Notions et Concepts
de Base Réseaux
Sciences Informatiques
Animé par: Jean Claude TAYI
Ingénieur Réseaux & Systèmes
[email protected] / (+225) 08 13 89 27
Notions et Concepts
de Base Réseaux
Objectifs spécifiques :
Avoir des notions sur les Plateformes Informatiques.
Savoir dimensionner un Réseau Informatiques en fonction des besoins.
Animé par: Jean Claude TAYI
Ingénieur Réseaux & Systèmes
[email protected] / (+225) 08 13 89 27
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
PROGRAMME
Chapitre I : DEFINITIONS ET ARCHITECTURES
I- DEFINITIONS
II-DIFFERENTES ARCHITECURE OU TYPOLOGIES DES RESEAUX
III- TOPOLOGIES PHYSIQUES
IV- TOPOLOGIES LOGIQUES
V- ARCHITECTURES ORGANISATIONNELLES
Chapitre II : TYPOLOGIES DES RESEAUX
I- INFRASTRUCTURE LAN – WAN – INTERNET
II- LAN (LOCAL AREA NETWORK) OU RESEAU LOCAL
III- WAN (WIDE AREA NETWORK) OU RESEAU ETENDU
IV- AUTRES TYPES DE RESEAUX
Chapitre III : FONCTIONS RESEAU
I- FONCTIONS PRINCIPALES
II- FONCTION TRANSMISSION
III- FONCTION CONTRÔLE DE FLUX
IV- FONCTION CONTRÔLE D'ERREUR
V- FONCTION ADRESSAGE
VI- FONCTION ADMINISTRATION OU DE GESTION
VII- FONCTION ACHEMINEMENT
VIII- FONCTION COMMUATION
Jean Claude TAYI 3
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
PROGRAMME
Chapitre IV : ARCHITECTURE EN COUCHES : MODELE OSI
I- NORMES
II- ISO ET LE MODELE OSI
III- SEPT COUCHES
IV- SEPT COUCHES EN DEUX ENSEMBLES DE COUCHES
V- ENCAPSULATION DES DONNEES
VI- DESCRIPTION DES COUCHES DU MODÈLE OSI
VII- AUTRES EN MODÈLE
Chapitre V : STANDARDS DES RESEAUX LAN
I- ETHERNET
II- SPÉCIFICITÉS D’ETHERNET
III- SPÉCIFICITÉS DE FASTETHERNET
IV- SPÉCIFICITÉS DE GIGABITETHERNET
V- SPÉCIFICITÉS DE 10 GIGABITETHERNET
VI- SPÉCIFICITÉS DE 100 GIGABITETHERNET
VII- SPÉCIFICITÉS D’ETHERNET
Chapitre VI : INFRASTRUCTURES RESEAUX
I-COMPOSANTS DU RESEAU
II-CONNEXION A INTERNET
III-RESEAU EN TANT QUE PLATEFORME
Jean Claude TAYI 4
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Chapitre I :
DEFINITIONS
ET
ARCHITECTURES
Jean Claude TAYI 5
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
I- DÉFINITIONS
Un réseau informatique
Ensemble de moyens matériels (tels que les terminaux : ordinateurs et
autres équipements informatiques) et de moyens logiciels
géographiquement interconnectés et dispersés destinés à offrir un
service ou assurer le transport de données quelles que soient les
distances qui les séparent.
Protocole
Ensemble de règles structurées selon lesquels deux entités différentes
peuvent communiquer sans aucune ambiguïté.
L’objectif d’une telle communication est de pouvoir partager des
informations et des ressources matérielles.
Un réseau est caractérisé par le service qu’il rend. (Par exemple le réseau
téléphonique permet des conversations avec de nombreux correspondants.)
Jean Claude TAYI 6
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Quelque soit la taille d’un réseau d'entreprise (non-connecté
avec l'extérieur), sa mise en place offre des avantages mais également
engendre des inconvénients.
o AVANTAGES
Partage de données et de périphériques comme des fichiers,
applications ou matériels, connexion à internet, etc.
Possibilité de sauvegarde des données via une BD en réseau
Communication entre personnes par mails, par discussion
instantané, par partage d'agenda, de planning, etc …
Possibilité de grouper les postes par entité (comptabilité, marketing,
direction, service) sans qu'ils interfèrent entre eux.
Gestion centralisée du réseau et une assistance à distance
NB: Parmi tous les avantages, le principal avantage est que
l'administrateur à une vision globale du réseau, qui lui permet de
résoudre rapidement les problèmes.
Jean Claude TAYI 7
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
o INCONVÉNIENTS
Effectuer une étude préalable pour des performances optimales
Compromis entre sécurité et confort d'utilisation difficile
Coût du matériel
Coût de la main d’œuvre
Evolutivité limitée (en général, on peut doubler la taille du réseau,
mais au-delà il faut revoir toute l'architecture)
Risque d'infections virales de masse si un seul poste est infecté
(perte de données, coût de restauration…)
Présence d’un administrateur réseau qualifié pour des réseaux
complexes (serveurs, routeurs, switch, ...)
NB: Face aux différents inconvénients, le principal inconvénient
est que si le réseau tombe en rade pour une raison quelconque,
les pertes financières peuvent être importantes.
Jean Claude TAYI 8
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
II- DIFFÉRENTES ARCHITECTURES OU TYPOLOGIES
Il existe de très nombreuses manières de mettre les réseaux en
catégories suivant la variable d'analyse choisie.
Typologie = Type selon un critère.
Nous présentons dans ce qui suit les typologies les plus usitées et qui
nous semblent les plus utiles.
Nous retiendrons qu’il en existe trois grands types de topologies:
Topologies Physiques : Topologie en bus , en anneau, en étoile,
maillée, hiérarchique
Topologies Logiques : CSMA ,Token, FDMA,TDMA, …
Topologies Organisationnelles : Réseau multi-users
(terminaux), Réseau client-serveur (serveur dédié), Réseau peer to
peer, Réseaux interconnectés.
Jean Claude TAYI 9
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Les critères de choix d’une topologie dépendent généralement
des éléments suivants :
Transmission :
Dépendant de la portée (distance), de l’utilisation de la bande passante,
de la qualité, etc.
Commutation :
Dépendant du nombre de nœuds, du type de commutation, de
maillage, de la signalisation, etc.
Fiabilité :
Dépendant de la redondance, de la supervision, du contrôle
Jean Claude TAYI 10
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
III- TOPOLOGIES PHYSIQUES
La topologie physique représente la façon dont les
équipements (Ordinateurs, Switch, Routeurs, Imprimantes,…)
constituant le réseau sont physiquement connectés par des médias,
c’est-à-dire la représentation physique spatiale du réseau : C’est le
chemin de câblage apparent, donc ce que voit l’utilisateur.
On distingue troisTopologies de base ou Traditionnelles. Ce sont :
Topologie en étoile
Topologie en anneau
Topologie en bus
En dehors des topologies de base, il y a aussi les topologies dérivées
qui sont nées de l’évolution de la mise en œuvre des réseaux.
On a en entre autre : Les topologies en étoile étendue, en maille
ou maillée (totale / partielle), en arbre ou hiérarchique
Jean Claude TAYI 11
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Topologie en bus topologie en anneau
Topologie en étoile Topologie en étoile étendue
Topologie hiérarchique Topologie maillée
Jean Claude TAYI 12
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
o La topologie en bus
Une topologie de bus fait appel à un câble
de backbone unique, câble principal , qui est
terminé aux deux extrémités. Tous les hôtes se
connectent directement à ce backbone.
o La topologie en anneau
Dans une topologie en anneau, chaque hôte
est connecté à son voisin. Le dernier hôte se
connecte au premier. Cette topologie crée un
anneau physique de câble.
Une variante de cette topologie est le double anneau où chaque hôte
est connecté à 2 anneaux qui ne communiquent pas entre eux.
Le deuxième anneau est utilisé comme lien redondant en cas de
panne sur le premier.Tous hôtes sont connectés via le MAU.
Jean Claude TAYI 13
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
o La topologie en étoile
Elle est la topologie la plus courante. Dans cette
topologie, les ordinateurs sont reliés entre eux
par des segments de câble à un système matériel
central appelé Nœud Central. Par
l’intermédiaire de celui-ci (Hub ou Switch par
exemple), les signaux sont transmis depuis un
ordinateur vers un autre ordinateur du réseau.
o La topologie en étoile étendue
Cette topologie est identique à la topologie
en étoile si ce n’est que chaque nœud
connecté au nœud central est également le
centre d’une autre étoile.
Jean Claude TAYI 14
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
o La topologie hiérarchique
Une topologie hiérarchique est similaire à une
topologie en étoile étendue. Cependant, plutôt
que de lier les concentrateurs ou commutateurs
ensemble, le système est lié à un ordinateur qui
contrôle le trafic sur la topologie.
o La topologie maillée
Avec cette topologie chaque hôte possède ses
propres connexions avec tous les autres hôtes
généralement via des commutateurs. Le maillage
peut être total ou partiel. Dans le cas d’un maillage
total, chaque nœud de commutation est relié
directement à tous les autres nœuds.
( )
Dans ce cas, on a : L= avec L=Lien et N=Nœud
Jean Claude TAYI 15
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
o Topologie en bus
Points forts :
Un seul câble effectue la liaison entre les postes : meilleure gestion
des câbles;
Convient à des réseaux sans partie centrale bien définie ;
L’ajout de nouvelles prises est aisé.
Points faiblesses :
En cas de coupure de la ligne, toute ou partie du bus est en panne ;
La localisation des pannes est difficile : il faut inspecter tous les
nœuds pour s’assurer que tous les segments de câbles sont bien en
place et correctement serrés ;
Le signal s’affaiblit sur le réseau au fur et à mesure qu’on ajoute de
nouveaux postes : topologie non convenable pour les réseaux
longue distance.
Jean Claude TAYI 16
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
o Topologie en étoile
Points forts :
Localisation aisée des incidents (lampe qui s’éteint);
Très souple en matière de gestion et de dépannage
Points faibles :
Si le nœud central est défaillant, la totalité du réseau est en panne ;
Les performances réseau dépendent des capacités du nœud central ;
L’ajout de nouveaux nœuds nécessite le passage de nouveaux câbles
Le câble étant important, ce qui induit un coût élevé
Jean Claude TAYI 17
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
o Topologie en anneau
Points forts :
Assure une très bonne sécurité pour le double anneau;
En cas de panne, seule la partie défectueuse interrompt son travail ;
L’ajout ou la suppression d’un poste ne nécessite pas l’arrêt du
réseau ;
Autorise des débits élevés et convient aux grandes distances
(régénération du signal par chaque station).
Chaque station régénère le signal, donc le réseau peut être étendu
Détermine un seul sens de circulation du signal
L’intervalle entre deux moments où une station peut émettre est
régulier
Jean Claude TAYI 18
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
o Topologie en anneau
Points faibles :
L’anneau simple en boucle est sensible à la rupture de la boucle.
(Les conséquences d’une telle rupture peuvent être prises en compte en réalisant
un double anneau)
Le coût est assez élevé pour le câblage surtout si on opte pour le
double anneau
La panne du MAU paralyse le réseau
La sécurité du message n’est pas garantie
Jean Claude TAYI 19
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
o Topologie en maille
Points forts :
Assure une très bonne sécurité pour le double anneau;
Elle n’est intéressante que si le trafic transversal entre les nœuds est
important (cas du backbone ou cœur de réseau).
