Rapport de titularisation
Nom et Prénom : Gnawe Djonkissam
Fonction : Technicien Supérieur en Imagerie Médicale
Integre par Decret N0 294/PR/MFPDS/DG/DFP/SDGCF/SI PORTANT INTEGRATION A
TITRE A TITRE EXCEPTIONNEL DE SOIXANTE DOUZ (72) LAUREATS DU 24 AVRIL
2020
Date d'entrée en fonction : 2020
Structure d'exercice : CHU la Renaissance
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Rapport de titularisation
Table des matières
Introduction
I. Contexte Professionnel………………………………………………………………………P4
1. Équipements disponibles ………………………………………………………………………P5
2. Missions ……………………………………………………………………………………………….P6
II. Activités Principales…………………………………………………………………………P9
1. Radiographie standard…………………………………………….P10, 11, 12, 13, 14, 15
2. Mammographie …………………………………………………………………………………P16
3. Tomodensitométrie (Scanner) …………………………………………P17, 18, 19, 20, 21
4. IRM………………………………………………………………………………………P22, 23, 24, 25
III. Compétences Techniques et Relationnelles…………………………………P26
1. Compétences techniques………………………………………………………………P27, 28
2. Compétences relationnelles…………………………………………………………P29, 30
Annexe…………………………………………………………………………………………………P32
Conclusion
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Rapport de titularisation
Introduction
Dans le cadre de ma titularisation en tant que Technicien Supérieur en Imagerie Médicale, il me
paraît essentiel de présenter un rapport détaillé de mes activités, compétences et expériences
acquises au sein du service d'imagerie médicale. Ce document a pour objectif de mettre en
lumière les différentes facettes de mon travail, en décrivant les équipements de pointe dont je
suis responsable, les missions qui me sont confiées, ainsi que les compétences techniques et
relationnelles que j'ai développées au fil des années.
Depuis mon entrée en fonction en 2020, j'ai eu l'opportunité de travailler dans un environnement
médical dynamique et exigeant, où la précision, la rigueur et la sécurité des patients sont au cœur
de nos préoccupations. Ce rapport se structure autour de plusieurs axes principaux : le contexte
professionnel dans lequel j'évolue, les activités principales que je réalise au quotidien, et les
compétences que j'ai acquises pour répondre aux exigences de ce métier.
À travers ce document, je souhaite également illustrer comment les technologies d'imagerie
médicale, telles que la radiographie numérique, le scanner, l'IRM et l'échographie, jouent un rôle
crucial dans le diagnostic et la prise en charge des patients. Enfin, ce rapport mettra en avant
mon engagement à contribuer à l'amélioration continue des pratiques au sein du service, tout en
assurant une collaboration efficace avec les médecins radiologues et les autres professionnels de
santé.
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I. CONTEXTE PROFESSIONNEL
1. Équipements disponibles
Le service d’imagerie médicale dans lequel j’exerce est équipé d’appareils de pointe, permettant
de réaliser une large gamme d’examens diagnostiques et interventionnels. Ces équipements sont
essentiels pour garantir des images de haute qualité, tout en assurant la sécurité des patients et du
personnel. Voici une description détaillée des appareils disponibles, de leurs caractéristiques
techniques et de leurs fonctionnalités avancées.
a) Radiographie numérique
La radiographie numérique est l’un des équipements les plus utilisés en imagerie médicale. Elle
permet de réaliser des examens rapides et précis, avec une réduction significative des doses de
rayonnement.
Caractéristiques techniques :
Détecteur plat numérique (DR) avec une résolution spatiale élevée (jusqu’à 5 lignes
paires/mm).
Gamme de kilovoltage (kV) : 40 à 150 kV.
Gamme de milliampérage-seconde (mAs) : 0,1 à 320 mAs.
Temps d’acquisition : moins de 1 seconde.
Fonctionnalités avancées :
Logiciel de traitement d’image pour améliorer le contraste et la netteté.
Réduction automatique des doses de rayonnement grâce à des algorithmes d’optimisation.
Intégration avec le système d’archivage et de communication d’images (PACS).
Exemples d’utilisation :
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Radiographie du thorax, de l’abdomen, des membres et du crâne.
