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Polycope RDM

Ce document présente des méthodes de calcul pour les jarrets de portique, les chemins de roulement de ponts roulants, et les contraintes locales dans les poutres de roulement. Il inclut des recommandations techniques et des vérifications nécessaires pour assurer la sécurité et la fiabilité des structures métalliques. Les sections détaillent les principes, dimensionnements et vérifications spécifiques pour chaque type de jarret et les caractéristiques des ponts roulants.

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UNIVERSITE M’HAMED BOUGARA

FACULTE DES SCIENCES DE L’INGENIEUR


DEPARTEMENT DE GENIE MECANIQUE
OPTION : Construction Métallique

A l’intention des élèves Ingénieurs et Techniciens Supérieurs (DEUA) dans


le domaine de la construction métallique.

Nous présentons dans ce polycopié des méthodes de calcul (RdM) et


formulaires pour :

A - CALCUL DES JARRETS DE PORTIQUE (Méthode simplifiée).

B - EXTRAIT DES RECOMMANDATIONS « CTICM » POUR LE


CALCUL ET L’EXECUTION DES CHEMINS DE ROULEMENTS DE
PONTS ROULANTS.

C- CONTRAINTES LOCALES DANS LES POUTRES DE ROULEMENT


AU DROIT D’UN GALET.

L’enseignant : R. IFRAH

1
SOMMAIRE :

A- CALCUL DES JARRETS DE PORTIQUE..................................................................2


(Méthode simplifiée).................................................................................................................2

1. PRINCIPES GENERAUX :...............................................................................................2


2. REMARQUE :....................................................................................................................2
3. JARRETS DROITS :..........................................................................................................2
3-1. Principe :......................................................................................................................3
3-2. Dimensionnement :......................................................................................................5
3-3. Vérifications :..............................................................................................................5
4. JARRETS EN FUSEAU :...................................................................................................5
5. JARRETS COURBES :......................................................................................................6
5-1. Hypothèse – principe :.................................................................................................6
5-2. Etude de la « poussée au vide » :.................................................................................6
5-3. Conditions à respecter :...............................................................................................7
5-4. Autre condition à respecter : le « non écrasement de l’âme ».....................................8
5-5. Remarque : calcul de c :.............................................................................................8
5-6. Vérification d’une crosse de portique :........................................................................9

B- EXTRAIT DES RECOMMANDATIONS « CTICM » POUR LE CALCUL ET


L’EXECUTION DES CHEMINS DE ROULEMENTS DE PONTS ROULANTS.........10
(Extrait de la revue « Construction Métallique » n° 3 – 1967)...........................................10

1. CARACTÉRISTIQUES MOYENNES DES PONTS ROULANTS COURANTS :.......10


2. CLASSEMENT DES PONTS ROULANTS :..................................................................13
3. RÉACTIONS DES GALETS D’UN PONT ROULANT :...............................................13
4. COEFFICIENTS :.............................................................................................................13
5. RÉACTIONS VERTICALES DES GALETS :................................................................13
6. RÉACTIONS HORIZONTALES LONGITUDINALES :...............................................14
7. RÉACTIONS HORIZONTALES TRANSVERSALES :................................................14

C- CONTRAINTES LOCALES DANS LES POUTRES DE ROULEMENT AU DROIT


D’UN GALET..........................................................................................................................15

1. INTRODUCTION :..........................................................................................................15
2. COMPRESSION LOCALE (SE LIMITER À 10 - 12 HB POUR E24) :.......................15
2-1. Suivant les recommandations du CTICM :...............................................................15
2-2. Suivant la norme allemande (DIN 4132) :.................................................................16
3. TORSION LOCALE :.....................................................................................................17
3-1. Suivant APALKO (Ingénieur Russe) :......................................................................17
3-2. Suivant OXFORT (méthode des solutions admissibles) :.........................................18
3-3. Gauchissement de la semelle dû à la torsion locale :................................................19
4. FLEXION LONGITUDINALE :......................................................................................19
5. VERIFICATIONS A EFFECTUER :...............................................................................20

2
A- CALCUL DES JARRETS DE PORTIQUE
(Méthode simplifiée)
1. PRINCIPES GENERAUX :

Les jarrets sont les nœuds qui relient les traverses aux poteaux ; leur rôle est
d’assurer la transmission des efforts normaux, efforts tranchants et moments
fléchissant.

2. REMARQUE :

 Ce qui suit ne concerne que les jarrets soudés (les attaches boulonnées sont
l’objet d’une vérification tout à fait différente).

