LES RISQUES NATURELS
DÉFINITIONS,
PRÉVENTION ET GESTION
Cours Module Géologie Environnementale
Master GAPRN
Prof. Mustapha MOUFLIH
2020-2021
PLAN
• INTRODUCTION
• GENERALITES
• METHODES DE PREVENTION ET DE GESTION
• CAS DU MAROC
DÉFINITIONS
Un risque naturel implique l'exposition des populations humaines et de leurs infrastructures à
un évènement catastrophique d'origine naturelle.
On y distingue principalement : les avalanches, les feux de forêt, les inondations, les mouvements de
terrain, les cyclones, les tempêtes, les séismes et éruptions volcaniques mais aussi les raz de marées, les
invasions d'insectes nuisibles, les sécheresses prolongées...
On parle de risque majeur lorsque les dégâts et le nombre de victimes sont importants.
Cas d’un tsunami (onde marine exceptionnelle déclenchée par un soudain déplacement du
plancher océanique) l’ampleur des dégâts sont catastrophiques.
Scientifiquement Risque = f (Aléa, Enjeux) الرهانات/ الخطر
L’ALEA est la manifestation d'un phénomène d'occurrence et d'intensité
données susceptible d’engendrer des dommages. Il représente un évènement
menaçant ayant une probabilité d'occurrence dans une région au cours d'une
période donnée.
C’est donc le phénomène naturel ou le danger immanent à une situation, ou
un matériau dans les risques technologiques. L’aléa est qualifié par l’intensité
du phénomène et son occurrence prévisible.
Les ENJEUX sont tout ce qui a un prix aux yeux de la société: biens
économiques, matériels, sociétaux, immobiliers, mobiliers, vies humaines,
valeurs culturelles et architecturales…
Un RISQUE est la conjugaison et la confrontation des deux choses, c’est un aléa face à un
enjeu (par ex. une tempête de sable en milieu désertique (sans infrastructure et présence
humaine) n’est pas un risque car il n’y a pas d’enjeu, alors qu’une importante inondation en
domaine urbain par exemple occasionne de nombreux dommages matériels et
économiques.
Une autre définition importante est celle de la VULNERABILITE car cette notion sert à
caractériser l’enjeu, c’est-à-dire, sa capacité à résister à un événement donné. La
vulnérabilité est la sensibilité d’un enjeu vis-à-vis d’un aléa donné.
Il traduit donc un degré de perte par une quantification des dommages infligés à une
région, en conséquence ou suite à un phénomène susceptible d'engendrer des victimes et
des dommages matériels.
La vulnérabilité dépend :
• des connaissances préalables du phénomène (information préventive)
• des caractéristiques du phénomène (intensité, rapidité, étendue…)
• du comportement pendant le phénomène (éducation préventive)
• des conditions d’exposition ou au contraire d’abri (intérieur ou extérieur d’un
bâtiment, d’un véhicule, résistance du lieu refuge, obscurité, froid, sommeil)
• de l’importance des formations préalables aux premiers gestes de sécurité.
Types des Risques : Deux grands types de risques peuvent être identifiés :
• Risques naturels majeurs : avalanche, cyclone, incendie de forêt,
inondation, mouvement de terrain, séisme.
• Risques technologiques : accident industriel, accident nucléaire, rupture de
barrage, transport de matières dangereuses.
Les risques sont-ils prévisibles ?
Certains risques sont prévisibles tels que:
• Volcans
• Tempêtes
• Cyclones.
D’autres risques sont très difficiles à prévoir:
• Inondations
• Glissements et effondrement de terrains (fontis ou paléokarsts)
Un risque est complètement imprévisible:
• Les risques sismiques
La gestion des risques naturels :
La gestion des risques passe d’abord par un certain nombre d’étapes où il s’agit d’analyser le
processus de l’aléa (l’intensité, l’occurrence,…), de mesurer les caractères des enjeux qui sont
menacés.
Les quartes piliers de la gestion des risques :
• Information
• La protection
• La prévention وقاية
• La prévision تنبؤ
Rôle de l’information : est le développement de la culture du risque
• Information via la société civile, rôle des notaires.
• Information du locataire :
• Utilisation nouvelles technologies
• Entretenir la mémoire du risque
• Education et Formation aux risques
La prévention : est l’attitude ou l'ensemble de mesures à prendre pour éviter qu'une
situation ne se dégrade, ou qu'un accident, une épidémie ou une maladie ne
survienne.
