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Notions de base sur l'énergie électrique

Ce document présente les notions de base sur la production d'énergie électrique, incluant des concepts tels que le couple, le travail, la puissance et les différentes formes d'énergie. Il aborde également les sources d'énergie primaire, en se concentrant sur les combustibles fossiles comme le charbon et le pétrole, ainsi que leur composition et pouvoir calorifique. Enfin, il discute des implications environnementales de l'utilisation de ces ressources énergétiques.

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Notions de base sur l'énergie électrique

Ce document présente les notions de base sur la production d'énergie électrique, incluant des concepts tels que le couple, le travail, la puissance et les différentes formes d'énergie. Il aborde également les sources d'énergie primaire, en se concentrant sur les combustibles fossiles comme le charbon et le pétrole, ainsi que leur composition et pouvoir calorifique. Enfin, il discute des implications environnementales de l'utilisation de ces ressources énergétiques.

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CHAPITRE 1 : PRODUCTION D’ENEGIEVELECTRIQUE (NOTIONS DE BASE EN

ENERGIE)

I- INTRODUCTION
Dans la nature, on retrouve différentes formes d’énergie parmi lesquelles l’énergie
électrique. En effet, elle est une énergie artificielle car créée par l’homme après transformation
d’une autre forme d’énergie. Elle est mesurable et quantifiable.

II- LES ELEMENTS DE QUANTIFICATIONS DE L’ENERGIE


II-1- Couple
Le couple est une mesure de l'effort tournant. Il est égal au produit d'une force par la
distance perpendiculaire entre l'axe de rotation et le point d'application de la force. L'unité SI
de couple est le newton-mètre (N.m).
Imaginons une corde enroulée autour d'une poulie ayant un rayon R. Si on tire sur la
corde avec une force F, la poulie aura tendance à tourner autour de son axe. Par définition, le
couple est donné par l'équation :

F
R
C=F × R

II-2- Travail
Si on déplace un objet quelconque d'une distance D en lui appliquant une force F, on
effectue un travail W. Par définition, le travail est donné par l'équation :
W = travail, en joules [J]
W =F × D F = force, en newtons [N]
d = longueur du déplacement, en mètres
[m]
D'une manière générale, le travail accompli est égal au produit de la force par le
chemin parcouru (dans la direction de la force).

II-3- La Puissance
On définit la puissance comme étant la quantité de travail accompli par seconde. Plus une
machine exécute un travail rapidement, plus elle est puissante. Inversement, le produit de la
puissance par le temps nous donne le travail. On finit toujours par terminer un travail, même
avec une faible puissance, si on y met le temps voulu.
D'après ce qui a été dit plus haut, la puissance est définie par l'équation:

W P = puissance, en watts [W]


P= W = travail effectué, en joules [J]
T
t = temps, en secondes [s]

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On utilise aussi fréquemment un multiple du watt, le kilowatt (kW), valant 1000 watts.
Le horsepower (hp) est une unité anglaise de puissance qu'on utilise parfois pour exprimer la
puissance d'un moteur. Elle est équivalente à 746 watts et correspond sensiblement à la
puissance moyenne d'un cheval. De même, le cheval-vapeur (CH) est une unité française de
puissance; elle équivaut à 735,5 W (on prend souvent la valeur arrondi 736W).

II-4- Puissance d'un moteur


La puissance mécanique d'un moteur dépend du couple qu'il développe et de sa
vitesse de rotation. La puissance P est calculée d'après la formule de base :
P = puissance mécanique, en watts [W]
P=ωT w = vitesse angulaire, en radians par seconde [rd/s]
T = couple en newton-mètre [N'm]