En cas de panne, seule la partie défectueuse interrompt son travail ;
Elle autorise une optimisation de l’emploi des ressources en
répartissant la charge entre les différents nœuds.
La fiabilité du réseau maillé est meilleure car elle est très résistante
à la défaillance d’un nœud ou d’une liaison.
Points faibles :
Investissement initial plus lourd
Gestion de l’ensemble est complexe
Jean Claude TAYI 20
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
o Topologie hiérarchique
(Voir la topologie en étoile)
o Topologie en étoile étendue
(Voir la topologie en étoile)
Jean Claude TAYI 21
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Topologie en bus topologie en anneau
Topologie en étoile Topologie en étoile étendue
Topologie hiérarchique Topologie maillée
Jean Claude TAYI 22
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
IV- TOPOLOGIES LOGIQUES
La topologie logique décrit le mode de fonctionnement du
réseau, la répartition des nœuds et le type de relation qu'ont les
équipements entre eux.
En d’autre terme, elle décrit la façon dont les ordinateurs accèdent au
support de transmission.
Elle permet aussi de décrire les différentes méthodes d’accès au
support basé sur les technologies Ethernet, Token Ring, FDDI, ATM,
…
Jean Claude TAYI 23
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
V- ARCHITECTURES ORGANISATIONNELLES
L’architecture organisationnelle représente la relation
fonctionnelle qui existe entre les différents terminaux d’un réseau.
Selon la taille d’une entreprise, son niveau de sécurité
nécessaire, le type d’activité, sa stratégie de partage des ressources, son
niveau de compétence d’administration disponible, son volume du
trafic réseau, les besoins des utilisateurs de son réseau, le budget alloué
au fonctionnement de son réseau, ainsi que, suivant la relation
fonctionnelle hiérarchique entre les éléments constituant le réseau, etc
…,
On peut identifier deux grandes architectures organisationnelles :
Architecture Organisationnelle Poste à Poste
Architecture Organisationnelle Client / Serveur
Jean Claude TAYI 24
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
1- Architectures Poste à Poste
#Réseaux Poste à Poste
Les Architectures Poste à Poste sont également appelés des
Réseaux Poste à Poste ou Réseaux d’Egal à Egal ou Réseaux Point à
Point ou Réseaux Peer to Peer.
Jean Claude TAYI 25
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
1- Architectures Poste à Poste
Ils ne comportent en général que peu de postes, à peine une
dizaine de postes. Dans un réseau poste à poste, les données ne sont pas
centralisées, et chaque utilisateur fait office d’administrateur de sa
propre machine. Il n’y a pas d’administrateur central, ni de super
utilisateur, ni de hiérarchie entre les postes, ni entre les utilisateurs.
Dans un réseau poste à poste (peer to peer), chaque machine peut
fonctionner comme serveur et client, ainsi toutes les stations ont le
même rôle, et il n’y a pas de statut privilégié pour l’une des stations.
Le système d’exploitation réseau est présent sur toutes les machines ce
qui leur permet de mettre à disposition des autres imprimantes ou
fichiers.
Ce réseau convient spécialement à des petites entreprises avec un
modeste budget et où la sécurité est moins importante.
Jean Claude TAYI 26
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Avantages
Facile à utiliser
Simple à installer (moins de câbles utilisés)
Chaque poste jouent le rôle de serveur et client
Chaque poste peut accéder aux ressources partagées des autres
Faible coût d’installation et de maintenance car il n’y a pas de panne
générale
Inconvénients
Manque d’outils de gestion et de diagnostic.
Difficulté de gérer la sécurité et les droits d’accès, donc sécurité
des informations est non garantie
Difficulté de gestion des anti-virus.
Certains systèmes de sauvegarde sont exclus
Jean Claude TAYI 27
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Administration décentralisée et donc parfois incohérente, (ce qui
peut entraîner des pertes de données)
Engendre le ralentissement d’une machine d’un autre utilisateur
(donc lent dans son fonctionnement) car éviter d’exécuter une
application sur un poste distant.
Limité en nombre d’ordinateurs, plus il y en a plus le réseau ralenti
Exige que toutes les machines ayant des ressources partagées soient
sous tension et chargent en mémoire une couche logicielle
redirecteur serveur en plus de la couche redirecteur client (diminue
la mémoire disponible pour les applications).
La connexion entre machines hétérogènes n’est pas toujours
possible. Un redirecteur réalise l’aiguillage entre les requêtes
locales et réseau ; ils sont adaptés au système d’exploitation de
réseau mis en œuvre.
Jean Claude TAYI 28
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
2- Architectures Client / Serveur
#Réseaux Client / Serveur
L'architecture Client / Serveur désigne un mode de communication
d'un réseau organisé et structuré autour d’un ou plusieurs serveurs.
Jean Claude TAYI 29
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
On retrouve, donc de marinière distincte, des terminaux appelés
Postes Clients (Stations de travail dites Stations Clientes) et des
terminaux appelés Poste Serveur.
• Poste Serveur : Il est un terminal qui met ses informations et ses
ressources à la disposition des autres terminaux du réseau. Un
serveur est optimisé généralement aussi bien au niveau de son
architecture qu’au niveau de ses capacités mémoires dans le but de
gérer au mieux les accès aux ressources (fonction d’administration)
et de garantir une bonne sécurité aux ressources du réseau.
• Poste Client : Il est un terminal qui peut utiliser les informations et
les ressources du ou des serveurs du réseau pour son propre travail.
Ainsi, chaque poste client peut demander des services à un serveur
qui a pour rôle d'être passif dans l'attente d'une requête client.
Jean Claude TAYI 30
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Ainsi un serveur est une machine qui peut partager ses
ressources physiques et logicielles. Les autres machines reliées sur le
réseau peuvent utiliser sans limitation leurs ressources propres
(ressources locales) et les ressources des serveurs (ressources du
réseau) qui leur ont été autorisées. Elles sont alors les stations clientes
Un serveur peut être Serveur dédié ou non dédié.
Serveur dédié
Un Serveur « dédié » est utilisé seulement comme poste de gestion
des ressources du réseau.
Serveur non dédié
Un Serveur est dit « non dédié » lorsqu’il est utilisé à la fois comme
poste de gestion du réseau et comme poste client (poste ou station de
travail
Jean Claude TAYI 31
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Le choix de son serveur
Le serveur est une machine ultra puissante qui booste les capacités de
l’infrastructure IP d’une entreprise. Le choix d’un serveur est une
étape importante et stratégique.
Il doit prendre en compte :
les besoins actuels de l’entreprise mais aussi leurs projets futurs
le nombre et le type d’application qu’elle envisage qu’il exécute
le nombre d’utilisateurs qui auront à cours et à long termes avoir
accès aux serveurs.
On rencontre généralement les serveurs suivants :
Les ServeursTours
les Serveurs Rack
Les Serveurs Blade (ou Lame)
Jean Claude TAYI 32
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Les ServeursTours
Les serveurs tours sont très similaires aux unités centrales d’ordinateur
fixe. Un de leurs principaux avantages est qu’ils peuvent être installés
partout dans l’entreprise.
Jean Claude TAYI 33
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Les Serveurs Rack
Destinés à être installés dans une baie, les serveurs rack offrent une
densité importante (plus de 40 serveurs rack par m²) grâce à leur
installation dans des baies de stockage. Peu encombrante, cette
technique permet de démultiplier les performances de votre
infrastructure tout en optimisant votre espace de travail.
Jean Claude TAYI 34
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Les Serveurs Blade (ou Lame)
Efficace et peu encombrant, le format lame ou Blade est le format de
serveur le plus récent. Contrairement aux serveurs rack qui s’installent
dans des baies de stockage, les serveurs blade se glissent dans un châssis
dédié et offrent ainsi une densité supérieure.
Jean Claude TAYI 35
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Avantages
Les outils de gestion et de diagnostic disponibles sur le marché sont
très nombreux et très évolués.
Réseau centralisé, structuré et organisé au tour du ou des serveurs
Sécurités d’accès et de fonctionnement centralisés.
Présence d’un administrateur assurant la gestion de tout le réseau
Il existe des antivirus dédiés réseau et des systèmes de sauvegarde
centralisés très évolués.
Les performances globales sont très supérieures à celles des réseaux
poste à poste.
Possibilité de spécialiser les serveurs afin d’améliorer les
performances et la fiabilité et offrir une plus grande stabilité
Plus besoin de laisser toute une série de machines sous tension.
Possibilité d’installer un système à tolérance de panne (RAID).
Jean Claude TAYI 36
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Inconvénients
Un réseau à serveur dédié est beaucoup plus cher à l’achat et
demande impérativement une alimentation de secours (onduleur).
Beaucoup plus complexe à mettre en place
Coûts de d’installation, de configuration, d’administration et de
maintenance.
Le serveur qui offre un service doit être allumées avant les autres et
toujours en service.
Il peut en fonction du nombre d’utilisateurs y avoir une surcharge
et de ce fait un ralentissement de l’accès aux ressources partagées.
Risque important de contaminer tout un réseau par des virus
La panne du serveur paralyse tout le réseau
En aucun cas les postes clients ne peuvent communiquer entre eux,
sans passer par le serveur
Jean Claude TAYI 37
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Remarque:
o On a aussi l'Architecture Multi Tiers. A la différence de
l'architecture client / serveur qui ne possède que deux types
d'ordinateurs sur un réseau : les clients et les serveurs, les
architectures multi-tier (ou distribuées) divisent le serveur en
plusieurs entités plus spécialisées créant ainsi plus de deux types
d'ordinateurs d'où le terme "Multi Tiers". (A titre d'exemple, on peut
imaginer un serveur web qui lui même est client d'un serveur d'application
qui à sont tour est le client d'un serveur de base de données...)
o Architectures organisationnelles : Cas des réseaux interconnectés
L’architecture représente aussi la structure organisationnelle et
représentative d’un réseau global reparti en plusieurs sous-reseaux, ou
blocs fonctionnels ou sites géographiquement distants. C’est
l’interconnexion de plusieurs réseaux.
Jean Claude TAYI 38
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Chapitre II :
TYPOLOGIES DES
RESEAUX
Jean Claude TAYI 39
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
I- INFRASTRUCTURE LAN –WAN – INTERNET
Les infrastructures réseau peuvent considérablement varier selon :
la taille de la zone couverte ;
le nombre d'utilisateurs connectés ;
le nombre et les types de service disponibles;
le type de technologie utilisée;
Le type de support de transmission utilisé
Etc...
Les deux types les plus courants d'infrastructure réseau sont :
Réseau local (LAN)
Réseau étendu (WAN)
Jean Claude TAYI 40
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
I- INFRASTRUCTURE LAN –WAN – INTERNET
La figure illustre les deux types les plus courants d'infrastructure
réseau :
Jean Claude TAYI 41
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
II- RÉSEAU LOCAL (LAN : Local Area Network)
Un réseau local (LAN) est une infrastructure réseau qui couvre une
zone peu étendue.
Jean Claude TAYI 42
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
II- RÉSEAU LOCAL (LAN : Local Area Network)
Un réseau local (LAN) est une infrastructure réseau qui couvre une
zone peu étendue.
