2 Raisonnement et langage
mathématiques
A Notations et langage
1. Notations
Nous précisons ici le sens de trois notations.
■ L’ensemble vide
Définition 1
L’ensemble qui ne contient aucun élément est appelé l’ensemble vide, il est
noté ∅ ou {} .
E Exemple 1 L’équation x 2 + 1 = 0 n’a aucune solution dans .
L’ensemble S des solutions de l’équation est l’ensemble vide et on écrit : S = ∅.
■ Inclusion / appartenance
Les deux notions d’inclusion et d’appartenance sont proches, mais différentes.
Considérons deux points distincts A et B, ainsi que la droite (AB) qu’ils définissent.
Le point A est un élément de la droite (AB), on dit que le point A appartient à la
droite (AB) et on écrit : A ∈( AB).
Le segment [AB] est formé par des éléments de la droite (AB), c’est un ensemble
d’éléments de la droite (AB), on dit que le segment [AB] est inclus dans la droite
(AB) et on écrit : [ AB] ⊂ ( AB).
Vocabulaire On dit qu’un élément x d’un ensemble E appartient à l’ensemble E, et on note
et notation x ∈E.
On dit qu’un ensemble F formé par des éléments de l’ensemble E est un sous-
ensemble de E, et on note F ⊂ E.
Remarque Il existe des ensembles formés d’un seul élément.
Prenons un exemple dans le cours de probabilité.
On lance un dé cubique. L’ensemble des éventualités (c’est-à-dire l’ensemble des
{ }
résultats possibles) est 1, 2, 3, 4 , 5, 6 .
Obtenir un nombre pair » est un événement représenté par l’ensemble
{ }
2, 4 , 6 .
{ }
« Obtenir un multiple de 3 » est l’événement représenté par l’ensemble 3, 6 .
« Obtenir un nombre pair et multiple de 3 » est l’événement représenté par
{}
l’ensemble 6 qui est l’intersection des deux événements précédents :
{ } { } {}
2, 4 , 6 ∩ 3, 6 = 6 .
L’intersection de deux ensembles est un ensemble, donc on distingue ici le
{}
résultat 6 et l’événement 6 qui est l’ensemble qui ne contient que la seule
éventualité 6. On écrira donc :
{ } {} { }
6 ∈ 1, 2, 3, 4 , 5, 6 mais 6 ⊂ 1, 2, 3, 4 , 5, 6 .
2. Avec les mots du langage courant
Les raisonnements sont construits avec des mots.
Il faut savoir que certains mots du langage courant sont employés en
mathématiques dans un sens très précis, et donc un peu différent de l’usage
habituel. Pour éviter les ambiguïtés éventuelles, nous précisons le sens
mathématiques de quelques mots.
■ Ou
Dans un restaurant, on peut lire « Menu à 15€ : entrée, plat du jour, fromage ou
dessert ». On comprend que, pour 15€, il est exclu d’avoir droit à du fromage et
à un dessert.
Sur un site internet, on peut lire « si vous avez perdu votre login et/ou votre mot
de passe… ». On comprend que la suite de la phrase concerne les malheureux
internautes qui ont perdu au moins un de ces deux moyens d’identification.
L’utilisation de « et/ou » permet donc d’inclure le cas où les deux situations sont
réalisées simultanément.
En mathématiques, le mot « ou » est toujours utilisé dans un sens inclusif, c’est-
à-dire qu’il correspond à « et/ou » de l’usage courant.
Le mot « ou » dans le menu du restaurant est utilisé dans un sens exclusif. En
mathématiques, si on a besoin d’exclure la réalisation des deux possibilités à la
fois, on dira, par exemple, « ou bien… , ou bien… ».
■ Un : un seul, au moins un, tous !
Le mot « un(e) » possède plusieurs sens.
Prenons l’exemple de la phrase « une hirondelle est revenue ».