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Dépistage de fractures, de pneumopathies ou de calculs rénaux.
b) Scanner (Tomodensitométrie)
Le scanner est un équipement essentiel pour l’imagerie en coupes fines. Il permet de visualiser
les structures anatomiques avec une grande précision, notamment les tissus mous, les os et les
vaisseaux.
Caractéristiques techniques :
Nombre de barrettes : 64 à 320 barrettes pour une acquisition volumique rapide.
Résolution spatiale : jusqu’à 0,3 mm
Temps de rotation : 0,28 à 0,5 seconde par tour.
Logiciel de reconstruction 3D et MPR (Multiplanar Reconstruction).
Fonctionnalités avancées :
Angiographie par tomodensitométrie (Angio-TDM) pour visualiser les vaisseaux sanguins.
Perfusion cérébrale pour évaluer la circulation sanguine dans le cerveau.
Reconstruction itérative pour réduire les doses de rayonnement.
Exemples d’utilisation
Scanner cérébral pour diagnostiquer un AVC ou une tumeur.
Scanner thoracique pour rechercher une embolie pulmonaire.
Scanner abdominal pour explorer les organes internes.
c) Imagerie par Résonance Magnétique (IRM)
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L’IRM est une technique d’imagerie non invasive qui utilise un champ magnétique et des
radiofréquences pour obtenir des images détaillées des tissus mous.
Caractéristiques techniques :
Intensité du champ magnétique : 1,5 Tesla ou 3 Tesla.
Résolution spatiale : jusqu’à 0,5 mm.
Séquenceurs disponibles : T1, T2, FLAIR, diffusion, spectroscopie.
Logiciel de reconstruction 3D et MPR.
Fonctionnalités avancées :
IRM fonctionnelle (IRMf) pour étudier l’activité cérébrale.
Angiographie par résonance magnétique (ARM) pour visualiser les vaisseaux.
Spectroscopie pour analyser la composition chimique des tissus.
Exemples d’utilisation :
IRM cérébrale pour diagnostiquer une sclérose en plaques ou une tumeur.
IRM rachidienne pour évaluer une hernie discale.
IRM abdominale pour explorer le foie ou les reins.
d) Mammographie
Le mammographe est un équipement dédié au dépistage et au diagnostic du cancer du sein.
Caractéristiques techniques :
Compression automatique pour optimiser la qualité des images.
Résolution spatiale : jusqu’à 20 lignes paires/mm
Logiciel de détection des microcalcifications et des masses.
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Fonctionnalités avancées :
Tomosynthèse pour obtenir des images en coupes fines.
Imagerie stéréotaxique pour guider les biopsies.
Réduction des doses de rayonnement grâce à des algorithmes d’optimisation.
Exemples d’utilisation :
Dépistage organisé du cancer du sein.
Diagnostic des nodules ou des microcalcifications suspectes.
e) Autres équipements
Salle d’angiographie : Pour les examens vasculaires et les interventions
radiologiques.
Ostéodensitomètre : Pour mesurer la densité osseuse et diagnostiquer
l’ostéoporose.
Cône Beam : Pour l’imagerie dentaire et maxillo-faciale en 3D.
2. Missions confiées
a) Réalisation d’examens d’imagerie
Préparation des patients et explication des procédures.
Positionnement précis et réglage des paramètres techniques.
Acquisition des images et contrôle qualité.
b) Gestion des équipements et contrôle qualité
Maintenance préventive et dépannage de base.
Contrôle qualité des images et des équipements.
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Gestion des stocks de consommables (produits de contraste, films radiographiques).
c) Collaboration avec les médecins radiologues et les autres professionnels de santé
Participation aux réunions d’équipe et aux discussions de cas.
Transmission des images et des informations aux radiologues.
Collaboration avec les infirmiers et les autres techniciens pour optimiser les flux de
travail.
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II. ACTIVITES PRINCIPALES
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A. Radiographie standard
La radiographie standard est une technique d’imagerie médicale fondamentale, utilisée pour
visualiser les structures anatomiques en deux dimensions. Elle est indispensable pour le
diagnostic de fractures, de pathologies pulmonaires, de troubles digestifs ou de maladies
osseuses. Cette section détaille les techniques de positionnement, le paramétrage des appareils,
des cas cliniques illustratifs et des schémas pour mieux comprendre les incidences radiologiques.
a) Techniques de positionnement
Le positionnement du patient est une étape cruciale pour obtenir des images radiologiques de
qualité. Chaque région anatomique nécessite des positions spécifiques, adaptées à l’incidence
souhaitée et à la pathologie suspectée.
