Draft
Draft
ISEP 2
Cours du professeur
• Le Consommateur
• Le Producteur
• L’ Équilibre du marché
Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD)
*********************
*********************
MICROÉCONOMIE I
2022-2023
I
2ème année classe préparatoire ISE – ISEP 2
Cours de
MICROÉCONOMIE I
ENSAE
Conception et rédaction
du document
Ousseynou DIOP – Élève en ISEP 2 (ENSAE)
II
III
Remerciement
IV
Sommaire
V
Avant-propos
VI
I INTRODUCTION
La science économique est une discipline qui étudie l’économie en tant qu’activité
humaine qui consiste en la production, la distribution, l’échange et la consommation des biens
et services. C’est une discipline qui nécessite une bonne capacité d’analyse. Il s’agit en grande
partie d’une démarche hypothético-déductive. C’est à dire les résultats obtenus sont valables
sous des hypothèses particulières. Ces hypothèses caractérisent complètement le domaine de
validité des résultats obtenus. Dans cette démarche les mathématiques sont un outil
particulièrement efficace. C’est pourquoi l’économiste doit maitriser donc tout un ensemble
d’outils mathématiques (statistiques, économétries…) pour conduire son analyse et cela le
rapproche d’une certaine mesure de l’ingénierie. A cet effet, l’analyse économique aborde des
questions de niveau différent : Le chômage dans l’économie nationale, l’inflation monétaire, la
balance commerciale mais aussi l’offre de travail des ménages, la formation des prix sur le
marché, les stratégies des entreprises et le processus de concurrence entre les firmes. La dernière
partie des questions que nous venons d’évoquer concerne les comportements des agents
individuels dans l’économie (entreprises et ménages). Ces questions sont abordées par l’analyse
microéconomique qui fait l’objet de ce cours. La microéconomie essaye de savoir comment un
consommateur rationnel décide-t-il de repartir la totalité de son revenu entre les différents biens
de manière à avoir le maximum de satisfaction. C’est la théorie du consommateur qui fera
l’objet du premier chapitre. Cette théorie nous permet d’analyser la relation et le degré de
sensibilité entre la demande et le prix d’un côté et la demande et le revenu de l’autre côté. C’est
la théorie de la demande.
Le consommateur demande des biens et service. Le producteur offre ces biens et services. Le
consommateur et le producteur se rencontrent sur le marché. Un marché est le lieu dans lequel
acheteurs et vendeurs achètent et vendent des biens et services. Il y a un marché pour chaque
bien ou service acheté ou vendu dans l’économie. Dans une situation de concurrence, la
confrontation entre l’offre et la demande détermine le prix d’équilibre : c’est la loi de l’offre et
de la demande qui fera l’objet du troisième chapitre.
Chapitre 1 1 : Le Consommateur
La théorie néoclassique du comportement du consommateur se propose d’expliquer comment
se forme la demande individuelle des biens. A cet égard, elle postule que tout individu est
rationnel dans son processus de prise de décision. Ceci suppose qu’il est soumis à un ensemble
d’axiome établissant son comportement si un consommateur respect trois de ces axiomes que
nous citerons en premiers, il sera en mesure de classer selon ses préférences tous les paniers de
bien qui lui seront présentés.
- Contraintes physiques
Soit 𝑋 l’ensemble des complexes possibles ou l’ensemble des consommations possibles. La
contrainte s’écrit 𝑥 𝜖 𝑋 où 𝑥 est donné apriori et représente les contraintes physiques qui sont
imposées aux consommateurs. 𝑋 peut être définie de plusieurs façons :
𝑋 ⊂ 𝑅+𝑙 ⇒ ∀ 𝑥 𝜖 𝑋, 𝑜𝑛 𝑎 𝑥𝑖 ≥ 0, ∀ 𝑖 = 1, 2, … , 𝑙
Certains vecteurs sont exclus de l’ensemble. Par exemple pour représenter le fait qu’on assure
les besoins élémentaires (minimum vitale), on peut admettre certaines composantes négatives
représentantes par exemple le travail. Dans ce cas, 𝑋 ⊂ 𝑅+𝑙 .
2
• 𝑆𝑖 𝑥 ∼ 𝑦 alors il est indifférent entre les deux paniers. Les deux paniers sont équivalents
pour lui.
• 𝑆𝑖 𝑥 ≽ 𝑦 alors il préfère faiblement 𝑥 à 𝑦.
- Implications logiques :
• 𝑆𝑜𝑖𝑡 𝑥 ≽ 𝑦
• 𝑆𝑜𝑖𝑡 𝑥 ≼ 𝑦
• 𝑆𝑜𝑖𝑡 𝑥 ∼ 𝑦
Le consommateur est capable de classer clairement n’importe quels paniers qu’on lui propose.
3
Ces trois axiomes limitent notre analyse à celle des comportements avec au moins un niveau de
rationalité. C’est seulement dans ce cas que nous pouvons avoir une représentation analytique
du choix des agents. Ces axiomes sont justifiés pour des comportements purement économique.
A ces trois axiomes s’ajoute trois autres axiomes complémentaires mais ceci caractérise les
préférences dites normales.
