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Mineralogie et Petrographie L1BCGS

Ce document est un support pédagogique sur la minéralogie et la pétrographie pour des étudiants de L1BCGS, abordant la détermination macroscopique des minéraux et la classification des roches. Il présente des définitions clés, des notions de cristallographie, et les propriétés physiques des minéraux, ainsi que des classifications des roches endogènes et exogènes. Les travaux pratiques visent à développer des compétences d'observation et d'identification des roches et minéraux.

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Mineralogie et Petrographie L1BCGS

Ce document est un support pédagogique sur la minéralogie et la pétrographie pour des étudiants de L1BCGS, abordant la détermination macroscopique des minéraux et la classification des roches. Il présente des définitions clés, des notions de cristallographie, et les propriétés physiques des minéraux, ainsi que des classifications des roches endogènes et exogènes. Les travaux pratiques visent à développer des compétences d'observation et d'identification des roches et minéraux.

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MINERALOGIE &

PETROGRAPHIE

Support Travaux Pratiques et Dirigés


L1BCGS

Makhoudia FALL
Ndeye Maguette DIENG NDAO
Bernard Segundo SAMBOU
Adrien GOZO
Samba CISSOKHO
Table des matières
AVANT PROPOS .............................................................................................................................. 3
DETERMINATION MACROSCOPIQUE DES MINERAUX DES ROCHES ............................... 4
1) Définitions..................................................................................................................................... 4
2) Notion de cristallographie ............................................................................................................. 4
3) Notion de maille élémentaire et de réseau cristallin ..................................................................... 4
4) Propriétés physiques des minéraux ou critères d’identification des minéraux ............................. 5
5) Les minéraux silicates .................................................................................................................. 9
6) Les minéraux non silicates .......................................................................................................... 11
PETROGRAPHIE : CLASSIFICATION DES ROCHES ............................................................... 13
I – Rappels....................................................................................................................................... 13
II – Les roches endogènes ............................................................................................................... 13
A- Les roches magmatiques ........................................................................................................ 13
B- Les roches métamorphiques ................................................................................................... 21
III – Les roches exogènes ................................................................................................................ 25
A - Classification simplifiée des roches sédimentaires ................................................................. 26
B - Texture des roches sédimentaires ............................................................................................. 27
C - Minéraux des roches sédimentaires .......................................................................................... 28
TRAVAUX PRATIQUE OBSERVATION DES ROCHES ........................................................... 28
ANNEXES ....................................................................................................................................... 29
REFERENCES ................................................................................................................................. 35
AVANT PROPOS

But : reconnaissance des différentes grandes catégories de roches qui composent la


lithosphère selon des critères d’observations et à partir de classifications

L’objet de ces séances de travaux pratiques étant de reconnaître


macroscopiquement les principales roches. L’étude macroscopique consiste à
décrire la roche à l’œil nu. Il s'agit d'acquérir une démarche basée sur l'observation
d'un certain nombre de critères :

• composition minéralogique (Minéralogie : macle, densité, dureté, clivage ou


cassure, éclat, habitus, transparence et forme), Pétrographie (cristallographie),

• texture / ou structure

• Couleur…

3
DETERMINATION MACROSCOPIQUE DES MINERAUX DES
ROCHES

1) Définitions
Un minéral : c’est un solide naturel homogène caractérisé par une structure atomique ordonnée et une
composition chimique définie. Exemple : quartz.
Une roche : Matériau constitutif de l’écorce terrestre, formé en général d’un assemblage de minéraux.
Les minéraux peuvent être de même nature ou de nature différente. Exemple : granite.
La Pétrographie : c’est une discipline de la géologie consacrée à l’étude descriptive des roches.

2) Notion de cristallographie
La cristallographie c’est l’étude des formes, des structures et des propriétés physiques des cristaux.
*Etat cristallin : les minéraux sont constitués d’atomes qui peuvent être disposés soit de manière
régulière ou ordonnée suivant les trois directions de l’espace x, y, z ou de manière irrégulière ou
désordonnée. L’arrangement ordonné des atomes constitue ce qu’on appelle l’état cristallin ou
cristallisé.
Un cristal est défini comme étant un corps solide (minéral naturel homogène) de forme polyédrique,
plus ou moins brillant, à structure régulière et formé d'un assemblage ordonné d'un grand nombre
d‘atomes de molécules ou d’ions.

*Etat amorphe : La disposition désordonnée des atomes dans un minéral constitue ce qu’on
appelle l’état amorphe.

3) Notion de maille élémentaire et de réseau cristallin

On appelle maille élémentaire les plus petits volumes possibles bâtis suivant les trois dimensions de
l’espace. En d’autres termes, c’est la cellule cristalline unité de la matière minérale.
Un empilement ou une répétition des mailles élémentaires dans l’espace dessine un réseau cristallin.
En cristallographie, on distingue 7 espèces de mailles élémentaires qui définissent les systèmes
cristallins. Chaque système étant caractérisé par ces éléments de symétrie (centres de symétrie, axes de
symétrie, plans de symétrie) et ces constantes.

Les sept (7) systèmes cristallins sont :


- système cubique : le polyèdre est un cube à 6 faces carrés égales, a = b = c et α = β = γ = 90°.
Exemple : Fluorine, grenat, Spinelle
- le système quadratique : le polyèdre fondamental est un prisme droit à deux bases carrées et 4 faces
latérales rectangulaires égales, a = b ≠ c, α = β = γ = 90°. Exemple : Calcédoine, Leucite, Rutile, Zircon.

