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Potentiels Standards

Ce dossier présente les potentiels standards d'oxydoréduction, en définissant les concepts d'oxydants et de réducteurs ainsi que les méthodes de détermination de ces potentiels. Il aborde également les applications pratiques des potentiels standards dans divers domaines, tels que l'électrochimie et la corrosion. Enfin, il souligne l'importance de ces potentiels pour comprendre les réactions d'oxydoréduction et leurs implications thermodynamiques.

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Potentiels Standards

Ce dossier présente les potentiels standards d'oxydoréduction, en définissant les concepts d'oxydants et de réducteurs ainsi que les méthodes de détermination de ces potentiels. Il aborde également les applications pratiques des potentiels standards dans divers domaines, tels que l'électrochimie et la corrosion. Enfin, il souligne l'importance de ces potentiels pour comprendre les réactions d'oxydoréduction et leurs implications thermodynamiques.

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DOSSIER

Techniques de l’Ingénieur
l’expertise technique et scientifique de référence

k810
Potentiels standards d'oxydoréduction -
Déterminations et applications
Par :
André DARCHEN
Docteur ès Sciences Physiques, Professeur émérite à l'École nationale supérieure de Chimie de Rennes

Ce dossier fait partie de la base documentaire


Propriétés électriques et électrochimiques
dans le thème Constantes physico-chimiques
et dans l’univers Sciences fondamentales

Document délivré le 12/04/2012


Pour le compte
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Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite. © Editions T.I.
Potentiels standards
d’oxydoréduction
Déterminations et applications

par André DARCHEN


Docteur ès Sciences Physiques
Professeur émérite à l’École nationale supérieure de Chimie de Rennes

1. Oxydoréduction, définitions et conventions .................................... K 810v2 - 2


1.1 Oxydants et réducteurs ............................................................................... — 2
1.2 Électrode standard à hydrogène................................................................. — 4
1.3 Échelles de potentiel .................................................................................... — 5
2. Détermination des potentiels standards ........................................... — 6
2.1 Mesures électrochimiques .......................................................................... — 6
2.2 À partir de données thermodynamiques ................................................... — 7
2.3 Tableau de potentiels .................................................................................. — 7
3. Applications ............................................................................................... — 21
3.1 Représentation des potentiels .................................................................... — 22
3.2 Effet du pH – référence biochimique .......................................................... — 24
3.3 Déterminations de données thermodynamiques...................................... — 26
3.4 Analyses chimiques ..................................................................................... — 27
3.5 Corrosion et protection contre la corrosion............................................... — 27
4. Conclusions................................................................................................ — 28
Pour en savoir plus ........................................................................................... Doc. K 810v2

es réactions d’oxydoréduction constituent une famille de réactions particu-


L lières caractérisées par l’implication de deux oxydants (Ox1 et Ox2) et de
deux réducteurs (Red1 et Red2), avec la participation éventuelle de composés
spectateurs du point de vue de l’oxydoréduction (CS, CS′), selon la stœchiomé-
trie simplifiée de l’équation (1). En effet, dans cette équation, les composés
spectateurs servent à équilibrer la réaction mais ils ne subissent ni oxydation
ni réduction. Les composés oxydants et réducteurs appartiennent à deux
couples oxydoréducteurs ou couples redox Ox1/Red1 et Ox2/Red2 :

Ox1 + Red 2 + CS → Red1 + Ox 2 + CS ′ (1)

Ox + ne + CS → Red + CS ′ (2)

La définition de composé « oxydant » ou « réducteur » a évolué en fonction


des connaissances scientifiques, en tenant compte des mécanismes éventuels :
perte ou gain d’oxygène, perte ou gain d’hydrogène, perte ou gain d’électrons,
ou encore variation de l’état d’oxydation ou du nombre d’oxydation. Afin de
qualifier un composé oxydant ou réducteur par un potentiel redox, nous retien-
drons la définition qui fait référence à la possibilité de transfert d’un ou
plusieurs électrons selon l’équation (2). Dans cette équation, l’oxydant est un
composé susceptible de capter des électrons, tandis que le réducteur est un

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POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION __________________________________________________________________________________________

composé susceptible de fournir des électrons. Selon cette équation, le statut


« oxydant » ou « réducteur » des composés du couple oxydoréducteur peut
aussi être établi sur une base plus générale de la variation du degré d’oxyda-
tion d’un élément chimique présent dans ces composés.
L’oxydant capte des électrons. Il s’agit donc d’une réduction de l’oxydant au
cours de laquelle un élément de ce composé est caractérisé par une diminution
de son degré d’oxydation.
Le réducteur fournit des électrons. Il s’agit donc d’une oxydation du réduc-
teur au cours de laquelle un élément de ce composé est caractérisé par une
augmentation de son degré d’oxydation.
Le degré d’oxydation de cet élément chimique, ou même la variation de ce
degré d’oxydation, ne suffit pas à caractériser l’aptitude des composés à se
comporter comme oxydant ou comme réducteur. En revanche, les potentiels
standards permettent de prévoir les possibilités des réactions d’oxydoréduc-
tion permises par la thermodynamique. Il est possible de concevoir une
augmentation (ou une diminution) d’un degré d’oxydation d’un élément en uti-
lisant une anode (ou une cathode). La réaction correspondante de transfert
d’électrons peut alors être écrite de manière simple dans le sens de la réduc-
tion de l’oxydant ou de l’oxydation du réducteur. Dans un certain nombre de
cas, ces transferts d’électrons sont expérimentalement réalisables sur des élec-
trodes dans des conditions normalisées et conduisent à des valeurs de
potentiels de référence appelés potentiels standards. Étant donné que ces
potentiels sont des caractéristiques thermodynamiques, ils sont aussi accessi-
bles à partir des calculs de variation d’enthalpie libre.
Après avoir rappelé les conventions relatives à l’oxydoréduction, nous pré-
senterons les méthodes d’accès aux potentiels standards, ainsi que les
principales valeurs relatives à divers composés. La connaissance des potentiels
standards des composés oxydants ou réducteurs engagés dans un processus
redox, électrochimique ou non, permet diverses applications qui seront égale-
ment présentées dans cet article.

1. Oxydoréduction, dards qui contiennent cette information thermodynamique. Cette


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caractéristique électrique se conçoit bien dans le cadre d’une


définitions et conventions réaction avec transfert d’électrons [4].

1.1.1 Définitions
1.1 Oxydants et réducteurs
Les oxydations et réductions ont fait l’objet de diverses défi-
nitions établies en fonction de la compréhension de la
Les réactions d’oxydoréduction interviennent dans une grande réactivité [1]. À titre d’exemple, considérons les réactions (3), (4) et
diversité de situations allant des processus biologiques, comme la (5) au cours desquelles deux moles de zinc (réducteur) réagissent
photosynthèse au cours de laquelle l’oxydation de l’eau fournit de en milieux aqueux avec une mole de nitrobenzène (oxydant) pour
l’oxygène, jusqu’aux applications industrielles de production élec- conduire à différents produits. Dans ces réactions d’oxydoré-
trolytique de nombreux composés stratégiques (soude, chlore, alu- duction, l’eau et le proton sont des composés spectateurs. Au
minium), en passant par le stockage et la restitution d’énergie cours de ces réactions, la molécule organique (nitrobenzène), qui
électrique dans des piles secondaires [K 800]. Il ne faut pas non perd de l’oxygène, subit une réduction. Le zinc, qui gagne de l’oxy-
plus négliger l’importance des réactions d’oxydation ou de gène ou perd des électrons, est oxydé et conduit respectivement à
réduction dans la mise en œuvre d’analyses chimiques et électro- ZnO et Zn2+. La nature de ces réactions d’oxydoréduction peut
chimiques. Du fait de l’omniprésence des réactions d’oxydoré- aussi être établie en analysant, par exemple, la variation du degré
duction, la connaissance des propriétés oxydantes et réductrices d’oxydation de l’élément Zn. Au cours des réactions (3), (4) et (5), il
des composés chimiques est fondamentale. Dans un premier est facile de voir que le degré ou nombre d’oxydation de Zn passe
temps, la détermination du nombre d’oxydation d’un élément per- de 0 à + II, ce qui correspond à une oxydation de cet élément.
met de situer plusieurs composés chimiques contenant cet
élément dans une séquence de nombre d’oxydation croissant. En revanche, les équations (6) et (7) correspondent à des
L’avantage de l’usage des nombres d’oxydation réside dans une réactions purement chimiques. Les deux composés de
définition d’une réaction d’oxydoréduction indépendamment du l’équation (6) présentent une même formule brute. La réaction glo-
mécanisme [1] [2] [3]. Mais une séquence de composés, classés en bale est purement chimique même si la fonction –NH2 peut être
fonction d’un nombre d’oxydation, ne révèle pas l’aptitude oxydo- considérée comme un état réduit du groupement –NHOH. Cette
réductrice de ces divers composés. Ce sont les potentiels stan- modification est compensée par la fonction phénol qui est un état

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___________________________________________________________________________________________ POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION

oxydé du cycle aromatique. La réaction chimique (7) fait intervenir – réciproquement, lors d’une réduction, il y a diminution du
des protons et non pas des atomes d’hydrogène. L’oxyde de zinc nombre d’oxydation d’un élément du composé (oxydant) qui subit
ne perd pas un atome d’oxygène. Il n’y a ni réduction ni oxydation cette réaction.
mais dissolution de ZnO (forme oxydée du zinc) conduisant au
cation Zn2+ qui est une autre forme oxydée du zinc, comme le La notion de nombre d’oxydation revient à considérer que tous
montre l’équation (9). Ici aussi, il est possible de vérifier que le les éléments chimiques dans un ion ou une molécule sont des ions
nombre d’oxydation de Zn est constant au cours de la réaction (7). fictifs, dont la charge correspondant au nombre d’oxydation est
donnée en chiffres romains (sous réserve que ce nombre est
Les réactions d’oxydoréduction (3), (4) et (5) résultent de
entier). Cette notion de nombre d’oxydation s’accompagne donc
combinaisons des demi-équations ou réactions électrochimi-
d’une opération virtuelle au cours de laquelle les liaisons
ques⁄(8), (9) et (10) qui mettent en évidence le gain d’électrons
covalentes sont assimilées à des liaisons purement ioniques. Cette
dans la réduction (8) et la perte d’électrons dans les oxydations (9)
opération consiste à accentuer la polarisation des liaisons
et (10).
hétéroatomiques dont le caractère partiellement ionique est déter-
miné par les différences d’électronégativité des éléments engagés
C6H5NO2 + 2Zn + H2O → C6H5NHOH + 2ZnO (3) dans ces liaisons. La détermination des nombres d’oxydation
implique la connaissance de l’électronégativité des éléments.
C6H5NO2 + 2Zn + 4H+ → C6H5NHOH + 2 Zn2+ +H2O (4)

1.1.3 Électronégativité des éléments


C6H5NO2 + 2Zn + 4H+ → para HOC6H4NH2 + 2Zn2+ +H2O (5)
L’électronégativité d’un élément est un paramètre atomique qui
C6H5NHOH → para HOC6H4NH2 (6) caractérise la capacité de cet élément à attirer les électrons
lorsqu’il est engagé dans une liaison avec un autre élément [K 80].
2ZnO + 4H+ → 2Zn2+ + 2H2O (7) La différence d’électronégativité entre les deux éléments d’une
liaison chimique détermine le caractère covalent ou ionique de
cette liaison. La différence d’électronégativité des éléments dans
C6H5NO2 + 4H+ + 4 e− → C6H5NHOH + H2O (8) une molécule est aussi utilisée dans la définition de la polarité :
une molécule est polaire lorsque les centres de gravité des
charges positives et négatives ne coïncident pas. Il en résulte que
2Zn → 2Zn2+ + 4 e− (9)
certaines molécules (par exemple CCl4) ne sont pas polaires alors
que toutes les liaisons sont polarisées.
2Zn + 2H2O → 2ZnO + 4H+ + 4 e− (10)
L’électronégativité des éléments a été déterminée à partir de
diverses données : énergies de liaison, énergie d’ionisation, élec-
troaffinité, rayon covalent. Il en résulte un certain flou ou des
Définitions : incertitudes sur les données avec l’existence de plusieurs échelles
Oxydant : composé capable de perdre un ou plusieurs d’électronégativités. Il en résulte en particulier des classements dif-
atomes d’oxygène, ou de gagner un ou plusieurs atomes férents des éléments dans l’ordre des valeurs croissantes.
d’hydrogène, ou d’accepter un ou plusieurs électrons. L’échelle de Pauling est probablement la plus utilisée. Dans cette
Composé contenant un élément dont le nombre d’oxydation échelle, les électronégativités varient entre 0,7 et 4. Même s’il
diminue au cours d’une réaction redox. existe parfois des ambiguïtés, ce sont ces électronégativités qui
Réducteur : composé capable de fixer un ou plusieurs servent à déterminer les nombres d’oxydation des éléments impli-
atomes d’oxygène, ou de perdre un ou plusieurs atomes qués dans des réactions d’oxydoréduction.
d’hydrogène, ou de céder un ou plusieurs électrons. Composé
contenant un élément dont le nombre d’oxydation augmente
au cours d’une réaction redox.
Électronégativité des éléments selon Pauling [K 80]
Oxydation : réaction au cours de laquelle un réducteur est
oxydé. Réaction au cours de laquelle le nombre d’oxydation
d’un élément du réducteur augmente. L’électronégativité d’un élément est une caractéristique ato-
mique qui permet d’exprimer la tendance de cet élément à
Réduction : réaction au cours de laquelle un oxydant est attirer des électrons lorsqu’il est engagé dans une liaison avec
réduit. Réaction au cours de laquelle le nombre d’oxydation un autre élément. Il existe plusieurs définitions de l’électroné-
d’un élément de l’oxydant diminue. gativité. C’est l’échelle de Pauling qui est la plus connue. Pour
Oxydoréduction : transformation chimique au cours de établir cette échelle, Linus Pauling a utilisé les énergies de
laquelle un oxydant est réduit tandis qu’un réducteur est oxydé liaison et il lui a imposé son étendue de manière arbitraire, en
sans préjuger du mécanisme de la réaction par transfert d’élec- prenant pour l’hydrogène et le fluor les valeurs respectives de
tron ou d’atome. 2,2 et 4. Dans cette échelle, les valeurs les plus élevées corres-
pondent aux éléments les plus électronégatifs. Du fait du rôle
de la charge du noyau écrantée par les électrons de cœur,
1.1.2 Nombre d’oxydation l’électronégativité varie dans le tableau périodique de la
manière suivante, lorsque le numéro atomique augmente :
Le sens du transfert d’électrons dans les réactions électro- – dans une colonne (ou famille), l’électronégativité diminue ;
chimiques n’offre aucune ambiguïté sur la nature de la réaction – dans une période donnée, l’électronégativité augmente.
d’oxydation ou de réduction. Mais il n’est pas nécessaire d’écrire
des réactions électrochimiques pour lever des ambiguïtés. En effet, Voici les principaux éléments classés dans l’ordre des élec-
l’introduction de la notion de nombre d’oxydation permet de faire tronégativités croissantes (données entre parenthèses) :
une distinction entre réduction et oxydation [1] [5] : K (0,82) Ba (0,89) Na (0,93) Li (0,98) Ca (1,00) Mg (1,31) Ti
(1,54) Al (1,61) Zn (1,65) Fe (1,83) Ag (1,93) B (2,04) P (2,19) H
– lors d’une oxydation, il y a augmentation du nombre d’oxy-
(2,20) Au (2,54) S (2,58) I (2,04) Br (2,96) N (3,04) Cl (3,16) O
dation d’un élément du composé (réducteur) qui subit cette
(3,44) F (3,98)
réaction ;

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POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION __________________________________________________________________________________________

1.1.4 Détermination des nombres d’oxydation Séquences de degrés d’oxydation


Degrés d’oxydation du chlore dans :
La détermination des nombres d’oxydation des éléments enga-
gés dans un composé chimique est conduite selon la séquence
suivante [5] : HCl Cl2 HCIO HCIO 2 HCIO 3 HCIO 4
1) partir de la formule développée du composé chimique. La −I 0 +I + III +V + VII
connaissance de cette structure permet de mettre en évidence des
nombres d’oxydation différents lorsqu’un composé contient plu- Degrés d’oxydation du manganèse dans :
sieurs atomes d’un même élément mais liés différemment ;
2) prendre en compte les électronégativités des éléments. Pour Mn Mn 2+ Mn 3+ MnO 2 MnO 24 − MnO −4
chaque liaison, attribuer à l’élément le plus électronégatif une 0 + II + III + IV + VI + VII
charge fictive négative unité, et une charge fictive positive unité à
l’autre élément. Les charges fictives sont doublées ou triplées dans
le cas de double ou triple liaison. Dans la pratique, les éléments
des molécules homoatomiques ne portent pas de charge et sont 1.2 Électrode standard à hydrogène
donc au nombre d’oxydation 0. Dans un composé hétéroatomique,
un atome d’oxygène sera porteur d’une charge fictive – II, sauf Le sens physique du potentiel standard d’un couple redox corres-
dans des structures peroxydes où deux atomes d’oxygène sont pond à la force électromotrice d’une pile constituée par une élec-
liés. Sauf dans les composés hydrures où l’hydrogène a une trode impliquant ce couple redox et une électrode de référence. Afin
charge – I, l’hydrogène lié à un autre élément sera toujours porteur d’avoir cette valeur de potentiel standard (ou de référence), le cou-
d’une charge fictive + I ; ple redox et l’électrode de référence doivent être utilisés dans des
conditions standards. Par convention, c’est l’électrode à hydrogène
3) écrire que la somme des nombres d’oxydation dans le
utilisée dans des conditions standard qui a été définie comme élec-
composé est égale à la charge du composé (zéro pour une molé-
trode de référence des potentiels en milieux aqueux [6].
cule neutre ou bien le nombre de charges lorsqu’il s’agit d’un ion)
et en déduire éventuellement le nombre d’oxydation d’un élément. Une électrode à hydrogène est une électrode de platine à l’équi-
libre de la réaction (14) dont le potentiel est donné par la loi de
L’atome d’oxygène dans l’oxygène atomique (O) ou moléculaire
Nernst (15) (16). L’électrode standard à hydrogène ESH est l’élec-
(O2) ou dans l’ozone (O3) est au même degré d’oxydation 0, alors
trode à hydrogène lorsque tous les constituants sont utilisés dans
que ces composés présentent des réactivités différentes.
des conditions standards, c’est-à-dire avec une activité ou une
Les nombres d’oxydation peuvent être fractionnaires comme par fugacité (pour les gaz) égale à 1. Dans ces conditions (hypothé-
exemple celui des atomes d’oxygène à – 0,5 dans l’anion supe- tiques), le potentiel de l’électrode est par convention égal à
roxyde O −2 . 0 V/ESH quelle que soit la température. L’hydrogène moléculaire
(H2) est un gaz dans des conditions standards. Depuis 1982,
L’anion thiosulfate S2O2−3 contient deux atomes de soufre diffé- l’IUPAC a recommandé d’utiliser comme conditions standards une
rents, l’un central tandis que l’autre est au degré – II comme les température de 25 oC et une pression de 1 bar (105 Pa) au lieu de
trois atomes d’oxygène. En ne tenant pas compte de la structure, 1 atmosphère (101 325 Pa) [7] [8] [9]. Cette modification de la pres-
le nombre d’oxydation moyen du soufre est calculé à + II alors que sion de référence entraîne une très faible variation des potentiels
les deux atomes de soufre sont différents. En considérant un de 0,17 mV [10]. Cette variation insignifiante n’a pas été répercutée
soufre au degré – II, le soufre central est alors au degré + VI, sur les potentiels standards disponibles dans les tableaux de don-
comme dans un ion SO 2− nées. L’état standard du proton H+ en solution est purement
4 .
hypothétique : il correspondrait à une molarité égale à 1 avec un
L’acide peroxodisulfurique H2S2O8 contient deux atomes d’oxy- coefficient d’activité égal à 1.
gène différents des six autres. Ces deux atomes d’oxygène sont
liés entre eux et constituent un peroxyde. En ne tenant pas compte
2H+ + 2 e− → H2
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(14)
de la structure, le nombre d’oxydation moyen du soufre est calculé
à + VII. Sachant que deux atomes d’oxygène ont un nombre d’oxy-
dation de – I, le calcul conduit pour le soufre à un nombre d’oxy- E eq = EHo+ /H2 + RT /2F ln (aH2 + /aH2 ) (15)
dation de + VI, comme dans un ion sulfate.
Le peroxyde de chrome CrO5 est préparé selon la réaction (11) à E eq = EHo+ /H2 + ln (10) RT /2F log10 (aH2 + /aH2 ) (16)
partir de bichromate de potassium et de peroxyde d’hydrogène.
Cette réaction n’est pas une oxydoréduction au cours de laquelle où E Ho+ /H 2 potentiel standard du couple H+/H2 fixé par
le chrome (VI) s’oxyderait en chrome (X) comme on pourrait le convention à zéro quelle que soit la température,
penser en l’absence de donnée sur la structure de CrO5 . En réalité,
R constante des gaz parfaits (8,314570 J · mol–1 · K–1),
ce composé contient un ligand oxyde O2– et deux ligands
T (K) température absolue,
peroxyde O 2−2 . Le calcul du nombre d’oxydation (no) du chrome
s’effectue alors selon les équations (12) et (13) et confirme que le F constante de Faraday (96 485 C · mol–1).
nombre d’oxydation du chrome est resté constant à + VI : aH+ et aH2 activités respectivement de H+ et H2 .
L’activité du gaz H2 , ou plutôt sa fugacité, est égale à 1 dans
Cr2O27− + 2H+ + 4H2O2 → 2CrO5 + 5H2O (11) l’état standard défini par une pression de 1 bar.
À 25 oC (298,15 oK) et en tenant compte de la conversion de ln
no (Cr) + no (O 2 − ) + 4 no (O 22 − ) = 0 (12) en log10 , le terme (ln(10) · RT/F ) vaut 0,05916 V. Ce terme est
généralement approximé à 0,059 V et parfois à 0,06 V.
no (Cr) = − [− 2 + 4 (−1)] = + 6 (13) Une électrode à hydrogène est réalisable. En revanche, l’élec-
trode standard à hydrogène est essentiellement théorique du fait
La magnétite Fe3O4 présente une structure spinelle dans de l’impossibilité ou des difficultés dans la réalisation des activités
laquelle un atome de fer est au degré + II et les deux autres égales à 1 pour H+ et H2 . Mais cela n’est pas un obstacle aux
atomes de fer sont au degré + III. Sans tenir compte de la struc- mesures électrochimiques car il existe plusieurs électrodes de réfé-
ture, le calcul du nombre d’oxydation du fer conduirait à une rence secondaires dont les potentiels sont bien connus par rapport
valeur moyenne de + 8/3. à l’ESH [6].

