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Projet 2 - AEP Par La Méthode de lONUDI

La méthode de l'ONUDI pour l'analyse économique des projets se base sur le calcul des prix de référence pour l'investissement, la main-d'œuvre et les devises, en tenant compte de la valeur sociale des biens et services. Elle se distingue de la méthode de la Banque Mondiale par sa manière de corriger les flux financiers et d'évaluer la rentabilité sans dissocier rentabilité économique et sociale. L'approche implique plusieurs étapes, notamment l'élimination des transferts, l'ajustement des prix de marché, et la prise en compte des bénéfices régionaux pour évaluer la rentabilité globale d'un projet.

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Projet 2 - AEP Par La Méthode de lONUDI

La méthode de l'ONUDI pour l'analyse économique des projets se base sur le calcul des prix de référence pour l'investissement, la main-d'œuvre et les devises, en tenant compte de la valeur sociale des biens et services. Elle se distingue de la méthode de la Banque Mondiale par sa manière de corriger les flux financiers et d'évaluer la rentabilité sans dissocier rentabilité économique et sociale. L'approche implique plusieurs étapes, notamment l'élimination des transferts, l'ajustement des prix de marché, et la prise en compte des bénéfices régionaux pour évaluer la rentabilité globale d'un projet.

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Analyse économique des

Projets
(l’approche ONUDI de la méthode des
prix de référence)
I.2. la méthode de l’ONUDI
 La méthode de l’ONUDI repose sur le même
principe que celle de la BM :
 Les transferts ne constituent ni coûts ni
avantages,
 Les prix de marché ne reflètent pas la valeur
sociale des biens et services échangés.
I.2. la méthode de l’ONUDI
 Toutefois, elle diffère de la méthode de la BM sur :
 Le calcul des prix de référence
 La méthode de correction
 L’indicateur de rentabilité
 La méthode de l’ONUDI ne dissocie pas la
rentabilité économique de la rentabilité.
I.2.1. les prix de référence
 Trois prix de référence sont calculés :
 Le prix de référence de l’investissement,
 Le prix de référence de la main d’œuvre,
 Le prix de référence des devises.
a. le prix de référence de
l’investissement
 La méthode de l’ONUDI repose sur une assertion forte
selon laquelle le franc épargné (donc investi) a plus de
valeur que le franc consommé.
 Le revenu généré par le projet sera réparti entre
consommation et épargne.
 L’impact du projet sera mesuré sur la consommation.
a. le prix de référence de
l’investissement
 Pour cela, tout franc épargné ou investi sera converti
en unité de consommation par le prix de référence de
l’investissement noté PINV.
 Le prix de référence de l’investissement est le nombre
d’unité de consommation que représente une unité
d’investissement.
a. le prix de référence de
l’investissement
Notons par :
 q, le rendement marginal du capital dans l’économie
 s, la propension marginale à épargner de l’économie
 i, le taux d’actualisation
a. le prix de référence de
l’investissement
 Le rendement du capital investi q est tel que chaque
unité épargnée et donc investie rapporte q de revenu.
 Considérons un (1) franc d’épargne ou d’investissement
et calculons sur une période de n années les flux de
revenu, d’épargne et de consommation générés par ce
franc d’investissement.
a. le prix de référence de
l’investissement
 À la première période, le franc investi rapporte q
de revenu qui sera réparti entre consommation (1-
s)q et épargne sq.
 À la période suivante l’investissement devient
(1+sq) qui rapporte q(1+sq) de revenu réparti entre
consommation (1-s)q(1+sq) et épargne sq(1+sq)
 Etc…
a. le prix de référence de
l’investissement
Période Investisse Revenu Epargne Consomma
ment généré tion
0 1

1 1+ sq q sq (1-s)q

2 (1+sq)² q(1+sq) sq(1 +sq) (1-s)q(1+sq)