4
- le système orthorhombique : le polyèdre fondamental est un prisme droit à deux bases rectangulaires
et à 4 faces latérales rectangulaires égales deux à deux, a ≠ b ≠ c, α = β = γ = 90°. Exemple :
Andalousite, Cordiérite, Olivine, Orthopyroxène, Sillimanite, Staurotide, Zoïsite.
- le système hexagonal : le polyèdre est un prisme droit à deux bases hexagonales et 6 faces latérales
rectangulaires égales ; a = b ≠ c ; α = β ≠ γ. Exemple : Apatite, Néphéline.
- le système monoclinique : le polyèdre est un prisme oblique à deux bases rectangulaires et 4 faces
latérales parallélogrammatiques égales deux à deux, a ≠ b ≠ c ; α = γ ≠ β. Augite, Biotite, Chlorite,
Chloritoїde, Clinozoïsite, Glaucophane, Hornblende, Muscovite, Orthose, Pistachite, Sphène,
Trémolite.
- le système triclinique : le polyèdre est un prisme oblique à deux bases et 4 faces
parallélogrammatiques égales deux à deux ; a ≠ b ≠ c ; α ≠ β ≠ γ. Exemple : Disthène, Microcline,
Plagioclases.
- le système rhomboédrique : le polyèdre est un prisme oblique à 6 faces losangiques égales ; a = b ≠
c ; α = β = γ ≠ 90°. Exemple : Calcite, Quartz, Tourmaline.

4) Propriétés physiques des minéraux ou critères d’identification des minéraux

Les minéraux sont identifiés par leur composé chimique et leurs propriétés physiques (couleur, éclat,
dureté, macles, forme, clivages etc..).
• Habitus
La structure interne du minéral détermine son aspect extérieur. En effet, chaque minéral est construit
suivant un schéma d’agencement des atomes bien précis.

5
• Forme
Les minéraux peuvent présenter trois types de formes :
- Automorphe : si le minéral a une forme géométrique quelconque (triangle, carré, rectangle, losange
etc.), il a une forme automorphe. C’est-à-dire que le minéral a cristallisé librement, il présente une
forme cristalline nette.
- xénomorphe : si le minéral a une forme irrégulière, ne présentant pas une forme géométrique nette,
il est dit xénomorphe. C’est-à-dire que le minéral n’a pas pu cristalliser librement.
- subautomorphe : si le minéral présente une forme intermédiaire entre les deux formes précédentes.

• Couleur
Elle fait partie des caractères de détermination les plus importants mais n’est pas toujours absolument
fiable. En effet, la fluorite par exemple peut être incolore, blanche, bleue, verte, jaune, violette, etc. La
couleur provient de l’absorption de la lumière par le minéral. Si l’absorption est uniforme, le minéral
est foncé et si elle n’est pas uniforme, le minéral apparait coloré. Attention, la couleur doit être observée
sur des cassures fraîches car l’altération d’un minéral peut modifier cette caractéristique.
• Transparence
C’est la propriété des minéraux à laisser passer la lumière. Un petit test simple permet de déterminer
le degré de transparence des minéraux, ainsi on distingue les minéraux :
- Transparents on peut lire une écriture même au travers d’une épaisse couche de minéral. C’est le
cas notamment du spath d’Islande (calcite pure CaCO3), du cristal de roche (SiO2) ou du diamant (C).
- Semi-transparents l’écriture lue à travers le minéral n’est pas nette. C’est le cas par exemple du
quartz rose (SiO2) et de la plupart des émeraudes (béryl chromé Be3 Al2 (Si6O18)).
- Translucides la lumière traverse le minéral, même très épais. (halite : NaCl, orthose : K Al Si3O8)
- Non-transparents A l’état massif le minéral ne laisse pas traverser la lumière, en couche mince il est

6
translucide (amphibole, augite : (Ca, Mg, Fe, Ti, Al)2 (SiAl)2 O6).
- Opaques Quelle que soit son épaisseur, le minéral ne laisse pas passer la lumière (pyrite : FeS2,
magnétite : Fe (Fe2O4)).

Degré de transparence de lame de même épaisseur d’un cristal transparent (a), d’un cristal semi-
transparent (b), d’un cristal translucide (c) et d’un
• Eclat / reflet
C’est la propriété des minéraux à réfléchir la lumière. Il y a l’éclat :
- Métallique (galène, chalcopyrite, magnétite …)
- Adamantin (réfraction totale de la lumière : diamant),
- Vitreux : spinelle, tourmaline quartz (SiO2), …
- Gras : vermiculite opale, …
- Nacré : sillimanite, muscovite …
- Soyeux : amiante, …
- Mat : kaolinite …
• Clivage
C’est l’aptitude d’un minéral à se fendre facilement suivant une famille de plans parallèles biens
définis. Ils sont liés à l’orientation des plans atomiques. Le plan de clivage s’observe facilement en
tapant sur le minéral, dans le cas de certains minéraux tendres les clivages sont facilement mis en
évidence avec la lame d’un couteau (c’est le cas des micas par exemple). Les clivages peuvent être
dans une seule direction (micas) ou dans deux directions (amphiboles et pyroxènes).
• Macle
Certains minéraux sont aisément caractérisables lorsqu’ils présentent des macles. Il s’agit en fait de
l’association de cristaux de même composition qui mettent en commun un élément de symétrie, soit
par accolement selon une face définie, soit par interpénétration de cristaux. Quelques macles sont très
caractéristiques : la macle en fer de lance du gypse, la macle en genou du rutile, la macle en croix de
Saint-André de la staurotide, les macles polysynthétiques des plagioclases, la macle de Carlsbad de
l’orthose…

7
• Dureté
La dureté est certainement l’un des caractères organoleptiques le plus important lorsque l’on souhaite
caractériser un minéral. En effet, chaque minéral a une dureté propre, caractérisant une anisotropie.
Elle correspond à sa résistance à se laisser rayer. Ainsi, une échelle arbitraire de dureté a pu être établie.
C’est l’échelle de Mohs qui contient 10 degrés, chacun représenté par un minéral (cf. Tableau). Dans
l’absolu elle a été établie de proche en proche un rayant chaque minéral par un autre minéral.