 Il s’agit des : - jarrets droits,


1ère partie
- jarrets en fuseaux,

- jarrets courbes. 2ème partie.

Référence : « Design of welded structures » by O.W Blodgett.

3. JARRETS DROITS :

h t = hauteur de l’âme de la traverse.


e a = épaisseur du panneau d’âme du jarret.
h p = hauteur de l’âme du poteau.
e st = épaisseur des semelles de la traverse.
e sp= épaisseur des semelles du poteau.
b st = largeur des semelles de la traverse. généralement
b sp = largeur des semelles du poteau. égales.

3-1. Principe :

Le moment de flexion Mf donne lieu à des forces de traction / compression dans la


membrure : F

3
Ces forces passent des semelles de la traverse au panneau d’âme par l’intermédiaire
des soudures semelles / panneau ; le panneau est ainsi sollicité par des Forces de cisaillement.
La valeur de la contrainte de cisaillement dans l’âme est donc :

Du fait du principe de réciprocité des contraintes, on retrouve le même cisaillement sur


les soudures verticales attachant l’âme sur les semelles du poteau. Ces soudures transmettent
donc les efforts dans les semelles des poteaux et on retrouve le moment :

Il y a bien eu transmission du moment.

La transmission de l’effort tranchant Tt passe directement par le panneau d’âme et


donne NP. Même chose pour la transmission de Nt en Tp.

Remarque : On place généralement un raidisseur en diagonal (ou une paire de


raidisseurs) sur le panneau d’âme pour :
 d’une part prévenir le flambement - voilement du panneau sous l’effet de a,
 d’autre part assurer le changement de direction des forces dans les semelles
intérieures du jarret.

4
 du fait de la continuité des soudures, le raccourcissement de ce raidisseur sous
l’effet des forces de compression doit être égal au raccourcissement de la
diagonale du panneau sous l’effet du cisaillement.

Un calcul assez long des déformations donne les résultats suivants :

Où :

Et :

Avec :
r : Contrainte dans le raidisseur.
a : Cisaillement dans le panneau.
Ar : Section totale du raidisseur (des 2 s’il y en a 2).
Ft : Force dans les semelles de la traverse.

3-2. Dimensionnement :
Faire travailler le panneau d’âme au cisaillement admissible ( )  épaisseur ea. Ce
qu’il reste du cisaillement apporté par les semelles est repris par la composante horizontale de
la force dans le raidisseur  dimension Ar .
(Cisaillement de l’âme – composante horizontale du raidisseur – = F apportée par les
semelles).

3-3. Vérifications :

 Vérifier les soudures semelles / âme au cisaillement


 Vérifier le cisaillement de l’âme : a  
 Vérifier la compression du raidisseur : r 
4. JARRETS EN FUSEAU :

5
Même principe de cheminement des efforts.

Il y a lieu de :

 Assurer la transmission semelle / âme des efforts apportés par les moments
 soudures.
 Assurer la tenue au cisaillement du panneau d’âme : a   (renforcer
l’épaisseur éventuellement).
 Assurer le changement de direction des forces dans les membrures intérieures
par des raidisseurs (sinon poussée au vide des semelles).

5. JARRETS COURBES :

5-1. Hypothèse – principe :

On considère que les efforts dans les semelles dûs au Mf cheminent sans
discontinuité dans la semelle intérieure appelée aussi « intrados », et passent par le
cisaillement de l’âme pour les semelles intérieures ou « extrados ».
Pour que cette transmission soit assurée, il faut que l’âme soit capable de supporter :
 Le cisaillement en partie supérieure,
 La « poussée au vide » de l’intrados (l’intrados s’appuie sur la partie
inférieure de l’âme).

5-2. Etude de la « poussée au vide » :

6
La semelle intérieure (intrados) s’appuie sur l’âme de façon analogue
« courroie / poulie ». Isolons un morceau de semelle : il est soumis aux forces
(forces de compression dûes à Mf). La somme de ces deux forces a une
composante verticale qui n’est pas nulle : c’est la « poussée au vide.

Pour que le système soit en équilibre, il


faut envisager la réaction d’appui de
l’âme. Pour simplifier le problème, on la
considèrera constante sur le tronçon
envisagé. L’équilibre du système donne la
valeur de fr = pression radiale.

Avec ri : rayon de courbure de l’intrados.


