CHANTS SACRÉS p.
CHANTS EN QUATRE LANGUES p.9
BULLETIN DE VOTE p.26
INDEX AU DOS (p.53)
1
CHANTS SACRÉS
2
GAUDEAMUS IGITUR
Gaudeamus igitur, iuvenes dum sumus; (BIS)
Post iucundam iuventutem,
Post molestam senectutem
Nos habebit humus! (BIS)
Ubi sunt qui ante nos in mundo fuere? (BIS)
Vadite ad superos,
Transite ad inferos,
Ubi? Iam fuere. (BIS)
Vita nostra brevis est, brevi finietur, (BIS)
Venit mors velociter,
Rapit nos atrociter,
Nemini parcetur. (BIS)
Vivat academia, vivant professores, (BIS)
Vivat membrum quodlibet,
Vivant membra quaelibet,
Semper sint in flore! (BIS)
Vivant omnes virgines graciles formosae! (BIS)
Vivant et mulieres,
Tenerae, amabiles.
Bonae, Laboriosae! (BIS)
Vivat et res publica et qui illam regit! (BIS)
Vivat nostra civitas,
Maecenatum caritas,
Quae nos hic protegit! (BIS)
Pereat tristitia, pereant osores, (BIS)
Pereat diabolus,
Quivis antiburchius,
Atque irrisores! (BIS)
3
BIÈRE (LA)
Elle a vraiment d’une bière flamande
L’air avenant, l’éclat et la douceur,
Joyeux Wallons, elle nous affriande
Et le Faro trouve en elle une soeur.
À plein verre, mes bons amis,
En la buvant, il faut chanter la bière,
À plein verre, mes bons amis.
Il faut chanter la bière du pays.
Voyez là-bas la kermesse en délire:
Les pots sont pleins, jouez ménétriers!
Quels jeux bruyants et quels éclats de rire!
Ce sont encore les Flamands de Teniers!
Aux souverains, portant tout haut leurs plaintes,
Bourgeois jaloux des droits de la cité,
Nos francs aîeux, tout en vidant leur pinte,
Fondaient les arts avec la liberté.
Quand leurs tribuns à l’attitude altière,
Faisaient sonner le tocsin des be?rois,
Tous ces fumeurs, tous ces buveurs de Bière,
Savaient combattre et mourir pour leurs droits.
Belges, chantons, à ce refrein à boire,
Peintres, guerriers qui nous illustrent tous,
Géants couchés dans leur linceul de gloire,
Vont se lever, pour redire avec nous.
Salut à toi, Bière limpide et blonde!
Je tiens mon verre, et le bonheur en main,
Ah! J’en voudrais verser à tout le monde,
Pour le bonheur de tout le genre humain.
4
KRAMBAMBOULI
"Krambambouli", zo wordt geheten
Dat schuimend blond studentennat
Wie zou d’r op aard iets beters weten
In alle pijn en smart als dat?
Van ’s avonds laat tot ’s morgens vroeg
Drink ik mijn glas krambambouli,
Krambimbambambouli, krambambouli! (BIS)
En brandt mijn hoofd en mijne wangen,
Of breekt mijn herte van verdriet,
Of krult mijn maag in duizend tangen
Of bibbert ’t lijf gelijk een riet,
Ik lach met al die medici
En drink mijn glas krambambouli,
Krambimbambambouli, krambambouli! (BIS)
Waar ik als edelman geboren,
Keizer zoals Maximiliaan,
Ik stichtte een orde uitverkoren
En als devies hing ik daaraan:
"Toujours fidèle et sans souci
C’est l’ordre du krambambouli,"
Krambimbambambouli, krambambouli! (BIS)
Is moeders geld nog uitgebleven
En heb ik schulden met de macht,
Heeft ’t zoete lief me niet geschreven
De post van thuis droef nieuws gebracht,
Dan drink ik uit melancholie,
Een schuimend glas krambambouli,
Krambimbambambouli, krambambouli! (BIS)
5
En is mijn geld al naar de donder
Dan peezuig ik van elke schacht,
Al heb ik geld, al zit ik zonder,
Eens wordt het heelal tot stof gebracht,
Want dat is de filosofie,
Naar de geest van krambambouli,
Krambimbambambouli, krambambouli! (BIS)
Addendum:
Krambambouli, zo wordt geheten
Dat warm en rood studentennat
Dat schuimt toch nie, dat moet je weten
En 't is niet blond, maar 't maakt wel zat
Da lieken hier, da klopt toch nie
Maar toch drink ik krambambouli
Krambimbambambouli, krambambouli (BIS)
KRAMBAMBULI
Version courte (l’originale ayant 17 strophes)
Krambambuli, das ist der Titel
des Tranks, der sich bei uns bewährt;
er ist ein ganz probates Mittel,
wenn uns was Böses widerfährt.
Des Abends spät, des Morgens früh | (BIS)
trink ich mein Glas Krambambuli, |
Krambimbambambuli, Krambambuli! |
6
Bin ich im Wirtshaus abgestiegen
gleich einem großen Kavalier,
dann laß ich Brot und Braten liegen
und greife nach dem Pfropfenziehr,
dann bläst der Schwager tantari | (BIS)
zun einem Glas Krambambuli, |
Krambimbambambuli, Krambambuli! |
Reißt mich’s im Kopf, reißt mich’s im Magen,
hab ich zum Essen keine Lust,
wenn mich die bösen Schnupfen plagen,
hab ich Katarrh auf meiner Brust:
was kümmern mich die Medici? | (BIS)
Ich trink mein Glas Krambambuli, |
Krambimbambambuli, Krambambuli! |
Ihr dauert mich, ihr armen Toren,
ihr liebet nicht, ihr trinkt nicht Wein:
zu Eseln seid ihr auserkoren,
und dorten wollt ihr Engel sein,
sauft Wasser, wie das liebe Vieh, | (BIS)
und meint, es sei Krambambuli, |
Krambimbambambuli, Krambambuli! |
Wer wider uns Krambambulisten
sein hämisch Maul zur Mißgunst rümpft,
den halten wir für keinen Christen,
weil er auf Gottes Gabe schimpft,
ich gäb ihm, ob er Zeter schrie, | (BIS)
nicht einen Schluck Krambambuli, |
Krambimbambambuli, Krambambuli! |
7
MARCHE DES ÉTUDIANTS (LA)
Nous sommes ceux qu’anime la folie
Et qui s’en vont ivres de liberté;
Nous faisons guerr’ à la mélancolie
Ou la cachons sous des cris de gaieté.
Bourgeois sans feu, votre vie est banale:
Les préjugés guident vos fronts tremblants;
Chez nous, l’on a l’humeur paradoxale, | (BIS)
Le coeur léger, et le gosier brûlant. |
Des vieux gaulois nous gardons la mémoire
En les chantant perchés sur nos tonneaux;
Si le bourgeois veut nous payer à boire,
Nous le suivrons jusqu’au fond des caveaux.
Fraternité, tu nais entre les verres;
Ami, buvons à la Fraternité!
Haro! Haro sur les mines sévères ! | (BIS)
Pourquoi Bacchus n’est-il pas député ? |
Si nous avons parfois la bourse plate,
Nous possédons bien des coeurs de trottins;
Car, en amour, nous sommes des pirates
Braquant partout leurs regards assassins.
Souvent, pourtant, nous devons en rabattre
De nos grands airs de riche Don Juan :
Dans les bouquins nous allons nous ébattre | (BIS)
Pour oublier les suppôts de Satan. |
Quand nous serons amis de doctes sages,
Nous sourirons doucement au passé
En regrettant, malgré tout, ce bel âge
D’enthousiasme à jamais effacé.