Quelques exemples d’actions de prévention des risques :
• Établissement des plans de prévention des risques (PPR)
• des dispositifs concernant l’alerte,
• la gestion des crises et l’organisation des secours
• planification des moyens d’intervention,
• mise en place des cellules de crise et un dispositif de protection civile ;
• une évaluation des coûts induits et des modes d’indemnisation ;
• une sensibilisation et une éducation préalable des comportements du
public face aux catastrophes et aux risques.
La prévision : a pour but de définir et de localiser le danger, et d'indiquer dans quelle limite de
temps il peut affecter la population et les aménagements.
On peut citer par exemple :
• Météorologie
• Augmentation progressive de la température
• Système de prévision et d’alerte contre les crues (SPAC)
• Surveillance des épanchements magmatiques
• Acridiens (le cycle de vie des criquets pèlerins)
• Évolution de la fracturation
Elle affirme également le fait que cette politique s’inscrit nécessairement dans un processus
itératif (répétitif) et éventuellement incrémental (par étapes) de réduction de la vulnérabilité d'un
territoire.
Exemple de boucle de gestion de risque:
URL : [Link] ; DOI : 10.4000/eps.7033
Les principales phases du cycle de gestion d’un risque d’inondation
La phase « pré-catastrophe », ou de fonctionnement normal du territoire au
cours de laquelle sont mises en œuvre des mesures, structurelles ou non, de
prévention. L'objectif principal est de sensibiliser et préparer les
populations et les autorités responsables, mais aussi d'adapter les bâtiments
et infrastructures à une éventuelle catastrophe. Ces mesures de prévention
visent à agir sur l'aléa lui-même, par la réalisation d'ouvrages d'évitements,
ou sur la vulnérabilité des enjeux exposés, par des mesures constructives,
organisationnelles ou encore des délocalisations.
La phase « catastrophe », ou de gestion de la crise, quant à elle, remplit des objectifs
de mise en sécurité des personnes, prioritairement, et des biens (mobiliers,
immobiliers, infrastructures, etc.) dans un second temps. La crise correspond à la perte
de la maîtrise de l’événement déclencheur et des conséquences par les organisations,
quand bien même elles y seraient préparées.
La phase « post-catastrophe », est décrite avec un vocabulaire abondant : «
reconstruction », « reconstruction territoriale », « réhabilitation », « relèvement », « retour
à la normale ». Dans tous les cas, son objectif est de parvenir à un état stable après
avoir assuré le fonctionnement du système en mode dégradé.
METHODE D’ANALYSE
ET DE GESTION DU RISQUE D’INNONDATION
Principes et notion de « Risque d’inondation »
a. L’aléa
b. La vulnérabilité
Les enjeux
Le risque d’inondation
1. L’analyse préalable
[Link] bassin de risque
[Link] périmètre d’étude
4. Le recueil des données
5. La collecte des données
6. La cartographie informative
7. Comment déterminer l’aléa inondation?
A. L’aléa
B. L’aléa de référence
C. Caractérisation des niveaux d’aléas
8. Evaluation des enjeux
L’aléa inondation est défini comme la probabilité que le
phénomène d’inondation d'une intensité donnée puisse se
produise en un lieu déterminé. Quatre paramètres principaux
sont nécessaires pour qualifier l'aléa inondation :
• La période de retour de crues,
• La hauteur et la durée de submersion,
• La vitesse du courant,
• Le volume de matière transportée.
L’INONDATION ??
L’eau habituellement cantonnée dans le lit des rivières, des ruisseaux, des torrents, ou
présente dans le sous-sol sous forme de nappe, va de manière progressive ou parfois
brutalement occuper de nouveaux espaces colonisés par la végétation ou par l’homme
pour son habitat et ses activités …
L’inondation apparaît dès lors comme une forme
de conflit pour l’occupation
de l’espace entre les occupants habituels de cet espace et l’eau.
Face à cette situation, l’homme a adopté plusieurs stratégies : contenir l’adversaire avec des
remparts (digues), éviter le conflit en abandonnant le terrain, accepter l’éventualité du
conflit en se donnant le cas échéant les moyens de l’anticiper.
La crue est un phénomène naturel et saisonnier qui correspond à une
augmentation rapide et temporaire du débit d'un cours d'eau qui ne provoque
pas de perturbations majeures lorsque son ampleur est modérée. Elle est décrite
à partir de trois paramètres : le débit, la hauteur d'eau et la vitesse du courant.
Les caractéristiques des précipitations (extension, intensité, durée) et des bassins
versants peuvent donner lieu, selon les cas, à trois types de crues caractérisées en fonction
du mode de propagation de l'onde de crue :
• les crues simples (pluies intenses de courte durée affectant généralement l'ensemble
du bassin),
• les crues multiples (précipitations se succédant à un intervalle de temps inférieur au
temps de réponse le plus long du bassin, ou pluies de longue durée), et
• les crues complexes, juxtaposant les deux types de crues précédents.