II-5- Énergie dans les corps en mouvement


Une pierre qui tombe, une automobile qui file sur la route, un volant qui tourne, sont
tous doués d'une propriété qui leur permet de faire du travail. Le travail s'effectue lorsque le
corps en mouvement est ralenti ou arrêté par un obstacle ou un frein quelconque. On dit que
ces corps en mouvement possèdent une énergie cinétique Ec. Si le corps se déplace en ligne
droite l'énergie cinétique est donnée par la formule :
Ec = énergie cinétique, en joules [J]
1 2
m = masse, en kilogrammes [kg]
Ec= m v
2 v = vitesse, en mètres par seconde
[m/s]
Un corps tournant autour d'un axe possède aussi de l'énergie cinétique dont la valeur dépend
de la vitesse de rotation, de la masse du corps, et de sa forme géométrique. L'énergie est
donnée par l'équation :
Ec = énergie cinétique, en joules [J]
1 2
J = moment d'inertie, en kilogramme-mètre carré [kg.m2]
Ec= j ω
2 w = vitesse de rotation, en radians par seconde [radis]

II-6- Énergie dans les corps immobiles


Même à l'état de repos, la matière a la propriété de pouvoir produire du travail. L'eau
emmagasinée derrière un barrage peut, en tombant, effectuer un certain travail. L'énergie
ainsi emmagasinée dans un corps immobile s'appelle énergie potentielle ; elle aussi se
mesure en joules. Remarquons que l'énergie de l'eau derrière un barrage peuvent être
conservées indéfiniment, jusqu'à ce qu'on permette au ressort de se détendre et à l'eau de
s'écouler. Ep = énergie potentielle, en joules [J]
m = masse de l’élément en Kg
de2lasur
Page
h = hauteur 57 en m
chute
g= force de gravité en n=N/kg
Ep=mgh

II-7- Formes de l'énergie


Quels que soient l'état ou la forme sous lesquels se présente l'énergie, elle est toujours
susceptible de se transformer en travail. L'énergie et le travail peuvent donc s'exprimer par la
même unité, soit le joule. L'énergie se présente sous plusieurs formes, dont voici les plus
familières :
a) L'eau d'une chute, en tombant, peut faire tourner une turbine et produire de l'énergie
mécanique.
b) La chaleur qui, transmise à l'eau d'un récipient, fait soulever le couvercle de ce récipient
n'est qu'une autre forme d'énergie, l'énergie thermique.
c) L'explosion de la dynamite qui ébranle des blocs de granit est une manifestation de
l'énergie chimique.
d) L'électricité produite par les génératrices et qui fait briller des lampes à incandescence n'est
qu'une autre forme d'énergie, l'énergie électrique.
e) La chaleur libérée dans un réacteur atomique provient de l'énergie atomique.
Toutes ces formes d'énergie - mécanique, électrique, chimique, atomique et thermique - sont
exprimées par la même unité SI, le joule (J).
Chaque fois que l'énergie passe d'une forme à une autre, on constate que la quantité
d'énergie totale après la transformation demeure la même. L'énergie se transforme tout
simplement ; elle ne peut être ni créée, ni détruite. On appelle ce phénomène conservation de
l’énergie. Cependant, quand on passe d'une forme d'énergie à une autre, au moyen d'une
machine quelconque, toute l'énergie recueillie n'est pas toujours utilisable pratiquement.
Le rendement d'une machine est donné par le rapport :
energie utilisable
Rendement=
energie fournie
Pour une transformation d'énergie donnée, le temps est le même. Alors, on peut écrire :
puissance utilisable
Rendement=
puissance fournie

III- LA THERMODYNAMIE
Lorsqu'on fournit de l'énergie thermique à un corps, on lui fournit de la chaleur. Cette
chaleur est une forme d'énergie qui, dans le SI, se mesure en joules (J).
Lorsque cette chaleur est fournie à ce corps, deux cas se présentent à savoir :

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- le constat selon lequel sa température augmente ; et on peut s'apercevoir de cette
augmentation de température en le touchant de la main, mais un thermomètre permet une
évaluation plus précise.
- les physiciens ont découvert que les atomes du corps deviennent plus agités : à l'intérieur
d'un solide, ils vibrent rapidement sur place, tandis que, dans un gaz, ils se déplacent de
façon désordonnée et à grande vitesse.
De ce qui précède nous établissons que l'augmentation de température d'un corps dépend de
la chaleur qu'il reçoit, du matériau dont il est constitué, et de sa masse. Ainsi nous avons la
relation suivante :

