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Mecanisation: de La Culture DE L'Arachide

Ce document traite de la mécanisation de la culture de l'arachide, en mettant l'accent sur les méthodes et outils utilisés dans les pays francophones d'Afrique tropicale et à Madagascar. Il aborde les différentes formes de culture, manuelle, attelée et motorisée, ainsi que les défis liés à la récolte et à l'entretien des cultures. Le texte présente également une classification des équipements agricoles adaptés aux différentes techniques de culture et souligne l'importance d'une approche harmonieuse entre ces méthodes.

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Wğ Kërjö Män BăYe
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Thèmes abordés

  • Production d'huile,
  • Systèmes d'irrigation,
  • Économie des intrants,
  • Culture arachidière,
  • Techniques de nettoyage,
  • Mécanisation,
  • Rendement des cultures,
  • Agriculture de précision,
  • Fertilisation,
  • Coopératives agricoles
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Mecanisation: de La Culture DE L'Arachide

Ce document traite de la mécanisation de la culture de l'arachide, en mettant l'accent sur les méthodes et outils utilisés dans les pays francophones d'Afrique tropicale et à Madagascar. Il aborde les différentes formes de culture, manuelle, attelée et motorisée, ainsi que les défis liés à la récolte et à l'entretien des cultures. Le texte présente également une classification des équipements agricoles adaptés aux différentes techniques de culture et souligne l'importance d'une approche harmonieuse entre ces méthodes.

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Thèmes abordés

  • Production d'huile,
  • Systèmes d'irrigation,
  • Économie des intrants,
  • Culture arachidière,
  • Techniques de nettoyage,
  • Mécanisation,
  • Rendement des cultures,
  • Agriculture de précision,
  • Fertilisation,
  • Coopératives agricoles

MECANISATION DE LA CULTURE

DE L’ARACHIDE
Notamment dans les pays francophones d’Afrique Tropicale
et à Madagascar

G. LABROUSSE E. GODRON
Directeur de Recherches de 1’O.R.S.T.O.M. Ingénieur Agricole
Directeur Adjoint du Ingénieur de Recherches au

CENTRE D’ÉTUDES ET D’EHP~RIMEWT4TIOW DU MlCHlAISME 4GRlCOLE TROPIC4 L


(C.E.€. M.A.T.)
MECANISATI LA CULTURE
D E L’ARACHIDE
NOTAMMENT DANS LES PAYS FRANCOPHONES D’AFRIQUE TROPICALE
ET A MADAGASCAR

AVIS AU LECTEUR

I
Le titre complet de cet exposé aurait pu être : au premier chef, l’appareillage manuel de culture,
e Contribution à 1’Etude des méthodes, outils, mais aussi les petits appareils à pédale ou à ma-
matériels et machines utilisés, ou susceptibles de nivelle (cribles, décortiqueurs, batteuses...).
bientôt l’être, pour I’amélioration de la produc- Dans la partie consacrée au matériel de culture
tion arachidière, plus particulièrement en Afrique attelée, nous envisagerons tout ce qu’il est possible
tropicale francophone, et à Madagascar. > I1 va d’atteler à un âne, un cheval, un bœuf, une paire
sans dire que ce titre aurait pu paraître un peu de vaches, etc., qu’il s’agisse de matériel aratoire,
long. Et il aurait été encore trop court ; car il OLI ‘de celui susceptible d’être entraîné par un
aurait été nécessaire d’ajouter < ...à partir de manège (ou par un treuil) ; par extension cela
recherches documentaires effectuées à travers le nous conduira à considérer aussi le petit maté-
monde >> , pour indiquer, immédiatement, que les riel susceptible d’être entraîné par des petits mo-
références concernent des travaux parus, non teurs (de quelques 1rW).
seulement en langue francaise, mais aussi en de Enfin, nous passerons en revue les machines
nombreuses langues étrangères. adaptabl-es aux tracteurs, qu’elles soient traînées,
Aussi tenons-nous à exprimer notre gratitude et semi-portées, ou portées, ou bien inertes, fonc-
nos remerciements à tous les chercheurs et tech- tionnant par prise de force, ou par moteur auxi-
niciens - amis connus ou inconnus - qui nous liaire. On trouvera donc là une liste des e appa-
ont aidés dans notre travail par leurs conseils reils d’intérieur de ferme )> exigeant la puissance
Q U leurs publications. d’un tracteur pour être mis en mouvement :
batteuses, décortiqueuses, etc.
Cette classification ne veut pas dire que les
trois formes de culture, manuelle, attelée et moto-
risée, sont inconciliables, bien au’ contraire. Mais
Nous classerons ensemble des appareils corres- il resterait à déterminer comment les associer
pondant à des possibilités du même ordre de harmonieusement ; ceci relevant plus du calcul
grandeur. Ainsi, par outil, nous entendrons, économique que de la mécanique agricole.
SOMMAIRE
Pages
I. - QÉNÉRALITÉS
CHAP. 1. -Culture arachidière e t Mécanisation.
La densité d‘implantation au semis, le
degré de fertilisation, etc., sont autant
de contraintes auxquelles doit se sou-
mettre la mécanisation .............. 15
CHAP. 2. - Récolte.
Les conditions de la récolte sont très
variables et les solutions, particulière-
ment celles motorisées, ne sont trans-
posables que difficilement. ........... 18

II. -OUTILS (culture manuelle)

CHAP. 1. - T r a v a u x preparatoires manuels.


Le défrichement manuel est sommaire,
mais des appareils main existent. ..... 20
I1 en est de même pour le grattage du
sol, et alors les outils sont très variés .... 21
CHAP. 2. -Semailles.
Les semences, qui devraient être bien
emmagasinées ....................... 22
sont décortiquées (apr8s prb-calibrage) . 22
puis traitées avant le semis.. ........ 23
qui pourraient se faire avec des roues
marqueuses ........................ 25
ou encore avec des outils perfectionnés
poussés ou tirés.. ................... 26

CHAP. 3. - Entretien et Fertilisation.


C‘est au Sénégal que les binages-sar-
clages paraissent les mieux conduits :
3 ou 4 ; outre les (i binettes 1) tradition-
nelles, il existe des houes monoroue que
l’on peut pousser ou tirer.. .......... 27
La distribution d’engrais, a la dose
a prescrite et de maniere uniforme, est
))

une opération délicate .............. 2s


Les traitements contre la rosette seraient,
vraisemblablement, trop coûteux. .... 28
CHAP. 4. Récolte. I

L’arrachage manuel est assez pénible


et ne se fait pas toujours dans de bonnes
conditions .......................... 29
Les méthodes de fanage sont nombreuses. 29
I1 existe une petite batteuse individuelle
speciale pour arachides:. ............. 32
Le vannage reste manuel.. . . . . . . . . . . . 32
CHAP. 5. Stockage individuel.
La conservation des arachides (en
gousses) au niveau individuel parait
résolue localement (greniers, silos en
banco, etc.) bien qu’il s’y produise
parfois de fortes pertes. Les petits silos
métalliques sont assez séduisants, leur
emploi n’est pas très coûteux ........ 34
CHAP. 6. - Nettoyages et calibrage des gousses.
Pour etre efficaces, ils doivent mettre en
œuvre plusieurs appareils. Les cribles
ude Gambie ou du r Sénégalr ne suf-
))

fisent pas .......................... 35

4
Certains tarares, trieurs, calibreurs,
peuvent être amBlior6s .............. 36
Le lavage de l'arachide ((de bouche,)
peut être realise avec des appareils
manuels ............................ 36

CHAP. 7. - Decorticage.
Les decortiqueuses manuelles ne man-
quent pas. Mais le taux de brisures reste
important.. ........................ 39
Le nettoyage des produits dBcortiques
peut se faire avec un nettoyeur, accouple
ou non avec un decortiqueur.. ........ 41
I1 existe des petits appareils de trans-
formation]. ......................... 42

-
III. MATÉRIEL : (traction animale
e t appareils necessitant peu de kilowatts)

CHAP. 1. -Cheptel e t chaine de culture.


Les attelages offrent des possibilites
variees, de l'âne à la double paire de
bœufs, sans oublier le cheval.. ....... 44
Les materiels simples existent, mais les
multiculteurs et polyculteurs offrent de
plus grandes possibilités ............. 44
CHAP. 2. - Preparation du sol.
Dessouchage e t déracinage ne peuvent
être realises avec des appareils de cul-
ture attelee, e t pourtant ces opérations
conditionnent le dbveloppement de cette
methode de culture ................. 48
Le labour, le billonnage ou la prBpara-
.
tion du sol sans-retournement sont pré-
conises, suivant 1'6cologie. L'enfouisse-
ment de l'engrais vert ne devrait pas
présenter de trop grandes diftlcultes. . 48
CHAP. 3. -Semailles.
La préparation des semences se peut faire
avec des tarares ou même des décorti-
queurs convenant aux graines d'ara-
chides. Plusieurs poudreuses à petit mo-
teur permettent d'enrober les graines 52.
qui seront semees à l'aide d'un des nom-
breux semoirs à traction animale propo-
ses: ................................ 52
CHAP.4. - Fertilisation e t Entretien.
I1 existe plusieurs localisateurs d'engrais ;
certains Bont montes sur semoir, d'autres
sont adaptables sur bineuse, etc.. . . . . . 56
Weeders, herses étrilles, houes, cultiva-
teurs divers, etc., sont à la disposition
des agriculteurs, pour détruire les adven-
tices et entretenir le sol en bon état!. . . . 56
Les pulvérisateurs à traction animale
ne sont presque pas employes ........ 58
CHAP. 5. - RBcolte.
Les lames souleveuses apparaissent. Elles
doivent être mises au point localement.
Certaines donnent satisfaction ........ 59
Le râtelage pour une mise en andains
rapide serait executable avec des râteaux
à foin ............................. 63
Les petites batteuses à moteur ne don-
nent pas entièrement satisfaction ..... 64
S'il est necessaire de secher les gousses,
en dehors des moyens traditionnels, un1
dessiccateur à feu de bois e t un système
sur claies abrees peuvent être proposés. 64
CHAP. 6. - Nettoyage et stockage.
Du petit matériel de préparation des
gousses, pour la vente sous cette forme
ou pour un décorticage soigné, est pro-
posé par diverses marques.. .......... 66
Le stockage de quantités moyennes peut
se faire de diverses façons. Les solutions
modernes pour de telles quantités font
appel surtout aux silos, de type a indus-
triel dont l’emploi individuel peut
)),

présenter certaines sujétions. Ils sont a


mettre au point ou à adapter à l’ara-
chide, et ceci est facile à réaliser lorsque
cela ne l’a pas encore été. ........... 67
CHAP. 7. - Dbcortiqueuses a moteur.
Les décortiqueuses exigeant quelques
kW sont souvent munies de ventilateurs
ou d’aspirateurs .................... 68
Quelques trieurs sont aussi proposés pour
la préparation des amandes avant com-
mercialisation! ...................... 69
CHAP. 8. -Transport.
I1 est préférable d‘atteler les animaux à
une charrette, plutôt que de leur faire
porter une forte charge.. ............ 70

IV.- M A C H I N E S (culture motorisbe: tracteurs)

CHAP. 1. -Tracteurs et Culture arachidibre.


Les (( opérations arachides avec chaîne
))

de culture entièrement motorisées ont


souvent &é,un échec. I1 parait possible
d‘envisager une motorisation partielle,
à condition d‘adapter les tracteurs :
chaînes d’adhérence, semi-chenilles, etc.,
peuvent être employées]. ............. 72
CHAP. 2. - Prbparation du sol.
E n général, la charrue ou la billonneuse
à disques est utilisée de préférence à la
charrue à soc ....................... 74
CHAP. 3. -Semailles.
En Union Soviétique a été étudié un
tarare décortiqueur pour préparer les
semences : gousses ou graines.. ....... 76
On peut utiliser une billonneuse mar-
queuse pour éviter l’achat d‘un semoir. 76
I1 existe des semoirs spéciaux pour satis-
faire tous les besoins (étroits, pour
gousses, etc...). ..................... 76
CHAP. 4. - Entretien.
Les herses étrilles, weeders, bineuses,
etc..., sont [portés, semi-portés ou
traînés ; le binage-buttage est béné-
fique: .............................. 79
Les cloisonneuses intermittentes per-
mettent de combattre l’érosion (billons
cloisonnés), mais sont peu employées. so
Les traitements chimiques restent une
exception .......................... 81
L’irrigation augmente les rendements et
facilite l’arrachage .................. 81
CHAP. 5. - Rbcolte des gousses.
Le traitement des fanes avant la récolte
facilite celle-ci. ..................... 82
Les lames souleveuses sont plus faciles
à mettre au point qu’en culture attelée,
car l’effort de traction n’est plus une
contrainte. I1 existe des modèles à 2 ou
6 rangs ............................. 82
I1 faut derrière elles grouper les ara-
chides. ............................. 84
Des arracheuses-secoueusesavaient donné
techniquement satisfaction en Afrique
intertropicale. Les arracheuses-se-
coueuses-andaineuses américaines n’ont
pas donne satisfaction en Israël, ob l’on
adapte des arracheuses A pommes de
terre. E n Australie des modèles spéciaux
sont proposes. En Union Soviétique
il existe des arracheuses delivrant des
ncachonsn.... ...................... 84
Pour limiter la durée du fanage, les
Américains utilisent des ramasseurs-
secoueurs-andaineurs ................. 87
Le battage peut être fait à partir :
de tas ou de perroquets (batteuses
fixes, ou semi-mobiles) ........... 88
d’andains (ramasseuses-batteuses) . . 89
ou de lignes non arrachées (arra-
cheuses-batteuses) ; ces dernières
machines sont très complexes. .... 90
CHAP. 6. - RBcolte du fourrage.
Le fourrage est rCicolté soit avant le
soulevage ((1 écimage avec divers machi-
))

nes), soit après le battage (ramasseuse-


presse) ............................. 92
CHAP. 7. -SBohage artificiel d e s gousses.
Le ramassage-battage implique des
installations de shchage, car on a ten-
dance & récolter le produit le plus vert
possible ............................ 93
CHAP. 8. - DBcortiqueurs B haut rendement.
Les groupes décortiqueurs, fixes ou
mobiles, peuvent être entraInés par un
tracteur ou un petit moteur.. ........ 96
CONTENTS

I. -QFNERAL CONSIDERATIONS

CHAP. 1. - Mechanization of Groundnut Production.


Mechanization is affected by plant spa-
cing, fertilization level, etc. .......... 15
CHAP. 2. - Harvesting.
Harvesting takes place under very
variable conditions, and methods are
not easy to transpose, specially in rela-
tion with the use of motor-driven equip-
ment ............................... 18

II. - H A N D CULTIVATION TOOLS

CHAP. 1. -Land clearing and p r i m a r y tillage.


Land clearing by hand is not always
thorough but spccialised hand equip-
lent mays be found.. ................ 20
Tools that allow scratching of soil are
very varied ........................ 21
CHAP. 2. -Planting.
Seed should be efficiently stored.. .... 22
Nuts shelled (after grading by size). ... 22
and treated with chemicals are planted. 23
This might be done with the aid of tracer
wheels.............................. 25
or using improved pushed or pulled
implements ......................... 26
CHAP. 3. -Weed control and cultivation. Fertilizer
application.
Hoeing and weeding seem to be made jn
the best way in Senegal : these are repea-
ted 3 or 4 times. Besides, traditionnal
hand hoes, one wheel pushed or pulled
hoes may beused .................... 27
Accurate and uniforme fertilizer appli-
cation a t the prescribed rate is diffi-
cult ............................... 28
Protection against i(roseffe would pro-
)J

bably be too expensive.. ............ 28


CHAP. 4. - Harvesting.
Lifting by hand is rather hard and not
always effected under good conditions. 29
Various haymaking methods are used. 29
A small individual groundnut thresher
is known ........................... 32
Winnowing again is done by hand. .... 33
CHAP. 5. - Farm level storage.
Locally made containers of sufficient
capacity seem t o allow individual sto-
rage of groundnuts in the husk (grana-
ries, adobe silos, etc.), but heavy losses
., are sometimes recorded in stored crops.
Small metal bins may be an attractive
offer, as they are rather inexpensive to
use ................................ 33
CHAP. 6. -Cleaning and grading pods.
Efficient operation involves several
machines. (i Gambia J) or i( Senegal J)
sieves are not enough.. .............. 35
Some models of winnowing, sorting and
grading machines may be improved .... 36

8
Washing of groundnuts destined for
human consumption may be performed
with hand equipment ................ 36
CHAP. ‘i.- Hand shelling.
Hand shellers are not rare. But breakage
level is always high.. ............... 39
Shelled produce may be fed t o cleaner,
which may be coupled with the sheller. 41
Small processing machines are known. 42

111. - ANIMAL DRAWN IMPLEMENTS


A N D S M A L L E N G I N E - P O W E R E D EQUIPMENT

CHAP. 1. - Draft animals and suitable equipment.


Various possibilities are offered, from
one donkey t o two pairs of oxen, horses
included ........................... 44
Simple tools are available, but multi-
purpose tools possess greater potentia-
lities ............................... 44
CHAP. 2. - Land clearing and primary tillage.
Uprooting and stump removal, while
essential t o the extension of the use of
animal drawn implements, cannot be
effected with any of these ............ 48
Ploughing, ridging or cultivating are
advocated according to surrdunding con-
ditions. Plowing in green manure should
not be too difficult .................. 48
CHAP. 3. - Planting.
Seed may be cleaned with winnowing
machines and shellers adapted t o the
dimensions and mechanical peculiari-
ties of groundnut kernels. Dusters,
powered by small engines, will permit
seed to be coated with pesticide pow-
ders ............................... 52
A number of animal drawn seed-planters
are available.. ...................... 53
CHAP. 4. - Fertilizer application. Weed control and
cultivation.
Several fertilizer applicators are known.
Some are mounted on planters, on hoes,
etc ................................ 56
Farmers can rely on weeders, chain
harrows, hoes, cultivators, etc., for
controlling weeds and keeping soil in
good tilth .......................... 56
Animal drawn sprayers are very rarely
used ............................... 58
CHAP. 5. Harvesting .
Digger blades must be developed to suit
locally prevailing conditions. Some of
them are satisfactory.. .............. 59
Quick raking into windrows should be
feasible with hay rakes.. . . . . . . . . . . . . 63
Small motor-driven threshers are not
quite satisfactory ................... 64
Where drying pods is necessary, alter- i
natives to traditional methods may be
.; proposed in the shape of wood burning
dryers, and ventilated screen systems. .. 64
CHAP. 6. -Cleaning and storage.
Various brands of small processing ma-
chines may be used in relation with
marketing groundnuts in the shell or
carefully shelled .................... 66
Medium-size storage may be undertaken
in various ways. Modern methods mostly
involve the use of silos made of indus-
trial products, which may be somewhat
constraining as concerns the individual
user. Such silos have t o be developed,
or at least adapted to groundnut. Steps
have been made in this direction, wi-
thout great obstacles. ................ 67
CHAP. 7. - Power-operated sheller.
Shellers that require some bW often
are provided with fans.. ............. 68
Some graders also are available for get-
ting lrernels ready t o be marketed . . . . 69
CHAP. 8. -Transport.
Animals should pull carts rather than be
laden with heavy burdens ............ 70

IV. -
MECHANIZED PRODUCTION
WITH ENGINE-POWERED M A C H I N E S

CHAP.1. -Tractors i n Groundnut Growing.


Groundnut schemes including large-
scale mechanization have been known
to fail. Partial mechanization may be
considered, with tractors provided with
wheel chains, half tracks, etc.. ........ 72
CHAP.2. - P r i m a r y tillage.
Disc ploughs and ridgers are generally
preferred t o mouldboard ploughs ..... 74

CHAP.3. - Planting.
A shelling-winnowing machine has been
developed in the U. S: S. R. for prepa-
ring shelled or unshelled seed.. ....... 76
Using a ridger-tracer may save the cosi
of a planter ......................... 76
Specialized planters are available for
every need (narrow types, pod-planting
models, etc.) ....................... : . 76

CHAP. 4. -Weed control and cultivation.


Chain harrows, weeders, cultivators, are
mounted, semi-mounted, or trailed.
Combined hoeing and ridging have
profitable effects,. .................. 79
Tie-ridgers help t o fight erosion, but
are little used.. ..................... so
Chemical weeding is still exceptional. . . 8 1
Watering increases output and makes
lifting of plants easier.. ............. 8 1
CHAP.5. - Pod harvesting.
Pre-harvest trealment of haulms faci-
litates pod harvesting ............... 82
Development of effective digger blades
is easier than with animal drawn tools,
since tractive-efforts are not a problem
here. Two or six-rows types are avai-
lable. .............................. 82
Groundnuts must then be grouped in a
swath .............................. 84
Digger-shakers have proved technically
satisfactory in Tropical Africa. American
digger-shaker-windrowers failed t o meet
local requirements when tested in
Israel, where potato-diggers are being
adapted. Australian manufacturers offer

10

,
specialized models. Dropper-type dig-
gers are manufactured in Lhe U. S. S. R. 84
To shorten curing time, picli-up-shalier-
windrowers are used in lhe U. S. A . . . 87
Groundnuts to be threshed may be talien
from :
heaps or stacks (stationary or mo-
bile piclters) ........................ 88
0 windrows (pick-up-threshers) ..... 89
rows (digger-threshers, which are
very complicated machines) ....... 9O
CHAP. (i. - Harvesting Hay.
Haulm is harvested either before digging
up (topping, with a number OP imple-
ments) or after threshing (pick-up-baler). 92
CHAP. 7. -Artificial drying of pods.
Drying facilities prove a necessity where
pick-up thresliers are used, since the
Lendency is to harvest as early as pos-
sible ............................... 93
, CHAP. 8. - H i g h out-up shellers.
Stalionary or mobile sheller unils, may
be driven by a tractor or engine ...... 96

SIGNIFICATION DES SIGLES EMPLQYÉS


(non compris ceux désignant des Constructeurs) (*)

A. S. A. E. American Society of Agricultural Engineers : St-Joseph, Michigan


(E.-U.).
B. I. S. Bureau Interafricain des Sols : Paris.
B. D. P. A. BureaLi pour le Développement de la Production Agricole : Paris.
B. S. D. Banque Sénégalaise de ,Développement : Dakar (Sénégal).
C. E. R. Centre d’Expansion Rurale (Sénégal).
C. G. O. T. Compagnie Générale des Oléagineux Tropicaux : Paris.
C. I. T. M.*A. Congrès International Technique du Machinisme Agricole : Paris,
1961.
G.N.E.E.M.A. Centre National d’Etudes & d’Expérimentation de Machinisme Agri-
cole : Antony.
C. R. A. Centre de Recherches Agronomiques de Bambey (Shégal).
C. R. A. D. Centre Régional d’Assistance pour le Développement (Sénégal).
I. N.E. A. C. Institut National pour I’étude Agronomique du Congo : Léopold-
ville.
I. R. A. M. Institut de Recherches Agronomiques de Madagascar : Tananarive.
I. R. A. T. Institut de Recherches Agronomiques Tropicales et des Cultures
vivrières : Paris.
I. R. H. O. Institut de Recherches pour les Huiles et Oléagineux : Paris.
N.I. A. F. National Institute of Agricultural Engineering : Silsoe, Bedford
(Angleterre).
O. C. A. Office de Commercialisation Agricole : Dakar (Sénégal).
O. N.I. Office National des Irrigations : Rabat (Maroc).

S. A. T. E. C. Société d’Aide Technique et de Coopération : Paris.

(:k) La liste des Constructeurs cités et leurs adresses sont données en f i n de cette
étude (page 105 et suivantes).

il
EXORDE

e L’Asie et l’Afrique s’attribuent les trois quarts de la production mondiale


d‘arachide. En dépouillant les chiffres, on remarque que tous les pays produc-
teurs d‘arachide sont et restent des petits producteurs, k l’exception de l’Inde
et de la Chine Continentale >> ...
... << I1 faudrait, sans doute... mécaniser, ne fut-ce que partiellement, certaines
opérations comme les travaux préparatoires, les semis ou la récolte ... )>

L. LEBRACQ et. M. WILLEHART.


e Le Commerce des Oléagineux dans la C. E. E. B
ï%Iusée Royal Belge de l’Afrique Centrale (1963).

Fig. 1. - Carte de répartition de la culture de l’arachide.

12
PREMIÈRE PARTIE

GÉNÉRALITÉS

,’ (< La culture mécanique de l’arachide a u moyen d’engins motorisés )’ (ou


même au moyen d’attelages), <<nedoit pas être envisagée avec le seul but
d‘augmenter la production par l’extension de la mise en .valeur de plus
grandes surfaces. Bien au contraire on doit la comprendre comme u n moyen
permettant d’instaurer dans un pays, oÙ l’anarchie culturale est manifeste,
des méthodes modernes de culture donnant la possibilité d’appliquer des
assolements corrects, de conserver le e capital sol >>, et d’avoir un moyen
efficace de lutter contre l’érosion des sols, qui ne manquerait pas de s’accé-
lérer si les surfaces ensemencées progressaient d’une façon anormale b.
-
F. BOUFFIL,Ing. Doct.

<< Culture mécanique de l’arachide au Sénégal >> (Agron. Trop., 1950-V,


nor5 et 6, p. 309).
GÉNÉRALITÉS

1934

#?AaAa~zdaP vi&l4àa
Graphique 1. - Production d’arachides en gousses (d’après l’annuaire de la F. A. O.),

1.4
G ÉNÉRALITÉS :

CHAPITRE 1 &treenvisagée que par line amélioration générale


des techniques (sélection, densité, etc.) qui
comprendra une part variable de mécanisation.
CULTURE ARACH IDI ÈRE
II. - DENSITÉ DES SEMIS
ET MÉCAN ISAT iON I

Les cultivateurs sèment généralement l’arachide


trop espacée. En Afrique on trouve souvent seu-
L’Inde, la Chine et l’Afrique de l’Ouest sont
trois parties de continents qui produisent le plus lement 3 à 1 0 pieds au mètre carré : une enquête
r6cente a révélé, au Sénégal, que la moyenne est
d’arachides (graphique 1) ; respectivement envi-
de 7 pieds au mètre carré. A Madagascar l’implan-
ron 35 %, 1 9 % et 18 %, soit au total 72 % de la
tation est plus rapprochée : 10 pieds/m2 sont
production mondiale. Mais cette production est le
souvent atteints ou dépassés. Le maximum, cou-
fait d’agriculteurs écluipés des outils les moins
ramment réalisé au Vietnam, serait une densité
perfectionnés.
d. 50 plantes par m2.
Au contraire les Etats-Unis, Israël, l’Australie,
Mais, en général, les Services de Vulgarisation
certaines Républiques Soviétiques, l’Afrique Aus-
trale, sont des pays où l’on utilise tracteurs et doivent inciter les agriculteurs à semer plus dense
qu’ils ne le font ; ceci même aux Etats-Unis (GAU-
machines.
Le centre de l’Afrique voit la culture attelée
czou et ROLLIERS,1953).
prendre un pen d’extension, mais la culture ma-
En Afrique tropicale les densités préconisées
par les Agronomes sont, souvent de I1 graines/mZ
nuelle y domine.
(Bambey : Sénégal, Samaru : Nigeria, etc.). A Ma-
Si les façons aratoires et culturales peuvent
dagascar elles sont beaucoup plus variables, sui-
généralement être entreprises avec du matériel
vant les sols ou le mode de culture (pluviale ou
courant, semis et surtout récolte exigent du ma-
en c baiboho ì>) 1 0 à 20 graines/mZ et même plus.
teriel et des machines spécialement concus pour
la cacahuète. I1 semble que ce soit l’Université de Hanoï qui
Nous examinerons les aspects de cette culture prCconise les implantations les plus serrées : 40 à
qui inferfkrent sous l’angle de la mécanisation, 60 graines/ms (Agrobiologija 19F0, no 5).
puis, dans le chapitre suivant, nous envisagerons Dans la mesure où l’on ne place qu’une seule
les problèmes que peut soulever la récolte.
graine à la fois, les densith de l l / m 2 corres-
Tout d’abord rappelons quels sont les rende- pondent à environ 50 kg de graines/ha, soit u n
ments généralement obtenus. peu moins de 100 lig de gousses. Mais, déjà pour
Madagascar, il faut tabler sur plus de 100 lrg de
semences dkcortiquées à l’hectare.
8. - LES RENDEMENTS Ces chiffres doivent être pris en considération
pour le choix d’un semoir, dont le réservoir doit
La quantité de gousses r é c o l t t h à l’hectare est être de capacité suffisante.
tres variable d’un pays à l’autre..., et aussi un peu
suivant les Auteurs. C’est à Israël que revient la
palme avec plus de 3 t/ha ; mais il s’agit de cul-
111. - ESPACEMENT E N INTEELIGNE
tures irriguées ; le maximum aurait‘ été de 7 t. L’espace qui sépare les lignes adjacentes est
Ensuite il semble que la Chine (1.500 Irg/ha) pré- d’une très grande importance en mécanisation. I1
cède les Etats-Unis, qui dépassent pourtant la conditionne toutes les façons culturales ulté-
tonne. Une des causes du fort rendement chinois rieures au semis. Au contraire, en culture ma-
est la haute fertilité des sols, entretenue par une nuelle, les lignes n’existent gkéralement pas, et
bonne fumure (BARBIER,1960). En Indonésie, en l’implantation n’est pas une contrainte en raison
Amirique du Sud, la tonne est généralement de la souplesse de la méthode ; c’est pourquoi les
atteinte (dans une << opération >> intégralement semis sont << au carré >> ou presque :‘40 x 40 cm
mécanisée de Colombie on cite des rendements de au Tchad, etc.
l’ordre de 2 à 3 t). I1 y a peu de temps encore Avec leurs petits semoirs les Sénégalais tracent
on estimait que l’Afrique, à part des cas isolés, des lignes espacées de 35 cm en moyenne, alors
n e dépassait pas des rendements compris entre que 1’1. R. A. T. et 1’1.R. H. O. préconisent G O cm
300 et 800 lig. Mais, actuellement, 1.000 Iig/ha d’interligne. Au Tchad 1’1. R. A. T. propose, pour!
semblent un rendement souvent atteint et même la culture attelée, un espacement de 45 cm (BEZOT).
parfois dépassC, grâce aux méthodes nouvellement ALI Nigeria la culture se fait traditionnellement
vulgarisées, surtout au Sénégal. sur billons espacés de ‘90 cm. A Madagascar les
On peut donc dire que le rendement de l’ara- lignes sont plus proches : 40 cm environ.
chide n’est pas lié à la forme d’energie dont dis- En Rhodésie on utilise des semoirs étroits
pose l’agriculteur : homme, animaux ou moteurs. (lignes à 45 em) et surtout aux Etats-Unis (33 cm).
Cependant l’amélioration des rendements ne peut Dans ce dernier pays il a même été mis au point

15
GÉNÉRALITÉS

u n système de culture par petites planches, larges argileux, litimide ou sec, désherbage chimique
de la voie du tracteur, où les lignes (2 ou 4) sont précoce ou tardif, etc... Les semoirs permettent
espacées irrégulièrement (fig. 2). facilement d‘obtenir ces profondeurs.
Pour obtenir des densités élevées, et laisser un
espace permettant aux machines de passer, on a
parfois recours aux lignes jumelées (C.G.O.T., etc.). VI. - FERTILISATION
Les rangs jumeaux sont distants de 20 cm et sont
Lorsque ‘l’engrais est utilisé en Afrique tropi-
séparés par un intervalle de 70 ou 80 cm, suivant
cale, c’est à relativement faible dose : 50 kg/ha
les cas (sol, climat, culture à 2 cycles an-
dans telle partie de la Nigeria, 75 Irg/ha en Haute-
nuels, etc.). Ceci permet de concilier le binage
Volta, 1 0 0 kg/ha au Nord du Ghana, 120 kg/ha au
mécanique et une implantation dense, qui est un
Sénégal (graphique 2).
moyen de lutte contre la rosette.

193 cm

Fig. 2. -Ecartement recommandé entre les lignes d’arachides


(culture par bandes) (Etais-Unis). Graphique 2. -Engrais(en lo3t) et Fongicides (en l o 3 kg)
distribu& au Sénégal depuis 1952.
IV. - DISTANCE S U R LA LIGNE
A Madagascar, les fumures proposées par les
Les Sénégalais, en utilisant leurs semoirs, Agronomes sont plus importantes, en général en-
placent, en moyenne, une graine tous les 30 cm. viron 250 kg/ha ; aussi les localisateurs mis au
Ces mgmes matériels, bien réglés, permettraient point pour le continent ne conviennent-ils pas sur
de placer environ une graine tous les 15 cm. Ceci la Grande Ile.
donnerait, à GO cm d’interligne, l’implantation de Aux Etats-Unis, on peut dépasser les 500 lrg et,
11 graines/@, préconisée par la Recherche. en Israël, la tonne à l’hectare, en employant des
En Rhodésie les semoirs utilisés permettent de épandeurs à grande capacité.
placer une graine tous les 10 et même 5 cm. Les amendements de fond ont parfois été prati-
Aux Etats-Unis, la culture en petites planches, qués : chaulage, marnage, etc., à des doses de 0,5
de 4 lignes, se pratique avec des densités plus à 3 t/ha (deux Congo).
fortes sur les lignes externes que sur celles in- Lorsqu’il est utilisé, le fumier est épandu à
ternes (tableau 2). Des semoirs ont été spéciale- raison de 2 à 5 t/ha suivant les endroits.
ment conçus à cette fin. Pour ces deux épandages on’a relativement peu
recours aux machines.
V. - PROFONDEUR DE SEMIS L’engrais vert semble une pratique difficle à
vulgariser; de plus son enfouissement exige le
Lcs semis se font entre 5 et I 0 cm de profon- recours à des animaux bien dressés, et à des char-
deur, suivant les circonstances : sol sableux ou rues aux versoirs adaptés.

16
GÉN ÉRALITÉS

1961 1963

Nigeria ................... 1.150 1.515


Sénégal ................... 892 875
Afrique du Sud . . . . . . . . . . . . 261 260
RhodBsies & Nyassaland. .... 132 (225)*
Niger ..................... 150 205
Ouganda . . . . . . . . . . . . . . . . . . 147 163
Soudan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 192 149
Tchad .................... (130)* 140 TABLEAU 1. - Production comparée de
Congo-L.itopolclvi1le.. . . . . . . . . 175 120
Haute-Volta . . . . . . . . . . . . . . . 95 113
Mali ...................... 125 (110)" P a ~ sAlricains
87 97
7s 95
Guinée portugaise. . . . . . . . . . . (6511 (6517 cn milliers de Connes gousses.
Rép. Arabe Unie (Egypte) . . . 35 48
Ethiopie . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 (38)"
.............. 49 (46)"
Madagascar . . . . . . . . . . . . .
30
25
';i'*
Dahomey . . . . . . . . . . . . . . 18 22
Angola ....................
Guinée ....................
22
26
(;i)*
Côte-d' Ivoire .............. 24 @y*
Mozambique 17
23 li
10 16
Congo-Brazzaville . . . . . . . . . . ? 10
Togo ..................... 12 $1 * ( )* = 1962
Sierra Leone . . . . . . . . . . . . . . . - 7
Ruanda ................... ? a

TABLEAU 2. -
Quantité de semences
Culture par bandes (E. U.j

Planches
Planches de 4 lignes de 2 ligne!

Planche Poquets Graines


Distance
Type Variété sur les
largeur deux ligne
den- exter- inter-
sit6 nes nes
-~ --
cm pieds/m2 Bg/ha nb/100 5 cm cm cm
-- -~
Spanettc 193
183 311 6 , 8

Petite Spanish 193 30 103


183 32 1o9 291 6 8
SPANISH l?RIGI?E
193 30 111
Argentine 183 32 11s 270 6 8

Dixie Spanish 193


183 265 6 8

RAMPANTE ORD I-
NAIRE j Rampante pré-
coce
193
183 195 7

VIRGINIE ERIGEES A ~ i r g .rig. 67 193 153 8


PETITES GRAINES 183

193 , 14 122
VIRGINIE RAMPANTES NC 183 14 12s 113 15 15 10 à 15 '
E T ERIGEES A GROSSES
GRAINES 193 14 127
Florigiar!t 183 14 132 108 15 15 * 10 à 15

N. B. Pour les graines ayant moins de 80 % de pouvoir germinatif, il faut modifier ces données en consiquence, car ce
tableau est donné pour un pouvoir supposé de 100 %.

17
GEN ÉRALITÉS

CHAPITRE 2 tendre le déplacement des perroquets, la transla-


tion de la batteuse et le transport des produits
battus (tableau 3).
LA RÉCOLTE Si le fanage se fait en andains, comme par
exemple presque partout maintenant aux Etats-
La récolte est l’opération de la culture arachi- Unis, la récolte peut être seulement biphasée :
dière la plus difficilement mécanisable, surtout mécanisation presque totale. Dans un premier
celle des arachides rampantes. Les conditions, temps un << shaker )> effectue à la fois soulevage-
tant atmosphériques, qu’édaphiques, ont une très arrachage-secouage-groupage (ou plus simplement
grande importance. Elles sont telles qu’une ma- <{ arrachage-fanage )>) puis le passage de la ramas-

chine mise au point en un lieu déterminé n’est seuse-batteuse termine .la récolte. On ne tient pas
pas toujours utilisable ailleurs. compte du décorticage poÚvant se faire 5 la ferme
La récolte entièrement manuelle s’exécute en après <( récolte D, lorsqu’il n’est pas réalisé après
plusieurs phases, et ne fait généralement appel la commercialisation.
qu’à un seul outil : iler (I), daba, angady par Enfin, pour réduire les risques climatiques lors
exemple. Les différentes phases peuvent être les du fanage, Américains et Anglais ont pensé
suivantes : arrachage, fanage, mise en meules, combiner arrachage et battage par l’emploi d’une
transport, battage. Cette dernière opération est seule machine : mécanisation totale. Pour diffé-
parfois suivie du décorticage. rentes raisons, cette récolte en une fois (ou mono-
Le premier matériel de récolte acheté est géné- phasée) n’est pas encore appliquée et les études
ralement une souleveuse (Sénégal) et le premier des prototypes d’arracheuses-batteuses n’ont pas
outil une décortiqueuse (Nigeria). C’est dire com- été poursuivies. Avec ces machines, seule la partie
bien sont variables les méthodes et appareils souterraine de la plante est battue. I1 ne se pose
utilisés, lorsque la mécanisation débute. M. HAW- donc pas de Probleme de battage en vert de toute
KINS l’avait déjà souligné en 1962 (915”) (?,). la récolte, problème qui, une fois résolu, permet-
Lorsque la mécanisation est partielle, elle trait d’envisager d’une autre manière la récolte en
comprend un nombre de phases réduit, mais va- une fois.
riable suivant les circonstances. Si le fanage des
arachides au champ se fait sur perroquets (ou Ici, comme pour la moisson des céréales, plus
siccateurs) on peut ne compter que trois phases : on réduit la durée de la récolte, avec des ma-
d’abord soulevage-arrachage, puis groupage-mise chines complexes, plus se posent des problèmes
en tas (manuel très généralement), enfin, trans- de séchage lors de l’emmagasinage des produits.
port-battage. Bien que des emmelonnezlses spé-
ciales aient été construites en U.R.S.S. et en
Australie elles sont très peu utilisées. La mise sur (1) Avec M. RAULIN,nous écrirons iler et non hilaire,
cette seconde écriture étant due à l’emploi abusif d’un
perroquets se fait manuellement alors que leur prénom français ayant la consonnance du mot ouolof.
manutention peut être mécanique. Dans cette ré- (2) Les nos (. .“I renvoient aux analyses du Bulle-
tin du C. M.A. O. M. (de 1 à 915) puis de M a c h i n i s m e
colte tri-phasée, par transport-battage il faut en- A g r i c o l e T r o p i c a l (916 et la suite).

