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Cours de Controle de Gestion Et Audit l2 Gestion 2018

Le cours de contrôle de gestion vise à fournir aux étudiants des compétences essentielles pour établir des prévisions budgétaires, analyser les écarts et mettre en place un système de contrôle de gestion au sein d'une entreprise ou d'une organisation. Il couvre des notions de comptabilité générale et analytique, ainsi que des applications pratiques dans le système de production et les grandes fonctions de l'entreprise. Le contenu du cours est structuré en quatre parties, incluant l'introduction au contrôle de gestion, l'application dans la production, la mise en place d'un contrôle de gestion, et les tendances futures dans ce domaine.
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Cours de Controle de Gestion Et Audit l2 Gestion 2018

Le cours de contrôle de gestion vise à fournir aux étudiants des compétences essentielles pour établir des prévisions budgétaires, analyser les écarts et mettre en place un système de contrôle de gestion au sein d'une entreprise ou d'une organisation. Il couvre des notions de comptabilité générale et analytique, ainsi que des applications pratiques dans le système de production et les grandes fonctions de l'entreprise. Le contenu du cours est structuré en quatre parties, incluant l'introduction au contrôle de gestion, l'application dans la production, la mise en place d'un contrôle de gestion, et les tendances futures dans ce domaine.
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1 | Dr Jean Hélène Kitsali Katungo, Module 1 notes du cours de contrôle de gestion, L2 GF, Marketing et

GRH, UNILI, 2012 - 2013

CONTROLE DE GESTION
A. OBJECTIF COURS.

Après que l'étudiant en économie ait été mis en possession des éléments de la Comptabilité
Générale (Elémentaire et Approfondie) en premier graduat, de la Comptabilité des Sociétés en
deuxième Graduat et de la Comptabilité Analytique en Troisième Graduat, il est indispensable, au
niveau de la licence, que ce dernier ait des notions sur le Contrôle de gestion.
En effet, la comptabilité est généralement définie comme étant un système
d'enregistrement, d'analyse et de mesure des faits économiques.
Lorsqu' elle est appliquée à la nation, la comptabilité est dite « NATIONALE » et elle enregistre,
analyse et mesure les faits économiques de la nation sous Forme d'agrégats globaux.
Tandis que lorsque la comptabilité est appliquée au niveau de l'Entreprise, on parle de la
ENTREPRISE. La comptabilité d'entreprise est subdivisée en deux branches
principales : La Comptabilité Générale et la Comptabilité Analytique.
La comptabilité Analytique a donné lieu à la comptabilité prévisionnelle ou budgétaire,
qui constitue la plaque tourna Entreprise. C'est pourquoi, à la fin de
ce cours de contrôle de gestion, l'étudiant doit être capable, au sein d'une entreprise ou de toute
autre organisation (Administration publique,
ONG, projet, etc.) de :
Etablir les prévisions budgétaires pour définir et valoriser des objectifs ;
Elaborer les standards ;
Calculer et Constater les écarts entre les prévisions et les réalisations ;
Analyser et interpréter les écarts constatés pour engager à temps des actions correctives.
Mettre en place un système de contrôle de gestion.

B. CONTENU DU COURS.

Ce cours de contrôle de gestion comprend fondamentalement quatre parties,


, cette première partie du cours rappelle; quelques notions de comptabilité
générale et de comptabilité analytique. Elle définit le contrôle de gestion ainsi que le rôle du
contrôleur de gestion. Enfin, elle donne les conditions de réussite du contrôle de gestion.
La deuxième partie du cours évoque dans un premier temps le contrôle de gestion
appliqué au système de production de l'entreprise (standards et analyse des écarts relatifs à la
production). Ensuite, le contrôle de gestion est élargi aux grandes fonctions de l'entreprise à travers
le processus budgétaire.
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La troisième partie est axée sur le processus de mise en place d'un contrôle de gestion
au sein d'une entreprise.
La quatrième partie enfin parle des tendances récentes et de l'avenir du contrôle de
gestion.
C. PREREQUIS.
Ce cours prolonge les enseignements de première année de graduat en comptabilité
générale et de troisième année de graduat en Comptabilité analytique. L'étudiant doit donc maîtriser
les connaissances de base dans r:es deux disciplines (lecture et compréhension des documents de
synthèse, calcul et analyse des coûts, coûts complets, coûts partiels).

D. PLAN DU COUR.S.

I. INTRODUCTION.
I.1. Rappel de quelques notions de comptabilité générale.
I.2. Rappel de quelques notions de comptabilité analytique.
I.3. Le contrôle de gestion.
I.4. Le rôle du contrôleur de gestion.
I.5. Les conditions de réussite du contrôle de gestion.
II. LE CONTROLE DE GESTION APPLIQUE AU SYSTEME DE PRODUCTION ET
AUX GRANDES FONCTIO NTREPRISE.
II.1. Budgets et standards
II.1.l. Elaboration et suivi des coûts de revient standards
II.1.2. Les budgets
II.2. Constatation des écarts
II.2.1. Niveau de constatation des écarts
II.2.2. Constatation des écarts sur matières
II.2.3. Constatation des écarts sur main -
II.2.4. Constatation des écarts sur frais
II.3. Analyse des écarts
II.3.1. Ecarts sur matières
II.3.2. Ecarts sur main-d
II.3.3. Ecarts sur frais
II.3.4. Diffusion des résultats de l'analyse aux responsables
III. Comment mettre en place un contrôle de gestion
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IV. Les tendances récentes et l avenir du contrôle de gestion

E. BIBLIOGRAPHIE

1. Margerin, J., Gestion budgétaire, SEDIFOR, Paris, 1992


2. Alazard, C., et Separi, S., Le contrôle de gestion, DUNOD, 4éme " édition, paris, 1998
3. Gervais, M., Contrôle de gestion par le système budgétaire, VUIBERT', SD
4. Bouquin, H., Contrôle de gestion, PUF, Paris, 1990
5. C. et C. Reaulet, Comptabilité analytique et contrôle de gestion, DUNOD, Paris, 1998
6. Margerin, J. et Ausset, G., Comptabilité analytique : outil de gestion et aide à la décision,
SEDIFOR, Paris, l994
7. Mazars, R., Calcul et contrôle des prix de revient, (coll. Ce qu'il vous faut savoir),
MASSON, Paris, 1984
SONGO SONGO, N., cours de comptabilité générale, 2 Edition, PUL, 2002
MOTA, E., Notes de cours de contrôle de gestion et gestion budgétaire, UNILU, Faculté des
sciences économiques, 2003-2004

I. INTRODUCTION.

I.1. Rappel de quelques notions de comptabilité générale


I.1.1. La Comptabilité et le cadre institutionnel.

La comptabilité est un système d'enregistrèrent, d'analyse et de mesure des faits


économiques.
La comptabilité a ses sources du droit et ses principes de hase immuables consignés dans
des plans comptables nationaux et ou régionaux.
Les sources du droit comptable sont le droit commercial, 1e code des contributions, le code
du travail, le code de sécurité sociale, les lois, décrets-lois et règlements, ainsi que les cas de
jurisprudence introduits par le CPCC, NPP, la FEC, etc.
Parmi les principes comptables nous pouvons retenir :
le principe de la continuité de (le going concern),
le principe de coûts historiques,
le principe de l'indépendance ou de la spécialisation des exercices,
le principe de la prudence,
le principe de la permanence des méthodes,
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le principe de la sincérité, et autres (le principe de régularité, le Príncipe de fidélité, le


principe de bonne information, le principe de non - compensation, [e principe de l'importance
relative, le principe de la fixité du capital, le principe de la partie double).
I.1.2. L'entreprise
L'entreprise, en comptabilité, est considérée comme une Unité ou un Organisme
financièrement indépendant produisant pour le marché des biens ou des services. Compte tenu de la
diversité des organismes auxquels s'applique le nom d'entreprise, leur classification est faite en
fonction des critères variés dont les plus usuels sont les suivants :
Du point de vue de leur objet social (secteur ou domaine d'activité), on distingue les
entreprises commerciales, les entreprises industrielles, les entreprises des services et les entreprises
agricoles.
Du point de vue de leur nature juridique, on parle des entreprises privées (individuelles
ou sociétaires) et des entreprises publiques ou semi-publiques (sociétaires).
Du point de vue de leur dimension ou taille, on parle des petites entreprises, des
moyennes entreprises et des grandes entreprises.
I.1.3. Le patrimoine de l'entreprise.
C'est l'ensemble monnayable des biens, créances et dettes d'un agent économique. Ainsi,
qu'il s'agisse des entreprises individuelles ou des entreprises sociétaires, il est absolument
indispensable de distinguer du point de vue comptable, le patrimoine de l'entreprise de celui du
propriétaire ou des associés.
Les droits ou les obligations liés à l'activité de l'entreprise doivent impérativement être
dissociés de ceux qui concernent la vie privée du propriétaire ou des associes.
L'importance du patrimoine de l'entreprise détermine l'importance de .
I.1.4 Les règles d'évaluation du patrimoine de l'entreprise.
Il s'agit des règles suivant lesquelles le patrimoine (biens, créances et dettes) de l'entreprise
est inscrit en comptabilité. En effet, la valeur d'une entreprise ne peut être déterminée à une date
donnée que si son patrimoine est évalué.
Dans la pratique comptable en République Démocratique du Congo, les évaluations se
fondent généralement sur les coûts historiques partiellement corrigés par divers redressements en
fonction des données d'inventaire et parfois ajustés aux conditions économiques du moment grâce à
la réévaluation. Limitons-nous ici aux éléments dont l'évaluation prête à confusion.
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a) Evaluation des immobilisations.


les immobilisations achetées sont évaluées à leur coût direct d'achat (prix d'achat plus
les frais d'achat)
les immobilisations apportées sont inscrites en comptabilité à leur valeur d'apport.
Les immobilisations fabriquées par l'entreprise pour elle-même sont évaluées à leur coût
réel de production.
b) Evaluation des titres et effets de commerce.
En termes comptables, nous entendons par titres: les actions ou parts sociales, les
obligations et les bons de trésor ; et par effets de commerce : la lettre de change, le billet à ordre, le
warrant, le chèque et les billets de fonds.
Les titres et effets achetés sont éva des frais
accessoires d'achat ;
Les titres et effets apportés sont inscrits en comptabilité à leur valeur d'apport telle
qu'elle figure dans la convention d'apport.
c) Les valeurs d exploitation (ou stocks)
En cas d'inventaire permanent :
Au moment d'entrée en stocks
Les marchandises, matières premières et fournitures : au coût direct d'achat.
Les produits semi-ouvrés, produits finis, produits ou travaux en cours : au coût de
production.
Les déchets et rebuts : au cours du marché au jour de l'entrée en stocks s'ils ont un marché
ou à leur valeur probable de réalisation s'ils n'ont pas de marché.
Les emballages commerciaux : au coût direct d'achat s'ils sont achetés ou au coût de
produc entreprise.
Lors de sorties de stocks.
s'agit de corps certains (c'est-à-dire de biens ou lots distinctement individualisés) : à leur
valeur d'entrée.
. s'agit de corps fongibles ou interchangeables, c'est selon l'une des trois méthodes ci-
après : Méthode du coût unitaire moyen pondéré, méthode FIF'O (first in, first out) et la
méthode LIFO (last in, first out).

Les stocks sont en principe évalués au coût unitaire moyen pondéré ;


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Cependant, en cas d'épuisement total de tel ou tel bien en stocks au cours de la période, la
valeur à appliquer est alors le coût unitaire moyen pondéré des entrées depuis la dernière
annulation du stock.
d) Les créances et les dettes.
Concernant les créances et les dettes, elles sont tout simplement inscrites à leur valeur
initiale de la convention entre les deux parties au contrat, sauf si des clauses particulières stipulent
par exemple qu'elles sont indexées à un coefficient ou indice quelconque, ou encore au taux de
change entre le franc congolais et une devise étrangère quelconque.
I.1.5. Le compte.
a) Notion.
Tous les renseignements sur chaque bien, chaque créance, chaque dette de l'entreprise sont
inscrits en comptabilité sur des fiches appelées « comptes ».
Le tracé du compte n'est pas standardisé. Mais dans la pratique, un compte se présente
classiquement comme suit :

N° ET INTITULE DU COMPTE
DEBIT CREDIT
Date Libelle Sommes Date Libelle Sommes

Les règles de fonctionnement des comptes. (Voir cadre de compte P.C.G.C. ou le Syscohada)

Ces règles sont groupées en deux catégories principales :


Les comptes de patrimoine (Biens, créances et dettes)
Les comptes des biens et créances sont débités de leur valeur initiale et de leurs
augmentations et crédités de leurs diminutions. Ces comptes ont normalement un solde
débiteur ou nul.
Les comptes des dettes sont crédités de leur valeur initiale et de leurs augmentations et
débités de leurs diminutions. Ces comptes ont normalement un solde créditeur ou nul.
Les comptes de charges et produits.
Les comptes de charges sont débités des augmentations et crédités des diminutions.
Leur solde est toujours débiteur ou nul. Le solde débiteur est viré aux comptes de
résultat.
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Les comptes de produits sont crédités des augmentations et débités des diminutions.
Leur solde est toujours créditeur ou nul. Le solde créditeur est viré aux comptes de
résultat.
REMARQUE :
Un des buts de la comptabilité est de déterminer, à la fin d'une période, le résultat
(bénéfice ou déficit) découlant de l'activité de l'entreprise pendant cette période. Ce résultat peut
être obtenu :
soit par la différence entre produits moins charges
soit par la différence entre (biens plus créances) moins dettes.
Les comptes de patrimoine sont appelés comptes de bilan, et les comptes de charges et
produits sont appelés comptes de gestion.
c) Le principe de la partie double.
L'énoncé de ce principe est que toute opération comptable est portée, à la fois et pour un
montant égal, au débit d'un (ou plusieurs) compte et au crédit d'un (ou plusieurs) autre compte.
Toute opération comptable intéresse ainsi au moins deux comptes; (un compte qui est débité, un
autre qui est crédité) d'un égal montant. On ne peut jamais avoir un débit sans crédit
I.1.6 Système comptable de base ou système classique.
a) Le journal.
Le journal est un registre obligatoire de base de comptabilité qui est tenu au jour le jour et
qui contient l'analyse comptable de chaque r:pération. Les opérations sont enregistrées sur le journal
conformément au principe de la partie double.
Le tracé du journal n'est pas standardisé ; mais tout tracé doit compter au moins les
éléments suivants : la date de l'opération, les noms et numéros du ou des comptes débité et crédité,
les sommes à porter au débit et au crédit des comptes et le libellé ; l'égalité entre les débits et les
crédits est permanente. Notons que le journal est tenu à partir des documents ou pièces
justificatives.
b) Le Grand-livre.