Cette pression radiale (par unité de longueur de semelle) est supposée répartie
uniformément sur la longueur de la semelle (hypothèse simplificatrice ; § référence), la
semelle est donc soumise à un système de contraintes r radiales uniformément
réparties :

La relation qui lie contraintes radiales et contraintes


axiales (suivant l’axe des semelles, dûes à Fc) est
donc :

5-3. Conditions à respecter :

 Etude du tronçon de semelle de longueur dx :

Ces contraintes tendent à relever le bord des


semelles ; si le moment est trop grand, il y aura
ruine. Les contraintes de flexion en A dûes à
dMA sont :

il faut que :

  elast.

7
Si on ne veut pas que  soit supérieure à c (c peut atteindre e), il faut
respecter la condition :

Si cette condition n’est pas respectée on peut craindre la torsion


des semelles et il faudra mettre des raidisseurs.

5-4. Autre condition à respecter : le « non écrasement de l’âme ».

Sous l’action de la pression radiale, il ne faut pas que l’âme se plastifie


(réaction d’appui de l’élément de semelle).

Force d’appui : Fa = r . bs . dx = fr .dx

Si ea n’est pas suffisante, il faudra soit prévoir une épaisseur plus grande, soit
mettre des raidisseurs.

5-5. Remarque : calcul de c :

Une méthode simple consiste à prendre des


sections droites (contraintes dans les
semelles) et de transformer 2 en c de la
manière suivante :
La résultante des contraintes axiales dans la
semelle est une force axiale fc dont la
composante horizontale est la résultante des
contraintes 2.

5-6. Vérification d’une crosse de portique :

8
Il y a lieu de partager la crosse en plusieurs sections et de vérifier chaque section avec,
par exemple, l’organigramme suivant :

9
B- EXTRAIT DES RECOMMANDATIONS « CTICM » POUR
LE CALCUL ET L’EXECUTION DES CHEMINS DE
ROULEMENTS DE PONTS ROULANTS
(Extrait de la revue « Construction Métallique » n° 3 – 1967)

1. CARACTÉRISTIQUES MOYENNES DES PONTS ROULANTS COURANTS :

Ces caractéristiques mécaniques sont destinées à palier l’absence de renseignements


plus détaillés de la part du constructeur.
L’écartement « e » des galets du chariot a ici une valeur minimale de façon à se placer
en sécurité.

N’entrent pas dans le cadre de ces recommandations les ponts spéciaux :

- Ponts stripper.
- Ponts casse- fonte.
- Ponts pits.
- Ponts soumis à des hautes températures.
- Ponts à chemin de roulement circulaire.
- Ponts à charge fixée rigidement au chariot.
- Ponts à électro-aimant.

Pour les autres ponts, voir tableaux I et II.

10
TABLEAU -I- : DIMENSIONS

Puissance L a mini b c d e
N
10 0,70 0,20 0,45 1,70 2,20
3 15 - - - - 3,00
20 - - - - 3,60
10 0,80 0,25 0,50 1,80 2,20
5 15 - - - - 3,00
20 - - - - 3,60
25 - - - - 4,20
10 0,90 0,30 0,55 1,90 2,20
15 - - - - 3,00
10 20 - - - - 3,60
25 - - - - 4,20
10 1,00 0,35 0,60 2,00 2,20
15 - - - - 3,00
15 20 - - - - 3,60
25 - - - - 4,20
30 - - - - 4,60
20 10 1,00 0,35 0,60 2,10 2,20
15 - - - - 3,00
20 - - - - 3,60
25 - - - - 4,20
30 - - - - 4,60
10 1,10 0,40 0,70 2,30 2,20
15 - - - - 3,00
30 20 - - - - 3,60
25 - - - - 4,20
30 - - - - 4,60
10 1,30 0,40 0,70 2,50 2,20
15 - - - - 3,00
50 20 - - - - 3,60
25 - - - - 4,20
30 - - - - 4,60

NB : Unités : Tonne et mètre.