TABLEAU
3. - Schéma des différenfes méthodes de récolte des arachides (décorticage n o n compris)

MBthodc Nombre de phases

i
Machine ou matériel Avantages

Manuelle #5 1 nBant : outil (s) - investissements réduits au maxi


mum
I
Mécan. particlle (perroquets) 3 3 Q arracheuse - solution moyenne (capitaux, main
d’œuvre)
e râteau - fourrage de qualité
)-transporteur de perroquets
‘/-batteuse - stockage sans séchage
Mécan. # totaIe (andains) 3 2 , ‘0 shaker (s) - main-d’[Link] très réduite
e ramasseuse-batteuse
Mécan. totale (en une fois) 1 0 arracheuse-batteuse (ou - pas de risques climatiques
batt. en vert)
- 1 (ou 2) tracteur (s)
- quelques hommes : i ou 2 trac
toristes

18
DEUXIÈME PARTIE

OUTILS
(Culture manueIIé)

, ,
Vu l a répugnance pour une utilisation de la main-d’œuvre familiale, et
surtout salariée, l’énergie humaine doit en effet être relayke par une forme
moins noble >>.
R. TOURTE.

< Quelques machines adaptées à l’agriculture de la zone arachidière


d’Afrique Tropicale >> (C.I. T. M.A., 1961).

19
OUTILS

CHAPITRE 1

TRAVAUX PRÉPARATO~WES
En Afrique, OLI en Amérique du Sud, ce qui
deviendra un champ d’arachides, est générale-
ment au départ une friche (ou une jachère). Mais,
de plus en plus, vu la concentration démogra-
phique et la vulgarisation de meilleures techni-
ques agronomiques, l’arachide suit une autre
culture. I1 faut a%ors,par exemple, retourner un
chaume de mil. Plus rarement, l’arachide vient
après un textile (Inde, République Centrafricaine).
Parfois on cultive e arachide sur .arachide >>, ce
’ qui est déconseillé. Au Sénégal, en certaines par-
ties de la Casamance (Dindy), cette répétition a
pu atteindre, en 1962, 1 2 70’ de $la surface arachi-
dière. Au Nord du pays (Louga, Tivouane) la pro-
portion doit être encore plus forte. II NIGER

i. - LE D~BROUSSAILLAGE
11 est recommandé de bien dessoucher, surtout
si l’on doit utiliser un semoir. MADAGASCAR SENEGAL CABER DUN
Au Sénégal le dessouchage est rarement effec-
tué complètement. I1 est difficile de le faire en
saison sèche car le sol est dur, et, à la saison des
Fig. 3. - Outils traditionnels (Afrique).

pluies, il y a trop de travail par ailleurs. Le temps


nécessaire pour effectuer le débroussaillage est Les malgaches débroussaillent rarement au r a s
très variable suivant la densité arbustive, le dia- du sol. Ils utilisent le coupe-coupe et I’angady,
mètre des arbres, etc. En Afrique, suivant les sorte de longue bêche étroite. En culture de
Auteurs, abattage et défrichement manuels deman- décrue sur alluvions, en particulier près de
dent de 12 à plus de 200 jours de travail pour Majunga, les conditions sont différentes. Les sols
un hectare. On peut admettre cependant, avec c baiboho )> portent, lors du retrait des eaux, une
MONNIER, que dans le bassin arachidier sénégalais végétation dense. Les plantes se sont fortement
le dessouchage pourrait facilement être exécuté développées durant la saison pluvieuse et, vu leur
durant la saison sèche, par le paysan et sa famille taille (1,5 à 2 m), il faut abattre cette flore au
sur son exploitation. coupe-coupe avant de la brûler. Ce1 travail
Des essais de techniques de débroussaillage ont demande 20 a 25 journées par hectare, en plus de
été entrepris par l’I. R. H. O. (Darou). La méthode ce qu’exigent les travaux en culture pluviale. Pour
i préconiser serait la suivante : la culture baiboho, il existe donc un goulot
1) coupe des arbustes sur la jachère laissee d’étranglement plus important que pour d’autres
telle quelle, modes de culture.
2) étalement des branches autour de leurs ra-
Si nous examinons maintenant les solutions
cines, proposées pour faciliter le dessouchage manuel
on peut constater que la pioche demeure, avec le
3) mise à feu de l’ensemble (bois et herbes), pic et la hache, l’outil le mieux adapté. Un
quinze jours avant le semis, anspect, ou pince à long manche calée au pied,
4) ratissage général des débris restant avant le pourrait être utile pour extraire les petites
semis. souches (fig. 4) ; en fait cet outil ne donne pas
entièrement satisfaction. I1 faut opérer en saison
Diverses sortes de haches, de dabas, de rhocks humide (KLEIN, 1960), et les racines cassent trop
peuvent être utilisées en zone sahélienne pour ce souvent au ras du sol, puis rejettent.
travail ; chaque peuple, parfois chaque tribu, a
un outil caractéristique. I1 n’est pas possible de Un TREUIL à main du genre LUG-ALL, MON-
décrire ici tous ces outils, qui vont de la daba à KEY, TIRFOR. .. pourrait être essayé pour les plus
manche court à la longue iler (fig. 3). grosses souches.

20
OUTILS

du Sud-Vietnam les graines sont semées sur des


planches de 2 à 3 m de large.
Les outils employés pourraient souvent être
améliorés, soit sur le plan de la qualité des maté-
riaux utilisés, soit SOLIS l’angle de la diversité.
Ainsi, dans certaines zones forestières du Niari,
la culture est limitée à une surface de 0’2 ha par
champ, car la femme ne dispose que d‘un seul
outil inadapté, le e I(ibCi.6 a . L’introduction d’une
sorte de daba dans cette partie du Congo serait
i 1
déjà une grande amelioration (DESTRUHAUT, 1963).
I1 est difficile, pour une Maison europkenne,
par exemple, de proposer un seul modèle d’outil
pour une zone en apparence homogène comme la
zone sahélienne, car le paysan n’achètera un outil
importé que s’il s’apparente à l’instrument fabri-
qué localement, et dont il a l’habitude. Les séries
devant donc être relativement réduites, on ne
peut demander aux Constructeurs de réaliser des
Fig, 4. - Anspect (France). modèles adaptés et bon marché. Un effort de nor-
malisation devrait être tenté par les Vulgarisa-
II. - PRÉPARATION DU SOL teurs.
L’adaptation de l’outillage manuel est une ques-
Le sol ayant été debroussaillé et dessouché, au tion importante, en particulier là OLI sévit la
mieux, les branches et herbes brCilées, il est indis- trypanosomiase. Alors, il n’y a pas de moyen
pensable de disperser les tas de cendre avant de terme entre l’énergie humaine et le tracteur. C’est
préparer le sol lui-même, en vue du semis. Par- le cas, très souvent, en zone guinéenne.
fois des detritus sont apportks dans les futurs Après ce <<grattage>>du sol les agriculteurs
champs d’arachides, pour y être brûlés (Nigeria). sèment immédiatement, en général en poquets,
La préparation est en général très sommaire. sur un terrain où les mottes persistent. Mais, là
Le cultivateur Sérère la réalise rapidement à même où ils disposeraient d’assez de temps pour
l’iler, n’y consacrant qu’une trentaine d‘heures mieux préparer le sol, un hersage ou une sorte de
par hectare : nettoyage, mise en tas et brûlage des sarclage serait impossible, car les outils appro-
herbes. Mais, du nord au sud du Sahel, ce chiffre priés n’existent pas sur le marché local.
peut plus que doubler, comme toutes les normes
de travaux dont nous parlerons par la suite.
Le Malgache, à l’aide de son angady, outil
unique qui servira pour toute la culture, tra-
vaillera durant 20 à 25 jours pour préparer un
hectare. Notons que ce mot malgache désigne
parfois, non plus l’outil lui-même, mais la culture
manuelle traditionnelle. Ce mode de culture
couvre 42 ’70 de la surface arachidière. Parfois le
sol ferrugineux (plateau Beizky près de DiCgo-
Suarez) est si dur, que seule la houe peut &tre
- employée pour le briser.
Des outils aux formes diverses, daramba,
rliock ..., etc., servent, dès les premières pluies, OU
à la saison voulue (cas de 2 cycles annuels),
gratter superficiellement le sol : à moins de 10 cm
généralement. Dans le Sahel cette facon est très
rapide, car il ne faut pas retarder les semis ; la
saison des pluies y dure 4 mois environ et le cycle caeturede
de végétation de l’arachide s’étend sur la même I I I I I
durée (120 jours). L’iler est l’outil type des sols
sableux cultivés à plat. En Casamance, et en géné-
- Préparation du sol

-
D.....*. Semis
ral en zone guinéenne, là oh les sols sont plus u bl bl b Sarclages
Récolte
lourds, la daba est utilisée pour confectionner des
billons. Parfois l’arachide est cultivée sur buttes Graphique 3. - Calendrier d e la culture
(Nigeria, Guinée, Ghana). Dans certaines parties d e l’arachide 6 Madagascar.

21
OUTILS

CHAPITRE 2 stockage des graines à l’abri de l’air. Diverses


méthodes de confinage peuvent être employées :
buses de ciment, fûts, sacs de papier empilés dans
SEMAILLES un magasin. On a même essayé des sacs de jute
(SILVESTRE, 1961).
Les résultats montrent que le décorticage peut
1. - C O N S E R V A T I O N DES S E M E N C E S être fait en toute saison, si on prend les précau-
tions suivantes :
I1 paraît nécessaire de rappeler ici les précau-
tions à prendre, pour conserver aux gousses - triage éliminant toutes les brisures d’aman-
d’arachide leur meilleur taux de germination. des après le décorticage,
- désinfection efficace,
La période de conservation est courte, lorsqu’il
existe deux cycles annuels de culture. Par contre - stockage immédiat en atmosphère confinée.
elle est longue ailleurs ; et la conservation est plus
délicate encore lorsqu’il existe deux saisons plu- **
j:

vieuses dont l’une seulement permet la culture :


moisissures, germinations, etc., sont à craindre. Dans la majorité des cas une conservation des
II est assez facile de bien conserver les gousses semences en coques est assurke en prenant sim-
de semence en zone soudmo-sahélienne et, en plement quelques précautions (MARTIN,1964), en
général, en zone tropicale sèche. Cela devrait se particulier :
pratiquer dans un local couvert, à l’abri du soleil - récolter des arachides mûres, bien séchées
et des pluies ; mais celui-ci doit être aéré (non sur le champ, puis triées,
clos). En zone humide il faudrait prévoir, en plus, - supprimer toutes sources d’humidité ou de
un toit débordant, le grenier étant sur pilotis. I1 chaleur dans les locaux,
est souvent recommandé de poudrer les arachides - essayer de maintenir les gousses à une humi-
avec un insecticide avant stockage. Le recours dité inférieure h 8 % durant toute la période
aux poudreuses à semences peut donc déjà être d’emmagasinage,
utile en fin de culture. - désinsectiser,
A Madagascar, le problème est plus délicat - contrôler le parasitisme et la germination.
encore. En effet, en culture de décrue, le semis
sur sol baiboho se fait en avril, mais la récolte
estivale (hbmisphère sud) des cultures pluviales II. -DÉCORTICAGE ET PRÉCALIBRAGE
est à peine commencée (graph. 3). Aussi, dans cer-
taines provinces (Tuléar), il se pose un problème Les Stations agronomiques préconisent presque
de conservation des semences pour la culture toutes le semis des graines, et non des gousses
<< baiboho >. Les graines#devront être conservées ‘d’arachide; les semoirs sont en général conçus
d’une année sur l’autre ; et pendant la saison esti- pour semer l’arachide décortiquée. I1 existe,
vale pluvieuse, qui produit trop tard des ara- cependant, quelques rares régions o h l’arachide
chides, l’humidité risque de faire germer les est plantée en coque. Ainsi, en Argentine, on sème
graines dans leurs gousses. L’humidité de l’air généralement des gousses, sauf dans les exploita-
peut être préjudiciable, même s’il ne pleut guère. tions qui disposent de semoirs, alors qu’en Trans-
Heureusement, dans la région de Tuléar où la caucasie (U.R.S.S.) l’usage est de semer en
culture semble devoir le plus s’étendre, l’air est gousses, même au semoir (cf. IV” Partie : Ma-
sec et la conservation des coques pose moins de chines).
problèmes. Le décorticage pour l’obtention de semences
En Asie, lorsque le climat le permet, on fait doit être plus soigné que celui réservé aux ara-
parfois une culture à contre-saison, afin d’obtenir chides destinées au commerce. I1 est généralement
des graines de semence pour la culture principale fait, en début de campagne, par les femmes ou les
(Sud-Vietnam). enfants qui travaillent, soit avec les doigts, soit
I1 s’agit en général de stocker des semences en en frappant les gousses sur une pierre, soit en les
gousses, car, décortiquées, les arachides perdent mettant dans la bouche en même temps que la
vite leur pouvoir germinatif ; BOUPFILa montré main œuvre. Un opérateur fournit ainsi de 4 à
qu’au bout de 5 mois le taux de germination 12 lig de graines par jour, suivant les cas.
tombe à 12 % (Thèse : 1947). On ne peut donc les Les surfaces emblavées manuellement étant
conserver décortiquées plus de deux mois, à faibles, le décorticage est généralement assuré par
moins de les mettre à l’abri de l’air. la famille. Dans certains cas la main-d’œuvre
Aussi, depuis 1956, an Centre de Recherche familiale peut ne pas fournir assez rapidement
Agronomique de Bambey, des essais sont entre- les semences. Force est alors de recourir à des
pris sur le décorticage en morte saison, suivi d’un appareils mécaniques.

22
OUTILS

Parmi les décortiqueurs manuels utilisés indivi-


duellement, pour l’arachide de commercialisation,
certains peuvent être employés pour la prépara-
tion des semences. Si on estime au Ghana que les
décortiqueurs du type e CATHALA w conviennent
pour certaines variétés (Bunch), généralement on
préfère des outis plus étudiés. Aux chapitres
décorticage )) nous indiquerons des décorti-
queurs susceptibles de convenir & la préparation
des semences.
L’emploi des décortiqueurs produit toujours
plus de brisures que le décorticage manuel. C’est
pourquoi il est alors d’autant plus indispensable
de poudrer les semences. Mais, du moment qu’elles
sont traitées, les graines, qu’elles soient décorti- u
quées à la main ou a la machine, lèvent dans des Fig. 5. - Calibreuse (Inde).
proportions comparables. Toutefois, si la décorti-
queuse est trop brutale (appareil conçu pour l’in-
tervention dans le u cycle w d‘huilerie) le traite-
111. - TRAITEMENT DES S E M E N C E S
ment risque d’être inefficace. Nous considérerons, par des exemples, com-
Pour réduire le taux de brisures il importe de ment est effectué le traitement, puis nous indi-
bien régler le décortiqueur. Car ce taux peut querons différentes méthodes et les appareils
varier du simple au quintuple avec un même outil, correspondants.
suivant le .réglage adopté par l’opérateur. Mais ce Aux confins de la Côte-d’Ivoire et du Mali, les
réglage sera d’autant plus efficace que les gousses Services de vulgarisation de la République Vol-
auront été préalablement calibrées. taïque livrent à l’agriculteur le désinfectant (fon-
A Bambey on considère que le calibrage de pré- gicide et insecticide mélangés) accompagné d’une
décorticage est indispensable, lorsque les agri- petite boîte de conserve. Celle-ci correspond à l a
culteurs utilisent des semences non sélectionnées. dose de produit à mélanger à une < t i n e >> (I) de
Malheureusement il n’existe pas de petites cali- graines. Mélangeant dans cette e tine >> le contenu
breuses adaptées aux besoins et aux moyens des de la boîte de produit, l’agriculteur préserve ainsi
cultivateurs pris individuellement. ses semences (Ph. GALLAND,1962).
L’opportunité de cette opération est admise AU Sénégal, les C. R. A. D. vendent, maintenant
ailleurs qu’en Afrique. Ainsi <( the Indian Central au prix coûtant, des sacs de polyéthylène conte-
Oilseeds Committee> a essayé de promouvoir la nant 200 g de poudre bactéricide, fongicide et
diffusion d‘un calibreur manuel, afin d’obtenir insecticide. En effet, environ la moitié des agri- I

une meilleure matière d’huilerie, mais celui-ci culteurs ont désormais compris l’intérêt de la
peut servir au stade de la préparation des désinfection des semences, et prennent entière-
semences. ment la dépense afférente à leur charge (cf. gra-
phique 2). Un tel sachet est fourni pour 100 kg de
Cette CALIBREUSE INDIENNE (fig. 5) est constituée graines décortiquées (2 70):E n 19F3, au Niger,
de quatre rouleaux inclinés, de 1’37 m de long et ont été distribués des fongicides pour traiter
de 5 cm de diamètre, supportés à leurs extrémités 1.525 tonnes de semences d’arachide. Au Tchad,
p a r un bâti en bois. Ces rouleaux tournent en sens en principe, toutes les semences distribubes p a r
inverse et sont entraînés par une cordelette, qui les Services de vulgarisation sont traitées ..., etc.
passe sur leur extrémité inférieure de façon à ce La désinfection des semences n’est guère pra-
qu’ils travaillent par paire. La cordelette passe tiquée à Madagascar ; pourtant Thirame et Diel-
ensuite sur la poulie portant la manivelle d‘entraî- drin y ont prouvé leurs avantages. A l’instar du
nement. Les rouleaux tournent de manière à sou- Sénégal il pourrait y avoir là un débouché pour
lever les arachides sans les concasser, tout en les les poudreuses mélangeuses.
faisant descendre le long d’eux-mêmes. Ils s’éloi- I1 n’est pas exclu que l’on mette au point u n
gnent l’un de l’autre en allant vers l’extrémité répulsif à mélanger aux fongicides et insecticides
inférieure (axes divergents). Cet espace est réglable pour écarter les chiens sauvages et les corbeaux
suivant les variétés. Un réservoir supérieur con- qui, suivant les lignes, font des ravages sérieux
tient les arachides qui s’écoulent par la rotation dans les champs de la Grande Ile. En Afrique ce
,des rouleaux. Des casiers inférieurs reçoivent les sont parfois les chacals ou les singes qui déterrent 1
gousses, aux différents niveaux, suivant leur les graines, et qu’il faudrait écarter.
taille.
Le rendement de cet appareil, simple et bon
marché, serait de 37 kg/h. (1) Bidon de 18 litres.

23
OUTILS

En Inde les semences sont assez souvent trai- Ces poudreuses semblent devoir être vulgari-
tées. sées un peu partout. I1 existe sur le marché de tels
Le dosage du fongicide, du bactéricide, de l’in- MÉLANGEURS A DÉBIT DISCONTINU, fournis par divers
secticide, éventuellement du corbicide, etc..., puis Constructeurs f r a q a i s ou autres :
son mélange avec la graine, peut s’effectuer de
B R O C H E T (A.F.M.A.) : c’est en réalité un
différentes façons, même en culture uniquement
manuelle. tronc de cône axé et muni de palettes sur ses
parois internes. J I est donc plus facile à manœu-
On brasse à la main, durant 3 à 5 minutes, les vrer et plus perfectionné que le fût désaxé clas-
produits contenus dans un récipient, jusqu’à ce sique.
que les graines soient bien recouvertes par la
poudre. Calebasses, bassines, << tines >, etc..., sont ALDEBERT : fût d’une centaine de litres.
à la disposition de l’agriculteur, qui préférera
utiliser un contenant réservé à cet usage. Pour C A U - C H E T E U X : idem.
des quantités importantes l’emploi de gants de DARRAGON : idem.
caoutchouc serait à conseiller, mais il est préfé-
E. A . V . M . : fût de 150 litres ; possibilité de
rable d’employer un outil prévu pour cet usage.
recevoir une poulie.
Toutefois, l’enrobage est difficilement aussi bien
fait qu’avec un mélangeur. Ainsi, au Sénégal, PROCIDA :fût de 125 litres.
I. R. A. T. et I. R.H. O. déconseillent l’usage de la SISCOMA : fiit de 50 litres environ.
calebasse.
Le plus simple de tous les appareils à utiliser En Inde M E T A L Ind, M U D H A R , R A J A S T H N . . .
pour ce travail est le tonneau, ou tambour, hermé- etc., fabriquent aussi de tels mélangeurs.
tiquement clos, que l’on fait rouler sur le sol. Avec La manivelle de ces appareils doit être tournée
l’arachide il faut opérer à vitesse réduite, sur un 50 à 100 fois, en inversant au besoin le sens de la
sol assez lisse, pour ne pas détériorer le tégument rotation ; il ne faut les remplir qu’aux deux tiers
de la graine ou même séparer les cotylédons. ou même moins.
L’emploi d’un sac est à proscrire, car la poudre
filtre au travers. I1 existe aussi des MÉLANGEURS A DÉBIT CONTINU,
Si l’on dispose d’un tonneau ou d’un fût quel- telle la poudreuse BROCHET (fig. 7) qui est
conque il est de loin préférable de le transformer employée, par exemple au Sénégal. C’est un appa-
‘en poudreuse du type (< baratte >>, en le traversant reil plus complexe et de plus grand débit auquel
par un axe oblique par rapport à celui du ton- on reproche parfois d’être trop coûteux, même
neau, une manivelle étant placée à une extrémité pour les petites collectivités d’Afrique. Il est
de cet axe. Le tonneau doit être percé d’une porte, d’ailleurs prévu pour être livré avec poulie ou
assez grande. I1 sera disposé sur un châssis, assez même moteur électrique ; aussi nous en reparle-
haut pour faciliter les manutentions. On trouvera rdns plus loin. Notons toutefois que le Construc-
ci-joint un schéma de fabrication communiqué teur (A.F.M.A.) le propose aussi avec des modi-
p a r l’Office Technique pour l’utilisation de fications le rendant apte au traitement des graines
l’Acier (fig. 6). de petit diamètre, mil par exemple.

Un fût métallique de 100 litres est soigneusement nettoyé h l’intérieur


de façon h éviter toute production de gaz inflammable au cours du
soudage. Une porte d’accès ( a ) de 20 X 30 cm, ménagée sur l a surface
cylindrique, au voisinage du fond, est articulée sur deux charnières
et fermée au moyen d‘une crémone de fenêtre.
Le fût îraversé par un arbre (b) de diamètre 25 mm, soudé (en c e t d)
sur chacun des fonds, tourillonne sur deux paliers (e et f)$ constitués
par des tronçons de tube.
Cet ensemble est monté sur chassis en cornière (9). En bout d’arbre
est soudé u n manchon taraudé (h) sur lequel se visse la manivelle
constituée p a r u n tube (j)aplati h ses extrêmités. Sur chacunedecelles-ci
est implanté un boulon soudé, l‘un d’eux permettant le vissage de la
manivelle en bout d’arbre, l’autre formant l’axe support de la poignée
de manoeuvre (m).

Fig. 6. - Schéma de [Link] d’un tambour pour traiter les semences (d’après l’O. T. U. A.).

24
OUTILS

L’outil le plus simple qui permette de realiser


rapidement un semis en ligne, dense, régulier et à
la profondeur voulue est la cr ROUE MARQUEUSE A.
De telles roues ont été distribuées dans la région
de Banfora (Haute-Volta), afin d’obliger les agri-
culteurs, qui sèment sur billons, à placer les
graines tous les 15 cm et non tous les 20 ou 30
comme de coutume.
C’est, en somme, une roue de brouette, en fer,
sur le bandage de laquelle sont fixées’des dents
triangulaires a distance convenable. En la faisant
rouler, au besoin par un enfant, l’agriculteur peut
rapidement semer une graine par trou ainsi
imprimé dans le sol (Ph. GALLAND,1962).
On trouve, en Tripolitaine, des roues mar-
queuses plus perfectionnées (ORAM,1957). Un bâti
permet, d’une part, de monter ,des mancherons
pour pousser l’outil et, d’autre part, d’accoupler
deux roues identiques, ce qui double la produc-
tivité de l’outil. Un traceur marque la voie pour
le passage suivant, à la distance voulue (fig. 9).
Enfin, pour éviter le colmatage des crampons
Fig. 7. - Poudreuse continue (France). dans des sols argileux et humides, le bandage peut
2tre élargi, de manière a permettre la fixation des
IV. - SEMIS MANUEL
On peut estimer gue << 80 ”/o des douze à treize
millions d’hectares d’arachides cultivés dans le
monde sont encore, à l’heure présente, semés à la
main, graine par graine >> (I. R. H. O., 1962), soit
environ 10.000.000 d’ha. Parfois les manquants
sont remplacés 1 0 ii 15 jours après le semis
(cf. Nord Cameroun) ; ce qui prolonge la durée
des semailles.
Très souvent l’arachide est sem6.e en associa-
tion, généralement avec le mil. Lorsque ceci est
encouragé, comme au Tchad, ce ne peut être uni-
quement qu’en culture manuelle.
Le sol est parfois ouvert au talon, puis le
semeur laisse tomber la graine et comble le trou
avec ses doigts de pied (Dahomey) ; ou, encore,
le trou est fait avec un doigt et refermé à la main
(Nord Cameroun).
Généralement le trou est ouvert avec un outil
(iler, harmette, konko), OLI à l’aide d’un simple
bâton (Nigeria), ce qui semble vite insuffisant. En
Chine le plantoir est l’outil traditionnel. La mat-
chette, le coupe-herbes peuvent aussi être utilisés.
La houe est d’usage courant au Sud-Vietnam où,
selon TULLIÈRES, l’on dépose jusqu’à 3 graines par
trou. Le paysan malgache met 1 à 2 graines dans
un trou ouvert à l’angady. Mais, dans la région
d’Ambato-Boëni, le semis se fait parfois à la main
dans une raie ouverte avec une houe attelée, car
le sol est très dur. Cette dureté du sol, au moment
du semis, est relativement exceptionnelle en
culture arachidière.
Un simple cordeau, à nœuds régulièrement
espacés, permet de placer les poquets à intervalle Cliché IRHO.
constant sur une ligne (Niger). Fig. 8. - Roue marqueuse (Haute Volta).

25
OUTILS

crampons en quinconce (cf. expérimentation se bloquent, car les paliers ne sont pas toujours
I.N.E.A. C. : CHALON,19593. assez étanches, à l’eau et au sable.
I1 n’existe pas, à notre connaissance, de Cons- - Une telle roue semeuse, en bois, a été pro-
truct,eurs qui commercialisent de tels outils. Mais posée au Vietnam (KOEGEL, 1960).
les forgerons de village, lorsqu’ils existent, sau-
ront vite les fabriquer avec des .ferrailles de récu- - W O L F , parmi sa gamme d’outils de jardi-
pération. nage, propose de tels appareils.
Les graines ayant été déposées dans chaque - BENTALL offre un modèle plus important
trou fait i la roue, ceux-ci seront refermés < ma- que les précédents, qui a même été monté SUI- des
nuellement 2, plus précisément avec le pied, sou- tracteurs.
vent d’un coup de talon. - Un disque semeur plus perfectionné aurait
été spécialement construit par A H . ENGINEERING
W O R K S sur la demande du Ministère de l’Agri-
culture de l’Ouganda.

tracuur

Fig. 9.
*
- Roues marqueuses jumelées (Libye).

A défaut de roue marqueuse il est possible


d’utiliser des éléments rayonneurs, pour respecter
un interligne constant, qui permettrait des bi-
nages en traction animale. Un rayonneur en bois,
.
muni de pointes, éventuellement métalliques,
pourrait être construit par le paysan lui-même. Fig. I O . - Semoir rotatifà tambour réservoir (Angleterre)
Certains en adaptent sur les bineuses attelées
(1.008”) *. Enfin il existe des SEMOIRS CLASSIQUES (jardi-
V. - SEMOIRS nage, etc.) à bâti léger (fig. Il), pouvant être tirés
ou poussés par un homme, tel les modèles ’ EBRA,
I1 existe plusieurs genres d’outils semeurs, uti- Les plus légers des semoirs à traction animale
lisables manuellement. pourraient, aussi, être tirés et poussés par un
homme dans les sols’les plus légers.
Le plus simple est la CANNE PLANTEUSE. Mais cet
instrument n’a pas connu grand succès avec Pratiquement, dans la majorité des cas, les
l’arachide. Certains essais ont montré que cette semis manuels sont effectués avec les outils tra-
graine oléagineuse serait trop grosse pour cet ditionnels à usages multiples, qui servent à la pré-
outil (DELHOVE : I. N. E. A. C., 1960). paration, à l’entretien, et même à la récolte.
Récemment, à Madagascar, M. DUFFOUR a amé-
lioré une canne planteuse japonaise en lui adap-
tant un disque de distribution s’inspirant de ceux
des semoirs classiques.
I1 existe de tels outils aux Indes.
Les DISQUES SEMEURS (fig. IO), dont le tambour
sert de réservoir, ont un plus grand succès. Tou-
tefois on reproche très souvent à ces semoirs à
barillet de ne pas contenir assez de graines entre
leurs deux disques. De plus, l e dispositif de recou-
vrement des graines est souvent une simple chain?
traînante, ce qui pent être notoirement insuffisant
dans les sols sableux du Sahel. Parfois les disques
Fig. 11. - Semoir monograine manuel à disque incliné
:E Voir note (2) page 18. (France).

26
OUTILS

CHAPITRE 3 lorsqu’il a lieu, sert souvent en même temps de


billonnage, ce qui facilite la maturation des
gousses et l’arrachage. De même au Sud-Vietnam,
ENTRETIEN ET FERTILISATION au Cameroun, l’arachide est chaussée manuelle-
ment.
I1 existe bien des HOUES MONOROUES A BRAS
I. - [Link] SARCLAGE (fig. 13.) : FABRE c Alouefte >>, LAVERGNE,
SOFAC, T I X I E R , et aussi ALLEN << Planet Junior )>
Les opérations du désherbage interviennent en (E.-U.), P I R A Z Z O L I (Italie), PLANTA (Allemagne),
nombre variable suivant les conditions Bcologi- M U D H A R (Inde), T H I L O T (Hollande). Mais celles-1
ques. C’est un travail fastidieux, qui est facile- ci ne‘semblent pas devoir remplacer les ilers et
ment laissé à la main-d’œuvre saisonnière. Parfois autres houes à main servant de binettes. Pourtant
celle-ci travaille sans échéance, ce qui la conduit elles auraient l’avantage d’offrir plusieurs équi-
à réduire le nombre des sarclages. pements pour un même bâti, lesquels pourraient
Au Sénégal, par exemple, l’entretien entière- être employés pour divers travaux d’entretien.
ment manuel se décompose souvent comme, suit.
L’agriculteur fait un premier binage-sarclage en
même temps que le semis, ou aussitôt après. Ce
<< radou )> a pour but de supprimer les traces de
poquets (prédateurs), et de conserver aux ara-
chides de l’avance sur les adventices (sarclage).
I1 se fait à l’iler (35 heures/hectare en pays
Sérère). De ce premier sarclage dépend la moitié
de la récolte, dit-on parfois.
Deux, ou même trois sarclages sont ensuite
nécessaires jusqu’à la récolte (50 h/ha, 50 li/ha,
puis 35 h/ha). Les Sénégalais utilisent l’iler
(fig. 12), parfois le sokh-sokh. Souvent il faut
compter, en plus, un arrachage manuel des adven- Fig. 13. - Houe monoroue h bras et ses accessoires (Italie).
tices (20 h/ha), en particulier sur le rang lorsque
l’arachide est semée en ligne. Au total, les Sérères, Toutefois ces outils sont relativement coûteux.
qui entretiennent bien leur champ, consacrent au De plus ils exigent un effort musculaire en géné-
binage 40 % de leur temps. Trop souvent le ral trop important, et il faudrait les modifier pour
champ est envahi par les adventices et il ne reste entraîner l’adhésion des agriculteurs habitués à
plus qu’à arracher les hautes herbes à la main, leurs outils.
pour les entasser en bordure du champ. I1 arrive Pratiquement, en culture manuelle, le binage-
même que, les désherbages n’ayant pu être faits sarclage est le seul soin apporté aux arachides
en temps voulu, le champ soit purement et sim- durant leur croissance. Toutefois, certaines
plement abandonné, lorsque les herbes l’ont sub- formes de fertilisation sont vulgarisées dans des
mergé. zones plus ou moins restreintes. Ainsi, au Sénégal,
A Madagascar deux binages suffisent générale- l’engrais est distribué sur 200.000 ha environ, soit
ment. Ils sont effectués à I’angady. Le deuxième, sur un cinquième de la surface arachidière.

-.

Fig. 12. - Binage

à I’iler (Sénégal).

