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Cours Appareil PN

Le document présente l'évolution de la photographie depuis son invention au XIXe siècle jusqu'à l'ère numérique actuelle, soulignant l'accessibilité croissante des appareils photo et l'impact des technologies numériques sur la création et le partage d'images. Il décrit également les mécanismes fondamentaux de la photographie, y compris la lumière, le boîtier, le capteur, et les divers réglages tels que l'ouverture et le temps d'exposition, qui influencent la qualité des images. Enfin, il aborde les différents types d'objectifs et leur importance dans la photographie, en mettant l'accent sur la focale et l'angle de champ.

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Cours Appareil PN

Le document présente l'évolution de la photographie depuis son invention au XIXe siècle jusqu'à l'ère numérique actuelle, soulignant l'accessibilité croissante des appareils photo et l'impact des technologies numériques sur la création et le partage d'images. Il décrit également les mécanismes fondamentaux de la photographie, y compris la lumière, le boîtier, le capteur, et les divers réglages tels que l'ouverture et le temps d'exposition, qui influencent la qualité des images. Enfin, il aborde les différents types d'objectifs et leur importance dans la photographie, en mettant l'accent sur la focale et l'angle de champ.

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Chapitre 1 : comprendre la photographie

A. Histoire de la photographie
La photographie a été inventée au début du XIXe siècle par Joseph Nicéphore Niépce et Louis
Daguerre. Niépce a créé la première photographie permanente en 1826 en utilisant une
plaque de cuivre recouverte de bitume de Judée. Daguerre a ensuite développé le procédé du
daguerréotype en 1839, qui a permis de produire des images plus nettes et plus détaillées.

Au fil des décennies, la photographie a évolué pour devenir plus accessible et plus pratique.
Les appareils photo ont été miniaturisés et simplifiés, et les films ont été développés pour être
plus sensibles à la lumière. Dans les années 1970, les premiers appareils photo numériques
ont été développés, mais ils étaient encore très coûteux et peu pratiques.

Depuis l'invention du premier appareil photo numérique, la technologie numérique a connu


une évolution rapide et continue. Les appareils photo numériques sont devenus plus petits,
plus légers et plus performants, avec des résolutions allant jusqu'à plusieurs dizaines de
mégapixels. Les smartphones ont également intégré des appareils photo numériques de haute
qualité, ce qui a permis à tout le monde de prendre des photos et des vidéos de qualité
professionnelle.

La technologie numérique a également permis le développement de nouvelles formes de


médias, telles que la réalité virtuelle et la réalité augmentée. Les caméras 360 degrés
permettent aux utilisateurs de capturer des images immersives qui peuvent être visualisées à
l'aide de casques de réalité virtuelle. Les applications de réalité augmentée permettent aux
utilisateurs de superposer des images virtuelles sur le monde réel, créant ainsi de nouvelles
expériences interactives.

Enfin, la technologie numérique a également permis le développement de nouvelles formes


d'art, telles que la photographie numérique et la manipulation d'images. Les logiciels de
retouche photo permettent aux utilisateurs de modifier et d'améliorer leurs images de
manière créative, ou même de créer des images entièrement nouvelles à partir de zéro.

En somme, la technologie numérique a révolutionné la façon dont nous prenons, partageons


et interagissons avec les images, et continue de se développer à un rythme rapide.

Aujourd'hui, la photographie numérique est devenue la norme. Les appareils photo


numériques sont abordables et faciles à utiliser, et les smartphones ont rendu la photographie
accessible à tous. Les réseaux sociaux ont également transformé la façon dont nous
partageons et consommons des images, avec des millions de photos téléchargées chaque jour.

En somme, la photographie a parcouru un long chemin depuis ses débuts modestes au XIXe
siècle. Elle est devenue une forme d'art populaire et accessible à tous, et continue d'évoluer
avec les avancées technologiques.
B. Mécanismes et anatomie de la photographie

i. Mécanisme de la photographie
1. La lumière pénètre dans l'appareil via l'objectif.
2. Le photographe appuie sur le déclencheur : on laisse cette lumière arriver jusqu'au
capteur (ou la pellicule). On dit qu'on « expose » le capteur (d'où l'expression temps
d'exposition...).
3. La photo est enregistrée sur la carte.

Un constat simple (et très important) : plus on laisse de lumière entrer et arriver au capteur,
plus la photo sera claire. Au contraire, moins on laisse entrer de lumière... plus la photo sera
sombre. Et c'est là que ça devient intéressant, en pratique ! En effet, il existe deux moyens
(détaillés dans les sections suivantes) qui permettent de jouer sur la quantité de lumière qui
entre dans l'appareil et arrive au capteur : le temps d'exposition et l'ouverture du diaphragme.