𝐼𝑥 = {𝑦 𝜖 𝑅+2 ∶ 𝑦 ∼ 𝑥}
• 𝑥~𝑦 ; 𝑧 ≻ 𝑥 ⇒ 𝑧 ≻ 𝑦
• 𝑦~𝑥 ≻ 𝑡 ∼ 𝑣 ⇒ 𝑦 ≻ 𝑡 𝑒𝑡 𝑦 ≻ 𝑣
𝐼𝑋 = {(𝑥1 ; 𝑥2 ) ∶ 𝑥1 + 𝑥2 = 20}
4
𝐼𝑌 = {(𝑥1 ; 𝑥2 ) ∶ 𝑥1 + 𝑥2 = 30}
5
𝐼𝑋 = {(𝑥1 , 𝑥2 ) ∶ 𝑥1 = 10}
𝐼𝑌 = {(𝑥1 , 𝑥2 ) ∶ 𝑥1 = 15}
On a : 𝑥 ≻ 𝑦 ≻ 𝑧 ; 𝑧~𝑦
6
1.3.5 Les préférences normales
Les propriétés des préférences normales (forme généralement supposée en microéconomie)
sont :
B) Axiome 5 : La monotonicité
Le consommateur préfère toujours un panier qui contient plus de bien à un panier qui en contient
moins. Tous les biens sont désirables et aucun point de saturation ne peut apparaitre.
(𝑥1 + 𝜀, 𝑥2 ) ≻ (𝑥1 , 𝑥2 )
(𝑥1 , 𝑥2 + 𝜀) ≻ (𝑥1 , 𝑥2 )
(𝑥1 + 𝜀, 𝑥2 + 𝜀) ≻ (𝑥1 , 𝑥2 )
∆𝑥1
(𝑥1 + ∆𝑥1 , 𝑥2 + ∆𝑥2 ) ~ (𝑥1 , 𝑥2 ) ⇒ <0
∆𝑥2
C) Axiome 6 : La convexité
Les paniers intermédiaires sont préférés aux paniers extrêmes.
𝑥 ≻ 𝑦 𝑒𝑡 𝑎 ∈ [0, 1]
𝑧 = 𝑎𝑥 + (1 − 𝑎)𝑦
𝑧≻𝑥∼𝑦
7
2. Fonction d’utilité
L’utilité est une façon de décrire les préférences des consommateurs. Une fonction d’utilité
permet d’attribuer une valeur aux différents paniers de consommation de telle sorte que les
paniers les plus désirables reçoivent des valeurs supérieures à ceux qui le sont moins. La
fonction d’utilité a un caractère ordinal et non cardinal.
En effet, elle sert à classer les paniers de biens et services en accordant un nombre plus élevé
aux paniers les plus préférés sans pour autant que ce nombre ne soit synonyme du niveau de la
satisfaction du consommateur. Une fonction 𝑈 ∶ 𝑋 → 𝑅 est une fonction d’utilité représentant
la relation de préférence ≻ si et seulement :
∀ 𝑥, 𝑦 ∈ 𝑋, 𝑈(𝑥) ≽ 𝑈(𝑦) ⟺ 𝑥 ≽ 𝑦
2.1 Théorème :
Soit une relation de préférence sur l’ensemble 𝑅+𝑛 et 𝑈 une fonction d’utilité qui la représente,
alors la fonction 𝑉 représente aussi la relation de préférence si et seulement si 𝑉 = 𝑓𝑜𝑈 où
𝑓 ∶ 𝑅 ⟶ 𝑅 est strictement croissante. Autrement dit la fonction d’utilité est unique à une
transformation croissante près.
Lorsque α + β = 1, on dit que la fonction d’utilité est homogène de degré 1 signifiant qu’en
doublant en même temps les quantités du bien x et y, on double systématiquement le niveau
d’utilité.
8
2.2.3 Fonction d’utilité et courbes d’indifférences pour les
biens complémentaires
Lorsque les biens sont complémentaires, la forme générale de la fonction d’utilité est la suivante
𝑥 𝑦
: 𝑈(𝑥, 𝑦) = min (𝑎 , 𝑏 ),
Cette fonction est aussi appelée fonction Leontief ou fonction à coefficient constant.
Exercice :
Montrer que :
Remarque : Dans le cas où la fonction d’utilité est différentiable, on définit l’utilité marginal
du bien i et le taux marginal de substitution i en terme de bien j.
On a alors :
𝜕𝑈 𝜕𝑈
𝑑𝑈(𝑥1 , 𝑥2 ) =0 ⇒ 𝜕𝑥1 𝑑𝑥1 + 𝑑𝑥2 = 0
𝜕𝑥2
𝜕𝑈 𝜕𝑈
𝑑𝑥1 = − 𝑑𝑥2
𝜕𝑥1 𝜕𝑥2
𝜕𝑈
𝑑𝑥2
𝜕𝑥1
𝜕𝑈 =−
𝑑𝑥1
= 𝑇𝑀𝑆1/2
𝜕𝑥2
𝑈𝑚𝑖
De manière générale, on a : 𝑇𝑀𝑆𝑖/𝑗 =
𝑈𝑚𝑗
Remarque :
Le TMS ne dépend pas de la fonction d’utilité choisie.
3. La contrainte budgétaire
Considérons un consommateur disposant un revenu R et soumis au système de prix Pi pour le
bien x1. Sa contrainte budgétaire est l’ensemble des combinaisons de bien parmi lesquels il peut
choisir dans la limite de son revenu compte tenu des prix. Elle est traduite par l’expression
suivante :
𝑙
∑ 𝑥𝑖 𝑦𝑖 ≤ 𝑅
𝑖=1
10
3.1 Effet d’une modification du revenu
Si le revenu du consommateur est modifié et que les prix restent inchangés, la droite budgétaire
se déplace de façon parallèle.