Alors, tirant sur nos vieilles bouffardes,
Nous redirons à mi-voix nos chansons;
Elles étaient peut-être un peu gaillardes, | (BIS)
Mais on hurlait si bien à l’unisson ! |
8
CHANTS EN QUATRE LANGUES
9
AIMABLE FANCHON (L’)
Amis, il faut faire une pause
J’aperçois l’ombre d’un bouchon
Buvons à l’aimable Fanchon,
Chantons pour elle quelque chose.
Ah ! Que son entretien est doux,
Qu’elle a de mérite et de gloire,
Elle aime à rire; elle aime à boire | (TRIS)
Elle aime à chanter comme nous |
Oui, comme nous. (BIS)
Fanchon quoique bonne chrétienne
Fut baptisée avec du vin
Un Bourguignon fut son parrain,
Une Bretonne sa marraine.
Fanchon préfère la grillade
A d’autres mets plus délicats,
Son teint prend un nouvel éclat
Quand on lui sert une rasade.
Fanchon ne se montre cruelle
Que quand on lui parle d’amour.
Mais moi, si je lui fais la cour,
C’est pour m’enivrer avec elle.
Un jour, le voisin La Grenade
Lui mit la main dans le corset;
Ell’répondit par un souflet
Sur le museau du camarade.
10
BITE À DUDULE (LA)
Il était deux amants
Qui s’aimaient tendrement;
Ils étaient heureux
Et du soir au matin
Ils allaient au turbin,
Le coeur plein d’entrain.
À l’atelier, les copin’s lui disaient:
"Pourquoi qu’ tu l’aim’s, ton Dudule?
Il est pas beau, il est mal fait";
Mais elle, tendrement, répondait:
"Z’ en fait’s pas, tagadagada,
Les amies tiguidiguidi,
Moi c’que j’aime en lui…
C’est la gross’ bite à Dudule,
J’la prends, j’la suce, elle m’encule,
Ah! Que c’est bon que c’est chaud, que c’est rond
Quand il m’la cale dans l’oignon!
C’est pas un’ bite ordinaire
Quand il m’la fout dans l’derrière,
De foutre et de merde elle est toute remplie
Des couill’s jusqu’au nombril,
À Dudu-ule."
Ç a durait d’puis longtemps
Entre les deux amants
Ç a dev’nait gênant.
Voilà que d’jour en jour
S’accroissait leur amour,
C’était pour toujours.
Quand un’ bell’ fill’ pas trop mal fagotée
Vint lui chiper son Dudule,
L’était pas beau, l’était mal fait,
Mais elle, tendrement, répondait:
"Z’ en fait’s pas, tagadagada,
Les amies tiguidiguidi,
Moi c’que j’aime en lui…
11
J’étais seule un beau soir
J’avais perdu l’espoir
Je broyais du noir.
Mais voilà que l’on sonne,
Je n’attendais personne,
Je reprends espoir.
Mon petit coeur s’ mit à faire boum-boum!
Si c’était là mon Dudule?
L’était pas beau, l’était mal fait,
Mais moi, tendrement, je l’aimais.
J’ouvr’ la porte, tagadagada,
J’tends les bras, tagadagada
Et qu’est-ce que je vois…
BONNE BIÈRE BRUXELLOISE (LA)
Amis, buvons la bonn'bière bruxelloise
C'est une bière qui a du goût
Amis, buvons la bonn'bière bruxelloise
C'est une bière bien de chez nous.
Et mon grand père, et ma grand' mère,
Au temps où Bruxelles brucellais,
Et puis mon père, et puis ma mère
Prenaient leur Gueuze au cabaret.
La Kriek légère, rousse dans son verre
Et la Framboise comme apéro,
Lambik, mon frère remplis nos verres
Sans oublier ce bon Faro.
Amis, mes frères, levons nos verres
Car pour Bruxelles il faut trinquer
Amis, mes frères, levons nos verres
Nous allons boire à l'amitié.
12
BOURGUIGNONE (LA)
C’est dans une vigne
Que j’ai vu le jour.
Ma mère était digne
De tout mon amour.
Depuis ma naissance,
Elle m’a nourri.
En reconnaissance,
Mon cœur la chérit.
Joyeux enfants de la Bourgogne, | (BIS)
Je n’ai jamais eu de guignon, |
Quand je vois rougir ma trogne, |
Je suis fier d’être Bourguignon. |
Toujours ma bouteille Ma femme est aimable
A côté de moi. Et sur ses appas,
Buvant sous la treille, Quand je sors de table,
Plus heureux qu’ un roi. Je ne m’endors pas.
Jamais je n’ m’ embrouille Je lui dis: "Mignonne,
Car chaque matin, Je plains ton destin!"
Je me débarbouille Mais ma Bourguignonne
Dans un verre de vin. Jamais ne s’en plaint.
Madère et champagne, Je veux qu’on enterre
Approchez un peu; Quand je serai mort,
Et vous, vins d’Espagne, Près de moi, un verre
Malgré tous vos feux, Empli jusqu’au bord.
Amis de l’ivrogne, J’veux êtr’ dans ma cave,
Réclamez vos droits, Tout près de mon vin,
Devant la Bourgogne, Dans un’ pose grave,
Saluez trois fois! Le nez sous l’robi
13
BRUXELLES (BREL)
C'était au temps où Bruxelles rêvait
C'était au temps du cinéma muet
C'était au temps où Bruxelles chantait
C'était au temps où Bruxelles bruxellait
Place de Broukère on voyait des vitrines
Avec des hommes des femmes en crinoline
Place de Broukère on voyait l'omnibus
Avec des femmes des messieurs en gibus
Et sur l'impériale
Le cœur dans les étoiles
Il y avait mon grand-père
Il y avait ma grand-mère
Il était militaire
Elle était fonctionnaire
Il pensait pas elle pensait rien
Et on voudrait que je sois malin
C'était au temps où Bruxelles chantait
C'était au temps du cinéma muet
C'était au temps où Bruxelles rêvait
C'était au temps où Bruxelles bruxellait
Sur les pavés de la place Sainte-Catherine
Dansaient les hommes les femmes en crinoline
Sur les pavés dansaient les omnibus
Avec des femmes des messieurs en gibus
Et sur l'impériale
Le cœur dans les étoiles
Il y avait mon grand-père
Il y avait ma grand-mère
Il avait su y faire
Elle l'avait laissé faire
Ils l'avaient donc fait tous les deux
Et on voudrait que je sois sérieux
14
C'était au temps où Bruxelles rêvait
C'était au temps du cinéma muet
C'était au temps où Bruxelles dansait
C'était au temps où Bruxelles bruxellait
Sous les lampions de la place Sainte-Justine
Chantaient les hommes les femmes en crinoline
Sous les lampions dansaient les omnibus
Avec des femmes des messieurs en gibus
Et sur l'impériale
Le cœur dans les étoiles
Il y avait mon grand-père
Il y avait ma grand-mère
Il attendait la guerre
Elle attendait mon père
Ils étaient gais comme le canal
Et on voudrait que j'aie le moral
C'était au temps où Bruxelles rêvait
C'était au temps du cinéma muet
C'était au temps où Bruxelles chantait
C'était au temps où Bruxelles bruxellait
BRUXELLES (WANNES)
Je veux me promener dans les rues de Bruxelles,
Les bruits de cette ville me rendent amoureux,
Venez voir comm’ toutes les putes sont belles,
Vous y trouverez un accueil chaleureux.
Sous la lumière des grands reverbères
On voit un couple s’aimer tendrement
Dans une autre ruelle, une scène cruelle,
Deux sales mecs au poing qui se rentrent dedans.
Les étudiants sont en train de guindailler
Dans les bistrots et dans les cafés,
Et, dehors dans le froid, un clochard solitaire
Cherche une place, pour dormir par terre.
15
Ik wil deze nacht in de straten verdwalen,
De klank van de stad maakt mijn ziel amoureus
Al heb ik geen geld om plezier te betalen,
Ik vind wel een vrouwke heel net en genereus.