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des électrodes sont des potentiels d’équilibre donnés par la loi de


Électrode standard à hydrogène ou électrode normale Nernst EZn2+/Zn et ECu2+/Cu , et la différence de potentiel aux bornes
à hydrogène de la pile correspond à la force électromotrice de la pile Efem (19).
Considérons maintenant une pile électrochimique constituée par
L’électrode standard à hydrogène (ESH) est la référence une des deux lames métalliques précédentes associée à une élec-
thermodynamique de la mesure des potentiels quelle que soit trode à hydrogène. Nous pouvons alors réaliser les deux piles
la température. Cette électrode est théorique car il n’est pas représentées par les diagrammes (20) et (21). Dans ces deux piles,
possible de définir un état standard de H+ avec une solution l’électrode à hydrogène ne présente pas une même polarité, ce qui
de molalité mH+ = 1 et un coefficient d’activité γH+ = 1 : montre un changement dans le sens de la réaction impliquant les
composés H+ et H2 . Les réactions chimiques de pile sont données
aH+ = γ H + mH+ = 1 respectivement par (22) et (23). Dans la pile (20), le cuivre constitue
la borne positive, tandis que dans la pile (21), le zinc est une borne
Des solutions acides pour lesquelles aH+ est égal à 1 négative.
peuvent cependant être préparées mais avec des
concentrations supérieures à 1 mol/L et un coefficient d’acti- Pt, H2 (gaz) H+ (aH+ ) ¦ CuSO4 (aCu2+ ) Cu (20)
vité γH+ supérieur à 1. Des solutions acides peuvent avoir un
comportement idéal lorsque le coefficient d’activité γH+ est Zn ZnSO4 (aZn2+ ) ¦ H+ (aH+ ) H2 (gaz), Pt (21)
très voisin de 1, mais dans ces conditions, les solutions sont
très diluées (mH+ 1) et ne correspondent pas à un état stan-
Cu2+ + H2 → Cu + 2H+ (22)
dard.
L’électrode normale à hydrogène, notée ENH, apparait fré-
2H+ + Zn → H2 + Zn2+ (23)
quemment dans divers ouvrages ou documents traitant des
potentiels d’électrode. Parfois, l’ENH est présentée comme Considérons finalement que les piles précédentes contiennent
synonyme de l’ESH. Parfois, par analogie avec l’électrode au des électrodes métalliques dans des conditions standards asso-
calomel normale (ECN) qui contient une solution « normale » ciées à une électrode standard à hydrogène (dont le potentiel est
N de KCl à 1 mol/L, l’ENH est présentée comme une électrode fixé par convention à 0). La force électromotrice de ces piles cor-
à hydrogène dont la concentration en H+ est de 1 mol/L. Étant respond au potentiel standard Eo des électrodes par rapport à
donné que le potentiel d’une électrode à hydrogène est donné l’électrode standard à hydrogène. L’IUPAC [10] [11] recommande
par l’équation de Nernst [1] [2], qui est une relation logari- de présenter ces piles comme des cellules électrochimiques, en
thmique, le potentiel d’une ENH est très peu différent de celui plaçant toujours à gauche l’électrode standard à hydrogène,
d’une ESH. comme dans les diagrammes (24) et (25). La détermination
Eo = Efem = Ed – Eg conduit à des valeurs positive et négative, res-
pectivement pour les cellules (24) et (25). La valeur positive
1.3 Échelles de potentiel indique que la cellule (24) fonctionne spontanément en pile et que
l’électrode à hydrogène est une anode. La valeur négative de la
cellule (25) montre que c’est un fonctionnement en électrolyse qui
1.3.1 Cellules électrochimiques permettrait d’utiliser l’électrode à hydrogène comme anode. Selon
Soit une cellule électrochimique constituée de deux électrodes cette recommandation d’écriture des cellules (24) et (25), l’ESH pla-
différentes : une lame de zinc plongée dans une solution de sulfate cée à gauche joue toujours le rôle d’anode et par conséquent, les
de zinc et une lame de cuivre plongée dans une solution de sulfate potentiels standards déterminés se rapportent aux potentiels de
de cuivre. Les deux solutions sont en contact électrique par l’inter- réduction des oxydants. Il faut souligner que cette nouvelle défi-
médiaire d’un matériau séparateur conducteur ionique. Ce dernier nition du potentiel standard a conduit à changer le signe de toutes
peut être simplement un matériau poreux qui ralentit le mélange les données disponibles dans l’ouvrage de Latimer [12].
des solutions. Cette cellule peut être représentée par un dia-
gramme linéaire donnant la succession des principaux Pt, H2 (1 bar) H+ (aH+ = 1) ¦ CuSO4 (aCu2+ = 1) Cu (24)
constituants séparés par des traits verticaux, comme dans
l’exemple (17) et selon les recommandations de l’IUPAC [11]. Les
Pt, H2 (1 bar) H+ (aH+ = 1) ¦ ZnSO4 (aZn2+ = 1) Zn (25)
concentrations des solutions peuvent être précisées de diverses
façons (molarités, activités). Un trait vertical (|) correspond à une
Lorsque les cellules électrochimiques (24) et (25) sont ainsi
interface métal-solution. Un trait discontinu ( ¦ ) représente une
constituées dans des conditions standards, les forces électro-
jonction entre deux solutions miscibles. Lorsque le potentiel de
motrices mesurées sont les potentiels standards caractéristiques
jonction entre les deux solutions est négligeable, il est
du pouvoir oxydant ou réducteur des constituants de l’électrode
recommandé d’utiliser un double trait discontinu ( ¦¦ ).
associée à l’ESH. Le signe des forces électromotrices des piles pré-
cédentes révèle un sens physique : un potentiel Eo négatif ou posi-
Zn ZnSO4 (aZn2+ ) ¦ CuSO4 (aCu2+ ) Cu (17) tif signifie que le réducteur (Zn ou Cu) de l’électrode associée à
l’ESH est respectivement plus ou moins réducteur que l’hydrogène
Cu2+ + Zn → Zn2+ + Cu (18) moléculaire. Comme les électrodes comportent un couple oxydo-
réducteur, les valeurs des potentiels Eo caractérisent aussi le pou-
E fem = E Cu 2+ / Cu − E Zn 2+ /Zn (19) voir oxydant : l’ion métallique Cu2+ ou Zn2+ est respectivement
plus ou moins oxydant que le proton H+ dans un milieu de pH = 0.
Dans un circuit électrique fermé, cette cellule (17) fonctionne
comme un générateur de courant, ce qui permet de distinguer les 1.3.2 Potentiels en milieux aqueux
polarités des électrodes. La réaction chimique de pile est la
réaction d’oxydoréduction (18). Par convention, le schéma de cette La définition des potentiels standards en milieux aqueux ne pose
pile représente à gauche la borne négative et à droite la borne pas de problème car la référence est fixée par convention à 0 V/ESH.
positive. Les potentiels correspondants Eg et Ed sont donc tels que Par analogie avec l’intervention de l’eau dans les équilibres
Ed > Eg et la tension de la pile est une valeur positive donnée par acide-base, on pourrait penser que les limites de l’échelle des poten-
E = Ed – Eg . Lorsque le circuit électrique est ouvert, les potentiels tiels standards d’oxydoréduction seraient fixées par les

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POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION __________________________________________________________________________________________

réactions (26) et (27) de réduction et d’oxydation de l’eau. Les poten- Lorsque les composés sont purs et utilisés dans leurs états stan-
tiels standards des couples H+/H2 et O2/H2O sont respectivement de dards (gaz, liquide ou solide), ils sont caractérisés par des activités
0 et + 1,23 V/ESH. Mais, les potentiels standards peuvent être infé- ou fugacités (pour les gaz) égales à 1. Nous avons déjà vu une pre-
rieurs ou supérieurs à ces valeurs. Les tableaux de potentiels stan- mière difficulté de réalisation de l’électrode standard à hydrogène.
dards contiennent en effet des données comprises dans le domaine Une seconde difficulté apparait lorsqu’un des composés du couple
allant de – 3 à + 3 V/ESH [12] [13] [K 810]. Il est même possible expé- redox est en solution, et cela est particulièrement vrai pour les
rimentalement d’explorer un large domaine de potentiels en bénéfi- composés ionisés. En effet, la manipulation des ions dans leur état
ciant d’une cinétique lente des dégagements d’hydrogène et standard présente les mêmes difficultés que celle du proton à l’état
d’oxygène sur diverses électrodes. standard.
Afin de pallier les difficultés expérimentales dues à l’état stan-
2H2O + 2e− → H2 + 2OH− (26) dard de certains composés, il est possible de réaliser la pile élec-
trochimique réversible (31) dans laquelle l’électrode d’argent
2H2O → O2 + 4H+ + 4 e− (27) recouverte de chlorure d’argent est utilisée comme une référence
secondaire dont le potentiel Eref est déjà connu par rapport à
l’ESH. L’autre électrode est réalisée en utilisant une solution du
1.3.3 Potentiels en milieux non aqueux couple Ox/Red dont le potentiel d’équilibre est donné par la loi de
Nernst (32), lorsque la réduction de Ox n’implique pas la partici-
L’utilisation de milieux non aqueux a permis de développer une pation de composés spectateurs (complexant ou proton). Le poten-
diversité de nouvelles réactions chimiques en mettant en œuvre des tiel mesuré est un potentiel d’équilibre du couple redox à partir
réactifs instables en présence d’eau. Evidemment, les réactions duquel il est possible de calculer le potentiel standard E Oxo
/ Red à
d’oxydoréduction existent aussi dans ces milieux, et par conséquent condition de connaître les activités de Ox et de Red.
la détermination des propriétés oxydantes ou réductrices des
composés chimiques conserve une importance fondamentale. Si Ox et Red sont des solides dans leurs états standards, leurs
activités sont égales à 1. Dans le cas des ions, les activités sont don-
La méthode de mesure des potentiels d’électrode n’est pas bien nées par le produit de la concentration par le coefficient
établie pour les milieux non aqueux. La principale difficulté réside d’activité (33). Le coefficient d’activité tend vers 1 lorsque la concen-
dans le choix d’une électrode de référence susceptible de tration des ions diminue. À faible concentration, le comportement
constituer une électrode de référence primaire équivalente à l’élec- d’un ion peut être idéal. Sinon, il faut déterminer son activité et en
trode standard à hydrogène. Cependant, les mesures de potentiels particulier lorsqu’il est en présence d’autres ions. Le modèle de
d’électrode en milieux non aqueux peuvent être réalisées en met- Debye-Hückel [16] permet de calculer correctement les coefficients
tant en œuvre des électrodes de références aqueuses secondaires, d’activité γ des ions dans des solutions électrolytiques. Sous réserve
voire des électrodes de référence non aqueuses [5] [14]. Cette pra- de réussir les corrections dues aux activités, la mesure du potentiel
tique expérimentale introduit une incertitude dans les mesures du de la pile permet ensuite d’accéder au potentiel standard E Ox o
/ Red .
fait de l’existence d’un potentiel de jonction liquide entre le solvant
non aqueux dans lequel l’électrode de mesure est placée et le Ag AgCl HCl (aCl− connue) ¦¦ Ox (aOx ), Red (aRed ) Pt (31)
milieu aqueux de la référence de potentiels. Pour pallier cette
incertitude, la commission électrochimie de l’IUPAC a proposé
d’utiliser le potentiel du couple réversible ferricinium/ferro- E fem = E d − E g = E Ox
o
/ Red + 2, 3 RT /n F log (aOx /aRed ) − E ref (32)
cène (28) comme référence interne des potentiels mesurés dans
les milieux non aqueux [15] : aion = γCion (33)

Fe(III) (η5 -C5H5 )2+ + e− → Fe(II) (η5 -C5H5 )2 (28)


Cellule électrochimique réversible :
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Une cellule électrochimique peut fonctionner comme généra-


teur de courant (pile) ou récepteur (électrolyse) selon qu’elle
2. Détermination débite ou consomme du courant. Une cellule électrochimique
est un système capable de transformer de l’énergie chimique en
des potentiels standards énergie électrique, ou inversement. Dans une cellule réversible,
la transformation s’effectue à température et pression constan-
tes sans perte d’énergie. Lorsqu’une cellule réversible de force
2.1 Mesures électrochimiques électromotrice Efem est placée en opposition avec une tension E,
le courant circule dans un sens ou dans l’autre selon que cette
Compte tenu de la définition des potentiels standards, la tension est légèrement inférieure ou supérieure à Efem . Dans
méthode la plus évidente pour déterminer le potentiel standard une cellule réversible, chaque électrode est à un potentiel d’élec-
d’un couple Ox/Red, consiste à réaliser la cellule électrochimique trode réversible, c’est-à-dire au potentiel d’équilibre d’un sys-
réversible (29) en utilisant tous les composés dans leurs états stan- tème redox de cinétique rapide.
dards. Une électrode standard à hydrogène est alors associée à
une seconde électrode dont le potentiel d’équilibre est celui du
couple redox avec Ox et Red dans leurs états standards. Le poten- Les méthodes électrochimiques d’analyse, et en particulier les
o
tiel standard E Ox méthodes voltampérométriques [17] [18], permettent de déterminer
/ Red du couple est alors donné par la force électro- des potentiels de réduction ou d’oxydation réversible correspon-
motrice de la pile mesurée à courant nul (30), puisque le potentiel
dant au potentiel d’équilibre d’un couple redox. Dans la mise en
de l’électrode standard à hydrogène est égal à 0 par convention,
œuvre de ces méthodes, il suffit de disposer d’un des constituants
quelle que soit la température.
du couple redox. L’exploitation des mesures de courant conduit au
nombre d’électrons échangés et donne des informations sur la sta-
Pt, H2 (PH2 = 1 bar) bilité du produit de la réaction électrochimique. Les mesures de
(29)
H+ (aH+ = 1) ¦ Ox (aOx = 1), Red (aRed = 1) Pt potentiel d’équilibre sont possibles sans qu’il soit nécessaire de dis-
poser des deux composés Ox et Red. Les principales méthodes sont
généralement disponibles dans les laboratoires d’électrochimie :
E fem = E d − E g = E Ox
o
/ Red − E H+ / H 2 = E Ox / Red
o o (30)
– la polarographie sur électrode à gouttes de mercure [P 2 135] ;

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– la voltampérométrie sur électrode tournante [P 2 129] ; – un réducteur est d’autant plus fort que son potentiel Eo est
– la voltammétrie cyclique sur électrode stationnaire [P 2 125] ; plus petit.
– la voltammétrie en couche mince de solution [17]. Les couples redox, à l’exception des peroxydes et des hydrures,
Toutes ces méthodes conduisent à des relations courant-poten- sont regroupés sous la bannière du symbole de l’élément
tiel dont les principales caractéristiques permettent de confirmer la concerné par une variation du degré d’oxydation lors de la réac-
nature réversible des processus électrochimiques, lorsque les deux tion de réduction considérée. Les potentiels sont présentés de la
composés Ox et Red sont stables à l’échelle de temps de la manière suivante :
mesure. Les méthodes de voltammétrie cyclique sont particuliè- – à l’exception des alcalins et des lanthanides, qui ont été
rement performantes car elles permettent de visualiser succes- regroupés au début du tableau, les éléments sont classés dans
sivement la réduction de Ox et l’oxydation de Red, ou l’ordre alphabétique de leurs symboles ;
inversement. Ces méthodes sont recommandées pour des
– pour un élément donné, les couples redox sont donnés dans
mesures en milieux non aqueux, qu’il s’agisse de solvants ou de
l’ordre des potentiels croissants ;
sels fondus [19] [20], ou encore pour la détermination de potentiels
de couples impliquant des radicaux [21]. – les composés chimiques présentés dans ce tableau sont
considérés dans leur état standard ou dissous en solution dans l’eau.
Les composés dissous sont généralement des acides ou des formes
ionisées. Le nombre de couples redox augmente avec le nombre de
2.2 À partir de données structures ionisées de l’oxydant et du réducteur. En raison d’une pro-
thermodynamiques fusion de composés acides contenant certains éléments (P, S, Se, Te,
Cl, Br, I) et pour alléger le tableau, toutes les réductions ne sont pas
Soit la réaction d’oxydoréduction (34), résultant de la réduction représentées. Une bonne évaluation des propriétés oxydoréductri-
d’un oxydant Ox par de l’hydrogène, en prenant tous les composés ces des composés ionisables implique de connaître aussi la nature
impliqués dans des conditions standards. Cette réaction peut être des espèces en fonction du pH, et donc de connaître leurs pKa. Ces
considérée comme la réaction intervenant spontanément dans la valeurs ne sont pas données dans cet article ;
pile du diagramme (35). Cette réaction de pile correspond au bilan – les composés oxydés (oxydes et hydroxydes) sont écrits dans les
de deux réactions électrochimiques, la réduction de Ox (36) et l’oxy- réactions avec des formules anhydres, comme le fait Pourbaix [13].
o
dation de H2 (37). La force électromotrice E fem de la pile (35) est Les potentiels standards dépendent évidemment de la structure cris-
reliée par (38) à l’enthalpie libre standard ∆rGo de la réaction d’oxy- talline ou de l’état d’hydratation de ces composés. Cette différence
d’hydratation entre un oxyde et l’hydroxyde correspondant peut
doréduction. Le signe négatif de cette relation permet d’exprimer
conduire à des valeurs de potentiel notablement différentes ;
une valeur négative de ∆rGo pour une réaction spontanée (E fem o > 0) .
– pour alléger le tableau, certains éléments ont été regroupés
par famille : les alcalins, les terres rares ou lanthanides et quelques
Ox + n /2 H2 → Red (34) actinides ;
– des éléments n’ont pas été pris en compte, pour diverses
Pt, H2 H+ (aH+ = 1) ¦¦ Ox (aOx = 1) Red (aRed = 1) Pt (35) raisons : élément artificiel (Tc), éléments rarement manipulés (At ;
Fr ; Po), de nombreux actinides (Np ; Pu ; Am ; Cm ; Bk ; Cf ; Es ;
Fm ; Md ; No ; Lr ; Rf ; Db ; Sg ; Bh ; Hs ; Mt ; Ds ; Rg), des éléments
Ox + n e− + n H+ → Red (36)
très peu réactifs comme les gaz nobles ou rares (He ; Ne ; Ar ; Kr ;
Xe ; Rn). Quelques valeurs de potentiels d’actinides sont dispo-
n /2 H2 → n e− + n H+ (37) nibles dans l’article archivé [K 810].
La réaction de réduction contient le nombre d’électrons échan-
∆r G o = − n F E fem
o (38) gés dans la réaction d’oxydoréduction. En tenant compte de ce
nombre, il est possible de retrouver les variations du degré d’oxy-
À condition de pouvoir calculer ∆rGo à l’aide des données ther- dation de l’élément. La réaction est équilibrée par des espèces chi-
modynamiques disponibles ∆rHo et ∆rSo, il est possible de calculer miques de l’eau (proton et molécules d’eau) pour lesquelles les
o et donc le potentiel standard. Ce calcul
degrés d’oxydation de l’hydrogène et de l’oxygène sont constants.
la force électromotrice E fem Les potentiels sont donnés en V par rapport à l’électrode standard
est d’une importance fondamentale car il permet d’accéder à des à hydrogène (V/ESH). La principale source utilisée est l’ouvrage de
valeurs de potentiels pour des piles difficilement réalisables, ou Pourbaix [13]. Quelques valeurs proviennent de l’article archivé
bien qui ne correspondraient pas à une réaction réversible. Il faut [K 810]. Le signe des potentiels donnés par Latimer [12] a été cor-
souligner que les potentiels standards disponibles dans les tables rigé pour tenir compte des conventions en vigueur.
de données sont généralement établis à partir de données
thermodynamiques [12] [13]. Commentaires : de l’ensemble des potentiels du tableau 1, il est
possible d’extraire des valeurs caractéristiques du comportement
des éléments chimiques :
2.3 Tableau de potentiels – ainsi, les alcalins et alcalino-terreux sont tous caractérisés par
des potentiels très négatifs en accord avec leurs propriétés réduc-
Nous avons rassemblé dans le tableau 1 un certain nombre de trices. Le lithium, qui est l’alcalin le plus léger, présente le poten-
valeurs de potentiels standards de réduction disponibles dans la tiel le plus négatif. Ces deux caractéristiques constituent les
littérature [12] [13]. Les principales sources que nous avons utili- principales justifications de l’intérêt de cet élément dans le déve-
sées sont les ouvrages de Pourbaix [13] et de Latimer [12]. Ces loppement des piles électriques ;
potentiels correspondent à des conditions standards et par – les halogènes sont caractérisés par des potentiels très positifs
conséquent, lorsque la réaction contient un ou plusieurs protons, en accord avec leurs propriétés oxydantes. Les potentiels
le milieu d’activité aH+ = 1 est à pH = 0. Chaque réaction de réduc- augmentent dans l’ordre : I2 < Br2 < Cl2 < F2 , soit aussi dans le
tion contient un couple redox caractérisé par une même valeur de sens d’un pouvoir oxydant croissant ;
potentiel standard Eo: – de nombreux métaux, connus pour leurs propriétés réductri-
– l’effet oxydant ou réducteur d’un composé doit être discuté ces, présentent des potentiels négatifs ;
dans le cadre d’un couple redox ; – les métaux, caractérisés par des potentiels positifs, sont sta-
– un oxydant est d’autant plus fort que son potentiel Eo est plus bles dans leurs états standards (nombre d’oxydation = 0). Ce sont
grand ; généralement des métaux précieux.