On peut vouloir dire qu’on a vu une seule hirondelle (« une » est alors un adjectif
numéral, il correspond au nombre 1).
Mais il s’agit peut-être de dire que le printemps est bientôt là, et il y a peut-être
plusieurs hirondelles (« une » est alors un article indéfini, « une » correspond
alors à « au moins une »).
La propriété de Pythagore « dans un triangle rectangle, le carré de l’hypoténuse
est égal à la somme des carrés des deux autres côtés » peut aussi être énoncé en
commençant par « quelque soit le triangle rectangle… » ou encore « dans tous
les triangles rectangles… ». Ici, le mot « un » signifie « quelque soit », « tous ».
Quand vraiment on veut dire « un » au sens de « exactement un » et que l’unicité
est essentielle pour le raisonnement on le signifie clairement en mathématiques,
par exemple par l’expression « un et un seul » ou « un unique ».
Ces trois significations sont clairement différenciée dans l’enseignement
supérieur par les notations : ∀ (quelque soit), ∃ (il existe au moins un) et ∃ ! (il
existe un et un seul).
Au niveau du lycée, ces notations ne sont pas indispensables et nous ne les
utiliserons pas. Le contexte permettra de repérer la signification implicite de
« un » sans ambiguïté.
■ Nécessaire
En mathématiques, le mot « nécessaire » a exactement la même signification
que le mot « obligatoire » (c’est le sens de necessarius en latin).
Il suffit quelquefois de remplacer mentalement le mot « nécessaire » par le mot
« obligatoire » pour mieux comprendre certains raisonnements.
« Il faut que… » et « il est nécessaire que… » ont le même sens, donc on peut
remplacer « il faut que… » par « il est obligatoire que… ».
■ Suffisant
Ce mot est très utile et son sens en mathématiques est celui qu’il a dans le
langage courant.
Attention : dans le langage courant, l’expression « il faut » est parfois employée
avec le sens de « il suffit ».
On évitera, bien sûr, cette confusion en mathématiques.
■ Hypothèse
Le mot « hypothèse » est un mot employé en mathématiques depuis l’antiquité.
Quand on parle d’hypothèse en mathématiques, on parle d’une donnée d’un
raisonnement. C’est un point de départ et on construit un raisonnement logique
à partir de ce point de départ.
L’usage en sciences physiques est l’usage courant, le mot « hypothèse » a le sens
de « supposition ». On cherche à interpréter des observations en construisant un
modèle adapté et pour cela on fait des suppositions (des hypothèses). On regarde
si les conséquences prévues par le modèle sont réalisées ou pas : on dit que l’on
cherche à vérifier les hypothèses ... ce qui n’a pas de sens en mathématiques.
66 Séquence 1 – MA12
Complément Des chapitres très importants des mathématiques ont été crées en partant
d’hypothèses parfois étonnantes. Quand une hypothèse est le point de départ
d’une partie importante des mathématiques, on utilise plutôt le mot « axiome » ;
par exemple, les axiomes d’Euclide sont à la base de la géométrie habituelle.
Mais on peut partir d’un autre point de départ : l’axiome « étant donné une
droite (D) et un point A extérieur à cette droite, il existe une infinité de droites
parallèles à (D) passant par A » permet de construire une géométrie, dite non-
euclidienne, cohérente et différente de celle adaptée à notre monde sensible.
L’axiome « il existe un nombre dont le carré est égal à −1 » permet de construire
un ensemble de nombres qui contient l’ensemble des nombres réels et qui est
devenu indispensable aux mathématiciens. Et ces deux théories mathématiques
sont très utilisées par … les physiciens !
En mathématiques, au lycée, on emploie un peu moins qu’avant le mot
« hypothèse » pour éviter des confusions possibles avec l’utilisation différente
qui est faite en sciences physiques.
B Différents types de raisonnements
1. Implication, condition nécessaire,
condition suffisante
Pour illustrer le contenu de ce paragraphe, la propriété « si x = 2 alors x 2 = 4 »
va servir d’exemple.
