Politique de Produit et Stratégies de Marque
Politique de Produit et Stratégies de Marque
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2.2- Les caractéristiques marketing
C’est l’ensemble des éléments qui interviennent au niveau de la présentation du
produit.
Exemple : la marque, le design, les couleurs, la notoriété, les services…
3- Classification des produits
La classification du produit est utile pour l’entreprise car elle permet de :
- Connaitre le marché de son produit,
- Orienter sa politique commerciale,
- Argumenter sa négociation.
Il existe plusieurs critères de classification des produits.
Produits de substitution
Ce sont les produits différents mais qui peuvent être utilisés pour satisfaire un
même besoin.
Exemple : le riz et l’Attiéké.
3.5- selon la destination industrielle (à destination de l’entreprise).
Les matières premières
Ce sont les produits qui servent à la fabrication d’autres produits et qui entre
pour la première fois dans le processus de transformation.
Exemple : le manioc pour l’Attiéké.
Les produits semi-finis
Ce sont les produits qui sont déjà entrés dans le processus de fabrication et qui
servent à fabriquer d’autres produits.
Exemple : la farine pour le pain.
3.6- fournitures et services
Il s’agit des fournitures de bureau. Exemple : papier, ordinateur, stylo… et des
services d’entretien.
Exemple : entretien de bureau, maintenance de machines et véhicules…
3
Leçon 2 : IDENTIFICATION DU PRODUIT
Il existe une multitude de produits sur le marché, il est nécessaire pour
l’entreprise que son produit soit mieux connu sur son marché.
Identifier un produit revient c’est lui ajouter des éléments permettant de le
reconnaitre.
Les éléments d’identification du produit sont : le nom générique, la marque,
l’emballage et le conditionnement, l’étiquette, le design, la qualité…
1- le nom générique
C’est le nom commun à un certain type de produits. C’est la première désignation
du produit.
Exemple : poulet, savon, parfum…
2- la marque
2.1- définition
La marque peut être un nom, un signe, un symbole, un dessin ou la combinaison
de ces éléments qui permet d’identifier le produit d’une entreprise et de le
différencier de ceux des concurrents.
Exemple : Nike et la virgule.
2.2- fonction de la marque
La marque est importante dans l’identification du produit.
On distingue trois fonctions essentielles de la marque :
fonction de repérage ou d’indentification
Elle permet au consommateur de reconnaitre le produit parmi les produits
concurrents.
Fonction de garantie
Elle permet au consommateur d’attribuer une qualité au produit.
Exemple : qualité BMW et qualité Peugeot.
Fonction de communication ou de valorisation
La marque communique au client une certaine image au produit.
Exemple : orange on n’est pas premier pour rien
MTN, every where you go
2.3- les qualités de la marque
Une marque doit avoir certaines qualités commerciales. Elle doit être :
Disponible :
C'est-à-dire déposée auprès de l’institut national de la propriété industrielle
(INPI). Le dépôt de la marque à INPI assure une protection d’une durée de 10 ans
renouvelable sauf non utilisation pendant 5 ans.
La marque acquiert ainsi de la valeur et devient un élément d’actif de l’entreprise.
Euphonique :
4
C'est-à-dire que la marque doit être agréable à entendre, facile à prononcer et à
lire. Exemple : ELF, FA, OMO, NIL…
Mémorisable :
La marque doit être facile à mémoriser sans confusion aucune avec les marques
concurrentes.
Distinctive :
la marque doit se démarquer de la concurrence.
Evocatrice (significatrice)
La marque doit être appropriée au produit et à son positionnement.
Exemple : Maximousse, Fanico, palme d’or…
Déclinable :
Cette propriété permet de créer une famille de produits
Exemple : NESTLE : Nescafé, Nescao, Nesquick
Internationalisable
Elle permet à la marque d’être utilisable à l’international
Exemple : BIC, ELF, FA , OMO…
Remarque : une marque ne doit pas être :
- Générique : exemple : poulet
- Manipulatrice : une marque ne doit pas être susceptible de tromper le
public sur les qualités ou l’origine du produit.
- Contraire aux bonnes mœurs et à l’ordre public.
2.4- Les politiques de marque
Il existe deux politiques de marque
La marque producteur
On parle de marque producteur lorsque la marque est développée par le
producteur.
Exemple : OMO, Nescao…
La marque distributeur
On parle de marque distributeur lorsque la marque est développée par le
distributeur.
Exemple : Cahier SOCOCE
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2.5.1- stratégies de marque du producteur
C’est lorsque le producteur décide d’utiliser une marque unique pour tous ses
produits.
C’est une stratégie pour laquelle le nom de marque est composé de deux éléments
au moins :
6
2.5.2- Les stratégies de marque du distributeur
3- L’emballage et le conditionnement
3.1- définitions
- Le conditionnement : c’est la première enveloppe en contact direct avec le
produit.
- L’emballage : c’est l’ensemble des enveloppes successives ajoutées au produit
conditionné.
Au vu de ces définitions, on remarque que le conditionnement contient le produit
et l’emballage protège le produit. Cette distinction est discuta
ble car les deux jouent souvent les mêmes rôles.
Pour ce faire, les deux sont souvent appelés des conditionnements.
Selon les produits la notion de conditionnement a différents aspects:
- Le conditionnement primaire : il est en contact direct avec le produit. Il
définit généralement l’unité de consommation du produit. Exemple : le
sachet de bonbon PECTO.
- Le conditionnement secondaire : il contient l’unité de vente proposé par
l’entreprise.
Exemple : le sachet du paquet de 100 bonbons
7
- le conditionnement d’expédition : il sert au transport, à l’identification,
au stockage et à la manutention du produit.
Exemple : le carton des paquets de bonbons.
