Diabète pédiatrique à l'EPH d'Ouargla
Diabète pédiatrique à l'EPH d'Ouargla
Faculté de Médecine
Département de Médecine
Présenté par :
BOUKERCHE Imane
Encadré par :
Dr. BENHACENE Nassima
Année Universitaire
2020-2021
Université KASDI Merbah Ouargla
Faculté de Médecine
Département de Médecine
Présenté par :
BOUKERCHE Imane
Encadré par :
Dr. BENHACENE Nassima
Année Universitaire
2020-2021
REMERCIEMENTS
Nous remercions en premier lieu ALLAH le tous puissant de nous avoir donné à
l’homme le pouvoir de raisonner, d‘exploiter et d’expliquer les vérités de l’univers, et
de nous avoir donné la volonté et le courage d’élaborer ce travail.
Je tiens à remercier sincèrement les membres du jury qui me font le grand honneur
d’évaluer ce travail.
Je tiens également à remercier tous les enseignants qui ont intervenus durant notre
formation universitaire.
Merci à tous ceux qui ont participé de loin ou de près pour élaborer ce travail
I
DÉDICACE
Je dédie ce modeste travail :
A mes chers parents qui nous ont soutenus, qui
nous ont aidés à devenir ce que nous sommes, qui
nous ont prodigués de précieux conseils tout au
long de nos études
A toute la famille.
II
LISTE DES ABRÉVIATIONS
Ac : Anticorps
ADA : American Diabète Association
AGL : Acides gras libres
DT1 : Diabète de type 1
DT2 : Diabète de type 2
EPH : Etablissement Public Hospitalier
GAD : Anticorps anti glutamate décarboxylase
HbA1c : Hémoglobine glyquée
HGPO : Test d’hyperglycémie provoquée par voie orale
HLA : Humain leucocyte antigen
HTA : Hypertension artérielle
IA2 : Anticorps anti tyrosine phosphatase
IAA : Anticorps anti-insuline
ICA : Anticorps anti-ilots de Langerhans
ISPAD : International Society for Pediatric and Adolescent Diabetes
MODY : Maturity-onset diabètes in the Young
NICE : National Institute for Health and Care Excellence
NODAT : New-onset diabètes after transplantation
OMS : Organisation Mondial de Santé
T4 : Thyroxine
TSHus : Thyréostimuline ultra-sensible
ZnT8 : Transporteurs du zinc 8
III
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1:classification étiologique des diabètes sucrés ............................................ 3
Tableau 2: Objectifs (cibles) de glycémie et d'HbA1C chez l'enfant et l'adolescent
qui ont un DT1 ........................................................................................................... 15
Tableau 3: Caractéristiques cinétiques des insulines disponibles en Algérie ........... 18
Tableau 4 : Répartition des diabétiques selon le motif d’admission ........................ 34
Tableau 5 : répartition des patients selon l'HbA1c initiale ....................................... 36
Tableau 6 : Répartition des patients selon le peptide C ............................................ 40
Tableau 7 : Répartition des patients selon le bilan thyroïdien .................................. 40
IV
LISTE DES FIGURES
Figure 1:Résumé Histoire naturelle du DT1 par le schéma de G. Eisenbach ...................... 5
Figure 2: Physiopathologie du diabète de type 2 ................................................................. 8
Figure 3: Premières symptômes du DT1 ............................................................................ 10
Figure 4: Symptômes avancés du type 1 ............................................................................ 10
Figure 5 : Répartition des diabétiques selon le sexe........................................................... 32
Figure 6 : Répartition des diabétiques par tranche d’âge .................................................. 32
Figure 7 : Répartition des diabétiques de type 1 par sexe et tranche d’âge........................ 33
Figure 8 : Répartition des patients selon La glycémie ....................................................... 35
Figure 9 : Répartition des patients selon la glycosurie initiale ........................................... 35
Figure 10 : Répartition des patients selon l’acétonurie initiale .......................................... 36
Figure 11 : répartition des patients selon la Perturbation de l’urée ................................... 37
Figure 12: Répartition des patients selon Perturbation de la créatinine ............................. 38
Figure 13 : Répartition des patients selon la Perturbation du Triglycéride ....................... 39
Figure 14 : Répartition des patients selon la Perturbation du cholestérol .......................... 39
Figure 15 : Répartition des patients selon le schéma d’insuline ........................................ 41
Figure 16 : Répartition des patients selon la durée d’hospitalisation ................................. 42
Figure 17 : Répartition des cas selon la saison d’apparition .............................................. 43
V
TABLE DES MATIERES
chapitre I : ........................................................................................................................ 1
chapitre II : ...................................................................................................................... 28
VI
II.5. Critère d’inclusion : ........................................................................................... 29
III.3. Répartition des diabétiques de type 1 par sexe et tranche d’âge : ................. 33
VII
III.12. Répartition des cas selon la saison d’apparition : ...................................... 43
Bibliographie ..................................................................................................................... 56
Annexes ………………………………………………………………………………60
VIII
RÉSUMÉ
Le Diabète de l’enfant est une pathologie très fréquente et source de complications
redoutables . Le but de cette étude est de de décrire les aspects cliniques et para
cliniques du diabète de l’enfant et l’adolescent au service de pédiatrie à l’EPH
Mohammed Boudiaf d’Ouargla entre 2019 -2020. C’est une étude rétrospective,
portant sur 86 enfants dont la tranche d’âge la plus touchée est de 6-15 ans par le
DT1 avec une prédominance masculine .Le diagnostic du diabète était faite au stade
de cétose diabétique dans 58,8 % des cas et souvent en automne.
Sur le plan para-clinique :
- 66,15 % des cas avaient une glycémie initiale 3-6 g/L.
- la glycosurie varie entre 2+ et 3+ et l’acétonurie souvent 3+.
- l’HbA1c initiale varie entre 9-13 % chez 29% de nos patients parmi les 55,9 %
des patients.
- La majorité des cas n’avaient pas de perturbation de l’urée et de la créatinine.
- La majorité des cas n’avaient pas une perturbation du Triglycéride ni du
cholestérol.
- Quatre patients qui ont bénéficié d’un bilan thyroïdien à la phase aiguë, trois
patients avaient des valeurs de TSHus et de T4 inférieures à la normale.
- Un 1 seul patient qui a bénéficié d’un dosage des Ac anti-transglutaminase et
Ac .anti-gliadine à la phase aiguë qui est revenu positif chez ce patient.
Sur le plan thérapeutique, Le schéma le plus utilisé chez nos enfants est le schéma
basal bolus.
En conclusion, la cétose diabétique doit être diagnostiquée précocement pour
prévenir ses complications, d’où l’intérêt des campagnes de sensibilisation adressées
aux professionnels de santé et à la population générale pour poser le diagnostic avant
le stade de l’acidocétose sévère.