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POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION __________________________________________________________________________________________

Tableau 1 – Potentiels standards de réduction Tableau 1 – Potentiels standards de réduction


en solution aqueuse en solution aqueuse (suite)

Reaction de réduction Eo Réf. Reaction de réduction Eo Réf.


(V/ESH) (V/ESH)
Alcalins : Li, Na, K, Rb et Cs Pm2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Pm + 3 H2O – 2,008 [13]
Li+ + e− → Li – 3,045 [K 810] Sm2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Sm + 3 H2O – 2,004 [13]
Na+ + e− → Na – 2,714 [K 810]
Eu2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Eu + 3 H2O – 2,002 [13]
K + + e− → K – 2,925 [K 810]
Gd2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Gd + 3 H2O – 1,994 [13]
Rb+ + e− → Rb – 2,925 [K 810]
Tb2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Tb + 3 H2O – 1,999 [13]
Cs+ + e− → Cs – 2,923 [K 810]
Dy2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Dy + 3 H2O – 1,956 [13]
Li+ + H+ + 2 e− →LiH – 1,161 [13]
Ho2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Ho + 3 H2O – 1,937 [13]
Na+ + H+ + 2 e− → NaH – 1,162 [13]
Er2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Er + 3 H2O – 1,918 [13]
K + + H+ + 2 e− → KH – 1,270 [13]
Tm2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Tm + 3 H2O – 1,913 [13]
Rb+ + H+ + 2 e− → RbH – 1,304 [13]
Yb2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Yb + 3 H2O – 1,902 [13]
Cs+ + H+ + 2 e− → CsH – 1,304 [13]
Lu2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Lu + 3 H2O – 1,892 [13]
Li + H+ + e− →LiH 0,726 [13]
– 2,34 [K 810]
Na + H+ + e− →NaH 0,390 [13] Ce3+ + 3 e− →Ce – 2,483 [13]
K + H+ + e− →KH 0,386 [13] Ce2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Ce + 3 H2O – 2,046 [13]
Rb + H+ + e− →RbH 0,317 [13]
2 Ce(OH)22+ + 2 e− → Ce2O3 + H2O + 2 H+ 0,422 [13]
Cs + H+ + e− →CsH 0,317 [13]
2 CeO 2 + 2 H+ + 2 e− →Ce2O 3 + H2O 1,559 [13]
Lanthanides
Ce(OH)3+ + H+ + e− → Ce3+ + H2O 1,715 [13]
– 2,37 [K 810]
La3+ + 3 e− → La – 2,522 [13] Ce4 + + e− → Ce3+ 1,72 [K 810]
– 2,483 [13] Ce(OH)22+ + 2 H+ + e− → Ce3+ + 2 H2O 1,731 [13]
Ce3+ + 3 e− → Ce – 2,34 [K 810]
Pr 3+ + 3 e− → Pr – 2,462 [13] Ag (Argent)
Ag2 Sx + 2 e− → 2 Ag + S2x− – 0,69 [12]
Nd3+ + 3 e− → Nd – 2,431 [13]
Ag(CN)2− + e− → Ag + 2 CN− – 0,31 [12]
Pm3+ + 3 e− → Pm – 2,423 [13]
AgI + e− → Ag + I−
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– 0,1522 [K 810]
Sm2+ + 2 e− → Sm – 3,121 [13]
AgCN + e− → Ag + CN− – 0,017 [12]
Eu2+ + 2 e− → Eu – 3,395 [13]
AgBr + e− → Ag + Br − 0,0711 [K 810]
Gd3+ + 3 e− → Gd – 2,397 [13]
AgCNS + e− → Ag + CNS− 0,09 [12]
Tb3+ + 3 e− → Tb – 2,391 [13]

Dy3+ + 3 e− → Dy – 2,353 [13] Ag 4Fe(CN)6 + 4 e− → 4 Ag + Fe(CN)64 − 0,194 [12]

Ho3+ + 3 e− → Ho – 2,319 [13] AgCl + e− → Ag + Cl− 0,2223 [K 810]

Er 3+ + 3 e− → Er – 2,296 [13] AgN3 + e− → Ag + N3− 0,292 [12]

Tm3+ + 3 e− → Tm – 2,278 [13] Ag2O + 2 e− + 2 H+ → 2 Ag + H2O 0,344 [12]

Yb 2+ + 2 e− → Yb – 2,797 [13] AgO + e− → AgO− 0,351 [13]

Lu3+ + 3 e− → Lu – 2,255 [13] AgIO3 + e− → Ag + IO3− 0,354 [K 810]

La2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 La + 3 H2O – 2,069 Ag(NH3 )2+ + e− → Ag + 2 NH3 0,373 [12]


[13]
Selon l’hydratation de La2O3 – 1,856
AgCNO + e− → Ag + CNO− 0,41 [12]
Ce2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Ce + 3 H2O – 2,046 [13]
Ag(SO3 )23− + e− → Ag + 2 SO23− 0,43 [12]
Pr2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Pr + 3 H2O – 2,018
[13] Ag2CrO4 + 2 e− →2 Ag + CrO24− 0,449 [K 810]
Selon l’hydratation de Pr2O3 – 1,829
Ag2CO3 + 2 e− →2 Ag + CO23− 0,47 [12]
Nd2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Nd + 3 H2O – 2,013
[13]
Selon l’hydratation de Nd2O3 – 1,811 Ag2C2O4 + 2 e− →2 Ag + C2O24− 0,472 [12]

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___________________________________________________________________________________________ POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION

Tableau 1 – Potentiels standards de réduction Tableau 1 – Potentiels standards de réduction


en solution aqueuse (suite) en solution aqueuse (suite)

Reaction de réduction Eo Réf. Reaction de réduction Eo Réf.


(V/ESH) (V/ESH)

Ag2MoO4 + 2 e− → 2 Ag + MoO24− 0,486 [K 810] HAsO24− + 2 e− + 3 H+ → AsO2− + 2 H2O 0,609 [13]

AgBrO3 + e− → Ag + BrO3− 0,546 [K 810] AsO34− + 5 e− + 8 H+ → As + 4 H2O 0,648 [13]


AgNO2 + e− → Ag + NO2− 0,564 [12] H2 AsO4− +2 e− +3 H+ → HAsO2 + 2 H2O 0,666 [13]
AgC2H3O2 + e− → Ag + C2H3O2− 0,643 [K 810] 2 H2 AsO4− + 4 e− + 6 H+ → As2O3 + 5 H2O 0,687 [13]

Ag2SO4 + 2 e− → 2 Ag + SO24− 0,654 [K 810] As2O5 + 4 e− + 4 H+ → As2O3 + 2 H2O 0,721 [13]

Ag+ + e− → Ag 0,7991 [K 810] HAsO24− + 2 e− + 4 H+ → HAsO2 + 2 H2O 0,881 [13]


Ag2O3 + 4 e− +2 H+ →2 AgO− + H2O 0,960 [13] 2 HAsO24− + 4 e− + 8 H+ → As2O3 + 5 H2O 0,901 [13]
2 AgO + 2 e− + 2 H+ → 2 AgOH + H2O 1,066 [13] AsO34− + 2 e− + 4 H+ → AsO2− + 2 H2O 0,977 [13]
Ag2O + 2 e− + 2 H+ → 2 Ag + H2O 1,173 [13] 2 AsO34− +4 e− + 10 H+ → As2O3 + 5 H2O 1,270 [13]
AgO+ +2 e− → AgO− 1,288 [13]
Au (Or)
Ag2O3 + 2 e− + 6 H+ → 2 Ag2+ + 3 H2O 1,360 [13] 0,636 [K 810]
Au(SCN)−4 + 3 e− → Au + 4 SCN− 0,66 [12]
2 AgO + 2 e− + 2 H+ → Ag2O + H2O 1,398 [13]
AuO 2 + H2O + e− →HAuO 23 − + H+ 0,822 [13]
2 AgOH + 2 e− + 2 H+ → 2 Ag + 2 H2O 1,505 [13]
0,854 [K 810]
Ag2O3 + 2 e− + 2 H+ → 2 AgO + H2O 1,569 [13] AuBr4− + 3 e− → Au + 4 Br − 0,87 [12]
Ag2O3 + 4 e− + 6 H+ → 2 Ag+ + 3 H2O 1,670 [13] AuBr2− + e− → Au + 2 Br − 0,960 [K 810]
AgO + e− +2 H+ → Ag+ + H2O 1,772 [13] AuCl−4 + 3 e− → Au + 4 Cl− 1,002 [K 810]
Ag2+ + e− → Ag+ 1,980 [K 810] Au3+ + 2 e− → Au+ 1,401 [13]
AgO+ + 2 e− + 2 H+ → Ag+ + H2O 1,998 [13] Au2O3 + 6 H+ +6 e− → 2 Au + 3 H2O 1,457
[13]
1,511
AgO+ + e− + 2 H+ → Ag2+ + H2O 2,016 [13] Selon l’hydratation de Au2O3

AgO− + e− + 2 H+ → Ag + H2O 2,220 [13] H3 AuO3 + 3 H+ + 2 e− → Au+ + 3 H2O 1,502 [13]


1,52 [K 810]
Al (Aluminium)
Au3+ + 3 e− → Au 1,498 [13]
AlF63− + 3 e− → Al + 6 F− – 2,067 [K 810] 1,50 [12]

Al3+ + 3 e− → Al – 1,67 [K 810] H3AuO 3 + 3 H+ + 3 e− →Au + 3 H2O 1,565 [13]

Al2O3 + 6 e− + 6 H+ → Al + 3 H2O De – 1,550 AuO2 + H2O + e− → H2 AuO3− 1,611 [13]


[13]
Selon l’hydratation de Al2O3 à – 1,471 1,692 [13]
Au+ + e− → Au 1,83 [K 810]
AlO2− +3 e− +4 H+ → Al + 2 H2O – 1,262 [13]
H2 AuO3− + 4 H+ + 3 e− → Au + 3 H2O 1,796 [13]
As (Arsenic)
H2AuO −3 + 4 H+ + 2 e− →Au+ + 3 H2O 1,849 [13]
AsS2− + 3 e− → As + 2 S2− – 0,8 [12]
HAuO 23 − +5 H+ +3 e− →Au + 3 H2O 2,059 [13]
– 0,225 [K 810]
As + 3 e− + 3 H+ → AsH3 – 0,608 [13] HAuO23− +5 H+ +2 e− → Au+ + 3 H2O 2,243 [13]
– 0,60 [12]
AuO2 + H2O + H+ + e− → H3 AuO3 2,305 [13]
As2O3 + 6 e− + 6 H+ → 2 As + 3 H2O 0,234 [12]
2 AuO2 + 2 H+ +2 e− → Au2O3 + H2O 2,465
[13]
HAsO2 + 3 e− + 3 H+ → As + 2 H2O 0,248 [K 810] Selon l’hydratation de Au2O3 2,630
AsO+ + 3 e− + 2 H+ → As + H2O 0,254 [13] AuO2 + 4 H+ + e− → Au3+ + 2 H2O 2,507 [13]
As2O5 + 10 e− + 10 H+ → 2 As + 5 H2O 0,429 [13] B (Bore)
AsO2− + 3 e− + 4 H+ → As + 2 H2O 0,429 [13] H3BO3 + 3 H+ + 3 e− → B + 3 H2O – 0,89 [K 810]
H3 AsO4 + 2 e− +3 H+ → AsO+ + 3 H2O 0,550 [13] H3BO3 + 3 H+ +3 e− → B + 3 H2O – 0,869 [13]
H3 AsO4 + 2 e− + 2 H+ → HAsO2 + 2 H2O 0,560 [K 810] B2O3 + 6 H+ +6 e− → 2 B + 3 H2O – 0,841 [13]

2 H3 AsO4 + 4 e− +4 H+ → As2O3 + 5 H2O 0,580 [13] HB4O7− + 13 H+ + 12 e− → 4 B + 7 H2O – 0,836 [13]

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POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION __________________________________________________________________________________________

Tableau 1 – Potentiels standards de réduction Tableau 1 – Potentiels standards de réduction


en solution aqueuse (suite) en solution aqueuse (suite)

Reaction de réduction Eo Réf. Reaction de réduction Eo Réf.


(V/ESH) (V/ESH)

B4O27− + 14 H+ + 12 e− → 4 B + 7 H2O – 0,792 [13] BiOH2+ + H+ + 3 e− → Bi + H2O 0,254 [13]

H2BO3− + 4 H+ + 3 e− → B + 3 H2O – 0,687 [13] BiO+ + 2 H+ + 2 e− → Bi + H2O 0,285 [12]

10 H3BO3 + 44 H+ + 44 e− → B10H14 + 30 H2O – 0,657 [13] BiO+ +2 H+ +3 e− → Bi + H2O 0,320 [13]

5 HB4O7− + 93 H+ + 88 e− → 2 B10H14 + 35 H2O – 0,642 [13] Bi2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Bi + 3 H2O 0,371


[13]
Selon l’hydratation de Bi2O3 0,478
5 H3BO3 + 24 H+ + 24 e− → B5H9 + 15 H2O – 0,614 [13]
BiO+ + e− → BiO 0,39 [12]
5 B4O27− + 98 H+ + 88 e− → 2 B10H14 + 35 H2O – 0,610 [13]
Bi4O7 + 2 H+ + 2 e− → 2 Bi2O3 + H2O 0,690
10 H2BO3− + 54 H+ + 44 e− → B10H14 + 30 H2O – 0,532 [13] 1,338
[13]
Selon l’hydratation de Bi2O3
2 H3BO3 + 12 H+ + 12 e− → B2H6 + 6 H2O – 0,506 [13]
2 Bi2O4 + 2 H+ + 2 e− → Bi4O7 + H2O 1,541 [13]
HBO23− + 5 H+ + 3 e− → B + 3 H2O – 0,437 [13]
Bi2O4 + 4 H+ + 2 e− → 2 BiO+ + 2 H2O 1,593 [13]
10 HBO23− + 64 H+ + 44 e− → B10H14 + 30 H2O – 0,362 [13] Bi2O5 + 6 H+ + 4 e− → 2 BiO+ + 3 H2O 1,605 [13]
10 B + 14 H+ + 14 e− → B10H14 – 0,201 [13] Bi2O5 + 2 H+ + 2 e− → Bi2O4 + H2O 1,607 [13]
5 B + 9 H+ + 9 e− → B5H9 – 0,189 [13] Bi4O7 + 6 H+ + 2 e− → 4 BiO+ + 3 H2O 1,644 [13]
10 BO33− + 74 H+ + 44 e− → B10H14 + 30 H2O – 0,176 [13] Bi2O5 + 8 H+ + 4 e− →2 BiOH2+ + 3 H2O 1,700 [13]

BO33− +6 H+ +3 e− → B + 3 H2O – 0,165 [13] Bi2O5 + 10 H+ + 4 e− →2 Bi3+ + 5 H2O 1,759 [13]

2 B + 6 H+ + 6 e− → B2H6 – 0,143 [13] Bi2O4 + 6 H+ + 2 e− → 2 BiOH2+ + 2 H2O 1,792 [13]

Ba (Baryum) Bi2O4 + 8 H+ + 2 e− → 2 Bi3+ + 4 H2O 1,910 [13]


Ba2+ + 2e− → Ba – 2,92 [K 810] Bi4O7 + 10 H+ + 2 e− →4 BiOH2+ + 3 H2O 2,042 [13]
BaO + 2 H+ + 2e− → Ba + H2O – 2,166 Bi4O7 + 14 H+ + 2 e− → 4 Bi3+ + 7 H2O 2,279 [13]
[13]
Selon l’hydratation de BaO – 1,509
Br (Brome)
Ba2+ + 2 H+ + 4 e− → BaH2 – 1,110 [13]
Br3− + 2 e− → 3 Br − 1,051 [13]
BaO + 4 H+ + 4 e− → BaH2 + H2O – 0,741
[13] Br5− + 4 e− → 5 Br − 1,068 [13]
Selon l’hydratation de BaO – 0,412
Br2 + 2 e− → 2 Br −
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1,087
Ba + 2 H+ + 2 e− → BaH2 – 0,685 [13] 1,0652
[12]
Selon que Br2 est liquide ou dissous
BaO2 + 2 H+ + 2 e− → BaO + H2O De 1,023 à 3 Br5− + 2 e− → 5 Br3− 1,156 [13]
[13]
Selon l’hydratation de BaO et BaO2 1,679
3 Br2 + 2 e− → 2 Br3− 1,159
BaO2 + 4 H+ + 2 e− → Ba2+ + 2 H2O 2,365 [13]
[13] Selon que Br2 est liquide ou dissous 1,096
Selon l’hydratation de BaO2 2,419
5 Br2 + 2 e− → 2 Br5− 1,161
Be (Beryllium) [13]
Selon que Br2 est liquide ou dissous 1,056
– 1,97 [K 810]
Be2+ + 2 e− → Be – 1,847 [13] BrCl + 2 e− → Br − + Cl− 1,2 [12]
– 1,85 [12] HBrO 3 + 3 H+ + 4 e− →BrO − + 2 H2O 1,330 [13]
BeO + 2 H+ + 2 e− → Be + H2O De – 1,820 HBrO + H+ + 2 e− → Br − + H2O 1,331 [13]
[13]
Selon la structure ou l’hydratation de BeO à – 1,781
BrO3− +4 H+ + 4 e− → BrO− + 2 H2O 1,341 [13]
Be2O23− + 6 H+ + 4 e− → 2 Be + 3 H2O – 1,387 [13]
HBrO3 + 5 H+ + 6 e− → Br − + 3 H2O 1,417 [13]
BeO22− + 4 H+ + 2 e− → Be + 2 H2O – 0,909 [13]
BrO3− +6 H+ + 6 e− → Br − + 3 H2O 1,423 [13]
Bi (Bismuth) HBrO3 + 4 H+ + 4 e− → HBrO + 2 H2O 1,460 [13]
Bi + 3 H+ + 3 e− → BiH3 – 0,800 [13] 3 HBrO3 + 15 H+ + 16 e− → Br3− + 9 H2O 1,462 [13]
BiCl−4 + 3 e− → Bi + 4 Cl− 0,16 [12] BrO3− + 5 H+ + 4 e− → HBrO + 2 H2O 1,470 [13]
BiOCl + 2 H+ +3 e− → Bi + H2O + Cl− 0,1697 [K 810] 3 HBrO + 3 H+ + 4 e− → Br3− + 3 H2O 1,470 [13]

Bi3+ +3 e− → Bi 0,215 [13] 3 BrO3− + 18 H+ + 16 e− → Br3− + 9 H2O 1,472 [13]

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K 810v2 – 10 est strictement interdite. – © Editions T.I.

tiwekacontentpdf_k810 Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // mahmoud FERHAT // 193.194.76.5
___________________________________________________________________________________________ POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION

Tableau 1 – Potentiels standards de réduction Tableau 1 – Potentiels standards de réduction


en solution aqueuse (suite) en solution aqueuse (suite)

Reaction de réduction Eo Réf. Reaction de réduction Eo Réf.


