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TD00 19

Ce document présente une thèse soutenue par Thierry Nicaise Kouzoukende sur l'interrelation entre l'hygiène et les performances des poulets de chair en aviculture moderne dans la région de Dakar. La recherche vise à démontrer l'impact des pratiques d'hygiène sur la productivité avicole. La thèse a été soutenue devant un jury composé de professeurs et d'experts en médecine vétérinaire.
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Ce document présente une thèse soutenue par Thierry Nicaise Kouzoukende sur l'interrelation entre l'hygiène et les performances des poulets de chair en aviculture moderne dans la région de Dakar. La recherche vise à démontrer l'impact des pratiques d'hygiène sur la productivité avicole. La thèse a été soutenue devant un jury composé de professeurs et d'experts en médecine vétérinaire.
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UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR

(U.C.A.D.)

ECOLE INTER-ETATS DES SCIENCES ET MEDECINE VETERINAIRES


([Link].l.V.)

ANNEE 2000

INTERRELATION HYGIENE ET PERFORMANCES DES


POULETS DE CHAIR EN AVICULTURE MODERNE DANS
LA REGION DE DAKAR

THE SE
Présentée et soutenue publiquement
le 29 juillet 2000
devant la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d'Odonto-stomatologie de Dakar.

Pour obtenir le grade de DOCTEUR VETERINAIRE


(DIPLÔME D'ETAT)
par
Thierry Nicaise KOUZOUKENDE
Né le 22 Décembre 1972 à Bangui (République Centrafricaine)

JURY
Président Monsieur Omar NOIR
Professeur à la Faculté de Médecine
et de Pharmacie de Dakar.

Directeur et Rapporteur : Monsieur Yamba Yalacé KABORET


Maître de conférence agrégé à I'[Link].M.V.

Co-Directeur Monsieur Eric CARDINALE


Docteur Vétérinaire, Inspecteur à I'ISRA

Membres Monsieur Louis Joseph PANGUI


Professeur à t'[Link].M.V.

Monsieur Assane Moussa


Professeur à I'EISMV.
ŒCOLJE RNT1ER·1ETATS DJES SCRJENCJES
JET MJEDJECBNJE VJETJERBNABRJES DJE
DAitU4R
B.P 5077 • DAKAR (Sénégal)
Tél. (221) 865 10 08- Téléeopie (221) 825 42 83

• 1.c:;;. Pn~c:;;.e-rc:;;.uR
+Profe&&eur 'f'ral)çois Ad~bayo ASIOLA

.t'rofesseur ASSANc:;;. MOUSSA


eoordODD8feur de& ~tude&

.t'rofesseur Malang S~\'Pl


eorcl01)1)8tear des 5tage~~o et 'Forn)atiol)
Po&t-UI)iVerliiifaire&

.t'rofesseur Germain Jér6me SA'WAPOGO


eoordOI)I)8feur Re<:ben:f>es et l>éveloppemel)t

Année Universitaire 1999-2000


PERSONNEL ENSEiGNANT

r:r PERSONNE L [Link] EISMV

r:rPERSONNEL VACATAIRE (PRIEVU)

r:rPERSONNEL EN MISSION (PREVU)

cr PERSONNE L ENSEIGNANT CPEV (PREVU)


lo· PEUONINIEI. ENSEBCINIANT EBSMV

A. - DEPARTEMENT DES SCIENCES BIOLOGIQUES


ET PRODIJCTIONS ANIMALES

CHEF DIJ DEPARTEMENT

Professeur Cheikh LY

SERVICES

1.- ANATOMIE-WSTOLOGIE-EMBRYOLOGIE

Charles Kondi AGBA Professeur (en disponibilité)


Serge N. BAKOU Assistant
LatyrGUEYE Docteur Vétérinaire Vacataire
Guy Sylvestre NANA Moniteur

2. - CHIRIJRGIE-REPRODIJCTION

Papa El Hassane DIOP Professeur


Ahmadou Thiam DIA Docteur Vétérinaire Vacataire

3. - ECONOMIE RIJRALE ET GESTION

Cheikh LY Maître-Assistant Agrégé


Baye Mbaye Gabi FALL Moniteur

4. - PHYSIOLOGIE-THERAPEUTIQUE-PHARMACODYNAMIE

ASSANE MOUSSA Professeur


Rock Allister LAPO Moniteur

S. - PHYSIQUE ET CIIIMIE BIOLOGIQUES ET MEDICALES

Germain Jérôme SAWADOGO Professeur


Toussaint BENGONE NDONG Assistant
Géodiba RAGOUNANDEA Moniteur

6. - ZOOTECIINIE-ALIMENTATION

Ayao MISSOHOU Maître-Assistant


Essodina TALAKI Moniteur
B.- DEPARTEMENT DE SANTE PUBLIQUE ET ENVIRONNEMENT

CHEF DE DEPARTEMENT

Professeur Louis Joseph PANGUI

S E R V 1 CE ·s
1.- HYGIENE ET INDUSTRIE DES DENREES ALIMENTAIRES
D'ORIGINE ANIMALE (B I D A 0 A)

Malang SEYDI Professeur


Isabelle (Mme) PAIN Assistante
MINLA'A OYONO Assistant
Khalifa Serigne Babacar SYLLA Moniteur

2. - MICROBIOLOGIE-IMMUNOLOGIE-PATHOLOGIE INFECTIEUSE

Justin Ayayi AKAKPO Professeur


Rianatou ALAMBEDJI (Mme} Maitre-Assistante Agrégée
Anani Adéniran BANKOLE Moniteur
Jeanne (Mlle) COU LI BALY Monitrice

3. - PARASITOLOGIE-MALADIES PARASITAIRES - ZOOLOGIE


APPLIQUEE

Louis Joseph PANGUI Professeur


Marcel KAGNOMOU Moniteur
Oubri Bassa GBATI Moniteur

4. - PATHOLOGIE MEDICALE- ANATOMIE PATHOLOGIQUE-


CLINIQUE A.:.MBUIANTE

Yalacé Yamba KABORET Maitre de Conférences Agrégé


Hervé BICHET Assistant
Maman Laminou IBRAHIM Docteur Vétérinaire Vacataire
Thierry KOUZOUKENDE Moniteur

5. - PIIABMACIE-TOXICOLOGIE

François Adébayo ABIOLA Professeur


Patrick FAURE Assistant
Felix Cyprien BIAOU Assistant

C. - FERME EXPERIMENTALE

Nongasida YAMEOGO Docteur Vétérinaire Vacataire


Balabawi SEIBOU Docteur Vétérinaire Vacataire
Il.· PERSONNEL VAC.A'Il'AIRIE (PrtÉVIUJ)

. BIOPHYSIQUE

Mme Sylvie SECK GASSAMA Maître de Conférences Agrégé


Faculté de Médecine et de Pharmacie
UCAD

. BOTANIQUE

Antoine NONGONIERMA Professeur


IFAN - UCAD

r· . AGRO-PEDOLOGIE

Alioune DIAGNE Docteur Ingénieur


Département « Sciences des Sols »
Ecole Nationale Supérieure d'Agronomie
(ENSA) - THIES

. BIOLOGIE MOLECULAIRE

Mamady KONTE Chercheur à I'ISRA


Laboratoire Nationale de Recherches
Vétérinaires et Zootechniques

. NORMALISATION ET ASSURANCE QUALITE

Mme NDIAYE Marne S. MBODJ Chef de la division


Agro-Aiimentaire de l'Institut Sénégalais
de Normalisation

.HIDAOA

Papa Ndary NIANG Docteur Vétérinaire


Il. - PERSONNEL EN MISSION (PRÉVU)

• PARASITOLOGIE

M. KILANI Professeur
ENMV - SI Dl THABET (Tunisie)

• PATHOLOGIE DES EQUIDES ET CARNIVORES

A. CHABCHOUB Professeur
ENMV -8101 THABET {Tunisie)

. ZOOTECHNIE ET ALIMENTATION

A. BEN YOUNES Professeur


ENMV- SIDI THABET (Tunisie)

. CHIRURGIE

N. BENCHEDIDA Professeur
ENMV SIDI THABET (Tunisie}

• SPLANCHNOLOGIE-EMBRYOLOGIE

A. MATOUSSI Professeur
ENMV SIDI THABET {Tunisie)

. PHYSIQUE ET CHIMIE BIOLOGIQUES ET MEDICALES

M. ROMDANE Professeur
ENMV SIDI THABET {Tunisie)

• PHARMACIE-TOXICOLOGIE

L. EL BAHR! Professeur
ENMV- SIDI THABET (Tunisie)

• PHYSIOLOGIE DELA REPRODUCTION

O. SOUILEM Professeur
ENMV- SIDI THABET (Tunisie}
1- MATHEMATIQUES

S. S. THIAM Maître-Assistant
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
T.D

A. TOSSA Assistant
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

2. • PHYSIQUE

1. YOUM Maître de Conférences


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
T.D
A. NDIAYE Assistant
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

T.P PHYSIQUE

A. FICKOU Maître-Assistant
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

CHIMIE ORGANIQUE

Abdoulaye SAMB Professeur


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
CHIMIE PHYSIQUE

Alphonse TINE Maître de Conférences


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
T.P CHIMIE

Abdoulaye DIOP Maître de Conférences


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
3. BIOLOGIE VEGETALE

PHYSIOLOGIE VEGETALE

K. NOBA Maître-Assistant
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
4. BIOLOGIE CELLULAIRE

Serge N. BAKOU Assistant


EISMV- DAKAR

5. EMBRYOLOGIE ET ZOOLOGIE

Bhen Sikina TOGUEBAYE Professeur


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
6. PHYSIOLOGIE ANIMALE
COMPAREES DES VERTEBRES

Moussa ASSANE Professeur


EISMV- DAKAR

7. ANATOMIE COMPAREE
DES VERTEBRES

Cheikh T. BA Maître de Conférences


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
8. BIOLOGIE ANIMALE (TP)

[Link] Maître-Assistant
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

Jacques N. DIOUF Maître-Assistant


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

9. GEOLOGIE

FORMATIONS SEDIMENTAIRES

R. SARR Maître de Conférences


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
HYDROGEOLOGIE

A FAYE Maître de Conférences


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
10. TP

Arona DIONE Moniteur


DEDICACES

Je dédie ce travail,
A Dieu tout puissant,
A mes parents : Mama Anna,
Papa Dieudonné,
A mes regrettés frères : Chaire, Didier et Eugène,
A ma tante Victorine,
A Mademoiselle DEA Carla,
A toute ma famille et mes amis,
Au Sénégal mon pays hôte,
A la Centrafrique ma chère patrie.
REMERCIEMENTS

Je remercie très sincèrement,


Tout le personnel de I'A.N.D.E.,
Tout le personnel de FI.D.E.,
Tout le personnel de la F.N.E.C.,
Tout le personnel et les étudiants de I'EISMV,
Dr NGAYE YANKOISSET,
Mr KOTAGUINZA Alphonse,
Mr ZANDELE,
Mr SAMBIA Marcel,
Mr KOUZOUKENDE Ulrich,
La famille SAN NA,
La famille MAVOU LA,
La famille GONDISSAN,
Mr YAMALE Sosthène,
Mr ZABOLO Eugène,
Mr MAPOKA Hubert François D'assise,
Dr CARDINALE Eric,
Dr Samuel,
Dr HABYRIMANA Wellars,
ARCAS-SEWA et L'UECAS,
Mlle MANFOUMBI Nadège,
Mrs LAPO, BALETE, NDONIDE, MADJIKAM, NANA, BOKOUTOU,
KOE, NINGATA et MAL-MAL,
Tous les jeunes frères de I'EISMV.
A Nos Maîtres et Juges:

• Mr KABORET Yam ba Yalacé, Maître de conférence agrégé.


Vous avez été l'inspirateur de ce travail.
Votre constante disponibilité et votre rigueur scientifique ne nous ont
pas laissé indifférent.
Profonde gratitude.

· Mr CARDINALE Eric, Dr vétérinaire, Inspecteur à I'I.S.R.A.


Pour les facilités que vous nous avez accordées dans votre projet et
l'attention toute particulière avec laquelle vous nous avez guidé dans la
réalisation de ce travail.
Vos qualités d'homme et de chercheur nous ont beaucoup
impressionné.
Sincère gratitude.

· Mr Omar NDIR, Professeur .


Vous nous avez fait l'insigne l'honneur, malgré vos nombreuses
préoccupations d'assurer la présidence de notre jury de thèse.
Vos solides qualités humaines que nous avons sues dès notre premier
contact avec vous se résument ainsi : ALTRUISME et noblesse de
cœur.
Veuillez trouver ici l'expression de nos hommages respectueux.
* Mr Louis joseph PANGUI, Professeur à I'EISMV.
Vous nous avez fait un réel plaisir en acceptant avec enthousiasme
d'être membre de notre jury.
Le temps passé à l'école nous a pennis de mieux vous connaître et
d'apprécier vos hautes qualités humaines et morales.
Nous emportons avec nous le souvenir d'un homme chaleureux et
convivial.
Profond respect et admiration.

- Mr Assane MOUSSA, Professeur à l'EISMV.


Vous avez accepté très gentiment de faire partie de notre jury de
thèse.
La richesse de votre enseignement, votre rigueur scientifique et
votre bienveillante sollicitude sont les expressions du souvenir que
nous gardons de vous.
Hommage respectueux
Liste des tableaux

Tableau I : Estimation des quantités d'aliment volailles utilisées 8


Tableau II : Production nationale de la viande de volaille 9
Tableau III : Proportions de protéines dans la chair Il
Tableau IV :Teneur en acides aminés de la viande de volaille 11
Tableau V : Programme de température 24
Tableau VI : Influence du niveau d'ammoniac sur les performances 27
Tableau VII : Programme lumineux de poulets de chair 29
Tableau VIII: Densité en fonction de la surface occupée au sol par animal 32
Tableau IX : Apports alimentaires recommandés pour le poulet de chair (g!Kg) 49
Tableau X : Localisation des élevages 67
Tableau Xl : récapitulatif des pratiques d'éJevage 71
Tableau XII :Résultats des hygiénogrammes 72
Tableau XIII : Répartition des éleveurs en classe 75
Tableau XIV: Hygiène (classe) et productivité 79
Tableau XV : Statistique descriptive 81
Tableau XVI: Interrelation hygiène et performances 84
Tableau XVII : Analyse de variance 85
SOMMAIRE

INTRODUCTION ............................................................................................................... 5
Première partie ................................................................................................................. 6
Situation actueUe de l'aviculture moderne au Sénégal ...................................................... 6
Chapitre 1 ............................................................................................................................. 7
Caractéristiques de l'aviculture moderne ........................................................................... 7
I-1 Définition de l'Aviculture moderne ................................................................ .'............. 7
I-2- Importance de l'Avi culture ......................................................................................... 7
1-2-l Importance économique......................................................................................... 8 -\-
I-2-2 Importance nutritionnelle ..................................................................................... 10
1 -2-3 Importance hygiénique ....................................................................................... 12
1-2-4 Autres types d'importance ................................................................................... 12
I - 3 Les types d'élevage ................................................................................................... 13
1 - 4 Les types de spéculations .. .. .. ... ... .. .. ... .. .. .. .. .. .... .. .. .. .. .. .. ... .. . ... .. .. ... .. .. .. .. .. .. .. .... .. .. .. .. .. 13
I - 5 Les promoteurs ... .. .... ... . ... .. .. .. ....... .. ....... .. .. ........ .. .. .. .... ... . .. ... . ... .. . .. ...... .. .. .. .. ..... .. .. ... 14
1 - 6 Le bâtiment d'élevage............................................................................................... 15
I - 6 - 1 Le site d'implantation ...................................................................................... 15
1-6-2 La conception du Bâtiment .................................................................................. 16
I-6-2-1 Choix du bâtiment ...... .... ......... .... ... ..... ......... ... .... .... ... .. .. .. ..... .... ......... .......... 16
1-6-2-2 Les annexes .................................................................................................. 19
I-7 Le matériel d'élevage .................................................................................................. 19
I-6-l Matériel d'alimentation ........................................................................................ 19
I-7-2 Les races exploitées pour les souches chair .......................................................... 20
1-7-3 Races utilisées pour les souches pondeuses ......................................................... 21 ··
chapitre IL ..................................................................................., ••••••.•••••..••••• c:•••···•o••·······•o• 23
Conduite de l'élevage et pratiques de l'hygiène ................................................................ 23
II-I Définition de l'hygiène ............................................................................................ 23
II-2 Importance de l'hygiène ............................................................................................. 23
II-3 Mai'trise de l'ambiance dans les poulaillers ............................................................... 24
II-4 Conduite de l'élevage ............................................................................................... 30
11-4-1 Avant l'arrivée des poussins .............................................................................. 30
II-4-2 Le démarrage ..................................................................................................... 30
11-5-1 Prophylaxie sanitaire .......................................................................................... 33
II-5-1-1 Le bâtiment ................................................................................................ 33
II-5-1-l-1 Le Nettoyage ....................................................................................... 34
II-5-1-1-2 La désinfection ............................................................................. 34
II-5-1-l-2-1 Modalités de désinfection ................................................................. 35
II-5-1-1-2-2 Types de désinfection ................................................................... 35
II-5-1-1-2-3 Les principaux désinfectants utilisés ............................................. 35
11-5-l-l-3 Le vide sanitaire .................................................................................. 36
II-5-l-1-4 La désinsectisation .............................................................................. 37
II-5-1-1-5 La dératisation .................................................................................... 37
11-5-1-2 Les animaux .............................................................................................. 37
II-5-l-3 Les aliments ............................................................................................... 38
II-5-1-4 Le personnel. .............................................................................................. 38