Les fonctionnalités spécifiques offertes par les LAN sont les suivantes :
Les LAN relient des périphériques finaux dans une zone limitée
telle qu'une maison, une école, un bureau ou un campus.
En règle générale, un réseau local est administré par une seule
entreprise ou une seule personne. Le contrôle administratif qui
gère les stratégies de sécurité et de contrôle d'accès s'applique au
niveau du réseau.
Le réseau local fournit une bande passante très élevée aux
périphériques finaux et aux périphériques intermédiaires internes.
Jean Claude TAYI 43
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
III- RÉSEAU ÉTENDU (WAN : WIDE AREA NETWORK)
Un réseau étendu (WAN) est une infrastructure réseau qui couvre une
zone étendue.
Jean Claude TAYI 44
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
III- RÉSEAU ÉTENDU (WAN : WIDE AREA NETWORK)
Un réseau étendu (WAN) est une infrastructure réseau qui couvre une
zone étendue.
Les réseaux étendus sont généralement gérés par des fournisseurs de
services ou des fournisseurs d'accès Internet (FAI).
Les fonctionnalités spécifiques offertes par lesWAN sont les suivantes :
Les WAN relient des LAN sur des zones étendues comme plusieurs
villes, des États, des provinces, des pays ou des continents.
Les WAN sont habituellement gérés par plusieurs fournisseurs de
services.
Les réseaux WAN fournissent généralement des liaisons à plus bas
débit entre les réseaux locaux.
Jean Claude TAYI 45
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
IV-AUTRES TYPES DE RESEAUX
1- Réseau métropolitain (MAN)
Infrastructure réseau qui couvre une zone plus vaste qu'un LAN, mais
moins étendue qu'un WAN (par exemple, une ville). Les MAN sont
généralement gérés par une seule entité, comme une grande
entreprise.
2- Réseau de stockage SAN
Infrastructure réseau conçue pour prendre en charge des serveurs de
fichiers et pour fournir des fonctionnalités de stockage, de
récupération et de réplication de données. Cette infrastructure
comprend des serveurs haut de gamme, plusieurs baies de disques
(appelées blocs) et utilise la technologie d'interconnexion Fibre
Channel.
Jean Claude TAYI 46
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
IV-AUTRES TYPES DE RESEAUX
3- LAN sans fil (WLAN)
Infrastructure similaire à un réseau local, mais sans fil. Elle relie des
utilisateurs et des terminaux situés dans une zone peu étendue.
4- Réseau Internet
Bien qu'il existe des avantages à utiliser un réseau LAN ou WAN, la
plupart des utilisateurs doivent communiquer avec des ressources
situées sur un autre réseau, en dehors du réseau local, du domicile, du
campus ou de l'entreprise. Cela est effectué via Internet.
Jean Claude TAYI 47
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
IV-AUTRES TYPES DE RESEAUX
4- Réseau Internet
Jean Claude TAYI 48
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
IV-AUTRES TYPES DE RESEAUX
4- Réseau Internet
Comme l'illustre la figure, Internet est un ensemble mondial de
réseaux interconnectés (interréseaux ou « Internet ») qui
coopèrent pour échanger des informations en utilisant des normes
courantes.
Les fils téléphoniques, fibres optiques, transmissions sans fil et liaisons
satellites permettent aux utilisateurs d'Internet d'échanger des
informations sous diverses formes.
Internet est un ensemble de réseaux dont personne n'est propriétaire.
Jean Claude TAYI 49
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
IV-AUTRES TYPES DE RESEAUX
4- Réseau Internet
Garantir une communication efficace sur cette infrastructure diverse
implique l'application de technologies et de normes cohérentes et
communément reconnues, ainsi que la coopération entre de nombreux
organismes gouvernementaux.
Certains organismes ont été créés pour gérer la structure et la
normalisation des protocoles et des processus Internet.
Ces organismes incluent l'Internet Engineering Task Force (IETF),
l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) et
l'Internet Architecture Board (IAB), entre autres.
Jean Claude TAYI 50
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
IV-AUTRES TYPES DE RESEAUX
4- Réseau Internet
Il existe deux autres termes similaires au terme Internet :
Intranet
Extranet
Jean Claude TAYI 51
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
IV-AUTRES TYPES DE RESEAUX
4- Réseau Internet
Il existe deux autres termes similaires au terme Internet :
Intranet
Extranet
a- Cas d’Intranet
Le terme intranet est souvent utilisé pour faire référence à un réseau
LAN privé qui appartient à une entreprise ou une administration et
auquel peuvent accéder uniquement ses membres, ses employés ou des
tierces personnes autorisées.
Un intranet est un interréseau qui n'est généralement accessible que
depuis le site d'une entreprise.
Jean Claude TAYI 52
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
IV-AUTRES TYPES DE RESEAUX
4- Réseau Internet
Les entreprises peuvent publier sur un intranet des pages Web sur les
événements internes, les politiques de santé et de sécurité, des lettres
d'information destinées au personnel et un répertoire téléphonique du
personnel.
Par exemple, une école peut mettre en place un intranet qui inclut des
informations sur les programmes de cours, le cursus en ligne et des
forums de discussion.
Un intranet permet généralement d'éliminer certains documents
papier et d'accélérer les workflows.
Un intranet peut être utilisé par le personnel travaillant en dehors du
site de l'entreprise grâce à des connexions sécurisées au réseau interne.
Jean Claude TAYI 53
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
IV-AUTRES TYPES DE RESEAUX
4- Réseau Internet
b- Cas d’Extranet
Une entreprise peut utiliser un extranet pour fournir un accès sécurisé
aux personnes qui travaillent pour d'autres entreprises, mais qui ont
besoin des données de l'entreprise en question.
Voici des exemples d'extranets :
– Une société fournit un accès à des fournisseurs/sous-traitants
externes.
– Un hôpital propose un système pour que les médecins puissent
planifier les rendez-vous avec leurs patients.
– Un bureau local de formation fournit des informations sur le
budget et le personnel aux écoles de la région.
Jean Claude TAYI 54
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Chapitre III :
FONCTIONS
RESEAUX
Jean Claude TAYI 55
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
I- FONCTIONS PRINCIPALES
Les réseaux fournissent les fonctions principales suivantes :
FonctionTransmission
Fonction Contrôle de flux
Fonction Contrôle d’erreurs
Fonction Adressage
Fonction Gestion ou Administration
Fonction Commutation
Fonction Acheminement
Jean Claude TAYI 56
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
II- FONCTION TRANSMISSION
Elle consiste à transmettre toute information d’un nœud du
réseau à un autre, en travaillant sur des signaux (analogiques ou
numériques), des supports (câbles coaxiaux, câbles à paires
torsadées, faisceaux hertziens, radio, satellites, fibres optiques).
C’est le dénominateur commun de tout ce qui se passe dans le
réseau.
Jean Claude TAYI 57
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
III- FONCTION CONTROLE DE FLUX
C’est l’ensemble des mécanismes permettant de maintenir un
flux de données entre les limites compatibles avec la qualité des
ressources disponibles.
Les principaux outils sont :
Le Stop and Go : la source peut émettre, on doit s’arrêter à la
réception de signaux de commande envoyés par le récepteur ;
Le crédit : l’émetteur ne peut transmettre qu’après avoir reçu du
récepteur une indication de la quantité de trafic qu’il a le droit
d’émettre
Jean Claude TAYI 58
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
IV- FONCTION CONTROLE D’ERREURS
Partie de la procédure de liaison permettant la détection et
éventuellement la correction d’erreurs de transmission.
Suivant le type d’erreurs, diverses solutions sont apportées:
L’altération d’un bloc d’informations en cours de transport
sera détectée par une information de redondance transmise avec
l’information utile. La correction sera faite par retransmission ;
La perte d’un bloc pourra être détectée par la numérotation en
séquence des blocs et par la non réception d’un accusé de
réception. La correction sera faite par retransmission ;
La duplication d’un bloc sera détectée de la même façon que la
perte d’un bloc. La correction sera faite en ignorant ce bloc ;
L’erreur de destinataire provoquera le rejet de l’information.
Le contrôle d’erreur peut être fait sur chaque bloc (cela ralentit le
réseau) ou de bout en bout.
Jean Claude TAYI 59
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
V- FONCTION ADRESSAGE
Méthode par laquelle l’émetteur d’informations désigne le
destinataire de ces informations, identifié par le paramètre « adresse ».
Ainsi, chaque correspondant est localisé et identifié de manière unique
sur le réseau.
Cet adressage dépend du type de topologie.
Jean Claude TAYI 60
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VI- FONCTION GESTION OU ADMINISTRATION
Ensemble des activités mises en œuvre pour réaliser le contrôle, la
coordination et la supervision des ressources servant aux
communications dans un environnement de systèmes ouverts.
Activités :
Détection des fautes (centre de supervision du réseau),
Comptabilité (facturation),
Configuration (cas d’une évolution),
Performances (simulation de trafic) ,
Sécurité (physique : accès, et équipements dupliqués ; logique :
Protection contre les erreurs involontaires des terminaux et
contre les pirates).
Jean Claude TAYI 61
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VII- FONCTION ACHEMINEMENT
Cette permet au un commutateur de choisir le commutateur sur
lequel il doit réémettre une information qu’il a reçu.
Au niveau des télécommunications :
Elle débouche sur la description logique du chemin emprunté par une
communication
Au niveau routage IP :
Elle donne une description physique de ce chemin
Chaque nœud du réseau comporte des tables, dites tables
d’acheminement couramment appelées tables de routage, qui indiquent
la route à suivre pour atteindre le destinataire
Jean Claude TAYI 62
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VII- FONCTION ACHEMINEMENT
6 types d’acheminement : fixe, alterné, aléatoire, par inondation,
en partage de charge, adaptatif
Acheminement fixe : Etablir pour chaque nœud une table
indiquant pour chaque destination la direction (ou faisceau) à
utiliser.
Acheminement alterné : Acheminement fixe, avec plusieurs
chemins possibles en cas de pannes.
Acheminement aléatoire : Dans chaque nœud, l’information
reçue est envoyée dans n’importe quelle direction. Il n’y a pas de
table d’acheminement. On ne peut garantir le temps de transit.
Jean Claude TAYI 63
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VII- FONCTION ACHEMINEMENT
Acheminement par inondation : Consiste à ‘’inonder’’ le
réseau en émettant à chaque nœud voisin une copie de
l’information reçue. Le temps de transit est le plus petit possible.
Acheminement en partage de charge : Consiste à partager
les données dans différentes directions suivant une distribution
de probabilité donnée.
Acheminement adaptatif : Utilise une table de traduction
périodiquement tenue à jour par un ensemble d’éléments jugés
importants : débit des lignes, temps de transit, taux d’occupation
des lignes, coupures éventuelles, arrêt des nœuds (commutateurs
ou routeurs).
Jean Claude TAYI 64
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VIII- FONCTION COMMUTATION
Dans un réseau à commutation, on peut distinguer les délais
suivants :
Délai de transfert (délai de transit):
Il indique le temps total mis par un paquet entre l’émission par la
source et la réception par le destinataire final.
Délai de traitement:
Temps nécessaire à un nœud pour effectuer des calculs et des contrôles
sur un paquet reçu (vérification de la somme de contrôle,
acheminement, etc.).