La photographie consiste à capter des rayons lumineux. Ceux-ci se propagent de manière


rectiligne ; En effet, l’objet photo émet des rayonnements qui entre dans le boîtier ou caméra
obscura et crée des réactions avec le capteur. On déduit qu’en photo, trois éléments rentrent
enjeux :
La lumière ;
Le boîtier ;
Le capteur

Cas des APN

Un appareil photographique numérique (ou APN) est un appareil photographique qui


recueille la lumière sur un capteur photographique électronique, plutôt que sur une pellicule
photographique, et qui convertit l'information reçue par ce support pour la coder
numériquement.

Un appareil photo numérique utilise un capteur CCD ou CMOS pour acquérir les images, et les
enregistre habituellement sur des cartes mémoire (Compact Flash, Smart Media, Memory
Stick, Secure Digital, etc.). Pour prendre et visualiser les clichés, l'appareil est équipé d'un
écran arrière à cristaux liquides ou OLED et parfois d'un viseur (optique ou électronique).

ii. Anatomie de l’appareil photo


Comprendre les composants complexes d'un appareil photo est essentiel pour les
photographes en herbe comme pour les professionnels chevronnés. La maîtrise de ces
éléments permet un meilleur contrôle et une plus grande créativité dans la capture du monde
à travers l'objectif.

Boîtier de l'appareil photo (Le cœur de la photographie)

Le boîtier de l'appareil photo est le vaisseau qui abrite le cœur photographique. C'est la base
sur laquelle sont montés les objectifs et l'échafaudage qui supporte les divers boutons et
cadrans de commande. Les boîtiers vont des conceptions minimalistes des appareils photo de
type "point-and-shoot" à l'ergonomie complexe des reflex numériques et des systèmes sans
miroir.

Lentilles (L'œil de la caméra)

La lentille est le premier point de contact de la lumière avec l'appareil photo. Sa qualité et ses
caractéristiques, telles que la longueur focale et la netteté, sont déterminantes pour le
résultat de l'image. Les objectifs principaux se caractérisent par une longueur focale fixe,
offrant une netteté supérieure, tandis que les zooms offrent une grande polyvalence. Un
objectif rapide doté d'une grande ouverture est inestimable en cas de faible luminosité.

Capteur (Capturer la lumière)


Dans le monde numérique, le capteur a remplacé le film en tant que surface sensible à la
lumière qui enregistre l'image. Sa taille est un facteur de la plus haute importance, les capteurs
plein format offrant des performances supérieures en matière de plage dynamique et de
faible luminosité par rapport à leurs homologues plus petits, tels que les capteurs APS-C ou
micro quatre tiers.

Obturateur (Contrôle de l'exposition)

L’obturateur est le gardien de la lumière, déterminant la durée d'exposition du capteur. Un


obturateur rapide fige l'action, tandis qu'un obturateur lent peut créer un flou de bougé,
ajoutant une impression de mouvement à l'image. La maîtrise de la vitesse d'obturation est
essentielle pour manipuler la narration visuelle d'une photographie.

Ouverture (La pupille de l'objectif)

Souvent appelé l'iris de l'appareil photo, l’ouverture contrôle la quantité de lumière qui passe
à travers l'objectif. Elle est désignée par des nombres f ; un nombre plus petit signifie une
ouverture plus grande. L'ouverture influe sur la profondeur de champ, les ouvertures plus
grandes produisant un plan de mise au point moins profond, idéal pour isoler les sujets de leur
arrière-plan.

Réglages ISO (Sensibilité à la lumière)

Le Réglage ISO est la sensibilité de l'appareil photo à la lumière. Une valeur ISO faible est
utilisée dans des conditions lumineuses pour préserver la fidélité de l'image, tandis qu'une
valeur ISO plus élevée est nécessaire dans des environnements plus sombres. Cependant, une
valeur ISO trop élevée peut introduire du bruit, semblable au grain de la photographie
argentique, qui peut être à la fois un choix artistique et une nuisance.