Le grand-livre est l'ensemble des comptes fonctionnant au sein de l'entreprise. est


qu'à partir du journal que les opérations sont reportées dans les comptes groupés dans le Grand-
livre, tenu lui aussi au jour le jour.
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c) La Balance.

est le relevé synoptique des comptes qui sert à la fois pour le contrôle
arithmétique des sommes enregistrées dans le compte et qui renseigne le Chef d'entreprise sur la
position des soldes de ses comptes à une date donnée.

Ainsi, la Balance revêt un double intérêt : elle constitue un moyen d contrôle des
enregistrements effectués et sert également d'instrument de gestion. On distingue trois types de
balance : la balance à quatre colonnes ; la balance à six colonnes et la balance à huit colonnes.

à partir du Grand-livre qu'on établit périodiquement une balance. Ainsi, l'ensemble


Journal, Grand - Livre et Balance forme le système comptable de base appelé système classique.

En dehors de ce système il existe le système centralisateur (avec une comptabilité


auxiliaire et une comptabilité centralisatrice) et les systèmes évolués (système: par décalque et les
systèmes informatiques).

1.1.7. Cheminement e

La durée du cycle fiscal ou légal d'exploitation est en principe d'une année. La fin du cycle
entraîne une série des travaux dont les plu inventaire.

Il s'agit de :

travaux d'inventaire physique ou extra - comptable,

travaux d'inventaire comptable.

a) Travaux d inventaire physique ou extra - comptable.

L'inventaire ph haque élément patrimonial, de


déceler les dépréciations subies par l'entreprise et ainsi de mettre la comptabilité en concordance
avec la réalité économique. Cet inventaire donne lieu à l'établissement des listes individuelles des
éléments constitutifs de la situation réelle de l'entreprise. Ces listes constituent « Livres des
d'inventaire ».

b) Travaux d'inventaire comptable.

Ces travaux s'exécutent dans l'ordre chronologique suivant :


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A. l'établissement d'une balance avant inventaire physique, appelée aussi balance provisoire. Cette
balance reprend tous les comptes de la Comptabilité (classes 1 à 8). Elle est dressée pour une
vérification arithmétique de la comptabilité.

B. Le redressement en fonction des données d'inventaire physique en vue d'ajuster la situation


comptable à la situation réelle tout en respectant le principe de prudence. En vertu de ce principe
donc, il faut comptabiliser toutes les charges et pertes que peut subir l'entreprise, à savoir :

cas d'une perte certaine et définitive d'un bien amortissable ;


cas d'une perte certaine et définitive d'un élément non amortissable ;
cas d'une perte probable d'un bien ou d'une créance ;
cas d'une dépréciation continue et inéluctable dès l'acquisition d'un bien;
cas d'une charge ou perte probable non affectable à un bien ou une créance de
l'entreprise.
C. La Régularisation de certaines écritures et l'établissement de certaines charges en vertu des
principes de la continuité de l exploitation et de des exercices. (Fonctionnement du
compte 47 du PCGC)"
D. La détermination du résultat par virement en fin de période des solde des comptes de gestion
(classe 6 et 7) exploitation et hors exploitation dans les comptes de la classe 8 « soldes de gestion ».
Ces virements se font, selon le PCGC, par paliers successifs.

E. L'établissement d'une balance après inventaire, appelée aussi balance de clôture ou balance
définitive ou balance finale. Cette balance ne contient que les soldes des comptes de bilan (classes 1
à 5). Elle sert donc de base à l'établissement du bilan.

F. L'établissement des tableaux de synthèse: la communication de ces tableaux est obligatoire. Ils
sont au nombre de quatre :

- Le Tableau de Formation du Résultat (T.F.R.)

Ce tableau est une présentation par paliers successifs de la formation du résultat de l'entreprise au
cours d'une période et permet la détermination du cash-flow.

- Le Bilan.

Le bilan est une présentation privilégiée de la situation patrimoniale de l'entreprise ou


mieux encore une photographie à un moment donné de tout ce que l'entreprise possède (biens et
créances) et de tout ce qu'elle doit (dettes). Il est dressé à partir de la balance après inventaire.
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Techniquement, le bilan peut être défini comme une présentation ordonnée de la balance
de clôture où les soldes des comptes sont rangés clans un tableau, sous forme d' un grand T, ayant
deux côtés égaux en valeur, le côte gauche appelé « ACTIF », le côté droit « PASSIF ». L'Actif
reprend les biens et créances de l'entreprise tandis que le Passif, comprend les dettes de celle-ci.

Selon les dispositions du PCGC, les différentes rubriques de l'actif sont classées par ordre
de liquidité croissante. Celles du passif le sont par ordre d'exigibilité croissante. Notons ici que pour
faire face à une insuffisance de la vitesse de circulation de certaines valeurs circulantes, de même
qu'aux aléas et risques de pertes qu'elles peuvent notamment subir en cas de dépréciation des stocks
ou des créances, et ne pas arriver à apurer l'exigible à court terme arrivé à échéance, la règle de
l'équilibre financier recommande à l'entreprise de se munir d'une marge sécurité appelée
« Fonds de roulement».

On distingue généralement le bilan de constitution (ou de fondation), les bilans


intermédiaires (en cours d'exercice), le bilan de fin d'exercice (ou bilan annuel d'exploitation), le
bilan de fusion et bilan d'apport, le bilan de liquidation, le bilan prévisionnel et les bilans fiscal et de
gestion (économique).

Le Tableau de Financement (TF.)

Le Tableau de Financement est un tableau qui permet de saisir les variations ayant affecté
les éléments actifs et passifs du patrimoine de l'agent économique. Il décrit la façon dont, au cours
d'un exercice, les ressources dont a disposé l'agent économique ont permis de faire face à ses
besoins.

I1 permet de raccorder de manière détaillée les bilans successifs et constitue une source
d'information synthétique à la disposition des analystes financiers.

Le Tableau Economique, Fiscal et Financier (T.E.F.F.)

C'est un document destiné à compléter les informations données par les agents
économiques et contenues dans les trois tableaux de synthèse décrits ci-dessus.

Le T.E.F.F. doit en particulier fournir par secteur d'activité, les données permettant l'étude
de la production, des consommations intermédiaires, des investissements et des moyens de
financement des agents économiques.
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G. des comptes de bilan : une fois les tableaux de synthèse établis, les comptes de
clos sont d' abord arrêtés et puis classés aux archives. Les comptes de gestion et résultat étant tous
soldés, l'arrêt des comptes ne concerne dans le cas présent que les comptes de bilan.

I.2. Rappel de quelques notions de comptabilité analytique


I. TNTRODUCTION

1. Définition de la comptabilité analytique

2. La comptabilité analytique, complément de la comptabilité générale

3. Les objectifs de la comptabilité analytique.

I. PRINCIPES GENERAUX ET TECHNIQUES COMMUNES AUX DIFFERENTS SYSTEMES


ANALYTIQUES.

II.1. Le redressement et le reclassement des charges et des produits

II.2. La détermination des coûts et coûts de revient.

1° Le coût d'achat

2° Le coût de production : produits finis et produits intermédiaires

3° Le coût de production : problèmes particuliers

4° Le coût de la fonction commerciale (coût de distribution)

5° Le coût des autres fonctions (Administrative, financière et des études).

6° Le coût de revient.

II.3. La détermination des marges et des résultats

II.4. La comptabilité matières et inventaire permanent

II.5. La comptabilité main - d'

II.6. l.'organisation de la comptabilité analytique

II. ANALYSE ECONOMIQUE.

III.1. L'Analyse des coûts par produits et par Centres de responsabilité.

III.2. Les charges fixes et les charges variables

III.3. Le seuil de rentabilité.

N.B: Pour de plus amples détails sur ces notions, veuillez consulter les notes du Cours de Comptabilité
Analytique de Troisième Graduat.

Voilà ainsi résumées succinctement quelques notions comptables préalablement indispensables à la


bonne assimilation du cours de Contrôle de gestion.
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I.3. Le Contrôle de gestion


Le contrôle de gestion est un processus qui veut assurer la convergence des objectifs décentralisés
et la cohérence des actions pour atteindre les buts fixés par l'entreprise dans le respect d'une éthique
préalablement acceptée. Le contrôle de gestion se compose d'un ensemble de procédures internes
comprenant une succession de négociations et d'actions qui incitent les cadres à concilier en permanence
leurs motivations personnelles et l'intérêt supérieur de organisation à laquelle ils appartiennent.
Le contrôle de gestion provoque, aussi, le développement des compétences individuelles en
favorisant un apprentissage et un perfectionnement au métier de manager par l'acquisition d'une expérience
de la gestion dans un processus continu.
Le but du système de contrôle de gestion est d'encourager les responsables à prendre les décisions
qui servent mieux les intérêts de l'ensemble de l'entreprise et de tous ceux qui en vivent. Ce but peut être
dénommé la « convergence des objectifs ».
Le contrôle de gestion doit permettre d'améliorer les communications et les dialogues. De ce fait, il
doit englober tous les aspects des diverses activités de l'entreprise puisqu'il doit s'assurer que les divers
treprise sont en équilibre les uns par rapport aux autres. Pour veiller à cet équilibre, la
direction a besoin pertinentes, synthétiques et immédiates.
Le contrôle de gestion, fonction de management, est exerce par les cadres opérationnels et animée
par le contrôleur de gestion. Réussir son propre contrôle de la gestion, c'est tenir ses paris et accroître sa
crédibilité. Le contrôle de gestion intéresse donc, au premier chef, les cadres opérationnels ; il doit être conçu
à leur intention.
Le contrôle de gestion est d'abord une structure de dialogue portant sur les intentions et les
réalisations avec les autres unités pour assurer la coordination des stratégies et des réalisations.

I.4. Le rôle du Contrôleur de gestion

La délégation de pouvoir de décision, en se rapprochant des niveaux proches du terrain où s'exerce


l'action à l'égard des tiers (clients, fournisseurs, concurrents, Etat et autres partenaires), crée un risque
incohérence dans 1' enchaînement des opérations .
Le contrôle classique « a posteriori », de type inspection périodique sur les actes passés pour
s'assurer de leur conformité avec une réglementation préétablie, n est pas suffisant pour éviter les
divergences et les gaspillages d'efforts.
Le contrôle doit s'exercer à titre préventif sur les objectifs annoncés et l'accord préalable sur les
intentions exprimées conditionne l'octroi d'une liberté de décision qui a l'avantage de :
Motiver les hommes de terrain
Alléger la charge de la direction générale ;
Raccourcir les temps de réponse de l entreprise.
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Le contrôleur de gestion n'est pas une fonction de vérification, mais une fonction d'assistance. Le
contrôleur de gestion a pour rôle d'aider les cadres «le l'entreprise à maîtriser leur propre gestion. Le
contrôleur de gestion aide les opérationnels à faire la gestion prévisionnelle.
Le contrôleur de gestion agit directement ou non vis-à-vis :
du système comptable et budgétaire qui permet de mesurer les résultats ;
ormatique qui traite les données prévisionnelles et comptables ;
de l'audit interne qui vérifie la qualité des données comptables et le respect des procédures ;
de la structure interne de son service.
Les grandes fonctions du contrôleur de gestion se résument en :
Aider les gestionnaires dans l'élaboration de leurs budgets ;
Suivre les réalisations ;
Aider à planifier.
L.es buts du contrôle de gestion sont ainsi résumés en cinq points :
Aider les gestionnaires à décentraliser les responsabilités;
Coordonner les activités des gestionnaires ;
Inciter les gestionnaires à penser au futur ;
Motiver les gestionnaires ;
lit aider les gestionnaires à apprendre à mieux gérer.

I.5. Les conditions de réussite du contrôle de gestion

Dans ses définitions actuelles, le contrôle de gestion doit être exercé par les cadres
opérationnels et animés par l'équipe de contrôle de gestion.