27
OUTILS

II. - FERTILISATION 111. - P R O T E C T I O N DES C U L T U R E S


Fumer un champ est une pratique peu com- Pour écarter les prédateurs (oiseaux, singes,
mune dans les pays qui nous intéressent, parti- etc...) des semis, ou des champs d’arachides
culièrement en Afrique tropicale. Parfois, moyen- miires, souvent les cultures sont gardées durant
nant redevance, les pasteurs viennent faire paître 10 o u 20 jours. Mais ceci ne peut empêcher les
leurs troupeaux sur la jachère qui va être culti- infestations par les insectes, les moisissures ou
vée. I1 arrive aussi que le cultivateur ramasse la les virus.
poudrette des parcs à bœufs pour la porter dans
L’arachide ne mérite pas, et heureusement ne
son champ. Mais ces fertilisations n’intéressent
que de très rares cas de culture manuelle de nécessite pas, des traitements antiparasitaires à
l’arachide. grande échelle, comme ceux qui doivent être
Les engrais minéraux sont encore généralement entrepris, par exemple, sur les cotonniers. I1 fau-
ignorés. Mais un gros effort de vulgarisation a drait d’abord pouvoir compenser < les frais
été fait, et le bassin arachidier du Sénégal devient importants de telles interventions, qui devraient
’un consommateur non négligeable de phosphates, souvent être répétées >> (TOURTE, 1961).
dont certains viennent du pays (cf. graphique 2). Actuellement, et pour nous cantonner à 1’Afri.
Ce sont, en général, des formules concentrées que tropicale, seules les Stations ou les Centres
qui sont commercialisées, car il est préférable de de Multiplication de semences effectuent, parfois,
transporter au loin un produit riche. Ceci pré-
des poudrages secs ou des pulvérisations sur
sente un inconvénient, car plus un engrais est
pur, plus il doit être épandu de manière uni- l’arachide. Ainsi, en Haute-Volta et au Niger, des
forme. poudreuses, des pulvérisateurs mécaniques, à
Les Services vulgarisateurs ont été parfois pression préalable ou entretenue, sur brouette ou
conduits à faire ajouter, par l’agriculteur, un pro- à dos, sont éventuellement utilisés. Notons que la
duit inerte (sable) au moment de la distribution, quantité de solution épandue n’est pas alors la
de manière à diluer le produit et à éviter les irré- même : environ 1.000 I/ha avec les brouettes,
7 gularités. Des démonstrations d’épandage à la contre 250 l/ha avec les appareils à dos.
main sont faites, notamment au Sénégal, afin La Station de Bambey (Sénégal), a effectué des
d’apprendre au paysan < l e geste auguste du essais de traitement en végétation à l’aide de pul-
semeur >>. Ailleurs, on distribue avec le sac d’en-
vCrisateurs mécaniques à dos. Mais aucune pulvé-
grais une boîte, par exemple d’allumettes, en pré-
cisant qu’une fois remplie il faut épandre son risation n’est vulgarisée en milieu paysan.
contenu sur une surface donnée. Cependant, pour circonscrire une tache de
L’expérience a montré qu’il faudrait associer e rosette> par exemple, on peut envisager un
I fumure organique et minérale. Ceci est parfois poudrage ; la pulvérisation étant, le plus souvent,
réalisé. Ainsi, dans l’Ouest de la Haute-Volta, le rendue peu pratique par les difficultés d’approvi-
fumier de parc est d’abord apporté par paniers, sionnement en eau.
avant les premières pluies. Cette poudrette est I1 existe des poudreuses à main de tous types et
déversée dans le creux des anciens sillons, par de tous modèles.
petits tas tous les 70 pas. Eparpillé ce fumier sera
enfoui lors du rebillonnage. Cette fumure est Les POUDREUSES A SOUFFLET sont facilement fabri-
suivie d’une localisation de superphosphate gra- quées sur place à partir de chambres à air, boîtes
nulé sur le sommet du billon. L’agriculteur a de conserve, valves en cuir, etc. (Madagascar).
appris qu’il doit répartir le contenu de sa boîte Certaines Maisons en proposent de petites :
sur une distance égale à la longueur d’une corde, FABRE << Unic >>, << Toxette >, PETIT, P R O C I D A
C I U ~lui est donnée avec ladite boîte. Ainsi il e T u t o n >>, etc.
enfouit son engrais sur la ligne, 1 0 à 15 jours
après le semis (Pli. GALLAND,1962 et 1963). Des appareils plus importants, notamment des
POUDREUSES A VENTILATEUR sont aussi proposées :
I1 existe bien des LOCALISATEURS MANUELS pour
l’engrais, tel le modèle ALLEN. Mais ces outils B E R T H O U D <( Procall R e x >>, D U B O I S , FABRE,
de jardinage sont d’un emploi peu rentable en PETIT, VERMOREL ...,
etc.
agriculture extensive. Encore devraient-ils distri-
buer la quantité souhaitée. Ces poudreuses pourraient, aussi, être utilisées
En fait, dans les rares cas oh un engrais miné- pour épandre de I’HCH, ou tout autre insecticide,
ral est épandu, son enfouissement est souvent sur le sol, la o h les arachides seront mises en tas.
réalisé à l’occasion des façons de binage-sarclage, En effet, il faut alors souvent écarter les termites
effectuées à l’aide des outils traditionnels. ou autres déprédateurs.
OUTILS

CHAPITRE 4 . 1

RÉCOLTE

I. - ARRACHAGE
II peut arriver, en terre particulièrement
meuble, que l’arrachage puisse se faire directe-
ment à la main, par traction sur les fanes. Mais
cette pratique reste une exception. Ainsi, dans
certaines parties de la Vallée du Niari (Congo-
Brazzaville), un manœuvre arrache un hectare en
10 jours (GO heures environ).
Au Tchad, lorsque le sol est bien sec, le culti-
Fig, 14. -Arrachage à I’iler à B o d e l (Sédgal).
vateur le frappe parfois avec un simple bâton,
afin de l’ameublir autour du pied d’arachide, et
c’est diminuer de 1 à 2 % celui-ci (réduction va-
de casser ainsi la croûte superficielle, puis il tire
lable pour les semis tardifs). Mais si la terre dur-
la touffe (16 joursjha).
cit trop vite on peut voir les pertes s’élever, par
Le plus souvent les arachides sont soulevées à
exemple à 30 % et même plus, pour arriver jus-
l’aide d’une iler (fig. 14) ou d’une daba, d’une
qu’à l’abandon de la récolte.
angady ou d‘une autre bêche (Inde), d’un crochet
Au contraire, en zone guinéenne, si les pluies
à deux dents (Sud-Vietnam) ..., outils de construc-
persistantes empêchent le fanage, l’arrachage peut
tion locale.
être reporté a une date ultérieure. Mais on risque,
Tenant son outil à deux mains, le cultivateur
alors, de voir les graines germer dans leurs
sectionne le pivot des plantes et, parfois, les sou-
gousses.
lève en les retournant. En moyenne, en Afrique
tropicale, il faut compter une vingtaine de jours
(Niger, Congo), pour arracher un hectare, alors
II. - FANAGE
qu’on y consacre jusqu’à 25 jours à Madagascar, Par convention nous appellerons < fanage >> les
en culture de décrue. soins apportés aux plants d’arachides non battus
Les ((‘restes en terre D ne sont pas négligeables et c séchage >> (1) ceux conférés aux coques seules,
dans l’application de cette méthode, mais, d’une après égoussage (ou e battage >>).
facon générale, une récolte manuelle abandonnera A maturité une fois soulevée et arrachée, la ré-
moins de gousses dans le sol qu’une récolte méca- colte doit être séchée sur le champ ; pour réduire
nique ; en 1953, H. JULIA les a estimés au Niari, à les risques dus aux intempéries, il faut en exposer
moins de 8 lrg/ha. la plus grande surface possible au soleil et au
Une fois les arachides fanées et mises en tas le vent. Différentes méthodes existent : plantes lais-
champ est généralement délaissé. Mais il arrive sées éparses sur le sol, mises en lignes ou en tas.
que les paysans profitent de ce que la terre a été Ces derniers peuvent &tre isolés du sol : plate-
retournée, pour fouiller le sol afin de retirer les formes, perroquets et claies.
dernières gousses. Ce glanage, qui est pratiqué Un fanage imparfait donnera des gousses mal
par exemple au Tchad, au Sud-Vietnam, etc., est colorées, des amandes rances et parfois toxiques,
exécuté surtout par les femmes et les enfants. Aux si les moisissures s’y développent (AspergiZlus
Etats-Unis il est effectué par les porcs dans cer- flauzzs, etc...) ; parfois elles noircissent par points,
taines régions (hogging). ou par taches. Par ailleurs, les fanes obtenues
Le buttage laisse au sol plus de souplesse, éten- seront peu aptes à l’affouragement. Le fanage bien
dant la durée possible de la récolte. I1 n’en reste exécuté conduira à l’obtention de bons produits :
pas moins que, même chaussés, les plants devien- gousses et fourrage.
nent parfois inarrachables avant la maturité des Dans la pratique, en Afrique, les fanes sont
gousses. Ainsi les cultivateurs peuvent être laissées trop longtemps au soleil, au détriment de
amenés à abandonner leur champ (RAMIAH et la qualité du fourrage qu’elles pourraient procu-
MUKHERJEE,1953 : Inde). rer. Mais, comme le bétail n’est pratiquement pas
Devant cette hantise de voir le sol se durcir affouragé, ceci est moins grave qu’il peut y pa-
les cultivateurs des régions sahéliennes d’Afrique raître.
ont tendance à commencer l’arrachage très tôt, au
détriment du rendement. On estime, par exemple (1) Le terme anglais curing peut désigner, au choix,
au Sénégal, qu’avancer la récolte d’une journée, chacune de ces 2 opérations.

29
OUTILS

Le fanage peut se faire en disposant les plantes


ir la surface d u sol ; elles seront simplement éta-
lées (fig. 15 a ) ou mieux retournées (fig. 15 b ) de
manière à exposer les gousses au soleil, et à les
éloigner du sol. BLATCHFORD et HALL (19G3) rap-
portent, d’Ouganda, qu’en une journée des ara-
chides exposées coques en l’air, ont vu leur humi-
dité passer de 40 à 25 %, etc. Ces méthodes sont
courantes du Sénégal à l’Australie, sans oublier
l’Afrique du Sud. SELLSCHOP et KRIEK(1954) puis
SELLSCHOP(1955) font remarquer que, dans ce
dernier pays, le << séchage au soleil > présente des
inconvénients s’il est trop poussé. La cuticule qui
recouvre les amandes se desséchant, les cotylé-
dons se sépareront alors très facilement. I1
convient donc de mettre rapidement les arachides
en tas.
Parfois le feuillage est, au contraire, maintenu
en surface, quitte à ce que les gousses soient sur
un sol humide, afin de protéger les fruits du
soleil.
Le fanage, exécuté en laissant les arachides Fig. 16. -Fanage en petits tas posés sur le sol
(Sénégal 1964).
éparpillées, ne doit pas durer trop longtemps.
Interposer un isolant entre elles et le sol, une placées à la périphérie (Sahel), là vers le centre
feuille de papier goudronné ou une tôle, accélère (zone guinéenne), ou sans ordre. Le plus souvent,
peu la dessication. ces tas demeurent 2 à 4 semaines dans les champs
a b avant le battage (fig. 17). La taille des meulons
est variable suivant les pays, voire les tribus
(Guinée Portugaise).
Afin d’obtenir des gousses de qualité il peut
être opportun de recouvrir les meulons de papier
goudronné, de paille, de sacs, etc., qui protègent
les fruits de la pluie, de la rosée, ou d’un excès
Fig. 15. - Divers procédés de fanage sur lesol de soleil.
(voir l e texte).

Les arachides qui sont groupées à la main pour


le fanage sont généralement rassemblées en tas ou,
plus rarement, en lignes (ou andains), alors que
ce dernier procédé est, au contraire, devenu la
méthode courante en culture très mécanisée. En
Union Sud Africaine, lorsque le temps le permet,
des andains peuvent être formés, les gousses étant
en surface. Laissées ainsi 3 à 4 jours les plantes
sont assez sèches pour être mises en gros tas.
Les tas d’arachides peuvent se présenter sous
différentes formes. Ils sont faits à la main. Le
groupage en gros tas est généralement précédé
d’un véritable fanage de plantes d’abord éparses
sur le sol, ou en petits tas, par exemple d’une di- Fig. 17. - Meulon d’arachide (Sénégal 1964).
zaine de plantes comme au Sénégal (fig. IG), OU
même seulement de 2 à 3 comme parfois en Gui- << Les meulons aérés )) sont des tas où une che-
née Portugaise. minée centrale a été aménagée (Rhodésie, Nyassa-
Les gros tas peuvent se présenter sous la forme land, U. Sud Africaine, Bambey, etc.). Les gousses
de meulons ou << cachons >> ( I ) , tels ceux utilisés peuvent &tre disposées soit à l’intérieur (bordant
pour les fourrages. Ici les gousses peuvent être la cheminée), soit vers l’extérieur, soit des deux
c8tés à la fois, soit encore sans ordre (cf. dessins
(l), <Cachons>>: procédé de fanage en tas tels que en coupe au-dessus de la fig. 1 8 a ) . Un chapeau
l a recolte soit ((cachée >).Ici le feuillage est placé en d’herbe les protège parfois sur le dessus. Un film
surface de manière à protéger les gousses. plastique pourrait être utilisé à cet effet.

30
.-
a

d
Fig. 18. - Procédés de fanage améliorés.


OUTILS

En Union Sud Africaine les meulons aérés sont D. W. HALL les a expérimentées à la Station de
souvent placés sur des monticules de terre ; ils Molrwa (Nigeria). Le fanage sur claies de bambou
sont alors appelés e cokes >>. Cette plate-forme, qui (90 cm de long), placées à 45 cm de haut, s’est
a 10 à 15 cm de haut, est faite à la bêche (la 1,2à révélé rapide (le taux d’humidité est passé de 21
1,5 m). Les plantes sont disposées en rosace, les à 6 70 en 7 jours), et efficace contre les termites.
gousses et les racines étant en position centripète, En Australie des claies métalliques ont été mises
le feuillage en position centrifuge. Le tas au point, mais les arachides étaient auparavant
commence à se rétrécir vers 70 cm, pour se ter- partiellement effeuillées ; ceci permettrait le sé-
miner à 1,20 ou í , S O m (SELLSCHOP, 1955). chage en plusieurs lits (quatre) (SMYTH,1959).
Des plateformes de bois peuvent aussi être uti- E n résumé le fanage ii même le sol est une opé-
lisées pour isoler du sol le fond du tas (fig. 18 b ) . ration relativement risquée : en zone sèche pour
Les arachides y sont déposées juste après I’arra- la qualité du fourrage, en zone humide surtout
cliage (Gambie) ; OLI en un tas légèrement plus pour celle des gousses, produit commercialisable ;
gros après un début de fanage (Guinée Portu- sans envisager les dégâts éventuels occasionnés
gaise). Dans ce dernier cas la plateforme est géné- par les déprédateurs. I1 est pourtant pratiqué
ralement de forme carrée ( e bentens D) et supporte ainsi dans la majorité des cas. Cette méthode
alors un tas de 75 cm de haut ou plus. Les Gui- mériterait d’être remplacée par le séchage sur
néens apprécieraient fort cette méthode. Malheu- perroquets, plate-formes, ou claies, lorsque la
reusement le bois risque d’attirer les termites et main-d’œuvre disponible est suffisante.
il convient de e traiter >> les pieds des plate-
formes.

,
BLATCHFORD et HALL indiquent qu’au Tanga-
nyika les plate-formes ( e ou barbecue )> 1, récem-
111. - BATTAGE
ment mises au point pour le coprah, pourraient Généralement les femmes et les enfants
être adaptkes à l’arachide. Le socle rectangulaire égoussent les plants secs à la main. Ce travail est
est réalisé en grillage ou en bambous fendus. Des fait au champ le plus souvent, ou au village après
murs, de bambous fendus ou de tôle ondulée, per- le transport des arachides, par exemple dans des
mettent d’isoler la récolte, la nuit ou durant les sacs que porte un âne. Toutefois il semble qu’au
pluies. Ces murs sont fixés par des perches. Des Ghana, femmes et enfants égoussent l’arachide
chaînes, qui sont fixées à celles-ci, permettent verte, non fanée, aussitôt aprks l’arrachage
d’entrouvrir plus ou moins ces murs, peints en (WADHWA).
blanc à l’intérieur pour refléter la lumière solaire. Assez souvent le battage est exécuté sur une-
Les perroquets ou siecateurs sont très largement aire à l’aide d’un bâton, l’opérateur retournant et
utilisés : Australie, Israël, certains pays d’hfri- secouant la récolte d’un coup de pied.
que, etc. Toutefois ils nécessitent beaucoup de
main-d’œuvre et ils ont maintenant presque dis-
paru des champs des régions arachidières des
Etats-Unis, oh ils étaient encore très employés il
y a 15 ans.
Les plantes sont généralement disposées sans
ordre autour du piquet, mais les gousses peuvent
aussi êtres placées à l’intérieur OLI à l’extérieur
(cf. les dessins au-dessous du perroquet peu
chargé : fig. 1s c). La base est souvent constituée
d’un croisillon qui est situé à une hauteur telle
que la récolte ne touche pas le sol. L’intérieur du
tas doit être le plus creux possible. Le cadre est
en bois, sauf parfois aux Etats-Unis, o h des sicca-
teurs métalliques avaient été étudiés. Les trépieds
et quadripieds sont moins utilisés (Ghana, Kenya).
Parfois les perroquets sont chargés en deux Fig. 19. - Battage manuel (Sénégal).
temps (BLATCHFORD et HALL, 1963). Dans le pre-
mier, le rang proche de la ligne des siccateurs est Dans la province de Tuléar (Madagascar), les
arraché et chargé sur le croisillon, de manière à arachides sont parfois battues par percussion sur
assurer une bonne assise au reste de la récolte, une claie fixée sur quatre piquets, à environ
qui sera placée par-dessus quelques jours après 70 cm du sol ; l’ouvrier travaille debout. Les
(2. temps). gousses miires se détachent facilement des fanes
L’usage des claies (fig. 18d) est peu répandu, pour s’entasser ,sur une natte étendue pour les
sauf en Afrique Equatoriale (Congo Léopoldville). recueillir sous la claie.

32

1
OUTILS

Toujours à Madagascar, le battage et le net- battes sont fixées par des clous, etc., ce qui la
toyage qui suit nécessitent de 15 à 30 jours (de rend peu vulgarisable sous sa forme actuelle en
6 heures) de travail, suivant les rendements de Afrique Tropicale. Toutefois, cette machine don-
la culture (pluviale ou de décrue). Au total, récolte nant satisfaction en Inde, il devrait être possible
et battage à la main requièrent 35 A 55 jours et de l’adapter et de la construire en Afrique.
représentent 40 à 46 % des charges de la culture Dans une station de YI. R.H. O., à Loudima
manuelle. (Congo Brazzaville), M. MARTIN a réalisé un pro-
LES BATTEUSES A P€DALE (dites e japonaises )>), totype de petite BATTEUSE A MANIVELLE (fig. 20).
conques pour le riz, ont été employées pour les Cette égousseuse, munie d‘un tambour < cage
arachides. Elles ne conviennent en général pas. d’écureuil w , permettrait de quadrupler le rende-
En particulier elles n’ont pas donné satisfaction ment de l’égoussage manuel (rapport annuel
au Sénégal et en Inde. I1 faut présenter la partie I. R. H. O., 19G4). Les essais se poursuivent et un
souterraine en tenant les fanes en main pour faci- constructeur en a déjà fabyicpé : ARARA. Si cet
liter l’égoussage. Ceci a l’avantage de laisser u n outil est construit en série, il sera alors possible
feuillage de meilleure valeur fourragère ; mais d‘en équiper les villages, qui ne disposaient jus-
les rendements sont faibles, comparés au travail qu’ici d’aucune batteuse < simple et bon march8 >>,
manuel. Des essais entrepris au Congo Central comme le déplorait BONLIEUencore récemment
(I. N. E. A. C.) ont montré que le rendement ho- (19GI).
raire est d’une vingtaine de lrg,. de gousses
fraîches et triées, le triage étant effectué 4 la IV. - VANNAGE
main, après le battage (DELHOVE). Le nettoyage des arachides se fait généralement I

Un modèle de petite batteuse a pédale a spé- de la maniere la plus simple, avec des calebasses
cialement été conçu pour l’arachide, par la Divi- que l’on déverse les unes dans les autres, du plus
sion d’Agronomie du Collège d’Agriculture de haut possible, dans un courant d’air eliminant les
Dharwar en Inde (HOSMANI et PATIL,1964). Selon parties légères. S‘il n’y a pas assez de vent, on
les Auteurs, un homme pkdalant et u n autre en- peut voir les femmes courir, une calebasse dans
grenant, le rendement est de cinq fois celui d’un chaque main, en versant le contenu de celle tenue
homme battant à la main selon la méthode tradi- en hauteur, dans celle du bas.
tionnelle. Cet appareil coûte 115 francs (115 Rs). I1 existe, en Inde ou au Japon, des ventilateurs
Malheureusement cette batteuse est en bois, les à pédale: CECOCO, METAL Ind., DISTRICT
COOP. Fed. Ltd.,TAISHO. Ils sont dépourvus de
gaines concentrant et guidant le courant d’air, ce
qui réduit leur efficacité (fig. 21), mais ils peuvent
être utiles et construits artisanalement.

I
. Fig. 20. - Egousseuse à manivelle (France). Fig. 21 -Ventilateur à pédale (Inde).

33
Dahomey : Deux << Kpéou >> sur cases

Sénégal : Grenier

<< Kpéoux vu de-dessus

Angola : Tresses perchées

e
Niger : Silo en banco Côte-d'Ivoire : Silos en banco Centrafrique : Tresses suspendues

Fig. 22. - Divers procédés traditionnels de conservation des gousses.


OUTILS’

CHAPITRE 5 vriers (BONLIEU,TOURTEet NICOU, 1964). Ils


semblent peu chers et assez efficaces pour la
première. Certains leur reprochent de n’être pas
STOCKAGE INDlVlDUEL assez hermétiques ; mais les rendre étanches aug-
menterait considérablement leur prix d’achat.
Pour autant que cela se justifie en la matière,
Quel que soit le mode de stoclrage, vrac ou sac, et si l’on voulait utiliser des contenants permet-
l’état d u produit, gousses OLI amandes, la nature tant la fumigation rationnelle, il conviendrait
du local, etc., les arachides se conservent d’autant vraisemblablement de recourir aux sacs plas-
mieux que les brisures et demi-graines ont été tiques. Mais leur amortissement, leur longévité,
enlevée4. leur fermeture permettant un réemploi, la possi-
Dans le cadre de la conservation au niveau bilité d’injecter un gaz sans les percer définiti-
individnel (pour la consommation ou la semence) vement, sont encore autant de questions auxquelles
il s’agit presque toujours de protéger les gousses on ne peut répondre actuellement. Des expéri-
et non les graines, des moisissures et dépréda- mentations sont en cours.
teurs : spécialement des bruches. Et il faut recon-
naître que les procédés locaux donnent générale-
ment satisfaction pour l’arachide d’autoconsom-
mation. Jarres, paniers, greniers, silos sont édifiés
OLI fabriqués suivant les coutumes ancestrales et
les derniers font partie du paysage local (fig. 22). CHAPITRE 6
Ils varient surtout par leur forme et la nature des
matériaux employés.
Par contre, l’entreposage des arachides commer- NETTBY \GE ET CALIBRAGE
cialisées exige de plus grandes précautions, car
les commerçants et consommateurs sont plus exi- t E S GOUSSES ,
geants que les autoconsommateurs. Mais on a
alors à faire à de plus grandes quantités et nous
parlerons plus loin du stoclrage de type collectif Le nettoyage des arachides en coques est plus
(coopératif ou autre). ou moins rendu obligatoire suivant les habitudes
Nous considérerons d’abord les récipients et de la ((traiteD et les normes de commercialisa-
les greniers dont les parois sont constituées de tion. TI est indispensable avant le ‘décorticage.
végétaux tressés : feuilles de palmier au Togo,
osier au Dahomey et au Sierra Léone, par
exemple. Dans ce dernier pays les paniers sont I. - CRIBLES
enduits intérieurement de bouse de vache et gar-
nis d’une couche de feuilles de citronnier au fond Le vannage manuel, tel qu’il a été décrit au cha-
et en guise de couvercle (cf. colloque C. C. T. A. s
pitre 4, IV, ne permet généralement pas d’éli-
& F.A.O. Freetown, févr. 1962). Parfois un feu
miner suffisamment les impuretés qui se trouvent
est allumé SOUSle grenier sur pilotis ou sous les mélangées aux gousses. Pourtant les agriculteurs
paniers, afin d’en chasser les insectes par la fu- livrent souvent leur produit sans le nettoyer plus.
mée. Mais ces contenants ne sont pas hermétiques Dans certains points de traite, en Afrique inter-
et ne permettent pas une fumigation rationnelle. tropicale, la récolte est passée au crible, dit de
<< Gambie >> ou du e Sénégal D. Mais la production
Malheureusement les jarres, silos et greniers en
argile (Nigeria, Dahomey, Congo, Togo ...) sont n’est pas toujours criblée dans les villages avant
poreux aux gaz et, comme pour les récipients la commercialisation : peut-être $ette pratique’ se
précédents, seules des doses de poudres non to- généralisera-t-elle un jour ?
xiques peuvent limiter efficacement des dégâts Nous distinguerons les cribles < de Gambie D B
d’insectes : lindane, dieldrin, HCH, sont utili- tromel cylindrique (fig. 23), des cribles e du Sé-
sables (cf. Congrès de la Protection des Cultures négal )> à section polygonale (fig. 24). Ce qui les
Tropicales, Marseille, 1965). Au contraire, les différencie surtout c’est la présence, à l’intérieur
bouteilles et fûts métalliques constituent des en- du modèle sénégalais, d‘un cylindre perforé de
ceintes en atmosphère confinée, mais restent trous ronds( $320 ou 24 mm) qui assurent un pre-
d’utilisation rare et coûteuse. mier nettoyage, avant le second effectué sur les
Les petits silos métalliques, posés sur aire bé- barreaux de la c cage d’écureuil > .
tonnée, ont été expérimentés à Bambey avec l’ara- Les cribles du Sénégal effectuent un bon net-
chide (BONLIEU, 1962) (1) et d’autres produits vi- toyage, à condition que l’opérateur ne tourne pas
la manivelle trop vite : 15 à 20 tours/minute par
exemple (trous de 20 mm). Augmenter la vitesse
(1) Bulletin du C. M. A. O.M., no 35, p. 17. de rotation améliore peu le rendement horaire

35
Fig. 23. - Crible de <<Gambie>> (France).
Fig. 24. - Cribles du << Sénégal D (Sénégal).

(I à 2 t/h) et surtout entraîne des pertes appré-


ciables ; en effet, des gousses sortent du cylindre
central avec les pailles, les bâtonnets, etc. (cf. Ili. - TRIEURS ET CALI’BREURS
essais de Bambey, 19641. I1 importe, aussi, de
choisir un modèle dont les perforations centrales, Après le nettoyage il convient de, classer les
comme I’écartement des barreaux du tromel, arachides afin, surtout, d’améliorer le rendement
soient adaptées aux variétés à cribler. qualitatif des décortiqueuses. Pour cela on peut
Voici, à titre indicatif, une liste d’Etablisse- employer des calibreurs et des trieurs.
ments qui ont déjà construit de tels cribles, ou Le plus simple des calibreurs en bois est celui
qui seraient susceptibles d’en construire, ou d‘en conçu en Inde. Cet appareil simple effectue un
faire construire. Localement un bon atelier pour- calibrage sommaire qui permettra, par exemple,
rait aussi en fabriquer en série. de décortiquer des semences sans les abîmer trop.
C’est pourquoi il a été décrit au chapitre des se-
1. - CRIBLES D E G A M B I E mailles (ch. 2, § II).
ARARA, B l L L l O U D et D U R A N D , DARRAGON,
Parmi les catégories de, types de trieurs aux-
POUPLARD, SISCOMA, SMCI, SPEICHIM. La
quels on pourrait être incité à recourir, seuls les
plus PETITS TRIEURS A ALVÉOLES, correspondent, rela-
SMCI propose des cribles simples et des batteries
de cribles, fixes ou montés sur remorques. tivement, à la classe de matériels dont nous
Les cribles D A R R A G O N existent en plusieurs envisageons l’utilisation ici.
Les Ets BISCARA en proposent un, permettant
modèles, dont certains sont prévus pour être
entraînés par un moteur électriqne. de séparer les mono ou bigraines, des trigraines,
Cet appareil recoit, au choix, une manivelle ou
2. - CRIBLES DU SÉNÉGAL un petit moteur (cf. fig. 65).
SIEMI, SAMF, SISCOMA.
IV. - LAVAGE DE L’ARACHIDE
II. - TARARES DE BOUCHE
Nous avons plus haut parlé des ventilateurs de La commercialisation des arachides pour la
construction artisanale, nous n’y reviendrons pas. consommation humaine directe représente un
II existe de nombreux fabricants de TARARES A faible débouché par rapport à celui de l’huilerie.
MANIVELLE susceptibles de proposer un ou plu- Mais l’arachide de bouche, plns noble, est mieux
sieurs modèles pouvant convenir au nettoyage des valorisée ; elle justifie donc une préparation plus
arachides ; parmi les fabrications connues dans soignée.
les pays francophones, citons : D A R R A G O N , Pour qu’elle soit appréciée il faut qu’elle soit
LHUILLIER, M A R O T , POUPLARD, etc. Rappe- triée, calibrée, propre et uniformément colorée.
lons qu’il faut choisir, de préférence, un appareil Aussi le lavage des coques est-il recommandé, car
robuste e t métallique, dont les perforations des il permet d’obtenir un produit de classe supé-
grilles soient évideniment adaptées à la grosseur rieure. La mise en œuvre de cette technique mé-
des variétés à nettoyer. On leur reproche, généra- rite une certaine attention ; les risques d’infes-
lemknt, de ne pas éliminer suffisamment les agré- tation par des moisissures n’étant pas négligeables.
gats de terre de la grosseur d’une gousse. I1 convient de sécher les gousses après le lavage.

36
OUTILS

. ., *
--Appareil artisanal
de l a v a g e des
Arachides de Bouche '

.-Bitail de fabricdion du Bac


de lavage de l'appareil
"moyenne capacité" i partir
d'un fQt de 200 litres
( ICin fond 1 est soudi. en A 5 1

---"-
I
I
I " 7
E
a-. Battes caoutchoutges intérieures au tambour
@ - Porte de chargement du tambour
0- Tambour gritlag6
0- Palier bois en forme d'U .--- ;-& ----
8
5
-
0-
- Manivelle d'entrainement
Bac de Lavage (114 de f û t de 200 litres)
Crochet de fermeture de porte de tambour
Bonde de vidange
32.5 I l -

Hauteur hors tout 130cm i L


Longueur ,. 66 cm
Largeur ,. . 80cm

AA

1.R. H.0. Ç.Q.

Fig. 25. - Appareil artisanal de lavage des arachides de bouche (I. R. H. O.).
37
OUTILS 8

En général ce nettoyage est plutôt concevable à


l’échelon collectif ou commercial, toutefois,’ il
apparaît des solutions individuelles.

- -

Fig. 27. - Tambour de la !aveuse (Sénégal)

du bac, avant d’être retourné au-dessus de l’aire


de séchage. Ce tambour contient 7 à 8 kg de
gousses, et le bac 30 1 d’eau.
I1 faut une personne pour tourner la manivelle
et une autre pour assurer les chargements dis-
continus.
Les études entreprises sur cet appareil se pour-
suivent, afin d’en préciser les conditions d’em-
ploi. En particulier YI. R.H. O. cherche à dimi-
nuer la quantité d’eau nécessaire. Peut-être
200 litres suffiront-ils pour laver I tonne de
I
Cliché IRHO. gousses.
Fig. 26. - Laveuse d’arachide de bouche à Loudima (Congo). Le coût d’amortissement de l’appareil, en 5 ans,
est estimé à moins de 2 centimes par lrg traité ;
et, en y ajoutant le prix de la main-d’œuvre, le
Dans une station de la Vallée du Niari (Lou- lavage reviendrait sur place à 1’5 Fr CFA/kg
dima) a été mis au point un TAMBOUR DE LAVAGE (3 centimes le kilo). Ce qu’il faut surtout consi-
(fig. 26). Dans sa forme actuelle l’appareil se dérer c’est le gain de temps. I1 fallait 40 journées ’
compose d’un quart de fût de 200 litres (voir fi- dans l’année pour laver l’ensemble des deux ré-
gure 25) porté par quatre pieds en fer cornière, coltes (1.300 kg) ; , 4 jours, au maximum, peuvent
et supportant 2 palliers ouverts en bois. Sur ces suffire avec cet outil. Or, le produit lavé se vend
deux palliers tourne l’axe d’un tambour grillagé presque 50 % plus cher ; le kilo d’arachides ordi-
(51 cm). Sur cet axe sont fixées 4 battes caout- naires étant acheté plus de 30 Fr CFA. L’emploi
choutées opposées deux à deux, et formant par de ce laveur permettrait un gain journalier sup-
paire un angle de 90”. La vitesse de rotation doit pikmentaire très important, à raison d? plusieurs
être de 60 à 70 tr/mn (MARTIN, 1,962). Une bonde centaines de kg traités par jour.
permet de vidanger le bac. Une porte permet de Un constructeur sénégalais a construit un tel
remplir ou de vider le tambour, qui est alors sorti appareil : SISCOMA.

38
/ -

’ OUTILS

CHAPITRE 7 I1 est certain que les arachides sèches sont plus
cassantes. II faut bien, cependant, sécher les
DÉCORT I CAGE gousses pour qu’elles se conservent. On a donc
pensé réhumecter les coques avant de les pré-
senter au décorticage ; mais, en fait, cela ne ré-
Le décorticage est une opération facilement duit point le taux de brisure des amandes.
mécanisable à grande échelle, c’est pourquoi les Le plus sûr est encore de calibrer la récolte à
arachides sont plutôt vendues en coques pour être l’aide des appareils cités précédemment) et de
décortiquées et triées par la suite. Toutefois, traiter chaque classe, en réglant chaque fois le
lorsque l’évacuation se fait sur une longue dis- décortiqueur.
tance (Tchad, Niger), il est préférable de n’avoir
à transporter que des amandes ; aussi le décor-
ticage est-il souvent individuel, surtout s’il est
encouragé en haut lieu (Nigeria). I. - DÉCORTIQUEURS
Les autochtones décortiquent avec les doigts, A MOUVEMENT D I S C O N T I N U
surtout pour les semences (cf. plus haut) ; ou avec
un pilon (Nigeria), ce qui est plus rare, sauf au
I1 existe deux types principaux de décorti-
Niger où l’on estime que 70 % des arachides
queurs a mouvement discontinu (voisins de celui
décortiquées par les producteurs le seraient ainsi.
inventé par M. CATHALA),par opposition à u n
Mais le rendement de la première méthode et la
3“ type où le mouvement est circulaire et continu
qualité du produit obtenu par la seconde ne sont
(fig. 28 et 31).
pas satisfaisants, en dehors de leur aspect ar-
chaïque. En Nigeria, les décortiqueurs manuels
a) I“’ type : à grille semi-cylindrique.
ont remporté un grand succès à partir de 1955
environ. Cette opération < décorticage >>, n’a pu Une grille semi-cylindrique contient les ara-
s’étendre que lorsque l’office de Commercialisa- chides, qui seront décortiquées contre elle p a r
tion (Marketing Board) l’a provoquée, en ache- un batteur animb par un balancier (fig. 29). Le
tant à des prix différents suivant le taux de bri- plus souvent celui-là est formé de 4, 6 ou 7 battes,
sure. Mais il n’est pas certain que ce décorticage ou patins, munies de dents ; tel un batteur ouvert.
individuel soit encore, à l’avenir, encouragé par Parfois c’est u n batteur plein.
l’office. L’écartement entre les battes et la grille est
Bien que les décortiqueurs à balancier, inventés parfois réglagle, par déplacement de la grille, ou
par M. CATHALA, aient été conçus au Sénégal, c’est de l’axe du tambour batteur, par rapport au bâti.
au Nigeria septentrionnal qu’ils ont connu la plus Sur certains décortiqueurs semi-cylindriques l a
grande vogue. En 1962, il y en avait environ grille-trémie est balancée, tandis que les patins
50.000. De là certains ont gagné le Niger, assurant restent fixes (fig. 30) :.exemple, le ((Junior>> de
30 ”lo du décorticage au niveau individuel. Ce sont SKYLUX.
. surtout des raisons commerciales qui ont poussé M. DUFFOUR,du Service du Génie Rural Mal-
les agriculteurs à acheter ce matériel, qui reste gache, a conçu un décortiqueur qui est à rappro-
rudimentaire et brise une proportion notable cher des précédents. I1 est composé d’une grille
d’amandes. de fers ronds et d’un rouleau mobile.

Fig. 28. - Schéma de décortiqueurs h mouvement discontinu.

38
OUTILS

*ilR

Fig. 29. - Décorliqueur à balancier (Côie-d’Ivoire). Fig. 30. - Décorliqueur à grille balancée (Angleterre)

b) 2” type : à grille plane. SOMAS, BARRAULT-LEPINE, RICHON, etc. ...


Souvent, après avoir présenté ce premier type Ces modèles diffèrent entre eux par des dé-
de décortiqueur, les Constructeurs ont proposé tails : perforation des grilles (longues, ovales,
des décortiqueurs à grille plane, qui n’ont généra- rondes, etc.), fixation du balancier (boulons, ou
lement pas connu le même succès (SOMAS, CFAO, mieux soudure), réglages (lorsqu’il y a possibilith
SE NAFRICA). D’ailleurs, aux essais, les appareils d’en faire), graissage (parfois rien n’est prévu),
du deuxième type se révèlent inférieurs aux pre- etc. Ceux qui offrent des possibilités de réglage
miers. permettent de réduire le taux de brisures et, de
Les gousses sont ici décortiquées entre deux plus, ils ont l’avantage de pouvoir être réajustés
grilles ; ou une grille inférieure fixe et une sorte au fur et à mesure de leur usure.
<( d’échelle >>, dont les barreaux servent de battes
Des essais nombreux ont porté sur ces décorti-
(fig. 28). La grille supérieure (ou les barreaux) queurs (Sénégal, Niger, Nigeria, Congo, etc.). Les
est animée d’un mouvement de va-et-vient hori- taux de brisures, pour des arachides en coques
zontal, nécessitant obligatoirement l’intervention (< tout venant >>, peut s’élever jusqu’à 30 et même
de deux manœuvres. 50 %. Des essais d’endurance ont aussi été faits,
Parmi les Constructeurs récents de DÈCORTI- spécialement au Nigeria. Ils ont prouvé une cer-
QUEURS CATHALA nous citerons, 1”’ type (et par- taine supériorité des modèles assemblés par sou-
fois 2 9 : dure (exemple : SENAFRICA, SARKINCASA), sur
ABI (Abidjan Industrie), AEC (Amalgamated ceux o h le balancier est boulonné (HAYNES,1962).
Engineering C O ) , BAKER Ltd, C O D A M M , HUNT La force moyenne requise à la poignée est d’en-
et Ca, RANSOMES (ces deux derniers modèles viron 18 lrg. Les rendements horaires sont d’envi-
sont identiques), POUPLARD, SARKINCASA ron 140 kg de gousses par h e u r 6 donnant sensi-
(United Africa C”), SENAFRICA, SISCOMA, blement 95 kg d’amandes décortiquées. Le coût
SKYLUX. d’amortissement, calculé sur 10.000 h d’usage, est
D’ailleurs, vu leur simplicité les décortiqueurs de 6 centimes environ (1960) par tonne d’arachide
du type 1 sont construits par des ateliers artisa- décortiquée, soit 3 fr CFA.
naux dans certains pays (SEMNORD au Cameroun, I1 semble que dans la pratique (Niger, etc...) les
bâti en bois). décortiqueurs utilisés aient une vie beaucoup
Nombreux sont les Constructeurs qui ont aban- moins longue que les 10.000 li. envisagées plus
donné ces fabrications, pour des raisons diverses : haut.

40
OUTILS

II.- D~CORTIQUEURS << chinois >>, munis de râpes en forme de barres


cylindriques, cassent moins d’amandes que ceux
CYLINDRIQUES, OU
à dents, et qu’un résultat encore meilleur peut être
D U <<3“TYPE >> obtenu en enrobant les barreaux de gomme caout-
choutée (RAMIAHet MUKHERJEE, 1957).
Ces décortiqueurs sont plus étudiés. Ils com- Dans les décortiqueurs chinois >> (fig. 32),
prennent une trémie surmontant un tambour l’espace entre la râpe et le cylindre, est ajusté au
décortiqueur cylindrique, une grille de séparation diametre des coques, de la manière suivante :
semi-cylindrique, et au-dessous de ceux-ci une comme les râpes sont fixées par des rayons à
goulotte (fig. 31) ou plusieurs s’ils trient ou cali- l’axe, ce ne peut être que le cylindre qui varie de
brent le produit. Le mouvement continu et la diamètre, pour cela les bords des tôles souples
conception de ces appareils leur confèrent un qui le ferment sont plus ou moins rapprochés.
rendement supérieur, mais aussi un prix généra- De nombreux Constructeurs (Inde, Angleterre,
lement plus élevé, que les précédents. E.-U.) ont essayé de monter des battes caoutchou-
Parmi les Constructeurs de DÉCORTIQUEURS CYLIN- tées, afin de réduire le taux de brisures. Mais,
DRIQUES OU CIRCULAIRES, nous citerons : BAKER jusqu’ici, il semble que son prix de revient rende
(( N o 2 )I, (anciennement RICHMOND et CHAND- le procédé prohibitif.
LERS), B I L L I O U D et D U R A N D , DANDEKAR, Les Belges avaient introduit au Congo des
KIRLOSKAR, M A R O T (à axe vertical), P O U - décortiqueurs RICHMOND dont ils semblaient
PLARD, RAKOTOTAFIKA, S. twt. C. I. fort satisfaits, surtout pour la préparation des
semences (1,s % de brisures, selon DE PRETER).
La fabrication de ceux-ci est reprise par BAKER
(modèle n o 2 à manivelle).