Chapitre 2. Fonctionnement des appareils photographiques

A. Composantes essentielles des prises de vue photos

i. La lumière et la gestion de l'exposition en photo


La lumière, c'est la matière du photographe, c'est l'ingrédient principal d'une belle photo à
n'en pas douter ! Qui ne s'est pas rendu compte de l'incidence d'une lumière de fin de journée
sur la beauté d'un paysage ou d'un portrait ? Néanmoins, même dans des conditions de
lumière plus banales, il est important de connaître quelques trucs qui vous permettront de
restituer au mieux une scène, sans voir trop de surprises du style « ciel complètement grillé »
ou encore « photo toute noire » !
1. La lumière pénètre dans l'appareil via l'objectif.
2. Le photographe appuie sur le déclencheur : on laisse cette lumière arriver jusqu'au capteur
(ou la pellicule). On dit qu'on « expose » le capteur (d'où l'expression temps d'exposition...).
3. La photo est enregistrée sur la carte.
Un constat simple (et très important) : plus on laisse de lumière entrer et arriver au capteur,
plus la photo sera claire. Au contraire, moins on laisse entrer de lumière... plus la photo sera
sombre. Et c'est là que ça devient intéressant, en pratique ! En effet, il existe deux moyens
(détaillés dans les sections suivantes) qui permettent de jouer sur la quantité de lumière qui
entre dans l'appareil et arrive au capteur : le temps d'exposition et l'ouverture du diaphragme.

Le temps d'exposition
Le principe est donc très simple : plus on laisse de temps à la lumière pour entrer, plus la
quantité de lumière est grande, plus la photo est claire. Une petite précision : ce temps
d'exposition se mesure en millièmes de secondes, centièmes de secondes, dixièmes de
secondes, secondes et parfois même en minutes voire heures pour les très très longues
expositions ! On a les différentes situations suivantes :

Avantages Inconvénients Résumé

Peu de chance de faire une Besoin de beaucoup À utiliser quand il y a


photo floue. Impeccable de lumière, sinon la beaucoup de lumière :
Temps
pour des sujets en photo est sombre (« en extérieur par beau
d’exposition court
mouvement (sport...). sous-exposée »). temps par exemple,
ou si on peut utiliser le
Beaucoup de lumière a le flash pour apporter de
temps d'arriver au capteur, la lumière.
donc on peut prendre une Une photo floue sauf À utiliser quand il y a
photo suffisamment claire si on ne bouge pas ou peu de lumière et que
Temps
même dans l'obscurité. Il qu'on utilise un l'on ne souhaite pas
d’exposition long
est aussi possible de trépied... utilise le flash.
réaliser de jolis effets de «
filet » (un exemple d'effet
de filet sur une cascade).

Bien sûr, quelques modulations peuvent exister avec ce tableau !


L'ouverture du diaphragme
L'ouverture du diaphragme, c'est simplement la taille du trou qui laisse passer la lumière au
niveau de l'objectif. Plus il est grand, plus la lumière entre, plus il est petit... La vitesse
d'obturation et le temps d'exposition, ça marche ensemble : c'est une question de
proportionnalité ! Plus on ouvre le diaphragme, moins on a besoin d'exposer longtemps, donc
plus on peut augmenter la vitesse d'obturation, et inversement. Pas de panique : l'appareil
s'occupe de faire cette correspondance (sauf en mode complètement manuel) : vous réglez la
vitesse, il se charge de l'ouverture, vous réglez l'ouverture, il se charge de la vitesse. Magique
non ?!
Incidence de l'ouverture du diaphragme sur la photo
Alors pourquoi, me direz-vous, s'embêter avec ces deux paramètres, si au final, le résultat est
équivalent ? Il y a une bonne raison : l'ouverture du diaphragme a une incidence sur le rendu
de la photo, est cette incidence est de taille : il s'agit de la profondeur de champ (pour plus de
détails à ce sujet, voyez la page consacrée à la profondeur de champ).
Pour faire simple : plus on choisit une grande ouverture de diaphragme, moins la profondeur
de champ est grande (en d'autres termes, seule une petite partie de l'image est nette, le reste
est plus ou moins flou), et plus on choisit une petit ouverture de diaphragme, plus la
profondeur de champ est grande (la photo a alors tendance à être nette sur tous les plans : le
sujet, l'arrière-plan, etc.).
Pour aller plus loin...
Pour améliorer l'exposition de vos photos dans des conditions difficiles, tirez partie de la
fonction bracketing automatique de votre appareil photo !
Les Objectifs
On retrouve la plupart du temps certaines informations importantes directement sur l'objectif
: la marque du fabricant de l'objectif et son numéro de série, sa focale (ou sa plage de focale),
son ouverture maximale et parfois la puissance du zoom optique.

La focale
La focale détermine le grossissement observé au travers de l'objectif.
Plus précisément, la focale représente la distance en millimètres qui sépare le capteur du
centre optique de l'objectif (assimilé au point nodal, c'est-à-dire le point où les rayons
commencent à converger), lorsque la mise au point est faite sur l'infini.