Q = quantité de chaleur, en joules [J]


m = masse du corps, en kilogrammes [kg]
Q=mCθ
c = chaleur massique, en J/(kg .°C), grandeur qui dépend du matériau
Ɵ = variation de la température en °C ou en kelvins

La puissance mécanique que peut fournir une turbine à vapeur dépend, non seulement de la
chaleur qu'on lui fournit, mais aussi de la température d'entrée Tl et de la température de
sortie T2 de la vapeur.
En effet, le rendement théorique maximal d'une turbine à vapeur est donné par l'équation de
Carnot :

ρ = rendement
T2
ρ=1− T1= température absolue de la vapeur à l'entrée de la turbine, en kelvins [K]
T1 T2= température absolue de la vapeur à la sortie de la turbine, en kelvins [K]

Tous les moteurs thermiques convertissant l'énergie thermique en énergie mécanique


sont ainsi limités au rendement théorique maximal donné par l'équation ci-dessus. Les
moteurs à essence, les moteurs diesel et les moteurs à réaction brûlent le combustible dans le
moteur même, élevant ainsi la température des gaz à T1.
Puisque la température d'échappement T2 est sensiblement supérieure à la
température ambiante, ces moteurs sont limités par les mêmes contraintes que la turbine à
vapeur ; leur rendement est donc encore plus faible.

IV- SOURCES D'ENERGIE PRIMAIRE


Pour subvenir à nos besoins, nous avons recours à plusieurs sources d'énergie
primaire. La plus grande provient de l'énergie chimique contenue dans le pétrole, le charbon
et le gaz naturel. Lorsque ces matériaux brûlent, ils libèrent de grandes quantités d'énergie
thermique que l'on peut transformer en d'autres formes suivant les besoins.
L'eau derrière les barrages est une importante source d'énergie primaire mécanique
mais, au niveau mondial, elle représente moins de 1 % des sources d'énergie chimique. Le
vent est une source d'énergie mécanique qui est de plus en plus exploitée.
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Comme source d'énergie primaire électrique, on pourrait penser aux éclairs.
Cependant, même si l'on pouvait domestiquer cette source d'énergie, ce qui est peu probable,
l'énergie disponible ne pourrait jamais subvenir à nos besoins.
L'énergie atomique pourra sans doute pourvoir à tous nos besoins dans l'avenir ; il
reste à résoudre, en particulier, le problème de l'élimination des déchets radioactifs
L'origine de toute notre énergie (sauf l'énergie atomique) est le soleil ; c'est grâce à lui
que nous disposons aujourd'hui des combustibles fossiles que sont le charbon, le pétrole et le
gaz naturel. Le soleil est une source d'énergie thermique sans pareil.

V- ETUDE DES COMBUSTIBLE FOSSILE


Un combustible est une matière qui en présence d’oxygène et d’énergie peut se
combiner à l’oxygène dans une réaction chimique générant de la chaleur. C’est la combustion.
En général on distingue 3 types de combustibles :
- Les combustibles nucléaires
- Les combustibles non fossiles ou biocombustible
- Les combustibles fossiles
Ces derniers utilisés dans les centrales thermiques, doivent faire l’objet de notre étude.
Les combustibles fossiles sont des combustibles issus de matières organiques
préhistoriques fossilisées. Leur combustion rejette dans l’atmosphère du dioxyde de carbone
(CO2). Parmi les combustibles fossiles, on peut citer
- le charbon ;
- le pétrole ;
- le gaz naturel.

V-1 ETUDE DU CHARBON


a- Définition et description
Le charbon est un ensemble de combustible solide de composition et de pouvoir
calorifique très varié. Il est composé de carbone, de matières volatiles (hydrogène),
d’hydrocarbures et de cendres
L’humidité des différents charbons varie de 5 à plus de 50%
Le charbon désigne trois types de combustible solide
- la tourbe
- la lignite
- la houille *(dont l’anthracites est la plus haute qualité)
Cette composition s’exprime principalement par la qualité de carbone obtenu
Combustible Teneur en carbone Humidité Cendres% Volatiles%
Anthracite 93à97% 0à6% 0à10% 10%
Lignite 25à50% 25à50% 30à50% 50%

