Mecanisation: de La Culture DE L'Arachide
Thèmes abordés
Mecanisation: de La Culture DE L'Arachide
Thèmes abordés
DE L’ARACHIDE
Notamment dans les pays francophones d’Afrique Tropicale
et à Madagascar
G. LABROUSSE E. GODRON
Directeur de Recherches de 1’O.R.S.T.O.M. Ingénieur Agricole
Directeur Adjoint du Ingénieur de Recherches au
AVIS AU LECTEUR
I
Le titre complet de cet exposé aurait pu être : au premier chef, l’appareillage manuel de culture,
e Contribution à 1’Etude des méthodes, outils, mais aussi les petits appareils à pédale ou à ma-
matériels et machines utilisés, ou susceptibles de nivelle (cribles, décortiqueurs, batteuses...).
bientôt l’être, pour I’amélioration de la produc- Dans la partie consacrée au matériel de culture
tion arachidière, plus particulièrement en Afrique attelée, nous envisagerons tout ce qu’il est possible
tropicale francophone, et à Madagascar. > I1 va d’atteler à un âne, un cheval, un bœuf, une paire
sans dire que ce titre aurait pu paraître un peu de vaches, etc., qu’il s’agisse de matériel aratoire,
long. Et il aurait été encore trop court ; car il OLI ‘de celui susceptible d’être entraîné par un
aurait été nécessaire d’ajouter < ...à partir de manège (ou par un treuil) ; par extension cela
recherches documentaires effectuées à travers le nous conduira à considérer aussi le petit maté-
monde >> , pour indiquer, immédiatement, que les riel susceptible d’être entraîné par des petits mo-
références concernent des travaux parus, non teurs (de quelques 1rW).
seulement en langue francaise, mais aussi en de Enfin, nous passerons en revue les machines
nombreuses langues étrangères. adaptabl-es aux tracteurs, qu’elles soient traînées,
Aussi tenons-nous à exprimer notre gratitude et semi-portées, ou portées, ou bien inertes, fonc-
nos remerciements à tous les chercheurs et tech- tionnant par prise de force, ou par moteur auxi-
niciens - amis connus ou inconnus - qui nous liaire. On trouvera donc là une liste des e appa-
ont aidés dans notre travail par leurs conseils reils d’intérieur de ferme )> exigeant la puissance
Q U leurs publications. d’un tracteur pour être mis en mouvement :
batteuses, décortiqueuses, etc.
Cette classification ne veut pas dire que les
trois formes de culture, manuelle, attelée et moto-
risée, sont inconciliables, bien au’ contraire. Mais
Nous classerons ensemble des appareils corres- il resterait à déterminer comment les associer
pondant à des possibilités du même ordre de harmonieusement ; ceci relevant plus du calcul
grandeur. Ainsi, par outil, nous entendrons, économique que de la mécanique agricole.
SOMMAIRE
Pages
I. - QÉNÉRALITÉS
CHAP. 1. -Culture arachidière e t Mécanisation.
La densité d‘implantation au semis, le
degré de fertilisation, etc., sont autant
de contraintes auxquelles doit se sou-
mettre la mécanisation .............. 15
CHAP. 2. - Récolte.
Les conditions de la récolte sont très
variables et les solutions, particulière-
ment celles motorisées, ne sont trans-
posables que difficilement. ........... 18
4
Certains tarares, trieurs, calibreurs,
peuvent être amBlior6s .............. 36
Le lavage de l'arachide ((de bouche,)
peut être realise avec des appareils
manuels ............................ 36
CHAP. 7. - Decorticage.
Les decortiqueuses manuelles ne man-
quent pas. Mais le taux de brisures reste
important.. ........................ 39
Le nettoyage des produits dBcortiques
peut se faire avec un nettoyeur, accouple
ou non avec un decortiqueur.. ........ 41
I1 existe des petits appareils de trans-
formation]. ......................... 42
-
III. MATÉRIEL : (traction animale
e t appareils necessitant peu de kilowatts)
I. -QFNERAL CONSIDERATIONS
8
Washing of groundnuts destined for
human consumption may be performed
with hand equipment ................ 36
CHAP. ‘i.- Hand shelling.
Hand shellers are not rare. But breakage
level is always high.. ............... 39
Shelled produce may be fed t o cleaner,
which may be coupled with the sheller. 41
Small processing machines are known. 42
IV. -
MECHANIZED PRODUCTION
WITH ENGINE-POWERED M A C H I N E S
CHAP.3. - Planting.
A shelling-winnowing machine has been
developed in the U. S: S. R. for prepa-
ring shelled or unshelled seed.. ....... 76
Using a ridger-tracer may save the cosi
of a planter ......................... 76
Specialized planters are available for
every need (narrow types, pod-planting
models, etc.) ....................... : . 76
10
,
specialized models. Dropper-type dig-
gers are manufactured in Lhe U. S. S. R. 84
To shorten curing time, picli-up-shalier-
windrowers are used in lhe U. S. A . . . 87
Groundnuts to be threshed may be talien
from :
heaps or stacks (stationary or mo-
bile piclters) ........................ 88
0 windrows (pick-up-threshers) ..... 89
rows (digger-threshers, which are
very complicated machines) ....... 9O
CHAP. (i. - Harvesting Hay.
Haulm is harvested either before digging
up (topping, with a number OP imple-
ments) or after threshing (pick-up-baler). 92
CHAP. 7. -Artificial drying of pods.
Drying facilities prove a necessity where
pick-up thresliers are used, since the
Lendency is to harvest as early as pos-
sible ............................... 93
, CHAP. 8. - H i g h out-up shellers.
Stalionary or mobile sheller unils, may
be driven by a tractor or engine ...... 96
(:k) La liste des Constructeurs cités et leurs adresses sont données en f i n de cette
étude (page 105 et suivantes).
il
EXORDE
12
PREMIÈRE PARTIE
GÉNÉRALITÉS
1934
#?AaAa~zdaP vi&l4àa
Graphique 1. - Production d’arachides en gousses (d’après l’annuaire de la F. A. O.),
1.4
G ÉNÉRALITÉS :
15
GÉNÉRALITÉS
u n système de culture par petites planches, larges argileux, litimide ou sec, désherbage chimique
de la voie du tracteur, où les lignes (2 ou 4) sont précoce ou tardif, etc... Les semoirs permettent
espacées irrégulièrement (fig. 2). facilement d‘obtenir ces profondeurs.
Pour obtenir des densités élevées, et laisser un
espace permettant aux machines de passer, on a
parfois recours aux lignes jumelées (C.G.O.T., etc.). VI. - FERTILISATION
Les rangs jumeaux sont distants de 20 cm et sont
Lorsque ‘l’engrais est utilisé en Afrique tropi-
séparés par un intervalle de 70 ou 80 cm, suivant
cale, c’est à relativement faible dose : 50 kg/ha
les cas (sol, climat, culture à 2 cycles an-
dans telle partie de la Nigeria, 75 Irg/ha en Haute-
nuels, etc.). Ceci permet de concilier le binage
Volta, 1 0 0 kg/ha au Nord du Ghana, 120 kg/ha au
mécanique et une implantation dense, qui est un
Sénégal (graphique 2).
moyen de lutte contre la rosette.
193 cm
16
GÉN ÉRALITÉS
1961 1963
TABLEAU 2. -
Quantité de semences
Culture par bandes (E. U.j
Planches
Planches de 4 lignes de 2 ligne!
RAMPANTE ORD I-
NAIRE j Rampante pré-
coce
193
183 195 7
193 , 14 122
VIRGINIE RAMPANTES NC 183 14 12s 113 15 15 10 à 15 '
E T ERIGEES A GROSSES
GRAINES 193 14 127
Florigiar!t 183 14 132 108 15 15 * 10 à 15
N. B. Pour les graines ayant moins de 80 % de pouvoir germinatif, il faut modifier ces données en consiquence, car ce
tableau est donné pour un pouvoir supposé de 100 %.
17
GEN ÉRALITÉS
chine mise au point en un lieu déterminé n’est seuse-batteuse termine .la récolte. On ne tient pas
pas toujours utilisable ailleurs. compte du décorticage poÚvant se faire 5 la ferme
La récolte entièrement manuelle s’exécute en après <( récolte D, lorsqu’il n’est pas réalisé après
plusieurs phases, et ne fait généralement appel la commercialisation.
qu’à un seul outil : iler (I), daba, angady par Enfin, pour réduire les risques climatiques lors
exemple. Les différentes phases peuvent être les du fanage, Américains et Anglais ont pensé
suivantes : arrachage, fanage, mise en meules, combiner arrachage et battage par l’emploi d’une
transport, battage. Cette dernière opération est seule machine : mécanisation totale. Pour diffé-
parfois suivie du décorticage. rentes raisons, cette récolte en une fois (ou mono-
Le premier matériel de récolte acheté est géné- phasée) n’est pas encore appliquée et les études
ralement une souleveuse (Sénégal) et le premier des prototypes d’arracheuses-batteuses n’ont pas
outil une décortiqueuse (Nigeria). C’est dire com- été poursuivies. Avec ces machines, seule la partie
bien sont variables les méthodes et appareils souterraine de la plante est battue. I1 ne se pose
utilisés, lorsque la mécanisation débute. M. HAW- donc pas de Probleme de battage en vert de toute
KINS l’avait déjà souligné en 1962 (915”) (?,). la récolte, problème qui, une fois résolu, permet-
Lorsque la mécanisation est partielle, elle trait d’envisager d’une autre manière la récolte en
comprend un nombre de phases réduit, mais va- une fois.
riable suivant les circonstances. Si le fanage des
arachides au champ se fait sur perroquets (ou Ici, comme pour la moisson des céréales, plus
siccateurs) on peut ne compter que trois phases : on réduit la durée de la récolte, avec des ma-
d’abord soulevage-arrachage, puis groupage-mise chines complexes, plus se posent des problèmes
en tas (manuel très généralement), enfin, trans- de séchage lors de l’emmagasinage des produits.
port-battage. Bien que des emmelonnezlses spé-
ciales aient été construites en U.R.S.S. et en
Australie elles sont très peu utilisées. La mise sur (1) Avec M. RAULIN,nous écrirons iler et non hilaire,
cette seconde écriture étant due à l’emploi abusif d’un
perroquets se fait manuellement alors que leur prénom français ayant la consonnance du mot ouolof.
manutention peut être mécanique. Dans cette ré- (2) Les nos (. .“I renvoient aux analyses du Bulle-
tin du C. M.A. O. M. (de 1 à 915) puis de M a c h i n i s m e
colte tri-phasée, par transport-battage il faut en- A g r i c o l e T r o p i c a l (916 et la suite).
TABLEAU
3. - Schéma des différenfes méthodes de récolte des arachides (décorticage n o n compris)
i
Machine ou matériel Avantages
18
DEUXIÈME PARTIE
OUTILS
(Culture manueIIé)
, ,
Vu l a répugnance pour une utilisation de la main-d’œuvre familiale, et
surtout salariée, l’énergie humaine doit en effet être relayke par une forme
moins noble >>.
R. TOURTE.
19
OUTILS
CHAPITRE 1
TRAVAUX PRÉPARATO~WES
En Afrique, OLI en Amérique du Sud, ce qui
deviendra un champ d’arachides, est générale-
ment au départ une friche (ou une jachère). Mais,
de plus en plus, vu la concentration démogra-
phique et la vulgarisation de meilleures techni-
ques agronomiques, l’arachide suit une autre
culture. I1 faut a%ors,par exemple, retourner un
chaume de mil. Plus rarement, l’arachide vient
après un textile (Inde, République Centrafricaine).
Parfois on cultive e arachide sur .arachide >>, ce
’ qui est déconseillé. Au Sénégal, en certaines par-
ties de la Casamance (Dindy), cette répétition a
pu atteindre, en 1962, 1 2 70’ de $la surface arachi-
dière. Au Nord du pays (Louga, Tivouane) la pro-
portion doit être encore plus forte. II NIGER
i. - LE D~BROUSSAILLAGE
11 est recommandé de bien dessoucher, surtout
si l’on doit utiliser un semoir. MADAGASCAR SENEGAL CABER DUN
Au Sénégal le dessouchage est rarement effec-
tué complètement. I1 est difficile de le faire en
saison sèche car le sol est dur, et, à la saison des
Fig. 3. - Outils traditionnels (Afrique).
20
OUTILS
-
D.....*. Semis
ral en zone guinéenne, là oh les sols sont plus u bl bl b Sarclages
Récolte
lourds, la daba est utilisée pour confectionner des
billons. Parfois l’arachide est cultivée sur buttes Graphique 3. - Calendrier d e la culture
(Nigeria, Guinée, Ghana). Dans certaines parties d e l’arachide 6 Madagascar.
21
OUTILS
22
OUTILS
une meilleure matière d’huilerie, mais celui-ci culteurs ont désormais compris l’intérêt de la
peut servir au stade de la préparation des désinfection des semences, et prennent entière-
semences. ment la dépense afférente à leur charge (cf. gra-
phique 2). Un tel sachet est fourni pour 100 kg de
Cette CALIBREUSE INDIENNE (fig. 5) est constituée graines décortiquées (2 70):E n 19F3, au Niger,
de quatre rouleaux inclinés, de 1’37 m de long et ont été distribués des fongicides pour traiter
de 5 cm de diamètre, supportés à leurs extrémités 1.525 tonnes de semences d’arachide. Au Tchad,
p a r un bâti en bois. Ces rouleaux tournent en sens en principe, toutes les semences distribubes p a r
inverse et sont entraînés par une cordelette, qui les Services de vulgarisation sont traitées ..., etc.
passe sur leur extrémité inférieure de façon à ce La désinfection des semences n’est guère pra-
qu’ils travaillent par paire. La cordelette passe tiquée à Madagascar ; pourtant Thirame et Diel-
ensuite sur la poulie portant la manivelle d‘entraî- drin y ont prouvé leurs avantages. A l’instar du
nement. Les rouleaux tournent de manière à sou- Sénégal il pourrait y avoir là un débouché pour
lever les arachides sans les concasser, tout en les les poudreuses mélangeuses.
faisant descendre le long d’eux-mêmes. Ils s’éloi- I1 n’est pas exclu que l’on mette au point u n
gnent l’un de l’autre en allant vers l’extrémité répulsif à mélanger aux fongicides et insecticides
inférieure (axes divergents). Cet espace est réglable pour écarter les chiens sauvages et les corbeaux
suivant les variétés. Un réservoir supérieur con- qui, suivant les lignes, font des ravages sérieux
tient les arachides qui s’écoulent par la rotation dans les champs de la Grande Ile. En Afrique ce
,des rouleaux. Des casiers inférieurs reçoivent les sont parfois les chacals ou les singes qui déterrent 1
gousses, aux différents niveaux, suivant leur les graines, et qu’il faudrait écarter.
taille.
Le rendement de cet appareil, simple et bon
marché, serait de 37 kg/h. (1) Bidon de 18 litres.
23
OUTILS
En Inde les semences sont assez souvent trai- Ces poudreuses semblent devoir être vulgari-
tées. sées un peu partout. I1 existe sur le marché de tels
Le dosage du fongicide, du bactéricide, de l’in- MÉLANGEURS A DÉBIT DISCONTINU, fournis par divers
secticide, éventuellement du corbicide, etc..., puis Constructeurs f r a q a i s ou autres :
son mélange avec la graine, peut s’effectuer de
B R O C H E T (A.F.M.A.) : c’est en réalité un
différentes façons, même en culture uniquement
manuelle. tronc de cône axé et muni de palettes sur ses
parois internes. J I est donc plus facile à manœu-
On brasse à la main, durant 3 à 5 minutes, les vrer et plus perfectionné que le fût désaxé clas-
produits contenus dans un récipient, jusqu’à ce sique.
que les graines soient bien recouvertes par la
poudre. Calebasses, bassines, << tines >, etc..., sont ALDEBERT : fût d’une centaine de litres.
à la disposition de l’agriculteur, qui préférera
utiliser un contenant réservé à cet usage. Pour C A U - C H E T E U X : idem.
des quantités importantes l’emploi de gants de DARRAGON : idem.
caoutchouc serait à conseiller, mais il est préfé-
E. A . V . M . : fût de 150 litres ; possibilité de
rable d’employer un outil prévu pour cet usage.
recevoir une poulie.
Toutefois, l’enrobage est difficilement aussi bien
fait qu’avec un mélangeur. Ainsi, au Sénégal, PROCIDA :fût de 125 litres.
I. R. A. T. et I. R.H. O. déconseillent l’usage de la SISCOMA : fiit de 50 litres environ.
calebasse.
Le plus simple de tous les appareils à utiliser En Inde M E T A L Ind, M U D H A R , R A J A S T H N . . .
pour ce travail est le tonneau, ou tambour, hermé- etc., fabriquent aussi de tels mélangeurs.
tiquement clos, que l’on fait rouler sur le sol. Avec La manivelle de ces appareils doit être tournée
l’arachide il faut opérer à vitesse réduite, sur un 50 à 100 fois, en inversant au besoin le sens de la
sol assez lisse, pour ne pas détériorer le tégument rotation ; il ne faut les remplir qu’aux deux tiers
de la graine ou même séparer les cotylédons. ou même moins.
L’emploi d’un sac est à proscrire, car la poudre
filtre au travers. I1 existe aussi des MÉLANGEURS A DÉBIT CONTINU,
Si l’on dispose d’un tonneau ou d’un fût quel- telle la poudreuse BROCHET (fig. 7) qui est
conque il est de loin préférable de le transformer employée, par exemple au Sénégal. C’est un appa-
‘en poudreuse du type (< baratte >>, en le traversant reil plus complexe et de plus grand débit auquel
par un axe oblique par rapport à celui du ton- on reproche parfois d’être trop coûteux, même
neau, une manivelle étant placée à une extrémité pour les petites collectivités d’Afrique. Il est
de cet axe. Le tonneau doit être percé d’une porte, d’ailleurs prévu pour être livré avec poulie ou
assez grande. I1 sera disposé sur un châssis, assez même moteur électrique ; aussi nous en reparle-
haut pour faciliter les manutentions. On trouvera rdns plus loin. Notons toutefois que le Construc-
ci-joint un schéma de fabrication communiqué teur (A.F.M.A.) le propose aussi avec des modi-
p a r l’Office Technique pour l’utilisation de fications le rendant apte au traitement des graines
l’Acier (fig. 6). de petit diamètre, mil par exemple.