Mots clés : diabète de type 1, enfants, cétose diabétique, prévention, aspects cliniques et
para cliniques
IX
ABSTRACT
X
ملخص
يُعد السكري لدى االطفال من األمراض الشائعة جدًا ومصد ًرا لمضاعفات رهيبة .الهدف من هذه الدراسة هو
وصف الجوانب السريرية وشبه السريرية لمرض السكري لدى األطفال والمراهقين في قسم طب األطفال
إنها دراسة بأثر رجعي ،شملت 68طفلً اغلبهم ذكور (2019-0202).بمستشفى محمد بوضياف بورقلة
الفئة العمرية االكثر تضررا هي ما بين 51-8سنة.
تم تشخيص داء السكري الخاضع لألنسولين في المرحلة الكيتوزية عند ٪16.6من الحاالت وغالبًا في فصل
الخريف.
على المستوى شبه السريري :
66,15%-من الحاالت التي كان لديها سكر دم بدئي محصور بين 8-3جرام /لتر.
-بيلة سكرية تتراوح بين +0و +3وغالبًا ما تكون بيلة أسيتون . +3
-الهيموجلوبين السكري يتراوح بين 13-9%عند 29%حالة من بين 55,9%حالة مريض.
-غالبية الحاالت لم يكن لديها اضطرابات في اليوريا والكرياتينين .
-غالبية الحاالت لم يكن لديها اضطراب في الدهون الثلثية أو الكولسترول.
-أربعة مرضى خضعوا لفحص الغدة الدرقية في المرحلة الحادة ،وثلثة منهم لديهم انخفاض في هرمون
المنشط للغدة الدرقية وهرمون الغدة الدرقية الثيروكسين.
-مريض واحد فقط استفاد من تحليل السيلياك في المرحلة الحادة حيث كانت نتيجته موجبة.
-علجيًا ،النظام األكثر استخدا ًما في أطفالنا هو نظام البلعة-القاعدية.
في الختام ،يجب تشخيص الحالة الكيتونية السكري مبك ًرا للوقاية من مضاعفاتها ،ومن هنا جاء االهتمام بحملت
التوعية التي تستهدف المتخصصين في الرعاية الصحية وعامة السكان إلجراء التشخيص قبل مرحلة الحماض
الكيتوني السكري الشديد.
الكلمات المفتاحية :السكري من النوع األول ،األطفال ،الكيتوزية ،الوقاية ،الجوانب السريرية وشبه السريرية
XI
chapitre I :
PARTIE THÉORIQUE
1
I.1. Introduction:
La prévalence et l’incidence du diabète sont en augmentation constante ces
dernières décennies et ont atteint des taux épidémiques dans plusieurs pays (1).
En Algérie: < 10 % 000 avant 2000 puis ↗ ≈ 30 % 000 (forte incidence) (2).
Le diabète sucré, plus simplement appelé diabète, est une maladie grave, à long terme
ou ≪ chronique ≫.
S’il n’est pas maitrisé à long terme, le déficit en insuline peut endommager de
nombreux organes de l’organisme et entrainer des complications invalidantes et
potentiellement mortelles comme les maladies cardiovasculaires, les lésions
nerveuses, rénales et oculaires. Cependant, si le diabète est pris en charge de façon
appropriée, ces complications graves peuvent être retardées ou totalement évitées (3).
Ce travail a pour objectif :
général:
-Etudier le diabète de l’enfant et de l’adolescent dans le service de Pédiatrie.
spécifiques :
- Décrire les aspects cliniques et para cliniques du diabète de l’enfant et l’adolescent.
-Décrire le schéma thérapeutique réalisé à Ouargla.
I.2. Définition :
Le diabète de l’enfant est un désordre métabolique caractérisé par une
hyperglycémie chronique secondaire, le plus souvent, à un déficit de la sécrétion de
l’insuline, rarement à un déficit dans son action. (4)
2
Tableau 1:classification étiologique des diabètes sucrés
3
conservée les premières années après la découverte de la maladie mais ne permet
pas de répondre de façon suffisante à la résistance augmentée à
l’insuline, l’anamnèse familiale est en général positive.
Le diabète mono génique (MODY) : implique également un défaut de sécrétion
d’insuline mais en présence de cellules β intactes. Il s’agit en effet d’un défaut de
production d’insuline impliquant des mutations génétiques à différents niveaux.
Un âge inférieur à 25 ans lors du diagnostic, une anamnèse familiale positive
(transmission autosomale dominante), des faibles besoins en insuline et une
absence de signes cliniques de résistance à l’insuline (acanthosis nigricans, obésité,
etc.) doivent faire évoquer ce diagnostic.
Finalement, le diabète secondaire : peut résulter d’une endocrinopathie par le
biais d’un excès d’hormones (acromégalie, syndrome de Cushing, glucagonome ,
phéochromocytome, etc.), d’une atteinte du pancréas (pancréatite chronique,
pancréatectomie, mucoviscidose, etc.), dans le contexte de syndromes génétiques
ou encore médicamenteux (glucocorticoïdes, thiazides , agonistes β-adrénergiques,
etc.). Le diabète cortico-induit et le NODAT sont des types de diabète secondaires
à la prise de glucocorticoïdes et de médicaments antirejet respectivement. (1)
4
L'histoire naturelle du DT1 est mal connue. Elle est classiquement décrite en trois
phases :
une phase de latence, définie par la prédisposition génétique.
une phase préclinique, caractérisée par une activation du système
immunitaire contre les cellules d'îlots, au cours de laquelle des autoanticorps
et des lymphocytes T auto-réactifs sont détectables.
une phase clinique, hyper-glycémique, survenant lorsque environ 80 % des
cellules B ont été détruites. (8)
5
a) Terrain génétique :
Dans le DT1, il n’y a pas d’anomalie génétique (mutation), mais un terrain génétique
qui prédispose (terrain prédisposant) ou rend plus susceptible (terrain de
susceptibilité) aux processus qui détruisent les cellules β des îlots de Langerhans.
Le terrain génétique de susceptibilité est une combinaison de plusieurs gènes. Une
quarantaine de régions génétiques intervenant dans la prédisposition génétique au
DT 1 ont été localisées, mais seuls certains gènes ont été identifiés.
Le système HLA :
Il interviendrait pour environ la moitié de cette prédisposition génétique. Certains
gènes HLA prédisposent au DT1(les groupes HLA-DR3 ou DR4 sont trouvés chez
90% des personnes ayant un DT1), d’autres sont protecteurs. (6)
b) Environnement :
L’intervention de facteurs extérieurs à l’organisme (environnement) est nécessaire
pour déclencher la réaction auto-immune responsable du DT1.