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Tourbe 50% 50% 50% 75%

Sa composition chimique est caractérisée par une teneur en hydrogène (4%) et sa teneur
en carbone qui est fonction du type de charbon

b- Pouvoir calorifique
Le pouvoir calorifique est la quantité de chaleur dégagée par la combustion complète d’un
combustible sous la pression atmosphérique. Généralement sa valeur est exprimée en kJ/kg

On distingue :
- le pouvoir calorifique supérieur (PCS) comme étant la quantité totale de chaleur dégagée à
volume constant par la combustion d’un kg de combustible

- le pouvoir calorifique inférieur (PCI) comme étant la quantité réelle de chaleur qui peut être
produite par un combustible dans un processus de combustion où la chaleur de vaporisation
de l’eau n’est pas récupérable

Le tableau-ci-dessous représente le pouvoir calorifique des types de charbons

Produit Teneur en carbone % Pouvoir calorifique en kJ/kg


Anthracite 93-97 33500-34900
Charbon maigre et houille 90-93 34900-36000
anthracifère
Charbon semi-gras ou semi- 80-90 35000-37000
bitumeux
Charbon gras ou bitumeux à 75-90 32000-37000
coke
Flambant 70-80 32700-34000
Lignite 50-60 25110
Tourbe 0 12555

Exemple d’application
Calcul de l’énergie obtenue à partir d’un kg de charbon de type anthracite si pour 1kg
d’anthracite on a 34 000 kJ/kg.
Energie obtenue à partir d’un kg de charbon (anthracite)
Pour l’anthracite on a 34 000 kJ/kg, ainsi pour 1kg on aura : 34000kJ. Or, 1kwH = 3600kJ
Ainsi, 34000kJ nous donne : 34000 /3600 = 9,444kwH

i- Avantage :
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- Seule forme d’énergie fossile sous forme solide
- Disponible dans de nombreux pays
- Les gisements connus sont très importants
- Permet de produire du gaz de houille et un grand nombre de produit chimique carbonés ou
hydrogénés
ii- Inconvénients : L’utilisation du charbon pour produire l’électricité génère plusieurs sous-
produits nocifs pour l’environnement
- Anhydride sulfureux (S03)
- Oxyde d’oxyde d’azote (N2)
- Dioxyde de carbone CO2 qui est un gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement
planétaire

V-2 ETUDE DU PETROLE


V-2-1 Définition et description
Le pétrole est un liquide visqueux qui tire son nom du Latin Pétra-Oleum : huile de
roche. Sa couleur lui vaut le surnom d’or noir. La formation du pétrole nécessite un certain
nombre de conditions complexes. Le pétrole est donc issu des déchets végétaux et animaux
qui ont séjournés dans les profondeurs terrestres ; et ceux-ci ayant été soumis à des hautes
pressions sous de très hautes températures.

V-2-2 Composition du pétrole


La chimie du pétrole est d’une richesse et complexité extrême. A partir du pétrole on tire
des gaz (méthane, propane, butane etc.), des carburants (essence, kérosène, gasoil, fioul),
des composés aromatiques, des lubrifiants, du goudron etc.
C’est la forme d’énergie liquide la plus concentrée actuellement. La composition initiale du
pétrole dépend de sa provenance ; elle va influer fortement sur la façon dont celui-ci sera
traité.

V-2-3 SIEGE DE LA TRANSFORMATION DE L’ENERGIE CHIMIQUE EN ENERGIE


MECANIQUE
En ce qui concerne les centrales thermique à pétrole, le combustible est le carburant.
Ce combustible alimente un moteur thermique, qui, transforme l’énergie chimique en énergie
mécanique disponible sur son arbre.
Son fonctionnement repose sur l’auto-inflammation du gasoil, le fioul lourd ou encore
des huiles végétales brutes dans l’air comprimé à 1/20 du volume du cylindre (environ 35bar),
et dont la température est portée de 600 à 1500°C environ si tôt le carburant pulvérisé
(injecté), celui-ci s’enflamme presque instantanément, sans qu’il soit nécessaire de recourir à
un allumage commandé par bougie.
En brulant, le mélange augmente fortement la température et la pression dans le
cylindre (de 60 à 100 bars) repoussant le piston qui fournit une force de travail sur une bielle,
laquelle entraine la rotation du vilebrequin (arbre manivelle faisant office d’axe moteur)

