Cote 03
Cote 03
Juin 2003
Raphal Cte
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Table des matires
1 Introduction au thme de recherche 3
1.1 L'exemple de l'quation de Schrdinger nonlinaire . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Le problme des ondes gomtriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.1 EDP vri e par une Onde Gomtrique . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.2 Onde Gomtrique quivariante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.3 Quelques proprits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.4 Le problme de l'explosion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Rfrences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2 Proprits qualitatives des ondes gomtriques critiques l'explosion 11
Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.1 Dcomposition d'une onde gomtrique et premiers rsultats . . . . . . . 11
2.1.1 Calculs prliminaires sur l'nergie . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.1.2 Premire dcomposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.1.3 Modulation de la dcomposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.2 tude du taux d'explosion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.2.1 Objet Asymptotique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.2.2 Renforcement de la convergence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.2.3 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.3 nergie concentre l'explosion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
Rfrences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Chapitre 1
Ceci implique en particulier que si ku0 kL2 < kQkL2 , la conservation de l'nergie entrane
un contr le de kru(t)kL2 C (u0 ), et la solution est globale en temps.
Mais dans un voisinage de Q, on a le rsultat prcis pour les solutions d'nergie
ngative :
Thorme. F. Merle, P. Raphael, 2001] Il existe > 0 tel que ce qui suit soit
vri. Soit u0 2 H 1 tel que :
Z Z Z 1
R u ru 2
Q < ju0 j
2 2
Q + et E (u0 ) 2 Im ku0 k 20
2
0 L
Alors la solution u associe explose en temps ni T et il existe des param tres 0 (t) =
krQkL2
kru(t)kL2 , x0 (t) et 0 (t) tels que :
On en dduit aprs intgration par partie que hdN (U ):j2uig = 0. Mais dN (U ) est
une projection pour tout U , et est donc auto-adjointe, soit :
h j dN (U ):2U ig = 0:
Ceci tant valable pour tout 2 C1 1+n m
c (R R ), on obtient nalement dN (U ):2U = 0.
Ainsi, une onde gomtrique U vri e :
2U ? TU N
C'est ce qu'on appelle l'quation extrinsque satisfaite par une onde gomtrique.
1.2.2 Onde Gomtrique quivariante
Cependant il est di&cile d'tudier les ondes gomtriques dans toute leur gnrali-
t. $ titre d'exemple, on ne dispose pas encore d'un thorme d'existence locale dans
l'espace d'nergie (H n=2 ) pour des ondes gomtriques quelconques.
Il apparat que le cas n = 2 est particuliment important, et on demande souvent
aux ondes gomtriques d'avoir une certaine symtrie (radiale par exemple).
L'quation tudie dans les chapitre 4 et 5 est une forme trs particulire d'onde
gomtrique. Tout d'abord on demande que N soit la varit 0 C sin S1 : c'est--dire
que N est la boule ouverte de rayon C (dans R2 ), et qu'en utilisant les coordonnes
Pour x 2 N r = jxj = x=jxj
sa mtrique s'crive :
ds2 = dr2 + sin2 (r)d2 :
On demande de plus que U ne soit pas quelconque, mais de la forme :
j
U j (t x) = xr u(t r) (j = 1 2)
o# les xj sont les coordonnes cartsiennes d'espace de l'espace de dpart R2 , et donc
u reprsente la norme de U . On dit que U est quivariante corotationnelle.
On obtient alors une EDP sur u, qui s'crit :
8
< utt = urr + 1r ur ; sin2r22u
>
(1.1)
: uujtj=0 ==uu0
>
t t=0 1
1.2 Le problme des ondes gomtriques 7
Remarquons que la notion de onde gomtrique quivariante ne peut !tre d nie dans
le cas gnral que si N est symtrie sphrique.
Une onde gomtrique minimise par d nition l'action d nie par le Lagrangien
standard : il est donc normal de trouver le D'Alembertien (radial, en dimension 2),
et on a aaire une quation d'onde semi-linaire. L'quation (1.1) crite ci-dessus
renferme toutes ces conditions : dsormais on ne s'intressera qu' (1.1), et non la
manire dont elle a t obtenue.