Cette propriété est une propriété conditionnelle (elle commence par si…) qui
peut être exprimée et utilisée de différentes façons :
E « si x = 2 alors x 2 = 4 »,
E « x = 2 implique x = 4 »,
2
E quand on sait, par ce qui précède que x = 2, on peut continuer le raisonnement
par « donc x 2 = 4 »,
E « x = 2 ⇒ x 2 = 4 »,
E « x = 4 est une condition nécessaire (obligatoire) pour que x = 2 »,
2
E« x = 2 est une condition suffisante pour que x 2 = 4 ».
Cas général Pour passer au cas général, on a besoin d’une définition.
Définition 2
On appelle « proposition » un énoncé qui peut être vrai ou faux.
Quand une proposition est de la forme « si… alors… », on dit qu’il s’agit
d’une proposition conditionnelle.
Quand on sait qu’une proposition est vraie, on l’appellera aussi « propriété ».
Séquence 1 – MA12 67
Définition 3
Soit A et B deux propositions telles que « A implique B » est vraie.
On dit que B est une condition nécessaire pour que A soit vraie et A est une
condition suffisante pour que B soit vraie.
2. R
éciproque, contraposée
d’une proposition conditionnelle
E Exemple 2 Pour illustrer ce paragraphe, la propriété conditionnelle « si x = 2 alors x 2 = 4 »
va encore servir d’exemple, cette propriété sera appelée P1.
On va énoncer maintenant la proposition réciproque de P1 et la contraposée de
P1.
La proposition réciproque de P1 est « si x 2 = 4 alors x = 2 », cette proposition
est fausse puisque si x 2 = 4 alors x = 2 ou x = −2.
La proposition contraposée de P1 est « si x 2 ≠ 4 alors x ≠ 2 », cette proposition
est vraie puisque, si la condition x 2 = 4 , qui est nécessaire (obligatoire) pour que
x = 2, n’est pas remplie, alors x ne peut pas être égal à 2.
Définition 4
Soit A et B deux propositions, on note nonA la négation (la proposition
contraire) de A et nonB la négation de B.
On considère la proposition P « A implique B » c’est-à-dire « si A est vraie
alors B est vraie ».
La proposition réciproque de P est « B implique A » c’est-à-dire « si B est
vraie alors A est vraie ».
La proposition contraposée de P est « nonB implique nonA » c’est-à-dire
« si B est fausse alors A est fausse ».
Propriété 1
Une proposition conditionnelle et sa contraposée sont vraies en même
temps : si l’une est vraie, l’autre est vraie aussi. Elles sont donc toutes les
deux vraies ou toutes les deux fausses.
Démonstration Si cette démonstration vous semble trop abstraite, il suffit d’avoir compris
l’argumentation de l’exemple 2 ci-dessus et de l’exemple 3 ci-après.
E Premier cas : on considère une proposition conditionnelle P vraie « A implique
B ».
On va expliquer que la proposition contraposée P’ est vraie aussi, c’est-à-dire
que l’on va expliquer que si la proposition B est fausse, alors la proposition
A est nécessairement fausse. En effet, on sait que, quand la proposition A est
vraie, la proposition B est obligatoirement vraie, donc si on suppose que la
proposition B est fausse alors la proposition A ne peut pas être vraie, elle est
donc fausse. On a bien justifié que la contraposée P’ est vraie aussi.
E Deuxième cas : on considère une proposition conditionnelle P , « A implique
B », dont la contraposée P’ est vraie.
On va expliquer que la proposition P, « A implique B », est vraie, sachant que
« nonB implique nonA » est vraie, c’est-à-dire que si A est vraie, alors nonB
est fausse (car alors nonA serait vraie ce qui est exclu). Or dire que nonB est
fausse, c’est dire que B est vraie. Donc si A est vraie, alors B est vraie. On a bien
justifié que la proposition P est vraie.