V-2-4 Rapport carburant, énergie électrique

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Le pétrole offre une importante densité énergétique en d’autres termes, cela signifie
qu’un faible volume représente une importante quantité d’énergie.
Un kilogramme de pétrole (type fioul) permet de fournir environ 11kWh d’énergie, soit environ
10kwh par litre. Ce sont des valeurs très élevées.

Carburant PCI
Essence (automobile) 43,8MJ/KG
Essence (aviation) 44,0MJ/KG
GPL 46 ,1MJ/KG
Fioul ou gazole 42,5 MJ/KG
kérosène 43,3 MJ/KG
GNV 48 MJ/KG
Dihydrogène 120 MJ/KG
Iso octane iso-heptane 44.4 MJ/KG 44,6 MJ/KG

V-3 ETUDE DU GAZ NATUREL


V-3-1 Définition et Description
Le gaz naturel est un gaz hydrocarboné provenant du sous-sol terrestre. Il est d’origine
fossile. Composé en grande majorité de méthane (CH4), le gaz naturel libère sous l’énergie
chimique par combustion en émettant relativement peu de substances polluantes. Ses
gisements sont souvent liés à ceux du pétrole.
Les combustibles gazeux courants sont des hydrocarbures légers, composés de carbone et
d’hydrocarbure léger. Composés de carbone et d’hydrogène. Leur combustion complète
produit du gaz carbonique (CO2) et de l’eau (H20). Parmi ces combustibles, nous pouvons
citer.
- Le gaz naturel (CH4)
- Le propane (C3H8)
- Le butane (C4H10)
Le gaz naturel représente entre 20% à 25% de la consommation mondiale d’énergie

V-3-2 Composition chimique de gaz naturel


Le gaz naturel contient entre 81% et 97% de méthane, 0 et 20% de propane, 0 et 8% de
CO2, 0 et 0,2% d’oxygène, 0 et 5% d’azote, 0 et 5% de sulfure d’hydrogène et quelques traces
de gaz rare.

V-3-3 La combustion

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La combustion est une chimique qui dégage de la chaleur. Elle s’obtient en faisant
agir un combustible avec un carburant (composé oxygéné apportant de l’oxygène tel que l’air.
Le dosage de l’air et du combustible est important car la réaction combustion n’est pas
réalisable en toutes proportions. Ainsi pour le méthane en deca de 5% et au-delà de 15%
avec l’air la combustion complète n’est plus assurée Pour que la réaction de combustion soit
amorcée, une température minimale d’inflammation du mélange (700°) doit être atteinte.
L’infection d’air et de gaz de type méthane dans l’enceinte d’un four portée à plus de 750°C
produit instantanément une flamme c’est l’auto-inflammation du mélange gazeux. La même
injection faite à 650°C ne produit rien, les fluides s’écoulent et le risque d’explosion en cas
d’étincelle de flamme chaude est très grand
Pour cette raison, un brûleur ne doit jamais s’éteindre en dessoude 700°C, le gaz continuant à
s’écouler peut provoquer une explosion gravissime avec risque d’incendie.

V-3-4 Energie produite en fonction du volume du gaz


a- Pouvoir calorifique de quelques gaz
COMBUSTIBLE PCI en Kcal /Nm3 PCS en Kcal/Nm3 PCI en KWH/Nm3 PCS en KWH/ Nm3
METHANE 8575 9535 9.960 11.074
PROPANE 22380 24360 25.993 28.292
BUTANE 29585 32075 34.361 37.253

D’après le tableau ci –dessus, l’énergie produite par un mètre cube normal du méthane est de
9,960 KWH.