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- la composition du produit
- la date limite de vente
Aussi appelées des informations marketing, ces informations sont portées sur le
produit en vue de faciliter sa commercialisation. Il s’agit des informations
concernant :
- le mode d’emploi,
- la publicité ou la promotion ;
- les numéros de téléphone ;
- le code barre
- ect
6- Le logo
Le logo représente le concentré le plus bref de toutes les valeurs de l’entreprise.
Les valeurs les plus représentées par le logo sont : le secteur d’activité et le
positionnement.
Il peut être présenté à travers un emblème ou un symbole
Exemple : le logo du LPG
7- La qualité
7.1- définition
La qualité est l’aptitude d’un produit à répondre aux attentes des consommateurs.
La qualité recouvre deux aspects : la qualité règlementaire et la qualité
commerciale.
a- la qualité règlementaire
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C’est la qualité du produit autorisée ou règlementée par les pouvoirs publics en
vue de protéger les consommateurs.
Le non-respect de la qualité règlementaire conduit à des amandes.
b- la qualité commerciale
C’est l’ensemble des caractéristiques du produit qui feront que le consommateur
achètera ou non ce produit et en sera ou non satisfait.
7.2- les signes de qualité
Il existe plusieurs signes de qualité parmi lesquels nous avons :
a- le label
C’est un signe issu d’une convention collective, apposé sur un produit pour
attester un certain niveau de qualité dans son domaine d’activité.
Exemple : le label de Burida sur les CD
b- L’AOC (Appellation d’Origine Contrôlée)
Ce signe atteste à la fois de l’origine géographique d’un produit et de la qualité
dans le savoir-faire spécifique. C’est le MADE IN.
8- La norme
La norme est une façon de faire, conseillée ou imposée pour des raisons de
sécurité ou de commodité.
Elle couvre plusieurs domaines :
a- Domaines de définition de la norme
La norme peut être définie dans certains termes ou dans les caractéristiques des
produits.
Au niveau de la définition de certains termes :
Il faut utiliser un langage commun pour assurer la compréhension entre
partenaires.
Exemple : l’unité de mesure des distances : le Km.
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Leçon 3 : LA GAMME DE PRODUIT
1- Le concept
L’ensemble des produits fabriqués par une entreprise constitue le mix-produit ou
le portefeuille-produit de l’entreprise. Il arrive que les produits d’une entreprise
soient très différents les uns des autres et qu’il soit nécessaire de les regrouper en
ensembles homogènes. L’entreprise est ainsi amenée à constituer une gamme de
produit.
2- Définition
Une gamme de produit est un ensemble de produits proches, regroupés par
l’entreprise parce qu’ils :
- Remplissent les mêmes fonctions lorsqu’ils sont vendus aux
consommateurs
Exemple : gamme NIVEA (cosmétique)
- Sont commercialisés par le même canal de distribution
Exemple : gamme grossiste ; gamme centrale d’achat
- sont destinés à la même zone géographique
Exemple : gamme territoire national ; gamme international
3- objectif
Constitué une gamme de produit permet à l’entreprise de :
- réduire les coûts de lancement
- faciliter le lancement d’un nouveau produit
- réduire le coût de communication
- attribuer à chacun des produits un objectif spécifique.
4- Rôle d’un produit au sein de la gamme
A l’intérieur d’une gamme, chaque produit joue un rôle précis, ainsi on a :
Produits leaders : Produits autour desquels la gamme est construite. Ils
contribuent largement au chiffre d’affaires, et sont générateur de profits ou
d’image. Leur disparition brutale peut entraîner des difficultés pour
l’entreprise.
Produits d’appel ou d’attraction : Leur rôle consiste à attirer le client
pour faciliter la vente d’autres produits. Souvent les produits sont des
versions simplifiées des produits leaders. Ce sont des produits qui ont un
bon rapport qualité prix.
Produits qui préparent l’avenir : Ils sont destinés à remplacer les
produits leaders ou conçus pour faire la transition entre deux leaders.
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Produits régulateurs : Leur objectif, est d’assurer un chiffre d’affaires
régulier (ils permettent d’assurer la complémentarité des produits
saisonniers) et couvrir une partie des frais fixes.
Produits tactiques : Produits peu rentables destinés à occuper un créneau
face à la concurrence.
5- La dimension de la gamme
L’importance d’une gamme de produit est déterminée par sa dimension. Une
gamme peut être de longue ou courte dimension. La dimension d’une gamme
dépend de trois éléments : sa largeur, sa profondeur et sa longueur.
Longueur = 8 produits.
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6- La gestion de la gamme
Il n’y a pas de règle précise, chaque solution comporte des avantages et des
inconvénients.
Toutefois, la longueur de la gamme dépendra de la stratégie de couverture de
marché de l’entreprise
Avantages Inconvénients
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- cohérente afin que certains produits n’en cannibalisent pas d’autres (qu’ils ne
fassent pas la concurrence entre eux). Pour la composer, l’entreprise combinera
les différents types de produits que l’on a vu précédemment (leader, tactiques,
appel régulateur, qui préparent l’avenir).
7 -Innovation
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Leçon 4 : le cycle de vie du produit
Comme l’homme, le produit nait, grandit, devient adulte et peut mourir. Le
produit connait donc plusieurs phases au cours de sa vie. Ces phases sont dites les
phases du cycle de vie du produit. En effet, la vie d’un produit se compose de
phases au cours desquelles l’entreprise doit mettre en œuvre des actions
commerciales et marketing adaptées.
1- définition
Le cycle de vie du produit représente l’ensemble des périodes (phases)
importantes que traverse le produit
Ch depuis son apparition sur les marché jusqu’à
son éventuelle disparition. iff
re
2- les phases du cycle de vie du produit Lancemen
d’
Le produit connait plusieurs phases t Nous retiendrons quatre
au cours de sa vie.
aff
phases du cycle de vie du produit
airqui sont : le lancement, la croissance, la
maturité et le déclin es
3- représentation graphique du cycle de vie du produit
Croissance
Maturité
Déclin
Temps
Schéma du cycle de Ventes
Profits
vie du produit
Application
Une entreprise vous fournit les informations relatives à la vente de son produit X
dans le tableau suivant.