Le contrôle de gestion étant un système permanent de communications et de concertations,


les critères suivants sont nécessaires :
L'obtention d'un consensus sur les objectifs prioritaires et sur l'affectation des moyens
nécessaires ;
Une vision plus réaliste des possibilités et des contraintes de l'entreprise ;
Une progression mesurable de la qualité des prévisions évitant les gaspillages et les
incohérences ;
Une diminution des délais pour la prise des décisions aux échelons les plus proches
possibles du terrain opérationnel;
Une motivation du personnel par une participation active à l'élaboration des décisions.
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En cas de réussite sur tous ces plans, on conçoit facilement à quel point la productivité des
cadres de direction peut être augmentée. I1 devient possible, alors, d'anticiper et de préparer les
virages technologiques qui conditionnent la survie de
On doit ajouter, aussi, que ces réussites ne peuvent être obtenus par la contrainte, ce qui
leur enlèverait tout leur sens, mais dans un climat d'acceptation des règles de jeu et d'intérêt
personnel bien compris. Quatre conditions de réussite constituent déjà des préalables :
1. La référence à une éthique de l'entreprise ;
2. Une structure claire et des communications faciles ;
3. La qualité de l'information économique ;
4. La souplesse et l'adaptabilité du système.

II. LE CONTROLE DE GESTION APPLIQUE AU SYSTEME DE PRODUCTION ET AUX

Pendant très longtemps et ui dans de nombreuses entreprises, la


comptabilité est restée exclusivement un moyen «1'observation du passé constatant à posteriori la
situation active et passive, le résultat d'exploitation, bénéfice ou perte, et les coûts de revient des
objets déjà fabriqués et souvent vendus.
La dimension, la complexité croissante des entreprises font que les responsables ne
peuvent plus se fier exclusivement à leur intuition, à leur « flair »., à leur expérience, pour prendre
les décisions que nécessite une bonne gestion.
La direction d'une entreprise n'implique pas seulement une analyse rigoureuse des faits
passés, elle suppose un programme rationnel d'action, donc une prévision des faits favorables.
Normalement, la connaissance du coût de revient précède la décision de fabriquer, de
vendre. Il n'est pas concevable d'ignorer un chef d'entreprise engageant des capitaux importants
dans des investissements normaux, sans s'être assuré préalablement de la rentabilité supplémentaire
qu'il est susceptible d'en tirer.
Toute décision doit ê1.re précédée d'une étude préalable. I1 est nécessaire d'anticiper les
résultats de la politique retenue, de faire des prévisions, car une fois l'action engagée, il est difficile
de revenir en arrière.
En effet, il est plus important de prévoir que de constater.

Par ailleurs, la nécessité de réduire au maximum les frais, la lutte contre les « gaspillages »
prend une importance capitale dans un marché compétitif.
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Calculer des coûts de revient est indispensable, mais il est tout aussi important de contrôler
l'exécution des opérations.
Le rôle de la comptabilité a, depuis une quarantaine d'années, évolué so des
techniques d'organisation scientifique qui se sont manifestées sur deux phases :
1° au niveau de la direction de dont les cinq infinitifs ont
mis en évidence le rôle de la fonction administrative :
prévoir,
organiser,
coordonner
commander
contrôler

et de mesure des tâches bien définies conduisant à des normes ou standards techniques, on aboutit à
celle de « programme de production », de « planning » couvrant une période de temps suffisante
pour permettre la coordination de toutes les activités : études, achats, approvisionnement, ateliers,
etc.
La notion actuelle de gestion budgétaire apparait déjà dans le rôle que GANTT assigne au
planning :
Concevoir un programme et le préciser dans ses moindres détails,
Déclencher son exécution les
Comparer les réalisations aux prévisions:
Analyser les écarts et prendre les mesures nécessaires
Le contrôle de gestion tend ainsi pour objectifs essentiels :
blissement de bilans, comptes
;
le contrôle de déroulement des opérations.
La gestion budgétaire qui en constitue ainsi élément essentiel est appliquée tant au système
de production en particulier que de

II.1. Budgets et standards

Standards et budgets sont à la base du contrôle de gestion. Le processus consiste :


1. A déterminer pour toutes les activités de l'entreprise des nonnes au standard en fonction
non seulement de la simple analyse des éléments passés, mais également d'une étude approfondie
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des conditions d'exploitation et en particulier de l'analyse et de la mesure du travail dans les ateliers,
de 1'établissement de nomenclatures d'emploi opérations (préparation du travail).
Il s'agit de définir la façon dont un travail déterminé doit être exécuté et d'en fixer les normes, par
une critique très attentive de tous les frais de l'entreprise, de dire : « les frais doivent être te
à la fois possible et désirable ».
2. A rassembler ces différents standards élémentaires pour constituer des « programme
d'action » quantitatifs couvrant toutes les activités. Ces programmes valorisés représentent des
budgets. A chaque budget correspond un« responsable ».
3. A enregistrer les résultats réels de façon à pouvoir les comparer avec les prévisions et
analyser les écarts constatés.
La comparaison entre les prévisions et les réalisations est particulièrement instructive. En effet :
Elle compare les résultats, non pas à un mois antérieur ou à une moyenne, mais à une
prévision qui a été techniquement discutée et admise.
Elle permet de n'examiner que les anomalies, c'est-à-dire les quelques faits qui
présentent une divergence notable par rapport aux prévisions. Ainsi, elle épargne le chef
d'entreprise de manipuler une masse d'informations, c'est-à- dire le contrôleur de gestion
ne lui présentera qu'un petit nombre «le chiffres sur lesquels il doit agir. L'information
devient motrice.
Les budgets des ateliers et de production permettent d'établir les coûts de revient standards,
et même en fonction d'hypothèses d'activité.
Par conséquent, le coût de revient standard d'un bien ou d'un service découle de la spécification
technique établie par le bureau d'études et méthodes.
Il comprend :
La nomenclature détaillée en qualité, poids, etc., des matières premières et ou
consommables à utiliser ;
La gamme opératoire avec l'indication des unités d' écessaire à chaque
opération.
La valorisation de toutes ces données se fait à partir des coûts prévisionnels (ou standards)
retenus pour la période considérée.

II.1.1. Elaboration et suivi des coûts de revient standards

D'une manière générale, l'élaboration et le suivi des coûts standards s'opèrent de la façon
suivante :
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1° Détermination des coûts de revient standards à l'aide des nomenclatures et des gammes
opératoires.
2° Récapitulation par nature des différents éléments entrant dans la composition des coûts de
revient. Ce travail débouche généralement sur des tableaux synthétiques se présentant ainsi :
Matières premières et consommables,
Main d' ,
Energie,
Amortissement,
Chacune des rubriques pouvant être plus ou moins détaillée. Cette structure simplifiée des
coûts de revient permet de mesurer très rapidement :
L'impact d'une hausse d'un des éléments sur le coût de revient total,
L'indice sur le coût de revient des écarts sur quantités et prix.
3° Contrôle des éléments entrant dans la composition des coûts de revient au niveau des rubriques
(matières, main d' , etc.), et non pas au niveau de chacun des articles fabriqués.
La détermination du coût de revient standard doit reposer sur der; hypothèses d'activité «
accessibles ». Elle doit, par ailleurs, prendre en co de lorsque l'on crée
de nouveaux produits : au fur et à mesure que l'on acquiert de , on améliore en effet la
productivité. Les standards établis au cours de la période d'apprentissage ne doivent pas être fondés
sur des conditions « normales ». Les éléments de coûts doivent être ajustés en conséquence.
II. 1.2. Les budgets

l) Définition
Le budget est un ensemble de prévisions coordonnées permettant la connaissance anticipée
des conditions d'exploitation et des résultats. Le budget est une expression chiffrée des décisions
prises par les différents dirigeants et responsables de l'entreprise : c'est la traduction financière des
plans d'action. Le contrôle budgétaire ou contrôle de gestion est une méthode de gestion basée sur la
comparaison systématique, à période fixe, généralement le mois, du budget et de sa réalisation.
La comptabilité budgétaire représente l'ensemble des moyens mis en pour constater
les écarts entre prévisions et réalisations. Ces moyens peuvent être plus ou moins importants,
s'intégrer ou non dans un système comptable classique. Les prévisions peuvent porter sur l'ensemble
de l'activité de 1'entreprise ou ne porter que sur une fraction de celle - ci, le budget général étant {e
résultat d'un ensemble des budgets particuliers.
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2) Différentes sortes de budgets


On distingue habituellement plusieurs sortes de budgets :
a) Budgets d'exploitation :
Budget des ventes
Budget de production (décomposé en budgets par ateliers, par centres de frais)
Budget des approvisionnements (achats)
Budget des charges de structure générale (administration)
b) Budgets annexes :
Budget des investissements
Budget de trésorerie

L'ensemble de ces budgets traduit le pr de la période considérée.


Le premier groupe permet d'établir le compte d'exploitation prévisionnel, le deuxième est à la base
de la préparation du bilan prévisionnel.

Les budgets peuvent également être distingués selon l'adaptation à l'incertitude des
prévisions, soit sur le niveau d'activité de l'entreprise, soit sur les prix des différents facteurs de
production utilisés et des produits écoulés :
Budgets fixes ou statiques
Budgets variables et budgets flexibles.

3) Quelles prévisions doit- on retenir ?

Il y a bien des façons de faire des prévisions. La méthode a plus simple et qui est très
souvent employée consiste à faire une simple estimation en retenant les chiffres de la période
précédente et en les « actualisant » plus ou moins, en les majorant, par exemple, d'un certain
pourcentage.

Un budget établi dans ces conditions peut certes donner des indications utiles mais n'est
pas un facteur de « gestion dynamique » permetl.ant d'orienter l'entreprise vers l'emploi optimum de
ses moyens. Fixer des normes en partant du passé, c'est souvent risquer de « stabiliser les erreurs ».

Une seconde solution consiste à fixer le budget en fonction des conditions idéales résultant
des normes parfait inconvénient de ne pas fournir d'indications
utilisables directement, les prévisions n'étant jamais atteintes.
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Pratiquement, pour que la méthode soit valable sur le plan du contrôle de gestion, il faut
que les objectifs puissent être raisonnablement atteints, ce qui conduit à utiliser les standards
«normaux » ou courants, résultant d'études faites en fonction des conditions normales de
fonctionnement.

Finalement, le plausible doit être préféré au souhaitable.

4) Durée des prévisions

Les prévisions sont établies en général à court terme. Elles sont valables pour le prochain
exercice, mais l'entreprise doit également préparer , faire des prévisions d'orientations, qui
vont conditionner les programmes d'investissements.

Le problème qui se pose est celui de la révision des prévisions en cours d'exécution du
budget. Si les conditions d'exploitation ne changent pas sensiblement, on admet en général de
maintenir les prévisions actuelles inchangées; toute fois, dans certaines entreprises, on procède
systématiquement à une révision semestrielle ou trimestrielle des budgets.

II est également indiqué, dans les pays à forte inflation, d'établir les budgets en une
monnaie stable de référence.

5) Réalisation des différents budgets

a. Budgets des ventes

C'est lui qui est en général à la base de tous les autres budgets, la production devant
nécessairement suivre les ventes.

La prévision est faite à partir des éléments suivants :

Statistiques antérieures fournies par la comptabilité ou le service des ventes et marketing,


comportant une analyse du chiffre d'affaires par produit, par secteur géographique ou région
de vente, par importance de la clientèle, etc.
Des états comparatifs par mois et par année de l'évolution du chiffre d'affaires ;
Etude des commandes « en carnet » ;
Statistiques extérieures en provenance de National des Statistiques, de la
Fédération des Entreprises du Congo, du Ministère de conomie, etc. ;
Les estimations des vendeurs ;
Les études de marché faites ; conseils extérieurs ;
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Des études de conjoncture.

Le programme des ventes qui en résulte doit indiquer d'une manière détaillée, article par
article, par mois et éventuellement par secteur de vente, etc., les quantités et la valeur dès ventes
prévues.

b. Budget de production

Ce budget est établi à partir des prévisions de vente et est décomposé en autant de budgets
particuliers que d'ateliers ou centres de frais. Chaque budget comprend :

Un budget programme ou prévision d'activité déterminée à partir du potentiel en


machines de chaque atelier, de son effectif en main d' , du programme de fabrication ou de
production ;
Et un budget des moyens ou des charges correspondant à en distinguant les
charges variables des charges de structure afin de l'adapter aux différents niveaux d'activité (budget
flexible).
c. Budget des approvisionnements

Il consiste à estimer, à partir du budget de production et compte tenu des stocks, les achats
des matières à affecter en quantité et en valeur. Il doit tenir compte de deux impératifs :

Assurer la régularité des approvisionnements dans le cadre du programme de


production;
Limiter au maximum l'immobilisation des capitaux en maintenant les stocks à un niveau
normal.
d. Budget des charges de structure

C'est le budget des dépenses qui ne peuvent pas être rattachées facilement à un centre de
frais principal ; il comprend en particulier les dépenses correspondant à la fonction administrative.

Ces charges dont l'importance tend à croître avec importance de l'entreprise représentent
un élément non négligeable des coûts de revient et doivent être surveillées, contrôlées, avec
attention.

e. Budget des investissements

Ce budget fixe les besoins en capitaux ou en investissements découlant des acquisitions à


effectuer dans le cadre du programme d'action défini des objectifs à atteindre.
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Il est indispensable que chaque décision, chaque proposition d'investissements, soit précédée d'une
étude de rentabilité et de financement.

f. Budget de trésorerie

En fonction des budgets précédents, un plan de financement est établi fixant l'évolution
probable de ta trésorerie et les moyens pour faire face aux besoins éventuels.