• Densité
La densité est une constante physique qui caractérise un minéral donné. Beaucoup de minéraux ont
une densité de 2,7 g.cm-3 (soit 2,7 fois plus lourd qu’un volume d’eau équivalent). Cependant les
densités peuvent s’échelonner de d = 1 à 2 (sassolite [B(OH)3] : 1,48 ; carnallite : 1,6 ; sylvinite :
1,98 ; soufre : 2,05 ; gypse : 2,2) à d = 21,4 (platine). On distingue ainsi les minéraux légers (densité
de 2), les minéraux moyennement lourds (densité de 2 à 4) comme le gypse (d = 2,3), lequartz (d
= 2,65 à 2,7), la calcite (d = 2,7), les amphiboles (d = 2,9 à 3,45), les pyroxènes (d = 3,1 à 3,6), les
minéraux lourds (d = 4 à 6) tels que la blende (d = 4,2), la barytine (d = 4,48) ou la pyrite (d = 5 à 5,2),
les minéraux très lourds (d > 6) comme la galène (d = 7,4 à 7,6), la cassitérite (d = 6,8 à 7) ou l’uraninite
(d = 8) et les métaux natifs (or, platine …).
• Solubilité
Certains minéraux peuvent être solubles dans l’eau et d’autres dans l’acide. Cette caractéristique peut
être intéressante pour identifier certains minéraux.
Par exemple : sylvite et halite se dissolvent dans l’eau froide, le gypse dans l’eau chaude. La calcite,
elle, se dissout très bien, provoquant une effervescence forte dans l’acide chlorhydrique à froid (ce qui
permet de la différencier de la dolomite.

8
5) Les minéraux silicates
Les silicates, près de 600 espèces, constituent avec la silice environ 95% en poids de la totalité
des minéraux formant la croûte terrestre et ± 100 % du manteau, d’où leur extrême importance.
Ils se reconnaissent assez facilement : éclat généralement vitreux, transparents à translucides,
forte, dureté, densité moyenne (de 2,6 à 3,3), poussière incolore à grise même pour des silicates
fortement colorés.

Le tétraèdre SiO4

9
Dans ce groupe on distingue :
1 – les Nésosilicates ou silicates à tétraèdres isolés, [SiO4]4-, liés par des cations autres
que le silicium. Exemple : grenat [3SiO2(Al, Fe)2-3 (Ca, Mg) O)], les péridots (olivine
= SiO4(Fe, Mg)2).

2 – les Sorosilicates : les tétraèdres [SiO₄] sont groupés par deux par un de leurs
sommets [Si2O7]6-. Exemple : l’épidote
Les silicates présentant cette structure sont très rares dans la nature.

3 – les Cyclosilicates : ils ont une structure en anneaux formés de tétraèdres reliés entre
eux par mise en commun d’un oxygène. Exemple le béryl.

4 – les Inosilicates : ce sont des silicates dont les tétraèdres sont en chaines. On
distingue :
- les inosilicates à chaine simple. Exemple augite (pyroxène)
- les inosilicates à chaines double. Les amphiboles

10
5 – les Phyllosilicates : ce sont des silicates à tétraèdre disposé en feuillets ou lamelles.
Exemple : micas, chlorite, talc.

Muscovite
Biotite

6 – les Tectosilicates : ce sont les silicates à édifices tridimensionnel. On


distingue :
- le groupe de la silice (quartz, calcédoine, opale)
- le groupe des feldspaths (orthose, microcline, sanidine, plagioclase)
- le groupe des feldspathoïdes (leucite, néphéline).

6) Les minéraux non silicates


Contrairement aux silicates, ils ne présentent pas de silicium dans leur composition
chimique. Ces minéraux présentent parfois un intérêt économique très fort (métaux
précieux, minéraux stratégiques, diamant, etc…). De plus, si parmi les roches ignées ou
plutoniques les variétés exclusivement silicatées constituent l'écrasante majorité, il n’en
est pas de même parmi les roches sédimentaires et métamorphiques où les roches
carbonatées sont importantes, sans parler des évaporites, des bauxites, des dépôts
phosphatés, etc …
On distingue :
a) les carbonates : ils sont caractérisés par le groupe anionique [CO3]2- qui peut se
combiner des cations divalents tels que Ca, Fe, Mg. Exemples : Calcite [CaCO3],
Aragonite [CaCO3], Sidérite [FeCO3], Magnésite [MgCO3], Dolomite
[CaMg(CO3)2. La calcite et l’aragonite font effdervescennces aux acides (en
particulier l’acide chlorhydrique). Cette effervesence se fait à chaux avec la
dolomite.
b) les sulfates : caractérisés par l’anion [SO4]2-. Ce sont des minéraux secondaires
trouvés dans des zones d’oxydation ou dans des dépôts d’évaporation.
Exemples : Gypse [CaSO4, 2H2O, anhydrite (CaSO4)], Barytine [BaSO4].
c) les sulfures : Cette classe est l’une des plus importantes de la minéralogie car on y
trouve les minerais de base de presque tous les métaux autres que Fe, Mn et les

11
métaux légers et précieux. Les minéraux de cette classe sont généralement tendres
et fragiles, à exception faite de la pyrite.
Exemples pyrite [FeS2], Galène [PbS], chalcopyrite,etc… .
d) les phosphates : Parmi les minéraux de cette famille, on peut citer l’Apatite
Ca5(PO4)3(OH, Fe, Cl) qui est le phosphate de calcium le plus répandu.
e) les oxydes et hydroxydes : On trouve une très grande diversité dans les conditions
de gisements de ces minéraux. La plupart des oxydes simples et des « oxydes
multiples » appartiennent aux domaines du magmatisme, du métamorphisme et
de la sédimentation marine. La majeure partie des hydroxydes se trouve dans la
zone d’oxydation des gîtes métalliques et, plus généralement, dans la zone
d’altération des roches. Exemples : Magnétite (Fe3O4), Hématite (Fe2O3),
Ilménite (FeTiO3), la Gohétite (FeOOH).
f) les Halogénures = Chlorures : Exemples : Halite (NaCl), Fluorures (CaFe2].

g) les éléments natifs : Le terme “natif” se dit d’un élément chimique, souvent
métallique qui se trouve dans la nature à l’état pur c’est-è-dire à l’état non
combiné. Il existe environ 80 éléments ou alliages natifs. Les éléments natifs sont
assez rares mais ont une grande importance économique. On distingue les métaux
natifs (or, argent, cuivre), les semi-métaux (Bi, Sb, As, Te,...) et les métalloïdes
(carbone, soufre). Exemples : Or (Au), Argent (Ag), Cuivre (Cu).