Fig. 6. - Schéma de [Link] d’un tambour pour traiter les semences (d’après l’O. T. U. A.).
24
OUTILS
25
OUTILS
crampons en quinconce (cf. expérimentation se bloquent, car les paliers ne sont pas toujours
I.N.E.A. C. : CHALON,19593. assez étanches, à l’eau et au sable.
I1 n’existe pas, à notre connaissance, de Cons- - Une telle roue semeuse, en bois, a été pro-
truct,eurs qui commercialisent de tels outils. Mais posée au Vietnam (KOEGEL, 1960).
les forgerons de village, lorsqu’ils existent, sau-
ront vite les fabriquer avec des .ferrailles de récu- - W O L F , parmi sa gamme d’outils de jardi-
pération. nage, propose de tels appareils.
Les graines ayant été déposées dans chaque - BENTALL offre un modèle plus important
trou fait i la roue, ceux-ci seront refermés < ma- que les précédents, qui a même été monté SUI- des
nuellement 2, plus précisément avec le pied, sou- tracteurs.
vent d’un coup de talon. - Un disque semeur plus perfectionné aurait
été spécialement construit par A H . ENGINEERING
W O R K S sur la demande du Ministère de l’Agri-
culture de l’Ouganda.
tracuur
Fig. 9.
*
- Roues marqueuses jumelées (Libye).
26
OUTILS
-.
à I’iler (Sénégal).
27
OUTILS
CHAPITRE 4 . 1
RÉCOLTE
I. - ARRACHAGE
II peut arriver, en terre particulièrement
meuble, que l’arrachage puisse se faire directe-
ment à la main, par traction sur les fanes. Mais
cette pratique reste une exception. Ainsi, dans
certaines parties de la Vallée du Niari (Congo-
Brazzaville), un manœuvre arrache un hectare en
10 jours (GO heures environ).
Au Tchad, lorsque le sol est bien sec, le culti-
Fig, 14. -Arrachage à I’iler à B o d e l (Sédgal).
vateur le frappe parfois avec un simple bâton,
afin de l’ameublir autour du pied d’arachide, et
c’est diminuer de 1 à 2 % celui-ci (réduction va-
de casser ainsi la croûte superficielle, puis il tire
lable pour les semis tardifs). Mais si la terre dur-
la touffe (16 joursjha).
cit trop vite on peut voir les pertes s’élever, par
Le plus souvent les arachides sont soulevées à
exemple à 30 % et même plus, pour arriver jus-
l’aide d’une iler (fig. 14) ou d’une daba, d’une
qu’à l’abandon de la récolte.
angady ou d‘une autre bêche (Inde), d’un crochet
Au contraire, en zone guinéenne, si les pluies
à deux dents (Sud-Vietnam) ..., outils de construc-
persistantes empêchent le fanage, l’arrachage peut
tion locale.
être reporté a une date ultérieure. Mais on risque,
Tenant son outil à deux mains, le cultivateur
alors, de voir les graines germer dans leurs
sectionne le pivot des plantes et, parfois, les sou-
gousses.
lève en les retournant. En moyenne, en Afrique
tropicale, il faut compter une vingtaine de jours
(Niger, Congo), pour arracher un hectare, alors
II. - FANAGE
qu’on y consacre jusqu’à 25 jours à Madagascar, Par convention nous appellerons < fanage >> les
en culture de décrue. soins apportés aux plants d’arachides non battus
Les ((‘restes en terre D ne sont pas négligeables et c séchage >> (1) ceux conférés aux coques seules,
dans l’application de cette méthode, mais, d’une après égoussage (ou e battage >>).
facon générale, une récolte manuelle abandonnera A maturité une fois soulevée et arrachée, la ré-
moins de gousses dans le sol qu’une récolte méca- colte doit être séchée sur le champ ; pour réduire
nique ; en 1953, H. JULIA les a estimés au Niari, à les risques dus aux intempéries, il faut en exposer
moins de 8 lrg/ha. la plus grande surface possible au soleil et au
Une fois les arachides fanées et mises en tas le vent. Différentes méthodes existent : plantes lais-
champ est généralement délaissé. Mais il arrive sées éparses sur le sol, mises en lignes ou en tas.
que les paysans profitent de ce que la terre a été Ces derniers peuvent &tre isolés du sol : plate-
retournée, pour fouiller le sol afin de retirer les formes, perroquets et claies.
dernières gousses. Ce glanage, qui est pratiqué Un fanage imparfait donnera des gousses mal
par exemple au Tchad, au Sud-Vietnam, etc., est colorées, des amandes rances et parfois toxiques,
exécuté surtout par les femmes et les enfants. Aux si les moisissures s’y développent (AspergiZlus
Etats-Unis il est effectué par les porcs dans cer- flauzzs, etc...) ; parfois elles noircissent par points,
taines régions (hogging). ou par taches. Par ailleurs, les fanes obtenues
Le buttage laisse au sol plus de souplesse, éten- seront peu aptes à l’affouragement. Le fanage bien
dant la durée possible de la récolte. I1 n’en reste exécuté conduira à l’obtention de bons produits :
pas moins que, même chaussés, les plants devien- gousses et fourrage.
nent parfois inarrachables avant la maturité des Dans la pratique, en Afrique, les fanes sont
gousses. Ainsi les cultivateurs peuvent être laissées trop longtemps au soleil, au détriment de
amenés à abandonner leur champ (RAMIAH et la qualité du fourrage qu’elles pourraient procu-
MUKHERJEE,1953 : Inde). rer. Mais, comme le bétail n’est pratiquement pas
Devant cette hantise de voir le sol se durcir affouragé, ceci est moins grave qu’il peut y pa-
les cultivateurs des régions sahéliennes d’Afrique raître.
ont tendance à commencer l’arrachage très tôt, au
détriment du rendement. On estime, par exemple (1) Le terme anglais curing peut désigner, au choix,
au Sénégal, qu’avancer la récolte d’une journée, chacune de ces 2 opérations.
29
OUTILS
30
.-
a
d
Fig. 18. - Procédés de fanage améliorés.
3í
OUTILS
En Union Sud Africaine les meulons aérés sont D. W. HALL les a expérimentées à la Station de
souvent placés sur des monticules de terre ; ils Molrwa (Nigeria). Le fanage sur claies de bambou
sont alors appelés e cokes >>. Cette plate-forme, qui (90 cm de long), placées à 45 cm de haut, s’est
a 10 à 15 cm de haut, est faite à la bêche (la 1,2à révélé rapide (le taux d’humidité est passé de 21
1,5 m). Les plantes sont disposées en rosace, les à 6 70 en 7 jours), et efficace contre les termites.
gousses et les racines étant en position centripète, En Australie des claies métalliques ont été mises
le feuillage en position centrifuge. Le tas au point, mais les arachides étaient auparavant
commence à se rétrécir vers 70 cm, pour se ter- partiellement effeuillées ; ceci permettrait le sé-
miner à 1,20 ou í , S O m (SELLSCHOP, 1955). chage en plusieurs lits (quatre) (SMYTH,1959).
Des plateformes de bois peuvent aussi être uti- E n résumé le fanage ii même le sol est une opé-
lisées pour isoler du sol le fond du tas (fig. 18 b ) . ration relativement risquée : en zone sèche pour
Les arachides y sont déposées juste après I’arra- la qualité du fourrage, en zone humide surtout
cliage (Gambie) ; OLI en un tas légèrement plus pour celle des gousses, produit commercialisable ;
gros après un début de fanage (Guinée Portu- sans envisager les dégâts éventuels occasionnés
gaise). Dans ce dernier cas la plateforme est géné- par les déprédateurs. I1 est pourtant pratiqué
ralement de forme carrée ( e bentens D) et supporte ainsi dans la majorité des cas. Cette méthode
alors un tas de 75 cm de haut ou plus. Les Gui- mériterait d’être remplacée par le séchage sur
néens apprécieraient fort cette méthode. Malheu- perroquets, plate-formes, ou claies, lorsque la
reusement le bois risque d’attirer les termites et main-d’œuvre disponible est suffisante.
il convient de e traiter >> les pieds des plate-
formes.
,
BLATCHFORD et HALL indiquent qu’au Tanga-
nyika les plate-formes ( e ou barbecue )> 1, récem-
111. - BATTAGE
ment mises au point pour le coprah, pourraient Généralement les femmes et les enfants
être adaptkes à l’arachide. Le socle rectangulaire égoussent les plants secs à la main. Ce travail est
est réalisé en grillage ou en bambous fendus. Des fait au champ le plus souvent, ou au village après
murs, de bambous fendus ou de tôle ondulée, per- le transport des arachides, par exemple dans des
mettent d’isoler la récolte, la nuit ou durant les sacs que porte un âne. Toutefois il semble qu’au
pluies. Ces murs sont fixés par des perches. Des Ghana, femmes et enfants égoussent l’arachide
chaînes, qui sont fixées à celles-ci, permettent verte, non fanée, aussitôt aprks l’arrachage
d’entrouvrir plus ou moins ces murs, peints en (WADHWA).
blanc à l’intérieur pour refléter la lumière solaire. Assez souvent le battage est exécuté sur une-
Les perroquets ou siecateurs sont très largement aire à l’aide d’un bâton, l’opérateur retournant et
utilisés : Australie, Israël, certains pays d’hfri- secouant la récolte d’un coup de pied.
que, etc. Toutefois ils nécessitent beaucoup de
main-d’œuvre et ils ont maintenant presque dis-
paru des champs des régions arachidières des
Etats-Unis, oh ils étaient encore très employés il
y a 15 ans.
Les plantes sont généralement disposées sans
ordre autour du piquet, mais les gousses peuvent
aussi êtres placées à l’intérieur OLI à l’extérieur
(cf. les dessins au-dessous du perroquet peu
chargé : fig. 1s c). La base est souvent constituée
d’un croisillon qui est situé à une hauteur telle
que la récolte ne touche pas le sol. L’intérieur du
tas doit être le plus creux possible. Le cadre est
en bois, sauf parfois aux Etats-Unis, o h des sicca-
teurs métalliques avaient été étudiés. Les trépieds
et quadripieds sont moins utilisés (Ghana, Kenya).
Parfois les perroquets sont chargés en deux Fig. 19. - Battage manuel (Sénégal).
temps (BLATCHFORD et HALL, 1963). Dans le pre-
mier, le rang proche de la ligne des siccateurs est Dans la province de Tuléar (Madagascar), les
arraché et chargé sur le croisillon, de manière à arachides sont parfois battues par percussion sur
assurer une bonne assise au reste de la récolte, une claie fixée sur quatre piquets, à environ
qui sera placée par-dessus quelques jours après 70 cm du sol ; l’ouvrier travaille debout. Les
(2. temps). gousses miires se détachent facilement des fanes
L’usage des claies (fig. 18d) est peu répandu, pour s’entasser ,sur une natte étendue pour les
sauf en Afrique Equatoriale (Congo Léopoldville). recueillir sous la claie.
32
1
OUTILS
Toujours à Madagascar, le battage et le net- battes sont fixées par des clous, etc., ce qui la
toyage qui suit nécessitent de 15 à 30 jours (de rend peu vulgarisable sous sa forme actuelle en
6 heures) de travail, suivant les rendements de Afrique Tropicale. Toutefois, cette machine don-
la culture (pluviale ou de décrue). Au total, récolte nant satisfaction en Inde, il devrait être possible
et battage à la main requièrent 35 A 55 jours et de l’adapter et de la construire en Afrique.
représentent 40 à 46 % des charges de la culture Dans une station de YI. R.H. O., à Loudima
manuelle. (Congo Brazzaville), M. MARTIN a réalisé un pro-
LES BATTEUSES A P€DALE (dites e japonaises )>), totype de petite BATTEUSE A MANIVELLE (fig. 20).
conques pour le riz, ont été employées pour les Cette égousseuse, munie d‘un tambour < cage
arachides. Elles ne conviennent en général pas. d’écureuil w , permettrait de quadrupler le rende-
En particulier elles n’ont pas donné satisfaction ment de l’égoussage manuel (rapport annuel
au Sénégal et en Inde. I1 faut présenter la partie I. R. H. O., 19G4). Les essais se poursuivent et un
souterraine en tenant les fanes en main pour faci- constructeur en a déjà fabyicpé : ARARA. Si cet
liter l’égoussage. Ceci a l’avantage de laisser u n outil est construit en série, il sera alors possible
feuillage de meilleure valeur fourragère ; mais d‘en équiper les villages, qui ne disposaient jus-
les rendements sont faibles, comparés au travail qu’ici d’aucune batteuse < simple et bon march8 >>,
manuel. Des essais entrepris au Congo Central comme le déplorait BONLIEUencore récemment
(I. N. E. A. C.) ont montré que le rendement ho- (19GI).
raire est d’une vingtaine de lrg,. de gousses
fraîches et triées, le triage étant effectué 4 la IV. - VANNAGE
main, après le battage (DELHOVE). Le nettoyage des arachides se fait généralement I
Un modèle de petite batteuse a pédale a spé- de la maniere la plus simple, avec des calebasses
cialement été conçu pour l’arachide, par la Divi- que l’on déverse les unes dans les autres, du plus
sion d’Agronomie du Collège d’Agriculture de haut possible, dans un courant d’air eliminant les
Dharwar en Inde (HOSMANI et PATIL,1964). Selon parties légères. S‘il n’y a pas assez de vent, on
les Auteurs, un homme pkdalant et u n autre en- peut voir les femmes courir, une calebasse dans
grenant, le rendement est de cinq fois celui d’un chaque main, en versant le contenu de celle tenue
homme battant à la main selon la méthode tradi- en hauteur, dans celle du bas.
tionnelle. Cet appareil coûte 115 francs (115 Rs). I1 existe, en Inde ou au Japon, des ventilateurs
Malheureusement cette batteuse est en bois, les à pédale: CECOCO, METAL Ind., DISTRICT
COOP. Fed. Ltd.,TAISHO. Ils sont dépourvus de
gaines concentrant et guidant le courant d’air, ce
qui réduit leur efficacité (fig. 21), mais ils peuvent
être utiles et construits artisanalement.
I
. Fig. 20. - Egousseuse à manivelle (France). Fig. 21 -Ventilateur à pédale (Inde).
33
Dahomey : Deux << Kpéou >> sur cases
Sénégal : Grenier
e
Niger : Silo en banco Côte-d'Ivoire : Silos en banco Centrafrique : Tresses suspendues
35
Fig. 23. - Crible de <<Gambie>> (France).
Fig. 24. - Cribles du << Sénégal D (Sénégal).
36
OUTILS
. ., *
--Appareil artisanal
de l a v a g e des
Arachides de Bouche '
---"-
I
I
I " 7
E
a-. Battes caoutchoutges intérieures au tambour
@ - Porte de chargement du tambour
0- Tambour gritlag6
0- Palier bois en forme d'U .--- ;-& ----
8
5
-
0-
- Manivelle d'entrainement
Bac de Lavage (114 de f û t de 200 litres)
Crochet de fermeture de porte de tambour
Bonde de vidange
32.5 I l -
AA
Fig. 25. - Appareil artisanal de lavage des arachides de bouche (I. R. H. O.).
37
OUTILS 8
- -
38
/ -
’ OUTILS
’
CHAPITRE 7 I1 est certain que les arachides sèches sont plus
cassantes. II faut bien, cependant, sécher les
DÉCORT I CAGE gousses pour qu’elles se conservent. On a donc
pensé réhumecter les coques avant de les pré-
senter au décorticage ; mais, en fait, cela ne ré-
Le décorticage est une opération facilement duit point le taux de brisure des amandes.
mécanisable à grande échelle, c’est pourquoi les Le plus sûr est encore de calibrer la récolte à
arachides sont plutôt vendues en coques pour être l’aide des appareils cités précédemment) et de
décortiquées et triées par la suite. Toutefois, traiter chaque classe, en réglant chaque fois le
lorsque l’évacuation se fait sur une longue dis- décortiqueur.
tance (Tchad, Niger), il est préférable de n’avoir
à transporter que des amandes ; aussi le décor-
ticage est-il souvent individuel, surtout s’il est
encouragé en haut lieu (Nigeria). I. - DÉCORTIQUEURS
Les autochtones décortiquent avec les doigts, A MOUVEMENT D I S C O N T I N U
surtout pour les semences (cf. plus haut) ; ou avec
un pilon (Nigeria), ce qui est plus rare, sauf au
I1 existe deux types principaux de décorti-
Niger où l’on estime que 70 % des arachides
queurs a mouvement discontinu (voisins de celui
décortiquées par les producteurs le seraient ainsi.
inventé par M. CATHALA),par opposition à u n
Mais le rendement de la première méthode et la
3“ type où le mouvement est circulaire et continu
qualité du produit obtenu par la seconde ne sont
(fig. 28 et 31).
pas satisfaisants, en dehors de leur aspect ar-
chaïque. En Nigeria, les décortiqueurs manuels
a) I“’ type : à grille semi-cylindrique.
ont remporté un grand succès à partir de 1955
environ. Cette opération < décorticage >>, n’a pu Une grille semi-cylindrique contient les ara-
s’étendre que lorsque l’office de Commercialisa- chides, qui seront décortiquées contre elle p a r
tion (Marketing Board) l’a provoquée, en ache- un batteur animb par un balancier (fig. 29). Le
tant à des prix différents suivant le taux de bri- plus souvent celui-là est formé de 4, 6 ou 7 battes,
sure. Mais il n’est pas certain que ce décorticage ou patins, munies de dents ; tel un batteur ouvert.
individuel soit encore, à l’avenir, encouragé par Parfois c’est u n batteur plein.
l’office. L’écartement entre les battes et la grille est
Bien que les décortiqueurs à balancier, inventés parfois réglagle, par déplacement de la grille, ou
par M. CATHALA, aient été conçus au Sénégal, c’est de l’axe du tambour batteur, par rapport au bâti.
au Nigeria septentrionnal qu’ils ont connu la plus Sur certains décortiqueurs semi-cylindriques l a
grande vogue. En 1962, il y en avait environ grille-trémie est balancée, tandis que les patins
50.000. De là certains ont gagné le Niger, assurant restent fixes (fig. 30) :.exemple, le ((Junior>> de
30 ”lo du décorticage au niveau individuel. Ce sont SKYLUX.