A côté des débordements d'un cours d'eau, directs ou indirects (contournement d'un ouvrage,
fonctionnement d'un déversoir), d'autres manifestations peuvent se manifester comme:
- Les remontées de nappes,
- Les ruissellements résultant de fortes pluies d'orages sur des petits bassins versants (mise
en charge des talwegs en milieu urbain),
- Les inondations par rupture d'ouvrages de protection (brèches dans les digues),
- Les inondations estuariennes résultant de la conjonction de fortes marées, de situations
dépressionnaires et de la crue des fleuves.
Conséquences des inondations sur l’homme
Les effets sanitaires se répartissent en trois catégories, selon le moment où ils surviennent :
- Effets cours, moyen et long terme, avec des effets directs et indirects sur la santé.
- Ces effets peuvent être particulièrement dévastateurs sur les personnes déjà vulnérables,
telles que les enfants, les personnes âgées, les handicapés et les personnes à faible revenu
qui nécessitent une attention particulière
1. Effets directs sur la santé
Les plus significatifs sur la santé de l’homme se manifestent durant l’inondation on distingue:
− La mortalité due à la noyade, aux crises cardiaques et aux blessures,
− Blessures (entorses/foulures, lacérations, contusions, etc.)
2. Les effets indirects sur la santé
− Les maladies infectieuses et parasitaires (L’incidence de maladies infectieuses en
période d’inondation est très importante en cas de dommages au réseau d’assainissement
(stagnation des eaux usées) et celui de l’eau potable (infiltration d’eaux usées dans le
réseau).
− État de stress post-traumatique ( Ces troubles peuvent persister des mois voire des
années après l’événement.).
Manifestation à l’échelle de la planète
La moitié des catastrophes naturelles mondiales sont des
inondations. Ces catastrophes résultent de phénomènes naturels
périodiques comme la mousson ou el niño, d'autres sont
le fait de circonstances particulières (cyclones ou tornades,
typhons, orages violents) et sont aggravées par les dérèglements
climatiques.
Mesures internationales de prévention des inondations
Il existe une collaboration internationale dans le domaine de la gestion de l’eau grâce à des
instruments internationaux. En particulier, la Convention de 1992 de la CEE-ONU3* sur la protection et
l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux et son Protocole sur l’eau et la
santé, qui encourage « la coopération à l’échelon international en ce qui concerne : … l’octroi d’une
pour faire face aux épisodes et incidents de
assistance mutuelle
maladies liées à l’eau et aux menaces importantes de tels
épisodes et incidents, notamment à ceux résultant de
pollutions de l’eau ou de phénomènes météorologiques
extrêmes »4*.
3* La Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (CEE), l'une des cinq commissions régionales de l'Organisation des Nations Unies, a été
créée en 1947. C'est une instance régionale permettant aux gouvernements d'Europe, d'Amérique du Nord, d'Asie centrale et d'Israël d'étudier les
problèmes économiques, environnementaux et technologiques de la région et de formuler des recommandations sur les voies à suivre.
4* Article 12 et alinéa d) de l’article 12.
GENERALITES SUR LES INONDATIONS
Quel est le processus conduisant aux crues et inondations ?
1. L’eau mobilisable
2. Le ruissellement
3. Le temps de concentration (ou durée caractéristique)
4. La propagation de la crue
5. Le débordement
6. L’influence des facteurs naturels
L’influence des facteurs naturels
Typologie des inondations
1. Les inondations lentes (ou inondations de plaine)
2. Les inondations rapides
3. Les inondations par ruissellement urbain
4. Les types particuliers d’inondations
- Inondations par refoulement du réseau
d’assainissement pluvial
- Inondations par remontée de nappe
- Inondations par submersions marines
Gestion du risque inondation
1. La prévision
2. La prévention
3. L’organisation des secours
4. L’indemnisation
Gestion du risque inondation
L'inondation est un risque prévisible dans son intensité, mais il est difficile de connaître
le moment où il se manifestera. La prévention des risques et la protection des
populations nécessitent que soient prises des mesures collectives et des mesures
individuelles.
La prévision regroupe l’ensemble des dispositions à mettre en œuvre pour réduire l'impact
d'un phénomène naturel prévisible sur les personnes et les biens. L'inondation est un risque prévisible
dans son intensité, mais il est diff icile de connaître le moment où elle se manifestera.
