Poésie : parcours associé : Explication linéaire, Guillaume
Apollinaire, Alcools, « zone » 1913 : Texte 9
Lors de la lecture d’un poème il est nécessaire de respecter la règle du « E » muet.
C’est-à-dire que le « E » est muet quand il se retrouve à la fin du vers et lorsqu’i
précède un mot commençant par une voyelle. Il est également muet quand le mot
qui sue commence par une consonne. En poésie on parle de son et pas de lettre.
Dans le recueil Alcools il y a très peu de ponctuation.
Mouvement 1 : Vers 1 à 10, il y a un rejet du monde ancien et
revendication de la modernité
« A /la/ fin/ tu /es /las/ de/ ce /mon/de an/cien » Puisqu’on ne prononce pas le e
Le poème « zone » est le premier poème du recueil. Mais il l’a écrit en premier. C’est
Apollinaire qui a choisi de mettre au début. Le ver 1 « A /la/ fin tu es las de ce monde
ancien » Apollinaire se met dans une position ambiguë. A la lecture de se verre il
laisse le choix au lecteur de choisir si ce verre est un alexandrin ou non. (Une
diérèse c’est une prononciation qui va dissocier un groupe vocalique en deux
syllabes. An/ci/en l’opposé c’est la synérèse an/cien). Synérèse est l’opposé de la
synérèse c’est-à-dire qu’on se retrouve en face d’un groupe vocalique et on ne les
dissociés pas, donc c’est ancien Ex : li/on ciel hu/é(en, on , in conte comme une
voyelle en poésie). L’auteur laisse le choix entre la poésie traditionnelle et la poésie
moderne. Le poète se montre aussi ironique. C’est un paradoxe. Il ouvre son poème
sur la lassitude du monde ancien. Cette lassitude se situe par rapport à certains
événements historiques des faits de société, une histoire personnelle, néanmoins
malgré cette lassitude il propose tout de même de reprendre une forme poétique
donc un alexandrin du monde ancien. Cette lassitude est renforcée par les premiers
mots du vers 1 à la fin. Là aussi le lecteur est surpris parce qu’il commence sa
lecture par l’expression : « à la fin ». Au vers 2, « Bergère ô tour Eiffel le troupeau
des ponts bêle ce matin ». La bergère fait penser aux héroïnes des éloges ou des
romans pastoraux du XVIIème siècle. Le mouvement pastoral le plus connu est
l’Astré d’Urfé. Nous avons un paradoxe car il y a une connexion entre le mode
moderne et ancien. Moderne : tour Eiffel ancien : bergère. Nous avons ici une
métaphore, une image, voiture qui clackson. Il y a 16 syllabes, cela nous montre la
modernité du poème. Vers 5, « La religion seule est restée toute neuve la religion »
répétition du nom religion nous montre l’insistance, l’accentuation. Nous avons une
hyperbole puisqu’elle a plusieurs siècles, il a été écrit et publié en 1913, nous avons
aussi une personnification, elle nous dit que la religion fait partie des temps
modernes. Surtout si on la compare avec l’antiquité qu’on retrouve au vers 7. Nous
avons au vers 6 une autre figure de style, une comparaison. Apollinaire fait un
parallèle entre les hangars de port aviation et la religion vers 5 et 6. Ici il compare
deux événement moderne mais cette comparaison peut être absurde. Le lien entre
les 2, l’aviation ont un lien physique avec le ciel que la religion peut avoir un lien
spirituel avec le ciel (dieu, paradis…). Vers 7, seul en Europe tu n’es pas Antique au
christianisme. Le christianisme est qualifié de moderne pas Apollinaire alors que les
débuts datent de l’antiquité. Apollinaire qualifie le pape pie X de moderne. Alors
qu’en réalité, il est le représentant d’une religion qui a presque 2000ans. Apollinaire
montre un véritable respect pour le pape puisqu’il le vous vois et ce vous voient
remplace le tutoiement du début du poèmes. Apollinaire fait l’éloge de la modernité
en disant vers 8 « l’Européen le plus moderne c’est vous Pape X » c’est une
hyperbole et un superlatif. Qualifié le Pape X de l’Européen le plus moderne est
paradoxale puisque ce n’est pas moderne. Le pape est le symbole de la religion
catholique qui est le symbole de la religion grecque moderne. Apollinaire a une
relation complète avec la religion à partir de l’Age de 1- ans il ne sait plus s’il doit
croire pas croire etc.… c’est pour cela qui parle au vers 9 de ce qui le retiens. En fait
c’est doute l’empêche de rentrer dans une église de prier et de se confesser.
L’énonciation dans se premier mouvement est aussi moderne. Puisque le « je » est
traditionnelle est remplacé par « tu » ou « nous » au début on peut penser que son
poète s’adresse à son lecteur et le tutoies. Mais très vite on se rend compte qu’on
s’adresse à lui-même dans un jeu de dénouement qui est rendu évident a la fin de ce
poème par l’usage de la première personne je.
Mouvement 2 : Vers 11-14, la poésie se repend à travers la
bible grâce à la presse
Après avoir vu dans un premier mouvement qu’il y a un rejet du monde
ancien et revendication de la modernité au Vers 1 à 10. Nous allons
maintenant constater que la poésie se repend à travers la bible grâce à la
presse vers 11-14.