1
II-5-1-5 Le matériel d'élevage ............................................................................. 38
11-5-1-6 Le couvoir. ............................................................................................... 38
ll-5-1-7 Conclusion ............................................................................................... 39
li-S-2 Prophylaxie médicale ....................................................................................... 39
11-5-2-1 Dominantes pathologiques en climat chaud ................................................ 40
II-5-2-1-1 Colibacilloses ..................................................................................... 40
Il-5-2-1-2 Salmonelloses ..................................................................................... 40
11-5-2-1-2 Maladie de Newcastle ....................................................................... 41
II-5-2-1-3 La maladie de Gumboro ...................................................................... 41
II-5-2-1-4 Les maladies respiratoires .................................................................. 42
II-5-2-1-5 Les Coccidioses .................................................................................. 42
II-5-2-2 Règles fondamentales de vaccination .................................... ~ ................... 43
11-5-2-2-1 Les vaccins ......................................................................................... 43
11-5-2-2-1-1 Préparation du vaccin pour l'emploi ............................................. 43
II-5-2-2-1-2 Techniques de vaccination ........................................................... 44
.JI-5-2-2-1-3 Contrôle de la vaccination ........................................................... 45
11-5-2-2-1-4 Programme de vaccination ......................................................... 45
Chapitre rn ....................................................................................................................... 46
Productivité et suivi technico-écooomique........................................................................ 46
111-1 Productivité ............................................................................................................. 46 --·
III-1-1 Alimentation .................................................................................................... 47
111-1-1-1 Caractéristique de l'approvisionnement en aliment.. .................................. 47
III -1-1-2 Caractéristiques de l'aliment de volailles ................................................... 48
111-1-l-2-1 Présentation de l'aliment .................................................................... 48
III-1-1-2-2 Choix du niveau énergétique .............................................................. 48
III-1-1-2-3 Besoins protéiques ............................................................................. 48
111-1-1-2-4 Les besoins minéraux ........................................................................ 50
II - 1- 1 - 3 La croissance et l'efficacité alimentaire de chair .................................... 5o
III - 1 - 1 - 3 - 1 Facteurs influençants la croissance .. .......................................... 51 "
III-1-1-3-1-1 Facteurs intrinsèques.................................................................... 51 •
III-1-1-3-1-2 Les facteurs extrinsèques ............................................................ 52
III- 1 -1 -3 -2 GMQ et indice de consommation ................................................ 54
III - 1-2 Mortalité .................................................................................................. 56~
111-1-3 Production nationale de viande de volailles ...................................................... 56.-
111-2 Gestion technico économique................................................................................... 56
Deuxième Partie ................................................................................................................. 58
Enquête et obseJVations de terrain .................................................................................... 58
Chapitre 1........................................................................................................................... 59
Matériel et méthode ........................................................................................................... 59
I-1 Cadre de l'étude et hypothèse de départ ...................................................................... 59
I-1-2 Matériel d'étude .................................................................................................. 60
I-1-2-1 Zone d'étude ................................................................................................ 60
1-2-2 Groupes cibles et élevages ................................................................................... 60
I-2-3 Logistique ........................................................................................................... 60
I-2-3-1 Matériel de terrain ........................................................................................ 60
I-2-3-2 Matériel de laboratoire................................................................................. 61
I-3 Méthode d'étude ......................................................................................................... 61
I-3-1 Mise en place de l'enquête ................................................................................... 62
I-3-1-1 Phase préparatoire ........................................................................................ 62
I-3-2 Phase d'action ..................................................................................................... 62

2
1-3-2 Traitement de données et analyse statistique ..................................................... 65
Chapitre II ......................................................................................................................... 67
Les résultats ........................................................................................................................ 6 7
Il-l Les pratiques de l'élevage ....................................................................................... 67
II-1-1 Les pratiques de l'hygiène ................................................................................. 68
II-1-1-1 Résultats d'enquête ..................................................................................... 68
11-1-1-1-1 Protection et aménagement des bâtiments ............................................ 69
11-1-1-1-2 Décontamination ................................................................................ 69
II-1-1-1-3 Conduite d'élevage .............................................................................. 70
II-1-1-2 Résultats des hygiénogrammes et des boîtes contact ................................... 72
II-1-1-2-1 Les hygiénogrammes ........................................................................... 72
II-1-1-2-2 Le contrôle microbiologique: les boîtes contact ................................. 73
II-1-1-3 Résultats de l'analyse synthétique des pratiques d'hygiène ........................... 73
II-2 Les performances ..................................................................................................... 75 ..r
Chapitre m ........................................................................................................................ 87
Discussion et recommandation .......................................................................................... 87
III-1 Discussion............................................................................................................ 87
III-1-1 Méthodologie ................................................................................................... 87
III-1-2 Résultats .......................................................................................................... 88
III-1-2-1 Pratiques d'hygiène ................................................................................. &8
III-1-2-l-1 Protection et aménagement des bâtiments .......................................... 88
III-1-2-1-2 Conduite d'élevage ............................................................................. 89
III-1-2-1-3 Décontamination ............................................................................... 92
III-1-2-2 Les petformances ................................................ ~ ..................................... 93 · /"'"'
III-1-2-2-1 Les taux de mortalité ......................................................................... 93
111-1-2-2-2 Les indices de consommation ............................................................. 94 -
III-l-2-2-3 Les Poids à semaines ........................................................................ 94
III-2 Recommandations .................................................................................................... 95
III-2-1 Protection et aménagement .............................................................................. 95
Ill-2-1-1 Protection ................................................................................................. 95
III-2-1-2 Aménagement .......................................................................................... 96
Ill-2-2 Conduite d'élevage .......................................................................................... 96
III-2-3 Les Performances ............................................................................................ 98
CONCLUSION [Link]............................................................................................ 99
Bibliographie .................................................................................................................... 102
Annexe ••.•••••..•.••..•....•..••..•..••....••.••.•••.••.•.•.••••.•..••••..••.•.••.•••...•••••••...••..•••..••..•.•...•....•.....•... 110

3
LISTE DES FIGURES

Figure 1 Bâtiment d'élevage . . . . ................................................................ 18


Figure 2 Courbe de croissance poulets de chair .............................................. 55
Figure 3 Evolution pondérale du poulet de hair ................................................ 77
Figure 4 Evolution pondérale du poulet de chair. ............................................. 78

ILLUSTRA TIONS

Photos 1, 2 et 3: Des mesures d'hygiène déficientes ........................................... 82


Photos 4 et .5 : des barrières sanitaires développées ............................................. 83

4
« Par délibération, la Facuité et l'Ecole ont décidé que les
opinions étnises dans les dissertations qui seront présentées
doivent être considérées comme propres à leurs auteurs et
qu'elles n'entendent leur donné aucune approbation ni
improbation ».
INTRODUCTION

Pour répondre à une démographie citadine sans cesse croissante et une


demande en protéines animales en constante augmentation, une aviculture
traditionnelle améliorée a vu le jour dans l'espace urbain et périurbain depuis
quelques années au Sénégal.
Ce secteur, du fait des potentialités qu'il représente, a attiré depuis quelques
années beaucoup d'investisseurs privés. L'état sénégalais d'ailleurs, conscient
que la couverture des besoins des populations en protéines carnées, trouvera
une solution dans le développement de l'aviculture, qu'il a adopté une politique
d'intensification des espèces à cycle court .
Cependant, cette aviculture moderne qui suscite si tant l'engouement de la
population urbaine se révèle parfois être une entreprise difficile voire incertaine
eu égard à certains résultats médiocres obtenus.
Les mauvais résultats obtenus sont souvent liés à des contraintes d'ordre
technique et institutionnel (HABYARIMANA) et à des problèmes de
pathologie comme le rapportent certains auteurs comme BIAOU et OUMAR
(39).
Mais nous estimons que ces contre- performances obtenues ne sauraient se
justifier entièrement par ces seuls obstacles. C'est dans ce cadre que s'inscrit
cette étude qui porte sur les pratiques de l'hygiène dans les élevages avicoles de
la région de Dakar. Cette étude à pour but de déterminer le statut sanitaire des
élevages, d'observer et de comprendre les pratiques en matière d'hygiène dans
cette aviculture afin de les transformer ou de les adapter pour répondre aux
rigueurs de l'élevage moderne et par là de contribuer à rendre performantes les
unités de productions avicoles sénégalaises afin d'atteindre l'autosuffisance
alimentaire.

5
Première partie

Situation actuelle de l'aviculture moderne au Sénégal

6
Chapitre 1

Caractéristiques de l'aviculture moderne

1-1 Définition de l'Aviculture moderne

L'Aviculture moderne désigne l'élevage de volailles qm rassemble les


particularités suivantes :
- les volailles sont élevées en claustration;
- le matériel d'élevage est perfectionné (chaîne d'alimentation,
abreuvoirs automatiques, évacuation de déjections ... );
- les volailles reçoivent un aliment complet produit par une
industrie spécialisée et adoptée à l'âge des animaux et à la
production recherchée.)
- l'état sanitaire du cheptel est très contrôlé d'une part grâce à la
mise en œuvre de programme de vaccination et de traitements
préventifs systématiques d'autre part grâce à la séparation des
bandes : lots d'animaux de même origine, de même âge et
destinés à une même production. Entre deux bandes, les locaux
d'élevage sont désinfectés et laissés au repos pendant une à deux
semaines (vide sanitaire );
- les souches des volailles utilisées sont hautement sélectionnées
en vue d'une production spécialisée de chair ou ponte (22).

1-2- Importance de l'Aviculture

Le régime alimentaire des populations de la zone inter tropicale est le plus


souvent déficitaire en protéines tant sur le plan quantitatif que qualitatif.

7
La plupart des pays de cette zone ne peuvent attendre d'amélioration dans ce
domaine que d'un accroissement des cultures vivrières, de l'élevage et de la
pisciculture.
Parmi ces productions, l'aviculture tient souvent une place de choix dans les
plans de développement de nombreux pays. Ceci s'explique par des raisons
économiques, nutritionnelles et surtout par le goût du consommateur pour les
produits avicoles .
L'élevage avicole au Sénégal a son importance à plusieurs titres :

1·2-l Importance économique

L'aviculture moderne au Sénégal est un secteur qui s'intègre aujourd'hui


parfaitement dans l'économie nationale puisque la filière à elle-seule a
représenté un chiffre d'affaires de l'ordre de 30,5 Milliard FCF A au titre de
l'année 1999, ainsi repartis :
- Production aliment volaille en 1999
Tableau 1: estimation des quantités d'aliment volaille utilisées en 1999.

Type d'aliment Besoin en Chiffre d'affaires


aliment en (millions de
1999 (tonnes) FCFA)
Aliment "chair" 7483 3792
Aliment
4505 791
"poulettes"
Aliment
32654 5939
"pondeuses"
TOTAL 54642 10522

Source: (47)
8
- En 1999, les besoins de l'aviculture moderne en aliment ont été de
l'ordre de 54.642 tonnes représentant un chiffre d'affaires de l'ordre de
10,522 milliards de FCFA.

Tableau II : production nationale de viande de volaille 1999

Effectif Taux de Effectif Poids mort Production


initial mortalité final nationale
(tonnes)
Poulets* 4024547 5% 5823319 1,5 kg 5734
Poulets 955787 11% 850650 1,5 kg 1275
reformés**
Total 4980334 4673969 7009

• Mises en élevage Dec 98 à Nov. 99 inclus **Mises en élevage de mars 97 à Sept 98

Source : (47)

• La production nationale de viande de volaille industrielle est de 7009 tonnes


en 1999, représentant à la vente au détail, un chiffre d'affaires de l'ordre de
10,5 milliards de FCFA.
- Pour les œufs de consommation, la production nationale en 1999 est
estimée à 823.819 unités soit un chiffre d'affaires de 9,5 Milliards de
franc CFA.
De telles masses d'argent ainsi dégagées permettent au niveau national de
juguler des problèmes tels que :
- le chômage, en ce sens que l'aviculture constitue non seulement une
source de revenus pour l'éleveur, mais elle permet égalet1tent l'emploi

9
des jeunes aussi bien dans les fermes avicoles que dans les unités de
fabriques d'aliments pour volaille~
- les dépenses des devises pour l'importation des produits alimentaires
de hautes valeurs nutritives;
- la valorisation des sous produits agro-industriels, en les transformant
en produits nobles, tels que la viande et les œufs (exemple : tourteaux
d'oléagineux, sons de céréales, etc.) marquant la synergie entre
agriculture et élevage de SMITH (48).

1-2-2 Importance nutritionnelle

Les produits avicoles ont pris une place prépondérante dans l'alimentation d'une
partie de l'humanité.
Parmi les principes indispensables dans la ration alimentaire de l'homme,
figurent les matières azotées et, plus particulièrement celles qui sont fournies
par les aliments d'origine animale : viande, dont celle de volailles, poissons,
œufs, lait et produits laitiers, etc.
Sans la présence de ces principes dans la ration alimentaire, celle-ci est
incapable d'assurer le développement du jeune enfant en croissance et son bon
état de santé ; le maintien en bonne santé de l'adulte, condition essentielle de
son activité et, par conséquent, au développement économique des états.
Parmi ces produits d'origine animale qui répondent le mieux à ces exigences,
on doit citer, au premier rang, la viande des volailles dont le rendement moyen
et la composition moyenne en protéine, en pourcentage, n'ont rien à envier à
ceux des autres animaux de boucherie.

10
Tableau III Proportions de protéines dans la chair

Espèces animales Proportions en protéines (%)


Bœufs, buffles 15
Ovins , caprins 12
Porcs Il
Volailles 14

Source : (45)

En outre la composition en acides aminés de la viande de volailles est


satisfaisante. Elle représente une bonne source de lysine et de leucine et
complémente très bien une ration à base de céréales :

Tableau IV Teneur en acides aminés de la viande de volaille


Acides aminés Teneur (%)
Acide glutamique 14
Glycine 10
Lysine 7,5
Arginine 6,5
Leucine 6,5

Source: (45)

Cette viande apporte aussi des vitamines hydrosolubles, en particulier de la


vitamine BI (thiamine).

11
La valeur biologique par rapport à celle de l'œuf, mise en référence et fixée à
100, est de 87, celle de la viande de bœuf étant de 80 et celle du lait de vache
75.
Le coefficient d'utilisation digestif est très bon, 96% donc supérieur à celui de
la viande de bœuf : 93 o/o.

1 -2-3 Importance hygiénique

Les produits avicoles (œufs et viande ) peuvent être source de toxi-infections


alimentaires. Ainsi, l'application de l'hygiène durant la production de la viande
de volailles (élevage, abattage, et commercialisation ) a pour mission de
préserver les qualités organoleptiques et sanitaires du produit et de protéger la
santé des consommateurs.
On retiendra en tête des germes responsables de toxi infections chez l'homme,
les salmonelles qui jouent un rôle de plus en plus important chez les volailles.
Surtout qu'aujourd'hui, en plus de Salmonella pullorium, on rencontre de plus
en plus S. typhimurium (15-27 ~la ) et d'autres serotypes (Bases
microbiologiques de l'hygiène des aliments.) J. ROZIER (45) qui sont plus à
craindre pour l'homme.

1-2-4 Autres types d'importance

Les produits de l'aviculture présentent d'autres utilités au niveau de la société :


- la poule en Afrique joue un rôle non négligeable dans la vie culturelle
et sociale. Elle intervient dans les cérémonies rituelles et religieuses
(18) ainsi que lors des tètes (korite, Noël, Mariage, Baptême );
- les fientes sont utilisées comme fumier par les maraîchers pour
fertiliser le sol;

12
- les plumes de volailles peuvent être transformées en farine pour
J'alimentation d'animaux d'élevage.

1-3 Les types d'élevage

Il existe au Sénégal deux types d'élevage avicole. L'élevage traditionnel ou


aviculture paysanne qui exploite les volailles de souches locales vivant en
liberté au moins pendant le jour, qui ne reçoivent qu'une partie des aliments
nécessaires. En outre, les interventions sanitaires ne sont pas réalisées
systématiquement. (Afrique agriculture N°187 11/91 (22)).
L'aviculture moderne se caractérise par le fait que la vie de l'oiseau est réglée
dans les moindres détails par l'aviculteur. Celui·ci utilise des races améliorées
qui reçoivent un aliment complet et en quantité précise, bénéficient d'une
protection sanitaire et médicale, et sont logées dans des conditions
régulièrement contrôlées (17).

1 - 4 Les types de spéculations

En fonction des objectifs, des motivations et des ressources des promoteurs, on


distingue trois types de spéculations :
- la spéculation "chair" où le promoteur n'élève que les poulets de chai;
- la spéculation "ponte" où des élevages qui n'élèvent que des poules
pondeuses;
- la spéculation "mixte" c'est à dire l'association des deux spéculations
précédentes (18).
Dans la région du Cap Vert, sur 130 fermes en activité, KEBE(27) rapporte que
40 o/o d'unités étaient spécialisées dans l'élevage du poulet de chair, 33 %dans
la production d'œuf..~ ~t 27 % étaient mixtes.
13
A ces trois spéculations, s'ajoute aujourd'hui l'élevage des reproducteurs
mené par la SEDIMA (sénégalaise de Distribution du Matériel Avicole) et le
complexe avicole de M!3AO. Mais il s'agit là d'un élevage encore à ses débuts.

1-5 Les promoteurs

Ils achètent les poussins d'un jour et assurent leur élevage pour produire les
œufs de consommation ou les poulets de chair selon la spéculation choisie. On
estime à 400 environ, le nombre d'éleveurs sénégalais (17).
Les promoteurs ont un profil très varié. Depuis le jeune sans emploi qui fait de
l'aviculture un moyen de se procurer les moyens de vivre, au fonctionnaire
retraité qui meuble son temps libre en se procurant un revenu supplémentaire.
On rencontre dans le lot les hommes d'affaire, les hauts fonctionnaires dont les
ressources permettent de se livrer à une activité bien à la mode qui est
l'aviculture.
HABYARIMANA (17) identifie deux catégories d'aviculteurs en fonction de
leur disponibilité.
Les aviculteurs qui ont pour activité principale l'aviculture : ils représentent 45
%(sur un échantillon de 40. La majorité (94,5 %) consacre 50 à 100% de leur
temps à l'aviculture. Et 55% qui se donnent à l'aviculture accessoirement.
Le même auteur signale également que l'ensemble des promoteurs dont :
- 10 % sont des docteurs vétérinaires et ingénieurs des travaux;
- 10 % ont reçu une formation temporaire organisée soit par le
complexe avicole de MBAO , soit par le Centre National à A vi culture
(CNA) ou par la Maison des Aviculteurs (MDA) ;
- 80 %, donc la majorité n'a pas de formation technique dans le domaine
d'élevage avicole;

14
l'ensemble de ces aviculteurs donc, emploient en moyenne 3 ouvriers par ferme
qui n'ont aucune formation en technique avicole dans 95 % des cas. Ils sont
choisis souvent sur la base de l'expérience acquise sur le terrain.

1- 6 Le bâtiment d'élevage

Le bâtiment d'élevage joue un rôle très important, en ce sens qu'il protège


les volailles contre le milieu extérieur : pluie, soleil, vent et contre les
prédateurs :voleurs, chats, civettes (11).
Le bâtiment représente un investissement à long terme ( au moins 10 ans), il
doit donc être construit selon des normes précises.

1- 6- 1 Le site d'implantation

L'implantation des bâtiments avicoles doit se faire sur un terrain


suffisamment plat (pour éviter les remblais) et d'accès facile. Les logements des
animaux ne seront pas trop loin des habitations des hommes. Ils seront reliés
entre eux par des pistes ou des allées en bon état d'entretien. Eviter les endroits
humides ou proches des marigots qui débordent en saison des pluies et qui
transforment les abords en bourbier (20). Jean François DAYON (11), précise
qu'un couvert végétal autour du poulailler procure de l'ombre et de la fraîcheur.
La facilité d'approvisionnement en eau potable et en électricité doit être prise
en compte pour aider à la mise en place d'un minimum de plan sanitaire
(qualité microbiologique de l'eau, et lavage du matériel d'élevage ) ; possibilité
de brancher le matériel d'élevage (debecquage, lavage et désinfection).

15
1-6-2 La conception du Bâtiment

Les bâtiments d'élevage ne sont pas des constructions de " style ", mais de
caractère utilitaire. Leur structure doit donc être simple, sobre tout en restant de
bon goût, mais sans recherche architecturale, il s'agit là d'une approche
économique et rationnelle.
Ces bâtiments doivent en outre satisfaire à toutes les conditions d'hygiène que
réclament ceux-ci, car la stabulation est souvent une cause d'insalubrité et de
développement des maladies parasitaires et contagieuses par la promiscuité
qu'elle entraîne. Les bâtiments d'élevage seront donc construits de telle sorte
que l'entretien et le nettoyage seront faciles (crépis ... ). Ainsi, les murs doivent
être crépis et sans fissures, le sol damé ou cimenté avec une pente de 2 % pour
permettre l'évacuation des eaux de nettoyage et de désinfection. Un pediluve
placé à l'entrée du poulailler est indispensable. Le poulailler doit être protégé
par des clôtures défensives destinées à empêcher les intrusions des personnes
ou d'animaux (porteurs de germes).
On recherchera en outre à favoriser une ventilation naturelle optimale en saison
chaude. Il faut orienter le bâtiment perpendiculairement aux vents dominants en
saison chaude. On recommande souvent d'orienter l'axe du bâtiment en Est-
Ouest pour limiter la pénétration des rayons du soleil dans le bâtiment. Avec
des volets, ce risque est aisément maîtrisé (Il). Il faut privilégier l'orientation
par rapport au sens des vents dominants plutôt que par rapport au soleil.