Tambour
\ décorfiqueur

Fig. 31. - Schéma de décortiqueur à mouvement rotatif UJ


Fig. 32. - Décorliqueur de type << Chinois D (Inde).
Un tableau, situé à la fin de la III“ partie de
cette Etude, indique les caractéristiques de ces
décortiqueurs (tableau 9). 111. -
NETTOYAGE
Deux prototypes sont aux essais au Sénégal : le DES ARACHIDES D ~ O R T I Q U ~ E S
décortiqueur SAMF et celui de la SISCOMA qui
comprend u n tromel de précalibrage, afin de Une fois décortiquée l’arachide devient fragile,
réduire le taux de brisure. comme nous l’avons déjà remarqué. Aussi la sépa-
Le Comité des Fabriques d’huile de l’Inde Cen- ration des brisures, des coques et des amandes
trale a lancé, il y a une dizaine d’années, un doit-elle être faite avec précaution ; le vannage
concours de décortiqueurs manuels. Le prix fut traditionnel le permet (cf. ch. 4, § IV).
décerné à une Coopérative de 1’Etat de Bombay Parmi les appareils assurant ce nettoyage on
(RAMIAH et MUKHERJEE, 1957). peut indiquer un NETTOYEUR INDÉPENDANT facile à
De son côté, l’Institut de Recherches Agrono- mettre en oeuvre. C’est la solution adoptée par la
miques de l’Inde (New Delhi) estime que les SAMF dans son prototype, constitué d’un décor-
décortiqueurs cylindriques, baptisés localement tiqueur et d’un nettoyeur de graines séparks.
1

41
OUTILS

Mais il existe, aussi, des décortiqueurs munis d’arachide de consommation locale était extraite
de nettoyeurs intégrés, tels les DÉCORTIQUEURS- dans des presses à coins, aménagées dans de gros
TARARES : HANDER, POUPLARD, L O U I S SAMAT, troncs de manguier et qui permettaient d’obtenir
etc... Toutefois un tel appareil forme un ensemble un excellent rendement. Les graines étaient préa-
difficile à mettre en œuvre manuellement ; aussi lablement broyées avec des pilons en bois action-
les divers types proposés sont-ils généralement nés au pied.
conçus pour recevoir une poulie (voir tabIeau 9). Par ailleurs de petites PRESSES ont été conçues
pour extraire l’huile des graines et fruits oléagi-
neux : arachide, karité, ricin, sésame, etc. Elles
IV. - HUILERIE MANUELLE sont du type classique A grande vis et cage :
BARRAULT-LEPINE en propose 5 modèles dans
Du point de vue’artisanal, au Vietnam jusqu’à les séries g Oléum )> et Q Oléumette B ; S P E l C H l M
une époque récente, une grande partie de l’huile propose des presses à pompe hydraulique..., etc.

42 .
TROISIÈME PARTIE

MATÉRIELS
(Traction animale)

Le travail correct du sol avec des matériels à traction motorisée et surtout


animale est pratiquement impossible s’il reste des souches et des racines. Le
dessouchage est u n préalable indispensable à toute mécanisation ration-
nelle ; ce point a été en général trop négligé, et la coutume traditionnelle
du cultivateur africain, qui procède au défrichement par simple sectionne-
ment des arbustes au niveau du sol, est très généralement maintenue malgr6
l’apparition de la machine ... Les souches persistent sur le sol, rejettent au
cours de l’hivernage constituant u n danger pour toutes les pièces travail-
lantes, et interdisant toute ligne droite >>.
R. TOURTE(C. I. T. M.A., 1961).

43
MATÉRIELS . I

CHAPITRE 1 cheval d’environ 35 kg. I1 faut donc recourir à


une paire de bovins pour tirer du matériel exi-
geant une force de 50 à I 0 0 lrg.
CHEPTEL ET CHAINE
4. - Eaolution comparée du cheptel bovin
TABLEAU
DE CULTURE et de la traction boviiie au Sénégal.

Nombre Nombre Nombre de


I. - RAPPEL S U R LE CHEPTEL Effectif de bœufs
% 55 %
bovins
de vaches nBcessaire
la culture
Contrairement à la riziculture, la culture ara- ____-
chidière est le plus souvent manuelle, bien qu’il 1964 .. 1.600.000 96.000 880.000
1969 .. 1.900.000 114.000 1.045.000 400.000
existe, maintenant, des exemples relativement
nombreux et divers d’utilisation de l’énergie ani-
19SO .. 3.300.000 198.000 1.815.000 1.000.000 I
male pour cette dernière culture. Mais, si le
<< paysage >> rizicole est typiquement caractérisé Pierre NOURRISSAT
par le buffle, ou le zébu, travaillant dans la boue
(Asie OLI Madagascar), il n’y avait qu’en certaines
zones du Sud des Etats-Unis o Ù l’on voyait habi- II. - CHAINES DE MATÉRIELS
tuellement des attelages de mulets au travail dans P O U R LA CULTURE DE L’ARACHIDE
des champs d‘arachides.
Certes, dans les cas o Ù la culture arachidière Les Constructeurs se sont d’abord efforcés de
n’est plus manuelle, et lorsqu’un labour de prépa- mettre au point le matériel permettant d’accélérer
ration est réalisé, ce qui est assez exceptionnel, les façons représentant les goulots d’ktranglement
il se fait à la charrue, tirée par exemple par-une de la culture manuelle traditionnelle. Aussi,
paire de zébus (Madagascar). Mais la plupart du semoirs, bineuses et souleveuses permettent, en
temps, comme par exemple au Sénégal, aucun complément des matériels non spécifiquement
labour ne précède le semis. La culture attelée se arachidiers (charrues, herses, etc.), de constituer
limite alors au semis effectué grâce à l’âne 011 une ci chaîne de culture >> composée de matériels
au cheval <<toutvenant a ; de plus en plus on indépendants. Nous parlerons de ces matériels
bine avec ces animaux mieux nourris ou un dans les chapitres correspondants aux façons
bovin. Parfois on complète ces façons par le sou- culturales respectives.
levage, lorsque l’agriculteur dispose d’une robuste Mais, depuis une dizaine d’années, plusieurs
paire de bœufs. Notons que, pour développer Constructeurs ont étudié et réalisé des bâtis
l’utilisation de cette dernière forme de traction, (poutre, cadre, ou enjambeur) pouvant porter
il peut être opportun d’utiliser tout le cheptel de successivement différents instruments aratoires
trait disponible et, ainsi, d’envisager rapidement ou autres. Les premiers châssis paraissent avoir
le dressage des vaches (tableau 4). été mis au point pour la culture de l’arachide au
A ces moyens de traction divers doit corres- cœur du Sénégal (Boule1 pres ICaffrine, Bambey).
pondre une diversité d’équipements. Ceux-ci Puis leurs possibilités ont été étendues à d’autres
doivent être choisis en fonction du format de cultures : riz, mil, coton, betterave à sucre, etc...
l’animal, de son poids, de l’effort qu’il peut sou- Malheureusement les chaînes d’instruments
tenir, de sa vitesse, de la puissance maximum constituées pour ces appareils sont parfois relati-
qu’il peut développer. Enfin doit êire pris en vement inadaptées, insuffisamment au point ou
considération l’état général des animaux (santé, même incomplètes. C‘est pourquoi des utilisateurs
nourriture, dressage), ainsi que la qualification ingénieux montent sur un bâti donné des instru-
des charretiers, bouviers, laboureurs ... ments convus p a r une autre’ marque. Mais les
I1 faut aussi envisager le harnachement utilisé, constructeurs poursuivent leurs recherches afin
en le considérant lui-même comme un équipe- de rendre leur matériel le plus polyvalent pos-
ment, dont le choix est de grande importance. sible.
Rappelons que les animaux d’Afriqne intertro- Nous rappellerons ici les définitions à donner
picale peuvent tirer environ le l/lOc de leur à deux termes devenus génériques, permettant de
poids (1). S’ils sont bien nourris, on peut e aug- distinguer deux types de matériel polyvalent aux
menter ce chiffre de IO à 20 % >) (MONNIER, 1965). possibilités diverses (fig. 33). Constructeurs et
Aussi l’effort de traction moyen déployé par u n Techniciens distinguent, maintenant, les <( multi-
âne est-il de l’ordre de 20 ou 25 kg, celui d’un culteurs > issus en général de houes à montages
multiples, des e polyculteurs D conçus avec de
grandes roues (fig. 34) de manière à permettre les
(1) Le C. E. E. E. M. A. T. poursuit actuellement, en
collaboration avec des Stations d’outre-mer, des expé- transports. En fait, les deux catégories s’inter-
rimentations pour préciser ces chiffres. pénètrent parfois.

44
Mais d’autres critères permettent de les distin- ment dans l’ordre de puissance exigée, impliquant
Suer. Ceux-ci peuvent être résumés dans le ta- l’emploi de l’âne jusqu’à la paire de bœufs de
bleau 5. plus de 500 lrg, ou même de la double paire de
Nous allons passer en revue un certain nombre bovins. Le tableau G précise la liste des instru-
de matériels polyvalents en les classant sensible- ments adaptables.

MULTICULTeURS POLYCULTEURS

“Polycul t eur“
“Sind“
pour traction b o v i n e lourde
pour traction asine

“Tropicult eur I‘
pour traction bovine et
pour t r a c t i o n b o v i n e légbre
c u l t u r e sur billons

“Ariana“

your’ t Tac t ion b o v i n e moyenne

Fig. 33. - Gamme de châssis polyvalenis offerte par un même consiructeur (France).

Fig. 34. - Polyculteur (Madagascar).

45
MATÉRIELS

L' c Unité Légère )>, proposée par ARARA en Avec les polyculteurs nous arrivons à la trac- I
1965, est le plus léger des multiculteurs conçus tion bovine e lourde )> ; leurs possibilités sont
pour la traction asine ou chevaline ; le poids du plus grandes que celles des multiculteurs : em-
bâti nu est d'environ 13 kg.
La houe u&!anga> de GARD a d'abord été
prise plus large, gamme plus complète (charrette,
tonne à eau, etc.).
I
conçue pour la traction asine (5 dents), puis
bovine (7 dents). Le Polyculfeur >> MOUZON a un essieu droit.
Les <Siné )> de MOUZON se présentent sous I1 se répand, notamment au Sénégal ([Link]) :' o h
deus versions : le n o 4 (16 Irg) convient à un âne, il est construit par la SISCOMA (graphique 5,
et le n o 7, au bâti plus lourd (21 kg), nécessite le page 53).
recours à la traction bovine légère, comme les NAIR, et V O L T A S sont deus Constructeurs
engins décrits ci-après. La roulette de la n o 4 est indiens qui proposent, en particulier, comme
à une hauteur fixe par rapport à l'age, tandis que instrument de labour, une charrue à disque, à
la n o 7 (ou la 9) a une roulette réglable. Comme monter sur leurs engins (fig. 35, page 48).
tous les matériels MOUZON cités, les Siné ont été WILDER, et DARBYSHIRE (<<Aplos )>) sont
conçus par M. NOLLE. deus Constructeurs anglais qui fabriquent des
Les multiculteurs DARRAGON sont, l'un & age modèles inspirés des prototypes créés par le
tubulaire e B 63 >>, l'autre à cadre triangulaire National Institute of Agricultural Engineering
(fig. 54). (N. I. A. E.) ; ces modèles ont été essayés au Tan-
Le matériel DÉROT' est à réglages instantanés. ganyika, en Ouganda, etc. (921" et 9877") *.
Les Etablissements EBRA proposent, depuis En Angleterre également, PROJECT EQUIP-
peu, un multiculteur des plus complets et des plus M E N T L T D propose un polyculteur conçu pour
adaptables a u s nombreuses conditions locales, effectuer des billons cloisonnés. Sa mise au point
grâce au grand nombre d'instruments que son se poursuit en Nigeria (988" et 1.005") *.
bâti peut recevoir : plus d'une dizaine. La C O M A G est une entreprise malgache cons-
Le multiculteur SACRA est de conception assez truisant un matériel enjambeur spécialement
séduisante. Mais il a été conçu pour répondre a u s conçu pour certaines régions de la Grande Ile.
besoins des fellahs du Maghreb, et non pour les Le <( Tropiculfeur \> MOUZON est plus perfec-
zones arachidières. tionné (enjambeur, relevage intégré) que le
M. RINGUELETa conçu un multiculteur muni e Polyculfeur )> de même marque. I1 est encore
d'un patin à l'avant et de deux sur sa barre poly- peu répandu.
valente, ce qui lui confère une bonne stabilité, à En règle générale, chez MOUZON, tous les équi-
la manière d'un bâti cadre. Ce matériel serait en pements sont adaptables indifféremment sur les
début de construction sous l'égide de 1'0"f' I ice
multiculteurs et polgculiteurs de la marque ; ou,
National des Irrigations (O. N. I.) du Maroc. plus exactement, ce qui peut se monter sur les
L'ARARA c Unité Moyenne B, connu spéciale- petits matériels s'adapte aussi sur les plus puis-
ment pour sa souleveuse << Passe-Partout >), est un sants.
multiculteur robuste à bâti poutre creux. Enfin, au Sénégal, la SlSCOMA construit ou
Le < S a l o u m )> ( M O U Z O N ) est un petit multi- monte, entre autres, les matériels MOUZON et
culteur i bâti cadre. ARARA et réalise des montages particuliers ;
L' < Ariana > (MOUZOW) est un matériel tres ainsi le bâti de la souleveuse e Unité Moyenne >>
séduisant à bâti cadre, qui vient de recevoir les ARARA est adapté sur le << Polyculteur >> MOU-
dernières modifications avant sa sortie en série. ZON à l'aide d'une chape d'attelage spéciale.
I1 necessite presque obligatoirement deus bœufs
pour sa traction, et peut être monté en bisoc )>
(Ouganda). :
: Voir note (2) page 18.

Caractéristiques

Attelage souvent nécessaire : de l'&ne à la vache une paire de bovidés


Roulement : roulettes métalliques (ou patins) lpneumatiques gonflés ou grandes roue41

Il Place du conducteur :
cherons
, poutre ou cadre
me talliques
inarche derrière (ou sur le côté) : man- parfois assis sur un siège adaptable au
châssis
plus ou moins (i enjambeur 1)
chalne timon (ou limons)
environ cinq, surtout aratoires une dizaine, dont un plateau (charrette).

46
TABLEAU
6. N variable
h t r u m e n t s adaptables aun: mulficulteurs et aux polyculleurs -néant
(barres polyvalent es) ? sans renseignement
-
-
Charrue Billonneur véri-
seur
I1 Weede Semoir Cultivateur I :::1- Bineuse Souleveuse Char-
rette

Instruments prévus Nom- dents souples lames Dive,rs


largeur largeur bre largeu Nom-
bre
ou rigides (r) 1N;E-l largeur charge
__
I encm en cni
de
dis-
ques
d'élé-
en m ments Nom-
irg. cn
en cm
utile

I
I -- -
-
bre
__

ARARA i ((

I
Unité légère D. .....
Unité moyenne n. ..
15
15,20,25
35
25, 35 - -
-
-
-
-
là5
395
-
?
20, 35, 50
20, 35, 50, 60
rayonneur pour 4

.................... - I
COMAG

DARBYSHIRE APLOS..
l
.....1
simple ou al-

oui
oui

oui
- 1 ou a
__ __
2
4

4
oui

?
1 O00 rateau,

oui
400 1
herses, tonne

N. B. semoirs tambours

DARRAGON

DEROTAS
1- 1
Arracheuse .
- B 6 3 .......
................. I
-
oui
oui
-
oui
N
-
1 ou a
4
6 N IML
-___
1

3 ou
-___ 5 ?
:erceau ou 1 / ~ -
oui
~~
type BENTALLS

EBRA CT IS OMNICULTEUR
I 21
30 N

--I % ou < GO
-~
oui 3 5 à 6( 25, 30, 35, 40 - Iscarificateur,
neur, Diocheur
rayon-/I

GARD MANGA ............. - ---I; S


- o u 7 60 ou110 -___
2 - - rayonneur
{::$ - -
SINE ... ...
... 15,20,24
(' ....... 1/41 15, 18,2
35
N ,2 ailes
ARIANA ., ...... .lsim~leoudoc ou 2 disques
N

:I 4
1
i à 3
5
N

N 3
1
là3
5
N

N
30.
ou1 -
épandeur e t herse
épandeur, herse, rouleau
lame niveleuse, Bpan-
deur, barre d'extension

i\
1 ble 24 --f 140 cm
"JON SALOUM .......... idem 6 2 5 N droite 30, 40
POLYCULTEUR . idem 6 2 5 N idem

I
TROPICULTEUR . alternative idem
--
G 2 5
-
N idem

N A I R . . .....................
PROJECT.. .................
1 disque oui
(oui) ?
IO
- I
-I
-
-
1 5 64 1-1 -
N (oui) ?
- llame niveleuse
II
-
RINGUELET (Maroc) ........ 21 e.t 15 57 5 ?
-
-
SACRA ..................... 12,20 as
TAKAKITA ................
VOLTAS ..................1 disque - : 1
polyculteur japonais
1'- 61, 9 1 oui lames niveleuses

WILDER'. .................. oui (couti


circulaire)
Oui

1-
T
N. B. largeur signifie largeur des pieces travaillantes sauf pour les cultivateurs et les bineuses oh il s'agit de la largeur de travail.
- /N. B. semoirs tambours

Il
MATERIELS

CHAPITRE 2

PRÉPARATION DU SOL
I. - D~FRICHEMENT
En exergue de cette deuxième partie nous avons
rappelé que l’emploi du matériel à traction ani-
male suppose la disposition d’un terrain préparé.
Malheureusement pour nettoyer un champ de
toutes souches et racines, il y a peu de choix
entre le défrichement manuel et celui réalisé avec
les gros engins motorisés, car les attelages ne
peuvent être d’un grand secours pour ce genre de
travail. Si certains rouleaux débroussailleurs du
type < landais >> conviennent aux attelages des
zones tempérées, ils sont trop lourds pour les
Fig. 35. - Charrue à disque (a45 cm) sur polyculteur (Inde)
animaux des zones tropicales et leur allégement
les rend inefficaces. Nous avons dit comment un polyculteur, équipé
On pourrait envisager la réalisation de certains d’une charrue à disque, pourrait permettre de
chantiers : un manège animé par un cheptel retourner un sol mal dessouché ; mais le labour,
robuste, entraînerait un treuil qui tirerait une bien qu’il laisse une terre ameublie et propre,
dessoucheuse appropriée. Mais les puissances dis- n’est pas universellement recommandé. D’une
ponibles seraient trop faibles, et l’ensemble peu part, certains sols légers ne doivent être retournés
maniable. qu’avec précaution, et d’autre part, dans la zone
Des essais de débroussaillage chimique ont été sahélienne, le cultivateur n’a pas le temps de
entrepris au Sénégal, en particulier sur Accacia labourer son champ avant le semis des arachides.
AZbida ou <cadde)> (KLEIN, 1960), au Niger Sans entrer plus dans les détails disons que le
contre H y p h a e n æ thebaïca improprement appelé labour est une facon dont l’intervention est dis-
palmier doum )> (TOURTE, 1963), etc... Mais cette cutée. C’est pourquoi le Centre de Bambey étudie
technique demeure encore au stade expérimental. une méthode de préparation des champs d’ara-
chide combinant, en une seule facon, l’action d’un
En combinant le débroussaillage manuel, l’inci- cultivateur et d’un semoir.
nération et, bientôt, l’usage de débroussaillants, on On peut, aussi, signaler que des études sont
peut réduire considérablement les broussailles, entreprises en vue du travail en sec, mais cette
que le matériel de culture attelé approprié peut technique d’application difficile ne semble géné-
aider à contrôler. En effet les charrues Q disque ralement pas vulgarisable ; sauf peut-être sur les
(fig. 35)’ les pulvériseurs, etc., qui roulent sur les rives de cours d’eau, par exemple du Sénégal, en
obstacles, permettent de cultiver des sols légers culture de décrue ou < Oualo >> (MONNIER, 1965).
qui seraient insuffisamment déboisés pour pou- Au contraire, en zone guinéenne, les charrues
voir être travaillés avec les instruments à socs et ou les billonneurs peuvent être utilisés, car le
i dents. Au pas lent des attelages une charrue à
disque émiettera moins le sol que les tridisques TABLEAU 7. - Assolements recommandés
de motorisation, qui sont d’usage courant en pour différentes régions d u Sénégal.
Afrique ; mais elle ne pourra être tirée à aussi
grande profondeur.

II. -
LABOUR
Il Louga . . . . . . . 3 années de ,jachbre avec enfouisse-
ment en fin de 3 e année -Arachide
Mil -Arachidc
-
2 années de jachère avec enfouissement
en fin de 2 e année - Arachide - Mil
ET FACO,NS PR~CULTURALES - Arachide
Jachère enfouie - Arachide - Mil -
La nature des travaux à entreprendre dépend Arachide

I 1
du précédent cultural. Celui-ci est variable et
I<édougou
tend à se diversifier sous l’influence de la poussée Vélingara . . Jachère enfouie - Arachide - Mil -
dtmographique et, surtout,’ d’une meilleure con- Sédhiou ) Arachide - Mil - Arachide

naissance agronomique. Le tableau 7 donne I’ I -1


l’exemple du Sénégal. Pierre NOURRISSAT.

4s
MATÉRIELS

labour y est bénéfique pour ces sols qui restent connaissance, la seule contrée où le coutre circu-
meubles durant une longue période. I1 en est de laire ait fait son apparition en culture attelée ; ce
même à Madagascar, ou encore en Asie o h l’on qui pourrait être intéressant pour le travail des
emploie soit les araires séculaires, soit des char- sols relativement ensouchés.
rues araires plus ou moins perfectionnées. Les fabricants de charrue à versoir, avec ou
sans support, avec ou sans coutre, etc., sont
A. - Labour. encore assez nombreux, même en Europe o Ù la
motorisation n’a pas fait disparaître tous ces
La charrue araire est un matériel peu utilisé en matériels. D’abord rappelons. l’existence de ceux
culture arachidière, dans les régions qui nous qui montent des corps de charrues sur leurs poly-
intéressent plus particulièrement. Mais, dans la culteurs et multiculteurs : ces corps peuvent être
zone sahélienne africaine, et spécialement dans le simples, réversibles, quart de tour, alternatifs ou
bassin arachidier du Sénégal, son usage devrait encore à disque (tableau G ) .
s’étendre, dans la mesure oh des labours d’en- Indiquons ensuite que certains proposent des
fouissement (jachère, fumier, engrais verts ...) CHARRUES légères pour traction ASINES : GARD,
deviendront usuels. T É C H I NÉ. Encore est-il souvent opportun d’y
On trouve dans ces pays très peu de charrues atteler deux animaux.
araires, sauf en Guinée et surtout au Mali o h il en Mais le plus grand nombre offrent des CHARRUES
a été recensé dernièrement plusieurs dizaines de pouvant être tirées par des chevaux robustes OU,
milliers. Mais elles sont employées surtout en rizi- mieux, par une paire de bovins : AGROMETAL,
culture (Vallée du Niger), et n’interviennent AJURIA, BERNET CHARROY, B O U R G U I G N O N ,
qu’éventuellement dans les champs d’arachide, de CHAMPENOIS, COCKADE (Muhlhoff), C O D A M M
mil, etc. Toutefois, BAYLEsignalait (1954) que, (Bajac), COSSUL, DANDEKAR, DÉROT, EBRA,
70 “/o des terres à cacahuètes de la région de You- GARD, H U A R D (U. C. F.), K I N G P L O W , KIRLOS-
kounkoun en Guinée, étaient préparées à la char- KAR, KIRPY, LENGERICH, MARTINELLI, MÉTAL
rue. Ind. M U D H A R , PIN, P I R A Z Z O L I , RAJASTHN, SA-
Au Mali il existe deux principaux types de F I M (Massey-Ferguson), SISCOMA (Huard), Te-
charrues araires suivant que les sols sont légers CHINÉ, VIDAURRETA . . .
ou lourds (30 et 70 kg). De même à Madagascar Enfin BENATI, B O U R G U I G N O N , H U E T ,
les charrues utilisées, surtout en riziculture, sont MARTINELLI, PIN, SAFIM (Massey-Ferguson),
de taille différente (50 et 90 kg). On trouve aussi SCHONBERGER, peuvent &tre cités parmi les
des brabants dans plusieurs provinces malgaches. seuls Constructeurs offrant encore des charrues
Dans les régions de la Grande Ile o Ù la pluvio- TOURNE-OREILLE ou des BRABANTS légers pour labours
sité est un facteur limitant, le labour qui accroit à plat, correspondaQt A la force de traction dispo-
la rétention de l’eau, assure 25 à 37 3’% de supplé- nible.
ment de récolte, mais l’érosion demeure un risque DU point de vue technologique on remarquera
pour les sols ainsi ameublis. De même à Bambey- que, généralement, les charrues pouvant se régler
des essais récents (1963) ont montré que le labour sans intervention de clefs pour desserrer les bou-
assurait un rendement de 40 %I supérieur à celui lons (trous et goupilles, crans, etc.), sont préférés
obtenu sur des sols préparés à I’iler (graphique 4). (cf. GUILLARDau Nord Cameroun, etc.).
Mais il faut une quarantaine d‘heures pour retour-
ner un hectare.
Ailleurs en Afrique Tropicale francophone le
parc de charrues est très faible, sauf peut-&tre au
Tchad, ou au Cameroun septentrional. Elles y ont
ét,é introduites pour le coton. Elles peuvent alors
servir pour d’autres cultures : mil, arachide.
Toutes ces charrues importées (fig. 36) avec OLI
sans support, sont des adaptations légères et sim-
plifiées d’anciens modèles européens à soc et ver-
soir, alors que les araires, tels ceux des asia-
tiques, griffent le sol sans le retourner. Au
Cambodge, en Inde les araires traditionnels ont
une très longue perche en bois portant un étan- Fig. 36. - Charrue h versoir (France).
çon muni d’une lame subverticale en métal. Là
aussi on peut retenir que cet appareil d’emploi
ancestral est, plutôt, réservé pour la riziculture.
B. - Billonnage.
Toutefois en Inde des charrues plus modernes Le billonnage est une méthode de préparation
font leur apparition : age court en acier profilé du sol assez largement .utilisée. I1 se pratique dans
et coutre circulaire (VAUGH,1957). C’est, à notre certaines zones guinéennes ou soudano-gui-

49

i
MATÉRIELS

néennes. I1 peut être effectué soit par deux traits


de charrue, soit par un passage de billonneur, soit
encore, au moment du semis, avec u n semoir-
billonneur. Parfois un simple chaussage est effec-
tué en début de floraison, ce qui permet la récolte
sur faible billon. Un tel billonnage, bien effectué
et en temps opportun, facilite la récolte des
gousses, la terre restant plus facilement meuble.
Quelquefois les billonneurs s’avèrent exiger un
plus fort attelage que les charrues, aussi le billon-
nage à la charrue n’est-il pas à rejeter trop vite
malgré les sujétions qu’il implique (MONNIER,
1965).
Les billonneuses sont parfois le seul matériel de
culture attelée utilisé, ainsi en est-il au Ghana
septentrional. C’est surtout le cas en Nigeria du
Nord, oh, avec le buttoir ‘RANSOMES e Emcot D,
il est fait des billons de 90 cm de large, quelle
que soit la culture. Comme le semoir au Sénégal
ou la charrue au Mali, on peut dire que ce buttoir
est devenu un engin traditionnel au Nigeria, oh
il y en aurait 40.000 selon [Link] mêmes
buttoirs sont aussi présents au Niger, surtout dans
une partie de la zone arachidière de Maradi à
Magaria, bordant le Nigeria.
Le billonnage est recommandé en Casamance, a
Farako Ba (Haute-Volta), etc... (SILVESTRE, 1961).
Mais ailleurs en Afrique intertropicale la pratique
des billons est aussi parfois discutée. Ainsi les
e Emcot >> sont utilisés dans 1’Emirat de Bornu
(Nigeria), alors que la culture à plat s’y impose
(MARCHAND,1959).
Outre le BILLONNEUR e Emcot D bien connu en Graphique 4. - Rendements obtenus
Afrique anglophone, signalons d’autres marques : suivant le mode de préparation du sol (Bambey).
ACCORD, B O U R G U I G N O N , DELAPLACE, EBER-
H A R D T , EBRA, LOISEAU, SAFlM (Massey-Fergn- Comme nous l’avons dit, des études sont entre-
son)... prises en particulier à Bambey, en ce sens. Pour
On trouvera un choix intéressant parmi les gagner du temps, préparation et semis sont effec-
INSTRUMENTS BILLONNEURS, à soc ou à disque, adap- tués en une seule opération, en utilisant par
tables aux barres polyvalentes : ARARA, C O M A G , exemple un multiculteur muni de 5 dents à mon-
DARBYSHIRE, DARRAGON, EBRA, MSUZO,N, tage souples, au bâti duquel est accroché un
NAIR, RlNG UELET, Wi LDER. semoir classique (fig. 37). I
I1 existe aussi des billonneuses spéciales suscep-
tibles d’être tirées par des b a u f s pour la réalisa-
tion des billons cloisonnés : MOUZON, PROJECT
Equip. Ltd. Mais l’emploi des CLOISONNEUSES pré-
sente des sujétions : effort de traction relative-
ment important, et à-coups fatiguant les animaux.
De plus cette pratique reste ignorée des Africains.

C. - Pseudo-labom. avec des appareils à dents.


En zone Sahélienne, entre le péniblc travail
manuel à Yiler, et le labour dont la réalisation est
parfois délicate OLI peu opportune, on peut trou-
ver un moyen terme en préparant le sol avec des
instruments à dents montées sur étançons souples
ou rigides. Leur intervention est rapide, pour
autant que l’état du sol permette leur emploi : Fig. 37. - Préparaiion du sol avec du matériel
dureté, souches./ à dents et semis simultané (Sénégal).

50
MATERIELS

I1 apparaît qu’une paire de bœufs peut tirer un Rappelons que de tels pulvériseurs sont parfois
tel ensemble, à 1’Bpoque opportune du semis. Les prévus dans la gamme des instruments pour bâti
études doivent être poursuivies pour juger du polyvalent lourd : M O U Z O N Ariana >> et a Poly-
bien-fondé de la méthode, mais il semble qu’elle ciiltenr m, NA‘I‘R.
pourra être vulgarisée bientôt. On peut noter tou-
tefois, à la suite d’expériences récentes, qu’il E. - Hersage.
semble que la préparation du sol avec des instru-
ments à dents n’augmente le rendement que de Le hersage est une façon culturale presqu’in-
10 % environ, par rapport au travail manuel, alors connue outre-mer, sauf dans certaines régions
qu’on atteint plus par l’intervention du labour rizicoles, en particulier à Madagascar. S’il est vrai
(graphique 4). qu’il ne faut pas trop émietter certains sols, par-
Quant au travail du sol en saison sèche il ticulièrement ceux sableux, le hersage est une
semble difficile et son efficacité est incertaine. façon superficielle utile pour la préparation d’un
Les mat,ériels à dent utilisés ici sont générale- bon lit de semence propre ; encore faut-il avoir le
ment ceux employés pour l’entretien. Tout au plus temps et le moyen de herser.
change-t-on les socs bineurs, pour des socs plus Parmi les propositions de HERSES légères, ci-
étroits. tons : AGROMETAL, B O U R G U I G N O N , B O U Q U E T ,
C H A M P E N O I S , C L O U Z E A U , GARNIER, LARRO-
D. - Puluérisage. Q U E , LE MAITRE, MICHEL, SICAM, SOFAC, SO-
MECA, SUDIM, TÉCHI NÉ, etc ...
Si le sol est déjà enherbé, si du fumier a été mal Mais souvent les herses sont de fabrication
enfoui, ou s’il reste trop de souches et racines, le locale.
matériel a dents ne convient pas. On a parfois L‘un des aspects de la construction artisanale
recours, alors, aux instruments A disques ; mais de matériel de culture attelée est la réalisation de
ceux-ci doivent être assez légers pour être tirés herses à l’aide de dents importées (Cameroun
suffisamment vite, sinon ils risquent d’être ineffi- Septentrional). Ainsi les Malgaches utilisent des ,
caces. herses métalliques ou à cadre en bois ; par
On peut citer les PULV~RISEURSlégers suivants : exemple dans le périmètre de la Sahamaloto 46 %
AGROMÉTAL (10 disques), C H A M P E N O I S (12 ou des herses ont un cadre en bois, et des dents
14), GARNIER (6 à 12)’ K I N G P L O W (81, d’acier importées, ou de bois dur (BRUYÈRE ....
TÉCHINÉ (6 à 12). JANNAUD, 1963).

8. - Cheptel utilisé pour le semis.


TABLEAU
Bassin arachidier du Sénégal.

1 seul attelage

. cheval .......................
paire de bœufs.;. ..............
50
31
deux attelages alternant
paire de bœufs+cheval .’.. . . . .
cheval+ âne .................
16
3
100

I)’apr&s Y. MARIE-SAINTES

51
MATÉR I E LS
. ..
CHAPITRE 3 polyvalente, qui peut convenir à l’arachide. Cette
enrobeuse Q &I V 2 >> a, avec l’arachide, un débit
nettement moindre que ceux contrôlés pour le blé
SEMAILLES ou le maïs : 12 et 13 q/h suivant l’essai du
C. N. E. E. M.A. n o 690. Pour l’arachide elle s’est
révélée donner moins de 1 % de brisures. Ceci
peut étonner, pour un appareil à vis sans fin,
L’apparition de la culture attelée, parfois limi- mais s’explique, car la gaine qui entoure la vis de
tée à l’intervention du semoir, entraîne presque la M V 2 est une tôle mince rendue solidaire de
toujours une augmentation des surfaces embla- celle-ci par serrage. Ainsi manchon et vis sans fin
vées; donc une plus grande consommation de tournent ensemble ; ce qui explique le faible taux
semences qu’il faut d’abord décortiquer, puis de brisures.
traiter. Car il n’existe pas, semble-t-il, de semoir
I1 convient d’être prudent en ce qui concerne
pour gousses parmi les matériels à traction ani-
l’emploi des autres appareils à vis, tournant dans
male.
un cylindre, comme ceux conçus pour les cé-
Pour décortiquer des gousses, afin d’obtenir des réales ; de même pour les appareils à godets, à
graines de semence, les décortiqueurs courants palettes, etc., où la graine peut être meurtrie.
peuvent être employés, mais avec précaution.
Comme nous l’avons déjà dit un précalibrage est
très utile. Rappelons qu’à la main il faut une dou-
zaine de jours pour décortiquer les semences IS. - SEMOIRS
nécessaires au semis d’un hectare d’arachide. Ce
travail peut être entrepris à la fin de la période
Le semoir est un des premiers matériels acquis
de sous-emploi de la main-d’œuvre familiale,
par le cultivateur en Afrique tropicale, spéciale-
avant le début de la campagne agricole.
ment au Sénégal. I1 y a plusieurs raisons à cela.
Mis à part le tarare décortiqueur soviétique ALS
D’abord la brièveté de la saison des pluies qui
(fig. 71) il n’existe pas de décortiqueur spécia- oblige à semer rapidement dans les cinq jours qui
lement prévu pour les semences. suivent les premières précipitations importantes
Par contre il existe du matériel de traitement (> 20. mm). Attelé à un semoir le cheval couvre
des semences, plus puissant que celui déjà signalé. un hectare en 8 heures environ (contre GO h/ha
en culture manuelle). On admet en général que le
semoir employé seul, sans autre matériel, permet
a. - MATÉRIEL POUR de doubler la surface consacrée aux arachides
(1.008”). Dans la mesure o h les autres façons
LE T R A I T E M E N T DES S E M E N C E S culturales seront parallèlement accélérées, la pro-
duction pourra, elle aussi, augmenter encore plus.
Certaines poudreuses à manivelle ont été con- L’utilisation du SEMOIR MONOGRAINE-MONORANG
çues de manière à pouvoir recevoir une poulie pour arachibe, a débuté autour de Bambey vers
actionnée par un petit moteur. Là encore il fau- les années trente. Son usage s’est étendu progres-
dra faire attention de ne pas entrainer trop vite sivement à toute la zone arachidière sénégalaise,
l’appareil, pour ne pas abîmer les fragiles graines ou il en a été vendu un total d’environ 100.000
d’arachides. exemplaires. Actuellement les services de vulga-
Ainsi la POUDREUSE (c TONNEAU A E A V M de risation estiment que ce matériel est le meilleur
150 litres peut recevoir un moteur. moyen de promouvoir la culture attelée en lignes.
Car seul l’alignement autorise, d’abord le binage,
Bien que, parmi les POUDREUSES a marche CONTI-
puis le soulevage à l’aide des instruments dont
NUE et à ensachage, peu conviennent particuliè-
nous parlerons aux chapitres suivants.
rement à l’arachide, nous en signalerons plusieurs.
Le semoir à arachide employé en Afrique doit
- BROCHET offre une poudreuse bien connue être muni de plusieurs pièces de travail ’du sol
au Sénégal. Nous en avons déjà parlé, car elle (fig. 38). Outre le soc (ou sabot), qui ouvre le
peut aussi être mue par manivelle (fig. 7). Le sillon, un coutre le précède souvent qui en pré-
modèle à poulie exige un moteur d’une puissance pare le passage. Des dents rigides, d’une part,
de 0’4 kW environ. Le débit est supérieur à 5 q/h. effectuent un binage-sarclage, d’autre part, aident
- E A V M vient de sortir une nouvelle enro- à refermer le sillon. Elles reçoivent diverses
beuse à graines de coton qui convient également appellations en fonction des formes. Elles sont
à l’arachide, à condition de retirer un organe. La montées en avant ou en arrière de la roue plom-
poudreuse << Cotoneuf B exige une puissance d’en- beuse, suivant les modèles. Cette dernière tasse
viron 1,5 kW. énergiquement la terre au-dessus du sillon. Ajou-
- M A R O T propose un modèle de poudreuse tons un traceur latéral, le plus souvent un doigt

52
MATÉRIELS,

et non un disque ; l’agriculteur pourra ainsi tra- Les graines sont placées dans une trémie, qui
cer des lignes bien parallèles, à des espacements doit pouvoir contenir plusieurs kilogrammes de
réguliers : 60 cm en Afrique, 40 cm à Madagas- semences. La distribution la meilleure est assurée
car, etc... Malheureusement certains de ces équi- par élévation. Un disque incliné, percé de trous
pements ne sont pas toujours fournis, par négli- calibrés (ou muni de dents sur son pourtour),
gence ou pour diminuer le prix de vente ; ce qui prend doucement les graines pour les porter en
peut être un mauvais calcul lorsqu’on enlève les haut de la goulotte de descente. La plupart du
dents de sarclage, alors qu’il est impératif de temps aucun organe ne force celles-là à sortir des
semer en terre propre afin d’éviter, au départ, alvéoles où elles pourraient se fixer. Si un << éjec-
toute concurrence entre l’arachide et les adven- teur >> existe son action est douce (caoutchouc,
tices. balais, etc...).

-
Fig. 38. Semoirs à arachide standard
et disques de distribution (France).

Fig. 39. - Elémenis semeurs rotatifs<<tambour>>


monlés sur barre polyvalente (Angleterre).

