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Cours Botanique BTS

Le document présente une introduction à la botanique, définissant ses différentes branches et l'importance des plantes pour la vie sur Terre. Il aborde ensuite les parties de la plante, leur croissance, ainsi que les mécanismes de reproduction, notamment la reproduction asexuée et la multiplication végétative. Les chapitres détaillent les racines, tiges et feuilles, ainsi que les processus de croissance primaire et secondaire des plantes.

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Cours Botanique BTS

Le document présente une introduction à la botanique, définissant ses différentes branches et l'importance des plantes pour la vie sur Terre. Il aborde ensuite les parties de la plante, leur croissance, ainsi que les mécanismes de reproduction, notamment la reproduction asexuée et la multiplication végétative. Les chapitres détaillent les racines, tiges et feuilles, ainsi que les processus de croissance primaire et secondaire des plantes.

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SOMMAIRE

INTRODUCTION ...................................................................................................................... 2

CHAPITRE 1 : LES DIFFERENTES PARTIES DE LA PLANTE .......................................... 4

CHAPITRE 2 : CROISSANCE EN LONGUEUR DE LA PLANTE ....................................... 9

CHAPITRE 3 : LA MUTILICATION OU REPRODUCTION DES PLANTES ................... 12

CHAPITRE 4 : ABSORPTION DE L’EAU ET DES ELEMENTS MINERAUX ................. 19

CHAPITRE 5 : TRANSFORMATION DE LA SEVE BRUTE EN SEVE ELABOREE ...... 22

CHAPITRE 6 : CLASSIFICATION DES PLANTES ............................................................. 26

ANNEXES ............................................................................................................................... 32

1
INTRODUCTION
1. définition
La botanique est la science consacrée à l'étude des végétaux. Elle présente plusieurs
facettes qui la rattachent aux autres sciences du vivant.
La botanique générale recouvre la taxinomie (description des caractères diagnostiques et
différentiels), la systématique (dénombrement et classification des taxons dans un certain
ordre), la morphologie végétale (décrivant les organes ou parties de la plante), l'histologie
végétale, la physiologie végétale, la biogéographie végétale et la pathologie végétale.
Certaines disciplines, comme la dendrologie, sont spécialisées sur un sous-ensemble des
végétaux.
La connaissance fine des végétaux trouve des applications dans les domaines de la
pharmacologie, de la sélection et de l'amélioration des plantes cultivées, en agriculture,
horticulture, sylviculture.

2. Portée et importance de la botanique


Comme les autres formes de vie, les végétaux peuvent être étudiés de différents points
de vue. Au niveau moléculaire, génétique et biochimique, organites, cellulaire, tissus ou
organes, en considérant la plante individuellement, à l'échelle d'une population ou d'une
communauté de plantes. À chaque niveau, le botaniste pourrait être amené à s'intéresser à la
classification (taxinomie), la structure (anatomie), ou au fonctionnement (physiologie) de la
plante considérée.
Historiquement, le domaine étudié par la botanique couvre l'ensemble des organismes
qui étaient exclus du règne animal. Certains de ces organismes comme les champignons
(étudiés par la mycologie), les bactéries et les virus (étudiés par la microbiologie), et les
algues (étudiées par la phycologie) étaient alors assimilés à des végétaux. La plupart des
algues, des mycètes et des microbes ne sont plus considérés comme étant du règne végétal.
Pourtant, l'attention leur est encore accordée par les botanistes. Ainsi les bactéries, les
champignons et les algues sont habituellement traités dans les cours d'introduction à la
biologie végétale.
Alors pourquoi étudier les plantes? Les plantes sont une part fondamentale de la vie sur Terre.
Elles génèrent l'oxygène, de la nourriture, des fibres, et du carburant et des médicaments qui
permettent aux formes de vie évoluées d'exister. Les plantes absorbent également le dioxyde
de carbone, un gaz à effet de serre, par la photosynthèse.

2
Une bonne compréhension des végétaux est cruciale pour le futur des sociétés humaines car
elle permet :
 de nourrir la planète,
 la compréhension des processus fondamentaux du Vivant,
 l'utilisation de substances et de matériaux,
 la compréhension des changements environnementaux.

3
CHAPITRE 1 : LES DIFFERENTES PARTIES DE LA PLANTE
1.1. Les différents types de racines
Les racines sont les parties souterraines de la plante. Elles se dirigent généralement vers
le bas dans un géotropisme positif répondant ainsi à la gravité. Les principales fonctions des
racines sont de maintenir la plante dans le sol et d'absorber l'eau (au niveau des poils
absorbants) et les substances minérales disponibles (an niveau de la zone méristématique).
Elles ont un rôle dans le système conducteur de la plante puisque les éléments nutritifs vont
des racines à la tige puis aux feuilles. Les différents types de racines comprennent les racines
pivotantes, les racines fasciculées et les racines adventives.
Les racines pivotantes: Système racinaire d'un grand nombre de dicotylédones constitué
d'une large racine verticale, la racine pivotante, qui donne naissance à des racines secondaires.
Ce type de racine pénètre profondément le sol et fixe solidement la plante ex.: pissenlit,
moutarde. Certains légumes à racine pivotante, comme la carotte, le navet, la betterave sucrée
et la pomme de terre, sont conçus de manière à emmagasiner des substances de réserves.
Les racines fasciculées: Les monocotylédones possèdent généralement des racines
fasciculées. Composé de plusieurs racines semblables. Ce système racinaire permet à la plante
de disposer d'une grande surface de contact avec l'eau et les minéraux du sont et de s'ancrer
solidement. Ce système racinaire reste à quelques centimètres du sol.
Les racines adventives: Les racines prenant naissance sur une tige (souterraine ou
aérienne) tel que les stolons du fraisier. Sert souvent à la multiplication végétative, au
bouturage des plantes. La seule différence c’est la provenance.
Les racines comme les feuilles et les tiges se modifieront pour s'adapter à l'environnement
dans lequel elles vivent.