b- Avantages
- Energie disponible sur tous les continents ;
- l’extraction nécessite peu d’énergie en raison de la forme gazeuse du gaz naturel ;
- le gaz naturel nécessite peu de filtrage ;
- Combustible fossile le moins polluant et le moins émetteur du dioxyde de carbone
- Le transport de gaz est facilement réalisé par des canalisations appelées gazoducs.

c- Inconvénients
- Le gaz naturel peut devenir explosif lorsque certaines conditions de température sont
remplies ;
- Le gaz naturel est incolore et inodore ; donc indétectable par les sens humains.

c- Utilisation
- Chauffage domestique et industriel, cuisson ;

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- Production d’énergie dans les centrales thermiques à gaz.
Les combustibles fossiles essentiellement formés de carbone et d’hydrogène
produisent majoritairement au cours de leur réaction en présence du dioxygène, du CO 2 et de
l’eau. Bien qu’étant tous trois en compétition dans l’industrie énergétique, le gaz naturel reste
le meilleur combustible fossile à cause de sa simplicité de sa réaction de combustion
contrairement au pétrole et au charbon qui en dehors du CO 2 et de l’eau rejette divers
polluants atmosphériques qui sont nocifs

CHAPITRE 2 : CENTRALES DE PRODUCTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE

I- GENERALITES

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Notre civilisation est fondée sur l’utilisation de l’énergie, car, sans elle on ne peut
exercer aisément toutes nos activités quotidiennes. L’énergie électrique est présente à
chaque instant dans notre vie, elle est produite à partir des sources d’énergie dites primaires
rencontrées dans la nature.
Il existe trois principaux types de centrales pour produire de l'énergie électrique :
a) les centrales hydro-électriques
b) les centrales thermiques
c) les centrales nucléaires
Bien qu'on commence à exploiter le vent, les marées et l'énergie rayonnante du soleil,
ces sources d'énergie ne représenteront, pour les années à venir, qu'une petite partie de
l'énergie totale dont nous aurons besoin. Tout semble indiquer qu'au niveau mondial nous
continuerons à exploiter les ressources hydraulique et les ressources fossiles (charbon, gaz
naturel) et nucléaires.

II- APPEL DE PUISSANCE PAR UN RESEAU :


La puissance demandée par l'ensemble des clients d'un réseau subit de grandes
fluctuations selon l'heure de la journée et selon les saisons. Ces fluctuations de l'appel de
puissance obligent les compagnies d'électricité à prévoir trois classes de centrales de
génération à savoir :

a) les centrales de base


Ce sont des centrales de grande puissance qui débitent leur pleine capacité en tout temps.
Dans cette classe on retrouve : les centrales nucléaires et les centrales hydro-électriques de
grandes capacités de production.
b) les centrales intermédiaires
Ce sont des centrales de puissance moyenne qui peuvent réagir rapidement aux fluctuations
de la demande.
Dans cette classe on retrouve les centrales hydro-électriques dont le débit est facilement
contrôlable.
c) les centrales de pointe
Ce sont des centrales de puissance moyenne qui ne débitent leur pleine capacité que
pendant de courtes périodes.
Dans cette classe on retrouve les centrales qui utilisent donc des moteurs diesel, des turbines
à gaz, des moteurs à air comprimé ou des turbines hydrauliques à réserve pompée.

III- EMPLACEMENT DES CENTRALES


L'emplacement des centrales de génération, des lignes de transport et des postes de
transformation demande toujours une analyse détaillée pour arriver à une solution acceptable
et économique. Parfois, on peut placer une centrale à côté de la source d'énergie primaire et
utiliser des lignes pour transporter l'énergie électrique. Quand cela n'est pas pratique ou
économique, on doit transporter la matière première (charbon, mazout) par bateau, train,

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pipeline, etc., jusqu'à la centrale. Les centrales peuvent donc être plus ou moins éloignées de
l'usager.