1-6-2-1 Choix du bâtiment

Plusieurs types de bâtiments existent, mais en milieu tropical, on retient le


principe du bâtiment à ouvertures latérales pour favoriser une aération naturelle

16
(les ouvertures sont munies de grillages ) . Ce type de poulaillers a généralement
une toiture soit à pente simple, soit à doubles pentes (avec ou sans faîtière ) faite
en tôle galvanisée, plus rarement en tôle d'aluminium ou en Fibrociment (6)
Fig. 1: plan du bâtiment d'élevage (11)
Les dimensions choisies seront en fonction des densités des animaux dans Je
poulailler :
- poulets de chair : 10 sujets par mètre carré (m2) en finition;
- poulettes futures pondeuses : 6 à 8 sujets par mètre carré (m2) à 18
semames;
- pondeuses: 5 à 6 sujets par mètre carré (m2).

17
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18
I-6-2-2 Les annexes

Le choix du site doit tenir compte du souci d'avoir un espace suffisamment


grand pour aménager les locaux qui abriteront:
- les ouvriers;
- les intrants et les produits avicoles;
- les cadavres et le matériel d'incinération.
Dans tous les cas, la logique des installations est de respecter le principe de la
marche en avant : secteur sain vers secteur souillé.

1-7 Le matériel d'élevage

Le type de matériel d'élevage dépend de la capacité d'investissement du


producteur ou encore de la rentabilité de l'élevage.

I-6-1 Matériel d'alimentation


\ 1
.);("
HABYARIMANA (18) note que dans la majorité des cas, le matériel utilisé est
constitué de mangeoires linéaires ou de trémies d'alimentation (de fabrication
artisanale ou importées ). Aucun élevage ne dispose de chaîne d'alimentation;
Les alvéoles utilisés au démarrage pour contenir l'aliment des poussins sont
généralement de récupération et sales.

19
- L'abreuvement des oiseaux se fait à l'aide d'abreuvoirs siphoïdes de (3
à 10 litres ) ou alors de bassines.
- L'éclairement est un facteur zootechnique prépondérant dont on se
préoccupe peu dans nos pays. En effet, un défaut de lumière retardera
la croissance des animaux par arrêt de la prise alimentaire . En
revanche une diffusion excessive pourra favoriser le cannibalisme. Par
ailleurs, des programmes lumineux sont utilisés pour conditionner la
consommation alimentaire des oiseaux (31 ). Cet éclairage utilise
l'électricité si elle existe sinon on se sert de lampe à gaz ou de lampes-
tempête.
- Les poulets de chair utilisent l'éclairage naturel de la journée, la nuit
les animaux vivent dans l'obscurité au mieux on utilise des lampes-
tempête.
- La litière est composée de copeaux de bois ou de paille hachée.

1-7-2 Les races exploitées pour les souches chair

De nombreuses races ont été introduites au SénégaL Ces races sélectionnées


pour leurs performances élevées (2 kilos à 42 jours ).

- La Cornish blanc

Originaire d'Angleterre à partir de croisement entre des combattants anglais et


indiens, sa très bonne conformation surtout pour la variété blanche américaine
fut appréciée par les sélectionneurs de souches chair. Aujourd'hui, du sang
Comish est présent dans de nombreuses souches blanches industrielles. Très
mauvaise pondeuse, cette race est plutôt sélectionnée sur la lignée coq.

20
La New Hampshire

Originaire d'Amérique cette race au plumage rouge acajou un peu plus lourde
que la Rhode Island est apparue en Europe dans les années 60. C'est une race
mixte avec une production d'œufs correcte pour la poule et une bonne
conformation des coqs. Elle entre dans les croisements de poulets de chair
blancs avec les sussex. Elle est utilisée comme reproductrice chair colorée, plus
rustique et supportant mieux la chaleur, en croisement avec un coq rouge pour
donner des poulets de chair type label à plumage rouge ; ou un croisement avec
un coq industriel blanc pour donner des poulets de couleur blanc- caramel type
industriel intermédiaire.

- L 'Australop

Originaire d'Australie, cette race à plumage noir est très proche de l'Orpigton
noir originaire d'Angleterre. Ces races rustiques sont réputées pour leurs
qualités fermières et caractère mixte. Ces races d'Australop et Orpington sont
utilisées dans les productions de poulets de chair " Label " pour obtenir des
sujets à plumage et pattes noires réputés pour le goût de leur chair. (11 ).

1-7-3 Races utilisées pour les souches pondeuses

- La Leghorn
Race méditerranéenne d'origine italienne, la leghorn est une bonne pondeuse :
280 à 300 œufs par poule par an. Les œufs à coquille blanche, sont de petite
taille 52-54 g. C'est une poule légère (poids adulte de 1,5 kg ), nerveuse et à
plumage blanc avec des variétés noires ou argentées

21
- La Rllode Island Red

C'est une poule rouge à crête simple et pattes jaunes. Race à double fin (chair
et œuf) elle s'acclimate bien, s'engraisse facilement mais ne couve pas en saison
chaude.
La femelle adulte pèse 2,5 à 3 kg, le mâle 3 kg à 3,8 kg Le poids des œufs est
de 50 grammes.
- La sussex herminée

C'est une race de production mixte (chair et œufs). Le plumage est blanc, le
camail et la queue noirs ; la crête est simple, les pattes roses. Elle supporte
moyennement les grandes chaleurs.

- La New Hampshire

Le plumage est rouge acajou, plus foncé chez la femelle. Elle fait partie des
races qui résistent le mieux au climat et qui sont à double fin (chair et œufs ).

- Wvandotte blanche :

Egalement à double fin (chair et œufs ), la Wyandotte est une poule à plumage
blanc dont le bec et les pattes sont jaunes de même que la peau. Elle se
comporte bien dans le climat humide des régions côtières.

- La bleue de Hollande

Destinée à la production chair ou pondeuse, c'est une race très rustique résistant
bien aux conditions de l'élevage familial. (3 1).

22
chapitre Il

Conduite de l'élevage et pratiques de l'hygiène

11-1 Définition de l'hygiène

L'hygiène se définit comme l'ensemble des principes et des pratiques tendant à


préserver et à améliorer la santé. Elle porte sur l'ensemble des acteurs
intervenant tout le long de l'élevage. Qu'il s'agisse du bâtiment, du matériel, du
personnel, des visiteurs, des animaux eux-mêmes, tout cet ensemble doit être
l'objet de cette perpétuelle tâche car dans la préface de l'hygiène des animaux
domestiques de JP LATTEUR (29), le professeur Raymond FERRANDO citait
LECLAINCHE en ces termes: "l'élevage c'est de l'hygiène en action".

11-2 Importance de l'hygiène

L'économie des productions animales ne peut s'épanouir que par l'exploitation


d'animaux sains dans un milieu salubre. Les normes de productivité sont
aisément bouleversées par toute une série d'états pathologiques qm
s'échelonnent depuis la grande épizootie spectaculaire, avec les pertes massives
dont personne ne discute l'importance, jusqu'aux troubles les plus discrets,
n'offrant pas de symptômes évidents en dehors des symptômes
" rendements". Toutes les prescriptions de l'hygiène, l'élimination et la
prévention des maladies ne sont en fin de compte que des éléments du
problème de rentabilité qui se pose dans chaque exploitation agricole (29).
Au delà des considérations économiques, les pratiques de l'hygiène relèvent
d'un problème de santé publique c'est à dire la protection du consommateur de
produits animaux car le fermier comme le consommateur court le risque de
s'exposer à certaines maladies dont les germes peuvent aussi bien s'implanter
sur l'homme que sur les animaux (salmonelloses, maladie de Newcastle).

23
11-3 Maîtrise de l'ambiance dans les poulaillers

Les éléments du climat d'un poulailler sont nombreux : température, état


hygrométrique de l'air, ensoleillement, ventilation, poussière en suspension ...
tous d'égale (28) importance. La maîtrise de toutes ces composantes est
déterminante pour la réussite d'un élevage avicole qui est du reste très exigeant

1- la température
Elle est très importante sur la santé des animaux. Lorsque les déperditions de
chaleur sont insuffisantes, la température corporelle augmente, entraînant
l'augmentation du rythme respiratoire. Si les conditions climatiques sont trop
défavorables, la température corporelle augmente jusqu'à entraîner la mort de
l'animal par suffocation. Dès que la température corporelle s'accroît, le rythme
respiratoire augmente, puis le poulet va favoriser les échanges thermiques en
écartant les plumes et les ailes. (24).
Une température faible sous éleveuse entraîne aussi chez les poussms le
développement d'une pneumonie non spécifique (8) d'où nécessité de mettre en
place un programme de température en fonction de l'âge.
Tableau V Programme de température

Période Température en bas Température


Zone éleveuse Bâtiment
2 premiers jours 35-37° 24-27°
1ere semaine 32-34° 23-26°
2eme semaine 29-31° 22-25°
36 me semaine 26-28° 21-24°
46 me semaine 23-25° 20-23°
Seme semaine 20-22° 18-21°

Source: Manuel d'Aviculture en Afrique (Rhône Merieux ).

24
2- Ventilation

Une ventilation suffisante permet de maintenir une température modérée donc


une ambiance excellente. Elle permet d'éliminer l'eau produite par les animaux
(déjections ) donc de préserver la qualité de la litière, de maintenir la teneur
correcte en oxygène, d'éliminer le gaz carbonique et l'ammoniac dégagés par la
litière.
En période chaude, la ventilation doit permettre l'élimination de la chaleur
produite par les animaux pour maintenir une température d'élevage acceptable.
Elle sera accrue par une augmentation de la vitesse de l'air. Pour cette raison, la
capacité de ventilation effective devra être de 4 à 6 m3 par heure par
kilogramme de poids vif
En période froide, il est nécessaire de réchauffer l'air de renouvellement dès
son entrée pour permettre l'assèchement de la litière.
La déperdition de chaleur du poulet est dépendante de la vitesse de l'air.
Pour le jeune poulet encore mal emplumé, la vitesse de l'air ne doit pas
dépasser 0,1 mètre par seconde . Au-delà de 0,1 mètre par seconde, la
température perçue par l'animal chute de 2°C pour une élévation de la vitesse
de l'air de 0,1 mètre par seconde . Apres 4 semaines, la vitesse de l'air peut
varier de 0,8 à 0,5 mètre par seconde pour une température ambiante de 18-21 o
C. La vitesse de l'air dépend de nombreux paramètres tels que : l'emplument, la
densité, l'état des litières.
Dans un poulailler, les zones d'inconfort peuvent apparaître lorsque la vitesse
de l'air est trop grande ; les animaux désertent cette zone car la température
vécue y est trop faible et s'entassent dans les zones moins ventilées ; Des
diarrhées apparaissent, le plumage devient ébouriffé. Il est possible de
visualiser les circuits de l'air en disposant dans le poulailler des rubans. (24).

25
3- Hygrométrie

Le respect des nonnes d'hygrométrie favorise la croissance et permet d'éviter


les problèmes respiratoires, de maintenir une bonne qualité de litière et
d'augmenter la qualité organoleptique des poulets. Une hygrométrie élevée est
favorable à la multiplication des micro-organismes dont les répercussions sur
l'élevage ne sont pas négligeables. Dans les bâtiments d'élevage, le degré
d'hygrométrie devrait varier entre 55 et 70 %. Au-delà de 80% d'humidité, les
signes de perturbation du confort apparaissent rendant les oiseaux sensibles à
différentes maladies (19).

4- La litière

Facteur déterminant de l'ambiance en aviculture moderne, la litière isole


thermiquement les oiseaux du sol, contribue à leur confort thermique et absorbe
l'humidité (32). Elle permet en outre d'éviter les lésions au bréchet et aux
pattes.
Son épaisseur dépendra de sa capacité à absorber les déjections pendant la
période d'élevage.
Les épaisseurs recommandées sont de 6 à 10 cm de paille hachée ou de
copeaux de bois blanc de bonne qualité (non traités), soit 5 à 6 kg par metre-
carré de bâtiment. Les épaisseurs recommandées pour un sol en terre battue
sont au minimum de 10 cm au démarrage quel que soit le matériau utilisé
(copeaux ou paille hachée). (13).

5- L'ammoniac

Les déjections sont accumulées dans les litières durant tout l'élevage. Leur
teneur en azote est élevée (fl.,~t'Jur de 20% ). Apres environ trois semaines, elles
26
constituent une masse importante de matières orgamques facilement
fermentescibles, d'autant mieux que certaines conditions sont réunies :
- les déjections au contact de l'air;
- l'humidité;
- la chaleur;
- les fermentations;
L'absence de l'un de ces facteurs supprime partiellement, voire totalement
toute production.
L'ammoniac agit sur l'organisme des animaux à plusieurs niveaux. D'abord
une action irritante puis corrosive apparaît sur les muqueuses des voies
primaires respiratoires. Au bout d'environ 3 jours d'exposition dans une
atmosphère à 30 ppm, les poulets élevés à forte densité se mettent à tousser
sous l'action irritante des gaz.
Il suffit alors d'améliorer la qualité de l'air pour voir cette toux disparaître,
sans traitement.

Tableau VI _ : Influence du niveau d'ammoniac sur les performances de


poulets à 8 semaines.

NH3 de 4 à 8
Oppm 25ppm 50ppm
semames
Poids moyen (g) 1941 1905 1835
Indice de
1,90 1,94 1,98
consommation
Lésions sacs
5 37 51
aériens(%)

Source : (13)

27
6- La poussière

Le risque majeur de la pollution par les poussières, réside dans un rôle de


support de transmission des maladies infectieuses. En effet, les germes ont
toujours besoin d'un véhicule, le plus efficace de ce support étant la poussière.
La production de poussière dans un bâtiment se fait principalement en période
d'activité des animaux ou quelque fois lorsque la ventilation produit des
turbulences au niveau des litières. Lorsqu'elles proviennent d'une pulvérisation
fine des déjections des animaux, elles constituent un risque sanitaire en tant que
facteur irritant des muqueuses respiratoires.
La taille des particules des poussières et leur quantité dépendent de
l'hygrométrie de l'air. Lorsque cette dernière est élevée (> à 70 % ) les litières
s'humidifient, les particules libérées, en quantité moindre sont d'un diamètre
plus important parce qu ' hydratées (d > 5 J.1 ). Elles sont alors stoppées au
niveau de la barrière mucociliaire des bronches sans avoir à provoquer des
dégâts. Dans le cas d'atmosphère trop sèche (< 55 °/o ) les litières deviennent
pulvérisantes. Elles peuvent libérer des quantités très importantes de particules
irritantes de très petites tailles parce que déshydratées (d < 5 J.1) qui pénètrent
profondément l'arbre respiratoire. Cette production est accompagnée de celle de
matières organiques susceptibles de servir de support aux agents pathogènes.

7- L'éclairement

De nombreux programmes lumineux ont été utilisés sur les poulets de chair.
L'éclairement permanent ou le programme cyclique (type 2 heures de lumière
suivies de 2 heures de nuit ) favorise la croissance dans le jeune âge avec pour

28
conséquence une augmentation du nombre de " cardiaque " et des problèmes
d'ossification en fin d'élevage (24 ).
ISA (24) propose la réduction de la durée de l'éclairage dès l'âge de 4 à 5
jours qui en réduisant la croissance entre 7 à 8 jours permet de favoriser la
croissance par la suite ; et d'accroître l'activité des animaux.
La consommation d'aliment est plus importante entre les 2 à 3 heures qui
précèdent l'extinction et très importante dans les 2 heures qui suivent
l'allumage. Cela contribue au développement de l'appareil digestif, notamment
du jabot, et également à créer un comportement réflexe de consommation à
l'éclairage.
Ces deux phénomènes permettent d'obtenir une augmentation de la
consommation donc de la croissance quand la durée d'éclairage augmente.
Pour un poids d'abattage supérieur à 2,1 kg à 45 jours ISA propose le
programme suivant.
Tableau VII : Programme lumineux de poulets de chair.

Age Gour) Poids d'abattage supérieur à 2,1 kg


Durée d'éclairement Durée de nuit
0-3 23 à 24 h 0 à 1h
4-7 18 h 6h
8:..14 12 h 12 h
15-21 14 h 10h
22-28 16 h 8h
29-35 18 h 6h
36-42 20h 4h
Après 43 22h 2h

Source : ISA 1996 (24)

29
11-4 Conduite de l'élevage

En 45 à 55 jours, un poussin de quelques grammes devra atteindre 1,8 à 2,2 kg


De telles performances, et les bénéfices qui en découleront ne sont possibles
que si l'élevage est parfaitement géré sur les plans technique, commercial et
comptable.

11-4-1 Avant l'arrivée des poussins

Il faut prévoir un vide sanitaire complet de 10 à 15 jours après lavage et


désinfection parfaite du poulailler (voir chapitre désinfection).
Ensuite on forme des cercles de 4,5 rn de diamètre en moyenne à l'aide de
bâches ou de cartons isorel ou de grillage de quelques centimètres de hauteur.
On y place une ou deux éleveuses au milieu à 80 cm du soL On prépare la
litière (paille ou copeaux ) de 6 cm d'épaisseur après quoi on installe des
abreuvoirs de premier âge remplis d'eau légèrement sucrée (45) et selon (10 à
15 g de sucre par litre ) une disposition appropriée. Les cercles formés sont
chauffés 5 à 10 heures avant l'arrivée des poussins.

11-4-2 Le démarrage

La période de démarrage des poussins est très importante car elle détermine
l'avenir du lot. Cette période correspond aux 21 premiers jours de vie des
animaux. Il est important au démarrage d'apprécier certaines qualités chez les
poussms:
30
- la vivacité~

- un pépiement modéré ;
- l'absence de signes pathologiques (symptômes respiratoires, ombilic
mal cicatrisé ... );
- le poids des poussins qui se repartit à la sortie de l'éclosoir autour
d'une moyenne comprise entre 32 à 45 kg (24 ).
Il faut regrouper sur une ou plusieurs éleveuses ou dans une même partie du
bâtiment les petits poussins issus de mêmes reproducteurs. Ils ont dans ces
conditions des performances tout à fait acceptables, alors que mélangés aux
autres, ils seraient la cause d'hétérogénéité persistante.
A leur arrivée les poussins sont systématiquement vaccinés (voir prophylaxie
médicale ) et abreuvés abondamment pendant 3 à 4 heures. Ce n'est qu'après
qu'il faut distribuer de l'aliment sur des feuilles papiers. Durant ces ·premiers
jours, le poussin doit être chauffé. Ce chauffage remplace la mère poule car au
démarrage le poussin n'est pas emplumé, il est seulement recouvert de duvet et
donc sensible aux coups de froid (voir chap. température).
Pour un meilleur chauffage, le cercle de démarrage doit avoir une densité de 30
à 40 poussins par mètre carré . On conseille une lampe chauffante ou un radiant
à gaz de 90 watts par mètre carré. L'éclairage des poussins est aussi important.
Dans les jours qui suivent, en plus du programme lumineux, les normes de
température et le plan de prophylaxie seront scrupuleusement respectés.
Après 3 à 4 jours, les feuilles de papiers de départ seront remplacés par des
assiettes de trémies. On estime que ces feuilles grâce au bruit provoqué par les
coups de bec auraient suffisamment stimuler la consommation des poussins
(7 ); vers le 15èrne jour on installe les mangeoires linéaires : 12 mètres pour 100
sujets.
La partie de l'élevage utilisée comme poussinière sera progressivement
agrandie jusqu'à ce que les poulets occupent tout le poulailler.