Infections virales :
Ces facteurs sont encore mal connus, malgré de nombreuses études
épidémiologiques. Certaines infections virales pourraient faciliter « l’erreur » du
système immunitaire, du fait d’une ressemblance entre les protéines virales et des
antigènes par les cellules β.
Des anticorps ont été trouvés après des infections par divers virus (coxsackie B,
rubéole, rougeole, cytomégalovirus, virus d’Epstein-Barr, varicelle-zona).
Certains virus ont été retrouvés, de façon exceptionnelle, dans le pancréas des
personnes ayant un DT 1.
Après une rubéole congénitale (actuellement disparue grâce à la vaccination), des
anticorps sont trouvés avec une grande fréquence et le risque de diabète est très
supérieur à celui de la population générale.
Hygiène :
La fréquence du diabète augmente avec l’amélioration du niveau d’hygiène.
L’exposition réduite aux agents infectieux entraînerait une moins bonne immunité.
6
Facteurs nutritionnels :
Le rôle de facteurs nutritionnels fait l’objet de nombreuses études comme
l’introduction précoce des protéines du lait de vache ou l’introduction précoce du
gluten.
Autres facteurs :
D’autres facteurs d’environnement peuvent être impliqués mais sont encore mal
connus (vitamine D, toxiques…).
Idées reçues
Contrairement à ce que l’on peut penser, les maladies infectieuses ou le stress qui
précédent parfois de quelques semaines l’apparition du diabète n’ont rien à voir avec
les mécanismes de destruction des cellules β.
Ces événements peuvent tout au plus avancer (de quelques jours ou semaines)
l’apparition du diabète en augmentant les besoins en insuline, que le pancréas n’est
plus capable de fabriquer.
De plus, aucune étude n’a pu établir que les vaccinations augmentent le risque de
diabète. (6)
7
Physiopathologie :
L’homéostasie du glucose dépend de la balance entre la quantité d’insuline sécrétée
et la sensibilité des tissus périphériques à son action. La séquence des anomalies
menant au DT 2 chez l’enfant a été peu étudiée et reste débattue. L’étape initiale
semble être la résistance périphérique à l’insuline avec hyperinsulinisme
compensatoire. Ce n’est que lorsque la sécrétion d’insuline diminue suite à un
«épuisement» des cellules β que l’homéostasie du glucose est perturbée. Cette
défaillance progressive résulte de facteurs génétiques et acquis qui rendent les
cellules β vulnérables. La diminution de l’adiponectine circulante et la résistance à
la leptine chez les patients obèses favorisent l’apoptose des cellules β. Une fois
l’hyperglycémie établie, les taux de glucose élevés sont toxiques pour les cellules β.
(10)
8
Cette hormone est sécrétée par le pancréas sous forme inactive : pré-pro-insuline
puis, par clivage d’un certain nombre d’acides aminés apparait la pro-insuline qui
libère en quantité équimolaire l’insuline et le peptide c (peptide de connexion). Le
peptide c n’est pas doué d’activité biologique. (12)
9
I.7. Diagnostiquer un Diabète Chez L'enfant :
A. Clinique :
• Révélation classique par le syndrome cardinal: polyuro-polydipsie,
amaigrissement, polyphagie et asthénie.
10
- Comportement potomanie habituel
- Fatigue isolée
- Perte de poids avec anorexie
- Difficultés scolaires
- Douleurs abdominales et vomissements simulant une appendicite
- Constipation (l'hypokaliémie peut entraîner un ralentissement du transit
intestinal).
- Infections cutanées récidivantes.
• Attention, le diagnostic de diabète doit aussi être évoqué chez les nourrissons
(évolution beaucoup plus rapide car ils n'ont pas d'accès libre à l'eau). (14)
B. Confirmation Biologique :
Diagnostic biologique :
Critères pour le diagnostic de diabète sucré (ISPAD 2018) et (ADA 2020) : (15) (16)
11
Le test doit être effectué dans un laboratoire à l'aide d'une méthode
certifiée NGSP et normalisée par rapport au test DCCT.
12
I.8. Formes cliniques :
Chez l'enfant, la principale forme de diabète est le DT1 mais il y a d'autres formes
rares qui sont :
Diabète de type 2 : Comme chez l'adulte, le DT2 est lié à une insulinorésistance
et à un défaut de la sécrétion d'insuline (relatif et non absolu comme dans le type
1).Il est favorisé par l'obésité et la sédentarité. Les facteurs génétiques et
ethniques sont essentiels. (19)
Le diabète néonatal : Le diabète néonatal se manifeste dans les premiers jours
ou les premières semaines de vie. Il est très rare. Il peut-être permanent (le
traitement ne peut pas être arrêté) ou transitoire (l’insuline peut être arrêtée, en
général avant l’âge de 6 mois, mais une récidive du diabète est possible à la
puberté ou à l’âge adulte).
Enfin, il a une origine génétique : plusieurs gènes sont connus. (20)
Diabète du nourrisson :
de plus en plus fréquent.
Diagnostic tardif.
Diabète instable.
Révélé souvent par une déshydratation, bronchiolite.
Hypoglycémies fréquentes sévères souvent nocturnes.
Prise en charge est difficile, intérêt de la pompe à insuline (4)
Diabète de l'adolescent : le diabète chez l'adolescent est souvent difficile à
équilibrer. (problèmes psychologiques fréquents). (21)
Formes évolutives :
Formes avec rémission ou lune de miel.
Critères de rémission partielle : Glycémies normales et hémoglobine glyquée
inférieure à avec des doses d'insuline inferieures à 0,5 U/kg/24h.
Cette période varie de quelques jours à quelques mois (21)
Formes associées
a. Endocrinopathies : maladie d’Addison, hyperthyroïdie, hyper-parathyroïdie
,thyroïdite auto-immune , hypothyroïdie ,insuffisance gonadique
b. Autres maladies auto-immunes : Maladie cœliaque fréquente au cours DT1,
hépatite chronique, maladie de Biermer, myasthénie. (21)
13
Formes rares de D.I.D :
a. Diabète et processus lésionnel pancréatique diffus :
Mucoviscidose, hémoglobinopathies (hémochromatose secondaire)
Cystinose, syndrome hémolytique et urémique.
b. Diabète survenant dans le cadre de syndromes génétiques complexes :
- Syndrome de WOLFRAM : association d'un DT1 avec une atrophie optique,
une surdité, diabète insipide.
- Anomalies génétiques : trisomie 21, syndrome klinefelter, syndrome de
Turner
- Maladies neuromusculaires ou dégénératives héréditaires
Syndrome de Laurence-Moon-Biedel
Syndrome de Prader-labhart-Willi. (21)
14
I.9. Prise en charge du diabète type 1 :
La prise en charge de l'enfant diabétique doit être multidisciplinaire.