Il existe plusieurs types d'objectifs.


Tout d'abord, on peut trouver des objectifs à focale fixe, c'est-à-dire des objectifs qui n'ont
qu'une seule et même focale (donc pas de zoom).
Les appareils photo numériques compacts correspondant sont soit des appareils d'entrée de
gamme (même s'ils sont de plus en plus rares) soit des appareils ultra compacts ou gadgets.
Les appareils à objectif fixe sont parfaits pour la photographie de paysage mais ne sont pas
recommandés pour photographier de près car ils ont tendance à déformer.
Dans le cas d'un objectif interchangeable, une focale fixe sera, par contre, signe de qualité.
Chaque objectif, selon sa focale, sera spécialisé dans un domaine précis (portrait, macro,
paysage...).
Le type d'objectif le plus répandu est l'objectif à focale variable.
On l'appelle plus communément un objectif zoom.
Ce type d'objectif a la particularité de pouvoir faire varier la focale et ainsi de se rapprocher
ou s'éloigner virtuellement du sujet à photographier.
Attention, la plupart des zooms perdent de la luminosité lorsque la distance focale augmente.
La focale de l'objectif (ou la plage de focales) est donc un élément très important à prendre
en compte lors de l'achat d'un appareil photo (ou d'un objectif pour un reflex numérique).
Cette focale détermine également l'angle de champ de l'objectif.
Angle de champ
La focale va également définir l'angle de champ de l'objectif, c'est-à-dire l'angle que va pouvoir
capter l'appareil photo. Ainsi une focale courte va entraîner un grand angle de champ alors
qu'une focale longue va plutôt correspondre à un angle de champ serré.
Focale de 28mm : Il s'agit là d'un grand angle. On se sert de ce type de focale pour des
panoramas, des photographies de paysage ou de reportage. Les perspectives sont
intéressantes (attention quand même aux déformations) et la profondeur de champ est
garantie.
Focale de 35mm : C'est une focale parfaite pour les photos pour lesquelles vous n'avez pas
assez de recul et les photos de groupe par exemple. Les perspectives sont donc moins
flagrantes qu'avec un 28mm mais il y a moins de risques de déformations et de vignettage.
Focale de 50mm : C'est la focale classique qui correspond à peu près à la vision humaine.
Focale de 90mm : On l'utilise pour des portraits, des gros plans, des détails dans un paysage.
La profondeur de champ est alors plus réduite que les focales précédentes.
Focale de 135mm : On l'utilise donc pour des photographies d'objets relativement éloignés.
Focale de 200mm : Ce téléobjectif donne un champ serré, la profondeur de champ est alors
très faible. Une focale de 200mm peut être utile pour isoler et faire un très gros plan sur un
sujet.
La distance minimale de mise au point
C'est le dernier point important à prendre en compte dans les caractéristiques de l'objectif.
Cette valeur correspond à la distance minimale au-dessous de laquelle la photographie
devient floue. Cette distance varie en fonction de la focale.
La distance minimale de mise au point est importante si l'on souhaite faire de la macro par
exemple.

Résolution du capteur et agrandissements


Qui dit photo numérique dit capteur numérique, qui dit capteur numérique dit résolution du
capteur. C'est le grand argument commercial, la course aux pixels, mais qu'en est-il vraiment
sur vos développements photo, au final ?
La résolution du capteur, c'est quoi ?
Le capteur numérique d'un APN, c'est l'équivalent de la pellicule en photo argentique
traditionnelle. Ce capteur, composé de millions de cellules photosensibles, est chargé de
recueillir la lumière lors de la prise de vue, et de la transformer en un signal numérique. Il
existe plusieurs types de capteurs numériques, en particulier les capteurs CCD les capteurs
CMOS (mais aussi Foveon, CCD...). La résolution d'un capteur, c'est le nombre de pixels en
longueur et en largeur. Plus précisément, « la résolution caractérise par le nombre de pixels
par unité de longueur ». Par exemple, un capteur qui de 3 millions de pixels procure une image
d'environ 2048x1536 pixels.
Quel capteur, pour quelle taille d'image ?
Le tableau ci-dessous propose quelques repères quant à l'utilité d'une taille de capteur par
rapport à une utilisation donnée, en termes de taille de développement photo.

Résolution 10X15cm 15X21cm 20X30cm


6
mégapixels
3
mégapixels
2
mégapixels
800 000
pixels

Légende : Bon - Moyen - Déconseillé.