31
Tableau VIII :densité en fonction de la surface occupée au sol par animal.
Poids vif (kg) Densité sujets 1 m2 Charge en kg 1 m2
1 26,3 26,3
1,2 23,3 27,9
1,4 21,0 29,4
1,6 19,2 30,8
1,8 17,8 32,0
2,0 16,6 33,1
2,2 15,6 34,2
2,4 14,7 35,2
2,7 13,5 36,5
3,0 12,6 37,8

Source: ISA Edition 1996 (24)

11-5 Conduite sanitaire des élevages de poulets de chair

Les animaux domestiques amenés à un haut degré de perfectionnement, ont


perdu certains avantages naturels qui confèrent une résistance étonnante aux
espèces libres ou sauvages. En outre, soumis à une cohabitation étroite, ces
animaux sont exposés à la propagation des maladies infectieuses, le passage en
série des microbes pathogènes, l'exaltation de leur virulence (29). Devant un tel
problème qui déborde largement le cadre de la pathologie et touche l'économie
des productions animales, il devient impératif pour l'homme par son travail de
favoriser l'adaptation de l'animal à son milieu et, dans une certaine mesure

32
d'améliorer ce milieu. Tout cet effort passe par la m1se en place d'un
programme de prophylaxie sanitaire et médicale.

11-5-1 Prophylaxie sanitaire

La prophylaxie sanitaire désigne l'ensemble de méthodes qui ont pour but de


détruire les agents pathogènes partout où ils se trouvent essentiellement dans le
milieu extérieur.
On distingue les mesures défensives qui visent à empêcher l'introduction d'une
maladie dans une exploitation indemne par la mise en place de barrières
permettant de contrôler les entrées et les sorties au sein de la ferme ; et les
mesures offensives qui sont prises en zone infectée et qui consistent à faire un
diagnostic précoce des maladies et à mettre en œuvre des mesures d'éradication
tels que l'abattage des malades, leur isolement ou leur traitement. (2)
La contamination des surfaces joue un rôle déterminant dans la transmission
des infections et le risque de propagation des germes nuisibles au niveau des
denrées alimentaires. Cette transmission peut se faire par contact direct ou par
voie aérienne. (34 ). Le nettoyage et la désinfection des poulaillers et des
annexes sont indispensables pour prévenir les problèmes sanitaires, améliorer
la rentabilité et assurer une bonne qualité des produits .

11-5-1-1 Le bâtiment

Le bâtiment nécessite un ensemble d'opérations: nettoyage, désinfection, vide


sanitaire ,désinsectisation et dératisation de ses abords.

33
11-5-1-1-1 Le Nettoyage

Le nettoyage est une opération qui doit impérativement précéder la


désinfection. Il a pour rôle d'éliminer une bonne partie des germes (11 ) et se
fait selon les étapes suivantes :
- isoler le bâtiment de tout matériel;
- enlever la litière et les déjections;
- dépoussiérer le bâtiment;
- détremper ies parois, sol et matériels fixes avec de la soude caustique
ou de l'eau. L'humidification du bâtiment peut à l'aide d'une pompe à
faible pression (20 à 40 kg /cm2 ). afin d'assurer un bon trempage;
- décaper (à l'aide de brosse ) et laver quelques heures après le trempage
soit avec une pompe à haute pression (plus de 50 kg 1 cm2 ) soit avec
une pompe à eau chaude. (24 );
- nncer;
- laisser sécher pour avoir une meilleure concentration et fixation des
produits;
- l'utilisation de substance détergente permet d'éliminer les dépôts
organiques favorables à la prolifération de germes.

11-5-1-1-2 La désinfection

La désinfection est une opération ou un ensemble d'opérations qui visent à


détruire la totalité ou le plus grand nombre des germes pathogènes sur le
malade, le convalescent ou sur le cadavre et dans son ambiance : locaux, litière,

34
vêtements, objets pouvant être contaminés etc. C'est une opération particulière à
l'hygiène : elle a pour ambition d'enrayer la propagation des maladies
contagieuses et transmissibles (28). Elle consiste à appliquer un désinfectant
(bactéricide et ou fongicide et ou virucide ) ( 13 ).

11-5-1-1-2-l Modalités de désinfection

On distingue la désinfection continue ou permanente qui utilise des solutions


d'action prolongée diffusée sous forme de brumes, d'aérosol de mélanges
souvent d'huile essentielle qui se déposent sur les parois des locaux, les objets,
les animaux mêmes et qui s'imprègnent l'atmosphère de façon durable ; par
conséquent elle se fait en présence des animaux ; la désinfection discontinue ou
terminale qui se réalise après le départ des animaux, c'est la méthode principale.

11-5-1-1-2-2 Types de désinfection.

La désinfection de nécessité

Elle est obligatoire à la suite de l'apparition d'une maladie réputée contagieuse.

La désinfection de convenance ou de précaution :

Elle est facultative mru.s nécessaire dans le cadre de mesures d'hygiène à


respecter en matière d'élevage.

35
11-5-l-1-2-3 Les principaux désinfectants utilisés
Les élevages avicoles au Sénégal utilisent couramment :
- le fonnol à 10 % soit 10 L pour 100 L d'eau;
- le Crésyl (3 à 5 % ) : émulsion soit 1,5 à 2,5 L pour 50 L d'eau;
- eau de Javel : 2 cuillerées à soupe par 10 L d'eau;
- chaux fraîchement éteinte : 10 à 20 kg pour 100 L d'eau;
- soude caustique : 4-8 g 1 L d'eau savonneuse à 1 cuillère à soupe 1 2 L
d'eau·
'
- sulfate de cuivre : 50 g par litre d'eau (40);
- les phénols;
- les peroxydes.
Après un bon nettoyage, l'application de l'une de ces substances devrait
permettre d'obtenir une désinfection efficace. Les éleveurs utilisent souvent les
pompes pour pouvoir accéder aux coins et plafonds des poulaillers.
Il est conseillé de désinfecter au plutôt après le départ des volailles ; le
nettoyage en sera plus facile et le vide sanitaire plus long, permettant ainsi un
meilleur assèchement.

11-5-l-1-3 Le vide sanitaire


Le vide sanitaire est un complément logique de la désinfection. En effet, le
nettoyage et la désinfection ont permis de détruire la presque totalité des micro-
organismes, cependant certains ont pu être épargnés et seront alors tués par les
différents agents physiques naturels ( oxygène de l'air, Rayon Ultraviolet,
dessiccation ... ). La durée du vide sanitaire dépend du type de désinfection
pratiquée. En règle générale, une désinfection de nécessité (suite à une maladie
contagieuse ) demande un temps plus long que dans le cas d'une désinfection de
convenance. (2).
Dans tous les cas, la durée minimale du vide sanitaire est d'une semaine,
l'idéal étant de le prolonger jusqu'à 15 jours (40 ). Après ce vide sanitaire une

36
deuxième désinfection peut être entreprise et ceci une fois que le poulailler est
entièrement équipé, prêt à accueillir les poussins d'un jour. Elle se pratique par
fumigation et le fonnaldehyde gazeux est le plus utilisé ou par aérosolisation
(33) pour obtenir un traitement homogène des surfaces.
Le produit miracle pour désinfecter n'existe pas, la manière à désinfecter
importe plus que le désinfectant.

11-5-l-l-4 La désinsectisation

Les élevages de volaille attirent un certain nombre de parasites externes (poux,


mouches.) qui peuvent être des vecteurs de maladie, des prédateurs ou de
perturber les animaux. Leur destruction doit être entreprise pendant la période
de nettoyage.

11-5-l-1-5 La dératisation

Les rongeurs, rats et souns, outre leur effet prédateur d'aliment, peuvent
servir de vecteurs de maladies bactériennes notamment, des salmonelles. (24 ).
Il existe aujourd'hui beaucoup de produits vendus pour la lutte contre les
rongeurs nuisibles ; c'est le cas des anticoagulants.

11-5-1-2 Les animaux

Le principe de la bande unique doit être respecté " tous dedans - tous dehors
" suivant le climat local, il sera souhaitable de tenir compte de densité
d'élevages car elles interviennent afin de limiter ou d'augmenter les fortes
chaleurs. L'élevage mixte est aussi à prohiber (pas de cohabitation entre
pondeuses et poulets de chair ). Les malades et les cadavres doivent être
évacués systématiquement de l'exploitation .
37
11-5-1-3 Les aliments

Il faut vider et nettoyer régulièrement le magasin de stockage des aliments.


L'utilisation des aliments doit être dans les délais de péremption ; leur
distribution doit être régulière et soignée.

11-5-1-4 Le personnel

L'hygiène d'accès aux bâtiments doit être respectée. Le personnel doit avoir une
tenue spéciale et des bottes et si possible un agent pour un seul bâtiment
d'élevage. L'utilisation des pédiluves avec une solution désinfectante doit être
de rigueur. (33).

11-5-1-5 Le matériel d'élevage

Les mangeoires et les abreuvoirs doivent faire l'objet de nettoyage journalier


soit en début de journée, soit en fin de journée. Une désinfection de ce matériel
en cours d'élevage est souhaitable mais elle doit être obligatoire à la fin de
l'élevage.

11-5-1-6 Le couvoir

Pour une hygiène sur toute la filière avicole, le nettoyage du couvoir est
nécessaire aussi. Il doit se faire après une humidification préalable pour éviter
la dispersion de poussières. Les opérations de désinfection dans les poulaillers
38
sont aussi valables pour le couvmr. Les œufs fêlés et sales doivent être
éliminés.

11-5-1-7 Conclusion

La prophylaxie sanitaire ne saurait se limiter à tout ce que nous venons


d'évoquer, la prévention sanitaire qui est l'ensemble des activités quotidiennes
entreprises dans le cadre d'un système de production animale est estimé (pour
le coût ) égal au temps du producteur consacré à l'observation des animaux, au
maintient de la propreté dans leur lieu de séjour ~ en somme la vigilance du
promoteur est un facteur indéniable intégrant l'hygiène.
Un programme efficace de prophylaxie sanitaire peut se résumer comme suit
- enlèvement du matériel et des litières~

- dépoussiérage général ;
- nettoyage complet avec humidification des parois à l'aide d'une pompe à
faible pression (utiliser un détergent ) suivi d'un lavage quelques heures
plus tard~

désinfection du bâtiment par la vapeur d'eau surchauffée ou à l'aide de


désinfectants (utiliser un produit facile d'emploi et puissant tel que la
chaux)~

- désinfection du matériel ~

- désinsectisation et dératisation;
- nettoyage et désinfection des abords du poulailler (40 ).

11-5-2 Prophylaxie médicale

La prophylaxie médicale désigne l'ensemble des moyens de lutte mis en


œuvre pour combattre une maladie. Il s'agit essentiellement de la vaccination

39
contre les maladies infectieuses, mats aussi des traitements préventifs des
maladies parasitaires et du stress.
Les programmes de vaccination doivent être élaborés en tenant compte de la
situation géographique de l'élevage (promiscuité ou non d'autres élevages
avicoles ), des caractéristiques des locaux, de la situation sanitaire de la zone
(9).

11-5-2-1 Dominantes pathologiques en climat chaud

11-5-2-1-1 Colibacilloses

Les colibacilloses sont très courantes en aviculture. Elles sont dues à une
bactérie Escherichia coli qui est un hôte normal du tube digestif et qui devient
pathogène le plus souvent sur les animaux affaiblis (par les maladies
récurrentes :la maladie de Newcastle, la maladie de Gumboro et les carences
alimentaires ) ou par les mauvaises conditions d'hygiène.
La maladie se manifeste sous plusieurs formes: respiratoire, septicémique ou
par les omphalites très mortelles sur les jeunes .

Prévention
• Destruction des rongeurs.
• Qualité d'eau de boisson .
• Propreté des abreuvoirs et de la litière.
• Nettoyage, désinfection, vide sanitaire.

11-5-2-1-2 Salmonelloses

Les salmonelloses sont des maladies infectieuses, contagieuses dues à la


multiplication des bactéries du genre Salmonella. Salmonella pullorum est,
40
responsable de la pullorose chez les jeunes; Salmonella gallinarum, est
responsable de la typhose chez les adultes.
Les salmonelloses entraînent des mortalités dans les trois premières semaines
de vie des animaux et provoquent des lésions graves chez les adultes.

- Prévention

• Mise en place des poussins non contaminants.


• Pratique de la bande unique .
• Respect des règles d'hygiène.

11-5-2-1-2 Maladie de Newcastle

C'est une maladie virale qui se traduit généralement par une septicémie
hémorragique. Elle provoque 90 à 100 % de mortalité parmi les oiseaux atteints
et touche les volailles en toute saison. L'agent pathogène est un Paramixovirus.

Prévention

La mise en place d'une police sanitaire étant pour le moment illusoire, la


vaccination intensive dans les fermes de poulets est indispensable. (13).

11-5-2-1-3 La maladie de Gumboro

Maladie responsable de la dégénérescence et de la mort des lymphocytes dans


la bourse de Fabricius chez le poussin, le rendant immunitairement déficient.
Avec une mortalité de 5 à 25 % suivant le degré d'infection. L'agent pathogène
serait un Réovirus.

41
La prévention

Comme il s'agit d'une maladie de site d'élevage (le virus étant très résistant
dans le milieu ), la lutte doit être organisée sur le site. La vaccination reste le
moyen de lutte efficace.

11-5-2-1-4 Les maladies respiratoires.

Les sites d'élevages à âges multiples, la provenance des poussins d'un jour, le
statut immunitaire des poussins, la pression virale et la multiplication des
vaccins vivants créent les conditions favorables au développement des maladies
respiratoires ( 13 ). Plusieurs épidémiologistes s'accordent pour dire que les
conditions d'ambiance sont plus déterminantes que les germes eux-mêmes.
Toute plusieurs contaminants peuvent intervenir ensemble ou séparément (les
mycoplasmes, le virus de la Bronchite infectieuse) pour provoquer et
compliquer les maladies respiratoires.

- Prévention

La lutte contre les maladies virales et les mycoplasmes permet de prévenir


les complications.

11-5-2-1-5 Les Coccidioses

Maladies provoquées par la présence de protozoaires qui parasitent les cellules


du tube digestif entraînant les inflammations graves à ce niveau . Les
Coccidioses dans un élevage sont liées intimement aux mauvaises conditions

42
d'hygiènes telles que l'humidité des litières ou une ambiance à hygrométrie
élevée.

- Prévention

La prévention de la coccidiose passe par la mise en place d'une prévention


sanitaire : nettoyage , désinfection et vide sanitaire entre deux bandes et tme
parfaite maîtrise de l'ambiance du poulailler ( sols bétonnés , respect de la
densité , entretien de la litière .. )
Enfin il y à aussi la chimioprévention par incorporation de coccidiostatique dans
l'aliment. Enfin, il y a les traitements réalisés à base de nombreux produits.

11-5-2-2 Règles fondamentales de vaccination

La vaccination est un acte médical dont le but est de protéger les animaux et non
de détruire les vaccins.

11-5-2-2-1 Les vaccins

Il existe deux types de vaccins; les vaccins vivants et les vaccins tués.
Les vaccins doivent provenir d'institutions de productions réputées sérieuses,
dont les produits répondent aux normes de contrôle en vigueur.
Ils doivent voyager dans les emballages étanches et isothermes et êtres stockés
dans des conditions définies par leur producteur.

43
11-5-2-2-1-1 Préparation du vaccin pour l'emploi

Les vaccins vivants lyophilisés doivent être mis en solution au moyen de sénun
physiologique. En cas de vaccination dans l'eau de boisson, l'ouverture des
flacons doit se faire sous l'eau. Il est recommandé de noter soigneusement le
nom et le numéro des lots de vaccins utilisés et de détruire les flacons vides(24 ).

11-5-2-2-1-2 Techniques de vaccination

- Vaccination de masse

Lors de l'administration vaccinale de masse (eau de boisson, nébulisation), il


convient de s'assurer que tous les oiseaux sont vaccinés.
La vaccination dans l'eau de boisson se fait avec de l'eau ne contenant pas de
substance nuisible pour le vaccin. Le vaccin reconstitué doit être dilué dans la
quantité d'eau qui sera absorbée en une heure. Il doit être mis en place dans des
abreuvoirs propres.
La hauteur de l'eau dans les abreuvoirs doit être suffisante pour permettre un
contact avec l'entrée des sinus et éventuellement des paupières. En présence
d'antiseptiques dans l'eau, l'addition de poudre de lait ou de thiosulfate de
sodium permet leur neutralisation. Il est conseillé d'assoiffer les poussins
suffisamment longtemps (environ 3 heures ) ou de procéder à la vaccination
immédiatement après l'allumage si l'on utilise un programme lumineux.
La vaccination par nébulisation permet un contact entre particules virales et .
organes de défense immunitaires de l'appareil respiratoire supérieur ainsi que la
glande de Harder.
Pour que la vaccination soit bonne, il faut que les gouttelettes produites par les
appareils se déposent rapidement sur les oiseaux avant de s'évaporer dans
l'atmosphère. On ne vaccinera pas sous les radiants.

44
- Vaccination individuelle
Que ce soit la goutte dans l'œil, le trempage de bec ou l'injection, il faut prendre
le soin et le temps de vacciner correctement les oiseaux.

11-5-2-2-1-3 Contrôle de la vaccination


Il est important que la vaccination qui est un acte médical très important se
fasse sous le contrôle d'un vétérinaire. Le premier contrôle indispensable est
celui de la quantité d'eau nécessaire à une bonne vaccination et celui de la durée
d'administration dans le cas d'une vaccination par l'eau de boisson. Le
comportement des animaux à l'abreuvoir doit être bien observé.
Tout programme de vaccination enfin, doit pouvoir se contrôler par l'envoi dans
un laboratoire spécialisé de prélèvements de sang effectués à la veine alaire .

11-5-2-2-1-4 Programme de vaccination


Il doit être établi en fonction :
- des données épidémiologiques disponibles dans chaque pays ou
régions, permettant de connaître les dominantes pathologiques;
- des données propres à chaque élevage et son environnement;
- des connaissances immunologiques et des règles de vaccination ;
- des contrôles sérologiques : profil immunitaire des troupeaux
(programme de prophylaxie proposé en annexes). Au-delà des mesures de
prophylaxie sanitaire et de la vaccination, lorsqu'un problème de santé se pose
dans un élevage, l'établissement d'un diagnostic précis est indispensable.
L'éleveur est le premier observateur capable de donner les renseignements sur le
comportement du lot et de déclencher les investigations nécessaires (baisse de
la consommation d'eau ou d'aliment, prostrations, signes respiratoires ,etc.);
- une visite approfondie de l'élevage et les analyses pratiquées sur place
doivent permettre d'orienter le diagnostic et de mettre en place un traitement
d'urgence.