. surtout des raisons commerciales qui ont poussé M. DUFFOUR,du Service du Génie Rural Mal-
les agriculteurs à acheter ce matériel, qui reste gache, a conçu un décortiqueur qui est à rappro-
rudimentaire et brise une proportion notable cher des précédents. I1 est composé d’une grille
d’amandes. de fers ronds et d’un rouleau mobile.
38
OUTILS
*ilR
Fig. 29. - Décorliqueur à balancier (Côie-d’Ivoire). Fig. 30. - Décorliqueur à grille balancée (Angleterre)
40
OUTILS
Tambour
\ décorfiqueur
41
OUTILS
Mais il existe, aussi, des décortiqueurs munis d’arachide de consommation locale était extraite
de nettoyeurs intégrés, tels les DÉCORTIQUEURS- dans des presses à coins, aménagées dans de gros
TARARES : HANDER, POUPLARD, L O U I S SAMAT, troncs de manguier et qui permettaient d’obtenir
etc... Toutefois un tel appareil forme un ensemble un excellent rendement. Les graines étaient préa-
difficile à mettre en œuvre manuellement ; aussi lablement broyées avec des pilons en bois action-
les divers types proposés sont-ils généralement nés au pied.
conçus pour recevoir une poulie (voir tabIeau 9). Par ailleurs de petites PRESSES ont été conçues
pour extraire l’huile des graines et fruits oléagi-
neux : arachide, karité, ricin, sésame, etc. Elles
IV. - HUILERIE MANUELLE sont du type classique A grande vis et cage :
BARRAULT-LEPINE en propose 5 modèles dans
Du point de vue’artisanal, au Vietnam jusqu’à les séries g Oléum )> et Q Oléumette B ; S P E l C H l M
une époque récente, une grande partie de l’huile propose des presses à pompe hydraulique..., etc.
42 .
TROISIÈME PARTIE
MATÉRIELS
(Traction animale)
43
MATÉRIELS . I
44
Mais d’autres critères permettent de les distin- ment dans l’ordre de puissance exigée, impliquant
Suer. Ceux-ci peuvent être résumés dans le ta- l’emploi de l’âne jusqu’à la paire de bœufs de
bleau 5. plus de 500 lrg, ou même de la double paire de
Nous allons passer en revue un certain nombre bovins. Le tableau G précise la liste des instru-
de matériels polyvalents en les classant sensible- ments adaptables.
MULTICULTeURS POLYCULTEURS
“Polycul t eur“
“Sind“
pour traction b o v i n e lourde
pour traction asine
“Tropicult eur I‘
pour traction bovine et
pour t r a c t i o n b o v i n e légbre
c u l t u r e sur billons
“Ariana“
Fig. 33. - Gamme de châssis polyvalenis offerte par un même consiructeur (France).
45
MATÉRIELS
L' c Unité Légère )>, proposée par ARARA en Avec les polyculteurs nous arrivons à la trac- I
1965, est le plus léger des multiculteurs conçus tion bovine e lourde )> ; leurs possibilités sont
pour la traction asine ou chevaline ; le poids du plus grandes que celles des multiculteurs : em-
bâti nu est d'environ 13 kg.
La houe u&!anga> de GARD a d'abord été
prise plus large, gamme plus complète (charrette,
tonne à eau, etc.).
I
conçue pour la traction asine (5 dents), puis
bovine (7 dents). Le Polyculfeur >> MOUZON a un essieu droit.
Les <Siné )> de MOUZON se présentent sous I1 se répand, notamment au Sénégal ([Link]) :' o h
deus versions : le n o 4 (16 Irg) convient à un âne, il est construit par la SISCOMA (graphique 5,
et le n o 7, au bâti plus lourd (21 kg), nécessite le page 53).
recours à la traction bovine légère, comme les NAIR, et V O L T A S sont deus Constructeurs
engins décrits ci-après. La roulette de la n o 4 est indiens qui proposent, en particulier, comme
à une hauteur fixe par rapport à l'age, tandis que instrument de labour, une charrue à disque, à
la n o 7 (ou la 9) a une roulette réglable. Comme monter sur leurs engins (fig. 35, page 48).
tous les matériels MOUZON cités, les Siné ont été WILDER, et DARBYSHIRE (<<Aplos )>) sont
conçus par M. NOLLE. deus Constructeurs anglais qui fabriquent des
Les multiculteurs DARRAGON sont, l'un & age modèles inspirés des prototypes créés par le
tubulaire e B 63 >>, l'autre à cadre triangulaire National Institute of Agricultural Engineering
(fig. 54). (N. I. A. E.) ; ces modèles ont été essayés au Tan-
Le matériel DÉROT' est à réglages instantanés. ganyika, en Ouganda, etc. (921" et 9877") *.
Les Etablissements EBRA proposent, depuis En Angleterre également, PROJECT EQUIP-
peu, un multiculteur des plus complets et des plus M E N T L T D propose un polyculteur conçu pour
adaptables a u s nombreuses conditions locales, effectuer des billons cloisonnés. Sa mise au point
grâce au grand nombre d'instruments que son se poursuit en Nigeria (988" et 1.005") *.
bâti peut recevoir : plus d'une dizaine. La C O M A G est une entreprise malgache cons-
Le multiculteur SACRA est de conception assez truisant un matériel enjambeur spécialement
séduisante. Mais il a été conçu pour répondre a u s conçu pour certaines régions de la Grande Ile.
besoins des fellahs du Maghreb, et non pour les Le <( Tropiculfeur \> MOUZON est plus perfec-
zones arachidières. tionné (enjambeur, relevage intégré) que le
M. RINGUELETa conçu un multiculteur muni e Polyculfeur )> de même marque. I1 est encore
d'un patin à l'avant et de deux sur sa barre poly- peu répandu.
valente, ce qui lui confère une bonne stabilité, à En règle générale, chez MOUZON, tous les équi-
la manière d'un bâti cadre. Ce matériel serait en pements sont adaptables indifféremment sur les
début de construction sous l'égide de 1'0"f' I ice
multiculteurs et polgculiteurs de la marque ; ou,
National des Irrigations (O. N. I.) du Maroc. plus exactement, ce qui peut se monter sur les
L'ARARA c Unité Moyenne B, connu spéciale- petits matériels s'adapte aussi sur les plus puis-
ment pour sa souleveuse << Passe-Partout >), est un sants.
multiculteur robuste à bâti poutre creux. Enfin, au Sénégal, la SlSCOMA construit ou
Le < S a l o u m )> ( M O U Z O N ) est un petit multi- monte, entre autres, les matériels MOUZON et
culteur i bâti cadre. ARARA et réalise des montages particuliers ;
L' < Ariana > (MOUZOW) est un matériel tres ainsi le bâti de la souleveuse e Unité Moyenne >>
séduisant à bâti cadre, qui vient de recevoir les ARARA est adapté sur le << Polyculteur >> MOU-
dernières modifications avant sa sortie en série. ZON à l'aide d'une chape d'attelage spéciale.
I1 necessite presque obligatoirement deus bœufs
pour sa traction, et peut être monté en bisoc )>
(Ouganda). :
: Voir note (2) page 18.
Caractéristiques
Il Place du conducteur :
cherons
, poutre ou cadre
me talliques
inarche derrière (ou sur le côté) : man- parfois assis sur un siège adaptable au
châssis
plus ou moins (i enjambeur 1)
chalne timon (ou limons)
environ cinq, surtout aratoires une dizaine, dont un plateau (charrette).
46
TABLEAU
6. N variable
h t r u m e n t s adaptables aun: mulficulteurs et aux polyculleurs -néant
(barres polyvalent es) ? sans renseignement
-
-
Charrue Billonneur véri-
seur
I1 Weede Semoir Cultivateur I :::1- Bineuse Souleveuse Char-
rette
I
I -- -
-
bre
__
ARARA i ((
I
Unité légère D. .....
Unité moyenne n. ..
15
15,20,25
35
25, 35 - -
-
-
-
-
là5
395
-
?
20, 35, 50
20, 35, 50, 60
rayonneur pour 4
.................... - I
COMAG
DARBYSHIRE APLOS..
l
.....1
simple ou al-
oui
oui
oui
- 1 ou a
__ __
2
4
4
oui
?
1 O00 rateau,
oui
400 1
herses, tonne
N. B. semoirs tambours
DARRAGON
DEROTAS
1- 1
Arracheuse .
- B 6 3 .......
................. I
-
oui
oui
-
oui
N
-
1 ou a
4
6 N IML
-___
1
3 ou
-___ 5 ?
:erceau ou 1 / ~ -
oui
~~
type BENTALLS
EBRA CT IS OMNICULTEUR
I 21
30 N
--I % ou < GO
-~
oui 3 5 à 6( 25, 30, 35, 40 - Iscarificateur,
neur, Diocheur
rayon-/I
:I 4
1
i à 3
5
N
N 3
1
là3
5
N
N
30.
ou1 -
épandeur e t herse
épandeur, herse, rouleau
lame niveleuse, Bpan-
deur, barre d'extension
i\
1 ble 24 --f 140 cm
"JON SALOUM .......... idem 6 2 5 N droite 30, 40
POLYCULTEUR . idem 6 2 5 N idem
I
TROPICULTEUR . alternative idem
--
G 2 5
-
N idem
N A I R . . .....................
PROJECT.. .................
1 disque oui
(oui) ?
IO
- I
-I
-
-
1 5 64 1-1 -
N (oui) ?
- llame niveleuse
II
-
RINGUELET (Maroc) ........ 21 e.t 15 57 5 ?
-
-
SACRA ..................... 12,20 as
TAKAKITA ................
VOLTAS ..................1 disque - : 1
polyculteur japonais
1'- 61, 9 1 oui lames niveleuses
1-
T
N. B. largeur signifie largeur des pieces travaillantes sauf pour les cultivateurs et les bineuses oh il s'agit de la largeur de travail.
- /N. B. semoirs tambours
Il
MATERIELS
CHAPITRE 2
PRÉPARATION DU SOL
I. - D~FRICHEMENT
En exergue de cette deuxième partie nous avons
rappelé que l’emploi du matériel à traction ani-
male suppose la disposition d’un terrain préparé.
Malheureusement pour nettoyer un champ de
toutes souches et racines, il y a peu de choix
entre le défrichement manuel et celui réalisé avec
les gros engins motorisés, car les attelages ne
peuvent être d’un grand secours pour ce genre de
travail. Si certains rouleaux débroussailleurs du
type < landais >> conviennent aux attelages des
zones tempérées, ils sont trop lourds pour les
Fig. 35. - Charrue à disque (a45 cm) sur polyculteur (Inde)
animaux des zones tropicales et leur allégement
les rend inefficaces. Nous avons dit comment un polyculteur, équipé
On pourrait envisager la réalisation de certains d’une charrue à disque, pourrait permettre de
chantiers : un manège animé par un cheptel retourner un sol mal dessouché ; mais le labour,
robuste, entraînerait un treuil qui tirerait une bien qu’il laisse une terre ameublie et propre,
dessoucheuse appropriée. Mais les puissances dis- n’est pas universellement recommandé. D’une
ponibles seraient trop faibles, et l’ensemble peu part, certains sols légers ne doivent être retournés
maniable. qu’avec précaution, et d’autre part, dans la zone
Des essais de débroussaillage chimique ont été sahélienne, le cultivateur n’a pas le temps de
entrepris au Sénégal, en particulier sur Accacia labourer son champ avant le semis des arachides.
AZbida ou <cadde)> (KLEIN, 1960), au Niger Sans entrer plus dans les détails disons que le
contre H y p h a e n æ thebaïca improprement appelé labour est une facon dont l’intervention est dis-
palmier doum )> (TOURTE, 1963), etc... Mais cette cutée. C’est pourquoi le Centre de Bambey étudie
technique demeure encore au stade expérimental. une méthode de préparation des champs d’ara-
chide combinant, en une seule facon, l’action d’un
En combinant le débroussaillage manuel, l’inci- cultivateur et d’un semoir.
nération et, bientôt, l’usage de débroussaillants, on On peut, aussi, signaler que des études sont
peut réduire considérablement les broussailles, entreprises en vue du travail en sec, mais cette
que le matériel de culture attelé approprié peut technique d’application difficile ne semble géné-
aider à contrôler. En effet les charrues Q disque ralement pas vulgarisable ; sauf peut-être sur les
(fig. 35)’ les pulvériseurs, etc., qui roulent sur les rives de cours d’eau, par exemple du Sénégal, en
obstacles, permettent de cultiver des sols légers culture de décrue ou < Oualo >> (MONNIER, 1965).
qui seraient insuffisamment déboisés pour pou- Au contraire, en zone guinéenne, les charrues
voir être travaillés avec les instruments à socs et ou les billonneurs peuvent être utilisés, car le
i dents. Au pas lent des attelages une charrue à
disque émiettera moins le sol que les tridisques TABLEAU 7. - Assolements recommandés
de motorisation, qui sont d’usage courant en pour différentes régions d u Sénégal.
Afrique ; mais elle ne pourra être tirée à aussi
grande profondeur.
II. -
LABOUR
Il Louga . . . . . . . 3 années de ,jachbre avec enfouisse-
ment en fin de 3 e année -Arachide
Mil -Arachidc
-
2 années de jachère avec enfouissement
en fin de 2 e année - Arachide - Mil
ET FACO,NS PR~CULTURALES - Arachide
Jachère enfouie - Arachide - Mil -
La nature des travaux à entreprendre dépend Arachide
I 1
du précédent cultural. Celui-ci est variable et
I<édougou
tend à se diversifier sous l’influence de la poussée Vélingara . . Jachère enfouie - Arachide - Mil -
dtmographique et, surtout,’ d’une meilleure con- Sédhiou ) Arachide - Mil - Arachide
’
4s
MATÉRIELS
labour y est bénéfique pour ces sols qui restent connaissance, la seule contrée où le coutre circu-
meubles durant une longue période. I1 en est de laire ait fait son apparition en culture attelée ; ce
même à Madagascar, ou encore en Asie o h l’on qui pourrait être intéressant pour le travail des
emploie soit les araires séculaires, soit des char- sols relativement ensouchés.
rues araires plus ou moins perfectionnées. Les fabricants de charrue à versoir, avec ou
sans support, avec ou sans coutre, etc., sont
A. - Labour. encore assez nombreux, même en Europe o Ù la
motorisation n’a pas fait disparaître tous ces
La charrue araire est un matériel peu utilisé en matériels. D’abord rappelons. l’existence de ceux
culture arachidière, dans les régions qui nous qui montent des corps de charrues sur leurs poly-
intéressent plus particulièrement. Mais, dans la culteurs et multiculteurs : ces corps peuvent être
zone sahélienne africaine, et spécialement dans le simples, réversibles, quart de tour, alternatifs ou
bassin arachidier du Sénégal, son usage devrait encore à disque (tableau G ) .
s’étendre, dans la mesure oh des labours d’en- Indiquons ensuite que certains proposent des
fouissement (jachère, fumier, engrais verts ...) CHARRUES légères pour traction ASINES : GARD,
deviendront usuels. T É C H I NÉ. Encore est-il souvent opportun d’y
On trouve dans ces pays très peu de charrues atteler deux animaux.
araires, sauf en Guinée et surtout au Mali o h il en Mais le plus grand nombre offrent des CHARRUES
a été recensé dernièrement plusieurs dizaines de pouvant être tirées par des chevaux robustes OU,
milliers. Mais elles sont employées surtout en rizi- mieux, par une paire de bovins : AGROMETAL,
culture (Vallée du Niger), et n’interviennent AJURIA, BERNET CHARROY, B O U R G U I G N O N ,
qu’éventuellement dans les champs d’arachide, de CHAMPENOIS, COCKADE (Muhlhoff), C O D A M M
mil, etc. Toutefois, BAYLEsignalait (1954) que, (Bajac), COSSUL, DANDEKAR, DÉROT, EBRA,
70 “/o des terres à cacahuètes de la région de You- GARD, H U A R D (U. C. F.), K I N G P L O W , KIRLOS-
kounkoun en Guinée, étaient préparées à la char- KAR, KIRPY, LENGERICH, MARTINELLI, MÉTAL
rue. Ind. M U D H A R , PIN, P I R A Z Z O L I , RAJASTHN, SA-
Au Mali il existe deux principaux types de F I M (Massey-Ferguson), SISCOMA (Huard), Te-
charrues araires suivant que les sols sont légers CHINÉ, VIDAURRETA . . .
ou lourds (30 et 70 kg). De même à Madagascar Enfin BENATI, B O U R G U I G N O N , H U E T ,
les charrues utilisées, surtout en riziculture, sont MARTINELLI, PIN, SAFIM (Massey-Ferguson),
de taille différente (50 et 90 kg). On trouve aussi SCHONBERGER, peuvent &tre cités parmi les
des brabants dans plusieurs provinces malgaches. seuls Constructeurs offrant encore des charrues
Dans les régions de la Grande Ile o Ù la pluvio- TOURNE-OREILLE ou des BRABANTS légers pour labours
sité est un facteur limitant, le labour qui accroit à plat, correspondaQt A la force de traction dispo-
la rétention de l’eau, assure 25 à 37 3’% de supplé- nible.
ment de récolte, mais l’érosion demeure un risque DU point de vue technologique on remarquera
pour les sols ainsi ameublis. De même à Bambey- que, généralement, les charrues pouvant se régler
des essais récents (1963) ont montré que le labour sans intervention de clefs pour desserrer les bou-
assurait un rendement de 40 %I supérieur à celui lons (trous et goupilles, crans, etc.), sont préférés
obtenu sur des sols préparés à I’iler (graphique 4). (cf. GUILLARDau Nord Cameroun, etc.).
Mais il faut une quarantaine d‘heures pour retour-
ner un hectare.
Ailleurs en Afrique Tropicale francophone le
parc de charrues est très faible, sauf peut-&tre au
Tchad, ou au Cameroun septentrional. Elles y ont
ét,é introduites pour le coton. Elles peuvent alors
servir pour d’autres cultures : mil, arachide.
Toutes ces charrues importées (fig. 36) avec OLI
sans support, sont des adaptations légères et sim-
plifiées d’anciens modèles européens à soc et ver-
soir, alors que les araires, tels ceux des asia-
tiques, griffent le sol sans le retourner. Au
Cambodge, en Inde les araires traditionnels ont
une très longue perche en bois portant un étan- Fig. 36. - Charrue h versoir (France).
