Stage en maintenance aéronautique chez Air Algérie
Stage en maintenance aéronautique chez Air Algérie
INDRODUCTION
Dans le cadre de notre formation d’ingénieure en matériaux et métallurgie à l’Ecole Nationale
Polytechnique, et le profil polyvalent que doit avoir un ingénieur polytechnicien et
spécialement en matériaux, j’ai souhaité réaliser un stage dans une entreprise me permettant
l’ouverture à un domaine important dans ma spécialité ; tout en me renseignant sur le mode de
fonctionnement des entreprises et le monde économique et la place des ingénieurs dans ce
milieu.
AIR ALGERIE m’ a particulièrement attiré car son domaine d’activité est étroitement lié à
mon domaine d’études. Comme cette entreprise s’occupe de la maintenance et la réparation
des aéronefs, j’ai voulu m’introduire sur son terrain afin de pouvoir découvrir ses méthodes
et principes industriels et aussi pour savoir si le domaine aéronautique pouvait m’ intéresser
dans le futur.
Air Algérie : est la compagnie aérienne nationale algérienne. Créée en 1947, quand fut
constituée la Compagnie générale de transport (CGT), dont le réseau était principalement
orienté vers la France.
Air Algérie opère depuis l'aéroport d'Alger - Houari-Boumédiène des vols vers 28 pays
en Europe, en Afrique, en Asie, en Amérique du Nord et au Moyen-Orient. Elle dessert
également 32 destinations sur le territoire algérien. Elle est membre de l'Association
internationale du transport aérien, de l'Association des compagnies aériennes africaines et de
l'Arab Air Carriers Organization.
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Figure 1 : schéma présentatif des divisions de la maintenance au niveau du service technique
• Pre-flight
• Daily check contient des taches précises
• Weekly check
• ½ A check fait si l’avion atteint Presque 250 heurs de vol.(les heures de vol se différent d’un
constructeur à un autre)
L’Entretien en base :
Types de visites :
-Visite de type A :
Cette opération (en anglais A-check) intervient environ tous les mois ou toutes les 500 heures
de vol. Elle est effectuée généralement en une nuit dans une enceinte de l’aéroport.
L’occurrence delà visite varie selon le type d’aéronef, le nombre de cycles (1 décollage et 1
atterrissage), ou le nombre d’heures de vol depuis la dernière visite. La cabine est vérifiée
minutieusement et on procède aux changements d’huile et au contrôle des filtres.
-Visite de type B
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Cette opération (en anglais B-check) se fait environ tous les 3 mois. La visite est
généralement effectuée en une nuit dans une enceinte de l’aéroport. Tous les systèmes,
comme les équipements de secours et les blocs de navigation, sont examinés. La visite de type
B tend à être abandonnée au profit de celle de type A ou de celle de type C.
-Visite de type C
Cette opération (en anglais C-check) se fait environ tous les 12-18 mois ou en fonction d’un
nombre précis d’heures de vol effectives défini par le constructeur. Cette visite dure une
semaine.
L’appareil étant mis hors service, il faut beaucoup d’espace, le plus souvent un hangar de
maintenance. La structure entière de l’avion est passée au peigne fin. Le fuselage est passé
aux ultrasons pour déceler d’éventuelles fissures. Les pièces importantes du moteur sont
vérifiées ainsi que les câblages. Tous les instruments du cockpit doivent fonctionner
parfaitement.
-Visite de type D
Cette opération (en anglais D-check) est également connue sous le nom de « grande visite »
(en anglais over haul check) ou de « visite de maintenance lourde » (en anglais heavy
maintenance check). Elle s’effectue environ tous les 4-5 ans. Elle nécessite plus de temps et
d’espace que les autres types et doit être exécutée dans un hangar de maintenance. Elle dure
au minimum 2 semaines, parfois jusqu’à 2 ou 3 mois en fonction du type d’appareil, de son
âge et du nombre d’heures de vol. Les compagnies en profitent généralement pour installer les
dernières améliorations apportées par les constructeurs. L’appareil est alors immobilisé au sol
pour une longue période, au cours de laquelle tous ses composants sont inspectés et réparés si
nécessaire.