B. Types d’appareils photo numériques


L'appareil compact
On appelle Compact numérique un appareil tout en un, de faible taille et de faible poids.
Les modes automatiques sont le cœur de ces appareils mais on voit de plus en plus de
compacts intégrant des réglages manuels poussés en complément.
Les constructeurs font tout pour les rendre de plus en plus compacts.
On remarque également la notion d'appareil photo « bijou » apparaître, le design et la finition
étant de plus en plus soignés.

L'appareil compact
Utilisation :
• Utilisation familiale
• Utilisation quotidienne (dans la poche ou le sac)
• Débutants (jusqu'à avertis pour certains modèles)
Les plus
• Peu d'encombrement donc transportables facilement (par exemple pour partir en vacances)
• Grande profondeur de champ
• Zooms lumineux
• Préréglages et modes automatiques pratiques pour les débutants
• Prix attractifs
Les moins
• Lenteur (à la mise en route, à la mise au point : temps de latence)
• Présente très rarement un mode de mise au point manuel
• Le viseur optique n'est pas assez précis pour vérifier la mise au point et ne renvoie pas
l'image exacte de ce que l'on photographie (il y a souvent des décalages)
• Les capteurs miniaturisés entraînent un peu plus de bruit

Le Bridge Camera
On appelle Bridge Camera, un appareil « tout en un » qui a la même ergonomie, les mêmes
spécificités techniques et la même structure qu’un reflex.
La visée par contre est électronique. Les bridges permettent une grande diversité de réglages
manuels (vitesse, diaphragme, balance des blancs, etc.).
On appelle ces appareils des bridges (ponts en anglais) car ils sont en quelque sorte la jonction
entre les compacts et les réflexes.
On peut rajouter certains éléments afin d’étendre les performances de l’appareil :
compléments optiques, flash...

Le Bridge Camera
Utilisation:
• Utilisation débutante (en mode automatique) Ou avancée (en tout manuel)
Les plus :
• Maîtrise de l'image
• Moins encombrant qu'un reflex
• Légèreté
• Prix plus abordable qu'un reflex
Les moins :
• Viseur électronique moins précis qu'un reflex
• Difficile d'avoir une très faible profondeur de champ
• Temps de réaction

Reflex numérique
On appelle Reflex numérique un appareil évolutif dont la visée s'effectue directement par
l'objectif grâce à un jeu de miroir (d'où le nom de reflex).
C'est le type d'appareil le plus répandu chez les photographes professionnels
(Reflex argentique ou numérique).
Tous les réglages et tous les types de photos sont imaginables puisque les objectifs sont
interchangeables.
On trouve plusieurs sortes d'optiques selon les utilisations que l'on veut en faire : téléobjectifs
(portrait, sport...), grand angle (paysage...), objectifs macro et objectifs à bascule et
décentrement (architecture, objet...).
Reflex numérique
Utilisation :
Utilisateurs averti - Semi-professionnels - pro
Aucune limite d'utilisation
Les plus :
Qualité d'image (selon l'objectif)
Réactivité
Evolutif
Visée parfaite
Les moins :
Encombrant (boitier + objectifs + accessoires + flash...)
Le Prix

Chapitre 3. Modes photographiques et prise de vue

A. Les modes de l’appareil photographique


P S A M... Voilà des lettres gravées sur chaque appareil photo numérique mais peut être certains
ne savent pas réellement à quoi elles peuvent bien correspondre.
Nous allons voir la signification et l'utilisation de chacun de ces modes. Après avoir lu ce cours
vous saurez lequel sélectionner en fonction de la photographie à faire !

Le Mode Automatique

L'intérêt du mode auto est, comme son nom l'indique, d'effectuer tous les réglages
automatiquement : vitesse, ouverture, balance des blancs, exposition, etc.
Vous n'avez qu'à cadrer et déclencher pour obtenir une photo qui dans 90% des cas sera tout
à fait réussie. Bien évidemment ce mode vous limite énormément puisque vous ne décidez
rien...
Nous conseillons d'utiliser ce mode lorsque vous débutez ou bien lorsque les conditions sont
extrêmement complexes.
Avec le mode Automatique, vos photos sont assurées d'être réussies mais les possibilités
artistiques sont pratiquement nulles.

Le Mode Programme (P)

Le mode Programme (P) est assez proche du mode auto à l’exception près que vous pouvez
apporter quelques modifications. L’appareil photo règle automatiquement la vitesse et le
diaphragme et vous laisse la possibilité de modifier, selon les modèles, le réglage de
l’exposition, la balance des blancs, le type de lumière ou encore le collimateur AF...
En gros vous obtenez toujours une bonne exposition mais vous pouvez privilégier la
profondeur de champ (vitesse lente et petit diaphragme) ou bien figer une action (grande
vitesse et grande ouverture).
Ce mode est donc idéal pour passer du mode automatique destiné aux débutants à celui des
modes à priorités. Il vous guidera tout en vous laissant une certaine liberté de création.