Membres inférieurs et supérieurs
Les radiographies des membres sont souvent réalisées pour diagnostiquer des fractures, des
luxations, des infections ou des anomalies osseuses. Les positions de base incluent la face, le
profil et l’oblique.
Position de face (incidence antéro-postérieure ou postéro-antérieure) :
Pour les membres supérieurs (bras, avant-bras, main), le patient est assis ou debout, avec le
membre à examiner placé parallèlement au détecteur. La paume de la main est tournée vers le
haut pour une incidence antéro-postérieure (AP) ou vers le bas pour une incidence postéro-
antérieure (PA).
Pour les membres inférieurs (cuisse, jambe, pied), le patient est allongé en décubitus dorsal
ou debout, avec le membre aligné au détecteur. Le pied est placé en position neutre pour éviter
les rotations.
Position de profil :
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Le membre est tourné à 90 degrés par rapport à la position de face. Par exemple, pour une
radiographie de profil du genou, le patient est allongé sur le côté, avec le genou fléchi à 30
degrés pour visualiser les structures articulaires.
Position oblique :
Le membre est tourné à 45 degrés par rapport à la position de face. Cette incidence est utile pour
visualiser des structures spécifiques, comme les articulations métacarpo-phalangiennes ou les os
du pied.
Fig 1 : Radio pulmonaire
Thorax
La radiographie du thorax est essentielle pour diagnostiquer des pathologies pulmonaires,
cardiaques ou pleurales.
Position de face (incidence antéro-postérieure ou postéro-antérieure):
Le patient est debout, face au détecteur, avec les bras écartés pour dégager la région thoracique.
La respiration est un élément clé : le patient doit prendre une inspiration profonde et retenir sa
respiration pendant l’acquisition de l’image. Cette technique permet de visualiser les champs
pulmonaires dans leur totalité.
Position de profil :
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Le patient est tourné à 90 degrés, avec un bras levé au-dessus de la tête pour dégager la région
thoracique. Cette incidence est utile pour localiser des lésions ou évaluer la taille du cœur.
Inspiration/expiration :
Des clichés en inspiration et en expiration sont parfois réalisés pour évaluer la mobilité
diaphragmatique ou détecter un pneumothorax. En expiration, un pneumothorax devient plus
visible car l’air s’accumule dans la cavité pleurale.
Abdomen
La radiographie de l’abdomen, ou « abdomen sans préparation » (ASP), est utilisée pour
diagnostiquer des troubles digestifs, des calculs rénaux ou des anomalies abdominales.
Décubitus dorsal :
Le patient est allongé sur le dos, avec les bras le long du corps. Cette position permet de
visualiser l’ensemble de la cavité abdominale, y compris les structures digestives et urinaires.
Debout :
Le patient est debout, face au détecteur. Cette position est utile pour détecter des niveaux hydro-
aériens en cas d’occlusion intestinale ou un pneumopéritoine en cas de perforation digestive.
Fig2 : ASP
Crâne
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La radiographie du crâne est moins fréquente aujourd’hui, mais elle reste utile pour
diagnostiquer des fractures ou des anomalies osseuses.
Position de face :
Le patient est assis ou allongé, face au détecteur. Le crâne est aligné de manière à visualiser les
structures médianes (sinus, orbites) et latérales (os temporaux).
Fig3 : Radio du Crane
Position de profil :
Le patient est tourné à 90 degrés, avec un côté du crâne contre le détecteur. Cette incidence
permet de visualiser les structures crâniennes en coupe, comme la selle turcique ou les sinus
frontaux.
Incidence de Blondeau:
Cette incidence spécifique est utilisée pour visualiser les sinus maxillaires. Le patient est assis,
avec le menton relevé et la bouche ouverte. Le rayon est dirigé à 45 degrés pour projeter les
sinus maxillaires au-dessus des structures dentaires.
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b) Paramétrage des appareils
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Le paramétrage des appareils de radiographie est essentiel pour obtenir des images de qualité
tout en minimisant l’exposition aux rayonnements.