Une visite de type D de gros porteur comprend généralement l’exécution de quelque 10 000 à
-Planification :
La planification des visites varie selon le pays, l’avion, la compagnie, etc. Certaines
compagnies intègrent la visite D (qui nécessite la dépose des pièces) dans la visite C, si bien
que cette dernière est un peu plus longue. Cela évite de laisser l’avion hors service durant 2 ou
3 mois pour la visite D.
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ATL est diviser (designer par un chapitre) :
Pour l’uniforme les données techniques et les activités de maintenance sur les aéronefs, l’ATA a
établi une classification des actions liées à la maintenance .Ceux-ci organisés avec des numéros
séquentiels affectés aux chapitres ATA. Ces chapitres sont cohérents quel que soit l’avion sur lequel
on travaille.
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Chapitre I
L’aérodynamique
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Figure 2 : les composants d'un avion
Aérofreins
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Corde de profil : Ligne joignant le bord d’attaque au bord de fuite
Profondeur : Longueur de la corde de profil
Epaisseur : Distance maximum entre l’extrados et l’intrados
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Le vol d'un aéronef est soumis à 4 forces :
- la traction (avions à hélice) ou poussée (avions à réaction), grâce à laquelle l'avion
progresse dans l'air. La manette des gaz permet d'agir sur l'intensité de cette force.
- la traînée
- le poids de l'aéronef, force verticale orientée vers le bas, appliquée au centre de gravité.
- la portance, force perpendiculaire à la trajectoire, appliquée au centre de poussée.
Le point d’application des variations de portance se nomme le foyer. Sa position pour un
profil donné est fixe et se situe généralement au quart de la corde à partir du bord d’attaque.
En palier :
La portance équilibre le poids.
La traction équilibre la traînée.
En montée :
La portance équilibre la grande composante du poids.
La traction équilibre la traînée + la petite composante du poids.
La traction doit donc être plus importante qu’en palier.
En descente :
La portance équilibre la grande composante du poids.
La traction + la petite composante du poids équilibrent la traînée.
La traction doit donc être moins importante qu’en palier.
La petite composante du poids peut même remplacer la traction (vol plané).
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[Link] PRINCIPALES :
Pour diriger l'avion dans l'espace, on utilise des efforts aérodynamiques créés sur de petites
surfaces que l'on appelle gouvernes afin de provoquer des rotations sur les 3 axes de l'avion.
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Contrôle du lacet ⇒ Symétrie du vol :
[Link] SECONDAIRES :
Becs et volets :
Ils permettent de voler à basse vitesse pour les besoins de l'atterrissage et du décollage.
Pour maintenir la portance constante, la diminution de vitesse est compensée par une
augmentation de la surface alaire et/ou une augmentation de la courbure (modification de
Cx et Cz).
Aérofreins / Spoilers :
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Figure 9 : Aérofreins
Figure 10 : spoilers
Les aérofreins sont des panneaux encastrés dans la voilure ou le fuselage dont la sortie dans
l’écoulement de l’air permet d’augmenter la trainée .
Les spoilers sont des panneaux d’extrados dont le braquage peut être symétrique en fonction
aérofrein ou dissymétrique en fonction gauchissement (réduction de la portance sur l’aile
intérieure au virage).
Figure 12 : L décollage
I.7.L’atterrissage :
L'avion descend sur une pente finale stabilisée à la vitesse d’atterrissage.
Près du sol le pilote « arrondit » c'est-à-dire qu’il cabre l’avion pour réduire la pente de
descente afin de venir tangenter le sol. En même temps, il réduit complètement la puissance
des moteurs. La vitesse décroit, ce qui réduit doucement la portance.
Le pilote relève le nez de l'avion pour que le train d'atterrissage principal prenne contact avec
le sol en premier. Suit la phase de décélération qui permet de réduire la vitesse sur la piste
avant de dégager vers le parking.
L’atterrissage d’un avion se fait face au vent pour atterrir sur une distance plus courte.
L'utilisation des pleins volets (et si installés les becs) permet de réduire la vitesse d'approche.
La distance d’atterrissage augmente avec l’altitude et la température.
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Chapitre II
Boeing737
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II.1Les B737 nouvelles générations :
737-600, 700, 800 et 900
22.137kg
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II.3 Les performances du B737-800 :
Le B737-800 est motorisé par deux turbo fans (CFM56-7B 24-27), . Le CFM56-7B est
un turbo fan, double corps à flux axial à haut taux de dilution, court et léger et d'une
conception entièrement modulaire pour faciliter sa maintenance. Il délivre une poussée à
l'avion et assure la puissance des circuits de bord.