GraFihique 5. - Parc Sénégalais de


matéi4els agricoles.

53
MAT~RIELS

L’entraînement du disque distributeur peut Les semoirs à arachides, par changement de


être, soit direct, soit avec renvoi d’angle SOUS disques, ou par remplacement du disque par une
carter, soit réalisé par l’intermédiaire de chaînes < étoile > à cuillers, sont proposés pour le semis
et pignons (interchangeables en fonction de la d’autres graines : mil, maïs, coton. Mais cette
distance désirée sur la ligne). Dans les deux pre- polyvalence est parfois théorique, spécialement
miers cas I’épaisseur du disque, le diamètre et le pour le coton non délinté, et le mil (1.008”).
nombre des alvéoles, doivent être choisis en fonc- I1 reste que des appareils conçus pour la distri-
tion, et des variétés, et des densités de semis dési- bution d’autres graines sont proposés pour le
rées. Dans le dernier cas le disque est choisi semis des arachides, nous ne nous y arrêterons
uniquement en fonction des dimensions des pas.
semences, e t la distance entre poquets est obtenue Le semis en culture attelée pose parfois des
en changeant les pignons de commande. problèmes particuliers ; par exemple au Nigeria
D’autres réglages sont nécessaires : celui du tra- oh l’on cultive sur billons, -‘au Sénégal oh ânes
ceur, pour les écarkments entre lignes ; celui du et chevaux, insuffisants en nombre, doivent être
point de fixation du soc, pour la profondeur du relayés par les bovins (tableau 8, p. 51).
semis.
SEMOIRS POLYRANGS
Les fabricants de SEMOIRS proposent différents
montages. -Le modèle classique le plus courant Les bœufs étant plus lents que les &pidés, il
que nous appellerons u standard >> est biroue et convient de profiter de leur puissance supérieure
muni d’une paire de mancherons (fig. 38). Mais pour, au moins, disposer des mêmes possibilités
ils proposent, aussi, des e éléments >> semeurs d’emblavure en leur faisant tirer 2 semoirs à la .
simplifiés à monter sur barre polyvalente, ainsi fois, OLI même 3. Un semoir monorang exige, au
que des versions <( enjambeur B pour culture sur maximum, 40 à 50 lrg de traction, alors qu’une
billon, ou h <voie large >> pour permettre un paire de bovidés développe, généralement, 80 lig
meilleur écartement interligne. Nous citerons : d’effort.
- C A T H A L A qui propose un prototype simple
Avec les bâtis des multiculteurs et polyculteurs
la solution est trouvée, grâce aux éléments se-
pour le Sénégal.
meurs indépendants. On peut ainsi monter 2 se-
- COLE qui est un des derniers Constructeurs moirs sur le Polyculteur MOUZON ou même 3
des Etats-Unis proposant du matériel de culture (cf. à Manja : Madagascar).
attelée. Mais il reste à mettre définitivement au point
- DARRAGQN dont les disques distributeurs un système robuste permettant d’accoupler deux
portent à leur verso des ailettes qui redescendent ou trois semoirs monorangs, sans utiliser de tels
les graines à l’entrée de la goulotte qui peut être bâtis (fig. 40). Plusieurs solutions ont ét6 propo-
ainsi raccourcie. sées (DARRAGON, EBRA, M O U Z O N )qui méritent
- EBRA qui propose plusieurs modèles : dans des aménagements (MONNIER).
Peut-être faudra-t-il même concevoir des se-
chacune des trois catégories : standard, élément
et enjambeur. moirs étroits (20 cm), accolés 2 à 2, pour réaliser
- FABRE : le <Super-Eco >> existe dans les
des semis en lignes jumelées : Madagascar (cf.
page 15).
quatre versions : standard, élément, enjambeur et
voie large (60 cm) pour le Sahel ; le c Poly-Eco ))
est un semoir polyvalent pour culture à plat et
sur billons ; il est réglable en hauteur.
- M A I L H E propose un semoir équipé, le plus
souvent, avec un disque à 12 trous.
- R A K O T O T A F I K A est un Constructeur mal-
gache.
Certains des semoirs cités sont montés ou cons-
truits partiellement sur place. Ainsi la SlSCQMA
construit au Sénégal des << Super-Eco B standard,
élément et voie large (GO cm).
Rappelons que les semoirs rotatifs ou DISQUES
SEMEURS (fig. 39) peuvent aussi être utilisés en
‘i
culture attelée (cf. II” partie) : W O L F , BENTALL,
ENGJNEERING WORKS.. . Ici on peut leur faire
les mêmes reproches que plus haut : réservoir Fig. 40. - Prototype d e semoir triple
insuffisant et faible tassage. pour traciion bovine (France).

54
MATERIELS

SEMOIRS POUR BILLONS

Deux solutions sont possibles dans les cas de


culture sur billons : semoir-enjambeur ou semoir-
billonneur.
Le semoir-enjambeur semble le plus simple
concevoir ; c’est soit un semoir standard auquel
le Constructeur adapte de grandes roues ( c Super
Eco > FABRE), soit un semoir dont les porte-
fusées des roues coulissent verticalement par rap-
port au bâti ( < Poly-Eco > FABRE,), soit, encore,
un semoir disposant d’un avant-train réglable
(EBRA) (fig. 41).
Le semoir-billonneur est peu utilisé en culture
attelée. Ceci provient du fait qu’il occasionne un
effort de traction plus important que n’exigent les
passages successifs d’un billonneur, puis d’un se-
moir-enjambeur.
Ci-dessus nous avons examine plus particuliè-
rement les semoirs a traction animale utilisia s en
Afrique. D’autres solutions sont employées ail-
Fig. 42. -Schéma de semoir réalisé par
leurs.
l’Institut de Recherche Agricole de New Delhi (Inde).
L’Institut de Recherches de New Delhi a concu
et breveté un semoir monorang de précision pour
l’arachide, réalisé en utilisant le bois et le métal au besoin, des masses alourdissantes. On pourrait,
(1957) (fig. 42). Il a même été construit .un mo- aussi, citer d’autres exemples, Madagascar, etc.,
dèle birang, à partir du premier. mais cette solution est peu satisfaisante.
En Chine le semoir ancestral, <( léou >>, serait
Des semoirs du type céréalier, à large trémie utilisé (comme rayonneur ?) dans les sols sableux,
munie de plusieurs tubes de descente, sont uti- pour remplacer le semis en poquets (réalisé au
lisés aux Indes pour l’arachide, si le sol est assez plantoir) par un semis en lignes à plus grande
meuble ; dans le Madhya Pradesh on leur ajoute, densité.

- .

Fig. 41. - Semoir à avant-irain réglable pour semis sur billons (France). I I

N. B. U n e place est prévue à l’avant pour poser un localisateur d’engrais. i

55
MATÉRIELS

CHAPITRE 4 Remarquons ici que la Recherche s’applique, ac-


tuellement, à trouver des herbicides. Si une poudre
se révélait convenir au désherbage des arachides,
FERTILISATION ET ENTRETIEN on envisagerait probablement d’utiliser des épan-
dews pour épandre ce produit dans les champs,
au besoin en mélange avec l’engrais (I. R. H. O.,
I. - FERTILISATION 1964). Ceci devrait amener plus de Constructeurs
à étudier et concevoir des localisateurs.

La généralisation de la culture attelée devrait


aller de pair avec une production de fumier. Le
transport de celui-ci en charrette ne pose pas de
problèmes (ch. 8). L’épandage pourrait être fait
manuellement, mais l’enfouissement suppose l’in-
tervention d’un labour.
Même si la traction animale permettait au culti-
vateur d’emblaver une surface d’arachides double
(1008”) il serait encore possible de faire épandre
les engrais chimiques à la main. Mais un épandeur
d’engrais facile à régler a l’avantage d’éviter des
irrégularités, qui restent fréquentes en épandage
manuel (cf. cnlture manuelle). C’est pourquoi l’em-
ploi d‘un localisateur est recommandé par les -
Fig. 44. Epandeur équipant une bineuse :
Agents de Vulgarisation. engrais granulé seulement (France).
D’après les nombreuses études faites, la locali-
sation suivant une ligne (ou 2) parallèle à celle
du semis est supérieure à I’épandage en nappe, II. - BINAGE E T SARCLAGE
ou à la localisation par poquets.
Les façons dont il va être question ont à la
Quelques Constructeurs seulement proposent un
fois pour but de sarcler, pour juguler les plantes
(ou plusieurs) modèle (s) de SEMOIRS-LOCALISATEURS ;
adventices, ensuite de travailler le sol, pour Bviter
le localisateur est en général placé sur le bâti à
surtout la formation d’une croiite superficielle
l’avant du semoir, et épand latéralement (fig. 43) :
provenant du battage >> par les pluies, enfin de
D A R R A G O N , EBRA, FABRE offrent de tels maté-
maintenir le sol souple sur le rang, pour faciliter
riels. I1 est vraisemblable que d’autres proposi-
la pénétration des gynophores puis la récolte.
tions se concrétiseront, car la consommation d’en-
Qu’ils soient simples, ou intégrés dans des
grais va croissant (cf. graphique n o 2).
barres polyvalentes, les matériels de traction ani-
En général on reproche à ces petits épandeurs
male permettent d’effectuer une ou plusieurs de
à faible débit (moins de 200 Irg/ha), outre une
ces facons.
capacité réduite des trémies, d’&tre irréguliers
Sarclage et binage en culture attelée supposent
dans leur répartition et facilement déréglables.
que les arachides soient alignées. Cordeaux,
I1 existe aussi des LOCALISAXEURS indépendants :
rayonneurs, roues marqueuses, semoirs et traceurs
COLE ; ou des €PANDEURS montés sur des bâtis
sont & la disposition du semeur pour lui permettre
permettant le travail simultané du sol :MO UZO N
d’obtenir des lignes parallèles, espacées régulière-
(fig. 44) ; ou encore sur polyculteur MOUZON.
ment. I1 est rare que les agriculteurs cultivent
Quant aux épandeurs en nappe utilisés en Europe
traditionnellement en lignes.
ils sont lourds et conviennent mal à l’arachide,
Le c radou >>, réalisé plus ou moins correcte-
‘puisque la localisation a la préférence.
‘ment pendant le semis, peut être complété avec
du matériel de culture attelée, souvent grâce à
une façon réalisée obliquement par rapport aux
?ignes. Herses étrilles, weeder OLI même cultiva-
teurs légers sont alors passés légèrement en tra-
vers. Ceci est possible, car la plantule d’arachide
est moins fragile que certaines autres (maïs) ;
c’est pourquoi, en dehors des engins à dents fines
et souples, on peut aussi recourir à ceux à socs
sarcleurs ; mais il convient, de préférence, d’agir
avant la levée des arachides.
LES HERSES ÉTRILLES risquent d’arracher les plants,
Fig. 43. - Semoir-localisateur d‘engrais (France). si la volée d’attelage n’est pas maintenue suffi-

56
MATERIELS

samment au-dessus du sol. Parmi les fabricants, adventices et de l’arachide, ou de l’état du sol.
signalons : BUCHER-GUYER, MELOTTE, MICHEL, Sont proposées des étançons rigides ou souples,
SCHOHBERGER. des socs en forme d’aile, de cœur ou patte
d‘oie, etc. ALI Sénégal, les cœurs de 15 à 20 cm
montés sur étançons souples semblent donner
satisfaction. Les demi-cœurs permettent de tra-
vailler plus près des lignes.
Ces étançons sont montées sur un châssis spé-
cial, ou adaptées sur des barres polyvalentes. Que
ce soit dans le premier OLI le second cas la modi-
fication des largeurs de travail est impérative,
Fig. 45. - Herse étrille (France). compte tenu dël’espacement initial et du dévelop-
pement de la plante au moment de l’intervention.
LES W E E D E R S , ou herses à dents souples, semblent Les Constructeurs ont recours à l’expansion angu-
plus recommandés pour l’arachide. ~

laire OLI parallèle sur lesquelles nous ne nous


Ils sont simplement constitués d’un cadre rigide arrêterons pas (fig. 47).
sur lequel sont fixés des dents spéciales sur Les bineuses sont peu employées car le semis
3 rangs ; parfois 2. L’attelage se fait par une paire en lignes régulièrement espacées, qui conditionne
de limons (fig. 46) ou un timon. Ils sont donc leur emploi, n’est pas encore généralisé. I1 n’y en
faciles à construire, et ne nécessitent pas d’avant- aurait actuellement que 30.000 environ au Séné-
train : ECHARD << Ersdou >, T E C H N O H A C pro- gal, et quelques milliers au Niger, en Haute-Volta, .
posent de tels engins. Certains (< montages > sont ou à Madagascar. Le modèle proposé par RHINO
prévus pour les barres polyvalentes : DARRA- conviendrait particulièrement bien au Nigeria
G O N , MOWZON, (HAYNES,1964). En Inde, ce genre de matériel, à
Avec un weeder à cheval de 1,s m de large châssis associant bois et métal (ou entièrement
(effort < 30 lig) on peut <<herser)> facilement un métallique), semble d‘usage assez courant en cul-
hectare dans la journée (35 li en culture ma- ture attelée. Mais les sarclages et binages y se-
nuelle). raient parfois exécutés avec du matériel léger
Toutefois ces weeders nécessitent d’être tirés a comprenant I rang de disques.
plus de 4 km/h pour être efficaces ; aussi leur
emploi est-il difficilement concevable en traction Les marques de B I N E U S E S à traction animale
bovine. C’est pourquoi le CRA de Bambey pro- sont nombreuses. La plupart sont connues depuis
pose, alors, le sarclage léger réalisé à l’aide de longtemps pour d’autres cultures : maïs, vigne,
matériels plus classiques. etc. mais un certain nombre ont été allégées pour
s’adapter aux possibilités de traction locale.
Parmi les matériels simples, citons : BASTIAN,
B O U D V I N , CATRY, C O D A M M (BAJAC), COSSUL,
DEFLANDRE, DEROT, FABRE <( Occidentale >, GAR-
NIER, L I O T , LOBSEAU, PIN, RELIGIEUX, SAVA-
RY SEBILLE, SAFlM (MF), SEMNORD, SICAM, SO-.
FAC, SOMECA <( Etoile )>, TGCHINÉ (c Africaine )>;
enfin DELFOSSE, qui a conçu un matériel spé-
cial pour l’entretien des cultures en planches.
De même que la SlSCOMA fabrique, sous li-
cence, 1’ (< Occidentale > de FABRE, A G R O M E T A L
en Espagne, DISTRICT Coop. Fed. Ltd. aux Indes,
T E C H N O H A C en Israël, fabriquent des (c PZanet
Junior >).
Tous les Constructeurs de barres polyvalentes
proposent le montage d’instruments pour le bi-
. Fig. 46. - Weeder à limons à Bambey (Sénégal). nage-sarclage et le buttage. On peut leur adap-
ter les divers types de dents et socs à largeur,
Les deux, ou m&me souvent trois, désherbages- entrure, etc., variables suivant les modèles.
binages qui doivent suivre le radou ne peuvent Les polyculteurs ou certains multiculteurs
plus intervenir qu’entre les rangs ; le nettoyage peuvent permettre de travailler sur plusieurs in-
sur la ligne ne pouvant être réalisés que manuel- terlignes et il convient d’examiner les possibilités
lement. Les interventions sur l’interligne sont de ces matériels en fonction de la puissance de
effectuées avec toutes sortes de bineuses, qui se- traction du cheptel dont on dispose : ceci de ma-
ront munies des étançons et des socs- les plus nière à utiliser cette dernière au mieux et de
appropriés, en fonction de la végétation des couvrir la plus grande surface possible par pas-

57
MATERIELS I

Fig. 47. - Bineuses sarcleuses monorang (France).

sage. Ainsi on estime, au Sénégal, qu’un cheval Des paysans malgaches, dans les << opérations )>,
tirant une bineuse monorang parcourt un hectare encadrées par le BDPA (Manja) sarclent 3 inter-
en 6 à S heures, ce qui représente plus d’une lignes à la fois grâce au Q Polyculteur >> MOUZON.
journée eu égard à la faible résistance des équi- Notons en terminant que le binage-buttage est
d& locaux. Avec un bœuf, à l’allure plus lente, il bénéfique et qu’il est souvent recommandé au
faut compter environ 1 6 heures. Mais d’une part, début de la floraison : spécialement au Maroc, en
l’utilisation d’un seul bovin est rare, d’autre part, Argentine ... Des SOCS ou DISQUES CHAUSSANT”
il convient de lutter de vitesse avec les mauvaises sont proposés par de nombreux Constructeurs de
herbes. En conséquence il faut plutôt utiliser un cultivateurs (SAFIM, SOMECA, TECHINÉ, etc.),
bâti pouvant enjamber deux rangs. On couvre OLI de bâtis polyvalents (EBRA, MOUZON).
alors un hectare en 7 à S heures environ.
Ici apparaît un intérêt particulier des polycul-
teurs qui enjambent mieux que les multiculteurs
(fig. 49) et permettraient de placer une ou deux
-dents supplémentaires, grâce à leur montage sur
roues à pneus qui demandent moins d’effort
(MONNIER, 1965) (fig. 50).

Fig. 50. - Binage au polyculteur 6 Bambey (Sénégal).

m. - DEIFENSE DES CULTURES

Fig. 48. - Bineuse sarcleuse de copstruction locale, Dans la mesure oh il faudrait lutter de vitesse
(Cameroun septentrional) ; au second plan bâlis en stock avec des parasites, le matériel de culture attelée
et châssis de charrettes. devrait permettre une intervention plus rapide
que les poudreuses et pulvérisateurs manuels. En
vier de relevage
nous limitant aux Constructeurs francais A U D U -
REAU, BLANCHARD, BOBARD, CASTABNG,
EVRARD, LACHAZETTE, PERRAS, PINNAS-
S A U D et DESCORPS. ..
offrent des matériels à
traction hippomobile, ou éventuellement bovine,
et le e Tropiculteur B MOUZON peut recevoir
un pulvérisateur. Mais une pompe à entraînement
direct, par les roues, donne une pression assez
faible, surtout en traction bovine. C’est pourquoi
le matériel à moteur auxiliaire est souvent pré-
Dents f l e x i b l e s à écartement
féré. Mais nous sommes alors en présence d’appa-
reils complexes, coûteux, et nécessitant un entre-
Fig. 49. - Polyculteur équipé en bineuse (Sénégal). tien relativement compliqué.

58
CHAPITRE 5 lames en forme de cerceau ont connu une cer-
taine vogue, à cause de leur forme concave et de
leur tranchant, en principe, continu. Mais, actuel-
R~COETE lement (fig. 51) on leur prkfère les lames en pointe
de flèche, du genre soc sarcleur et montées sur
un étançon galbé, ce qui réduit les bourrages
L’intervention de matériels à traction animale (fig. 52). I1 faut pouvoir faire varier l’entrure du
est assez récente en ce domaine, particulièrement soc dans de larges mesures en fonction de la du-
dans les régions qui nous intéressent. reté du sol. Les premiers modèles de ces soule-
veuses ont été conçues par M. BARIANIet commer-
cialisées sous le nom de < Passe-partout B. Du
II. -[Link] Sénégal, où leur diffusion s’affirme (plusieurs
milliers), au Niger, ou elles devraient être bientôt
Les possibilités des souleveuses ou des arra- vulgarisées (TOURTE, 1963), ces lames donnent
cheuses, qui peuvent être utilisées pour la récolte satisfaction, que ce soit en sol dur ou meuble (deck
des arachides, sont surtout fonction de l’état du OLI dior au Sénégal), avec des arachides rampantes
sol au moment de la récolte. Celui-ci dépend, na- ou Érigées, que celles-ci soient alignées ou non ;
turellement, d e sa composition, de son état d’hu- à condition, toutefois, de choisir celle de largeur
midité, de sa structure mais aussi des amende- convenable. En effet, les Constructeurs proposent
ments éventuellement incorporés ou des façons généralement plusieurs dimensions de lames,
culturales spéciales qu’on lui aura fait subir (but- comprises entre 20 et 50 cm de largeur, et même
tage par exemple). juscp’à 60 cm (sols dunaires au Niger).
Pratiquement, en culture attelée, on utilise les On choisira, par exemple, une lame large pour
souleveuses, et leur pénétration est surtout fonc- des arachides rampantes, alignées OLI non, en sol
tion de l’état plus OLI moins grand de sécheresse meuble, et une étroite pour des e Crigées >> en sol
du sol, souvent important en zone soudano-salié- dur.
lienne. Ces lames exigent généralement moins de
I1 existe un très grand nombre de types de 100 kg d’effort moyen de traction ; parfois celui-ci
lames souleveuses. Souvent elles sont planes avec peut s’abaisser jusqu’à 40 Irg. Les lames étroites
un tranchant droit ou courbe, ou formant angle ; pourraient, à la rigueur, être tirées par un cheval
quant à celles à surface gauche leurs types sont en sol très meuble (sable particulaire).
encore plus nombreux (fig. 51 et 69). Elles peu- I1 faut compter une douzaine d’heures pour
vent aussi être prolongées p a r des doigts formant réaliser le soulevage sur un hectare et souvent
ainsi une grille simplifiée. Elles sont fixées á un moins (sol meuble, propre et encore frais).
ou deux étancons. On peut dire que chaque pays Ces lames en pointe de flèche sont proposées
producteur a son (ou ses) type de lame, adapté par plusieurs constructeurs de multiculteurs pour
à son écologie. être montées sur leur bâti : ARARA e Unité Lé-
Les lames droites bien que simples et robustes, gère >> et << Unité moyenne )> (mono ou biroue),
ne donnent généralement pas satisfaction, dès que EBRA K Omniculteur B.
les conditions deviennent difficiles : champ en- Notons que l’Unité Moyenne ARARA semble
herbé, sol sec, etc. plus souvent être utilisée en montage monoroue,
Dans la zone soudano-sahélienne africaine, les qu’avec son avant-train biroue. Rappelons qu’au

de lames souleveuses utiii-


sées en traction animale ou p L A N E D R o I T E en R A S E T T E I N C U R V E E
moforisée. (Universelle) ( E.U.) ( Indes )

e n ” V “ en A R C E A U en P O I N T E en P O I N T E
(R b o d Q s i e e) ( S d n 6 g a l ...) , (SQnQgal )... ( FlEride )
MATÉRIELS

Fig. 52. - Modèles de souleveuses équipées de lames


adaptées à l’Afrique soudano-sahélienne.

Remarquer 1 - L a forme de l a lame e pointe de flèche D.


2 - L’étangon protégé à l’avant p a r une gaine semi-
cylindrique pour diminuer les bourrages. -

La forme des trous dans I’étançon où sont placés les boulons fixant
la lame, permet de régler l’angle d’entrure, donc l a profondeur de
travail en fonction du sol.

Sénégal la SISCOMA propose, pour le Polyculteur semblent moins bien convenir aux sols arachi-
MOUZON qu’elle construit, une adaptation per- diers de Madagascar. Les cultivateurs malgaches
mettant de monter une souleveuse ARARA < Unité se sont vus aussi proposer des souleveuses du
Moyenne >> ; pour les sols les plus légers deux type cerceau (fig. 53) ou plutôt ar? de cercle
ensembles << Passe-partout > peuvent être montés (fig. 54) telles celles de DARRAGOW, C O M A G .
sur ce Polyculteur. Mais le plus souvent ce sont les socs des corps de
Par ailleurs les forgerons de village proposent charrues, dont le versoir a été enlevé ou tronqué
parfois des lames souleveuses s’inspirant à la fois (seul reste l’estomac), ou encore évidé (fig. 55)
de celles importées et des fers d’iler. Ces engins, qui donnent le plus satisfaction. Les polyculteurs-
plus ou moins hybrides, sont souvent satisfaisants. enjambeurs munis de tels corps présentent alors
On les monte sur les bâtis de <( Siné )>, de Poly- l’avantage de pouvoir chevaucher les lignes. Les
culteur, etc. (MONNIER, 1965). lames planes au trancliant droit ont été aussi
Les souleveuses à ?ames en pointe de flèche essayées localement, mais leur emploi ne semble
pas bknéfique, bien que l’on dispose à Madagas-
car d’attelages plus puissants qu’au Sénégal.

Fig. 53. - Souleveuse à lame en arceau (Madagascar). Fig. 54. - Souleveuse cerceau (France).

60 .
MATÉRIELS

Fig. 55. - Exemple de versoir &idé pour le soulevage


(Etats-Unis).

En Nigeria, .le buttoir RANSOMES, auquel on


enlève les ailes, est souvent utilisé pour le soule-
vage.
Dans la Province de Tucuman (Argentine) les
arachides < sont récoltées avec un araire à pointe
sans versoir > (BOGGIATO et alii, 1960).
Aux Indes, il semble que, parmi toutes les mé-
thodes et matériels utilisés ou essayés, deux seu-
lement donnent à peu près satisfaction (RAMIAH
et MUNKERJEE, 1957) : l’arracheuse de pommes de
terre du type <pelle > et, surtout, les << Gunta-
kas w . Ces dernières sont appréciées, en particu-
lier pour les arachides rampantes (fig. 56).
Fig. 57. - Souleveuse sur bâti à roues (Inde).
Les < guntakas )> sont des souleveuses a lame
droite, OLI incurvée, de largeur variable. C’est le
seul type d’appareil qui ait un rendement accep- répandu. Son rendement serait voisin de celui
table : 0,6 ha par jour (8 li). Mais il est souvent d‘une guntaka.
nécessaire de disposer de 3 personnes pour le Les japonais utilisent des lames souleveuses de
faire fonctionner correctement : un homme sur forme curieuse, se rapprochant parfois des outlis
la guntaka, par son poids, l’aide à s’enfoncer (6 à en queue d’aronde >> (fig. G9). Celles-ci sont
1 0 cm), et, en général, deux femmes marchent de montées soit sur un bâti tiré par des animaux
chaque côté pour éviter le bourrage au niveau des (CECOCO), soit sur un motoculteur.
étançons. Même certaines guntakas améliorées Les lames les mieux adaptées au soulevage,
(type Kilson Munroe, no 2, voir fig. 56, nos O, I comme certaines de celles décrites précédemment,
et 2) conservent ce dkfaut. Toutefois, les modèles laissent généralement moins de I O 5% des fruits
avec un seul étançon devraient provoquer moins dans le sol ; ce chiffre est comparable à la
de bourrages (PANTULU et KRISHNARAO, 1958). moyennne des résultats obtenus en arrachage ma-
Deux déflecteurs, ou des étançons cylindriques, nuel, Par contre d’autres lames, dans les mêmes
devraient éviter que deux aides aient à courir conditions, peuvent laisser << des restes w moins
après pour le débourrage. négligeables.
Ces appareils ont l’avantage d’être connus, Afin de glaner les gousses encore incorporées
construits et réparés sur place ; toutefois, ils au sol après le soulevage, les agriculteurs de
nécessitent l’intervention d’une paire d’animaux l’Inde ont parfois la coutume de relier les étan-
robustes. çons de leurs guntakas avec de la paille de riz
Lorsqu’il s’agit d’améliorer les lames étroites tressée plus ou moins serré, et de parcourir à
des guntakas, les Indiens semblent préférer les nouveau le champ. Ils remontent ainsi les gousses
lames incurvées aux lames angulaires ; leur par- détachées qui, au passage précédent, avaient pu
tie tranchante pouvant être biseautée. s’échapper entre la lame et la poutre-châssis
I1 existe, dans 1’Etat de Bombay, des soule- (fig. 5G).
veuses (fig. 57) montées sur roues, au châssis ré- Nous ne pouvons pas citer d’autres exemples
glable en hauteur par levier à secteur (SHAH, pour le glanage des restes en terre, au-delà des
1958) ; ce réglage s’effectue facilement pendant le interventions manuelles signalées plus haut.
travail, alors que les guntakas doivent être ré- Parmi les lames souleveuses dont nous avons
glées avant d’être attelées. Une lame droite pour parlé, certaines ramknent en partie les plants
arachides rampantes est fixée latéralement en d’arachides au-dessus du sol, en raison de leur
arrière du châssis par un unique et solide étan- forme et de celle de l’étançon <( antibourreur >> qui
con. Malgré ses avantages, ce matériel est peu les porte. Nous avons indiqué, plus haut, que ces
MATERIELS
Guntakas populaires, & ...
R

Torsade de p a i l l e

m H l l s o k Munroe
Guntaka

6 cm

-cmu
- q----- Researcq Eng. S u n t a k e

.... Ohntakaer anQliorCes

Fig. 56. - << G u n t a k a s >> indiennes.

matériels ont pu exister, en nombre réduit, dans


le sud des Etats-Unis, o Ù les attelages de mulets
étancons pouvaient être faits de fers arrondis per- sont puissants, ils ne sont plus construits. Les
mettant de dégager au mieux les plants du sol. régions d’Afrique où la culture attelée arachidière
Nous ne pouvons pas signaler l’emploi d‘arra- se développe disposent de faibles attelages, qui
cheuses proprement dites dans les pays qui nous ont déjà de la peine à tirer une souleveuse, et on
intéressent particulièrement. En effet, si de tels ne peut leur demander de traîner une arracheuse.
I
62
MATERIELS

II. - RATELAGE ET GROUPAGE dans les régions qui nous concernent. I1 s’agit du
choix du moment précis du râtelage. I1 faut lais-
DES ARACHIDES ser aux plants le temps nécessaire à leur déshy-
dratation, mais les gynophores deviennent fra-
Après le soulevage il faut rassembler les ara- giles et certains se brisent ; l’andain constitué ne
chides, pour le fanage. Avant de constituer des contient plus alors qu’une partie des fruits. Opé-
tas ou des perroquets il est opportun de grouper rer plus tôt c’est interrompre le fanage (coques
plusieurs rangs d‘arachides. Pour celà deux solu- et feuillages). Le matériel de traction animale
tions sont envisageables : devrait être choisi parmi ceux ayant une emprise
relativement conséquente, mais alors se présente
I o Emploi d’arracheuses-groupeuses. l’autre difficulté, car les attelages risquent de ne
Ce serait la solution la plus élégante. Mais, plus être assez puissants. Aussi on ne peut citer
puisque l’emploi d’arracheuses vraies dépasse tou- que des expériences et non des applications d’uti-
jours la limite de puissance des attelages, a for- lisation des trois catégories de matériels cités
fiori on ne peut recourir à celui des arracheuses- ci-dessus.
groupeuses. Parmi les marques de RATEAUX FANEURS fournis
2 ” Emploi de râteaux de fenaison. ’ avec limons citons : I N T E R N A T I O N A L HARVES-
TER FRANCE, K U H N , SETA, SOMECA. Seul
Les râteau-faneurs classiques conviennent sou- JOHN DEERE (REMY) propose un RATEAU A
vent mal aux arachides, dont le feuillage risque de DISQUES traîné. Enfin, pour les RAJEAUX A D€CHARGE
s’emmêler dans les peignes. On peut remédier a INTERMITTENTE, citons : CECCATO, CHAMPENOIS,
cela en les munissant d’arceaux débourreurs. LAVERDA, M O T O IMPORT, VIDAURETTA.
Les râteaux à disques munis de dents radiales, Une fois groupées les arachides sont mises en
ou e soleil >>, peuvent aussi convenir, bien qu’ils tas, à la main. I1 n’existe pas de matériel de cul-
constituent des a roules > peu aérés, ce qui pré- ture attelée permettant Ia mécanisation de ce tra-
sente un inconvénient pour le fanage ; mais ils vail. ’

ont le défaut de fatiguer les animaux de trait, non


pas tant par l’effort qu’ils nécessitent, que par
les à-coups qu’ils occasionnent, dus aux irrégula-
rités du sol. De plus, ils ramassent assez facile-
ment des pierres.
Les râteaux à décharge intermittente convien-
draient mieux (fig. 58). Malheureusement ils sont
de moins en moins construits. Un tel râteau aurait
été adapté aux Indes, sur un bâti en bois (PATEL,
1957) ; mais il faudrait qu’il soit muni de roues
pour ne pas abîmer la récolte.
La bonne utilisation de ces matériels présente
deux difficultés. L’une d’elles a été rencontrée
lors des interventions de motorisation arachidière

Fig. 58.- Petit râteau h


décharge infermitiente adap-
table sur avant train biroues
(France).

Fig. 59. - Fanage sur perroquet


(Etats-Unis, 1950).

\
63

I
MATÉRIELS

111. - BATTAGE IV. - SÉCHAGE


Le transport des arachides du champ au lieu de Le séchage des gousses battues est souvent inu-
battage, se fait en Afrique par des moyens variés. tile (Sahel), mais parfois indispensable (zone Gui-
Rappelons qu’aux Etats-Unis, il y a encore une néenne) ; il arrive même, par exemple en Nigeria,
dizaine d’années, les perroquets étaient souvent que l’arrachage doive être différé, jusqu’à la fin
transportés jusqu’aux batteuses semi-mobiles de l’hivernage, afin d‘attendre que le soleil per-
grâce à des chariots spéciaux tirés par des mulets mette un fanage efficace. Mais il y a un gros
(fig. GO). risque à laisser les arachides mûres dans le sol,
Si, en culture manuelle, il est opportun d’envi- durant la fin de la saison des pluies : la germi-
sager l’emploi des batteuses (à manivelle), a for- nation et les moisissures sont à craindre.
f i o r i en culture attelée, où les rendements et les C’est pourquoi, depuis 1961, J. A’BROOKexpé-
surfaces augmentent, faudrait-il recourir à du ma- rimente, à la station de Molrwa (Nigeria), un petit
tériel plus puissant (à moteur). Malheureusement déshydrateur à bois du type échangeur de cha-
les petites batteuses polyvalentes ne donnent géné- leur. Le principe a été repris de celui utilisé pour
ralement pas satisfaction pour l’arachide, et les le cacao aux Samoa (1034”). Ont ainsi vu le jour
véritables batteuses à arachides exigent la puis- plusieurs modèles, qui semblent peu différer entre
sance d’un tracteur poyr être entraînées. eux.
Toutefois, les Japonais ont conçu des PETITES
BATTEUSES à arachide A MOTEUR. CECOCO propose
Ces déshydrateurs (fig. GI) sont constitués
essentiellement d’un foyer où l’on brûle du bois,
deux modèles, de 0,7 et I,4 lrW, pesant une cen-
taine de kg. Une des machines, essayée au Congo placé dans un four où se forment des courants
p a r les Belges, a donné un rendement de 46 kg
de convection qui s’élèvent à travers un plancher ,
qu’ils chauffent et sur lequel reposent les gousses
de gousses par heure. I1 y avait environ 2 % de
à sécher (cf. coupe axiale). L’ensemble est recou-
gousses brisées. Mais il est préférable de présenter
vert d’un toit de chaume, non figuré sur les
<( uniquement la grappe de gousses au batteur B ce
schémas ci-joints. Le foyer et la cheminée qui le
qui complique son emploi. Un triage manuel est
prolonge sont constitués de bidons, dont le fond
indispensable par la suite. Enfin, et surtout, elle
est en bois ce qui la rend difficilement utilisable
a été découpé et qui sont soudés entre eux. Le
sous les tropiques (DELHOVE, 1960). four est en partie creusé dans le sol et la terre
prélevée sert à élever les murs. Dans ceux-ci sont
En pratique, le battage dans les zones de cul-
encastrées des poutres de bois brut (aIO à 15 cm)
ture attelée reste manuel et l’intervention des ani-
qui portent les nattes de palmes constituant le
.maux est- peu envisageable, même avec un inter-
plancher chauffant. Les murs dépassent le plan-
médiaire, tel un manège, la puissance transmise
cher de 30 cm.
étant trop faible pour entraîner l’appareil.
Ce plancher carré, de 2,7 m de côté, recouvert
d’un lit de gousses de ‘20 à 23 cm confère au s6-
choir une capacité de 700 kg environ de gousses
humides, qui peuvent être déshydratées jusqu’à
une teneur de 10 % d’eau en 24 heures
(J. A’BROOK,19G3). Un ratissage consciencieux est
nécessaire pour homogénéiser le lit de gousses
dont la température ne doit pas dépasser 4 9 ” .
Dans le modèle 1963, le dernier décrit par
J. A’BROOK(1964), le four semble légèrement plus
creux que dans les précédents. Deux entrées d’air
réglables sont prévues à l’avant et au-dessous du
niveau du foyer. Ce dernier est fait de 4 bidons
de 200 1 et repose sur 5 piliers (cf. figure). Cette
installation est moins coûteuse que celle réalisée
en 19F2, qui comportait une ventilation d’air
Fig. 60. - Transport des perroquets au chantier de battage forcé par un ventilateur de décortiqneur (1034”),
(Etats-Unis, 1950). mais elle est moins efficace.

64 ’
MATÉRIELS

mur.

rées du f o u r
vue de devant
couDe axiale

plancher chauffant
/ ( n a t t e s de palme)

ur

coupe t r a n s v e r s a l e
-
plan -
- 1
MODELE 1963 - U 1 mLtre
)----i

Fig. 61. - Deshydrateur h feu de bois (Nigeria).

F
De son côté la Station de Kingaroy (Australie) soleil ou la rosée si besoin est (1026”). Mais c e
a amis au point un système de séchage des asa- double râtelier inversé semble surtout intéressant
chides ensachées. Les sacs sont entreposés sur si une unité souffla‘nt de l’air chaud y est ad-
deux rangees de claies, formant tunnel. Des jointe. Nous en reparlerons dans la dernière par-
bâches assurent la protection contre la pluie, le tie de cette étude.

lI


Fig.’62.
i
- Double claie pour le séchage des sacs d’arachides au champ (Australie).