Réglages en fonction de la morphologie (kV, mAs) :
Le kilovoltage (kV) détermine l’énergie des rayons X, tandis que le milliampérage-seconde
(mAs) contrôle la quantité de rayonnement. Pour un patient de morphologie standard, les
réglages typiques sont de 60-70 kV et 10-20 mAs pour les membres, et de 80-120 kV et 20-40
mAs pour le thorax ou l’abdomen.
Pour les patients obèses, les paramètres sont augmentés pour compenser l’atténuation des
rayons X par les tissus.
Utilisation des grilles antidiffusantes :
Les grilles antidiffusantes sont utilisées pour réduire le rayonnement diffusé, améliorant ainsi la
qualité de l’image. Elles sont particulièrement utiles pour les examens de l’abdomen ou du
thorax, où les tissus mous génèrent beaucoup de rayonnement diffusé.
c) Cas cliniques
Exemple 1 : Fracture du fémur
Un patient de 45 ans se présente aux urgences après un accident de voiture. Il se plaint de
douleurs intenses à la cuisse droite. Une radiographie de face et de profil du fémur révèle une
fracture diaphysaire oblique. Le positionnement précis permet de visualiser le déplacement des
fragments osseux et de guider le traitement chirurgical.
Exemple 2 : Pneumothorax
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Un patient de 30 ans, fumeur, se plaint d’une douleur thoracique soudaine et d’une dyspnée. Une
radiographie du thorax de face en inspiration montre une ligne pleurale visibles et un
décollement du poumon droit, confirmant un pneumothorax. Un cliché en expiration permet de
mieux visualiser l’accumulation d’air dans la cavité pleurale.
d) Schémas
Les schémas suivants illustrent les positions et les incidences radiologiques :
Membres inférieurs et supérieurs :
Position de face : membre aligné au détecteur, paume vers le haut ou le bas.
Position de profil : membre tourné à 90 degrés.
Position oblique : membre tourné à 45 degrés.
Thorax :
Position de face : patient debout, bras écartés, inspiration profonde.
Position de profil : patient tourné à 90 degrés, bras levé.
Abdomen :
Décubitus dorsal : patient allongé sur le dos.
Debout : patient debout, face au détecteur.
Crâne :
Position de face : patient assis ou allongé, face au détecteur.
Incidence de Blondeau : menton relevé, bouche ouverte, rayon à 45 degrés.
B. Mammographie
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La mammographie est une technique d’imagerie médicale spécifiquement dédiée à l’examen des
seins. Elle joue un rôle crucial dans le dépistage et le diagnostic précoce du cancer du sein. Cette
section détaille les techniques de compression, le rôle de la mammographie dans le dépistage
organisé, des cas cliniques illustratifs et des tableaux comparatifs des techniques de dépistage.
a) Techniques de compression
La compression du sein est une étape essentielle pour obtenir des images mammographiques de
haute qualité. Elle permet de réduire l’épaisseur du sein, d’améliorer la résolution des images et
de diminuer la dose de rayonnement.
b) Importance de la compression
Amélioration de la qualité des images : La compression réduit le chevauchement des
tissus, permettant une meilleure visualisation des structures mammaires (glandes,
canaux, tissu adipeux).
Réduction des doses de rayonnement : Un sein comprimé nécessite moins de
rayonnement pour obtenir une image de qualité.
Immobilisation du sein : La compression limite les mouvements du sein pendant
l’acquisition, évitant les artefacts de flou.
Technique de compression :
Le sein est placé sur la plaque de compression, puis progressivement comprimé à l’aide
d’une plaque mobile.
La compression est ajustée en fonction de la sensibilité du patient, tout en assurant une
compression suffisante pour l’examen.
Deux incidences standard sont réalisées pour chaque sein : cranio-caudale (CC) et médio-
latérale oblique (MLO).
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Fig4 : Mammo bilaterale
c) Dépistage organisé
La mammographie est au cœur des programmes de dépistage organisé du cancer du sein, visant à
détecter précocement les lésions cancéreuses avant l’apparition de symptômes.
Objectifs du dépistage:
Réduire la mortalité par cancer du sein grâce à un diagnostic précoce.
Détecter des lésions non palpables, comme des microcalcifications ou des nodules de
petite taille.
Population cible :
Les femmes âgées de 50 à 74 ans sont invitées à réaliser une mammographie tous les
deux ans dans le cadre du dépistage organisé.