Jean Claude TAYI 65
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VIII- FONCTION COMMUTATION
Délai d’attente:
Temps mis par un paquet dans une file d’attente (tampon de
transmission) au niveau d’un nœud si la ligne de sortie est occupée.
Délai de transmission:
Temps nécessaire pour placer les bits d’un paquets sur la ligne, à un
débit fixe. Ce temps est estimé à Dtrans = L / D (L: longueur du
paquet, D: débit en bits/s)
Délai de propagation:
Délai du signal physique entre l’émetteur et le récepteur.
Ce délai dépend
Jean Claude TAYI 66
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VIII- FONCTION COMMUTATION
On distingue 3 types de commutation :
Commutation de circuit
Commutation de messages
Commutation de paquet
Jean Claude TAYI 67
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VIII- FONCTION COMMUTATION
Commutation de circuit
Dans la commutation de circuits, un lien physique est établi
par juxtaposition de différents supports physiques afin de constituer
une liaison de bout en bout entre une source et une destination.
La mise en relation physique est réalisée par les commutateurs avant
tout échange de données et est maintenue tant que les entités
communicantes ne la libèrent pas expressément.
Autres caractéristiques :
Liaison bidirectionnelle
Un canal affecté en propre à chaque communication de sorte que
toute l’information suive le même chemin (CV).
Jean Claude TAYI 68
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VIII- FONCTION COMMUTATION
Commutation de circuit
Transmission en temps réel (transfert isochrone = synchrone +
temps réel) ;
Pas de stockage intermédiaire de l’information ;
Les débits de la source et du destinataire doivent être identiques ;
La facturation est généralement dépendante du temps et de la
distance (exemple : le Réseau Téléphonique Commuté ou RTC)
Jean Claude TAYI 69
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VIII- FONCTION COMMUTATION
Commutation de messages
La commutation de messages permet de recevoir, stocker, et
réexpédier des messages vers un ou plusieurs destinataires.
Elle n’établit aucun lien physique entre les deux systèmes d’extrémité.
Le message est transféré de nœud en nœud et mis en attente si le lien
entre deux nœuds est occupé.
Autres caractéristiques :
Le transfert du message, même si le correspondant distant est
occupé ou non connecté
La diffusion d’un même message à plusieurs correspondants ;
Le changement de format des messages ;
Jean Claude TAYI 70
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VIII- FONCTION COMMUTATION
Commutation de messages
L’adaptation des débits et éventuellement des protocoles ;
Tampons aux nœuds intermédiaires nécessaires pour mémoriser les
messages tant que ceux-ci ne sont pas correctement stockés dans le
nœud suivant ;
Système de gestion de transmissions avec accusé de réception des
messages correctement reçus et demande de retransmission des
messages erronés ;
Contrôle sur le flux des messages (capacité des mémoires
intermédiaires limitée) pour éviter tout débordement ;
Politique de routages pour aider et sécuriser les transmissions
(prévoir autre chemin en cas de défaillance d’une liaison) ;
Jean Claude TAYI 71
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VIII- FONCTION COMMUTATION
Commutation de paquet
Le message est découpé en fragments (paquets) de petite taille
contrairement à la commutation de messages. Chaque paquet est
acheminé dans le réseau indépendamment du précédent. Et il n’y a pas
de stockage d’information dans les nœuds intermédiaires. Chaque
nœud, recevant un paquet, le réémet immédiatement sur la voie
optimale.
Deux modes :
Le mode datagramme ou non connecté
Le mode orienté connexion ou mode connecté
Jean Claude TAYI 72
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VIII- FONCTION COMMUTATION
Le mode datagramme ou non connecté
Est le mode naturel de la commutation de paquets : Le
destinataire n’est pas nécessairement à l’écoute, les informations sont,
dans ce cas, perdues.
Ici, les routes empruntées par les différents blocs d’information
peuvent être différentes, le séquencement des informations ne peut
être garanti.
En cas de surcharge du réseau, des blocs d’information peuvent être
perdus car aucune réservation de ressources n’est effectuée
préalablement à tout envoi de données.
Jean Claude TAYI 73
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VIII- FONCTION COMMUTATION
Le mode orienté connexion ou mode connecté
Met en œuvre un mécanisme de stabilité de route qui consiste
à « baliser » un chemin que suivront ensuite tous les paquets émulant
ainsi un circuit appelé circuit virtuel (CV) sur un réseau en mode
paquets. Lors de la phase d’établissement de la connexion, les
différentes ressources nécessaires au transfert (buffers, voies...) sont
réservées. Lorsque l’échange est terminé, une phase de déconnexion
libère les ressources.
La liaison peut être permanente (CVP, Circuit Virtuel Permanent ou
PVC, Permanent Virtual Circuit) ou établie appel par appel (CVC, Circuit
Virtuel Commuté ou SVC, Switched Virtual Circuit).
Jean Claude TAYI 74
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Chapitre IV :
ARCHITECTURE
EN COUCHES :
MODELE DE REFERENCE OSI
Jean Claude TAYI 75
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
I- NORMES
Ensemble détaillé de prescriptions techniques destinées à
établir une certaine uniformité dans un domaine de développement et
qui apporte des réponses à des questions techniques et commerciales
que les acteurs se posent de façon répétée sur certains produits, des
biens d’équipement ou des services.
Deux types de norme :
Norme publique : Issue d'un organisme indépendant et reconnu.
o Modèle ouvert : Systèmes pouvant s'interconnecter avec
d'autres systèmes.
Norme propriétaire : Editée par un constructeur
o Modèle propriétaire : Systèmes propres aux
constructeurs liant l'utilisateur au constructeur.
Jean Claude TAYI 76
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
I- NORMES
Deux types de norme :
Norme publique ou norme de « jure » : norme issue d'un
organisme indépendant et reconnu .
o Modèle ouvert : un système pouvant s'interconnecter avec
d'autres systèmes.
Norme propriétaire ou « standard de fait » : règle éditée
par un constructeur mais très largement utilisée.
o Modèle propriétaire : systèmes propres aux constructeurs
liant l'utilisateur au constructeur; les droits de modification
sont réservés à une entité.
Jean Claude TAYI 77
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
o Organismes publics :
Organismes internationaux:
ISO (International Standards Organisation),
ITU (International Telecommunications Union)
Organismes nationaux:
AFNOR (France),
ANSI (USA),
CODINORM (Côte d’Ivoire)
o Organismes privés :
DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) du DoD
(Department of Defense)
IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers)
EIA (Electronics Industries Association)
TIA (Telecommunication Industries Association)
Jean Claude TAYI 78
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
II- ISO ET LE MODÈLE OSI
Avant OSI, chaque constructeur conçoit sa propre architecture de
réseau et développe des protocoles propriétaires.
Par conséquent, ces architectures fonctionnaient très bien dans
l’environnement propre au constructeur mais la communication
devenait très difficile dés qu’on veut lier des machines de constructeurs
différents.
En 1978, l’ISO développe un modèle standard d’architecture de
communication : le modèle de référence pour l’interconnexion des
systèmes ouverts dénommé OSI (Open Systems Interconnection).
Les services et les protocoles de communication entre ces systèmes
sont normalisés par d’autres organismes comme le CCITT actuelle
UIT-T
Jean Claude TAYI 79
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
III- SEPT COUCHES
• Couche Physique ou Niveau 1
ou Physical Layer ou Level 1
Couches Hautes
• Couche Liaison de données ou Niveau 2
ou Data Link Layer ou Level 2
• Couche Réseau ou Niveau 3
ou Network Layer ou Level 3
• Couche Transport ou Niveau 4
ou Transport Layer ou Level 4
• Couche Session ou Niveau 5
Couches Basses
ou Session Layer ou Level 5
• Couche Présentation ou Niveau 6
• ou Presentation Layer ou Level 6
• Couche Application ou Niveau 7
ou Application Layer ou Level 7
Jean Claude TAYI 80
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
IV- SEPT COUCHES EN DEUX ENSEMBLES DE COUCHES
• Couches hautes (du niveau 5 au niveau 7)
Couches Hautes
Couches chargées d’assurer
l’interfonctionnement des processus
applicatifs distants.
Ce sont les couches orientées application.
• Couches basses (du niveau 1 au niveau 4)
Couches Basses
Couches fournissant aux couches hautes
un service de transport de données fiable.
Ce sont les couches orientées transport
(ou transfert).
Jean Claude TAYI 81
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
V- ENCAPSULATION DES DONNÉES
Les données manipulées par une
couche et envoyées à l’entité
homologue constituent une unité
de données (Data Unit).
La couche de niveau (N+1)
utilisatrice des services de niveau
(N) envoie à la couche N, des
unités de données de service
appelées (N)SDU à l’aide d’une
primitive de service de niveau N.
SDU = Service Data Unit
Jean Claude TAYI 82
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
V- ENCAPSULATION DES DONNÉES
Pour cette couche N, les
données entrantes sont
considérées comme utilisatrices
du service (N).
La couche (N) ajoute alors un en-
tête spécifique au protocole
utilisé, appelé PCI, permettant à
l’entité N homologue distante de
traiter ces données de niveau N.
PCI = Protocol Control Information
Jean Claude TAYI 83
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
V- ENCAPSULATION DES DONNÉES
Les données de niveau (N+1)
sont dites encapsulées dans le
protocole N, on parle aussi de
tunnel de niveau N.
La concaténation du (N) SDU et
du (N) PCI constitue une (N)
PDU (Protocol Data Unit) ou
Unité de Données du Protocole
de niveau (N).
SDU = Service Data Unit
PCI = Protocol Control Information
Jean Claude TAYI 84
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
V- ENCAPSULATION DES DONNÉES
Les données manipulées par une couche et envoyées à l’entité
homologue constituent une Data Unit. La couche (N+1) utilisatrice
des services de niveau (N) envoie à la couche N, des Data Unit appelées
(N)SDU à l’aide d’une primitive de service de niveau N.
Jean Claude TAYI 85
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
V- ENCAPSULATION DES DONNÉES
Jean Claude TAYI 86
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
V- ENCAPSULATION DES DONNÉES
Ainsi pour communiquer entre les couches et entre les hôtes d’un
réseau, les modèle en couche ont recourt au principe d’encapsulation.
Ce principe est donc un processus de conditionnement des données
consistant à ajouter un en-tête de protocole déterminé avant que les
données ne soient transmises à la couche inférieure.
Jean Claude TAYI 87
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VI- DESCRIPTION DES COUCHES DU MODÈLE OSI
Couche Physique ou Physical Layer
o Définition et fonctionnalités
Assure le transfert de bits d’informations entre deux
équipements terminaux à travers un support de transmission.
Fournit l’interface avec le support physique sur lequel elle
transmet un train de bits, définit les caractéristiques physiques
du réseau : le type de câbles pour interconnecter l’ensemble
d’un système, le type et la forme de connecteurs à utiliser sur
ces câbles avec les cartes réseau, etc.
Jean Claude TAYI 88
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VI- DESCRIPTION DES COUCHES DU MODÈLE OSI
Couche Physique ou Physical Layer
o Services fournis à la couche liaison de données
L’établissement et la libération de la connexion physique ;
La transmission des trains de bits ;
L’identification des extrémités de la connexion physique ;
Le maintien en séquence des bits transmis ;
La notification du dérangement.
o NB:
La qualité du service rendu à la couche liaison de données dépend
des supports utilisés. Elle est caractérisée par le débit offert, le
débit effectif, le taux d’erreurs et la disponibilité du support.