(V/ESH) (V/ESH)

2 BrO3− + 12 H+ + 10 e− → Br2 + 6 H2O 1,478 HCHO + 2 H+ + 2 e− → CH3OH 0,232 [K 810]


[K 810]
1,491
Selon que Br2 est liquide ou dissous [13] 2 HCNO + 2 H+ + 2 e− → NCCN + H2O 0,330 [K 810]
1,495
2 HBrO3 + 10 H+ + 10 e− → Br2 + 6 H2O 1,482 NCCN + 2 H+ + 2 e− → 2 HCN 0,373 [K 810]
[13]
Selon que Br2 est liquide ou dissous 1,487 2−
+ −
3 + 4 H + 2 e → C2O4 + 2 H2O
2 CO2− 0,441 [13]
5 HBrO + 5 H+ + 6 e− → Br5− + 5 H2O 1,505 [13]
C2H4 + 2 H+ + 2 e− → C2H6 0,52 [12]
BrO− + 2 H+ + 2 e− → Br − + H2O 1,589 [13] CH3OH + 2 H+ + 2 e− →CH4 + H2O 0,59 [K 810]
2 HBrO + 2 H+ + 2 e− → Br2 + 2 H2O 1,604
[K 810] Benzoquinone + 2 H+ + 2 e− → Hydroquinone 0,699 [12]
1,574
Selon que Br2 est liquide ou dissous [13]
1,596 C2H2 + 2 H+ + 2 e− → C2H4 0,73 [12]
3 BrO− + 6 H+ + 4 e− → Br3− + 3 H2O 1,856 [13] Ca (Calcium)
5 BrO− + 10 H+ + 6 e− → Br5− + 5 H2O 1,935 [13] Ca2+ + 2 e− → Ca – 2,84 [K 810]
2 BrO− + 4 H+ + 2 e− → Br2 + 2 H2O 2,090 [13] CaO + 2 H+ + 2 e− → Ca + H2O – 2,189
[13]
Selon l’hydratation de CaO – 1,902
C (Carbone)
Ca2+ + 2 H+ + 4 e− → CaH2 – 1,045 [13]
2 H2CO3 + 2 e− → C2O24− + 2 H2O – 0,547 [13]
CaO + 4 H+ +4 e− → CaH2 + H2O – 0,706
2 H2CO3 + H+ + 2 e− → HO2CCO2− + 2 H2O – 0,423 [13] [13]
Selon l’hydratation de CaO – 0,563
2 H2CO 3 + 2 H+ + 2 e− →HO 2CCO 2H + 2 H2O – 0,386 [13]
Ca + 2 H+ + 2 e− → CaH2 0,776 [13]
H2CO3 + H+ + 2 e− → HCO2− + H2O – 0,267 [13]
Cd (Cadmium)
2 HCO3− + 2 H+ + 2 e− → C2O24− + 2 H2O – 0,170 [13]
CdS + 2 e− →Cd + S2 − – 1,24 [12]
CO2 + 2 H+ + 2 e− → HCO2H – 0,16 [K 810]
Cd2+ + 2 e− → Cd – 0,403 [K 810]
H2CO3 + 2 H+ + 2 e− → HCO2H + H2O – 0,156 [13]
CdO + 2 H+ +2 e− → Cd + H2O De 0,063 à
[13]
HO2CCO2− + H+ + 2 e− → 2 HCO2− – 0,111 [13] Selon l’hydratation de CdO 0,005

HCO3− + 2 H+ + 2 e− → HCO2− + H2O – 0,078 [13] CdO2H− + 3 H+ + 2 e− → Cd + 2 H2O 0,583 [13]

H2CO3 + 4 H+ + 4 e− → HCHO + 2 H2O – 0,050 [13] Cl (Chlore)

C 2O 24 − + 2 H+ + 2 e− → 2 HCO −2 0,013 [13] ICl2− + e− → 2 Cl− + 0,5 I2 1,07 [K 810]

H2CO3 + 6 H+ + 6 e− → CH3OH + 2 H2O 0,044 [13] ClO3− + 2 H+ + e− → ClO2 + H2O 1,152 [13]

HCO3− + 5 H+ + 4 e− → HCHO + 2 H2O 0,044 [13] ClO3− +2 H+ +2 e− → ClO2− + H2O 1,155 [13]
ClO2 + e− → ClO2− 1,160 [13]
HCO2H + 2 H+ + 2 e− → HCHO + H2O 0,056 [K 810]
ClO−4 + 4 H+ + 4 e− → ClO2− + 2 H2O 1,173 [13]
HO2CCO2H + 2 H+ + 2 e− → 2 HCO2H 0,074 [13]
ClO−4 +4 H+ +3 e− → ClO2 + 2 H2O 1,177 [13]
HCO3− + 7 H+ + 6 e− → CH3OH + 2 H2O 0,107 [13]
1,181 [K 810]
HO2CCO2− + 3 H+ + 2 e− → 2 HCO2H 0,110 [13] ClO3− + 3 H+ + 2 e− → HClO2 + H2O
1,214 [13]
C + 4 H+ + 4 e− → CH4 0,13 [12] ClO2 + H+ + e− → HClO2 1,188 [K 810]
HCO2H + 4 H+ + 4 e− → CH3OH + H2O 0,145 [13] S2Cl2 + 2 e− → 2 S + 2 Cl− 1,19 [K 810]
HCO2− +3 H+ + 2 e− → HCHO + H2O 0,167 [13]
ClO−4 + 2 H+ + 2 e− → ClO3− + H2O
1,201 [K 810]
1,189 [13]
CO 23 − +6 H+ + 4 e− →HCHO + 2 H2O 0,197 [13]
ClO−4 + 5 H+ + 4 e− → HClO2 + 2 H2O 1,201 [13]
HCO2− +5 H+ + 4 e− → CH3OH + H2O 0,199 [13]
ClO2 + H+ + e− → HClO2 1,277 [13]
CH3COCO2H + 2 H+ + 2 e− → CH3CHOHCO2H 0,20 [12]
2 ClO−4 + 14 H+ + 12 e− → Cl2O + 7 H2O 1,336 [13]
CO23− + 8 H+ + 6 e− → CH3OH + 2 H2O 0,209 [13]
Cl2 (gaz) + 2 e− → 2 Cl− 1,358 [K 810]
CO23− + 3 H+ + 2 e− → HCO2− + H2O 0,227 [13] Quand Cl2 est dissous 1,395 [13]

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POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION __________________________________________________________________________________________

Tableau 1 – Potentiels standards de réduction Tableau 1 – Potentiels standards de réduction


en solution aqueuse (suite) en solution aqueuse (suite)

Reaction de réduction Eo Réf. Reaction de réduction Eo Réf.


(V/ESH) (V/ESH)
ClO2 + 2 H+ + 3 e− → ClO− + H2O 1,374 [13] Co(NH3 )36+ + e− → Co(NH3 )26+ 0,1 [12]
2 ClO −4 + 16 H+ + 14 e− →Cl2 (gaz) + 8 H2O 1,389 HCoO2− + 3 H+ + 2 e− → Co + 2 H2O 0,659 [13]
[13]
Quand Cl2 est dissous 1,385
Co3O4 + 2 H+ +2 e− → 3 CoO + H2O 0,993
[13]
ClO−4 + 8 H+ + 8 e− → Cl− + 4 H2O 1,389 [13] Selon l’hydratation de CoO 0,777

2 ClO3− + 10 H+ + 8 e− → Cl2O + 5 H2O 1,408 [13] 3 Co2O3 + 2 H+ + 2 e− → 2 Co3O4 + H2O 1,018 [13]
HClO2 + H+ +2 e− → ClO− + H2O 1,423 [13] CoO2 + 4 H+ + e− → Co3+ + 2 H2O 1,416 [13]
ClO −3 + 6 H+ + 6 e− →Cl− + 3 H2O 1,451 [13] 2 CoO2 + 2 H+ + 2 e− → Co2O3 + H2O 1,477 [13]
2 ClO −3 + 12 H+ + 10 e− →Cl2 (gaz) + 6 H2O 1,470 CoO 2 + 4 H+ + 2 e− →Co 2+ + 2 H2O 1,612 [13]
[13]
Quand Cl2 est dissous 1,463
Co2O3 + 6 H+ +2 e− →2 Co2+ + 3 H2O 1,746 [13]
ClO −2 + 2 H+ + 2 e− →ClO − + H2O 1,474 [13] 1,92 [K 810]
Co3+ + e− → Co2+ 1,808 [13]
HClO + H+ + 2 e− → Cl− + H2O 1,494 [13]
ClO2 + 4 H+ + 5 e− → Cl− + 2 H2O 1,511 [13] Co3O4 + 8 H+ + 2 e− → 3 Co2+ + 4 H2O 2,112 [13]

ClO2 + 3 H+ + 3 e− → HClO + H2O 1,522 [13] Cr (Chrome)

2 ClO2 + 8 H+ + 8 e− → Cl2 + 4 H2O 1,540 [13] Cr2+ + 2 e− → Cr – 0,913 [13]

HClO 2 + 3 H+ + 4 e− →Cl + 2 H2O −


1,570 [13] Cr 3+ + 3 e− → Cr – 0,744 [13]

2 HClO + 2 H+ +2 e− → Cl2 (gaz) + 2 H2O 1,630 CrO + 2 H+ + 2 e− → Cr + H2O – 0,588 [13]


[13]
1,594
Quand Cl2 est dissous Cr2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Cr + 3 H2O De – 0,512
[13]
ClO2− + 4 H+ + 4 e− → Cl− + 2 H2O 1,599 [13] Selon la structure de Cr2O3 hydraté à – 0,654

2 HClO2 + 4 H+ + 4 e− → Cl2O + 3 H2O 1,603 [13] – 0,424 [K 810]


Cr 3+ + e− → Cr2+ – 0,407 [13]
2 HClO2 + 6 H+ + 6 e− → Cl2 (gaz) + 4 H2O 1,640
[13] Cr2O3 + 2 H+ + 2 e− → 2 CrO + H2O De – 0,360
Quand Cl2 est dissous 1,628 [13]
Selon la structure de Cr2O3 hydraté à – 0,785
2 ClO2− + 6 H+ + 4 e− → Cl2O + 3 H2O 1,661 [13]
CrO −2 + 4 H+ + 3 e− →Cr + 2 H2O – 0,213 [13]
2 ClO2− + 8 H+ + 6 e− → Cl2 (gaz) + 4 H2O 1,678
[13] CrOH2+ + H+ + e− → Cr2+ + H2O – 0,182 [13]
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Quand Cl2 est dissous 1,666


1,674 [K 810] Cr2O3 + 6 H+ + 2 e− → 2 Cr2+ + 3 H2O De – 0,136
HClO2 + 2 H+ + 2 e− → HClO + H2O [13]
1,645 [13] Selon la structure de Cr2O3 hydraté à 0,289

Cl2O + 2 H+ + 2 e− → Cl2 + H2O 1,679 [13] Cr(OH)2+ + 2 H+ + e− → Cr2+ + 2 H2O 0,185 [13]
ClO2− +3 H+ +2 e− → HClO + H2O 1,703 [13] Cr2O27− + 14 H+ + 12 e− → 2 Cr + 7 H2O 0,294 [13]
ClO− + 2 H+ + 2 e− → Cl− + H2O 1,715 [13] H2CrO4 + 6 H+ +6 e− → Cr + 4 H2O 0,295 [13]
2 ClO− + 4 H+ + 2 e− → Cl2 (gaz) + 2 H2O 2,072
[13] CrO3−
3 + 4 H+ + e− → CrO + 2 H2O 0,297 [13]
Quand Cl2 estt dissous 2,036
HCrO−4 +7 H+ +6 e− → Cr + 4 H2O 0,303 [13]
Cl2O + 2 H+ + 4 e− → 2 Cl− + H2O 2,152 [13]
CrO 24 − +2 H+ +3 e− →CrO 33 − + H2O 0,359 [13]
Co (Cobalt)
Co3O4 + 2 H2O + 2 e− → 3 HCoO2− + H+ – 0,700 [13] CrO24− + 8 H+ + 6 e− → Cr + 4 H2O 0,366 [13]

Co(NH3 )26+ + 2 e− → Co + 6 NH3 – 0,42 [12] CrO33− +6 H+ +3 e− → Cr + 3 H2O 0,374 [13]

CrO2− +2 H+ + e− → CrO + H2O 0,538 [13]


Co2+ + 2 e− → Co – 0,277 [K 810]
Co2O3 + H2O + 2 e− → 2 HCoO2− – 0,128 [13] Cr2O27− +6 H+ +6 e− →2 CrO2− + 3 H2O 0,801 [13]

Co 3+ + 2 H2O + e− →HCoO −2 + 3 H+ – 0,065 [13] 2 CrO2 + 2 H+ + 2 e− → Cr2O3 + H2O De 0,859 à


[13]
Selon la structure de Cr2O3 hydraté 1,284
CoO + 2 H+ +2 e− →Co + H2O 0,095
[13]
Selon l’hydratation de CoO 0,166 CrO24− + 4 H+ + 3 e− → CrO2− + 2 H2O 0,945 [13]

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___________________________________________________________________________________________ POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION

Tableau 1 – Potentiels standards de réduction Tableau 1 – Potentiels standards de réduction


en solution aqueuse (suite) en solution aqueuse (suite)

Reaction de réduction Eo Réf. Reaction de réduction Eo Réf.


(V/ESH) (V/ESH)

Cr2O27− + 8 H+ + 6 e− → Cr2O3 + 4 H2O De 1,101 à 2 CuO + 2 H+ + 2 e− → Cu2O + H2O 0,669


[13] [13]
1,242 Selon l’hydratation de CuO 0,747
Selon la structure de Cr2O3 hydraté

2 HCrO −4 + 8 H+ + 6 e− →Cr2O 3 + 5 H2O De 1,117 à Cu 2+ + I− + e− →Cu I 0,861 [K 810]


[13]
1,259
Selon la structure de Cr2O 3 hydraté HCuO2− +3 H+ +2 e− → Cu + 2 H2O 1,127 [13]
Cr2O27− + 10 H+ + 6 e− → 2 Cr(OH)2+ + 3 H2O 1,135 [13]
CuO22− +4 H+ +2 e− → Cu + 2 H2O 1,515 [13]
HCrO−4 + 5 H+ + 3 e− → Cr(OH)2+ + 2 H2O 1,152 [13]
HCuO2− +3 H+ + e− → Cu+ + 2 H2O 1,733 [13]
CrO2− + 4 H+ + e− → Cr2+ + 2 H2O 1,188 [13]
2 HCuO2− +4 H+ +2 e− → Cu2O + 3 H2O 1,783 [13]
Cr2O27− + 6 H+ + 4 e− → 2 CrO2 + 3 H2O 1,221 [13]
CuO22− +4 H+ + e− → Cu+ + 2 H2O 2,510 [13]
2 CrO24− + 10 H+ + 6 e− → Cr2O3 + 5 H2O De 1,244 à
1,386
[13] 2 CuO22− + 6 H+ + 2 e− → Cu2O + 3 H2O 2,560 [13]
Selon la structure de Cr2O3 hydraté
HCrO−4 + 3 H+ + 2 e− → CrO2 + 2 H2O 1,246 [13] F (Fluor)
F2O + 2 H+ + 2 e− → F2 (gaz) + H2O 1,439 [13]
Cr2O27− + 12 H+ + 6 e− → 2 CrOH2+ + 5 H2O 1,258 [13]
F2O + 2 H+ + 4 e− → 2 F− + H2O 2,153 [K 810]
HCrO−4 + 6 H+ + 3 e− → CrOH2+ + 3 H2O 1,275 [13]
F2O + 3 H+ + 4 e− → HF2− + H2O 2,209 [13]
CrO24− + 6 H+ + 3 e− → Cr(OH)2+ + 2 H2O 1,279 [13]
F2O + 4 H+ +4 e− → 2 HF + H2O 2,246
CrO2 + 3 H+ + e− → CrOH2+ + H2O 1,331 [13] 2,123
[13]
Quand HF est gazeux
Cr2O72 − + 14 H+ + 6 e− → 2 Cr 3+ + 7 H2O 1,333 [13]
F2 (gaz) + 2 e− → 2 F − 2,87 [K 810]
H2CrO4 + 6 H+ + 3 e− → Cr 3+ + 4 H2O 1,335 [13]
F2 + H+ + 2 e− →HF2− 2,979 [13]
HCrO−4 + 7 H+ + 3 e− → Cr 3+ + 4 H2O 1,350 [13]
F2 (gaz) + 2 H+ +2 e− → 2 HF (dissous) 3,053 [K 810]
Cr2O27− + 14 H+ + 6 e− → 2 Cr 3+ + 7 H2O 1,36 [K 810] Quand HF est gazeux 2,806 [13]

CrO 24 − + 7 H+ + 3 e− →CrOH2+ + 3 H2O 1,402 [13] Fe (Fer)


Fe3O4 + 2 H2O + 2 e− → 3 HFeO2− + H+ – 1,819 [13]
CrO24− + 4 H+ + 2 e− → CrO2 + 2 H2O 1,437 [13]

CrO24− + 8 H+ + 3 e− → Cr 3+ + 4 H2O 1,477 [13] Fe(CN)64− + 2 e− → Fe + 6 CN− – 1,5 [12]

CrO2 + 4 H+ + e− → Cr 3+ + 2 H2O 1,556 [13] Fe2O3 + H2O + 2 e− →2 HFeO2− – 0,810


[13]
Selon l’hydratation de Fe2O3 – 1,139
Cu (Cuivre)
Fe(OH) +2 + e− →HFeO 2− + H+ – 0,675 [13]
Cu + H+ + e− → CuH – 2,775 [13]
CuI + e− → Cu + I− – 0,182 [K 810] Fe2+ + 2 e− → Fe – 0,44 [K 810]

CuBr + e− → Cu + Br − 0,033 [K 810] Fe3O4 + 2 H+ + 2 e− → 3 FeO + H2O – 0,197 [13]

CuCl + e− →Cu + Cl− 0,121 [K 810] Fe3O4 + 8 H+ + 8 e− → 3 Fe + 4 H2O – 0,085 [13]

Cu2+ + e− → Cu+ 0,159 [K 810] Fe2O3 + 2 H+ +2 e− → 2 FeO + H2O – 0,057


[13]
Selon l’hydratation de Fe2O3 0,271
2 Cu2+ + H2O + 2 e− → Cu2O + 2 H+ 0,203 [13]

Cu2+ + 2 e− → Cu 0,340 [K 810] Fe2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Fe + 3 H2O – 0,051


[13]
Selon l’hydratation de Fe2O3 0,059
Cu2O + 2 H+ + 2 e− → 2 Cu + H2O 0,471 [13]
Fe3+ + 3 e− → Fe – 0,037 [13]
Cu+ + e− → Cu 0,520 [K 810]
FeO + 2 H+ +2 e− → Fe + H2O – 0,047 [13]
Cu2+ + Cl− + e− → CuCl 0,559 [K 810]

CuO + 2 H+ + 2 e− → Cu + H2O 0,570 Fe(CN)36− + e− → Fe(CN)64 − 0,36 [12]


[13]
Selon l’hydratation de CuO 0,609 3 Fe2O3 + 2 H+ +2 e− → 2 Fe3O4 + H2O 0,221
[13]
CuO + 2 H+ + e− → Cu+ + H2O 0,620 [13] Selon l’hydratation de Fe2O3 1,208

Cu2+ + Br + + e− → CuBr 0,654 [K 810] HFeO2− + 3 H+ + 2 e− → Fe + 2 H2O 0,493 [13]

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POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION __________________________________________________________________________________________

Tableau 1 – Potentiels standards de réduction Tableau 1 – Potentiels standards de réduction


en solution aqueuse (suite) en solution aqueuse (suite)

Reaction de réduction Eo Réf. Reaction de réduction Eo Réf.


(V/ESH) (V/ESH)
Fe2O3 + 6 H+ + 2 e− → 2 Fe2+ + 3 H2O 0,728 H2GeO 3 + 2 H+ + 2 e− →GeO + 2 H2O – 0,232
[13] [13]
Selon l’hydratation de Fe2O3 1,057 Selon la structure de GeO hydraté – 0,074

Fe3+ + e− →Fe2+ 0,771 [K 810] H2GeO 3 + 4 H+ + 4 e− →Ge + 3 H2O – 0,182 [13]

FeOH2+ + H+ + e− → Fe2+ + H2O 0,914 [13] H2GeO3− + 5 H+ + 2 e− → Ge2+ + 3 H2O – 0,111 [13]

Fe3O4 + 8 H+ + 2 e− → 3 Fe2+ + 4 H2O 0,980 [13] HGeO3− +5 H+ +4 e− → Ge + 3 H2O – 0,056 [13]

+ − − GeO 2 + 4 H+ +4 e− →Ge + 2 H2O – 0,009 [K 810]


4 + 5 H + 4 e →HFeO 2 + 2 H2O
FeO 2− 1,001 [13]

Fe(OH)2+ + 2 H+ + e− → Fe2+ + 2 H2O 1,191 [13] Ge2+ + 2 e− → Ge 0,000 [13]

HGeO3− +3 H+ +2 e− → GeO + 2 H2O 0,019


FeO24− + 6 H+ + 3 e− → Fe(OH)2+ + 2 H2O 1,559 [13] [13]
Selon la structure de GeO hydraté 0,177
FeO24− +7 H+ +3 e− → FeOH2+ + 3 H2O 1,652 [13]
GeO23− + 6 H+ + 4 e− → Ge + 3 H2O 0,132 [13]
FeO24− +8 H+ +3 e− → Fe3+ + 4 H2O 1,700 [13]
0,394
GeO23− + 4 H+ + 2 e− → GeO + 2 H2O 0,550
[13]
Ga (Gallium)
Ga3+ + e− →Ga2+ – 0,677 [13] H (Hydrogène) et isotope
H2 + 2 e− → 2 H− – 2,251 [13]
Ga3+ + 3 e− → Ga – 0,529 [K 810]
H+ + e− → H – 2,106 [13]
GaOH2+ + H+ + e− → Ga2+ + H2O – 0,525 [13]
H+ +2 e− → H− – 1,125 [13]
GaOH2+ + H+ + 3 e− → Ga + H2O – 0,479 [13]
OH− + 2 H+ + 2 e− → H− + H2O – 0,711 [13]
Ga2+ + 2 e− →Ga – 0,45 [12]
2 D+ +2 e− → D2 – 0,0034 [12]
Ga2O3 + 4 H+ + 4 e− → Ga2O + 2 H2O – 0,428
[13] 2 H+ + 2 e− → H2 0 Convention
Selon l’hydratation de Ga2O3 – 0,527

Ga2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Ga + 3 H2O – 0,419 Hf (Hafnium)


[13]
– 0,485
Selon l’hydratation de Ga2O3 HfO2+ + 2 H+ + 4 e− → Hf + H2O – 1,724 [13]
GaO+ + 2 H+ + 3 e− → Ga + H2O – 0,415 [13] HfO2 + 4 H+ +4 e− → Hf + 2 H2O – 1,685
[13]
– 1,505
Ga2O + 2 H+ + 2 e− → 2 Ga + H2O – 0,401 [13] Selon l’hydratation de HfO2
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– 1,56 [K 810]
GaO+ + 2 H+ + e− → Ga2+ + H2O – 0,334 [13]
Hf 4+ + 4 e− → Hf
– 1,700 [13]
GaO2− + 4 H+ + 3 e− → Ga + 2 H2O – 0,114 [13]
Hg (Mercure)
HGaO23− + 5 H+ + 3 e− → Ga + 3 H2O 0,088 [13]
Hg + H+ + e− →HgH – 2,281 [13]
GaO33− + 6 H+ + 3 e− → Ga + 3 H2O 0,319 [13]
Hg2 I2 + 2 e− → 2 Hg + 2 I− – 0,040 [K 810]
GaO2− + 4 H+ + e− → Ga2+ + 2 H2O 0,567 [13]
Hg2Br2 + 2 e− → 2 Hg + 2 Br − 0,139 [K 810]
HGaO23− +5 H+ + e− → Ga2+ + 3 H2O 1,174 [13]
Hg2Cl2 + 2 e− → 2 Hg + 2 Cl− 0,267 [12]
GaO33− + 6 H+ + e− → Ga2+ + 3 H2O 1,868 [13]
Hg2SO4 + 2 e− → 2 Hg + SO24− 0,615 [12]
Ge (Germanium) 0,796 [K 810]

2 + 2 e → 2 Hg
Hg2+ 0,788 [13]
Ge + 4 H+ + 4 e− → GeH4 – 0,867 [13]
H2GeO 3 + 4H+ + 2 e− →Ge2+ + 3 H2O – 0,363 [13] Hg2+ + 2 e− → Hg 0,854 [12]

GeO 2 + 2 H+ + 2 e− →GeO + H2O De – 0,362 2 Hg2+ + 2 e− → Hg22+ 0,920 [13]


[13]
Selon la structure de GeO hydraté et GeO 2 à – 0,117
HgO + 2 H+ + 2 e− → Hg + H2O 0,926 [13]
GeO + 2 H+ + 2 e− →Ge + H2O – 0,286
[13] Hg(OH)2 + 2 H+ + 2 e− → Hg + 2 H2O 1,034 [13]
Selon la structure de GeO hydraté – 0,130
2 HgO + 4 H+ + 2 e− →Hg 22+ + 2 H2O 1,064 [13]
GeO 2 + 4 H+ + 4 e− →Ge + 2 H2O – 0,246
[13]
Selon la structure de GeO 2 – 0,202 2 Hg(OH)2 + 4 H+ + 2 e− → Hg22+ + 4 H2O 1,279 [13]

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K 810v2 – 14 est strictement interdite. – © Editions T.I.

