Le "phi" chez Lacan est un concept qui apparaît dans plusieurs de ses théories, particulièrement dans le
contexte de la psychanalyse et de la théorie du signifiant. Le phi (Φ) peut être compris comme une
représentation du sujet, notamment dans sa relation avec le désir, la langue et l'inconscient.
Un des usages les plus connus du phi chez Lacan est dans la "forme du miroir" (la "station du miroir"), qui se
trouve dans ses séminaires des années 1940-1950. Dans cette théorie, Lacan s'inspire de la phase du miroir
chez l'enfant, où l'enfant se reconnaît pour la première fois dans un miroir. Ce moment est crucial dans la
constitution du "Je" (ou du sujet) en tant qu'entité séparée. Le "phi" (Φ) symbolise ici l'image du corps dans le
miroir, une image unifiée, alors que le sujet, en réalité, est fragmenté et divisé. L'importance du "phi" réside
donc dans la manière dont l'image du sujet se forme à travers l'identification à cette image du miroir, tout en
étant marquée par une altérité fondamentale, un manque ou une division.
Lacan utilise aussi "phi" pour désigner des opérateurs mathématiques ou logiques dans certains aspects de
son enseignement théorique, mais il s'agit d'un outil au service de la psychanalyse, où le signifiant et la
structure du langage jouent un rôle clé dans la formation de la subjectivité humaine.
En résumé, le "phi" chez Lacan est lié à la notion d'image et d'identification, mais aussi à la manière dont le
sujet se constitue dans une structure symbolique et langagière marquée par le manque.