Onder de glans van de manestralen,
Wordt heel onze wereld een huwelijksbed,
Ga mee naar de kroegen vol wijven en matrozen
Vergeet uwe naam en al de rest.
Ik wil deze nacht in de straten verdwalen,
De klank van de stad maakt mijn ziel amoureus
Al heb ik geen geld om plezier te betalen,
Ik vind wel een vrouwke naar mijne keus.
Laat ons dan samen de wereld verteren,
Met klinkende glazen vol Franse wijn,
Zingt mee met de mensen, dat hebben ze geren,
En laat deze nacht nooit een einde zijn.
BUITEN DIE WALEN
Dans la nord de belgiek
On dit que c’est le flandre
Les autres ces alcooliques
On devrait tous les pendre
Le coq patriotique
Par la lion s’fait prendre
Car nous n’voulons plus des wallons
Indignes de leurs aîeux nom de dieu
Qu’ils restent bien chez eux nom de dieu
Disciples d’Elio et de sa gestapo
Bartjen était l’élu
C’est notre bourgemestre
Mais nous en voulons plus
De tout être le eerste
C’est dommage qu’on a cru
Que tout serait une fieste
16
Mais pour nous rien ne change
Malgré ce brave peye
Vous parle d’un libre échange
C’est toujours nous qui paye
Van Voeren à Tihange
On leur met la pareille
À nous le VUB
C’est notr’alma mater
Gardez donc vos TD’s
Luigi je préfère
Sans wallons trop bourrés
Qui vident jamais leurs verres
Mais nous sommes pragmatistes (lalalala)
Nous restons camarades
Sans vous nous serions tristes (lalalala)
Plus trop de déconnade
Nous sommes les spécialistes
Pour baiser vos pintades
Car les wallonnes, on les pillonnes
Qu’elles sucent le grand phlamand nom de dieu
C’est plus gros c’est plus grand nom de dieu
On garde les femelles avec les grosses mamelles
Want onze Slang, spuit op ’t behang
Van al dat Waals gebleit tedju
Krijg ik het vliegend schijt tedju
Dus neemt uw pint ter hand en drinkt in eigen land
17
CHANSON DU ROI ALBERT (LA)
C’était un soir sur les bords de l’Yser(e)
Un soldat belg’ qui montait la faction
Vinr’nt à passer trois braves militaires
Parmi lesquels se trouvait le Roi Albert.
"Qui vive-là, cria la sentinelle,
Qui vive-là, vous ne passerez pas;
Si vous passez, craignez ma baîonnette,
Retirez-vous, vous ne passerez pas (BIS)
Halte là!"
Le Roi Albert mit la main à la poche:
"Tiens, lui dit-il, et laisse-nous passer"
"Non, répondit la brave sentinelle
L’argent n’est rien pour un vrai soldat belge.
Dans mon pays, je cultivais la terre,
Dans mon pays, je gardais les moutons;
Mais maintenant que je suis militaire,
Retirez-vous, vous ne passerez pas (BIS)
Halte là!"
Le Roi Albert dit à son capitaine:
"Fusillons-le, c’est un mauvais sujet.
Fusillons-le, passons-le par les armes.
Fusillons-le, et puis nous passerons."
"Fusillez-moi, cria la sentinelle,
Fusillez-moi vous ne passerez pas,
Si vous passez, craignez ma baîonnette,
Retirez-vous, vous ne passerez pas (BIS)
Halte là!"
Le lendemain, au grand conseil de guerre.
Le Roi Albert l’appela par son nom: "Hé, Julot!
Tiens, lui dit-il, voici la croix de guerre,
La croix de guerre et la décoration."
18
"Ah, que dira ma douce et tendre mère,
En me voyant tout couvert de lauriers;
La croix de guerre pend à ma boutonnière,
Pour avoir dit: Vous ne passerez pas, (BIS)
Halte là!"
CHEVALIERS DE LA TABLE RONDE
Chevaliers de la table ronde,
Goûtons voir si le vin est bon. Les deux pieds contre la muraille,
Goûtons voir, oui, oui, oui, |(BIS) Et la tête sous le robinet.
Goûtons voir, non, non, non, | Et la tête, oui, oui, oui,...
Goûtons voir si le vin est bon. |
Et mes os de cette manière
S’il est bon, s’il est agréable, Resteront imbibés de vin
J’en boirai jusqu’à mon plaisir. Resteront oui, oui, oui,...
J’en boirai, oui, oui, oui,...
Et les quatre plus grands ivrognes,
J’en boirai cinq à six bouteilles, Porteront les quatr’coins du drap.
Une femme sur les genoux. Porteront, oui, oui, oui,...
Une femme, oui, oui, oui,...
Pour donner le discours d’usage
Et s’il en reste quelques gouttes, On prendra le bistrot du coin.
Ce sera pour nous rafraîchir. On prendra oui, oui, oui,...
Ce sera, oui, oui, oui,...
Et si le tonneau se débonde,
Mais voici qu’on frappe à la porte? J’en boirai jusqu’à mon loisir.
Je crois bien que c’est le mari. J’en boirai, oui, oui, oui,...
Je crois bien, oui, oui, oui,...
Sur ma tombe, je veux qu’on
Si c’est lui, que le diabl’ l’emporte, inscrive,
Car il vient troubler mon plaisir. Ici gît le roi des buveurs.
Car il vient, oui, oui, oui,... Ici gît, oui, oui, oui,...
Si je meurs, je veux qu’on m’enterre,
Dans une cave où y a du bon vin. La morale de cette histoire,
Dans une cave, oui, oui, oui,... Est qu’il faut boire avant d’mourir!
Est qu’il faut, oui, oui, oui...
19
COCKLES AND MUSSELS
In Dublin’s fair city,
Where the girls are so pretty
I first set my eyes on sweet Molly Malone,
As she wheeled her wheelbarrow
Thro’ streets broad and narrow
Crying: "Cockles and Mussels, alive, alive oh!"
Alive, alive oh! Alive, alive oh! | (BIS)
Crying: "Cockles and Mussels, alive, alive oh!" |
She was a fishmonger,
And sure ’t was no wonder
For so were her father and mother before;
And they each wheeled their barrow
Through streets broad and narrow
She died of a fever
And no one could save her
And that was the end of sweet Molly Malone;
Her ghost wheels her barrow
Through streets broad and narrow
DE PROFUNDIS MORPIONIBUS
Version VUB
Ô! Muse prête-moi ta lyre,
Afin qu’en vers je puisse dire
Un des combats les plus fameux
Qui s’est déroulé sous les cieux.
De Profundis Morpionibus,
Tra, la, la,...
20
Un jour de fêt’ comm’ Sainte Thérèse,
À Sainte Gudule chantait la messe
Elle sentit soudainement
Un énorme chatouillement.
Dans son vagin de forte taille,
Six cent mille poux livraient bataille
À nombre égal de morpions
Qui défendaient l’entrée du con.
Dans un bouzin de tous les diables,
Le choc fut si épouvantable
Qu’les femmes enceintes en accouchant
Chiaient d’la merde au lieu d’enfants.
La bataille fut gigantesque,
Tous les morpions moururent ou presque
À l’exception des plus trapus
Qui s’accrochèrent aux poils du cul.
Et ils bouchent toute la fente,
Que les morpions morts ensanglantent
Et la valée du cul au con
Etait jonchée de morpions.
À cheval sur une roupette,
Tenant à la main la lorgnette
Le capitaine des morpions
Examinait les positions.
Le capitaine de l’embuscade,
Voyant fléchir ses camerades
Cria: "Morpions nous sommes foutus
Piquons une charge au trou du cul".
21
DRIE SCHUINTAMBOERS
Drie schuintamboers, die kwamen uit het Oosten (BIS)
Van je rombom, wat maal ik er om
Die kwamen uit het Oosten, rombom.