11
4. L’équilibre du consommateur
Le problème économique de base du consommateur peut se présenter sous deux formes
différentes :
𝑀𝑎𝑥 𝑈(𝑥1,…, 𝑥𝑙 )
{𝑆
⁄𝐶 ∑𝑙𝑖=1 𝑃𝑖 𝑋𝑖 ≤ 𝑅
∑𝑙𝑖=1 𝑃𝑖 𝑋𝑖
{𝑆
̅
⁄𝐶 𝑈(𝑥1,…, 𝑥𝑙 ) = 𝑈
Exercice d’application :
𝑈(𝑥, 𝑦) = 𝑥1/4 𝑦 3/4
12
− Cas du programme dual
𝑀𝑎𝑥 𝑈(𝑥, 𝑦)
{𝑠. 𝑐 𝑃 𝑥 + 𝑃 𝑦 = 𝑅
𝑥 𝑦
13
Résolution :
𝑑𝐿 𝑑𝑈
= + 𝜆𝑃𝑥 𝑑𝑈
𝑑𝑥 𝑑𝑥 = −𝜆𝑃𝑥 (𝑎)
𝑑𝐿 𝑑𝑈 𝑑𝑥
= + 𝜆𝑃𝑦 ⇒ 𝑑𝑈
𝑑𝑦 𝑑𝑦 = −𝜆𝑃𝑦 (𝑏)
𝑑𝑦
𝑑𝐿
{𝑃𝑥 𝑥 + 𝑃𝑦 𝑦 = 𝑅 (𝑐)
{𝑑𝜆 = 𝑃𝑥 𝑥 + 𝑃𝑦 𝑦 + 𝑅
𝑑𝑈
𝑎 𝑃𝑥 𝑈𝑚𝑥 𝑃𝑥
= 𝑑𝑥 = ⇒ =
𝑏 𝑑𝑈 𝑃𝑦 𝑈𝑚𝑦 𝑃𝑥
𝑑𝑦
Posons :
𝑈(𝑥, 𝑦) = 𝑎 𝑥 𝛼 𝑦 𝛽
𝑈𝑚 (𝑥) = 𝑎 𝛼 𝑥 𝛼−1 𝑦 𝛽
𝑈𝑚 (𝑦) = 𝑎 𝛽 𝑥 𝛼 𝑦 𝛽−1
𝑈𝑚𝑥 𝑃𝑥 𝛼𝑦 𝑃𝑥
= ⇔ =
𝑈𝑚𝑦 𝑃𝑦 𝛽𝑥 𝑃𝑦
𝛽 𝑃𝑥
𝑦= 𝑥, 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 é𝑞𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑒𝑠𝑡 𝑎𝑝𝑝𝑒𝑙é𝑒 𝑙𝑒 𝑠𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒𝑟 𝑑′ 𝑒𝑥𝑝𝑒𝑛𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝑟𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢.
𝛼 𝑃𝑦
C’est-à-dire l’ensemble des combinaisons des quantités des biens x et y qui assure l’équilibre
du consommateur quel que soit le niveau de revenu. On a : 𝑃𝑥 𝑥 + 𝑃𝑦 𝑦 = 𝑅
𝛽 𝑃𝑥 𝑅 − 𝑃𝑦 𝑦
𝑦= ( )
𝛼 𝑃𝑦 𝑃𝑥
𝛽 𝑅
𝑦= ( − 𝑦)
𝛼 𝑃𝑦
𝛽 𝛽 𝑅
𝑦 (1 + )=
𝛼 𝛼 𝑃𝑦
𝛽𝑅 𝛽𝑅
𝑦 ∗ (𝑅, 𝑃) = 𝑒𝑡 𝑥 ∗ (𝑅, 𝑃) =
(𝛼 + 𝛽)𝑃𝑦 (𝛼 + 𝛽)𝑃𝑥
14
𝐿(𝑥, 𝑦, 𝜆) = 𝑃𝑥 𝑥 + 𝑃𝑦 𝑦 + 𝜆 (𝑢̅ − 𝑈(𝑥, 𝑦)
𝑑𝐿 𝑑𝑈
= 𝑃𝑥 − 𝜆 𝑑𝑈
𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑃𝑥 = 𝜆 (𝑎)
𝑑𝐿 𝑑𝑈 𝑑𝑥
= 𝑃𝑦 − 𝜆 ⇒ 𝑑𝑈
𝑑𝑦 𝑑𝑦 𝑃𝑦 = 𝜆 (𝑏)
𝑑𝑦
𝑑𝐿
{ 𝑢̅ = 𝑢(𝑥, 𝑦) (𝑐)
{𝑑𝜆 = 𝑢̅ − 𝑢(𝑥, 𝑦)
𝑑𝑈
𝑎 𝑑𝑥 𝑃𝑥 𝑈𝑚𝑥 𝑃𝑥
= = ⇒ =
𝑏 𝑑𝑈 𝑃𝑦 𝑈𝑚𝑦 𝑃𝑦
𝑑𝑦
𝑃𝑥 𝑎 𝛼 𝑥 𝛼−1 𝑦 𝛽 𝛼𝑦 𝛽 𝑃𝑥
= = ⇒ 𝑦 = 𝑥
𝑃𝑦 𝑎 𝛽 𝑥 𝛼 𝑦 𝛽−1 𝛽𝑥 𝛼 𝑃𝑦
𝛽 𝑃𝑥
𝑢̅ = 𝑎 𝑥 𝛼 𝑦 𝛽 = 𝑎 𝑥 𝛼 ( 𝑥)𝛽
𝛼 𝑃𝑦
𝑢̅
𝑥 𝛼+𝛽 =
𝛽 𝑃
𝛼( 𝛼 𝑃𝑥 𝑥 ) 𝛽
𝑦
1
𝛼+𝛽
𝑢̅
𝑥 ∗ (𝑃, 𝑢̅) = [ ]
𝛽 𝑃𝑥 𝛽
𝛼( 𝛼 𝑃 𝑥 )
𝑦
1
𝛼+𝛽
𝛽 𝑃𝑥 𝑢̅
𝑦 ∗ (𝑃, 𝑢̅) = [ ]
𝛼 𝑃𝑥 𝛼( 𝛽 𝑃𝑥 𝑥 ) 𝛽
𝛼 𝑃𝑦
15
𝑅−𝑃𝑥