Les femmes à risque élevé (antécédents familiaux, mutations génétiques) peuvent
bénéficier d’un dépistage plus précoce et plus fréquent.
Procédure :
La mammographie est réalisée par un technicien en imagerie médicale, puis interprétée
par un radiologue.
En cas d’anomalie, des examens complémentaires (échographie, IRM, biopsie) sont
proposés.
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C. . TOMODENSITOMETRIE (SCANNER)
La tomodensitométrie, communément appelée scanner, est une technique d’imagerie médicale de
pointe qui permet d’obtenir des images en coupes fines de différentes régions anatomiques. Elle
est largement utilisée pour diagnostiquer des pathologies cérébrales, thoraciques, abdominales et
pelviennes. Cette section détaille les protocoles d’examen, l’injection de produit de contraste, la
reconstruction d’images, des cas cliniques illustratifs et des tableaux comparatifs.
A. Protocoles d’examen
Chaque examen scanner nécessite un protocole spécifique, adapté à la région anatomique et à la
pathologie suspectée. Voici une description détaillée des protocoles pour les principales
indications.
a) Scanner cérébral
Le scanner cérébral est souvent utilisé en urgence pour diagnostiquer des accidents vasculaires
cérébraux (AVC), des hémorragies ou des tumeurs.
Sans injection :
Utilisé pour détecter des hémorragies intracrâniennes ou des fractures.
Acquisition de coupes axiales fines (1 à 5 mm).
Temps d’examen : environ 5 minutes.
Avec injection :
Utilisé pour visualiser les structures vasculaires ou les tumeurs.
Injection de produit de contraste iodé (1 à 2 ml/kg de poids corporel).
Acquisition de coupes axiales fines après injection.
Angio-TDM :
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Utilisé pour étudier les vaisseaux cérébraux (artères et veines).
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Injection de produit de contraste avec synchronisation bolus.
Reconstruction 3D des vaisseaux.
b) Scanner thoracique
Le scanner thoracique est essentiel pour diagnostiquer des embolies pulmonaires, des infections
ou des tumeurs.
Recherche d’embolie pulmonaire:
Injection de produit de contraste avec synchronisation bolus.
Acquisition de coupes fines en spirale pour visualiser les artères pulmonaires.
Temps d’examen : environ 10 minutes.
Pathologie tumorale :
Injection de produit de contraste pour évaluer la vascularisation des tumeurs.
Acquisition de coupes fines en spirale pour visualiser les nodules ou masses.
Reconstruction 3D pour planifier une intervention chirurgicale.
c) Scanner abdominal
Le scanner abdominal est utilisé pour explorer les organes internes (foie, reins, pancréas) et
diagnostiquer des pathologies comme des tumeurs, des infections ou des calculs.
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Fig5 : TDM abdominale sans et avec injection de PCD iodè
Exploration du foie :
Injection de produit de contraste en trois phases (artérielle, portale, tardive).
Acquisition de coupes fines en spirale pour visualiser les lésions hépatiques.
Temps d’examen : environ 15 minutes.
Exploration des reins :
Injection de produit de contraste pour évaluer la fonction rénale.
Acquisition de coupes fines en spirale pour visualiser les calculs ou les tumeurs.
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Exploration du pancréas:
Injection de produit de contraste pour évaluer les tumeurs pancréatiques.
Acquisition de coupes fines en spirale pour visualiser les structures pancréatiques.
d) Scanner pelvien
Le scanner pelvien est utilisé pour diagnostiquer des pathologies gynécologiques ou urologiques.
Pathologie gynécologique:
Injection de produit de contraste pour évaluer les tumeurs ovariennes ou utérines.
Acquisition de coupes fines en spirale pour visualiser les structures pelviennes.
Pathologie urologique :
Injection de produit de contraste pour évaluer les tumeurs de la vessie ou de la prostate.
Acquisition de coupes fines en spirale pour visualiser les structures urologiques.
B. Injection de produit de contraste
L’injection de produit de contraste iodé est souvent nécessaire pour améliorer la visualisation des
structures vasculaires et des tissus mous.
Calcul des doses en fonction du poids :
La dose standard est de 1 à 2 mL/kg de poids corporel.
Pour un patient de 70 kg, la dose est d’environ 70 à 140 mL.