1.2. Les différentes sortes de tige


La tige, partie aérienne de la plante est le principal élément de soutien. Elle s’élève en
direction du soleil. Les tiges portent les feuilles (organes de la photosynthèse) et les
bourgeons (pousses recouvertes d'écailles protectrices). La tige surtout quand elle est vivace,
accumule des substances nutritives pour assurer le développement de la plante. Ces réserves,
comme l’amidon, l’inuline et le sucre, s’accumulent dans les parenchymes à paroi minces,
notamment dans l’écorce, le péricycle, la moelle et les rayons médullaires.
La tige résulte du développement de la tigelle. Une tige possède des nœuds, qui sont les points
d'attache des feuilles, et des entre-nœuds, qui sont les segments de tige entre les nœuds. À
l'intersection d'une feuille et la tige se trouve un bourgeon axillaire.

4
L’adaptation de la tige au milieu dans lequel elle se trouve influence grandement la
forme générale de la plante. La plupart des plantes sont dressées; quelques-unes sont
rampantes (fraisier), retombantes (glace) ou grimpantes (houblon). Beaucoup d’entres elles
sont capable de modifier davantage leurs tiges et de les enfouir sous terre. Le plus souvent,
ces tiges souterraines sont gonflées de réserves nutritives et garnies de bourgeons et
permettent à la plante de se propager rapidement et de résister à des conditions climatiques
plus ou moins favorables.
- Collectivement les tiges souterraines sont connues sous la désignation de rhizomes. Les
rhizomes demeurent près de la surface du sol et la suit horizontalement, ils ressemblent à une
racine mais porte des nœuds, des feuilles écailleuses, des bourgeons et des racines adventives.
Comme les fougères, le chiendent par exemple.
- Le stolon est une tige adventive rampante dont le bourgeon terminal peut s’enraciner et
donner naissance à un nouveau plant capable de produire des stolons; par exemple le fraisier.
- Le tubercule ou tige tubérisée, par exemple la pomme de terre, est une tige souterraine
gonflée de réserves et dont les entre-nœuds sont plus rapprochés que ceux du rhizome. Les
yeux de la pomme de terre constituent les nœuds où se trouvent les bourgeons.
- Un corme est un rhizome épais et très court, souvent plus large que long. Il croît à la
verticale (contrairement aux autres qui le font horizontalement). Souvent, des bourgeons et
des racines se développent aux nœuds du corme. Après un certain temps les bourgeons
forment d’autres cormes et le premier meurt par exemple; le glaïeul, le crocus et l’iris.
- Les bulbilles ressemblent à de petits bulbes, mais ils sont en fait des bourgeons ou des
petits rameaux dont les parenchymes se sont épaissis à cause des réserves. C’est le cas de l’ail
et du lys tigré.
- Les racines adventives de certaines espèces, par exemple le peuplier, sont susceptibles de
produire des bourgeons adventifs qui se développent en drageons. Le drageon peut
s’enraciner, et devenir une nouvelle plante.

5
Drageon

Tubercule

6
1.3. Les différentes sortes de feuille
La feuille est l’organe assimilateur de la plante. Elle est formée en général d'un pétiole,
d'un limbe et de nervures.

Schéma général d’une feuille de dicotylédone

7
8
CHAPITRE 2 : CROISSANCE EN LONGUEUR DE LA PLANTE
2.1. Croissance primaire
La croissance primaire permet aux racines de s'enfoncer dans le sol. L'organisation des tissus
du cylindre central diffère selon qu'on ait une racine de monocotyle ou de dicotyle. Les
racines possèdent des éléments conducteurs (xylème et phloème) qui forment un cylindre
placé au centre, entouré d’un cortex et de l’épiderme (sans stomate, cuticule ou chloroplaste à
moins d’une racine aérienne).
Comparaison :
- Des monocotyles: Dans leurs racines le xylème et le phloème alternent à l'intérieur de la
stèle, mais ces tissus conducteurs entourent une grappe de cellules parenchymateuses appelée
moelle.
- Des dicotyles: Dans leurs racines les vaisseaux de xylème se propagent à partir du centre en
rayonnant (forme un X). Le phloème se développe entre les rayons.

Monocotylédones

9
Dicotylédones

La coiffe: L'extrémité des racines est recouverte d'une coiffe, dont la fonction est de protéger
le méristème contre la rugosité du sol.

10
La zone de multiplication ou division: La zone de division juste au-dessus de la coiffe,
comprend le méristème apical et les méristèmes primaires qui en dérivent. C’est à cet endroit
que se fait l’absorption des sels minéraux.
La zone d'élongation: Au-dessus de la zone de division cellulaire, les cellules du méristème
deviennent environ 10 fois plus longues et permettent à la racine de s'enfoncer dans le sol.
La zone de différenciation: Avant d'avoir terminer leur croissance, les cellules commencent
à se spécialiser.

2.2. Croissance secondaire


En plus de la croissance en longueur (primaire) la plupart des plantes vasculaires ont une
croissance secondaire (en diamètre).

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CHAPITRE 3 : LA MUTILICATION OU REPRODUCTION DES PLANTES
Par le terme reproduction, on entend l’ensemble des mécanismes qui assurent la
continuité et la multiplication de l’espèce chez les êtres vivants.
3.1. La reproduction asexuée
3.1.1. Définition
La reproduction asexuée joue dans le règne végétal un grand rôle et fait intervenir une
étonnante variété de mécanismes. La place importante qu’elle occupe dans ce règne l’a fait
appeler multiplication végétative.
La reproduction asexuée ne fait pas appel aux organes de reproduction ni aux gamètes ;
elle concerne uniquement l’appareil végétatif qui se multiplie par mitose. Elle aboutit donc à
la production d’une descendance identique à l’unique parent.

3.1.2. Signification biologique de la multiplication végétative


La multiplication végétative permet à une espèce, son potentiel génétique ne variant pas,
de conquérir efficacement la niche écologique à laquelle son génotype est bien adapté. C'est
le mécanisme le plus efficace pour la colonisation rapide et l'occupation maximale d'habitats
stables et homogènes.
Le plus souvent les plantes possèdent une reproduction sexuée et une autre asexuée
combinant ainsi les possibilités de conquête des niches écologiques.
Chez les végétaux supérieurs (surtout Angiospermes) la multiplication asexuée est
apparue, au cours de l'évolution, après la multiplication sexuée. Certaines plantes ne
possèdent plus que la multiplication végétative (leurs ancêtres s’étant eux multipliés par voie
sexuée).
3.1.3. La multiplication végétative naturelle
 LES GRANDS CLASSIQUES
Les organes particulièrement adaptés à la multiplication végétative sont : des tiges, des
bourgeons, certains organes de réserve.
Il importe également de distinguer la multiplication végétative se faisant à partir d’organes
spécialisés de celle qui se fait à partir d’organes non-spécialisés (cas du marcottage et du
bouturage naturels).