çon muni d’une lame subverticale en métal. Là
aussi on peut retenir que cet appareil d’emploi
ancestral est, plutôt, réservé pour la riziculture.
B. - Billonnage.
Toutefois en Inde des charrues plus modernes Le billonnage est une méthode de préparation
font leur apparition : age court en acier profilé du sol assez largement .utilisée. I1 se pratique dans
et coutre circulaire (VAUGH,1957). C’est, à notre certaines zones guinéennes ou soudano-gui-
49
i
MATÉRIELS
50
MATERIELS
I1 apparaît qu’une paire de bœufs peut tirer un Rappelons que de tels pulvériseurs sont parfois
tel ensemble, à 1’Bpoque opportune du semis. Les prévus dans la gamme des instruments pour bâti
études doivent être poursuivies pour juger du polyvalent lourd : M O U Z O N Ariana >> et a Poly-
bien-fondé de la méthode, mais il semble qu’elle ciiltenr m, NA‘I‘R.
pourra être vulgarisée bientôt. On peut noter tou-
tefois, à la suite d’expériences récentes, qu’il E. - Hersage.
semble que la préparation du sol avec des instru-
ments à dents n’augmente le rendement que de Le hersage est une façon culturale presqu’in-
10 % environ, par rapport au travail manuel, alors connue outre-mer, sauf dans certaines régions
qu’on atteint plus par l’intervention du labour rizicoles, en particulier à Madagascar. S’il est vrai
(graphique 4). qu’il ne faut pas trop émietter certains sols, par-
Quant au travail du sol en saison sèche il ticulièrement ceux sableux, le hersage est une
semble difficile et son efficacité est incertaine. façon superficielle utile pour la préparation d’un
Les mat,ériels à dent utilisés ici sont générale- bon lit de semence propre ; encore faut-il avoir le
ment ceux employés pour l’entretien. Tout au plus temps et le moyen de herser.
change-t-on les socs bineurs, pour des socs plus Parmi les propositions de HERSES légères, ci-
étroits. tons : AGROMETAL, B O U R G U I G N O N , B O U Q U E T ,
C H A M P E N O I S , C L O U Z E A U , GARNIER, LARRO-
D. - Puluérisage. Q U E , LE MAITRE, MICHEL, SICAM, SOFAC, SO-
MECA, SUDIM, TÉCHI NÉ, etc ...
Si le sol est déjà enherbé, si du fumier a été mal Mais souvent les herses sont de fabrication
enfoui, ou s’il reste trop de souches et racines, le locale.
matériel a dents ne convient pas. On a parfois L‘un des aspects de la construction artisanale
recours, alors, aux instruments A disques ; mais de matériel de culture attelée est la réalisation de
ceux-ci doivent être assez légers pour être tirés herses à l’aide de dents importées (Cameroun
suffisamment vite, sinon ils risquent d’être ineffi- Septentrional). Ainsi les Malgaches utilisent des ,
caces. herses métalliques ou à cadre en bois ; par
On peut citer les PULV~RISEURSlégers suivants : exemple dans le périmètre de la Sahamaloto 46 %
AGROMÉTAL (10 disques), C H A M P E N O I S (12 ou des herses ont un cadre en bois, et des dents
14), GARNIER (6 à 12)’ K I N G P L O W (81, d’acier importées, ou de bois dur (BRUYÈRE ....
TÉCHINÉ (6 à 12). JANNAUD, 1963).
1 seul attelage
. cheval .......................
paire de bœufs.;. ..............
50
31
deux attelages alternant
paire de bœufs+cheval .’.. . . . .
cheval+ âne .................
16
3
100
I)’apr&s Y. MARIE-SAINTES
51
MATÉR I E LS
. ..
CHAPITRE 3 polyvalente, qui peut convenir à l’arachide. Cette
enrobeuse Q &I V 2 >> a, avec l’arachide, un débit
nettement moindre que ceux contrôlés pour le blé
SEMAILLES ou le maïs : 12 et 13 q/h suivant l’essai du
C. N. E. E. M.A. n o 690. Pour l’arachide elle s’est
révélée donner moins de 1 % de brisures. Ceci
peut étonner, pour un appareil à vis sans fin,
L’apparition de la culture attelée, parfois limi- mais s’explique, car la gaine qui entoure la vis de
tée à l’intervention du semoir, entraîne presque la M V 2 est une tôle mince rendue solidaire de
toujours une augmentation des surfaces embla- celle-ci par serrage. Ainsi manchon et vis sans fin
vées; donc une plus grande consommation de tournent ensemble ; ce qui explique le faible taux
semences qu’il faut d’abord décortiquer, puis de brisures.
traiter. Car il n’existe pas, semble-t-il, de semoir
I1 convient d’être prudent en ce qui concerne
pour gousses parmi les matériels à traction ani-
l’emploi des autres appareils à vis, tournant dans
male.
un cylindre, comme ceux conçus pour les cé-
Pour décortiquer des gousses, afin d’obtenir des réales ; de même pour les appareils à godets, à
graines de semence, les décortiqueurs courants palettes, etc., où la graine peut être meurtrie.
peuvent être employés, mais avec précaution.
Comme nous l’avons déjà dit un précalibrage est
très utile. Rappelons qu’à la main il faut une dou-
zaine de jours pour décortiquer les semences IS. - SEMOIRS
nécessaires au semis d’un hectare d’arachide. Ce
travail peut être entrepris à la fin de la période
Le semoir est un des premiers matériels acquis
de sous-emploi de la main-d’œuvre familiale,
par le cultivateur en Afrique tropicale, spéciale-
avant le début de la campagne agricole.
ment au Sénégal. I1 y a plusieurs raisons à cela.
Mis à part le tarare décortiqueur soviétique ALS
D’abord la brièveté de la saison des pluies qui
(fig. 71) il n’existe pas de décortiqueur spécia- oblige à semer rapidement dans les cinq jours qui
lement prévu pour les semences. suivent les premières précipitations importantes
Par contre il existe du matériel de traitement (> 20. mm). Attelé à un semoir le cheval couvre
des semences, plus puissant que celui déjà signalé. un hectare en 8 heures environ (contre GO h/ha
en culture manuelle). On admet en général que le
semoir employé seul, sans autre matériel, permet
a. - MATÉRIEL POUR de doubler la surface consacrée aux arachides
(1.008”). Dans la mesure o h les autres façons
LE T R A I T E M E N T DES S E M E N C E S culturales seront parallèlement accélérées, la pro-
duction pourra, elle aussi, augmenter encore plus.
Certaines poudreuses à manivelle ont été con- L’utilisation du SEMOIR MONOGRAINE-MONORANG
çues de manière à pouvoir recevoir une poulie pour arachibe, a débuté autour de Bambey vers
actionnée par un petit moteur. Là encore il fau- les années trente. Son usage s’est étendu progres-
dra faire attention de ne pas entrainer trop vite sivement à toute la zone arachidière sénégalaise,
l’appareil, pour ne pas abîmer les fragiles graines ou il en a été vendu un total d’environ 100.000
d’arachides. exemplaires. Actuellement les services de vulga-
Ainsi la POUDREUSE (c TONNEAU A E A V M de risation estiment que ce matériel est le meilleur
150 litres peut recevoir un moteur. moyen de promouvoir la culture attelée en lignes.
Car seul l’alignement autorise, d’abord le binage,
Bien que, parmi les POUDREUSES a marche CONTI-
puis le soulevage à l’aide des instruments dont
NUE et à ensachage, peu conviennent particuliè-
nous parlerons aux chapitres suivants.
rement à l’arachide, nous en signalerons plusieurs.
Le semoir à arachide employé en Afrique doit
- BROCHET offre une poudreuse bien connue être muni de plusieurs pièces de travail ’du sol
au Sénégal. Nous en avons déjà parlé, car elle (fig. 38). Outre le soc (ou sabot), qui ouvre le
peut aussi être mue par manivelle (fig. 7). Le sillon, un coutre le précède souvent qui en pré-
modèle à poulie exige un moteur d’une puissance pare le passage. Des dents rigides, d’une part,
de 0’4 kW environ. Le débit est supérieur à 5 q/h. effectuent un binage-sarclage, d’autre part, aident
- E A V M vient de sortir une nouvelle enro- à refermer le sillon. Elles reçoivent diverses
beuse à graines de coton qui convient également appellations en fonction des formes. Elles sont
à l’arachide, à condition de retirer un organe. La montées en avant ou en arrière de la roue plom-
poudreuse << Cotoneuf B exige une puissance d’en- beuse, suivant les modèles. Cette dernière tasse
viron 1,5 kW. énergiquement la terre au-dessus du sillon. Ajou-
- M A R O T propose un modèle de poudreuse tons un traceur latéral, le plus souvent un doigt
52
MATÉRIELS,
et non un disque ; l’agriculteur pourra ainsi tra- Les graines sont placées dans une trémie, qui
cer des lignes bien parallèles, à des espacements doit pouvoir contenir plusieurs kilogrammes de
réguliers : 60 cm en Afrique, 40 cm à Madagas- semences. La distribution la meilleure est assurée
car, etc... Malheureusement certains de ces équi- par élévation. Un disque incliné, percé de trous
pements ne sont pas toujours fournis, par négli- calibrés (ou muni de dents sur son pourtour),
gence ou pour diminuer le prix de vente ; ce qui prend doucement les graines pour les porter en
peut être un mauvais calcul lorsqu’on enlève les haut de la goulotte de descente. La plupart du
dents de sarclage, alors qu’il est impératif de temps aucun organe ne force celles-là à sortir des
semer en terre propre afin d’éviter, au départ, alvéoles où elles pourraient se fixer. Si un << éjec-
toute concurrence entre l’arachide et les adven- teur >> existe son action est douce (caoutchouc,
tices. balais, etc...).
-
Fig. 38. Semoirs à arachide standard
et disques de distribution (France).
53
MAT~RIELS
54
MATERIELS
- .
Fig. 41. - Semoir à avant-irain réglable pour semis sur billons (France). I I
55
MATÉRIELS
56
MATERIELS
samment au-dessus du sol. Parmi les fabricants, adventices et de l’arachide, ou de l’état du sol.
signalons : BUCHER-GUYER, MELOTTE, MICHEL, Sont proposées des étançons rigides ou souples,
SCHOHBERGER. des socs en forme d’aile, de cœur ou patte
d‘oie, etc. ALI Sénégal, les cœurs de 15 à 20 cm
montés sur étançons souples semblent donner
satisfaction. Les demi-cœurs permettent de tra-
vailler plus près des lignes.
Ces étançons sont montées sur un châssis spé-
cial, ou adaptées sur des barres polyvalentes. Que
ce soit dans le premier OLI le second cas la modi-
fication des largeurs de travail est impérative,
Fig. 45. - Herse étrille (France). compte tenu dël’espacement initial et du dévelop-
pement de la plante au moment de l’intervention.
LES W E E D E R S , ou herses à dents souples, semblent Les Constructeurs ont recours à l’expansion angu-
plus recommandés pour l’arachide. ~
57
MATERIELS I
sage. Ainsi on estime, au Sénégal, qu’un cheval Des paysans malgaches, dans les << opérations )>,
tirant une bineuse monorang parcourt un hectare encadrées par le BDPA (Manja) sarclent 3 inter-
en 6 à S heures, ce qui représente plus d’une lignes à la fois grâce au Q Polyculteur >> MOUZON.
journée eu égard à la faible résistance des équi- Notons en terminant que le binage-buttage est
d& locaux. Avec un bœuf, à l’allure plus lente, il bénéfique et qu’il est souvent recommandé au
faut compter environ 1 6 heures. Mais d’une part, début de la floraison : spécialement au Maroc, en
l’utilisation d’un seul bovin est rare, d’autre part, Argentine ... Des SOCS ou DISQUES CHAUSSANT”
il convient de lutter de vitesse avec les mauvaises sont proposés par de nombreux Constructeurs de
herbes. En conséquence il faut plutôt utiliser un cultivateurs (SAFIM, SOMECA, TECHINÉ, etc.),
bâti pouvant enjamber deux rangs. On couvre OLI de bâtis polyvalents (EBRA, MOUZON).
alors un hectare en 7 à S heures environ.
Ici apparaît un intérêt particulier des polycul-
teurs qui enjambent mieux que les multiculteurs
(fig. 49) et permettraient de placer une ou deux
-dents supplémentaires, grâce à leur montage sur
roues à pneus qui demandent moins d’effort
(MONNIER, 1965) (fig. 50).
Fig. 48. - Bineuse sarcleuse de copstruction locale, Dans la mesure oh il faudrait lutter de vitesse
(Cameroun septentrional) ; au second plan bâlis en stock avec des parasites, le matériel de culture attelée
et châssis de charrettes. devrait permettre une intervention plus rapide
que les poudreuses et pulvérisateurs manuels. En
vier de relevage
nous limitant aux Constructeurs francais A U D U -
REAU, BLANCHARD, BOBARD, CASTABNG,
EVRARD, LACHAZETTE, PERRAS, PINNAS-
S A U D et DESCORPS. ..
offrent des matériels à
traction hippomobile, ou éventuellement bovine,
et le e Tropiculteur B MOUZON peut recevoir
un pulvérisateur. Mais une pompe à entraînement
direct, par les roues, donne une pression assez
faible, surtout en traction bovine. C’est pourquoi
le matériel à moteur auxiliaire est souvent pré-
Dents f l e x i b l e s à écartement
féré. Mais nous sommes alors en présence d’appa-
reils complexes, coûteux, et nécessitant un entre-
Fig. 49. - Polyculteur équipé en bineuse (Sénégal). tien relativement compliqué.
58
CHAPITRE 5 lames en forme de cerceau ont connu une cer-
taine vogue, à cause de leur forme concave et de
leur tranchant, en principe, continu. Mais, actuel-
R~COETE lement (fig. 51) on leur prkfère les lames en pointe
de flèche, du genre soc sarcleur et montées sur
un étançon galbé, ce qui réduit les bourrages
L’intervention de matériels à traction animale (fig. 52). I1 faut pouvoir faire varier l’entrure du
est assez récente en ce domaine, particulièrement soc dans de larges mesures en fonction de la du-
dans les régions qui nous intéressent. reté du sol. Les premiers modèles de ces soule-
veuses ont été conçues par M. BARIANIet commer-
cialisées sous le nom de < Passe-partout B. Du
II. -[Link] Sénégal, où leur diffusion s’affirme (plusieurs
milliers), au Niger, ou elles devraient être bientôt
Les possibilités des souleveuses ou des arra- vulgarisées (TOURTE, 1963), ces lames donnent
cheuses, qui peuvent être utilisées pour la récolte satisfaction, que ce soit en sol dur ou meuble (deck
des arachides, sont surtout fonction de l’état du OLI dior au Sénégal), avec des arachides rampantes
sol au moment de la récolte. Celui-ci dépend, na- ou Érigées, que celles-ci soient alignées ou non ;
turellement, d e sa composition, de son état d’hu- à condition, toutefois, de choisir celle de largeur
midité, de sa structure mais aussi des amende- convenable. En effet, les Constructeurs proposent
ments éventuellement incorporés ou des façons généralement plusieurs dimensions de lames,
culturales spéciales qu’on lui aura fait subir (but- comprises entre 20 et 50 cm de largeur, et même
tage par exemple). juscp’à 60 cm (sols dunaires au Niger).
Pratiquement, en culture attelée, on utilise les On choisira, par exemple, une lame large pour
souleveuses, et leur pénétration est surtout fonc- des arachides rampantes, alignées OLI non, en sol
tion de l’état plus OLI moins grand de sécheresse meuble, et une étroite pour des e Crigées >> en sol
du sol, souvent important en zone soudano-salié- dur.
lienne. Ces lames exigent généralement moins de
I1 existe un très grand nombre de types de 100 kg d’effort moyen de traction ; parfois celui-ci
lames souleveuses. Souvent elles sont planes avec peut s’abaisser jusqu’à 40 Irg. Les lames étroites
un tranchant droit ou courbe, ou formant angle ; pourraient, à la rigueur, être tirées par un cheval
quant à celles à surface gauche leurs types sont en sol très meuble (sable particulaire).
encore plus nombreux (fig. 51 et 69). Elles peu- I1 faut compter une douzaine d’heures pour
vent aussi être prolongées p a r des doigts formant réaliser le soulevage sur un hectare et souvent
ainsi une grille simplifiée. Elles sont fixées á un moins (sol meuble, propre et encore frais).
ou deux étancons. On peut dire que chaque pays Ces lames en pointe de flèche sont proposées
producteur a son (ou ses) type de lame, adapté par plusieurs constructeurs de multiculteurs pour
à son écologie. être montées sur leur bâti : ARARA e Unité Lé-
Les lames droites bien que simples et robustes, gère >> et << Unité moyenne )> (mono ou biroue),
ne donnent généralement pas satisfaction, dès que EBRA K Omniculteur B.
les conditions deviennent difficiles : champ en- Notons que l’Unité Moyenne ARARA semble
herbé, sol sec, etc. plus souvent être utilisée en montage monoroue,
Dans la zone soudano-sahélienne africaine, les qu’avec son avant-train biroue. Rappelons qu’au
e n ” V “ en A R C E A U en P O I N T E en P O I N T E
(R b o d Q s i e e) ( S d n 6 g a l ...) , (SQnQgal )... ( FlEride )
MATÉRIELS
La forme des trous dans I’étançon où sont placés les boulons fixant
la lame, permet de régler l’angle d’entrure, donc l a profondeur de
travail en fonction du sol.
Sénégal la SISCOMA propose, pour le Polyculteur semblent moins bien convenir aux sols arachi-
MOUZON qu’elle construit, une adaptation per- diers de Madagascar. Les cultivateurs malgaches
mettant de monter une souleveuse ARARA < Unité se sont vus aussi proposer des souleveuses du
Moyenne >> ; pour les sols les plus légers deux type cerceau (fig. 53) ou plutôt ar? de cercle
ensembles << Passe-partout > peuvent être montés (fig. 54) telles celles de DARRAGOW, C O M A G .
sur ce Polyculteur. Mais le plus souvent ce sont les socs des corps de
Par ailleurs les forgerons de village proposent charrues, dont le versoir a été enlevé ou tronqué
parfois des lames souleveuses s’inspirant à la fois (seul reste l’estomac), ou encore évidé (fig. 55)
de celles importées et des fers d’iler. Ces engins, qui donnent le plus satisfaction. Les polyculteurs-
plus ou moins hybrides, sont souvent satisfaisants. enjambeurs munis de tels corps présentent alors
On les monte sur les bâtis de <( Siné )>, de Poly- l’avantage de pouvoir chevaucher les lignes. Les
culteur, etc. (MONNIER, 1965). lames planes au trancliant droit ont été aussi
Les souleveuses à ?ames en pointe de flèche essayées localement, mais leur emploi ne semble
pas bknéfique, bien que l’on dispose à Madagas-
car d’attelages plus puissants qu’au Sénégal.