Poussée 24000 lb
Diamètre du fan 1.55 m
Poids du moteur a vide 2358 kg
Masse de la nacelle avec moteur 3300 kg
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Longueur 2.629 m
Taux de compression 32
Taux de dilution 5.3
Mach 0.8
Débit d'air au décollage 385 kg/h
N1 max (104%) 5380tr/mn
N2 max (105%) 15183tr/mn
Vitesse moyenne d'éjection des gaz (décollage) 295m/s
Consommation spécifique 0.59 kg/h/n
Générateur électrique 90 kva
Les problèmes de forte consommation et de bruit font que les anciens réacteurs sont
aujourd’hui remplacés par des réacteurs à double flux. Tous les jets civils actuels sont équipés
de réacteurs à double flux, plus économiques, plus performants et moins bruyants.
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Le flux primaire met en œuvre un réacteur mono flux tel que l’on vient de le décrire. Mais
celui-ci est équipé, sur un axe concentrique, d’une turbine à plusieurs étages, qui prélève une
forte puissance pour faire tourner, en avant du compresseur, une hélice carénée qu’on appelle
le fan. Cet ensemble, qu’on appelle l’attelage basse pression, brasse uniquement de l’air que
l’on appelle flux secondaire.
Le taux de dilution est le rapport entre le volume du flux secondaire et celui du flux primaire.
Sur les réacteurs modernes dits à haut taux de dilution, la poussée du réacteur est fournie à 70
ou 80% par le flux secondaire, le flux primaire servant principalement à faire tourner le fan et
le boitier d’accessoires que l’on voit sous le réacteur
Caractéristiques
Le B737-800 est équipé de deux réacteurs CFM 56 – 7B. Ces moteurs sont le fruit de la
collaboration entre le géant américain General Electric et le motoriste français SNECMA
(Société nationale d’étude et de construction de moteurs d’aviation), qui fait maintenant partie
du groupe SAFRAN (cocorico !).
Voici les caractéristiques principales de ce réacteur :
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Voici une coupe détaillée du réacteur CFM56-7 : on retrouve les principaux éléments
mentionnés dans notre petite étude théorique :
• Le flux primaire avec l’attelage haute pression N2 (en jaune), composé de 9 étages de
compresseur et 1 seul étage turbine, séparés par la chambre de combustion annulaire qui
contient les injecteurs de carburant et le système d’allumage (en rouge)
• Le flux secondaire avec l’attelage basse pression N1 composé du fan et de 3 étages
compresseur dit « booster » (en bleu clair) et 4 étages de turbine (en kaki)
• La prise de mouvement sur l’axe N2 et le renvoi d’angle vers le boitier d’accessoires (en
marron).
L’EGT (Exhaust Gas Temperature) est mesurée après la turbine HP (950°C maxi) ; dans la
chambre de combustion, la température se situe entre 1500° et 2000°C.
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#Le moteur complet pèse environ 2,4 t.
[Link] prélèvements :
Les réacteurs servent aussi à produire les autres formes d’énergie dont l’avion a besoin :
• L’air comprimé
• L’électricité
• L’hydraulique
L’électricité est produite par des alternateurs, un par moteur, dont la vitesse de rotation est
maintenue constante, pour avoir une fréquence fixe du courant alternatif (400 Hz), par un
dispositif appelé CSD (Constant Speed Drive). Alternateur + CSD forment un ensemble
appelé IDG (Integrated Drive Generator) installé sur le boîtier d’accessoires où il est entraîné
en rotation par prélèvement mécanique sur l’attelage haute pression N2. L’énergie électrique
est utilisée sous différentes formes par de nombreux systèmes, principalement ceux qui
demandent peu de puissance.
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L’énergie hydraulique est fournie par une pompe également installée sur le boîtier
d’accessoires. Elle servira pour tout ce qui demande une puissance importante comme le train
d’atterrissage, les volets ou les commandes de vol.
On trouve également, sur ce boîtier, la pompe à carburant qui va alimenter les injecteurs, la
pompe à huile pour lubrifier le réacteur, le tachymètre qui mesure la vitesse de rotation de
l’attelage N2, ainsi que la turbine du démarreur pneumatique.
La mesure de la vitesse de rotation de l’attelage N1 est faite, dans l’entrée d’air, par un
système numérique qui compte les passages de pales du fan.