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Tableau 1 – Potentiels standards de réduction Tableau 1 – Potentiels standards de réduction


en solution aqueuse (suite) en solution aqueuse (suite)

Reaction de réduction Eo Réf. Reaction de réduction Eo Réf.


(V/ESH) (V/ESH)
HHgO2− + 3 H+ + 2 e− → Hg + 2 H2O 1,474 [13] IrO2 + 4 H+ + 4 e− → Ir + 2 H2O 0,926 [13]

2 HHgO2− + 6 H+ + 2 e− → Hg22+ + 4 H2O 2,159 [13] 2 IrO2 + 2 H+ + 2 e− → Ir2O3 + H2O 0,926 [13]

I (Iode) Ir 3+ + 3 e− → Ir 1,156 [13]

I2 (gaz) + 2 H+ +2 e− → 2 HI (gaz) 0,087 [13] IrO24− + 8 H+ + 3 e− → Ir 3+ + 4 H2O 1,448 [13]


3 I2 (solide) + 2 e− → 2 I3− 0,534 [13]
2 IrO24− + 10 H+ + 6 e− → Ir2O3 + 5 H2O 1,680 [13]
I2 (solide) + 2 e− → 2 I− 0,535 [K 810]
IrO24− + 4 H+ + 2 e− → IrO2 + 2 H2O 2,057 [13]
I3− + 2 e− → 3 I− 0,536 [K 810]
Mg (Magnésium)
I2 (dissous) + 2 e− → 2 I− 0,621 [13]
Mg2+ + 2 e− → Mg – 2,363 [13]
I2 (gaz) + 2 e− → 2 I− 0,636 [13]
MgO + 2 H+ + 2 e− → Mg + H2O – 1,862
3 I2 (dissous) + 2 e− → 2 I3− 0,789 [13] [13]
Selon l’hydratation de MgO – 1,722
I + + 2 e− → I − 0,946 [13]
Mn (Manganèse)
HIO + H+ +2 e− → I− + H2O 0,987 [13]
Mn2+ + 2 e− → Mn – 1,18 [K 810]
HIO3 + 5 H+ + 6 e− → I− + 3 H2O 1,077 [13]
MnO + 2 H+ + 2 e− → Mn + H2O – 0,727
[13]
3 I+ + 4 e− → I3− 1,151 [13] Selon la structure de MnO hydraté – 0,652
2 IO3− + 12 H+ + 10 e− → I2 (solide) + 6 H2O 1,195 [K 810] Mn2O3 + H2O + 2 e− → 2 HMnO2− – 0,590
[13]
HIO4 + 7 H+ + 8 e− → I− + 4 H2O 1,215 [13] Selon l’hydratation de Mn2O3 – 0,148

2 I+ + 2 e− → I2 (gaz) 1,256 [13] HMnO2− + 3 H+ + 2 e− → Mn + 2 H2O – 0,163 [13]

In (Indium) Mn3O4 + 2 H+ + 2 e− → 3 MnO + H2O 0,240


[13]
Selon la structure de MnO hydraté 0,462
In + H+ + e− → InH – 1,951 [13]
MnO −4 + e− →MnO 42 − 0,56 [K 810]
In3+ + e− → In2+ – 0,489 [13]
2 MnO2 + 2 H+ + 2 e− → Mn2O3 + H2O 0,573
In3+ + 2 e− → In+ – 0,443 [13] [13]
Selon l’hydratation de Mn2O3 1,014
In2+ + e− → In+ – 0,400 [13]
3 Mn2O3 + 2 H+ + 2 e− → 2 Mn3O4 + H2O 0,689
– 0,338 [K 810] [13]
In3+ + 3 e− → In – 0,342 [13] Selon l’hydratation de Mn2O3 2,014

InOH2+ + H+ + 2 e− → In+ + H2O – 0,330 [13] MnO2 + 4 H+ + e− → Mn3+ + 2 H2O 0,948 [13]

InOH2+ + H+ + 3 e− → In + H2O – 0,266 [13] Mn 3O 4 + 2 H2O + 2 e− →3 HMnO −2 + H+ 1,228 [13]


In2O3 + 6 H+ + 4 e− → 2 In+ + 3 H2O – 0,216 MnO 2 + 4 H+ + 2 e− →Mn 2+ + 2 H2O 1,228 [13]
[13]
Selon l’hydratation de In2O3 – 0,189
MnO24− + 5 H+ + 4 e− → HMnO2− + 2 H2O 1,234 [13]
In 2O 3 + 6 H+ + 6 e− → 2 In + 3 H2O – 0,190
[13] Mn2O3 + 6 H+ +2 e− → 2 Mn2+ + 3 H2O
Selon l’hydratation de In 2O 3 – 0,172 1,443
[13]
Selon l’hydratation de Mn2O3 1,900
In+ + e− → In – 0,139 [13]
MnO −4 + 8 H+ + 4 e− →Mn 3+ + 4 H2O 1,506 [13]
InO2− + 4 H+ + 3 e− → In + 2 H2O 0,146 [13]

InO2− + 4 H+ + 2 e− → In+ + 2 H2O 0,262 [13] MnO−4 +8 H+ +5 e− → Mn2+ + 4 H2O 1,507 [13]

Ir (Iridium) Mn3+ + e− → Mn2+ 1,509 [13]

IrO2 + 4 H+ + e− → Ir 3+ + 2 H2O 0,233 [13] MnO−4 + 4 H+ + 3 e− → MnO2 + 2 H2O 1,692 [13]

IrBr62− + e− → IrBr63− 0,805 [K 810] MnO24− + 8 H+ + 4 e− → Mn2+ + 4 H2O 1,742 [13]

IrCl26− + e− → IrCl36− 0,867 [K 810] Mn3O4 + 8 H+ + 2 e− → 3 Mn2+ + 4 H2O 1,824 [13]

+ −
4 + 4 H + 2 e → MnO2 + 2 H2O
Ir2O3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Ir + 3 H2O 0,926 [13] MnO2− 2,257 [13]

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POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION __________________________________________________________________________________________

Tableau 1 – Potentiels standards de réduction Tableau 1 – Potentiels standards de réduction


en solution aqueuse (suite) en solution aqueuse (suite)

Reaction de réduction Eo Réf. Reaction de réduction Eo Réf.


(V/ESH) (V/ESH)
Mo (Molybdène) NO −3 + 3 H+ + 2 e− →HNO 2 + H2O 0,934 [13]
MoO3 + 2 H+ + 2 e− → MoO2 + H2O – 1,091 HNO 3 + 2 H+ + 2 e− →HNO 2 + H2O 0,934 [13]
[13]
Selon l’hydratation de MoO3 0,320
NO3− +4 H+ + 3 e− → NO + 2 H2O 0,957 [K 810]
MoO3 + 6 H+ + 3 e− → Mo3+ + 3 H2O – 0,623
[13] HNO3 + 3 H+ + 3 e− → NO + 2 H2O 0,957 [13]
Selon l’hydratation de MoO3 0,317
0,996 [K 810]
Mo3+ + 3 e− → Mo – 0,200 [13] HNO2 + H+ + e− → NO + H2O 1,004 [13]
MoO2 + 4 H+ + 4 e− → Mo + 2 H2O – 0,072 [13]
N2O4 + 4 H+ + 4 e− → 2 NO + 2 H2O 1,035 [13]
MoO24− +8 H+ + 6 e− → Mo + 4 H2O 0,154 [13]
NO2 + 2 H+ +2 e− → NO + H2O 1,049 [13]
MoO2 + 4 H+ + e− → Mo3+ + 2 H2O 0,311 [13]
N2O4 + 2 H+ + 2 e− → 2 HNO2 1,065 [13]
HMoO−4 + 7 H+ + 3 e− → Mo3+ + 4 H2O 0,390 [13] N2O4 + 2 H+ +2 e− → 2 HNO2 1,07 [K 810]
HMoO−4 + 3 H+ + 2 e− → MoO2 + 2 H2O 0,429 [13]
NO2 + H+ + e− → HNO2 1,093 [13]
MoO24− + 8 H+ + 3 e− → Mo3+ + 4 H2O – 0,508 [13]
2 HNO 3 + 8 H+ +8 e− →N2O + 5 H2O 1,116 [13]
MoO24− + 4 H+ + 2 e− → MoO2 + 2 H2O – 0,606 [13]
2 NO −3 + 10 H+ +8 e− →N2O + 5 H2O 1,116 [13]
N (Azote) NO2− + 2 H+ + e− → NO + H2O 1,202 [13]
N2 + 5 H+ + 4 e− → N2H5+ – 0,23 [K 810]
2 NO2 + 6 H+ + 6 e− → N2O + 3 H2O 1,229 [13]
N2 + 6 H+ + 6 e− → 2 NH3 0,057 [13]
2 HNO 3 + 10 H+ + 10 e− →N2 + 6 H2O 1,246 [13]
N2 + 2 H2O + 6 H+ + 6 e− → 2 NH4OH 0,092 [13]
2 NO3− + 12 H+ + 10 e− → N2 + 6 H2O 1,246 [13]
N2 + 8 H+ + 6 e− → 2 NH4+ 0,275 [13]
N2H5+ +3 H+ +2 e− →2 NH+4 1,275 [K 810]
H2N2O 2 + 6 H+ + 4 e− → 2 NH3OH+ 0,387 [K 810]
2 HNO 2 + 4 H+ + 4 e− →N2O + 3 H2O 1,297 [K 810]
N2O + H2O + 8 H+ + 8 e− → 2 NH4OH 0,510 [13]
NH3OH+ + 2 H+ + 2 e− → NH+4 + H2O 1,35 [K 810]
N2O + 10 H+ + 8 e− → 2 NH4+ + H2O 0,647 [13]
N2O4 + 8 H+ +8 e− → N2 + 4 H2O 1,357 [13]
HN3 + 11 H+ + 8 e− → 3 NH4+ 0,695 [K 810]
2 NO2 + 8 H+ +8 e− → N2 + 4 H2O 1,363 [13]
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2 NO + 2 H+ + 2 e− → H2N2O2 0,71 [K 810]


2 NO2− + 6 H+ + 4 e− → N2O + 3 H2O 1,396 [13]
NO + 5 H+ + 5 e− → NH4OH 0,727 [13]
2 NH3OH+ + H+ + 2 e− → N2H5+ + 2 H2O 1,41 [K 810]
HNO2 + 6 H+ + 6 e− → NH3 + 2 H2O 0,755 [13]
2 HNO 2 + 6 H+ +6 e− →N2 + 4 H2O 1,454 [13]
HNO3 + H+ + e− → NO2 + H2O 0,775 [13]
2 NO2− +8 H+ +6 e− → N2 + 4 H2O 1,520 [13]
NO3− + 2 H+ + e− → NO2 + H2O 0,775 [13]
2 NO + 2 H+ + 2 e− → N2O + H2O 1,591 [13]
NO2− + 7 H+ + 6 e− → NH3 + 2 H2O 0,789 [13]
2 NO + 4 H+ +4 e− → N2 + 2 H2O 1,678 [13]
2 HNO3 + 2 H+ + 2 e− → N2O4 + 2 H2O 0,803 [13]
N2O + 2 H+ +2 e− → N2 + H2O 1,766 [13]
2 NO3− + 4 H+ + 2 e− → N2O4 + 2 H2O 0,803 [K 810]
HN3 + 3 H+ +2 e− → NH4+ + N2 1,96 [K 810]
NO2− + 7 H+ + 6 e− → NH4OH + H2O 0,806 [13]
Nb (Niobium)
NO3− + 2 H+ + 2 e− → NO2− + H2O 0,835 [13]
NbO + 2 H+ + 2 e− →Nb + H2O – 0,733 [13]
NO + 6 H+ + 5 e− → NH+4 + H2O 0,836 [13]
NbO 2 + 2 H+ +2 e− →NbO + H2O – 0,625 [13]
2 HNO2 + 4 H+ + 4 e− → H2N2O2 + 2 H2O 0,86 [K 810]
Nb2O5 + 2 H+ +2 e− → 2 NbO2 + H2O – 0,289 [13]
HNO2 + 7 H+ + 6 e− → NH+4 + 2 H2O 0,864 [13]
Ni (Nickel)
N2O4 + 2 e− → 2 NO2− 0,867 [13]
Ni3O4 + 2 H2O + 2 e− → 3 HNiO2− + H+ – 0,718 [13]
NO2 + e− → NO2− 0,895 [13]
– 0,257 [K 810]
NO2− + 8 H+ + 6 e− → NH+4 + 2 H2O 0,897 [13] Ni2+ + 2 e− → Ni – 0,250 [13]

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tiwekacontentpdf_k810 Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // mahmoud FERHAT // 193.194.76.5
___________________________________________________________________________________________ POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION

Tableau 1 – Potentiels standards de réduction Tableau 1 – Potentiels standards de réduction


en solution aqueuse (suite) en solution aqueuse (suite)

Reaction de réduction Eo Réf. Reaction de réduction Eo Réf.


(V/ESH) (V/ESH)
NiO + 2 H+ + 2 e− → Ni + H2O 0,110 OsO 4 + 4 H+ + 4 e− →OsO 2 + 2 H2O 1,005
[13] [13]
Selon la structure de NiO hydraté 0,116 Selon la structure de OsO 4 1,035

HNiO2− + 3 H+ + 2 e− → Ni + 2 H2O 0,648 [13] H2OsO5 + 4 H+ + 4 e− →OsO 2 + 3 H2O 1,013 [13]


OsO52 − + 2 H+ + 2 e− →OsO 24 − + H2O 1,142 [13]
Ni3O4 + 2 H+ + 2 e− → 3 NiO + H2O 0,876
[13]
Selon la structure de NiO hydraté 0,897 OsO 24 − + 4 H+ + 2 e− →OsO 2 + 2 H2O 1,607 [13]

Ni2O3 + 2 H+ + 2 e− → 2 NiO + H2O 1,020 P (Phosphore)


[13]
Selon la structure de NiO hydraté 1,032 Pb + 2 H+ + 2 e− →PbH2 – 1,507 [13]
3 Ni2O3 + 2 H+ + 2 e− → 2 Ni3O4 + H2O 1,305 [13] H3PO 2 + H+ + e− →P + 2 H2O – 0,508
[13]
Selon la structure de P – 0,365
2 NiO2 + 2 H+ +2 e− → Ni2O3 + H2O 1,434 [13]
H3PO 3 + 3 H+ + 3 e− →P + 3 H2O – 0,502
NiO2 + 4 H+ + 2 e− → Ni2+ + 2 H2O 1,593 [K 810] – 0,454
[13]
Selon la structure de P
Ni2O3 + 6 H+ + 2 e− → 2 Ni2+ + 3 H2O 1,753 [13] H3PO 3 + 2 H+ + 2 e− →H3PO 2 + H2O – 0,499 [K 810]
Ni3O4 + 8 H+ + 2 e− → 3 Ni2+ + 4 H2O 1,977 [13] H3PO 4 + 5 H+ +5 e− →P + 4 H2O – 0,411
[13]
Selon la structure de P – 0,383
O (Oxygène)
H3PO 3 + 6 H+ + 6 e− →PH3 + 3 H2O – 0,282 [13]
O 2 + H+ + e− →HO 2 – 0,046 [K 810]
H3PO 4 + 8 H+ + 8 e− →PH3 + 4 H2O – 0,281 [13]
O 2 + 2 H+ + 2 e− →O + H2O 0,037 [13]
H3PO 4 + 2 H+ +2 e− →H3PO 3 + H2O – 0,276 [K 810]
O 2 + H+ + 2 e− →HO 2− 0,338 [13]
H3PO 2 + 4 H+ + 4 e− →PH3 + 2 H2O – 0,174 [13]
0,695 [K 810]
O 2 + 2 H+ + 2 e− →H2O 2 P + 3 H+ + 3 e− →PH3 – 0,111
0,682 [13] [13]
Selon la structure de P – 0,063
H2O 2 + H+ + e− →OH + H2O 1,14 [K 810]
Pb (Plomb)
O 2 + 4 H+ + 4 e− → 2 H2O 1,229 [K 810]
Pb 3O 4 + 2 H2O + 2 e− → 3 HPbO 2− + H+ – 0,390 [13]
CaO 2 + 2 H+ + 2 e− →CaO + H2O 1,260
[13] PbI2 + 2 e− →Pb + 2 I− – 0,365 [K 810]
Selon l’hydratation de CaO 1,547
PbSO 4 + 2 e− →Pb + SO 24 − – 0,350 [K 810]
HO 2 + H+ + e− →H2O 2 1,44 [K810]
PbBr2 + 2 e− →Pb + 2 Br − – 0,280 [K 810]
O 3 + 6 H+ + 6 e− → 3 H2O 1,511 [13]
PbCl2 + 2 e− →Pb + 2 Cl− – 0,268 [K 810]
H2O 2 + 2 H+ + 2 e− → 2 H2O 1,763 [K 810]
Pb 2+ + 2 e− →Pb – 0,125 [K 810]
O 3 + 2 H+ + 2 e− →O 2 + H2O 2,075 [K 810]
CaO 2 + 4 H+ + 2 e− →Ca2+ + 2 H2O 2,224 [13] PbO + 2 H+ + 2 e− →Pb + H2O De 0,248
[13]
Selon la structure ou l’hydratation de PbO à 0,277
SrO 2 + 4 H+ + 2 e− →Sr 2+ + 2 H2O 2,333 [13]
PbO 2 + H+ + 2 e− →HPbO −2 0,621 [13]
BaO 2 + 4 H+ + 2 e− →Ba2+ + 2 H2O 2,365
[13] HPbO −2 +3 H+ +2 e− →Pb + 2 H2O 0,702 [13]
Selon l’hydratation de BaO 2 2,419
De 0,885
OH + H+ + e− →H2O 2,38 [K 810] Pb 3O 4 + 2 H+ +2 e− → 3 PbO + H2O [13]
à 0,972
2,430 [K 810] 2 PbO 2 + 2 H+ + 2 e− →Pb 2O 3 + H2O 1,093 [13]
O (gaz) + 2 H+ + 2 e− →H2O
2,421 [13] 3 PbO 2 + 4 H+ + 4 e− →Pb 3O 4 + 2 H2O 1,127 [13]
Os (Osmium) 3 Pb 2O 3 + 2 H+ + 2 e− → 2 Pb 3O 4 + H2O 1,228 [13]
OsO 4 (solide) + 2 e− →OsO 24 − 0,402 [13] 1,468 [K 810]
PbO 2 + 4 H+ + 2 e− →Pb 2+ + 2 H2O
H2OsO5 + 2 e− →OsO 24 − + H2O 0,418 [13] 1,449 [13]
+ − −
OsO 4 (gaz) + 2 e− →OsO 24 − 0,463 [13] 3 + 3 H + 2 e →HPbO 2 + H2O
PbO 2− 1,547 [13]
OsO 2 + 4 H+ +4 e− →Os + 2 H2O 0,687 [13] Pb 4+ + 2 e− →Pb 2+ 1,694 [13]
HOsO5− + H+ +2 e− →OsO 24 − + H2O 0,714 [13] PbO 2 + SO 24 − + 4 H+ + 2 e− →PbSO 4 + 2 H2O 1,698 [K 810]
OsO 4 + 8 H+ + 8 e− →Os + 4 H2O 0,84 [K 810] PbO 23 − + 4 H+ + 2 e− →PbO + 2 H2O De 1,972
[13]
H2OsO5 + 8 H+ + 8 e− →Os + 5 H2O 0,850 [13] Selon la structure ou l’hydratation de PbO à 2,001
OsO 24 − + 8 H+ + 6 e− →Os + 4 H2O 0,994 [13] Pb 3O 4 + 8 H+ + 2 e− → 3 Pb 2+ + 4 H2O 2,094 [13]

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POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION __________________________________________________________________________________________

Tableau 1 – Potentiels standards de réduction Tableau 1 – Potentiels standards de réduction


en solution aqueuse (suite) en solution aqueuse (suite)

Reaction de réduction Eo Réf. Reaction de réduction Eo Réf.