Fig. 53. - Souleveuse à lame en arceau (Madagascar). Fig. 54. - Souleveuse cerceau (France).
60 .
MATÉRIELS
Torsade de p a i l l e
m H l l s o k Munroe
Guntaka
6 cm
-cmu
- q----- Researcq Eng. S u n t a k e
II. - RATELAGE ET GROUPAGE dans les régions qui nous concernent. I1 s’agit du
choix du moment précis du râtelage. I1 faut lais-
DES ARACHIDES ser aux plants le temps nécessaire à leur déshy-
dratation, mais les gynophores deviennent fra-
Après le soulevage il faut rassembler les ara- giles et certains se brisent ; l’andain constitué ne
chides, pour le fanage. Avant de constituer des contient plus alors qu’une partie des fruits. Opé-
tas ou des perroquets il est opportun de grouper rer plus tôt c’est interrompre le fanage (coques
plusieurs rangs d‘arachides. Pour celà deux solu- et feuillages). Le matériel de traction animale
tions sont envisageables : devrait être choisi parmi ceux ayant une emprise
relativement conséquente, mais alors se présente
I o Emploi d’arracheuses-groupeuses. l’autre difficulté, car les attelages risquent de ne
Ce serait la solution la plus élégante. Mais, plus être assez puissants. Aussi on ne peut citer
puisque l’emploi d’arracheuses vraies dépasse tou- que des expériences et non des applications d’uti-
jours la limite de puissance des attelages, a for- lisation des trois catégories de matériels cités
fiori on ne peut recourir à celui des arracheuses- ci-dessus.
groupeuses. Parmi les marques de RATEAUX FANEURS fournis
2 ” Emploi de râteaux de fenaison. ’ avec limons citons : I N T E R N A T I O N A L HARVES-
TER FRANCE, K U H N , SETA, SOMECA. Seul
Les râteau-faneurs classiques conviennent sou- JOHN DEERE (REMY) propose un RATEAU A
vent mal aux arachides, dont le feuillage risque de DISQUES traîné. Enfin, pour les RAJEAUX A D€CHARGE
s’emmêler dans les peignes. On peut remédier a INTERMITTENTE, citons : CECCATO, CHAMPENOIS,
cela en les munissant d’arceaux débourreurs. LAVERDA, M O T O IMPORT, VIDAURETTA.
Les râteaux à disques munis de dents radiales, Une fois groupées les arachides sont mises en
ou e soleil >>, peuvent aussi convenir, bien qu’ils tas, à la main. I1 n’existe pas de matériel de cul-
constituent des a roules > peu aérés, ce qui pré- ture attelée permettant Ia mécanisation de ce tra-
sente un inconvénient pour le fanage ; mais ils vail. ’
\
63
I
MATÉRIELS
64 ’
MATÉRIELS
mur.
rées du f o u r
vue de devant
couDe axiale
plancher chauffant
/ ( n a t t e s de palme)
ur
coupe t r a n s v e r s a l e
-
plan -
- 1
MODELE 1963 - U 1 mLtre
)----i
F
De son côté la Station de Kingaroy (Australie) soleil ou la rosée si besoin est (1026”). Mais c e
a amis au point un système de séchage des asa- double râtelier inversé semble surtout intéressant
chides ensachées. Les sacs sont entreposés sur si une unité souffla‘nt de l’air chaud y est ad-
deux rangees de claies, formant tunnel. Des jointe. Nous en reparlerons dans la dernière par-
bâches assurent la protection contre la pluie, le tie de cette étude.
lI
‘
Fig.’62.
i
- Double claie pour le séchage des sacs d’arachides au champ (Australie).
65
_
J
-
MATÉRIELS
CHAPITRE 6
NETTOYAGE ET STOCKAGE
I. -
NETTOYAGE
ET CALIBRAGE DES GOUSSES
Un premier nettoyage très sommaire est cou-
ramment effectué à l’aide de cribles à manivelle
(cf. précédemment). Des tarares classiques peuvent
être employés pour compléter ce premier triage ;
mais ils ne donnent pas toujours un produit assez
propre. Aussi, à la suite de nombreuses expéri-
mentations entreprises à Bambey, les établisse-
ments DARRAGON proposent-ils désormais un
TARARE-NETTOYEUR spécialement conçu pour l’ara-
chide et qui porte le nom de cette Station (fig. 63).
Ce tarare < Bambey > effectue le nettoyage des
gousses battues en deux opérations. D’abord,
d’après leurs dimensions, les impuretés sont éli-
minées des gousses sur des grilles à secousses, C P
qui désagrège déjà un peu les concrétions de
Fig. 63. - Tarare nettoyeur spécial à arachide
en usage à Bambey (Sénégal).
terre. Ensuite, un fort courant d’air, créé par une
soufflerie à vent réglable, soulève les produits N. B. Au second plan silos métalliques recouverts de chaume.
légers : pailles, gousses immatures 011 vides, tandis
que les pierres et le sable sont séparés des gousses. posent de nombreux TRIEURS, dont deux modèles
L’appareil pèse 360 lrg, et nécessite environ de << [Link]-épierrezzr >> à arachides (fig. 64) :
1,5 lcW. I1 possède quatre sorties : grosses impu- 1,5 lcW pour 500 Irg/h, et 2 kW pour 700 kg/h.
retés, pailles, pierres, et gousses pleines et LHUILLIER, MAROT, POULARD, la SMCl
propres. Deux élévateurs à godets sont prévus l’un offrent aussi des trieurs, sasseurs, nettoyeurs pour
pour l’alimentation, l’autre pour I’ensachage- l’arachide ; et BISCARA propose un TRIEUR A AL-
pesage. VEOLES séparant les mono et bigraines des tri-
Les Etablissements BILLIOUD & D U R A N D pro- graines (365 W et 300‘1rg/h) (fig. 65).
Fig. 64.
66
MATÉRIELS
67
MATERIELS
BILLIOUD
et O non 25 a 30 à bras
DURAND 1 non 150 à bras
2 vent. 250 à 300 4
4 vent. GOO à 700 4
LHUILLIER 1 650 vent. aspi. 200 2,5
2 850 vent. aspi. 3,5
MAROT txe vertical 50 non 70 à 100 à bras
POUPLARD implifii 56
iorinal
22
-
67
non
vent. (2) I 50
100
t bras (2 homines
i bras
264 non 150 à bras
364 180 vent. (asp.) 150 à bras
464 190 _ - 150 0,2
539 700 500 5
1400
(mobile) 2 GOO 1 GOO 11
1401 2 300 - -
I
1 GOO 11
(fixe)
3 500
I
(mobile) 4 250 3 500 16
3 501
(fixe) 3 GOO - - 3 500 1G
-I
SMCI ;AT 115 200 non I so il 100 i bras
dem idem non so à 100 2
;AT 3GO GOO 11011 200 i 250 5
;M GOO fixe
transportable) 1500 vent. 700 à 800 S
;AT 900 fixe 2 315 vent. 2 O00 15
;AT 900 mobile 4 400 vent. 2 O00 1s
;M 35 type 900 2 900 vent. e t récupérat ion
des farinettes
68
MATÉRIELS
BAKER (Angl.) no 2
no
no 3
2
vent.
vent.
vent.
i 300 a 400
1 à bras
1à1,5
2,5 à 3
CECOCO (Jap.) 2E
1E 1 vent.
vent.
DANDEKAR (Ind.) non
?
1I 100à150
? IL- à bras
à moteur
HANDER (.Tap.)
KIRLOSKAR (Inde)
150 D
100 D
75 vent.
vent.
vent.
non
40 a 50
150 à 170
3,OO à 340
36
I à bras
:,5
àbras (1hommc
vent. # 200 à bras (2 homme!
vent. # BOO 1,5
à bras
-
1-
(ex. COHEUR TIXHON à vent.
- 156 vent. 420 1,75
\ 69
MATERIELS
70
QKJATRIÈME PARTIE
MACHINES
(pour tracteurs)
71
MACHINES
72
MACHINES
des <iopérations arachides > dont nous venons de devoir être dit sur le motoculteur. I1 est employé
faire mention. I1 a dû être modifié pour les condi- couramment par les Japonais, surtout en rizière,
tions de ]’Etat d’Israël. Quant au matériel cons- mais aussi dans les champs d’arachides. Ainsi les
truit par les filiales de ces maisons, en Australie Nippons équipent parfois leurs MOTOCULTEURS
ou en Afrique Australe, il est souvent différent d’une LAME SOULEVEUSE, qui sert encore pour l’ar-
de celui << made i n U. S. B. Enfin certaines ma- rachage des pommes de terre (fig. 69) : CECOCO,
chines russes sont très << inédites >, mais il n’est H I NOMOTO, HONDA, MAMETORA, etc.
pas certain qu’elles puissent répondre aux I1 ne semble pas, toutefois, qu’il existe de véri-
besoins de l’Afrique (batteuses en bois, semoirs table chaîne d’instruments adaptés au motocul-
pour gousses..., etc.). teur, comme on en trouve pour les bovidés ou
I1 se dégage de tout ceci qu’il n’existe pas de pour les tracteurs. I1 y aurait, peut-être, là u n
machines universelles pour la culture motorisée moyen de mécaniser la culture de l’arachide.
de l’arachide. Chaque cas particulier doit être Toutefois, en Guinée Portugaise, oh la trypanoso-
étudié en fonction du milieu ; ce qui est normal. miase a obligé à renoncer à la culture attelé;., des
Avant d’aborder l’étude des machines portées, essais de vulgarisation du motoculteur et de ses
semi-portées, ou traînées utilisées derrière trac- équipements n’ont pas connu, semble-t-il, un
teur dans les champs d’arachides, un mot paraît grand succès.
. I.
73
MACHIN ES
74 I
8
MACHINES
Disque : 0 2 30 cm
sur un étangon de
35 h 40 cm
de 10 a 1 3 cm de profondeur;
i l s doivent f a i r e un angle
t e l qul i l s r e n v o i e n t l a t e r r e
1' herbe dons IC s i l l o n pré-
cedent
I
Vue LATERALE Vue de. FACE
2 étançon p l a t , 9 B 12 mm x 50 b 150 mm
de longueu: : soudé en biseau
à 45 D sur l a lame
3 support rond ( c i r c . 3 1 mm 1 l o n g de
'20 cm soudé 3 . 1' étangon .
1 "sweep" du m o d i l e courant
2 f e r p l a t soudé au sweep: 4,B x 63,5 mm
3 f e r p l a t soudé au f e r 2 : 3,2 x 50,B mm
4 p a t i n ou t a l o n : N 1 2 7 x 203 mm & de
6 B 1 2 mm d' Cpaisseur
5 b a r r e s de soutien, rondes ou carrées:
1 2 mm souddes ) c o t e du pneu
6 étangon courant t-
Fig. 70. - Instruments oratoires pour la culture e n petites planches (Etats-Unis, 1963).
75
MACHINES
76
MACHINES
impératifs précédemment signalés : respect de la Rappelons que, pour semer en lignes jumelées,
fragilité des amandes et suffisante quantité de la C. G. O. T. avait modifié les semoirs MASSEY-
graines transportées. En conséquence les instru- HARRIS. Le semoir était dédoublé en supprimant
ments méritaient d’être étudiés spécialement. le localisateur d’engrais, dont la trémie devenait
Les SEMOIRS MONOGRAINES pour la motorisation, un réservoir à graines.
sont munis de disques distributeurs conçus spé- Lorsqu’il est opportun de cultiver en billon, en
cialement pour l’arachide. Ils sont construits un général dans les zones oh il tombe plus d‘un mètre
peu partout à travers le monde; et sont offerts de pluie par an, il semble préférable d’utiliser des
soit sous forme de semoirs complets polyrangs, semoirs-billonneurs. L’engrais est alors épandu,
soit sous forme d’éléments semeurs à monter sur par exemple, lors du premier binage, dans la
une barre polyvalente : AYERS-FERGUSON, mesure oh il s’avère impossible de billonner,
BRINLY-HARDY, B U R C H P L O W , C O L E (As- épandre, et semer tout à la fois.
grow), C O V I N G T O N , DARRAGO N, DEMPSTER, Certains autres montages ont été réalisés tels
EBRA, FABRE, FORD Tractor, HERRIAU ceux sur un bâti de canadien, avec le localisateur
(Shanhay), I N T E R N A T I O N A L H, JOHN DEERE, (COVI NGTON).
MASSEY-FERGUSSON (E.-U., Australie, et Union , Des semoirs ordinaires, du type à tubes de
Sud-Africaine), S C H 6 et S C H 6 A (Union Sovié- descente multiples ont aussi été utilisés pour leur
tique), T E C H N O H A C . vaste trémie. Les résultats n’ont pas été satisfai-
Notons que certains de ces constructeurs ont sahts.
adapté des modèles à traction animale pour la
motorisation.
Ces semoirs sont parfois munis d’un dispositif
pour regrouper les poquets (TECHNOHAC), ou
pour semer au carré (S C h G), et, très souvent, un
localisateur d’engrais est monté sur le même bâti
(Etats-Unis, France).
En général ils sont utilisés pour semer 4 lignes
à la fois, mais les modèles soviétiques sont à
G rangs. I1 arrive aussi que deux Cléments soient
commandés par une seule roue.
En Rhodésie des semoirs particulièrement
Ctroits sont utilisés (DUCKER et SPEAR,1963).
. I1 est conseillé de ne pas dépasser une vitesse
de 3 km/h et il est préférable de prévoir un élé-
ment de plus, pour semer plus rapidement.’
Fig. 73. - Semoir double monté sur un cullivateur.
Nous avons déjà signalé que la nouvelle mé-
(Etafs-Unis? 1950).
thode américaine de culture par bandes exigeait
de semer plus de graines sur les lignes externes
que sur les lignes internes. B U R C H P L O W a
conçu un semoir répondant aux nouvelles exi-
IV. - SEMOIRS P O U R GOUSSES
Les Américains et les Russes, par exemple ces
gences de cette méthode de culture (fig. 74).
derniers en Transcaucasie, utilisent parfois des
semoirs pour gousses d’arachides : I NTERNATIO-
NAL HARVESTER Co, JOHN DEERE “25 B”, SA
6 G, S K G N 6,
..
Mais il apparaît clue cette méthode de semis est
très peu employée.
I1 en est de m$me de celle << au carré C’est
particulièrement pour le semis en gousses que
cette dernière paraît avoir été le plus étudiée.
Elle présente un intérêt particulier pour le binage
croisé, qui n’est possible que dans un champ ’semé
très régulièrement. ’
De nombreux systèmes ont été expérimentés,
sans grand succès, pour semer a au carré >> : f i l
à nœuds, rythme sonore, etc. Ainsi le semoir
soviétique à cannelures SA G G qui avait été muni
d‘un tel dispositif, de même que le S C h 6
(cf. § III), a été jugé insuffisamment précis pour
Fig. 72. - Semis de l’arachide (Bambey, 1964). permettre cette sorte de binage (BARABACH, 1962).
77
MACHINES
78
MACHINES
I. - LE
RADOU ”“ II. - BINAGE
EN CULTURE MOTORISÉE
Lorsque, les arachides se développant, il
On sait que le radou doit s’effectuer en travers devient impossible d’utiliser les machines précé-
des lignes, si possible dès le semis ou tant que le dentes, il faut avoir recours au soc bineur tra-
développement des plants le permet, de manière vaillant dans un interligne devenant de plus en
à détruire rapidement les mauvaises herbes. plus étroit. I1 faut donc disposer d’appareils faci-
Les HERSES ÉTRILLES légères peuvent être utilisées lement réglables ainsi équipés et passant plusieurs
pour supprimer les plantules adventices. De nom- fois. Toutefois on réduira au minimum le nombre
breux modèles traînés existent, sur lesquels il des interventions, pour des considérations écono-
n’est pas nécessaire d’insister. M I C H E L propose miques et surtout pédologiques.
un modèle porté trois points. En fait on peut utiliser les mêmes bineuses-sar-
On préfère généralement aux herses étrilles les cleuses que pour le maïs, la betterave, etc. Tou-
W E E D E R S qui sont spécialement portés. Des expé- tefois, en Afrique, il sembIe préférable d‘employer
riences sont entreprises un peu partout pour des modèles semi-portés. En effet le tractoriste
connaître les résultats de leur intervention : Séné- est suffisamment occupé par la conduite de son
gal, etc. Au Ghana elles ont montré que les dents tracteur et il est préférable qu’un homme guide
de weeder abîmaient peu l’arachide. A chaque l’instrument. Aux Etats-Unis on utilise pourtant
passage seulement 3 pour mille des pieds sont souvent des bineuses portées placées entre les
détruits : ECHARD, MICHEL, SOFAC, TECH- roues du tracteur, mais l’environnement tech-
N O H A C proposent des weeders simples. Mais il nique est différent.
existe aussi des weeders á éIéments indépen- La forme des socs est importante. Ceux en
dants, qui épousent mieux les irrégularités du forme de cœur et demi-cœur conviennent généra-
sol : ALDERSLEY. Certains sont même munis de lement mieux, car ils évitent les bourrages. Les
roulettes de terrage : BUCHER-GUYER. Mais ces fournisseurs de tels instruments sont nombreux.
derniers appareils sont, probablement, plus fra- Parmi les marques de BINEUSES les plus connues
giles. dans l’outre-mer francophone nous citerons :
Enfin, aux Etats-Unis, des << unités weeder )> BARBELIO N, BASTIAN, CATRY, DEFLANDRE,
ont été conçues pour le désherbage des petites DELFOSSE, LIOT, MOUZON, RELIGIEUX, TÉ-
planches d’arachides. Selon SHEPHERDles dents CHINÉ, sans que cette liste soit limitative.
79
-
MACHINES
-
Fig. 77. Unité weeder
pour l a culture par petites
planches (Etats-Unis, 1963).