• Etape 1 : 𝑦=
𝑃𝑦
𝑅−𝑃 𝛽
• Etape 2 : 𝑈(𝑥, 𝑦) = 𝑥 𝛼 ( 𝑃 𝑥 )
𝑦
𝑑𝑢 𝑅 − 𝑃𝑥 𝛽−1 𝑃𝑥 𝑅 − 𝑃𝑥 𝑥 𝛽−1
= 𝛼𝑥 𝛼−1 ( ) − 𝛽𝑥 𝛼 ( ) ( )
𝑑𝑥 𝑃𝑦 𝑃𝑦 𝑃𝑦
𝑑𝑢 𝑅 − 𝑃𝑥 𝛽−1 𝑅 − 𝑃𝑥 𝑃𝑥
= 𝑥 𝛼−1 ( ) [𝛼 ( ) − 𝛽𝑥 ]
𝑑𝑥 𝑃𝑦 𝑃𝑦 𝑃𝑦
𝑑𝑢 𝑅 − 𝑃𝑥 𝛽−1 𝛼𝑅 𝑃𝑥
= 𝑥 𝛼−1 ( ) [ − (𝛽 + 𝛼) 𝑥]
𝑑𝑥 𝑃𝑦 𝑃𝑦 𝑃𝑦
𝑑𝑢 𝛽𝑃𝑥
= 𝑥 𝛼−1 𝑦 𝛽−1 [𝛼𝑦 − 𝑥]
𝑑𝑥 𝑃𝑦
𝑑𝑢 𝑃𝑥
= 𝛼 𝑥 𝛼−1 𝑦 𝛽 − (𝛽𝑥 𝛼 𝑦 𝛽−1 )
𝑑𝑥 𝑃𝑦
𝑑𝑢 𝑃𝑥
= 𝑈𝑚𝑥 − 𝑈𝑚𝑦 = 0
𝑑𝑥 𝑃𝑦
Exercice d’application :
1 2
Soit 𝑈(𝑥, 𝑦) = 𝑙𝑛4 + 3 𝑙𝑛𝑥 + 3 𝑙𝑛𝑦 ; 𝑥, 𝑦 > 0
c. Donner les demandes marshalliennes et hicksiennes si les prix des biens sont 𝑃𝑥 = 2 et
𝑃𝑦 = 5 et le revenu R = 20.
16
4.2 Détermination de la demande optimale pour les
biens parfaitement substituables.
𝑀𝑎𝑥 𝑈(𝑥, 𝑦) = 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦
𝑠. 𝑐 𝑃𝑥 𝑥 + 𝑃𝑦 𝑦 = 𝑅
La solution à ce programme peut être une solution de coin c’est-à-dire le consommateur reporte
toute sa consommation sur un seul bien et en lui consacrant tout son revenu.
𝑅
𝑎 𝑃𝑥 𝑥∗ = 𝑃
Si >𝑃 alors { 𝑥
𝑏 𝑦
𝑦∗ = 0
𝑎 𝑃𝑥
𝑥∗ = 0
Si <𝑃 alors {𝑦 ∗ = 𝑅
𝑏 𝑦 𝑃 𝑦
𝑎 𝑃
Si = 𝑃𝑥 alors le consommateur choisit n’importe quel panier compris entre les 2
𝑏 𝑦
solutions de coin. Autrement dit tout panier situé sur la droite de budget est optimal.
𝑥 𝑦
𝑀𝑎𝑥 𝑈(𝑥, 𝑦) = min (𝑎 , 𝑏 )
{ 𝑎, 𝑏 ≠ 0
𝑠. 𝑐 𝑃𝑥 𝑥 + 𝑃𝑦 𝑦 = 𝑅
Remarque :
La fonction d’utilité indirecte une fois le problème du consommateur résolut, les demandes
optimales 𝑥 ∗ (𝑃, 𝑅) et 𝑦 ∗ (𝑃, 𝑅) sont obtenues. Si on remplace ces valeurs dans la fonction
17
d’utilité, on obtient une nouvelle fonction d’utilité d’argument 𝑃, 𝑅. Elle s’agit fonction
d’utilité indirecte. Cette fonction permet de répondre à la question suivante : étant donné le
revenu du consommateur et le niveau des prix, quel est le niveau d’utilité maximal que le
consommateur peut atteindre.