1.2.3 Quelques proprits
Par construction de l'onde gomtrique comme extremum d'une certaine action, on
obtient la conservation d'une nergie, savoir :
Z sin2 u
E (u) = ju j + ju j +
2
t
2
r rdrr2
On a aussi une proprit d'chelle :
u(t r) onde gomtrique () u (t r) = u(t r) onde gomtrique
De plus comme il s'agit d'une quation d'onde, on aura aussi la propagation vitesse
nie de l'nergie (dans notre cas, la vitesse est 1). Notons :
Z R sin2 u
E (u R) = ju j + ju j +
2
t
2
r rdrr2
0
et Flux(u 0 T ) ! 0 quand T ! 0,
8 Introduction au thme de recherche
Thorme d'existence locale dans l'espace d'nergie H 1 et non dans H 2 que donne
la thorie standard des quations des ondes semi-linaires (c'est un rsultat de
Shatah et Tahvildar-Zadeh),
Condition d'explosion (issue de la dmonstration du thorme d'existence locale) :
il existe une constante "0 > 0 telle que :
Si u explose en T alors limt"Tinf E (u(t) T ; t) "0
Rappelons encore une fois que le thorme d'existence locale (ainsi que la condition
d'explosion qui en dcoule) n'est ici valable que pour les ondes gomtriques quiva-
riantes et les ondes gomtriques radiales.
En n, pour simpli er les notations, on supposera souvent qu'une wave map u ex-
plose en T = 0, et en consquence, les donnes initiales correspondront un t < 0
(souvent se sera t = ;1) : ceci est justi par l'invariance en temps de l'quation.
Il s'avre que la dimension 2 (au dpart) est critique pour les ondes gomtriques,
trois gards. L'espace d'nergie H 1 s'injecte presque dans L1 , mais pas tout fait
(exposant critique de l'injection de Sobolev) : ainsi la contrainte de rester dans N (si
N est borne), ou (si N n'est pas borne) la mtrique introduite impose aussi le fait
d'!tre L1 (cf chapitre 4).
D'autre part, il n'existe pas de solution autosimilaire d'nergie nie, ce qui est le
cas en dimension suprieure (pour R1+3 par exemple). Une solution autosimilaire est
de la forme u(t r) = v(r=t). Si on se donne une condition initiale rgulire compatible
t = ;1, on obtient alors naturellement une solution explosant t = 0. Cela permet de
conclure alors facilement qu'il n'y a pas d'existence globale, m!me donnes initiales
trs rgulires. A contrario, dans notre cas des ondes gomtriques symtries dans
R 1+2 , on ne connat pas d'exemple de donnes initiales rgulires qui induisent une
explosion en temps ni : il existe des solutions auto-similaires, mais elles sont d'nergie
in nie (cf chapitre 4 pour plus de dtails).
En n l'nergie est conserve par changement d'chelle (i.e. E (u ) = E (u)), et on
peut esprer obtenir une thorie donnes petites. En eet, si on avait E (u ) = E (u)
(avec 6= 0), quitte changer d'chelle, on aurait pu supposer u d'nergie aussi petite
que l'on veut : ainsi l'hyptohse de donnes grandes ou petites n'aurait rien apport
au problme. Par contre, dans notre cas, supposer les donnes d'nergie petite apporte
eectivement quelque chose : on espre obtenir un rsultat d'existence globale (c'est--
dire T = 1 dans le thorme d'exitence locale).
Le problme est dlicat, plusieurs auteurs y ont contribu (notamment M. Struwe,
J. Shatah, T. Tao). Un rsultat assez gnral t obtenu par T. Tao, qui a montr
l'existence globale de solutions donnes initiales d'nergie petites, pour des ondes
gomtriques (sans symtries) valeur dans la sphre de dimension quelconque.
1.2 Le problme des ondes gomtriques 9
Rfrences
1] F. Merle & P. Raphael : On Blow-up for prole for the critical nonlinear Schr-
dinger equation, Preprint, 2001.
2] J. Shatah & M. Struwe : Geometric Wave equations, Courant Lecture Notes in
Mathematics 2, 1998.