3 (1+sq)3 q(1+sq)² sq(1+sq)² (1-s)q(1+sq)²

n (1+sq)n q(1+sq)n-1 sq(1+sq)n-1 (1-s)q(1+sq)n-1

Total
a. le prix de référence de
l’investissement
 Le franc investi a généré un flux cumulatif de revenu,
d’épargne et de consommation.
 En faisant la somme actualisée des flux de
consommation générés par le franc investi et les flux
d’investissement qu’il a induit, on obtient le prix de
référence de l’investissement (Pinv)
a. le prix de référence de
l’investissement
P INV

t n
1  s  q1  sq 
t 1

t 1 1  i t

P INV 
1 s q  t n
 
 1  sq 
t 1


1  i  t 1  1  i 
nous avons la somme d' une suite géométrique de raison
t 1
 1  sq 
 
 1 i 
a. le prix de référence de
l’investissement
 1  sq 
n

1  
P INV 
1  s q
  1 i 
1  i   1  sq 
1  
 1 i 
puisque n tend vers l' infini

P INV

1  s q

1 i
1  i  i  sq

P INV

1  s q
i  sq
b. Le prix de référence de la
main d’œuvre
 La méthode de l’ONUDI distingue :
 un coût direct noté Z
 Un coût indirect noté CI
 Le coût direct est un coût d’opportunité mesuré
par la perte de production du fait du transfert de la
main d’œuvre d’un autre secteur de l’activité
économique vers le projet.
 Si la main d’œuvre était précédemment au
chômage Z = 0.
b. Le prix de référence de la
main d’œuvre
 Le coût indirect de la main d’œuvre part du
postulat que l’argent possédé par l’entrepreneur a
plus de valeur que l’argent possédé par le
travailleur.
 Cette affirmation se justifie par le fait que :
 La propension à épargner du capitaliste est supérieur à
celle de la main d’œuvre
 Les revenus sont convertis en unité de consommation.
b. Le prix de référence de la
main d’œuvre
 Le coût indirect est donc la perte de valeur sociale
lorsque que le salaire passe de l’entrepreneur au
salarié.
 Il est calculé comme la différence entre le salaire
lorsqu’il est possédé par l’entrepreneur et converti en
unité de consommation et le salaire lorsqu’il est
possédé par le travailleur et converti en unité de
consommation.
b. Le prix de référence de la
main d’œuvre
 Notons par sc et sw les propensions à épargner
respectivement des entrepreneurs et des travailleurs.
 Avec sc supérieur à sw.
 Le salaire W détenu par l’entrepreneur est :
(1- sc)W + sc PINVW
 Le salaire W détenu par le travailleur est
(1- sw)W + sw PINVW
b. Le prix de référence de la
main d’œuvre
 Le coût indirect de la main d’œuvre est :
 CI = ((1- sc)W + sc PINVW) –
((1- sw)W + sw PINVW)
CI = (sw- sc)W + (sc- sw) PINVW
CI = w((sw- sc) + (sc- sw) PINV)
CI = W(sc- sw)(PINV -1)
b. Le prix de référence de la
main d’œuvre
 Le taux de salaire de référence est :
TSR = Z + W(sc- sw)(PINV -1)
 On corrige alors les éléments de main d’œuvre en
utilisant la prime à la main d’œuvre notée
généralement par λ
λ= (TSR/TSO) -1
c. Le prix de référence des
devises
 Comme avec la méthode standard le taux de référence
des devises est estimé à partir de la prime de change
notée φ
 Φ = (TCR/TCO) -1
 Avec (TCR/TCO) = facteur de change
c. Le prix de référence des
devises P i n M
   fi  i
int
1
i 1 P
i