Surveillance des effets secondaires :
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Réactions allergiques (urticaire, œdème, choc anaphylactique).
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Insuffisance rénale induite par le produit de contraste (néphropathie).
Surveillance des paramètres vitaux (pression artérielle, fréquence cardiaque).
Fig6 : TDM abdominal injecté
C. . Reconstruction d’images
La reconstruction d’images est une étape clé pour optimiser l’interprétation des examens scannés.
Multiplanar Reconstruction (MPR):
Reconstruction des images en coupes axiales, coronales et sagittales.
Utile pour visualiser les structures anatomiques dans différents plans.
Maximum Intensity Projection (MIP) :
Reconstruction des images en mettant en valeur les structures les plus denses (vaisseaux,
os).
Utile pour l’angiographie par tomodensitométrie (angio-TDM).
Reconstruction 3D :
Reconstruction des images en trois dimensions pour une visualisation globale.
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Utile pour planifier des interventions chirurgicales ou des biopsies.
D. Cas cliniques
Exemple 1 : AVC ischémique
Un patient de 65 ans se présente aux urgences avec une hémiplégie gauche. Un scanner cérébral
sans injection révèle une hypodensité dans le territoire de l’artère cérébrale moyenne droite,
évocatrice d’un AVC ischémique. Une angio-TDM confirme une occlusion de l’artère cérébrale
moyenne.
Exemple 2 : Tumeur rénale
Un patient de 50 ans présente une hématurie. Un scanner abdominal avec injection de produit de
contraste révèle une masse rénale droite hypervascularisée, évocatrice d’un carcinome à cellules
rénales. La reconstruction 3D permet de planifier une néphrectomie partielle.
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D. IMAGERIE PAR RESONANCE MAGNETIQUE (IRM)
L’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) est une technique d’imagerie médicale non
invasive qui utilise un champ magnétique et des radiofréquences pour obtenir des images
détaillées des tissus mous. Elle est particulièrement utile pour diagnostiquer des pathologies
cérébrales, rachidiennes et abdominales. Cette section détaille les principes de l’IRM, les
protocoles d’examen, la gestion des contre-indications, des cas cliniques illustratifs et des
schémas pour mieux comprendre les séquences et les plans de coupe.
A. Principes de l’IRM
L’IRM repose sur des principes physiques complexes, basés sur les propriétés magnétiques des
noyaux d’hydrogène présents dans les tissus biologiques.
Champ magnétique :
L’IRM utilise un champ magnétique puissant (1,5 Tesla ou 3 Tesla) pour aligner les
protons d’hydrogène dans le corps.
Ce champ magnétique est généré par un aimant supraconducteur, refroidi à l’hélium
liquide.
Radiofréquences :
Des impulsions de radiofréquences sont appliquées pour perturber l’alignement des
protons.
Lorsque les protons reviennent à leur état d’équilibre, ils émettent un signal détecté par
des antennes spécifiques.
Séquences d’imagerie :
T1 : Les images T1 mettent en valeur les structures anatomiques (substance grise,
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substance blanche, liquide céphalo-rachidien).
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T2 : Les images T2 sont sensibles à l’eau et permettent de visualiser les œdèmes, les
inflammations ou les tumeurs.
FLAIR : Les séquences FLAIR (Fluid Attenuated Inversion Recovery) suppriment le
signal du liquide céphalo-rachidien pour mieux visualiser les lésions périventriculaires.
Diffusion : Les séquences de diffusion permettent de détecter des zones d’ischémie
cérébrale (AVC) en mesurant la mobilité des molécules d’eau.
B. Protocoles d’examen
Chaque examen IRM nécessite un protocole spécifique, adapté à la région anatomique et à la
pathologie suspectée.
a) IRM cérébrale
L’IRM cérébrale est utilisée pour diagnostiquer des pathologies neurologiques, comme
l’épilepsie ou les tumeurs.
Épilepsie :
Séquences T1, T2, FLAIR et diffusion pour visualiser les lésions corticales.
Acquisition de coupes axiales, coronales et sagittales.
Temps d’examen : environ 30 minutes.
Tumeurs :
Injection de produit de contraste (gadolinium) pour évaluer la vascularisation de la
tumeur.
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Séquences T1 avec suppression de la graisse pour mieux visualiser les lésions.