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 Cas des tiges
Les végétaux possédant au niveau du sol ou dans le sol des tiges, généralement à
ramification abondante, présentent beaucoup de facilité pour la multiplication végétative.
Celle-ci se produit par enracinement des tiges, essentiellement ou exclusivement au niveau
des nœuds et séparation ultérieure lorsque les parties les plus âgées meurent.
- Multiplication par rhizome : elle est liée à la longueur du rhizome et à sa ramification.
- Multiplication par marcottage : une marcotte est constituée par une branche arquée qui
se couche sur le sol et s’enracine au point de contact.
- Multiplication par stolons : Les stolons sont des tiges plagiotropes modifiées à entre-
nœuds longs et feuilles réduites. Ils sont généralement aériens et rampants, préadaptés au
marcottage par enracinement des nœuds. Ex : fraisier, renoncule rampante.
Les stolons peuvent être souterrains. Ex : pomme de terre.

 Cas des racines


- Multiplication par drageons : un drageon est un rameau provenant du développement
d’un bourgeon adventif apparu sur une racine ou une souche. Ex : rosier, lilas, framboisier,
noisetier, peuplier, robinier.

 Cas des bourgeons


- Multiplication par bulbilles : les bulbilles sont des bourgeons souvent charnus, à l’état
de vie ralentie. Après séparation de la plante mère et au contact du sol, ils sont susceptibles
de s’enraciner et de reconstituer une plante.
Ils se forment à divers endroits :
-sur le collet de la plante, au ras du sol.
-sur les tiges, souvent à l’aisselle des feuilles.
-sur le limbe foliaire.
-dans les inflorescences.
-sur les parties souterraines.
- Multiplication par turions : les turions sont des bourgeons dormants, souvent
souterrains ou à fleur de terre, formés par une plante vivace.
Les hibernacles sont des turions apparaissant chez certaines espèces aquatiques.

 Cas des organes de réserve


La plupart de ces organes de réserve sont des tiges souterraines adaptées aux fonctions
de réserve ; certains d’entre eux participant à la multiplication végétative.

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Ex : bulbes, tubercules.

 LES DEGRADATIONS DE LA SEXUALITE : L’APOMIXIE


L’apomixie regroupe un ensemble de phénomènes différents mais ayant tous en
commun la formation d’un embryon sans fécondation. Cet embryon est génétiquement
identique à la cellule qui lui a donné naissance. L’apomixie constitue un mode de
reproduction asexuée (se déroulant au niveau de l’organe reproducteur femelle).

 La parthénogénèse
Il s’agit du développement, sans fécondation, d’un ovule ou d’une oosphère, en embryon.
Deux cas possibles : le développement de l’embryon se réalise à partir :
- soit d’une oosphère haploïde.
- soit d’une oosphère diploïde.

 L’apogamie
L’embryon se forme sans intervention de gamètes ni mâle, ni femelle. Il apparaît à
partir d’une cellule quelconque du sac embryonnaire, sauf l’oosphère, et sans fécondation.

 Les embryons adventifs


Il s’agit d’embryons développés à partir d’une ou plusieurs cellules du nucelle ou du
tégument interne de l’ovule c’est-à-dire dans des tissus sporophytiques de l’ovule (à 2 n chr.).
La fécondation ou au moins la pollinisation sont souvent nécessaires à la formation de tels
embryons.

 L'apomixie paternelle: une nouvelle découverte


Cas d'un conifère en voie d'extinction au cœur du Sahara (Cupressus dupreziana):
pollen ne subissant pas de réduction chromatique; arrivé dans l'ovaire il ne féconde pas
l'oosphère mais se développe en embryon viable qui est une copie génétiquement identique au
père.

3.1.4. La multiplication végétative artificielle


Elle consiste à prélever des fragments (tiges, feuilles, racines, …) sur une plante donnée
et à les placer dans des conditions telles qu’ils puissent s’accroître et donner des plantes
complètes ressemblant à la plante mère dont ils proviennent.
- Multiplication par bouturage : la bouture est un fragment de végétal détaché de la plante-
mère et mis dans des conditions telles qu’il puisse former des racines et une nouvelle plante.

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- Multiplication par marcottage : le marcottage peut être provoqué très facilement chez
certaines espèces.
- Multiplication par tubercules : elle est liée au nombre de tubercules formés par un
individu et éventuellement à leur grosseur (on peut couper un tubercule). Ex : pomme de terre.
- Multiplication par bulbilles : elle ne peut avoir lieu que si le bulbe principal forme des
bulbes axillaires viables qui sont les bulbilles. Les bulbilles peuvent se développer sur la tige
à l’aisselle des feuilles ou à la place des fleurs.
- Multiplication par greffage : le greffage consiste en l’implantation dans les tissus d’une
plante, le porte-greffe (ou sujet porte-greffe), d’un rameau ou d’un bourgeon, le greffon,
d’une autre plante dont on veut obtenir le développement.
- Multiplication par culture in vitro : il s’agit du prélèvement d’un petit fragment de tissu
ou d’organe végétal et de sa mise en culture sur un milieu approprié. Ce fragment étant très
petit, il ne peut vivre et se nourrir de façon autonome ; il est hétérotrophe vis-à-vis du
carbone : il faut donc lui fournir des substances organiques dans le milieu de culture (sucre).