Petit détail spécifique : le réservoir central est doté d’un système NGS (Nitrogen Generator
System) qui va enrichir en azote l’atmosphère régnant dans ce réservoir souvent vide pour
limiter les risques d’explosion en diminuant la proportion d’oxygène…
Une station unique, située sur l’aile droite, permet de faire les pleins sous pression
directement vers les trois réservoirs.
Cette station permet également de faire des transferts d’un réservoir à l’autre et de vidanger
une partie du carburant, … uniquement au sol évidemment…
Il existe aussi un certain nombre de jauges manuelles (drip sticks), utilisées en cas de
problème sur les jaugeurs (numéro 1 sur le dessin).
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Pour faire l’avitaillement, il suffit d’afficher la masse désirée dans chaque réservoir au
compteur du bas, celui du haut indiquant la masse réellement à bord.
L’avitaillement :
Pour le total carburant de 9 tonnes cité précédemment, avec une densité de 0,79, les réservoirs
d’ailes pourront contenir un maximum de 4876 x 0,79 = 3850 kg chacun. Ce qui fait 7700 kg
pour les deux ailes. Il restera donc 9000 – 7700 = 1300 kg à mettre dans le réservoir central.
Tout ceci est, bien sûr, théorique car en fait, le plein de chaque réservoir d’aile sera arrêté
automatiquement lorsque le système « top off » détectera que le réservoir est physiquement
plein, ce qui peut donner une masse légèrement différente de ce qui a été calculé… D’où la
nécessité d’ajuster à la fin de l’opération.
Mais tout ceci doit rester cohérent avec la quantité, en litres, que l’on avait calculée
initialement, ce qui permettra en même temps de vérifier la validité des informations données
par les jaugeurs.
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La partie gauche de la rampe d’alimentation reçoit le carburant de la pompe gauche du
réservoir central et des deux pompes du réservoir 1. Elle alimente le moteur 1 et l’APU.
La partie droite reçoit le carburant de la pompe droite du réservoir central et des deux pompes
du réservoir 2. Elle n’alimente que le moteur 2.
Les pompes du réservoir central étant plus puissantes que celles des réservoirs 1 et 2, c’est
donc le réservoir central qui va se vider en premier, conformément à ce que nous avons vu
précédemment.
Des vannes by-pass permettent au moteur d’aspirer le carburant en cas de panne des deux
pompes des réservoirs 1 ou 2.
Une jet pump, sur la pompe avant gauche, va récupérer le fond du réservoir central et le
transférer vers le réservoir 1. La jet pump est active dès que celui-ci est à moitié vide.
Une pompe électrique DC (Direct Current = courant continu) alimente l’APU si la partie
gauche du circuit n’est pas en pression.
• De l’air comprimé qui pourra être utilisé sous forme d’énergie mécanique
• De l’air chaud qui sera utilisé comme source d’énergie calorifique
Principe de fonctionnement :
Figure 20: le schéma de principe de la partie gauche du circuit pneumatique d’un Boeing B737-800.
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Comme on l’a déjà vu en étudiant le réacteur, la source principale d’énergie pneumatique se
trouve sur le compresseur du réacteur, au niveau du 5ème étage du compresseur HP, avec un
second prélèvement au niveau du 9ème et dernier étage qui s’ouvrira seulement à bas régime
moteur. L’air ainsi prélevé est envoyé au circuit pneumatique de l’avion par l’intermédiaire
d’une BLEED VALVE qui régule sa pression et sa température.
En cas de panne de ces prélèvements réacteur ou lorsque les moteurs sont à l’arrêt pendant
l’escale, un compresseur entraîné par l’APU peut fournir de l’air
comprimé. ATTENTION ! En vol, son utilisation est limitée à 10 000ft si l’énergie électrique
est fournie également par l’APU, à 17 000ft si on n’utilise que l’air comprimé.
De plus, au sol, il est possible d’alimenter le circuit pneumatique de l’avion par un générateur
d’air comprimé extérieur (EXTERNAL AIR CONNECTION).
Commandes et contrôles :Le panneau de contrôle du circuit pneumatique est inclus dans
celui du conditionnement d’air, et se trouve bien sûr au panneau supérieur avant, sur la partie
droite.