Le budget de trésorerie permet à l'entreprise de déterminer à l'avance ses besoins et de


rechercher les concours qui lui seront nécessaires dans les conditions les plus économiques.

L'improvisation dans ce domaine coûte souvent fort cher et la surveillance de ce budget


permet non seulement d'éviter des difficultés à l'entreprise, mais encore la réalisation d'économies
se traduisant par une réduction des coûts de revient.

II. 2. Constatation des écarts

Il ne suffit pas de faire les prévisions. Il est nécessaire de s'assurer que la réalisation se
poursuit conformément aux objectifs et aux prévisions. Dans la négation il se révèle un écart, c'est
l'exception. Seule « l'exception » est intéressante à constater et analyser.

A quoi bon perdre son temps à s'occuper de ce qui s'exécute conformément aux prévisions,
donc normalement ?

Ce sont les exceptions par rapport à la normale qui doivent être mises en lumière el ce sont
les causes de ces exceptions qu'il y a lieu de rechercher.

Le contrôle de gestion est basé sur cette constatation des écarts, sur la méthode des
exceptions. Il répond à plusieurs objectifs, notamment :

La mise en évidence des anomalies ;


La recherche de la cause des anomalies et des responsabilités éventuelles ;
La mise en des moyens propres à remédier aux pertes el à améliorer les résultats.

Le contrôle de gestion doit être également en mesure de fournir des informations


susceptibles d'améliorer les prévisions dans l'avenir. Il faut que des conditions effectives
d'exploitation se dégagent un enseignement sur les erreurs possibles des prévisions de façon à
perfectionner l'instrument mis à la disposition du chef d'entreprise pour une meilleure connaissance
des erreurs.
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II.2.1 Niveau de constatation des écarts


Les écarts, pour être utilisables comme instrument de gestion, doivent être « significatif »
et aptes à fournir à temps, donc rapidement, des informations « motrices », c'est-à-dire susceptibles
de déclencher rapidement une action.

Ils peuvent être saisis à différents niveaux, à différents stades du processus de fabrication.

Il faut éviter d'alourdir inutilement le contrôle de gestion en poussant l'analyse trop loin ;
les écarts constatés sur des sommes trop faibles sont difficiles à interpréter.

La constatation des écarts au niveau du résultat final, du coût de revient de l'objet terminé,
ne présente en général qu'un intérêt limité, un intérêt. « Historique ».

Il n'est plus temps pour agir.

C'est donc au stade des éléments de coûts que le contrôle doit s'effectuer.

Il faut avant tout avoir le souci de la rapidité et de l'efficacité, Dans ces conditions, il
apparaît logique d'augmenter la fréquence et des informations dans les domaines où les
possibilités d'action sont les plus nombreuses.

Les contrôles des coûts fixes qui font ets périodiques, généralement
annuels, ne nécessitent pas la mise en oyens que le contrôle des coûts variables
: ma , trais de fabrication liés à l'activité. On peut distinguer :

1° les coûts divisibles

A ces coûts correspondent des normes (standards) de coût et de rendement. Il entre dans
leur formation, de manière précise, un facteur quantitatif et un facteur prix.

Le contrôle s'effectue :

Par la comparaison des données techniques standards avec les données techniques
réelles ;
Par la comparaison des valeurs.

2° Les coûts indivisibles

Ce sont des coûts de structure, coûts indépendants d'un facteur quantitatif ou dans la
formation desquels tement précisée.
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Les coûts standards étant évalués sur base d'une production escomptée dans le cadre d'une
activité donnée ; leur contrôle doit s'effectuer sur base du volume de production réelle dans le cadre
de l'activité réelle.

D'autre part, il faut que le contrôle s'effectue au niveau des responsables. En effet, en face
de chaque chiffre de prévisions ou de réalisation, il faut pouvoir mettre un nom. Cela est capital.

Le découpage de l'entreprise en centres de responsabilité répond déjà à cet objectif.

Le centre de responsabilité doit recouvrir une masse de frais suffisamment importante


pour que les écarts puissent être analysés avec profit. Cela amène parfois à effectuer des
regroupements de postes de travail.

Un fractionnement trop poussé des contrôles nuit en effet à leur efficacité.

D'une manière générale, il faut que le contrôle s'effectue à la, source, l'adhésion des
responsables à l'élaboration des budgets est fondamentale. Elle n'est possible et n'a de sens que si
les informations sont ensuite diffusées à leur niveau.

En fonction des différents éléments de coûts, il est possible de dégager quelques règles
générales relatives à la constatation des écarts, frais il est bien certain que chaque entreprise a ses
problèmes propres qu'il lui convient de résoudre au mieux.

Pour des raisons pédagogiques, nous allons sur successivement examiner les écarts sur
matières, sur main - d' et sur frais.

II.2.2. Constatation des écarts sur matières

Les écarts sur matières sont dus aux consommations (écarts quantitatifs) et aux prix (écarts
de valeur).

1° Ecarts quantitatif

Ils peuvent être saisis au niveau de la production et des sorties de magasin. Les quantités
des matières normalement utilisées sont obtenues en multipliant les quantités de produits finis de la
période considérée (jour, semaine, mois) par les consommations théoriques résultant des standards
techniques.

Les consommations réelles de matières résultent de l'addition des bons de sortie magasin
de la période considérée.
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2° Ecarts de valeur

Ils peuvent être saisis au niveau des entrées en magasin, c'est-à-dire au moment des achats
ou encore au niveau de la comptabilité générale, au moment de l'enregistrement de la facture au
livre d'achat ou au journal.

La constatation peut se faire également au stade des sorties de magasin, des affectations
aux comptes de coût de revient, en tenant compte des valorisations des sorties en fonction de la
méthode choisie (CMP, LIFO, FIFO, etc.).

En définitive, il est préférable de constater l'écart éventuel sans attendre l'utilisation, la


rapidité de l'information étant primordiale.

1I.2.3. Constatation des écarts sur main -


Ces écarts sont dus aux consommations (temps de présence des ouvriers) et aux prix (taux
de salaires).

1° Ecarts quantitatifs
Les consommations réelles sont données par les temps de présence servant à
l'établissement de la paie et résultent de pointage. Les consommations théoriques sont calculées par
applications des standards de main- de la période.

Le contrôle des temps passés à partir des temps sur les gammes donne lieu éventuellement
à des analyses particulières par poste de travail, faire de distingue, en particulier, les pertes de temps
dues aux arrêts, pannes de machines, manque de matières, etc.

2° Ecarts de valeur
Les écarts de valeur peuvent être saisis au niveau de l'enregistrement comptable de la paie,
en comparant le montant réellement payé et le produit du nombre d'heures constatées par le taux de
salaire standard retenu.

Si la qualification des ouvriers à l'intérieur d'un centre de responsabilité n'est pas


homogène, le contrôle peut s'effectuer au niveau de chaque catégorie.

II.2.4. Constatation des écarts sur frais


Le contrôle s'effectue au niveau de la machine, du poste de travail, du centre de frais, de
l'atelier, d'un département de , de 1'usine tout entière.
1° Ecarts sur frais variables
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Ils sont normalement saisis en quantité et en valeur. Les consommations réelles peuvent
résulter :
des consommations relevées sur les compteurs (exemple : électricité) ;
des bons de sortie de magasin ou des achats de la période (matières consommables par
exemple) ;
des charges comptabilisées pendant la période (dépenser; d'entretien par exemple).
Les consommations théoriques sont calculées à partir des standards appliqués à une mesure
de l'activité : nombre d'heures de production, nombre d'heures machine, etc. ou encore nombre
d'unités produites.
Les écarts en valeur peuvent être saisis au niveau de la comptabilité générale ou au niveau
de l'imputation aux sections des frais.
2° Ecarts sur frais fixes
L'écart résulte de la différence entre les frais budgétés et les frais réels constatés résultant
en général des données de la comptabilité.
Le contrôle se fait normalement au niveau du centre de frais.
II.3. analyse des écarts
La constatation d'un écart n'est pas une fin en soi. Il faut en déterminer l'origine, la cause et
transmettre l'information aussi rapidement que possible au responsable susceptible d'agir et
ection éventuelle.
Selon leurs causes, on peut distinguer :
Les écarts de prix ;
les écarts de rendement,
Les écarts de volume (d'activité).
Les variations constatées sont souvent la source d'un certain nombre d'écarts de natures
diverses qu'il et d'analyser.
II.3.1. Ecarts sur matières
Le coût des matières est [e produi écart constaté entre
coût réel et coût standard peut donc avoir deux origines :
Variation des quantités consommées (écarts de consommation) ;
Variation des prix unitaires (écarts de valeur).
1° Ecarts de consommation
Ils sont en général imputables à une « défaillance » d'un service de l'entreprise : ce sont
pour la plupart des écarts d'origine interne,
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Plusieurs responsabilités peuvent être en cause :


a) Service fabrication :
augmentation des déchets due à une mauvaise utilisation de la matière ;
erreurs dans le cycle de fabrication conduisant à des rebuts, etc.
b) service des études méthode
nomenclatures d'emploi mal étudiées ;
ratios mal fixés
erreurs de prévision sur le pourcentage normal de déchets à retenir
c) Service entretien: consommation anormale entraînée par de mauvaises conditions de marché du
matériel.
Exceptionnellement, on peut également enregistrer des écarts d'origine externe dont la
responsabilité ne peut pas être rattachée à un service de l'entreprise : écarts dus, par exemple, aux
conditions atmosphériques (par exemple pour le carburant)
2° Ecarts de valeur
Les écarts de valeur peuvent être à la fois d'origine interne et d'origine externe :
a) Origine interne
Service des approvisionnements : les achats n'ont pas été effectués dans des bonnes
conditions (choix du fournisseur, quantités achetées, etc.), charges de stockage ou de manutention
élevées.
Service fabrication: Les consommations anormales des ateliers ont imposé un
réapprovisionnement dans des conditions plu onéreuses.
Service commercial : le volume des ventes a été différent de celui prévu et a entraîné
des mo achat.
b) Origine externe
- variation des prix : les variations de prix dues à la dépréciation monétaire, au cours des
matières, ne sont pas toujours prévisibles et les écarts qui en résultent ne peuvent pas être, en règle
générale, attribués à une défaillance d'un service.
Notons que la variation de prix peut parfois être répercute sur le client. C'est le cas, en
particulier dans le cadre de travail sur devis, de l'application d'une formule de révision de prix
acceptée par le client.
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II.3.2. Ecart sur main -


Le est le produit d'une quantité (nombre) par un coût unitaire (taux horaire).
L'écart constaté peut donc avoir également deux origines : variation des temps et variation des taux
horaires.
1° écart de temps
Comme les écarts de consommation matières, les écarts de temps sont essentiellement
d'origine interne. Ils mettent en jeu des responsabilités diverses :
a. Service de fabrication :
Diminution des cadences de fabrications due :
à un encadrement insuffisant ;
à une qualification médiocre de la main- ou à son insuffisance;
à une mauvaise organisation des ateliers.
b. Service études et méthodes :
les gammes opératoires ont été mal étudiées ;
les temps alloués ont été mal estimés ;
absence d'équilibrage des postes de travail.
c. Service des approvisionnements :
Les approvisionnements des ateliers ne sont pas assurés normalement.
d. Service du personnel :
Les qualifications demandées n'ont pas été respectées.

Arrêts dus à une immobilisation anormale du matériel.


f. Service commercial
Les commandes n'ont pas suivi les prévisions et l'alimentation des ateliers se fait dans de
mauvaises conditions.
2° Ecarts de taux
a. D'origine interne :
Recours anormal à des heures supplémentaires payées aux taux majorés du fait de retards
dans imputables à une mauvaise organisation.
b. D'origine système
Augmentation légale des salaires ;
Elévation du plafond de la sécurité sociale (INSS), etc.
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II.3.3. Ecart sur frais


Les écarts sur frais se décomposent en :
1° Ecart sur budget
Les budgets des centres de frais sont souvent établis de manière à pouvoir être adaptés aux
différents niveaux d'activité, compte tenu de l'importance des charges fixes. Les budgets des
sections sont ainsi des budgets flexibles.
L'analyse de l'écart se fait en fonction du budget adapté afin d'éliminer dans un premier
stade l'écart dû à l'activité.
L'écart sur budget peut être analysé en écarts sur éléments variables en distinguant pour
chacun d'eux les écarts quantitatifs et des écarts en valeur.
L'écart sur budget s'analyse également en distinguant les écarts sur éléments de charges
fixes.
une manière générale, l'écart enregistré entre budget prévisionnel adapté et frais réels
traduit une variation des dépenses due à une défaillance dans l'exécution ou à une erreur de
prévision.
2° Ecart d'activité
Il permet de mesurer l'incidence de l'activité sur la couverture des charges de structure. Le
coût des unités d' des sections est calculé en fonction d'hypothèses d'activité. Si l'activité
réelle est conforme à l'activité ayant servi de base aux calculs, activité est dite normale, tous les
frais fixes de la section sont couverts, absorbés, par la production. S'il y a sous-activité, les frais
fixes ne sont pas complètement couverts. La différence entre frais fixes budgétés et frais absorbés
représente le coût de la sous-activité.
Au contraire, si l'activité réelle est supérieure à celle prévue, c'est-à-dire l'activité normale,
il y a un excédent de couverture qui se traduit par un boni de suractivité. L'indice d'activité est le
rapport entre l'activité réelle et l'activité prévue :
Ia = activité réelle / Activité privée