3.2. La multiplication des plantes à fleur


3.2.1. Définition et structure de la fleur
La fleur est la manifestation de la sexualité chez un végétal. Elle peut être définit
comme un axe portant des feuilles dont certaines sont spécialisées dans les fonctions de
reproductions. Son initiation, c’est-à-dire le début de la sexualité, indique l’épuisement des
potentialités végétatives du méristème et par conséquent l’arrêt de toute croissance

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COUPE LONGITUDINALE D’UNE FLEUR

3.2.2. Les différents types d’ovules


On distingue 3 types principaux d’ovule chez les angiospermes : les ovules
orthotropes, anatropes et campylotropes.

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3.2.3. Structure du gamétophyte femelle et double fécondation
 Le sac embryonnaire
 Structure
On appelle sac embryonnaire le gamétophyte femelle. Le sac embryonnaire comprend six
cellules et deux noyaux libres. Ces cellules sont disposées en deux triades aux deux pôles du
sac embryonnaire. Vers le pôle micropylaire, la triade cellulaire est composée d’une oosphère
ou gamète femelle et de deux cellules appelées synergides. Au pôle « chalazien » la seconde
triade cellulaire est composée de trois antipodes. Au centre du sac embryonnaire, se trouvent
libre dans le cytoplasme deux noyaux appelés noyaux centraux.

 Formation du sac embryonnaire

Formation des principaux types de sac embryonnaires (le type normal = Polygonum)

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 La double fécondation
Le grain de pollen germe sur le stigmate, donne naissance à deux gamètes mâles ou
anthérozoïdes, réduit à leur noyau. La fécondation est double : l’un des anthérozoïdes fécond
l’oosphère pour donner l’œuf principale diploïde. L’autre anthérozoïde s’unit aux noyaux
polaires pour constituer l’œuf accessoire triploïde.

3.3. Le cycle végétatif de la plante

Plante adulte fleur

PHASE
VEGETATIVE PHASE DE
REPRODUCTION

Jeune plante graine fruits

GERMINATION

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CHAPITRE 4 : ABSORPTION DE L’EAU ET DES ELEMENTS MINERAUX

Comme tous les êtres vivants, les plantes ont besoin de nourriture pour croître, se développer
et se reproduire. L’Homme et les animaux ne vivent que d’aliments sous forme organique,
c’est-à-dire dérivés de plantes ou d’animaux. Les plantes, au contraire, peuvent constituer des
tissus organiques directement à partir d’éléments minéraux.

4.1. Mécanisme d’absorption de l’eau et des éléments minéraux


Les plantes absorbent normalement les éléments fertilisants par leurs racines, bien qu’elles
puissent le faire également par leurs feuilles, mais dans une faible mesure et souvent de
manière négligeable.
Les éléments fertilisants pénètrent dans les racines sous forme d’ions (particules infiniment
petites porteuses de charges électriques). Ces ions peuvent être positifs (cations) ou négatifs
(anions). Les cations sont p.ex. l’ammonium NH4+, le potassium K+, le calcium Ca++, le
magnésium Mg++, le manganèse Mn++. Les anions sont p.ex. les phosphates H2PO4- ou
HPO4--, les nitrates NO3-, les sulfates SO4--.
Pour être disponibles sous forme d’ions, les éléments fertilisants doivent être en solution dans
l’eau du sol. Dans un sol totalement dépourvu en eau, la plante ne pourra pas absorber les
éléments minéraux du sol même si ceux-ci sont disponibles en grande quantité.
L’absorption proprement dite de l’eau et des éléments fertilisants se fait à l’extrémité des plus
fines racines, dans des organes de taille microscopique appelés poils absorbants. En raison de
la ramification abondante du système racinaire, il y a souvent des millions d’extrémités de
racines pour une seule plante adulte. Le nombre de ces extrémités semble être le critère le plus
important de l’efficacité d’une plante à prélever dans le sol de l’eau et des sels minéraux. Le
développement du système racinaire est donc directement responsable de la capacité qu’aura
la plante à se nourrir.
La solution du sol se compose de l’eau et des éléments nutritifs dissous. Cette solution est
retenue dans les pores et interstices du sol et la plante doit dépenser de l’énergie pour absorber
cette eau et les particules nutritives qu’elle contient.
Les racines dégagent du gaz carbonique (CO2) qui se combine avec l’eau pour former de
l’acide carbonique (H2CO3). Les racines excrètent aussi d’autres acides organiques (exsudats
racinaires qui participent à la décomposition des éléments minéraux de la roche) dont les
composants se dissocient en ions positifs et négatifs.

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Ceux-ci s’échangent avec les ions analogues (de même charge) présents dans la solution du
sol, tels que NH4+, K+, Ca++, Mg++, H2PO4-, NO3-, SO4--, lesquels sont absorbés par les
poils absorbants à l’extrémité des racines, puis migrent vers d’autres parties de la plante en
suivant le passage de la sève.
L’absorption d’éléments nutritifs est donc un phénomène actif complexe qui nécessite de
l’énergie et fait intervenir la respiration (production de CO2). Dans des sols froids ou des sols
asphyxiés (peu d’oxygène), la respiration sera ralentie et l’absorption racinaire limitée. Dans
de telles conditions, les carences se manifestent plus fréquemment.

4.2. Conditions d’absorption


L’absorption des éléments minéraux par le système racinaire est faite sélectivement, selon des
proportions déterminées. C’est-à-dire que la plante n’absorbe que les minéraux dont elle a
besoin, sans tenir compte de leur quantité dans le sol.

4.3. Notion de carence et d’interaction


Lorsque un (ou plusieurs) élément nutritif fait défaut dans le sol ou est présent en quantité
trop faible, les besoins de la plante ne seront pas satisfaits, sa croissance et son développement
seront limités, on parle alors de carence. Les symptômes de carence se manifesteront de
manière spécifique pour chaque plante et selon l’élément qui est déficitaire. La connaissance
de ces symptômes permettra de diagnostiquer le déficit nutritionnel qui est en cause et d’y
remédier par apport de fertilisant adapté.
La présence d’un élément dans le milieu modifie la courbe d’action d’un autre élément. On dit
donc qu’il y a interaction entre ces éléments. Elle peut s’exprimer de deux manières : une
synergie ou un antagonisme.

4.4. La sève brute


4.4.1. Mécanisme d’ascension de la sève brute
L’ascension de la sève brute se fait selon trois (3) mécanismes principaux : l’osmose et la
succion cellulaire ; l’appel d’eau foliaire ; le transport actif.

