Génétique
Génétique
82
Thème 2 LA GÉNÉTIQUE
Le polymorphisme au niveau de
l'espèce humaine
OBJECTIFS
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S'INTERROGER
Drosophile à corps
gris et ailes longues
(souche sauvage)
Drosophile
à ailes vestigiales
(souche mutante)
Drosophile à corps ébène
(souche mutante)
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Races de moutons «gharbi» et berbère
Variétés de roses
En 1865, Mendel a réalisé des croisements de lignées pures de petit pois, l'une à graines
jaunes et lisses, l'autre à graines vertes et ridées.
Il a pu obtenir deux nouvelles lignées pures, l’une à graines jaunes et ridées, l’autre à
graines vertes et lisses.
• La génétique formelle, basée sur la méthode expérimentale, étudie la transmission des
caractères héréditaires. à partir de l’étude statistique des résultats de croisements.
• L’analyse des résultats de ces croisements permet de
dégager des règles qui constituent les lois fondamentales de
l’hérédité.
• Les recherches génétiques en agronomie ont permis
d’obtenir une nouvelle variété de blé à tige haute et
résistante à partir de 2 variétés pures, l’une à tige haute et
sensible aux maladies, l’autre à tige courte et résistante aux
maladies dite rustique.
• De nombreuses nouvelles variétés végétales (blé, tomate,
fraise,…) sont produites grâce aux croisements et sont intro-
duites sur le marché. Thomas Morgan (1866-1945)
• En 1910, Thomas Morgan (prix Nobel de génétique) a pu dresser à partir de croisements
expérimentaux, une carte représentant la localisation des gènes sur les chromosomes de la
drosophile qu'il a appelée : carte factorielle.
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• Comment, la méiose et la fécondation, assurent-elles le brassage de l'information géné-
tique ?
• Comment peut-on interpréter les résultats statistiques d’une descendance de parents dif-
férant par 2 caractères ? Quelles lois peut-on dégager ?
• Comment obtenir de nouvelles lignées de plantes ou d’animaux ?
• Comment établir la carte génétique chez un organisme tel que la drosophile ?
SE RAPPELER
• L’ADN (Acide désoxyribonucléique), substance essentielle des chromosomes, c’est le
support de l’information (programme) génétique.
• Gène : portion d’ADN qui détermine un caractère.
• L’expression de l’information génétique aboutit à la synthèse des protéines (un gène →
une protéine) et fait certainement intervenir un système de correspondance universel que
l’on appelle code génétique.
• Allèle : forme ou version de gène. En général un gène est représenté par deux allèles qui
peuvent être identiques : (génotype homozygote) ou différents (génotype hétérozygote).
• Dominance il y a dominance lorsqu’un seul des deux allèles d’un caractère s’exprime et
masque la présence de l’autre allèle. L’allèle qui ne s’exprime pas est dit récessif.
• Les caractères héréditaires sont transmis des parents aux descendants par l’intermédiaire
des gamètes.
• La mutation est une modification du matériel génétique. Elle est héréditaire.
• La méiose : ensemble de deux divisions successives, qui produisent à partir des cellules
germinales diploïdes (à 2n chromosomes), des cellules haploïdes (à n chromosomes).
• La méiose : assure un brassage interchromosomique et un brassage intrachromo-
somique.
• La fécondation, évènement central de la reproduction sexuée, rétablit la diploïdie et amplifie
le brassage génétique qui est à l’origine du polymorphisme constaté au niveau de la
descendance.
• Chaque gène occupe un emplacement bien déterminé sur un chromosome appelé locus
• Le génotype est l’ensemble des gènes portés par les chromosomes.
• Le phénotype est le caractère effectivement exprimé par un individu. Il résulte de
l’expression d'un génotype.
• Les individus homozygotes produisent un seul type de gamète.
• Les individus hétérozygotes produisent des gamètes différents.
• Dans le cas du monohybridisme, l’hérédité autosomale est déterminée par un gène
localisé sur un chromosome autosomal, alors que l’hérédité liée au sexe est déterminée par
un gène localisé sur un chromosome sexuel X ou Y.
• Les lois de Mendel
- 1ère loi : loi de l’uniformité des hybrides de la 1ère génération.
- 2ème loi : loi de la pureté des gamètes. Chaque gamète reçoit un seul allèle du couple
d’allèles correspondant à un caractère.
86
Rechercher et construire
A- La méiose et la fécondation, sources de diversité génétique
I La méiose, source de diversité génétique des gamètes
Activité 1 : la méiose et ses particularités
Le document 1 (photographique) représente les étapes de la méiose
1 2 3 4 5
6 7 8
Document 1 : les étapes de la méiose
anaphase de la
première division
méiotique
télophase de la
seconde division
méiotique
87
2 - Le brassage intrachromosomique :
Les observations microscopiques de cellules en division méiotique montrent qu’au cours de
la prophase de 1ère division, les chromosomes homologues (1 d’origine paternelle et 1 d’origine
maternelle) sont appariés et leurs chromatides sont en contact étroit. Des échanges réciproques
de segments de chromatides homologues peuvent intervenir. Ce phénomène d’enjambement
entre deux chromatides homologues est connu sous le nom de crossing-over.
Lorsque l’individu est hétérozygote tous les allèles portés initialement par un chromosome
peuvent, grâce au crossing-over, « être brassés » avec les allèles portés par le chromosome
homologue. Il en résulte de nouvelles associations alléliques : C’est le brassage intrachromo-
somique qui s’ajoute au brassage interchromosomique.
chromatides
chiasma
centromètre (entrecroisement
de chromatides)
3
3’ C B’
C’ B
+ Y →
X X’ X’’
88
En se basant sur le document 4 et en utilisant les numéros et les lettres, déterminer les
types de gamètes possibles que peuvent produire le mâle et la femelle de la drosophile.
• Calculer le nombre possible (potentiel) de cellules œufs.
• Déduire le rôle de la fécondation dans le brassage de l’information génétique.
89
Lorsque les fleurs mâles sont à maturité, l’homme pratique une fécondation croisée : il ôte
le sac protecteur de l’épi femelle de la variété A, saupoudre les stigmates avec le pollen
de la variété B, puis replace le sac pour éviter toute pollinisation étrangère. Il pratique
ensuite de même pour l’épi femelle de la variété B qu’il féconde avec le pollen de la
variété A. Les graines ainsi obtenues sont des hybrides F1.
90
- Détermination des génotypes des - Détermination des génotypes de F2 :
parents et de F1 :
Parents P1 x P2 F1 x F1
3ème croisement :
La 1ère loi de Mendel (l’uniformité des hybrides de 1ère génération) s’applique avec la règle
de la dominance : les allèles «gris» et «uniforme» sont dominants par rapport aux allèles
«noir» et «panaché de blanc» qui sont récessifs. on peut utiliser les symboles suivants :
G [G] phénotype gris
n [n] phénotype noir
U [U] phénotype uniforme
p [p] phénotype panaché de blanc
avec G domine n (G>n) et U domine p (U > p)
4ème croisement :
En F2, Il y a apparition de deux phénotypes nouveaux (gris panaché de blanc, noir uni-
forme) en plus des phénotypes parentaux.
