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Denonciation Igor

MBOWOU NGANTCHE Igor Fulbert dénonce des manœuvres visant à induire le Ministre des Domaines en erreur concernant la gestion du titre foncier n°19259/W, appartenant à la succession de son père décédé. Il expose les circonstances de l'acquisition du terrain en 1989, les troubles de jouissance subis depuis 2013, et conteste une récente demande d'annulation du titre foncier par la chefferie de Bonamouang. Igor souligne que la procédure d'obtention de ce titre est conforme à la loi et demande la protection de ses droits de propriété.

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Denonciation Igor

MBOWOU NGANTCHE Igor Fulbert dénonce des manœuvres visant à induire le Ministre des Domaines en erreur concernant la gestion du titre foncier n°19259/W, appartenant à la succession de son père décédé. Il expose les circonstances de l'acquisition du terrain en 1989, les troubles de jouissance subis depuis 2013, et conteste une récente demande d'annulation du titre foncier par la chefferie de Bonamouang. Igor souligne que la procédure d'obtention de ce titre est conforme à la loi et demande la protection de ses droits de propriété.

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MBOWOU NGANTCHE Igor Fulbert

Douala, le 23 Octobre 2024


Représentant de la Succession de feu
MBOWOU René
Enseignant A
Téléphone : 652524339 Douala
MONSIEUR LE MINISTRE DES
DOMAINES, DU CADASTRE ET
DES AFFAIRES FONCIERES

-DOUALA-

Objet : Dénonciation contre manœuvres


pour induire le Ministre des Domaines
en erreur dans la gestion du titre foncier n°19259/W A

Excellence Monsieur le Ministre ;

Je suis monsieur MBOWOU NGANTCHE Igor Fulbert, enseignant en service à


l’Université de Buea, Faculté des Sciences, Département Géologie dans la Région du Sud-
Ouest, représentant de la succession de feu MBOWOU René, décédé le 03 décembre 2017,
contact : 652524339 ;

J’ai l’honneur de vous exposer que mon défunt père MBOWOU Igor, employé de
Banque demeurant à Douala, né le 10 avril 1950 à MANJO, a acheté par devant Maitre
DJOKO, Notaire à Douala, un terrain de 500m² à un million (1 000 000frs) CFA le 10 octobre
1989 auprès du dénommé ELOLONGUE NJOWE Thomas Jean.

Que ce terrain était déjà immatriculé sous le numéro 19259/Wouri au moment de


l’achat. En effet, feu ELOLONGUE NJOWE, était un ancien Chef traditionnel et notable de
la collectivité BONANMOUANG. Cette collectivité dans les 1980 a immatriculé une partie
de ses terrains sous le n°13599/W appartenant à de la collectivité BONANMOUANG. Par la
suite les grandes familles ce sont partagées ces terrains en lot, feu ELOLONGUE NJOWE
Thomas Jean s’est ainsi retrouvé propriétaire entre autres du lot n°7 du bloc 10 bis de
Bonamouang-Douala constitué d’un terrain urbain non bâti situé à Douala 5 er, quartier
d’Akwa-Nord (l’actuel notable chargé des affaires foncières de la Chefferie
BONANMOUANG a lui-même certifié ces faits lors de son propos pendant les débats de la
mission d’enquête foncière instruite par vos soins le 22 octobre 2024). Il a ainsi obtenu le 11
janvier 1989, un morcellement du titre foncier n°1359/W. En octobre 1989, il vend ce lot à

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feu MBOWOU Igor par devant Notaire comme l’exige le régime foncier, l’immeuble est
muté et appartient depuis lors à notre famille, tel que le démontre la copie du Bordereau
Analytique, annexé à ma demande.

Que suivant acte notarié numéro 6317 reçu le 10 octobre 1989, mon feu père a
acquis ce lot et le titre de propriété a été muté à son nom en décembre 1989. Que la procédure
d’obtention de ce terrain est conforme à la section III les articles 22 et suivants du Décret
N°2005/481 du 16 Décembre 2005 modifiant et complétant les dispositions du Décret n° 76-
165 du 27 avril 1976 fixant les conditions d’obtention du titre foncier.

Mais que depuis 2013 au plus, quand la route est passée et après le décès de feu
ELOLONGUE, ma famille et moi ne parvenons plus à jouir paisiblement de ce terrain.
Qu’une reconstitution des limites dudit immeuble avait permis à mon père de se rendre
compte que les nommés KENGNE Maurice Hilaire, NGUEA, NKEMKEU Patrice et dame
KENGNE Régine s’étaient installés sans droit ni titre sur le dit immeuble et y avaient érigé
des constructions dans son autorisation. Que par jugement n°225 du 24 juin 2014 le
Tribunal de Première Instance de Douala –Ndokoti, avait constaté ces travaux clandestins
sur l’immeuble objet du titre foncier n°19259/W, et, avait ordonné à ces contrevenants
d’interrompre lesdits travaux et ouvrages sous astreinte de 10 000frs par jour de retard et par
défenseurs à compter de la signification dudit jugement à ces derniers.