20
4.4.2. Composition de la sève brute

4.4.3. Conclusion et intérêt agronomique


La plante puise les éléments nécessaires à son alimentation dans l'air et dans le sol.
Soumise aux facteurs climatiques (insolation, température, pluviosité, etc.), la plante joue un
rôle essentiel dans l’épuration de l’atmosphère. Elle y prélève le gaz carbonique nécessaire à
la synthèse de ses tissus et y rejette de l’oxygène.
Elle est également sous la dépendance étroite des propriétés physiques et chimiques du sol,
que de bonnes pratiques culturales et une fertilisation bien conduite permettent d’améliorer.

21
CHAPITRE 5 : TRANSFORMATION DE LA SEVE BRUTE EN SEVE ELABOREE
La photosynthèse est un phénomène physiologique permettant aux plantes vertes et
certaines bactéries de transformer en énergie chimique une partie de l’énergie lumineuse
rayonnée par le soleil. L’énergie récupérée sert essentiellement à la réduction du CO2 en
substances organiques. Les pigments responsables de cette transformation sont surtout les
chlorophylles et on utilise le terme d’assimilation chlorophyllienne comme synonyme de
photosynthèse. Les composés organiques formés par photosynthèse s’accompagne d’un
dégagement d’O2. Une équation globale de la photosynthèse peut s’écrire :

Lumière + chlorophylle
n [CO2 + H2O] (CH2O)n + nO2
∆G’0 = + 480 kJ mol-1
(CH2O) désigne un élément de base d’un hydrate de carbone.

5.1. Pigments assimilateurs


5.1.1. Chlorophylle
Il existe plusieurs chlorophylles qui ne différent que par des détails mais avec chacune
un spectre d’absorption caractéristique. Les chlorophylles a et b ont des pics d’absorption
dans le bleu (vers 450 nm) et le rouge (vers 650 nm). Le pigment photosynthétique primaire
est la chlorophylle a qui existe chez tous les végétaux (végétaux, algues et cyanobactéries).
Les pigments photosynthétiques primaires, participent directement au processus
photochimique de la photosynthèse.
La chlorophylle b ne se rencontre que chez les végétaux supérieurs et certains groupes
d’algues. Toutefois, la chlorophylle b ne représente qu’un pigment accessoire. Dans les
chloroplastes, les chlorophylles sont associées à des polypeptides sous forme de complexes
protéiques (pigment - protéine) dans les membranes thylacoïdales (constituées de 50% de
lipides et 50% de protéines). La chlorophylle représente environ 15% de la fraction lipidique.
La chlorophylle a absorbe des quanta de lumière dans le bleu et dans le rouge, comme le
montre son spectre d’absorption (Figure…). Transfert des électrons au cours des réactions
claires.

22
5.1.2. Caroténoïdes et xanthophylles
Se sont des pigments respectivement rouge et jaune. Les caroténoïdes sont des
pigments accessoires au même titre que la chlorophylle b et dont le type est le ß-carotène
présent dans les chloroplastes et les chromoplastes. Les caroténoïdes se rencontrent chez tous
les végétaux et bactéries phototrophes. Les carotènes et les xanthophylles absorbent dans le
bleu-vert avec un maximum vers 480-500 nm.

5.1.3. Localisation
Chez les végétaux proprement dit, les pigments assimilateurs sont localisés dans les
chloroplastes (Figure 5). Ces chloroplastes sont de volumineux organites lenticulaires dont le
diamètre varie de 4 à 10 µm et d’épaisseur de 1 à 4 µm. Les chloroplastes sont entourés d’une
enveloppe constituée de 2 membranes et leur stroma renferme des lamelles refermées en
saccules = thylacoïdes et dont l’empilement correspond aux grana. Les pigments sont situés
dans les membranes thylacoïdes. Les chlorophylles sont associées aux protéines et aux lipides
membranaires. Les caroténoïdes et autres pigments leurs sont associés. Les chlorophylles
jouent un rôle essentiel dans la réaction photochimique permettant notamment le transfert de
l’excitation lumineuse de pigment à pigment. Les systèmes d’oxydoréduction sont également
localisés dans les membranes des thylacoïdes ainsi que l’ATP synthases qui font saillie sur les
faces donnant sur le stroma. Dans le stroma se déroulent les étapes chimiques de
l’assimilation du CO2 ainsi que les réactions permettant la réduction des nitrates et des
sulfates.

5.2. Mécanisme de transformation


5.2.1. Phase claire de la photosynthèse
En réalité, la conversion du CO2 en glucides est une réaction qui se fait par étapes.
Dans une première étape appelée phase claire de la photosynthèse interviennent des
transporteurs d’électrons de la chaîne photosynthétique localisés dans les membranes
thylacoïdales. Grâce à un apport d’énergie lumineuse, des électrons sont arrachés à l’eau (E’0
= + 0,81 V) (2H2O O2 + 4H+ + 4e-) et transportés jusqu’à un accepteur le NADP+ (E.0 =
- 0,32 V) qui est réduit en NADPH + H+ (2NADP+ + 4H+ + 4e- 2NADPH + 2H+).
Une partie de l’énergie perdue par les électrons au cours de leurs transports est récupérée pour
la phosphorylation des molécules d.ADP en ATP. Ce processus qui fait intervenir à vrai dire
indirectement la lumière est appelé photophosphorylation. L’énergie de la lumière sera
finalement transformée en ATP et en NADPH + H+.

23
 Rayonnement électromagnétique : quanta de lumière, longueur d’onde et énergie
La lumière est un rayonnement électromagnétique. Ce rayonnement est constitué de
« paquets » discontinus d’énergie, quanta ou photons. Les quanta de lumière sont identifiés

par leur longueur d’onde, ƕ, leur fréquence, Ʋ , leur niveau énergétique, E, et par leur

couleur dans le visible.


Si on caractérise le rayonnement d’une source lumineuse par ses longueurs d’onde, on obtient
le spectre du rayonnement. La fraction de la lumière solaire utilisable pour la photosynthèse
recoupe largement le spectre de la lumière visible qui elle-même peut être décomposée en
plusieurs couleurs spectrales (Figure 1).