- En se basant sur les données précédentes, reproduire et compléter le tableau suivant :
L'interprétation consiste à :
• formuler des hypothèses concernant :
- le nombre des gènes qui déterminent les caractères étudiés
- la position des gènes sur les chromosomes
• déterminer les génotypes des parents et des descendants (en tenant compte des 2
hypothèses précédentes)
• identifier parmi les descendants ceux qui sont de lignée pure et ceux qui sont hybrides.
• comparer les résultats théoriques aux résultats expérimentaux.
Hypothèses :
H1 : deux gènes contrôlent la transmission des deux caractères étudiés.
H2 : les gènes déterminant les caractères sont situés sur 2 paires différentes de chromosomes.
92
Vérification des deux hypothèses :
Détermination des génotypes des parents et des descendants.
• Reproduire, compléter le tableau suivant et conclure :
Parents P1
↓
X P2
Phénotypes +
[G U]
Génotypes G U G U
G U G U
↓
Gamètes G U +G U
F1
G U
Génotypes
G U
Phénotypes 100% [G U]
Conclusion
Croisement 4 :
Les descendants du 4ème croisement résultent du croisement des hybrides F1
• Reproduire, compléter le tableau suivant et conclure
Descendance du 4ème croisement = F1 X F1 F2
↓
F1 x + F1
Phénotypes [GU] [GU]
Génotypes
A l'aide de schémas, déterminer, en représentant les principales phases de la méiose,(avec
2 paires de chromosomes portant chacune 2 allèles d’un caractère) les différents types de
gamètes produits par les individus F1 et leurs proportions.
• Etablir l'échiquier de rencontre des gamètes produits par les individus F1 et déterminer
les proportions phénotypiques théoriques des individus F2.
• Comparer les proportions théoriques aux résultats expérimentaux puis conclure.
}
des 4
phénotypes
2ème caractère : [U]=3/4 et [p]=1/4 de la F
2
⇒
[Gp]=3/4x1/4=3/16
[nU]=1/4x3/4=3/16
[np]=1/4x1/4=1/16
La ségrégation indépendante des caractères s’explique par l’emplacement des deux couples
d’allèles correspondants sur 2 paires de chromosomes homologues :
G n
U p
• Donner les génotypes possibles de la plante M (sans prendre en considération les résultats
du test-cross).
• Quel est le pourcentage des 4 phénotypes obtenus ?
• A partir de l'analyse des résultats expérimentaux obtenus, préciser le génotype de la plante M.
• Préciser, à partir de l’analyse des résultats obtenus, que la 3ème loi de Mendel est vérifiée.
94
2- cas de deux gènes Liés :
Activité 6 : étudier le mode de transmission de deux caractères déterminés par
deux gènes liés
Plusieurs mutations ont été constatées chez les souches de drosophiles et qui concernent
la taille des ailes et des soies, la couleur des yeux et du corps, etc. …
Le phénotype sauvage est caractérisé par des ailes longues et des yeux rouges.
1- Croisements et résultats:
On dispose de 2 lignées pures de drosophile : une lignée sauvage à ailes longues et yeux
rouges, et une lignée mutante à ailes vestigiales (vg) et yeux pourpres (pr).
On réalise les croisements suivants :
1er Croisement :
drosophile à ailes longues X drosophile à ailes vestigiales
et yeux rouges et yeux pourpres
95
Remarque : dans le cas des gènes liés, seule la drosophile + donne des gamètes recom-
↓
binés, chez le , il ne se produit pas de crossing-over.
La représentation de la position des loci des gènes sur le chromosome est la carte génétique.
Chez la drosophile, le chromosome qui porte les allèles récessifs noir (b) et vestigial
(vg) étudiés, porte également un allèle récessif affectant la couleur de l’œil, l’allèle pourpre
( purple ) symbolisé par : pr
96
Bilan des activités et synthèse
A- BRASSAGE DE L’INFORMATION GENETIQUE AU COURS DE LA REPRODUCTION
SEXUEE
1- La méiose donne des gamètes haploïdes :
• La 1ère division méiotique, précédée d’une interphase avec réplication de l’A.D.N, est dite
réductionnelle. Elle permet de passer d’une cellule diploïde (à 2n chr) à 2 cellules haploïdes
(à n chr) par séparation des chromosomes homologues sans division des centromères.
• La 2ème division, dite équationnelle, est comparable à une mitose. Elle consiste en une
séparation au niveau du centromère, des chromatides de chaque chromosome. Dans chacune
des 4 cellules haploïdes obtenues, on a n chromosomes à une chromatide et une quantité
d’A.D.N divisée par 2 par rapport à la cellule diploïde initiale. (activité 1)
anaphase de la
première division
méiotique
télophase de la
seconde division
méiotique
(activité 2)
97
3- La fécondation amplifie la diversité génétique:
Ainsi par le brassage génétique au cours de la méiose et la rencontre aléatoire des gamètes
au cours de la fécondation, la reproduction sexuée assure la diversité (polymorphisme)
génétique et l’unicité des individus. La fécondation produit un œuf génétiquement unique.
(activité 3)
• Si 2 gènes différents sont portés par la même paire de chromosomes (liaison génétique
ou Linkage), les proportions phénotypiques sont, pour la 2 ème génération, celle du
monohybridisme (liaison absolue), sauf s’il y a crossing-over. Dans ce cas, les proportions du
test-cross sont modifiées et sont du type : (1-p)/2, p/2, p/2, (1-p)/2, où p= % de recombinaison.
On obtient, en plus des phénotypes de type parental, des phénotypes recombinés dont le
pourcentage (p) dépend de la distance séparant les 2 gènes sur la chromatide. Ces résultats
sont exploités pour dresser des cartes génétiques. (activité 5)
98
Dihybridisme : Gène1(A,a) Gène2(B,b)
A A B
F1
B a
a b
b
(0%<% de recombinaison<50%)
Cas de dominance parentaux recombinés parentaux 2 phénotypes parentaux
2 phénotypes recombinés
2ème et 3ème loi de Mendel véri- la répartition est différente de
fiées 9/16- 3/16- 3/16- 1/16
Exception à la 3ème loi de Mendel
Liaison absolue
4 phénotypes : 2 parentaux et 2 1/2 de phénotypes dominants
recombinés mais tous équiproba- 1/2 de phénotypes récessifs
Test-cross
bles (1/4 ou 25%) Liaison partielle : 4phénotypes
(Cas de dominance) ème
2 et 3ème loi de Mendel véri- 2 phénotypes parentaux
fiées 2 phénotypes recombinés
moins fréquents
Exception à la 3ème loi de Mendel
Carte factorielle ou carte génétique :
La carte génétique d’un chromosome est établie à partir de l’analyse des résultats du
brassage intrachromosomique. L’établissement de cartes génétiques consiste à définir le
nombre et la position des gènes sur les différents chromosomes.