ANNEES 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 202 20
1 22
CA en 2 2,5 3 7 10 10,5 10,8 11 10 09 07
millions
de francs
16
TAF :
1- Représentez graphiquement les ventes de ce produit
2- délimitez les différentes phases du cycle de vie de ce produit.
3- Quelles actions commerciales correctives doivent être apportées à ce produit à
chaque phase.
4- cycle de vie et actions commerciales
Chaque étape du cycle de vie a des particularités qui déterminent le choix des
actions commerciales. Ces actions concernent le produit mais également les
autres éléments du mix marketing.
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ventes et gamme de Possibilité confiance, la marque :
du profit. produits de le produit (objectif affectif)
-Présence pour réduction est présent et de déclencher
de proposer des prix liée dans tous les achats :
concurrent des à les points (objectif conatif).
s. - produits l’augmentat de vente
L’entrepris adaptés ion des sauf si la
e doit aux ventes ou à volonté
fidéliser différents la d’écrémage
ses clients segments concurrenc est
de marché e. maintenue.
et faire face
à la
concurrenc
e.
18
POLITIQUE DE PRIX
Introduction
Le prix est la seule variable marketing qui procure des revenus à l’entreprise. Le
prix es at donc important pour sa survie. Le prix joue également un rôle
important au niveau de l’image du produit car le consommateur associe le plus
souvent une qualité supérieure à un prix élevé. Il est donc primordiale pour
l’entreprise de définir une bonne politique de prix. Pour y parvenir, plusieurs
méthodes peuvent être utilisées. L’entreprise dispose également de plusieurs
stratégies lui permettant d’atteindre ses objectifs.
Leçon 1 : Généralités sur la fixation du prix
1- Définitions
1.1- Le prix
Le prix est l’expression monétaire de la valeur du produit.
C’est également la valeur monétaire d’échange du produit.
1.2- La politique de prix
Elle désigne toutes les décisions relatives au prix du produit.
2- Objectifs de fixation du prix
L’objectif de fixation du prix est ce que l’entreprise veut obtenir avec le prix
qu’elle entend fixer.
2.1- objectif de profit ou de rentabilité
Il vise à rentabiliser à court terme les investissements réalisés. Pour cela,
l’entreprise peut décider de fixer un prix élevé.
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2.2- objectif de part de marché
L’entreprise vise avec cet objectif à conquérir de nouvelles parts de marché ou à
conserver sa part de marché. Cet objectif peut pousser l’entreprise à fixer un prix
bas.
2.3- objectif de cohérence à la gamme de produit
La rentabilité d’une entreprise n’est pas seulement le fait du profit réalisé sur un
seul produit mais, surtout sur l’ensemble des produits de la gamme. Ainsi,
l’entreprise fixera un prix au produit en tenant compte du rôle à lui accordé dans
la gamme.
Exemple : Fixer un prix bas au produit d’appel de sorte à faire acheter les
autres produits de la gamme.
D’autre part, tous les produits de la gamme doivent avoir un prix relativement
proche.
20
c- la gamme de produit
Le rôle joué par un produit dans la gamme peut contraindre l’entreprise dans la
fixation de son prix.
Exemple : Fixer un prix bas au produit d’appel.
e= 22
P D1
P2-P1
P1
Si à un prix P1=100f, on a une demande D1= 1000 unités. Et à un prix P2 = 150f on
a une demande D2 variable. Suivant la variation de D2, l’on trouvera différentes
valeurs de l’élasticité (e) que l’on peut interpréter.
c- Interprétation des valeurs de (e)
- 1er cas : P1= 100f D1 = 1000 u
P2 = 150f D2 = 1500 u
e > 0 ; alors la demande est inélastique.
Toute augmentation du prix entraine une augmentation de la vente.
C’est l’effet VEBLEN : plus le prix du produit augmente, plus il attire ses
consommateurs. Il s’agit des produits ostentatoires (produit pour paraitre).
Exemple : produit de luxe ; produit de mode
NB : l’entreprise augmente le prix du produit si elle souhaite vendre plus.
Inversement, si elle diminue le prix du produit les ventes baissent.
- 2em cas : P1= 100f D1 = 1000 u
P2 = 150f D2 = 500 u
e = - 1 ; alors la demande est élastique.
Les ventes diminuent dans la même proportion que l’augmentation du prix.
- 3em cas : P1= 100f D1 = 1000 u
P2 = 150f D2 = 200 u
e < -1 ; alors la demande est très élastique.
Les ventes diminuent plus vite que l’augmentation du prix
NB : pour le 2em cas et le 3emcas il n’est pas conseillé d’augmenter le prix du
produit. Cependant, une diminution du prix peut entrainer une augmentation des
ventes.
Exemple : les produits de loisir
Les ventes diminuent de façon très faible malgré l’augmentation du prix. Cette
situation concerne les produits de grande consommation. Exemple : le riz, le
pain…
- 5em cas : P1= 100f D1 = 1000 u
P2 = 150f D2 = 1000 u
e = 0 ; la demande est constante
Les ventes ne varient pas malgré l’augmentation du prix.
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C’est l’effet GIFFEN : plus le prix du produit augmente, les quantités achetées
restent constante malgré le revenu des consommateurs. Il s’agit des produits de
première nécessité. Exemple : le sel…
En situation de monopole, l’entreprise peut augmenter le prix de ces produits
sans être inquiété.
Application
Une entreprise a réalisé une enquête auprès des consommateurs afin de fixer un
prix à son produit. Cette enquête a porté sur deux questions. Les résultats de
l’enquête sont consignés dans le tableau ci-après.
Prix de vente proposés 700 800 900 1000 1100 1200 1300
24
Réponses : Prix élevé 0 0 60 90 130 160 60
Réponses : Mauvaise 220 190 60 30 0 0 0
qualité
Questions
1- Quelle méthode de fixation de prix est utilisée par cette entreprise ?