Ses quatre vers, ne sont pas un quatrain mais ils sont cohérents parce qu’ils sont
construits présentant des caractéristiques communes : le champs lexical de la
presse ou du livre avec « prospectus » vers 11 « catalogue » vers 11 « affiche » vers
11 « journaux » vers 13 « Aventure policière » vers 13 « titres divers » vers 14. En
même temps d’être un temps lexical, nous avons une énumération. C’est tout ce que
le paysage urbain offre à lire à qui le traverse. Il ne se contente pas de les énumérer
il les classes aussi il procède comme un critique littéraire. D’un côté, nous avons la
poésie. Avec les slogans et les affiches publicitaire et de l’autre coté nous avons la
prose par exemple dans les « aventures policière » vers 13 aussi 3dans le portrait
des grands hommes » Apollinaire fait un lien entre la poésie et la musique. Puisqu’il
nous dit que « les oiseaux chantent tout hauts » vers 11 donc pour lui la poésie est
musique. Dans se mouvement nous avons différente expression comme « chantent
tout haut » vers 11 « pleine d’aventure » vers 13 « Grands hommes » vers 14 « mille
titres divers » vers 14. Toute ses expressions représentent une figure de style, une
hyperbole qui montre l’admiration d’Apollinaire. Un autre élément qui va accentuer
cette admiration est l’utilisation des pluriels et en plus il va utiliser un style
emphatique à travers le présentatif « voilà » vers 12. Le début du vers 12, « voilà la
poésie se matin » sommes quand une véritable annonce de la poésie du monde
moderne. On le voit à travers l’utilisation du déterminant définit « la » qui ne désigne
pas seulement une poésie particulière. Sa particularité s’est qu’elle semble éclater
aux yeux des passants elle chante à toutes les oreilles. Ces quelques vers sont un
hymne à la poésie (= une ode, un hommage à la poésie). Ce qui est paradoxal c’est
que le vocabulaire utilisé est courant pas soutenu on peut même dire qu’on se
rapproche de l’oralité. Par exemple à travers l’utilisation de l’expression « il y a » est
aussi une figure de style, une anaphore. Dans ce mouvement 2, il nous parle
d’argents, vers 13, il précise que les livraisons se font à 25 centimes apollinaire se
fait rentrer dans l’écriture poétique des chiffres, le thermes de l’argents qui d’habitude
sont utilisés dans l’écriture prosaïque. A nouveau Apollinaire revendique la modernité
poétique.
Mouvement 3 : vers 12-24 : La ville poétisé
Après avoir vu dans un deuxième mouvement que la poésie se repend à
travers la bible grâce à la presse du Vers 11-14. Puis dans un troisième
mouvement nous verrons la ville poétique vers 12-24.
Le premier vers de ce mouvement, est le premier vers ou Apollinaire
emploi la personne : Ce vers est narratif tout comme les suivants qui vont
décrire cette jolie rue du vers 15. Elle est le fil rouge de ce III mouvement.
On y trouve par exemple des adjectifs comme Neve et propres au vers 16.
Un sujet elle était vers 16 et le pronom y dans « y passe » vers 18 « y
gémit » vers 19 « y abois » vers 20. Les derniers vers de ce mouvement,
retourne a la rue en générale vers 23, 24 « Située à Paris entre la rue
Aumont-Thiéville et l’avenue des Ternes ». L’auteur choisit de parler d’une
seule rue de la capitale du 17ème arrondissement. On a des repères
géographiques, précis vers 24. Il s’intéresse plus particulièrement au
monde du travail. Dont on a d’ailleurs le champ lexical du travail chacun
des mots se trouve au vers 17. « Sténo-dactylographes » (=personne qui
tapait à la machine). Figure de style : énumération ternaire au vers 17.
Puis la réalité des industries parisiens est retranscrite de manière détailler
nous avons par exemple la sirène « des machines » vers 19 « la cloche »
vers 20 « les enseignes » au vers 21 qui nous donne le nom des
entreprises ou leurs slogans des enseignes. Au vers 18, du lundi matin au
samedi soir, nous montre la monotonie de journée de travail, 4 fois par
jour il passe. On retrouve cette monotonie dans les vers 19 suivant « les
matins parfois » et vers 20 « vers midi » nous ici la présence d’œuvre de
chiffre la réalité de la vie des parisiens pourtant cette monotonie n’a rien
de espérant. Elle a un rythme presque musical. Au vers 19 « Le matin par
trois fois la sirène y gémit » cet alexandrin propose un rythme musical a
travers sa structure 3+3+3. Cette structure donne le rythme au vers. Il
s’agit bien d’une rue industrielle qui est un thème prosaïque mais
Apollinaire nous dit à travers cette thématique toute la poésie qu’il lie
dans une ville modèle. On se rend compte que dans se troisième
mouvement dès le début la rue est assimilé a un instrument de musique
« du soleil elle était le caleront » c’est une figure de style, une métaphore
ensuite le poètes évoques « la sirène qui gémit » au vers 19 est une
personnification « la cloche rageuse qui aboie » vers 20 et « les affiches
qui a la façon des perroquets » animalisation. Dans l’exemple, cela nous
fait penser au vers 11. La poésie de cette rue est sonore, éclatante,
bruyante comme celle de tout Paris. A la lecture de ce passage la
musicalité transforme également cette rue en un endroit pittoresque et
sauvage. C’est une faune qui mêle animaux domestique par exemple : a
travers le verbe « aboyer » a travers les animaux domestiques « sirènes »
mythologiques et exotiques avec le « perroquet » tout cela donne une
cacophonie dominé par le clairon ainsi la rue est métamorphoser par
l’écriture poétique. Elle est transfiguré prend une dimension féerique qui
se superpose a la réalité. Dans cet extrait du poèmes zone Apollinaire y
pose les jalons de toute sa poésie en utilisant certaines règles
traditionnelles.