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Figure 21: Le panneau de contrôle du circuit pneumatique
On y trouve :
Le circuit pneumatique pouvant transporter de l’air comprimé à haute température, une fuite
présenterait un risque non négligeable d’incendie. C’est pourquoi, il est surveillé en
permanence par un système qui va détecter une éventuelle surchauffe au voisinage des gaines
d’air comprimé.
Principe de fonctionnement :
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Figure 22: Système de climatisation de la cabine
La climatisation de la cabine est indispensable étant donné les températures extrêmes qui
peuvent être rencontrées aux altitudes de croisière habituelles.
L’air climatisé qui est distribué dans la cabine provient du circuit pneumatique de l’avion au
travers d’une PACK VALVE qui commande et régule le débit d’air à climatiser.
Un seul pack sur HIGH est capable d’assurer la climatisation et la pressurisation de l’avion
dans tout son domaine de vol.
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L’APU peut alimenter 2 PACKS au sol, un seul en vol.
L’Air Cycle Machine produit de l’air froid auquel il faudra ajouter de l’air chaud grâce à la
PACK TEMP CONT VALVE qui régule la température de sortie.
L’air comprimé issu de la PACK VALVE est tout d’abord refroidi dans un premier échangeur
thermique (radiateur). Il est ensuite amené à une pression plus élevée dans l’étage
compresseur de l’ACM. Sa température va donc augmenter également… Il repasse au travers
d’un second échangeur pour le rafraîchir à nouveau, avant de subir une détente brutale dans
l’étage turbine de l’ACM, ce qui va provoquer une baisse importante de sa température.
C’est aussi la turbine, entraînée par la pression pneumatique, qui fait tourner le compresseur
et ventilateur de l’ACM. Ce dernier est surtout là pour forcer la circulation de l’air dans les
échangeurs, ce qui génère beaucoup de bruit lorsque l’avion est au sol.
La PACK VALVE régule le débit d’air comprimé et donc la température de sortie qui résulte
de la vitesse de rotation de l’ensemble. La température finale de sortie du pack est ajustée par
rajout d’air chaud.
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Figure 24: les entrées et sorties des gaines qui alimente en
air extérieur les deux échangeurs thermiques.
Cette autre vue de l’entrée d’air montre la porte qui module le débit d’air dans la gaine. Elle
est toujours ouverte au sol, mais en vol, pour limiter la traînée, son ouverture sera ajustée par
le contrôleur de PACK.
Le déflecteur plus en avant a pour but d’éviter d’ingérer la neige lorsque l’avion est au sol. Il
est escamoté en vol.
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[Link] HYDRAULIQUE DU B737 :
COMMANDES ET CONTRÔLES :
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• ENG 1 ou 2 : sur OFF, un signal électrique ferme la sortie de la pompe hydraulique EDP
entraînée par le moteur correspondant. Sur ON, le signal électrique est coupé ce qui
permet à la pompe d’alimenter le circuit. Il doit toujours être laissé sur ON sauf si une
check-list indique de le mettre sur OFF.
• ELEC 1 ou 2 : permet d’alimenter électriquement la pompe EMDP correspondante. A
noter que le chiffre indique le bus électrique AC Transfer qui alimente la pompe.
• Les voyants LOW PRESSURE indiquent une baisse de pression de la pompe
correspondante.
• Les voyants OVERHEAT indique une température excessive à la sortie de la pompe
électrique correspondante.
En utilisation courante, l’énergie électrique est produite par un alternateur entraîné en rotation
par le boîtier d’accessoires de chaque réacteur. Celui-ci est régulé en tension et fréquence
pour produire du courant alternatif AC de 115 Volts et 400 Hertz.
Au sol avec les réacteurs à l’arrêt, c’est l’alternateur de l’APU qui sera utilisé, à moins qu’un
groupe de parc électrique GPU ne soit disponible.
Pourquoi 115 volts et 400 Hz ? C’est essentiellement parce que c’est le meilleur compromis
pour disposer d’une forte puissance pour un minimum de poids… La régulation en fréquence
à 400 Hz semble même maintenant en voie d’abandon, comme sur l’A380 par exemple.
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Le courant continu DC est normalement produit à partir du courant alternatif, grâce à des
transformateurs redresseurs TR. En cas de perte de la génération AC, il existe également un
convertisseur statique (STATIC INVERTER) qui transforme du courant continu en courant
alternatif, pour alimenter les servitudes essentielles qui en ont besoin.