L'équilibre glycémique représente le principal objectif de la prise en charge, avec un
maintien de l'HbA1c < 7 %, à moduler selon les enfants et les situations particulières
(ISPAD, 2018). (22)
HbA1C (%)
15
Insulinothérapie qui doit se rapprocher le maximum possible à la sécrétion
physiologique de l’insuline
La prise en charge des complications aigues.
Le traitement des pathologies associées
L’activité physique
I.9.1. Insulinothérapie :
A. Généralités :
Elle est débutée en hospitalisation, accompagnée d'une éducation thérapeutique.
L'enfant et sa famille doivent parfaitement comprendre : les modalités d'injection,
l'auto surveillance (glycémie capillaire) avec report sur un carnet dédié, les objectifs
glycémiques, et les adaptations de doses (en fonction des résultats glycémiques, des
apports glucidiques aux repas, de l'activité physique ou d'une situation infectieuse).
(22)
16
Choix du schéma d’insulinothérapie :
Dépendra de nombreux facteurs : Age, durée du diabète, mode de vie (habitudes
alimentaires, emploi du temps, école, engagements au travail, etc.), Objectifs de
contrôle métabolique, préférences individuelles du patient / de la famille.
17
Tableau 3: Caractéristiques cinétiques des insulines disponibles en Algérie (25)
C. Surveillance de l’insulinothérapie :
1) Accidents et incidents lié à l’insulinothérapie :
1.1) Hypoglycémies :
L’hypoglycémie est l’accident le plus fréquent et le plus redouté par le patient.
1.2) Lipodystrophies :
- les lipoatrophies : elles résultent de la perte du tissu graisseux au point
d’injection avec formation d’une dépression arrondie ou ovalaire de la peau.
- Les lipohypertrophies : ce sont des hypertrophies du tissu sous-cutané en
rapport avec la répétition des injections dans le même site, observées avec les
insulines humaines.
1.3) Réactions allergiques :
Elles sont devenues exceptionnelles avec les insulines humaines. A part de rares
petites réactions locales au niveau des points d’injections (25)
18
2) Moyens de surveillance de l’insulinothérapie :
Le diabétique doit surveiller quotidiennement son équilibre glycémique afin
d’adapter les doses d’insuline de chaque injection = l’auto surveillance.
2.1) Glycémie capillaire : grâce aux lecteurs de glycémies un cycle glycémique peut
être réalisé : une glycémie le matin à jeun, deux glycémies préprandiales, deux
glycémies postprandiales et une glycémie au coucher.
*Carnet de surveillance : tout patient diabétique doit disposer d’un cahier de
surveillance où seront notés quotidiennement : les résultats des glycémies capillaires,
la chimie des urines, l’heure et les circonstances des éventuels malaises
hypoglycémiques…
2.2) Bandelette urinaire : utile pour dépister les corps cétoniques+++
2.3) le dosage des protéines glyquées :
*HbA1C : renseigne sur l’équilibre glycémique des 3 mois précédant son dosage.
*Fructosamine: c’est l’ensemble des protéines glycosylées qui renseignent sur l’état
de l’équilibre glycémique à court terme : 15 jours. (25)
A. Alimentation :
19
- Pour trois injections : trois repas et un goûter peu hyperglycémiant à 16
heures
Apports lipidiques : 30 à 35 % de la ration totale.
Eviter les lipides saturés : beurre, viande grasse, fromages, crème, fraîche.
Utiliser les lipides mono et polyinsaturés : soja, mais, olive, tournesol.
Apports protidiques : 15 à 20 % de la ration calorique.
Répartition :
- Petit déjeuner 8 H : 30 %,
- Déjeuner : 30%
- Dîner : %30 %
- Collation de 10 h : 10%
- Grignotages : 0%
Les repas et collations seront administrés à heures régulières. (26)
B. Activités physiques :
Les activités physiques sont à encourager chez l’enfant diabétique. L’hypoglycémie
est une complication majeure de l’effort, assez souvent à distance de l’effort lui-même
(la nuit par exemple pour un effort physique dans l’après-midi). Toutefois, l’enfant et
les parents doivent savoir qu’une activité physique intense peut favoriser l’apparition
d’une acidocétose si l’équilibre glycémique est médiocre. L’expérience doit permettre
à l’enfant diabétique de mettre au point un schéma approprié pour les activités
physiques prévues. Certains enfants n’ont presque pas besoin d’adaptation, tandis que
d’autres doivent diminuer leur dose, insuline de 10% ou augmenter leur apport de
glucides. (27)
20
C. Éducation thérapeutique :
C.1 Intérêt :
Au cours de la journée et durant toute sa vie, l’enfant diabétique (et / ou ses parents) est
appelé à mettre en œuvre des actions complexes qui s’inscrivent dans différentes
dimensions :
1. Les auto- soins : injection de l’insuline.
2. L’auto-vigilance : reconnaissance des symptômes
3. L’auto-surveillance : auto surveillance glycémique et urinaire.
4. La résolution de problèmes thérapeutiques : ajustement de la dose d’insuline.
5. Les rapports sociaux : scolarité, jeux, famille.
6. L’action dans des situations d’urgence.
Il est donc essentiel de leur donner les moyens, par l’éducation thérapeutique, d’agir de façon
autonome. Il est établi que mieux le malade connaît sa maladie, moins il la craint, et plus il
est capable d’adhérer au traitement et de la gérer correctement. L’éducation thérapeutique
permet, ainsi, l’amélioration de l’équilibre glycémique et par conséquence la diminution des
dépenses de soins. Cette diminution est liée, d’une part, à la diminution du nombre des
hospitalisations pour complications aiguës ; et d’autre part à la diminution des complications
à long terme (la voie de dépense la plus importante en terme du diabète).
21
C’est ainsi que le temps dédié à l’éducation thérapeutique chez l’enfant est plus important
que chez l’adulte.
C.3 Équipe :
La prise en charge globale de l’enfant atteint de maladie chronique doit être menée par une
équipe pluri professionnelle spécialisée (pédiatres, infirmiers éducateurs, diététicien,
psychologue, assistante sociale, ...) qui travaille en interdisciplinarité ; ensemble et en
partenariat avec le patient, ses parents et tous les acteurs impliqués dans ses soins. Les
missions de chacun sont complémentaires (soins, conseils, éducation technique ou
nutritionnelle, support psychologique ou social …) et toujours inscrites dans le temps avec
un suivi continu.
Les compétences à acquérir par chaque membre de l’équipe pédiatrique interdisciplinaire se
situent au-delà des compétences biomédicales qui sont nécessaires mais non suffisantes.