IV- LES CENTRALES HYDROELECTRIQUES


IV-1 Description
Les centrales hydro-électriques convertissent l'énergie de l'eau en mouvement en
énergie électrique. L'énergie provenant de la chute d'une masse d'eau est tout d'abord
transformée dans une turbine hydraulique en énergie mécanique. Cette turbine entraîne un
alternateur dans lequel l'énergie mécanique est transformée en énergie électrique
Les différents types de centrales hydroélectriques
Types de centrales hydrauliques suivant la hauteur de chute, on distingue :
1) les centrales de haute chute
2) les centrales de moyenne chute
3) les centrales de basse chute

IV-1-1 Les centrales de haute chute ont des hauteurs de chute supérieures à 200 m; elles
utilisent des turbines Pelton Ces centrales se trouvent dans les régions très montagneuses.
La capacité du réservoir est relativement faible. L’usine est souvent située à une distance
importante de la prise d’eau.

IV-1-2 Les centrales de moyenne chute ont des hauteurs comprises entre 30 m et 200 m ;
elles utilisent des turbines Francis. Ces centrales sont alimentées par l'eau retenue derrière

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un barrage construit dans le lit d'une rivière de région montagneuse. Elles comportent un
réservoir de grande capacité

IV-1-3 Les centrales de basse chute, ou centrales au fil de l'eau, ont des hauteurs de
chute inférieures à 30 m ; elles utilisent des turbines Kaplan ou Francis. Ces centrales sont
établies sur les fleuves ou les rivières à fort débit.

IV-2 CONSTITUTION GENERALE D’UNE CENTRALE


Une centrale hydro-électrique comporte essentiellement :
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- le barrage de retenue et le déversoir
- la conduite d'amenée
- la conduite d'échappement
- l'usine proprement dite

Vue en coupe d'une centrale hydro-électrique de moyenne chute

IV-2-1 Le barrage et le déversoir :

Les barrages de retenue sont établis en travers du lit des rivières ; ils servent à concentrer les
chutes près des usines et à former des réservoirs d’emmagasinage : il existe trois principaux
types de barrage à savoir :

- Les barrages poids ;


- Les barrages voûtes ;
- Les barrages terres.

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Les barrages peuvent être en béton, en enrochement ou en terre. Les barrages du type
poids sont les plus utilisés ; ils s'opposent à la poussée des eaux par leur masse même.
Les déversoirs (ou évacuateurs de crue), installés près des barrages sont destinés à
laisser passer l'eau lorsque son niveau dépasse une certaine hauteur.

IV-2-2 Conduite d’amenée.


La conduite d'amenée conduit l'eau du barrage jusqu'aux turbines. À l'extérieur de
l'usine, elle est constituée par un canal, un tunnel ou un tuyau. La partie intérieure, appelée
conduite forcée, est en béton, en acier ou en fonte. On dispose, à l'entrée de la conduite
forcée, des vannes qui permettent de contrôler l'admission de l'eau.
A la sortie de la conduite forcée des aménagements à moyenne et à basse chute, l'eau
arrive dans la chambre de mise en charge d'où elle est distribuée aux différentes turbines.
Une couronne fixe (bâche spirale) entoure chaque turbine et assure une répartition
uniforme de l'eau sur son pourtour. Une série de portes, ou vannes mobiles disposées
autour de la turbine permettent de régler l'admission de l'eau dans celle-ci. Ces vannes
sont actionnées par des vérins hydrauliques commandés par le régulateur de vitesse.

IV-2-3 Conduite d’échappement.


Après être passée dans les turbines, l'eau retourne dans la rivière par la conduite
d'échappement. La conduite d'échappement comporte une cheminée de succion et un canal
de fuite qui peut être le lit même de la rivière.

IV-2-4 Salle ce commande (usine)


Les appareils de commande et de contrôle sont groupés ensemble dans une salle d'où
le personnel peut surveiller la marche des groupes générateurs.

Les appareils de signalisation et les appareils de commande à distance de l'excitatrice,


du régulateur de vitesse et du disjoncteur de chaque groupe générateur sont montés sur un
pupitre. Les instruments de mesures, indicateurs et enregistreurs (voltmètres, ampèremètres,
wattmètres, varmètres, wattheuremètres, fréquencemètres, synchronoscopes, etc. .), les
régulateurs de tension ainsi que les relais de protection et les différents systèmes d'alarme
sont réunis dans des armoires et panneaux de commande.