Jean Claude TAYI 89
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VI- DESCRIPTION DES COUCHES DU MODÈLE OSI
Couche Liaison de données ou Data Link Layer
o Définition et fonctionnalités
Fournit un service de point à point (le transfert et le contrôle
de la transmission sur une liaison entre nœuds adjacents
directement connectés).
Définit les unités de données à envoyer (trames), leur format
et leur taille. Chaque trame est affectée d’une adresse et d’un
champ de contrôle pour détecter d’éventuelles erreurs.
Définit les protocoles d’accès des machines au support.
S’occupe aussi du contrôle de flux de données.
Décrit comment un périphérique obtient l'accès à un médium
spécifié dans la couche physique
Jean Claude TAYI 90
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VI- DESCRIPTION DES COUCHES DU MODÈLE OSI
Couche Liaison de données ou Data Link Layer
o Services fournis à la couche réseau
L’établissement, le maintien et la libération de la connexion
logique établie entre deux points d’accès au service de liaison
de données ;
La fourniture d’identificateurs d’extrémité;
La délimitation et le transfert des données en assurant :
- Le maintien en séquence des trames transmis ;
- La détection et correction d’erreurs ;
- La notification des erreurs non corrigées ;
- Le contrôle de flux.
Jean Claude TAYI 91
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VI- DESCRIPTION DES COUCHES DU MODÈLE OSI
Couche Liaison de données ou Data Link Layer
o Autres caractéristiques
Assure le contrôle logique de la liaison de données.
La qualité de services fournis à la couche réseau s’exprime par
le taux d’erreurs résiduelles (non corrigées) :
(nombre de bits erronés / nombre de bits transmis)
Généralement découpé en deux sous-couches: le Logical Link
Control (LLC) et le Medium Access Control (MAC).
o Protocoles et Technologies utilisés
HDLC (High-Level Data Link Control), ATM (Asynchronous
Transfer Mode), Ethernet, Token Ring, Token Bus, FDDI (Fiber
Distributed Data Interface)
Jean Claude TAYI 92
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VI- DESCRIPTION DES COUCHES DU MODÈLE OSI
Couche Réseau ou Network Layer
o Définition et fonctionnalités
Assure le transfert de données entre deux systèmes
d’extrémité à travers un ou plusieurs sous réseaux physiques
(systèmes relais).
Fournit le service de routage qui consiste à chercher le chemin
optimum pour envoyer un message.
Jean Claude TAYI 93
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VI- DESCRIPTION DES COUCHES DU MODÈLE OSI
Couche Réseau ou Network Layer
o Services fournis à la couche transport
Connexion de niveau réseau ;
Adressage et acheminement de paquets ;
Le routage ;
Multiplexage de connexions ;
Segmentation et groupage de paquets ;
Détection et correction des erreurs non résolues par la couche
liaison ;
Maintien en séquence ;
Contrôle de flux.
Jean Claude TAYI 94
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VI- DESCRIPTION DES COUCHES DU MODÈLE OSI
Couche Réseau ou Network Layer
o Protocoles relatifs à la couche réseau
IP (Internet Protocol), ARP (Address Resolution Protocol),
RARP (Reverse ARP), OSPF (Open Shortest Path First), RIP
(Routing Information Protocol), IGRP (Internet Gateway
Routing Protocol), EIGRP (Enhanced IGRP), EGP (Exterior
Gateway Protocol), ICMP (Internet Control Message
Protocol), IGMP (Internet Management Group Protocol),
MLD, IPX (Internet Package Exchange), etc.
Jean Claude TAYI 95
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VI- DESCRIPTION DES COUCHES DU MODÈLE OSI
CoucheTransport ouTransport Layer
o Définition et fonctionnalités
Gère la communication de bout en bout.
Garantit aux couches hautes un transfert transparent de
données selon la qualité de services demandées par
l’application, via un service de transfert fiable de bout en bout.
Son rôle aussi est d’optimiser l’utilisation des services réseau
disponibles afin d’assurer à moindre coût les performances
requises par la couche 5
Jean Claude TAYI 96
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VI- DESCRIPTION DES COUCHES DU MODÈLE OSI
CoucheTransport ouTransport Layer
o Services fournis à la couche session
Etablissement de la connexion logique ;
Contrôle de flux ;
Détection et correction d’erreurs.
o Protocoles utilisés
TCP (Transmission Control Protocol), UDP (User Datagram
Protocol), SCTP (Stream Control Transmission Protocol),
DCCP (Datagram Congestion Control Protocol), RTP (Real-
Time Transport Protocol), NetBEUI (NetBIOS Extended User
Interface), SPX (Sequenced Package Exchange), etc.
Jean Claude TAYI 97
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VI- DESCRIPTION DES COUCHES DU MODÈLE OSI
Couche Session ou Session Layer
o Définition et fonctionnalités
Gère la communication de bout en bout.
Permet d’établir, de contrôler et de mettre fin à une
connexion entre deux sessions de présentation d’applications
situées sur des ordinateurs différents.
Synchronise le dialogue entre les deux hôtes et gère l'échange
des données entre deux applications distantes.
Assure le transfert efficace des données, la classe de service, les
autorisations de sécurité et la signalisation des écarts de la
couche session et de la couche présentation
Jean Claude TAYI 98
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VI- DESCRIPTION DES COUCHES DU MODÈLE OSI
Couche Session ou Session Layer
o Services fournis à la couche présentation
Etablissement de sessions entre les nœuds du réseau : une
session doit être établie avant que des informations puissent
être transmises sur le réseau ;
Gestion et synchronisation du dialogue (simplex, half-duplex
et full duplex) entre les entités communicantes
o Protocoles utilisés
SQL (Structured Query Language), NFS (Network File System),
RPC (Remote Procedure Call), X-WINDOW, NETBIOS,
WINSOCK, BSD SOCKET, ASP (AppleTalk Session Protocol),
DNA (Digital Network Architecture)
Jean Claude TAYI 99
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VI- DESCRIPTION DES COUCHES DU MODÈLE OSI
Couche Présentation ou Presentation Layer
o Définition et fonctionnalités
Se charge de convertir les informations transmises par le
réseau d’un type de représentation dans un autre.
Cette couche peut :
- Convertir les données (cryptage), les compresser, etc.
- Encoder les données les données dans une norme agrée
permettant à des équipements « ASCII » et « EBCDIC » par
exemple de communiquer
Cela permet à la couche Application de ne pas se soucier du
format des données transmises.
Jean Claude TAYI 100
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VI- DESCRIPTION DES COUCHES DU MODÈLE OSI
Couche Présentation ou Presentation Layer
o Normes utilisés
- Syntaxe abstraite ASN.1 (ISO 8824, UIT XS208) normalisée par
l’ISO (Utilisée dans la messagerie X400 et les annuaires X500) ;
- Formats de données : ASCII, EBCDIC, jpeg, gif, mpeg,
quicktime, flash, wav, avi et mp3;
- Protocoles: NCP
Jean Claude TAYI 101
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VI- DESCRIPTION DES COUCHES DU MODÈLE OSI
Couche Application ou Application Layer
o Définition et fonctionnalités
Constitue le point de contact entre l’utilisateur et le réseau.
Concerne les techniques que les programmes d’application
utilisent pour communiquer avec le réseau.
o Protocoles utilisés
HTTP (HyperText Transfert Protocol), Telnet, FTP (File
Transfert Protocol), TFTP (Trivial File Transfer Protocol), DNS
(Domaine Name System), DHCP (Dynamic Host Configuration
Protocol), SNMP (Simple Network Management Protocol),
SMTP (Simple Mail Transfer Protocol), etc.
Jean Claude TAYI 102
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
VII- AUTRES EN MODÈLE
Comme nous l'avons vu, une suite de protocoles est un ensemble de
protocoles qui fonctionnent ensemble pour fournir des services de
communication réseau complets. Une suite de protocoles peut être
définie par un organisme de normalisation ou développée par un
constructeur.
Il existe d’autres modèles en couches développée par un constructeur:
Le modèleTCP/IP ou modèle Internet ou modèle DoD
Le modèle ISO
Le modèle Microsoft ou modèleWindows NT
Le modèle UNIX
Le modèle Apple Talk ou modèle Apple Share
Le modèle Novell Netware ou modèle SPX/IPX
Jean Claude TAYI 103
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Chapitre V :
STANDARDS
DES
RESEAUX LAN
Jean Claude TAYI 104
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Le groupe IEEE (Institute of Electrical and Electronic Engineers)
définit différents standards au sein d’un Réseau LAN dont le plus utilisé
est l’Ethernet.
I-ETHERNET
Basée sur la norme IEEE 802.3, la technologie Ethernet est la
technologie réseau très répandue, utilisée dans les réseaux LAN. Elle fait
appel au protocole CSMA/CD (Carrier Sense Multiple Access with
Collision Detection)
Sur un réseau Ethernet, les débits de données définis pour un
fonctionnement sur les câbles à cuivre et la fibre optique sont de l’ordre
de 10Mbps (Ethernet), 100Mbps (Fast Ethernet), 1000 Mbps=1Gbps
(Gigabit Ethernet), voir les 10Gbps aujourd’hui.
Jean Claude TAYI 105
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Autres technologies et protocoles ont été vantés comme substituts
probables, mais le marché a parlé (Ethernet couvre actuellement
environ 85% du parc des réseaux locaux).
L’Ethernet a survécu comme la technologie majeure LAN parce que son
protocole a les caractéristiques suivantes:
Est facile à comprendre, mettre en œuvre, gérer et entretenir
Permet des implémentations de réseau à faible coût
Fournit une grande souplesse topologique pour une installation
réseau
Garantit l'interconnexion et l'exploitation fructueuse de produits
conformes aux standards, indépendamment du fabricant
Jean Claude TAYI 106
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Caractéristique de couche Physique du modèle
802.3 offre différentes options de couche physique. Les
dénominations utilisées tiennent compte du débit, du support, du type
de signal et de la longueur du segment.
Jean Claude TAYI 107
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
10 Base 2 correspondait au réseau Ethernet avec du câble coaxial fin
(10 Mbps, signalisation numérique pour les segments de 200 mètres
maximum, en fait 185 mètres).
10 Base T correspond à de l’Ethernet en paire torsadée (T pour
Twisted pair).
100 Base T est une implémentation d’Ethernet à 100 Mbps sur paire
torsadée (catégorie 5).
1000 Base T (norme IEEE 802.3ab) correspond à une solution basée
sur de la paire UTP catégorie 5e (maximum 100 mètres).
10G Base T s’appuie sur la définition IEEE 802.3an et défini les
débits de 10Gbps pour de la paire torsadée sur des longueurs
maximales de 100 mètres.
La signalisation est numérique et de codage utilisé est de Manchester
(les cartes réseaux fonctionnent donc à 20 MHz). Une trame a une
longueur minimale de 64 octets et maximale de 1518 octets.
Jean Claude TAYI 108
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
II-SPÉCIFICITÉS D’ETHERNET
Ethernet fut défini pour un débit de 10 Mbps. Les nœuds du
réseau sont d’abord reliés par du câble coaxial épais (thick) ou fin (thin).