Een van de drie zag daar een aardig meisje (BIS)
Van je rombom, wat maal ik erom
Zag daar een aardig meisje, rombom
Zeg meisje lief, mag ik met jou verkeren? (BIS)
Van je rombom, wat maal ik erom
Mag ik met jou verkeren? Rombom.
Zeg jongeman, dat moet je vader vragen.
Zegt die van ja, dan kun je mij behagen
Van je rombom, wat maal ik erom
Dan kun je mij behagen, rombom.
Zeg ouwe heer, mag ik je dochter trouwen?
Zij is voorwaar, de schoonste aller vrouwen
Van je rombom, wat maal ik erom
De schoonste aller vrouwen, rombom.
Zeg jongeman, zeg mij wat is je rijkdom (BIS)
Van je rombom, wat maal ik erom
Zeg mij wat is je rijkdom, rombom.
Mijn rijkdom is, daar wil ik niet om jokken,
Mijn rijkdom is, een trommel en twee stokken
Van je rombom, wat maal ik erom
Een trommel met twee stokken, rombom.
Nee schuintamboer, dan mag je haar niet trouwen,
Nee schuintamboer, ik wil mijn dochter houwen
Van je rombom, wat maal ik erom
Ik wil mijn dochter houwen, rombom.
22
Zeg ouwe heer, ik heb nog iets vergeten,
Zeg ouwe heer, dit dien je nog te weten.
Van je rombom, wat maal ik erom
Dit dien je nog te weten, rombom.
Mijn vader is Groothertog van Brittanje,
Mijn moeder is de Koningin van Spanje!
Van je rombom, wat maal ik erom
De Koningin van Spanje, rombom.
Zeg jongeman, dan kun je haar wel trouwen, (BIS)
Van je rombom, wat maal ik erom
Dan kun je haar wel trouwen, rombom.
Nee ouwe heer, je kunt je dochter houwen (BIS)
Van je rombom, wat maal ik erom
Je kunt je dochter houwen, rombom.
FEMME DU ROULIER (LA)
Il est minuit,
La femme du roulier
S’ en va de port’ en port’
De tavern’ en taverne,
Pour chercher son mari, tireli, | (BIS)
Avec une lanterne. |
Madam’ l’hôtesse,
Où donc est mon mari?
Ton mari est ici,
Il est dans la soupente
Il y prend ses ébats, tirela, | (BIS)
Avec notre servante. |
23
Cochon d’mari,
Pilier de cabaret,
Ainsi tu fais la noce,
Ainsi tu fais ripaille,
Pendant que tes enfants, tirelan, | (BIS)
Sont couchés sur la paille. |
Et toi la belle,
Aux yeux de merlan frit,
Tu m’as pris mon mari,
Je vais te prendr’ mesure
D’un’ bell’ culott’ de peau, tirelo, | (BIS)
Qui ne craint pas l’usure. |
Tais-toi, ma femme,
Tais-toi, tu me fais chier,
Dans la bonne société,
Est-ce ainsi qu’on s’comporte
J’ te fous mon pied dans le cul, tirelu, | (BIS)
Si tu n’ prends pas la porte. |
Pauvres enfants,
Pauvres petits enfants,
Plaignez votre destin
Vous n’avez plus de père,
Je l’ai trouvé couché, Tirelé, | (BIS)
Avec une autre mère. |
Il a bien fait,
Répondirent les enfants,
D’aller tirer un coup
Avec la cell’ qu’il aime,
Et quand nous serons grands, tirelan, | (BIS)
Nous ferons tous de même. |
24
Cochons d’enfants,
Dit la mère en courroux,
Taisez vos gueules
Vos propos m’exaspèrent
Vous serez tous cocus, tirelu, | (BIS)
Comm’ le fut votre père. |
GUTE KAMERAD (DER)
Ich hatt’ einen Kameraden,
Einen besser’n find’st du ni’t
Die Trommel schlug zum Streite,
Er ging an meiner Seite
In gleichem Schritt und Tritt. (BIS)
Eine Kugel kam geflogen,
Gilt’s mir oder gilt es dir?
Ihn hat es weggerissen,
Er liegt mir vor den Füßen
Als wär’s ein Stück von mir. (BIS)
Will mir die Hand noch reichen,
Derweil ich eben lad’:
"Kann dir die Hand nicht geben,
Bleib’ du im ew’gen Leben,
Mein guter Kamerad!" (BIS)
25
BULLETIN DE VOTE
26
CHER MEMBRE DE LA CORONA
PENDANT CE CANTUS IL VOUS SERA SERVI CINQ VERRES DE
KRAMBAMBOULI, ACCOMPAGNÉS DE CINQ PRÉSENTATIONS. NOUS
COMPTONS SUR VOTRE IMPARTIALITÉ ET SUR LE BON JUGEMENT DE
VOTRE PALET POUR DÉTERMINER LE GRAND VAINQUEUR ! POUR
VOUS AIDER VOUS POUVEZ VOUS SERVIR DE CETTE PAGE À TITRE
INDICATIF. LE VOTE OFFICIEL SE FERA CEPENDANT SUR LA PAGE
SUIVANTE !
LA SOCIÉTÉ DU GRAND CLYSOPOMPE
……………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………
PRÉSENTATION : /4 GOÛT : /6 TOTAL : /10
CERCLE POPO KRING
……………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………
PRÉSENTATION : /4 GOÛT : /6 TOTAL : /10
27
WOLTJE
……………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………
PRÉSENTATION : /4 GOÛT : /6 TOTAL : /10
ACADEMIA STUDENTICA
……………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………
PRÉSENTATION : /4 GOÛT : /6 TOTAL : /10
’t VAT
……………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………
PRÉSENTATION : /4 GOÛT : /6 TOTAL : /10
28
VEUILLER CLASSER LES GROUPES
DANS L’ORDRE DE VOTRE APPRÉCIATION
1. ………………………………………
2. ………………………………………
3. ………………………………………
4. ………………………………………
5. ………………………………………
29
HOMME AU PUISSANT BRAQUEMART (L’)
Sacrée putain tu recules
Je n’en puis plus de bander
Regarde mes testicules
Ils vont bientôt éclater
Le foutre, c’est ridicule
Va jaillir comme un geyser
Amèn’ ici ton derrière
Pour qu’à la fin je t’encule
Je suis l’homme (TER)
Au puissant braquemart
Je suis l’homme (TER)
Au gros dard
Mais les putains me dégoûtent
Il faut toujours les payer
D’autant plus que ma bell’ zoute
N’aime pas les enculer
Le trou du cul ell’s le planquent
Quand j’arrive dans la rue
C’est pourquoi il faut qu’ je bande
Pour leur démolir l’anus
À bas l’homme…
Je vais monter à Pigalle
Sur le trottoir du milieu
J’irai chercher les pédales
Qui aimeront mon gros noeud
Sans la moindre résistance
Dans leur merde je foutr’rai
Et puis pour leur récompense
Sur leur cul je m’essuierai
Vive l’homme…
30
ICH HAB’ MEIN HERZ IN HEIDELBERG VERLOREN
Es war an einem Abend, da ich kaum zwanzig Jahr’
Da küsst’ ich rote Lippen und gold’nes, blondes Haar,
Die Nacht war lau und selig, der Neckar silberklar.
Ja, da wußte ich, (BIS)
Woran, woran ich war
Ich hab’ mein Herz in Heidelberg verloren
In einer lauen Sommernacht;
Ich war verliebt bis über beide Ohren
Und wie ein Röslein hat ihr Mund gelacht,
Und als wir Abschied nahmen vor den Toren,
Beim letzten Kuss da hab’ich’s klar erkannt
Dass ich mein Herz in Heidelberg verloren,
Mein Herz das schlägt am Neckarstrand. (Padampadam…)
Und wieder blüht wie damals am Neckarstrand der Wein;
Die Jahre sind vergangen und ich bin ganz allein.