Remarque :
Si les gènes sont suffisamment éloignés sur un chromosome, il peut se produire des doubles
crossing-over et la probabilité de réalisation de 2 crossing-over est d’autant plus élevée que
la distance entre les gènes est plus grande.
99
Lorsque ces crossing-over doubles se produisent entre 2 gènes, les pourcentages de
recombinaison que l’on obtient sont inférieurs à ceux que l’on obtiendrait s’il existait seule
ment des crossing-over simples ; la distance entre les gènes est donc sous-évaluée. L’étude
d’un 3ème gène situé entre les 2 précédents permet de déceler les doubles crossing-over et
de rétablir la disposition correcte.
En multipliant les croisements et en opérant de proche en proche (étude des gènes ab puis
bc puis cd puis de, etc …), Morgan et ses collaborateurs ont pu dresser pour la drosophile
des cartes génétiques, donnant pour chacun des 4 groupes de chromosomes, la position et
la distance relative des gènes qu’ils portent. La distance entre les gènes sur le chromosomes
est exprimée en centimorgans (CM). Un centimorgan correspond à 1% de recombinaison.
107,0 100,5 83,0
91,5 75,5 67,0 66,7 57,5 55,0 39,3 31,0 21,9 16,5 4,0 1,3 0,0
48,5 13,0
104,5 72,0
100
Tester les acquis
Exercice 1
Pour chacun des items suivants, indiquer la (ou les) proposition(s) correcte(s).
1) La méiose :
a- est un ensemble de deux divisions cellulaires successives
b- aboutit à la formation de cellules haploïdes
c- aboutit à la formation de cellules diploïdes
d- est caractérisée par 2 phases de réplication.
3) Lors de la méiose :
a- les deux cellules produites lors de la 1ère division sont encore diploïdes
b- la migration se fait au hasard, de façon indépendante pour chacune des paires de
chromosomes homologues
c- la 2ème division de la méiose produit 4 cellules haploïdes
d- la séparation des chromatides a lieu à l’anaphase de la 2ème division.
4) Le crossing-over :
a- se produit au moment de la fécondation.
b- se réalise entre chromosomes homologues.
c- se réalise entre deux chromatides sœurs
d- se produit en prophase. x
6) Le brassage intrachromosomique :
a- affecte les gènes liés
b- conduit à la variabilité génétique
c- se produit en anaphase I
d- se produit en prophase I.
101
7) Le brassage interchromosomique :
a- affecte des gènes non liés
b- se réalise au cours de la 1ère division de la méiose
c- conduit à des associations nouvelles de gènes alléliques
d- se produit en prophase I .
8) On détermine la dominance éventuelle d’un allèle par rapport à un autre si :
a- La moitié des individus F1 ont le caractère concerné
b- La totalité des individus F2 ont le caractère concerné
c- La totalité des individus de F1 ont le caractère concerné
d- Lorsqu’on a en F2 une ségrégation de type 3/4 , 1/4
9) Le test-cross :
a- permet de connaître les types de gamètes produits par les hétérozygotes
b- consiste à croiser un individu de la F1 avec un individu homozygote
c- sert à déterminer si les gènes sont liés ou indépendants
d- sert à déterminer le génotype d'un individu de phénotype dominant.
Exercice 2
Soit une drosophile aux ailes longues et au corps brun (type sauvage) croisée avec une
drosophile aux ailes vestigiales et au corps ébène. La génération F1 est homogène et de
phénotype sauvage. La génération F2, résultant du croisement des hybrides de F1 entre eux,
présente la composition suivante :
• 263 individus de type sauvage
• 82 individus aux ailes longues et au corps ébène
• 89 individus aux ailes vestigiales et au corps brun
• 29 individus doublement récessifs aux ailes vestigiales et au corps ébène
Analyser et interpréter ces résultats.
Exercice 3
On connaît deux variétés pures de tomate :
• une variété (A) à gros fruits et sensible au Fusarium (un champignon parasite).
• une variété (B) à petits fruits et résistante au Fusarium.
On cherche à obtenir une troisième variété pure (C) qui serait de phénotype : à gros fruits
et résistante au Fusarium.
- Un premier croisement de la variété (A) avec la variété (B) donne des plantes à petits
fruits et résistantes au Fusarium.
1) Quelles conclusions peut-on tirer de l'analyse de ce résultat?
• Un deuxième croisement de plantes issues du croisement précédent avec des plantes
de la variété (A) a donné les résultats suivants :
251 plantes à petits fruits et résistants
246 plantes à petits fruits et sensibles
254 plantes à gros fruits et résistants
249 plantes à gros fruits et sensibles
2) À partir de l'analyse des résultats du deuxième croisement :
a- précisez si les gènes contrôlant les caractères étudiés sont liés ou indépendants.
102
b- déterminez les génotypes des parents et des descendants de ce croisement.
3) Expliquez comment on peut procéder pour obtenir une lignée pure de la variété (C).
Corrigé de l’exercice 3
1)
- II s'agit d'un cas de dihybridisme.
- C’est un cas de dominance absolue pour les deux caractères.
Premier caractère: "taille du fruit",
C'est un caractère contrôlé par un couple d'allèles notés ( P,g) avec :
P = petit fruit et g = gros fruit et P > g.
Deuxième caractère : "résistance au Fusarium".
C'est un caractère contrôlé par un couple d'allèles notés ( R,s) avec :
R = résistant au Fusarium et s = sensible au Fusarium et R > s.
2)
a - 2ème croisement : Hybride F1 x Variété A double homozygote récessif
II s'agit d'un back-cross ( Accepter aussi Test Cross).
Le résultat obtenu montre les proportions phénotypiques suivantes : 1/4, 1/4, 1/4, 1/4
Ces proportions montrent que les deux gènes sont indépendants.
b - Génotypes des parents :
g s P R
F1 :
Variété A : g s
g s
1/4 P R P s g R g s
1/4 1/4 1/4
P R P s g R g s
g s
g s g s g s g s
100%
1/4 [P,R] 1/4 [P,s] 1/4 [g,R] 1/4 [g,s]
R g
3°) - Pour obtenir la variété C de lignée pure , on peut procéder de plusieurs façons
g R
• Autofécondation des individus de phénotype [ g , R ] issus du croisement N° 2 précédent.
• F1 x F1 et qui produit 3/16 de descendants de phénotype [ g, R] en F2.
• Croisement des individus de phénotype [ g , R ] avec des individus F1.
g R g R
Dans tous les cas, on obtient des descendants et des descendants
g R g s
On réalise des test -cross.
103
Lorsqu'on obtient 100 % de descendants de phénotype [ g , R ], l'individu testé correspond
à la lignée pure recherchée (Variété C).
N.B : On exige une seule procédure,
Exercice 4
On croise une plante à fleurs rouges et à feuilles glabres (sans poils) avec une plante à
fleurs bleues et à feuilles velues. En F1, on obtient des fleurs mauves à feuilles velues. Les
fleurs de cette descendance homogène sont autofécondées.