La ou les batteries ne sont là que pour une utilisation en secours, lorsque la génération
alternative est indisponible. Leur capacité, et donc leur poids, sont alors peu importants.
[Link] Boeing737 :
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Chapitre III
ATR72
32
[Link] :
L'ATR 72 est un avion de transport de passagers à turbopropulseurs construit par la société
italo-européenne ATR.
L'ATR 72, version allongée de l'ATR 42 permettant d'accueillir jusqu'à 78 passagers, a été
mis en service en 1989. Il est disponible en version tout cargo 75 m3, 8 400 kg.
À partir du modèle initial, 200, il a été amélioré en plusieurs versions successives dont une
révision majeure, le modèle 500 à partir de 1995. Sa version « Quick-change » offre
41 m3 pour le fret.
[Link] :
Le turbopropulseur est en soit une révolution dans le monde des avions ou engins à hélice
(hélicoptères pour ne pas les citer…). Cet engin est à lui tout seul une très bonne transition
entre l’univers des moteurs à pistons et les turboréacteurs (turbofan)
Il permet, dans un espace relativement réduit, de fournir une puissance bien supérieure à un
moteur à piston classique. En aviation, son usage a permis d’atteindre un ratio consommation
/ performance très avantageux.
Le système n’est pourtant pas exempt de défaut puisque qu’il ne permet pas des vols à grande
vitesse. En effet, les performances des hélices sont fortement réduites lorsque les pales
atteignent des vitesses transsoniques, ou à haute altitude à cause de la densité de l’air. Son
intérêt réside dans le couple aérodynamique qu’il peut délivrer.
Le fonctionnement du turbopropulseur
La turbine est l’élément de base du turbopropulseur. Nous allons couvrir la théorie
rapidement, étant donné que l’article sur l’APU et le réacteur du 737 explicite largement les
principes de base.
Que ce soit un moteur à piston ou une turbine, le principe physique appliqué est le même :
1. Entrer
2. Compresser
3. Exploser
4. Échapper
Seulement, au lieu de faire cela dans un seul endroit (la chambre avec un piston), nous
répartissons ces étapes dans des endroits différents :
1. L’entrée d’air
2. Le compresseur (compressor)
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3. La chambre de combustion (combustion chamber)
4. La tuyère d’échappement (Exhaust)
[Link] de l’ATR72 :
Dégivrage :
Le principe est assez simple, il s'agit d'enlever la neige ou la glace qu'il y a sur l'avion par une
pulvérisation sous forte pression et au plus près de la surface avec un liquide de dégivrage
chauffé qui combine :
- une action mécanique : la pression du jet, pulvérisé près de la surface à traiter, permet de «
percer » la couche de contaminant pour que le liquide entre en contact avec la peau de
l’aéronef ; elle balaie le contaminant hors des surfaces,
Deux alcools, l'éthylène glycol et le propylène glycol, plus ou moins dilués avec de l'eau,
peuvent être utilisés pour le dégivrage des avions dans les aéroports car ils ont des
températures de fusion nettement inférieures à 0 °C (-13 °C pour l'éthylène glycol, - 59 °C
pour le propylène glycol).
Ainsi pour dégivrer un avion on l'asperge d'un mélange de glycol et d'eau chaude (environ
80°) L’action chimique du glycol contenu dans le fluide offre de plus une protection
résiduelle plus ou moins longue suivant les caractéristiques du mélange fluide/eau utilisé : en
cas de précipitations actives, cela permet d’appliquer un fluide d’anti-givrage avant que le
premier fluide de dégivrage ne gèle.