Désormais, la quasi-totalité des implémentations de ce réseau utilisent
de la paire torsadée et de la fibre optique.
10 Base 2
Un réseau Ethernet qui utiliserait le coaxial fin RG58, de 5 mm de
diamètre, était nommé thin-net ou cheap-net.
La topologie retenue était le bus et les segments ne devaient pas excéder
185 mètres (à cause du facteur d’atténuation important). On utilisant
des connecteurs British Naval Connector (BNC) Pour relier les nœuds.
Jean Claude TAYI 109
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
La distance maximale entre deux connecteurs T était de 0,5m. Le
nombre maximum était de 30 stations par segments. L’étendue du
réseau ne devait pas dépasser 925 mètres (en interconnectant 5
segments maximum avec 4 répéteurs). A chaque extrémité du segment,
il était nécessaire de placer une résistance ou bouchon de terminaison.
L’émetteur-récepteur qui permettrait la circulation des signaux était
intégré sur la carte réseau en 10 Base 2.
Jean Claude TAYI 110
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
10 base 5
Le support coaxial épais RG11, de diamètre 10 mm, à presque disparu.
Il peut encore être exploité dans des environnements très sensibles aux
perturbations électromagnétiques.
Les réseaux Ethernet utilisant du câble coaxial épais étaient aussi
connus sous les termes thick-net, gros Ethernet ou Ethernet épais du fait
de leur encombrement et de leur rigidité. La méthode d’accès
CSSMA/CD fonctionnait comme en 10 base 2. Sur une topologie en
bus. Les segments étaient étendus à 500 mètres, ce qui conférait au
réseau une étendue maximale de 2500 mètres.
Remarque
En Ethernet, on parle souvent de la règle des 5-4-3, qui permet d’avoir au
maximum 5segments interconnectés par 4 répéteurs. Sur 5 des segments, seulement
3 doivent comporter des stations de travail. Ainsi en Ethernet fin, l’étendue
maximale du réseau était de 925 mètres contre 2500 en Ethernet épais.
Jean Claude TAYI 111
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Dans le cas du 10 Base 5, l’émetteur –récepteur (ou tranceiver) était
externe et pouvait être éloigné de la carte réseau à 50 mètres. Le
cordon qui reliait le connecteur Access Unit Interface (AUI) ou Digital
Intel Xerox (DIX) de la carte au tranceiver, sur le câble coaxial épais,
était appelé câble émetteur-récepteur. La distance minimale entre deux
tranceivers était de 2,5 mètres et l’on ne devait pas avoir plus de 100
tranceivers par segments.
Jean Claude TAYI 112
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Remarque
L’émetteur-récepteur externe était souvent raccordé au câble épais en utilisant
une prise vampire. On trouvait également des adaptateurs AUI/RJ45 qui
disposaient d’un émetteur-récepteur intégré permettant de raccorder la carte
réseau en 10 Base T en utilisant un, connecteur AUI.
Jean Claude TAYI 113
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
10 base T
Les réseaux Ethernet en étoile utilisent du câble cuivre en paire
torsadée. Quatre fils sont utilisés, sertis dans des connecteurs RJ45. Le
câble utilisé est de catégorie 3, voire 5. Il peut être blindé ou non.
Le câble réseau est formé par centralisation sur un commutateur
(Switch). La longueur du câble entre le matériel à connecter et
l’élément actif ne devrait pas, théoriquement excéder 100 mètre. Avec
l’amélioration de la qualité des câbles, cette distance peut être dépassée
en pratique, même si cela n’est pas recommandé.
Bien que l’image externe donnée par la connexion sur les différents
ports de l’élément actif ressemble à une étoile, les nœuds du réseau
composent une topologie en bus. Le réseau peut être étendu en
cascadant les éléments actifs pour obtenir une topologie en arbre, ou en
les interconnectant par un bus (souvent en fibre optique).
Jean Claude TAYI 114
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Ethernet et la fibre optique
Fiber Optic Inter Repeater Link (FOIRL) fut la première mise en
œuvre de la fibre optique sur un réseau Ethernet.
Elle peut être utilisée pour la connexion de deux LAN situés à des
distances relativement proches (un ou deux Km).
L’interconnexion peut s’effectuer au moyen d’un répéteur, d’un pont ou
même d’une étoile optique active (gestion des collisions).
Jean Claude TAYI 115
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Remarque
Il faut toujours deux fibres, qui sont des supports simplex pour assurer l’émission
et la réception.
L’utilisation de la fibre à des faibles débits a permis de voir naitre des
solutions Ethernet, avec des longueurs de segments allant jusqu’à deux
Km. Il est de plus possible d’utiliser la fibre pour interconnecter des
LAN distants, à l’aide des répéteurs mixtes (fibre/coaxial par exemple).
A la fin de l’année 1993 des standards ont été définis autour d’Ethernet
et de la fibre optique. Ils ont été désignés sous l’appellation de 10 Base F.
ces spécifications définissent trois types de segments : 10 Base FL (Fiber
Link), 10 Base FB (Fiber Backbone) et 10 Base FP (Fiber Passive).
Jean Claude TAYI 116
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
10 Base FL
Cette norme remplace l’ancienne FOIRL. Elle définit un segment point
à point pouvant atteindre 2 km, à condition que seuls des périphériques
de 10 Base FL soient utilisés. Si des équipements FOIRL sont utilisés, le
segment ne peut pas alors dépasser 1km. Un segment 10 Base FL peut
relier deux ordinateurs ou deux répéteurs ou un ordinateur à un port
d’un répéteur.
10 Base FB
Cette spécification permet de définir une topologie à base de la fibre,
comme dorsale d’une architecture en étoile. Cette mise en œuvre décrit
une signalisation synchrone qui permet d’aller au-delà du nombre de
répéteurs autorisés par Ethernet. Les connexions 10 Base FB ne relient
pas des ordinateurs, elles sont seulement utilisées pour relier des étoiles
optiques 10 Base FB, afin de constituer une épine dorsale
Jean Claude TAYI 117
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Chaque segment peut atteindre 2 km. De plus, cette dernière norme
autorise le diagnostic des fautes à distance.
10 Base FP
Cet ensemble de spécifications définit une étoile passive reliant plusieurs
ordinateurs connectés à une fibre optique sans utiliser de répéteur. Un
segment 10 Base FP ne doit pas dépasser 500 m. Une étoile passive 10
Base FP peut relier jusqu’à 33 ordinateurs.
Remarque
Il est de plus en plus rare de trouver en activité des réseaux Ethernet à 10 Mbps.
La plupart des implémentations présentées précédemment ne sont plus utilisées.
Pourtant, elles représentent les bases autour desquelles se sont développées les
techniques les plus récentes comme Fast Ethernet.
Jean Claude TAYI 118
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
II-SPÉCIFICITÉS DE FAST ETHERNET
Avec l’augmentation des flux réseau nécessaires en entreprise,
le débit natif de 10 Mbps de l’Ethernet s’avère insuffisant. Apparu en
1994, Fast Ethernet lui succéda (standard IEEE 802.3u). Offrant une
bande passante dix fois plus importante, il ne coûte pas plus cher.
Lors de ces premières applications concrètes, Fast Ethernet , avec son
implémentation 10/100 Mbps, a permis de prendre en compte
l’existant. Cette capacité de transition a facilité la mise en œuvre
initiale.
Le câblage utilisé est de la paire cuivre en catégorie 5 minimum, avec
une prise RJ45, ou de la fibre optique.
Fast Ethernet utilise comme prédécesseur CSMA/CD. Les topologies
sont les mêmes.
Jean Claude TAYI 119
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
100 Base T4
100 Base T4 utilise quatre paires torsadées UTP, au moins de catégorie
3. Les connecteurs sont aussi compatibles avec le 10 Base T, 100 Base T4
utilisant simplement deux paires supplémentaires.
Le codage est de type 8B/6T et utilise trois des quatre paires pour
transmettre dans chaque sens, et la quatrième paire pour la détection
des collisions.
Cette solution permettrait initialement de récupérer les architectures
basées sur des câbles de catégorie 3. Ceux-ci ne sont plus utilisés et le
100 BaseT4 ne présente plus d’intérêt.
Jean Claude TAYI 120
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
100 Base TX
Cette implémentation utilise des paires torsadées de catégorie 5 au
moins, blindée ou non. L’insertion des câbles dans les prises RJ45 est
compatible avec 10 BaseT. il s’agit du standard couramment utilisé.
100 Base FX
100 Base FX s’appuie, quant à lui, sur de la fibre optique (deux fibres).
Remarque
Fast Ethernet s’est imposé comme le standard depuis quelques années maintenant.
Les dédits derrière les postes de travail s’avèrent suffisants et l’application de 100
Base TX est de faible coût.
Jean Claude TAYI 121
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
III-SPÉCIFICATION DU GIGABIT ETHERNET
Cette évolution est standardisée par l’IEEE sous le numéro
802.3z. La bande passante très rapide, de 1 Gbps, oblige à revoir les
bases de communication. Par exemple, les câbles de catégories 5 ne sont
normalement pas dimensionnés pour assurer les fréquences aussi rapides
que celle nécessaires dans ce cas. L’appellation 5e (enhanced) désigne des
câbles capables de supporter des fréquences à 100 MHz. Par contre la
compatibilité est assurée avec les prédécesseurs, d’où, par exemple le
qualificatif pour les matériels : 10/100/1000 Mbps.
Remarque
Pour porter une installation existante en gigabit Ethernet, une requalification
s’avère généralement nécessaire. Bien souvent, même si les matériels en sont
capables, la câblage mural n’est pas adéquat pour atteindre de tels débits de
manière fiable.
Jean Claude TAYI 122
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
A 1 Gbps, la gestion des collisions est très délicate. A ce débit, les
architectures sont commutées.
Un certain nombre d’implémentations sont reconnus tels que :
1000 Base T (ou 1000 Base Tx) :
Comparable à 100 Base T, mais 10 fois plus rapide, elle admet les paires
de cuivre torsadées 5 (ou plutôt 5e) et 6 sur les câbles de 100 mètres au
maximum.
1000 Base SX (ShortWave):
Pour l’exploitation des fibres multimode sur des distances plus courtes,
de l’ordre de 550 mètres maximum.
1000 Base LX (LongWave):
Utilisant la fibre optique multimode ou monomode sur 2 à 5 kilomètres
maximum
Jean Claude TAYI 123
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Le gigabit Ethernet est encore particulièrement destiné aux réseaux
dorsaux et aux communications avec les serveurs.
Dans le première cas, il permet l’interconnexion entre commutateurs
(fibre optique ou cuivre) ou bien entre sous répartiteurs.
Jean Claude TAYI 124
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Si ces pièces, contenant les matériels de commutation, sont éloignées
ou dans des bâtiments distincts, une liaison par fibre optique est
nécessaire. Du côté des serveurs, cette solution est intéressante
puisqu’ils forment généralement un goulot d’étranglement et que les
débits réseaux les concernant doivent être plus élevés.
Une norme complémentaire, 802.3x, définit l’adaptation du débit avec
les réseaux moins rapides. Comme les buffers d’entrée/sortie ne sont
pas illimités, et ne peuvent donc pas absorber les différences de vitesse,
un contrôle de flux est activé. Il indique a l’émetteur de cesser
momentanément la transmission.