65

_
J
-
MATÉRIELS

CHAPITRE 6

NETTOYAGE ET STOCKAGE
I. -
NETTOYAGE
ET CALIBRAGE DES GOUSSES
Un premier nettoyage très sommaire est cou-
ramment effectué à l’aide de cribles à manivelle
(cf. précédemment). Des tarares classiques peuvent
être employés pour compléter ce premier triage ;
mais ils ne donnent pas toujours un produit assez
propre. Aussi, à la suite de nombreuses expéri-
mentations entreprises à Bambey, les établisse-
ments DARRAGON proposent-ils désormais un
TARARE-NETTOYEUR spécialement conçu pour l’ara-
chide et qui porte le nom de cette Station (fig. 63).
Ce tarare < Bambey > effectue le nettoyage des
gousses battues en deux opérations. D’abord,
d’après leurs dimensions, les impuretés sont éli-
minées des gousses sur des grilles à secousses, C P
qui désagrège déjà un peu les concrétions de
Fig. 63. - Tarare nettoyeur spécial à arachide
en usage à Bambey (Sénégal).
terre. Ensuite, un fort courant d’air, créé par une
soufflerie à vent réglable, soulève les produits N. B. Au second plan silos métalliques recouverts de chaume.
légers : pailles, gousses immatures 011 vides, tandis
que les pierres et le sable sont séparés des gousses. posent de nombreux TRIEURS, dont deux modèles
L’appareil pèse 360 lrg, et nécessite environ de << [Link]-épierrezzr >> à arachides (fig. 64) :
1,5 lcW. I1 possède quatre sorties : grosses impu- 1,5 lcW pour 500 Irg/h, et 2 kW pour 700 kg/h.
retés, pailles, pierres, et gousses pleines et LHUILLIER, MAROT, POULARD, la SMCl
propres. Deux élévateurs à godets sont prévus l’un offrent aussi des trieurs, sasseurs, nettoyeurs pour
pour l’alimentation, l’autre pour I’ensachage- l’arachide ; et BISCARA propose un TRIEUR A AL-
pesage. VEOLES séparant les mono et bigraines des tri-
Les Etablissements BILLIOUD & D U R A N D pro- graines (365 W et 300‘1rg/h) (fig. 65).

Fig. 64.

Trieur à arachide (France).

66
MATÉRIELS

Pour l’inspection des arachides de bouche,


BI L L l O U D & D U R A N D , SLATTERY construisent
II. - STOCKAGE
des TABLES DE TRIAGE qui sont de simples tapis
roulants. B I L L I O U D & D U R A N D et CECOCO
offrent aussi des LAVEURS d’arachides en coques Un des buts de la culture attelée étant d’aug-
(arachides de bouche). menter la production, il faut aussi prévoir un
A Madagascar, selon JORDANC961”), une chaîne plus grand volume pour emmagasiner la récolte ;
de nettoyage des arachides de bouche pourrait ou tout au moins une plus grande surface de
comporter les phases suivantes, avec le matériel stockage à l’air libre.
indiqué ci-dessus, à savoir : L’agriculteur deja évolué comprendra plus fa-
1” Un premier tri éliminant les produits légers cilement l’intérêt des silos, peut-être même accep-
(ventilation) et séparant les petites gousses des tera-t-il leur emploi coopératif ; les cellules
grosses (tri et quadrigraines), effectué à l’aide dc seront composées des mêmes matériaux, si ce
cribles ? secousses
i (type BILLIOUD Sr DURAND) n’est des mêmes *éléments, que ceux utilisés par
ou, de préférence, de trieurs à alvéoles (BIS- ailleurs : organismes de collecte, offices de
CARA). commercialisation, etc.
2 ” Un lavage, manuel dans des bacs, ou méca- Les silos conviennent tous aux arachides, dans
nique dans un cylindre tournant à 40 t/mn (avec la mesure où, d’une part ils ont été adaptés aux
ou sans abrasif). Le nettoyage à sec est recom- conditions locales (métal), et d’autre part et sur-
mandé pour les régions humides ; l’appareil de tout, les vis et engins de manutention conviennent
BILLIOUD &L DURAND fonctionne au sable, mais au produit : coques ou fragiles amandes.
les cendres de paddy ont la préférence de l’Au- En nous bornant aux constructeurs français de
teur. SILOS MiTALLlQUES nous citerons : COUSflN et Cie,
3” Un séchage doit suivre le lavage (soleil ou DAGUET, DARRAGOH, DENI§, DOLLkANS, D U -
séchoirs à air chaud). PUIS, GARNIER (F. A. O.), M A R O T , M A R T I N ,
4” Un dernier tri manuel (tables) éliminera les POIRAUD. PRIVEI, PROMILL, SILOMÉTAL, so-
gousses tachées et les impuretés qui auraient pu C I ~ T É N O U V E L L E DE M O N T A G E ET C H A U -
demeurer. DRONNERIE, TRIPETTE et R E N A U D . Signalons
qu’au Sénégal la SiSCOMA offre aussi des silos
N’oublions pas les TRIEUSES OPTIQUES : telles de tôles de toutes dimensions, depuis ceux corres-
celles de E L E X O (Sté Mandrel), S O R T E X (Sté pondant aux besoins individuels.
Serda) modèle e G 3 >> 135 kg/h, 0,s ItW, etc., q u i
Quant aux pyramides ou aux seccos des Offices
I pourraient accélérer ce tri.
Aux Etats-Unis de tels trieurs à cellules photo- de Commercialisation, rappelons qu’au Sénégal
électriques, déjà employés industriellement, sont l’arachide y est entassée en coques, tandis qu’en
maintenant expérimentés pour élimiller, juste Nigeria elle est décortiquée avant. Mais cet état
après la récolte, les gousses noircies et diminuer de fait peut s’inverser. Dans ce dernier pays les
le taux de toxicité due à l’aflatoxine (Oléagineux, pyramides de sacs, de IG m de côté et 1 2 m de
xx, 3, p. 177). haut, sont désinsectisées avec des bouteilles de
bromure de méthyl. Une bâche en izyloiz doublé
de izéoprkne les recouvre jusqu’i la base où elle
est fixée par des boudins de sable.
Les BACHES utilisées en Nigeria viennent de
Grande-Bretagne : E A S T W O O D , FRANKENSTEIN
et S O N S , LEA PRfBGE. Mais on peut trouver ces
mêmes matériaux ailleurs, par exemple en France
o Ù MALLET propose même, en plus, I’APPAREIL-
LAGE DE FUMIGATION. Précisons que, maintenant,
l’on s’oriente vers la fumigation sous double
bâche, l’interne étant poreuse de manière à évi-
ter les condensations.
Enfin signalons les expérimentations faites sur
les < dracones 3 , containers étanches en matière
plastique, en forme de saucisse. Ils ont une grande
capacité : 150 t et peut-être plus. Ces récipients
souples permettent le transport de l’arachide par
, Fig. 65. -Trieur à alvéoles séparani les monograines voie d’eau, et la fumigation. Une fois vidés ils
et bigraines des arachides trigraines :365 w (France). sont pliés pour le retour sous un volume restreint.

67
MATERIELS

Chaque marque offre en général deux modèles


exigeant environ 1 et 3 kW, dont les débits sont
approximativement de 200 kg/h‘ et 500 kg/h, avec
CHAPITRE 7 de grandes variations suivant les marques. Ceci
tient au système de décorticage adopté, qui est
plus ou moins efficace. Mais, plus une machine a
DÉCBRTIQUEURS A MOTEUR un fort débit, plus elle a de chance de briser les
amandes. Or le taux de brisures est très variable
suivant la nature du. batteur, mais aussi suivant
Si certains décortiqueurs manuels à mouvement la grosseur des coques, leur humidité ... C’est pour-
circulaire peuvent être livrés soit avec manivelle, quoi, dans le tableau joint, nous n’avons pas
soit avec poulie et moteur, le nombre de ceux réservé une colonne pour indiquer le pourcen-
conçus pour entraînement uniquement mécanique tage de brisures ; car certains des chiffres don-
est encore plus grand. Ils nécessitent quelques nés paraissent critiqudbles ; de plus aucun essai
chevaux : BAKER. B l L L l O U D et D U R A N D , CARD- systématique et comparable n’a été fait récem-
WELL, CECOCO, DANDEKAR, D O M I N G O M E Z , ment.
HANDER, KIRLOSKAR, LHUILLIER, O.D.C.I., Louis Les grilles sont souvent interchangeables sui-
SAMAT, S.M.C.I., STRECKEL et SCHRADER, .-.. vant la grosseur du produit. Parfois d’autres
Les caractéristiques de tous les décortiqueurs réglages sont prévus. Certaines firmes, telles la
manuels cylindriques, à moteur ou groupes décor- S. M. C. I., demandent des échantillons du pro-
tiqueurs ont été résumées dans le double tableau 9 duit à traiter de manière à livrer les équipements
et 9 bis. les plus appropriés.

TABLEAU9. -De‘cortiqueurs disponibles en 1964 (1)


D’après les renseignements fournis par les Constructeurs francais

Poids net Ventilation Débit annoncé Puissance


et calibrage en coque necessaire
Marque Type o u
specification
Bg/h ch

BILLIOUD
et O non 25 a 30 à bras
DURAND 1 non 150 à bras
2 vent. 250 à 300 4
4 vent. GOO à 700 4
LHUILLIER 1 650 vent. aspi. 200 2,5
2 850 vent. aspi. 3,5
MAROT txe vertical 50 non 70 à 100 à bras
POUPLARD implifii 56
iorinal
22

-
67
non
vent. (2) I 50
100
t bras (2 homines
i bras
264 non 150 à bras
364 180 vent. (asp.) 150 à bras
464 190 _ - 150 0,2
539 700 500 5
1400
(mobile) 2 GOO 1 GOO 11
1401 2 300 - -
I
1 GOO 11
(fixe)
3 500

I
(mobile) 4 250 3 500 16
3 501
(fixe) 3 GOO - - 3 500 1G
-I
SMCI ;AT 115 200 non I so il 100 i bras
dem idem non so à 100 2
;AT 3GO GOO 11011 200 i 250 5
;M GOO fixe
transportable) 1500 vent. 700 à 800 S
;AT 900 fixe 2 315 vent. 2 O00 15
;AT 900 mobile 4 400 vent. 2 O00 1s
;M 35 type 900 2 900 vent. e t récupérat ion
des farinettes

(1) Non compris les CATHALA (types 1et 2).


(2) A la commande.

68
MATÉRIELS

Enfin, les ventilateurs, ou les systèmes d’aspi-


ration o u de triage, qui sont inclus dans les plus
gros décortiqueurs, sont aussi assez variables.
Notons que depuis 10 ans, la liste des construc-
teurs s’est beaucoup modifiée. D’autre part, les
modèles ont souvent changé ; et même ils chan-
gent parfois continuellement, de telle sorte qu’il
est difficile de suivre les modifications apportées.
Ajoutons que certains décorfiqueurs à r i c i n
conviennent à l’arachide : par exemple les décor-
tiqueurs de la Sté ANGEVINE du RICIN, devenue
la Sté D’AIDE MÉCAN~QUE A L’AGRICULTURE
FRANçAISE (S. A. M. A. F.).
Certains décortiqueurs à riz conviendraient
aussi pour la cacahuète : KAMPNAGEL.
I1 est possible de monter des installations de
triage des arachides décortiquées avec les maté-
riels CECOCO, STRECKEL et SCHRADER.
Sans nous étendre signalons quo certains cons-
tructeurs proposent de petites huileries :C E C O C O
SPEICHIM.. .
Fig. 66. - Décorfiqueusea moteur (Angleterre).

TABLEAU9 Dis. - Décorliqueurs disponibles en 1964 (1)


D’aprks les renseignements fournis par les Constructeurs h a n g e r s
~-

1 Poids et calibrage annonce nccessaire


Marque
kg/h ch

BAKER (Angl.) no 2
no
no 3
2
vent.
vent.
vent.
i 300 a 400
1 à bras
1à1,5
2,5 à 3

CARDWELL (E. U.) no 3 I 400 vent.


I
1 450 I 2

CECOCO (Jap.) 2E
1E 1 vent.
vent.
DANDEKAR (Ind.) non
?
1I 100à150
? IL- à bras
à moteur

DOMINGORIEZ (Esp.) Dueto


Dugol
Dulda a
Dulda h
vent. (asp.)
vent.
vent.
vent. I
150 à 200
300 à 400
6on à soo
6noà soo
II 3
57.5
7,5

HANDER (.Tap.)

KIRLOSKAR (Inde)
150 D
100 D
75 vent.
vent.
vent.
non
40 a 50
150 à 170
3,OO à 340

36
I à bras

:,5

àbras (1hommc
vent. # 200 à bras (2 homme!
vent. # BOO 1,5

ODCI (Belg.) CA I 110


vent. [épierrznr
(211
vent.
I # 2 400 688

à bras
-

1-
(ex. COHEUR TIXHON à vent.
- 156 vent. 420 1,75

SLATTERY mobile (pneus) 900 vent. calib. 1800 10


(Un. Sud. Af.) I
TURNER (E. U.) vent. calib 900 586
i I
(1) Non compris Ies CATHALA (types 1 et 2).
(2) A la commande.

\ 69
MATERIELS

CHAPITRE 8 plusieurs années, par exemple au Sénégal, où elle


est en général équipée de roues à pneus. Les poly-
culteurs sont parfois appréciés surtout sous leur
’ TRANSPORT forme de véhicule de transport.
Les constructeurs de CHARRETTES sont nombreux
même en France oh ils sont susceptibles de conce-
Tous les moyens sont bons pour transporter
voir et de réaliser des modèles k la demande si
l’arachide jusqu’au point de vente, ou encore du
le marché est assez important. Nous ne citerons
champ a l’aire de battage.
que les plus connus parmi les francais : ARA-
Le transport des arachides au point de traite se
RA, CASTERA, C O U S I N , C H A M P E N O I S , DARRA-
fait souvent avec des animaux de bât : âne, et G O N , EGIS (Goury), U S I N E DE L A M O T T E , MOU-
parfois bœuf. Dans certaines régions on emploie
ZON... etc., sachant fort bien que n’importe quel
le chameau ou la pirogue. Selon ADAM(1947), les
atelier est susceptible de satisfaire une telle
capacités de transport des animaux sont les sui- demande.
vantes, en supposant des étapes de 30 km par
Mais ceci n’est qu’un aspect du marché. Car la
jour :
construction locale, artisanale ou semi-indus-
âne : I00 à 130 kg, parfois 150 ; trielle, est généralement florissante (voir fig. 48).
bœuf : 250 à 300 Irg ; Ainsi, par exemple pour le Sénégal, citons :
chameau : 300 à 350 kg, parfois 500 à 600 pour GASSAMA A Saint-Louis du Sénégal, SISCOMA B
les sujets très puissants. Pout, USIFER à Thiès, etc.. . Mais nous sortirions
du cadre de cette étude si nous voulions citer
Le meilleur moyen de transport réside dans toutes les entreprises montant des charrettes à
l’utilisation de l’âne portant deux sacs. Ceux du partir d’essieux et de roues récupérés ou impor-
Sénégal contiennent généralement une soixan- tés.
taine de kilos. ESSIEUX ET ROUES sont fabriqués ou proposés
Mais la charrette’ a fait son apparition depuis par les constructeurs de charrettes cités ci-dessus.

Fig. 67. -Charrette :une tonne& charge uiile (France).

70
QKJATRIÈME PARTIE

MACHINES
(pour tracteurs)

e La motorisation ne doit nullement entrafner la diminution du cheptel,


bien au contraire. L’élevage ne pourra que profiter d’une intensification de
l a culture, et ce serait une fatale erreur que de priver l e sol de la source
inégalable de matière organique que constitue le fumier (et dont il faut
encourager la production). ’B
R. TOURTE.

<< Espoirs permis par la Science Agronomique en Agriculture Africaine >>.


C.R.A. de Bambey, lerj u i n 1960.

71
MACHINES

CHAPITRE 1 - C A I L L A U D pour divers tracteurs,


- C O U N T Y pour Fordson Major,
TRACTEURS - EGIS pour nombreux tracteurs,
- ROADLESS pour Fordson Major,
ET CULTURES ARACHIDIÈRE - SERGENT pour les principales marques de
tracteurs (Someca, etc.). i
On utilise, aussi, parfois des chenillards. I
Actuellement, en culture arachidière, le trac- 1
teur n’est employé, sur de grandes surfaces, que
dans un nombre restreint de pays : Etats-Unis,
Israël, Union Soviétique, Australie, Union Sud-
Africaine, et Colombie (depuis peu). Car l’ara-
chide reste trop souvent une culture à faible ren-
dement. C‘est en outre un produit de faible valeur
marchande, surtout pour la production d’huile
dans les conditions économiques actuelles des
pays qui nous intéressent.
Les Britanniques, en particulier au Kenya, les
Français en Casamance, à Madagascar, dans la
Vallée du Niari, au Cameroun, etc., les Belges
dans le Kwango (Congo) ont voulu, au lendemain
de la dernière guerre, promouvoir la culture
motorisée de l’arachide. On sait pourquoi ces
opérations ont échoué : méthodes et matériels
inadaptés, tractoristes peu formés, rendements Fig. 68. -Tracteur sur semi-chenilles (France).
trop faibles, etc. Ces échecs ne prouvent nulle-
ment que le tracteur n’a pas sa place dans la zone
arachidière de l’Afrique Intertropicale. Ils mon- En 1965 on ne peut pas dire que la culture de
trent simplement que la motorisation, au-delà de l’arachide se poursuivra de façon intégralement
ses applications dans les < opérations >> de type motorisée dans les regions qui sont l’objet de
industriel, demande à être vulgarisée avec beau- notre propos. I1 reste que certaines e opérations )>
coup de prudence, après une longue préparation de production arachidière continuent à recourir
des techniques comme des hommes, dans la à des facons motorisées et pourraient être citées,
mesure où l’on dispose d‘un encadrement serré ici où là ; et que, lesi conditions techniques et
pour ces derniers. Ils ont prouvé que tant que les économiques étant susreptibles de changer dans
rendements restent inférieurs à 2 t/ha, ou que les les pays considérés, if est utile de porter à la
cours ne sont pas soutenus, la motorisation inté- connaissance d’éventuels utilisateurs ce qui se
grale de la monoculture de l’arachide n’est pas fait ailleurs.
rentable. Mais nous n’éprouverons pas le besoin de rèper-
La première machine à adapter en culture torier les Constructeurs de TRACTEURS susceptibles
motorisée est évidemment le tracteur à roues. Or d’être employés, car ils sont légion et il n’y a,
il se pose, rapidement, un problème : l’adhérence au-delà de l’aspect particulier signalé plus haut,
dans les sols sableux, de la zone sahélienne parti- pas de caractéristiques spéciales pour l’utilisation
culièrement, qui <<portent, mal en saison des en culture arachidière. En fait, le choix doit plus
pluies. On peut réduire le patinage des roues en être orienté, à notre sens, en fonction de la qua-
utilisant des chaînes (ORIAM, etc.) comme cela lité du service après vente que d’après la marque
a èté expérimenté à Boulel. proprement dite, particulièrement en Afrique.
Une meilleure solution semble être l’adaptation Nous allons envisager maintenant les diffé-
de la semi-chenille souple (métallique ou consti- rentes machines utilisées ou utilisables derrière
tuée d’Cléments métalliques et caoutchoutés). (ou sous) le tracteur ; l’ensemble devant être
Celle-ci diminue considérablement la pression au conçu comme une chaîne cohérente. D’ailleurs
sol. certains constructeurs, d’Amérique du Nord par-
Parmi les constructeurs de ces diverses SEMI- ticulièrement, l’ont bien compris. Ils proposent
CHENILLES citons, en précisant que leur utilisation toute la gamme des instruments spécialement
arachidière est toujours une extrapolation : conçus pour - ou adaptés à - leurs tracteurs.
- ANA pour tracteurs Massey-Ferguson, Mais leurs fabrications ont été prévues en fonc-
- ARPS C o pour tracteurs Allis-Chalmers, tion des trois zones arachidières des Etats-Unis.
Case, I. H., John Deere, Minneapolis-Moline, Mas- Et, répétons-le, ce matériel s’est révélé naguère
sey-Ferguson, Oliver, inadapté en Afrique Tropicale, lors du lancemenf

72
MACHINES

des <iopérations arachides > dont nous venons de devoir être dit sur le motoculteur. I1 est employé
faire mention. I1 a dû être modifié pour les condi- couramment par les Japonais, surtout en rizière,
tions de ]’Etat d’Israël. Quant au matériel cons- mais aussi dans les champs d’arachides. Ainsi les
truit par les filiales de ces maisons, en Australie Nippons équipent parfois leurs MOTOCULTEURS
ou en Afrique Australe, il est souvent différent d’une LAME SOULEVEUSE, qui sert encore pour l’ar-
de celui << made i n U. S. B. Enfin certaines ma- rachage des pommes de terre (fig. 69) : CECOCO,
chines russes sont très << inédites >, mais il n’est H I NOMOTO, HONDA, MAMETORA, etc.
pas certain qu’elles puissent répondre aux I1 ne semble pas, toutefois, qu’il existe de véri-
besoins de l’Afrique (batteuses en bois, semoirs table chaîne d’instruments adaptés au motocul-
pour gousses..., etc.). teur, comme on en trouve pour les bovidés ou
I1 se dégage de tout ceci qu’il n’existe pas de pour les tracteurs. I1 y aurait, peut-être, là u n
machines universelles pour la culture motorisée moyen de mécaniser la culture de l’arachide.
de l’arachide. Chaque cas particulier doit être Toutefois, en Guinée Portugaise, oh la trypanoso-
étudié en fonction du milieu ; ce qui est normal. miase a obligé à renoncer à la culture attelé;., des
Avant d’aborder l’étude des machines portées, essais de vulgarisation du motoculteur et de ses
semi-portées, ou traînées utilisées derrière trac- équipements n’ont pas connu, semble-t-il, un
teur dans les champs d’arachides, un mot paraît grand succès.

Fig. 69. - Motoculteur équipé d’une souleveuse (Japon).

. I.

73
MACHIN ES

fois on préfère labourer à plat, puis passer un


CHAPITRE 2 buttoir, soit juste avant le semis (Rhodésies), soit
à la floraison. De même l’emploi des buttoirs est
conseillé par HAYNES,pour la Nigeria (1964).
PRÉPARATIBN DU SOL Les labours d’enfouissement (engrais vert ou
jachère) seront facilités si on dispose une barre
i
pour coucher la végétation devant la charrue
I. - DÉFRICHAGE tractée par un chenillard ou un tracteur B roues.
Ainsi MASSEY-FERGUSON propose, aux Etats-
Unis, des doigts débourreurs d’herbe pour cer-
Le défrichage, en forêt ou en savane plus OU taines charrues : << 62 >>, e 72 s. Ces enfouisse-
moins boisée, peut s’effectuer en un ou plusieurs ments, ayant lieu la plupart du temps à la fin de
temps. On peut, par exemple, abattre en hiver- la saison des pluies précédant la culture, per-
nage, puis débarder et déraciner, et enfin même mettent de n’effectuer - juste avant le semis -
planer ; ou encore défricher en une seule fois qu’une façon rapide, par exemple puluérisage ou
(forêt claire) avec des engins moins importants. déchaumage (assez souvent en deux opérations).
Les friches et jachères pourront être travaillées Pour enfouir l’engrais vert à plus de 12 cm, la
avec des extirpateurs lourds, des engins à disques, station de Tifton a mis au point une charrue d’un
ou même des sous-soleuses, etc. type nouveau (SHEPHERD,1963). Le disque circu-
I1 n’entre pas dans le cadre de cette étude de laire concave qui précède le corps n’est pas
décrire toutes les méthodes (entièrement méca- monté <( en roulette de fauteuil )> mais est placé
niques ou associant machines et produits) appli- suivant des angles d’incidence précis, en fonction
quées et les matériels utilisés : angle, bull, ou tree- de la vitesse. I1 travaille à 1 0 ou 13 cm de pro-
dozers, sectionneurs de racines, charrues défon- fondeur. Ce n’est donc pas une rasette. Ce disque,
ceuses, etc... de 30 cm de diamètre, est monté sur un axe qui
Rappelons toutefois que I’étalement, dans le doit surplomber la pointe du soc ; Yétançon du
temps, des diverses interventions impliquées est disque étant déporté. Cet ensemble est donc une
souvent plus économique et conservateur de la << charrue mixte s, à soc et disque (fig. 70).
fertilité, quand il n’est pas plus opportun de
laisser la plus large part possible aux actions Une f i n i f i o n complète ces labours. Un cultiva-
manuelles. teur améliorera les sols sales ou soufflés, un pul-
vériseur complétera un labour insuffisant, une
herse unifiera le terrain ... Toutefois, là aussi, pour
des raisons économiques et agronomiques, parti-
II. - LABOURS ET FACONS culièrement en Afrique intertropicale, on a avan-
tage a limiter au maximum le nombre d’interven-
PRÉCULTU RALES
tions précédant le semis ; tout en ne perdant pas
de vue qu’il faudra semer en terre propre.
Les façons préculturales sont effectuées en fonc- Dans le cas de la culture en petites planches
tion du précédent cultural (défrichage, culture, SHEPHERDrecommande l’utilisation d‘un buttoir
jachère, engrais vert ..., cf. plus haut) et des mé- spécial pour délimiter celles-ci, larges de la voie
thodes imposées par le milieu : plat, billon, billon du tracteur, mais aussi l’emploi de dents de scari-
cloisonné, billon suivant les courbes de ni- fiage spéciales pour préparer le lit de semence.
veau, etc. Nous pourrions essayer de donner une liste des
En général, les labours et façons similaires sont constructeurs fournissant les machines pouvant
effectués à plat avec des instruments à disques intervenir pour les façons diverses énumerées
(charrues, déchaumeuses bu pulvériseurs), bien précédemment. Cela serait fastidieux et inutile,
que le soc soit un instrument de labour plus car ces listes sont publiées régulièrement par
e agronomique s. Mais il faut souvent aller vite, ailleurs. I1 semble préférable de rappeler les
superficiellement, dans un sol mal défriché ; aussi noms de quelques constructeurs, parmi les plus
le disque a-t-il sa raison d’être. connus et dont les machines aratoires sont appré- ,
La culture de l’arachide ne nécessite pas de ciées en Afrique : CAVEL, EBRA, GARD (Epsa),
façons profondes. Les labours sont toutefois effec- HWARD, I N T E R N A T I O N A L , JOHN DEERE, MAS-
tués à des profondeurs variables, suivant les cas. SEY-FERGWSO N, M I C H E L , RETHELOISE, ROME
Et grâce à la puissance disponible ils pourront P L O W , SOMECA, TÉCHI NÉ, etc.
parfois être effectués en sol sec. Mais ceci est
assez éprouvant pour le matériel ; poussière, sol Cette liste n’a rien de limitatif mais c’est parmi
dur, etc. ces constructeurs que nous avons relevé le plus
Le billonnage peut être effectué directement de références d’utilisation des instruments ara-
avec des charrues ou des billonneurs ; mais par- toires.

74 I
8
MACHINES

Disque : 0 2 30 cm
sur un étangon de
35 h 40 cm

de 10 a 1 3 cm de profondeur;
i l s doivent f a i r e un angle
t e l qul i l s r e n v o i e n t l a t e r r e
1' herbe dons IC s i l l o n pré-
cedent

I
Vue LATERALE Vue de. FACE

Charrue mixte : disque'& soc

1 lame p l a t e ou '1 sweep "

2 étançon p l a t , 9 B 12 mm x 50 b 150 mm
de longueu: : soudé en biseau
à 45 D sur l a lame
3 support rond ( c i r c . 3 1 mm 1 l o n g de
'20 cm soudé 3 . 1' étangon .
1 "sweep" du m o d i l e courant
2 f e r p l a t soudé au sweep: 4,B x 63,5 mm
3 f e r p l a t soudé au f e r 2 : 3,2 x 50,B mm
4 p a t i n ou t a l o n : N 1 2 7 x 203 mm & de
6 B 1 2 mm d' Cpaisseur
5 b a r r e s de soutien, rondes ou carrées:
1 2 mm souddes ) c o t e du pneu
6 étangon courant t-

Corps butteurs-scarificateurs, montés d e r r i d r e


les roues

Fig. 70. - Instruments oratoires pour la culture e n petites planches (Etats-Unis, 1963).

75
MACHINES

CHAPITRE 3 E n Afrique les D&CORTIQUEURS classiques ont été


utilisés pour la préparation des semences par
grandes quantités : C.G.O.T., Belges au Congo, etc.
SEMAILLES Les décortiqueurs B l L L l O U D ET D U R A N D , L O U I S
SAMAT, et T U R N E R < < n oC D , étaient les plus
couramment employés. Les installations impor-
I . PRÉPARATION DES SEMENCES tantes comprenaient, par exemple, des calibreurs,
3 décortiqueurs, un trieur à alvéoles, 3 tables de
Afin de préparer, rapidement, une grande visite (tapis roulant) et 2 poudreuses melangeuses
quantité de semences qui seront traitées par la (Entébbé, juin 55, Communication n o (35). ’
suite, par exemple avec les plus puissants des
appareils déjà cités (cf. troisième partie), il est
d‘usage .d‘employer des nettoyeurs, et aussi des II. - BILLON NEUSES-MARQUEUSES
décortiqueurs, sauf lorsque l’on sème des gousses.
En Union Soviétique, pour accélérer la prépa- Avant de parler des semoirs, rappelons que des
ration des semences, les Caucasiens ont mis au billonneuses-marqueuses ont été utilisées au
point un TARARE-DECORTIQUEUR. Cet appareil Congo par les Belges, dans une <opération>>
‘‘ ALS ” est susceptible, soit de décortiquer et associant machines et travail manuel. C’était, en
trier les graines pour le semis des amandes, soit l’occurrence, une billonneuse SAFIM MH à
de nettoyer des gousses pour le semis e en 4 disques, derrière laquelle étaient montées deux
coques A . roues marqueuses à large bandage et de grand
Un décortiqueur amovible, au batteur muni de diamètre, munies de deus rangées de crampons,
G battes, est placé sous une large trémie et au- disposés en quiconce (G. CHALON,1959). Les cram-
dessus du tarare. Quatre types de perforations pons, en tôle mince (1,5 mm),‘ étaient soudés
différentes sont prévus pour les grilles du contre- électriquement, à 1 0 cm les uns des autres.

batteur. Cet ensemble, tiré par un FERGUSON de 35 ch,
Un ventilateur et des grilles interchangeables permettait de préparer 12 ha en 14 heures
(en bois de pin) assurent les nettoyages. Seize (70 mn/ha). Cette méthode a l’avantage d’être
tailles de perforations existent pour les grilles, moins coûteuse que le semis au semoir, et de
suivant l’option gousses ou graines et la grosseur laisser aux paysans le soin du semis proprement
de la semence. dit, de sorte qu’ils se sentent plus responsables de
L’ensemble est entraîné par un petit moteur leur culture, que si l’entreprise travaillant pour
(2,5 IrW) et pèse 340 lrg. 11 nécessite l’intervention le paysannat avait tout réalisé elle-même.
de 5 hommes et permet, alors, un rendement de En dehors de cette méthode, très spéciale, on a
9 à 17 quintaux p a r heure, pour le nettoyage des recours aux semoirs (à graines ou à gousses) dont
gousses, et de 4 à 7 q/h, pour le hécorticage- la précision conditionne en outre les façons sui-
vannage. vantes,
En 1953, les Kolkhozes de Tiblis et de Krasno-
dar (Caucasies) auraient ainsi préparé plus de
3.000 q de graines et plus de 500 q de gousses.
111. SEMOIRS-
P O U R GRAINES D’ARACHIDES

Les semoirs monograines à arachides sont sou-


vent dérivés des semoirs à maïs. Parfois on a uti-
lise un semoir à maïs, mais le système d’éjection
des graines devait alors être supprimé.
Le semoir <<tambour>> ou disque semeur
(fig. 39) a parfois été utilisé en motorisation ;
mais la faible réserve de graines contenue entre
les disques est ici un inconvénient majeur (cf. pré-
cédemment).
En fait on retrouve, en motorisation, les deux

Fig. 71. -Machine soviéiique ALS


pour la préparation des semences.

1 décortiqueur (amovible dans le cas de semis de gousses)


2 ventilateur
3 système de nettoyage
4 arbre de commande
5 sortie de vent entraînant les impuretés Iéghres

76
MACHINES

impératifs précédemment signalés : respect de la Rappelons que, pour semer en lignes jumelées,
fragilité des amandes et suffisante quantité de la C. G. O. T. avait modifié les semoirs MASSEY-
graines transportées. En conséquence les instru- HARRIS. Le semoir était dédoublé en supprimant
ments méritaient d’être étudiés spécialement. le localisateur d’engrais, dont la trémie devenait
Les SEMOIRS MONOGRAINES pour la motorisation, un réservoir à graines.
sont munis de disques distributeurs conçus spé- Lorsqu’il est opportun de cultiver en billon, en
cialement pour l’arachide. Ils sont construits un général dans les zones oh il tombe plus d‘un mètre
peu partout à travers le monde; et sont offerts de pluie par an, il semble préférable d’utiliser des
soit sous forme de semoirs complets polyrangs, semoirs-billonneurs. L’engrais est alors épandu,
soit sous forme d’éléments semeurs à monter sur par exemple, lors du premier binage, dans la
une barre polyvalente : AYERS-FERGUSON, mesure oh il s’avère impossible de billonner,
BRINLY-HARDY, B U R C H P L O W , C O L E (As- épandre, et semer tout à la fois.
grow), C O V I N G T O N , DARRAGO N, DEMPSTER, Certains autres montages ont été réalisés tels
EBRA, FABRE, FORD Tractor, HERRIAU ceux sur un bâti de canadien, avec le localisateur
(Shanhay), I N T E R N A T I O N A L H, JOHN DEERE, (COVI NGTON).
MASSEY-FERGUSSON (E.-U., Australie, et Union , Des semoirs ordinaires, du type à tubes de

Sud-Africaine), S C H 6 et S C H 6 A (Union Sovié- descente multiples ont aussi été utilisés pour leur
tique), T E C H N O H A C . vaste trémie. Les résultats n’ont pas été satisfai-
Notons que certains de ces constructeurs ont sahts.
adapté des modèles à traction animale pour la
motorisation.
Ces semoirs sont parfois munis d’un dispositif
pour regrouper les poquets (TECHNOHAC), ou
pour semer au carré (S C h G), et, très souvent, un
localisateur d’engrais est monté sur le même bâti
(Etats-Unis, France).
En général ils sont utilisés pour semer 4 lignes
à la fois, mais les modèles soviétiques sont à
G rangs. I1 arrive aussi que deux Cléments soient
commandés par une seule roue.
En Rhodésie des semoirs particulièrement
Ctroits sont utilisés (DUCKER et SPEAR,1963).
. I1 est conseillé de ne pas dépasser une vitesse
de 3 km/h et il est préférable de prévoir un élé-
ment de plus, pour semer plus rapidement.’
Fig. 73. - Semoir double monté sur un cullivateur.
Nous avons déjà signalé que la nouvelle mé-
(Etafs-Unis? 1950).
thode américaine de culture par bandes exigeait
de semer plus de graines sur les lignes externes
que sur les lignes internes. B U R C H P L O W a
conçu un semoir répondant aux nouvelles exi-
IV. - SEMOIRS P O U R GOUSSES
Les Américains et les Russes, par exemple ces
gences de cette méthode de culture (fig. 74).
derniers en Transcaucasie, utilisent parfois des
semoirs pour gousses d’arachides : I NTERNATIO-
NAL HARVESTER Co, JOHN DEERE “25 B”, SA
6 G, S K G N 6,

..
Mais il apparaît clue cette méthode de semis est
très peu employée.
I1 en est de m$me de celle << au carré C’est
particulièrement pour le semis en gousses que
cette dernière paraît avoir été le plus étudiée.
Elle présente un intérêt particulier pour le binage
croisé, qui n’est possible que dans un champ ’semé
très régulièrement. ’
De nombreux systèmes ont été expérimentés,
sans grand succès, pour semer a au carré >> : f i l
à nœuds, rythme sonore, etc. Ainsi le semoir
soviétique à cannelures SA G G qui avait été muni
d‘un tel dispositif, de même que le S C h 6
(cf. § III), a été jugé insuffisamment précis pour
Fig. 72. - Semis de l’arachide (Bambey, 1964). permettre cette sorte de binage (BARABACH, 1962).

77
MACHINES

Un dispositif nouveau (SKV 42) a été adapté à un


troisième semoir, SKGN G (fig. 75). Q
Le principe du f i l à nœuds posé sur le terrain
et donnant des impulsions rkgulières a été adopté
pour commander l’organe de regroupement des
poquets situé en bas de la goulotte (I.OG7O). E n
haut de celle-ci le disque distributeur, qui est
horizontal, a été recouvert d’un organe convexe
pour lui permettre de ne pas trop abîmer les
coques. Le semoir SKGN G forme des poquets de
4 à 7 gousses : c’est-à-dire que 53 % des poquets
ont 5 à G gousses, si celles-ci n’ont pas été cali-
brées, et 78 % si elles l’ont été. Ce semoir est
donc plus précis que le SA 6 G (28 % des poquets Fig. 75. - Dispositif adapté au semoir S. K. G. N. 6 I
ont de 5 à G gousses non calibrées) (BARABACH). pour semer<<au carré,,.
La dispersion du centre du poquet par rapport
à l’axe de la ligne transverse a été de 2 5 cm lors 1 fil ànœuds (9 et IO)
2 organe de regroupement des poquets
d’essais au champ avec le SKGN G (contre +- 3,2 3 châssis portant les organes de commande
suivant la ligne d’avancement). Ceci semble satis- 5 et 6 capteurs droit et gauche recevant les impulsions des nœuds
7 et 12 divers organes transmettant ces impulsions
faisant (1.067’). 13 rouleau supportant le fil nœuds

Fig. 74. - Semoir h 4 rangs pour le système de culture


en petites planches (Etats-Unis).
N. B. Permet de semer deux fois plus dense sur les lignes externes.

78
MACHINES

CHAPITRE 4 usées et raccourcies donnent généralement de


meilleurs résultats (fig. 77).
En Australie on utilisait, il n’y a pas si long-
ENTRETIEN temps (1960), des HERSES ORDINAIRES LÉGÈRES (SAR-
DONE). Maintenant il semble, au Queensland,
qu’on s’oriente, de plus en plus, vers les HERSES
En motorisation il convient, aussi, d’avoir une R O T A T W E S du type herses B céréales (fig. 76).
culture propre. ALI départ il faut permettre á G O U R D I N << Rotario )> (France), I N T E R N A T I O -
l’arachide de se développer sans concurrence, N A L HARVESTER CO (France, Etats-Unis), JOHN
sinon la culture risque d’être envahie et on aura, DEERE Co (Etats-Unis), L I L L I S T 0 . N (Etats-Unis),
toutes proportions gardées, encore plus de diffi- MASSEY-FERGU S S O N (Etats-Unis, Union Sud-Afri-
cultés, par exemple qu’en culture attelée, à mener caine), SOMECA (France), etc., fournissent de tels
la culture jusqu’à de bonnes conditions pour la instruments.
récolte.