Anti- givrage :
La composition des liquides d'anti- givrage est semblable, sauf qu'ils sont non chauffés et non
dilués et qu'ils contiennent des épaississeurs polymériques. La pulvérisation d’un fluide
d’anti- givrage, au moyen d’un jet « douche » et avec une buse très mobile, a pour but de
répartir équitablement le fluide sur les surfaces à protéger pour les recouvrir d’une couche
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uniforme de 2 à 3 mm de liquide visqueux. Ces liquides sont formulés de manière à prévenir
la formation de contaminants gelés non absorbés pendant une période plus longue que les
liquides de dégivrage, mais cette protection est néanmoins d'une durée limitée
Dégivrage en vol :
Afin de pallier ce phénomène les avions sont équipés d'un système de dégivrage en vol,
plusieurs techniques sont utilisées :
- des systèmes de réchauffage thermique par air chaud provenant des réacteurs,
- des systèmes pneumatiques à base de boudins qui se gonflent sur les bords d'attaques des
surfaces portantes pour casser la glace,
- des systèmes qui diffusent un liquide de dégivrage au travers de micro pores sur les bords
d'attaques des surfaces portantes pour empêcher la glace de se former ou d'adhérer. Système
TKS (Tecalemit-Kilfrost Sheepbridge Stokes)
[Link] :
Description :
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Ce sont les systèmes qui assurent l’équilibre de l’avion non sustenté. Au décollage ils assurent
le roulage avec le minimum de frottement au sol. A l’atterrissage ils permettent la prise de
contact et l’amortissement du choc engendré par la vitesse verticale de l’avion (3m/s au
PMA). Ils sont donc équipés de roues et d’amortisseurs. Ils assurent le freinage au sol. De
plus pour les manoeuvres au sol, les atterrisseurs permettent le changement de direction
(orientation et maniabilité au sol), la stabilité de l’avion, l’absorption des chocs dus au
roulage.
Les atterrisseurs sont généralement escamotables afin de réduire la traînée en vol. Le train
classique comporte trois roues, deux à l'avant et une à l'arrière. Le train dit tricycle comporte
également trois roues, mais la roue unique est à l'avant. Les avantages de ce train (assiette
toujours horizontale, rebondissement presque impossible à l'atterrissage même sans visibilité,
grande stabilité de roulement, possibilité de freinage énergique sans risque de cheval de bois.)
font qu'il supplante le train classique.
En général un train d'atterrissage est constitué d'un train principal formé de 2 demi-
trains, (c'est lui qui supporte la plus grande partie des efforts) et d'un train auxiliaire qui assure
la stabilité et la maniabilité.
Fonctionnement :
Le train d'atterrissage est fixé à la cellule de l'avion en dessous des ailes ou sous le fuselage.
L'ensemble du train d'atterrissage est constitué des éléments suivants : le fût, qui renferme
généralement l'amortisseur, ce dernier sert à absorber l'impact et les secousses du roulage.
L'ensemble est souvent désigné par l'expression jambe à amortisseur. Les biellettes de contre-
fiche, qui maintiennent le fût vertical et le renforcent. Le compas, qui maintient les roues dans
l'axe de roulement. Les essieux, les roues, les freins et leurs accessoires ainsi que les pneus.
37
[Link] :
Description :
Les freins ont pour rôle de limiter la longueur de roulement au sol, après l'atterrissage,
permettre une action différentielle sur les roues (orientation), faciliter le décollage sur terrains
courts (pour certains avions) et assurer les points fixes et l'immobilisation au parc.
Fonctionnement :
Les divers systèmes ont pour but d'absorber l'énergie cinétique horizontale. Utilisation d'un
parachute frein. Inversion de pas de l'hélice ou de la poussée et freins de roues
Les freins à disques n’agissent que sur les roues des trains principaux. Des disques (acier,
carbone) mobiles en rotation (liés à la roue) sont intercalés entre des disques fixes en rotation
munis de garnitures de friction (céro-métalliques). Des vérins périphériques appuient sur les
disques fixes qui se déplacent en translation et frottent sur les disques mobiles. Lors du
freinage les disques se séparent et permettent la libre rotation de la roue. Les vérins sont en
double et commandés par 2 circuits hydrauliques indépendants (circuit normal + circuit
secours). Des accumulateurs de pression assurent le freinage parking.
Le dispositif est commandé par 2 pédales (droite et gauche) qui permettent un freinage
simultané ou différentiel (orientation). Les roues sont freinées automatiquement lors de la
rentrée du train, le train avant dispose à cet effet d'un système de freinage actionné
mécaniquement.
Des thermocouples mesurent la température des freins et en informent le pilote (exemple :
maxi 185°C). Des détecteurs d'usure indiquent l’usure maximale des garnitures.
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Chapitre IV
Navigation
39
[Link] :
Les instruments de radionavigation sont des aides radioélectriques qui utilisent des stations au
sol ou des satellites pour fournir des indications fiables sur la position de l'avion dans l'espace.
Il y a différents moyens de radionavigation.