2- Quelles sont les questions posées aux enquêtés ?
3- Combien de consommateurs ont été interrogés ?
4- Déterminez par calcul le prix psychologique.
5- Interprétez ce prix.
6- Quelles sont les limites de la méthode du prix psychologique ?
7- Représentez graphiquement le prix psychologique.
Résolution
Prix Effectifs % des % cumulé Effectifs % des % cumulé % des non % des
de Effectifs Croissant Effectifs décroissant acheteurs acheteurs
vente (A) (B) ( A+B ) potentiels
100 – (A+B)
700 0 0 0 220 44 100 100 0
800 0 0 0 190 38 56 56 44
900 60 12 12 60 12 18 30 70
25
1000 90 18 30 30 6 6 36 64
1100 130 26 56 0 0 0 56 44
1200 160 32 88 0 0 0 88 12
1 300 60 12 100 0 0 0 100 0
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2- Fixation du prix par rapport au coût
Aucune entreprise ne peut se permettre de vendre durablement un produit en
dessous de son coût de revient.
Il existe plusieurs méthodes de fixation de prix en fonction des coûts :
- La méthode du taux de marge
- La méthode du taux de marque
- La méthode du coefficient multiplicateur
- La méthode du seuil de rentabilité.
NB : en absence des autres charges, le coût de revient ou coût total peut être
réduit au prix d’achat.
27
ou
PV = PA +MC
- Taux de marge : Le taux de marge est l’expression de la marge
commerciale par rapport au coût de revient ou au prix d’achat.
- Taux de marque : Le taux de marque est l’expression de la marge
commerciale par rapport au prix de vente.
- Le coefficient multiplicateur : C’est un coefficient par lequel est multiplié
le coût de revient pour obtenir le prix de vente TTC.
PV = PA + MC ou MC = PA – PV
Si l’entreprise veut obtenir x% (taux de marge) du prix d’achat comme marge
commerciale, alors ce taux peut être obtenu par la formule suivante :
X % PAHT=MC
MC
Tmg = X 100
PAHT
Pour connaitre le prix auquel on peut vendre pour obtenir le taux de marge
espéré, il suffit de partir de la formule du taux de marge.
MC
Tmg =
PAHT
PV = PA + MC ou MC = PA – PV
Si l’entreprise veut obtenir x% (taux de marque) du prix de vente comme marge
commerciale, alors ce taux peut être obtenu par la formule suivante :
X % PVHT=MC
MC
Tmq = X 100
PVHT
Pour connaitre le prix auquel on peut vendre pour obtenir le taux de marque
espéré, il suffit de partir de la formule du taux de marque.
MC
Tmq =
PVHT
PAHT
28
PVHT=
1-Tmq
C’est un coefficient par lequel est multiplié le coût de revient pour obtenir le prix
de vente TTC.
PV TTC = CR x CM
PVHT
CM =
PAHT
PVHT
PAHT =
CM
b) formules
Prix de vente TTC = Prix de vente HT X (1 +Taux de TVA )
PAHT
PVHT= PA HT(1+Tmg)
29
PVHT=
1-Tmq
Calcul du Coût d’Achat HT ou Prix d’Achat HT à partir du taux de marge et
le taux de marque.
A partir du taux de marge A partir du taux de marque
PVHT= PA H ( 1+Tmg) PAHT
PVHT=
1-Tmq
PV HT PAHT = PVHT x (1-Tmq)
PAHT=
(1+Tmg)
Tmq 1
Tmq = 1 –
1+Tmg
Tmg 1
Tmg = -1
1 – Tmq
CM 1
CM =
1-Tmq
NB :
Par souci de simplification dans les énoncés, n’ayant pas d’information sur
les autres frais, on utilise le prix d’achat hors taxes.
Dans le cas des entreprises industrielles, nous avons le coût de revient.
La marge commerciale totale peut se calculer avec le coût de revient (si
Tmg) ou le chiffre d’affaires (si Tmq).
Lorsque le taux de remise est supérieur au taux de marque, le commercial
ne doit pas accorder de remise car il s »agit d’une vente à perte.
Le taux de marque est utilisé comme référence pour les remises à
accorder
Pour savoir quelle est la quantité de produit à vendre pour couvrir toutes ses
dépenses, l’entreprise détermine le seuil de rentabilité de son activité.
2.4.1- Définition
-Le seuil de rentabilité est le chiffre d’affaires minimum qui permet à
l’entreprise d’arriver à un résultat nul.
C’est le montant du chiffre d’affaires pour lequel l’entreprise ne réalise ni
bénéfice, ni perte.
Au-delà de ce seuil, l’activité commence à être rentable.
31
Remarque : le seuil de rentabilité est atteint lorsque l’une des trois égalités
suivantes est vérifiée.
Résultat = 0
Chiffre d’affaires = coût de revient total
Marge sur coût variable = coût fixe
Autres définitions
Chiffre d’affaires (CA) : c’est l’ensemble des ventes réalisées par l’entreprise.
Coût total (CT) : c’est l’ensemble des charges d’exploitation, elle se compose de
deux grands groupes : les coûts fixes et les coûts variables.
CT= CF+CV
Coûts Fixes (CF) : ce sont les charges qui ne varient pas en fonction de l’activité.
Quel que soit le niveau de l’activité, elles restent les mêmes.
Marge sur Coût Variable (MSCV) : C’est la différence entre le chiffre d’affaires et
les charges variables. Cette marge permet de payer les charges fixes.
MSCV=CA-CV
Marge sur Coût variable Unitaire (MSCV Unitaire) : Marge sur Coût Variable /
Nombre d’unités vendues.
Taux de Marge sur Coût Variable (Taux de MSCV) : c’est le pourcentage de la
marge sur coût variable dans le chiffre d’affaires. Il est égal Marge sur Coût
Variable / Chiffre d’affaires.