45
Chapitre III

Productivité et suivi technico-économique

III-1 Productivité

En Afrique, l'élevage intensif de poulets de chair représente à bien des égards


une solution au problème d'autosuffisante alimentaire.
En effet, il représente l'avantage d'avoir des cycles d'exploitations courts et
pennet la mise sur le marché d'une viande équilibrée et ce, à un prix
relativement abordable.
Plusieurs exploitations se sont donc développées depuis une dizaine d'années au
Sénégal (16). Leur objectif étant une forte production avec peu de dépenses.
Cependant, il est admis que l'alimentation représente le poste de dépense le plus
élevé en aviculture '(60 à 70 % des coûts de productions du poulet de chair et
des œufs ). (36).

46
111-1-1 Alimentation

Le développement corporel du poulet est d'autant plus rapide que la


consommation quotidienne d'énergie métabolisable est plus élevée (23).

111-1-1-1 Caractéristique de l'approvisionnement en aliment

Trois agents interviennent dans l'approvisionnement.


-L'éleveur

On distingue des éleveurs qui s'approvisionnent une fois par semaine à jour
fixe, ceux qui le font irrégulièrement et ceux qui le font au jour le jour selon la
disponibilité financière. Les stocks constitués ne dépassent guerre quinze
jours(43 ). Le choix du fournisseur est fonction de la qualité supposée, du prix,
des modalités de paiement, de la distance et de l'habitude.

- Les intermédiaires

Il s'agit de ceux qui se voient confier les marchandises et soit qui les revendent
pour leur propre compte avec une légère marge bénéficiaire, soit représentent
l'usine même dans le dépôt. Les structures de vente réduisent la distance usine-
éleveur.

- Les usines d'aliment

La quasi- totalité des élevages bénéficient d'une alimentation industrielle ; on


distingue les sociétés de production suivantes : SENTENAC , SEDIMA ,
SETUNA , CAM , SENDIS , SODAVI ...

47
111-1-1-2 Caractéristiques de l'aliment de volailles.

1- Les céréales peuvent représenter jusqu'à 60 à 70 % des rations de volailles car


l'accroissement du niveau énergétique conduit toujours à une amélioration de
l'indice de consommation.

Ill-1-1-2-1 Présentation de l'aliment

Le poulet présente une crmssance plus rapide et un meilleur indice de


consommation lorsqu'il reçoit un aliment présenté en miettes au démarrage et
ensuite en granulés (3,5 à 5 mm) (23).

111-1-1-2-2 Choix du niveau énergétique

Des contraintes d'ordre technologique ou économique interviennent


également pour fixer la valeur énergétique de l'aliment (12). C'est en tenant
compte de toutes ces considérations (prix des matières premières, âge à
l'abattage, souche utilisée ... ) que le formateur est amené à fixer le niveau
énergétique de l'aliment. La recommandation classique est 3250 [Link]
d'aliment aussi bien en phase de croissance (0 à 3 semaines ) qu'en phase de
finition (3 semaines, abattage ).

111-1-1-2-3 Besoins protéiques

Le besoin en protéines d'un oiseau étant la nécessité pour celui-ci de recevoir


un certain apport en chaque acide aminé essentiel ainsi qu'un apport suffisant
en composés azotés à partir desquels les acides aminés non essentiels vont être
synthétisés. Dans la majorité des cas, trois acides risquent de faire défaut dans
la ration de volaille : la lysine, la méthionine et la cystine. Néanmoins si le taux

48
de méthionine dans l'aliment est suffisant, la cystine peut être synthétisée à
partir de celle-ci.

Tableau IX: Apports alimentaires recommandés pour le poulet de chair


(g 1 kg d'aliment ) .

Période (semaines ) 0-3 3-abattage


Concentration 3250 3250
énergétique
( Kcal/kg)
Protéine brute 220 190
Lysine 11,5 10
Acides aminés soufrés 8,5 7,5
Tryptophane 1,9 1,8
Thréonine 14,4 12,5
Leucine 8,3 7,2
Valine 10,6 9,2
Histidine 4,6 4
Arginine 12,8 11,1
Phénylalanine + thyrosine 15 13
Calcium 10 93,8
Phosphore disponible 4,2

Source: LE CLERCQ ET LARBIER .1990.

49
111-1-1-2-4 Les besoins minéraux

Les recommandations sont dans le tableau VI . Les apports de calcium et de


phosphore sont calculés pour couvrir exactement les besoins. Des apports plus
élevés de phosphore peuvent améliorer légèrement les performances, mais on
devra veiller à ce que le rapport calcium sur phosphore se situe aux environs de
1,45 en démarrage et entre 1,3 et 1,4 en finition (LARBIER et LECLERQ ,
1990).

II- 1- 1- 3 La croissance et l'efficacité alimentaire de chair

La croissance constitue l'ensemble des manifestations qui se produisent entre la


fécondation et l'épanouissement complet de l'oiseau. Elle comporte le processus
de multiplication et d'extension des cellules, qui se traduit du point de vue
macroscopique par une augmentation de taille et du poids de l'animal, dédoublée
d'une différenciation des éléments de l'organisme .
L'efficacité alimentaire est l'aptitude de la volaille à transformer les aliments en
viande. Chez le poulet, la croissance est très rapide, le poussin pouvant passer de
38g à un jour à 2kg à plus de 7 semaines d'âge (SMITH , 1990). Cette croissance
va de pair avec une efficacité alimentaire élevée.

50
III- 1 - 1 - 3- 1 Facteurs influençants la croissance

Il existe des facteurs intrinsèques et des facteurs extrinsèques qui influencent la


croissance des oiseaux.

111-1-1-3-1-1 Facteurs intrinsèques

Influence du génotype

Le poids du poulet à un âge donné varie selon les souches ou les races. C'est
d'ailleurs l'exploitation de la forte variabilité intra-race et inter-race des
performances de croissance qui a été, entre autres, à l'origine du progrès
génétique important dans la filière avicole.

Influence de l'âge

Au cours des premières semames d'élevage, les poulets de chair ont une
croissance rapide et un indice de consommation (rapport entre le poids de
l'aliment consommé et le gain de poids de l'animal) faible. En effet l'indice de
consommation (IC) est compris entre 1 et 2 avant trois semaines d'âge et peut
dépasser trois en fin de croissance (IEMVT, 1991). Cette détérioration de l'IC
est due, entre autres, à l'augmentation de la part relative du croît
(LECRERQ,l990) et explique les abattages précoces (6 - 8 semaines d'âges
dans les élevages de poulets de chair.).

Influence du sexe

KA YSER (1970) (26) affirme qu'à l'état adulte, les mâles ont une taille
supérieure à celle des femelles ; et ceci est dû à l'action des androgènes.
51
Cependant les différences de poids à 8 semaines sont faibles, elles sont de 200g
environ (48).

111-1-l-3-1-2 Les facteurs extrinsèques

Indice de l'alimentation

L'alimentation constitue un élément clef dans la réussite de tout élevage. En


aviculture, l'aliment influence par sa quantité mais surtout par sa qualité, les
performances de croissance du poulet de chair.

Influence des apports en eau.

En règle générale, un poulet adulte mange 130 à 240g et boit 250 ml.
Schématiquement il boit le double de ce qu'il mange (3). La privation d'eau,
qu'elle soit totale ou partielle s'accompagne de baisse de performances.
FERRANDO ( 1969)(45) en citant BIERER et al (1966), remarque qu'une
privation d'eau après 10 heures provoque une perte de poids de 3 % et 11 %
après 72 heures et diverses lésions viscérales.
Le sous abreuvement provoque des lésions légères mais affecte la croissance et
l'état général.

Influence des apports en nutriments.

Le besoin d'un animal en un nutriment donné est défini comme étant la quantité
de ce nutriment qui assure, lorsque tous les autres nutriments sont fournis en
52
quantités convenables, une croissance et une production nonnale et empêche
l'apparition en même temps de tout symptôme. Il importe donc que les apports
énergétiques, protéiques, aussi bien que les apports en minéraux et vitamines
soient suffisants et équilibrés.

Influence des·facteurs d'ambiance

Les facteurs d'ambiance évoqués plus haut interviennent sur le confort des
animaux et peuvent perturber leur croissance quand ils ne sont pas maîtrisés.
Selon Smith et TESTER (1987)(48) le taux de croissance, l'efficacité alimentaire
et le rendement à l'abattage sont optimaux à 25°c.
IBRAHIMA (1991) (19) signale qu'à 80 % d'humidité dans le poulailler, les
signes de perturbation du confort apparaissent, rendant sensibles les animaux à
différentes maladies.
Les travaux de RICARD (1988)(44), montrent que les poulets élevés à forte
densité ont une vitesse de croissance et un angle de poitrine significativement
plus faible que ceux élevés à faible densité.

Influence patholoeigue

Dans toutes les productions animales et particulièrement en aviculture, la


productivité, la rentabilité de l'élevage et la qualité des produits sont
conditionnées par l'état sanitaire du cheptel.
Au Sénégal comme ailleurs, l'importation de souches performantes a été à
l'origine de l'introduction de nouvelles pathologies telle que la ~aladie de
Gumboro, (LEGRAND 1988), (31 ).

53
Influence de la technicité de l'éleveur

Il faut signaler que la technicité de l'éleveur est aussi capitale dans la réussite de
la production avicole. L'éleveur doit avoir des connaissances bien précises en
aviculture afin d'éviter certaines erreurs dont les conséquences sont souvent
d'ordre pathologique (CAUQUELIN, 1957)(8).

III- l -1 -3 -2 GMQ et indice de consommation

On estime qu'à sept semaines soit 49 jours le poulet de chair atteindra le poids.
de 1900g pour une consommation moyenne de 4kg d'aliment. Ce qui nous donne
un indice de consommation de 2,1 et un gain moyen quotidien de l'ordre de 40g
par jour (voir courbe de croissance : fig.2).

54
COURBE DE CROISSANCE POULETS DE CHAIR
2500
. . . . . , . ........... , ............. , ...... .
2400
·;·
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2300 1

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2200 . .. . ... . . .. . .. . .......................................... . -·-···-·"··-·· ~ . ...... . .. . . .... .
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1900 ..
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1700
1600 ...................... .. , .......................... , .......................... , ............ . . , ............. , ... . ... , ............ .
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500
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400 . ..................... ' .
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200 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . - .. -- • • J ................. "' .... "' J . . . . . . . . . . . " ' - - ....... .1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..

100
0 Ci
0 1 2 3 4 5 6 7 8 ~'9
III- 1-2 Mortalité

On accepte en aviculture moderne des taux de mortalité de 3 %, de 2 % et


de 5 %. Au-delà, la cause est à rechercher et à éradiquer.

111-1-3 Production nationale de viande de volailles

Les statistiques de 1999, à partir des mises en élevage de décembre 1998 à


nôvembre 1999 inclus, fait état d'un effectif initial de 4.024547 poulets.
Appliqué à cela le taux de 5 % de mortalité, on a obtenu un effectif final de 3
.823 319 poulets avec un poids mort par poulet de 1,5 kg, soit une production
nationale en viande de 5734 tonnes. Avec ce chiffre, on estime que la
production est en baisse par rapport à l'année 1998 pour les raisons suivantes :
- la baisse des mises en place de l'année 1999, liée à la suspension des
importations de poussins et d'œufs à couver (problème de Dioxine ),
mais également à la méfiance affichée par les éleveurs face à la reprise
des importations de volailles~

- le manque d'organisation du marché qui rend de plus en plus difficile


la consommation en dehors des périodes de fêtes;
- l'érosion du pouvoir d'achat des consommateurs combinée à la hausse
du prix de revient du poulet industriel, imputable au coût élevé de
l'aliment de volailles (46).

111-2 Gestion technico économique

ll s'agit de la connaissance et de maîtrise de toutes les composantes influençant


la rentabilité de l'exploitation. La gestion technico économique a pour but de
56
connaître les résultats obtenus par l'éleveur, de les analyser et les interpréter
afin de permettre aux différents acteurs de la filière (éleveurs, provendiers,
sélectionneurs, vétérinaires ), d'évaluer leur savoir-faire et d'apprécier de façon
objective l'efficacité de leurs services et interventions dans les élevages. (46).
Un travail aussi délicat requiert la vigilance de l'éleveur qui doit disposer de
fiches techniques et économiques qui lui servent de tableau de bord . Sur ces
fiches seront mentionnées les données de l'exploitation:
- la mortalité journalière et cumulée ~

- la consommation d'aliment et d'eau ~

- la température maximum et minimum;


- vaccination (date, type, quantité ) ou autres traitements ;
- poids des animaux chaque semaine, un échantillon d'oiseaux est pesé
et on compare la croissance à celle prévue par le fournisseur de
poussms;
prélèvements sur les Oiseaux pour les analyses (bactériologique et
parasitologique ) ;
- intrants achetés et produits vendus (poulets, fumiers )
A la fin de chaque bande, ces fiches d'enregistrement permettent de calculer
les paramètres indicateurs à savoir :
- le taux de mortalité ;
- le gain moyen quotidien (GMQ) ou hebdomadaire ( GMH ) ;
- l'indice de consommation ;
- La marge bénéficiaire du promoteur ;
ll est apparu que seulement 5 % des élevages de pondeuses enregistrent
régulièrement le poids des oiseaux et 2,5 % disposent d'une fiche technico
économique tenue à jour (18).

57
Deuxième Partie

Enquête et observations de terrain

58
Chapitre 1

Matériel et méthode

1-1 Cadre de l'étude et hypothèse de départ

Pour répondre à une démographie sans cesse croissante et à une demande


en protéines animales en constante augmentation, une aviculture moderne
a vu ; le jour dans l'espace urbain et périurbain depuis quelques années au
Sénégal. La région de Dakar regroupe l'essentiel de cette activité dans un
rayon de 1OOKm autour de la capitale. Mais l'intensification
qu'accompagne cette production n'évolue pas sans problèmes. En effet, 1a
proximité des élevages, la concentration des animaux dans un endroit
unique et l'utilisation de souches sélectionnées plus productrices mais
moins résistantes et donc plus sensibles ont favorisé le développement de
nombreuses maladies.
Cette étude que nous menons vient en complément de celle faites sur les
circuits de commercialisation et la pathologie (HABAMENSHI, BIAOU)
et sur les contraintes technique et institutionnel ( HABYARIMANA) afin
de définir le statut sanitaire des élevages, d'observer et de comprendre les
pratiques en matière d'hygiène dans cette nouvelle aviculture et cela en
vue de déterminer quels sont les freins au développement de l'aviculture.
Nous avons pour ce travail bénéficié de l'encadrement du laboratoire de
pathologie aviaire de l'ISRA et de l'appui de quelques vétérinaires privés.

59
1-1-2 Matériel d'étude

1-1-2-1 Zone d'étude

Notre étude a été menée dans la région de Dakar en raison de l'importance du


secteur avicole moderne dans cette région. Dakar représente en effet le lieu de
concentration des élevages avicoles modernes et des sociétés
d'approvisionnement en intrants et poussins. L'enquête a concerné les élevages
des départements de Pikine et Rufisque.

1-2-2 Groupes cibles et élevages

L'étude a porté essentiellement sur les éleveurs de poulets de chair ayant des
unités de 200 à 600 têtes et tirés au sort pour obtenir l'échantillon souhaité .


I-2-3 Logistique

1-2-3-1 Matériel de terrain

Sur le terrain nos déplacements ont été plus faciles grâce aux véhicules du
laboratoire de pathologie aviaire de l'ISRA et de certains vétérinaires privés. Le
transport en commun également nous a beaucoup servi.
Pour l'enquête nous avons eu à utiliser:
- un peson;
un cahiers poulet de chair ;
trois fiches d'enquêtes destinées aux éleveurs (protection et
aménagement ,décontamination et bilan );
des iiches de notes d'hygiène (Hygiènogramme).
60
1-2-3-2 Matériel de laboratoire

Des boîtes contact pour les prélèvements à des fins d'analyse


bactériologique (Enterocount).
Etuve Memmert.

1-3 Méthode d'étude

La méthode d'étude retenue est une enquête longitudinale sur des


exploitations échantillonnées de poulets de chair au moyen d'une
approche HACCP (Hasard Analysis Critical Control Point ou bien
Analyse des dangers ,Maîtrise des points critiques ).
Pour évaluer quantitativement le statut sanitaire de l'exploitation, il a été
procédé à un contrôle microbiologique des bâtiments et du matériel
(trémies, mangeoires, abreuvoirs ) après les opérations de nettoyage et de
désinfection en début d'élevage par l'utilisation des boîtes contact
(Enterocount).
Les données ainsi collectées nous ont permis de :
- estimer les paramètres techniques des élevages de poulet de chair :
indice de consommation (IC), taux de mortalité (TM) , Poids à 7
semaines d'âge; tout ceci à partir des données obtenues des cahiers
poulets de chair
- évaluer les mesures hygiéniques temporelles et spatiales de ces
mêmes élevages par une analyse visuelle (enquête et
hygiènogrammes) et par une analyse bactériologique, mieux, de l'état
hygiénique global de l'élevage sur les performances afin de proposer
des stratégies d'amélioration ou de transformation des pratiques
d'hygiène actuelles pour répondre aux rigueur de l'élevage moderne.

61
1-3-1 Mise en place de l'enquête

1-3-1-1 Phase préparatoire

La phase préparatoire a débuté au mois de septembre et n'a duré que


quelques jours .
Cette phase nous a permis de prendre contact avec le laboratoire de
pathologie aviaire de l'ISRA et les vétérinaires privés membres du
COTAVI (collectif des techniciens avicoles ). Nous avons pu à cette
occasion nous familiariser avec les questionnaires préétablis au niveau de
l'ISRA, nous initier à la bonne tenue des cahiers de poulets de chair et à la
technique de pesée des poulets.
L'échantillon de l'enquête a été arrêté au départ à une quarantaine
d'élevages(en raison de la disponibilité de chacun). A partir des données
obtenues grâce au réseau d'épidémiosurveillance · en aviculture au
Sénégal) nombre d'éleveurs ont été tirés au sort pour faire l'objet de
l'étude. Il faut préciser cependant que le tirage au sort a été effectué sur
des élevages remplissant certaines conditions d'un élevage moderne
(utilisation de souches sélectionnées, distribution d'aliment industriel,
élevage en claustration utilisant du matériel approprié).

1-3-2 Phase d'action

• Sur le terrain

Cette phase a débuté au mois de novembre et elle a pris fin au mois


d'avril soit une durée de 5 mois. Elle a consisté en une enquête
longitudinale auprès des groupes ciblés sur la base des fiches d'enquêtes

62
préétablies. L'enquête a été menée sous forme d'entretiens individuels en
langue française quand cela était possible sinon e n Wolof grâce à
l'intervention des vétérinaires qui servaient d'interprètes.