Sans oublier les nitrates et borates ainsi que les chromates, molybdates et
tungstates de même que les arséniates et vanadates beaucoup plus rares.

12
PETROGRAPHIE : CLASSIFICATION DES ROCHES
I – Rappels
La pétrographie c’est la science qui étudie les roches.
Dans la nature on retrouve deux grands groupes de roches :
- Les roches endogènes, roches formées en profondeur dans des conditions de températures et
de pression beaucoup plus élevées que celles qui règne en surface. Cette catégorie se subdivise
en deux sous-groupes : Les roches magmatiques formées à partir d’un magma et les roches
métamorphiques qui résultent de la transformation de roches préexistantes (roches
magmatiques, sédimentaires) par la suite d’une augmentation de température et de pression.

- Les roches exogènes : Ce sont des roches formées en surface. Elles comprennent les roches
Sédimentaires (Détritiques, Chimiques, Biochimiques) et les roches Résiduelles.
Description d'une roche : composition minéralogique, texture, couleur.

Roches

Roches exogènes Roches endogènes


(origine extérieure) (origine intérieure)

Roches Roches Roches Roches


résiduelles sédimentaires métamorphiques magmatiques

Roches Roches
plutoniques volcaniques

Roches
hypovolcaniques

II – Les roches endogènes

A- Les roches magmatiques

Les roches magmatiques sont des roches formées par cristallisation ou par refroidissement d’un

13
magma qui est un bain silicaté fondu contenant des ébauches de cristaux tôt formés et des
matières volatiles (CO2, H2O, H2SO4…). Ces roches sont encore appelées des roches ignées.
Les roches magmatiques ne sont pas litées et ne renferment pas de fossiles. Le magma est
généré :
- soit par la fusion partielle du manteau supérieur (péridotite) qui donne un magma juvénile de
nature basique ;
- soit par la fusion des roches de la croute, c’est ce qu’on appelle anatexie, elle donne un
magma palingénésique ou magma d’anatexie de nature acide.
Après sa formation, le magma (températures initiales de 700 à 1300°C) monte à travers les
couches de l’écorce terrestre en faveur des failles (phénomènes de décompression) et cristallise
au fur et à mesure que la température baisse.

1 – Mode de mise en place

Selon le mode de mise en place on distingue trois types de roches magmatiques :


- roches plutoniques : résultant de la cristallisation lente et entière du magma situé dans
la zone profonde de la terre. Ce sont des roches holocristallines (ex : granites, diorites,
gabbros).
- roches volcaniques : une monté rapide du magma donne une faible cristallisation en
profondeur et le magma arrive en surface où il subit un refroidissement brutal ce qui donne une
cristallisation partielle et donne des roches hypocristallines formées de cristaux de petites tailles

14
(microlites) enrobés dans une pate non cristallisée appelée mésostase. Parfois le refroidissement
est très rapide et le magma n’a pas eu le temps de se cristalliser, ainsi la roche est hyaline ou
vitreuse ; ce sont les roches volcaniques (ex : basaltes, obsidiennes).
- roches hypovolcaniques : une montée relativement lente, intermédiaire entre les deux
premières donne un magma qui cristallise en semi profondeur. Il en résulte une roche
entièrement cristallisée (holocristalline) avec des minéraux de petite taille. Ce sont des roches
hypovolcaniques (ex : microgranite, microdiorite, microgabbros).

2 – classification des roches magmatiques


Les roches magmatiques peuvent être classées de plusieurs manières. Les classifications les
plus utilisées sont basées sur :
- La composition minéralogique ;
- Le lieu de mise en place des roches magmatiques (granulométrie ou texture) ;
- La composition chimique

a) Composition minéralogique :

L'examen macroscopique des minéraux constitutifs des roches magmatiques permet de


distinguer quatre familles de minéraux :
- les minéraux blancs (incolores ou clairs) il s’agit du quartz, les feldspaths alcalins ou
feldspaths potassiques (orthose, microcline et sanidine), les plagioclases (feldspaths
calcosodiques) et les feldspathoïdes (leucite, néphéline) ; ces minéraux dont la présence ou
l’absence est à l’origine du nom d’une roche magmatique sont appelés minéraux cardinaux ;
- les minéraux noirs (colorés ou ferromagnésiens) : ce sont les péridots (olivine), les
pyroxènes, les amphiboles, les micas noirs (biotite) ; ces minéraux sont aussi appelés minéraux
essentiels et permettent de justifier, avec plus de précisions, le nom donné à une roche
magmatique. Exemple gabbros à olivine.
- les minéraux accessoires (<1%) : épidote, zircon, apatite, sphène, grenat, opaques (sulfures,
oxydes)
- les minéraux accidentels (en faible pourcentage) : tourmaline topaze, fluorine, andalousite
etc.
Le pourcentage entre minéraux blancs permet de calculer l’indice (I) de coloration pour les
roches magmatiques.
I = 100 - % (Quartz + feldspaths) pour les roches feldspathiques
I = 100 - % (Feldspaths + feldspathoïdes) pour les roches feldspathoiques

15
A partir de cet indice on distingue les familles des roches suivantes :
- roches hololeucocrates formées exclusivement de minéraux blancs ; l’indice de coloration
est : 0 < I < 10 ;
- roches leucocrates : formées en majorité de minéraux clairs 10 < I < 40 ;
- roches mésocrates formées avec des quantités sensiblement égales de minéraux blancs et
noirs : 40 < I < 60 ;
- roches mélanocrates formées en majorité de minéraux noirs : 60 < I < 90
- roches holomélanocrates formées exclusivement de minéraux noirs : 90 < I