Avec le mode programme (P) l’appareil choisit lui-même les réglages les plus adaptés mais
vous laisse tout de même la possibilité de faire quelques modifications.

Le Mode Priorité Diaphragme (A ou Av)


Le mode priorité ouverture (A ou Av pour les Canon) appelé également priorité diaphragme
(les deux termes sont identiques) va vous permettre de choisir l’ouverture manuellement et
ainsi de contrôler la profondeur de champs de votre image. En photographie, la vitesse et
l’ouverture sont liées, l’appareil va donc régler automatiquement la vitesse selon l’ouverture
que vous aurez choisie. L’ouverture contrôle la quantité de lumière qui atteint le capteur, les
ouvertures les plus petites sont dont associées à des vitesses lentes (pour que l’image ait le
temps de se former sur le capteur) et inversement, les grandes ouvertures sont associées à
des vitesses rapides.
Afin de maîtriser au mieux la zone de netteté de votre image (et donc sa profondeur de
champ), il faut toujours garder à l’esprit qu’une grande ouverture (f/2,8 par exemple) permet
d’obtenir une profondeur de champ réduite. Une grande ouverture est donc préférable pour
les portraits ou pour la macro. Une faible ouverture (f/22 par exemple) vous permettra
d’obtenir une grande profondeur de champ, idéale pour les paysages.

Le Mode Manuel (M)

Le mode manuel (M) est à réservé aux initiés. Dans ce mode vous disposez d’une liberté totale
pour régler les paramètres de votre photographie. Vous pourrez donc choisir une
vitesse et une ouverture à votre guise en étant guidé ou pas par les informations provenant
de la mesure de la lumière.
Ce mode est à conseiller dans deux cas précis :
- Si vous faites de la photo en studio avec un éclairage contrôlé, le mode manuel convient
mieux. De même pour des photos au flash.
- Dans des conditions d’expositions spécifiques que vous souhaitez modifier, par exemple une
photographie nocturne. Le mode manuel vous permettra de régler votre vitesse et votre
ouverture de façon à éclaircir la scène.
Le mode manuel (M) laisse libre cours à votre imagination puisque vous contrôlez tous les
paramètres de votre photographie.

B. Composition et cadrage en photographie

La composition ou cadrage, c'est la façon de disposer le sujet dans votre photo. Très souvent
baclée ou néglige, la composition a pourtant un rôle fondamental dans le rendu final de votre
photo : une photo bien composée lui permet d'être « lisible » et compréhensible, qu'un sujet
prenne toute son importance, de donner du sens à un mouvement, d'embellir un paysage en
évitant un panneau signalétique, etc. Il existe quelques règles très basiques qui vous
permettront de vous assurer que vous cadrez bien !

La règle des tiers (ou règle d'or), les lignes de force


La règle des tiers, aussi appelée règle d'or, c'est la règle des règles en photo... Tout le monde
la connaît, peu de gens la respectent. Le principe est très simple : pour bien cadrer, cherchez
toujours à placer le sujet de votre photo (ce que vous souhaitez que le lecteur regarde en
priorité) sur un point fort de l'image. Les points de croisement des lignes rouges sont les points
forts de l'image. Dans la majorité des cas, placer le sujet principal de la photo sur un de ces
points est une bonne chose

Remarque importante – La règle des tiers s'applique également au ciel dans vos compositions
! Sauf cas de ciel très joli et chargé de beaux nuages, il est donc inutile de présenter une surface
énorme de ciel pour un tout petit bout de terre, surtout si votre sujet est à terre ! C'est une «
erreur » très classique...

Le regard, le mouvement...
Il faut essayer, autant que possible, de donner de l'« espace » au regard d'un sujet ou d'un
objet en mouvement dans la composition : laissez un peu de champ dans le sens du regard
d'une personne ou d'un animal, ou devant un sujet (voiture, vélo, animal) en mouvement.
Chapitre 4. Quelques situations de prise de vue