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[Link] (VHF Omnidirectional Range) :
C’est un système de positionnement à courte et moyenne distance utilisé en navigation
aérienne et fonctionnant dans la plage des fréquences VHF. Le récepteur à bord permet de
connaître de façon continue et visuelle le relèvement magnétique de l'aéronef par rapport à
une station sol et de suivre une route magnétique en rapprochement ou en éloignement par
rapport à cette balise. Il existe deux types de VHF Omnidirectional Range: Les TVOR ou
Terminal VOR sont des balises servant aux approches des aérodromes, et les balises VOR des
voies aériennes.
Fonctionnement :
Le principe du fonctionnement du VOR est de créer une émission dont la phase soit
caractéristique de l'azimut par rapport à l'émetteur. Pour cela il émet une fréquence porteuse
sur laquelle deux modulations distinctes de 30Hz (Référence et Variable) sont appliquées.
Pour
Figure
41 34 : schéma présentatif du fonctionnement du VOR.
[Link] (Instrument Landing System) :
L'ILS (Instrument Landing System) est un système d'aide à l'atterrissage aux instruments par
visibilité réduite. Des informations sur la position de l’avion et son orientation par rapport à la
piste lors de l’atterrissage sont constamment envoyées au pilote.
[Link] :
Le but du localizer est de donner une information continue d'écart dans un plan horizontal
(azimut), en émettant des signaux radioélectriques dans l'axe de piste. Les fréquences utilisées
se situent dans la gamme VHF entre 108 et 111.95MHz, la progression est de 50KHz ou
150KHz, la première décimale étant toujours impaire108,1MHz - 108,15MHz - 108,3MHz -
108,35MHz - 108,5MHz - 108,55MHz etc...
Fonctionnement :
Un ensemble d'antennes au sol rayonne une porteuse VHF modulée en amplitude par deux
fréquences 90 et 150 Hz. Les taux de modulation dépendent de la direction d'émission, de
telle sorte que soient délimitées de part et d'autre de l'axe de piste deux zones. La variation des
taux de modulation M90 et M150 d'espace doit être symétrique de part et d'autre du plan
vertical d'axe de piste. Dans ce même plan, les taux de modulation seront égaux : M90 =
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M150 = 20% , par convention, vu du sens d'approche M90 prédominera à gauche et
inversement M150 sera prépondérant à droite du plan.
[Link] Path :
Le Glide Path est une aide à la navigation courte distance. Son but est de donner une
information continue d'écart en grandeur et en signe par rapport à un plan oblique
matérialisant le plan de descente. Il est utilisé́ dans la bande de fréquence UHF entre 328,6 et
335,4 MHz. Chaque fréquence est espacée de 150 kHz et 40 canaux de cette bande sont
directement appariés aux 40 canaux du localizer. Il suffit donc de se caler sur une fréquence
LOC pour bénéficier automatiquement de l’alignement de descente.
Fonctionnement :
Le glide path est constitué par un ensemble d'antennes situées généralement entre 120m et
150m sur le côté de la piste, et parallèle au point d'atterrissage (Touchdown), c'est à dire entre
240m et 480m de l'entrée de piste. Un ensemble d'antennes au sol rayonne une porteuse VHF
modulée en amplitude par deux fréquences 90 et 150 Hz. Le plan est défini à l'aide d'un signal
UHF modulé en amplitude simultanément par du 90 et ou 150 Hz. La variation du taux d
modulation M90 et M150 doit être symétrique par rapport au plan oblique de descente à
définir. Dans ce même plan, les taux de modulation seront égaux : M90 = M150 = 40% , par
convention M90 prédominera au-dessus du plan de descente et inversement M150 sera
prépondérant au-dessous du plan oblique de descente.
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Figure 37 : schéma présentatif du fonctionnement du GLIDE PATH
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Conclusion :
Pour conclure, j’ai été très bénéfique grâce à la bonne prise en charge des stagiaires par le
personnel de cette entreprise ainsi que les moyens qui ont été mis en notre disposition, tout en
étant confronté au monde du travail et du management d’équipes.
Je suis sortie avec un bagage d’informations précieuses dans le domaine avionique et
aéronautique, la maintenance des avions et la procédure suivie afin de réaliser la rénovation
des différentes parties qui constituent l’avion.
Après mon intégration dans l’équipe, j’ai eu la chance d’apercevoir les missions de la base de
maintenance.
AIR ALGERIE est une école pour tous les domaines techniques
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