La responsabilité de l'écart d'activité se situe au niveau le plus élevé de l'entreprise ; c'est


en effet à la direction qu'il appartient, à partir des informations de base recueillies, de fixer la
politique de , d'effectuer un choix entre les différentes options possibles, de fixer les
hypothèses d'activité.
3° Ecart de rendement (ou de productivité)
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L'écart de rendement résulte de la différence entre la production normalement escomptée


en fonction de l'activité réelle et la production effectivement réalisée.
La production escomptée peut être chiffrée en nombre d'unités d' heures de
productions par exemple) ou encore en nombre de pièces fabriqués. L'indice de production est le
rapport entre la production réelle et la question «normale» :
Ip = Production réelle / Production normale

II.3.4. Diffusion des résultats de l'analyse aux responsables


L'information des responsables est essentielle. Elle est à la base de la correction des
anomalies éventuelles et permet de donner aux responsables la conscience des coûts, de les rendre
selon l'expression américaine « cost minded » : « ce n'est pas seulement le patron, ce n'est pas
seulement les échelons supérieurs de la hiérarchie qui doivent en avoir conscience; il faut traiter le
contre maître comme un petit patron, lui faire prendre conscience, non seulement des heures et des
quantités à la tonne, mais lui parler francs et centimes, lui dire : « votre petit atelier qui est là, il
vous coûte tant pour les ouvriers, tant pour le chauffage, tant pour l'intérêt de l'argent, tant pour
l'amortissement », et quand vous dites cela à un contre maître, c'est une révélation. A partir de ce
moment, vous pouvez obtenir de lui qu'il prenne l'optique de la direction, qu'il se sente lui-même
patron, qu'il pense gestionnaire » (Claude Benoît, cycle inférieures, 1955).
Il faut donner aux responsables, non seulement connaissance des éléments de coûts sur
lesquels ils ont une action directe et totale, mais également de ceux sur lesquels leur action est
partagée (entretien par exemple) ou très limitée (amortissements par exemple).
Dans ce but, chaque responsable reçoit, normalement tous les mois, un document
permettant de comparer les dépenses effectives de la période au budget prévisionnel.

III. COMMENT METTRE EN PLACE UN CONTROLE DE GESTION

Le contrôle de gestion a pour but :


l'établissement de prévisions sous forme de budgets,
la comparaison périodique des réalisations avec les prévisions,
des écarts et la détection rapide des anomalies.
La mesure de performance

L'introduction de la technique budgétaire dans une entreprise est une opération complexe
qui doit être menée avec prudence.
Un certain nombre de conditions préalables doivent être remplis :
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1° Désignation d'un responsable

Il faut nommer un responsable ayant pour mission de préparer l'établissement des budgets,
de contrôler, leur exécution et l'interprétation des résultats.
La difficulté est de trouver un homme qui ait à la fois des connaissances techniques et des
connaissances comptables.
Le contrôleur de gestion est normalement un fonctionnel qui dépend en droite ligne de la
Direction Générale. Dans les petites et moyennes entreprises, il n'est pas toujours possible d'affecter
une personne à cette seule fonction et c'est le chef comptable, un ingénieur ou le chef d'entreprise
lui-même qui en assume la responsabilité, ce qui ne va pas sans difficultés.
2° Organisation et structuration préalable de

Une structuration claire de 1'entreprise, des responsabilités nettement précisées, une


organisation des ateliers sont des conditions indispensables à la mise en route du système.
En particulier, le découpage de l'entreprise en centres de responsabilité doit être préparé
après une étude du contexte technique (opérationnel) et fonctionnel.
3° préparation des esprits

Il est nécessaire de donner aux responsables une information préalable afin de créer un
climat propice. En effet, on accepte a priori difficilement l'idée de contrôle. Il faut donc expliquer
les buts recherchés afin de susciter la coopération active de tous.
Ces conditions préalables étant r:emplies, il y a lieu de prévoir les modalités d'application et de mise
en route.

De ce fait, il convient de préciser :


le mode d'établissement des prévisions,
les éléments à contrôler,
la procédure à employer : comptable ou extra - comptable,
le mode de diffusion des informations.

Il est prudent de prévoir une période de « rodage », « L'apprentissage de la prévision »


demande en effet un certain temps afin de ne pas transmettre aux responsables, sans précaution, des
informations erronées ou inexploitables. Le temps d'apprentissage peut durer quelques mois ou
plusieurs années selon les entreprises.
L'introduction du système peut d'ailleurs se faire par paliers successifs.

IV. LES TENDANCE RECENTES ET L'AVENIR DU CONTROLE DE GESTTON


31 | Dr Jean Hélène Kitsali Katungo, Module 1 notes du cours de contrôle de gestion, L2 GF, Marketing
et GRH, UNILI, 2012 - 2013

De prime abord, il convient de spécifier la mission du contrôleur de gestion en quatre


points, à savoir :

1. Le Contrôleur de gestion n'est pas une fonction de vérification, mais une fonction
d'assistance ;
2. Le Contrôleur de gestion a pour rôle d'aider les cadres de l'entreprise à maîtriser leur
propre gestion ;
3. Le Contrôleur de gestion aide les opérationnels à faire la gestion prévisionnelle;
4. Le contrôleur de gestion agit directement ou non vis-à-vis :
du système comptable et budgétaire qui permet de mesurer les résultats.
de l'informatique qui traite les données prévisionnelles et comptables;
de l'audit interne qui vérifie la qualité des données comptables et le respect des
procédures
de la structure interne de son service.

Dans l'aspect de la gestion prévisionnelle, le Contrôleur de gestion aide à planifier. En


effet, outre la mise en place d'un système de contrôle de gestion, le contrôleur de gestion doit aussi
promouvoir l'implantation d'outils de gestion à long terme. Ainsi, il participe au choix entre divers
types de plans (plan opérationnel ou plan stratégique ou encore les deux).

En tant qu'homme des études économiques, il a également un rôle important; dans le


processus de planification.

Il doit enfin vérifier la cohérence des objectifs annuels et des budgets avec les programmes
d'action pluri - annuels.

Aujourd'hui, le contrôle de gestion doit susciter les motivations permettant d'atteindre les
objectifs choisis. Le rôle du contrôleur de gestion devient de plus en plus précisément de faciliter
cette tâche. Pour cela, il doit susciter, de la part des agents de l'entreprise, des motivations à
entreprendre des actions qui satisfassent à la fois les objectifs stratégiques et leurs besoins
individuels. En d'autres termes « l'objet du contrôle de gestion, à quelq est pas
de fixer les résultats finals, mais de provoquer les motivations qui permettront de les atteindre ».

Un certain nombre de procédures devront donc être pensées dans le cadre du contrôle de
gestion pour « motiver ».
32 | Dr Jean Hélène Kitsali Katungo, Module 1 notes du cours de contrôle de gestion, L2 GF, Marketing
et GRH, UNILI, 2012 - 2013

Viennent en premier lieu les procédures qui permettent de bâtir les « programmes
d'action » et « d'évaluer les résultats ». Elles doivent tenir compte des aspirations et des objectifs
des individus et donner lieu à de véritables négociations.

Alors que la fonction du contrôleur de gestion consistait principalement à l'origine en la


préparation des rapports comptables de contrôle budgétaire (calculs d'écarts) il est devenu peu à peu
un véritable conseiller de la direction générale pour contrôler son entreprise.

En effet, à chaque niveau, des décisions doivent être prises. Plus on monte, moins les
décisions sont nombreuses, mais plus elles deviennent importantes. Par ailleurs, il est inutile de
songer à se munir d'un tableau de bord si l'on ne sait pas par rapport à quels objectifs il doit
permettre de faire le point.

Le chef d'entreprise qui sait avec précision où il veut aller n'a guère le mal à définir le
contenu de son tableau de bord.

Que dire alors de l'avenir du contrôle de gestion ?

Sachant que l'essentiel des travaux de prévision et de contrôle tend progressivement à


s'exercer au profit des cadres opérationnels et sous leurs responsabilités, on peut être tenté de voir,
dans cette évolution, une diminution essentielle de gestion. Mais il y a lieu de ne pas s'inquiéter face
à cette évolution.

En effet, il apparaît, comme vu précédemment, que la fonction de contrôleur de gestion


conserve, vis-à-vis de la Direction Générale et de opérationnel, une forte position :

d'entrepreneur chargé de mettre en place un système de valeurs existence


management participatif.
de conseiller des différents partenaires pour les choix essentiels liés à l'exercice de leurs
responsabilités ;
de formateur des correspondants du service central de contrôle de gestion;
d'arbitre pour aplanir les conflits naissants entre les différentes cellules de l'entreprise
décentralisée.

Par sa vision globale, son objectivité et sa compétence, le Contrôleur de Gestion doit être
apte à exercer ce métier qui fait de lui un Directeur « fonctionnel » de haut niveau, partenaire de la
Direction Générale opérant en symbiose avec les autres Directeurs fonctionnels, principalement
ceux qui ont en charge les relations humaines et les communications internes et externes.
33 | Dr Jean Hélène Kitsali Katungo, Module 1 notes du cours de contrôle de gestion, L2 GF, Marketing
et GRH, UNILI, 2012 - 2013

En résumé, un certain nombre de recommandations peuvent être faites quant aux outils du
contrôle de gestion à mettre en place. Ces outils ont leur place aussi bien dans des affaires de
grosses entreprises, des moyennes entreprises que de petites. Seules changent la taille et la
complexité des outils adaptés à la situation : système de comptabilité analytique, plan à moyen
terme, budgets et rapports internes.

Le contrôle de gestion ne se conçoit que dans une perspective dynamique de promotion et


d'épanouissement des individus. Ce n'est que quand l'individu devient moins aliéné, plus
responsable du système dont on l'a fait dépendre que les organisations économiques ou non,
fonctionneront effectivement et efficacement dans la poursuite d'objectifs qui servent l'ensemble de
notre communauté.
Dr Jean - Hélène Kitsali Katungo, Module 24/03/2018
2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

Plan de l’exposé
COURS D’AUDIT En plus des notes que vous disposez, cette
présentation vous fournie des éléments
sur :
Par 1.Généralités
Jean Hélène KITSALI 2.Audit financier

KATUNGO 3.Audit marketing


4.Audit des RH
Prof Associé 5.Audit interne

BIBLIOGRAPHIE 4. IGALENS J. (2000), «Audit des ressources


humaines», Edition liaison, Paris
1. ACCA, Association of Certified and Chartered
5. MILLICHAMP A.H. (2006) : Auditing, Ed. ELST
Accountant (2005) : Audit and internal review,
8th , London:
Ed. Foulkslynch, London
6. RENARD Jacques (2008) : Théorie et pratique
2. HUGUES A. ; FICHER C. et THEUNISSEN de l’audit interne, Ed. d’organisation; Paris
(2004) : Audit comptable et financier, Ed. de
7. POWER M. (1997) : The audit society , rituals
boeck, Bruxelles of verification, Ed.Oxford University Press,
3. IFAC, International Federation of Accountants London
(2011), Statements of standards audit, IAASB,
London

1
Dr Jean - Hélène Kitsali Katungo, Module 24/03/2018
2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

OBJECTIF DU COURS 2) Objectifs spécifiques


1) Objectif principal :
Faire la certification des états financiers
- Informer l’étudiant sur l’audit et sur
Faire la révision des comptes
ce qui est l’auditeur , son attitude et
la portée de ses opinions Prévenir les risques
- Former un praticien en audit dont le Jouer un rôle de conseil en gestion
savoir-faire le rend capable d’être financière, fiscale, marketing et des
opérationnel ressources humaines.

1) Origine du mot « Audit »


Le mot audit nous vient du latin; audio –
« audire » qui signifie : écouter, entendre,
et par extension « donner audience ».
Le sens de la vérification et de contrôle a
1. Généralités dominé plus ce mot :
Utilisation anglaise du mot depuis 18ème siècle
Mot plus utilisé dans le domaine de la comptabilité et
de la gestion financière.

2
Dr Jean - Hélène Kitsali Katungo, Module 24/03/2018
2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

Qui est l’auditeur dans ce cas ? La garantie de qui, de quoi et pourquoi?


• Celui qui assure, par des procédures
adéquates, le caractère complet, sincère et • De l’organisation
régulier des comptes d'une organisation,
• De l’information financiere publiée
• Qui porte un jugement sur la qualité et la
rigueur de sa gestion, • Pour rassurer les proprietaires, les
• Qui se porte garant auprès des divers actionnaires, les investisseurs, le public
partenaires intéressés de l’organisation,
demandeurs de l’information financière.

En cas d’erreurs, de fraudes ou d’irrégularités à qui Qu’est ce que le « risk management »?


incombe la responsabilité ?

• « The Kingston Cotton Mill case of • La gestion des risques de l’information.


1896 » était claire à ce sujet. • La sécurité et l’assurance de l’information.
• Avec l’ « information risk
management », cette responsabilité est • L’évaluation de la menace, la vulnérabilité,
partagée. et la gouvernance d’entreprise.

3
Dr Jean - Hélène Kitsali Katungo, Module 24/03/2018
2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

2) Définition de l’audit L’audit…


L'audit est surtout un outil d'amélioration
L'audit est une activité de contrôle et continue, car il permet :
de conseil qui consiste en une expertise
• de faire le point sur l'existant (état des
de l’organisation. lieux) afin d'en dégager les points faibles et
forts et/ou non conformes et conformes
L’audit est un jugement sur (suivant les référentiels).
l'organisation, la procédure ou une • afin de mener par la suite les actions
opération quelconque de l'entité. adéquates qui permettront de corriger les
écarts et dysfonctionnements constatés.