 Spectre d’absorption de la chlorophylle et rôle des pigments accessoires


Les pigments intervenants dans la photosynthèse (« pigments photosynthétiques ») peuvent
être classés en deux catégories :

- Les pigments photosynthétiques primaires et

- Les pigments accessoires


Les pigments primaires accessoires sont organisés en antennes collectrices dans les
membranes thylacoïdales. Elles constituent le complexe collecteur de lumière (Light
Harvesting Complex, LHC) associés aux photosystèmes PS II et PS I. Le nombre de molécule
d’un complexe est le plus souvent 300 à 400. Ceci assure une grande efficacité au transfert de
l’énergie. Les différents pigments photosynthétiques se différencient clairement en fonction
des longueurs d’ondes de la lumière qu.ils absorbent préférentiellement. En d’autres termes :
ces pigments ont des spectres d’absorption différents et caractéristiques. Des quanta de
lumière ne sont photosynthétiquement actifs qu’après avoir été absorbés par un pigment. Le
spectre d’absorption des pigments photosynthétiques devrait donc se superposer au spectre
d’action de la photosynthèse (Figure 2). Toutefois, la photosynthèse peut se dérouler même à
des longueurs d’ondes non absorbées par la chlorophylle a. Ceci tient au fait que les pigments
accessoires peuvent absorber de la lumière dans le domaine spectral non couvert par la
chlorophylle a. Cette énergie est alors transférée dans l’antenne collectrice jusqu.au pigment
primaire. Le rôle des pigments accessoires dans la photosynthèse est donc d’assurer le
transfert de l’énergie lumineuse vers le pigment primaire en comblant les lacunes
d’absorption de ce dernier. Ainsi, presque tout le spectre de la lumière visible devient
utilisable pour la photosynthèse.

24
5.2.2. Phase sombre de la photosynthèse
La fixation du CO2 atmosphérique et sa réduction en glucide conduit à la formation
des produits terminaux de la photosynthèse qui renferment l’énergie chimique. Dans une
seconde étape dite phase sombre de la photosynthèse et qui se déroule dans le stroma des
chloroplastes, le NADPH et l.ATP qui sont produits sous l’action de la lumière sont utilisés
pour la réduction du CO2. En fait, le NADPH et l’ATP ainsi produits ne servent pas qu’à la
réduction du CO2 en glucides. Ils sont utilisés pour diverses autres réductions, soit dans le
chloroplaste lui-même (nitrates, sulfates) soit dans le cytosol (nitrates). En utilisant l’énergie
de la lumière solaire pour synthétiser des composés organiques, les végétaux verts et les
bactéries photosynthétiques fournissent aux organismes hétérotrophes (animaux,
champignons, nombreuses bactéries) les aliments qui leurs sont nécessaire.

5.3. Composition et circulation de la sève élaborée


L’amidon est le glucide le plus fréquemment élaboré au terme de la photosynthèse.
Généralement, l’amidon ne s’accumule que temporairement, il est dégradé la nuit. Les
produits de sa dégradation traversent l’enveloppe du chloroplaste et gagnent le cytosol où ils
se transforment en saccharose. C’est sous cette forme que les assimilas carbonés quittent les
feuilles pour les autres parties du végétal à travers le phloème.

25
26
CHAPITRE 6 : CLASSIFICATION DES PLANTES
6.1. Introduction
Localement, la connaissance des plantes par les autochtones a double caractère. Elle
implique l’utilisation de noms locaux (vernaculaires) dont le maniement est difficile pour
plusieurs raisons, en particulier à cause du nombre élevé de dialectes et d’homonymes, et
mène à une classification basée sur la connaissance locale d’un nombre forcément réduit
d’espèces.
A l’échelle mondiale, les botanistes construisent progressivement une classification générale
hiérarchisée, tenant compte de l’ensemble des connaissances acquises, dans laquelle ils
tentent de classer les plantes par affinités morphologiques réelle et génétique.
On divise classiquement le règne végétal en deux grand groupes ou embranchement :
1. L’embranchement des Cryptogames (cryptos : caché ; gamos : mariage), c’est-à-dire des
plantes sans fleurs comprenant :
- les algues
- les lichens
- les mousses
- les hépatiques
- les fougères (Ptéridophytes)
2. L’embranchement des Phanérogames (phaneron : visible ; gamos : mariage), c’est-à-dire
des plantes à fleurs, réparties en deux sous-groupes ou sous-embranchements :
- le sous embranchement des Gymnospermes ;
- le sous-embranchement des Angiospermes, lui-même comprenant deux classes : les
Dicotylédones et les Monocotylédones.
Dans la pratique, on réunit souvent les fougères aux Phanérogames car elles ont en commun
d’avoir des vaisseaux individualisées, constituant ainsi le groupe des plantes vasculaires dont
on connaît environ 250 000 espèces.
Ensuite, les grands groupes sont eux-mêmes sont subdivisés en unités de plus en plus petites,
selon la séquence complète suivante :

27
Règne (végétal)
Embranchements et sous-embranchement,
Classes et sous-classes,
Ordres et sous-ordres,
Familles et sous-familles,
Tribus et sous-tribus,
Genres et sous-genres,
Sections et sous-sections,
Séries et sous-séries,
Espèces et sous-espèces,
Variétés et sous-variétés,
Formes et sous-formes,
Les subdivisions auxquelles l’on se réfère le plus couramment sont inscrites en
caractères gras.
Cette systématique hiérarchisée correspond à une nomenclature également
hiérarchisée, chaque rang, à partir de l’ordre, étant caractérisé par une appellation ayant une
terminaison qui lui est propre et est donc immédiatement reconnaissable.
Exemple Famille : Rosaceae (de Rosa)

6.2. Principes fondamentaux de la classification


Les principes fondamentaux de la classification sont :
 La hiérarchisation des caractères ;
 La réunion des plantes affines dans des entités de plus en plus importantes ;
 L’élaboration d’un système mondial, passant des êtres les plus simples aux êtres les
plus complexes.
L’espèce reste à la fois un concept abstrait et la base de la hiérarchie systématique. Il y a trois
conceptions de l’espèce : l’une typologique, l’autre nominaliste et la dernière biologique.
Dans la meilleure hypothèse, une « bonne espèce » présente par rapport à une « bonne
espèce » parente :
- un isolement reproductif parfait ;
- des différences morphologiques ;
- des différences écologiques.