I. - LE
RADOU ”“ II. - BINAGE
EN CULTURE MOTORISÉE
Lorsque, les arachides se développant, il
On sait que le radou doit s’effectuer en travers devient impossible d’utiliser les machines précé-
des lignes, si possible dès le semis ou tant que le dentes, il faut avoir recours au soc bineur tra-
développement des plants le permet, de manière vaillant dans un interligne devenant de plus en
à détruire rapidement les mauvaises herbes. plus étroit. I1 faut donc disposer d’appareils faci-
Les HERSES ÉTRILLES légères peuvent être utilisées lement réglables ainsi équipés et passant plusieurs
pour supprimer les plantules adventices. De nom- fois. Toutefois on réduira au minimum le nombre
breux modèles traînés existent, sur lesquels il des interventions, pour des considérations écono-
n’est pas nécessaire d’insister. M I C H E L propose miques et surtout pédologiques.
un modèle porté trois points. En fait on peut utiliser les mêmes bineuses-sar-
On préfère généralement aux herses étrilles les cleuses que pour le maïs, la betterave, etc. Tou-
W E E D E R S qui sont spécialement portés. Des expé- tefois, en Afrique, il sembIe préférable d‘employer
riences sont entreprises un peu partout pour des modèles semi-portés. En effet le tractoriste
connaître les résultats de leur intervention : Séné- est suffisamment occupé par la conduite de son
gal, etc. Au Ghana elles ont montré que les dents tracteur et il est préférable qu’un homme guide
de weeder abîmaient peu l’arachide. A chaque l’instrument. Aux Etats-Unis on utilise pourtant
passage seulement 3 pour mille des pieds sont souvent des bineuses portées placées entre les
détruits : ECHARD, MICHEL, SOFAC, TECH- roues du tracteur, mais l’environnement tech-
N O H A C proposent des weeders simples. Mais il nique est différent.
existe aussi des weeders á éIéments indépen- La forme des socs est importante. Ceux en
dants, qui épousent mieux les irrégularités du forme de cœur et demi-cœur conviennent généra-
sol : ALDERSLEY. Certains sont même munis de lement mieux, car ils évitent les bourrages. Les
roulettes de terrage : BUCHER-GUYER. Mais ces fournisseurs de tels instruments sont nombreux.
derniers appareils sont, probablement, plus fra- Parmi les marques de BINEUSES les plus connues
giles. dans l’outre-mer francophone nous citerons :
Enfin, aux Etats-Unis, des << unités weeder )> BARBELIO N, BASTIAN, CATRY, DEFLANDRE,
ont été conçues pour le désherbage des petites DELFOSSE, LIOT, MOUZON, RELIGIEUX, TÉ-
planches d’arachides. Selon SHEPHERDles dents CHINÉ, sans que cette liste soit limitative.

79
-
MACHINES

dent désherbeuse 2 ressort,modèle


à bride
corni&re:4,8 x 31,7 x 31,7mm
fer plat: l2,7 x50,8mm soudé
étanpon: 9 31,7mm; long. 253 mm
bride en U: 15,9 mm,
cornière: 6 , 3 m x 76,2mm x 88,9mm
montants du chiìssis d u cultivateur
une cale de chaque cÔt8,pour fixer
l'étançon : 6 , 3 mm.
Vue de DESSUS démonté

-
Fig. 77. Unité weeder
pour l a culture par petites
planches (Etats-Unis, 1963).

Vue LATERALE monté Vue de FACE monté

Les BINEUSES ROTATIVES sont assez souvent em- adventices. Certaines sont même commandées par
ployées aux Etats-Unis et il est parfois conseillé prise de force, ce qui permet des vitesses supé-
de les tirer à environ 8 km/h, de manière à émiet- rieures. Il n'est pas certain que de tels appareils
. ter le sol tout en détruisant au mieux les jeunes puissent être employés utilement dans les pays
qui nous intéressent.

-
111. BILLONNAGE
ET CHAUSSAGE

En Afrique, par exemple, les façons répétées


sont estimées comme trop coûteuses et facilitant
I'érosion. En dehors des très rares cas où l'on
sème sur billon la tendance est de remplacer les
derniers sarclages par un buttage généralement
favorable à la fructification et qui facilitera
I'arfachage ; de plus, cette façon de procéder ne
gêne pas les premiers travaux effectués en travers
des lignes (<<radou P), comme il en serait si les
Fig. 78. - Binage avec un tracteur h Bambey (Sénégal). billons étaient formés avant, ou pendant, le semis.

80 /
MACHINES

Les billons sont entretenus avec des corps billon- Avec une rampe de G m, portée par un tracteur
neurs, généralement montés sur barre portée. avançant à 5 lrm/h, on a pu traiter 2,5 h a / h à
Bien que la méthode ait été préconisée, parti- raison de 100 I/ha. Mais au deuxième Congrès
culièrement pour les terres sensibles à l’érosion (19G5) il n’était plus fait mention de telles inter-
pluviale, la culture réalisée sur billons cloisonnés ventions.
ne paraît pas avoir dépassé le stade des expé- Lorsque les plantes se rejoignent, au point de
riences en Afrique : Namulongue (Ouganda), recouvrir le sol, il n’est plus possible de faire
C. G. O. T. (Casamance), etc., bien que le N. I. A. E. passer un tracteur, sans apporter de perturbations
ait proposé des solutions mkcaniques (395”) ainsi à la culture. Aussi faut-il avoir recours aux aéro-
que des constructeurs privés. Peut-être verra-t-on nefs pour lutter contre les très rares insectes et
la reprise et l’extension de telles expérimenta- maladies gênants. En général il n’est alors, heu-
tions. A ce moment il sera opportun de recourir reusement, d u s nécessaire de combattre les
à. l’emploi des CLOISONNEUSES simples et rustiques, adventices.
par exemple celle de MOUZON. En Inde, les avions sont utilisés pour lutter
ALIX Etats-Unis, dans le système de culture en contre Amsacta albistriga et S t o m o p f e r y x nerferia.
petites planches, rappelons que les raies délimi- Les aéronefs ont traité ainsi plusieurs milliers
tant celles-ci doivent être entretenues à chaque d’hectares d’arachides : 1961 : 3.000 ha ; 1,962 :
façon, par le passage d’un buttoir spécial plack 9.000 ha ; 1963 : 7.000 ha (BATHIA,1964).
derrière les roues du tracteur (fig. 70). De la sorte,
la fois suivante, le tracteur sera ainsi guidé
<< comme par des rails >>, au-dessus de la planche,
sans qu’il soit besoin d’un aide, en plus du tracto- V. - IRRIGATION
riste, pour guider les instruments entre les lignes.
Dans les régions qui nous intéressent la culture
arachidière est généralement réalisée sans apport
IV. - TRAITEMENTS HERBICIDES artificiel d’eau. Mais on doit signaler que l’irriga-
tion de cette culture intervient dans certains pays.
E T B H Y T Q S A N ITAIRES
Cet apport d’eau présuppose une culture très bien
conduite et une valorisation du produit.
A) HERBICIDES
I1 a, pour l’arachide, un double avantage.
L’emploi des herbicides en culture motorisée D’abord il permet la culture, quelle que soit la
est encore très limité. Même aux Etats-Unis les quantité d’eau pluviale. I1 permet, aussi, d’humi-
produits chimiques ne sont pas toujours jugés difier la terre avant l’arrachage, ce qui élimine
assez efficaces, et des <binagesmécaniques doivent tous les problèmes posés par le durcissement diz
très souvent compléter leur action. sol : lames solides, pertes dans le sol, concrétion
Cet emploi est assez complexe, suivant que l’on de terre sur les gousses, etc.
utilise des herbicides de pré-émergence, de levée L’irrigation par aspersion est pratiquée, en
ou de post-émergence. Si on a recours à un herbi- grand, en Israël, o h l’on ne trouve que de I’ara-
cide de contact à la levée, il faut utiliser un chide irriguée. La spéculation peut d’ailleurs
weeder, qui recouvre légèrement de terre les supporter des frais importants de culture, puis-
lignes de plantules d‘arachide (cf. weeder pour la qu’il s’agit d’obtenir des arachides e de bouche >.
culture en bande). Les traces de roues justifient L’irrigation nocturne se fait souvent avec des
parfois une application d’herbicide plus intense asperseurs à double buse, débitant 900 1/11.
(SHEPHERD, 1963). Aux Etats-Unis, au Maroc, en Egypte, au SOLI-
Pour épandre ces herbicides on utilise le maté- dan (Gézira), en Tripolitaine, en Inde, etc., cer-
riel de pulvérisation courant, sans adaptations tains champs sont, aussi, irrigués ; les -méthodes
particulières. * sont variables : aspersion, raie, etc.
En Israël, on étudie les possibilités d’irrigation
B) FONGICIDES, INSECTICIDES, etc. .
de l’arachide avec de l’eau saline.
Les appareils phytosanitaires au sol ne sont L’irrigation avant l’arrachage est pratiquée en
pratiquement pas ’ employés pour protéger les Israël, mais aussi à Gézira, TOMS(Soudan, 1963).
champs d’arachide, contre les parasites et dépré- Des essais effectués à Bambey en 1961, ont révélé
dateurs, sauf aux Etats-Unis, en Colombie et en qu’il suffisait de 3 mm d’eau pour réhumecter u n
Israël o Ù l’on utilise des PULVÉRISATEURS PORTÉS : sol sur 6 à 5 cm.
RESSES, etc. Quant aux matériels employés, au-delà de ceux
MM. LABROUSSE et JAUFFRET signalaient, au pre- nécessaires quand l’arrivée de l’eau n’est pas faite
mier Congrès de la Protection des Végétaux Tro- par gravité, ils n’intéressent que l’irrigation p a r
picaux (Marseille, 1954), que des pulvérisateurs à aspersion. Pour cette culture tuyaux et asperseurs
débit réduit avaient été utilisés à Madagascar. n’ont rien de particulier.

81
MACHINES
I

CHAPITRE 5 Des essais de défoliants chimiques, entrepris


aux Etats-Unis en 1953, ont donné des résultats
négatifs (TETERet GIVENS, 1957).
RÉCOLTE DES GOUSSES En fait, même lorsqu’on a l’utilisation immé-
diate des fanes, on les récupère, généralement,
après la récolte des gousses.
La récolte mécanique se fait en plusieurs phases
(írepartie, ch. 2 ) dont certaines sont, parfois,
‘obligatoirement manuelles : mise sur perroquets.
Nous allons examiner, successivement les phases
motorisées ou motorisables.

I. - T R A I T E M E N T DES F A N E S
La fauche du feuillage de l’arachide, un ou deux
jours avant le soulevage, faciliterait souvent l’ar-
rachage et le battage. De plus il serait préférable
. de récolter séparément fourrage et gousses, qui
sont naturellement séparés au niveau du sol.
Ainsi, aux Etats-Unis, les tiges d’arachides sont -
Fig. 79. Lames souleveuses sur étançons spiralés
souvent sectionnées avant le soulevage. LILLISTON montés sur barre polyvalenle portée (Afrique Ausirale).
Imple. Co recommande de les couper : par la moi-
tié pour les variétés rampantes << Runner >> et au
tiers supérieur pour les < Virginia Bunch )> (semi-
érigées)... On réduit ainsi la durée du fanage,
donc les risques que fait encourir le mauvais II. - LAMES SOULEVEUSES
temps. Toutefois cela ne semble pas recommandé
pour d’autres variétés < Valencia > ... SHEPHERD I1 faut distinguer les souleveuses, simples lames
(1963) recommande de laisser le plus de tiges pos- généralement montées sur une barre portée, des
sible avec le minimum de feuilles. arracheuses-secoueuses (§ IV). Dans ces dernières,
LlLLlSTON construit, depuis plus de dix ans, un mouvement vibratoire quelconque nettoie les
une sorte de D ~ R O U S S A I L L E U S AE COUTEAUX HORIZON- arachides puis les groupe sur le sol.
TAUX commandés, le << Roto speed cutter >>, qui
La principale fonction des lames souleveuses
coupe les fanes à 5 ou 6 cm au-dessus du niveau
est de sectionner les racines principales, à envi-
du sol. e Ou bien on les laisse sécher à terre, ou
ron 6 cm au-dessous du niveau du sol ; mais elles
bien elles sont ramassées au râteau andaineur
soulevent aussi très légèrement les gousses en
pour servir d’aliment au bétail B (GAUCHOUet Ro-
émiettant le sol. ’
LIERS : 1953).
Comme celles utilisées en traction animale, les
On peut envisager d’utiliser une récolteuse-
lames des SOULEVEUSES PORTÉES ont des formes di-
liaclleuse-chargeuse, qui sera réglée pour une
verses, adaptées au milieu. Elles peuvent être
e coupe haute >>.
droites (Afrique du Sud) ou en pointe de flèche
Dans l e cas de la culture par bandes, dont le (cf. Bambey, Sénégal), parfois en << V >> (Rhodé-
feuillage a été coupé à la faucheuse rotative, sies) OLI en <( U >) (U. R. S. S.) ; assez souvent elles
SHEPHERD (1963) dit qu’il est nécessaire de déli- sont en forme de rasette (Australie, Etats-Unis),
miter chaque ligne avant la récolte, surtout pour etc. (fig. 51) ,; en fait le choix est ici plus grand.
les planches de 4 lignes. Lorsque les arachides
ont une croissance normale, il faut passer avec Elles sont rivetées, boulonnées, ou soudées à
des coutres circulaires lourds pour couper les un, OLI généralement deux étançons rigides.
tiges horizontales, et séparer la végétation d’une MASSEY-HARRIS a breveté un montage d’étan-
ligne de celle des lignes adjacentes. Ceci doit être çons formant ressort à 2 spires sur Line soule-
fait avant que le haut des fanes coupées soit sec, veuse (205”). L’usine ‘MASSEY FERGUSO N
sinon ce feuillage durci se coupe mal. I1 faut aussi d’Afrique du Sud propose une telle souleveuse à
que le coutre ne passe qu’une fois dans l’inter- deux rangs (fig. 79).
ligne, sinon les morceaux de tiges éparpillés pro- Les .souleveuses sont généralement. bi-rangs.
voqueraient des bourrages lors du soulevage OLI de Ainsi, aux Etats-Unis, elles sont souvent montées
l’arrachage. entre les roues du tracteur: CASE, etc... MASSEY-

82
MACHINES

Fig. 80. - Souleveuse


cerceau (Bambey, 1964).

HARRIS a proposé, autrefois, une quadrirang


connue jusqu’en Inde. En Union Soviétique la
souleveuse a G rangs A H 4,2 soulève trois fois
la largeur du tracteur (4’2 m). Elle résulte du
montage d’une lame en forme d’ a U ?$ sur un
châssis de cultivateur à chanvre (KLOUTCHNIKOV
et MERKULOV).
Assez souvent les souleveuses utilisées sont des
bâtis de cultivateurs (canadiens ou autres) sur
lesquels les socs ont été remplacés par des lames
spéciales (Australie, U. R. S. S., etc.). A Bambey,
p!usieurs souleveuses ont été expérimentées (cer-
ceau (fig. SO), MASSEY-HARRIS a amdiorée >>, Fig. 81. - Lame souleveuse portée,
etc.), mais il semble que celles a étançons cylin- boulonnée sur étançon cylindrique (Bambey, 1964).
driques portant une lame en pointe de flèche
(GO cm de large) sont les mieux adaptées aux
terres du Sahel (fig. 81). En fait ce sont presque
les mêmes lames que celles mises au point pour
la culture attelée. Elles soulèvent, puis retournent
partiellement les pieds d’arachides. Mais, afin que
le tractoriste n’ait pas à s’arrêter au moindre
bourrage, il faut prévoir un siège sur la soule-
veuse pour un << débourreur >. Pour réduire autant
que possible les interventions de ce dernier, les
lames sont placées de manière à ne soulever qu’un
rang sur deux, les rangs intercalés étant arrachés
lors du passage de retour.
De son côté la station de Samaru (Nigeria) étu-
die aussi une lame portée pour tracteur (HAYNES,
1964).
8 Des essais entrepris B Madagascar semblent
montrer que la souleveuse MOLJZON << Cut Sub 2 Fig. 82. - Souleveuse port& h lame droite (France).
i
a lame droite peut convenir dans plusieurs types N. B. LES roues peuvent être remplacées par des disques sectionnant
d e sols malgaches (fig. 82). la végétation e t h i t a n t les bourrages.
MACHINES

111. - GROUPAGE DES ARACHIDES En Afrique, il y a plus de 1 0 ans, M. NOLLE


avait mis au point, spécialement pour la C.G.O.T.,
Les arüchides étant soulevées, ligne par ligne, la < Moto-daba )> inspirée des arracheuses de
il est nécessaire de grouper plusieurs de celles-ci pommes de terre <iB tablier s. Pour la récolte
ensemble, pour le fanage. Ceci est opportun pour dans les terres spéciales de la Vallée du Niari,
accélérer le passage de la ramasseuse-batteuse ou, CLOVIS LETERNEavait conçu une arracheuse for-
encore, pour faciliter la mise en tas. tement inspirée de ses arracheuses à lin à cour-
Souvent cette opération est encore faite à la roies. Si la première machine donnait satisfaction,
main. Pour la mécaniser on peut utiliser divers la seconde, de par son principe, laissait de nom-
modèles de râteaux, OLI de râteaux-faneurs à four- breuses gousses en terre. Ces mises au point spé-
rage ; mais on risque de voir les arachides s’em- ciales avaient dû être tentées parce que le maté-
mêler, surtout si elles sont (irampantes B. Le riel américain ne convenait pas, surtout pour la
DISQUE-RATEAU A dents radiales ou ((soleil B du récolte des arachides de premier cycle (Congo).
genre de ceux construits en France par JOHN A la même époque, en Union Soviétique, on
DEERE (REMY),KUHN serait le mieux adapte proposait l’ARRACHEUSE-GROUPEUSE A N T 2 , qui sec-
au groupage de l’arachide, sans présenter en moto- tionne les racines, arrache les plantes, les secoue,
risation tous les inconvénients signalés pour la et les dépose en rangs.
~ traction animale. - Actuellement, les arracheuses appartiennent à
des types bien distincts, suivant les pays ; mais
Un agriculteur australien a fabriqué lui-même
un tel râteau, à partir de 3 disques auxquels il a toutes évitent les interventions brutales pouvant
fixé 30 à 50 doigts arqués. I1 a monté l’ensemble casser les gynophores.
à l’arrière du bâti de son cultivateur FERGUSON,
sur lequel il avait adapté des lames souleveuses
à la place des socs (MORTIS, 1962). I1 a plus que
doublé son rendement journalier, en récoltant
ainsi 8 ha/j.
Toutefois ces instruments de récolte des four-
rages ne conviennent pas toujours à la reprise
mécanique des arachides fanées (ramassage-bat-
tage). Ils forment, avec l’arachide, non des andains
aérés, mais des roules qui sont difficilement
accrochés et montés par les doigts ramasseurs
d’une << combine >. D’où l’intérêt des arracheuses-
secoueuses, qui alignent les arachides pour le fa-
nage et en vue d’une récolte en deux OLI trois
phases.
Fig. 84. - Arracheuse LETERNE (Afrique, vers 1954). ’

A. - AMERKAINES (fig. 85).


Aux Etats-Unis, les premières arracheuses-
secoueuses ont été construites il y a une vingtaine
d’années. Au début il s’agissait essentiellement de
souleveuses oh une rangée de doigts fixés, p a r
une charnière, derrière le soc, était mise en mou-
vement par un excentrique. Puis on s’est inspiré
des arracheuses à pommes de terre pour aboutir,
dans les années cinquante, au << shaker >.
Fig. 83. - Arracheuse a Moto daba solon NOLLE Actuellement on peut trouver plusieurs types
(Afrique, vers 1954). d’arracheuses-groupeuses.

a) ARRACHEUSE-SECOUEUSE A ROULEAUX
IV. - ARRACHEUSES-SECOUEUSES Derrière la lame souleveuse munie de doigts,
plusieurs rangées de disques, commandés (prise de
Afin de sortir complètement les gousses du sol force), transportent le produit en faisant tomber
et de disposer les plants d’arachide en les grou- la {erre. Ces disques sont crantés à la manière des
pant pour le fanage, en une seule façon culturale, roues à cliquets qui commandent des rochets. La
différents dispositifs ont été adaptés suivant les Maison GOODRICH construisit les premières ma-
pays. Cette méthode permet le ramassage-battage. chines de l’espèce.

84
MACHINES

La Société FERGUSON Mfg (I), au sein de la-


quelle a été intégré GOODRICH, propose de tels
modèles, traînés, à 1 et 2 rangs.
I1 a existé, aussi, des modèles portés à prise de
force.
Mais ces machines ne font pas un andainage
suffisant pour le ramassage-battage.
I

L .
Une des premières arracheuses à rouleaux (Etats-Unis, 1950).

Arracheuse-secoueuse-andaineuse (Etats-Unis, 1965). Arracheuse,à double secouage (Etais-Unis, 1964).

Fig. 85. - Les arracheuses-secoueuses américaines.

b) ARRACHEUSES-SECOUEUSES-ANDAINEUSES ‘ 4 rangs. T U R IN E R a même fait des modèles B


6 rangs.
Ce sont les véritables <( digger-shalrer-windro- Les premiers modèles construits étaient traînés.
wer >>, mis au point spécialement pour l’alimenta- Presque tous les constructeurs offrent, mainte-
tion des ramasseuses-batteuses. DCLIXlames sec- nant, au moins un modèle semi-porté 3 points à
tionnent les racines de deux rangs d’arachides. prise de force. Sur les derniers une transmission
Le tablier, continu, souple et denté, soulève les par courroies trapézoïdales remplace les chaînes
plants en les secouant ; il est mû par la prise de agricoles.
force. En retombant, les arachides sont partielle- Ce sont de telles machines qui sont utilisées
ment retournées, exposant leurs gousses au soleil maintenant en Colombie, comme parfois en Italie.
au-dessus du niveau du sol. Dans leur chute les
2 rangs sont rassemblés en un seul andain aéré, c) ARRACHEUSES-SECOUEUSES-ANDAINEUSES A ROULEAUX
par deux déflecteurs en forme de peignes situés ET TABLIER
a l’arrière de l’appareil. Cet andain est facilement
repris par les doigts-ramasseurs des ramasseuses- Combinant les deux systèmes pour un secouage
batteuses, OLI des < shakers > de fanage (cf. $ V). plus Cnergique, FERGUSO N Mfg (GOODRICH)
propose un matériel comprenant 4 partiès ; deux
B R O W N , CASE, FERGUSON MFG CO, INTERNA-
lames souleveuses classiques avec doigts, une
T l O N A L HARVESTER CO, LILLISTON, L O N G ,
table de secouage à rouleaux (GOODRICH), un
M A C CLE N NY, construisent de telles arracheuses-
élkvateur-secoueur à tablier souple (shaker), et
secoueuses-andainenses. Les modèles courants deux déflecteurs classiques. Cette machine est
arrachent deux rangs, distants de 75 B 90 cm. sortie en 1957 environ (NORMAN et alii, 1957).
CO N G propose deux arracheuses jumelées, pour Elle convient pour la préparation du ramassage-
battage.
(1) The FERGUSON Mfg. Co qui a repris AYERS,
GOODRICH, est une société Américaine qui n’a aucun Si les lames de ces diverses arracheuses sec-
lien avec les sociétés ayant exploité les brevets de tionnent bien les racines, il est alors facile de
Harry FERGUSON : depuis FORD-FERGUSON jusqu,8
l’actuelle MASSEY-FERGUSON. régler l’appareil, de manière 5. peigner le sol,

85
MACHINES

sans que les griffes du secoueur y pénètrent, mais


entraînent les arachides sans soulever de terre.
La vitesse de rotation du convoyeur-secoueur
doit être légèrement plus rapide que la vitesse
d’avancement, de façon à éviter les bourrages.
Les arachides doivent retomber sur un sol plan,
qui ne retienne pas l’eau. SHEPHERD recommande
(1963) d’adapter une lourde poutre, qui est traînée
derrière les socs, pour égaliser et affermir le sol
avant que soit déposée la récolte.

B. - ISRAÉLIENNES

Les arracheuses-groupeuses américaines n’ont


pas donné satisfaction en Israël, o h l’on utilise,
de préférence, des arracheuses dont le système de
secouage est inspiré de celui de certaines arra- Fig. 87.- Souleveuse-arracheuse (Australie).
cheuses de pommes de terre.
Si en Palestine on a pu utiliser des ARRACHEUSES
e à tablier >>, celles à SOC VIBRANT muni de doigts chaînes agricoles assurent l’extraction et l’éléva-
de secouage sont préférées (fig. 86). tion des arachides, groupant les deux rangs sou-
Parmi les bi-rangs de ce dernier type, les bisocs levés en un s e d roule. Le constructeur indique
laisseraient moins de gousses en terre que les mo- que le rendement normal est d’environ I O ha par
nosocs (1027”). T E C N O H A C propose un tel mo- jour, pour des lignes espacées de 90 cm. Cette
dèle. machine ne fonctionne que pour cet écartement.
L‘andainage est achevé manuellement. Une autre ARRACHEUSE est à I’étude chez M A C
CAULEY : e the p r e - b e n )>. Elle est composée,
essentiellement, de 7 pneumatiques de type cou-
rant, qui tournent horizontalement en sens in-
verse, de manière à pincer et arracher les plants
de 2 rangs (4 pneus), regroupés ensuite (3 pneus)
(fig. 55). Le rendement serait d’une huitaine d’ha
par jour. Un modèle a 16 roues, pour 4 rangs, est
à I’étude; dans ce dernier le pincement est
combiné avec l’intervention de lames soule-
veuses (I).
Mais M. ECKART poursuit ses réalisations pour la
mécanisation de la récolte et propose un proto-
type d’ARRACHEUSE-EMMEULONNEUSE. Les tas ainsi

Fig. 86. - Arracheuse portée h socs vibrants (Israël).

C. - AUSTRALIENNES
D’autres types d’arracheuses sont construits en
Australie, ou sont en cours de mise au point.
La SOULEVEUSE-ARRACHEUSE e E c k a r t vicfory >>,
inventée par M. ECKARTet construite par
T. H. C O R N I S H (Kingaroy), est au point depuis
plusieurs années. Au Queensland plus de 130
seraient utilisées. Elle se compose, d’une part, de
deux lames souleveuses escamotables en forme de Fig. 88. - Arracheuse h pincement par pneus (Australie)
rasette de type e américain >> montées sous le
tracteur, et d’autre part, de l’arracheuse portée à
l’arrière (fig. 57). Celle-ci semble assez complexe (1).Une arracheuse à haricots, basée sur l e principe
et est basée sur le principe du pincement. Mais, de pincement par deux pneus montés sur roues sub-
verticales? a été expcrimentée sur arachides à Bam-
ici, à la place des courroies caoutchoutées, deux bey ; mais sans succes.

86
MACHINES

formes seraient repris par la fourche frontale


d’un tracteur et portés à un engrenem alimentant
V. - FANAGE
une batteuse. Faner le feuillage pour faciliter l’opération d e
battage, c’est, en même temps, préparer du four-
D. - ARRACHEUSE-ENCACHONEUSE (1) SOVIÉTIQUE rage. En effet, quelques jours après l’arrachage-
secouage, il est souvent nécessaire de secouer les
En Union Soviétique, il existe une machine arachides à nouveau, puisqu’il n’est pas encore
K A 2 A, similaire à la précédente. Cette ARRA- possible d’effectuer le battage en vert.
CHEUSE-ENCACHONEUSE groupe deux rangs en petits
Dans la méthode de fanage sur perroquets, la
tas, grâce à un double panier à décharge intermit-
déshydratation s’effectue sur les siccateurs, char-
tente. Elle a été Btudiée, en 1951, par le Bureau
gés à la main. Une TARIÈREPORTÉE peut servir &
d’Etudes de Vorochilof. En somme la ccK A 2 A > >
forer les trous où seront enfoncés les piquets. Par-
soulève, arrache, secoue, et dépose les arachides
fois les tas sont posés à même le sol.
en petits e cachons >> (KLOUTCHNIKOVet MERKU-
LOV).
Maintenant, aux Etats-Unis, dans l’application
Elle se compose de deux bâtis. Le châssis prin- du système de récolte presqu’entièrement méca-
cipal est porté par deux roues de grand diamètre nisée (méthode des andains, cf. p. IS), une reprise
(fer) et est articulé avec le bâti portant le dispo- des arachides est souvent indispensable quelques
sitif d’arrachage. Ce dernier est guidé par des jours après l’arrachage-andainage : sol humide,
roulettes tâteuses. herbes, etc. Les constructeurs d’arracheuses-
secoueuses-andaineuses, proposent, presque tous,
Derriere la lame souleveuse, ainsi guidée sui-
des (( RAMASSEUSES - SECOUEUSES - ANDAINEUSES A
vant les mouvements du terrain, des courroies
(fig. go), qui reprennent les lignes formées par les
(toile caoutchoutée) arrachent l’arachide (fig. 8’9,
premiers < shakers )> auxquels elles ressemblent
organe n o 1).Ces courroies, guidées par des pou-
étrangement, si ce n’est qu’elles n’ont pas de socs
lies, sont entraînées par des chaînes prenant leur
souleveurs. I1 existe des modèles trainCs ou semi-
mouvement sur les cardans de la prise de force
portés, à chaînes ou à courroies trapézoïdales :
du tracteur ( n o 2).
CASE, FERGUSO N MFG CO, I N T E R N A T I O N A L
Puis deux transporteurs à tablier, muni de HARVESTER, LlLLlSTON, M A C C L E N N Y .
dents à ressort ( n o 3), amènent l’arachide dans le
double panier de telle manière que les gousses se Lorsque le fanage exige un second secouage, le
trouvent à l’intérieur des tas laissés sur le sol. convoyeur doit tourner lentement, car il faut opé-
L’ouverture du panier (no 4), commandée par le rer doucement (les gousses se détachant encore
conducteur de l’engin, ,est effectuée grâce au mou- plus facilement des gynophores, que lors de l’ar-
vement de la roue porteuse droite. L’opérateur rachage).
peut ainsi aligner ses tas, tout en guidant sa ma- Les râteaux-faneurs à décharge latérale sont
chine sur les deux lignes. L’ensemble tracteur encore moins recommandés pour le fanage que
et machine nécessite l’intervention de deux pour le groupage juste après le soulevage, puisque
hommes : tractoriste et servant. les gynophores sont plus fragiles. Cependant, si
Les cachons ont un volume de 0,93 m3 et il y des circonstances inhabituelles se présentent, ils
en a environ 50 à 100 par hectare. peuvent être utilisés pour retourner, le plus dou-
cement possible, les andains, un ou deux jours
Enfin, en Chine, il existerait aussi des < récol-’ après l’arrachage-secouage.
teuses d’arachides, mais nous ne savons rien de
précis sur elles.

Fig. 89.-Arracheuseencachoneuse KA2A (Union Soviétique).

(1) e Encachoneuse > car elle fait des petits tas du


genre des cachons (cf. note p. 30), et parce que cette
machine cache les gousses B l’intérieur du tas. Fig. 90. - Ramasseuse-secoueuse-andaineuse.

\ 87
MACHINES

VI. - BATTAGE neurs qui servent à bien présenter la récolte au


batteur (fig. 92).
Le chantier de battage est fixe, ou plus souvent Le batteur est soit à carde (LILLISTON), soit
semi-mobile. Dans la première méthode toute la cylindrique muni de doigts rigides (CASE) ou, le
récolte est rassemblée, à l’avance, en meules. Dans plus souvent, à ressort (LONG, FRICK). Parfois
le dernier. cas la récolte est apportée régulière- plusieurs batteurs de type différent sont montés,
ment durant le battage, depuis les tas ou les per- les uns derrière les autres (HARRINGTON).
roquets où elle attendait. Le contre-batteur est très souvent du même
Les chantiers de battage progressent donc, g6- type que le batteur.
néralement, par bonds entre deux lignes de perro- Un cylindre < dégreneur >> dégage souvent les
quets (cf. culture manuelle). Ceux qui sont les arachides des doigts du batteur.
plus éloignés sont souvent acheminés, sans être La forme, le nombre, les vitesses de rotation
défaits, sur un chariot à traction animale spécia- respectives. de tous ces cylindres, sont d’une
lement CcIuipé ou encore portés par des bras de grande importance, surtout si l’on veut battre
levage montés sur le relevage hydraulique d’un l’arachide demi-sèche. Le battage en vert ne
tracteur. semble pas encore tout à fait au point.
Ainsi MAC CLEN NY construit des TRANSPOR- Des secoueurs, semblables à ceux des autres
TEURS DE PERROQUETS. batteuses, conduisent le reste des fanes à l’arrière
On peut aussi utiliser des fourches hydrau- de la machine. Les gousses, qui ont pu rester
liques k fourrages, munies de larges dents, pour mélangées à la paille, passent au travers des
transporter les tas d’arachides à l’aide des trac- secoueurs, pour arriver sur les grilles de net-
teurs. toyage.
Les BATTEUSES d’arachides rappellent les bat- Après être passées à travers la dernière grille,
teuses classiques. De forme massive elles sont, très assez souvent les gousses tombent sur deux ou
souvent, montées sur pneus. trois cylindres munis de dents de scie, qui émon-
Une table d’alimentation, munie d’un convoyeur, dent les portions de gynophores restant encore
est suivie d’un ou de plusieurs cylindres engre- adhérantes.

Transport des perroquets vers la batteuse Alimentation de la batteuse

Sortie : sacs, fourrage ...et poussière Après l e passage de la batteuse : perroquets, sacst débris

Fig. 91. - Chantier de battage semi-mobile aux Etals-Unis vers 1950.


88
MACHINES

L’ensemble est soumis à un vent réglable. Sou- mais elles ne sont plus construites aux Etats-Unis.
vent un autre ventilateur dépoussière au niveau De même les batteuses RANSOMES, qui étaient
dLi batteur. appréciées en Afrique anglophone, ne sont plus
Un système de reprise (vis et élévateur) conduit indiquées sur les catalogues de la marque.
les coques à l’ensachage. Généralement le rendement indiqué par les
Des batteuses à arachides sont construites un constructeurs est de plusieurs tonnes par heure,
peu partout dans le monde, et les séries sont mais cela dépend beaucoup des conditions locales
d’importance variable. Cela tient, peut-être, au de chantier.
fait que telle batteuse qui convient très bien ici, Nous donnons ici la liste des Constructeurs
est inadaptée ailleurs. Ainsi les Israéliens ont diì actuels de BATTEUSES D’ARACHIDES : A M 3 e t A M 4
modifier les batteuses américaines et, désormais, (Union Soviétique), B E N T H A L L (E.-U.), E S H E T
ils construisent en Palestine celles dont ils ont E I L 0 N (Israël), HARR1 N G T O N MFG Co @.-U.),
besoin pour leur production d’arachides de K i N G A R O Y ENG. W K (Aust.), LlLLlSTO N (E.-U.),
bouche. Les batteuses FRICK étaient les mieux L O N G (E,-U,), M A C CLEN N Y (E.-U.), SLATTERY
adaptées aux récoltes de l’Afrique francophone, (U. Sud-Af.), T U R N E R @.-U.), ZARDO (Italie).

Fig. 92. - Coupe d’une batteuse. - I

VI I. - RAMASSAGE-BIATTAGE Certains peuvent même comporter jusqu’à 6 lignes.


Après un fanage efficace, on peut battre avec
Pour réduire les manipulations, causes de une << combine > environ 4 à 8 jours après l’arra-
pertes de gousses, et de frais incombant au chan- chage. L’élimination du feuillage réduit la durée
tier de battage, l e ramassage-battage de rangs du fanage. La machine étant bien réglée les pertes
d’arachides groupant plusieurs lignes (parfois qu’elle occasionne n’excèdent pas environ 6 %.
appelés abusivement andains) est tout indiqué. Les modèles tractés permettent de récolter envi-
Cette méthode est apparue aux Etats-Unis, où elle ron une demi-douzaine d‘hectares par jour, ou
est générale maintenant. Mais elle est aussi uti- généralement moins. En conditions favorables, le
lisée ailleurs : Colombie, Australie, Israël, Rho- conducteur seul suffit pour conduire une combine,
désie, et même jusqu’en Italie. mais il faut aussi prévoir l’évacuation des
Plusieurs rangées d’arachides sont préalable- gousses : sacs, remorques, etc...
ment rassemblées, soit à la main, soit avec un Pour diminuer les risques durant le fanage, les
râteau-faneur ou, mieux, avec un râteau- utilisateurs sont souvent amenés à essayer de
secoueur >. Ici ce sont des andains de 2 lignes qui battre en vert. Mais, au-delà des difficultés tech-
conviennent le mieux ; ailleurs ce sont des niques, l’organisation des chantiers pose alors un
<< roules >> de 4 lignes, comme en Israël (1.027”). problème, car il faut coordonner l’arrachage avec
MACHINES

le ramassage-battage alors que le premier est ché américain par JOHN DEERE (été 1965), alors
beaucoup plus rapide que le second. qu'on ne parle plus des anciens modèles.
Les constructeurs de RAMASSEUSES-BATT€USES trac- Certaines MOISSONNEUSES- BATTEUSES à céréales
tées offrent des machines dont les organes sont construites aux Etats-Unis peuvent recevoir une
mus par la prise de force du tracteur ou par un adaptation <( arachide > : grilles spéciales, batteur
moteur auxiliaire. Le système de battage et net- modifié, ramasseur au lieu de la barre de
toyage est un peu simplifié par rapport à celui coupe, etc... ALLIS CHALMERS < 72 >>, MASSEY-
des batteuses, mais les organes sont identiques : FERGUSON MF 410 <riz>> et MF 510 <riz>>,
B E N T H A L L , H A R R I N G T O N ( ( ( R o a n o k e>>), K I N - MI N NEAPOLlS M O L I NE << 2890 )> proposent ces
GAROY, LlLLlSTO N, L O N G , T U R N E R fournis- adaptations, qui impliquent des réglages particu-
sent de telles machines actuellement. Une nou- liers. La première est tractée, les autres sont auto-
velle automotrice vient d'être lancée sur le mar- motrices.

Zone de

Cy13ridres engreneurs-
battage
Contre - batteur
réglable

-
Sortie du fourrage
Entrée 'J Ven- Sortie des impuretCs
de l a ies émondeuses
récolte
W
/ f f / /' f. I ' / '
LuJ **.$
, S'
1 / ' / ' / ' I
/ Reprise des coques ( vrac ou sac )
/ / ' I /y
Fig. 93. - Coupe schématique d'une ramasseuse-batteuse.