Les phénotypes observés en F2 se répartissent ainsi :
Exercice 5
Considérons deux variétés pures de Maïs : une variété qui possède des grains sphériques
et colorés et une autre dont les grains sont ridés et incolores.
Le croisement entre les deux variétés donne des hybrides F1 dont les grains sont sphé-
riques et colorés.
Le croisement de l’hybride F1 avec le parent double récessif fournit la répartition phénoty-
pique suivante :
• 4032 grains sphériques colorés
• 149 grains ridés colorés
• 152 grains sphériques incolores
• 4035 grains ridés incolores
Interpréter les résultats des croisements réalisés.
Exercice 6
Chez une espèce végétale, on a réalisé le croisement d’une variété à fleurs rouges et
feuilles larges avec une variété à fleurs blanches et feuilles étroites. Les hybrides F1 sont croi-
sés entre eux. Les histogrammes ci-dessous représentent les phénotypes des descendants
issus de ce croisement formant une F2 pour chacun des deux caractères étudiés.
104
% des phénotypes % des phénotypes
75% 75%
50% 50%
25% 25%
1) Indiquez le nombre de couples d’allèles contrôlant chacun des carctères étudiés ainsi
que le type de dominance. Justifiez votre réponse.
2) Parmi 1600 individus de la F2, 100 sont de phénotype rouge et large. Quel renseigne-
ment dégage-t-on à propos de la liaison ou de l’indépendance des gènes considérés ?
3) En considérant à la fois la couleur de la fleur et la taille de la feuille, déterminez les dif-
férents phénotypes de cette F2 et leurs effectifs.
Exercice 7
Croisons des drosophiles sauvages mâles (ailes longues, yeux rouges) de race pure avec
des drosophiles femelles aux ailes atrophiées (mutation vestigial: vg) et aux yeux bruns
(mutation brown : bw). Les descendants de 1ère génération (F1) sont tous de type sauvage.
Croisons des mâles de F1 avec des femelles aux ailes vestigiales et aux yeux bruns. Nous
obtenons deux sortes de mouches :
• 495 drosophiles de type sauvage,
• 508 drosophiles aux ailes vestigiales et aux yeux bruns.
Croisons des femelles de F1 avec des mâles aux ailes vestigiales et aux yeux bruns. Nous
obtenons quatre sortes de mouches :
• 712 drosophiles de type sauvage,
• 298 drosophiles aux ailes longues et aux yeux bruns,
• 300 drosophiles aux ailes vestigiales et aux yeux normaux,
• 669 drosophiles aux ailes vestigiales et aux yeux bruns.
a- Interprétez ces résultats
b- Expliquer quelle serait la descendance obtenue en croisant entre eux des mâles et des
femelles de F1.
105
corrigé de l’exercice 7
Le second croisement est un back-cross et le résultat obtenu indique que les 2 gènes consi-
dérés sont l’objet d’un linkage total : chez le mâle de la drosophile, en effet, il ne se produit
jamais de crossing-over.
Le mâle [+ +] produit donc deux sortes de gamètes, + + et vg bw, tandis que la femelle
[vg bw] produit seulement des gamètes vg bw.
Il est donc normal que la descendance comprenne en nombre égal,
+ +
• des mouches de phénotype sauvage,
vg bw
vg bw
• des mouches , aux ailes vestigiales et aux yeux bruns.
vg bw
Le troisième croisement est également un back-cross. La femelle [+ +] produit quatre sor-
tes de gamètes : + + et vg bw (gamètes parentaux), + bw et vg + (gamètes recombi-
nés). Le mâle [vg bw] produit seulement des gamètes vg bw.
La descendance comprend donc quatre types d’individus :
+ + : type sauvage,
vg bw
+ bw
: ailes longues, yeux bruns
vg bw
vg +
: ailes vestigiales, yeux normaux
vg bw
vg bw
: ailes vestigiales, yeux bruns
vg bw
106
Les gamètes mâles portant tous des allèles récessifs, la composition de la F2 donne une
image de la population des gamètes produits par les individus femelles. Le pourcentage p de
recombinaison est donc égal au quotient du nombre d’individus recombinés par le nombre
total d’individus : p = (298 + 300) / (712 + 298 + 300 + 669) = 0,302 … soit environ 30%.
Quant au crossing-over, responsable des recombinaisons, il affecte 60% des chromosomes
intéressés, conformément au schéma ci-dessous :
40 %
70 % parentaux
30 %
60 %
30 % recombinés
Pour que le crossing-over réalise une recombinaison, il faut qu’il se produise entre les
gènes vg et bw. Si on admet que le crossing-over est également possible en tout point du
chromosome, il séparera d’autant plus souvent les 2 gènes que ceux-ci sont plus éloignés
l’un de l’autre. La distance qui sépare les deux gènes peut donc être mesurée par le nombre
qui exprime le taux des recombinaisons. Ici, le taux étant de 30%, la distance vg-bw est de
30 unités (centimorgans = cM).
( vg+, vg ) ( bw+, bw )
30 cM
107
Tableau de combinaison (échiquier) Tableau de combinaison des gamètes
des gamètes 3ème croisement 4ème croisement
γ ↓
vg bw γ ↓
+ + vg bw
Exercice 8
Deux races pures de drosophiles sont croisées , l’une à ailes longues et à corps noir,et
l’autre à ailes vestigiales et à corps gris.
1) Les individus de la F1 ont tous des ailes longues et un corps gris, ils donnent par
croisement entre eux une génération F2 qui comporte 1178 drosophiles à ailes longues et
corps gris, 592 individus à ailes vestigiales et corps gris et 578 individus à ailes longues et
corps noir.
Que peu-t-on conclure pour les deux couples d’allèles ?
2) On croise un mâle F1 avec une femelle de chacune des deux races pures initiales. Quelle
sera la composition des populations obtenues ? On rappelle que chez la drosophile mâle, il
ne se produit pas de crossing-over.
3) On isole, à partir de la génération F2, une femelle notée H,à ailes longues et corps noir
et un mâle noté K, à ailes vestigiales et corps gris. La population issue de leur croisement
montre 4 phénotypes équiprobables (25%).
• ailes longues corps gris ;
• ailes longues corps noir ;
• ailes vestigiales corps noir ;
• ailes vestigiales corps gris.
Quel était le génotype des deux drosophiles H et K ?
Comment peut-on expliquer la présence de tels phénotypes dans la génération F2 ?
108
Corrigé de l’exercice 8
D : drosophiles
↓
1) [D : ailes longues, corps noir] x + [D : ailes vestigiales, corps gris ]
1178 [vg+eb+]
592 [vg eb+]
578 [vg+eb]
Calculons les différentes proportions des divers phénotypes :
1178 x 100 = 50.01%
[ vg+ eb+] =
1178+592+578
592 x 100
[ vg eb+] = = 25.21 %
2348
578 x 100 = 24.61%
[ vg+ eb] =
2348
Ces proportions de type 1/4, 1/2, 1/4 sont celles d’un monohybridisme et non d’un dihybri-
disme. Nous étudions la transmission de deux couples d’allèles avec dominance.