Le gigabit Ethernet n’a plus rien d’exceptionnel dans l’architecture
réseau d’entreprise. De plus en plus d’interfaces pour poste de travail et
ordinateurs portables sont d’ailleurs capables d’atteindre de tels débits.
Jean Claude TAYI 125
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
IV-SPECIFICATION DU 10 GIGABIT ETHERNET
Le successeur de 802.3z, 10 Gbps Ethernet a été approuvé en
2002 par l’IEEE en tant que 802.3ae. Il reste compatible avec ses
prédécesseurs. Mais, il ne se limite plus aux réseaux locaux et son
utilisateur au niveau métropolitains et étendus.
L’objectif est de continuer à utiliser le même format de trame que dans
la définition Ethernet d’origine. Par contre, communication de type full-
duplex est indispensable.
Jean Claude TAYI 126
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Sept spécifications ont été définies :
10 GBase CX4 (802.3ak)
Utilisent un câble spécial sur une distance maximum de 15 mètres.
10 GBase T (802.an)
Sur câble cuivre de catégorie 6 (200MHz), 6 (500MHz) et 7 (600MHz),
assurant des distances de communications inférieures à 100 mètres.
10 GBase SR (Short Range)
Une portée de 26 à 82 mètres avec de la fibre optique multimode (mais
peut atteindre 300 mètres avec une nouvelle génération de fibre).
10 GBase ER (Extended Range)
Autorise des distances de 40 kilomètres, toujours avec de la fibre
monomode.
Jean Claude TAYI 127
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
10 GBase LR (Low Range)
Utilise de la fibre optique monomode pour des communications jusqu’à
10 kilomètres.
10 GBase LX4
Pratique le multiplexage par division de longueur d’onde et augmente
les distances supportées à 240, voire 300 mètres avec de la fibre
multimode (10 kilomètres peuvent être supportés avec une fibre
monomode.
10 GBase LRM (Long Range Multimode, 802.3aq)
Implémentation de FDDI sur des distances allant jusqu’à 200 mètres.
Remarque
Plusieurs constructeurs de matériel ont fait évoluer 10 Gbase ER en 10 GBase ZR
pour étendre les capacités sur des traitements allant jusqu’à 80 kilomètres.
Jean Claude TAYI 128
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
V-SPECIFICTAION DU 100 GIGABIT ETHERNET
La norme IEEE 802.3ba a été publiée en juin 2010.
Elle définit des débits allant de 40 à 100 Gbps pour des supports de type
fibre optique ou paire torsadée.
Il existe des solutions basé sur l’utilisation des cuivres mais pour des
distances limitées à 10 mètres :
40 GBase-CR4
100 GBase-CR10
Jean Claude TAYI 129
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
D’autres solutions s’appuient sur la fibre multimode mais n’autorisent
que des distances limitées (100 à 125 mètres) :
40 GBase SR4
100 GBase SR10
Celles basées sur la fibre monomode permettent soit d’être limitées à
10 kilomètres maximum avec le 40 GBase-LR4, soit atteindre les 40
kilomètres avec le 100 GBase-ER4.
Récent et assez onéreux, l’Ethernet à 10 Gbps n’est pas encore vraiment
adopté dans les réseaux locaux, ou un débit 10 fois inferieur est
largement suffisant.
Jean Claude TAYI 130
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
NB :
Il faut savoir qu’il a y d’autres standards exploités dans les LAN dont :
Le WIFI (Wireless Fidelity), technologie normalisée par l’IEEE
802.11, utilisant les ondes radios pour la transmission des données.
Le LIFI (Ligth Fidelity), technologie normalisée par l’IEEE 802.11,
utilisant la lumière comme support de transmission des données.
Le CPL (Courant Porteur en Ligne), technologie utilisant les liaisons
électrique pour la transmission des données.
Le Tokeng Ring (Anneau à jeton), technologie normalisée par l’IEEE 802.5, basé sur le principe de la communication au tour à tour, où
chaque ordinateur du réseau a la possibilité de parler à son tour.
L’ArcNet (Attached Ressource Computer Network), technologie des plus anciens réseaux locaux, normalisé par l’IEEE 802.4.
Le FDDI (Fiber Distributed Data Interface), technologie d'accès au
réseau sur des lignes de type fibre optique, en paire d'anneaux (un
primaire et l’autre secondaire).
…
Jean Claude TAYI 131
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Chapitre III :
INFRASTRUCTURES
RESEAUX
Jean Claude TAYI 132
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
I-COMPOSANTS DU RESEAU
Les réseaux et Internet ont modifié notre façon de
communiquer, d'apprendre, de travailler et de nous divertir. Ils peuvent
être de différentes tailles. Cela va des réseaux de base, constitués de
deux ordinateurs, aux réseaux les plus complexes capables de connecter
des millions de périphériques.
1-Elèments constituants un réseau
Le chemin emprunté par un message depuis une source jusqu'à
une destination peut être aussi simple que la connexion entre deux
ordinateurs via un seul câble ou aussi complexe qu'un réseau parcourant
le globe terrestre. L'infrastructure réseau constitue la plateforme qui
prend en charge le réseau. Elle fournit le canal stable et fiable à travers
lequel nos communications peuvent s'établir.
Jean Claude TAYI 133
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
I-COMPOSANTS DU RESEAU
L'infrastructure réseau comprend trois catégories de composant réseau :
Les périphériques
Les médias / supports de transmission
Les services
Jean Claude TAYI 134
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Les périphériques
Jean Claude TAYI 135
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Les médias / Supports de transmission
Jean Claude TAYI 136
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Les services
Jean Claude TAYI 137
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Les périphériques et les supports sont les éléments physiques, ou le
matériel, du réseau. Le matériel correspond souvent aux composants
visibles de la plateforme réseau, par exemple un ordinateur portable, un
ordinateur de bureau, un commutateur, un routeur, un point d'accès
sans fil ou le câblage qui sert à relier les périphériques. Parfois, certains
composants ne sont pas visibles.
Dans le cas d'un support sans fil, les messages sont transmis à travers
l'air, à l'aide d'une fréquence radio ou d'ondes infrarouges invisibles.
Les composants réseau sont utilisés pour fournir des services et des
processus. Les services et les processus sont les programmes de
communication, appelés logiciels, qui sont exécutés sur les
périphériques réseau.
Jean Claude TAYI 138
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Un service réseau fournit des informations en réponse à une demande.
Les services incluent de nombreuses applications réseau courantes
utilisées quotidiennement, comme les services d'hébergement de
messagerie et les services d'hébergementWeb.
Les processus fournissent les fonctionnalités qui dirigent et déplacent les
messages à travers le réseau. Les processus nous semblent moins
évidents, mais ils sont essentiels au fonctionnement des réseaux.
Jean Claude TAYI 139
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
2-Périphériques finaux
Les périphériques réseau auxquels les gens sont le plus habitués
sont appelés périphériques finaux, ou hôtes. Ces périphériques forment
l'interface entre les utilisateurs et le réseau de communication.
On peut citer entre autres comme périphériques finaux :
Ordinateurs (stations de travail, ordinateurs portables, serveurs de
fichiers, serveurs Web), Imprimantes réseau, Téléphones VoIP, Caméras
de surveillance, Appareils mobiles (tels que les smartphones, tablettes,
PDA, les scanners de codes-barres sans fil)… Un périphérique hôte est
la source ou la destination d'un message transmis sur le réseau, comme
illustré ci-apres.
Jean Claude TAYI 140
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
2-Périphériques finaux
Les données proviennent d’un périphérique final, traversent le réseau et
arrivent sur un autre périphérique final.
Pour qu'il soit possible de faire une distinction entre les hôtes, chaque
hôte situé sur un réseau est identifié par une adresse. Lorsqu'un hôte
démarre une communication, il utilise l'adresse de l'hôte de destination
pour indiquer où le message doit être envoyé.
Jean Claude TAYI 141
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
3-Périphériques réseau intermédiaires
Les périphériques intermédiaires relient des périphériques finaux.
Ils offrent une connectivité et opèrent en arrière-plan pour s'assurer que
les données sont transmises sur le réseau, comme illustré ci-dessous.
Jean Claude TAYI 142
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
3-Périphériques réseau intermédiaires
Les périphériques intermédiaires connectent les hôtes individuels au
réseau et peuvent connecter plusieurs réseaux individuels afin de former
un interréseau.
Parmi les périphériques réseau intermédiaires, on a:
Accès au réseau (commutateurs et points d'accès sans fil),
Périphériques interréseau (routeurs),
Sécurité (pare-feu) …
La gestion des données lors de leur passage à travers le réseau constitue
également l'un des rôles des périphériques intermédiaires.
Ces périphériques utilisent l'adresse d'hôte de destination, avec les
informations concernant les interconnexions réseau, de manière à
déterminer le chemin que doivent emprunter les messages à travers le
réseau.
Jean Claude TAYI 143
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
3-Périphériques réseau intermédiaires
Les processus qui s'exécutent sur les périphériques du réseau
intermédiaire remplissent les fonctions suivantes :
Régénérer et retransmettre des signaux de données ;
Gérer des informations indiquant les chemins qui existent à travers le
réseau et l’interréseau ;
Indiquer aux autres périphériques les erreurs et les échecs de
communication ;
Diriger des données vers d'autres chemins en cas d'échec de liaison ;
Classer et diriger les messages en fonction des priorités de qualité de
service ;
Autoriser ou refuser le flux de données, selon des paramètres de
sécurité.
Jean Claude TAYI 144
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
4-Supports réseau
La communication à travers un réseau s'effectue sur un support. Ce
support fournit le canal via lequel le message se déplace de la source à la
destination.
Les réseaux modernes utilisent principalement trois types de supports
pour interconnecter des périphériques et fournir le chemin par lequel
des données peuvent être transmises.
Comme l'illustre la figure, ces supports sont les suivants :
Fils métalliques dans des câbles
Fibres de verre ou optiques de plastique (câbles en fibre optique)
Transmission sans fil
Jean Claude TAYI 145
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
4-Supports réseau
Comme l'illustre la figure, ces supports sont les suivants :
Fils métalliques dans des câbles
Fibres de verre ou optiques de plastique (câbles en fibre optique)
Transmission sans fil
Jean Claude TAYI 146
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
4-Supports réseau
Le codage du signal qui doit se produire afin de transmettre le
message diffère selon le type de support.
Sur des fils métalliques, les données sont codées en impulsions
électriques qui correspondent à des modèles spécifiques.
Les transmissions par fibre optique s'effectuent via des impulsions de
lumière, dans des plages de lumière infrarouges ou visibles.
Dans les transmissions sans fil, des modèles d'ondes électromagnétiques
illustrent les différentes valeurs de bit.
Jean Claude TAYI 147
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
4-Supports réseau
Les différents types de supports réseau possèdent divers avantages et
fonctionnalités.
Tous les supports réseau ne possèdent pas les mêmes caractéristiques et
ne conviennent pas pour les mêmes objectifs.
Les critères de choix d'un support réseau sont :
La distance sur laquelle les supports peuvent transporter
correctement un signal ;
L'environnement dans lequel les supports doivent être installés ;
La quantité de données et le débit de la transmission ;
Le coût des supports et de l'installation
Jean Claude TAYI 148
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
5- Représentations du réseau
Lors de la transmission d'informations complexes, par exemple
l'affichage de tous les équipements et supports dans un interréseau
important, il est utile d'utiliser des représentations visuelles.