28
6.3. Principes fondamentaux de la nomenclature
Les règles internationales de nomenclature ont été établies en 1867, au premier Congrès
international de botanique, à Paris.
a. Les règles en sont fixées par les articles et recommandations du Code international de la
nomenclature botanique.
b. Il y a hiérarchisation des noms avec terminaisons différentes selon le rang de l’entité à
nommer (noms de sous-familles, de familles, de tribus, etc.). Au-dessus du rang d’ordre, le
Code n’énonce pas de règles strictes.
c. Une seule langue, morte donc stable, est utilisée : le latin.
d. Les espèces sont nommées d’après un système binaire. Un nom d’espèce est formé de deux
parties : la première est le nom de genre, la seconde est l’épithète spécifique ; l’ensemble
forme un binom (et non binome, qui est terme mathématique).
e. La nomenclature repose sur deux notions fondamentales :
1° Le type nomenclatural : c’est l’échantillon d’herbier ou iconographie correspondant à un
binom donné.
2° Le principe d’antériorité : le binom valable est celui le plus ancien, valablement publié à
partir du 1er mai 1753 inclus. L’antériorité peut jouer à 1 jour près.
Si deux binoms correspondent à la même espèce, le seul valable est celui le plus ancien,
valablement publié, le second devenant un homonyme.
Si le même binom s’applique à deux espèces différentes, l’espèce dont la description a été
valablement publiée la première gardera ce binom tandis qu’un autre binom nouveau différent
sera attribué à l’autre espèce.

Remarque : à chaque Congrès international de botanique, le Code de nomenclature est révisé,


amélioré et réédité. Il existe un Comité international de nomenclature auquel des
modifications au Code peuvent être proposées entre deux congrès.

29
6.4. Noms scientifiques et familles de quelques végétaux
6.4.1. Plantes alimentaires cultivées
1. Riz africain = Oryza barthii (Poaceae)
2. Riz asiatique = Oryza sativa (Poaceae)
3. Maïs = Zea mays (Poaceae)
4. Laitue = Lactuca sativa (Asteraceae)
5. Patate douce = Ipomoea batatas (Convolvulaceae)
6. Manioc = Manihot esculenta (Euphorbiaceae)
7. Arachide = Arachis hypogaea (Fabaceae)
8. Soja = Glycine max (Fabaceae)
9. Haricot = Phaseolus lunatus (Fabaceae)
10. Tomate = Solanum lycopersicum (Solanaceae)
11. Petit piment = Capsicum frutescens (Solanaceae)
12. Gros piment ou poivron = Capsicum annum (Solanaceae)
13. Gombo = Abelmoschus esculentus (Malvaceae)
14. Gombo = Abelmoschus callei (Malvaceae)
15. Chou = Brassica oleracea (Brassicaceae)
16. Oignon = Allium cepa (Alliaceae)
17. Aïl = Allium sativum (Alliaceae)
18. Carotte = Daucus carota (Apiaceae)
19. Pomme de terre = Solanum tuberosum (Solanaceae)
20. Aubergine longue, violette = Solanum melongena (Solanaceae)
21. Aubergine « N’Drowa » = Solanum aethiopicum (Solanaceae)
22. Bananier plantain = Musa paradisiaca (Musaceae)
23. Bananier poyo = Musa sapientum (Musaceae)
24. Igname « Bètèbètè » = Dioscorea alata (Dioscoreaceae)
25. Mil = Pennisetum glaucum (Poaceae)
26. Sorgho = Sorghum bicolor (Poaceae)
27. Caféier arabusta = Coffea arabusta (Rubiaceae)
28. Cacaoyer = Theobroma cacao (Sterculiaceae)
29. Avocatier = Persea amaricana (Lauraceae)
30. Papayer = Carica papaya (Caricaceae)
31. Canne à sucre = Saccharum officinarum (Poaceae)
32. Cotonnier = Gossypium hirsutum (Malvaceae)
33. Ananas = Ananas comosus (Bromeliaceae)
34. Cocotier = Cocos nucifera (Arecaceae)
35. Palmier à huile = Elaeis guineensis (Arecaceae)
36. Anacardier = Anacardium occidentale (Anacardiaceae)
37. Manguier = Mangifera indica (Anacardiaceae)
38. Citron jaune = Citrus limon (Rutaceae)
39. Pamplemoussier = Citrus grandis (Rutaceae)
40. Mandarinier = Citrus reticulata (Rutaceae)
41. Oranger = Citrus sinensis (Rutaceae)

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6.4.2. Plantes alimentaires spontanées, qualifiées de sauvages
42. Baobab = Andansonia digitata (Bombacaceae)
43. Rônier = Borassus aethiopum (Arecaceae)
44. Tamarinier = Tamarindus indica (Caesalpiniaceae)

6.4.3. Plantes d’artisanat


45. Rotin = Calamitus deerratus (Arecaceae)
46. Awalé = Caesalpinia bonduc (Caesalpiniaceae)
47. Chiendent = Imperata cylindrica (Poaceae)

6.4.4. Plantes médicinales


48. Neem = Azadirachta indica (Meliaceae)
49. Caïlcedrat = Khaya senegalensis (Meliaceae)
50. Moringa = Moringa oleifera (Moringaceae)

6.4.5. Plantes ornementales


51. Orgueil de chine = Caesalpinia pulcherrima (Caesalpiniaceae)
52. Flamboyant = Delonix regia (Caesalpiniaceae)

6.4.6. Plantes de reboisement


53. Teck = Tectona grandis (Verbenaceae)
54. Gmelina = Gmelina arborea (Verbenaceae)

31
ANNEXES

32
33
34
35
36
Interview testament du Pr Laurent Aké Assi : « Comment je suis devenu botaniste ».
Cet entretient a été réalisé en décembre 2013.