Les BINEUSES ROTATIVES sont assez souvent em- adventices. Certaines sont même commandées par
ployées aux Etats-Unis et il est parfois conseillé prise de force, ce qui permet des vitesses supé-
de les tirer à environ 8 km/h, de manière à émiet- rieures. Il n'est pas certain que de tels appareils
. ter le sol tout en détruisant au mieux les jeunes puissent être employés utilement dans les pays
qui nous intéressent.
-
111. BILLONNAGE
ET CHAUSSAGE
80 /
MACHINES
Les billons sont entretenus avec des corps billon- Avec une rampe de G m, portée par un tracteur
neurs, généralement montés sur barre portée. avançant à 5 lrm/h, on a pu traiter 2,5 h a / h à
Bien que la méthode ait été préconisée, parti- raison de 100 I/ha. Mais au deuxième Congrès
culièrement pour les terres sensibles à l’érosion (19G5) il n’était plus fait mention de telles inter-
pluviale, la culture réalisée sur billons cloisonnés ventions.
ne paraît pas avoir dépassé le stade des expé- Lorsque les plantes se rejoignent, au point de
riences en Afrique : Namulongue (Ouganda), recouvrir le sol, il n’est plus possible de faire
C. G. O. T. (Casamance), etc., bien que le N. I. A. E. passer un tracteur, sans apporter de perturbations
ait proposé des solutions mkcaniques (395”) ainsi à la culture. Aussi faut-il avoir recours aux aéro-
que des constructeurs privés. Peut-être verra-t-on nefs pour lutter contre les très rares insectes et
la reprise et l’extension de telles expérimenta- maladies gênants. En général il n’est alors, heu-
tions. A ce moment il sera opportun de recourir reusement, d u s nécessaire de combattre les
à. l’emploi des CLOISONNEUSES simples et rustiques, adventices.
par exemple celle de MOUZON. En Inde, les avions sont utilisés pour lutter
ALIX Etats-Unis, dans le système de culture en contre Amsacta albistriga et S t o m o p f e r y x nerferia.
petites planches, rappelons que les raies délimi- Les aéronefs ont traité ainsi plusieurs milliers
tant celles-ci doivent être entretenues à chaque d’hectares d’arachides : 1961 : 3.000 ha ; 1,962 :
façon, par le passage d’un buttoir spécial plack 9.000 ha ; 1963 : 7.000 ha (BATHIA,1964).
derrière les roues du tracteur (fig. 70). De la sorte,
la fois suivante, le tracteur sera ainsi guidé
<< comme par des rails >>, au-dessus de la planche,
sans qu’il soit besoin d’un aide, en plus du tracto- V. - IRRIGATION
riste, pour guider les instruments entre les lignes.
Dans les régions qui nous intéressent la culture
arachidière est généralement réalisée sans apport
IV. - TRAITEMENTS HERBICIDES artificiel d’eau. Mais on doit signaler que l’irriga-
tion de cette culture intervient dans certains pays.
E T B H Y T Q S A N ITAIRES
Cet apport d’eau présuppose une culture très bien
conduite et une valorisation du produit.
A) HERBICIDES
I1 a, pour l’arachide, un double avantage.
L’emploi des herbicides en culture motorisée D’abord il permet la culture, quelle que soit la
est encore très limité. Même aux Etats-Unis les quantité d’eau pluviale. I1 permet, aussi, d’humi-
produits chimiques ne sont pas toujours jugés difier la terre avant l’arrachage, ce qui élimine
assez efficaces, et des <binagesmécaniques doivent tous les problèmes posés par le durcissement diz
très souvent compléter leur action. sol : lames solides, pertes dans le sol, concrétion
Cet emploi est assez complexe, suivant que l’on de terre sur les gousses, etc.
utilise des herbicides de pré-émergence, de levée L’irrigation par aspersion est pratiquée, en
ou de post-émergence. Si on a recours à un herbi- grand, en Israël, o h l’on ne trouve que de I’ara-
cide de contact à la levée, il faut utiliser un chide irriguée. La spéculation peut d’ailleurs
weeder, qui recouvre légèrement de terre les supporter des frais importants de culture, puis-
lignes de plantules d‘arachide (cf. weeder pour la qu’il s’agit d’obtenir des arachides e de bouche >.
culture en bande). Les traces de roues justifient L’irrigation nocturne se fait souvent avec des
parfois une application d’herbicide plus intense asperseurs à double buse, débitant 900 1/11.
(SHEPHERD, 1963). Aux Etats-Unis, au Maroc, en Egypte, au SOLI-
Pour épandre ces herbicides on utilise le maté- dan (Gézira), en Tripolitaine, en Inde, etc., cer-
riel de pulvérisation courant, sans adaptations tains champs sont, aussi, irrigués ; les -méthodes
particulières. * sont variables : aspersion, raie, etc.
En Israël, on étudie les possibilités d’irrigation
B) FONGICIDES, INSECTICIDES, etc. .
de l’arachide avec de l’eau saline.
Les appareils phytosanitaires au sol ne sont L’irrigation avant l’arrachage est pratiquée en
pratiquement pas ’ employés pour protéger les Israël, mais aussi à Gézira, TOMS(Soudan, 1963).
champs d’arachide, contre les parasites et dépré- Des essais effectués à Bambey en 1961, ont révélé
dateurs, sauf aux Etats-Unis, en Colombie et en qu’il suffisait de 3 mm d’eau pour réhumecter u n
Israël o Ù l’on utilise des PULVÉRISATEURS PORTÉS : sol sur 6 à 5 cm.
RESSES, etc. Quant aux matériels employés, au-delà de ceux
MM. LABROUSSE et JAUFFRET signalaient, au pre- nécessaires quand l’arrivée de l’eau n’est pas faite
mier Congrès de la Protection des Végétaux Tro- par gravité, ils n’intéressent que l’irrigation p a r
picaux (Marseille, 1954), que des pulvérisateurs à aspersion. Pour cette culture tuyaux et asperseurs
débit réduit avaient été utilisés à Madagascar. n’ont rien de particulier.
81
MACHINES
I
I. - T R A I T E M E N T DES F A N E S
La fauche du feuillage de l’arachide, un ou deux
jours avant le soulevage, faciliterait souvent l’ar-
rachage et le battage. De plus il serait préférable
. de récolter séparément fourrage et gousses, qui
sont naturellement séparés au niveau du sol.
Ainsi, aux Etats-Unis, les tiges d’arachides sont -
Fig. 79. Lames souleveuses sur étançons spiralés
souvent sectionnées avant le soulevage. LILLISTON montés sur barre polyvalenle portée (Afrique Ausirale).
Imple. Co recommande de les couper : par la moi-
tié pour les variétés rampantes << Runner >> et au
tiers supérieur pour les < Virginia Bunch )> (semi-
érigées)... On réduit ainsi la durée du fanage,
donc les risques que fait encourir le mauvais II. - LAMES SOULEVEUSES
temps. Toutefois cela ne semble pas recommandé
pour d’autres variétés < Valencia > ... SHEPHERD I1 faut distinguer les souleveuses, simples lames
(1963) recommande de laisser le plus de tiges pos- généralement montées sur une barre portée, des
sible avec le minimum de feuilles. arracheuses-secoueuses (§ IV). Dans ces dernières,
LlLLlSTON construit, depuis plus de dix ans, un mouvement vibratoire quelconque nettoie les
une sorte de D ~ R O U S S A I L L E U S AE COUTEAUX HORIZON- arachides puis les groupe sur le sol.
TAUX commandés, le << Roto speed cutter >>, qui
La principale fonction des lames souleveuses
coupe les fanes à 5 ou 6 cm au-dessus du niveau
est de sectionner les racines principales, à envi-
du sol. e Ou bien on les laisse sécher à terre, ou
ron 6 cm au-dessous du niveau du sol ; mais elles
bien elles sont ramassées au râteau andaineur
soulevent aussi très légèrement les gousses en
pour servir d’aliment au bétail B (GAUCHOUet Ro-
émiettant le sol. ’
LIERS : 1953).
Comme celles utilisées en traction animale, les
On peut envisager d’utiliser une récolteuse-
lames des SOULEVEUSES PORTÉES ont des formes di-
liaclleuse-chargeuse, qui sera réglée pour une
verses, adaptées au milieu. Elles peuvent être
e coupe haute >>.
droites (Afrique du Sud) ou en pointe de flèche
Dans l e cas de la culture par bandes, dont le (cf. Bambey, Sénégal), parfois en << V >> (Rhodé-
feuillage a été coupé à la faucheuse rotative, sies) OLI en <( U >) (U. R. S. S.) ; assez souvent elles
SHEPHERD (1963) dit qu’il est nécessaire de déli- sont en forme de rasette (Australie, Etats-Unis),
miter chaque ligne avant la récolte, surtout pour etc. (fig. 51) ,; en fait le choix est ici plus grand.
les planches de 4 lignes. Lorsque les arachides
ont une croissance normale, il faut passer avec Elles sont rivetées, boulonnées, ou soudées à
des coutres circulaires lourds pour couper les un, OLI généralement deux étançons rigides.
tiges horizontales, et séparer la végétation d’une MASSEY-HARRIS a breveté un montage d’étan-
ligne de celle des lignes adjacentes. Ceci doit être çons formant ressort à 2 spires sur Line soule-
fait avant que le haut des fanes coupées soit sec, veuse (205”). L’usine ‘MASSEY FERGUSO N
sinon ce feuillage durci se coupe mal. I1 faut aussi d’Afrique du Sud propose une telle souleveuse à
que le coutre ne passe qu’une fois dans l’inter- deux rangs (fig. 79).
ligne, sinon les morceaux de tiges éparpillés pro- Les .souleveuses sont généralement. bi-rangs.
voqueraient des bourrages lors du soulevage OLI de Ainsi, aux Etats-Unis, elles sont souvent montées
l’arrachage. entre les roues du tracteur: CASE, etc... MASSEY-
82
MACHINES
a) ARRACHEUSE-SECOUEUSE A ROULEAUX
IV. - ARRACHEUSES-SECOUEUSES Derrière la lame souleveuse munie de doigts,
plusieurs rangées de disques, commandés (prise de
Afin de sortir complètement les gousses du sol force), transportent le produit en faisant tomber
et de disposer les plants d’arachide en les grou- la {erre. Ces disques sont crantés à la manière des
pant pour le fanage, en une seule façon culturale, roues à cliquets qui commandent des rochets. La
différents dispositifs ont été adaptés suivant les Maison GOODRICH construisit les premières ma-
pays. Cette méthode permet le ramassage-battage. chines de l’espèce.
84
MACHINES
L .
Une des premières arracheuses à rouleaux (Etats-Unis, 1950).
85
MACHINES
B. - ISRAÉLIENNES
C. - AUSTRALIENNES
D’autres types d’arracheuses sont construits en
Australie, ou sont en cours de mise au point.
La SOULEVEUSE-ARRACHEUSE e E c k a r t vicfory >>,
inventée par M. ECKARTet construite par
T. H. C O R N I S H (Kingaroy), est au point depuis
plusieurs années. Au Queensland plus de 130
seraient utilisées. Elle se compose, d’une part, de
deux lames souleveuses escamotables en forme de Fig. 88. - Arracheuse h pincement par pneus (Australie)
rasette de type e américain >> montées sous le
tracteur, et d’autre part, de l’arracheuse portée à
l’arrière (fig. 57). Celle-ci semble assez complexe (1).Une arracheuse à haricots, basée sur l e principe
et est basée sur le principe du pincement. Mais, de pincement par deux pneus montés sur roues sub-
verticales? a été expcrimentée sur arachides à Bam-
ici, à la place des courroies caoutchoutées, deux bey ; mais sans succes.
86
MACHINES
\ 87
MACHINES
Sortie : sacs, fourrage ...et poussière Après l e passage de la batteuse : perroquets, sacst débris
L’ensemble est soumis à un vent réglable. Sou- mais elles ne sont plus construites aux Etats-Unis.
vent un autre ventilateur dépoussière au niveau De même les batteuses RANSOMES, qui étaient
dLi batteur. appréciées en Afrique anglophone, ne sont plus
Un système de reprise (vis et élévateur) conduit indiquées sur les catalogues de la marque.
les coques à l’ensachage. Généralement le rendement indiqué par les
Des batteuses à arachides sont construites un constructeurs est de plusieurs tonnes par heure,
peu partout dans le monde, et les séries sont mais cela dépend beaucoup des conditions locales
d’importance variable. Cela tient, peut-être, au de chantier.
fait que telle batteuse qui convient très bien ici, Nous donnons ici la liste des Constructeurs
est inadaptée ailleurs. Ainsi les Israéliens ont diì actuels de BATTEUSES D’ARACHIDES : A M 3 e t A M 4
modifier les batteuses américaines et, désormais, (Union Soviétique), B E N T H A L L (E.-U.), E S H E T
ils construisent en Palestine celles dont ils ont E I L 0 N (Israël), HARR1 N G T O N MFG Co @.-U.),
besoin pour leur production d’arachides de K i N G A R O Y ENG. W K (Aust.), LlLLlSTO N (E.-U.),
bouche. Les batteuses FRICK étaient les mieux L O N G (E,-U,), M A C CLEN N Y (E.-U.), SLATTERY
adaptées aux récoltes de l’Afrique francophone, (U. Sud-Af.), T U R N E R @.-U.), ZARDO (Italie).
le ramassage-battage alors que le premier est ché américain par JOHN DEERE (été 1965), alors
beaucoup plus rapide que le second. qu'on ne parle plus des anciens modèles.
Les constructeurs de RAMASSEUSES-BATT€USES trac- Certaines MOISSONNEUSES- BATTEUSES à céréales
tées offrent des machines dont les organes sont construites aux Etats-Unis peuvent recevoir une
mus par la prise de force du tracteur ou par un adaptation <( arachide > : grilles spéciales, batteur
moteur auxiliaire. Le système de battage et net- modifié, ramasseur au lieu de la barre de
toyage est un peu simplifié par rapport à celui coupe, etc... ALLIS CHALMERS < 72 >>, MASSEY-
des batteuses, mais les organes sont identiques : FERGUSON MF 410 <riz>> et MF 510 <riz>>,
B E N T H A L L , H A R R I N G T O N ( ( ( R o a n o k e>>), K I N - MI N NEAPOLlS M O L I NE << 2890 )> proposent ces
GAROY, LlLLlSTO N, L O N G , T U R N E R fournis- adaptations, qui impliquent des réglages particu-
sent de telles machines actuellement. Une nou- liers. La première est tractée, les autres sont auto-
velle automotrice vient d'être lancée sur le mar- motrices.
Zone de
Cy13ridres engreneurs-
battage
Contre - batteur
réglable
-
Sortie du fourrage
Entrée 'J Ven- Sortie des impuretCs
de l a ies émondeuses
récolte
W
/ f f / /' f. I ' / '
LuJ **.$
, S'
1 / ' / ' / ' I
/ Reprise des coques ( vrac ou sac )
/ / ' I /y
Fig. 93. - Coupe schématique d'une ramasseuse-batteuse.
1
Batteur vue a r r i è r e
90
MACHIN ES
Elles sont basées sur le principe du battage de l’onde de soulevage du sol. D’autre part, avant le
la seule partie souterraine des plantes, celles-ci batteur, des agitateurs, en forme de tronc de cône,
étant, après soulevage, pincées au collet par des débarrassent racines, gynophores et gousses de
courroies trapézoïdales. la terre qui a pu adhérer à leur surface. Parmi
Ces machines effectuent donc les opérations tous les batteurs expérimentés sur cette machine
suivantes, grâce aux organes ci-après : le meilleur semble être celui constitué de deux
doigts de 42 cm de long tournant à 65 trjmn.
- soulevage : lame plane, Le modèle américain comporte un batteur à
- arrachage et convoyage : courroies pin- deux petits cylindres, munis de 4 nervures s’en-
çantes, grenant légèrement.
- égoussage : batteur simplifié, pas de contre- L’arracheuse du N. I. A. E. a &té expérimentée
batteur, dans plusieurs pays anglophones, en particulier
- nettoyage : grille et ventilateur, en Ouganda, oh elle fut essayée sur des arachides
- ensachage ou emmagasinage : goulotte OU semées en rangs jumelés sur billons cloisonnés tous
les mètres (FARBROTHER, 19GO). L’arachide érigbe,
réservoir.
plantée sur billon est plus facile à récolter.
L’arracheuse-batteuse anglaise possède deux La surface récoltée à l’heure dépend de la
organes complémentaires. D’une part, deux cônes vitesse d’avancement. I1 faut compter de 30 i
<< ameneurs >, munis d’une double nervure spi- GO centiares à l’heure (3 à G km/h). La machine
ralée, guident les plantes dans la <( bouche >> de la américaine exige un tracteur d’une vingtaine de
machine et amorcent l’arrachage ; les courroies chevaux contre plus d’une trentaine pour I’an-
doivent pincer les arachides juste au-dessus de glaise aux capacités, semble-t-il, supérieures.
. .
godet
I i
I coupe schématique
roulettes courroies,
galets d’entraînement
cône ameneur des cônes ameneurs
I
lame souleveuse
. -
92
1
I
MACHINES
- Séchage
Fig. 97. artificiel de gousses contenues dans des sacs posés sur des claies (Ausfralie).
93
MACHINES
Coupe
I 6,lO m
te A doiJ b l e g l i s s i & r e
c l o i s o n amovible
Eventuellsment bande amovible caaukhout6opour vidange
94
MACHINES
leur côté les Russes estiment que les séchoirs à rement en Afrique, pour pouvoir indiquer les
tabac et à céréales ne conviennent pas : ils ont marques semblant les mieux adaptées à ces pays.
conçus un séchoir mobile : VIM KPS 1 (BARA- x
BACH). **
Des cellules de 200 m3 (50 t) sont utilisées au En conclusion, on peut dire que le séchage arti-
Congo. Elles sont ventilees à l’aide d’un groupe ficiel exige un fanage préalable ; mais il est alors
de 5 à 9 cli (MARTIN, 1964). possible de sécher suffisamment les gousses en
E n Israël on estime qu’il est préférable de rem- recourant aux méthodes et aux matériels assez
plir les cellules de 3 mètres de profondeur en classiques. Si l’air ambiant est trop humide
3 fois, chaque couche de 1 m étant séchée succes- (> 75 70) il faut obligatoirement réchauffer l’air
sivement, plutôt que de les charger en une fois que l’on se propose de ventiler, sans dépasser 30 à
...,
(1.027O) etc. 40”. On augmente alors considérablement le coût
NOLISne pouvons donner la liste des Construc- de l’opération. Heureusement, dans de nombreux
teurs de ventilateurs et d’appareils de séchage. pays, spécialement dans ceux de la zone SahC-
Ceci serait long et fastidieux ; et ce genre d’équi- lienne africaine, le fanage naturel suffit généra-
pement est encore trop peu répandu, particuli$- lement à lui seul..