Und fragt ihr mir Gesellen, warum er keine nahm,
Ja dann sag’ ich euch (BIS)
Ihr Freunde wie es kam
Was ist aus dir geworden seitdem ich dich verließ,
Alt-Heidelberg, du feine, du Deutsches Paradies?
Ich bin von dir gezogen, ließ Leichtsinn, Wein und Glück.
Und ich sehne mich (BIS)
Mein Leben lang zurück
IN MÜNCHEN STEHT EIN HOFBRÄUHAUS
Da wo die grüne Isar fließt
Wo man mit "Grüß Gott" dich grüßt;
Liegt meine schöne Münchnerstadt
Die ihres gleichen nicht hat.
Wasser ist billig, rein und gut,
Nur verdünnt es unsres Blut!
Schöner sind Tropfen goldnen Wein’s!
Aber am schönsten ist eins!
31
In München steht ein Hofbräuhaus
Eins, zwei, suffa;
Da läuft so manches Fässchen aus
Eins, zwei, suffa;
Da hat so mancher brave Mann
Eins, zwei, suffa;
Gezeigt was er schon vertragen kann.
Schon früh am Morgen fing er an,
Und spät am Abend kam er heraus
So schön ist’s im Hofbräuhaus.
Da trinkt man Bier nicht aus dem Glas
Da gibt’s nur die große Maß
Und wenn die erste Maß ist leer
Dann bringt dir die Resl bald mehr,
Dann kriegt zu Haus die Frau’en Schreck,
Bleibt der Mann noch lange weg
Aber die braven Nachbarleut’,
Die wissen besser Bescheid.
J’SUIS BRUXELLOIS (CHANT DES ÉTUDIANTS BRUXELLOIS)
J’suis bruxellois, voilà pourquoi
En ville je suis chez moi
Je me promène sur les boulevards
Au milieu des richards
Je vais rue haute
Pour faire le Claude
Chez Jef Trompette
Au coin de sa charrette
Et vers une heure
Je vais rue Neuve
Vider les plats
Du restaurant Sarma
32
Place de Brouckère
Un dernier verre
Le treize barré
Et je vais me coucher O-hé
KALINKA
’k Zou zo geiren ne kie kakken,
Maar mijn broekske wil niet zakken,
’t Is aan mijn billen blijven plakken.
Kak hier, kak al hier, kak al hier, kak al daar! (QUATER)
’k Heb hem eindelijk afgekregen,
O mijn god was dat een zegen,
’t Komt uit mijn holleken gerezen.
O mijn god, ’k kan niet meer stoppen,
Heel de kamer ligt vol brokken,
’k Ben hier het schijtrekord aan ’t kloppen.
KOEKOEKSLIED (HET)
Als de bomen zacht ruisen
In de zomerse regen
Roept de koekoek ons tegen
Om naar buiten te gaan
Holderia tiria holderia koekoek (TER)
Holderia tiria ho…
Lalala…
Mmm…
……………………… koekoek (TER)
Laten w’eens goed door drinken
’t Gerstenat laten zinken
Met ons kiel en ons linten
Onze lever moet eraan
33
KOMT VRIENDEN IN HET RONDE
Komt, vrienden, in het ronde,
Minnaars van enen stiel,
Ik zal U gaan verkonden,
Hoe ik door ’t slijperswiel
Den kost verdien voor vrouw en kind,
Schoon blootgesteld aan sneeuw en wind.
Terliererom Terla!
Van linksom, rechtsom draait mijnen steen
Bij het roeren van mijn been,
Ju! Ju! Ju! Ju! Ju! Ju! Ju! Ju!
De smid die moet hard werken
Gestatig voor het vier; De maalder moet graan malen
Hij durft hem niet versterken Tot in het fijnste meel;
Met ene kan goed bier, Hij doet dubbel betalen
Terwijl ik ga op mijn gemak, Voor zijne droge keel
Soms ook wel met een lege zak. Maar ik door iever en door vlijt
Ik win mijn brood in eerlijkheid.
De schoenpik, stijf gezeten
Op ene pikkelstoel Mijn vrouw die roept victoria
Mag kees en droog brood eten, Over den slijpersstiel
Maar als ik nood gevoel Zij vindt haar grootste gloria
Dan slijp ik tot den avond toe In ’t draaien van het wiel
En zo heb ik nooit arremoe. Mijn kinders hebben geen ongemak
Zij lopen met den bedelzak!
De kleerfrik maakt ons kleren
Voor acht stuivers per dag Sa, vrienden, voor het leste
Wil hij den loon vermeren, All’ ambachten zijn goed,
Hij snijdt meer dan hij mag Maar ’t mijn is toch het beste,
Maar ik met mijnen slijperssteen Schoon ik soms slapen moet
Ik win meer op een uur alleen. Op hooi of strooi in enen stal:
Daar heb ik kost voor niemendal.
34
KYRIÉ DES MOINES
Kyrié, kyrié, dans la chambre de nos abbés
On n’y boit, on n’y boit
Que des vins bi-en cachetés,
Mais nous autres, pauvres apôtres,
Pauvres moines, tripaillons de moines.
Sacré nom de Dieu de religieux,
Nous ne buvons que des vins frelatés, Eleison,
Kyrié Christe Dominum nostrum. Kyrié, Eleison.
Kyrié, kyrié, dans la chambre de nos abbés
On n’y mange, on n’y mange
Que des plats bi-en préparés,...
Nous ne mangeons que des mets avariés...
Kyrié, kyrié, dans la chambre de nos abbés
On se couche, on se couche
Sur des matelas bien douillets,...
Nous nous couchons sur la paille de blé…
Kyrié, kyrié, dans la chambre de nos abbés
On n’y baise, on n’y baise
Que des femmes de qualité,...
Nous ne baisons que des cons vérolés…
Kyrié, kyrié, dans la chambre de nos abbés
On n’encule, on n’encule
Que des petits bien balancés,...
Nous ne pouvons que nous entreculer…
35
LOCH LOMON’
By yon bonnie banks and by yon bonnie braes,
Where the sun shines bright on Loch Lomon’,
Where me and my true love will ever want to be
On the bonnie, bonnie banks of Loch Lomon’.
Oh you’ll take the high road,
And I’ll take the low road.
And I’ll be in Scotland before you,
But me and my true love will never meet again,
On the bonnie, bonnie banks of Loch Lomon’.
I mind where we parted in yon shady glen,
On the steep, steep side of Ben Lomon’
Where in deep purple hue, the Highland hills we view.
And the moon coming out in the gloaming.
The wee birdies sing and the wild flowers spring
And in sunshine the waters are sleeping;
But the broken heart will ken no second spring again,
And the world doesn’t know how we’re greeting.
MARCHE DES CREVETTES (LA)
C'est la marche des crevettes enrhumei
C'est la marche des crevettes épluchei
N'ayant pas mis de manteau
De godasses ni de chapeau
Elles ont maintenant un rhume de cerveau
C'est la marche des crevettes enrhumei
Oje les pauvres elles ne font qu'éternuei
Malgré les antigrippines
Les sirops les aspirines
Ouille mon Dieu elles ont une bien mauvaise mine
36
Les crevettes ! les crevettes !
Sont sensibles à l'hiver et allergiques à la mer !
Plom plom plom!
C'est la marche des crevettes enrhumées
C'est la marche des crevettes emmistoufléi
Dans leur gilei de mowèr
Elles évitent les courants d'air
En chantant l'Avé Maria de Schubert
C'est la marche des crevettes enrhumées
C'est la marche des crevettes fatiguées
Elles prennent un peu de repos
Dans une station de métro
Attendant… de… faire leur numéro
C'est la marche des crevettes enrhumées
C'est la marche des crevettes épluchées
Ce soir c'est l'anniversaire
D'un cousin intermédiaire
Entre le homard et le ver de terre
Comme elles aiment un bonn' geuze grenadine
Elle boiront quelques bouteilles ces stoem' gamines
Elles seront kroemeneilzat
Et cachées dans un tomate
Elles s'en vont chez elles à Berchem St. Agathe
Les crevettes ! les crevettes !