3] J. Shatah & A. Tavildar-Zadeh : On the Cauchy Problem for equivariant wave
maps, Communications on Pure and Applied Maths, 47 (p. 719-753), 1994.
4] J. Ginibre & G. Velo : Generalized Strichartz Inequalities for the Wave Equation,
J. of Func. Anal., 133 (p. 50-68), 1995.
5] T. Tao : Global regularity of wave map II. Small energy in two dimension, Comm.
Math. Phys., 224 (p. 443-544), 2001.
6] P. Bizn, T. Chmaj & Z. Tabor : Formation of singularitites for equivariant
(2+1)-dimensional wave maps into the 2-sphere, Nonlinearity, 14 (p. 1041-1053),
2001.
Chapitre 2
Introduction
Le but de cette note est de prsenter quelques rsultats concernant la vitesse d'explo-
sion et l'nergie concentre l'explosion d'une onde gomtrique (explosive) d'nergie
proche de de celle de Q (solution stationnaire).
En particulier, on exhibe un paramtre qui dtermine s'il y a ou non explosion, et
la vitesse la laquelle se concentre l'explosion.
Sous une condition de continuit du )ot pour la topologie H 1 -faible, on montre
que ce taux l'explosion est plus grand que le taux autosimilaire (issu de la proprit
d'chelle), et on en dduit en corollaire que l'nergie concentre l'explosion est sup-
rieure l'nergie totale de Q.
On s'intresse ici la quantit F (t) = E (u(t) b(t)) o# b est une certaine fonction
rgulire :
Lemme 2.1.
d F (t) = b ;b ;u2 + u2 + 2u u + b sin2 u (t b(t))
dt t t r t r t b
Preuve :
d F (t) = d Z b(t) u2 + u2 + sin2 u rdr
dt dt 0 t r r2
sin2 u(t b(t))
= bt (t)b(t) ut (t b(t)) + ur (t b(t)) +
2 2
b(t)2
Z b(t)
+2 utt ut + urt ur + sin2r22u ut rdr
0
= bt (t)b(t) u2t (t b(t)) + u2r (t b(t)) + sin bu((tt)2b(t))
2
Z b(t)
+2 urr + 1r ur ; sin2r22u ut + urt ur + sin2r22u ut rdr
0
sin2 u(t b(t))
= bt (t)b(t) ut (t b(t)) + ur (t b(t)) +
2 2
b(t)2
+2 ur ut r]b0(t)
; ;
= b(t) bt (t) u2t (t b(t)) + u2r (t b(t)) + 2ut (t b(t))ur (t b(t))
+bt (t) sin ub((tt)b(t))
2
r p x x r
5 jx ; yj
x
Puisque inf K > 0, vn est donc quicontinue sur K , ponctuellement borne, donc
d'aprs le thorme d'Ascoli, d'adhrence compacte dans C0 (K ).
On pose Km = 1=m m], pour m 2 entier. On suppose que l'on a construit des
extractions 1 : : : m telles que v 1 m (n) ! wm dans C0 (Km ). On dispose alors
d'une extraction m+1 et de w0 2 C0 (Km+1 ) telles que v 1 m m+1 (n) ! wm+1
dans C0 (Km ). Par sparation de C0 (Km ), on a wm+1 jKm = wm . On pose nalement
(m) = 1 m (m), et pour r > 0, v(r) = wm (r) si r 2 Km (c'est possible d'aprs
la remarque prcdente). Le procd de diagonalisation nous assure alors que :
8m v (n)! vjKm dans C0(Km )
En particulier, v est continue sur ]0 +1, v(1) = =2. De plus v (n) ! v pp et dans
D0 (]0 +1). Cela implique que rv = w. tudions un peu v. Par Fatou, on a :
Z sin2 v Z sin2 v
n
r dr lim inf r dr
De m!me, par limite faible, kvkH_ 1 lim inf kvn kH_ 1 , donc :
E (v) lim inf E (vn ) E (Q)
E (v) < 1 donc v admet des limites en 0 et en +1, qui annulent sin. L'estimation
ponctuelle d'nergie :
2j cos(w(x)) ; cos(w(y))j Exy (w)
donne que pour les vn , lim supn vn (r) = , lim inf n vn (r) = 0, et ce pour tout r > 0.