(𝑃𝑥 , 𝑃𝑦 ) ⟶ (𝑥 ∗ , 𝑦 ∗ )
(𝑃𝑥′ , 𝑃𝑦 ) ⟶ ?
𝑃 𝑃′
On a: 𝑃𝑥 > 𝑃𝑥′ ⇒ 𝑇𝑀𝑆𝑥/𝑦 = 𝑃𝑥 > 𝑃𝑥
𝑦 𝑦
𝑅′ < 𝑅
18
Optimum intermédiaire : Effet de substitution
Il s’agit de l’optimum du consommateur avec le revenu 𝑅 ′ et le système des prix ( 𝑃′ 𝑥 , 𝑃𝑦 ).
Effet revenu
𝑅 𝑅
Le revenu du consommateur est en réalité R donné par (𝑃′ , 0), (0, ,𝑃 ). L’effet revenu
𝑥 𝑦
𝐸𝑇 = 𝐸𝑆 + 𝐸𝑅
19
6. Complément sur le consommateur : L’offre de travail
Il sera question dans cette partie de tenir compte du fait qu’une partie du revenu du
consommateur proviennent du travail qu’il fournit sur le marché contre un salaire.
Pour simplifier, mettons-nous dans un cadre à un seul bien 𝐶 dont le prix est 𝑃. La contrainte
budgétaire est : 𝑃𝐶 ≤ 𝑀 + 𝑤𝑇
La contrainte budgétaire peut alors être exprimé en terme de consommation travail et loisir.
𝑃𝐶 = 𝑀 + 𝑤𝑇 ⇒ 𝑃𝐶 − 𝑤𝑇 = 𝑀
⇒ 𝑃𝐶 − 𝑤𝑇 + 𝑤𝐻 = 𝑀 + 𝑤𝐻
⇒ 𝑃𝐶 + 𝑤(−𝑇 + 𝐻) = 𝑀 + 𝑤𝐻
⇒ 𝑃𝐶 + 𝑤𝐿 = 𝑀 + 𝑤𝐻
𝑃𝐶 : dépense de consommation
𝑀 + 𝑤𝐻 : revenu maximal
𝑀𝑎𝑥 𝑈(𝐶, 𝐿) = 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦
{
𝑠. 𝑐 𝑃𝐶 + 𝑤𝐿 = 𝑀 + 𝑤𝐻
20
𝑑𝑈 𝑑𝑈
Si la fonction d’utilité représente des préférences normales > 0 , 𝑑𝐶 > 0
𝑑𝐶
21
Si 𝑀′ > 𝑀 alors 𝑃𝐶 + 𝑤𝐿 = 𝑀′ + 𝑤𝐻 > 𝑀 + 𝑤𝐻
22
L’augmentation du taux de salaire induit à des effets :
𝐸𝑇 = 𝐸𝑆 + 𝐸𝑅
23
Chapitre 22 : Le Producteur
1. Technologie et fonction de production
1.1 Input, Output, ensemble de production
Considérons une firme qui dispose de n biens qui peuvent être utilisé comme des inputs
(facteurs de production) et/ou outputs (facteurs produits). L’output net d’un bien est donné par
la quantité de bien produit.
Définitions :
Un plan de production est défini par la liste des outputs nets des différents biens. On notera :
Par convention : 𝑥𝑖 ≥ 0 .
L’ensemble de tous les plans de production techniquement réalisable est appelé ensemble de
production de la firme.
Définition :
Une technologie est un plan de production c’est-à-dire l’ensemble des combinaisons d’input
qui donne des outputs.
24
1.3 Fonction de production
Définitions :
𝑦ℎ2 ≥ 𝑦ℎ1 , Ɐ h= 1, 2, 3, …, n
− Fonction de production :
Dans la plupart des processus de production actuel, l’ensemble des biens qui peuvent être
produit est distinct de l’ensemble des inputs. Dans ce cas, il peut être pratique de distinguer des
inputs 𝑥 et des outputs 𝑦 avec comme convention 𝑥𝑖 ≥ 0.
Si la firme produit un seul output, il est possible que la fonction de production s’écrive
comme :𝑓(𝑥) = {𝑦 𝜖 𝑅 + : 𝑦 𝑒𝑠𝑡 𝑙 ′ 𝑜𝑢𝑡𝑝𝑢𝑡 𝑚𝑎𝑥𝑖𝑚𝑢𝑚 𝑎𝑠𝑠𝑜𝑐𝑖𝑒 à 𝑥 𝜖 𝑌}
Autrement dit, la fonction de production 𝑓(𝑥) détermine le maximum d’output qui peut être
produit à partir d’une quantité d’input donnée.
Remarque :
la quasi concavité stricte est supposée pour des raisons de simplicité. Elle signifie qu’une
combinaison linéaire de deux vecteurs d’input peut produire un output au moins aussi grand
que celui obtenu avec l’uns ou d’autres vecteurs d’input initial.
− Isoquantes :
Pour un niveau d’output y donné l’isoquante est la courbe de l’ensemble des paniers d’input qui
permet de produire ce niveau d’output.
25
1.4 Productivité moyenne, Productivité marginale, Elasticité
input-output
− La productivité moyenne mesure la quantité d’output que l’on peut attribuer en moyenne
à chaque unité d’un facteur de production.
𝑓(𝑥)
𝑃𝑀ℎ (𝑥) =
𝑥ℎ
𝜕𝑓(𝑥)
𝑃𝑚ℎ (𝑥) =
𝜕𝑥ℎ
− L’élasticité input-output mesure la variation en pourcentage de la fonction de production
suite à une variation de 1% de cet input.