La composition minéralogique approchée des roches plutoniques les plus communes : Granite, Syénite, Diorite,
Gabbro, Péridotite. Il s’agit là de roches grenues plutoniques qui ont leurs équivalents microlitiques dans la
catégorie des roches volcaniques.

b - Texture des roches magmatiques


b – 1 Définition
Le terme texture désigne la disposition relative d'un certain nombre d'éléments donnés dans un
matériau. En pétrographie la texture d'une roche désigne le mode d'agencement des constituants
de la roche ("l'architecture de la roche"). La texture d'une roche observée à l'œil nu est définie
par la taille du grain de la roche qui est lui-même déterminé en grande partie par la vitesse de
refroidissement du magma.
b – 2 Principales textures des roches magmatiques
En fonction de la profondeur de mise en place du magma, le refroidissement de ce dernier est
lent ou rapide. En tenant compte de la vitesse de refroidissement, les roches résultantes sont
complètement ou partiellement cristallisées. On distingue à l’œil nu les différents types de
textures suivantes :

16
Porphyrique

Pegmatitique
e

Grenue

Microgrenue

Texture grenue : elle caractérise les roches plutoniques formées en profondeur à la


suite d’une cristallisation lente et entière du magma. Ces roches présentent des cristaux
ou minéraux bien développés et de taille plurimillimètrique (>1mm). Ex : granite,
syénite, diorite, gabbros etc. Si la taille des minéraux est remarquablement grande
(quelques centimètres au mètre), on parle de texture pegmatitique.
Texture microgrenue : elle est caractéristique des roches hypovolcaniques formée en
semi-profondeur suite à un refroidissement assez rapide (filons, bordures de massifs
plutoniques). Les cristaux sont à peine visibles à l’œil nu, on parle de microcristaux.
Ex : microgranite, microdiorite, microsyénite, microgabbros etc.
Texture vitreuse ou Aphyrique (microlitique) : elle est caractéristique des roches
volcaniques formées par un refroidissement rapide du magma éjecté à la surface de la
terre par un volcan (refroidissement en surface), les cristaux n’ont pas le temps de se
développer et on aboutit à la formation de verre. Exemple le basalte. Il peut exister des
gros cristaux (cristaux formés avant la sortie du magma à l’air libre) dans le vert
volcanique. On parle donc de texture microlitique porphyrique. Ex : basalte
porphyrique.

c) la composition chimique
La composition chimique des roches magmatiques est le plus important et le plus précis des
critères de classifications des roches. Il existe plusieurs types de classifications basées sur la
composition chimique. Le seul exemple que nous prenons ici est la classification qui est basée
sur la teneur en SiO2 (acidité des roches magmatiques).
On distingue :
- Les roches acides : SiO2 > 65% exemples : Granite, Rhyolite
- Les roches intermédiaires : 52% < SiO2 < 65% exemples : Diorite, Andésite

17
- Les roches basiques : 45% < SiO2 < 52% exemple : Gabbro, Basalte
- Les roches ultrabasiques : SiO2 < 45% exemple : Péridotites (Dunites, lherzolite,
Harzbugite)

OBSERVATION ET INDENTIFICATION DES ROCHES PLUTONIQUES (TEXTURE GRENUE)


Roches plutoniques
Roche Nature Minéraux Variétés
Granite alcalin (FK > plagio
Quartz, FA (orthose, microcline), Granite calco-alcalin (FK =
Granite Acide
plagioclase, micas plagioclase)
Granodiorite (plagio > FK
FK et plagioclase, biotite,
Syénite
Intermédiaire Amphibole
Diorite Plagioclase, Amp, Biot
Gabbros Basique Plagioclase, pyrox ± oliv
Péridotites Ultrabasique Pyroxène, olivine

OBSERVATION ET IDENTIFICATION DES ROCHES VOLCANIQUE ET


HYPOVOLCANIQUES
Roches volcaniques

Roche Nature Minéraux Texture Famille

Rhyolite (pl. graite) Q, FK (sanidine) plagio, Aphyrique ou


biot, Amp porphyrique

Rhyodacite(pl. Quartz, sanidine, plagio, Aphyrique ou


Acide Leucocrate
granodi) biot, Amp ou pyx porphyrique
Dacite (pl.dior
quartzique)
Andésite (pl. diorite) Plagio, HbB, pyrox, Aphyrique ou
Amp porphyrique
Intermédiaire Mesocrate
Trachyte Sanidine (ou alb, orth), Aphyrique ou
(pl. syénite) Q, Plg, biot, amp porphyrique

Basalte (pl. gabbro) Plagio, pyrox, olv Aphyrique ou


Basique Mélanocrate
porphyrique

18
Roches hypovolcaniques

Roche Nature Minéraux Texture Famille

Microgranite Quartz, FA (orthose, microgrenue


Acide microcline), plagioclase, microgrenue Leucocrate
Microgranodiorite micas

Microdiorite Plagio, Amp, Biot microgrenue


Intermédiaire Mésocrate
Microsyénite FK et plagio, biotite, Amp

Albite (Plg altéré), épidote, doléritique


Dolérite augite (pyrx), chlorite, quartz
Basique Mélanocrate
(phéno)
Micrograbbro Plagio, pyrox ± oliv microgrenue

19
Classification des roches selon leur acidité (% Sio2) ou selon la présence ou l’absence de quartz ou de feldspath

20
B- Les roches métamorphiques

a - Définition
Le métamorphisme consiste en une modification minéralogique et structurale des roches à l'état
solide. Le métamorphisme s'étend d'environ 200°C (limite entre diagenèse et métamorphisme)
et la limite de fusion des roches (l'anatexie). La limite supérieure est variable selon la teneur en
eau de la roche (limites 1 et 2 du diagramme ci-dessous).