Trois visites au moins sont obligatoires par unité de productions. Une en


début, une autre en milieu et la dernière en fin de bande. La première
visite .correspond souvent à la mise en place de la bande ou alors elle se
fait dans les trois premiers jours de vie des poussins. Au cours de cette
visite, on remplit la première fiche d'enquête (Aménagement et protection
de poulailler ) plus l'hygiènogramme et la décontamination ( natation
d'hygiène). On procède également à la pesée d'un échantillon de 10 à 20
poussins , on vérifie la tenue des cahiers de poulets de chair; on apprend
au besoin à l'éleveur comment ce cahier doit être rempli enfin, à J'aide des
boîtes contact en effectue des prélèvements sur le matériel et le bâtiment
d'élevage à des fins d'analyse bactériologique.

La deuxième visite a lieu entre la deuxième et la troisième semaine , ce


qui correspond à peu près à la fin de la période du démarrage. Au cours
de cette visite on remplit la deuxième fiche d'enquête (conduite d'élevage
). Là aussi on pèse un échantillon de 10 à 20 sujets pour déterminer le
poids moyen de la bande.

Lors de la troisième visite c'est à dire vers le quarante cinquième jour, on


remplit la troisième fiche d'enquête (bilan ), on pèse les sujets, et on
vérifie la tenue du cahier de poulets de chair avant de le retirer pour
l'exploitation des données.
Certains élevages de part leur proximité et leur disponibilité ont été
visités plus de trois fois et ont donc bénéficié d'un suivi plus régulier du
contrôle de poids.
63
Soixante dix élevages au total ont été smvts, mats quarante cmq
seulement ont été retenus. La raison principale étant de minimiser
certains facteurs (en dehors des pratiques de l'hygiène ) capables de créer
une différence au sein de l'échantillon.
Ainsi les quarante cinq unités de productions retenues utilisent le même
aliment ( poste déterminant en aviculture ) issu d'une seule unité de
fabrique et disposent toutes pour la conduite de l'élevage, d'un employé
possédant un niveau de connaissances assez satisfaisant sur les pratiques
avicoles en généraL

• Au laboratoire

L'analyse de laboratoire a consisté à l'examen bactériologique pour mettre


en évidence des streptocoques fécaux à partir des prélèvements obtenus
avec les boîtes contact. (Enterocount ).

Réalisation du prélèvement

Les streptocoques fécaux sont prélevés sur les surfaces ( parois, poutres,
mangeoires, abreuvoirs ... ) par application directe d'une gélose
spécifique (milieu de Slanetz) contenu dans une boîte de Pétri appelée
"boîte contact" .Le contrôle est effectué sur des endroits où les animaux
peuvent se souiller (présence de fientes ). Le bâtiment est divisé en quatre
compartiments; dans chaque compartiment, on effectue une série de 4
prélèvements sur les mangeoires, les abreuvoirs, les poutres et la litière.
Sur la surface à contrôler, on applique de façon ferme la boîte à la limite
de l'écrasement pendant cinq secondes ( sur des surfaces homogènes ).

64
Le transport au laboratoire se fait par piles de dix à douze unités entourées dans
un ruban adhésif. Les piles sont disposées dans un coffret à compartiments pour
faciliter le transport.

Technigue de laboratoire

Les boîtes. contact seront laissées à l'étuve Memmert à 37°C pendant 48


heures.
L'incubation peut se prolonger de 24 à 48 heures supplémentaires; le comptage
des colonies n'en sera que aisé.
Pour une série de quatre prélèvements réalisés sur un type donné de surface
(litière par exemple), le comptage de colonies à retenir ne sera pas la moyenne
des quatre comptages mais le plus grand des quatre (10) .Le comptage des
colonies se fait à l'œil.

1-3-2 Traitement de données et analyse statistique

Le traitement des données et l'analyse statistique ont été conduits aux moyens
d'outils informatiques. Pour chaque éleveur, une feuille a été ouverte sous
Excel avec saisie régulière des données hebdomadaires éoncemant la mortalité,
la quantité d'aliment distribué et le poids moyen des sujets, ce qui nous a
permis de calculer la consommation moyenne journalière d'aliment, le gain
moyen quotidien (gain de poids par bande en un jour ) et enfin de déterminer
les paramètres techniques qui sont :
le poids à 7 semaines des sujets ;
l'indice de consommation ;
le taux de mortalité ;
Soit IC, l'indice de consommation et TM, le taux de mortalité,
T, le tonnage total d'aliment consommé par bande etE l'effectif total.
65
M, le nombre de morts au cours de la bande, P, le poids moyen de la bande.
On a:

1M=M T
lC=----
E' (E-M)xP

Pour l'analyse statistique des pratiques hygiéniques, nous avons crée trois tables
sous Access avec une saisie des données de toutes les variables de l'enquête
complétées par les résultats des notes affectées aux élevages (hygiénogramme )
et par les résultats des analyses bactériologiques qui nous ont permis de
déterminer trois classes en fonction de l'importance des colonies obtenues
(satisfaisant, acceptable, non satisfaisant).
Sur ces trois tables nous avons fait une analyse factorielle des correspondances
multiples (AFCM), une méthode statistique permettant d'étudier les relations
entre plus de deux variables qualitatives issues des tableaux d'enquêtes par
questionnaire. Cette première analyse permet de déterminer les variables les plus
importantes du point de vue statistique et différentiant au mieux les pratiques
des éleveurs. En conservant ces variables (issues des trois tables ), nous avons
élaboré une table unique pour déterminer les grandes pratiques de l'hygiène . Sur
cette table unique enfin, nous avons fait une deuxième AFCM suivie d'une
classification ascendante hiérarchique (CAH) permettant d'établir une typolo!,>ie-
des pratiques des éleveurs en matière d'hygiène et finalement de dresser des
classes d'éleveurs.
Le principe de la classification ascendante hiérarchique permet de visualiser la
manière dont les individus sont groupés afin de se faire une idée de Ja
pertinence de telle ou telle autre partition.
Enfin, en fonction des classes d'éleveurs, il a été procédé à une analyse de
vanance sùr les paramètres techniques : indice de consommation, taux de
mortalité et poids à 7 semaines, pour vérifier s'il existe des différences
significatives dans les performances entre les différentes classes.

66
Chapitre II

Les résultats

L'enquête a concerné 45 élevages dans la région de Dakar ainsi repartis:

Tableau X: localisation des élevages

Zone Nombre d'élevage

Malik:a 14
KeurMassar 10
Sangal Kam 5
Niacoulrab 4
Niène 3
Keur Daouda Sarr 2
Keur Ndiaye lô 2
/

Kounoun 2
Rufisque 2
Tivaouane Peul 1

·-
Total 45

67
Il-l Les pratiques de l'élevage

Diverses pratiques sont observées dans la conduite des élevages durant notre
enquête. Pour l'essentiel il s'agit de pratiques apprises sur le tas par
l'intennédiaire de quelqu'un qui a une expérience en techniques avicoles.

11-1-1 Les pratiques de l'hygiène

11-1-l-l Résultats d'enquête


Pour chaque éleveur , trois tables ont été ouvertes où sont réunies toutes les
données de l'enquête (par questionnaire). Sur ces tables, nous avons conduit une
analyse factorielle des correspondances multiples. Il ressort que certaines
variables dans chaque table présentent plus de poids que d'autres et décrivent au
mieux les pratiques hygiéniques des aviculteurs enquêtés.
On retiendra pour l'essentiel, les pratiques suivantes :
- la pratique de la bande unique ;
- la prophylaxie menée sans contrôle vétérinaire ;
- le devenir des malades ;
- la lutte contre les rongeurs ;
- le changement de tenue du personnel ;
- La présence de litière épaisse ;
- l'état d'humidité de la litière ;
l'utilisation de cartons de transport des poussins comme mangeoires;
l'affectation de personnel spécifique à chaque poulailler ;
- l'utilisation de matériel spécifique à chaque poulailler ;
la présence de yolailles villageoises ;
- l'accès protégé et délimité du poulailler ;
- le respect de distance (500m) entre les poulailler;
l'état des parois du poulailler ;
- la nettoyabilité des abords du poulailler.

68
11-1-1-1-1 Protection et aménagement des bâtiments

Sur l'ensemble des bâtiments d'élevage enquêtés , 84,44% ont un accès bien
délimité et protégé par un mur. Cependant on note que 57,77% des élevages
sont distants entre eux de moins de 500 mètres et , du fait de leur proximité
avec les villages , on note dans 53,33% des cas la présence de volailles
villageoises. 37,77% des poulaillers seulement ont un abord facilement
nettoyable c'est à dire bétonné, pour le reste on observe que du sable.
A l'intérieur des bâtiments, l'état des parois (murs et plancher) a été contrôlé et
42,67% présentent des fissures et des anfractuosités.

11-1-l-1-2 Décontamination

La décontamination désigne l'ensemble des opérations de nettoyage et de


désinfection portant sur le bâtiment, ses abords et tout le matériel d'élevage.
Le nettoyage des bâtiments se fait avec de l'eau et un savon (Omo ou Cotol)
dans 50% des cas. La désinfection elle , se fait avec de l'eau de Javel dans 20%
des élevages , du Crésyl dans 50% et du Remannol dans 30 % des cas. Les
abords des bâtiments ne sont pas souvent concernés par ces opérations .
Cette unique opération de désinfection se fait en général juste avant l'arrivée
des poussins et est rarement suivie d'une deuxième désinfection.
La désinfection du matériel d'élevage se fait dans 100% des cas avec de l'eau de
Javel, précédée d'un nettoyage avec un détergent, souvent de l'Omo.

69
11-1-1-l-3 Conduite d'élevage

a- Pratique de la bande unique

Très peu d'éleveurs respectent le principe d'élevage en bande unique. En effet


77,78% des élevages comportent des sujets d'âges différents dans les bâtiments.

b- La prophylaxie

L'application des mesures de prophylaxie sous contrôle vétérinaire n'est


observée que dans 55,55% des cas. Les autres éleveurs effectuent cette tâche
délicate sans appui de professionnels ..

c- Devenir des malades et des cadavres

Les volailles malades sont systématiquement conservées dans l'élevage. 89%


des éleveurs n'isolent pas les malades des animaux sains. Mais les cadavres
sont régulièrement enlevés de l'élevage (71% évacués à l'extérieur, 17%
incinérés et 12% consommés par les carnivores domestiques).

d- Lutte contre les rongeurs

La lutte contre les rongeurs (rats et souris) est effective dans 15% des élevages
enquêtés. Pour le reste la cohabitation entre volailles et rongeurs ne semble pas
déranger les éleveurs.
70
e- Le personnel

L'ensemble des employés de l'échantillon retenu est jugé de mveau


relativement satisfaisant dans les connaissances de base en aviculture.
Cependant 20% des employés seulement ont une tenue vestimentaire
spécifique pour conduire les élevages. Le changement de cette tenue reste un
problème courant dans les élevages. En outre, il n'est pas rare de voir un seul
employé conduire plusieurs bandes à la fois. Dans 60% des élevages en effet
une seule personne fait la navette entre différentes bandes d'âges souvent
différents et sans changement de tenue vestimentaire.
Tableau XI: récapitulatif des pratiques d'élevage
Les grandes variables des Nombre Pourcentage (%)
Pratiques hygiéniques d'élevages
Pratique de bande unique 10 22,22
Prophylaxie contrôlée 25 55,55
Isolement des malades 5 11,11
Lutte contre les rongeurs 7 16
Changement de tenue 9 20
Présence de litière 29 64
Litière humide 13 28,88
Utilisation de cartons 35 77,7
Personnel spécifique 1bande 18 40
Matériel spécifique 1bande 33 73
Présence de volailles villageoises 24 53,33
Accès du bâtiment délimité et protégé 38 84,4
Respect des distances entre poulaillers 26 57,77
Etats des parois des poulaillers (lisses) 24 53,33
Nettoyabilité des abords du bâtiment 17 37,77

71
11-1-1-2 Résultats des hygiénogrammes et des boites contact

11-1-1-2-1 Les hygiénogrammes

Le contrôle visuel des élevages est de première importance car il permet


d'évaluer à partir des critères précis l'état du poulailler après les opérations de
nettoyage et désinfection et de quantifier les opérations sanitaires qui sont
réellement appliquées_en cours d'exploitation.
A cet effet il a été constitué un hygiénogramme fondé sur les points à risque
les plus couramment observés, ces points sont pondérés en fonction de leur
importance. Les notes obtenues sont consignées dans les tableaux ci-dessous .

Tableau XII : résultats des hygiénogrammes

Note 0-50 50-100 100-150 150-200 200-250


Décontamination 7 30 5 2 1
Sécurités
sanitaires 5 27 10 3 0
mises en place

Les résultats montrent que 80% des élevages présentent des carences dans les
mesures hygiéniques appliquées.
Au niveau de la décontamination, les souillures retrouvées au niveau des murs
et des plafonds et en particulier sur le matériel confirment l'insuffisance des
soins apportés au nettoyage.

'72
Il faut aussi noter que ces opérations ne concernent que l'intérieur des
poulaillers mais l'entretien des abords des bâtiments est rare.
Au niveau des sécurités sanitaires, l'eau utilisée provient souvent des puits dont
le contrôle microbiologique n'existe pas. Le traitement de cette eau se fait
souvent avec de l'eau de Javel et de façon emptnque.

11-l-l-2-2 Le contrôle microbiologique: les boîtes contact

La méthode bactériologique utilisée pour apprécier l'efficacité du nettoyage et


de la désinfection vise à rechercher les streptocoques fécaux par prélèvement à
l'aide de boîtes contact Ces bactéries fécales sont considérées comme des
témoins de la flore microbienne persistante après les opérations de
décontamination.
Les normes sont les suivantes : lorsque le nombre de colonies se situe entre 0 et
9, on considère que la décontamination est bonne; entre 10 et 50 colonies, la
décontamination est acceptable au delà de 50 colonies on considère que la
décontamination est mauvaise. Il existe donc trois classes d'élevages en
fonction de l'efficacité de la décontamination. Seuls 6 élevages sur 45 soit 12%
donnent les résultats d'une bonne décontamination c'est à dire une analyse
bactériologique dénombrant entre 0 à 9 colonies de streptocoques fécaux.
53,33% ont une décontamination moyenne et 35% donnent des résultats très
mauvats.

11-1-1-3 Résultats de l'analyse synthétique des pratiques d'hygiène

Les grandes variables indicatrices des pratiques d'hygiène identifiées et issues


respectivement des 3 tables d'enquêtes sont ré1mies dans une seule table où
elles ont fait l'objet d'une deuxième analyse factorielle des correspondances
multiples suivie d'une classification ascendante hiérarchique afin de dresser une

73
typologie des pratiques des éleveurs en matière d'hygiène. Cette étude nous a
permis de retenir quatre classes dont les descriptions sont les suivantes :
Classe 4 (bonne)
,•

• Pas d'utilisation de cartons au démarrage.


• Pas de litière humide et en bon état d'entretien .
• Personnel affecté à chaque poulailler avec changement de tenue .
• Evacuation systématique des animaux malades.
• Lutte effective contre les rongeurs .
• Prophylaxie sous contrôle vétérinaire.
Classe 3 (acceptable)
• Personnel affecté à chaque poulailler.
• Utilisation de cartons pendant une semaine.
• Présence de litière non humide.
• Prophylaxie non surveillée.
• Accès délimité et protégé des bâtiments.
• Pratique de la bande unique.
Classe 2 (passable)
• Présence de litière assez bien entretenue.
• Prophylaxie menée sans surveillance vétérinaire.
• Pratique de la bande unique.
• Parois des bâtiments plus ou moins lisses
- Classe l (mauvaise )
• Pas de litière ou présence de litière humide.
• Pas de personnel affecté à chaque poulailler
• Pas de matériel spécifique à chaque poulailler.
• Accès non délimité et non protégé.
• Parois des bâtiments non lisses .
• Prophylaxie non contrôlée.

74
La classe 4 étant la meilleure classe, c'est à dire la classe qui regroupe les
aviculteurs qui appliquent les grandes mesures d'hygiène retenues (Photos 4,5 ).
Les aviculteurs des classes 1 et 2 disposent d'élevages ou règnent l'insalubrité et
une hygiène négligée (Phot~s 1,2,3 ).
La répartition des éleveurs suivant les classes nous donne le tableau suivant :
Tableau XIII : Répartition des éleveurs en classe

Classes Fréquence Pourcentage Pourcentage %cumulé


(%) valide(%)
1 15 33,3 33,3 33,3
2 13 28,9 28,9 62,2
3 9 20,0 20,0 82,2
4 8 17,8 17,8 100
Total 45 100 100 -

Il ressort de ce tableau que 62% des élevages vivent dans des mauvaises
conditions d'hygiène.

11-2 Les performances

Le suivi des paramètres concernant la mortalité, la quantité d'aliments


distribués, et le poids moyen des animaux; nous a permis de calculer la
consommation moyenne journalière et les gains moyens quotidiens
(GMQ) et enfin de déterminer les paramètres techniques suivants:
• indice de consommation;
• poids à ,7 semaines;
• taux de mortalité.

75
Les paramètres obtenus sont regroupés dans un tableau qui établit la
relation entre la productivité (poids, mortalité et indice de consommation)
et les pratiques de l'hygiène à partir des classes issues de la typologie des
éleveurs

76
\

Photo 1 Photo 2

Photo 3

Des Mesures d'Hygiène Déficientes !

77
Photo4

Photo 5

Des Barrières Sanitaires Développées !

78
Tableau XIV: hygiène(classe) et productivité

Identification Classe Taux de indice de poids à 7 semaines


mortalité(%) consommation (gramme)
1 3 2,5 2,1 1300
2 2 8,8 2,8 1500
3 1 12 2,5 1500
4 4 4,6 2 2100
5 1 6 2,1 1500
6 1 9 2,6 1600
7 1 15 2,7 1500
8 1 26 2,8 1400
9 2 9,9 2,5 1600
10 2 20 2,6 1400
11 3 4,4 2,1 2000
12 3 5 2,1 1800
13 4 3,5 2,3 1900
14 4 4,5 2,1 1700
15 2 12,4 2,2 1800
16 3 9 2,6 1750
17 2 3,4 2,9 1750
18 4 3 2 2000
19 1 25 2,9 1000
20 1 3,8 2,4 1600
21 3 6 2,3 1800
22 3 3 2,2 2000
23 1 24 2,6 1200
24 1 24 2,1 1700
25 4 0,6 1,9 1900

79
Identification Classe Taux de indice de poids à 7 semaines
morta 1ité(%) consommation (gramme)
26 4 2,2 2,3 1750
27 1 12 2,7 1600
28 2 2,4 2,2 1800
29 2 3,5 2,9 1630
30 2 13 2,4 1325
31 4. 8 2,4 1900
32 4 1,2 2,1 1900
33 2 5 2,3 1750
34 1 4 2,2 1500
35 1 8,6 2,3 1350
36 2 19,7 2,3 1100
37 2 18 2,2 1600
38 2 2,6 2,4 1800
39 1 16 2,8 1400
40 3 12 2 1650
41 4 6 2,3 1800
42 3 10 2 1750
43 1 7 2.4 1800
44 2 3 2,2 1950
45 1 9 2,6 1650

Lorsque l'on procède à l'analyse statistique des résultats de ce tableau, on


obtient pour l'indice de consommation un minimum de 1,9 et un maximum de
2, 9 pour une moyenne de 2,36. Le taux de mortalité le plus faible étant de
0,6% et le plus élevé de 26% et une moyenne de 9,08% . L e poids à 7
semaines plus faible dans une bande est de l OOOg et 21 OOg pour le poids le plus
élevé avec 1651,22g comme moyenne (figures 3 et 4).