Ainsi (par convergence pp), v(r) 2 0 ]. Prouvons maintenant que :
8r 1 v(r) 2 et 8r 1 v(r) 2
On dmontre une seule de ces ingalits, l'autre se dduisant de la m!me manire. Soit
donc r < 1 tel que v(r) > =2, on note 2" = ; cos(v(r)) > 0. On a convergence
14 Proprits qualitatives l'explosion
uniforme sur tout compact, donc il existe N tel que pour n N , vn (r) =2 + ". On
choisit nalement n tel que n1 ". Alors :
E (Q) + 1 E (v ) = E r (v ) + E 1 (v ) + E +1 (v )
n n 0 n r n 1 n
2 (j cos(vn(r)) ; 1j + j cos(vn(r))j + 1)
2 (2 + 2j cos(vn (r))j) car cos(vn (r)) < 0
4 + 4" = E (Q) + 4"
Ce qui est absurde. Ainsi, v(0) = 0 et v ! en +1. Puisque E (v) E (Q), la carac-
trisation de Q donne que E (v) = E (Q) et qu'il existe tel que v = Q . Maintenant,
v(1) = =2 = Q(1) donc = 1, v = Q.
Essayons prsent d'valuer E (vn ; Q). On a : E (vn ) ! E (Q), ce qui implique
l'galit dans Fatou et dans les normes pour le passage la limite faible dans H_ 1 .
En particulier, vn ! Q dans H_ 1 -fort. Pour la partie non-linaire :
sin2 (vn ; Q) = (sin vn cos Q ; sin Q cos vn )2
= sin2 vn (1 ; sin2 Q) + sin2 Q(1 ; sin2 vn )
;2 sin Q sin vn cos vn cos Q
= sin2 vn + sin2 Q ; 2 sin2 vn sin2 Q
;2 sin Q sin vn cos vn cos Q
On intgre dans L1 (dr=r). Le premier terme vri e l'galit dans Fatou, donc :
Z sin2 v Z
n dr ! sin2 Q dr
r r
Le deuxime terme ne pose pas de problme. Le troisime terme
R est domin par sin2 Q 2
L1 (dr=r), donc vu la convergence ponctuelle, tend vers sinr Q dr grce au thorme
4
de convergence domine. En n sin Q(r) = 1+rr2 donc sin Q 2 L1 (dr=r), ce qui assure la
convergence du quatrime terme dans L1 (dr=r). En remontant les calculs prcdents,
on a donc :
Z sin2(v ; Q) Z sin2(Q ; Q)
n dr ! dr = 0
r r
Ainsi, E (vn ; Q) ! 0 quand n ! 1. Vu l'estime d'nergie ponctuelle, cela implique
en particulier que vn ! Q uniformment sur R+ tout entier. Mais si E (vn ; Q) 4,
vu que vn (0) ; Q(0) = 0 et vn ; Q ! 0 en 1, par l'estime ponctuelle, jvn j =2.
Mais alors, j sin vn j 2=jvn j, et donc :
kvn ; Qk2H CE (vn ; Q) ! 0 quand n ! 1
Ainsi, si E (u0 ) E (Q) + , on peut faire cette dcomposition pour tout temps t.
On notera 0 (t) le changement d'chelle :
u(t r) = Q0(t) (r) + "(t 0 (t)r)
Lemme 2.3. On a l'in galit :
q q q
Eab (u + v) Eab (u) + Eab (v)
2.1 Dcomposition d'une onde gomtrique et premiers rsultats 15
Preuve : Notons tout d'abord que j sin(u + v)j = j sin u cos v + cos u sin vj
j sin uj + j sin vj. On en dduit :
Z b (j sin uj + j sin vj)2
Eab (u + v) (ut + vt )2 + (ur + vr )2 + r2 rdr
a
Z b j sin u sin v j
b b
Ea (u) + Ea (v) + 2 utvt + ur vr + rdr
q a r 2
On veut exprimer " en fonction de , il nous faut donc calculer @ f , au point (" =
d " = u . Et comme " = 0 () u = Q :
0 = 1). Or on a : d =1
Z 1
@ f j"=0 =1 = Q Q + 412 sin(2Q) sin(2Q ) d 6= 0
0
Alors u (t) 2 B (Q 1 ). Ce qui prcde s'applique u (t), et il existe donc 1 (t) tel que
" = Q ; vt 1(t) vri e la contrainte f . Mais alors, en posant (t) = 1 (t)0 (t), on
obtient la dcomposition dsire, les estimes de petitesse tant obtenue par construc-
tion. En n, est continue car 0 l'est (comme u), et que 1 aussi (car elle est C 1 ).