L’audit comme discipline scientifique : 3) L’objet de l’audit

• de dresser un constat de la situation d’une


organisation;
(1)
(2) • de détecter les anomalies et les risques
Un objet Une méthode • de mesurer l’atteinte des objectifs;
• d’écouter les différents acteurs pour
apprendre et comprendre l’organisation
• de conseiller les dirigeants
AUDIT

4
Dr Jean - Hélène Kitsali Katungo, Module 24/03/2018
2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

L’audit répond à un triple objectifs :


4) Méthodes de l’audit
• Méthodes interdisciplinaires
1) sécuriser et optimiser le pilotage des
• Méthodes multicritères
entreprises ou organisations
• Méthodes quantitatives et qualitatives
2) crédibiliser l’information financière Méthodes et techniques de collecte des
diffusée données
3) optimiser l’efficacité globale des Méthodes et techniques de traitement des
investissements données

5) Le fondement théorique de l’audit La théorie d’agence….


1) Opposition et divergence d’intérêt entre le principal (les
• L’audit trouve sa légitimité dans la actionnaires) et l’agent (gestionnaire) :
théorie de l’agence. Le principal compte rentabiliser son capital.
L'agent veut tirer des bénéfices de son action
• Un contrat entre le principal et
2) Par conséquent :
l’agent Le principal va mettre en place un système, AUDIT, qui
poussera l'agent à réaliser l'action tout en dévoilant la
totalité des informations.
L'agent voudra garder le pouvoir décisionnel qu'il peut
tirer, notamment, de ses informations.

5
Dr Jean - Hélène Kitsali Katungo, Module 24/03/2018
2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

La théorie d’agence…. La théorie d’agence….


3) Une telle relation présente des risques : 4) Mais aussi des coûts :
• Asymétrie de l'information (qu'elle soit volontaire
ou non) • coûts liés à la surveillance de
• Aléa moral (non-respect de l'ensemble des l'agent appelés "coûts d'agence".
règles et accords passés)
• Antisélection (le principal par souci de rentabilité
peut choisir un service de moins bonne qualité,
et l'agent à adopter un comportement dit de
"passager clandestin" - "free rider").

6) Subdivision de l’audit
L’audit dans la théorie d’agence :
L’audit est subdivisé en :
L’audit trouve son fondement :
L’audit externe qui comprend
- représentant du principal, l’auditeur
l’audit comptable et financier et le
permet, avec ses opinions de redonner
au principal la confiance, l’assurance « business advisory »
sur sa propriété. L’audit interne qui se matérialise par le
contrôle interne.

6
Dr Jean - Hélène Kitsali Katungo, Module 24/03/2018
2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

Deux types d’audit :


La structure de l’audit
L’audit est une mission d’examen, de contrôle
AUDIT
et de vérification qui peut être :
1)Interne, appelé parfois « audit de
AUDIT EXTERNE AUDIT INTERNE

AUDIT COMPTABLE ET FINANCIER BUSINESS ADVISOR


première partie » est réalisé par un
FINANCIAL AND TAX AUDIT
auditeur de l’organisation et peut
MARKETING AUDIT
constituer la base d’une auto-
HUMAN RESSOURCE AUDIT
déclaration de conformité.
MANAGEMENT AUDIT

INFORMATION RISK MANAGEMENT

Deux types d’audit… 2. AUDIT FINANCIER


2) Externe appelé « audit de seconde 1.1. Définition : désigne une vérification, un
examen ou un contrôle indépendant faite
partie », il est mandaté de l’extérieur
sur les états financiers dans le but :
(actionnaire, investisseur, Etat…) pour
de dire sous forme d’une opinion,
évaluer la conformité des dispositions
par rapport à un référentiel et relever si ceux-ci reflètent aussi bien que possible
« l’image fidèle » (true and fair view) de
les risques.
l’organisation.

7
Dr Jean - Hélène Kitsali Katungo, Module 24/03/2018
2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

Recommandations de l’IFAC : Selon l’IFAC :

Le mot « Audit » devait être utilisé dans son L’audit financier n’est applicable que lorsqu'’il
entendement « anglosaxon » existe au préalable :
une comptabilité régulière
L’expression « image fidèle » est la première (condition nécessaire)
règle d’application des auditeurs. un système d’autocontrôle qui est le
contrôle interne (condition
suffisante).

1.2. La naissance et l’organisation d’une


profession libérale d’auditeurs La profession libérale :
1) L’intérêt du contrôle comptable a • Une activité indépendante (d’expert comptable,
commencé à se sentir à partir du 13ème commissaire au compte, reviseur d’entreprises)
siècle avec FIBONACCI (en Pise, Italie) • qui se fixe une normalisation des standards de
travail
2) En Angleterre, c’est développé une vrai • prescrit la durée et le contenu de la formation
profession libérale dans l’audit comptable professionnelle
depuis 15ème siècle
• définit les règles d’éthique et déontologie de la
profession (droits et obligations).

8
Dr Jean - Hélène Kitsali Katungo, Module 24/03/2018
2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

ORDONNANCE D’AGREMENT D’UN EXPERT COMPTABLE N°189/2002


Voici un exemple du Procès Verbal de prestation de serment : L’an deux mille deux, le 24ème jour du mois d’Avril,

Nous, MUNYANGE MUYAMBO, Président du Tribunal de Grande Instance de Lubumbashi, assisté de Monsieur
MUSHIMI MUZIMU YAKABANDA, Greffier Divisionnaire de cette Juridiction.
PROCES VERBAL DE PRESTATION DE SERMENT
Vu la requête nous présentée en date du 4 Avril 2002 par Monsieur BANZA KAKUDJI, par laquelle il sollicite son
L’an deux-mille six, le 24ème jour du mois d’avril, agrément en qualité de l’Expert Comptable Agréé auprès de cette juridiction.

Nous, MUNYANGE MUYAMBO, Président du Tribunal de Vu le prescrit de l’article 50 alinéa 1er du Code de Procédure Pénale.

Grande Instance de Lubumbashi, assisté par Monsieur MUSHIMI MUZIMU Vu l’Avis du Ministère Public, représenté par Monsieur NGOPOSO, Substitut du Procureur de la République en date
du 19 Avril 2002.
, greffier divisionnaire de cette juridiction,
Attendu que le requérant a produit à l’ appui de sa requête, les documents relatifs à sa formation académique et à
Revu l ’ ordonnance n° 0245/2006 du 23 avril 2006 portant son expérience professionnelle.

désignation d’un expert comptable, Attendu que ses documents de l’Etat Civil versés au dossier attestent qu’il est de bonne conduite et mœurs.

Comparaître Monsieur BANZA KAKUDJ Louis marie qui prête le Qu’ il se dégage de diverses pièces présentées que le requérrant est qualifié pour exercer les fonctions d’Expert
Comptable.
serment suivant : « JE JURE DE REMPLIR LOYALEMENT ET
FIDELEMENT LES FONCTIONS QUI ME SONT CONFIEES EN Que partant, il échoit de faire droit à sa requête.

TANT QU’EXPERT COMPTABLE ». PAR CES MOTIFS

Le Président lui donne acte de sa prestation de serment. ORDONNONS l’ agrément de Monsieur BANZA KAKUDJI en qualité d’ Expert Comptable Agréé près du Tribunal de
En foi de quoi, il a été dressé le présent procès-verbal, aux jour, mois Grande Instance de Lubumbashi ;

et an que dessus. Laissons les frais à charge du requérant.

Ainsi Fait et ordonné en notre Cabinet, au jour, mois et an que dessus.

Le Greffier Divisionnaire Président du Tribunal de grande instance Le Récipiendaire


LE GREFFIER DIVISIONNAIRE LE PRESIDENT
MUSHIMI MUZIMU YAKABANDA MUNYANGE MUYAMBO

Quelques associations d’auditeurs : Les plus grands cabinets d’auditeurs :

1) American Institute of Certified Public Accountants


(AICPA) aux USA
1) PriceWaterhouse Coopers (PWC)
2) Association of Certified and Chartered Accountants 2) Deloitte and Touche Tomasthu
(ACCA) en GB 3) Klinveld Peat Marwich et Goerdeler
3) Chartered Institute of Management Accountants
(KPMG)
(cima) en GB
4) Ordre des Experts Comptables et des Comptables 4) Ernst and Young
Agréés (OECCA), en France 5) Arthur Andersen (en faillite depuis
5) L’Institut des Réviseurs d’Entreprises (IRE) en Belgique 2004 avec l’affaire Enron)

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Dr Jean - Hélène Kitsali Katungo, Module 24/03/2018
2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

Audit : Examen, vérification et contrôle 1) Quoi ?


Les états financiers ou les comptes
Quoi?
annuels
Audit
Où et quand? Pourquoi? L’information comptable et
financier financière contenue dans les états
financiers
Comment?

2) Pourquoi ? Eléments d’explication :

rechercher de la conformité, L’audit est l’examen, une vérification, un


contrôle professionnel d’une information en
de la certitude vue d’exprimer une opinion
responsable et indépendante par référence à
de l’exactitude de l’information un critère de qualité ; cette opinion doit
comptable et financière accroître l’utilité de
l’information

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Dr Jean - Hélène Kitsali Katungo, Module 24/03/2018
2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

3) Comment ? 4) Où et quand?
Par des méthodes et techniques
appropriées d’audit afin de prouver : Dans toute organisation
la régularité,
la sincérité et Chaque fin période
l’image fidèle (la fidélité) des
états financiers. Au moment opportun

1.3. Le principe d’intégrité L’intégrité


Deux sens : 2) Deuxièmement, au sens strict, l’intégrité d’un
1) L’intégrité, au sens commun, est la qualité d’une système d’information, c’est son aptitude à
personne intègre, probe et honnête. fournir des images du réel aussi « exactes » que
possible.
• Ici le principe d’intégrité a une connotation Ici, l’information financière produite par une
morale incontestable. Il précise les devoirs organisation doit être assurée « exacte » que
éthiques et aussi les obligations juridiques de possible.
l’auditeur entant qu’acteur social.

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Dr Jean - Hélène Kitsali Katungo, Module 24/03/2018
2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

L’intégrité : 1.4. Les normes d’audit international


Conformité aux normes,
Régularité règles, procédures, référentiel 1) Audit financier, fonction
Loyal, probe, honnête et soucieux
intermédiaire pour
Sincérité
de ne point déformer la vérité informer objectivement
les états financiers doivent se
2)L’indépendance
Image fidèle
révélés aussi exacts que possible
Ils doivent dire le « vrai » 3)La compétence

1.4. Les normes d’audit international Les normes…


6) « Going concern »
4) Les fondements de l’appréciation de
l’auditeur 7) L’opinion de l’auditeur :
Opinion d’accord ou sans réserve (unqualified
4) La recherche de l’image fidèle et non opinion) ;
forcement le dépistage de la fraude. Opinion réservée;
Opinion qualifiée (qualified opinion);
Refus de certification;
Déclaration d’abstention

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2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

8) Le rapport d’audit 9) La modification de l’opinion de l’auditeur


• Titre
• Identification du destinataire 10) La fixation des honoraires
• Identification précise de la mission et des 11) Ce que l’auditeur externe attend de l’entité
comptes audités
• Confection des états financiers
• Rappel des responsabilités de chaque partie
• Préparation de l’audit
• Référence aux normes de base
• Intégration de service de contrôle interne
• Opinions
• Publication des états financiers
• Signature
• Feed back.
• Datation

1.5. Les hypothèses d’audit


Les hypothèses …
(Mautz et Sharaf, 1961)
1) Les états financiers, les livres, les documents 3) Les états financiers doivent être établis par un service
compétent et présentés par les dirigeants de
comptables ainsi que leurs pièces l’entreprise sans aucune présomption des « fraudes et
justificatives doivent avoir le « caractère irrégularités ».
vérifiable »
2) Non-existence d’un conflit d’intérêt entre 4) L’existence d’un service de contrôle interne dans une
entreprise
l’auditeur et le gestionnaire.

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Dr Jean - Hélène Kitsali Katungo, Module 24/03/2018
2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

Les hypothèses…
les hypothèses…
5) L’usage des principes comptables
généralement admis est obligatoire dans la 7) A l’absence des pièces justificatives liées à
présentation des états financiers certaines transactions, on retiendra la clause
« ce qui a servi de référence dans le passé,
servira des preuves pour l’avenir ».
6) L’auditeur fait son travail de vérification et
de contrôle selon les normes internationales
d’audit. 8) L’auditeur doit se soumettre dans son travail
aux règles d’éthique et déontologie de la
profession.

9) L’obtention de la preuve d’audit Classification des assertions :


1. Exhaustivité - toutes les opérations ont été
L'auditeur doit concevoir et exécuter enregistrées.
les évaluations pour obtenir la
preuve des assertions - explicites et 2. Validité des opérations (existence des « droits
implicites - retenues par le et obligations ».
gestionnaire dans la préparation des
états financiers. 3. Exactitude (les montants des opérations
enregistrées doivent être exacts.