Avec
n, le nombre de marchandises
fi, la proportion que représente le bien i dans
l’ensemble des biens
PM, prix de marché
pint, le prix international du bien
I.2. 2. Les différentes étapes de
la méthode
 La méthode de l’ONUDI part de l’analyse financière et
corrige les différents flux en cinq étapes:
 Élimination des flux de transfert
 Correction des prix de marché par les prix de référence
 Conversion du revenu généré par le projet en unité de consommation
 Prise en en compte l’objectif d’équité en appréciant l’impact du projet dans
la zone d’implantation.
 Calcul d’un indicateur qui prend en compte la création de richesse et la
réduction des inégalités.
Étape 1 : approximation par les
prix de marché
 Les coûts et les avantages sont évalués comme en
analyse financière avec les prix de marché.
 On part de l’hypothèse que les prix de marché
reflètent fidèlement les valeurs des ressources
pour la collectivité.
 Cependant les coûts et les avantages seront estimés
en se plaçant du point de vue de la collectivité
nationale.
Étape 1 : approximation par les
prix de marché
 Ce qui signifie que les transferts ne seront pas pris en
compte puisque ne constituant ni coût ni avantage
lorsqu’on se place du point de vue de la collectivité.
 On calcul alors un indicateur noté MC (Market Cost)
qui est équivalent à la VAN financière mais hors
transferts.
Étape 2 : ajustement par les
prix de référence
 Dans cette étape, on corrige les valeurs financières des
éléments de main d’œuvre (noté L) et des éléments de
devise (noté F) pour obtenir leurs valeurs sociales.
λ= TSR/TSO-1 où
TSR=(1+λ)TSO = TSO + λTSO
Φ=TCR/TCO-1 où
TCR = (1+ Φ)TCO = TCO + ΦTCO
Étape 2 : ajustement par les
prix de référence
 La correction se fait en ajustant MC de λ L et Φ F.
 L’indicateur ainsi calculé est notée SC (Social Cost) et
est l’équivalent de la VAN économique dans la
méthode de la Banque Mondiale
SC = MC + λ L + ΦF
Étape 3 : introduction du prix de
référence de l’investissement
 Cette étape consiste à convertir le revenu en unité de
consommation.
 Pour cela le revenu SC est réparti entre les différents
groupes sociaux participants au projet.
 Pour chaque groupe le revenu est réparti entre
consommation et épargne.
Étape 3 : introduction du prix de
référence de l’investissement
 La partie épargnée sera convertie en unité de
consommation en utilisant le PINV.
 Pour un groupe i :
 Ci = (1-si)SCi + si x SCi x PINV
 SCi est le revenu du groupe i
 si est la propension marginale à épargner du groupe i.
Étape 3 : introduction du prix de
référence de l’investissement
 Ci est le revenu du groupe i converti en unité de
consommation.
 Le SC converti en unité de consommation devient C
 Avec C la somme des Ci.
 C est le bénéfice issu de l’objectif d’efficience c’est-à-
dire de création de richesse.
Étape 4 : introduction des
bénéfices régionaux
 Un projet d’investissement se traduit par une
distribution directe de revenu dans la région
d’implantation du projet.
 Une partie de ces revenus est redépensée dans la
localité créant de nouveaux revenus etc.
 Ces revenus directs et indirects constituent les
bénéfices du point de vue de la redistribution.
Étape 4 : introduction des
bénéfices régionaux
 Soit R le revenu directement versé dans la localité
 α la propension à redépenser le revenu dans la localité
 Le revenu R sera dépensé dans la localité à
concurrence de αR. Cette dépense correspondant à un
revenu sera redépensée à concurrence de α²R et ainsi
de suite.
Étape 4 : introduction des
bénéfices régionaux
 La somme de ces flux successifs de revenu est
donnée par :
RT = R + α R + α²R +….+ αnR
= R (1+ α + α²+…+ αn)

 Nous avons la somme d’une suite géométrique de


raison α.  1 -  n 1 
RT  R  
 1 -  
 n 1 tend vers 0 puisque n tend vers 
R
RT 
1-
Étape 5 : bénéfice global
 On peut maintenant calculer le bénéfice global du
projet qui doit tenir compte du bénéfice du point de
vue de la consommation globale (objectif d’efficience)
C et du bénéfice du point de vue de la redistribution
(objectif d’équité) RT.
Étape 5 : bénéfice global
 BT = C + ε RT
 ε est un coefficient de d’arbitrage entre les deux
objectifs (efficience et équité).
 Il mesure l’arbitrage du gouvernement entre les deux
objectifs.
Étape 5 : bénéfice global
 Si BT est positif, on pourra conclu que le projet est
socialement ou économique rentable du point de vue
de la méthode de l’ONUDI.
 Pour rappel : La méthode ne dissocie pas rentabilité
économique de rentabilité sociale.

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