Et par Fatou :
Z t sin2 u (t r)
0 Z t sin2 v(t r)
0
n dr
lim inf
0 r 0 r dr
En particulier, ceci dmontre que que T 0.
2.2.2 Renforcement de la convergence
Maintenant, notons que un t u (tjt1n j)jtn j = u tjtn j u (t1jtn j) = 2 , et par minima-
lit de u , on en dduit :
un (t) = u (tjtnj)jtn j et donc (1t)jtj 2 C1 1]
un
On pose : (t) = lim inf n un (t). Alors (t) 2 C1 1], et par quicontinuit de r 7!
un (t r) (et convergence localement uniforme vers v(t )) :
v t (1t) = 2
Ceci nous montre que v (t) est bien d ni et vri e : v (t) (t) C11 jtj, et donc que
v (t)jtj 2 C1 1].
1
1
(t)jtj 2 C1 1], et que u t (1t) = 2 . Ceci assure que u(t) est bien d ni, ainsi que
1
(t)jtj 2 C1 1]. Finalement, u 2 E .
Posons v = f (u) 2 E , alors E (v) = E (u) car u est d'nergie minimum. Reprenons
la d nition de v : c'est l'onde gomtrique dont la donne initiale est la limite des
donnes initiales de un = u(jtn j jtn j) au sens Cloc _ 1 -faible en temps et en
0 (]0 1), et H
espace. Mais puisque E (v) = E (u), la convergence est forte dans H_ 1 et de m!me :
Z 1 sin2 u (0 r) Z 1 sin2 v(0 r)
n dr !
0 r 0 r dr
Mais rappelons nous que pour t < 0 :
8 Z jt j Z jt j
>
0 0
>
> lim inf un t (t r)rdr
2
vt2 (t r)rdr
< Zt
0 0 Z jt j
0 0
0 r 0 r dr
Si l'une de ces ingalits est stricte, en utilisant le fait que l'on a les m!mes ingalits
quand on intgre sur t0 1, l'addition des toutes ces ingalits donnera l'ingalit
stricte :
limninf E (u(tn )) > E (v)
Ce qui est absurde. Toutes ces ingalits sont donc en fait des galits. En particulier,
cela donne :
E (un (t) t0 ) ! E (v(t) t0 )
Or un calcul prliminaire donne que E (un (t) t0 ) = E (u(tjtn j) t0 jtn j). Posons t0 = t,
1, et notons Eu la limite limt"0 E (u(t) t) (dont l'existence est assure par le
lemme). On en dduit, en faisant tendre n ! 1, que :
E (v(t) t) = Eu ne dpend pas de t !
On peut donc driver cette galit par rapport t, pour obtenir que pp, on a :
Z jtj sin 2 v
2 vtt vt + vrt vr + 2r2 vt (t r)rdr
0
sin2 v (t ;t)
; vt (t ;t) (;t) + vr (t ;t) (;t) + ;t
2
=0
Cela signi e juste que le )ux est nul. Or vtt = vrr + 1r vr ; sin2r22v . tudions donc le terme
intgr : les termes en sin 2v s'liminent, et par ailleurs :
d
dr vr vtr] = vrr vt r + vr vrt + vr vt d'o# :
Z jtj
vr (t ;t)vt (t ;t) (;t) = (vrr vt r + vr vrt + vr vt ) (t r)dr
0
20 Proprits qualitatives l'explosion
Tous les termes tant de m!me signe, on en dduit que pour r jtj, vr = vt = 0,et
sin v = 0. Par continuit de v(t ), cela entrane que v(t ) = cste pour r jtj, et
comme v(t r) ! quand r ! 1, cela donne :
8r jtj v(t r) =
Ainsi, v concentre toute son nergie.