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Dr Jean - Hélène Kitsali Katungo, Module 24/03/2018
2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

Classification… 1.7. Les travaux d’audit financier


4) Rattachement : les opérations sont
enregistrées dans la bonne période. Le travail d’audit comporte trois
5) Évaluation : les éléments d'actif et de passif phases :
sont correctement évalués. la préparation,
6) Présentation - les postes sont décrits la réalisation et
conformément aux normes applicables à
l'information financière. la conclusion

Processus d’audit
La boite à outils de l’auditeur
Normes
Pour accomplir ses travaux, l’auditeur utilise différents
outils à sa disposition. La bonne utilisation de ses Langage
outils lui permet d’atteindre ses objectifs avec une
Faits
plus grande rapidité et une plus grande efficacité.
On distingue :
Les outils de collecte de l’information
Les outils descriptifs
Les outils de diagnostic Emetteur Message Récepteur
Les techniques de validation

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Dr Jean - Hélène Kitsali Katungo, Module 24/03/2018
2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

1) La phase de préparation 2) La phase de réalisation

Acceptation du mandant La durée de contrôle


L’objectif du contrôle
Période d’exécution
Les notes de révision pour le
Préparation matérielle rapport.

Phase de réalisation… Phase de réalisation…

a) Principes de base : b) La matière de révision comptable


• Les états financiers et leurs pièces
• Inexistante d’un schéma directeur
justificatives
• La loi et le mandat fixent le but de • Les contenues détaillées des comptes et
l’audit extraits bancaires
• Indépendance de l’auditeur • Les existants en stock et en immobilisations

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Dr Jean - Hélène Kitsali Katungo, Module 24/03/2018
2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

c) Les opérations de vérification 3) Les opérations de vérification


• Le contrôle arithmétique • Le contrôle des évaluations .
• Le collationnement ou contrôle • Le contrôle des documents
des reports internes
• Le contrôle des imputations • Le contrôle de concordance
• Le contrôle des relations • Le contrôle détaillé
• Le contrôle des existants • Le contrôle par les indices

3) Phase de conclusion 1.8. Les erreurs et fraudes


1) L’erreur est une faute professionnelle
- Elaboration du rapport d’audit résultant de l’oubli ou de l’ignorance des
- Expression de l’opinion de l’auditeur normes et principes comptables. Il existe :
: « Etats financiers certifiés conformes, • L’erreur de conception comptable
sincères et exacts » • L’erreur d’omission
• L’erreur d’attribut
- Limites
• L’erreur de principe
- Recommandations • L’erreur arithmétique
- Perspectives

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Dr Jean - Hélène Kitsali Katungo, Module 24/03/2018
2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

2) Les fraudes : Les moyens utilisés le plus souvent sont :

Sont des actes délicieux commis par les 1) Surestimation ou sous-estimation


auditeurs ou financiers ayant pour but : frauduleuse d’actif existant
de masquer le vol, 2) Oublie volontaire de certains engagements
le détournement des existants 3) Dissimulation d’affaires, des valeurs, de
bénéfices…
d’éluder les manquants afin de rendre leur
4) Indication d’un chiffre d’affaires inexistant
découverte difficile en cas d’enquête.
5) Exagération de certains frais, charges…
des agissements incorrectes
6) Publication des faux bilans …

Classification des fraudes : Classification des fraudes…


3° La falsification des pièces justificatives par
1° La malversation financière ou d’espèce : il s’agit « faux et usage de faux » ;
d’omission de recettes ou dépenses, 4° La falsification des comptes pour :
d’une comptabilisation de paiement fictifs des
• dissimuler les actes répréhensibles de
charges décaissées non réelles, l’enrichissement
détournement
sans cause, abus des biens sociaux…
• couvrir les fautes d’autrui dans une association
2° Les détournements de fonds, de marchandises,
des malfaiteurs
de fournitures du bureau, des chèques ou autres
effets de commerce… • modifier le résultat réalisé par le gonflement des
charges ou l’enregistrement des charges fictives.

18
Dr Jean - Hélène Kitsali Katungo, Module 24/03/2018
2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

5°La manipulation des comptes : Les corrections et sanctions :


Earnings management : gestion des 1) Les corrections
résultats • Les erreurs sont des fautes professionnelles d’une
Income smoothing : lissage des résultats connaissance insuffisante. Elles sont involontaires
mais graves. Leur correction demande la révision
Big bath accounting : nettoyage des comptes
toute entière de la comptabilité.
Window dressing : habillage des comptes
Creative accounting : comptabilité créative

Les corrections…… 2) Les sanctions :


• Les fraudes sont une irrégularité volontaire et 1. Les erreurs entraînent la fin de carrière
préméditée, c'est-à-dire animée de mauvaise foi au détriment du CV par incompétence
dans l’intention de nuire. Elles sont inacceptables 2. Les fraudes entraînent des poursuites
et très graves et entraînent le rejet de tout le
système comptable.
judiciaires en plus de l’emprisonnement,
les amendes, les pénalités, les dommages
et intérêts. Il en est de même de la
personnalité et de la carrière
(suspension ou révocation).

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1.9. Le conseil en gestion


Dans le cadre financier : Le respect des procédures de passation
a) Audit légal et contractuel : des marchés;
• Le reporting : l’auditeur peut se prononcer sur :
La qualité de la gestion des contrats;
La conformité, la sincérité et la
régularité des états financiers La conformité de l'exécution du projet;
L’efficacité dans les implications fiscales S'assurer que toutes les ressources de
des diverses opérations et leur payement l’organisation ont été employées
conformément aux objectifs fixés,

1.10. L’audit fiscal


b) Accompagnement dans le cadre des nouvelles
normes internationales : • Appréciation des implications fiscales dans le
cadre :
• Adoption des normes IFRS ou SYSCOHADA
de contrôle de la régularité fiscale
• Assistance et formation pour piloter les projets
de contrôle de l'efficacité fiscale
liés aux changements réglementaires
de minimiser le risque fiscal qui pèse en
• Préparation de comptes consolidés et combinés permanence sur la situation, la structure
• Acquisition des apports et à la fusion financière, et qui pourrait menacer sa
pérennité, voir même la survie de
l’organisation.

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Remarques : L’audit se différencie : 3. L’AUDIT MARKETING


- par le domaine : financier, comptable, 2.1. Définition :
marketing, fiscal, pratiques RH…
- par l’objectif : audit de conformité, audit de l’audit marketing est le contrôle qualité de la
cohérence, audit de best practice, audit
politique globale de marketing d’une
d’accompagnement de changement…
entreprise.
- par les modalités : l’audit externe, l’audit
interne, l’audit participatif…
- par les méthodes : audit quantitatif et audit
qualitatif

L’audit marketing….. Audit marketing, un audit qualitatif…

Il s’agit de contrôle d’actions qui dans une


économie de marché, ont pour but de prévoir ou
de constater, de stimuler et de susciter, de L'audit marketing est un examen critique
renouveler et de réaliser l'adaptation continue de en profondeur, systématique et périodique
l'appareil productif et de l'appareil commercial des grandes orientations marketing d'une
aux besoins des consommateurs. entreprise dans son environnement et des
moyens qu'elle met en œuvre pour les
réaliser.

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2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

Audit marketing, un audit qualitatif… 2.1. Objectif de l’audit marketing

Cet examen permet à l'entreprise de résoudre les L’audit marketing a comme objectif de préciser la
problèmes courants, de renforcer ses compétences par position de l’entreprise au sein de son environnement et
rapport aux concurrents et d'améliorer l'efficacité et la de son marché.
rentabilité de ses activités marketing.
Le principal élément à déterminer lors de l’audit
L'audit marketing porte sur les objectifs de l'entreprise, marketing est la définition des problèmes auquel
ses politiques, son organisation, ses méthodes et son l’entreprise est confrontée du point de vue de la
personnel marketing. satisfaction des consommateurs.

2.1. Objectif de l’audit marketing Objectif de l’audit marketing…


la réalisation d’un état de lieux de l’ensemble du
L’audit marketing concerne :
marketing dans l’optique d’une cession d’un
le renforcement des parts sur le produit ou d’une entreprise, réaliser le bilan des
marché actions marketing afin d’optimiser sa place et
son efficience dans l’activité de l’entreprise.
le lancement du nouveau
la réalisation d’un état de lieux sur les forces, les
produit ou opérer un faiblesses, les opportunités ou les menaces d’une
changement d’image société en ce qui concerne les différentes
dimensions et champs d’application de son
Marketing.

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2.3. Méthode d’audit marketing La matrice SWOT

• Le SWOT (Strengths-forces, Weaknesses-faiblesses,


Opportunities-opportunités et Threats-menaces) est
S W
une méthode d’audit marketing de l’entreprise et
son environnement (concurrence). C’est la première O T
étape de la démarche d’audit marketing par ce 1) Forces : expertise de spécialiste marketing, produit ou
qu’elle aide l’entreprise à se concentrer sur les service innovateur ou différencié, lieu d’activité,
questions clés. procédures de qualité, toute autre valeur ajoutée
• Une fois les questions clés identifiées, elles sont 2)Faiblesses : manque d’expertise marketing, produit
introduites dans des objectifs marketing; en utilisant ou service indifférencié (par rapport aux concurrents),
la matrice SWOT. lieu d’activité, faible ou mauvaise qualité des produits
ou services, réputation endommagée…

La matrice SWOT… 2.4. Aide memoire d’un audit marketing


3) Opportunités : marché se développant,
fusion, joint-ventures, alliances stratégiques, 1) Analyse de la situation
entrées dans de nouveaux marchés offrant de
meilleurs profits, nouveau marché international, 2)Analyse du plan marketing
marché délaissé par un concurrent inefficace… 3)Analyse du programme marketing
4) Menaces : arrivée de nouveaux concurrents,
guerres des prix, concurrent ayant un produit ou 4)Prévisions marketing
service innovant, concurrent ayant des meilleurs 5)Suggestions marketing
canaux de distribution, nouvelle taxation sur le
produit ou service…

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Aide memoire… Aide memoire…


1) Analyse de la situation –Quel est le niveau de la demande actuelle
et potentielle?
• Marché et environnement
–Qui sont les concurrents de l’entreprise?
–Quels sont les marchés atteints par Quelle est leur taille? Quelles sont leurs
l’entreprise? stratégies?
–Qui sont ses clients et ses non clients? –Quels sont les éléments de l’environnement
de l’entreprise susceptibles d’avoir une
–Comment les segments de marché incidence sur les activités de celle-ci? Quelle
ont-ils été définis? a été leur évolution et quelle sera-t-elle à
l’avenir?

Aide memoire… Aide memoire…


• Entreprise 2) Analyse du plan marketing
–Quelle est la mission de l’entreprise? • Objectifs et stratégies
–Quels sont ses objectifs propres? –Quels sont les objectifs marketing?
–Quelles sont ses stratégies globales? –Quels sont les résultats obtenus par
–Quelles sont ses forces et ses faiblesses? rapport à ces objectifs?
–L’entreprise possède-t-elle un avantage –Quelles sont les stratégies marketing de
distinctif? Lequel? l’entreprise? Quels sont ses segments
–A-t-elle un plan à long terme? À court cibles? Quel positionnement désire-t-elle?
terme?

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Aide memoire… Aide memoire…

–Ces stratégies concordent-elles avec la • Composition commerciale :


stratégie globale de l’entreprise?
–Quels sont les objectifs définis pour les
–Quels sont les moyens de contrôle établis variables de la composition
par l’entreprise pour évaluer l’atteinte commerciale?
des objectifs marketing et l’efficacité de
–Quelle est la stratégie de produit?
ses stratégies?
–Quel est le positionnement visé pour
chaque produit?

Aide memoire… Aide memoire…


– Comment la stratégie de prix contribue-t-elle aux – Le mix de produits est-il cohérent?
objectifs marketing? – Le niveau de service est-il adéquat?
– Quelle est la stratégie de distribution? – Comment le produit contribue-t-il à l’atteinte
– Les réseaux utilisés sont-ils adéquats? Efficaces? des objectifs marketing?
– Les relations avec les membres du circuit sont-elles – Quelle est la stratégie de prix?
harmonieuses?
– Quels sont les facteurs pris en considération
– Comment la stratégie de distribution contribue-t-
elle aux objectifs marketing? dans la fixation des prix?
– Quelle est la stratégie de promotion, de – Comment se situe le niveau des prix par
pénétration ? rapport à celui de la concurrence?

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Aide memoire… Aide memoire…


3) Analyse du programme marketing
– Quel est le rôle dévolu à chacun des éléments de
• A-t-on préparé un énoncé des activités (programmes)
la composition promotionnelle? pour chacune des variables de la composition
– L’efficacité de chacun des éléments de la commerciale?
composition promotionnelle a-t-elle été mesurée? • Quelle était la responsabilité de chacun des membres de
Comment? Avec quel résultat? l’unité marketing dans la réussite du plan marketing?
– Comment la stratégie promotionnelle contribue-t- Les tâches avaient-elles été réparties clairement?
elle aux objectifs marketing? • Avait-on préparé un calendrier des opérations? A-t-il
été utilisé?
– Les stratégies de chacune des variables de la
• Comment s’est effectuée la coordination des actions?
composition commerciale concordent-elles avec la
stratégie marketing d’ensemble? • Le plan marketing prévoyait-il un plan de rechange?
Était-il réaliste?