𝜕𝑓(𝑥)
𝑓(𝑥) 𝜕𝑓(𝑥) 𝑥ℎ
℮ℎ = = ×
𝜕𝑥ℎ 𝜕𝑥ℎ 𝑓(𝑥)
𝑥ℎ
𝑃𝑚ℎ (𝑥)
℮ℎ =
𝑃𝑀ℎ (𝑥)
26
1.5 Taux Marginal de Substitution Technique (TMST)
Soit 𝑓 une fonction de production à deux inputs différentiables. Le long d’une isoquante on a :
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑦 = 𝑓(𝑥1 , 𝑥2 ), 𝑑𝑦 = 𝜕𝑥 𝑑𝑥1 + 𝑑𝑥2 = 0
1 𝜕𝑥2
𝜕𝑓(𝑥1 , 𝑥2 )
−𝑑𝑥2 𝜕𝑥1
=
𝑑𝑥1 𝜕𝑓(𝑥1 , 𝑥2 )
𝜕𝑥2
𝜕𝑓(𝑥1 , 𝑥2 )
𝑑𝑥2 𝜕𝑥1
TMST1/2 =| |=
𝑑𝑥1 𝜕𝑓(𝑥1 , 𝑥2 )
𝜕𝑥2
Le TMST mesure l’ajustement de la quantité d’un input nécessaire pour maintenir le niveau
d’output constant lorsque la quantité d’un autre input varie. Il est égal à la valeur absolue de la
pente de la fonction de production au point x.
2. La maximisation du profit
2.1 Définitions et hypothèses fondamentales
Le profit au sens économique du terme, se défini comme la différence entre les recettes perçues
et les couts supportés par la firme. La maximisation du profit de la firme se résume a déterminé
les prix auxquels elle veut vendre son produit et acheter des facteurs ainsi que les quantités
27
d’outputs qu’elle désire produire et les quantités de facteur qu’elle désire utiliser. En choisissant
sa politique optimale, la firme est affrontée à deux types de contraintes :
− Les contraintes techniques : Qui sont tout simplement les contraintes liées à la
faisabilité du plan de production.
− Les contraintes de marché : Qui sont les contraintes qui résultent de la répercussion
sur la firme des actions.
Lorsque la firme détermine ses actions optimales, elle doit prendre en compte ces deux types
de contraintes.
Pour des questions de simplification, les firmes seront supposées adoptées un comportement de
marché de « Price Taker ». Chaque firme sera supposée prendre le prix comme donnée.
L’ensemble de production Y de la firme est supposé non vide, fermé et vérifiant l’hypothèse de
monotonicité ou libre disposition.
𝑝 = 𝑝𝑟𝑖𝑥 𝑑𝑒 𝑦
Exemple :
Calculer la fonction de profit pour les fonctions de production suivante :
𝛽
𝑓(𝑥1 , 𝑥2 ) = 𝐴 𝑥1𝛼 𝑥2
𝛽
𝑓(𝑥1 , 𝑥2 ) = 𝐴 𝑥1𝛼 𝑥2
28
3. La minimisation des coûts
Pour résoudre son problème, le producteur peut se fixer comme profit de minimiser les coûts
pour un niveau d’output donné. On suppose que les marchés des inputs sont parfaitement
concurrentiels de sorte que les entreprises sont « Price Taker ». Le programme s’écrit :
min ∑ 𝑤𝑖 𝑥𝑖
{
𝑠𝑐 𝑦 = 𝑓(𝑥)
On appelle droite d’isocoûts l’ensemble des combinaisons des inputs correspondant à un certain
niveau de coût de production. L’équation de la droite est :
𝑤1 𝑥1 + 𝑤2 𝑥2 = 𝑐
Dans ce programme les inconnus sont les quantités de facteur. La quantité produit et les prix
sont des paramètres donnés.
− La fonction de coût
On appelle fonction de coût total, la fonction qui associe le coût minimum pour produire un
niveau d’output donné.
La fonction des coûts dépend du niveau de production et du prix des facteurs. L’environnement
concurrentiel dont évolue l’entreprise impose que y soit donné. La fonction est donnée par :
𝐶𝑇 = 𝐶𝑇(𝑌)
A court terme, on peut distinguer les coûts de production fixe et les coûts de production variable.
• Coûts variables : Ce sont les coûts associés aux facteurs pouvant être ajuster à court
terme. Ces coûts varient quand le niveau d’output varie.
• Coûts fixes : Ce sont des coûts associés aux facteurs fixes. Ces coûts ne dépendent pas
du niveau d’output, ils doivent être assumé que la firme produise ou pas.
𝐶𝑇(𝑌) = 𝐶𝑉(𝑌) + 𝐶𝐹
− Coût marginal, Coût moyen
On appel coût marginal, le supplément de coût de production engendré par la production
d’une unité de produit supplémentaire.
On appel coût moyen, le coût total de production divisé par la quantité produite.