Elles doivent être complétées par d’autres compétences spécifiques : psychologie de l’enfant
et de l’adolescent, pédagogie, communication avec l’enfant/ l’adolescent, et guidance des
parents, associées à une aptitude au travail en équipe et en réseau autour de l’enfant malade.
22
C.5 Éducation thérapeutique de suivi :
L’éducation thérapeutique lors du suivi s’organise avec le médecin référent de l’enfant soit
en séances individuelles, soit en séances collectives regroupant des enfants de même âge
autour des objectifs d’apprentissage communs. La constitution de groupes d’âge différents
est également envisageable. Le déroulement d’un programme se fait sur plusieurs séances.
D’un niveau de connaissances, il est important de progresser vers une autonomie de
réalisation puis, chez l’adolescent, une autonomie de décision.
23
I.10. Complications :
B. L’acidocétose diabétique :
Peut-être révélatrice d’un diabète jusqu’alors méconnu ou bien traduire une
insuffisance d’insuline.
C’est la conséquence d’un déficit insulinique profond. Si elle survient en dehors de
la période initiale, c’est le témoin d’un traitement mal conduit et il ne devrait plus se
voir (défaut de surveillance, négligence de l’acétonurie).
L’acidocétose associe une déshydratation intra et extracellulaire, des déperditions
électrolytiques, en particulier en potassium. L’accumulation de corps cétoniques est
responsable d’une acidose métabolique.
24
les signes sont d’installation progressive : exagération de la polyurie et de la
polydipsie, amaigrissement, souvent troubles digestifs : nausées, vomissements,
douleurs abdominales, haleine cétonique
L’examen met en évidence : une déshydratation mixte avec langue rôtie, yeux
excavés, pli cutané, tendance au collapsus. En contraste avec la déshydratation, la
diurèse est conservée, les urines abondantes. Une polypnée est toujours présente,
respiration ample et profonde prenant parfois le type kussmaul. Les troubles de la
conscience sont tardifs : il n’y a d’abord qu’une asthénie intense, puis une
obnubilation.
Le diagnostic peut ne poser un problème que si le diabète n’est pas connu.
Biologiquement, pH inférieur à 7,30, taux de bicarbonates inférieur à 15 mmol/l,
glycémie plasmatique supérieure à 2,5 g/l, présence d'une cétonémie supérieure à 3
mmol/l et/ou cétonurie supérieure à + +, natrémie normale ou basse, kaliémie variable,
protidémie élevée, insuffisance rénale fonctionnelle.
Le traitement comporte :
- Réhydratation
- L’insulinothérapie se fait par voie veineuse continue parallèlement à la réhydratation.
Il faut utiliser un protocole bien codifié car le bilan hydro électrolytique sanguin n’est
que le reflet imparfait des désordres cellulaires.
Deux complications sont à craindre au cours du traitement de l’acidocétose :
- L’œdème cérébral : une réhydratation trop rapide, une normalisation trop rapide de
la glycémie sont suspectés comme facteurs favorisant de la survenue d’un œdème
cérébral, toujours de pronostic péjoratif. Il se manifeste par une aggravation secondaire
de l’état de conscience.
- Hypokaliémie : l’entrée massive du potassium dans les cellules peut entraîner une
hypokaliémie si l’apport est insuffisant.
25
Cliniquement : il se manifeste par une polyurie, des signes digestifs : vomissements et
diarrhée, qui précédent l’installation d’une déshydratation profonde avec état de choc.
La température est souvent élevée, la conscience altérée avec coma.
Biologiquement : hyperglycémie supérieure à 8g/l, hyper natrémie supérieure à 145
meq/l, l’osmolarité plasmatique est élevée supérieure à 350 mosmol/l, pH sanguin est
normal, il n’y a pas de cétose.
La réhydratation doit être prudente en raison du risque d’œdème cérébral. Le coma
hyperosmolaire reste sévère avec un risque de mortalité et de séquelles important.
Si les complications dégénératives sont rarement observées chez l’enfant, il faut les
avoir en permanence à l’esprit lorsque l’on traite un enfant diabétique.
L’évolution du diabète sera en effet autant plus prolongée que le diabète a débuté tôt
et donc le risque de micro angiopathie autant plus grand à l’âge adulte.
Micro-angiopathie :
L'atteinte des petites artères, que l'on appelle micro-angiopathie, qu'elle se situe au
niveau de l'œil, du rein ou du nerf constitue une complication caractéristique de
l'hyperglycémie chronique c'est à dire du diabète mal équilibré.
L'apparition de cette micro-angiopathie dépend de la durée du diabète et de la qualité
du contrôle glycémique (HbA1c). Pour éviter la survenue de ces complications de
micro-angiopathie, il faut en permanence garder une HbA1c le plus proche de la
normale
Macro-angiopathie :
Par opposition à la micro-angiopathie qui touche la microcirculation, on désigne sous
le terme de macro-angiopathie diabétique, l’atteinte des artères musculaires allant de
l’aorte jusqu’aux petites artères distales d’un diamètre supérieur à 200 μm.
En réalité, la macro-angiopathie diabétique associe deux maladies artérielles
distinctes :
d’une part, l’athérosclérose qui semble histologiquement identique à l’athérosclérose
du non diabétique
d’autre part, l’artériosclérose, caractérisée par une prolifération endothéliale et une
dégénérescence du média aboutissant à la médiacalcose.
26
Elle représente la principale cause de mortalité dans le diabète, qu'il s'agisse du diabète
de type 1 ou 2. L’athérosclérose est beaucoup plus fréquente et sévère chez le
diabétique que dans la population générale. Les lésions touchent non seulement les
gros troncs, mais aussi, et ceci est particulier au diabète, les artères plus distales. Ces
atteintes distales et souvent diffuses rendent plus difficiles les perspectives de
traitement chirurgical tant en ce qui concerne les coronaires que les membres
inférieurs.
Elle se voit surtout chez l’adulte concerne essentiellement :
- L’insuffisance coronarienne symptomatique ou non
- Artérites des membres inférieurs
- Les accidents vasculaires cérébraux
Complications cutanées :
Représentées par les lipodystrophies qui peuvent être :
* Lipoatrophiques : perte de tissu adipeux sous cutané au niveau du site d'injection
* Lipohypertrophiques : accumulation de tissu adipeux et de fibrose sous cutanée
lorsque l'injection est faite au même endroit.
L’injection d’insuline au niveau des lipodystrophies peut être à l’origine d’un
déséquilibre du diabète. (31)
Complications infectieuses :
Infections cutanées : bactériennes, mycosiques
Infections urogénitales, en particulier infections urinaires. (31)
Troubles de la croissance :
Un retard staturo-pondéral peut être constaté en cas de diabète mal équilibré. (31)
Trouble de la puberté :
Retard d'apparition des règles d'1 an en moyenne. (31)
27
chapitre II :
Matériels et méthodes
28
II.1. Lieu :
Cette étude a porté sur 68 dossiers durant la période entre (2019 -2020).