Sont sensibles à l'hiver et allergiques à la mer !
Plom plom plom!
Les crevettes ! les crevettes !
Il ne faut plus les manger, elles sont scheilzat épluchées
Terminé !
37
ODE À UNE FÉMINISTE
Réponse p.43
Approches-toi car ce soir
Je m’en vais t’enculer Mais je sens que je jute
Vire-moi tes gros nibards Au fond de ton rectum
Ton troufion va saigner Espèce de sale pute
J’vais rembourrer ta panse Tu vois c’que c’est un homme
Du jus de mes roustons Maintenant tu vas sucer
Je mènerai la danse | (BIS) Mon petit gland merdeux
Avec mon gros bâton | Et puis sans te presser | (BIS)
Avaler l’jus d’mon noeud |
Je vais être sauvage
J’abandonnes ton vagin Et dans deux p’tites secondes
Ton deuxième pucelage Je serai requinqué
Je l’aurai sans les mains J’amènerai du monde
Tu dis quand je t’enfile Pour finir de t’purger
Tu te trompes de côté Image d’évangile
Je serai fort viril | (BIS) Vivant d’humilité
Je crois qu’tu vas pleurer | Tu seras plus docile | (BIS)
A te faire enculer |
Quand je serai en nage
Je boufferai ton croupion Et demain nous irons
Et pendant l’enculage Après une bonne vadrouille
Je r’cracherai les morpions Quatre à quatre au boxon
Dardant toujours ma pine Te bourrer la cramouille
Aux premières lueurs Même truffée de syphile
N’ayant plus de vaseline | (BIS) Gluante d’humidité
J’empoigne le pot de beurre | Tu te rendras utile | (BIS)
A la communauté |
Mmm…
Tu te rendras utile | (BIS)
A la communauté |
38
ON A SOIF
Chef, un p'tit verre on a soif (BIS)
Une petite bière, on a soif ! On a soif ! On a soif !
Quand j'étais à la légion étrangère
Je traversais tous les jours le désert
Le sable chaud, le soleil quelle misère
J'aurais donné ma vie pour boire une bière
Y avait pas de vent, y avait pas d’courant d'air
De soif, ma langue pendait jusque par terre
Quand on avait l'cafard fallait le faire
On chantait la chanson des Légionnaires
Un jour j'suis tombé en panne de super
Y’avait plus d'essence dans mon dromadaire
Soudain devant moi j'ai vu un berbère
C'était Ali...Baba la bonne affaire
Il m'a dit j'ai des montres en toc pas chères
Des babouches, des cravates, de l'huile solaire
Un collier en plastique pour ta moukère
Y avait de tout, de tout sauf de la bière
Après avoir marché pendant six mois
Le gosier sec, je vous jure c'est pas la joie
J'étais à la recherche de l'autoroute
Qui allait droit, tout droit sur Knokke-le-Zoute
Un chauffeur de camion passant par là
M'a embarqué avec tout mon bardas
En route on s'est arrêtés plusieurs fois
Pour boire un verre, les routiers sont sympas
PARCOURS SANTÉ
Tout frais sorti d’ l’Athénée
A l’unif, j’ai débarqué
J’ai vu des filles partout
Des petits trous qui n’attendaient que moi
Tout excité, je me suis précipité
Mais on m’a dit: "Bleu, pas toucher!
Sinon tu s’ras rasé."
39
Il y a les filles que l’on baise
Et celles chez qui l’on s’endort
Il y a les filles qui vous plaisent
Et celles qu’on largue sans remords
Il y a les filles que l’on saute
Par hygiène ou pour le sport
Puis il y a celles qui vous passent la bague en or.
Maintenant que je suis poil
Sur tout’s les mott’s je m’installe
Dans tout’s les positions
Gueux , que c’est bon, je ne m’arrête plus
Je me régale surtout du coît anal
La feuill’ de rose, à forte dose,
Me guérit d’ mes névroses
Je suis enfin comitard
J’atteins le sommet de l’art
Ma toge est un appât
Dessous, mon vit crache comme un lama
J’ai mon gros dard dressé comm’ un étendard
Trop à l’étroit dans mon cal’bar
Je décharg’ de tout’s parts.
Aujourd’hui je suis bourgeois
C’ en est fini de tout ça
Je suis casé, marié
Plus de pépées, fini de rigoler
Mais quand mémé s’endort devant la télé
Moi j’ai la triqu’, je m’astiqu’
En pensant que j’ les nique
PIETER BREUGHEL IN BRUSSEL
Pieter Breughel de Oude
Zou opstaan uit de dood
Om de wereld te aanschouwen:
Was ’t bloed er nog zo rood, als karmijn?
Zou er nog oorlog zijn?
40
Al eerst ging hem naar Brussel, Pieter Breughel den Ouwe
Naar zijnen atelier Die dacht ’t is weer zover
En hij nam zijnen bussel Da’ ze hier den Geuze nog brouwen
Penselen en wat houtskool mee Da’s fijn maar dat ’t in ’t
Naar zijn Brabantse stee. Frans moet zijn
Da vin’k een groot sjagrijn.
Hij was nog niet vergeten
Waar dat zijn woonhuis was Het Spaans is nu verdreven
Het was wel wat versleten Uit ons klein vaderland
De memel woonde in zijn kas Maar nu hebben we gekregen
Kapot was ’t vensterglas. Het Frans aan de Marollenkant
Da’s boven mijn verstand.
Eerst vroeg hem aan de mensen;
Is Spanje hier nog baas? Piet Breughel is dan droevig
Leefde naar eigen wensen? Terug naar zijn graf gegaan
Zijn ze nog even dwaas in ons land? Nadat hem op zijn kamer
Of kregen ze verstand? Een heel klein maar een fijn
Schilderij
De mensen wouden Breughel Vol kleur had doen ontstaan.
Zijn Brabants niet verstaan
Dus is hem stil en treurig En daarop stond geschilderd
Naar een café gegaan, die daar in Ne Vlaming in ’t gevang
Zijn jeugd al had gestaan. ’t Gevang van zijn kompleksen
De sleutel ligt erbij aan zijn zij
Hij vroeg in ’t zuiver Brabants Doet open, maakt hem vrij!
De kastelein om drank
Maar de patron die zei: "Pardon Dernière strophe alternative :
Je ne comprends pas Flamand" En daarop stond geschilderd
Emmerdant! Ne Vlaming in den val
Dans le cœur du Brabant. De val van zijn kompleksen
’t Fanatisme staat erbij
Aan zijn zij
Zo geraakt hem nooit nie vrij!
41
PLAISIR DES DIEUX (LE)
Du dieu Vulcain, quand l’épouse friponne
Va boxonner loin de son vieux sournois,
Le noir époux, que l’amour aiguillonne,
Tranquillement se polit le chinois.
Va-t-en, dit-il à sa fichue femelle,
Je me fous bien de ton con chassieux:
De mes cinq doigts je fais une pucelle | (BIS)
Masturbons-nous c’est le plaisir des dieux. |
Bast! Laissons-lui ce plaisir ridicule,
Chacun, d’ailleurs, s’amuse à sa façon:
Moi, je préfèr’ la manière d’Hercule,
Jamais sa main ne lui servit de con.
Le plus sal’ trou, la plus vieille fendasse,
Rien n’échappait à son vit glorieux.
Nous serons fiers de marcher sur ses traces
Baisons baisons c’est le plaisir des dieux. | (BIS)
Du dieu Bacchus quand, accablé d’ivresse,|
Le vit mollit et sur le con s’endort,
Soixante neuf et le vit se redresse;
Soixante neuf ferait bander un mort.
O clitoris, ton parfum de fromage
Fait regimber nos engins glorieux.