11
TABLEAU-II- : CAHARGES ET VITESSES

Vitesse Poids
Puissance

Portée Charge sur un galet

Translat.
Directio

Chariot
Levage

Total
Pont
n

B+K
N L B K R max R min

10 8 30 100 5,5 3 8,5 4,2 1,5


3 15 - - 90 8 - 11 4,9 2,1
20 - - 80 11 - 14 5,7 2,8
10 7 30 100 6 3,5 9,5 5,4 1,8
5 15 - - 90 9,5 - 13 6,4 2,6
20 - - 80 12,5 - 16 7,3 3,2
25 - - 70 16,5 - 20 8,2 4,3
10 10 6 30 90 8 4 12 8,4 2,6
15 - - 80 12 - 16 9,6 3,4
20 - - 80 16 - 20 10,7 4,3
25 - - 70 21 - 25 12,0 5,5
10 5 30 90 10 5 15 11,5 3,5
15 - - 80 14,5 - 19,5 13,0 4,2
15 20 - - 70 19,5 - 24,5 14,4 5,4
25 - - 70 25 - 30 15,9 6,6
30 - - 60 31 - 36 17,5 8,0
20 10 4 25 80 12 6 18 14,7 4,3
15 - - 70 17 - 23 16,4 5,1
20 - - 60 22,5 - 28,5 18,0 6,3
25 - - 60 29 - 35 19,7 7,8
30 - - 50 36 - 42 21,6 9,4
10 3 20 80 15 8 23 20,7 5,8
15 - - 70 21 - 29 22,8 6,7
30 20 - - 60 27 - 35 24,7 7,8
25 - - 60 35 - 43 27,0 9,5
30 - - 50 44 - 52 29,4 11,6
50 10 2,5 15 70 19,5 11 30,5 31,4 8,8
15 - - 60 27 - 28 34,6 9,4
20 - - 50 35 - 46 37,3 10,7
25 - - 50 44 - 55 40,0 12,5
30 - - 40 54 - 65 42,7 14,8

NB : Unités : Tonne, mètre et mètre par minute.

12
2. CLASSEMENT DES PONTS ROULANTS :

Suivant les conditions d’utilisation :


A : Utilisation occasionnelle non régulière avec périodes de repos.
B : Utilisation régulière en service intermittent.
C : Utilisation régulière en service intensif suivant l’état de charge :
1. Soulèvement exceptionnel de la charge nominale et manutention courante de
faible charge.
2. Soulèvement de charges variant de zéro (0) à la charge nominale.
3. Soulèvement régulier de charges voisines de la charge nominale.

D’où les groupes en fonction de ces caractéristiques :

I A1 A2 B1 C1
II A3 B2 C2
III B3 C3
IV

Les ponts du groupe IV sont en général des ponts spéciaux dont certains sont indiqués au § I.

3. RÉACTIONS DES GALETS D’UN PONT ROULANT :

a) Réaction verticale :
R max : réaction maximale statique.
R min : réaction minimale statique.
R1 max : réaction maximale dynamique.
R1 min : réaction minimale dynamique.

b) Réaction horizontale longitudinale :


R2 max : réaction maximale.
R2 min : réaction minimale.

c) Réaction horizontale transversale :


R3 max : réaction maximale.
R3 min : réaction minimale.

4. COEFFICIENTS :

c: Coefficient d’adhérence d’un galet sur son rail.


: de majoration dynamique des réactions verticales.

5. RÉACTIONS VERTICALES DES GALETS :

R1 =  R

13
Groupe du pont Chemin de roulement : Support du chemin de
roulant 1 roulement :  2
I 1,05 1,00
II 1,15 1,05
III 1,25 1,10
IV 1,35 1,15
Les coefficients  2 sont à appliquer aux rails sur leurs fondations.

6. RÉACTIONS HORIZONTALES LONGITUDINALES :

a) Réactions appliquées aux rails de translation par les galets moteurs :


R2 = c R avec : c = 0, 20
b) Réactions appliquées aux butées :
Suivant dispositif.

7. RÉACTIONS HORIZONTALES TRANSVERSALES :

a) Chariot au milieu de la portée du pont :


- Réactions horizontales maximales.
- Réactions verticales moyennes.
- Flexion maximale de la poutre horizontale de contreventement.
- Flexion maximale des supports.

b) Chariot à distance minimale du chemin de roulement :


- Réactions horizontales minimales.
- Réactions verticales maximales.
- Flexion verticale maximale de la poutre horizontale de contreventement.
- Réaction verticale maximale sur les supports.

14
C- CONTRAINTES LOCALES DANS LES POUTRES
DE ROULEMENT AU DROIT D’UN GALET
1. INTRODUCTION :

Aux contraintes de flexion générale dues aux charges verticales viennent


s’ajouter des contraintes locales à la liaison âme-semelle dues à la présence d’une charge
roulante concentrée : un galet.

On envisagera le cas des 3 contrantes locales suivantes :


 Compression locale dans l’âme de la poutre,
 Torsion locale de l’âme (excentrement de P),
 Flexion longitudinale de la semelle supérieure.