(V/ESH) (V/ESH)
PbO 23 − + 6 H+ + 2 e− →Pb 2+ + 3 H2O 2,375 [13] Rh (Rhodium)
3 PbO 23 − + 10 H+ + 4 e− →Pb 3O 4 + 5 H2O 2,515 [13] 2 Rh 2+ + H2O + 2 e− →Rh 2O + 2 H+ 0,396 [13]

Pd (Palladium) Rh 2+ + e− →Rh+ 0,600 [13]

2 Pd + H+ + e− →Pd 2H 0,048 [13] Rh+ + e− →Rh 0,600 [13]

PdBr42 − + 2 e− →Pd + 4 Br − 0,49 [K 810] Rh 2+ + 2 e− →Rh 0,600 [13]

PdCl24 − + 2 e− →Pd + 4 Cl− 0,76 [K 810]


0,64 [K 810] Rh 3+ + 3 e− →Rh
0,799 [13]
PdO + 2 H+ + 2 e− →Pd + H2O 0,897 Rh 2O + 2 H+ + 2 e− → 2 Rh + H2O 0,796 [13]
[13]
Selon la structure de PdO hydraté 0,917
2 Rh 3+ + H2O + 4 e− →Rh 2O + 2 H+ 0,801 [13]
0,915 [K 810]
Pd 2+ + 2 e− →Pd Rh 2O 3 + 2 H+ + 2 e− → 2 RhO + H2O 0,871 [13]
0,987 [13]
Rh 2O 3 + 4 H+ + 4 e− →Rh 2O + 2 H2O 0,877 [13]
PdO 2 + 4 H+ + 2 e− →Pd 2+ + 2 H2O 1,194 [13]
2 RhO + 2 H+ + 2 e− →Rh 2O + H2O 0,882 [13]
PdO 2 + 2 H+ + 2 e− →PdO + H2O 1,263
1,283
[13] Rh 2O 3 + 6 H+ + 4 e− → 2 Rh+ + 3 H2O 0,975 [13]
Selon la structure de PdO hydraté
Rh 3+ + e− →Rh 2+ 1,198 [13]
PdCl62 − + 2 e− →PdCl24 − + 2 Cl− 1,288 [K 810]
Rh 2O 3 + 6 H+ + 2 e− → 2 Rh 2+ + 3 H2O 1,349 [13]
PdO 3 + 2 H+ +2 e− →PdO 2 + H2O 2,030 [13]
RhO 24 − + 8 H+ + 5 e− →Rh+ + 4 H2O 1,717 [13]
Pt (Platine)
2 RhO 2 + 2 H+ + 2 e− →Rh 2O 3 + H2O 1,730 [13]
PtBr42 − + 2 e− →Pt + 4 Br − 0,698 [K 810]
RhO 2 + 4 H+ + e− →Rh 3+ + 2 H2O 1,881 [13]
PtCl24 − + 2 e− →Pt + 4 Cl− 0,758 [K 810]
RhO 24 − + 8 H+ + 4 e− →Rh 2+ + 4 H2O 1,995 [13]
PtO 2 + 4 H+ + 2 e− →Pt2+ + 2 H2O 0,837 [13]
2 RhO 24 − + 10 H+ + 6 e− →Rh 2O 3 + 5 H2O 2,211 [13]
PtO + 2 H+ + 2 e− →Pt + H2O 0,980 [13]
RhO 24 − + 8 H+ + 3 e− →Rh 3+ + 4 H2O 2,261 [13]
PtO 2 + 2 H+ + 2 e− →PtO + H2O 1,045 [13]
RhO 24 − +4 H+ +2 e− →RhO 2 + 2 H2O 2,452 [13]
Pt2+ + 2 e− →Pt 1,188 [13]
Ru (Ruthénium)
PtO 3 + 2 H+ + 2 e− →PtO 2 + H2O 2,000 [13]
Ru 2+ + 2 e− →Ru 0,455 [13]
Re (Rhénium)
RuO −4 + e− →RuO 24 − 0,590 [13]
ReO −4 + e− →ReO 24 − – 0,700 [13]
Ru 2O 3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Ru + 3 H2O 0,738 [13]
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Re + e− →Re− – 0,400 [13]


2 RuO 2 + 2 H+ + 2 e− →Ru 2O 3 + H2O 0,937 [13]
Re2O 3 + 6 H+ + 8 e− → 2 Re− + 3 H2O 0,070 [13]
RuO 4 + e− →RuO 4− 0,950 [13]
Re3+ + 4 e− →Re− 0,125 [13]
H2RuO5 + e− →RuO 4− + H2O 1,001 [13]
ReO 2 + 4 H+ + e− →Re3+ + 2 H2O 0,157 [13]
RuO 2 + 4 H+ +2 e− →Ru 2+ + 2 H2O 1,120 [13]
ReO 2 + 4 H+ + 4 e− →Re + 2 H2O 0,22 [K 810]
RuO 24 − + 8 H+ + 6 e− →Ru + 4 H2O 1,193 [13]
Re2O 3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Re + 3 H2O 0,227 [13]
Ru 2O 3 + 6 H+ + 2 e− → 2 Ru 2+ + 3 H2O 1,304 [13]
ReO −4 + 8 H+ + 8 e− →Re− + 4 H2O 0,273 [13]
H2RuO5 + 8 H+ + 6 e− →Ru 2+ + 5 H2O 1,307 [13]
Re3+ + 3 e− →Re 0,300 [13]
RuO −4 + 8 H+ + 5 e− →Ru 2+ + 4 H2O 1,368 [13]
ReO 3 + 6 H+ + 3 e− →Re3+ + 3 H2O 0,318 [13]
RuO 4 + 4 H+ + 4 e− →RuO 2 + 2 H2O 1,387 [13]
0,34 [K 810]
ReO −4 + 8 H+ + 7 e− →Re + 4 H2O H2RuO5 + 4 H+ + 4 e− →RuO 2 + 3 H2O 1,400 [13]
0,369 [13]
RuO −4 + 4 H+ + 3 e− →RuO 2 + 2 H2O 1,533 [13]
2 ReO 2 + 2 H+ + 2 e− →Re2O 3 + H2O 0,375 [13]
RuO 24 − + 8 H+ + 4 e− →Ru 2+ + 4 H2O 1,563 [13]
ReO 3 + 2 H+ +2 e− →ReO 2 + H2O 0,399 [13]
2 RuO 24 − + 10 H+ + 6 e− →Ru 2O 3 + 5 H2O 1,649 [13]
ReO 24 − + 8 H+ + 7 e− →Re− + 4 H2O 0,412 [13]
HRuO5− + H+ + e− →RuO 4− + H2O 1,660 [13]
ReO −4 + 8 H+ + 4 e− →Re3+ + 4 H2O 0,422 [13]
RuO 24 − + 4 H+ + 2 e− →RuO 2 + 2 H2O 2,005 [13]
2 ReO −4 + 10 H+ + 8 e− →Re2O 3 + 5 H2O 0,476 [13]
ReO −4 + 4 H+ + 3 e− →ReO 2 + 2 H2O 0,51 [K 810] S (Soufre)
ReO −4 + 2 H+ + e− →ReO 3 + H2O 0,732 [13] S + 2 e− →S2 − – 0,476 [13]
ReO 24 − + 8 H+ + 3 e− →Re3+ + 4 H2O 0,795 [13] S2O62 − + 2 e− → 2 SO 23 − 0,026 [13]

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Tableau 1 – Potentiels standards de réduction Tableau 1 – Potentiels standards de réduction


en solution aqueuse (suite) en solution aqueuse (suite)

Reaction de réduction Eo Réf. Reaction de réduction Eo Réf.


(V/ESH) (V/ESH)
S + 2 H+ + 2 e− →H2S 0,144 [K 810] Se (Sélénium)

SO 4 + 8 H+ + 8 e− →S2 − + 4 H2O
2 0,149 [13] Se + 2 e− →Se2 − – 0,924 [13]
SO 24 − + 2 H+ + 2 e− →H2SO 3 + H2O 0,158 [K 810] Se + 2 H+ + 2 e− →H2Se (dissous) – 0,399 [13]
S4O62 − + 2 e− → 2 S2O 23 − 0,219 [13] Se + 2 H+ + 2 e− →H2Se (gaz) – 0,369 [13]
2 −
SO 4 + 10 H+ + 8 e− →H2S + 4 H2O 0,303 [13] SeO 23 − + 6 H+ + 6 e− →Se2 − + 3 H2O 0,276 [13]
SO 24 − + 8 H+ + 6 e− →S + 4 H2O 0,357 [13] H2SeO 3 + 6 H+ + 6 e− →H2Se + 3 H2O 0,360 [13]
2 H2SO 3 + 2 H+ + 4 e− →S2O 23 − + 3 H2O 0,400 [K 810] H2SeO 3 + 4 H+ +4 e− →Se + 3 H2O 0,739 [K 810]
2 SO 23 − + 4 H+ + 2 e− →S2O 24 − + 2 H2O 0,416 [13] SeO 24 − + 2 H+ + 2 e− →SeO 23 − + H2O 0,880 [13]
SO 2 + 4 H+ + 4 e− →S + 2 H2O 0,451 [13] SeO 24 − + 4 H+ + 2 e− →H2SeO 3 + H2O 1,151 [K 810]
0,500 [K 810] Si (Silicium)
H2SO 3 + 4 H+ + 4 e− →S + 3 H2O
0,449 [13]
SiF62 − + 4 e− →Si + 6 F − – 1,2 [K 810]
4 H2SO 3 + 4 H+ + 6 e− →S4O62 − + 6 H2O 0,509 [13]
SiO 2 + 4 H+ +4 e− →Si + 2 H2O De – 0,857
S2O62 − + 4 H+ + 2 e− → 2 H2SO 3 0,569 [K 810] à – 0,807
[13]
Selon la structure de SiO 2
(SCN) 2 + 2 e− → 2 SCN− 0,77 [K 810]
H2SiO 3 + 4 H+ + 4 e− →Si + 3 H2O – 0,780 [13]
1,96 [K 810]
S2O82 − +2 e− →2 SO 24 − SiO 2 + 8 H+ + 8 e− →SiH4 + 2 H2O
2,010 [13] De – 0,377
[13]
Selon la structure de SiO 2 à – 0,353
Sb (Antimoine)
H2SiO 3 + 8 H+ + 8 e− →SiH4 + 3 H2O – 0,339 [13]
Sb + 3 H+ + 3 e− →SbH3 – 0,510 [K 810]
– 0,143 [K 810]
Sb 4O6 + 12 H+ + 12 e− → 4 Sb + 6 H2O 0,150 [K 810] Si + 4 H+ + 4 e− →SiH4
0,102 [13]
Sb 2O 3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Sb + 3 H2O 0,152
[13] Sn (Étain)
Selon la structure de Sb 2O 3 0,167
Sn + 4 H+ + 4 e− →SnH4 – 1,074 [13]
SbO+ + 2 H+ + 3 e− →Sb + H2O 0,212 [13]
SnO 2 + H+ + 2 e− →HSnO −2 – 0,546
HSbO 2 + 3 H+ + 3 e− →Sb + 2 H2O 0,230 [13] – 0,349
[13]
Selon l’hydratation de SnO 2
SbO −3 + 2 H+ + 2 e− →SbO −2 + H2O 0,353 [13]
SnF62 − + 4 e− →Sn + 6 F − – 0,25 [K 810]
SbO −2 + 4 H+ + 3 e− →Sb + 2 H2O 0,446 [13]
Sn 2+ +2 e− →Sn – 0,136 [K 810]
Sb 2O5 + 2 H+ + 2 e− →Sb 2O 4 + H2O 0,479 [13]
SnO 2 + 2 H+ + 2 e− →SnO + H2O De – 0,121
0,605 [K 810] [13]
Sb 2O5 + 6 H+ + 4 e− → 2 SbO+ + 3 H2O Selon l’hydratation de SnO et SnO 2 à 0,088
0,581 [13]
Sb 2O5 + 4 H+ + 4 e− →Sb 2O 3 + 2 H2O SnO + 2 H+ + 2 e− →Sn + H2O – 0,106
0,649 [13]
[13] Selon l’hydratation de SnO – 0,091
Selon la structure de Sb 2O 3 0,671
SbO −3 + 3 H+ + 2 e− →HSbO 2 + H2O 0,678 [13] SnO 2 + 4 H+ + 4 e− →Sn + 2 H2O – 0,106
[13]
Selon l’hydratation de SnO 2 – 0,008
SbO −3 +4 H+ +2 e− →SbO+ + 2 H2O 0,704 [13]
SbO+2 + 2 H+ + 2 e− →SbO+ + H2O 0,720 [13] SnO 2 + 4 H+ + 2 e− →Sn 2+ + 2 H2O – 0,077
[13]
Selon l’hydratation de SnO 2 0,120
2 SbO −3 +6 H+ +4 e− →Sb 2O 3 + 3 H2O 0,772
[13] Sn 4+ + 2 e− →Sn 2+ 0,151 [13]
Selon la structure de Sb 2O 3 0,794
HSnO −2 + 3 H+ + 2 e− →Sn + 2 H2O 0,333 [13]
Sb 2O 4 + 2 H+ + 2 e− →Sb 2O 3 + H2O 0,819
[13] SnO 23 − + 3 H+ + 2 e− →HSnO −2 + H2O 0,374 [13]
Selon la structure de Sb 2O 3 0,863

Sb 2O5 + 2 H+ + 2 e− →Sb 2O 4 + H2O 1,055 [K 810] SnO 23 − + 4 H+ + 2 e− →SnO + 2 H2O 0,791


[13]
Selon l’hydratation de SnO 0,812
Sc (Scandium)
SnO 23 − + 6 H+ + 2 e− →Sn 2+ + 3 H2O 0,844 [13]
– 2,03 [K 810]
Sc3+ + 3 e− →Sc
– 2,077 [13] Sr (Strontium)
ScOH2+ + H+ + 3 e− →Sc + H2O – 1,980 [13] Sr 2+ + 2 e− →Sr – 2,888 [13]
Sc2O 3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Sc + 3 H2O – 1,784 SrO + 2 H+ +2 e− →Sr + H2O – 2,047
[13] [13]
Selon l’hydratation de Sc2O 3 – 1,591 Selon l’hydratation de SrO – 1,972

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POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION __________________________________________________________________________________________

Tableau 1 – Potentiels standards de réduction Tableau 1 – Potentiels standards de réduction


en solution aqueuse (suite) en solution aqueuse (suite)

Reaction de réduction Eo Réf. Reaction de réduction Eo Réf.


(V/ESH) (V/ESH)
Sr 2+ + 2 H+ + 4 e− →SrH2 – 1,085 [13] 2 Ti3O5 + 2 H+ + 2 e− → 3 Ti2O 3 + H2O – 0,490
[13]
SrO + 4 H+ + 4 e− →SrH2 + H2O – 0,665 Selon l’hydratation de Ti2O 3 – 1,178
[13]
Selon l’hydratation de SrO – 0,477
Ti2O 3 + 6 H+ + 2 e− → 2 Ti2+ + 3 H2O – 0,478
[13]
Sr + 2 H+ + 2 e− →SrH2 0,718 [13] Selon l’hydratation de Ti2O 3 – 0,248
1,116 Ti3+ + e− → Ti2+ – 0,368 [13]
SrO 2 + 2 H+ + 2 e− →SrO + H2O [13]
1,492
TiO 2+ + 2 H+ + 2 e− → Ti2+ + H2O – 0,135 [13]
SrO 2 + 4 H+ + 2 e− →Sr 2+ + 2 H2O 2,333 [13]
TiO 2+ + 2 H+ + e− → Ti3+ + H2O 0,100 [K 810]
Ta (Tantale) HTiO −3 + 5 H+ + 2 e− → Ti2+ + 3 H2O 0,362 [13]
Ta2O5 + 10 H+ + 10 e− → 2 Ta + 5 H2O
– 0,81 [K 810] TiO 22+ + H2O + 2 e− →HTiO −3 + H+ 1,303 [13]
– 0,750 [13]
TiO 22+ + 2 H+ + 2 e− → TiO 2+ + H2O 1,800 [13]
Te (Tellure)
TiO 22+ +2 e− → TiO 2 1,835
2 Te + 2 e− → Te2 − – 0,840 [13] [13]
Selon l’hydratation de TiO 2 2,182
– 0,739
Te + 2 H+ + 2 e− →H2 Te [13] Tl (Thallium)
– 0,717
Te4+ + 2 H+ + 6 e− →H2 Te 0,132 [13] Tl + H+ + e− → TlH – 1,865 [13]
TlI + e− → Tl + I− – 0,74 [K 810]
TeO 2 + 4 H+ + 4 e− → Te + 2 H2O 0,521
0,604
[13] TlBr + e− → Tl + Br − – 0,658 [K 810]
Selon l’hydratation de TeO 2
TlCl + e− → Tl + Cl− – 0,557 [K 810]
TeO 2 + 4 H+ + 4 e− → Te + 2 H2O 0,53 [K 810]
Tl+ + e− → Tl – 0,336 [K 810]
0,559 [K 810]
HTeO+2 + 3 H+ + 4 e− → Te + 2 H2O Tl2O + 2 H+ +2 e− → 2 Tl + H2O 0,485
0,551 [13] [13]
Selon l’hydratation de Tl2O 0,512
Te4+ +4 e− → Te 0,568 [13]
Tl2O 3 + 4 H+ + 4 e− → Tl2O + 2 H2O 0,778
TeO 3 + 2 H+ + 2 e− → TeO 2 + H2O 0,850 [13]
[13] Selon l’hydratation de Tl2O 3 et Tl2O 0,905
Selon l’hydratation de TeO 2 1,020
Tl2O 3 + 6 H+ + 4 e− → 2 Tl+ + 3 H2O 1,189
H2 TeO 4 + 2 H+ + 2 e− → TeO 2 + 2 H2O 0,854 [13]
[13] Selon l’hydratation de Tl2O 3 1,329
Selon l’hydratation de TeO 2 1,020
Tl3+ + 2 e− → Tl+ 1,252 [13]
TeO 24 − + 2 H+ + 2 e− → TeO 23 − + H2O 0,892 [13]
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U (Uranium)
H2 TeO 4 + 6 H+ + 2 e− → Te4+ + 4 H2O 0,920 [13]
2 UO 2 + 2 H+ + 2 e− →U2O 3 + H2O – 1,738
[13]
Ti (Titane) Selon l’hydratation de UO 2 – 1,375
Ti2+ + 2 e− → Ti – 1,630 [K 810] – 1,66 [K 810]
U3+ + 3 e− →U
TiO + 2 H+ + 2 e− → Ti + H2O – 1,306 [13] – 1,798 [13]
TiF62 − + 4 e− → Ti + 6 F − – 1,191 [K 810] UO + 2 H+ +2 e− →U + H2O – 1,438 [13]
Ti2O 3 + 2 H+ + 2 e− → 2 TiO + H2O – 1,123 UO 2 + 4 H+ + 4 e− →U + 2 H2O – 1,444
[13] [13]
Selon l’hydratation de Ti2O 3 – 0,894 Selon l’hydratation de UO 2 – 1,353
2 TiO 2 + 2 H+ + 2 e− → Ti2O 3 + H2O De – 0,786 U2O 3 + 6 H+ + 6 e− → 2 U + 3 H2O – 1,346 [13]
[13]
Selon l’hydratation de TiO 2 et Ti2O 3 à – 0,139 U2O 3 + 2 H+ +2 e− → 2 UO + H2O – 1,163 [13]
TiO 2 + 4 H+ + e− → Ti3+ + 2 H2O – 0,666 U3+ + 3 H+ + 6 e− →UH3 – 0,772 [13]
[13]
Selon l’hydratation de TiO 2 0,029
UO 2 + 7 H+ +7 e− →UH3 + 2 H2O – 0,716
[13]
2 HTiO 3− + 4 H+ + 2 e− → Ti2O 3 + 3 H2O – 0,601 Selon l’hydratation de UO 2 – 0,664
[13]
0,973
Selon l’hydratation de Ti2O 3 U2O 3 + 12 H+ + 12 e− → 2 UH3 + 3 H2O – 0,545 [13]
3 TiO 2 + 2 H+ +2 e− → Ti3O5 + H2O – 0,589 UOH3+ + H+ + e− →U3+ + H2O – 0,538 [13]
[13]
Selon l’hydratation de TiO 2 – 0,453
– 0,52 [K 810]
U4+ + e− →U3+
TiO 2 + 4 H+ + 2 e− → Ti2+ + 2 H2O – 0,502 – 0,607 [13]
[13]
Selon l’hydratation de TiO 2 – 0,169
UO + 5 H+ +5 e− →UH3 + H2O – 0,422 [13]

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K 810v2 – 20 est strictement interdite. – © Editions T.I.

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Tableau 1 – Potentiels standards de réduction Tableau 1 – Potentiels standards de réduction


en solution aqueuse (suite) en solution aqueuse (suite)

Reaction de réduction Eo Réf. Reaction de réduction Eo Réf.