Cette étude a été réalisée sur une population de 68 enfants diabétiques hospitalisés
dans le service de pédiatrie âgés de moins de 15 ans.
Ont été inclus dans cette étude, tous les patients diabétiques âgés de moins de 15 ans
quelques soit le sexe ayant été hospitalisés dans le service de pédiatrie.
Ont été exclus de l’étude tous les patients diabétiques âgés de plus de 15 ans.
29
II.7. Les paramètres étudiés :
Nous avons utilisé les dossiers d’hospitalisation des patients du service de Pédiatrie.
Dans chaque dossier nous avons étudié les paramètres suivants :
Date d’hospitalisation.
Epidémiologie : Nom, Prénom, Age, Sexe.
Antécédents familiaux et personnels.
Vaccination.
Motif d’admission.
Examens para cliniques : Glycémie, , Acétonurie, Glycosurie, HbA1c,
Créatinine ,urée, triglycéride ,cholestérol ,dosage de peptide C, recherche
d’auto-AC , sérologie cœliaque ,bilan thyroïdien.
Schéma d’insuline.
La durée d’hospitalisation.
Les réponses aux questions ont été codées puis intégrées dans un tableau SPSS
version 26. Les variables qualitatives et quantitatives ont été codifiées en valeurs
numériques (Annexe) et sont exprimées dans les résultats en valeur absolue et en
pourcentage.
30
chapitre III : Résultats
31
III.1. Répartition des diabétiques selon le sexe :
L’âge de nos patients varie entre 02 ans et 15 ans, avec une grande fréquence pour la
tranche d’âge se situant entre 6 et 15 ans. (Figure 6)
32
III.3. Répartition des diabétiques de type 1 par sexe et
tranche d’âge :
Selon ces résultats, nous avons constaté que la tranche d’âge entre 6-15 ans chez les
deux sexes est majoritaire. (Figure 7)
33
III.7. Répartition des diabétiques selon le motif
d’admission :
La cétose diabétique vient en tête de liste avec une fréquence de 58,8 %, suivi
d’acidocétose diabétique présent dans 19,1% des cas ensuite vient le syndrome
polyuro-polydipsique avec 13,2 % des cas ensuite découverte fortuite et l’infection
ont été observées respectivement chez 7,4 %, 1,5 % des cas.
Fréquence Pourcentage
Acidocétose diabétique 13 19,1%
Infection 1 1,5 %
Total 68 100 %
Dans notre étude, la glycémie veineuse initiale chez nos patients varie entre 1,26 et
6 g/L avec :
66,15 % des cas avaient une glycémie initiale 3-6 g/L.
33,85 % des cas avaient une glycémie initiale entre 1,26 et 3g/L.
(Figure 8)
34
Figure 8 : Répartition des patients selon La glycémie
35
III.8.3. L’acétonurie initiale :
Dans cette étude 53,33 % des patients avaient une cétonurie initiale de 3+.
A noter que l’acétonurie est retrouvée dans 60 dossiers (88,2 %).
(Figure 10)
La mesure de l’HbA1c est retrouvée dans 38 (55,9 % des cas) dossiers, sa valeur
varie entre 5 et 15,5%.
4,4 % des cas avaient une l’HbA1c entre 5-9 %.
42 ,6 % des cas avaient une HbA1c entre 9-13 %.
8,8 %des cas avaient une l’HbA1c qui dépassait 13 %.
(Tableau 5)
36
Fréquence Pourcentage
5-9 % 3 4,4 %
9-13 % 29 42,6 %
>13 % 6 8,8 %
Total 38 55,9 %
Manquant 30 44,1 %
Total 68 100 %
Dans notre étude La mesure de l’urée est réalisée chez 85,3 % des cas :
98 ,28 % des cas n’avaient pas une perturbation de l’urée.
1 ,72 % des cas avaient une perturbation de l’urée.
(Figure 11)
37
III.8.6. Créatinine sanguine :
Dans notre étude La mesure de la créatinine est réalisée chez 64,7 % des cas :
97 ,73 % des cas n’avaient pas une perturbation de la créatinine.
(Figure 12)
Dans notre étude la mesure du Triglycéride est réalisée chez 19,1 % des cas :
76,92 % des cas n’avaient pas une Perturbation du Triglycéride.
23,08 %des cas avaient une Perturbation du Triglycéride.
(Figure 13)
38
Figure 13 : Répartition des patients selon la Perturbation du Triglycéride
III.8.8. Le cholestérol :
39
III.9. Bilan étiologique du diabète :
III.9.1. Dosage du peptide C :
Un 1 seul patient qui a bénéficié d’un dosage de peptide C qui est effondré chez ce
patient. (Table au 6)
Fréquence Pourcentage
Oui 1 1,5 %
Manquant 67 98,5 %
Total 68 100 %
A. Bilan thyroïdien :
Quatre patients qui ont bénéficié d’un bilan thyroïdien à la phase aiguë, trois patients
avaient des valeurs de TSH et de T4 inférieures à la normale. (Tableau 7)
Bilan thyroïdien
Fréquence Pourcentage
Oui 4 5,9 %
Manquant 64 94,1 %
Total 68 100 %
40
B. Bilan de la maladie cœliaque :
D’après ces résultats, nous avons constaté que 80,33% des enfants ont bénéficié du
Schéma basal-bolus, et le reste 19,67 % ont bénéficié du schéma conventionnel.
(Figure 15)
41
III.11. Répartition des patients selon la durée
d’hospitalisation :
La durée d’hospitalisation varie entre 1 et 15 jours avec un pic dans le délai entre 4-
6. (Figure 16)
42
III.12. Répartition des cas selon la saison
d’apparition :
Dans cette étude on trouve que l’installation du diabète s’étend sur toute l’année avec
un pic en automne. (Figure 17)
43
chapitre IV : DISCUSSION
44
IV.1. Critique de la méthodologie :
Notre étude avait pour but d’étudier le diabète de l’enfant et de l’adolescent dans le
service de Pédiatrie de l’EPH de Ouargla (Décrire les aspects cliniques et para
cliniques du diabète de l’enfant et l’adolescent, le schéma thérapeutique). Au cours
de cette étude nous avons rencontré certaine difficultés comme :
Notre étude étant essentiellement rétrospective, nous n’avons pas pu
recueillir toutes les variables et données concernant les patients car elles
n’étaient pas toujours intégralement répertoriées dans les dossiers.
Malgré ces insuffisances, les résultats que nous avons pu obtenir suscitent néanmoins
quelques commentaires et discussions.