A. Cadrage et environnement
Photographier un paysage
Face à un joli paysage, on a toujours les mêmes interrogations : comment reproduire ce joli ciel
bleu et éventuellement les nuages qui s'en détachent, comment retranscrire cette belle lumière,
la magie du lieu, etc. Voici donc quelques conseils pour bien photographier un paysage :
Généralement, le meilleur moment de la journée pour photographier les paysages est le matin ou
le soir. C'est à ces heures que les lumières sont les plus photogéniques (le matin avec une lumière
un peu froide, dans les tons bleu/rouge, le soir une lumière plus chaude, jaune orangée).
Question équipement, il vous faudra en général opter pour un objectif grand angle (si vous utilisez
un compact ou un bridge, cela veut dire que vous ne zoomez pas...). Bien sûr, ceci n'est pas une
règle absolue. Pour bien saisir les nuages sur un ciel bien bleu, vous pouvez utiliser un filtre
polarisant.
Au niveau des réglages, c'est généralement assez simple. Réglez le nombre ISO entre 100 et 400
selon les conditions de lumière, et shootez ! Vous pouvez éventuellement travailler avec le mode
« Priorité à l'ouverture » (ou « Av » ou « A »), par exemple pour maximiser la profondeur de champ.
Vous pouvez également faire confiance au mode « Paysage » dont sont pourvus la quasi-totalité
des appareils actuels.

Photographier un coucher de soleil


Le coucher de soleil est généralement l'une des activités préférées des photographes.
Rien de tel qu'une belle lumière orangée sur la mer. Voici quelques tuyaux.
Première chose : dans cette situation ne regardez pas le soleil dans le viseur de votre appareil,
vous risquez de vous abîmer la vue. Si vous avez un compact ou un bridge, visez sur l'écran. Pour
les autres essayez de régler et de faire la mise au point sur une zone très proche du soleil, puis
basculez au dernier moment, sans jamais fixer le soleil dans le viseur...
Oubliez les filtres : pas de filtre polarisant face au soleil. Pour les filtres de couleur (dégradé orange
par exemple), c'est à vous de voir, mais généralement le résultat est assez artificiel et très souvent
inutile (vous verrez que votre photo prendra ces belles couleurs orangées toute seule !).
Si vous photographiez le soleil se couchant sur l'eau, n'oubliez pas de prendre en compte le reflet
du soleil dans votre cadrage. Essayez de ne pas le couper, jouez avec pour composer correctement.
Photographier une cascade
Les cascades sont aussi un exercice très intéressant pour le photographe. En général, pour bien
photographier une cascade, l'idée consiste à essayer d'obtenir un joli effet de
filet sur l'eau, qui dégage une impression de douceur et de calme. C'est en fait un peu le même
principe que pour les photos de nuit (poses longues).
Le but est ici de faire une pose suffisamment longue pour obtenir un effet de filet. La lumière étant
généralement assez forte, nous risquons donc, avec cette pose longue, de disposer de trop de
lumière. Résultat : une photo toute blanche. Réglez donc le nombre ISO au minimum (100 voire
50), et choisissez une vitesse raisonnable : de 1 à 10 secondes (selon les conditions de
lumière).Pour éviter que trop de lumière n'entre dans l'appareil, plusieurs solutions s'offrent à
vous : placez un filtre gris devant l'objectif de votre appareil photo (la meilleure) ou un filtre
polarisant (non prévu pour ça, mais ça fonctionne plutôt bien) ou, à défaut, le verre de vos lunettes
de soleil. Vous pouvez cumuler ces astuces dans certains cas (ex.: cascade en plein soleil...).
Bien entendu, munissez-vous d'un trépied, ou posez votre appareil sur un support stable. Question
réglages, pas de grandes difficultés. Puisque vous êtes face au soleil, la lumière est généralement
assez importante. Vous pouvez donc vous permettre de régler le nombre ISO assez bas (100 ou
200). Utilisez soit le mode « Paysage » de votre appareil, soit le mode « P ».

Réussir ses photos de nuit


Les photos de nuit sont sans doute l'une des plus grosses sources de frustration pour les
photographes débutants : entre flous artistiques et coups de flash dans le vent, le résultat est
souvent plus que décevant. Et pourtant, les clairs de Lune sont de très bonnes situations pour jouer
avec la lumière et d'obtenir des images originales...
Règle d'or pour les photos de nuits (sauf portraits de nuit) : oubliez le flash. Le flash éclairera sans
doute bien les quelques premiers mètres, mais moins le reste.
Qui dit « pas de flash » avec peu de lumière, dit pose longue . Pour réussir, armez-vous d'un
trépied, ou, à défaut, posez votre appareil bien à plat au sol ou sur un support stable (toit de
voiture, rambarde d'un pont...).
Au niveau réglage, vous pouvez choisir éventuellement le mode « Paysage », qui donnera
généralement un résultat acceptable. Pour des photos encore meilleures, positionnez le nombre
ISO à 100, et réglez votre appareil sur le mode « Priorité à la vitesse » (ou « Tv », ou « S », selon
l'appareil), en choisissant une vitesse assez longue (de 5 à 30 secondes, selon la quantité et
l'intensité des sources de lumières : lampadaires, lumières de la ville, Lune, etc.). De la sorte, vous
obtiendrez une photo lumineuse et contrastée.
Essayez éventuellement de saisir une source de lumière en mouvement, comme des voitures, un
manège, un feu d'artifice. Ce mouvement se transcrira sur la photo par des traits de lumière, qui
produisent généralement des choses assez graphiques...