𝐶𝑇(𝑦)
𝐶𝑀(𝑦) =
𝑦
29
• Représentation graphique des fonctions de coût
𝐶𝑇(𝑌) = 𝐶𝑉(𝑌) + 𝐶𝐹
𝐶𝑇(𝑦)
𝐶𝑀(𝑦) =
𝑦
′
𝑑 𝐶𝑇(𝑦) 𝐶𝑇 ′ (𝑦)𝑦 − 𝐶𝑇(𝑦)
𝐶𝑀 (𝑦) = =
𝑑𝑦 𝑦 𝑦2
1
𝐶𝑀′ (𝑦) = [𝐶𝑚(𝑦) − 𝐶𝑀(𝑦)]
𝑦
❖ Si 𝐶𝑀′ > 0 alors 𝐶𝑚(𝑦) > 𝐶𝑀(𝑦)
❖ Si 𝐶𝑀′ = 0 alors 𝐶𝑚(𝑦) = 𝐶𝑀(𝑦)
❖ Si 𝐶𝑀′ < 0 alors 𝐶𝑚(𝑦) < 𝐶𝑀(𝑦)
30
4. La fonction d’offre
La fonction d’offre de la firme qui dépend des quantités à vendre et du prix est obtenue par la
maximisation du profit sous contrainte technologique et donc en utilisant la fonction de coût.
𝑇(𝑦) = 𝑅𝑇 − 𝐶𝑇
𝑇(𝑦) = 𝑃𝑦 − 𝐶𝑇(𝑦)
max{𝑝𝑦 − 𝐶𝑇(𝑦)}
𝑑𝑇 𝑑𝑃𝑦 𝑑𝐶𝑇(𝑦)
= −
𝑑𝑦 𝑑𝑦 𝑑𝑦
𝑑𝑇
= 𝑅𝑚 − 𝐶𝑚
𝑑𝑦
𝑅𝑚 = 𝑝 ⟹ 𝑝 − 𝑐𝑚 = 0
y*(p) parfois noté q*(p) est la fonction d’offre concurrentiel de la firme. Elle indique le niveau
de production qu’elle est prête à proposer sur le marché pour chaque niveau de prix.
31
4.2 Une première restriction
L’offre de la firme suit la courbe de coût marginal mais uniquement dans la partie croissante de
celle-ci. Les quantités appartenant à la partie décroissante ne peuvent conduire à un profit
maximal.
∏ = 𝑝𝑦 − 𝐶𝑇(𝑌)
∏ = 𝑝𝑦 − 𝐶𝑉(𝑌) − 𝐶𝐹
∏(0) = − 𝐶𝐹
− La firme ne peut donc récupérer ses coûts si elle ne produit pas. On parle parfois de
coûts irrécupérables ou irrecouvrable.
− Soit y* le niveau de production tel que : 𝐶𝑚(𝑦 ∗ ) = 𝑝. Supposons que le prix est
tellement faible que le profit obtenu est moins important que celui qu’aurait obtenu la
firme si elle avait décidé de ne pas produire.
𝑝𝑦 ∗ − 𝐶𝑉 ∗ − 𝐶𝑇 < −𝐶𝐹
32
𝐶𝑉(𝑦 ∗ )
𝑝< = 𝐶𝑉𝑀(𝑦 ∗ )
𝑦∗
𝐶𝑇(𝑦 ∗ )
𝑝> = 𝐶𝑇𝑀(𝑦 ∗ )
𝑦∗
−1
𝑦 ∗ (𝑝) = 𝑂(𝑝) = {𝐶𝑚 𝑠𝑖 𝑝 > 𝐶𝑉𝑀(𝑦 ∗ )
0 𝑠𝑖𝑛𝑜𝑛
33
Chapitre 33 : Equilibre du marché
Le marché d’un bien est le lieu de rencontre entre l’offre émanant des producteurs de ce bien et
la demande exprimée par les consommateurs.
1. La concurrence parfaite
1.1 Les propriétés du marché concurrentiel.
- L’atomicité
- L’homogénéité
- La transparence
- La mobilité des facteurs
- La fluidité du marché
𝑞𝑑 = 𝑓(𝑝)
La demande est une fonction décroissante du prix. C’est la loi de la demande.
Remarque : Dans le cas où les consommateurs ont la même fonction de demande individuelle
alors : 𝑄𝑑 = 𝑛𝑞𝑑
Dans le cas où les consommateurs ont des demandes individuelles différentes, la demande
globale sera exprimée autrement.
𝑞𝑑1 = 18 − 2𝑝 et 𝑞𝑑2 = 7 − 𝑝
Remarque :
Dans le cas où les producteurs ont la même fonction d’offre individuelle, l’offre globale est
donnée par 𝑄0 = 𝑛𝑞0
Dans le cas où les producteurs ont les fonctions d’offre individuelles différentes l’offre globale
est donnée autrement.
Exemple :
Soient deux producteurs qui présente les fonctions d’offres suivante
35
Trois propriétés de l’équilibre sont cruciales :
L’ajustement vers le long terme est continu mais il devrait avoir des équilibres de court terme
successif suite à la sortie et/ou à l’entrée de nouvelle firme.
Si le processus s’arrête pour un nombre de firme 𝑚∗ ,alors le couple (𝑚∗ , 𝑃 ∗ (𝑚∗ )) est
l’équilibre de long terme.
Considérons un marché ou toutes les technologies sont représentées par la fonction de coût. Le
coût moyen est donné par 𝐶𝑀(𝑞) . Il est donc possible de calculer 𝑞 ∗ qui minimise les coûts
moyens. Supposons que l’entreprise ne reste sur le marché que si son profit est positif et que
pour 𝑚𝑖𝑛 𝐶𝑀(𝑞) on a :
𝑞 ∗ → 𝑝′
Soit n le nombre d’entreprise.