(V/ESH) (V/ESH)
3 UO 22+ + 2 H2O + 2 e− →U3O8 + 4 H+ – 0,403 [13] V2O5 + 2 H+ + 2 e− → V2O 4 + H2O 0,666
[13]
UO 2 + 4 H+ + e− →U3+ + 2 H2O – 0,382 Selon la structure de V2O5 0,708
[13]
Selon l’hydratation de UO 2 – 0,019 V2O5 + 6 H+ + 2 e− → 2 VO 2+ + 3 H2O 0,958
[13]
3 UO 3 + 2 H+ + 2 e− →U3O8 + H2O De 0,038 Selon la structure de V2O5 0,998
[13]
Selon l’hydratation de UO 3 à 0,904 VO+2 + 2 H+ + e− → VO 2+ + H2O 1,004 [13]
UO 22+ +2 e− →UO 2 0,040 2 VO 34 − + 10 H+ + 4 e− → V2O 3 + 5 H2O 1,238 [13]
[13]
Selon l’hydratation de UO 2 0,221
VO 34 − +6 H+ +2 e− → VO+ + 3 H2O 1,256 [13]
0,16 [K 810]
UO 22+ + e− →UO+2 2 VO 34 − + 7 H+ + 2 e− →HV2O5− + 3 H2O 1,962 [13]
0,052 [13]
W (Tungstène)
UO 3 + 2 H+ + 2 e− →UO 2 + H2O De 0,186
[13] WO 2 + 4 H+ + 4 e− → W + 2 H2O – 0,119 [13]
Selon l’hydratation de UO 3 et UO 2 à 0,657
WO 3 + 6 H+ + 6 e− → W + 3 H2O – 0,090 [K 810]
U + 3 H+ + 3 e− →UH3 0,256 [13]
W2O5 + 2 H+ + 2 e− → 2 WO 2 + H2O – 0,031 [13]
U3O8 + 4 H+ +4 e− → 3 UO 2 + 2 H2O 0,260
[13] 2 WO 3 + 2 H+ + 2 e− → W2O5 + H2O – 0,029 [13]
Selon l’hydratation de UO 2 0,533
WO 24 − + 8 H+ + 6 e− → W + 4 H2O 0,049 [13]
0,27 [K 810]
UO 22+ + 4 H+ + 2 e− →U4+ + 2 H2O WO 24 − + 4 H+ + 2 e− → WO 2 + 2 H2O 0,386 [13]
0,333 [13]
2 WO 24 − + 6 H+ + 2 e− → W2O5 + 3 H2O 0,801 [13]
UO 22+ + 3 H+ + 2 e− →UOH3+ + H2O 0,299 [13]
Y (Yttrium)
0,38 [K 810]
UO+2 + 4 H+ + e− →U4+ + 2 H2O Y3+ + 3 e− → Y – 2,37 [K 810]
0,612 [13]
Y2O 3 + 6 H+ + 6 e− → 2 Y + 3 H2O – 1,981
UO+2 + 3 H+ + e− →UOH3+ + H2O 0,546 [13] [13]
Selon l’hydratation de Y2O 3 – 1,676
V (Vanadium)
Zn (Zinc)
– 1,13 [K 810]
V2+ + 2 e− → V Zn 2+ + 2 e− → Zn – 0,762 [K 810]
– 1,175 [13]
ZnO + 2 H+ + 2 e− → Zn + H2O – 0,439
V2O 2 + 4 H+ + 4 e− → 2 V + 2 H2O – 0,820 [13] [13]
Selon la structure ou l’hydratation de ZnO – 0,400
V2O 3 + 2 H+ +2 e− → V2O 2 + H2O – 0,549 [13]
HZnO −2 + 3 H+ + 2 e− → Zn + 2 H2O 0,054 [13]
V3+ + e− → V2+ – 0,255 [K 810]
ZnO 22 − + 4 H+ + 2 e− → Zn + 2 H2O 0,441 [13]
2 VO 2+ + H2O + 2 e− → V2O 3 + 2 H+ – 0,080 [13]
Zr (Zirconium)
VO 2+ + e− → VO+ – 0,044 [13]
– 1,70 [K 810]
VO+ + 2 H+ + e− → V2+ + H2O 0,126 [13] Zr 4+ + 4 e− → Zr
– 1,539 [13]
V2O 3 + 6 H+ + 2 e− → 2 V2+ + 3 H2O 0,161 [13] ZrO 2+ + 2 H+ + 4 e− → Zr + H2O – 1,570 [13]
V2O 4 + 2 H+ + 2 e− → V2O 3 + H2O 0,210 [13] ZrO 2 + 4 H+ +4 e− → Zr + 2 H2O De – 1,553
[13]
V2O 4 + 4 H+ + 2 e− → 2 VO+ + 2 H2O 0,246 [13] Selon la structure ou l’hydratation de ZrO 2 à – 1,456
VO 2+ + 2 H+ + e− → V3+ + H2O 0,337 [K 810] HZrO −3 + 5 H+ + 4 e− → Zr + 3 H2O – 1,276 [13]

3. Applications – ou bien une électrode non corrodable, en présence d’un couple


redox.

La relation de Nernst est donc utilisée fréquemment dans le traite-


Les potentiels standards de réduction en milieux aqueux sont des
ment de nombreux problèmes d’oxydoréduction d’intérêt pédagogi-
caractéristiques thermodynamiques qui sont donc susceptibles
que ou industriel : stabilité des composés, détermination de
d’applications lors de la détermination de constantes d’équilibre. Ces
constantes d’équilibres, calcul des forces électromotrices de piles,
déterminations interviennent rarement dans des conditions standards
analyse de situation de corrosion, développement de protection
des réactifs impliqués. Il est alors nécessaire d’utiliser la relation de
contre la corrosion et la mise au point de titrages redox. Ces applica-
Nernst [1] [2] [16] qui permet d’exprimer des potentiels d’équilibre lors-
tions sont facilitées par l’usage de diverses représentations
que le pH est différent de zéro, ou encore lorsque les activités de Ox
complémentaires des potentiels. Cependant, il ne faut pas oublier
et/ou de Red sont différentes de 1. Ces potentiels sont mesurés pour :
que l’aspect thermodynamique d’une réaction redox ne suffit pas à la
– une électrode métallique, en présence d’une forme oxydée de ce caractériser car, comme pour toute réaction chimique, sa cinétique
métal ; est déterminante.

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POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION __________________________________________________________________________________________

3.1 Représentation des potentiels couple N2O 4 /NO −2 et un réducteur dans le couple NO −3 /N2O 4 , res-
pectivement selon les équations (39) et (40). Les potentiels sont
2O 4 /NO 2 − > E NO 3 − /N2O 4 ) que N2O4 peut oxyder N2O4 réduc-
o
tels (E N o
Dans l’analyse de réactions d’oxydoréduction, il est fréquent de
s’intéresser au comportement de plusieurs composés susceptibles teur et conduire à une dismutation selon (41). Toujours en milieu
d’être impliqués. La démarche analytique passe alors par une basique, les potentiels du diagramme montrent qu’il en est de
représentation de différentes valeurs de potentiels standards, ou même en ce qui concerne la dismutation de NO.
de potentiels standards apparents. Ces derniers, encore appelés
potentiels formels, correspondent à des potentiels d’équilibre N2O4 + 2e− → 2NO2− (39)
d’électrode lorsque le pH est différent de zéro et lorsque les activi-
tés des constituants du couple redox sont égales à un. Ces poten- 2NO3− + 4H+ + 2e− → N2O4 + 2H2O (40)
tiels apparents sont concevables chaque fois que la réaction de
réduction d’un oxydant fait intervenir des protons. La relation de
Nernst appliquée au couple redox permet de mettre en évidence la 2N2O4 + 2H2O → 2NO2− + 2NO3− + 4H+ (41)
variation du potentiel en fonction du pH.

3.1.2 Diagrammes de Frost et Ebsworth


3.1.1 Diagrammes de Latimer
Les diagrammes de Frost [22] sont connus aussi sous le nom de
Un diagramme de Latimer permet de rassembler des infor- diagrammes de Frost-Ebsworth [2]. Ils représentent la variation
mations relatives à un élément chimique. Les composés d’un potentiel de référence Eox/red à no = 0 (potentiel standard ou
considérés sont présentés, de gauche à droite, dans l’ordre des apparent), du couple constitué par un oxydant et le corps simple
nombres d’oxydation décroissants. Cette représentation est de l’élément caractérisé par un nombre d’oxydation no égal à 0, en
conforme au sens d’une réduction écrite vers la droite. Les fonction du nombre d’oxydation N de l’élément considéré dans
composés sont reliés par une flèche, dont le sens correspond à la l’oxydant. À un pH donné, ce diagramme peut être construit à par-
réduction, surmontée de la valeur du potentiel standard ou du tir du diagramme de Latimer, en portant, en fonction du nombre
potentiel formel. La flèche n’était pas utilisée initialement dans les d’oxydation N, le produit NE. Ce produit est proportionnel à
diagrammes de Latimer [12]. Ce diagramme a le mérite de rassem- l’enthalpie libre de la réaction à partir de l’état standard de
bler, de manière schématique, plusieurs oxydants et réducteurs l’élément (NE = – ∆G/F). L’origine du diagramme correspond donc
caractérisés par des valeurs de potentiel, ainsi que les nombres à l’état standard (∆G et N = 0). La pente de la droite joignant deux
d’oxydation de l’élément considéré. Les diagrammes de Latimer points est le potentiel standard du couple redox représenté par ces
permettent de calculer le potentiel d’un couple constitué par deux deux points. Les potentiels négatifs sont facilement repérés par les
composés non adjacents. Ce calcul, effectué selon la formule dite pentes négatives des portions de droite.
de Luther [1], résulte de l’additivité des variations d’enthalpies.
Le mérite des diagrammes de Frost est d’afficher graphiquement
La figure 1 représente le diagramme de Latimer de l’élément la stabilité des composés. En effet, le point le plus bas correspond
chlore considéré dans plusieurs composés, à pH = 0 et 14. Dans ce à l’état d’oxydation le plus stable de l’élément. Ce type de dia-
diagramme, les composés correspondent aux espèces en solution gramme permet aussi de visualiser des réactions particulières
au pH considéré. Il apparaît clairement que le potentiel standard impliquant des composés amphotères redox. Soient trois
de réduction ne décroît pas avec le nombre d’oxydation. D’une composés N, M et P caractérisés par trois nombres d’oxydation (n,
manière générale, les potentiels en milieu basique sont inférieurs à m et p). Ces composés sont représentés par trois points
ceux en milieu acide conformément à l’implication de protons consécutifs. Trois cas de figure peuvent se présenter selon la loca-
dans les réactions de réduction. Seul le dichlore Cl2 présente un lisation du point intermédiaire M par rapport à la droite NP. Les
potentiel indépendant du pH car sa réduction n’implique pas la trois points peuvent être pratiquement alignés, ou bien le point M
participation de proton. est situé au-dessus ou en dessous de la droite NP. La répartition
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La figure 2 représente le diagramme de Latimer de l’élément des points permet de déduire les possibilités de réaction de dismu-
azote considéré dans plusieurs composés à pH = 0 et 14. En milieu tation ou d’amphotérisation. Ces réactions particulières sont des
basique, N2O4 est « encadré » par des valeurs de potentiel diffé- oxydoréductions qui font intervenir un composé commun dans les
rentes qui montrent que ce composé est un oxydant dans le deux couples redox impliqués.

Nombre d’oxydation :
+7 +5 +4 +3 +1 0 –1

pH = 0 1,29
1,18 1,66

1,20 1,18 1,19 1,67 1,63 1,36


ClO−4 ClO3− ClO2 HClO2 HClO Cl2 Cl–
1,49
1,28
pH = 14 0,62
0,30 0,89

0,37 – 0,48 1,07 0,68 0,42 1,36


ClO−4 ClO3− ClO2 ClO2− ClO– Cl2 Cl–

0,49

Figure 1 – Diagramme de Latimer de l’élément chlore

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___________________________________________________________________________________________ POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION

pH = 0

Nombre
+5 +4 +3 +2 +1 0 –1 –2 –3
d’oxydation
1,25 – 0,23

0,803 1,07 0,996 1,59 1,77 – 1,87 1,41 1,275


NO3 N2O4 HNO2 NO N2O N2 NH3OH+ N2 H5+ NH4+

0,94 1,297 – 0,05 1,35

pH = 14

0,25 – 1,16

– 0,86 0,867 – 0,46 0,79 0,94 – 3,04 0,73 0,1


NO3− N2O4 NO2− NO N 2O N2 NH2OH N2H4 NH3

0,01 0,15 1,05 0,42

Figure 2 – Diagramme de Latimer de l’élément azote

La figure 3 représente le diagramme de Frost de l’élément azote


en milieux acide et basique. En milieu acide, l’espèce la plus stable Dismutation
est l’ion ammonium. En milieu basique c’est l’azote moléculaire Dans une dismutation (disproportionation en anglais), Ox1 et
qui est l’espèce la plus stable. Sur ce diagramme, on peut remar- Red2 sont identiques et conduisent à deux composés différents
quer les trois cas de figure relatifs à la disposition de trois Red1 et Ox2 . À titre d’exemple, la dismutation du peroxyde
composés successifs : d’hydrogène H2O2 conduit à de l’eau et de l’oxygène molé-
culaire. Au cours de cette réaction, le nombre d’oxydation de
– en milieu acide, HNO2 , N2O4 et HNO3 sont pratiquement ali- l’oxygène passe de – I dans H2O2 à – II dans H2O et 0 dans O2 .
gnés. La coexistence de ces trois composés est possible ; Le peroxyde d’hydrogène est un composé instable comme
– en milieu basique, N2O4 est situé au-dessus de la droite joi- le montre le potentiel standard de H2O2 oxydant qui est
supérieur au potentiel standard de H2O2 réducteur :
gnant NO −2 et NO 3− . La dismutation de N2O4 est thermodynami- E Ho 2O 2 / H 2O = 1,76 V/ESH > E O 2 / H 2O2 = 0,69 V/ESH . Heureusement
o
quement possible. Il en est de même en ce qui concerne la que la cinétique lente de sa dismutation permet de manipuler
dismutation de NO qui est situé au-dessus de la droite joignant le peroxyde d’hydrogène.
N2O et NO −2 . Comme vu précédemment sur le diagramme de
Latimer de l’azote (figure 2), le diagramme de Frost révèle l’insta- Amphotérisation
bilité thermodynamique par dismutation de NO et N2O4 ; L’amphotérisation, encore appelée rétrodismutation ou
médiamutation (comproportionation ou symproportionation en
– en milieu basique, NO −2 est situé au-dessous de la droite joi- anglais), est une réaction « inverse » d’une dismutation dans
gnant NO et N2O4 . L’amphotérisation de ces deux derniers laquelle Red1 et Ox2 sont identiques. Par exemple, la réduction
composés est thermodynamiquement possible. de Fe3+ par du fer conduisant à Fe2+ est une amphotérisation :
2Fe3+ + Fe → 3Fe2+

Composé amphotère redox :


Un même composé peut être oxydant dans un couple redox 3.1.3 Diagrammes potentiel – pH de Pourbaix
et réducteur dans un autre couple. Chaque couple est caracté-
risé par un potentiel formel. Soit la réaction d’oxydoréduction
Les diagrammes de Pourbaix [13] ou diagrammes potentiel-pH
suivante impliquant les couples Ox1/Red1 et Ox2/Red2 : sont des représentations de potentiels d’équilibre calculés pour
des électrodes en fonction des variables expérimentales comme le
Ox1 + Red2 → Red1 + Ox2 pH et la concentration des composés des couples redox. Il est
aussi possible de considérer une variation de concentration d’un
Dans cette réaction les potentiels formels sont tels que complexant [23] [24]. Dans ces diagrammes, les potentiels sont
EOx1/red1 > EOx2/red2 . Deux situations redox particulières sont à calculés en appliquant la relation de Nernst, sans tenir compte des
distinguer, selon que Ox1 = Red2 ou Red1 = Ox2 . corrections d’activité.

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POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION __________________________________________________________________________________________

Quelques autres droites tracées en tirets représentent des limites


N · Eo pH = 0 entre des domaines de stabilité d’espèces ionisées [Fe(OH)2+,
HNO3
Fe(OH) +2 , HFeO −2 ]. L’exploitation des données thermodynamiques
6 N2O4 rassemblées dans ce diagramme de la figure 4 conduit aux
5
conclusions et prévisions suivantes :
HNO2
– le domaine de stabilité du fer est situé à des potentiels néga-
4 tifs. Quel que soit le pH, l’eau et l’oxygène présentent des poten-
NH2OH NO tiels de réduction supérieurs au potentiel d’oxydation de Fe. Le fer
3 n’est donc pas thermodynamiquement stable vis-à-vis de ces oxy-
NH3 NH3OH+ N2O4 dants généralement présents dans l’environnement ;
2 N2H4 N2O NO – en milieux acides, l’eau (ou le proton) présente un potentiel
pH = 14 formel [droite (a)] supérieur aux potentiels d’équilibre du fer
1 NO2− NO3− [droites (23)]. On peut en déduire que, dans ces milieux acides, la
N2O corrosion du fer s’accompagne de sa dissolution et d’un déga-
N2H5
0 N2 gement de dihydrogène ;
NH4+ – pour assurer une stabilité du fer vis-à-vis de la corrosion, il faut
–1 le porter à des potentiels négatifs en l’obligeant à fonctionner
–3 –2 –1 0 +1 +2 +3 +4 +5 comme une cathode, selon une méthode de protection cathodique
Nombre d’oxydation ou en lui associant une anode soluble constituée par un métal plus
réducteur (Zn, Mg ou Al) [13] ;
Figure 3 – Diagramme de Frost de l’élément azote en milieux acide – l’oxydation de Fe2+ par l’oxygène est susceptible de conduire à
et basique Fe3+ ou Fe(OH)3 selon le pH. Cet hydroxyde peut constituer une
couche protectrice du fer sous-jacent et contribuer à sa protection
par passivation [13] ;
Le mérite de ces diagrammes est d’exploiter des données ther-
modynamiques dans des conditions expérimentales concrètes. Les – les domaines potentiel-pH relatifs à l’existence des ions Fe2+,
diagrammes permettent de visualiser les domaines de stabilité des Fe3+ et HFeO −2 correspondent aux domaines de corrosion du fer.
oxydants et des réducteurs, en tenant compte des équilibres Pour stabiliser le fer vis-à-vis de la corrosion, il faut sortir de ces
acide-base et des réactions de précipitation des oxydes ou des domaines, soit par variation du pH de l’environnement du métal
hydroxydes. Généralement, les diagrammes comportent aussi le afin de favoriser une protection par passivation, soit, à pH
domaine de stabilité thermodynamique de l’eau limité par les constant, grâce à une variation du potentiel vers des valeurs posi-
réactions de réduction et d’oxydation de H2O. Ces limites sont les tives ou négatives, respectivement par protection anodique ou
droites représentatives de la variation, en fonction du pH, du cathodique. Selon les données du diagramme, la protection ano-
potentiel standard apparent des couples H+/H2 et O2/H2O. D’une dique n’est pas possible quel que soit le pH du milieu. En effet, la
manière générale, les diagrammes de Pourbaix comportent un formation et la stabilité de la couche Fe(OH)3 ne permettent une
ensemble de portions de droites concourantes : passivation que pour des milieux de pH supérieur à 5 lorsque la
– des droites horizontales relatives à des potentiels d’équilibre concentration de Fe3+ est inférieure à 10–6 M.
qui n’impliquent pas de proton ; Le diagramme de la figure 4 est légèrement différent de celui
– des droites verticales qui figurent les frontières entre les tracé en considérant les oxydes de fer au lieu des hydroxydes [13].
domaines de stabilité d’espèces impliquées dans des équilibres Mais les conclusions et prévisions précédentes relatives à la stabi-
faisant intervenir le pH (dissociation d’acides, précipitation lité du fer, à sa passivation et à sa corrosion, sont inchangées.
– dissolution d’hydroxydes) ;
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– des droites dont la pente dépend des nombres de protons et


d’électrons impliqués dans la réaction de réduction. Très fré- 3.2 Effet du pH – référence biochimique
quemment, la pente est négative et montre ainsi que la réduction
devient plus difficile lorsque le pH augmente. Cependant, des De nombreuses réactions de réduction données dans le
droites à pente positive sont possibles, mais de manière anecdo- tableau 1 sont équilibrées par des protons et des molécules d’eau.
tique [vide infra les équations (47) et (48)] ; Soit la réaction générale (42) :
– cependant, lorsque la composition du système change pro-
gressivement on observe des incurvations au lieu de points angu- Ox + p H+ + n e− → Red + q H2O (42)
leux. La figure 4 présente un exemple d’incurvation au voisinage
des lignes qui séparent les domaines de prédominance de Fe2+, L’application de la loi de Nernst à une électrode en équilibre
Fe3+ et Fe(OH)3. avec le couple redox de la réaction précédente conduit au potentiel
donné par les relations (43) et (44). Le potentiel est fonction du
La figure 4 représente un diagramme de Pourbaix du fer [25],
potentiel standard Eo et des activités de toutes les espèces impli-
construit en considérant quelques composés oxydés : Fe2+, Fe3+, quées, y compris celle de l’eau. Compte tenu de la définition du
Fe(OH)2 et Fe(OH)3 . Ce diagramme fait apparaître plusieurs pH, et en considérant que l’eau formée est dans son état standard
domaines de stabilité séparés par des portions de droites parallèles (aH2O = 1), le potentiel est donné par la relation (45) qui fait interve-
tracées en trait plein. Les droites horizontales ou obliques représen- nir le pH. Il apparaît ainsi que le potentiel de réduction diminue
tent les variations de potentiel d’équilibre dans lesquels les quand le pH augmente, c’est-à-dire que la réduction devient plus
concentrations des composés en solutions sont 1, 10–2, 10–4 et difficile. La pente est alors égale à 0,059 fois le rapport (p/n ) en
10–6 M. Les exposants de ces concentrations (0, – 2, – 4 et – 6) sont V/unité pH à 25 oC.
placés à proximité des droites. Les nombres encerclés corres- Lorsque les activités de Ox et Red de la relation (45) sont égales,
pondent à des équations de réduction ou à des équilibres référencés on peut définir un potentiel standard apparent ou potentiel formel
dans l’ouvrage de Pourbaix [13]. Les limites du domaine de stabilité o
E ′ qui est fonction du pH selon (46). Les équations de réduction
thermodynamique de l’eau sont données par les droites obliques en du tableau 1 contiennent les nombres d’électrons et de protons
tirets et référencées a et b. Les droites verticales tracées en trait impliqués. Ces données permettent de calculer aisément les poten-
plein représentent les frontières entre les domaines d’existence de tiels formels quel que soit le pH. Cette relation (46) permet en par-
composés caractérisés par un même nombre d’oxydation. ticulier de calculer les potentiels nécessaires au tracé des

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–2 –1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16

E (V)
2,2 2,2

2 2

1,8 1,8
0
1,6 9′ –2 1,6
–4
1,4 Fe+++ –6 1,4
b 20 21
1,2 1,2
2′ 10′
1 1
FeCH++
0,8 3′ 0,8
4′
5′ 11′
0,6 0,6
Fe(OH)2+
0,4 28 0,4
6′
0,2 Fe(OH)3 0,2
a
0 7′ 0
Fe++ 8′
– 0,2 – 0,2
18
– 0,4 23 0 16 – 0,4
–2 29
–4 Fe(OH)2 –6
– 0,6 –6 – 0,6
19 –4
12
– 0,8 HFeO2− – 0,8

–1 24 –1
Fe
– 1,2 – 1,2
T
– 1,4 – 1,4

– 1,6 – 1,6

– 1,8 – 1,8
–2 –1 0 1 2 3 4 16 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
pH
Les composés oxydés considérés sont les ions Fe2+ et Fe3+, ainsi que les hydroxydes correspondants.