IV.2. Discussion :
IV.2.1. Le sexe :
IV.2.2. L’âge :
Notre étude montre que: Les cas du diabète sont très peu fréquents dans les deux
premières années de vie et les cas sont plus fréquents dans la tranche d’âge entre 6
et 15 ans Avec un pourcentage des enfants diabétiques de 66,2 %.
45
En revanche, il a été rapporté par la littérature que Le diabète juvénile peut se révéler
à tout âge, mais deux périodes sont particulièrement touchées : l'enfant de 5-6 ans et
celui de 10-11 ans sans préférence de sexe. Le diabète du très jeune enfant (moins de
4 ans) représente 15% des cas, son diagnostic est plus difficile et sa prise en charge
est spécifique. (32)
Le diagnostic est plus souvent fait en hiver et pic en automne. Cette variation
saisonnière renforce l’hypothèse d’une origine virale du diabète de type 1,
essentiellement l’hypothèse du rôle de l’infection à entérovirus. Cependant,
l’infection en elle-même entraîne une insulinorésistance et peut accélérer la
décompensation métabolique chez un enfant dont le fonctionnement de la cellule
beta est altéré. L’étude finlandaise « The Finnish Diabetes Prediction and Prevention
study » met en évidence des variations saisonnières de l’apparition des auto-anticorps
spécifiques du diabète avec une fréquence plus importante en automne. (33)
IV.2.4. Diagnostic :
Les symptômes classiques du diabète de l’enfant sont bien connus, non seulement
des cliniciens, mais aussi du grand public et le diagnostic en est habituellement facile.
Deux tableaux particuliers doivent être connus : le diabète du nouveau-né, assez rare,
et le diabète du nourrisson qui se manifeste le plus souvent par une déshydratation.
Dans cette étude sur deux ans 2019 et 2020, le diagnostic est presque fait au stade
des complications. C’est le cas de 60,61% des patients de notre série vus au stade
Cétose diabétique, et de 19 ,7% vus au stade d’acidocétose diabétique.
Cette plus grande fréquence du cétose diabétique chez l’enfant est due au caractère
insulinodépendant du diabète majorée par l’alimentation volontiers hyper glucidique
de l’enfant.
46
IV.2.5. Les examens biologiques :
la glycémie initiale
la glycosurie et l’acétonurie :
Dans notre série la glycosurie varie entre 2+ et 3+ et l’acétonurie est 3+.
l'HbA1c :
Les hémoglobines glyquées et plus spécifiquement l'HbA1c sont utilisées pour
l’évaluation rétrospective de l'équilibre glycémique au long court.
L’hémoglobine glyquée est donc un bon indicateur de la présence du glucose
dans notre organisme. Il témoigne de certains mécanismes qui peuvent conduire
à des complications oculaires, rénales, vasculaires ou neurologiques. Sa mesure
repose sur un examen de routine, une prise de sang, réalisée tous les trois mois.
« C’est l’indicateur de référence pour savoir comment au cours des trois
derniers mois, le diabète a été contrôlé ».
« En-dessous de 7%, c’est un bon résultat, entre 7% et 8%, c’est moyen, entre
8% et 10%, ce n’est pas bon et au-delà de 10, c’est catastrophique. »
Donc, l’hémoglobine glyquée ne rend pas compte des pics d'hyperglycémie
enregistrés les jours précédents. L'hémoglobine glyquée permet d'évaluer le
risque d'exposition du patient aux complications. (35)
D’après nos résultats, nous constatons en effet, un mauvais équilibre
glycémique de nos patients, une élévation de l’HbA1c. L’HbA1c initiale varie
entre 9-13 % chez 29% de nos patients parmi les 55,9 % des patients qui ils
ont fait HbA1c.
L’urée et la créatinine :
Les dosages de l’urée et de la créatinine sont des éléments de la surveillance de
la fonction rénale des enfants diabétiques.
La norme de l’urée et de la créatinine est de (7– 13) mg/l. et celle de l’urée est
de (0,1-0,5g /l) respectivement.
47
Dans notre étude La majorité des cas n’avaient pas de perturbation de l’urée et
de la créatinine.
48
Thyroïdite auto-immune :
L’atteinte auto-immune de la thyroïde est la maladie la plus fréquemment associée
au diabète de type 1, mais aussi la moins grave et la plus facile à soigner.
Il est important de bien différencier l’hypothyroïdie, beaucoup plus fréquente, de
l’hyperthyroïdie. (38)
L’hyperthyroïdie est plus rare et touche environ 2 % des personnes vivant avec un
diabète de type 1 (38)
Nos résultats concernant le bilan thyroïdien : Quatre patients qui ont bénéficié
d’un bilan thyroïdien (à la phase aiguë), trois patients avaient des valeurs de TSH
et de T4 inférieures à la normale.
Maladie cœliaque :
49
Nos résultats : Un 1 seul patient qui a bénéficié d’un dosage des ac. anti-
transglutaminase et ac .anti-gliadine (à la phase aiguë) qui est revenu positif chez
ce patient.
IV.2.7. Traitement :
Dans notre étude, la durée d’hospitalisation varie entre 1 et 15 jours avec un pic dans
le délai entre 4-6. Nos patients sont hospitalisés pour la prise en charge thérapeutique
et pour l’éducation thérapeutique qui comprend l’apprentissage et l’évaluation des
connaissances de l’enfant et de sa famille.
Notre Objectifs principaux de l’éducation thérapeutique :
compréhension de la maladie et de son évolution (complications)
bonne observance du traitement de fond ainsi que son autocontrôle
maîtrise des modalités techniques d’injection et d’auto-surveillance du
traitement
détection des symptômes d’hypoglycémie et d’acidocétose, prise de mesures
adaptées
planification des consultations de suivi et des dépistages (ainsi que leurs
résultats) (39)
Sur le plan thérapeutique, Le schéma le plus utilisé chez nos enfants est le schéma
basal bolus.
En littérature :
La dose d’insuline est variable selon l’âge, le poids, le stade pubertaire et
les habitudes de vie
Le schéma conventionnel est surtout utilisé chez les enfants pré -pubères.
Le schéma basal/bolus est plus physiologique et est utilisé chez les
adolescents ou quand les objectifs d’équilibre ne sont pas atteints.
50
chapitre V : RECOMMANDATIONs
51
Nous recommandons : (40)
Aux personnels de santé :
D’avoir des connaissances très larges sur le diabète (pathogenèse, diagnostic,
prévention, prise en charge et complications).
D’avoir des qualifications : techniques (bonnes pratiques d’injection de l’insuline,
de la surveillance glycémique et des soins des pieds) et relationnelles telles que
l’empathie, la communication, l’assurance et la flexibilité.
D’assister à des cours de formation et de remise à niveau.
D’adapter les connaissances et les qualifications aux réalités locales.