2.2.3 Conclusion
Mais rappelons nous le rsultat (cf. le mmoire de DEA - chapitre 4) :
Proposition 2.3 (Shatah & Christodoulou). Soit u une onde g om trique quiva-
riante r gulire pour t < 0, et qui admet une singularit en t = 0 r = 0. Alors :
Z
def jtj 1 2 1 2 sin2 u
Eext (t) = u + u + rdr ;t!0! 0:
;;
t r r
jtj 2 2 2
Alors on peut supposer que un * u dans H ; faible, dans L1, et pp. Pour tout
A > b (b est tel que si r b, cos(2Q) 0), si n est assez grand, An A, et donc par
hypothse,
Z A
(un )2r + cos(2Q) urn2 rdr ;C
2
Or :
sin2 (u + v) = 12 (1 ; cos(2u + 2v)) = 1 ; cos 2u cos 22v + sin 2u sin 2v
= 21 (1 ; cos 2u) + 12 cos 2u(1 ; cos 2v) + 12 sin(2u) sin(2v)
= sin2 u + cos 2u sin2 v + 21 sin 2u sin 2v
22 Rfrences
Donc :
Z(t)jtj
2
Z(t)jtj
Q 2
jtj
E (u(t))
0
sin
Q + 2 d + " + cos(2Q) 2 " d
2 sin
0 0
Z(t)jtj
+2 Q " + sin(2Q4)sin(2
2
") d
0
I1 (t) + I2 (t) + 2I3 (t)
Estimons donc les termes concerns : tout d'abord, comme (t)jtj ! 1 :
I1 (t) = E (Q (t)jtj) ! E (Q):
Pour I3 (t), grce la dcomposition module, on a (et que j sin 2xj=2 = j sin xjj cos xj
j sin xj) :
Z 1
jI3 (t)j = Q" + sin(2 Q) sin(2 " ) d
(t)jtj 4 2
Z 1 2
!1=2
sin
Q + 2 d k"(t)kH
2
(t)jtj
q 1
E(t)jtj (Q)( ) ! 0 quand t ! 1
Et en n, pour I2 (t), remarquons tout d'abord, que si est su&samment petit, k"(t)kH
l'est aussi (de manire uniforme), et donc que je(t )j 1 (par exemple). On en dduit
alors que j sin(e(t ))j 21 j"(t j. Ainsi :
Z (t)jtj " 2
I2 (t) " + cos(2Q) 2 d
2
0
; 12 C ((t)jtj)k"(t)k2H
Grce au lemme. Ainsi, lim inf t"1 I2 (t) 0, et en sommant les estimations, on obtient :
lim inf E (u(t) jtj) E (Q)
t"1
Mais rappelons-nous que t 7! E (u(t) jtj) est dcroissante en t, d'o# l'on dduit que :
8t < 0 E (u(t) jtj) E (Q)
Rfrences
1] J. Shatah & M. Struwe : Geometric Wave equations, Courant Lecture Notes in
Mathematics 2, 1998.
2] J. Shatah & M. Struwe : Regularity results for nonlinear wave equations, Ann.
of Math., 138 (p. 503-518), 1993.
Rfrences 23
3] J. Shatah & A.S. Tavildar-Zadeh : Regularity of harmonic maps from the
Minkowsky space into rotationnally symmetric manifold, Comm. Pure Appl. Math.,
45 (p.947-971), 1992
4] J. Shatah & A. Tavildar-Zadeh : On the Cauchy Problem for equivariant wave
maps, Communications on Pure and Applied Maths, 47 (p. 719-753), 1994.
5] H. Bahouri & P. Grard : High frequency approximation of solutions to critical
nonlinear wave equations, Am. J. of Math., 121 (p. 131-175), 1999.
6] J. Ginibre & G. Velo : Generalized Strichartz Inequalities for the Wave Equation,
J. of Func. Anal., 133 (p. 50-68), 1995.
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