VIII. - ARRACHAGE - BATTAGE par un Organisme de Recherches : N.I.A.E. et


North Carolina State College qui ont réalisé les
prototypes. Des constructeurs se sont intéressés à
Bien que la technique de récolte en une fois ne chacune d'elles: RANSOMES et FOOD MACHI-
soit pas encore au point nous devons parler des NERY Co. Mais il ne semble pas qu'elles puissent
arracheuses-batteuses. Ce type de e combine >) être construites actuellement, car d'une part des
est beaucoup plus complexe que les précédents. problèmes se posent encore pour le séchage des
Deux prototypes ont été l'muvre, l'un des Anglais gousses (contenant encore souvent plus de 40 %
et l'autre des Américains (HAWKINSet MILLS) d'eau), d'autre part les questions de débouchés se
(fig. 94 et 95). posent ; sans parler des dernières mises au point
Ces deux machines ont été étudiées chacune des machines elles-mêmes.

1
Batteur vue a r r i è r e

Fig. 94. - Schéma


d'arracheuse-baiteuse (Etats-Unis)

90
MACHIN ES

Elles sont basées sur le principe du battage de l’onde de soulevage du sol. D’autre part, avant le
la seule partie souterraine des plantes, celles-ci batteur, des agitateurs, en forme de tronc de cône,
étant, après soulevage, pincées au collet par des débarrassent racines, gynophores et gousses de
courroies trapézoïdales. la terre qui a pu adhérer à leur surface. Parmi
Ces machines effectuent donc les opérations tous les batteurs expérimentés sur cette machine
suivantes, grâce aux organes ci-après : le meilleur semble être celui constitué de deux
doigts de 42 cm de long tournant à 65 trjmn.
- soulevage : lame plane, Le modèle américain comporte un batteur à
- arrachage et convoyage : courroies pin- deux petits cylindres, munis de 4 nervures s’en-
çantes, grenant légèrement.
- égoussage : batteur simplifié, pas de contre- L’arracheuse du N. I. A. E. a &té expérimentée
batteur, dans plusieurs pays anglophones, en particulier
- nettoyage : grille et ventilateur, en Ouganda, oh elle fut essayée sur des arachides
- ensachage ou emmagasinage : goulotte OU semées en rangs jumelés sur billons cloisonnés tous
les mètres (FARBROTHER, 19GO). L’arachide érigbe,
réservoir.
plantée sur billon est plus facile à récolter.
L’arracheuse-batteuse anglaise possède deux La surface récoltée à l’heure dépend de la
organes complémentaires. D’une part, deux cônes vitesse d’avancement. I1 faut compter de 30 i
<< ameneurs >, munis d’une double nervure spi- GO centiares à l’heure (3 à G km/h). La machine
ralée, guident les plantes dans la <( bouche >> de la américaine exige un tracteur d’une vingtaine de
machine et amorcent l’arrachage ; les courroies chevaux contre plus d’une trentaine pour I’an-
doivent pincer les arachides juste au-dessus de glaise aux capacités, semble-t-il, supérieures.

. .

godet

I i
I coupe schématique

roulettes courroies,

galets d’entraînement
cône ameneur des cônes ameneurs

I
lame souleveuse

vue latérale : triage ensachage. détail de l’avant

Fig. 95. - Arracheuse-batteuse (Angleterre).


91
MACHINES

CHAPITRE 6 battage a la ramasseuse-batteuse, mais là le tra-


vail est difficile, car le fourrage se brise facile-
ment s’il ne l’est déjà.
RÉCOQTE DU FOURRAGE Signalons que BENTHALL propose une PRESSE
à forte densité, spéciale pour le fourrage d’ara-
chide.
L’excellent fourrage que constitue le feuillage
Afin de découvrir une méthode efficace pour
de l’arachide peut être récolté de deux façons dif-
rassembler les fanes d’arachides après le ramas-
férentes suivant que la partie. aérienne de la
sage-battage, trois techniques furent essayées en
plante a été sectionnée et ramassée avant le SOU-
Israël (1.027”) :
levage (cf. ch. 5, $ I), ou que les gousses ont été
séparées seulement à l’occasion du battage ou du - un convoyeur latéral, monté à l’arrière de la
ramassage-battage. récolteuse, place le fourrage de trois tours de la
machine en un seul roule,
I. - R ~ C O L T EAPRÈS ‘6 ÉCIMAGE **
- un collecteur de paille à fond incliné, placé
de même, dépose le fourrage en petit tas,
- une presse, fixée à l’extrémité de la machine
Si le feuillage e écimé >) est suffisamment abon-
forme des balles.
dant, il peut être repris, avant le soulevage, par
une ramasseuse-chargeuse ou une ramasseuse- Dans le cas de l’emploi d’une arracheuse-bat-
presse ordinaire. teiise il serait opportun de prévoir une sortie des
I1 semble préférable d’opérer en une seule fois fanes par une goulotte orientable, de manière a
avec une récolteuse-hacheuse-chargeuse qui, après pouvoir grouper le reliquat du battage de plu-
avoir fauché le haut des plantes, hache les tiges sieurs rangs dans la partie du champ déjà récol-
et charge le fourrage dans une remorque. Ce four- tée. Ce procédé aurait l’avantage de laisser toute
rage peut être séché en grange, ou ensilé. L’appa- liberté pour faner, ensiler, ou enfouir les tiges et
reil doit être réglé à une hauteur telle qu’il res- les sous-produits du battage (SILVESTRE, 1961).
pecte les gynophores. Cette technique est, par La récolte en vert pose, pour la ((récupéra-
exemple, utilisée en Colombie où l’on récolte ainsi tion )> maximale de la valeur fourragère du feuil-
3 à 5 t de fourrage par hectare. lage, des problèmes de séchage, identiques à ceux
qui se posent pour la récolte des fourrages ordi-
II. - RÉCOLTE APRÈS BATTAGE naires - en vert et en vrac. L’ensilage éviterait
d’avoir à sécher les plantes, mais la fermentation
On utilise soit une presse après le battage à la des légumineuses est plus délicate à bien conduire
batteuse fixe soit une ramasseuse-presse après le que, par exemple, celle du maïs.

. -

Fig. 96. - Ramassage-battage aux Etats-Unis (1950).

92
1
I

MACHINES

CHAPITRE 7 procédé de séchage entièrement artificiel on peut


citer l’expérimentation, en Virginie, d’un séchoir
continu à fond mouvant. Mais cet appareil se
SÉCHAGE ARTIFICIEL DES serait révélé un peu trop brutal pour les gousses
(1.044”).
GOUSSES I1 semble préférable de compléter le séchage de
gousses ayant << fané )> naturellement avant bat-
Lorsqu’elles viennent d’être soulevées les tage. ALI soleil les arachides voient leur humidité
gousses contiennent environ moitié d’eau et s’abaisser de moitié environ (de 50 à 25 %) en
même, parfois, jusqu’à GO %. Or, pour une bonne 2 OLI 3 jours. En 3 OLI 4 jours de fanage on peut
conservation, sans rancissement des amandes ni même atteindre 15 %. L’intervention du séchage
destruction du pouvoir germinatif des graines, il artificiel parfiel est alors possible. I1 est réalisé
faut abaisser leur taux d’humidité jusqu’à 7 ou avec des méthodes et installations assez usuelles ;
8 ‘”/oo. On peut, en principe, y parvenir soit en la plupart du temps en ne soufflant que de l’air
fanant les plants et en achevant le séchage ‘des ambiant, ce qui réduit considérablement le coût
gousses artificiellement, soit par un séchage entiè- de l’opération.
rement artificiel. Ce séchage partiel peut être effectué sur des
gousses stockées en sacs OLI en vrac, dans des
Le séchage entièremenf artificiel par air chaud
installations ou des locaux variables, OLI, encore,
ventilé est coûteux et difficile & bien conduire.
en remorques.
Dans la majorité des cas il faudrait chauffer l’air
vers 50” environ, ce qui serait néfaste non seu-
lement pour des semences, mais aussi pour la
qualité des arachides de consommation. On
I. - SÉCHAGE E N SACS
admet, généralement, qu’il ne faut pas dépasser Le séchage en sac peut être effectué au champ,
une limite de 30 à 40’ pour ne pas altérer le goût à l’air ambiant et sans ventilation, si le vent est
et la saveur et, surtout, maintenir le germe en vie. suffisamment fort, comme il l’est au Queensland
On a expérimenté diverses méthodes : chauffage, au moment de la récolte (1.026”) (fig. 62).
réfrigération, traitement à l’hypochlorite, éven- Mais ce séchage à l’extérieur sur double claie,
tuellement en les combinant (BLATCHFORD et HALL, a surtout été essayé par les Australiens, qui
19G3). Les résultats ont été décevants. Comme recourent à la ventilation forcée d’air chauffé

- Séchage
Fig. 97. artificiel de gousses contenues dans des sacs posés sur des claies (Ausfralie).

93
MACHINES

(fig. ‘97). Plusieurs types d’unités chauffantes ont


été expérimentés, à Kingaroy et à Atherton, sui-
111. - SÉCHAGE ARTIFICIEL
E N MAGASIN
vant les surfaces récoltées (moins de 1 6 hectares
ou plus). Des expériences analogues ont été con- Les coques étant en cellule, en silos, ou dans
duites au Tanganyika, au Texas, etc... tout autre bâtiment dont les planchers ont été
Le séchage en sacs à l’intérieur présente peu aménagés pour recevoir des conduites de ventila-
d’intérêt. tion, il est facile de les déshydrater lentement
II. - SÉCMAGE S U R REMORQUES (fig. 99).
Le débit à prévoir est de l’ordre de 1.000 m3
Cette technique, relativement récente, est uti- d’air par heure, et par tonne de gousses.
lisée aux Etats-Unis, oh les gousses d’arachides En général, tant que l’humidité relative de
arrivant des champs (ramassage-battage) sont l’atmosphère extérieure est inférieure à 75 %,, on
séchées plusieurs heures avant la livraison ; ce peut se contenter de ventiler l’air ambiant; Sinon,
qui évite une double manutention. Bien que l’on au début, on réchauffera l’air vers 30 à 35”, selon
soit ainsi conduit à immobiliser un certain le degré d’humidité des coques ; puis, après une
nombre de remorques, cette méthode a un certain dizaine d’heures, l’air sera porté à seulement
succès (fig. 98). 2 ou 3 degrés de plus que l’air ambiant ; enfin une
L O N G , propose des SEMI-REMORQUES cloison-
simple ventilation d’entretien suffira à conserver
nées et des VENTILATEURS adaptables à celles-ci pour les gousses jusqu’à leur emploi ou leur vente.
sécher ainsi les arachides. I1 faut évidemment tenir compte de l’humidité
propre des gousses emmagasinées ; plus elles sont
u vertes > plus il faut augmenter le débit d’air
chaud. Le tableau 1 0 rappelle les normes res-
pecter (MARTIN, 1964).
Des Instituts de Recherches, des C o n s t r u c t e h
ont conçu ou adapté des cellules, magasins, etc...
Fig. 98. - Séchage ariificiel Ainsi L O N G propose un HANGAR SÉCHEUR métal-
de gousses contenues dans quatre remorques (Etats-Unis). lique à tabac, qui conviendrait à l’arachide. De

Coupe

I 6,lO m

te A doiJ b l e g l i s s i & r e

c l o i s o n amovible
Eventuellsment bande amovible caaukhout6opour vidange

Fig. 99. -.Hangar pour sécher les arachides (Etats-Unis).

94
MACHINES

leur côté les Russes estiment que les séchoirs à rement en Afrique, pour pouvoir indiquer les
tabac et à céréales ne conviennent pas : ils ont marques semblant les mieux adaptées à ces pays.
conçus un séchoir mobile : VIM KPS 1 (BARA- x
BACH). **
Des cellules de 200 m3 (50 t) sont utilisées au En conclusion, on peut dire que le séchage arti-
Congo. Elles sont ventilees à l’aide d’un groupe ficiel exige un fanage préalable ; mais il est alors
de 5 à 9 cli (MARTIN, 1964). possible de sécher suffisamment les gousses en
E n Israël on estime qu’il est préférable de rem- recourant aux méthodes et aux matériels assez
plir les cellules de 3 mètres de profondeur en classiques. Si l’air ambiant est trop humide
3 fois, chaque couche de 1 m étant séchée succes- (> 75 70) il faut obligatoirement réchauffer l’air
sivement, plutôt que de les charger en une fois que l’on se propose de ventiler, sans dépasser 30 à
...,
(1.027O) etc. 40”. On augmente alors considérablement le coût
NOLISne pouvons donner la liste des Construc- de l’opération. Heureusement, dans de nombreux
teurs de ventilateurs et d’appareils de séchage. pays, spécialement dans ceux de la zone SahC-
Ceci serait long et fastidieux ; et ce genre d’équi- lienne africaine, le fanage naturel suffit généra-
pement est encore trop peu répandu, particuli$- lement à lui seul..

TABLEAU
10. - Débit d’air pour le séchage des arachides

~~

Débit d’air en m3/h et par m3 de gousses (1) : m3/h.m3


Humidité
moyenne
des gousses Séchage artificiel Séchage partiel
(fanage prkalable)
1 Séchage d’entretien

> 30 % Industriel seulement si possible 4 à i 2 jours d’air chaud : 35O


débit : 600 a 1.500 m3/h.m3 ‘1 Néant

20 à 25 % Néant 4 a 8 jours d’air chaud 300 et dé- Néant


bit moindre (300 à 600 m3/h.m3)
. .
4 à S jours d’air frais ambiant
14 à 18 % Néant ( < 75 % d‘humidité) B raison Néant
de 20 m3/h.m3

Pendant 8 jours, tous les 15 jours,


7à10% Néant Néant 10 à 20 m3/h.ni3 d’air frais
( < 75 % d’humidité)

(1) N. B. : -
- Un m3 de coques d’arachides pèse environ 300 kg.
Ces débits sont à adapter à l’épaisseur de la couche à déshydrater.

95
P L A N D'ENCOMBREMENT-
E L E V A T I O Id V U E DE G A U C H E

t +
t+ ++
I I

N O M E NC L A T U R E
I Trémie d'olimenfofion. 4 Conduifs loféraux d'aspi- 6 Aspirafour. 9 Sotiie d'arachides dicoltiquks.
d i o n frovaillanf sur les 7 Conduit de refoulement des coques. 10 Arbre de commande.
2 Décorfiqueur. produifs fins. . 8 Sortie des arachides non decorfiquees 11 Emplocemenf der poulies
3 Porfe-famis du sosseur. 5 Conduit d'aspiration d t s Coques. (erhnppies 6 reprendre). récepfrices (folle et lixe).

Fig. 100. - Coupe cotée d'un décortiqueur fixe (France).

i
rl

Fig. 101. - Chantier de décorticage au Cameroun (1964).

96
MACHINES

CHAPITRE 8 lage, de coopérative, d’une entreprise de type


industriel, étatique, ou autre).
Une usine de décorticage, peut grouper de nom-
DÉCORTIQU EURS breux décortiqueurs avec leurs compléments
(cf. Niger, etc.) (1).Le lieu d’installation de ces
A HAUT RENDEMENT usines mérite que l’on prête particulièrement
attention aux moyens d’évacuation : bateau, ca-
mion, wagon, avion même. Dans le cas d’un
NOLIS nous limiterons ici aux groupes décorti- groupe mobile il est difficile d‘ <ioptimiser )) le
queurs, véritables machines qui exigent pour être déplacement, d’une part de la machine, et d’autre
entraînées, par exemple, la puissance d’un trac- part, du produit à traiter. I1 est nécessaire que
teur ; les modèles plus modestes ayant été étudiés celle-là intervienne à proximité des champs des
précédemment. Les décortiqueurs sont montés producteurs. Mais il est tout aussi opportun de
soit sur un châssis mobile (roues à pneus), réduire les déplacements de l’unité de décorticage,
soit sur un bâti fixe, intégrable dans une installa- tant en nombre qu’en durée.
tion de préparation des semences ou, plus SOLI- De même ‘les circuits de collecte et transport
vent, de graines destinées à l’huilerie. Ils compor- devraient être aussi rationnels que possible. Les
tent tous un nettoyeur, et même souvent un cali- Belges ont été ainsi amenés à faire des calculs
breur : tels sont les DÉCORTIQUEURS de : D O M I N - dignes de la recherche opérationnelle pour ré-
GdMEZ, KIRLOSKAR, L O U I S SAMAT, SLATTERY, soudre ce problème an Congo (JANSEN,19G4).
S.M. C. I., T U R N E R . Les plus importants pèsent I1 reste que, et des exemples le montrent, les
jusqu’à 4 tonnes, exigent une puissance de I 0 à solutions ne sont pas toujours choisies en fonc-
20 ch pour leur entraînement, et assurent un débit tion de considérations technico-économiques. Une
d’une vingtaine de quintaux par heure ou plus option politique est souvent déterminante, quant
(cf. tableau 9 et figures 100 à 102). à la gestion des groupes décortiqueurs itinérants.
L’emploi économique de ces machines ne peut
se justifier que pour des quantités de produits
groupant, d’une manière quelconque, la récolte de (1) Certains constructeurs étudient et proposent des
ensembles complets, intkgrant leurs machines uni-
plusieurs centaines d’hectares (production de vil- taires.

Fig. 102. - Groupe décortiqueut- mobile (France).

97
MACHINES

CONCLUSION

La diversification des cultures est prônée, à méthodes actuelles de production motorisée de


juste titre, dans les pays en voie de développe- l’arachide, en insistant sur certaines d’entre elles
ment, et on enregistre un regain d’intérêt pour la applicables avec des machines diverses, tout en
culture de l’arachide dans certains d’entre eux. n’envisageant pas leur utilisation intégrale.
P a r ailleurs on s’oriente dans ces pays vers une L’utilisation des divers appareils est, naturel-
amélioration des méthodes culturales. En cette lement, liée aux méthodes employées, OLI qui
double occurrence il nous a paru utile de faire le devraient l’être. O r celles-ci sont régies par des
point des différents moyens permettant de favo- normes dont l’application dépasse largement le
riser le développement de cette spéculation, an cadre du machinisme. I1 reste qu’il a paru néces-
moment oÙ, particulièrement à l’aide de la trac- saire de signaler inos Lecteurs les conséquences
tion animale, des efforts d’application tendent de recherches entreprises dans le monde et même
vers l’utilisation d’appareils agricoles divers. les expériences menées, parfois, à proximité du
Nous avons voulu porter à la connaissance des lieu où ils ceuvrenf.
Utilisateurs les outils et les matériels utilisés et De même que nous n’avons pas la prétention
utilisables pour arriver à une meilleure produc- d’avoir abordé tous les problèmes techniques
tion et, en débordant sur les phases post-cultu- posés par la mécanisation de la culture de I’ara-
rales, pour une meilleure conservation et une chide, de même nous ne pensons pas avoir été
commercialisation de produits valorisés à l’éche- complets en faisant l’inventaire des outils, maté-
lo11 de l’exploitation OLI de la petite coopérative riels et machines susceptibles de permettre la
de production. résolution de ceux-là. Mais, estimant qne c’est un
Tout en traçant les grandes lignes des méthodes aspect important de notre tâche, nous avons voulu
dont l’application est envisageable nous n’ou- aider au développement du dialogue instauré
blions pas qu’il appartient aux Services de entre les Utilisateurs de ces divers appareils et
Recherches et de Vulgarisation d’orienter les les Constructeurs de ces derniers.
agriculteurs pour que ces derniers les intbgrent,
avec l’emploi des outils et des matériels adapt&, Si nous avons, par la publication de cette
dans le cadre qui est le leur, en harmonie avec les étude contribué à éclairer certaines que‘stions de
autres techniques culturales, variétés, etc... production, conservation et commercialisation de
Par ailleurs certains Cléments permettent de l’arachide en même temps qu’à accroitre les
penser que la motorisation culturale est suscep- contacts entre’ les Utilisateurs et les Construc-
tible de reprendre un essor dans certains pays teurs, nous estimerons avoir bien œuvré pour le
qui nous intéressent. Aussi avons nous cru oppor- dkveloppement de la mécanisation agricole tropi-
tun d’attirer l’attention principalement sur les cale, qui reste notre but permanent.

G. LABROUSSE
et E. GODRON.

, ...
~-
.
.
. ,

98
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LIBYE.
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Développement. Gouv. Ouganda. févr., p. 89 et 90, 2 photos.
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l o n g e (Ouganda). Emp. Cot. Grow. Rev.,
XXXVII 4, p. 274 à 279, oct. X... : Specifications of equipment for a field system of
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jects to assist the mechanization of agriculture in (*) Ces 4 articles concernent essentiellement l’arra-
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,101
I
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d u désherbage e t d u sarclage, s u r le rende- ’_ l a b a t t e u s e d’arachide A. M. [Link]
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958 LAI~SHMIPATHY : Pas de f a t i g u e avec des i n s - 1964 X... : Cultivo del cacahuete. C u l t u r e de l’arachide.
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S H ~ :HN o m b r e u x M a t é r i e l s de f e r m e a m é l i o r é s d a n s Tillage Through Harvesting & Curing. P r o d u c -
I’état de B o m b a y . Ind. Farming, mars, VI1 12, t i o n mécanisee d’arachide du l a b o u r 5 la
p. 16 a 17, photos et croquis. récolte e t au séchage. Georgia Coastal Plain
PANTULU e t KRISHNARAO: L e s f e r m i e r s de I ’ A n d h r a Exp. Sta Tifton Georgia, janv., n o 163, 27 p.
P r a d e s h les appellent (< G u n t a k a s D. Ind. polyc. croquis de machines.
Farming, mars, VI1 12, p. 34 a 38, dessins cotés. SHEPHERD J. : To Grow Good Peanuts : Part II Machines
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p. 36 à 38, 3 photos. mécaniiser la p r o d u c t i o n . Crops & Soils, nov.-
PATEL:La récolte des a r a c h i d e s est p l u s facile avec déc., p. 15 (Résumé du préc.).
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Ext. Serv. Blaclrsburg Virginia, août 1957, 17 p.,


CHINE. photos.
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102
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dans l'agriculture Colombienne etleur indus- ARGENTINE.
trialisation. OIBagineux, XX 10, oct., p. 659 à
677, photos, carte. 1961 BOGGIATO et Alii: Cultivos posibles en Tucuman.
1964 X... : E l Mani Mecanizado Nuevo Culturo de la Les cultures possibles B Tucuman. Estacion
Zona Algodonera. L'arachide, nouvelle culture Exp. Agri. de Tucuman, publication no 8, 126 p.
mécanisee de la zone cotonnière. Rev. Nac. polyc.

ÊTABkllSSEMENTS

DEROP PERE
ET FILS
CROUTTES - CHARLY (Aisne)

Matériel de prCparation du sol et d'entretien


- charrues araires simples
- charrues à'transformation pour :
labours, chaussages, déchaussages
- mulficulfeurs exfensibles à réglage instantané

APPAREIL N O U V E A U
pour traiter les semences
Coton e t Arachide

"C o t o n e uf / f

E.A.V.M. R. Hulin
Constructeurs 7, av. d e l a R é p u b l i q u e
CHATEAU - THIERRY

103'
AGRICOLE
P O U R CULTURES
TROPICALES

ARARA CULTURE ATTELÉE

BllLlOUD- ET-QURAND CONDITIONNEMENT DES PRODUITS TROPICAUX

DARRAGON NETTOYAGE DES PRODUITS TROPICAUX

ULYSSE FABRE SEMOIRS et matériels de PULVÉRISATION

GARNIER, FONDERIES ET
ATELIERS DE POUEST -
RÉCOLTE BROYAGE - MANUTENTION - STOCKAGE
-
HUARD U M , MATÉRIELS DE PRÉPARATION DU SOL

MOUZON CULTURE ATTELÉE - BINEUSES - REMORQUES


STAUB MOTOCULTEURS et DÉBROUSSAILLEUSES

SISCOMA NOTRE USINE SÉNÉGALAISE

TROPIC NOTRE USINE AU CAMEROUN

II, BOULEVARD PEREIRE PARIS 17" 924.53.15

104
ANNEXE

ADRESSES DES CONSTRUCTEURS

Dans le but de permettre à ceux de nos Lecteurs particulièrement intéressé: par l’un ou l‘autre des appareils cités
ci-dessus, de se documenter directement, nous avons jugé utile de donner les adresses des Constructeurs de ces instruments.
Mais, répétons-le, cette liste ne veut pas être limitative. I1 ne nous est [Link] de connaitre tous les Constructeurs
Européens, e t il est souvent très difficile de savoir quelles sont les machines utilisées sur les autres continents. Certains Cons-
tructeurs proposent peut-être du matériel utilisé en culture arachidière dont nous ignorons l’emploi pour cette culture. D’autres
sont à peine mentionnés parce qu’ils sont, peut-être A tort, peu utilisés en Outre-Mer.

A
AB I Abidjan Industries AB ID JAN c6teId‘Ivoire
ACCORD (COGEAI) 83, rue Saint-Lazare PARIS IXe ’ France
A. E. C. Amalgamated Eng. C o LAGOS . Nigeria
A. F. M. A. Voir BROCHET
AGROMETAL Miranda de Ebro BURGOS Espagne
AJURIA S.A. VITORIA Espagne
ALDEBERT FRESNES sur ESCAUT Nord France
ALDERSLEY Eng. C o TETTENHAL Stafford Angleterre ,

ALLEN & C o (PILTER) 19, Bd Jules Ferry PARIS XIe France


ALLIS CHALMERS 9, Av. Kléber PARIS XVIe France
ANA (AB) Nykopings Autom. P. O. Box 158 NYKOPlNGS Suède
APLOS Voir DARBYSHIRE
ARARA 36. rue Rémont VERSAILLES (S.-et-O.) France
ARPS Co NEW HOLSTEIN Wisconsin Etats-Unis
AUDUREAU LA COPECHAGNIRRE Vendée France
AYERS (Ferguson) SUFFOLK - Virginia Etats-Unis
-
B
BAKER Eng. Ltd SALFORD 3 Lancashire Angletkrre
BAJAC (CODAMM) 76, rue de Longchamp PARIS XVIC France .
BARBELION Route de Blois BEAUGENCY (Loiret) France
BARRAULT LEPINE LOEUlLLY Somme France
BASTIAN Emile MARMOUTIER Bas-Rhin’ France
BEAUVA IS-ROB IN Voir EBRA ANGERS (M.-et-L.) France
BENATI 43 a ,Via Provinciale IMOLA (Bologna) Ita!+
BENTALL (ARD IC) 71, Bd Raspail PARIS VIe France
BENTHAL< SUFFOLK Virginia Etats-Unis
BERNET-CHARROY MORLEY Meuse France
BERTHOUD (Ets P.) BELLEVILLE-sur-SAONE Rhône France
BILLIOUD & DURAND LA FERTÉ-SOUS-JOUARRE S.-et-M. France
‘BISCARA A. L’Eau Barrée NIORT (Deux-Sèvres) France
BLANCHARD & Cie CHEMRRB Loire-Atlantiqüe France
BOBARD Jeune 17. rue de Réon BEAUNE (Côte-d’Or) France
BOUDVIN LÓUPÉE sur CHEE par Bar-le-Duc Meuse France
BOUQUET GENECH Nord France
BOURGUIGNON BOURG DE PÉAGE Drôme France
BRINLY HARDY LOUISVILLE Kentucky Etats-Unis
BROCHET (AFMA) FONTENAY TRESIGNY S.-et-M. France
BROWN Mgf. Corp. Route 3, OZARK Alabama Etats-Unis
BUCHER GUYER Niederweningen ZURICH Suisse
BURCH PLOW Wk 7 W. Illinois, EVANSVILLE Indiana Etats-Unis
1-

C - --
CAILLAUD 22, rue d u &&réchal Foch LA ROCHE-sur-YON _ _ 1

- CARDWELL RICHMOND
(Vendée)
Virginia
France
Etats-Unis
CASE 17, rue Louis le Grand .PARIS I f e France
CASTAING Fils
CASTERA
8 à 14 rue -Hanappier, Cauderan
CENAC par Latresne
BORDEAUX (Gironde)
Gironde
France
France --- - - -
._

‘ 105
CATHALA M’BACKE Sénégal
CATRY 25, rue Aueuste-Potié EMMERIN (Nord) France
CAUCHETEUX 37; A. Jea; Jaurès RONCHIN (Nord) France
CAVEL VOVES Eure-et-Loir France
CECOCO P. O. Box 8, Ibaralri City OSAKA-FU Japon
CECCATO B. & R. 3, via Signoria ARSEGO Padova Italie
CHAMPENOIS COUSANCES-aux-FORGES Meuse France
CLOUZEAU ESTOUY Loiret France
COCKADE (MUHLHOFF) Uedem NIEDERRHEIM Allemagne
CODAMM (BAJAC) 76, rue de Longchamp PARIS XVIe France
COLE Mfg Co CHARLOTTE North Carolina Etats-Unis
COMAG B. P. 167 TULEAR Madagascar
CORNISH (T. H.) I<INGARO Y Queensland Australie
COSSUL 1478 the Mall KANPUR Inde
COUNTY (FORD) 35, rue de Bassano PARIS VlIIe Erance
COUSIN & Cie 67, route de Villechaud COSNE-sur-LOIRE
(Nièvre) France
COVINGTON Planter Co DOTHAM Alabama Etats-Unis

D
DAGUET SOURS Eure-et-Loir France
DANDEKAR Dandekarwadi, BHIWNDI Thana Inde
DARBYSHIRE (Aplos) SOMERCOTES Derbyshire Angleterre
DARRAGON & Fils SAINT-ANDRÉ-LE-GAZ Isère France
DEFLANDRE FILLIRRES Meurthe-et-Moselle France
DELAPLACE ETREILLERS Aisne France
DELFOSSE MAIZY par Beaurieux Aisne France
DEMPSTER BEATRICE Nebraska Etats-Unis
DENIS 15, rue du Mail I BROU (Eure-et-Loir) France
DEROT CROUTTES-CHARLY Aisne France
DISTR. COOP. FED. MEERUE Inde
DOLLEANS B. P. 13, JANVILLE Eure et Loir France
DOMINGOMEZ (IMAD) 20, Camino de Barcelona VALENCIA Espagne .
DUB0 IS 121, rue d’Alger ROUBAIX (Nord) France
DUPUIS MONTIER EN DER Haute-Marne France

E
EASTWOOD PLASTICS Ltd Arterial Road Southendon Sea ESSEX Angleterre
E. A. V. M. 7, Avenue de la République CHATEAU-THIERRY
(Aisne) France
EBERHARDT Ulm DONAU Allemagne
EBRA 31, rue du Maine ANGERS (M.-et-L.) France
ECHARD Frères CHAROST Cher France
EGIS (GOURY) 15 e t 17, rue Auber PARIS IXe France
ELEXSO (MANDREL Cie) 59, Av. des Romains ANNECY (Hte-Savoie) France
. ENGINEERING-WORKS SOROTl Ouganda
ESHET EILON Mobile P. O. Gallilée Orientale Israël
ETTORE PIRAZZOLI Voir PIRAZZOLI BOLOGNA Italie
EVRARD & Cie MARESQUEL Pas-de-Calais France

F
FABRE VAISON-la-ROMAINE Vaucluse France
F. A. O. (GARNIER) REDON Ille-et-Vilaine France ’

FERGUSON Mfg Co (the) BOX1098 - SUFFOLK Virginia Etats-Unis


FOOD MACHINERY Co COLUMBUS Ohio Etats-Unis
FORD Tractor & Ipl. BIRMINGHAM Michigham Etats-Unis
FRANKENSTEIN & SON Victoria Rubber Works, Nextown
Heath MANCHESTER 10 Angleterre

G
GARD POTELIBRES par Saint-Ambroix Gard France
GARNIER Quai Jeau-Bart REDON (I.-et-V.) I ’ France
GASSAMA SAINT-LOUIS-DU-SÉNÉGAL SBnégal
GOODRICH FERGUSON Box 1098 - SUFFOLK Virginia Etats-Unis
GOURDIN SAULNII~RES Eure-et-Loir France

H
HARRINGTON Mfg C o Box 215 - LEWISTON North Carolina Etats-Unis
HANDER OIL Mach. C o OSAKA Japon

106
HERRIAU (STANHAY) 83, Route de Paris CAMBRAI (Nord) France
HINOMOTO’ Kadoma Cho, Kitawachi-gun OSAKA . Japon
HONDA MOTOR Co 5,5 Yaesu Chuo-Ku TOKYO Japon
HUARD (U. C. F.) CHATEAUBRIANT Loire-Atlantique France
HUET CHATEAU LANDON Seine-et-MaPne 4 France
HUNT & Co ESSEX Angleterre

I
INTERNATIONAL HARVES-
TER 170, Bd de la Vilette PARIS XIXe France

JOHN DEERE Zone Industrielle de Fleury-les-Aubrais ORLfiANS (Loiret) France

K
ICAMPNAGEL 26 Jarrestrasse HAMBURG Allemagne
KING PLOW Box 1.522 ATLANTA Georgia Etats-Unis
KINGAROY Eng. Wk KINGAROY Queensland Australie
KIRLOSKAR Bro. Ltd. KIRLOSKARVAD I Sangli Inde
ICIRPY LAYRAC Lot-et-Garonne France
KUHN 21, Av. Edmond!About SAVERNE (Bas-Rhin) France

L
LACHAZETTE 4, rue des Amoureux NIMES (Gard) France
LAVERGNE HENNEQUIN 8, Avenue Emile-Fruchard DRAVEIL (S.-et-O.) France
LARROQUE Route de Launac GRENADE-s/GARONNE
(Haute-Garonne) France
LAVERDA Voir SOMECA PUTEAUX (Seine) ; France
LEA PRIDGE Ind. Priory Works, Arterial Road LEIGH-ON-SEA Angleterre
LEMAITRE 56, Avenue de Compibgne SOISSONS (Aisne) France
LENGERICH 4.441 Emsbiiren HANN Allemagne
LHUILL IER Rue Amédée Bargy DIJON (Côte-d’Or) France
LILLISTON Impl. 1.140 Gillionville Road ALBANY Georgia Etats-Unis
LIOT BIHOREL les ROUEN Seine-Maritime France
LOISEAU MEURSAULT Côte-d’Or France
LONG Mfg C o Box 1.139 TARBORA North Carolina Etats-Unis
LUG-ALL (Sté Tech. d’Equip.) 66, rue Pierre Charron PARIS VIIIe France

M
MAC CAULEY Bens Garage, KINGAROY Queensland Australie
MAC CLENNY Box 1.206 SUFFOLK Virginia Etats-Unis
MAILHE Chemin du Pesqué ORTHEZ (B.-Pyr.) ’ France
MALLET 10, rue de Milan PARIS I X e France
MAMETORA Farm Mach 89, 1 chome Higashi Ikebukuro
Toshima Ku TOKYO Japon
MAROT Rue du Vivier NIORT (Deux-Sèvres) France
- MARTIN (Jean) 15, rue de Paris BRETEUIL-s/NOYE (O.) France
MARTINELLI MODENA Italie
MASSEY FERGUSON 154, rue de l’Université PARIS VIIe France
MELOTTE Rue Condamine GIVET (Ardennes) France
METAL INDUSTRIES 84/14. Factory area, Fazalganj KANPUR Inde
MICHEL (M. A. M.) 40, rue Erlanger PARIS XVIe France
MINNEAPOLIS MOLINE MINNEAPOLIS I Minnesota Etats-Unis
MONKEY (Sté Pilter) 19, Bd Jules-Ferry PARIS X I e France
MOTOIMPORT (ACTIF) 39, rue de Tanger PARIS XIXe France
MOUZON (NOLLE) LUZARCHES Seine-et-Oise France
MUDHAR 10.185 Arya Samaj Road KAROLBAGH Inde

..N
NAIR KASHIPUR NAIRITAL Inde

O
O. D. C. I. Grand Puits 52 HERSTAL Belgique
O. N. I. Centre d’Expérimentation PK 975
Route de Casablanca RABAT Maroc
- ORIAM (CHAUBEYRE) LA GUEROULDE Eure France

107
P
PERRAS (Ets P.) BELLEVILLE-sur-SAONE Rhône France
PETIT 22, rue Antoine Monier BORDEAUX (Gironde) France .
PIN LA MOTTE SERVOLEX Savoie France
PINASSAUD et DESCORPS 38, rue Gustave Gardé BORDEAUX-Bastide (Gir.) France
PIRAZZOLI ,Via Emilia Levante no 103 BOLOGNA Italie
PLANTA 7, Venner Strasse BAD GODESBERG Allemagne
POIRAUD Rue Emile Zola LA ROCHE-sur-YON
(Vendée) France
POUPLARD CHAUDRON en MAUGES Maine-et-Loire France
PRIVE 61, rue Victor Hugo MAISONS-ALFORT (S.) France
PROJECT Daren mar Newton Tonv SALISBURY (Wilts) Angleterre
PROCIDA 17, rue Soyer NEUILLY-@EINE (S.) France
PROMILL IVRY-LA-BATAILLE . Eure France

R
RAJASTHN Agr. Wks JAIPUR Inde
RAKOTOTAFIKA Rue de la Réunion TANANARIVE Madagascar
RANSOMES S. & J. Orwell Worlts IPSWICH An gletgrre
RELIGIEUX VIGNEUX-HOCQUET par MONT-
CORNET Aisne .’. France
REMY Voir JOHN DEERE ORLI~ANS France
RESSES 12, Haralrevet Street TEL AVIV Israël
RETHELOISE Cons. Mec. SAULT-les-RETHEL Ardennes France
RICHMOND & CHANDLERS (voir BAKER)
RINGUELET (voir ONI)
ROADLESS 717, London Road HOUNSLOW Middlesex Angleterre
ROME PLOW CEDARTOWN Georgia Etats-Unis

S
SAMAT LOUIS 10, Bd des Frères Godchot MARSEILLE (B.-du-R.) France
SACRA 207, rue Sadi Carnot ALGER Algérie
SARKIN CASA United Africa Co KANO Nigeria
SAFIM (M. F.) P. O. Box 677 VEREENIGING Afrique du Sud
SAMAF Route Départementale 107 ANGERS (M.-et-L.) France
SAMF DAKAR Sénégal
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SERGENT MER-sur-LO IRE Loire-et-Cher France
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SLATTERY et SON 42, Voortfekker Road POTGIETERSRUS Afrique du Sud
S. M. C. I. 64, chemin’de la Commanderie MARSEILLE (B.-du-R.) France
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RICIN (Voir SAMAF)
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DRONNERIE 26, rue Th. Descoings SAINT-DENIS (Seine) France
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SPE ICHIM 106, rue d’Amsterdam PARIS IXe France
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