MSCV
taux MSCV=
CA x100
Resultat (R )= CA -CT
2.4.2- détermination du seuil de rentabilité
Le seuil de rentabilité peut se déterminer par calcul ou par graphique
32
CF MSCV
SRV= taux MSCV=
Taux MSCV avec CA
ou
CF x CA
SRV=
MSCV
Calcul du SR en quantité :
CF MSCV
SRQ= MSCV unitaire=
MSCV Unitaire avec Quantité
ou
CF
SRQ=
PVu-CVu
ou
SRV
SRQ=
PV HT
et
SRV
PV HT =
SRQ
Application :
MSCV = y= tMSCV x CA
y = 0,6 x CA
Charges
MSCV
CF
CA
On appelle Point mort (PM) la date à laquelle le seuil de rentabilité est atteint.
Si l’on considère que les activités sont régulièrement étalées sur l’année et
prenant en compte des mois de 30 jours, on obtient 360 jours. Ainsi, le
Nombre de jours pour atteindre le seuil de rentabilité (N) est :
SR ( valeur ) x 360
N=
CA
Application
34
- Chiffre d’affaires : 4.000.000f
- Charges variables : 1. 600.000f
- Charges fixes : 1.500.000f
- TVA : 18%
On rappelle que l’entreprise a débuté ses activités le 1er janvier et qu’elle ferme
tout mois de juin.
Travail à faire :
Pour fixer le prix en fonction du prix pratiqué par la concurrence, l’entreprise doit
tenir compte de certaines contraintes.
-
- La pratique d’un prix supérieur à celui du marché pour les produits
innovants ou de prestige.
Stratégie d’écrémage
Elle consiste à fixer un prix élevé, supérieur à celui de la plupart des
concurrents afin de toucher une clientèle restreinte à fort pouvoir d’achat.
Cela permet à l’entreprise de faire rapidement des profits. L’entreprise
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abaissera progressivement le prix si le segment visé est saturé. Ainsi, elle
pourra toucher d’autres segments de marché jusqu’à couvrir tout le marché.
Exemple : Ivoires (télécommunication)
Stratégie d’alignement
Elle consiste à fixer le prix à un niveau voisin de celui pratiqué par la concurrence.
Elle permet :
- d’éviter la guerre de prix
- d’entrer facilement sur un marché concurrentiel.
Exemple :
Exemple :
Stratégie de hausse des prix
Cette décision peut s’expliquer par la hausse des coûts de revient, par la volonté
d’augmenter le taux de profit suite à une augmentation de la demande ou encore
par la décision de modifier son image de marque.
Exemple :
Différents éléments sont utilisés par les distributeurs dans la fixation de leurs
prix de vente.
Les prix d’achats aux producteurs : Ils conditionnent les prix de vente
aux consommateurs.
Exemple :
37
- La démarque pour dépréciation du produit (démarques connues). C’est
l’exemple des soldes. Il s’agit dans ce cas d’une baisse obligatoire des prix
- La démarque pour inventaire (démarques inconnues).Elle fait suite à une
différence entre l’inventaire théorique et l’inventaire physique. Cette
différence peut être liée soit à des erreurs lors des livraisons soit à des
remises accordées par le fournisseur (baisse de prix)
ou à des vols de marchandises (hausse de prix).
Exemple :
LA POLITIQUE DE DISTRIBUTION
Les produits de l’entreprise sont destinés à être la propriété du consommateur.
Ce transfert de propriété peut être fait par le producteur lui-même ou par autres
personnes physiques ou morales.
Le produit passera ainsi de son lieu de production à son lieu de consommation.
Cette activité comprend plusieurs opérations que nous étudierons à travers les
leçons suivantes :
1- Définitions
1.1- La distribution
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C’est l’ensemble des opérations qui consistent à mettre le produit de l’entreprise
à la disposition des consommateurs au meilleur endroit, au meilleur moment, et
en quantité voulue.
c- Le transport
C’est l’acheminement des produits du lieu d’achat au lieu de vente.
d- Le stockage
Il s’agit de stocker (garder) des produits en entrepôt pour:
39
Ainsi, le consommateur aura les moyens d’acheter la quantité qu’il veut.
f- La vente
Il s’agit d’échanger le produit contre de l’argent.
a- Le financement
Le distributeur finance la fabrication du produit en :
- passant la commande du produit avant sa fabrication.
- évitant le stockage du produit chez le fabricant. Ainsi le fabricant pourra
utiliser l’argent de la gestion des stocks (les frais d’assurance, de
gardiennage, entretien…) dans la fabrication du produit.
b- La communication
Elle regroupe les informations fournies par les distributeurs aux consommateurs
(clients) et aux producteurs. Le distributeur est donc un canal d’informations à
deux sens :
- il informe les consommateurs (clients) des activités du producteurs à travers :
les l’affichage de prix, la publicité, les actions de promotion…
- il informe les producteurs des besoins et attentes des clients
(consommateurs) à travers : les fichiers clients, les fiches de prospection…
40
La fonction de détail peut être assurée par le producteur (ex. vente en magasin
d’usine) ou par le détaillant (ex : les surfaces de vente : supérettes, supermarché,
hypermarché.)
Ils achètent les produits en grande quantité aux producteurs, les stockent pour
approvisionner d’autres intermédiaires (détaillant, collectivités, utilisateurs
professionnels) en fonction de leurs besoins
b- Qui assure la fonction de gros ?
Il existe deux groupes d’intermédiaires assurant la fonction de gros :
- Les grossistes traditionnels : ils sont spécialisés par famille de produits.
Exemple : Etablissement Sylla et frères pour le riz, le sucre, le lait..
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1.2- Un circuit de distribution: C’est le chemin parcouru par le produit depuis
son lieu de fabrication à son lieu de consommation. Il peut être constitué de
canaux de distribution.
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- structure organisationnelle plus complexe.