TABLEAU
10. - Débit d’air pour le séchage des arachides
~~
(1) N. B. : -
- Un m3 de coques d’arachides pèse environ 300 kg.
Ces débits sont à adapter à l’épaisseur de la couche à déshydrater.
95
P L A N D'ENCOMBREMENT-
E L E V A T I O Id V U E DE G A U C H E
t +
t+ ++
I I
N O M E NC L A T U R E
I Trémie d'olimenfofion. 4 Conduifs loféraux d'aspi- 6 Aspirafour. 9 Sotiie d'arachides dicoltiquks.
d i o n frovaillanf sur les 7 Conduit de refoulement des coques. 10 Arbre de commande.
2 Décorfiqueur. produifs fins. . 8 Sortie des arachides non decorfiquees 11 Emplocemenf der poulies
3 Porfe-famis du sosseur. 5 Conduit d'aspiration d t s Coques. (erhnppies 6 reprendre). récepfrices (folle et lixe).
i
rl
96
MACHINES
97
MACHINES
CONCLUSION
G. LABROUSSE
et E. GODRON.
, ...
~-
.
.
. ,
98
t
BI B LIOG RAPHIE 1961 ZUCKERe l ALPER: Récolte e n andain e t séchage
a r t i f i c i e l des arachides. Idem : Beit Dagan juin.
Polyc. en hébreux : 1 9 p., 5 tabl., 5 graph.
Remarque. -De nombreuses références ont été prises 1959 TRUTEAU : Quelques aspects d e l ’ A g r i c u l t u r e
dans L’Agronomie Tropicale, les Annales du C. R.A. de e n Israël. C. G. O.T. Sefa, aoû1 1959, 55 p.
Bambey, le Bulletin de liaison du C. M.A. O. M., Machi- dactylographiées.
nisme Agricole Tropical, OlBagineux etc. .. Nous citerons
les principales d‘entre elles et celles prises ailleurs.
LIBYE.
N.B. - Les nombres entre parenthèse (o) renvoienl aux
textes des Bibliographies analytiques du B. du C. nf. A.
(( 1957 ORAM: High qualily groundnuts for direct consump-
O . M. 1) puis de i( Machinisme Agricole Tropical 11. tion. A r a c h i d e s d e m e i l l e u r e q u a l i t é p o u r
l ’ a u t o c o n s o m m a t i o n . World Crops, 1957, IX,
4 et 5, p. 159 à 162 cl 201 i~ 204.
R ~ F I ~ R E N C E GQNBRALES
S
MAROC.
(10440) 1964 MARTING. : L e séchage a r t i f i c i e l des
arachides e n coques. Oléagineux. XIX, 8 e l 9, 1958 BRYSSINE : L ’ a r a c h i d e e t les essais d e s a c u l t u r e
p. 547 à 561, croquis, tabl., graph. au M a r o c . La Terre marocaine, févr. no 339,
MARTING. : La f u m u r e d e l’arachide d a n s p. 37 A 41.
l e M o n d e . Oléagineux, S I X 3, p. 161 a 167, 1950 PREVOT et OLLAGNIER : Essais de c u l t u r e i r r i g u é e
2 graph., 4 Labl., carte. d e l’arachide au M a r o c . OlCagineux, janv. V 6,
1963 BLATCHFORD S. M. et DW. HALL: Methods of drying p. 343 à 349.
groundnuts. L e s m é t h o d e s d e d é s h y d r a t a t i o n
des arachides. Trop. Science, V 1 et 2, p. G à 33, SBNBGAL.
el 82 à 98.
1965 MONNIERJ. : C o n t r i b u t i o n à I’étude d e la t r a c t i o n
1962 I. R. 13. O. : A r a c h i d e : données techniques s u r b o v i n e au Sénégal. Mach. Agri. Trop., n o 10,
l a p r o d u c t i o n amBliorée. 21 nov. 1962, 41 p.
p. 3 à 26 et no 11, p. 15 à 27.
dactylographiées.
NOURRISAT P. : La t r a c t i o n b o v i n e au Sénégal. Agro.
1961 TOURTE: Quelques m a c h i n e s a d a p t é e s à I’agri- Trop., XX, 9 p. 823 i 863.
c u l t u r e d e l a zone a r a c h i d i è r e d ’ A f r i q u e
T r o p i c a l e . Congrès International Technique du 1964 BONLIEU,TOURTE,NICOU: ha conservation des
, hfach. Agric. (C. I. T. M. A.), Paris, 2 au 7 mars 61, récoltes. Mach. Agri. Trop., no 5, p. i 0 à 15,
Comptes Rendus : Doc. D-2, 36 p. tiré à part. dessins, pli.
1960 BARBIERJ. : L ’ 8 c o n o m i e d e l’arachide au Séné- LE MOIGNE: P r e m i è r e s o b s e r v a t i o n s s u r u n e t e c h n i q u e
gal. Thèse Lille, 1960, 475 p. de travail du sol e t s e m i s s i m u l t a n é s . Bam-
1959 MARCHAND : Enquête M o r d A. 8.F.-Nigeria. bey, 1964, 3 p. polyc.
Tropiculture (Paris), 8 dbc. 59. LE MOIGNE : Données s u r l e m a t é r i e l d e c u l t u r e atte-
lée a c t u e l l e m e n t v u l g a r i s é au Sénégal. Bam-
1958 BOUFFIL, TOURTEet GAUDEFROY-DEMOMBYNES :
R é s u l t a t d’une enquête s u r l e m a t é r i e l agri-
bey, nov. 1964, 37 p. polyc.
cole e n A. O. F. C. R. A. de Bambey, avr. 1958, GOURON: C o m p t e r e n d u d e m i s s i o n a Bambey.
98 p. polycopiées. C. E. E. M. A.T., 42 p. dactyl.
1954 - Conférence A r a c i i d e - M i l : B a m b e y (Séné- (10080) 1963 &IARIESAINTE: k a c u l t u r e attelée au
gal), 5 à 13 sept. 1954. Comptes Rendus. Bulle- Sénégal. Mémoire polyc. de 77 p., tabl.
tin Agronomique S. T. A. T., no 12, sept. 1955. CARRIBRE de BELGARIC et BOUR:L e d é v e l o p p e m e n t d e l a
1953 O . E . C . E . : L e s T e c h n i q u e s d e C u l t u r e des p r o d u c t i o n d e I’arachide au Sénégal. Agro.
A r a c h i d e s e n A f r i q u e Occidentale. Paris, Trop., XVIII 9, p. 863 a 875, cartes, graph.
Siège, 1953 br. in-80,65 p., tabl., phot., cartes h.-t. 1962 I. R. H. O. : Rapport annuel Darou 1962, 90 p.
1947 BOUFFIL:B i o l o g i e , E c o l o g i e e t S e l e c t i o n d e I’ara- polyc.
chide. Thèse juin 47. Bull. Scientifique n o 1, 1961 SILVESTREP. : M o n o g r a p h i e des Recherches
C. R. A. de Bambey. conduites à B a m b e y sur l’arachide. Agro.
ADAM: L e s p l a n t e s à m a t i è r e grasse ; I I I @ t. L’ara- Trop., XVI tout le no 6, p. 623 à 738 (phot. des-
chide. Soc. d’Edit. Géog. Maritimes et Col. sins, graph.), 166 références.
(Paris). 336 p., fig. et planches. BONLIEU: A p p a r e i l s à t r a c t i o n a n i m a l e e t T r a i t e m e n t
des récoltes au Sénégal. B. du C. C. T.A.,
ISSPAGNE. II 1,juin, p. 33 à 44.
1958 KLEIN: be d é f r i c h e m e n t e t l e débroussaillage
1957 GUILHAUMAUD : La c u l t u r e d e l ’ a r a c h i d e e n des t e r r a i n s d e c u l t u r e e n zone Sahslo-
Espagne. Oléagineux, X I I 4, p. 201 à 205. Soudanienne. B. Agro. Annales du C. R.A. de
Bambcg, no 18, p. 7 a 13.
ITALIE 1955 C. G. O. T. : La M é c a n i s a t i o n d e l ’ a r a c h i d e .
1961 di PIETRO: La reccoglitrice meccania dell’arachide. C. C. T. A. Entébé, juin 1955. Document n o 65,
ha récolte m 8 c a n i q u e de l’arachide. Esso 10 p., 12 tabl.
Agricola, X 4, p. 14 et 15. BOUCHET P.: L e Secteur E x p 6 r i m e n t a l d e M o d e r n i s a -
t i o n à Boule1 (Sénégal). Agro. Trop., X, 2,
ISRAËL. mars-avr. 1955, p. 174-216, fig., phot.
99
MAL I. 1964 &BROOK: A cheap crop drier for the farmer :
Results andRecommended design. Un s e c h o i r b o n
1960 VIGUIERP. : L e s M a t é r i e l s d e c u l t u r e attelée m a r c h e p o u r le f e r m i e r : R é s u l t a t s e t p r o j e t
utilisés au Mali. Bulletin du C. C. T. A., déc. r e c o m m a n d é : Trop. Stored Products Inf. no 8,
1960, 12, p. 37 à 40 en €r. et 9 à 12 en anglais. sept., p. 301 à 307, planches et photos.
(10340) 1964 A’BROOK: A cheap crop drier for the farmer.
GU IN l?E PORTUGAISE. Un sechoir b o n m a r c h é p o u r le f e r m i e r . Trop.
1954 CABRALA. : A p r o p o s d u cycle c u l t u r a l A r a c h i d e Stored Products Inf., no 7, mars, p. 257 à 268,
Mil en Guinee Portugaise. B. Agro. C. R. A. planches et photos.
de Bambey, n o 12 (Conf. Arachide Mil) p. 171 à (10050) 1963 STOKES : Mechanisation and the peasant far-
174. mer. La m é c a n i s a t i o n e t le p e t i t a g r i c u l t e u r .
World Crops, déc., XV 8, 7 p., 8 photos, schéma.
GUINÉE. 1963 A’BROOK: Artificial drying of groundnuts : a me-
thod for the small farmer. SBchage a r t i f i c i e l d e s ,
1954 BAYLE: A r a c h i d e , Mil e t S o r g h o en Guinée arachides : m é t h o d e p o u r les petites exploi-
Française. B. Agro. C. R. A. de Bambey, no 12, tations. Trop. Agri. Trin., X X X 3, juill. p. 241 B
p. 155 à 160. 245, 5 tabl., 2 schémas.
(9880) 1963 X.. . : Implementsforpeasantfarmers.I n s t r u -
HAUTE-VOLTA. m e n t s p o u r l e s a g r i c u l t e u r s des pays en c o u r s
de developpement. Farm. Impl. & Mach. R., 89,
1964 SORDOILLET et Alii: U n e o p é r a t i o n de développe- sept. 1061, p. 1256 et 1257.
m e n t R u r a l en pays Mossi. Agro. Trop.,
X I X 7, p. 579 à 591. 1962 HAYNES: Mechanical test of groundnut decortica-
tors. Essais de f o n c t i o n n e m e n t de décorti-
PREVOTet MARTIN: C o m p a r a i s o n des f u m u r e s o r g a - q u e u r s d’arachide. Techn. Rep. Reg. Res. Stat.
n i q u e s e t m i n e r a l e s p o u r l’arachide e n H a u t e - Min. Agr. N. Reg. Nigeria, no 22, 7 pages.
Volta. Oléagineux, X I X 8 et 9, p. 533 à 537.
1960 MEREDITH: Les effets de densité de p o p u l a t i o n
1963 GALLAND Ph. : V u l g a r i s a t i o n a u p r è s d e s C u l t i v a - e t de f u m u r e s u r les c h a m p s d’arachide en
t e u r s voltaïques des resultat$ de l a Re- N i g e r i a du N o r d . Rapport no 25, Samaru.
cherche A g r o n o m i q u e sur l’Arachide. Oléa-
gineux 1963, XVIII 12, p. 771 à 775. 1956 ? : L e décorticage m é c a n i q u e des arachides.
Rapport no 10, Samaru, déc.
I. R. H. O. : C u l t u r e d e l’Arachide. P r é v u l g a r i s a t i o n
dans l e cercle de B a n f o r a . Olkagineux 1963,
XVIII 4, p. 249. CAMEROUN.
1962 GALLAND Pli. : A m é l i o r a t i o n des C o n d i t i o n s de 1965 GUILLARD : G o l o n p o u i , N o r d C a m e r o u n . Mouton
C u l t u r e de l’arachide s u r B i l l o n s . Oléagineux et Cie : 500 pages, photos ...
1962, XVII 12, p. 929 à 932, 9 ph. 1961 X... : N o r d C a m e r o u n . B o u b a c u l t i v e les ara-
chides. Brochure de la Rép. Féd. du Cameroun
GHANA. 1961.
1964 WADHWA : C u l t u r e mécanishe des arachides au 1960 CHABROLIN: N o t e s u r les c u l t u r e s i n d u s t r i e l l e s
G h a n a septentrional. Ghana Farmer, VI11 1, dans le N o r d C a m e r o u n . (Dactyl., B. D. P.A.),
févr. 1964, p. 5 à 10 et 13. 1960.
1954 BARBÉ: T r a v a u x effectues s u r l’arachide B la
S t a t i o n A g r i c o l e du N o r d C a m e r o u n (Que-
TOGO.
talé). B. Agro. C. R . A. de Bambey, no 12, p. 185
1961 LEPIGREet LEFEBURE
: P r o b l è m e s de Conserva- a 191, 1954.
t i o n e t C o m m e r c i a l i s a t i ~ ndu m a ï s auTogo.
I. R.A. T., nov.-déc. 1961. TCHAD.
1O0
1954 GALLAND
Pli., MARTING. : C u l t u r e mécanisée de la m é c a n i s a t i o n de l ’ a g r i c u l t u r e dans les p a y s
l’arachide et sélection a u Moyen-Congo. e n voie de développement. World Crops, juin,
Oléagineux, 9@année, n o 11, 1954, nov., p. 759 à XV 6 , p. 227 à 232, 8 photos, 2 tabl.
765, fig., tabl., photos. (9150) 1962 (*) HATVIZINS J.C. :Themecanizationof ground-
1953 JULIA H. : E t u d e p r é l i m i n a i r e des pertes en nut harvesting. M é c a n i s a t i o n d e la récolte des
t e r r e subies par les arachides e t post-récolte. arachides. World Crops, XIV 6 , juin, p. 181 A
(I. R. H. O., Dactyl.). 185, 9 photos, 1 schéma, p. 227 à 232, 8 photos,
2 tabl.
CONGO LROPOLDVILLE. (9210) 1962 CHALMERS& MARSDEN : Animal drawn equip-
I ment for Tropical Agriculture. M a t é r i e l d e C u l -
1962 De PRETER : L’arachide. B. Inf. I. N. E. A. C., X I 4 t u r e attelée p o u r l ’ A g r i c u l t u r e tropicale. J.
à 6, p. 243 à 246. Agri. Eng. Res., VI1 3, p. 254 à 257, 9 photos.
1960 DELHOVE: Note d ’ I n f o r m a t i o n s u r le petit maté- 1961 (*) HAWKINS & MINTO : Groundnuts Harvesting.
r i e l agricole. Inst. Nat. Etude Agro. Congo : Récolte des arachides. Farm Mech., X I I 1 138,
Yangambi, 1 5 mars 1960, 79 pages. févr., p. 67 et 68, 1schéma.
1959 CHALON : U n e billonneuse m a r q u e u s e p o u r les 1961 (*) HAWKINS & MINTO: The harvesting of ground-
s e m i s d’arachides. B. Inf. I..N. E. A. C., nuts. La récolte des arachides. J. & Proc. Inst.
juin, VI11 3, p. 141 à 146, photo. . Agri. Eng., XVII 1, janv., p. 15 à 24, 11 photos,
DEWEZ: La c u l t u r e d e l’arachide dans Ia plaine d e la 1 schéma.
Ruzizi. B. Inf. I. N. E. A. C., aoht, V I I I 4 , p. 219
à 230. AFRIQUE DU SUD.
1957 PELERENTS : L’arachide B Y a n g a m b i . B. Inf. 1955 SELLSCHOP : Groundnut Production. P r o d u c t i o n d e
I. N. E. A. C., août, V I 4, p. 243 à 255. l’arachide. Farming in South Africa, X X X 354,
RASSEL: La c u l t u r e d e l’arachide s u r les plateaux du sept., p. 386 à 394.
K w a n g o . B. Inf. I. N. E. A. C., oct., V I 5, p. 301 1954 SELLSCHOP & KRIEK: The Handling of Groundnut.
à 311. Conditionnement manuel de l’arachide.
1955 X.. . : Essais de s e m i s d’arachides en gousses Farming in South Africa, X X I X 336, mars,
e t p r o f o n d e u r d e semis. B. Inf. I. N. E. A. C., p. 184 à 190.
févr., IV 1, p. 52 à 57. 1951 WESSELS : Groundnut Cultivation in Western
1954 JANSEN S. : L e décorticage des a r a c h i d e s dans Transvaal. C u l t u r e de l’arachide dans l ’ O u e s t
les paysanats indigènes : l e u r t r a n s p o r t e n du T r a n s v a a l . Farming in South Africa,
gousses ou en graines. B. Inf. I. N. E. A. C., XXVI 303, p. 191 à l?3.
I I I 1, p. 37 à 50.
MADAGASCAR.
RHODI~SIES.
1963 ROCHEet VELLY:E t u d e d e F e r t i l i s a t i o n sur ara-
1963 DUCKERet SPEAR: Groundnuts no longer a labour .
chides dans la r é g i o n du L a c Alaotra. L e s
crop. Les arachides n’exigent p l u s beaucoup m é t h o d e s mécaniques. Agro. Trop., X V I I I 5,
de main-d’œuvre. World Farming, V 1, janv., p. 477 à 510.
p. 36, 37 et 41, 5 photos. SILVESTREP. : La P r o d u c t i o n de l ’ A r a c h i d e & M a d a g a s -
3962 DUCKERet SPEAR: Groundnut growing in the car. Agro. Trop., XVIII 5, p. 511 à 526, 1 carte,
I 1graphique. (Repris du rapport de la mission 1962.)