L'amélioration de la prévision des crues passe ainsi par :
• la mise en place d’un réseau de surveillance météorologique permettant de mesurer les
pluies couvrant les zones à risque ;
• la mise en œuvre de modèles performants de prévision des crues ;
• la mise à disposition des autorités locales d'une information plus compréhensible et plus
fiable.
La prévention regroupe l'ensemble des dispositions à mettre en œuvre pour réduire
l'impact d'un phénomène naturel prévisible sur les personnes, les biens et l’environnement. En
matière d'inondation, il est difficile d'empêcher les événements de se produire. De plus, les
ouvrages de protection collectifs, comme les digues, ne peuvent garantir une protection
absolue. En conséquence, le meilleur moyen de prévention contre les risques d'inondation est
d'éviter d'urbaniser les zones exposées. Pour autant, de nombreuses
habitations et zones d’activités existent déjà dans ces zones.
- Réduire la vulnérabilité
- Anticipation de la crise
- Réduction de la gravité des crues torrentielles
- Prise en compte du risque inondation dans l’aménagement (exemple : barrage-seuil,
- L’information préventive plage de dépôt …).
- Processus d’alerte Exemple : reforestation
La prévention en matière de crues
torrentielles consiste à effectuer des
travaux de correction active ou
passive pour réduire le transport
solide en provenance du lit et du
bassin versant
L’organisation des secours
Les secours ont pour mission la protection des personnes menacées et des zones
habitées ou aménagées. Il est donc nécessaire d’effectuer une intervention rapide et
efficace :
• alerte et mobilisation des moyens (Plan d’Urgence),
• organisation de la chaîne des secours (de la détection à la médicalisation), etc.
• application des consignes de sécurité spécifiques au risque d’inondation.
Rq: En général, la seule solution pour les secours est d’évacuer les victimes, vers les
hôpitaux des grandes villes. En effet, seule peut intervenir efficacement une organisation
solide disposant de moyens de transport importants (camions, ambulances,
hélicoptères), et d’un service médical avec des formations chirurgicales légères sous
tente.
L’indemnisation
Dans certains pays, les préjudices causés par les inondations figurent parmi
les risques assurables et peuvent donc faire l'objet d'un dédommagement, au
titre du régime de l'assurance inondation.
LE RISQUE D’INONDATION AU MAROC
Le phénomène inondation au Maroc
Typologie des crues au Maroc
1. Crues lentes des grands cours d'eau
2. Crues rapides des affluents principaux des grands cours d'eau
3. Crues rapides des oueds côtiers
4. Crues semi rapides des moyens bassins de plaine avec écoulement en nappe
5. Crues torrentielles des petits bassins de montagne
6. Crues pluviales «urbaines»
La protection contre les inondations
1. Différents types de protection
2. Le Plan National pour la Protection Contre les Inondations
4. Evaluation hydraulique de l’aléa
A. Hydraulique de Type 2. Dans le cas des sites de type 1 et 5
B. Hydraulique de Type 3 ou 4
La gestion du risque inondation au Maroc
1. Le réseau d’annonce de crues
2. L’alerte
Mise en place des cellules d’intervention et du plan de sauvegarde
La Cellule de Crise (CdC) peut être déclenché :
• De la propre initiative du Maire ou du wali, dès lors que les renseignements
reçus par tout moyen ne laissent aucun doute sur la nature de l’événement ; il en
informe alors automatiquement l’autorité préfectorale
• A la demande de l’autorité préfectorale
La cellule décisionnelle est composée du wali et/ou Préfet wali et/ou Maire, des
adjoints autorités et des responsables de services techniques et de secours:
- elle coordonne l’intervention des autres cellules ;
- elle leur donne des instructions en fonction de l’évolution de la situation ;
- elle diffuse des messages auprès de la population, des autorités, des médias
et des autres cellules.
L’objectif du PCS (Plan Communal de Sauvegarde) est de mettre en œuvre une
organisation prévue à l’avance au niveau communal (testée et améliorée régulièrement)
en cas de survenance d’évènements graves afin de sauvegarder des vies humaines,
diminuer les dégâts et protéger l’environnement. L’organisation va en fait coordonner les
moyens, services … existants pour optimiser la réaction en créant la Cellule de Crise
(CdC).
La cellule opérationnelle est constituée de responsables de services communaux
(techniques, voirie), de pompiers, de personnel de secours, de gendarmerie et de
police… :
- elle évacue la population et la conduit à l’abri ;
- elle informe le Wali/maire de l’état de la situation (montée des eaux, travaux
mis en œuvre pour contrôler la crue, déroulement des évacuations…)
- elle met en place des itinéraires de contournement ;
- elle installe des barrages de sécurité contre la montée des eaux ;
- elle met en place des balisages d’isolation des zones dangereuses et des
interdictions d’accès routier et piéton.