Donner des qualifications aux personnes souffrant de diabète en leur enseignant
des connaissances sur le diabète qui se traduiront par un changement de
comportement.
D’encourager et de permettre à la personne diabétique de prendre ses
responsabilités en ce qui concerne ses soins.
D’aider et de motiver la personne diabétique à changer son comportement pour
bien gérer son diabète.
De faire l’éducation thérapeutique à plusieurs reprises.
Aux personnes diabétiques :
D’accepter et de comprendre leur maladie.
De faire face à la maladie et pendre le contrôle sur la maladie.
De connaître les complications du diabète, leurs préventions et leurs modalités de
dépistage.
D’apprendre la technique de conservation, de prélèvement et d’injection de
l’insuline (ainsi que la gestion de ses déchets de soins).
D’examiner régulièrement ses pieds
De connaître les causes d’hyper et d’hypoglycémie, leurs signes cliniques et les
conduites à tenir en cas d’hypoglycémie ou hyperglycémie ;
Le patient doit se prendre en charge et pour cela, il peut agir à plusieurs niveaux:
tout d’abord changer ses habitudes et adopter un mode de vie plus sain.
A l’entourage des enfants diabétiques
Un message fort à l’entourage des enfants diabétiques : l’entourage doit
comprendre :
Que si l'entourage du diabétique est informé, éduqué, cela pourra permettre:
52
- que le diabétique vive mieux son diabète,
- qu'il respecte mieux les règles de vie,
- que l'entourage ne le surprotège plus ou n'ignore plus ce diabète,
- que le diabète ne fasse plus peur,
- en un mot, que le diabète soit démystifié.
Qu’il sache aussi que le diabétique n’a pas choisi sa maladie, mais il est habitué
à y faire face, ainsi qu’à avoir certaines contraintes et règles à respecter.
L’entourage le subit encore plus et il est important qu’il s’implique dans la
maladie du diabétique pour le soutenir et pouvoir l’aider.
Que l’entourage est souvent un agent de motivation pour la personne
diabétique afin de lui rappeler l’importance de tenir compte de sa maladie, pour
l’aider à trouver des solutions dans le but d’améliorer sa qualité de vie et le
soutenir dans les moments plus difficiles.
Que l’entourage peut permettre aussi une meilleure prise en charge de la
pathologie par le diabétique. Il conseille le diabétique sur l’activité physique
qui lui est adaptée, le choix des aliments pour bien composer ses repas. Lorsque
l’entourage est bien formé à la prise en charge du diabète cela permet d’avoir
une bonne réactivité face à une hypoglycémie et de bons conseils au quotidien.
Il est important que l’ensemble de la famille ait le même rythme de vie, les mêmes
repas pour ne pas exclure la personne diabétique. Le diabétique permet un
enrichissement de son entourage car il enseigne de bonnes règles hygiéno-diététiques.
Essayez de ne pas négliger et surtout de faire comprendre à l’enfant diabétique les
contraintes (heures fixes des repas à respecter, choix des voyages, des restaurants…)
pour ne pas culpabiliser la personne diabétique et lui rendre encore plus difficile
l’acceptation de sa maladie.
53
chapitre VI : CONCLUSION
54
CONCLUSION :
Le DT1 est la maladie endocrinienne la plus fréquente chez l’enfant. Sa gravité réside
dans ses complications aigues et chroniques qui peuvent menacer le pronostic
fonctionnel voire le pronostic vital, nécessitant une prise en charge et un suivi
rigoureux tout au long de la vie.
Nous avons réalisé une étude rétrospective afin de de décrire les aspects cliniques
et para cliniques du diabète de l’enfant et l’adolescent à Ouargla. 68 enfants moins
de 15 ans, ont été inclus dans l’étude de façon anonyme, en se référant à leurs dossiers
médicaux au niveau du service de pédiatrie entre 2019-2020.
Dans cette étude, le diabète survient à une grande fréquence dans la tranche d’âge
entre 6 et 15 ans avec une prédominance masculine.
Sur le plan clinique le taux de diagnostic à l’occasion de complications est très
important avec une fréquence plus importante en automne .on a étudié aussi plusieurs
examens para-cliniques.
Sur le plan thérapeutique, Le schéma le plus utilisé chez nos enfants est le schéma
basal bolus.
Le diabète insulinodépendant est une maladie chronique difficile à prendre en charge
de manière optimale chez les jeunes enfants. Le maintien d’un bon équilibre
glycémique à long terme permet la prévention des complications métaboliques
aigues ainsi que la prévention des complications dégénératives chroniques.
55
Bibliographie
56
1. Jornayvaz, Antonella Corcillo Vionnet François R. Classification du diabète : vers une
hétérogénéité croissante. Revue Médicale Suisse. [En ligne] 2015.
15. Standards of Medical Care in Diabetes. Association, American Diabetes. 202O, p. 16.
57
16. ISPAD Clinical Practice Consensus Guidelines 2018: Definition,epidemiology, and
classification of diabetes in children and adolescents. GUIDELINES, ISPAD CLINICAL
PRACTICE CONSENSUS. 2018, p. 8.
23. Calabria, Andrew. Le diabète sucré chez les enfants et les adolescents.
[Link] [En ligne] 2020.
58
32. Jacqueline Rossant-Lumbroso, Lyonel Rossant. Diabète insulinodépendant de l'enfant.
[Link] [En ligne] 2019.
33. Long A, Bingley P. The epidemiology of childhood diabetes, Pediatrics and Child
Health. 2009. pp. 304-8.
41. CR, Kahn. Banting Lecture: Insulin action, diabetogenes, and the cause of type II
diabetes. Diabetes 43:. 1994. pp. 1066–1084.
59
Annexes
60
Diabète de l’enfant
Feuille de recueil de données
N° DOSSIER :……………………….
Service :………………………………
Date d’hospitalisation :………………
La Saison :……………………………
La durée d’hospitalisation :
4–6j
6 – 10 j
> 10 j
Identité :
Nom : ………………..
Prénom :……………..
Âge :
< 2 ans
2 – 6 ans
6 – 15 ans
Sexe :
Garçon
Fille
Antécédents :
Familiaux :
o Diabète : oui non
61
Personnels :
o Maladie auto-immune : oui non
Motif d’admission :
Cétose diabétique : oui non
Paramètres biologiques :
62
Analyse Des Urines :
o La glycosurie : (-) +1 +2 +3 +4
o La cétonurie : (-) +1 +2 +3 +4
Schéma d’insuline :
Schéma conventionnel :
Schéma basal-bolus :
63
BOUKERCHE Imane
Résumé
Mots clés : diabète de type 1, enfants, cétose diabétique, prévention, aspects cliniques
et para cliniques
Année Universitaire
2020-2021
64