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Naissance de la Gazette de 1631

Le journal, né avec l'imprimerie, a émergé principalement en Angleterre, en France et en Hollande au XVIIe siècle, avec des revendications de priorité souvent contestées. La Gazette de Théophraste Renaudot, publiée en 1631, est considérée comme le premier journal français, se distinguant par sa régularité et la qualité de ses informations. Ce besoin d'information était particulièrement crucial durant les conflits en Europe, notamment la guerre de Trente Ans.

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Naissance de la Gazette de 1631

Le journal, né avec l'imprimerie, a émergé principalement en Angleterre, en France et en Hollande au XVIIe siècle, avec des revendications de priorité souvent contestées. La Gazette de Théophraste Renaudot, publiée en 1631, est considérée comme le premier journal français, se distinguant par sa régularité et la qualité de ses informations. Ce besoin d'information était particulièrement crucial durant les conflits en Europe, notamment la guerre de Trente Ans.

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Le journal est fils de l'imprimerie il est impossible sans elle.

Rapidité de publication
périodicité régulière, faculté de se multiplier à l'infini, condensation d'une foule de
matières dans un étroit espace, toutes ces conditions, qui sont l'essence même du
journal, ne pouvaient être réunies quand l'imprimerie n'existait pas.
C'est donc dans les temps modernes, et encore à une date assez récente, qu'il faut
placer la naissance des journaux. Les Anglais ont de bonne heure revendiqué pour
leur pays l'initiative de ce genre de publication; mais leurs prétentions reposaient sur
une fraude d'érudit, dont personne ne peut plus être la dupe aujourd'hui. on conserve
au British comme le plus ancien journal anglais et la date de 1588.
D'ailleurs, dans la biographie d'un grammairien et d'un journaliste écossais publiée en
1794, il fit honneur de l'invention des journaux à l'Angleterre et au règne d'Élisabeth.
Dans l'encyclopédies, tous les dictionnaires, tous les auteurs
qui ont eu occasion de parler des journaux ont, depuis cinquante ans, fait remonter au
règne d'Elisa-beth l'apparition de la première feuille périodique.

En effet, le journal est né presque simultanément en An-gleterre, en France, en


Hollande. par contre, si l'on s'attache à la question de priorité, les dates semblent être
en faveur de la Hollande et de l'Angleterre. De très-bonne heure, dès les dernières
années dÉlisabeth et les premières de Jacques Ie' on trouve en Angleterre un grand
nombre de feuilles volantes et de placàrds, intitulés (Nouvelles) ou News et contenant
le récit d'événements qui s'étaient accomplis en Angleterre ou sur le continent. Dans
ce dernier cas, le titre indique presque toujours que les nouvelles of-fertes au public
sont traduites de l'original hollandais, et ce soin, de la part des éditeurs anglais,
suffirait seul à décider à l'avantage de la Hollande la question de priorité.

Quelques journaux anglais :


British, 1588
The news ou les nouvelles
1619, uniforme news
1622, les nouvelles hebdomadaire
Les weekly news.... pour certains auteurs, ces journaux de la presse anglaise étaient
loin d'avoir les dimensions formidables des journaux actuels. Voilà pourquoi on les
appelait parfois "récit des événements" Comme exemple un seul numéro du
"TheTimes" contient plus de matière que les Weekly news n'en donnaient en une
année.

Nécessité de l'l'Europe de s'informer

la querelle qui se vidait par les armes, en Hollande ou en Allemagne était la querelle
de tous les protestants et de tous les catholiques chaque bataille, chaque prise de ville
mettait une moitié de l'Europe dans la joie et l'autre moitié dans la douleur. Les
nouvelles, même des pays les plus lointains,
furent dès lors pour toutes les classes l'objet d'une ardente curiosité; la propagation
rapide et régulière de ces nouvelles devint un besoin public, surtout dans un pays
comme l'Angleterre placée à l'extrémité de l'Europe et isolée du continent par la mer.
Il n'est donc pas surprenant que l'époque de la guerre de trente ans soit aussi celle de
la naissance des jour-naux.

C'est dans le contexte d'informer les gens sur des faits divers qui se passaient à
travers l'Europe aussi bien qu'en France, que parut le premier journal français, la
Gazette de Théophraste Renaudot, en 1631. À rappeler que, Renaudot etait médecin
du roi; qui en amusait ses malades. Renaudot ne se bornait pas à débiter les nouvelles,
il les mettait par écrit et en faisait plusieurs copies qui circulaient par la ville, et ces
copies furent bientôt si recherchées, que Renaudot pensa à les faire imprimer et à lès
vendre. Alors que Le premier numéro de la Gazette parut le 1er avril 1631, Renaudot
eut le premier en France l'idée de remplacer l'écriture par l'imprimerie.

Le caractère officiel du re-cueil, l'exactitude et la variété de ses informations étaient


autant de conditions de ré[Link] et la province s'arrachèrent la Gazette, et il
n'était hors de France aucun personnage considérable qui pût s'en passer. Le roi Louis
XIII était un des lecteurs assi-dus de la Gazette, et on a même prétendu qu'il y avait
écrit quelquefois.

Par la régularité extrême de sa publication, qui ne souffrit jamais aucune interruption,


par sa circula-tion européenne, par l'abondance et le choix de ses matières, la
supériorité de sa rédaction et le nombre de ses correspondances, la Gazette de
Renaudot répond à l'idée que nous nous faisons d'un journal beaucoup mieux que les
journaux anglais.

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