Que malgré cette ordonnance juridictionnelle, bien que rendue définitive


conformément au certificat de non - appel cité au dossier, le terrain objet du titre foncier
n°19259/W a continué de faire l’objet d’empiètement et de troubles de jouissance. En effet,
depuis 2021 monsieur NGUEA accompagné cette fois des représentants de l’entreprise
MACAT, ont procédé à des travaux et ouvrages (creuser de vastes trous pour niveler le sol),
ce qui nous a conduits à déposer une requête interpellative auprès du Sous-préfet de
l’Arrondissement de Douala 5e pour dénoncer ces entrefaites. Cette requête a donné lieu à une
descente laquelle a abouti à un règlement de litiges aux termes duquel le Sous-préfet a
confirmé que le terrain nous appartenait effectivement en pleine propriété et nous a demandé
de faire la mise à jour cadastrale de notre terrain car les coordonnées n’étaient pas rattachées
au système géodésique national actuel ; le géomètre commis lors de cette descente a identifié
le site voisin comme étant celui sollicité par la société MACAT, le Sous-préfet de
l’Arrondissement les a sommé de libérer notre terrain. Sieur NGUEA a été formellement
interdit d’empiéter sur notre terrain familial.

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Mais que récemment, soit le 17 octobre 2024, grande a été notre surprise de nous voir
servir une notification d’huissier portant recours gracieux aux fins de retrait du titre foncier
n°19259/W appartenant à sieur ELOLONGUE Thomas Jean. Que ce recours gracieux a été
déposé par Sa Majesté EDOUBE DIKOTTO MPONDO David l’actuel Chef du Village. Une
mission d’enquête foncière, constituée de deux cadres de la Division des Affaires Juridiques
s’est rendue à ladite chefferie le 22 octobre 2024, en vue de découvrir les moyens de
procédure qui ont soutenu l’obtention de notre titre foncier.

Que cette action initiée dans votre Département ministériel est d’une filouterie mal
organisée.

Premièrement en raison de la non-rétroactivité de la loi. La chefferie de


Bonamouang vient demander l’annulation du titre foncier n°19259/W appartenant à sieur
ELOLONGUE Thomas Jean. L’acte administratif qu’il conteste aujourd’hui depuis 35 ans
aujourd’hui appartient à notre père, feu MBOWOU René. Nous sommes d’ailleurs en train de
liquider sa succession, il y’a erreur sur le bénéficiaire du titre foncier contesté. Tous les
certificats de propriétés qui sont dressés dans vos services, comme l’attestent les copies
annexées à notre demande, portent tous le nom de notre feu père. Un droit peut-il évoluer et
rétrograder au même moment. Deplus, feu ELOLONGUE est décédé et sans enfants, les
membres de la chefferie le savent très et ils ont usé de subterfuges pour faire déplacer nos
honorables cadres pour dépeindre des choses qui vous induiront en erreur.

Deuxièmement, le socle juridique qui soutient notre titre foncier est un acte
notarié dûment enregistré à l’étude de maitre NDJOKO, par conséquent en cas de
contestation c’est le juge civile qui a qualité pour apprécier la régularité de cet acte
notarié. L’article 2 (3) prévoit que : « toutefois, le ministre chargé des Affaires foncières
peut, en cas de faute de l'administration, résultant notamment d'une irrégularité commise
au cours de la procédure d'obtention du titre foncier, et au vu des actes authentiques
produits, procéder au retrait du titre foncier irrégulièrement délivré ». Dans notre cas le
bornage régulier a été fait. Notre titre foncier est un morcellement du titre foncier n°13599/W
appartenant à de la collectivité BONANMOUANG. L’acte notarié numéro 6317 reçu le 10
octobre 1989 est le socle juridique qui fonde la mutation de la propriété de sieur
ELOLONGUE Thomas à notre père. La procédure administrative d’obtention de notre titre
foncier est régulière.