Domaine température-pression du métamorphisme. E = épizone; M = mésozone ; C = catazone (notez


que la catazone correspond au domaine de fusion des roches saturées en eau. Le domaine à gauche de
l'épizone est le domaine de la diagenèse.

Selon la roche initiale ou protolite qui subit le métamorphique on distingue :


- les roches orthométamorphiques : roche originelle est magmatique ex : orthogneiss
- roches paramétamorphiques : roches originelles est sédimentaire ex : paragneiss
- roches polymétamorphiques : roches originelles est métamorphiques
b - Les principaux facteurs du métamorphisme :
Les transformations minéralogiques qui marquent les différentes étapes du métamorphisme
sont conditionnées par les changements de la température, de la pression et par la composition
chimique initiale des roches soumises au métamorphisme.
b – 1 Température : L’élévation de la température peut être liée à :
- Un enfouissement des roches dans l’écorce selon un gradient géothermique qui est en
moyenne de l'ordre de 30°C/Km.
- Au mouvement de compartiments rocheux l’un contre l’autre qui produit de la chaleur dans
et autour de la zone de friction (faille).

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- Localement, une intrusion magmatique provoque au contact des roches encaissantes une plus
ou moins forte élévation de température.
b – 2 Pression : Durant le métamorphisme, c'est essentiellement la pression provenant de la
charge des roches sus-jacentes ou pression lithostatique qui agit.

c - Transformations provoquées par le métamorphisme :


Les processus métamorphiques modifient la minéralogie des roches préexistantes ainsi que leur
structure.
c – 1 Transformations minéralogiques :
Réaction minéralogique, paragénèse et assemblage
Les minéraux stables dans la roche initiale subissent des réactions chimiques qui font
apparaître de nouvelles associations de minéraux, appelées paragenèses. Les nouveaux
minéraux sont dits minéraux néoformés.
Ex. : Muscovite + quartz -> feldspath potassique + andalousite + H2O.
Al3KSiO10 (OH)2 + SiO2 Si3O8KAl + SiO5Al2 + H2O
c – 2 Modification de la structure
En l'absence de pressions orientées, les minéraux de métamorphisme vont croître dans toutes
les directions (texture granoblastique). Si des pressions orientées s'exercent, les minéraux
néoformés vont s'orienter et déterminer une schistosité de type flux ou clivage (textures
lépidoblastique ou nématoblastique) ou une foliation (d'alternance de lits de minéralogie
différente).
Les transformations polymorphiques sont des modifications de la structure d'un minéral sans
changement de sa composition minéralogique. C’est le cas des silicates d'alumine de formule
générale SiAl2O5 (andalousite, disthène, Sillimanite).

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d - Types de métamorphismes et de roches métamorphiques
Selon les variations de température et de pression, on distingue trois types de métamorphisme.
- Le métamorphisme BP-HT (basse pression-haute température). Métamorphisme thermique
ou de contact ;
- Le métamorphisme MP-MT (moyenne pression-moyenne température). Métamorphisme
général ou régional ;
- Le métamorphisme HP-BT (haute pression-basse température). Métamorphisme dynamique

d – 1 Métamorphisme de contact

Le facteur principal est la température. Le métamorphisme de contact se rencontre par exemple


dans les terrains sédimentaires au contact d’un massif granitique.

Schéma : métamorphisme de contact : A. granite ; B. Schistes à andalousite ; C. schistes noduleux ; D. schistes


tachetés ; E. roches non métamorphiques (Les roches B,C,,D sont des cornéennes).
d – 2 Métamorphisme général
Il est lié aux facteurs géodynamiques. Les facteurs essentiels sont les températures et les
pressions. On distingue deux types dans les métamorphismes généraux ou régionaux :
- Le métamorphisme régional, lié aux grandes chaînes de montagnes donc orogénique
(température entre 700° et 800°C)
- Le métamorphisme d’enfouissement, non lié aux orogenèses (températures entre 400 et
500°C) ; les structures antérieures y sont conservées.

23
d - 3 Métamorphisme dynamique
Le facteur est la pression alors que les températures sont très peu élevées. Les roches sont
intensément déformées avec relativement peu de néoformations de minéraux. Il s'agit de roches
telles que les cataclasites ou les roches formées lors des impacts de météorite.
e - Principales textures des roches métamorphiques
Les principales textures métamorphiques sont :
- Texture granoblastique où les minéraux néoformés non orientés ont à peu près la même taille
(exemples : quartzite, marbre ou ciopolin, etc.).
- Texture lépidoblastique où les minéraux néoformés sont en forme de paillettes (comme les
micas) orientées (exemples : schistes, micaschiste).
- Texture nématoblastique lorsque les minéraux néoformés se présentent sous forme de
prismes aciculaires ou aiguilles comme les amphiboles (exemple : amphibolite).
- Texture porphyroblastique montrant des phénocristaux (gros cristaux visibles à l'œil nu) au
sein de cristaux plus fins. C'est la structure du gneiss oeillé et migmatite par exemple.
Selon que les minéraux en feuillet ou en grain sont les plus abondants dans la roche
(micaschiste, gneiss), on distingue les texture granolépidoblastique ou lépidogranoblastique.

granoblastique nématoblastique lépidoblastique

granonématoblastique granolépidoblastique lépidogranoblastique

Les principales caractéristiques des deux types de métamorphisme

24
f - Principales structures des roches métamorphiques
Les principales structures des roches métamorphiques sont la schistosité et la foliation.
La schistosité correspond à un feuilletage de la roches sans perte de cohésion Exemple, les
schistes (chloritoschiste, talc schiste, séricitoschiste,…..
La foliation est une schistosité agrandit. Sur la roche, elle se manifeste par une alternance des
minéraux sous forme de bandes (bandes sombres et bandes claires par exemple) Exemple.
Gneiss
Minéraux des roches métamorphismes
a- les minéraux spécifiques
- Silicates d’alumine : andalousite, disthène, sillimanite
-staurotide
- Grenat
- Talc
- Serpentine
- Cordiérite
-etc…
b- les minéraux communs avec d’autres types de de roches (roches magmatiques et roches
sédimentaires) : quartz, micas, amphibole (actinote, trémolite, glaucophane,….), pyroxène,
calcite, chlorite, ….
Roches métamorphiques
Parmi les roches métamorphiques on distingue :
- les schistes : chloritoschiste, talcschistes, schistes ardoisés (Texture lépidoblastique, structure
schitostité)
- les micaschistes avec des minéraux de métamorphismes (staurotide, andalousite, silimanite,
grenat) (Texture granolépidoblastique ou lépidogranoblastique, structure schistosité ou
foliation)
- les Gneiss : gneiss lité, gneiss œillets (Texture granolépidoblastique, structure foliation)
- les quartzites, les marbres ou cipolins (Texture granoblastique, pas de structure)