80
Tableau XV : Statistique descriptive

Paramètres Elevages Minimum Maximum Moyenne Ecart type


techniques
Indice de 45 1,9 2,9 2,36 0,28
consommation
Poids à 7 semaines 45. 1000 2100 1651,22 246,8
(gramme)
Taux de mortalité 45 0,6 26 9,08 6,96
(o/o)

On note à partir de ce tableau une nette différence entre les élevages, avec des
poids pouvant varier du simple au double, des taux de mortalité et des indices
de consommation très variables d'un élevage à un autre. Dans un tableau qui
récapitule les relations entre hygiène et performances, on met en exergue les
différences observées entre les quatre classes.

81
Ev olu tio n Po nd éra le du Po ule t de Ch air
2 000 --,-------~·.,..,.,..... '. .,.,. . . .,.,.... .,.,.,. ,. . . . .~.,....,.,......-
1800 -+---~
~

tn 1600
Cl)
1 . '.'C· ''''"

êns 12140000
· ····;. ··.-: ;_: ~-:.~ ·. ,:·~.~~(G. ,._,.,..~:r-~·

... ·· · ··,
~ 1000 ~ ·~:~:~:;;-r;;.;~~·}.~1;_-~·~:,:;-}~-1~::!'': -Po ids Moyen (g)
~ 800 . . . . . . .~·;:~><.i·l:(.:·:i·-~·~;,<·:'~'l~$'1t(;W.:· Poids Eleveur
~ 6 00
·-~
-+----"-'--_,;,.,.;,.;.,;..;;,;;;,

400
200 ' ·'" ,, .....
0 · ·: ~\t·:"•i:fl~·~'}~i~\f'~~;.~~~~\t~~i9~"'\.· ~·. 5:~;

1 2 3 4 5 6 7 8
Age ·($e maj nes )

·ti_~ 3 1 : '
. '
Evolution Pondérale du Poulet de Chair

2500

2000
.-.
tl)
tl) Cl) 1500
-c E -- Poids Moyen (g)
·s e
1

c.. l!
en
.._..
1000
Poids Eleveur
i
500

0 ··.\ ...
1 2 3 4 5 6 7
Age (semaines)

F·'_s4
Tableau XVI : Interrelation hygiène et performances

Classe IC Poids à 7 semaines Tx. Mortalité


1
Moyenne 2,5133 1486,66 13,44
Nombre 15 15 15
Ecart type 0,256 200,41 7,88

2
Moyenne 2,45 1615,76 9,36
Nombre 13 13 13
Ecart type 0,26 234,66 6,71

3
Moyenne 2,18 1761,71 6,43
Nombre 9 9 9
Ecart type 0,19 207,33 3,24

4
Moyenne 2,13 1893,75 3,45
Nombre 8 8 8
Ecart type 0,17 126,59 2,33

Total
Moyenne
2,36 1651,22 9,08
Nombre
45 45 45
Ecart type
0,27 246,84 6,96

84
Il apparaît de ce tableau que les élevages de la classe 4, classe qui réunit les
conditions hygiéniques les plus satisfaisantes, ont les meilleures performances :
meilleur poids à 7 semaines (1893,75g), fable taux de mortalité (3,45%) et un
meilleur IC (2,13o/o).
Les individus de la classe 1 qui vivent dans les mauvaises conditions d'hygiène
ont les plus faibles performances (IC égale à 2,51; poids égale à 14846g et taux
de mortalité égale à 13,44%).
Sur le tableau interrelation hygiène et performances on a mené une analyse de
variance pour étudier de manière significative l'effet de l'hygiène sur les
performances des volailles.

Tableau XVII : analyse de variances


Sources Somme des ddt Moyenne F ou variance Signification
carrés des carrés
IC
Inter groupes 1,126 3 0,375 6,756 0,001
Intra groupes 2,227 41 5,554
Total 3,403 44 -

Poids
Inter groupes 1001755,75 3 333978,6 8,153 0.000
Intra groupes 1679202,03 41 40956,14
Total 2680957,78 44 -

Tx. Mort.
Inter groupes 601,052 3 200,351 5,359 0,003
lntra groupes 1532,800 41 37,385
Total 2133,85 44 -

85
Au seuil de 1 p.l 000, on obtient des différences significatives par la
comparaison de la variance calculée et la variance lue sur la table entre les
différentes classes par rapport aux paramètres techniques considérés.

86
Chapitre Ill

Discussion et recommandation

111-1 Discussion

111-1-1 Méthodologie

Nous avons choisi la région de Dakar pour notre étude parcequ'elle regroupe
l'essentiel des activités avicoles du fait de l'importance de son marché et de la
proximité des structures d'encadrement : industriels et fournisseurs d'intrants et
de poussins; administration centrale de l'élevage au Sénégal.
L'enquête préliminaire grâce au réseau d'épidémio-surveillance en aviculture
au Sénégal, a permis d'identifier tous les élevages de poulets de chair ayant un
caractère moderne. A partir de ce moment nous avons enquêté sur 70 élevages
tirés au sort dont nous avons retenu 45. L'échantillon utilisé pour ce travail est
donc aléatoire (Ramdom Sampling) (10). De cet fait il est représentatif de la
population d'éleveurs de Dakar. Tout élevage a une chance de se retrouver
dans l'échantillon (39).
L'analyse des données s'est faite grâce à l'analyse factorielle des
correspondances multiples et la classification ascendante hiérarchique,
méthodes qui nous ont permis de synthétiser les nombreuses informations
recueillies lors de nos enquêtes et enfin et de dégager une typologie des
éleveurs. L'analyse factorielle des correspondances multiples est ici adaptée car
nous avons eu à faire l'analyse de plusieurs variables qualitatives dont il es
difficile de mettre en relief les relations qui les unissent par les méthodes
descriptives classiques (absence de liaison linéaire) (35).
Si cette méthode à l'avantage de mettre en exergue les données les plus
déterminantes des résultats obtenus lors de l'enquête, nous pensons que ce
faisant , elle masque q~elque peu certaines données pas toujours négligeables
87
dans les pratiques d'hygiène en aviculture. Il s'agit d'une méthode très utile
mais non exhaustive .

111-1-2 Résultats

111-1-2-1 Pratiques d'hygiène

111-1-2-1-1 Protection et aménagement des bâtiments

La protection et l'aménagement des bâtiments d'élevage avicoles enquêtés


constituent une préoccupation dont la mesure où même-si on note que 84,44%
des poulaillers ont un accès bien délimité et bien protégé par des murs, il reste
le problème de l'aménagement de l'espace de vie des oiseaux puisque la moitié
des animaux demeurent sous la menace des volailles villageoises non suivies,
avec les risques de transmission de maladies diverses comme la maladie de
Newcastle, la variole aviaire et la maladie de Gumboro (1). De même, 54% des
poulaillers ont des murs et des sols qui présentent multiples fissures et
anfractuosités, lieux de prédilection des germes pour échapper à l'action des
désinfectants, perpétuant ainsi leur présence et le danger pour les bandes
suivantes.
Les abords de 38% de poulaillers enquêtés sont seuls nettoyables c'est à dire
bétonnés, pour les autres, sable, fumier et divers outils traînent tout autour, ce
qui fait du passage de l'extérieur vers l'intérieur des poulaillers, un passage d'un
secteur souillé vers un passage sain.
60% des élevages sont distants entre eux de moins de 500 m. Cette promiscuité
comme les autres défaillances évoquées sur l'aménagement et la protection des
bâtiments, s'explique par le fait que ces bâtiments ne sont pas soumis à une
autorisation è: construction des services de l'élevage ; ce qui permet leur
88
développement anarchique . Le risque de transmission par voie aérienne des
maladies comme la maladie de Newcastle, devient plus grand car cette maladie
endémique en raison du climat , mais aussi d'une aviculture villageoise
coexistante se véhicule facilement d'élevage en élevage (13) surtout quand ils
sont proches les uns des autres.

111-1-2-1-2 Conduite d'élevage

Très peu d'élevages (22%) respectent le principe d'élevage en bande unique


c'est à dire une seule production, une seule origine et un seul âge par élevage .
On trouve dans la majorité des fennes des sujets plus âgés que d'autres d'une
semaine à un mois, voire plus puisqu'il n'est pas rare de noter aussi la
coexistence entre pondeuses et poulets de chair. Les oiseaux les plus âgés qui
sont plus résistants constituent si ceux-ci hébergent des germes pathogènes, une
source de contamination pour les jeunes qui sont plus fragiles.
Cet amalgame entre animaux d'âges différents présente des dangers que
viennent renforcer davantage certaines pratiques notées dans les élevages. En
effet seuls 40% des élevages disposent d'un personnel affecté spécifiquement à
chaque bande de poulets et 20% seulement de ce personnel changent de tenue
entre 2 élevages. Or ISA rapporte dans son édition de 1996 que les employés ne
doivent pas aller d'un bâtiment à un autre. Si cela est absolument nécessaire, ils
doivent se changer entre deux unités, car ils deviennent des vecteurs
privilégiés de germes . En outre, encore 30% des élevages font un usage
commun du matériel, mangeoires de trémies et abreuvoirs circulent d'un
poulailler à un autre, potentialisant là aussi les dangers de l'élevage en bandes
multiples.
La litière est rarement utilisée en épaisseur suffisante dans les poulaillers
(64,4%) puisqu'entre les copeaux de bois, on distingue bien le sol. Quand cette
litière est utilisée, ehe est souvent humide notamment autour des abreuvoirs; la
89
litière dans ces conditions perd tout son sens. Le confort thermique des
animaux n'est plus rassuré (32) et la sporulation des ookystes de coccidies
devient plus importante (13).
En absence de litière, la contamination des animaux est plus réelle car les
germes éventuels se trouvent en surface et en fouillant le sol, les poulets
ingèrent les parasites.
Dans nombre d'élevages le fumier est souvent entassé à proximité des
exploitations. Le manuel d'aviculture en Afrique de Rhône Merieux signale
que le fumier doit être stocké le plus loin possible des bâtiments . En cas de
maladie sur l'élevage, il faut brûler le fumier, sinon il contaminera les autres
bâtiments et toute la région (45). II existe une alternative pour se débarrasser du
fumier, en passant un contrat avec les maraîchers s'ils sont loin des
exploitations. Ces derniers achètent le fumier qu'ils valorisent en fertilisant le
soL
L'alimentation des poussins dans 80% des cas se fait dans les cartons ayant
servi a leur transport depuis le couloir jusqu'au poulailler. Il s'agit de matériel
souillé par les déjections où les animaux vont inéluctablement se contaminer si
celles-ci hébergent des organismes pathogènes. D'autant plus que le contrôle
des poussins à un jour qui est une obligation légale au Sénégal n'est pas
pratiqué dans les couloirs de manière systématique. Le laboratoire de
pathologie aviaire de l'ISRA rapporte d'ailleurs que sur 40 analyses portées sur
les poussins d'un jour (aussi bien produits au Sénégal qu'importés), on note sur
2 lots, la présence de Salmonella pullorom et de Colibacilles pathogènes. 20%
des éleveurs ont compris cela, qu'ils utilisent pour le démarrage des assiettes
plastiques faciles à nettoyer.
Les volailles malades sont conservées dans 90% des élevages. La majorité des
élevages prévoient d'ailleurs des infirmeries à cet effet , ,ils ménagent dans un
coin du poulailler un endroit barricadé avec du carton où ils isolent les
malades. Ce"J':.-ci constituent dès lors une source potentielle de contagion pour
90
les oiseaux sains. HABYARIMANA (18) rapporte qu'à Dakar on rencontre
dans 65% des exploitations les coccidioses et la maladie de Gumboro dans
40% des exploitations et 32,5% de maladie de Newcastle, toutes les maladies
transmissibles d'animaux malades à animaux sains (13).
Les cadavres sont irrégulièrement évacués de l'élevage. Ils sont soit enterrés,
soit destinés à la consommation animale (chien et chat). Les cadavres
d'animaux malades doivent être brûlés ou à la rigueur être enterrés
profondément avec la chaux vive (45) pour éviter qu'ils deviennent à leur tour
source de maladie.
La lutte contre les rongeurs est réellement entreprise dans 15% des
e::'tploitations. Nombre d'élevages enquêtés présentent des traces de rongeurs,
vecteurs de salmonelles et de colibacilles (24 ), sources récurrentes de
contamination.
L'application de la prophylaxie aussi bien sanitaire que médicale se fait sous la
surveillance de vétérinaire seulement dans la moitié des élevages . Cela peut
s'expliquer par l'effectif réduit des vétérinaires installés dans les zones
d'élevage. Malika où nous avons retenu quatorze élevages sur plus d'une
cinquantaine, ne compte qu'un seul vétérinaire qui n'a d'ailleurs pas seulement
la charge des fermes avicoles. Par ailleurs, les promoteurs ne sont pas
sensibilisés sur la nécessité de faire appel aux professionnels de sorte que la
vaccination qui répond à des règles bien précises de conservation, de
reconstitution, de dosage et de méthode de l'utilisation, peut perdre toute son
efficacité. HABYARlMANA signale que 40% des élevages ne respectent pas
les programmes de prophylaxie réalisés par les services d'élevage (18) ce qui
correspond à peu près à 50% de nos éleveurs qui s'entourent par des
vétérinaires . La mise en œuvre des moyens de lutte devient en conséquence
aléatoire.

91
111-1-2-1-3 Décontamination

Les notes d'hygiène obtenues par les différents élevages viennent expliquer les
différentes pratiques observées au niveau de la conduite d'élevage.
En effet, les opérations de nettoyage et de désinfection des bâtiments d'élevage
ne se réalisent qu'une seule fois par tous les éleveurs et ceci avant l'arrivée des
poussins ; et ne concernent souvent pas les abords des poulaillers.
En outre , le nettoyage se résume à un léger lavage avec de l'eau et du savon
(Omo) suivi de la désinfection qui ne se fait pas souvent avec le bon produit.
DAYON et ARBELOT(1997) indiquent que le nettoyage et la désinfection se
font selon un protocole bien défini comportant six étapes successives et
obligatoires (voir chapitre recommandations) avec des produits qui ne posent
pas de problèmes d'efficacité et d'antagonisme.
Le nettoyage doit être méticuleux pour permettre d'arracher toutes les matières
organiques qui n'aident qu'à réduire l'action des désinfectants comme l'eau de
Javel , la soude caustique et les composés iodés (11) et perpétuer la présence
de germes.
Le nettoyage et la désinfection du matériel d'élevage se font avec de l'Omo et
de l'eau de Javel dans la majorité des cas, or l'action de l'eau de Javel est
diminuée en présence de savon d'une part et d'autre part, l'eau de Javel est
corrosive pour le matériel métallique (13). Certains auteurs préconisent (
DAYON et ARBELOT) pour la désinfection du matériel l'emploi des produits
comme l'iode ou le peroxyde de chlore qui ne posent ni de problèmes de
résidus sur les abreuvoirs ni d'antagonisme avec les détergents.
La durée du vide sanitaire, est souvent très courte dans les élevages, moins de
dix jours dans plus de 50% des élevages. Le vides sanitaire qui vise à prolonger
l'action des désinfectants par bon assèchement du sol et du bâtiment
(l'humidité étant un facteur de développement des microbes accentué par la

92
chaleur des régions tropicales ) devrait avoir une durée moyenne de quinze à
vingt jours.

Les résultats des analyses bactériologiques donnent trois types d'élevages en


fonction de l'efficacité de la décontamination : 13,3% des éleveurs constituent
le premier type avec une bonne décontamination; 53,3% sont moyens et enfin
le troisième type, mauvais soit 33,3% des élevages . Ces résultats qui sont à
l'image du nettoyage et la décontamination des poulaillers, se rapprochent de
ceux de BIAOU (6): 17% d'élevages avec un état hygiénique bon, 28% sont
moyens et 55% avec un état hygiénique mauvais.
Nous retenons de cette première discussion qu'une mauvaise conduite d'élevage
et une mauvaise pratique d'hygiène ont des effets néfastes directs sur la santé
des animaux et fatalement sur leurs performances (27).

111-1-2-2 Les performances

111-1-2-2-1 Les taux de mortalité

Les ·taux sont très élevés dans les élevages de classe 1 où les conditions
d'hygiène sont très mauvaises. Une moyenne de 14% en classe 1 contre 3,5%
dans les élevages de classe 4 où les conditions d'hygiène sont bonnes. Pour
l'ensemble des élevages, on a une moyenne de 9% de taux de mortalité. Ces
.: \·résultats sont tout de même en dessous de ceux obtenus par HABYARIMANA
(17) etMUSHARAF (1992 au Soudan) (37) soit 15,2% .
.,___......
~ · - Les mauvaise conditions d'hygiène dans les élevages nous éloignent des taux de

3 à 5% admis en aviculture moderne (PARENT et al, 1989) (41) . Ces normes


sont atteintes dans les élevages ayant un état hygiénique satisfaisant.

'93
111-1-2-2-2 Les indices de consommation

L'indice de consommation moyen est de 2,36 sur l'ensemble des élevages. On


obtient dans les élevages salubres un indice de 1,90 alors qu'il peut aller jusqu'à
2,9 dans les élevages de la classe 1. Les résultats de la classe 1 se superposent à
ceux obtenus par HABYARIMANA (17), PITCHOLO (19990) (42) et BA
(1992) (4) en milieu contrôlé, un IC supérieur à 2,83.
Lorsqu'on parvient à maîtriser les problèmes d'hygiène, on peut atteindre les
chiffres obtenus en Europe~ soit un IC de 2 comme le rapporte GUEGAN
(1982) (15).
L'indice de consommation élevé des élevages insalubres peut s'expliquer par
l'action de certaines maladies comme les coccidioses qui font des animaux de
"non valeurs économiques " en ce sens qu'ils mangent mais ne produisent pas
ou très peu.

111-1-2-2-3 Les Poids à semaines

La moyenne des poids à 7 semaines est de 1651 ,22g. Ce poids est supérieur à
ceux obtenus par divers auteurs. HABYARIMANA a obtenu 1240,73g à 7
semaines ~ KEBE, 1080g en 59 jours en milieu réel et BA, 1594g en 56 jours.
On est cependant en dessous des résultats de NDIAYE (1995) (38) 2015 kg à
8 semaines, MUSHARAF qui a obtenu 176()g en 8 semaines au Soudan , de
même de GUEGAN en France , 1800g en 50 jours.
Devant ce tableau, on est plus frappé par les résultats qu'ont obtenus certains
éleveurs de la classe 1 où les problèmes d'hygiène sont manifestes. En effet

94
des poids de 1OOOg sont observés. Dans ces conditions, on comprend mieux
KAMARA (1991) quand il rapportait que quel que soit le degré d'infestation,
la coccidiose, principale maladie des poulets de chair, entraîne des retards de
croissance irrattrapables (25).

111-2 Recommandations

Il ressort des enquêtes menées que l'aviculture moderne au Sénégal connaît


d'importantes pertes dues à une méconnaissance des pratiques de l'hygiène dans
les élevages. Le but de ce chapitre est de présenter les mesures hygiéniques qui
pourraient faire l'objet d'une réglementation mais surtout de provoquer une
prise de conscience des aviculteurs.