Si les gènes sont indépendants on aurait, en F2, 4 phénotypes (2 parentaux et deux
recombinés) avec les proportions : 9/16, 3/16, 3/16, 1/16 ; or le résultat obtenu est différent.
Donc on peut envisager l’hypothèse de deux gènes liés.
Interprétation génétique :
↓
phénotypes (p) = [ vg+ eb] X + [ vg eb+]
vg+ eb vg eb+
génotypes (g) = G :
vg+ eb vg eb+
↓
Gamètes 100 % vg+ eb Gamètes + 100% vg eb+
F1 100% [ vg+ eb+ ] vg+ eb
vg eb+
109
F1 x F1 = F2
↓
Ph : [vg+ eb+] x + [ vg + eb+]
vg+ eb vg+ eb
G:
vg eb+ vg eb+
γ
↓ 50% vg+ eb
50% vg eb+
⎧ (1-p)/2 : vg+eb
p/2 : vg+eb+
γ + ⎨p/2 : vg eb
⎩(1-p)/2 : vg eb+
P : étant la fréquence de recombinaison
Echiquier :
γ vg+ eb vg eb+
+ vg+ eb+ vg eb
↓ 1-p p/2 1-p
p/2
2 2
vg+eb vg+ eb+ vg eb vg eb+
vg+ eb vg+ eb vg+ eb vg+ eb
1/2 vg+ eb
[vg+eb] [vg+eb+] [vg+eb] [vg+ eb+]
1-p 1-p
p/4
4 p/4
4
+
vg eb vg+ eb+ vg eb vg eb+
vg eb+ vg eb+ vg eb+ vg eb+
Résultats :
Conclusion : donc les proportions sont bien conformes à l’hypothèse, il s’agit bien de deux
couples d’allèles liés.
110
↓
2) F1 x + [vg+ eb ] ou + [vg eb+]
↓
1er cas : Ph [ vg+ eb+ ] x + [vg+ eb ]
G : vg+ eb vg+ eb
vg eb+ vg+eb
Resultats :
50% [vg+ eb] 50% [vg eb+]
↓
3. [K] x + [H]
↓
Ph : [vg eb+ ] x + [ vg+ eb]
1/4 [vg+ eb+]
1/4 [vg+ eb]
1/4 [vg eb]
1/4 [vg eb+ ]
111
Question : quel est le génotype de H et K ?
Considérons : séparément les couples d’allèles
1er couple (vg+ vg) :
[vg+] = 1/4 + 1/4 = 1/2
[vg] = 1/4 + 1/4 = 1/2
1/2 ,1/2 sont les proportions d’un test-cross.
F1 x [vg]
vg+ vg
x
vg vg
Conclusion :
↓
+ H : [vg+ eb ] x K [ vg eb+ ]
vg+ eb vg eb+
génotypes
vg eb vg eb
Pour vérifier les résultats : vous pouvez écrire les gamètes de H et de K et dresser
l’échiquier qui vous donnera les proportions proposées par le croisement de H et K.
On explique la présence de tels phénotypes par un crossing-over lors de la formation des
gamètes de la + F1.
112
Thème 2 LA GÉNÉTIQUE
L'albinisme : maladie caractérisée par une décolora- La couleur des yeux et des cheveux, la forme du nez et
tion de la peau, des cheveux et des yeux qui est due à du menton, l’aptitude d’enrouler la langue, l’existence
l’interruption de la chaîne de synthèse de la mélanine. de doigts surnuméraires, la pigmentation de la peau,…
sont des caractères héréditaires.
113
Thème 2 LA GÉNÉTIQUE
OBJECTIFS
114
S'INTERROGER
Les anomalies génétiques ne cessent d'apparaître dans l'espèce humaine. Les données
proposées ci-dessous illustrent quelques exemples.
1- Trisomie 21 :
Appelée syndrome de Down ou mongolisme,
la trisomie 21 est une aberration chromoso-
mique affectant le nombre de chromosomes
(présence d’un chromosome surnuméraire à
la paire 21. Le mongolien a donc 47 chromo-
somes au lieu de 46.
Les trisomiques ont un phénotype caractérisé
par des yeux obliques vers le bas, des doigts
courts et une arriération mentale plus ou
moins prononcée. Ils sont stériles.
Mme X accompagnée de son mari se présente
à un médecin gynécologue pour un contrôle
de sa grossesse qui date de quelques
semaines. Elle est âgée de 40 ans et a déjà
mis au monde deux enfants normaux.
Le médecin l’informa que vu son âge, elle
représente un cas à risque : en effet son fœtus
risque d’être atteint de trisomie 21.
Document 4 : enfants atteints de la trisomie 21
Répartition de la surdité congénitale chez les descendants selon son apparition chez les parents
Proportions théo-
Effectif des Proportions obser- riques dans une
Nombre de sourds
enfants vées des sourds transmission auto-
somale récessive
Familles ayant des
enfants sourds et 78 22 28% 25%
parents indemnes
un seul parent est
4 2 50% 50%
sourd
115
Répartition des foyers selon la consanguinité des parents et l’existence de descendants sourds
Pourcentage de mariages
Effectif
consanguins
Familles ayant des enfants sourds 12 100 %
Familles n’ayant pas d’enfants sourds 60 45 %
Total 72
3- La rétinopathie pigmentaire :
Une patiente atteinte d’une maladie héréditaire qui engendre une cécité et des anomalies de
la dentition raconte lors d’un entretien, en conseil génétique :
« J'ai 30 ans et je suis un haut cadre administratif. Les médecins ophtalmologues que j'ai
consultés m’ont certifié que je suis atteinte d'une maladie génétique responsable de ma
cécité. J’envisage de me marier. Mon fiancé est lui aussi malvoyant mais, je ne lui ai pas
encore expliqué tout ce qui concerne ma maladie et sa transmission génétique et les risques
pour mes enfants. Je ne veux surtout pas avoir d’enfants malvoyants, je me demande si la
ligature des trompes et l’adoption d’un enfant sont le seul moyen ou si de nouvelles possibi-
lités existent ; est ce que placer artificiellement l’ovule fécondé d’une donneuse (et là elle fait
allusion à un don d’ovule de sa propre sœur) me permettra d’avoir des enfants normaux ; ou
dois-je plutôt renoncer à mon mariage ? Je voudrai une réponse franche s’il vous plait ; je
saurai affronter la réalité».
D’après les maladies héréditaires
Facteurs de risque et moyens de prévention.
6éme journée des clubs de santé
20 octobre 1995
5- L’hémophilie est une maladie caractérisée par des troubles de la coagulation du sang
provoquant des hémorragies multiples et graves.
6- La mucoviscidose : Est une maladie héréditaire caractérisée par des troubles digestifs
et des manifestations d’encombrement des voies respiratoires par excès de mucosités. Elle
est généralement mortelle avant l’âge adulte.