E Les propositions P et P’ sont donc toutes les deux vraies ou toutes les deux
fausses, car l’une ne peut pas être vraie et l’autre fausse.
E Exemple 3 L’énoncé du théorème de Pythagore est « si le triangle ABC est rectangle en A
alors AB2 + AC2 = BC2 ».
La contraposée a pour énoncé : « si AB2 + AC2 ≠ BC2 alors le triangle ABC n’est
pas rectangle en A ».
L’implication du théorème est vraie donc sa contraposée aussi d’après la propriété
1 (ou par le raisonnement suivant : si on a AB2 + AC2 ≠ BC2 , alors le triangle ABC
ne peut pas être rectangle en A car, alors, d’après le théorème de Pythagore
l’égalité serait vraie).
Dans les livres de collège, il est écrit que le théorème de Pythagore permet de
démontrer deux types de résultats : des égalités entre la somme des carrés des
côtés et le carré de l’hypoténuse dans les triangles que l’on sait être rectangles,
et il permet aussi de démontrer que des triangles ne sont pas rectangles (en
utilisant la propriété contraposée).
Remarque Cet exemple est moins simple que l’exemple 2 car, ici, la réciproque est vraie et
cela peut être source de confusion avec la contraposée.
3. Équivalences
E Exemple 4 Pour illustrer le contenu de ce paragraphe, la propriété « x 2 = 4 équivaut à
x = 2 » va servir d’exemple.
Cette équivalence peut être exprimée de différentes façons (qui seront
commentées ensuite) :
E « x 2 = 4 équivaut à x = 2 ».
Séquence 1 – MA12 69
E« x 2 = 4 ⇔ x = 2 ».
E« x 2 = 4 si et seulement si x = 2 ».
E« x 2 = 4 est une condition nécessaire et suffisante pour que x = 2 ».
E« x = 2 est une condition nécessaire et suffisante pour que x 2 = 4 ».
E« x = 2 c’est-à-dire x 2 = 4 ».
E« x = 2 soit x 2 = 4 ».
Définition 5
On dit que deux propositions A et B sont équivalentes lorsqu’elles sont
vraies ou fausses en même temps. On note : A ⇔ B.
Commentaire Quand deux propositions sont équivalentes, elles contiennent les mêmes
informations, dites de deux façons différentes. Cela permet de rédiger en utilisant
l’expression « c’est-à-dire » ou encore « soit ».
Remarque Lorsque deux proposition A et B sont équivalentes, elles sont vraies ou fausses
en même temps, donc si A est vraie alors B est vraie, et, si B est vraie A est vraie.
L’équivalence A ⇔ B correspond donc aux deux implications vraies
simultanément : « A implique B » et « B implique A ».
Donc la proposition A est simultanément une condition nécessaire et une
condition suffisante pour que la proposition B soit vraie, comme on l’a écrit
plus haut dans l’exemple 4.
De même l’équivalence A ⇔ B peut s’écrire « A est vraie si et seulement si B
est vraie » car « A est vraie seulement si B est vraie » correspond à « A implique
B » et « A est vraie si B est vraie » correspond à « B implique A ».
Propriété 2
Une proposition conditionnelle et sa contraposée sont équivalentes.
Démonstration On a vu dans la propriété 1 qu’une proposition conditionnelle et sa contraposée
sont vraies ou fausses en même temps.
70 Séquence 1 – MA12
4. Différents types de raisonnements
■ Raisonnement déductif
Il correspond à une implication, ou à une succession d’implications : on a...
donc... alors... (on peut avoir l’image mentale d’une cascade).
En partant des données, des hypothèses, on arrive ainsi à démontrer une nouvelle
propriété.
■ Raisonnement par équivalences
On utilise le raisonnement par équivalences pour transformer le problème que
l’on doit étudier en un problème plus facile à résoudre, en particulier pour :
E résoudre des équations ou des inéquations,
E pour chercher des ensembles de points,
E étudier des propriétés caractéristiques (plutôt en terminale).