Aide memoire… Aide memoire…


4) Prévisions 5) Suggestions
• Comment l’environnement et la concurrence
évolueront-ils? • Quelles modifications l’entreprise doit-elle
• Quels en seront les effets sur l’organisation? effectuer dans ses objectifs et ses stratégies?
• L’entreprise est-elle prête à résister aux changements • Comment l’entreprise peut-elle produire ces
prévus dans l’environnement? changements?
• Quelles occasions d’affaires intéressantes se présentent • Quels en seront les coûts?
à l’entreprise?
• Quels seront les facteurs de succès pour l’entreprise? • Quelles sont les informations supplémentaires
Comment acquérir les nouvelles compétences requises? nécessaires à la prise de décision?

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4. L’AUDIT DES RH Notions….


3.1. Notions : Le contrôle apparaît donc
Face à un environnement changeant et nécessairement dans tout le système de
pour atteindre ses objectifs d’une manière gestion de l’entreprise et surtout dans les
efficace et efficiente, l’entreprise doit être RH
pilotée. L’audit des RH vise à mesurer, à évaluer
Ce pilotage consiste à PLANIFIER, les résultats des actions des RH et à
ORGANISER, COORDONNER, comparer ces résultats avec les objectifs.
CONTROLER les décisions et actions.

3.2. L’objet de l’audit des RH 3.3. Définition

L'audit des RH a pour objet de : 1) L'audit des RH est un jugement porté sur la
qualité des ressources humaine d'une
dresser un constat d'une situation en organisation. Il touche la fonction de RH et les
mettant en évidence ses pratiques RH (recrutement, formation,
caractéristiques, sous forme de points mobilité, compétences, rémunérations…)
forts, mais aussi de points faibles,
représenté par les problèmes et les 2) L'audit du climat social est une étude des
risques qui en découlent, dus perceptions et des opinions des employés.
notamment aux manques de contrôle.

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2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

L’audit du climat social… 3.4. Méthodes de l’audit de RH


Les méthodes qualitatives ou quantitatives avec
L’audit du climat social prend forme :
les enquêtes, les entretiens, le récit de vie, les
Analyse du climat social réunions, la recherche documentaire dont les
plus importants :
Etude ou enquête sur les
1) Le projet d'entreprise;
motivations
2)La convention collective
Diagnostic, audit ou enquête 3)Le règlement intérieur;
sociale 4)Les procès verbaux des réunions de deux
Baromètre dernières années
5)Les conditions et les opérations de recrutement

Méthodes d’audit RH… Méthodes d’audit RH…


6) Les conditions d’intégration des nouveaux employés 13) Les conditions de sécurité de travail et d’hygiène
7) le rapport sur l'évolution de l'emploi et les 14)Les mesures disciplinaires
perspectives d'emploi, 15) Le registre des délégués du personnel;
8) Le registre de paie 16)Les dossiers sur le contentieux éventuel relatif aux
9) Le barème salarial par catégorie d’employés délégués syndicaux;
10)Les conditions de mobilité et de renforcement de 17) L'organigramme à jour;
compétence
18) Les tracts éventuels émanant des organisations
11) Les conditions de formation syndicales;
12) Les conditions le licenciement, de suspension, de 19)Les journaux d'entreprise (ou autres médias de
révocation, de retraite, de séparation… communication interne).

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Outils de l’audit RH… 3.5.Types d’audit des RH


La qualité de l’audit des RH est l'aptitude à répondre
les interview avec tous les acteurs sont aux besoins de l'organisation qualitativement et
importants quantitativement en matière des GRH.
L'audit des ressources humaines peut être réalisé :
l'examen de la documentation;
1) par un auditeur interne lorsqu'il s'agit de détection
l'inspection sur le lieu de travail. ou d'évaluation des potentiels et des performances
du personnel d'une entreprise.
2)par un audit contractuel (ou externe) si une
entreprise le désire suite à une acquisition ou une
fusion.

Types d’audit des RH 3.6. Applications d’audit des RH


Niveau/Temps Passé Présent Futur Audits Applications
Conformité Audit des contrats, du bilan social :
Entreprise Audit de climat Audit de climat Audit des
« les règles internes et externes sont-elles appliquées »
social social potentiels
Effectivité Audit des procédures :
« y a-t-il cohérence entre le discours et la pratique »
Individuel Audit de Audit de Audit des
performance performance potentiels Efficacité Audit de qualité :
« les objectifs sont-ils atteints, quels sont les résultats »

efficience Audit de la communication :


« les résultats obtenus l’ont-ils été au meilleur coût »
Igalens J. (2000), «Audit des ressources humaines», Edition liaison, Paris
stratégique Audit de formation :
« la politique suivie est-elle cohérente avec les stratégies de
l’entité »

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L’audit des RH… 5. L’audit interne


• En conclusion, l’audit des RH permet de Définition
déterminer si la RH accompagne L’audit interne est une activité indépendante et
correctement l’organisation et lui permet objective au sein d’une organisation qui donne
tant de gérer les RH au quotidien que de une assurance sur le degré de maîtrise de ses
préparer l’avenir et de mettre en œuvre opérations, lui apporte conseils pour les
améliorer et contribue à créer de la valeur
une stratégie de recrutement,
ajoutée.
d’intégration, de motivation, de mobilité et
de formation des RH.

Définition… Définition…
L’audit interne est une fonction d’assistance qui permet
aux responsables d’organisations de mieux gérer leurs
L’audit interne de performance est la recherche de
affaires. Le contrôle interne en est la finalité. l’efficacité et l’efficience des méthodes, des procédures,
des règles, de l’organisation du travail et du dispositif
L’audit interne aide l’organisation à atteindre ses
de contrôle :
objectifs en évaluant, par une approche systématique et
méthodique, ses processus de management des risques, L’efficacité, dont le critère est l’atteinte des objectifs
de contrôle et de gouvernance d’entreprise, et en faisant fixés, et plus généralement la réponse adéquate à
des propositions pour renforcer leur efficacité. l’attente ou « doing the right things » ;
L’audit interne de régularité est l’audit de conformité L’efficience, dont le critère est de faire le mieux possible,
des procédures, il évalue si celles-ci ont été respectées ou ce qui exige la meilleure des qualités quant aux
non dans leur application. connaissances et à la technologie ou « doing the things
right ».

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Définition du contrôle interne : L’objectif du contrôle interne :


1) Le contrôle interne un processus mis en œuvre par Arriver à une assurance raisonnable du bon
la direction de l’entreprise pour lui permettre la fonctionnement de l’organisation
maitrise de l’information qui circule et l’assurance Fiabiliser les informations financières
raisonnable des opérations .
Respect des normes, lois et réglementation
2)Trois dimensions du contrôle interne :
La lutte contre la fraude et le dysfonctionnement
Gérer les risques
Notons que l’audit interne et l’audit externe sont la base des
La sincérité des comptes (Loi Sarbanes-Oxley de règles de contrôle interne qu’ils vérifient, contrôlent et
2002) certifient dans leur mission.
La mise en place d’une organisation plus efficace et L’auditeur va s’assurer que les règles de contrôle interne sont
plus performante effectivement appliquées et donnent des résultats attendus.

Objet de l’audit interne Mission de l’audit interne


L’objet de l’audit interne est : 1) La mission principale de l’audit interne est de porter
un jugement sur la maîtrise de toutes les fonctions
l’assurance à la gestion, la maitrise de l’entreprise et faire des recommandations sur les
des opérations et des procédures, dispositions à prendre pour améliorer ; faire
l’assistance au management sans juger les hommes
le conseil en gestion sur un niveau et en toute indépendance.
acceptable pour l’atteinte des 2)L’auditeur interne conseil, assiste, recommande
objectifs. mais ne décide pas : tout faire pour aider à
atteindre les objectifs du contrôle interne.

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2 notes du cours d'Audit, L2 Gestion

L’objectif de l’audit interne : Domaines de l’audit interne


L’audit interne qui est une fonction permanente et
Sécuriser les actifs est d’application comme :
Fiabiliser l’information l’audit de la technique (production) et l’audit financier
l’audit des RH et l’audit marketing
Respecter les règles, les procédures et
l’audit de la comptabilité et l’audit de la logistique
les directives
l’audit de la gestion et l’audit de l’informatique
Optimiser les ressources l’audit des approvisionnements et l’audit
managériale
Gérer les risques
l’audit de l’audit interne.

La conduite d’une mission d’audit interne


Méthodes d’audit interne
Une mission d’audit interne se divise en trois phases :
Il s’agit des méthodes et techniques qualitatives et
quantitatives utilisées pour conduire l’audit : 1) La phase de préparation : l’auditeur prépare sa
mission en prenant connaissance du référentiel
• Les questionnaires d’enquête applicable (procédures, règlementation, bonnes
• Les interviews pratiques…) relatif au thème de sa mission. Il évalue à
• L’observation participante et non participante partir des objectifs de bonne gestion et de la
• La grille d’analyse documentation disponible les forces et les faiblesses
apparentes. Il décrit le test d’audit qu’il devra déployer
• La recherche documentaire pour mener à bien sa mission;
• Les visites de site, inventaires physiques 2) La phase de réalisation : l’auditeur réalise le test décrit
• La circularisation de tiers… avec des méthodes et techniques d’audit interne

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La conduite d’une mission d’audit interne


Les normes d’audit interne
3) La phase de conclusion ou synthèse : il s’agit
d’organiser les éléments relevés selon un système 1) l’intégrité, base de confiance accordée aux
de référencement tracé et auditable. auditeurs
Les principaux outils sont : 2)l’objectivité qui renforce l’indépendance
Les comptes rendus d’entretiens validés et les 3)la confidentialité
notes d’audit
4)la compétence et conscience
Les constats et les analyses causales
professionnelle, impliquant la mise à jour
La feuille de résolution et d’analyse des
des connaissances.
problèmes
La rédaction du rapport d’audit interne.

Conclusion sur l’audit interne et l’audit externe Conclusion sur l’audit interne et l’audit externe
I. Les Différences
1) Quant aux statuts : 2) Quant aux bénéficiaires de l’audit :
l’auditeur interne appartient au l’auditeur interne pour la
personnel de l’entreprise
tandis que l’auditeur externe est dans la
direction générale
situation d’un prestataire de service tandis que l’auditeur externe
juridiquement indépendant. travail pour les tiers,
propriétaires, actionnaires…

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Differentiation : Conclusion…

4) Quant au champ d’application :


3) Quant aux objectifs de l’audit :
l’audit interne a comme objectif d’apprécier l’audit externe englobe tout ce qui
la bonne maîtrise des activités de l’entreprise concourt à l’élaboration des états
et de recommander les actions pour financiers
l’améliorer, tandis que l’audit interne est
celui de l’audit externe est de certifier les beaucoup plus vaste car il inclut non
comptes de l’organisation en assurant seulement toutes les fonctions de
l’information publiée.
l’entreprise, mais également toutes
leurs dimensions.

Conclusion… Conclusion…

5) Quant aux préventions des fraudes : 6) Quant à l’indépendance :


l’audit externe est intéressé par toute l’indépendance de l’auditeur externe est
fraude, dès l’instant qu'elle a, ou est celle du titulaire d’une profession, elle
susceptible d’avoir, une incidence sur est juridique et statutaire,
les résultats ;
tandis que celle de l’auditeur interne est
en revanche une fraude qui touche assortie des restrictions liées à sa
par exemple la confidentialité des situation de subordination.
dossiers du personnel, concerne l’audit
interne.

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Conclusion… Conclusion…

7)Quant à la périodicité de l’audit :


8) Quant à la méthode :
l’auditeur externe réalise ses l’auditeur externe réalise son travail
missions de façon intermittente selon des méthodes qui ont fait leurs
tandis que l’auditeur interne preuves, à la base de rapprochements,
travaille en permanence dans son d’analyses et inventaires
entreprise; tandis que la méthode de l’auditeur
interne est spécifique liée à ses
objectifs.

II. Complémentarités II. Complémentarités


La complémentarité entre l’audit interne et l’audit
externe se situe au niveau du champ d’application et 2) Il peut même être amené à se prévaloir de certains
des objectifs poursuivis par les auditeurs : travaux de l’audit interne pour asseoir son jugement ou
étayer sa démonstration.
1) l’audit interne est un complément de l’audit externe,
puisque où existe une fonction d’audit interne, 3) L’audit externe a son tour est un complément de
l’auditeur externe est tout naturellement conduit à l’audit interne, un élément d’appréciation sur la
apprécier différemment les qualités de régularité, maîtrise des affaires : là où un professionnel de talent
sincérité et image fidèle des comptes qui lui sont exerce son activité, la maîtrise des affaires s’en trouve
présentés. renforcée.

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Complémentarités… III. Rapprochements


4) L’auditeur interne prend en compte cet aspect des
choses et peut être amené lui aussi à se prévaloir de
certains travaux de l’audit externe pour asseoir son
jugement ou étayer sa démonstration. 1) Les prestations externes : c’est l’assistance
ponctuelle des auditeurs externes au plan
5) On perçoit bien à quel point il va être nécessaire que de la méthode, de la formation, du conseil
les deux audits collaborent en bonne intelligence.
par les auditeurs internes

III. Rapprochements Rapprochements…


3) La sous-traitance : action consistant à
2) La co-traitance : elle implique la confier d’une manière permanente ou
concertation, c’est la constitution d’une ponctuelle à un organisme extérieur,
équipe commune des auditeurs internes et l’audit d’une ou plusieurs fonctions ou
externes en vue de la réussite d’une activités spécifiques suivant les directives
mission de contrôle et vérification. de l’audit interne ou d’audit externe.
On parle « d’internalisation ou
d’externalisation » des services d’audit.

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