Rhodesias & Nyassaland. Part IV machaniza-
tion. La c u l t u r e des a r a c h i d e s e n Rhodésies DUPOURNET et MARQUETTE : L’Arachide B Madagascar.
l et Nyassaland. IV partie mécanisation. I. R. A. M. étude agronomique n o 10, 1963.
Rhod. Agri. J. 59, juill. et août, no 4, p. 192 à BRUYÈRE,DECHANET ...JANNAUD ET DE LA VIGNE : L e p é r i -
194. m é t r e d e l a S a h a m a l o t o . Agro. Trop., XVIII 5,
IR61 Fédéral Dpt Cons. e t Div. Agri. S. Rhod. : M é c a n i - p. 526 à 549.
sation de la protection c o n t r e les fléaux du
(9610) 1962 JORDAN E. : N e t t o y a g e des a r a c h i d e s de
m a ï s e t des arachides d a n s les Rhodésies. bouche. I. R. A. AI., rapport 1962, p. 103 a 106.
B. du C. C. T. A., I I 1, juin, p. 85 a 89.
SILVESTRE P. : Etude e t E x p é r i m e n t a t i o n sur l’arachide
1961 SMARTT J. : A guide to groundnut cultivation in a Madagascar. I. R. A. T. Rapport de mission,
Northern Rodhesia. Q u i d e p o u r la c u l t u r e de 9 mars 1962.
l’arachide en Rhodésie d u N o r d : Rhod. Agri.
Trop., LXVIII 2, p. 94 à 102.
AUSTRALIE. I
,101
I
par v e n t i l a t i o n chaude e t s u r le stockage des UNION SOVIETIQUE.
arachides. Dpt of Primary Ind. : Camberra,
23 p. polyc., 8 planches hors-texte. (10670) 1964 TCHOUPILKO, RECHTNIICOV et SOSNINE : Dis-
X. .. : A field system of forced air drying and storage of p o s i t i f a d a p t a b l e au s e m o i r S. K. G . N. 6 p o u r
peanuts. Un s y s t è m e de séchage au c h a m p par le s e m i s des arachides. Tracteurs et Mach. Agri.
v e n t i l a t i o n chaude e t de stockage des ara- (Moscou), no 8, p. 26 et 27, 2 photos.
chides. Dpt of Primary Ind. : Camberra, 44 p. 1962 BARABACH A. V. : D i s p o s i t i f a d a p t a b l e au s e m o i r
polyc., croquis, graphiques, photos. S. K. G . N. 6 p o u r le s e m i s des gousses. RBper-
1959 SMYTH: Drying & storage of peanuts in Queensland. toire des travaux de recherche de l’année 1959-1960. I
102
COLOMBIE. Agricultura (Bogota), no 705 et 706, janv.-fBvr.,
p. 43.
1965 ROJA-CRUZ: Las Olzaginosas enla agricultura Colum-
biana y su industrializacih. Les oléagineux
dans l'agriculture Colombienne etleur indus- ARGENTINE.
trialisation. OIBagineux, XX 10, oct., p. 659 à
677, photos, carte. 1961 BOGGIATO et Alii: Cultivos posibles en Tucuman.
1964 X... : E l Mani Mecanizado Nuevo Culturo de la Les cultures possibles B Tucuman. Estacion
Zona Algodonera. L'arachide, nouvelle culture Exp. Agri. de Tucuman, publication no 8, 126 p.
mécanisee de la zone cotonnière. Rev. Nac. polyc.
ÊTABkllSSEMENTS
DEROP PERE
ET FILS
CROUTTES - CHARLY (Aisne)
APPAREIL N O U V E A U
pour traiter les semences
Coton e t Arachide
"C o t o n e uf / f
E.A.V.M. R. Hulin
Constructeurs 7, av. d e l a R é p u b l i q u e
CHATEAU - THIERRY
103'
AGRICOLE
P O U R CULTURES
TROPICALES
GARNIER, FONDERIES ET
ATELIERS DE POUEST -
RÉCOLTE BROYAGE - MANUTENTION - STOCKAGE
-
HUARD U M , MATÉRIELS DE PRÉPARATION DU SOL
104
ANNEXE
Dans le but de permettre à ceux de nos Lecteurs particulièrement intéressé: par l’un ou l‘autre des appareils cités
ci-dessus, de se documenter directement, nous avons jugé utile de donner les adresses des Constructeurs de ces instruments.
Mais, répétons-le, cette liste ne veut pas être limitative. I1 ne nous est [Link] de connaitre tous les Constructeurs
Européens, e t il est souvent très difficile de savoir quelles sont les machines utilisées sur les autres continents. Certains Cons-
tructeurs proposent peut-être du matériel utilisé en culture arachidière dont nous ignorons l’emploi pour cette culture. D’autres
sont à peine mentionnés parce qu’ils sont, peut-être A tort, peu utilisés en Outre-Mer.
A
AB I Abidjan Industries AB ID JAN c6teId‘Ivoire
ACCORD (COGEAI) 83, rue Saint-Lazare PARIS IXe ’ France
A. E. C. Amalgamated Eng. C o LAGOS . Nigeria
A. F. M. A. Voir BROCHET
AGROMETAL Miranda de Ebro BURGOS Espagne
AJURIA S.A. VITORIA Espagne
ALDEBERT FRESNES sur ESCAUT Nord France
ALDERSLEY Eng. C o TETTENHAL Stafford Angleterre ,
C - --
CAILLAUD 22, rue d u &&réchal Foch LA ROCHE-sur-YON _ _ 1
- CARDWELL RICHMOND
(Vendée)
Virginia
France
Etats-Unis
CASE 17, rue Louis le Grand .PARIS I f e France
CASTAING Fils
CASTERA
8 à 14 rue -Hanappier, Cauderan
CENAC par Latresne
BORDEAUX (Gironde)
Gironde
France
France --- - - -
._
‘ 105
CATHALA M’BACKE Sénégal
CATRY 25, rue Aueuste-Potié EMMERIN (Nord) France
CAUCHETEUX 37; A. Jea; Jaurès RONCHIN (Nord) France
CAVEL VOVES Eure-et-Loir France
CECOCO P. O. Box 8, Ibaralri City OSAKA-FU Japon
CECCATO B. & R. 3, via Signoria ARSEGO Padova Italie
CHAMPENOIS COUSANCES-aux-FORGES Meuse France
CLOUZEAU ESTOUY Loiret France
COCKADE (MUHLHOFF) Uedem NIEDERRHEIM Allemagne
CODAMM (BAJAC) 76, rue de Longchamp PARIS XVIe France
COLE Mfg Co CHARLOTTE North Carolina Etats-Unis
COMAG B. P. 167 TULEAR Madagascar
CORNISH (T. H.) I<INGARO Y Queensland Australie
COSSUL 1478 the Mall KANPUR Inde
COUNTY (FORD) 35, rue de Bassano PARIS VlIIe Erance
COUSIN & Cie 67, route de Villechaud COSNE-sur-LOIRE
(Nièvre) France
COVINGTON Planter Co DOTHAM Alabama Etats-Unis
D
DAGUET SOURS Eure-et-Loir France
DANDEKAR Dandekarwadi, BHIWNDI Thana Inde
DARBYSHIRE (Aplos) SOMERCOTES Derbyshire Angleterre
DARRAGON & Fils SAINT-ANDRÉ-LE-GAZ Isère France
DEFLANDRE FILLIRRES Meurthe-et-Moselle France
DELAPLACE ETREILLERS Aisne France
DELFOSSE MAIZY par Beaurieux Aisne France
DEMPSTER BEATRICE Nebraska Etats-Unis
DENIS 15, rue du Mail I BROU (Eure-et-Loir) France
DEROT CROUTTES-CHARLY Aisne France
DISTR. COOP. FED. MEERUE Inde
DOLLEANS B. P. 13, JANVILLE Eure et Loir France
DOMINGOMEZ (IMAD) 20, Camino de Barcelona VALENCIA Espagne .
DUB0 IS 121, rue d’Alger ROUBAIX (Nord) France
DUPUIS MONTIER EN DER Haute-Marne France
E
EASTWOOD PLASTICS Ltd Arterial Road Southendon Sea ESSEX Angleterre
E. A. V. M. 7, Avenue de la République CHATEAU-THIERRY
(Aisne) France
EBERHARDT Ulm DONAU Allemagne
EBRA 31, rue du Maine ANGERS (M.-et-L.) France
ECHARD Frères CHAROST Cher France
EGIS (GOURY) 15 e t 17, rue Auber PARIS IXe France
ELEXSO (MANDREL Cie) 59, Av. des Romains ANNECY (Hte-Savoie) France
. ENGINEERING-WORKS SOROTl Ouganda
ESHET EILON Mobile P. O. Gallilée Orientale Israël
ETTORE PIRAZZOLI Voir PIRAZZOLI BOLOGNA Italie
EVRARD & Cie MARESQUEL Pas-de-Calais France
F
FABRE VAISON-la-ROMAINE Vaucluse France
F. A. O. (GARNIER) REDON Ille-et-Vilaine France ’
G
GARD POTELIBRES par Saint-Ambroix Gard France
GARNIER Quai Jeau-Bart REDON (I.-et-V.) I ’ France
GASSAMA SAINT-LOUIS-DU-SÉNÉGAL SBnégal
GOODRICH FERGUSON Box 1098 - SUFFOLK Virginia Etats-Unis
GOURDIN SAULNII~RES Eure-et-Loir France
H
HARRINGTON Mfg C o Box 215 - LEWISTON North Carolina Etats-Unis
HANDER OIL Mach. C o OSAKA Japon
106
HERRIAU (STANHAY) 83, Route de Paris CAMBRAI (Nord) France
HINOMOTO’ Kadoma Cho, Kitawachi-gun OSAKA . Japon
HONDA MOTOR Co 5,5 Yaesu Chuo-Ku TOKYO Japon
HUARD (U. C. F.) CHATEAUBRIANT Loire-Atlantique France
HUET CHATEAU LANDON Seine-et-MaPne 4 France
HUNT & Co ESSEX Angleterre
I
INTERNATIONAL HARVES-
TER 170, Bd de la Vilette PARIS XIXe France
K
ICAMPNAGEL 26 Jarrestrasse HAMBURG Allemagne
KING PLOW Box 1.522 ATLANTA Georgia Etats-Unis
KINGAROY Eng. Wk KINGAROY Queensland Australie
KIRLOSKAR Bro. Ltd. KIRLOSKARVAD I Sangli Inde
ICIRPY LAYRAC Lot-et-Garonne France
KUHN 21, Av. Edmond!About SAVERNE (Bas-Rhin) France
L
LACHAZETTE 4, rue des Amoureux NIMES (Gard) France
LAVERGNE HENNEQUIN 8, Avenue Emile-Fruchard DRAVEIL (S.-et-O.) France
LARROQUE Route de Launac GRENADE-s/GARONNE
(Haute-Garonne) France
LAVERDA Voir SOMECA PUTEAUX (Seine) ; France
LEA PRIDGE Ind. Priory Works, Arterial Road LEIGH-ON-SEA Angleterre
LEMAITRE 56, Avenue de Compibgne SOISSONS (Aisne) France
LENGERICH 4.441 Emsbiiren HANN Allemagne
LHUILL IER Rue Amédée Bargy DIJON (Côte-d’Or) France
LILLISTON Impl. 1.140 Gillionville Road ALBANY Georgia Etats-Unis
LIOT BIHOREL les ROUEN Seine-Maritime France
LOISEAU MEURSAULT Côte-d’Or France
LONG Mfg C o Box 1.139 TARBORA North Carolina Etats-Unis
LUG-ALL (Sté Tech. d’Equip.) 66, rue Pierre Charron PARIS VIIIe France
M
MAC CAULEY Bens Garage, KINGAROY Queensland Australie
MAC CLENNY Box 1.206 SUFFOLK Virginia Etats-Unis
MAILHE Chemin du Pesqué ORTHEZ (B.-Pyr.) ’ France
MALLET 10, rue de Milan PARIS I X e France
MAMETORA Farm Mach 89, 1 chome Higashi Ikebukuro
Toshima Ku TOKYO Japon
MAROT Rue du Vivier NIORT (Deux-Sèvres) France
- MARTIN (Jean) 15, rue de Paris BRETEUIL-s/NOYE (O.) France
MARTINELLI MODENA Italie
MASSEY FERGUSON 154, rue de l’Université PARIS VIIe France
MELOTTE Rue Condamine GIVET (Ardennes) France
METAL INDUSTRIES 84/14. Factory area, Fazalganj KANPUR Inde
MICHEL (M. A. M.) 40, rue Erlanger PARIS XVIe France
MINNEAPOLIS MOLINE MINNEAPOLIS I Minnesota Etats-Unis
MONKEY (Sté Pilter) 19, Bd Jules-Ferry PARIS X I e France
MOTOIMPORT (ACTIF) 39, rue de Tanger PARIS XIXe France
MOUZON (NOLLE) LUZARCHES Seine-et-Oise France
MUDHAR 10.185 Arya Samaj Road KAROLBAGH Inde
..N
NAIR KASHIPUR NAIRITAL Inde
O
O. D. C. I. Grand Puits 52 HERSTAL Belgique
O. N. I. Centre d’Expérimentation PK 975
Route de Casablanca RABAT Maroc
- ORIAM (CHAUBEYRE) LA GUEROULDE Eure France
107
P
PERRAS (Ets P.) BELLEVILLE-sur-SAONE Rhône France
PETIT 22, rue Antoine Monier BORDEAUX (Gironde) France .
PIN LA MOTTE SERVOLEX Savoie France
PINASSAUD et DESCORPS 38, rue Gustave Gardé BORDEAUX-Bastide (Gir.) France
PIRAZZOLI ,Via Emilia Levante no 103 BOLOGNA Italie
PLANTA 7, Venner Strasse BAD GODESBERG Allemagne
POIRAUD Rue Emile Zola LA ROCHE-sur-YON
(Vendée) France
POUPLARD CHAUDRON en MAUGES Maine-et-Loire France
PRIVE 61, rue Victor Hugo MAISONS-ALFORT (S.) France
PROJECT Daren mar Newton Tonv SALISBURY (Wilts) Angleterre
PROCIDA 17, rue Soyer NEUILLY-@EINE (S.) France
PROMILL IVRY-LA-BATAILLE . Eure France
R
RAJASTHN Agr. Wks JAIPUR Inde
RAKOTOTAFIKA Rue de la Réunion TANANARIVE Madagascar
RANSOMES S. & J. Orwell Worlts IPSWICH An gletgrre
RELIGIEUX VIGNEUX-HOCQUET par MONT-
CORNET Aisne .’. France
REMY Voir JOHN DEERE ORLI~ANS France
RESSES 12, Haralrevet Street TEL AVIV Israël
RETHELOISE Cons. Mec. SAULT-les-RETHEL Ardennes France
RICHMOND & CHANDLERS (voir BAKER)
RINGUELET (voir ONI)
ROADLESS 717, London Road HOUNSLOW Middlesex Angleterre
ROME PLOW CEDARTOWN Georgia Etats-Unis
S
SAMAT LOUIS 10, Bd des Frères Godchot MARSEILLE (B.-du-R.) France
SACRA 207, rue Sadi Carnot ALGER Algérie
SARKIN CASA United Africa Co KANO Nigeria
SAFIM (M. F.) P. O. Box 677 VEREENIGING Afrique du Sud
SAMAF Route Départementale 107 ANGERS (M.-et-L.) France
SAMF DAKAR Sénégal
8‘ SAVARY SEBILLE ESTREES par Arleux Nord France
SCH~NBERGER Fabrik Landw. Machinen NIEDER-
LAHNSTEIN (Rhein) Allemagne
SEMNORD B. P. 71 GAROUA Cameroun
SENAFRICA Impl. F. KANO Nigeria
SERGENT MER-sur-LO IRE Loire-et-Cher France
SETA 28, rue de l’Hôpital BARR Bas-Rhin France
SICAM LANDES GENUSSON Vendée France
SILOMETAL PRINCY par Pouthierry Seine-et-Marne France
SIEMI Rue Surcouf et Lapérouse DOUALA Cameroun
S ISC OMA POUT Thiès Sénégal
SKYLUX 8 et 10, Brune1 road LONDRES Angleterre
SLATTERY et SON 42, Voortfekker Road POTGIETERSRUS Afrique du Sud
S. M. C. I. 64, chemin’de la Commanderie MARSEILLE (B.-du-R.) France
SOCIfiTfi ANGEVINE DU
RICIN (Voir SAMAF)
Sté Nelle MONTAGE & CHAU-
DRONNERIE 26, rue Th. Descoings SAINT-DENIS (Seine) France
SOFAC [Link]-sur-ARZON Haute-Loire France
SOMECA 116, rue de Verdun PUTEAUX (Seine) France
SORTEXlSté SERDA) 15, Avenue de l’Opéra PARIS I e r France
SPE ICHIM 106, rue d’Amsterdam PARIS IXe France
STRECKEL & SCHRADER HAMBURG-WANDSBEK Allemagne
SUD IM 9, Bd zu GBnéral Leclerc CLICHY (Seine) France
T
TAISHO 52, Meguhi-Cho YONAGO-SHI Japon .
TECHINE VALENCE D’AGEN Tarn-et-Garonne France
TECNOHAC New Industrial Centre PETAH TIKWAH Israël
THILOT LOTTUM Hollande
TIRFOR (TRACTEL) 16, Place de la République PARIS Xe France
TIXIER LURY-sur-ARNON Cher France
TRIPETTE & RENAUD 39, rue J. J. Rousseau PARIS I e r France
TURNER Highway 70 East STATESVILLE (N. c.j : Etats-Unis
108
I
U
THIES Senégal
USIFER
USINE DE LA MOTTE 78, rue François I C ' SAINT-DIZIER (H.-M.) France
CHATEAUBRIANT Loire-Atlantique France
U. C. F. (HUARD)
Z
BOLZANO Vicenza Italie
ZARDO
TRIEUR
A ARACHIDES
BREVETÊ
1o9
MACHINISME
A G R IC OLE
TROPICAL
f&JJp&.,&,& h'-Q tz
No Sp6cial : Ilbis