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c- Avantages
- Permet une large diffusion du produit.
- Il bénéficie du savoir-faire des distributeurs.
- Les frais de stockage sont réduits car supportés par les grossistes.
d- Inconvénients
- Pas contrôle de sa politique commerciale;
- Aucun contact avec les consommateurs;
- Les informations commerciales risque d’être déformée ;
- Marge des distributeurs très importante dans le prix de vente.
2.2- Choix d’un circuit de distribution
Le choix d’un circuit de distribution dépend de plusieurs contraintes :
- les contraintes légales : les canaux de distribution de certains produits sont
imposés par l’état. Exemple : les médicaments…
- les contraintes liées au produit : certaines particularités du produit font que
le produit est obligé de suivre certains canaux (l’image de marque ; la technicité
et la particularité).
Exemple :
Les ordinateurs, vendus par un spécialiste
Les produits congelés, vendu par quelqu’un disposant d’un congélateur.
- Les contraintes liées à la clientèle : lorsque les consommateurs sont
géographiquement dispersés, l’entreprise est obligé d’utiliser le circuit long.
- Les contraintes liées à l’appareil commercial existant : l’entreprise est
obligée de se conformer aux pratiques de distribution déjà établie.
- Les contraintes de la rentabilité : le coût de la distribution, l’efficacité de la
distribution dans la rotation, le niveau des ventes espérées…imposent aux
fabricants certains circuits de distribution.
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Il s’agit de la forme individuelle d’exploitation commerciale.
Le commerçant dans ce cas n’est affilié à aucun organisme pour ses achats ou ses
ventes.
Exemple : le petit commerçant de détail, le grossiste isolé.
Cette forme de commerce est en perte de vitesse, car les commerçants qui l’on
choisit ont des problèmes d’isolement et des difficultés à s’adapter à l‘évolution
de la distribution actuelle et à faire face à la concurrence.
c- La franchise
La franchise est la formule qui consiste pour l’entreprise (le franchiseur) à
concéder à des entreprises indépendantes (les franchisées) en contrepartie du
paiement d’un droit d’entrée et d’une redevance (royaltie) le droit de se
présenter sous sa raison sociale et/ou sa marque pour la fabrication et/ou la
distribution d’un produit mis au point par le franchiseur.
La franchise est une relation entre partenaire qui s’accompagne d’une assistance
technique.
On distingue deux types de franchises.
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- La franchise industrielle
Dans ce cas, le contrat consiste à concéder un savoir-faire à la fois industriel et
commercial.
Le franchiseur vend le droit d’utilisation d’une marque mais aussi une
compétence en matière industrielle (une licence). Cela permet au franchisé
d’élaborer lui-même produit sous le contrôle du franchiseur afin de le distribuera
ensuite.
Exemple : l’entreprise SOLIBRA pour la marque COCA-COLA
- La franchise commerciale ou franchise de distribution
Le franchiseur transfert une compétence essentiellement commerciale à des
franchisés qui sont à la fois des partenaires et des clients. La fabrication des
produits continue d’être réalisée par le franchiseur.
3.3- Le commerce intégré
Il s’agit d’une entreprise qui intègre à la fois les fonctions de gros et de détail.
Cette entreprise en se développant créée d’autres représentations (les
succursales) chargées des fonctions de gros et de détail.
Ces représentations sont des succursales de l’entreprise.
Elle fonctionne donc comme un grossiste (centrale d’achat) pour ses succursales
(détaillants).
Exemple : Prosuma pour Cash center ; Bon prix ; Hayat…
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Elle consiste à confier l’exclusivité de la vente de ses produits à un seul
distributeur.
Elle est la forme extrême de la distribution sélective.
Dans cette stratégie le producteur et le distributeur sont liés par un contrat
d’exclusivité.
- le producteur doit vendre la marque à un seul distributeur dans un
territoire géographique donné (exclusivité territoriale).
- le distributeur ne doit pas vendre les marques concurrentes au produit
de l’entreprise qui fait l’objet de contrat (exclusivité de marque).
Cette stratégie est souvent utilisée pour les produits de très grande qualité et de
haute technologie.
Exemple : la voiture
a- Avantages
- Investissement limitée en matière de la distribution
- Permet de créer une forte image de marque
- très bon contrôle de la distribution
- Pour le distributeur, seul à vendre la marque dans la région.
b- Inconvénients
- Faible couverture du marché (nombre de distributeur limité)
- Difficulté de recrutement des distributeurs appropriés.
- besoin de stimuler et d’animer le réseau de distribution
- Pour le distributeur, accepter de vendre des produits nouveaux et des
produits qui ne se vendent pas bien.
POLITIQUE DE COMMUNICATION
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Il existe deux grands types de communications : la communication média et la
communication hors média.
2.1- la communication média
C’est la communication qui utilise les médias comme moyen de transmission.
a- Le média
Un média est un canal de transmission du message. Il comprend un ensemble de
supports identiques ou de même nature. On distingue six médias classiques à
savoir :
L’affichage, la presse, la radio, la télévision, le cinéma, l’internet
NB : contrairement au média cinéma qui est en voie de disparition, l’internet
enregistre de plus en plus d’utilisateurs avec un nombre croissant de supports.
b- Le support
Un support est un moyen utilisé pour transmettre un message à une cible. Ainsi,
nous avons pour quelques médias, les supports suivants :
MEDIAS SUPPORTS
AFFICHAGE Panneaux, véhicule, mur, poteau électrique…
PRESSE Patriote, fraternité matin, notre voie…
RADIO Fréquence 2, radio défi, onuci Fm…
TELEVISION Rti1, rti2, France24, infosport…
CINEMA Cinéma sadjidiba,cinéma yacouba…
INTERNET Les sites internets, les adresses mail…
Remarque : La forme de communication qui utilise les médias comme seul moyen
de transmission est la publicité. Ainsi, l’on parle souvent de communication
média ou publicité.