III – Les roches exogènes

Les roches exogènes sont des roches secondaires qui se forment à la surface de la croûte
terrestre. Elles proviennent dans leur grande majorité de la destruction de roches préexistantes
(magmatiques, métamorphiques).

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Les roches exogènes sont divisées en deux catégories :
- Les roches sédimentaires issues des matériaux transportés puis déposés (ex: le sable) suite à
la destruction de la roche mère (altération chimique ou par désagrégation mécanique). Les
matériaux issus de l’altération sont ensuite transportés puis déposé dans un milieu plus calme.
Exemple : grés, calcaire, marne, conglomérat, argile etc.
- Les roches résiduelles sont des roches qui se forment par évolution sur place, elles procèdent
par départ de matière à partir des roches mères dont elles dérivent. Exemple ; Latérite, bauxite.

A - Classification simplifiée des roches sédimentaires

Les roches sédimentaires peuvent être classer en quatre grandes familles :


- les roches chimiques : elles résultent de la précipitation (purement physico-chimique) de
minéraux dans un milieu aqueux sursaturé. Exemple : calcaire, marne, silex, anhydrite, halite,
gypse etc.
- les roches biochimiques : elles sont le produit, comme leur nom l'indique, d'une activité
organique ou biochimique. Dans certains cas, l'action des organismes modifie l'environnement
chimique et le sédiment est précipité directement à partir d'eaux marines ou lacustres
sursaturées. Dans d'autres cas, les organismes utilisent les carbonates, phosphates, silicates pour
constituer leurs tests ou leurs os et ce sont leurs restes qui constituent les roches sédimentaires.
Exemple : calcaire coquillé
- Roches détritique : elles sont formées de débris et de fragments issus de l’érosion mécanique.
Exemple : sable, boue, graviers, grés, argile, conglomérat etc.

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Les roches détritiques peuvent être soit meubles soit consolidées et cimentés par une matrice
ou ciment. La classification des roches détritique est basée principalement sur la taille
granulométrique des éléments.
On distingue trois groupes :
- les Rudites : diamètre des particules > 2 mm
- les Arénites : diamètre des particules de 2 mm à 63µm
- Lutites : diamètre des particules < 63 µm
Diamétre Roches détritiques Sédiments meubbles Sédiments consolidées

Bloc Conglomérat :
Galets - pouding, élémnets
> 2 mm Rudites Cailloux arrondis
Graviers - bréches, éléments
Gravelles enguleux
De 2 mm à 63 µm Arénites Sables Grés

> 63 µm Lutites De 64µm à 4µm Silt Siltite


< 4µm Argile Argilite

B - Texture des roches sédimentaires


Les roches sédimentaires ont une texture granulaire à grains non jointifs ou à grains jointifs.
Les grains peuvent être de même taille (monogranulaire) ou de taille différentes
(hétérogranulaire).

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Les roches détritiques ont une texture variée.
• les conglomérats ont une texture hétérogranulaire à grains non jointifs. Les grains
peuvent être de même nature (conglomérat monogénique) ou de nature différents
(conglomérat polygénique).
• les grés ont une texture granulaire à grains jointifs.
• les argiles ont une texture microgranulaire
Les roches chimiques ont une texture granulaire (hétérogranulaire, macrogranulaire ou
microgranulaire).
Les roches biochimiques ont une texture lumachellique

C - Minéraux des roches sédimentaires


Les minéraux des roches sédimentaires sont de deux catégories :
- les minéraux détritiques (minéraux hérités) qui proviennent de la désagrégation de la roche
mère. Il s’agit du quartz, feldspaths, micas, pyroxène, amphibole etc.
- les minéraux néoformés, c’est-à-dire les minéraux qui sont formés au cours de la diagenèse.
Exemples : calcite, dolomite, gypse, silice, halite, phosphate.

TRAVAUX PRATIQUE OBSERVATION DES ROCHES


1) Groupe : roche endogène ou exogène
2) sous-groupe : roche résiduel ou sédimentaire.
3) Famille : roche détritique, chimique etc.
4) Texture
5) Nom
6) dessin annoté

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ANNEXES

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Propriétés
des Système Dureté Couleur Eclat Cassure Clivage Macle Transparence
minéraux
Incolore, à Conchoïdale à Transparent à
Quartz Hexagonal 7 Gras à vitreux
blanc saccharoïde translucide
Calcédoine Masse uniforme 7 Blanc à brun Vitreux Conchoïdale Translucide
Vitreux à Souvent
Opale Amorphe 6 Variable
résineux opaque
Souvent
Orthose Monoclinique 6 Blanc à rose Nacré Inégale Carlsbad
opaque
Blanc, blanc
Conchoïdale
laiteux, Transparent ou
Plagioclase Triclinique 6 Nacré ou Polysynthétique
verdâtre, translucide
saccharoïde
grise, violette,
Hornblende
Brun à vert Sub- 2 directions
verte Monoclinique 5 Mat ou vitreux Simple
foncé conchoidale avec α = 120°
(amphibole)
Augite 2 directions
Monoclinique 5 Brun foncé Mat, terne Irrégulière Transparent
(pyroxène) orthogonales
Biotite (micas 1 direction
Hexagonal 2 Noir à brun Métallique Translucide
noir) facile
Muscovite Métallique à 1 direction
Hexagonal 2 Incolore Translucide
(micas blanc) vitreux nacré facile
Olivine Orthorhombique 6 Vert à jaune Vitreux Conchoïdale Transparent
Brun, rouge à Sub-
Grenat Cubique 7 Résineux Opaque
noir conchoidale
Macle en croix
Staurotide Orthorhombique Brunâtre Vitreux Peu net Opaque
ou St André
Paquets de
6,5 à
Sillimanite Orthorhombique fibres blanc Vitreux Peu net Translucide
7,5
porcelaine
4,5 à Incolore 2 directions
Disthène Triclinique Vitreux nacré Esquieuse Transparent
7,5 parfois bleuté nettes