On peut être tenté d’utiliser les équivalences de façon inadaptée. Or, bien souvent,
c’est un simple raisonnement déductif qui convient : c’est le cas chaque fois que
l’on pense « donc ».
■ Raisonnement par l’absurde
Pour démontrer une propriété « P » le raisonnement par l’absurde consiste à
prendre comme hypothèse, comme donnée, « nonP », la proposition contraire
de « P ». Le raisonnement que l’on construit ensuite aboutit à une contradiction,
une impossibilité. Donc le point de départ ne peut pas être vrai, « nonP » n’est
pas vraie, donc « P » est vraie.
E Exemple 5 Démontrer par l’absurde que 2 est un nombre irrationnel.
Solution On part de l’hypothèse que 2 n’est pas un nombre irrationnel, c’est-à-dire que
2 est un nombre rationnel.
Cela signifie qu’on peut écrire 2 sous forme d’une fraction irréductible :
p
2 = , où p et q sont des entiers naturels non nuls.
q
p2
En élevant au carré, on obtient l’égalité 2 = 2 , d’où 2q 2 = p 2 . Donc p 2 est un
q
nombre pair, donc p est aussi un nombre pair (propriété d’arithmétique) et on
peut écrire p = 2p ', où p’ est un nombre entier.
L’égalité 2q 2 = p 2 devient 2q 2 = (2p ')2 , donc 2q 2 = 4 p '2 et donc q 2 = 2p '2 .
Comme on l’a fait pour p, on obtient que q est un nombre pair. On a donc
obtenu que les entiers p et q sont tous les deux des nombres pairs ce qui est
Séquence 1 – MA12 71
p
impossible puisqu’on a supposé au départ que la fraction est irréductible.
q
Cette contradiction prouve que la donnée de départ du raisonnement est fausse,
donc la propriété vraie est « 2 est un nombre irrationnel ».
■ Raisonnement par disjonction des cas
Pour prouver une propriété, on peut être amené à étudier les différents cas
séparément.
Par exemple, pour montrer qu’une propriété est vraie pour tous les entiers
naturels, on peut d’abord démontrer qu’elle est vraie pour tous les entiers pairs,
puis démontrer ensuite qu’elle est vraie pour tous les entiers impairs.
■ Raisonnement par contraposition
La contraposition intervient dans deux types de raisonnements.
Comme on l’a vu avec l’exemple du théorème de Pythagore, on peut utiliser dans
une démonstration la propriété contraposée d’un théorème qui s’énonce sous la
forme d’une implication « si… alors… ».
On peut aussi utiliser la propriété 2. Dans un exercice, si on demande de
démontrer une implication, on peut choisir de démontrer la contraposée puisque
ce sont deux propositions vraies ou fausses en même temps. C’est plutôt en
terminale qu’on pourra trouver de telles situations.
■ Raisonnement par utilisation d’un contre-exemple
Pour démontrer qu’une propriété universelle (c’est-à-dire qui est énoncée pour
tout réel x, ou pour tout entier n, ou pour tout point M…) est fausse, on donne
un cas particulier qui la met en défaut.
E Exemple 6 Sur votre calculatrice, faites apparaître la courbe représentative de la fonction f
définie sur par :
f ( x ) = x 3 + 50 x 2 + 1. On peut penser que, pour tout réel x, on a f ( x ) > 0.
Démontrer que c’est faux.
Solution On choisit une valeur particulière de x, par exemple x = −51.
Comme on a f ( −51) = ( −51)3 + 50( −51)2 + 1 = ( −51+ 50 )( −51)2 + 1 = −( −51)2 + 1 on
en déduit que f ( −51) < 0.
On peut donc dire que la propriété « pour tout réel x, f ( x ) > 0 » est fausse.
■
72 Séquence 1 – MA12