2.2- la communication hors média
C’est l’ensemble des communications qui en principe peuvent être transmis à la
cible sans utiliser les médias.
Sont considérées comme hors média, les formes de communications suivantes :
La promotion des ventes, le marketing direct, les relations publiques, le
parrainage…
Remarque : Lorsqu’une forme de communication hors média utilise un ou
plusieurs médias pour être transmis, on parle de mix-média. Exemple : une
campagne de promotion des ventes transmis par l’affichage, la radio ou la
télévision.
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- la définition du positionnement
- la définition du média et du support.
- l’élaboration du message (la stratégie de création)
- La détermination du budget de communication
- l’élaboration du plan media
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La cible est la population à qui est destiné le message de communication. La cible doit
être définie clairement. Elle doit être hiérarchisée en cible principale ou cœur de cible
et en cible secondaire.
Un message de communication peut avoir comme cible :
- Les prescripteurs
- Les acheteurs
- Les consommateurs,
- Les leaders d’opinion
- Les autorités publiques
- La force de vente
- Les distributeurs
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- Un ton : façon dont le message est mis en forme. Le ton peut être
chaleureux, convivial, sérieux, humoristique.
Exemple : OMO à la mousse active plus, vous n’attendrez plus pour laver les linges.
Axe : nettoie vite les linges
Bénéfice : plus besoin d’attendre longtemps
Preuve : démonstration
Ton : le message peut se dire avec un ton de sérieux
b- la star stratégie
Selon la star stratégie, la marque est comme une personne avec les trois
caractéristiques suivantes : le physique, le caractère, le style.
- Un physique : il dit ce que fait la marque, ce qu’elle apporte, sa
caractéristique…
- Un caractère : il indique ce qu’est la marque ou le produit, sa nature profonde.
- Un style : c’est la manière d’être, de s’exprimer de la marque ou du produit.
La star stratégie s’appuie sur le caractère et le style pour présenter le produit comme
une vedette, une star au delà de son aspect physique.
Exemple : Renault kugar : la caméra de recule, une autre façon de voir la vie.
Physique : il possède une camera de recule
Caractère : il permet de garer la voiture dans un endroit étroit, même en regardant
par devant
Style : il simplifie et facilite la conduite
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- La nature du produit (s’il y a nécessité de démonstration, la télévision est la
plus appropriée)
- La nature de la cible (la presse n’est pas appropriée pour un message destiné
aux enfants)
- L’audience (en terme de nombre de personne et de comportement face aux
médias)
- Le délai nécessaire de mise en œuvre (un message radio est opérationnel dans
quelques heures)
- Les médias choisis par les concurrents.
Remarque : lorsqu’une entreprise utilise simultanément plusieurs médias, on parle de
mix-média.
b- Le choix des supports
Il se fait en fonction de l’audience du support.
L’audience est constituée par l’ensemble des personnes qui fréquentent un support
(lecteur, auditeur, spectateur…). Trois données sont utilisées pour sélectionner un
support.
- L’audience utile : c’est la partie de l’audience totale du support qui correspond
aux caractéristiques de la cible définie.
Exemple : l’audience des films de 19h est constitué de 80% de femmes. Ce qui
représente 50% de la population des femmes.
Audience Cible
Totale
Audience
Utile
- L’échelle d’économie : elle détermine le coût pour mille (1000) audiences
utiles.
- L’échelle de puissance : elle mesure l’impact du message sur la cible. Elle
permet de choisir le support en fonction du nombre de prospects utiles
touchés
I- LA PUBLICITE
1- Définition
La publicité est l’ensemble des moyens de communication destinés à informer le
public sur une entreprise ou sur son produit à travers les médias.
Elle a pour but de « tirer » le client vers le produit (on parle d’action PULL) et s’inscrit
dans la durée.
2- Différents types de publicité
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Il existe différents types de publicité :
Société de production
Société d’étude
4.1- l’annonceur :
C’est une personne physique ou morale qui désire informer une cible à travers la
publicité.
Cette information peut porter sur un produit, une marque, un évènement ou elle-
même.
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4.5- Média
Un média est un ensemble de support de même nature.
4.6- Régie
Une régie est une société qui commercialise des espaces publicitaires pour le compte
d’un ou de plusieurs supports. Exemple : RTI publicité pour RTI1.
4.7- Support
Un support est un véhicule particulier de transmission de message.
4.8- cible
La cible est la population à qui est destiné le message.
5- La démarche de création publicitaire
La démarche de création publicitaire englobe les étapes suivantes :
1ere étape : la définition d’un objectif
L’objectif doit indiquer une intention, une proportion et un délai (voir 3.2)
2eme étape : la définition de la cible
La cible est le public visé par le message. Elle doit être définie de la façon la plus
précise possible.
Cette définition sert à adapter le message, à choisir le médium (celui qui va lire le
message) et le canal de transmission.
3eme étape : la définition de l’axe publicitaire
L’axe publicitaire est l’argument central du message.
Il est défini en fonction du comportement observable des consommateurs.
Il peut être faire aimer, faire connaitre, fidéliser, faire acheter…
4eme étape : l’élaboration du thème
Le thème est la traduction publicitaire de l’axe sous la forme d’un slogan publicitaire
ou d’une image.
5eme étape : l’élaboration de la stratégie créative.
(Voir leçon 1 : 3.5)
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1- Définition
La promotion des ventes est toute forme de communication qui accorde un avantage
exceptionnel sur une période à une cible en vue de déclencher une augmentation
rapide des ventes.
Ainsi, on dit que la promotion est une action qui pousse le produit vers les
consommateurs « action push ».
2- Cibles
La promotion des ventes a quatre principales cibles qui sont :
Les consommateurs, les distributeurs, les prescripteurs et la force de vente.
3- Principaux objectifs
Toute campagne de promotion vise des objectifs. Ces objectifs varient selon la cible
visée. Ainsi, pour chaque cible nous pouvons donner quelques objectifs.