La cellule logistique est constituée de bénévoles et de personnel communal et de
secours :
- elle accueille les sinistrés évacués dans un lieu sécurisé ;
- elle assure le ravitaillement en eau potable, nourriture, couvertures,
vêtements secs ;
- elle prend en charge les personnes sur le plan matériel et psychologique.
Après l’événement :
- Le préfet organise la remise en état de la commune avec l’aide des services communaux :
- relogement des sinistrés ;
- nettoyage des rues et des bâtiments ;
- réapprovisionnement de la commune ;
- aide administrative des sinistrés (déclaration d’assurance, expertise, demande
d’indemnisation…).
En cas d’événement exceptionnel, si le maire n’est plus en mesure d’assurer ses
responsabilités faute de moyens ou en raison de la gravité de la situation, il doit faire appel au
représentant de l’Etat dans la région.
Gestion de crise
Étape n°1 : La crise
- Mise en sécurité des biens et des personnes
- Recherche des disparus
- Déclenchement du Plan d’urgence ou autres plans
Étape n°2: La phase de post-crise immédiat après crise (durée une semaine à
quelques mois)
- Rétablir les principaux services et les fonctions économiques
- Maintien du plan d’urgence
- Début d'évaluation des dégâts
Étape n°3: La phase post-crise à plus long terme (plusieurs mois ou plusieurs années)
- Évaluation et chiffrage précis des dégâts
- Reconstruction plus ou moins longue. Financement
Préparation à la gestion de crise
• Planification : (dispositions générales et spécifiques)
• Entraînement (exercices)
Formation et réunion d'information au niveau local
Renforcer la préparation à l'échelle locale au plus près des populations
Faire de chaque citoyen un acteur de sa sécurité
Aides
Moyens Nationaux
Ministère de l’intérieur
Internationaux
Moyens Locaux Mise en place
Elus et Communes Mise en œuvre
Différents niveaux d'intervention
région
Préfet de Zone Le Wali et le Président de
Moyens Préfectures Moyens Régions
Retour d’expérience
• Documenter les événements
• Tirer les leçons en ce qui concerne la prévention
– missions nationales pour événements importants
– missions locales
• Améliorer et actualiser les statistiques
– introduire la valeur des dommages
La Directive relative à l'évaluation et à la gestion des risques d'inondation qui a
profondément influencer la stratégie de prévention des inondations en Europe, puisqu’elle impose
la production de plan de gestion des risques d’inondations sur des bassins versants sélectionnés
au regard de l’importance des enjeux exposés.
L'échelle de gestion des risques d'inondation : les bassins hydrographiques (ou portions de
bassin hydrographique). Cette échelle implique une coordination internationale sur les bassins
transfrontaliers.
La méthodologie de gestion des risques en 3 étapes
1-L'évaluation préliminaire des risques d'inondation, qui comprend en particulier une description
des aléas et des enjeux pour la santé humaine, l'environnement et l'activité économique sur le bassin
concerné.
2-La cartographie des zones inondables et des dommages susceptibles d'être causés par les
inondations. Ces cartes devront faire figurer 3 scénarios : une inondation de période de retour 10 ans,
une inondation de période de retour 100 ans et une inondation extrême. Les cartes feront figurer les
niveaux d'eau anticipés ainsi que la vitesse du courant. Les dommages seront exprimés selon 3
indicateurs : le nombre d'habitants potentiellement touchés, les dommages économiques potentiels
dans la zone, les dommages potentiels causés à l'environnement.
3-La réalisation de plans de gestion des risques d'inondation, à l'échelon du district
hydrographique. Ces plans doivent faire intervenir une stratégie globale de réduction du risque, basée
sur la prévention, la protection et la "préparation aux situations de crise".
Des procédures :
• La participation du public à l'élaboration des plans de gestion des risques d'inondation La
Directive va bouleverser assez profondément les pratiques marocaines dans les cinq ans à
venir et demander une mobilisation de moyens humains et financiers qui pourraient ne pas
être négligeables. En effet, elle demande plusieurs approches que le Maroc n’a pas
intégrées dans sa politique actuelle.
Recommandations :
• Il faut donc revoir en profondeur les modalités actuelles de cartographie des
inondations. Les cartes des risques d’inondation montrent les conséquences négatives
potentielles exprimées au moyen des paramètres suivants:
• le nombre indicatif d’habitants potentiellement touchés;
• les types d’activités économiques dans la zone potentiellement touchée;
• les installations classées.
NB: Il faut que vos pratiques de cartographie actuelles prennent en compte ces
paramètres.