116
SE RAPPELER
1. ADN : acide désoxyribonucléique, polymère de nucléotides désoxyribonucléiques. La
succession des paires de bases est le support de l’information génétique.
2. Gène : une information codée, déterminée par une séquence de bases et qui détermine
en général un caractère héréditaire.
3. Allèle : séquence d’ADN (gène) située sur le même site chromosomique (locus) et correspond
à une version d’un même gène.
4. Allèle dominant : version d’un gène qui s’exprime toujours au niveau du phénotype. Il
est représenté souvent par une lettre majuscule.
5. Allèle récessif : version d’un gène qui ne s’exprime pas au niveau du phénotype lorsqu’il
est présent à un seul exemplaire dans le génotype (individu hétérozygote), Il est représenté
souvent par une lettre minuscule.
6. Caryotype : c’est l’ensemble des chromosomes qui diffèrent par la forme, la taille et la
position du centromère, caractéristiques d’une espèce ou d’un individu.
7. Hétérochromosome ou hétérosome ou chromosome sexuel : chromosomes appartenant
à une paire responsable de la détermination du sexe : XX pour la femme et XY pour l’homme.
8. Autosome : chromosome non sexuel.
9. Traduction : transformation d’un message contenu dans un acide nucléique (ARNm) en
une chaîne polypeptidique.
10. Transcription : copie d’une séquence d’un brin d’ADN en une séquence complémentaire
constituant un brin d’ARN.
11. Génie génétique : le génie génétique est l’ensemble des techniques qui permettent
d’isoler un gène donné appartenant à une espèce, de transférer ce gène et de le faire exprimer
dans une cellule d’une autre espèce.
cellule possédant le gène à isoler Escherichia coli (bactérie)
1er procédé 2ème procédé chromosome
plasmide
extraction du de l’ ARNm bactérien
gène
copie de l’ ARNm ouverture du plas-
en ADN (enzyme mide (enzyme de
transcriptase restriction)
inverse)
coupure
ARN ADNc simple brin
(enzyme de restriction)
ADNc double brin
117
Rechercher et construire
I Les particularités méthodologiques de la génétique humaine.
Homme sain
Femme saine Individus atteints
Union
Parents et enfants
1 garçon;1fille
(dans l’ordre de
naissance) Technique d’identifi-
I 1 2 cation des personnes
dans un arbre géné-
II
Dizygotes 1 2 3 logique
(faux jumeaux)
Mariage consanguin
Monozygotes
(vrais jumeaux)
3- Techniques modernes
• Réalisation de caryotypes qui permet de diagnostiquer les malformations liées à une
anomalie du nombre ou de la structure des chromosomes.
• Analyse de l’ADN : Les techniques modernes de biologie moléculaire permettent une
analyse précise de l'ADN et mettent en évidence la présence ou l’absence de certains gènes
anormaux.
118
II Etude de la transmission de tares héréditaires
Déterminer le mode de transmission d’une maladie héréditaire c’est :
• Proposer une hypothèse sur la relation de dominance et de récessivité entre l’allèle
responsable de cette maladie et l’allèle normal.
• Formuler des hypothèses sur la localisation du gène en question.
• Vérifier la validité de ces hypothèses par rapport aux données du problème.
I
1 2 3 4
II
1 2 3 4
III
1 2 3 4 5
Le sujet albinos ne peut synthétiser la mélanine, pigment brun de la peau et des poils.
(Photo ci-dessus). L’arbre généalogique du document 1 représente la transmission de
l’albinisme chez une famille.
Sachant que cette maladie est due à la mutation d’un seul gène qui existe sous deux
formes alléliques, l’un normal, l’autre muté,
• Proposer une hypothèse concernant la relation de dominance entre les deux allèles.
• Argumenter l’hypothèse énoncée.
Pour préciser la localisation du gène qui contrôle l’albinisme, on peut envisager les hypo-
thèses suivantes (tableau ci-dessous) :
Hypothèse 1 Hypothèse 2 Hypothèse 3
Le gène est porté par Y Le gène est porté par X Le gène est autosomal
Parents II1 x II2 II1 x II2 II1 x II2
Génotypes
Gamètes
• • • • • • • • • • •
% • • • • •
• • • • • •
Descendance III2 III3 III2 III3 III2 III3
Génotypes
119
- Reproduire et compléter le tableau.
- Discuter la validité de ces hypothèses et conclure.
2- La myopathie de Duchenne :
I
1 2
II
1 2 3 4 5 6 7
III
1 2 3 4 5 6 7 8 9
Génotypes
• • • • • • • •
Gamètes
% • • • • • • • •
Descendance III4 III4
Génotype
- Reproduire et compléter le tableau en écrivant les génotypes possibles des individus II4, II5
et III4.
- Justifier que l’allèle de la maladie est récessif.
- Cet allèle peut-il être porté par le chromosome sexuel Y ? Justifier.
- On a montré que l’individu II5 ne porte pas l’allèle muté,
Exploiter cette nouvelle information pour déterminer la localisation chromosomique du gène.
120
3- La Polydactylie :
Homme normal
Homme taré
Femme normale
Femme tarée
I
1 2
II
1 2 3 4 5
III
1 2 3 4 5 6 7 8
Hypothèse 1 Hypothèse 2
Le gène est autosomal Le gène est porté par X
Parents I1 x I2 I1 x I2
Génotypes
Gamètes • • • • • • • •
% • • • • • • • •
Descendance II3 II3
Génotype
121
4- L’hypophosphatémie :
Homme sain
Femme saine
I Homme malade
1 2 Femme malade
II
1 2
III
1 2 3 4 5
IV
1 2 3 4 5
Document 4 : arbre généalogique d’une famille dont certains membres sont atteints d’hypophosphatémie
Cette maladie est due à la mutation d’un seul gène qui existe sous deux formes alléliques
l’un normal, l’autre muté déterminant le rachitisme.
Deux hypothèses sont émises pour déterminer la localisation du gène de cette maladie :
Hypothèse 1 Hypothèse 2
Le gène est autosomal Le gène est porté par X
Parents II1 x II2 II1 x II2
Génotypes
• • • • • • •
Gamètes
• • • • • • •
%
122
5- Le risque de la consanguinité :
On appelle mariage consanguin l’union de deux individus apparentés ayant au moins un
ancêtre commun.
I
1 2
II
1 2 3 4
III
1 2 3 4 5 6
IV
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
- Comparer phénotypiquement la descendance des couples (III1 – III2), (III5 – III6) d'une
part et du couple (III3 – III4) d'autre part.