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Rapport de titularisation
Reconstruction 3D pour planifier une intervention chirurgicale.
Fig7 : IRM cérébrale T2-se ax
b) IRM rachidienne
L’IRM rachidienne est essentielle pour diagnostiquer des hernies discales ou des compressions
médullaires.
Hernie discale :
Séquences T1 et T2 pour visualiser les disques intervertébraux et les racines nerveuses.
Acquisition de coupes axiales et sagittales.
Temps d’examen : environ 20 minutes.
Compression médullaire :
Injection de produit de contraste pour évaluer les tumeurs ou les infections.
Séquences T2 pour visualiser l’œdème médullaire.
Reconstruction 3D pour planifier une intervention chirurgicale.
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Fig8 : IRM lombaire
c) IRM abdominale
L’IRM abdominale est utilisée pour explorer les organes internes, comme le foie ou les reins.
Pathologie hépatique :
Séquences T1 et T2 pour visualiser les lésions hépatiques (kystes, tumeurs).
Injection de produit de contraste pour évaluer la vascularisation des tumeurs.
Temps d’examen : environ 30 minutes.
Pathologie rénale :
Séquences T1 et T2 pour visualiser les calculs rénaux ou les tumeurs.
Injection de produit de contraste pour évaluer la fonction rénale.
Reconstruction 3D pour planifier une intervention chirurgicale.
C. Gestion des contre-indications
L’IRM présente certaines contre-indications liées à l’utilisation d’un champ magnétique puissant.
a) Implants métalliques
Les implants ferromagnétiques (pacemakers, clips vasculaires) sont une contre-indication
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absolue.
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Les implants non ferromagnétiques (prothèses orthopédiques) peuvent être compatibles
sous certaines conditions.
b) Claustrophobie
Les patients claustrophobes peuvent nécessiter une sédation ou une IRM ouverte.
Explication détaillée de la procédure pour rassurer le patient.
c) Grossesse
L’IRM est généralement évitée pendant le premier trimestre de la grossesse, sauf en cas
d’urgence.
Aucun effet tératogène n’a été démontré avec les champs magnétiques utilisés en IRM.
III. COMPETENCES TECHNIQUES ET
RELATIONNELLES
Dans le cadre de mon exercice en tant que Technicien Supérieur en Imagerie Médicale, j’ai
développé des compétences techniques et relationnelles essentielles pour assurer une prise en
charge optimale des patients et un fonctionnement efficace du service d’imagerie. Cette section
détaille ces compétences, en mettant l’accent sur la maîtrise des appareils, la gestion des
situations complexes, la communication avec les patients et les équipes, ainsi que des exemples
concrets illustrant mon expérience.
1. Compétences techniques
a) Maîtrise des appareils et des protocoles
La maîtrise des appareils d’imagerie médicale et des protocoles d’examen est une compétence
fondamentale pour garantir des images de haute qualité et une prise en charge sécurisée des
patients.
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Radiographie numérique :
Réglage des paramètres techniques (kV, mAs) en fonction de la morphologie du patient.
Utilisation des grilles antidiffusantes pour améliorer la qualité des images.
Contrôle qualité des images avant validation.
Tomodensitométrie (scanner) :
Paramétrage des protocoles d’examen (cérébral, thoracique, abdominal).
Injection de produit de contraste et surveillance des effets secondaires.
Reconstruction des images (MPR, MIP, 3D) pour faciliter l’interprétation.
Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) :
Sélection des séquences d’imagerie (T1, T2, FLAIR, diffusion).
Gestion des contre-indications (implants métalliques, claustrophobie).
Acquisition des images en coupes fines et reconstruction 3D.
Échographie:
Utilisation des sondes linéaires, convexes et sectorielles.
Réglage des paramètres (fréquence, gain) pour optimiser les images.
Utilisation du Doppler pour étudier la circulation sanguine.
2. Gestion des situations complexes
Le travail en imagerie médicale implique souvent de gérer des situations complexes, comme des
patients critiques, des incidents techniques ou des urgences.
Patients critiques :
Prise en charge rapide des patients polytraumatisés ou en état de choc.
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Collaboration avec les équipes de réanimation pour réaliser des examens en urgence.
Incidents techniques :
Dépannage de base des appareils (redémarrage, recalibration).
Signalement des dysfonctionnements aux services de maintenance.