B. Cadrage et sujets animés


Photographier un sportif en mouvement
Pour photographier un sportif en action, on souhaite généralement obtenir des images bien
nettes et piquées, figeant le mouvement du sportif en question dans une posture caractéristique.
En photo de sport, l'idée est d'utiliser une vitesse assez importante, afin d'éviter d'obtenir d'effet
de flou. Choisissez le mode « Sport » de votre appareil, ou optez pour le mode
« Priorité à la vitesse » (ou « Tv », ou « P ») et choisissez une vitesse assez grande (du 200e à 4000e
de seconde).
Le problème d'une grande vitesse d'obturation, c'est que peu de lumière a le temps de rentrer
dans l'appareil. Il faut du coup qu'elle soit suffisamment intense (généralement en extérieur en
plein c'est le cas). Dans le cas contraire, la photo sera sous-exposée. Pour vous donner un peu plus
de flexibilité, réglez le nombre ISO, si besoin, sur 400, voire 800 ou 1600. Cela aura pour effet de
vous permettre une plus grande vitesse d'obturation sans obtenir une photo trop sombre.
Problème : plus on monte en ISO, plus la qualité d'image diminue... À utiliser de façon raisonnable
donc, en gardant toujours à l'esprit que tout cela n'est qu'une question de compromis !
N'hésitez pas à utiliser le zoom de votre appareil, pour isoler le ou les sportifs qui vous intéressent.
Bougez beaucoup, variez les angles. En photo de sport, ce qui fera votre succès est de réussir à
capturer l'action, les regards, les mimiques, les postures. N'hésitez pas à mitrailler, et à bouger
beaucoup autour du terrain si vous en avez la possibilité. Gardez toujours un œil sur l'exposition,
en prenant garde de ne pas vous retrouver à contre-jour (face au soleil),

Réussir un portrait
C’est généralement une tâche assez ardue. En effet, à la technique photographique pure et simple
s'ajoute ici l'expression du modèle, qu'il faut savoir capturer au bon moment, sans forcer les choses
(au risque de se retrouver avec un sourire conventionnel). Bref, mieux vaut ici bien maîtriser son
appareil pour être efficace rapidement et ne pas rater l'instant... Ici plus que jamais, n'hésitez pas
à « mitrailler » si vous avez un appareil numérique !
En général, pour un portrait, on privilégie un cadrage assez resserré... Pour cela, on utilisera plutôt
un téléobjectif, même si ce n'est pas complètement indispensable. Si vous avez un appareil photo
compact ou un bridge, zoomez, quitte à devoir reculer ! Pour que le visage que vous photographiez
se détache parfaitement du fond, voici quelques petites astuces. Premièrement, arrangez-vous
pour que le fond soit plus ou moins uni. Par exemple shootez face à une haie ou un mur. Dans tous
les cas, assurez-vous d'avoir une grande ouverture de diaphragme : c'est ce qui vous apportera
beaucoup de lumière et permettra de réduire au maximum la profondeur de champ. Résultat : un
fond flou, et un visage net qui se détache bien ! Si vous êtes en intérieur, vous pouvez utiliser le
flash, mais sachez que sur un appareil bas de gamme, vous serez souvent déçu (lumière dure, crue
en général). À voir... Tentez éventuellement de monter le nombre ISO pour éviter le flash.
Encore une fois, vous pouvez aussi choisir de faire confiance au mode « Portrait » de votre appareil.

Bibliographie :
Bouillot (René) La pratique des 24x36 Paris, éd. Paul Montel, 1986-315 p
Le photojournalisme. Informer en écrivant avec des images ouvrage collectif Paris éd CFPJ, 1993,
255 pages
Photographie, cinéma, son (dans l’encyclopédie Alpha junior photographie Page 43 à 80, éd Paris
Alpha 1979 ;
Photojournalism, The visual approach; 2nd ed by Frank P Hoy Prentice Hall, Englewood, new jersey
1993, 290 pages

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