36
Si n = 2, 𝑂2 (𝑝) → 𝑝2 > 𝑝′ 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝜋𝑗 (𝑝2 ) > 0
Exemple :
40000
La demande associée au marché est donnée par 𝑞𝑑 = + 300 sachant que le prix
𝑃2
d’équilibre est 𝑃 ∗ = 12 .
37
1.5.3 Le surplus social
Le surplus social est égal à la somme du surplus du producteur et celui du consommateur.
2. La concurrence imparfaite
La concurrence pure et parfaite est un modèle idéal qui est quasi impossible à atteindre. La
concurrence sur le marché est généralement imparfaite.
38
offre Un seul offreur Quelques Un grand nombre
demande
offreurs d’offreur
2.1 Le monopole
Une entreprise est en situation de monopole lorsqu’elle est l’unique offreur sur le marché d’un
bien, Si le nombre de demandeur est grand et s’il n’existe pas de substitut parfait pour ce bien.
− Une invention
− Un monopole légal (fixé par la loi pour des objectifs de politique) ex : sécurité
− Une pratique de prix qui vise à réguler
La demande de ce bien est notée par : 𝐷(𝑞) . Le monopole est caractérisé par son coût de
production 𝐶(𝑞) .
𝑑(𝑝𝑞) 𝑑𝑝∗𝑞
𝑅𝑚 = = +𝑝
𝑑𝑞 𝑑𝑞
𝑑𝑝
𝑑(𝑝𝑞) 𝑝
𝑅𝑚 = 𝑝 (1 + ) = 𝑃 (1 + )
𝑑𝑞𝑝 𝑑𝑞
𝑞
39
2.1.2 L’équilibres du monopole
Le profit du monopole est :
𝜋 = 𝑃(𝑞)𝑞 − 𝐶(𝑞)
On a alors :
𝑑𝜋 𝑑2𝜋
= 𝑅𝑚 − 𝐶𝑚 = 0 𝑒𝑡 <0
𝑑𝑞 𝑑𝑞 2
𝑅𝑚 = 𝐶𝑚
Ainsi, { 𝑑2𝜋
<0
𝑑𝑞 2
2.2 Le duopole
Le duopole est un marché dans lequel 2 offreurs produisent un bien.
− Le modèle de Cournot
− Le modèle de Bertrand
− Le modèle de Stackelberg
𝑞 = 𝑞1 + 𝑞2
𝑑𝜋2
= 0 ⟺ 𝑞2 ∗ = 𝑅2 (𝑞1 )
𝑑𝑞2
Exemple :
Soit 2 firmes concurrentes telle que 𝑃(𝑞) = 𝐴 − (𝑞1 + 𝑞2 ) la fonction de demande inversée
et 𝐶1 𝑒𝑡 𝐶2 les coûts unitaires des firmes.
40
2.2.2 Le modèle de Bertrand
Le modèle de Bertrand est un modèle de concurrence entre deux firmes qui se fait par les prix.
Le modèle suppose qu’il ait 2 firmes avec des coûts marginaux constant 𝐶𝑖 (𝑖 = 1,2) et sont
confrontés à une courbe de demande du marché 𝐷(𝑝)
𝐷(𝑝1 ) 𝑠𝑖 𝑝1 < 𝑝2
𝐷(𝑝1 )
𝐷1 (𝑝1 , 𝑝2 ) = { 𝑠𝑖 𝑝1 = 𝑝2
2
0 𝑠𝑖 𝑝1 > 𝑝2
41
Bibliographie
Table des matières
Remerciement………………………………………………………………………………. IV
Sommaire……………………………………………………………………………………. V
Avant-propos…………………………………………………………………………………VI
Introduction…………………………………………………………………………………... 1
B
3.2 Effet de la variation non proportionnelle des prix .............................. 11
4. L’équilibre du consommateur .......................................................................................... 12
5. Equation de Slutsky : effet revenu et effet de substitution ............................................... 18
5.1 Effet de variation des prix................................................................... 18
5.2 Variation totale de la demande : Effet total ........................................ 19
6. Complément sur le consommateur : L’offre de travail .................................................... 20
Chapitre 2 : Le Producteur………………………………………………………………….. 21
1. Technologie et fonction de production ............................................................................. 24
1.1 Input, Output, ensemble de production ..................................................................... 24
1.2 Propriétés des ensembles de production .................................................................... 24
1.3 Fonction de production .............................................................................................. 25
1.4 Productivité moyenne, Productivité marginale, Elasticité input-output .................... 26
1.5 Taux Marginal de Substitution Technique (TMST) .................................................. 27
1.6 Rendement d’échelle ................................................................................................. 27
2. La maximisation du profit ................................................................................................ 27
2.1 Définitions et hypothèses fondamentales ................................................. 27
2.2 Programme du producteur ........................................................................ 28
3. La minimisation des coûts ................................................................................................ 29
4. La fonction d’offre ........................................................................................................... 31
C
1.5.3 Le surplus social ........................................................................................... 38
2. La concurrence imparfaite ................................................................................................ 38
2.1 Le monopole ............................................................................................. 39
2.2 Le duopole ................................................................................................ 40
2.2.1 Le modèle de Cournot ......................................................................... 40
2.2.2 Le modèle de Bertrand ........................................................................ 41
2.2.3 Le modèle de Stackelberg.................................................................... 41
Bibliographie…………………………………………………………………………………..A