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Noir brun à Conchoïdale Souvent
Tourmaline Rhomboédrique Vitreux
vert ou inégale opaque

Propriétés
des Système Dureté Couleur Eclat Cassure Clivage Macle Transparence
minéraux
Transparent à
Briant à Conchoïdale, opaque,
Epidote Monoclinique 6à7 Gris, vert, noir Parfait
résineux irrégulière généralement
translucide
Jaune, vert Irrégulière, Transparent,
6,5 à
Andalousite Orthorhombique brun, vert Vitreux Sub- Imparfait Rares translucide à
7,5
jaune conchoidale opaque
Conchoïdale à Transparent à
Sanidine Monoclinique 6 Blanc, gris Vitreux Carlsbad
irrégulière translucide
Blanc, beige,
Briant,
rouge, vert, Translucide à
Jaspe Rhomboédrique 6,5 à 7 vitreux, mat, Conchoïdale Aucun
marron, rose, opaque
gras
noir
Bleu, bleu
2 directions Transparent à
Cordérite Orthorhombique 7 à 7,5 verdâtre, Vitreux Conchoïdale
nettes translucide
grise, violette
Vert clair, vert
foncé, vert Transparent à
Actinote Monoclinique 5à6 Irrégulière Parfait
gris, brun à translucide
noir

31
32
Propriétés
Système Dureté Couleur Eclat Cassure Clivage Macle Transparence
des minéraux
Incolore,
blanc, jaune,
Spathique (en
Calcite (carbonate, brune, Vitreux à 3 clivages Transparent ou
Rhomboédrique 3 gradins) à
évaporite CaCO2) rouge, noire, nacré faciles opaque
conchoïdale
bleu,
(variable)
Aragonite
Souvent
(carbonate Rhomboédrique 4 Gris à blanc Résineux Conchoïdale Translucide
maclé
évaporite (CaCO2)
W<Gypse (sulfate Vitreux à En fer de Souvent
Monoclinique 2 Variable
évaporite) résineux lance opaque
Blanc parfois
3 directions
jaune,
Halite (chlorite sub- Transparent à
Cubique 2 orange, Nacré ou mat Conchoïdale
évaporite Nacl) orthogonale translucide
rouge
s, parfait
orangé
Pyrite (sulfure En croix de
Cubique 6 Jaune Métallique Inégale Opaque
FeS2) fer
Galène (sulfure Gris de Sub- En croix de
Cubique 2,5 Métallique Parfait Opaque
PbS) plomb conchoidale fer
Goethite
Brun à
hydroxyde, Orthorhombique 5 Adamantin Irrégulière Facile Opaque
jaunâtre
FeO2H)
Hématite (oxyde,
Rhomboédrique 6 Gris d’acier Métallique Inégale Néant Diverses Opaque
Fe2O3)
Magnétite (oxyde,
Cubique 6 Noir à gris Métallique Inégale Opaque
Fe3O4)
Or (Au) Cubique 3 Jaune Métallique Ecailleuse Opaque
Conchoïdale, Souvent
Diamant © Cubique 10 Variable Adamantin Facile Opaque
inégale maclé
Graphite © Hexagonal 2 Noir Submétallique Facile Opaque
Dolomite (Ca, Mg Conchoïdale, 3 directions
Rhomboédrique 4 Brun, pâle Vitreux Assez rare Opaque
(CaCo3)) irrégulière parfois

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Propriétés
Système Dureté Couleur Eclat Cassure Clivage Macle Transparence
des minéraux

Chloropyrite
Quadratique 3,5 à 4 Jaune Métallique Conchoïdale Imparfait Opaque
(CuFeS2)

Azurite (CU3(Co3) Transparent à


Monoclinique 3,5 à 4 Blanc à brun Vitreux Conchoïdale Parfait Rare
2(OH)2) translucide

Chromite Noir, brun, Submétallique Irrégulière,


Cubique 5,5 à 6 Aucun Opaque
(FeCr2O4) brun noir , gras conchoïdale

Incolore,
blanc, gris,
Conchoïdale à Transparent à
Anhydrite Orthorhombique 3 à 3,5 blanc gris Vitreux, nacré Parfait
irrégulière translucide
nuancé de
bleu
Incolore, Conchoïdale,
Transparent à
Fluorine (CaF2) Cubique 4 vert, rose Vitreux esquilleuse, Parfait
translucide
violet, bleu irrégulière
Résineux, Conchoïdale, Transparent à
Soufre (S) Orthorhombique 2 Jaune Imparfait
gras, vitreux irrégulière translucide

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REFERENCES
MacKenzie W. S. and Guilford C., (1993) – Atlas de petrographie. Minéraux de roches
observées en lames minces. Ed. Masson, 104 p.

Bard J.P. (1980) – Microtextures des roches magmatiques et métamorphiques. ED. Masson,192
p.

Roubault M., Fabriés J., Touret J. and Weisbrod A. (1982) – Détermination des minéraux au
microscope polarisant. Lamarre-Poinat éd. 3ème éd., 382 p.

Winchell A. N. and Winchell H. (1961) – Elements of optical Mineralogy. Part II: Description
of minerals. J. Wiley & Sons éd., New York, London, 551 p.

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