Un schéma constitue un moyen facile de comprendre comment les
périphériques d'un grand réseau sont connectés. Un tel schéma utilise
des symboles pour représenter les périphériques et les connexions qui
composent un réseau. Ce type de schéma de réseau est appelé un
diagramme de topologie.
Comme tout autre langage, le langage propre au réseau comprend un
ensemble commun de symboles pour représenter les différents
périphériques finaux, périphériques réseau et supports (voir la figure ci-
après).
Jean Claude TAYI 149
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
5- Représentations du réseau
La capacité à reconnaître les représentations logiques des composants
réseau physiques est essentielle pour être en mesure de visualiser
l'organisation et le fonctionnement d'un réseau.
Jean Claude TAYI 150
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
II- CONNEXION A INTERNET
1- Technologies d'accès internet
Il existe plusieurs manières de connecter des utilisateurs et des
entreprises à Internet.
Les utilisateurs à domicile, les télétravailleurs et les PME ont
généralement besoin d'un fournisseur d'accès Internet (FAI) pour se
connecter à Internet.
Jean Claude TAYI 151
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
II- CONNEXION A INTERNET
1- Technologies d'accès internet
Les options de connexion varient considérablement d'un FAI et d'une
région à l'autre. Cependant, les options les plus utilisées sont le câble
haut débit, la DSL haut débit, lesWAN sans fil et les services mobiles.
Les entreprises ont généralement besoin d'un accès aux autres sites
professionnels et à Internet.
Des connexions rapides sont requises pour prendre en charge les
services d'entreprise, notamment les téléphones IP, la vidéoconférence,
ainsi que les Data Centers.
Les connexions professionnelles sont généralement fournies par des
fournisseurs de services. Les services professionnels les plus courants
sont la DSL, les lignes louées et les solutions Metro Ethernet.
Jean Claude TAYI 152
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
II- CONNEXION A INTERNET
2- Connexion des utilisateurs distants à Internet
La figure ci-contre illustre les options de connexion courantes pour les
utilisateurs de petits bureaux et de bureaux à domicile :
Jean Claude TAYI 153
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Câble – généralement proposé par les fournisseurs de services de
télévision par câble, le signal de données Internet est transmis grâce au
câble coaxial utilisé pour la télévision par câble. Il offre une connexion
permanente à Internet haut débit. Un modem câble spécial sépare le
signal Internet des autres signaux transmis sur le câble et fournit une
connexion Ethernet à un ordinateur hôte ou à un LAN.
DSL – offre une connexion permanente à Internet haut débit. La
ligne DSL utilise un modem spécifique haut débit, qui sépare le signal
DSL du signal téléphonique et fournit une connexion Ethernet à un
ordinateur hôte ou à un LAN. La DSL fonctionne sur une ligne
téléphonique divisée en trois canaux. Un canal est utilisé pour les
appels téléphoniques. Ce canal permet à une personne de recevoir des
appels sans se déconnecter d'Internet. Un deuxième canal de
téléchargement, plus rapide, est utilisé pour recevoir des informations
depuis Internet. Le troisième canal est utilisé pour envoyer des
Jean Claude TAYI 154
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Satellite – le service par satellite est l'option idéale pour les
maisons ou les bureaux qui n'ont pas accès à la DSL ou au câble. Les
paraboles nécessitent une visibilité directe sur le satellite et peuvent
ne pas fonctionner convenablement dans des zones boisées ou des
emplacements entourés d'éléments faisant obstacle aux transmissions.
Les débits dépendent du contrat choisi, mais sont en général élevés.
Les frais liés au matériel et à l'installation peuvent être élevés (même
si les fournisseurs peuvent proposer des promotions), et un forfait
mensuel est ensuite mis en place. La disponibilité de l'accès Internet
par satellite constitue un réel avantage dans les régions qui n'ont
aucune autre possibilité d'accéder à Internet.
Ligne commutée – option peu onéreuse nécessitant une ligne
téléphonique et un modem. Pour se connecter au FAI, l'utilisateur
appelle le numéro de téléphone d'accès du FAI. La faible bande
passante des connexions par ligne commutée n'est généralement pas
Jean Claude TAYI 155
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
3- Connexion d'une entreprise à Internet
Les options de connexion d'une entreprise sont différentes des options disponibles pour
les réseaux à domicile. Les entreprises peuvent nécessiter une bande passante plus élevée, une
bande passante spécialisée et des services gérés. Les options de connexion disponibles varient en
fonction du nombre de fournisseurs d'accès situés à proximité.
La figure ci-contre illustre les options de connexion courantes pour les entreprises :
Jean Claude TAYI 156
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Ligne louée spécialisée – connexion dédiée du fournisseur de services sur le site du
client. Les lignes louées sont des circuits dédiés qui relient des bureaux distincts pour la
transmission de données et/ou de communications vocales privées. Les circuits sont
généralement loués sur une base mensuelle ou annuelle, ce qui rend cette solution onéreuse. En
Amérique du Nord, les circuits de ligne louée incluent généralement le T1 (1,54 Mbit/s) et le T3
(44,7 Mbit/s), tandis que dans d'autres parties du monde, l'E1 (2 Mbit/s) et l'E3 (34 Mbit/s)
sont proposés.
Metro Ethernet – solution généralement fournie par un fournisseur au client par le biais
d'une connexion dédiée par câble en cuivre ou par fibre, offrant un débit de 10 Mbit/s à
10 Gbit/s. L'Ethernet over Copper (EoC, Ethernet sur cuivre) est plus économique que le
service Ethernet sur fibre optique dans de nombreux cas, est très largement disponible et vous
permet d'atteindre des débits de 40 Mbit/s. Cependant, cette solution est limitée en termes de
distance. Le service Ethernet sur fibre optique assure les connexions les plus rapides à un prix
réduit par mégabit. Malheureusement, il reste encore beaucoup de zones où ce service n'est pas
disponible.
Jean Claude TAYI 157
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
DSL – la DSL est disponible dans divers formats. La SDSL (ligne d'abonné numérique à débit
symétrique) est largement utilisée. Cette solution est similaire à une ligne ADSL (ligne d'abonné
numérique à débit asymétrique), mais présente les mêmes débits ascendant et descendant.
L'ADSL est conçue pour fournir une bande passante dont les débits ascendant et descendant sont
différents. Par exemple, un client utilisant un accès Internet peut obtenir des débits descendants
allant de 1,5 à 9 Mbit/s et des débits ascendants allant de 16 à 640 kbit/s. Les transmissions
ADSL fonctionnent à une distance maximale de 5 488 mètres sur un seul câble à paires torsadées
en cuivre.
Satellite – le service par satellite peut fournir une connexion lorsqu'aucune solution par
câble n'est disponible. Les paraboles nécessitent une visibilité directe sur le satellite. Les frais liés
au matériel et à l'installation peuvent être élevés, et un forfait mensuel est ensuite mis en place.
Ces connexions ont tendance à être plus lentes et moins fiables que les connexions terrestres, ce
qui les rend moins intéressantes que les autres solutions.
Le choix de la connexion dépend de l'emplacement géographique et de la disponibilité du
fournisseur d'accès.
Jean Claude TAYI 158
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
III- RESEAU EN TANT QUE PLATEFORME
1- Réseau convergent
Les réseaux modernes sont en constante évolution pour répondre aux exigences des
utilisateurs. Si les premiers réseaux de données se limitaient à échanger des informations reposant
sur des caractères entre des systèmes informatiques connectés, Les réseaux téléphonique, radio et
de télévision traditionnels ont été gérés séparément des réseaux de données. Auparavant, chacun
de ces services nécessitait un réseau dédié, avec des canaux de communication différents et des
technologies différentes pour transmettre un signal de communication particulier. Chaque service
avait son propre ensemble de règles et de normes, destiné à garantir les communications.
Imaginez une école construite il y a quarante ans. À cette époque, les classes étaient reliées au
réseau de données, au réseau téléphonique et au réseau de télévision. Ces réseaux distincts étaient
disparates, ce qui signifie qu'ils ne pouvaient pas communiquer entre eux, comme illustré ci-
dessous :
Jean Claude TAYI 159
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Plusieurs services s’exécutent sur plusieurs réseaux
Les progrès technologiques nous permettent aujourd'hui de regrouper ces différents types de
réseau sur une plate-forme appelée « réseau convergent ».
Jean Claude TAYI 160
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Contrairement aux réseaux spécialisés, les réseaux convergents peuvent transmettre des sons, des
flux vidéo, du texte et des images entre différents types d'appareil, par le biais d'un même canal
de communication et d'une même structure réseau, comme illustré ci-dessous :
Les réseaux de données convergents exécutent plusieurs services sur un même réseau
Jean Claude TAYI 161
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Des moyens de communication autrefois séparés et bien distincts convergent maintenant
sur une plateforme commune. Cette plateforme offre une large gamme de méthodes de
communication aussi nouvelles que différentes qui permettent aux individus d'interagir
directement, et presque instantanément.
Sur un réseau convergent, il existe encore beaucoup de points de contact et de
périphériques spécialisés, comme des ordinateurs, des téléphones, des télévisions et des tablettes,
mais il existe une infrastructure réseau commune. Cette infrastructure réseau utilise le même
ensemble de règles, de contrats et de normes de mise en œuvre.
2- Planification en prévision de l'avenir
La convergence des différents types de réseaux de communication sur une seule
plateforme représente la première phase de l'avènement du réseau d'information intelligent.
Nous nous trouvons actuellement dans la phase d'évolution du réseau. La phase suivante sera celle
de la consolidation des différents types de message sur un réseau unique, mais également celle des
applications générant, transmettant et sécurisant les messages sur des périphériques réseau
intégrés.
Jean Claude TAYI 162
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Non seulement il sera possible de transmettre les éléments audio et vidéo sur le même réseau,
mais les périphériques effectuant la commutation téléphonique et la diffusion vidéo seront
également ceux qui routent les messages sur le réseau. La plateforme de communication ainsi
obtenue offrira des fonctionnalités applicatives de haute qualité pour un coût réduit.
L'extraordinaire vitesse à laquelle de nouvelles applications de réseau convergent prometteuses
apparaissent peut s'expliquer par le rapide développement d'Internet. Avec seulement environ
10 milliards d'appareils connectés sur 1,5 trillion d'appareils au total, il existe un potentiel
important pour l'IoE. Le public potentiel est donc aujourd'hui très important, quel que soit le
message, le produit, ou le service qui peut être fourni.
Les mécanismes et processus sous-jacents qui guident cette croissance exponentielle ont entraîné
la création d'une architecture réseau pouvant s'adapter aux évolutions et se développer. Du fait de
son rôle de plateforme technologique de prise en charge du mode de vie, d'apprentissage, de
travail et de divertissement des hommes, l'architecture réseau d'Internet doit s'adapter à des
exigences toujours nouvelles en matière de services et de sécurité.
Jean Claude TAYI 163
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
Jean Claude TAYI 164
Module Notions et Concepts
ITA Marcory de Base Réseaux
TRAVAUX DIRIGES
Jean Claude TAYI 165
Notions et Concepts
de Base Réseaux
Sciences Informatiques
Animé par: Jean Claude TAYI
Ingénieur Réseaux & Systèmes
[email protected] / (+225) 08 13 89 27