2. COMPRESSION LOCALE (SE LIMITER À 10 - 12 HB POUR E24) :

2-1. Suivant les recommandations du CTICM :

On suppose la répartition des efforts à « 45° » dans la hauteur du rail et de la


semelle. La zône de contact galet-rail est prise égale à 50 mm (forfaitement : a = 50 mm).
La surface d’âme qui supporte la compression locale est donc :

Avec : ea : épaisseur d’âme (mm),


hr : hauteur du rail (mm),

15
es : épaisseur de la semelle (mm),
a = 50 mm.

Compression locale :

2-2. Suivant la norme allemande (DIN 4132) :

Relation établie à partir de la formule de GIRKMAN.


Avec :
 P : Charge majorée par Ψ.
 Ir : Inertie du rail par rapport à un axe horizontal passant par son CdG.
 Is : Inertie de la semelle par rapport à un axe horizontal passant par son CdG en
considérant au maximum une largeur égale à 30 es et en négligeant les raidisseurs
raidisseurs verticaux éventuels.

Suivant DIN il faut tenir compte également du cisaillement dû à la compression locale :

y = 0,2 y

3. TORSION LOCALE :
Sous l’effet de H (freinage transversal) et de
l’excentrement  de P par rapport à l’axe de la poutre, la
poutre est soumise au moment de torsion M t :

16
Mt = P.  + h . H

 = 1/4 à 1/3 de la largeur du rail (prendre 1/3)


3-1. Suivant APALKO (Ingénieur Russe) :

La torsion engendre des contraintes de torsion à la liaison âme - semelle entre


deux raidisseurs.

Avec :  : Coefficient fonction du rapport entre la hauteur d’âme « ha » et


l’espacement des raidisseurs « d » ( raidisseurs verticaux d’âme).
J : Somme des moments d’inertie de torsion du rail, de la semelle et des
raidisseurs verticaux éventuels.

(J i pour un rectangle = 1/3 e3 . b ).

S : section du rail.

Ha / d 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1,0 1,1 1,2


 0,353 0,382 0,395 0,408 0,414 0,420 0,423 0,425

3-2. Suivant OXFORT (méthode des solutions admissibles) :


Le moment de torsion M t entraîne une rotation de
la semelle, ce qui provoque des contraintes de
flexion dans l’âme à la liaison avec la semelle.

17
Avec :
Jr : Inertie de torsion du rail.
Js : Inertie de torsion de la semelle supérieure.
G : Module d’élasticité transversale.
a = d / 2 : Demi écartement des raidisseurs verticaux d’âme.
 : Valeur auxiliaire de calcul qui prend les valeurs :

(S’il n’y a pas de raidisseurs horizontaux d’âme).

Ou : (S’il y a un raidisseur horizontal d’âme à h1 de la

semelle supérieure).

Calcul de  :

Soit pour : G = 8100 daN / mm2

Si :

Si :

Remarque :  est limité à 0,5% rd


(tolérance d’inclinaison du rail : 0,3 % rd)
(tolérance d’inclinaison du galet : 0,5 % rd )

18
Les contraintes de flexion ont alors pour valeur :
 Pas de raidisseurs horizontaux :

 Un raidisseur horizontal :

3-3. Gauchissement de la semelle dû à la torsion locale :

Le gauchissement de la section de la semelle donne


des contraintes de :
 Torsion (xt) et de compression (xc)
suivant le schéma.
Ces contraintes se cumulent avec celles dues à la
flexion générale :

Avec : b1 : largeur de la semelle.

4. FLEXION LONGITUDINALE :

La semelle supérieure est considérée comme une poutre sur appui continu élastique : l’âme
(l’âme se déforme de façon continue, élastiquement, sous l’action de la compression du galet).

La valeur de la contrainte de flexion longitudinale


locale est donnée par l’AISE standard N° 13
(recommandations Américaines).

5. VERIFICATIONS A EFFECTUER :

Il faut vérifier que le cumul de toutes les contraintes à la liaison âme – semelle (ainsi
que dans la semelle) reste admissible.

19
t : traction
c : compression

1° Liaison âme – semelle :


 y = compression locale + torsion locale.
 x = flexion générale (compression) + flexion longitudinale locale (traction).
 xy = compression locale (0,2 y compression + cisaillement général).
Avec : y   ad ;
x   ad ;
xy   ad,
(VON MISES)

Remarque : Ne pas oublier la variation des contraintes.

2° Semelle :

x   ad
 Coin supérieur droit : flexion générale (compression) + flexion locale
(compression) + gauchissement (compression ou traction).

 Coin inférieur gauche et droit : flexion générale (compression) + flexion locale


(traction) + gauchissement (traction ou compression).

20

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