A ta vertu nous rendons tous hommage: | (BIS)
Gamahuchons c’est le plaisir des dieux. |
Pour Jupiter, façon vraiment divine,
Le con lui pue, il aime le goudron;
D’un moule à merde, il fait un moule à pine
Et bat le beurre au milieu de l’étron.
Cette façon est cruellement bonne
Pour terminer un gueuleton joyeux:
Après l’ dessert on s’encule en couronne | (BIS)
Enculons-nous c’est le plaisir des dieux. |
42
Quand à Pluton, le dieu à large panse,
Le moindre effort lui semble fatigant;
Aussi, veut-il, sans craindre la dépense,
Faire sucer son pénis arrogant.
Et nous, rêvant aux extases passées,
Tout languissants, réjouissons nos yeux
En laissant faire une amante empressée, | (BIS)
Laissons sucer c’est le plaisir des dieux. |
Au reste, amis, qu’on en fasse à sa tête,
Main, con, cul, bouche, au plaisir tout est bon.
Sur quelqu’autel qu’on célèbre la fête,
Toujours là-haut, on est sûr du patron.
Foutre et jouir, voilà l’unique affaire,
Foutre et jouir: voilà quels sont nos voeux.
Foutons amis qu’importe la manière | (BIS)
Foutons foutons c’est le plaisir des dieux. |
RÉPONSE D’UNE FÉMINISTE
Accroche-toi car ce soir
Je m’en vais t’étonner
Ta chanson de queutard
Est trop édulcorée
Tu t’prends pour un pervers
Mais t’as encore rien vu
Je t’emmène en enfer | (BIS)
Au fin fond de mon cul |
Tu dis être sauvage
J’ai connu plus sanglant
Mon premier pucelage
J’l’ai vendu à dix ans
Pénétration anale
Tout en limant ma fente
Oh oui fais-moi bien mal | (BIS)
J’aime que tu me violentes |
43
Rends-moi tous mes morpions
Et file m’en un des tiens
Complète ma collection
Je baiserai pas pour rien
Enfonce loin ton phallus
Dans mon tendre rectum
De sorte que mon anus | (BIS)
Devienne un trou énorme |
Mais je sens que tu jutes
Au fond de mon trou d’balle
Je suis fière d’être une pute
Une traînée vénale
Tu finis par cracher
Que je te suce ou non
Que ce soit ta purée | (BIS)
Ou bien tout ton pognon |
Et dans deux ptites secondes
Je vais devenir gouine
Car ta semence immonde
Ne vaut pas la cyprine
J’vais dépuceler ta sœur
Lui enfoncer mon poing
Jusqu’à c’qu’elle soit en pleurs | (BIS)
J’en ferai une catin |
Et pour te consoler
Direction le cimetière
Tu t’en vas te vider
Dans un corps plein de vers
Moi j’aime la mort, le sang
Quand c’est gore, quand c’est trash
Ton organe turgescent | (BIS)
Je le taille à la hache |
Mmm…
Ton organe turgescent je le taille à la hache ! (BIS)
44
ROLDERS IN DE NACHT (DE)
Iedereen slaapt, het is rustig, het is nacht.
Een smalle straat, een lantaarn, ’t lijkt verdacht:
Geen pandoeren, slechts de stilte houdt de wacht
Plots het brullen van de rolders in de nacht:
Ohohohohohoho... Ohohohohohoho...
Want immer gaan de rolders op de zwier,
Want zij blijven steeds maar
Dorsten naar het bier.
Ohohohohohoho... Ohohohohohoho…
En gij zijt mijnen allerbeste vriend,
Zo nen chikken tip heb ekik nog niet gekind:
Doevei drinke w’oep aaf gezondheid nog een pint,
Want dat hedde nondedoeme dik verdiend!
Ohohohohohoho... Ohohohohohohoho...
En wijle gon met ons getwee op de rol
En ons pinten moeten
Op de slag terug vol!
Ohohohohohoho... Ohohohohohohoho...
Bij Margot was er overlast bagaar
Daar was ambras en dat ambeteerde haar,
Ze werd koleirig en ze deed geweldig raar:
’t Was terug zover want de pandoeren waren daar!
Ohohohohohoho... Ohohohohohohoho...
En toen heeft Margot haar caféke toegedaan
En haar Vlaamse jongens zijn toen
Op een ander moeten gaan!
Ohohohohohoho... Ohohohohohohoho…
Daar laveert nog een eenzaat door de stad,
Hij is bedronken, hij is bezopen, stapelzat,
Zijn lijf zit vol alkohol en gerstenat...
En hij piert op de kasseien van de stad!
Ohohohohohoho... Ohohohohohohoho…
45
En nu ligt hij daar te slapen in de straat,
En niemand die heeft kompassie
’t Is maar ne zatte kameraad
Ohohohohohoho... Ohohohohohohoho…
SCHIFFLEIN SAH ICH FAHREN (EIN)
Ein Schiffein sah ich fahren,
Kapitän und Leutenant;
Darinnen waren geladen
Zwei brave Kompanien Soldaten.
Kapitän, Leutenant, Fähndrich, Sergeant,
Nimm das Mädel, nimm das Mädel bei der Hand,
Soldaten, Kameraden, nimm das Mädel,
Nimm das Mädel bei der Hand.
Was sollen die Soldaten essen?
Kapitän und Leutenant;
Gebratene Fisch mit Kressen,
Das sollen die Soldaten essen.
Was sollen die Soldaten trinken?
Kapitän und Leutenant;
Den besten Wein, der zu finden,
Den sollen die Soldaten trinken.
Wo sollen die Soldaten schlafen?
Kapitän und Leutenant;
Bei ihren Gewehr’ und Waffen,
Da müssen die Soldaten schlafen.
Wo sollen die Soldaten tanzen?
Kapitän und Leutenant;
Vor Harburg auf der Schanzen,
Da müssen die Soldaten tanzen.
46
Wie kommen die Soldaten in den Himmel?
Kapitän und Leutenant;
Auf einem weißen Schimmel,
Da reiten die Soldaten in den Himmel.
Wie komm’n die Offziers in die Höllen?
Kapitän und Leutenant;
Auf einem schwarzen Fohlen,
Da wird sie der Teufel schon holen.
SHE’LL BE COMING ’ROUND THE MOUNTAIN
She’ll be coming ‘round the mountain when she comes.
She’ll be coming ‘round the mountain when she comes.
She’ll be coming ‘round the mountain, she’ll be coming ‘round the mountain,
she’ll be coming ‘round the mountain when she comes.
Singing aye aye yippy yippy aye,
Singing aye aye yippy yippy aye,
Singing aye aye yippy (yippy), aye aye yippy (yippy),
Aye aye yippy yippy aye (oh aye)
She’ll be driving six white horses when she comes…
Oh, we’ll all go out to meet her when she comes…
Oh, we’ll all have chicken and dumplings when she comes…
We’ll be singing “Hallelujah” when she comes…
47
TUNKE
Die Stimme unsres Küsters
Ist nur ein leis’ Geflüster
Vor dem Trompetenschall
Ja vor dem Schall (x7)
Vor dem Trompeten...
Tunke, tunke, tunke, tunk, vivallalera (BIS)
Vor dem Trompetenschall, ja vor dem Schall!
Viola, Bass und Geige
Die müssen alle schweigen
Vor dem Trompetenschall!…
Die Vöglein in dem Walde
Die schweigen also balde
Vor dem Trompetenschall!…
Leb’ wohl, mein kleines Städtchen,
Leb’ wohl, schwarzbraunes Mädchen,
Leb’ wohl und denk’ an mich,
Und denk’ an mich… (x7)
Leb’ wohl und denk’ an...
Tunke, tunke, tunke, tunk, vivallalera (BIS)
Leb’ wohl und denk’ an mich, ja denk’ an mich!
Mein Brüssel, du sollst leben,
Sollst reichen Stoff mir geben,
Du bist ein Biekanal
Ja Bierkanal (x7)
Du bist ein Bierka-...