111-2-1 Protection et aménagement

111-2-1-1 Protection

L'implantation des bâtiments d'élevage ne doit pas seulement prendre en


compte les critères de proximité ou de forme de terrain, l'analyse doit prendre
en compte la fonctionnalité de l'outil et donc son conditionnement. C'est
pourquoi multiples soucis doivent animer le promoteur, notamment :
• le respect des distances entre élevages ( au moins 500m entre 2 élevages);
• la délimitation et la protection des poulaillers contre les personnes
étrangères et les animaux sauvages et domestiques;
• l'aménagement de sas sanitaire dans les bâtiments;
• l'impératif d'avoir un pédiluve fonctionnel à l'entrée des bâtiments;
• la nécessité d'avoir des abords faciles à nettoyer donc bétonnés ou tapissés
d'un couvert vézétal sur 5 mètres de largeur, et d'entretien possible;
95
111-2-1-2 Aménagement

L'aménagement des bâtiments d'élevages doit surtout viser à rendre aisées les
opérations de nettoyage et désinfection.
• Les sols des poulaillers doivent être étanches.
• Les parois internes seront lisses pour éviter d'héberger les germes.
• Tout équipement et matériel d'abreuvement, d'aération , d'alimentation
seront aisément démontables pour être accessibles au nettoyage et à la
désinfection.
• L'évacuation des eaux de nettoyage en dehors doit se faire vers des fosses.
• L'aire de lavage du matériel doit être cimentée et aussi raccordée à la fosse
de récupération des eaux de nettoyage.
• Enfin, l'aménagement doit aussi empêcher l'accès des bâtiments aux
volailles villageoises, oiseaux sauvages, rongeurs et insectes.

111-2-2 Conduite d•élevage

• Les poussms doivent provenir des couvorrs pratiquant le contrôle


systématique des poussins à un jour.
• La pratique de la bande unique est de mise .
• La lutte contre les insectes et les rongeurs doit être permanente.
• La litière sera utilisée en quantité suffisante et sera fréquemment
entrètenue et au besoin renouvelée.
• La potabilité bactériologique de l'eau de boisson est contrôlée tous les
. .
SIX mOIS.

• L'aliment doit provenrr d'usines agréées, et distribué en quantité


<mffisante aux oiseaux.
96
• Eviter les déjections dans l'eau et dans les aliments.
• Le fumier doit être stocké en dehors des poulaillers dans un endroit
protégé.
• Les cadavres sont aussitôt ramassés et enfermés avant d'être enfouis
sous une couche de chaux ou incinérés.
• Le matériel d'élevage ainsi que l'employé seront affectés spécifiquement
à chaque élevage . la tenue (chaussures et vêtements ) du personnel sera
régulièrement changée.
• Les programmes de prophylaxie doivent être mts en œuvre sous
surveillance vétérinaire.
• L'usage des cartons (de transport de poussins) pour l'alimentation des
poussins est prohibé .
• Après toute bande , le nettoyage et la désinfection sont obligatoires et
comportent six étapes:
- nettoyage à chaud du poulailler (évacuation de la litière) après le départ
des poulets;
- nettoyage du bâtiment et des abords ;
- nettoyage du matériel d'élevage;
- première désinfection (bâtiment , sols, matériel et annexes);
- Vide sanitaire;
- deuxième désinfection ;
• Le vide sanitaire doit durer au moins 15 jours avant l'introduction de
nouvelles volailles.
• Les opérations de nettoyage et de désinfection seront faites avec des
produits officiellement efficaces ayant fait l'objet d'une évaluation
visuelle de leur qualité ou à l'aide d'un test bactériologique.
• Tout élevage doit disposer d'un registre ou d'un cahier pour sa gestion
technico-économique.

97
111-2-3 Les Performances

Le poids moyen des poulets doit être enregistré chaque semaine et comparé
au poids standard disponible dans les différents cahiers fournis par l'ISRA
ou les couvoirs.
Les mortalités doivent être dénombrées. Lorsque le taux est très élevé, la
cause doit être .recherchée et éradiquée par les mesures thérapeutiques et
prophylactiques.
Il est souhaitable que les registres ou cahiers comportant les données sur les
paramètres zootechniques (mortalité et croissance ) et médicales
(prophylaxie et thérapeutique ) soient conservés au moins deux ans car ils
constituent la seule veritable photographie de l'exploitation, qui guiderait le
vétérinaire à déterminer la cause de tout problème.

98
CONCLUSION GENERALE

L'aviculture moderne s'avère être une solution intéressante pour répondre aux
besoins en protéines animales des centres urbains à démographie croissante
dans les pays chauds. Les morceaux de poulets débités sont en effet accessibles
aux budgets modestes . Les investisseurs ont d'ailleurs remarqué que le marché
avicole dans les zones urbaines se révèle riche en potentialités surtout qu'il est
maintenant aisé de monter en un temps assez court des unités de production.
De ce fait, une aviculture semi-industrielle de proximité dans les espaces
périurbains et mêmes urbains s'est développée, d'autant plus qu'au Sénégal
l'approvisionnement en viandes ovine et bovine s'est réduit, suite à de grandes
sécheresses.
Cette aviculture est en outre ,créatrice d'emplois pour les jeunes . Si cette
initiative est heureuse, il reste qu'elle connaît souvent des pertes (mortalités en
poulets ) et des contre - performances trop importantes parfois catastrophiques
et des consommations en médicaments (13) très onéreuses.
Mortalités et contre-performances compromettent la rentabilité et la qualité des
productions. C'est dans ce contexte que cette étude a été conçue . Elle s'est
fixée comme objectif d'identifier toutes les pratiques d'hygiène qui se font
dans les élevages et par la suite de mesurer leur impact sur la productivité .
L'enquête s'est effectuée dans la région périurbaine de Dakar de novembre
1999 en avril 2000 et a porté sur 70 élevages où on a procédé à des interviews
et des prélèvements pour des analyses bactériologiques.
45 de ces élevages ont été retenus pour ce travail en raison du fait qu'ils
utilisent des alimeilts provenant d'une même unité de fabrique et qu'ils
99
emploient pour la conduite de l'élevage un personnel de mveau technique
satisfaisant.
L'analyse de nos résultats a conduit à l'identification de certaines pratiques
d'hygiène que nous avons retenues comme points cardinaux pour dresser une
classification des éleveurs. Quatre classes d'éleveurs sont donc observées en
fonction du soin qu'ils apportent aux pratiques de l'hygiène.
33% des éleveurs appartiennent à la classe 1 où les conditions d'hygiène sont
très mauvaises. On y note par exemple la pratique des bandes multiples, des
litières humides ou absentes, un usage commun du matériel d'élevage, le non
respect du principe de la marche en avant et une prophylaxie non surveillée par
un vétérinaire. Les performances de cette classe sont les plus mauvaises. un
taux de mortalité moyen de 13,42%~ un indice de consommation de 2,51 et un
poids moyen de 1486,66g à 7 semaines.
Les individus de la classe 2 représentent 29% de l'échantillon. Les conditions
d'hygiène sont un peu meilleures qu'en classe 1 ; par exemple la litière est plus
ou moins bien entrenue et la prophylaxie est parfois appliquée sous contrôle
vétérinaire.
Le poids moyen de cette classe est de 1615,76g, l'indice de consommation de
2,45 et une mortalité de 9,36%.
La classe 3, assez satisfaisante du point de vue de l'hygiène regroupe 20% des
éleveurs . Les bandes sont uniques, la litière est bien épaisse et non humide, le
personnel et matériel sont spécifiques à chaque poulailler, l'accès des bâtiments
est bien délimité et bien protégé, la prophylaxie est bien surveillée. Cependant
les cartons ayant servi au transport des poussins sont utilisés pour
l'alimentation
pendant une semaine au démarrage. Les performances sont toutes assez
satisfaisantes. L'indice de consommation égale 2,18 , le poids à 7 semaines est
de 176lg et le taux de mortalité moyen est de 6,43%.

100
La meilleure classe est la classe 4 où très peu de remarques sont faites sur les
conditions d'hygiène . Avec seulement 18% des élevages, cette classe pratique
l'élevage en bande unique, n'utilise pas de cartons au démarrage, évacue
systématiquement les malades et les cadavres et lutte effectivement contre les
rongeurs. Les abords des bâtiments sont nettoyables. Les élevages sont bien
aménagés , bien protégés et distants entre eux de plus de 500 mètres . Les
meilleures performances sont obtenues dans cette classe, le taux de mortalité
est de 3,54% et le poids moyen à 7 semaines est de 1893,75g pour un indice
de consommation de 2,13.
Il apparaît de ces résultats que l'hygiène joue un rôle déterminant sur les
performances des poulets de chair. En effet, Les conditions de température et
d'hygrométrie du milieu tropical sont des facteurs favorables au développement
des germes et donc des maladies, il importe d'intensifier les mesures
permettant de limiter ce microbisme ambiant à un niveau bas afin de limiter son
impact sur la rentabilité des élevages, la qualité des produits, la santé publique,
par la mise en place de barrières ou de mesures de sécurités sanitaires dites de
biosécurité dans l'espace et dans le temps.

101
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11"\0
FICHE D'ENQUÊTE 1/ Contrôle départ

PROTECTION, AMENAGEMENT
et NETTOYAGE 1 DESINFECTION

Nom Eleveur : ......................... . Zone : ............... .. Date : 1 1 99


Production : Chair Poulette Effectif de la bande :

1) Cas Antérieurs de Maladies OUI non lesquelles :


quand:
mortalité observée :

2) Protection du poulailler :

• Respect des distances entre élevages : <200m >200m


• Présence proche de volailles villageoises : OUI non
• Accès délimité et protégé : OUI non
• Présence de pédiluves fonctimmels : OUI non
Produit utilisé :
Fréquence de vidange :
• Abords : propres sales nettoyables : OUI non
• Matériel spécifique à chaque poulailler : OUI non
• Lieu de stockage des cadavres clos : OUI non
• Traces de rongeurs : OUI non
• Lieu de stockage du fumier éloigné et protégé : oui non
• Approvisionnement en aliment : industriel artisanal
• Approvisionnement en eau : SDE Eau de puits autre

3) Aménagement du poulailler

• Mesures pour empêcher l'accès aux volailles villageoises, aux oiseaux sauvages, aux rongeurs et
aux insectes : OUI non
• Sol des poulaillers étanche : OUI non
• Principe de la marche en avant respecté : OUI non
• Parois internes lisses: OUI non
• Equipement et matériel aisément démontables : oui non
• Evacuation des eaux de nettoyage en dehors des abords: oui non
• Existence d'une fosse de récupération des eaux de lavage: OUI non
4) Nettoyage Désinfection:

• Nettoyage du bâtiment et des abords : Oui Non


- Surfaces Nettoyées : Sol Plafond Murs
- Méthode de nettoyage : Brossage Autre : ............. . Eau Utilisée :
Détergent : Oui Non Lequel:
- Abords : Propres Sales

• Nettoyage du Matériel : Oui Non Méthode :Brossage Rinçage Autre : ............... :

• Première Désinfection :
Désinfection Bâtiment : Oui Non Produits Utilisés: Application :
Méthode: ................ .
Dates : Quantité : Durée: ................. .
Désinfection Sol : Oui Non Produits utilisés : Application ·
Méthode .......................... .
Dates : Quantité : Durée :...................... .
Désinfection Matériel : Oui Non Produits Utilisés :. .. .. .. .. .. .. .. Application : Méthode :................. .
Dates : Quantité : Durée : .......... .

• Vule Sanitaire : Oui Non Durée : ................ . Dates:

• Deuxième Désinfection : Oui Non Produits Utilisés :................ Surfaces : ................... .


Dates : Quantité : durée :

5) Prélèvements effectués

• Prélèvements de surface : sol Murs Plafond Nombre :


• Prélèvements de poussins : Nombre: Origine:
FICHE D'ENQUÊTE 2/ Contrôle Elevage

CONDUITE D'ELEVAGE

Nom Eleveur : ......................... . Zone : .. .. .... .. ..... ... Date : 1 1 99


Production : Chair Poulette Effectif de la bande :

-Animaux:
• Poussins Contrôlés au laboratoire : Out non
• Pratique de la bande unique : oui non
• Pratique de la bande multiple : ouinon de r élevage mixte : oui non
• Programme de prophylaxie médicale Out non
(appliqué sous la responsabilité d'un vétérinaire)
• Devenir des animaux malades : Elevage Abattage Autre: ...................... .
• Devenir des cadavres : Elevage Evacuation Incinération Consommation Autre .....

- Lutte contre les vecteurs contaminants :


• Présence de rongeurs : Oui non
• Présence d'animaux domestiques : Out non lesquels :
• Changement de tenue du personnel : out non de chaussures : OUI non
• Visite fréquente d'autres éleveurs: OUl non

-Litière:
• Présence de litière épaisse : OUI non
• Litière humide par endroits : OUI non
• Fréquence d'ajout ou de renouvellement:

- Eau de boisson :
• Eau utilisée: SDE Eau de puits Autre:
• Vérification de la potabilité : OUl non
• Traitement de 1'eau : oui non produit utilisé : dose: fréquence:
• Abreuvoirs utilisés : type : Surélevés : Oui Non
matière: métallique plastique
souillés propres Fréquence du nettoyage :
Quantité:
-Aliment:
• Aliment utilisé : Industriel Artisanal
• Matériel utilisé : mange01res trémies Autre :
souillés propres Fréquence du nettoyage :
Quantité:
Durée d'utilisation des cartons au démarrage:
-Fumier:
• Devenir du fumier : Elevage Evacuation Fosse Autre:
(hors poulailler)
• Contrat avec le maraîchage : OUI non

- Personnel : Affectation unique à un poulailler : Oui Non


Etat des vêtements et de chaussures : Sale Propre
FICHE D'ENQUÊTE 3/ Contrôle Final

BILAN

Nom Eleveur : ......................... . Zone : .............. ... . Date . 1 1 99


Production : Chair Poulette Effectif de la bande :

Recensement des pathologies rencontrées et pertes

Maladie rencontrée A~e des animaux Pertes


EVALUATION DE LA QUALITE DE LA DECONTAMINATION ET DES SECURITES
SANITAIRES

QUALITE DE LA DECONTAMINATION
CONTRÔLE VISUEL

Secteur Ql Q2 Q3 Q4 TOTAL
Aération 1 Entrées sorties
d'air
- Absence de poussières 5 5 5 5
- Présence de poussières 0 0 0 0
Circuit d'abreuvement
- Bac à eau : Absence ou 5
propre
- Bac sale non nettoyé 0
- Abreuvoirs :
-Absence de souillures 11 11 1 11111 11111 11111
- Présence de souillures 00000 00000 00000 00000
Circuit d'alimentation
- Stockage de l'aliment
- En vrac sur aire, sacs 0
usagés
- Salle de stock 5
- Trémies dans poulailler *4
- Absence de poussières et 2.5 2.5 2.5 2.5
de farines.
- Présence de poussières et 0 0 0 0
de farines
- Mangeoires ( 5*4)
- Absence de souilllure 11111 11111 11111 11111
- Présence de souillures 00000 00000 00000 00000
Poulailler
- Poussière, MO sur
rebords, poutres ou
grillages
- Absence 5 5 5 5
- Présence 0 0 0 0
- Anfractuosité
- Absence 5 5 5 5
- Présence 0 0 0 0
- Coins en bas
- Non souillés 2.5 2.5 2.5 2.5
- Souillés 0 0 0 0
- Base des Murs
- Absence de traces de 5 5 5 5
fumier
- Traces de Fumier 0 0 0 0
- Sol - Bétonné 2.5 2.5 2.5 2.5
- Terre (non étanche) 0 0 0 0
- Traces de rongeurs
- Absence 5 5 5 5
- Présence 0 0 0 0
- Abords et passages
- Absence de fumier, 5 5 5 5
plumes, MO
- Présence 0 0 0 0

TOTAL DE
L'EVALUATION /200
QUALITE DES SECURITES SANITAIRES

CRITERES Réponse Note


Sécurité sanitaire de la bande
- Contrôle de laboratoire Oui 15
Non 0
- Pratique de la bande unique Oui 15
Non 0
-Pratique de l'élevage mixte Oui 0
Non 15
- Programme de Prophylaxie Oui 15
(sous contrôle vétérinaire) Non 0
- Devenir des malades
- Elevage 0
- Evacuation 10
Prévention vis à vis des vecteurs
contaminants
-Existence d'un sas sanitaire Oui 2.5
Non 0
- Présence de pédiluves fonctionnels Oui 5
Non 0
- Personnel:
- Affectation spécifique à un poulailler Oui 5
Non 0
- Tenue spécifique Oui 5
Non 0
- Chaussures spécifiques Oui 5
Non 0
- Etat de la tenue et des chaussures
- Propre 5
- Sale 0
- Lutte contre les rongeurs Oui 20
Non 0
-Présence d'animaux domesti~ues Oui 0
Non 3
- Lutte contre les oiseaux sauvDges Oui 2
Non 0
- Accès délimité et Qrotégé
Oui 5
Non 0
- Visites fr~uentes extérieures (éleveurs,
commerçants) Oui 0
Non 5
Litière
- Présence (épaisseur suffisante) Oui 2
Non 0
- Humide par endroits Oui 0
Non 3
- Stockage de litière neuve protégé Oui 5
Non 0
Fumier
- Stockage présentant un risque Oui 0
Non 10
Alimentation
- Aliment utilisé
- Industriel 5
- artisanal 0
- Matériel utilisé
- Trémies 5
- Mangeoires 0
- Cartons «Poussins » au Oui 0
démarrage Non 5
Abreuvement
- Eau utilisée
- Eau de puits non traitée 0
- Eau de puits traitée 5
- EauSDE 10
- Vérification de la potabilité Oui 10
Non 0
- Matériel utilisé :
- Abreuvoirs 5
- Bassines 0
- Position surélevée Oui 5
Non 0
Stockage des Cadavres Oui 15
Non 0
Marche en sens unique Oui 20
Non 0
Sécurité Sanitaire vis à vis du voisinage
- Sous le vent dominant par rapport à un
autre établissement avicole Oui 0
Non 15
- Volailles villageoises proches Oui 0
Non 2.5

TOTAL DE L'EVALUATION
1 250
~ PROGRAMME DE PROPHYLAXIE POULETS DE CHAIR

!
AGE PRODUIT ou
MALADIE . ADMINISTRATION DATE
1
VACCIN REALISEE --
1jour Newcastle · Inactivé huileux ---- Jpj~~!l~~-y~ c!Q~-~ --- --
-------------------
Newcastle
------------------
Hitchner 81 Trempage du bec
---------
2à4 Prévention des Anti-infectieux Eau de boisson
jours infections du (colistine) +
démarrage vitamines ····---·--------~------ ··-- r-·-·--·-·--·· · - - - -·
--~· ····--~......--·-·· '

entre 10 Gumboro Vaccin vivant Goutte dans l'oeil


et 12 (ou eau de boisson)
jours
les 2 Complexe de Eau de boisson

JOUrs vitamines
suivant
entre 18 Gumboro Vaccin vivant Eau de boisson
et21
jours --
les 2 Complexe de Eau de boisson
.Jours vitamines
suivant - ·-----
Mislli•m Fr.mçmsu tlu C•~t•p~IJiu.>n P~tlJd PROOEC
1

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