- Déterminer les génotypes des individus des générations I, II, III et IV
- Etablir une relation entre les mariages consanguins et l’apparition des tares héréditaires
- Essayer d’en donner une explication
I 1 2
A A
a a
II 2 3 a 4 5
1
a
III 1 2 3 4 5
foetus
Dans le cas de deux cousins (III2) et (III3),ayant un oncle (II3) atteint, le risque pour leurs
parents (II2) et II4) d'être hétérozygote est de 2/3, comme le montre le tableau suivant :
I1
A a
A A A
A a
I2
a A a
Oncle II3
a a
liquide amniotique
L’amniocentèse
aiguille
foetoscope
optique Il a lieu dans le cordon ombilical
sous guidage échographique, vers
utérus
18 à 20 semaines de grossesse.
placenta
cordon
ombilical
125
3- Comment peut-on diagnostiquer les aberrations chromosomiques et les
maladies géniques ?
Les cellules prélevées par l'une de ces trois techniques sont mises en culture à 37°C.
Les recherches effectuées sur ces prélèvements sont variées.
5 ml de sang veineux
découpage et rangement des
chromosomes
séparation des hématies et récupé-
ration des leucocytes coloration des microphotographies
mise en culture des leucocytes étalement des cellules sur une lame
(3 jours à 37 ° C)
addition de colchicine au
traitement destiné à faire ”gonfler” les
milieu de culture
leucocytes : les chromosomes seront
alors mieux séparés
126
b- Le caryotype normal
Document 7
127
En considérant uniquement la paire de chromosomes N° 21, expliquer, à l'aide d’un
schéma montrant la prophase I, la télophase I et la télophase II de la méiose, l’origine de
la trisomie 21.
b- Technique de l’électrophorèse :
C’est une technique de séparation par un champ électrique des molécules chargées
électriquement (acides nucléiques, protéines).
Un mélange de protéines est soumis à un champ électrique, les protéines chargées
négativement se dirigent vers l’anode, les protéines chargées positivement vers la cathode.
La distance parcourue par un type de molécule en un temps donné dépend de sa charge
globale et de sa masse moléculaire. Les protéines ou les fragments d’acides nucléiques
forment des bandes (zymogramme) qu’il est possible de caractériser par des techniques
appropriées (réaction de coloration, sonde radioactive, anticorps marqués…).
c- Application :
L’arbre généalogique suivant (document 8) représente la transmission de la drépanocytose.
La mère I2 craint que le fœtus à naître soit atteint.
Le document 9 représente l’électrophorèse de l’hémoglobine des parents, de l’enfant II1
et du fœtus.
128
premier fœtus (10
père mère enfant semaines)
I HbA
migration
1 2 3
- HbS
II
1
foetus l’hémoglobine A, plus électronégative que l’hémoglo-
bine S, migre plus vite que cette dernière.
Document 8 Document 9
(électrophorèse)
fragments d’ADN
coupés par une
enzyme de +
restriction fragments
d’ADN
séparés selon
leur taille
fragment
d’ADN
portant la
séquence
homologue
de celle
de la sonde
sonde
lavage puis incubation transfert
autoradiographie avec la sur papier
sonde radioactive
129
En vous basant sur ce document, résumer brièvement les étapes de repérage d’un gène
par la sonde moléculaire.
130
Bilan des activités et synthèse
I Etude de la transmission d’une tare héréditaire
Les unions humaines présentent cinq modes de transmission héréditaire qui se dégagent
de l’étude des maladies rares par analyse généalogique. La maladie peut être autosomique
récessive, autosomique dominante, récessive liée à X ou dominante liée à X. Elle peut être
aussi liée à Y.
• est aussi fréquente chez les garçons que chez les filles.
• en général, elle n’apparaît pas à toutes les générations
• est déterminée par un gène qui ne s’exprime au niveau du phénotype atteint qu’à l’état
homozygote.
Exemple : l’albinisme
• est plus fréquente chez les garçons que chez les filles.
• est déterminée par un gène dont l’allèle récessif s’exprime chez les garçons atteints.
• les garçons malades sont issus d’une mère conductrice.
• Toute fille atteinte devrait avoir un père atteint.
131
Hérédité liée au chromosome Y :
Il s’agit de quelques curiosités dermatologiques assez exceptionnelles :
• Ichtyose grave, type « porc-épic »
• Hypertrichose des oreilles
• Kératose palmo-plantaire.
Le mécanisme de transmission est facile à comprendre : toutes les filles naissant de
l'union d'un homme atteint avec une femme normale sont normales car elles ne peuvent
hériter que le X paternel. Par contre, tous les garçons, qui ont hérité de l'Y paternel, sont
atteints.
II Le diagnostic prénatal
Le diagnostic prénatal a pour objectif de déterminer, chez une femme enceinte et ayant un
risque de donner naissance à un enfant atteint d’une maladie héréditaire, si le fœtus en est
atteint ou non.
Le diagnostic repose sur des analyses faites sur des tissus embryonnaires prélevés le plus
tôt possible.
Le diagnostic permet la détection des aberrations chromosomiques et des maladies géniques.
La trisomie 21 est une anamolie qui consiste en une variation du nombre de chromosomes.
L’analyse du caryotype du malade révèle la présence du chromosome 21 en trois exemplaires.
La trisomie 21 résulte d’un accident survenu au cours de la méiose chez l’un des parents
surtout chez la mère dont l’âge s’approche de la ménaupose : Les 2 chromosomes de la
même paire ne se séparent pas et passent ensemble dans la même cellule fille. Cela peut se
produire lors de la division réductionnelle ou bien lors de la division équationnelle. Ainsi se
forment des gamètes possédant 2 chromosomes 21. La fécondation d’un gamète anormal
par un gamète normal entraîne la formation d’un œuf ayant 3 chromosomes 21.
132
Le document 11 suivant explique l’origine de la trisomie 21 :
fécondation fécondation
133
Pour en savoir plus
Autres anomalies chromosomiques
En plus de la trisomie, d’autres anomalies numériques peuvent affecter les chromosomes
sexuels. Ils sont dus à la non disjonction des chromosomes X lors de la méiose. Ils sont à
l’origine d’un ensemble de symptômes appelé syndrome :
- le syndrome de Turner : il atteint le sexe féminin dont le caryotype est caractérisé par la
présence d’un seul chromosome X au lieu de deux (formule chromosomique = 44 + X0). Les
femmes atteintes sont de petite taille, leurs caractères sexuels secondaires sont très peu
développés et elles sont stériles.
- Le syndrome de Klinefelter : Il atteint le sexe masculin dont le caryotype comporte un
chromosome X surnuméraire (formule chromosomique = 44 + XXY). Les individus atteints
présentent à la fois des caractères sexuels secondaires de type masculin et de type féminin
leurs testicules sont très peu développés, ils sont stériles.
(activités 2 et 3)
2- Les maladies géniques : selon la maladie recherchée on effectue sur les prélèvements
l’analyse des protéines ou l’analyse de l’ADN.
134
La sonde moléculaire est capable de s’hybrider spécifiquement et selon le principe de
complémentarité avec la séquence d’ADN correspondant au gène recherché.
Si le gène à cloner est encore inconnu, la sonde moléculaire est préparé à partir de l’ARN
en utilisant l’enzyme transcriptase réverse, on obtient l’ADN copie (ADNc).