Votre parcours est surprenant. Comment avez-vous eu le temps de préparer tous ces
mémoires, ces thèses de doctorat, mais aussi de faire des conférences, d’enseigner la
botanique à l’université, etc. Comment êtes-vous entré dans ce domaine de la
recherche ?
J’ai fait l’école jusqu’aux cours élémentaires un (CE1) à Agboville. C’est tout ce que j’ai fait
comme école classique. Ne sachant pas ce qu’allait me rapporter l’école, j’ai claqué la porte et
je suis allé au village. Deux mois après, je suis revenu pour reprendre l’école, parce que je
m’ennuyais. Le maître à refuser de me reprendre a cause du retard que j’avais accusé. C’était
de 1941 à 1943. Quand j’ai informé mon père de la situation, il à constitué une délégation
avec les chefs du quartier, pour présenter des excuses au directeur. Mais, il à refusé, en disant
que si le maître n’a pas accepté de me reprendre, lui non plus ne peut rien faire. Et j’ai été
exclut de l’établissement.

Que s’est-il passé ensuite ?


Mon père était garde forestier. Et autrefois, le département des eaux et forêts était considéré
comme un service un service scientifique en Côte d’Ivoire. Mon père était celui qui
connaissait le plus les forêts ivoiriennes. Il était a Agboville. Quand les scientifiques ou les
forestiers arrivaient à Abidjan, au service des eaux et forêts, on les envoyait dans cette ville,
pour prendre contact avec mon père, qui servait de guide. C’est ainsi qu’en octobre 1946 est
arrivé à Agboville le Pr Georges Mangenot, qui enseignait à la Sorbonne. Le gouvernement
français l’avait envoyé en Côte d’Ivoire pour créer l’Orstom, un centre de recherche installé à
Adiopodoumé, au km 17. Mangenot avait contacté mon père, afin qu’il l’accompagne dans la
région de Toumodi, au sommet du Mont Romboboca, une montagne qui se trouve à Tiassalé,
à 25 km au sud de Toumodi. Elle à 600 m d’altitude et une écologie particulière que le Pr
Mangenot voulait voir.

Vous n’aviez jamais vu un Européen auparavant ?


A l’époque, quand un Européen arrivait dans un endroit, les enfants venaient s’attrouper
autour de lui par curiosité. En me voyant, Mangenot a demandé à mon père qui j’étais? Il m’a
ensuite demandé si je parlais français. J’ai répondu oui. Il a ensuite voulu savoir pourquoi je
n’allais plus à l’école.
Une autre fois, il avait un rendez-vous avec mon père, et il a voulu que je sois là pour aller
avec eux dans la forêt, au sommet du Mont Romboboca. Nous y sommes restés trois jours.
C’est là-bas que le professeur ramassait les herbes et les mettait en herbier. C’est-à-dire qu’il
prend les herbes, les met dans les journaux et les sèche. Quand je lui ai demandé pourquoi il
faisait cela, il m’a dit que c’est pour les garder, parce que la végétation va disparaître plus
tard. Et on sera satisfait de les avoir conservés en herbier.
[…]

37
Avec le niveau CE1, comment êtes-vous arrivé à rédiger un document ?
(Rires). C’est cela qui étonne les gens, et même Mangenot. Il m’a acheté des livres, moi aussi
j’en ai acheté. J’ai appris à lire et a écrire. Dans ce centre d’Adiopodoumé, on a commencé à
construire le premier grand bâtiment qui devait être inauguré par le gouverneur Mesmer en
1954. Le jour de l’évènement, il n’a pas eu le temps et c’est Houphouët-Boigny, son
conseiller, qui est venu avec d’autres députés, dont Auguste Denise. Après l’inauguration, il
fallait visiter le bâtiment. Ils son arrivés dans le bureau de Mangenot, où j’étais installé.
Houphouët m’a vu en train de faire un dessein, il me regardait. La délégation a continué la
visite. Ne voyant pas Houphouët, Mangenot est revenu sur ses pas. Il a trouvé Houphouët
avec moi. Qui lui a demandé ce que je faisais là. Le Professeur lui à dit : ce jeune homme est
doué, il me pose un problème de conscience, parce que ses parents n’ont pas pu l’envoyer à
l’école. Houphouët lui à demandé : « Si on l’envoie en France, est-ce qu’il pourra faire
quelque chose ? ». Mangenot a répondu : oui. Et que s’il n’avait pas d’autres solutions, il
allait partir en France avec moi. C’est ainsi qu’Houphouët lui a donné rendez-vous le
lendemain matin au bureau du gouverneur, afin qu’il lui donne une bourse pour que je parte
en France. Il s’est ensuite approché de moi et m’a dit : « Tu vas aller en France, et tu va venir
remplacer le Blanc ». Mangenot lui à dit : « Celui-là, il en est capable ». […].
Je devais aller six moi à Paris et revenir. […]. J’ai emporté avec moi, toutes les plantes que
nous avions étudiées. Nous sommes allés au muséum où j’ai été mis en stage. J’ai été installé
dans un laboratoire, et on m’a donné des directives pour étudier les plantes. Il fallait les
classer dans un ordre logique. En six mois, j’ai fait le travail, réalisé un document en deux
exemplaires que j’ai remis au directeur du muséum.

C’est vraiment étonnant ce que vous arrivé à faire !


J’ai des livres. Au fur et à mesure, j’apprends. Quand c’est difficile, je demande à une
personne qui sait mieux que moi. C’est comme cela que j’ai évolué. Quand il a reçu le livre
que j’ai rédigé, le directeur du muséum était étonné. Il a appelé M. Mangenot dans son
laboratoire, et il lui à dit : « voilà ce que votre élève à fait, personne ne l’a aidé, personne ne
connaît les plantes qu’il a ramené de son pays ». Je devais retourner en Côte d’Ivoire, il à dit à
Mangenot : « Il ne faut pas qu’il parte. Il faut l’inscrire en thèse de doctorat d’Etat ». Nous
étions en 1957.
Propos recueillis par MARIE-ADÈLE DJIDJÉ, In Fraternité Matin N°14738 du samedi 18 – dimanche 19
janvier 2014. P. 14

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