Tunke, tunke, tunke, tunk, vivallalera (BIS)
Du bist ein Bierkanal, ja Bierkanal!
48
VIENS BOIRE UN P’TIT COUP À LA MAISON
Allé viens boir un petit coup à la maison
Y a du blanc y a du rouge du saucisson
Et Jojo avec son petit accordéon
Vive les bouteilles, les copains et les chansons
Pour pouvoir écrire l’premier couplet
On a fait des crêpes au grand marnier
Les crêpes étaient bonnes mais trop salées
On s’est forcé on a tout bu et on a rien mangé
Pour faire la cuisine sans être bourré
Et cette fois y a pas d’premier couplet
Faut pas s’marrer et se mette à chanter
Y a pas de vin y a pas de pain si y a pas les copains
Refr. (x2)
Nous on aime bien les chansons à boire
Et ce qui nous rendit un peu d’espoir
C’est qu’on avait pas fini la poire
On s’est forcé on a tout bu et on a rien mangé
On a tous fini completement noir
C’était pas la fin de nos déboires
Car il fallait une suite à cette histoire
Y a pas de vin y a pas de pain si y a pas les copains
Refr. (x2)
Tout ça se serait bien terminé
Si nos bonnes femmes étaient rentrés
Elles nous ont mis le Pernod sous clé
Elles ont gueulé plus fort que nous et on s’est fait virer
Refr. (x2)
49
WIJN (DE)
Het beste van de wijne dat is er voor mijne mond
Al lag ik ziek te bedde dan werd ik weer gezond
Al lag ik ziek te bedde gekweld door menig venijn
De wijn geneest de pijne
O wijn, weest welkom wijn
Men mag de wijn wel loven, zij is er het prijzen waard
En ook de schone vrouwen die zijn er naar onzen aard
Ik heb er nog meer te doen dan enkel dit glaasje klein
Daarom wil ik ze roemen
O wijn, weest welkom wijn
De wijn die komt van verre, zo menig mijl gereden
Op wagens en op karren tot hier al binnen de steden
Zij komt er uit het land van Keulen, al over de Rijn
Getond in volle vaten
O wijn, weest welkom wijn
En is ze rood en helder dan is ze ons goed gezind
En streelt zij onze tongen dan is zij ongekend
O als de mensen drinken met vrienden al bijeen
Uit glazen die daar klinken
O wijn, weest welkom wijn
Ach vrienden hebt geen zorgen, al hebben wij nu geen geld
De waard zal ons wel borgen, zo heeft hij mij verteld
We zullen hem laten schenken en vrolijk zullen we zijn
Kom laat ons vanavond blijven
O wijn, weest welkom wijn
50
WILD ROVER (THE)
I’ve been a wild rover for many’s a year
I’ve spent all my money on whiskey and beer.
But now I’m returning with gold in great store.
And I never will play the wild rover no more.
And it’s no nay never, no nay never no more, | (BIS)
Will I play the wild rover, no never no more. |
I went into an alehouse, I used to frequent.
I told the landlady my money was spent.
I asked her for credit, she answered me nay,
Such custom as yours I can have every day.
I then took from my pocket, ten sovereigns bright,
And the landlady’s eyes opened wide with delight
She says I have whiskeys and wines of the best,
And the words that you told me were only in jest.
I’ll go home to my parents, confess what I’ve done,
And I’ll ask them to pardon their prodigal son.
And when they’ve caressed me as oft times before,
Then I never will play the wild rover no more.
51
ZILVERVLOOT (DE)
Heb je van de Zilveren Vloot wel gehoord
De Zilveren Vloot van Spanje?
Die had er veel Spaanse matten aan boord
En appeltjes van Oranje!
Piet Hein, Piet Hein
Piet Hein zijn naam is klein
Zijn daden bennen groot: (BIS)
Die heeft gewonnen de Zilveren Vloot,
Die heeft gewonnen, gewonnen de Zilvervloot.
Zei toen niet Piet Hein met een aalwarig woord
"Wel jongetjes van Oranje,
Kom klim ’reis aan dit en dat Spaanse boord
En rol me de matten van Spanje!"
Klommen niet de jongens als katten in ’t want
En vochten ze niet als leeuwen?
Ze maakten de Spanjers duchtig te schand,
Tot Spanje klonk hun schreeuwen!
Kwam er nu nog eenmaal zo ’n Zilveren Vloot
Zeg, zou jullie nog zo kloppen?
Of zoudt gij u veilig buiten schoot
Maar stil in je hangmat stoppen?
"Wel, Neerlands bloed,
Dat bloed heeft nog wel moed!
Al bennen we niet groot, (BIS)
We zouen winnen een Zilvervloot,
We zouen winnen, nog winnen een Zilvervloot!"
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CHANTS SACRÉS............................................................................................................................................ 2
GAUDEAMUS IGITUR........................................................................................................................... 3
BIÈRE (LA)............................................................................................................................................. 4
KRAMBAMBOULI...................................................................................................................................5
KRAMBAMBULI..................................................................................................................................... 6
MARCHE DES ÉTUDIANTS (LA).......................................................................................................... 7
CHANTS EN FRANÇAIS
AIMABLE FANCHON (L’)..................................................................................................................... 10
BITE À DUDULE (LA)........................................................................................................................... 11
BONNE BIÈRE BRUXELLOISE (LA)................................................................................................... 12
BOURGUIGNONE (LA)........................................................................................................................13
BRUXELLES (BREL)............................................................................................................................14
BRUXELLES (WANNES)..................................................................................................................... 15
BUITEN DIE WALEN............................................................................................................................16
CHANSON DU ROI ALBERT (LA)....................................................................................................... 18
CHEVALIERS DE LA TABLE RONDE..................................................................................................19
DE PROFUNDIS MORPIONIBUS........................................................................................................20
FEMME DU ROULIER (LA)..................................................................................................................23
HOMME AU PUISSANT BRAQUEMART (L’)...................................................................................... 30
J’SUIS BRUXELLOIS (CHANT DES ÉTUDIANTS BRUXELLOIS)......................................................32
KYRIÉ DES MOINES........................................................................................................................... 35
MARCHE DES CREVETTES (LA)....................................................................................................... 36
ODE À UNE FÉMINISTE......................................................................................................................38
ON A SOIF........................................................................................................................................... 39
PARCOURS SANTÉ............................................................................................................................ 39
PLAISIR DES DIEUX (LE)....................................................................................................................42
RÉPONSE D’UNE FÉMINISTE............................................................................................................43
VIENS BOIRE UN P’TIT COUP À LA MAISON................................................................................... 49
CHANTS EN NÉERLANDAIS/FLAMAND
DRIE SCHUINTAMBOERS.................................................................................................................. 22
KALINKA.............................................................................................................................................. 33
KOEKOEKSLIED (HET)....................................................................................................................... 33
KOMT VRIENDEN IN HET RONDE.....................................................................................................34
PIETER BREUGHEL IN BRUSSEL..................................................................................................... 40
ROLDERS IN DE NACHT (DE)............................................................................................................45
WIJN (DE)............................................................................................................................................ 50
ZILVERVLOOT (DE).............................................................................................................................52
CHANTS EN ALLEMAND
GUTE KAMERAD (DER)......................................................................................................................25
ICH HAB’ MEIN HERZ IN HEIDELBERG VERLOREN........................................................................31
IN MÜNCHEN STEHT EIN HOFBRÄUHAUS...................................................................................... 31
SCHIFFLEIN SAH ICH FAHREN (EIN)................................................................................................ 46
TUNKE................................................................................................................................................. 48
CHANTS EN ANGLAIS
COCKLES AND MUSSELS..................................................................................................................20
LOCH LOMON’.....................................................................................................................................36
SHE’LL BE COMING ’ROUND THE MOUNTAIN.................................................................................47
WILD ROVER (THE)............................................................................................................................ 51
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