3.1- par rapport aux consommateurs
L’entreprise peut se fixer les objectifs suivants :
- Augmenter sa part de marché ;
- Faire connaitre le produit ;
- Fidéliser le consommateur
Exemple : essai gratuit d’un nouveau produit.
3.2- par rapport aux distributeurs
L’entreprise recherche à faire commander davantage de produits.
SATOCI lance un concours offrant un véhicule au meilleur distributeur.
3.3- par rapport aux prescripteurs
L’entreprise cherche à créer une attitude favorable des prescripteurs afin qu’ils
recommandent le produit aux consommateurs.
Exemple : échantillon gratuit de cahier SATOCI donné aux directeurs d’école primaire.
3.4- par rapport à la force de vente
L’entreprise cherche à accroitre ses ventes. Ses actions vont amener les vendeurs à
accélérer la prospection et la prise de commande.
Exemple : prime promotionnelle à la quantité vendue.
4- Principales techniques
Il existe une diversité de techniques de promotion des ventes. Elles peuvent être
rassemblées par groupes homogènes appelés famille de techniques de promotion des
ventes.
4.1- Familles de techniques de promotion des ventes.
On distingue quatre familles.
a- Les offres de prix
Ensemble des techniques qui proposent un avantage sur le prix du produit.
b- Les primes
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Ensemble des techniques liées à l’achat du produit. Certaines permettent, après un
certain volume d’achat d’obtenir un cadeau.
c- Les essais et échantillonnages
Elles sont utilisées pour réduire le risque perçu par les consommateurs dans l’achat
du produit.
d- Les jeux et concours
Ce sont les compétitions permettant au consommateur d’espérer un gain en
participant (avec obligation d’achat ou non).
4.2- Quelques techniques usuelles selon les familles.
a- Techniques d’offres de prix
Prix spécial : c’est un prix chiffré, sans formulation du montant de la réduction
ou d’un prix de référence et sans indicateur sur l’emballage.
Gratuit inclus : type de réduction immédiate exprimé en pourcentage de
gratuité.
Prix de remboursement : remboursement intégral ou partiel du prix d’achat
d’un produit sur présentation d’un certain nombre d’emballages comme
preuve d’achat.
Bon de réduction : titre donnant droit à une réduction à déduire sur un ou
plusieurs articles.
Vente par lot : vente groupée dans un conditionnement commun ou par lot de
deux ou plusieurs produits.
Reprise de produit : offre d’une somme forfaitaire à valoir sur achat du produit
de remplacement
b- Techniques de primes
Prime directe : objet obtenu par l’acheteur d’un produit au moment de l’acte
d’achat ou de vente.
Prime différée : objet obtenu de façon différée par rapport à l’acte d’achat ou
de vente.
Prime produit : prime constituée d’un article différent du produit acheté.
Prime sur emballage : emballage exceptionnel facilitant l’offre du produit et
récupérable par les consommateurs.
Prime évènement : objet exploitant un évènement exceptionnel.
Prime animation : objet donné en contrepartie d’un achat par une animatrice
ou un animateur.
c- Techniques des essais et échantillonnages
Essai gratuit : mise à disposition gratuite d’un produit pendant une durée
suffisante pour apprécier ses qualités.
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Echantillon : permet de faire essayer un nouveau produit en l’offrant avec un
produit déjà commercialisé.
Démonstration ou dégustation : permet d’apprécier les qualités d’un produit
dans les situations d’utilisation ou de consommation.
NB : l’offre est habituellement accompagnée d’une incitation à l’acte d’achat
(bon de réduction, prime directe).
Satisfait ou remboursé : remboursement du prix d’un produit en cas de non
satisfaction après son utilisation.
d- Techniques de jeux et concours
Concours : épreuve sans intervention du hasard et faisant à la sagacité ou au
talent des participants.
Jeu et loterie : jeu dont les résultats sont liés au hasard sans obligation d’achat
et sans participation financière.
Instant gagnant : jeu dont les résultats sont donnés immédiatement, souvent à
la télévision ou lors de l’animation.
Jeu de mariage : forme de jeu fondé sur le principe de la découverte de
produits identiques ou complémentaires.
Winner per store : jeu organisé par une marque dont les gagnants sont définis
au niveau de chaque magasin.
4.3- Autres techniques de promotion
A ces grandes familles, il faut ajouter certaines techniques telles que :
Promotion sur le lieu de vente (PLV)
Animation d’un point de vente par des personnes (artiste, star…) ou simplement par
sonorisation afin de faire connaitre la promotion.
Vidéo sur le lieu de vente (VLV)
Diffusion répétée d’un film vantant un produit et informant de sa promotion.
Série limitée
Article exceptionnel, commercialisé ponctuellement à l’occasion d’un évènement.
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Le marketing direct sert à :
- Développer les ventes
- Faire le suivi des ventes
- Prospecter
- Fidéliser
3- Principales techniques
3-1- Le mailing ou publipostage
Cette technique consiste à envoyer des catalogues, des lettres, des prospectus,
des dépliants… à un client ou prospect afin de vendre un produit. Traditionnellement,
il se faisait par voie postale. Il a pris plusieurs formes ces dernières années : le mailing
par télécopie. Ce sont les messages téléphoniques.
Messagerie électronique
Messagerie vocale
3-2- Le face à face
C’est la plus ancienne des méthodes de vente au cours de laquelle le vendeur et
l’acheteur se voient physiquement et discutent le prix du produit.
3-3- Le phoning
Il est la vente qui se fait à partir du téléphone, et donc le téléphone est
l’élément essentiel de la vente.
3-4- Le e-mailing
C’est la vente qui se fait à partir des e-mails.
NB : l’outil indispensable du marketing direct est le fichier client. Il représente la
mémoire de l’entreprise en matière commerciale. Sans ce fichier, l’entreprise ne
dispose d’aucune source d’information sur le client.
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