Figure 4 – Diagramme potentiel – pH de Pourbaix du fer [25]

diagrammes de Latimer ou de Frost à un pH fixé. Ces diagrammes quand le pH augmente. Ce sens de variation est très fréquemment
comportent très souvent les potentiels standards et les potentiels observé. Cependant, lorsque les équilibres acide-base impliquant
standards apparents calculés à pH = 14. La relation (46) permet Ox et Red le permettent, il arrive que la réaction de réduction
aussi le calcul des variations de potentiels dans un diagramme de libère des protons comme dans l’exemple de la réduction de
Pourbaix. Ni3O4 (47). Dans ce cas, le potentiel d’équilibre à 25 oC augmente
D’une manière plus générale, la relation (45) permet de calculer avec le pH selon la relation (48) :
des potentiels d’équilibre lorsque les activités de Ox et Red ont été
choisies différentes de un, comme c’est fréquemment le cas lors Ni3O4 + 2H2O + 2 e− → 3HNiO2− + H+ (47)
du tracé des diagrammes de Pourbaix. Dans cet exemple d’appli-
cation, les activités des composés dissous sont généralement assi-
o′
3O 4 /HNiO 2 − = − 0,718 + 0,0295 pH
milées aux concentrations. E Ni (48)

+ (RT /nF) ln (aOx aHp+ /aRed aH2O )


q
E Ox/Red = E Ox/Red
o (43) La variation d’un potentiel formel en fonction du pH ne doit pas
être considérée quel que soit le pH. En effet, le pH intervient aussi
sur le statut acido-basique de Ox et/ou de Red. Ainsi, les couples
E Ox/Red = E Ox/Red
o + (2, 3 RT /nF) ln (aOx aHp+ /aRed aH2O
q
) (44)
redox HClO/Cl– et ClO–/Cl–, caractérisés par la même variation du
nombre d’oxydation, présentent des potentiels standards différents,
E Ox/Red = E Ox/Red
o − (p /n)(2, 3 RT /F)(pH) + (2, 3 RT
T /nF) log (aOx /aRed ) (45) respectivement de 1,494 et 1,715 V/ESH pour les réductions (49)
et (50). Le potentiel d’une solution contenant l’acide hypochloreux
HClO et sa base conjuguée ClO– peut être exprimé en utilisant l’un
o′
E Ox/Red = E Ox/Red
o − (p /n)(2, 3 RT /F)(pH) (46) ou l’autre couple dans les relations de Nernst (51) et (52). Le poten-
tiel E étant unique pour une même solution, on peut en déduire la
Lorsque les protons sont consommés dans la réduction d’un relation (53) dans laquelle le logarithme est celui de la constante Ka
oxydant selon la réaction (42), le potentiel d’équilibre diminue de dissociation de l’acide hypochloreux. D’où il ressort que les

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POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION __________________________________________________________________________________________

potentiels standards de cet acide et de sa base conjuguée sont reliés – Ox et/ou Red sont impliqués dans une réaction de précipi-
par (54). tation.
HCIO + H+ + 2e− → Cl− + H2O (49) La mesure, en fonction de la température, de la force électromo-
trice E d’une pile fonctionnant à pression constante permet la déter-
mination de l’enthalpie libre ∆rG par l’intermédiaire de la
ClO− + 2H+ + 2e− → Cl− + H2O (50) relation (57), puis l’accès à l’enthalpie ∆rH et à l’entropie ∆rS en les
supposant constantes dans l’intervalle de température étudié.
E = E HClO/Cl
o
− + (2, 3 RT / 2F) log (aHClO aH+ /aCl− aH2O ) (51) L’étude thermodynamique d’une pile offre ainsi un accès intéressant
aux grandeurs thermodynamiques de certaines réactions chimiques,
en particulier lorsqu’elles sont difficiles à mettre en œuvre [28].
E = E ClO
o
− /Cl− + (2, 3 RT / 2F) log (aClO − aH+ /aCl−
2
− aH2O ) (52)
∆r G = − n FE = ∆r H − T ∆r S (57)
− = E ClO − /Cl− + (2, 3 RT / 2F) log (aClO − aH+ /aHCIO )
o
E HClO/Cl o (53)
La prise en compte de la force ionique d’une solution est indis-
pensable dans le calcul des activités à l’aide de la relation de
− = E ClO − /Cl− − (2, 3 RT / 2F) pKa
o
E HClO/Cl o (54)
Debye-Hückel [2] [16]. Les mesures de potentiel d’électrode
Il existe évidemment des méthodes de détermination des pKa, permettent aussi l’accès à l’activité de composés Ox ou Red.
plus faciles à mettre en œuvre que des mesures de potentiels. Considérons par exemple la pile de concentration (58) constituée
Lorsque les formes acides ne sont pas stables, il est intéressant de de telle sorte que le potentiel de jonction est négligeable. La force
pouvoir accéder cependant aux valeurs de pKa. À titre d’exemple, électromotrice de la pile, calculée en appliquant la relation de
l’instabilité du radical hydroperoxyle HO2 n’autorise pas sa mani- Nernst aux deux électrodes, dépend du rapport d’activité de Ag+
pulation. Ce composé est caractérisé par un pKa de 4,75 [26] déter- dans les deux compartiments (59). Sous réserve de pouvoir négli-
miné à partir des vitesses de la dismutation acido-catalysée de sa ger le potentiel de jonction entre les deux compartiments et de
connaître une des activités, la mesure de potentiel (59) offre un
base conjuguée : l’anion superoxyde O 2− .
accès à une détermination expérimentale de l’autre activité. Il est
Il est évident que les potentiels formels des couples acide-base évident que ce type d’application nécessite d’effectuer des
ne doivent pas être considérés quel que soit le pH du milieu. En mesures précises de potentiel. Cette application est intéressante
effet, il est préférable de tenir compte de la structure des dans toutes les situations où la formule de Debye-Hückel n’est pas
composés stables à pH donné. L’exploitation des potentiels du applicable.
tableau 1 nécessite aussi la connaissance des constantes de disso-
ciation acido-basique Ka (ou pKa) qui ne sont pas fournies dans cet Ag Ag (NO3 )(a Ag+ = a1) ¦¦ Ag (NO3 ) (a Ag+ = a2 ) (58)
article. Les valeurs utiles peuvent cependant être trouvées dans la
littérature [13].
E pile = E d − E g = 2, 3 RT /F log a 2 /a1 (59)
L’influence du pH sur les potentiels d’équilibre est toujours prise
en compte dans les situations d’oxydoréduction traitées par les
biochimistes. Dans le domaine de la biochimie, les variations du L’intervention de réaction de complexation en solution permet
pH ne sont pas concevables dans un grand domaine. En effet, les de changer la structure des ions et parfois de stabiliser certains
réactions impliquées dans des organismes vivants interviennent degrés d’oxydation. Considérons par exemple la réduction d’un
généralement dans des milieux de pH proche de la neutralité. La ion métallique Mn+ selon l’équation (60) et sa complexation (61).
convention des biochimistes est alors de caractériser les propriétés Le potentiel d’une électrode de ce métal est donnée par la relation
oxydoréductrices par des potentiels standards apparents calculés à de Nernst (62) dans laquelle l’activité du métal aM = 1. La
pH = 7 et à 37 oC [16] [27]. constante de complexation (61) permet d’exprimer l’activité de
l’ion Mn+ en fonction de l’activité (ou la concentration) du ligand L.
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Il apparaît ainsi que le potentiel de l’électrode donné par la


relation (63) diminue lorsque la concentration de L augmente, ou
3.3 Déterminations de données lorsque le complexe formé est plus stable (Kc plus petit). Traduit
thermodynamiques en termes de réactivité, la complexation de Mn+ masque l’ion et
rend sa réduction plus difficile, tandis que l’oxydation du métal M
Considérons une réaction de réduction (55) écrite sans préciser devient plus facile. Cette situation de complexation est mise en
les modifications structurales de Ox et de Red. L’application de la œuvre à grande échelle pour dissoudre les particules d’or
loi de Nernst à une électrode en équilibre avec le couple redox de présentes dans les minerais, ou maintenir en solution des métaux
cette réaction conduit au potentiel donné par la relation (56) : précieux en vue de leur électrodéposition [M 1 625]. Des mesures
de potentiel de réduction réversible d’un ion, effectuées en
Ox + n e− → Red (55) fonction de la concentration du complexant, permettent l’accès
aux constantes de complexation et aussi à la structure des
E Ox/Red = E Ox/Red
o + (2, 3 RT /nF) log (aOx /aRed ) (56) complexes [P 2 127].

Mn + + n e− → M (60)
Le potentiel d’électrode (56) varie chaque fois que les conditions
expérimentales utilisées entraînent une variation de la température
ou de l’activité de Ox ou de Red. L’effet de la température sur un Mn + + L → MLn + avec K c =aMn+ aL /aMLn+ (61)
potentiel d’électrode réversible est évident par l’intermédiaire du
coefficient RT/F de la loi de Nernst. Il y a variation d’activité dans les E M = E Mn
o
+ / M + 2, 3 (RT /nF) log (aMn + /aM) (62)
circonstances suivantes, lorsque Red et Ox sont des ions et que :
– Ox et/ou Red sont chargés et à concentrations constantes mais E M = E Mn
o
+ / M + 2, 3 (RT /nF) log (K c aMLn + /aL ) (63)
la force ionique du milieu varie ;
– Ox et/ou Red sont impliqués dans des équilibres L’intervention d’une réaction de précipitation modifie la struc-
acido-basiques de dissociation d’un acide (ou de protonation d’une ture des composés et surtout leur activité. En effet, l’activité d’un
base). Cette situation a été exposée dans la section 3.2 ; solide dans son état standard est égale à 1, alors que l’activité de
– Ox et/ou Red sont impliqués dans une réaction de l’ion correspondant dépend de sa concentration et de la force
complexation ; ionique de la solution. Considérons les réductions de l’ion Ag+

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___________________________________________________________________________________________ POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION

selon (64) et de l’hydroxyde correspondant Ag(OH) selon (65). l’implication des deux réactions de réduction (75) et (76) suscepti-
L’activité de l’ion Ag+ peut s’exprimer selon (66) à partir du produit bles d’être conduites sur des électrodes, et d’écrire le potentiel E
de solubilité Ks de l’hydroxyde (67). Le potentiel EAg d’une élec- selon les équations de Nernst correspondantes (79) et (80). Il est
trode d’argent recouverte de l’hydroxyde correspondant peut alors alors possible d’en extraire le logarithme du rapport des activités
être exprimé de deux façons (68) et (69) en appliquant la relation et de calculer la constante d’équilibre par la relation (81).
de Nernst aux réductions (64) et (65). Les solides Ag et Ag(OH) Les réactions de titrage étant rarement conduites dans des
étant dans leurs états standards, les activités correspondantes sont conditions standards, il est nécessaire de calculer une constante
égales à 1 et le potentiel est donné par (70) ou (71). Quelle que soit d’équilibre à partir des potentiels formels. Ce calcul conduit alors à
l’expression considérée, le potentiel de l’électrode d’argent varie une constante conditionnelle [16]. Dans un cas simple où n1 = n2 = 1,
en fonction de l’activité aH+ : il diminue lorsque le pH augmente.
la réalisation d’un titrage redox satisfaisant correspond à une diffé-
Une électrode métallique recouverte de l’hydroxyde correspondant
est une électrode du second type [2] [16]. La mesure de son poten- rence des potentiels standards (E1o − E 2o ) supérieure ou égale à 0,24 V
tiel peut être utilisée dans la détermination du pH d’une à 25 oC. Dans ces conditions, à l’équivalence 99 % du titrage sont
solution [P 2 116]. Des expressions (70) et (71) relatives à un même réalisés. En première approximation, ce critère de potentiel peut être
potentiel il ressort la relation (72) qui montre que le produit de adopté pour d’autres nombres d’électrons échangés [16].
solubilité Ks peut être déterminé à partir de la mesure des poten- L’équivalence du titrage est caractérisée par un saut de poten-
o
tiels standards E Ag o
+/ Ag et E Ag(OH) / Ag . tiel. Avant l’équivalence, c’est le couple Ox1/Red1 qui impose un
potentiel redox. Après l’équivalence, la concentration de Ox1 est
Ag+ + e− → Ag (64)
négligeable et c’est le couple Ox2/Red2 qui détermine le potentiel
redox. On conçoit bien que le saut de potentiel à l’équivalence est
Ag(OH) + e− → Ag + OH− (65) d’autant plus important que la différence entre les potentiels stan-
dards (ou standards apparents) des deux couples est plus grande.
aAg + = K s /aOH − = K s aH+ /K e
(66) a A + bB → c C + d D (73)
(avec K e = aH+ aOH − = 10−14 à 25 o C)
n2 Ox1 + n1Red2 → n2 Red1 + n1Ox2 (74)
K s = aAg + aOH − (67)
Ox1 + n1 e− → Red1 (75)
E Ag = E Ag
o
+ / Ag + (2, 3 RT /F) log (aAg + /aAg ) (68)
Ox2 + n2 e− → Red2 (76)
E Ag = E Ag(OH)
o
/ Ag + (2, 3 RT /F) log (aAg(OH) /aAg aOH− ) (69)
∆r G = ∆r G o + RT ln (aRed
n 2 a n 1 /a n 2 a n 1 )
1 Ox 2 Ox1 Red2 (77)
E Ag = E Ag
o
+ / Ag + (2, 3 RT /F) log (K s aH+ /K e ) (70)
∆r G o = −RT ln (aRed
n 2 a n 1 /a n 2 a n 1 ) = − RT ln K
1 Ox 2 Ox1 Red2 (78)

E Ag = E Ag(OH)
o
/ Ag + (2, 3 RT /F) log (aH+ /K e ) (71) E = E 1o + (2, 3 RT /n1F) log (aOx1/aRed1) (79)

o
E Ag(OH)/Ag = E Ag
o
+/ Ag + (2, 3 RT /F) log (K s) (72) E = E 2o + (2, 3 RT /n 2 F) log (aOx2 /aRed2 ) (80)

log K = n1n 2 (F/ 2, 3 RT ) (E 1o − E 2o ) (81)


3.4 Analyses chimiques Rappelons que le critère de potentiel des réactifs ne suffit pas
pour mettre au point une méthode de titrage. Il faut aussi :
La mise en œuvre de réaction redox à des fins d’analyses quan-
titatives doit prendre en compte la thermodynamique, c’est-à-dire – que la réaction soit suffisamment rapide. Sinon, il faut aug-
les potentiels standards ou standards apparents afin que la menter la température, ou recourir à un catalyseur redox capable
réaction soit possible et qu’elle conduise aussi à un équilibre suffi- d’assurer un transfert indirect d’électron entre Ox1 et Red2 . Dans
samment déplacé vers la droite, sous réserve que la cinétique soit ce cas, le potentiel standard (ou standard apparent) du catalyseur
favorable. D’une manière générale, les réactions redox impliquant doit être compris entre les valeurs des potentiels standards (ou
un oxydant dont le potentiel est supérieur à celui d’un réducteur standards apparents) des couples Ox1/Red1 et Ox2/Red2 [2] ;
sont rapides. Il existe évidemment, et heureusement, des – disposer d’une méthode de détermination de l’équivalence.
exemples de cinétiques lentes. Ainsi, à pH = 0, l’ion permanganate, Lorsqu’un des constituants de la réaction présente un changement
ou encore le peroxyde d’hydrogène, pourraient théoriquement de coloration caractéristique, il est possible d’effectuer une
oxyder l’eau en oxygène, conformément aux potentiels détection colorimétrique de l’équivalence. C’est généralement le
cas des titrages utilisant l’ion permanganate. Sinon, il faut faire
− / Mn 2+ = 1,51 V/ESH ; E H 2O 2 / H 2O = 1,76 V/ESH ;
correspondants ( E MnO4 o o
appel à un indicateur coloré redox qui fonctionne de manière simi-
E O2 / H 2O = 1, 23 V/ESH ), mais les cinétiques sont très lentes, ce qui
o
laire à un indicateur coloré de pH. Le potentiel standard (ou stan-
permet de les utiliser comme réactif titrant en solution aqueuse. dard apparent) de cet indicateur doit être situé dans le saut de
Soit une réaction chimique de titrage (73) pouvant être identifiée potentiel de l’équivalence. Evidemment, du fait de l’intervention
à une réaction d’oxydoréduction simplifiée (74) dans laquelle inter- des couples redox, l’équivalence peut aussi être déterminée par
viennent les couples redox Ox1/Red1 et Ox2/Red2 échangeant res- une méthode potentiométrique ou ampérométrique [P 2 117].
pectivement n1 et n2 électrons selon les réactions (75) et (76). La
réaction a lieu tant que l’enthalpie libre ∆rG est négative (77). La
réaction se déroule jusqu’au moment où ∆rG = 0. Il est alors 3.5 Corrosion et protection contre
possible de relier l’enthalpie libre standard ∆rGo à la constante la corrosion
d’équilibre K par la relation (78) contenant les activités a des
constituants de la réaction. Dans cette constante K, les activités Les métaux sont largement utilisés comme matériaux dans
sont celles des constituants à l’équilibre. Étant donné que la divers équipements et constructions. À l’exception des métaux
réaction est une oxydoréduction, il est possible de considérer précieux, ce sont des réducteurs caractérisés par des potentiels

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POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION __________________________________________________________________________________________

standards négatifs. Nous avons vu précédemment que leurs une représentation complète d’une corrosion, avec ses aspects
potentiels standards apparents diminuent lorsqu’il y a formation thermodynamiques et cinétiques. Il est ainsi possible de visualiser
de complexes ou précipitation d’hydroxydes, ce qui est de nature à l’influence sur la corrosion de composés qui n’auraient pas été pris
favoriser leur oxydation. Du fait de leur usage comme matériaux, en compte. C’est par exemple le cas de l’influence des ions chlo-
les métaux sont très souvent en contact avec des atmosphères rure sur la corrosion des aciers. Ces ions ne sont absolument pas
humides ou des solutions aqueuses contenant de l’oxygène émi- oxydants, mais ils dégradent notablement le caractère isolant des
couches de passivation, ce qui favorise ensuite la corrosion du
2 / H 2O = 1, 23 V/ESH) . Ces métaux sont donc a
nemment oxydant (E O o

priori oxydables et corrodables. L’étude des phénomènes de métal sous-jacent.


corrosion et, plus particulièrement, la mise en œuvre de méthode
de protection contre la corrosion, nécessitent de connaître les cir-
constances théoriques relatives au comportement des métaux :
– l’immunité caractérisée, pour un milieu donné, par un poten- 4. Conclusions
tiel oxydant inférieur au potentiel réducteur ou potentiel de
protection du métal [13]. Par convention, ce potentiel de protection
Les potentiels standards de réduction permettent de classer les
est calculé à l’aide de la relation de Nernst, en considérant que la
composés en fonction de leurs propriétés oxydantes, mais aussi
concentration des ions métalliques est de 10–6 mol/L ;
réductrices. Ces données thermodynamiques sont indispensables
– la corrosion est théoriquement possible lorsque le potentiel de
pour prévoir la stabilité des composés, ou pour calculer des poten-
l’environnement du métal est supérieur à son potentiel réducteur ;
tiels d’électrode utiles dans diverses situations concrètes comme
– la passivation correspond à la situation d’un métal recouvert
la détermination des potentiels formels et potentiels d’équilibre à
par une couche oxydée (formée d’oxydes ou d’hydroxydes) sus-
l’aide de l’équation de Nernst, ou encore le calcul des potentiels à
ceptible de constituer une barrière protectrice en isolant le métal
l’équivalence lors des titrages redox. Dans l’analyse thermodyna-
de l’oxydant de son environnement.
mique des phénomènes de corrosion, les potentiels d’équilibre du
Les diagrammes de Pourbaix sont particulièrement adaptés [29] métal et de l’oxydant sont calculés en utilisant l’équation de
[30] [31] [32] à la superposition : Nernst. Ici encore, la connaissance des potentiels standards de
– des potentiels d’équilibre théoriques relatifs au comportement réduction est indispensable dans les calculs.
réducteur du métal ; Il n’est pas inutile de rappeler ici que l’usage des données ther-
– des potentiels oxydants de son environnement. modynamiques, que sont les potentiels standards, permet
De cette superposition, on peut en déduire une prévision de seulement de prévoir des possibilités, ou impossibilités, de
corrosion ou même d’inhibition en présence d’inhibiteurs de réactions parmi les hypothèses envisagées. Il n’est donc pas tou-
corrosion oxydants [13]. Afin de confronter les prévisions avec jours possible d’établir a priori les réactions qui se manifesteront,
l’expérience, il est possible de rajouter sur ces diagrammes les soit parce que toutes les possibilités n’ont pas été considérées, soit
valeurs des potentiels de corrosion mesurés, ou encore des parce qu’une cinétique trop lente ne permet pas d’observer les
vitesses de corrosion. L’ensemble de ces données constitue alors réactions possibles attendues.
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O
U
Potentiels standards R
d’oxydoréduction
E
Déterminations et applications N

par André DARCHEN


Docteur ès Sciences Physiques
S
Professeur émérite à l’École nationale supérieure de Chimie de Rennes
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P POTENTIELS STANDARDS D’OXYDORÉDUCTION __________________________________________________________________________________________

O
U À lire également dans nos bases
http://www.techniques-ingenieur.fr
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