Urgences :
Réalisation de scanners cérébraux en urgence pour diagnostiquer un AVC.
Prise en charge des patients présentant une embolie pulmonaire ou une hémorragie
interne.
3. Compétences relationnelles
a) Communication avec les patients et les équipes
La communication est une compétence clé pour assurer une prise en charge efficace et rassurer
les patients.
Avec les patients :
Explication des procédures et des consignes avant, pendant et après l’examen.
Adaptation du langage en fonction du niveau de compréhension du patient.
Gestion des patients anxieux ou claustrophobes (écoute, rassurance).
Avec les équipes :
Collaboration étroite avec les médecins radiologues pour optimiser les protocoles
d’examen.
Transmission des images et des informations aux radiologues pour l’interprétation.
Participation aux réunions d’équipe pour discuter des cas complexes.
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b) Gestion du stress et adaptation
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Rapport de titularisation
Le travail en imagerie médicale peut être stressant, notamment en situation d’urgence ou face à
des patients difficiles.
Gestion du stress :
Maintien du calme et de la concentration en situation d’urgence.
Utilisation de techniques de respiration ou de relaxation pour gérer le stress.
Adaptation :
Flexibilité pour s’adapter aux changements de planning ou aux situations imprévues.
Capacité à travailler en équipe et à partager les responsabilités.
4. Exemples concrets
a) Collaboration avec les médecins radiologues
Un patient se présente aux urgences avec des douleurs thoraciques et une dyspnée. Une embolie
pulmonaire est suspectée. Je réalise un scanner thoracique avec injection de produit de contraste,
en suivant les consignes du radiologue. Les images montrent une occlusion de l’artère
pulmonaire droite, confirmant le diagnostic. Je transmets rapidement les images au radiologue
pour une interprétation immédiate.
b) Prise en charge de patients anxieux
Une patiente claustrophobe doit passer une IRM cérébrale pour évaluer des maux de tête
persistants. Je prends le temps de lui expliquer la procédure et de la rassurer. Je lui propose
d’utiliser un miroir pour voir à l’extérieur de l’appareil et je reste en communication avec elle
pendant l’examen. Grâce à ces mesures, l’examen se déroule sans incident et les images obtenues
sont de qualité optimale.
CONCLUSION
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Rapport de titularisation
Ce rapport a permis de retracer mon parcours et mes expériences en tant que Technicien
Supérieur en Imagerie Médicale depuis mon entrée en fonction en 2020. À travers une
présentation détaillée des équipements de pointe dont j’ai la responsabilité, des missions qui me
sont confiées et des compétences techniques et relationnelles que j’ai développées, j’ai pu mettre
en lumière l’importance de mon rôle au sein du service d’imagerie médicale.
Les technologies d’imagerie, telles que la radiographie numérique, le scanner, l’IRM et la
mammographie, jouent un rôle central dans le diagnostic et la prise en charge des patients. Ma
maîtrise de ces outils, ainsi que ma capacité à adapter les protocoles en fonction des besoins
cliniques, ont été des atouts majeurs pour garantir des résultats précis et fiables. Par ailleurs, la
gestion des situations complexes, comme les urgences ou les incidents techniques, a renforcé ma
capacité à travailler sous pression tout en maintenant un haut niveau de qualité et de sécurité.
Sur le plan relationnel, ma communication avec les patients et les équipes médicales a été un
élément clé de mon succès. Expliquer les procédures, rassurer les patients anxieux et collaborer
efficacement avec les radiologues et autres professionnels de santé ont été des aspects essentiels
de mon quotidien. Ces compétences m’ont permis de contribuer à une prise en charge globale et
personnalisée des patients.
Enfin, ce rapport souligne mon engagement envers l’amélioration continue des pratiques et mon
désir de rester à la pointe des avancées technologiques en imagerie médicale. Je suis déterminé à
poursuivre mon développement professionnel pour répondre aux exigences toujours plus élevées
de ce métier passionnant et en constante évolution.
En conclusion, ce rapport reflète mon parcours, mes réalisations et mon engagement envers
l’excellence dans le domaine de l’imagerie médicale. Je suis fier de contribuer à la qualité des
soins prodigués aux patients et je reste motivé à relever les défis futurs avec rigueur et
dévouement.
Annexe : images des appareils du service
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