- Enzyme de restriction : enzyme d’origine bactérienne qui permet de couper l’ADN au
niveau de certaines séquences bien définies. On connaît aujourd’hui 500 enzymes de restriction
différentes.
Grâce à ces enzymes un chromosome est découpé en 200000 à 1 million de fragments
d’ADN double brin.
fragments d’ADN
coupés par une
enzyme de
restriction
+
fragments
d’ADN
séparés selon
leur taille
fragment
d’ADN
portant la
séquence
homologue
de celle
de la
sonde sonde
(activité 4)
135
Tester les acquis
EXERCICE 1/Q.C.M
Chaque série d’affirmations peut comporter une ou plusieurs réponse(s) exacte(s)
Repérer la ou les affirmations exacte(s).
5- Le mariage consanguin :
a- est une union entre deux individus ayant un ancêtre commun.
b- augmente le risque de l'apparition des anomalies récessives.
c- est un mariage entre deux individus de même groupe sanguin.
d- est conseillé dans le cas de l'existence d'une anomalie récessive.
136
8- Le mongolisme est une aberration chromosomique :
a- qui peut apparaître chez les deux sexes.
b- qui apparaît uniquement chez les garçons.
c- dû à un chromosome sexuel X supplémentaire.
d- dû à un autosome supplémentaire au niveau de la paire 21.
EXERCICE 2
On connaît en Tunisie une forme de myopathie caractérisée par la faiblesse des muscles de la
ceinture pelvienne et des troubles de la marche.
Le document 12 présente l'arbre généalogique d'une famille tunisienne dont certains membres sont
atteints par cette forme de myopathie.
Homme sain
Homme atteint
I de myopathie
1 2 Femme saine
II
1 2 3 4 5 6
III
1 2
IV
1 2 3 4
V
1 2 3 4
Document 12
137
3. Expliquez en quoi ces résultats apportent plus de précisions quant à la localisation du gène de la
myopathie.
4. Ecrivez les génotypes des individus IV1 IV2, V1 et V3.
Corrigé exercice 2
1- L'allèle de la maladie est récessif.
Justification ; Les enfants V1 et V2, malades, sont issus de deux parents IV1 et IV2 phénotypique-
ment sains.
2- Soit le couple d'allèles (N, m) ; avec N I'allèle normal et m I'allèle malade; avec N>m.
Hypothèse l : Le gène de la myopathie est autosomique.
Les enfants V1 et V2 malades seraient de génotype m//m , ce qui suppose que les parentsIV1 et IV2,
normaux, seraient obligatoirement hétérozygotes N//m ce qui est possible. L’hypothèse est à retenir.
Hypothèse 2 : l’allèle m est porté par le chromosome sexuel X.
Les garçons V1 et V2, malades, seraient de génotype Xm//Y ; ce qui suppose que la mère IV2, phéno-
typiquement saine, aurait pour génotypeXN//Xm; ce qui est aussi possible. L'hypothèse est à retenir.
3- D'après le pedigree,V3 est phénotypiquement sain. Le résultat de l’électrophorèse montre qu'il
possède les deux allèles du gène, ce qui exclut l'hypothèse d'un gène porté par X, l'allèle m est donc
autosomique.
4- Les génotypes
IV1 : N//m. IV2 : N//m. V1 : m//m. V3 : N//m
Exercice 3
Le rachitisme vitamino-résistant est une maladie héréditaire qui affecte la rigidité du squelette.
Le document (3) représente l'arbre généalogique d'une famille dont certains individus sont atteints
de cette maladie. Par une technique appropriée, basée notamment sur l'électrophorèse, on peut isoler
le gène responsable de cette maladie et l'analyser.
Le document (4) montre les résultats de l'électrophorèse de fragments d'ADN correspondant au gène
en question, chez certains individus de cette famille.
I
1 2
A1
II 1 2 3 4
A2
III 1 2
I2 II3 foetus
foetus
Document 3 Document 4
Commentaire
1. a- Observez les tâches relatives à l'individu I2 du document 4. Ces tâches correspondent à des
allèles. Si les allèles sont semblables, on aurait une seule tâche.
Dans ce cas, il y en a deux. Cette indication vous permettra de déterminer si l'individu I2 est
homozygote ou hétérozygote.
Observez le phénotype de l'individu I2 dans le document 3. La composition allélique et le phénotype
suffisent pour déduire la relation de dominance entre A1 et A2.
b- II y a lieu de formuler les hypothèses suivantes :
1ère hypothèse : le gène correspondant est autosomal
2ème hypothèse : le gène correspondant est lié à Y
3ème hypothèse : le gène correspondant est lié à X
les infirmer ou les confirmer en exploitant les données fournies par les documents.
2 a- La maladie est liée à X, le chromosome Y ne porte pas d'allèles. Le garçon devrait avoir une
seule tâche et la fille, deux tâches. Cherchez sur le document et vous trouverez la réponse.
b- Pour répondre à cette question, il faut mobiliser les réponses aux questions suivantes :
- le fœtus est homozygote ou hétérozygote ? Quel est son génotype ? Quel est l'allèle qui est respon-
sable de la maladie ? Est-il dominant ou récessif ?
Corrigé exercice 3
1 a- D'après le document 4 le sujet I2 est hétérozygote, car il possède les deux allèles A1 et A2 , et
puisqu'il est atteint (document 3) , alors l’allèle responsable de la maladie est dominant.
b- 1ère hypothèse: le gène correspondant est autosomal
Le sujet II3 étant atteint, si la maladie est autosomale, alors il doit hériter un allèle normal de son père
et un allèle responsable de la maladie de sa mère. C'est à dire qu'il doit être hétérozygote. Or, le
document 4 montre qu'il ne possède que l'allèle A2 responsable de la maladie. Donc, la maladie n'est
pas autosomale.
2ème hypothèse: le gène correspondant est lié à Y, I2, est atteinte alors qu'elle ne possède pas de
chromosome Y, donc cette hypothèse est à rejeter.
3ème hypothèse : le gène correspondant est lié à X
Dans ce cas, le sujet II3 atteint aurait le génotype XA2 // Y, il aurait hérité Y de son père (I1) et XA2
de sa mère (I2) qui devrait être atteinte, ce qui est le cas, donc l'hypothèse est confirmée.
2. a- La maladie étant liée à X, le fœtus III2 présente les deux allèles à la fois (A2 et A1) d'après le
document 4. Donc, le fœtus ne peut être qu'une fille.
b- D'après le document 4, le fœtus est hétérozygote de génotype XA2//XA1 ; Or A2 responsable
de la maladie est dominant, donc, la fille sera atteinte.
Exercice 4
La chorée de Huntington est une maladie neurologique qui apparaît tardivement, entre 30 et 50 ans,
et qui se caractérise par des mouvements épileptiques et la démence.
Voici l'arbre généalogique d'une famille dont certains membres figurés en noir sont atteints de cette
maladie, sachant que les parents I1 et I2 sont décédés avant l’âge de 30 ans.
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I 1 2
II 1 2
III 1 2 3 4 5 6 7 8
IV
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Questions :
140