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Lors des débats à la Chefferie, le premier notable a clairement dit, nous avons les
audios en cas de besoin, qu’il ne conteste pas l’existence ou la régularité de la procédure

Troisièmement, en cas d’omissions ou d’erreurs commises dans le titre de


propriété ou dans les inscriptions de droits réels, les parties intéressées peuvent en
demander la rectification et non l’annulation. Le conseil de la Chefferie dans son propos
linéaire a exposé que si la Chefferie venait à demander l’annulation du titre foncier de notre
père, c’est parce que le procès-verbal de bornage du terrain avait des noms de riverains qui
n’ont pas signé le procès-verbal. Les faits se sont déroulés en 1989, même le conseil de la
Chefferie n’était pas encore né, l’omissions d’une signature d’un riverain, constitue-t-elle une
erreur si grave qui devrait entraîner 35 ans de jouissance d’un lot domanial ? De plus au
moment de la procédure, le bloc 10 bis n’avait pas encore de voisin, ce sont les parents des
notables actuels qui cosignaient les procès-verbaux et le vendeur de l’époque était le Chef du
village de l’époque, cela devrait être une omission de leur part. Le régime foncier dans ce
contexte prévoit qu’il faut plutôt procéder à la rectification du titre foncier et non à son retrait.
Il n’y’a pas d’erreur sur le bénéficiaire, sur la superficie, sur la localisation ou encore sur
l’auteur des mises en valeur, pour que nous soyons sanctionnés d’un retrait brutal de notre
immeuble. Personne ne peut expliquer ce qui s’est passé le jour de cette descente en 1989,
mais nous pouvons tous croire en la bonne foi des notables de cette époque et se dire qu’il
s’agissait effectivement d’une omission qui peut être corrigée par la mise à jour cadastrale
qui est en court (notre dossier a déjà disparu et été reconstitué 4 fois à la Délégation
départementale des Domaines du Wouri en 3 ans) et la rectification du Conservateur
foncier que vous pouvez instruire Excellence.

Quatrièmement, les personnes lésées lors d’une immatriculation n’ont plus de


recours sur l’immeuble, en cas de contestation, c’est le juge civil qui connaît de
l’irrégularité d’un morcellement familial. Le premier notable a souligné que leur chefferie
pour savoir qu’un terrain était donné ou vendu dans les années 1980, produisait des
attestations sous forme de petits coupons (nous avons demandé à voir un exemplaire de ces
attestations pendant les débats, mais personne ne nous a rien montré. Existent-elles
vraiment ? Ne s’agit-il pas d’une autre machination inventée pour nous spolier de notre
bien), qui étaient joints au dossier déposé chez le notaire et que le secrétariat de la Chefferie
en gardait un exemplaire. Mais que dans le cas Monsieur ELOLONGUE il n’y’avait rien.
D’où la demande d’annulation du titre foncier contesté. Il convient de rappeler ici que, feu
ELOLONGUE Thomas était le Chef du village dit « sable », le lieu de situation du terrain. Si

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c’est son morcellement qui est contesté, cela signifie déjà) la base que les terres querellées
n’appartenaient pas à la collectivité Bonamouang. Parce que c’est la suite d’un partage
familial desdites terres en grandes familles qu’il se retrouve à la tête du lot n°7 du bloc 10 bis
de Bonamouang-Douala issu du titre foncier n°1359/W appartenant à la Collectivité
Bonamouang. Les affaires de famille ne se règlent pas au MINDCAF, mais au quartier ou
devant les juridictions civiles ou traditionnelles.

Ainsi, si la collectivité coutumière de Bonamouang ne retrouve plus les attestations


coutumières qu’elle a délivré à feu ELOLONGUE Thomas, elle devrait saisir le juge civil
pour demander un duplicatum n°2, si tant est que ces actes existent et étaient authentifiés
par devant notaire. C’est du moins l’esprit du législateur foncier. Au lieu de demander
l’annulation d’un acte administratif régulièrement établi.

Que la mission d’enquête contradictoire convoquée le 22 Octobre 2024 dernier distrait


vos efforts et l’expertise de vos cadres. Que certains membres de la Chefferie de Bonamouang
aurait perçu des motivations d’un dénommé FOKOUA qui agirait pour le compte de
l’entreprise MACAT pour orchestrer cette supercherie, la 3 e du genre, car il y’a deux ans une
mission d’enquête était toujours ici pour le même fond le retrait du titre foncier mère1359/W,
s’étant vu débouté par vos Services, ils entreprennent cette ultra tentative de vouloir faire
annuler le titre foncier 19259/W par des manœuvres dolosives.

Nous venons par ces faits porter à votre haute attention ces manœuvres qui se
déroulent dans le but de vous induire en erreur et espérons vivement que le titre foncier de
notre défunt père que nous attendons sécuriser reste inaliénable.

Considérant votre Haute personnalité, veuillez agréer Excellence Monsieur le Ministre


l’expression de notre respect distingué.

Respectueusement

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