IV-2-5 La puissance disponible


D'une façon générale, la puissance que l'on peut tirer d'une chute dépend non
seulement de la hauteur de la chute, mais aussi du débit du cours d'eau. Le choix de
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l'emplacement d'une centrale hydro-électrique dépend donc de ces deux facteurs. La
puissance disponible est donnée par la formule :

- P : Puissance fournie en watt


- qv : Débit volumique, en m³/s
P = qv.ρ.g.h avec :
- ρ : Masse volumique de l’eau en kg/m³
- g : L’accélération des forces de pesanteur (g = 9,81m.s-²)
- h : Hauteur de la chute en (m)

Tu : turbine
Ge: générateur
Atg: accouplement turbine-générateur
Phyd: puissance hydraulique (W)
Fh: force hydrodynamique agissant sur une pale de la roue de la turbine
T: couple créé par les forces hydrodynamiques Fh (Nm)
ω: vitesse de rotation (rad / s) (ou n en t / min)
P méca
ηturb =
P hydr

Pméca= ωT

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IV-3 CENTRALE HYDOELECTRIQUE AU CAMEROUN
IV-3-1 Introduction
L’énergie camerounaise provenait à 95% des installations d’énergie hydroélectrique. Et
à 5% des installations d’énergie Thermique classique (charbon, gaz, fioul). La puissance
installée des centrales hydroélectriques atteint MW. L’ENEO exploite cinq ouvrages
hydroélectriques : centrale de Lagdo ; centrale de Songloulou, centrale d’Edéa, centrale de
Mekin et la centrale de Nachtigal.

IV-3-2 Caractéristiques des centrales hydroélectriques

Date de Nombre Hauteur


mise en Puissance
de de chute Turbine Région
service installée
groupes nette
1953 14 (3 de
CENTRALE
1958 11MW et 11 264MW 22 m KAPLAN SUD
D’EDEA
1971-1975 de 21MW)

CENTRALE DE 1981 8 de
384MW 40 m FRANCIS SUD
SONGLOULOU 1988 48MW
CENTRALE DE 1982 4 de
72MW 20 m KAPLAN NORD
LAGDO 18MW
CENTRALE DE 2019 à 3 de
15MW 15,2m KAPLAN SUD
MEKIN 2022 5MW
CENTRALE DE 2025 7 de
420MW 50m FRANCIS SUD
NACHTIGAL 60MW
CENTRALE DE 2018 (En 4 de
211MW 62,5m FRANCIS SUD
MEMVE’ELE cours) 52,75MW
CENTRALE DE 2017 (En 4 de
30 MW 46m FRANCIS SUD
LOM-PANGAR cours) 7,5MW

IV-3-3 Barrages de retenu ou de réservoir d’eau

Caractéristiques
Barrages de
retenu Mise en service
Construit sur Capacité de réserve

BAMENDJIN 1994 Le NOUN 1,8milliards de m3


1987
MAPE Le MBAM 2,3milliards de m3

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1970
MEFOU La MEFOU 5milliards de m3

BAKOUA 1971 Le DJEREM 2,6milliards de m3


1978 Le MAYO-
MOKOLO 5milliards de m3
TSANAGA
CHIDIFF 1978 Le MAYO-OULO 5milliards de m3

IV-3-4 Avantage des centrales hydro-électriques


- Production de l’énergie active durant les heures de fortes consommations d’électricité.
- Pompage durant les heures creuses afin de reconstituer la réserve d’eau dans le bassin de
retenu. Ce procédé permet de stocker l’énergie en surplus du réseau en une énergie
potentielle qui sera transformée à nouveau.
- Démarrage et arrêt des centrales très rapides.
- Aucune pollution n’est dégagée lors de la production d’électricité.

V- CENTRALES THERMIQUES
V-1 GENERALITE
Les centrales thermiques produisent l'électricité à partir de la chaleur qui se dégage de
la combustion du charbon, du mazout ou du gaz naturel. La plupart ont une capacité comprise
entre 200 MW et 2000 MW afin de réaliser les économies d'une grosse installation. Il suffit de
visiter une telle centrale pour se rendre compte de sa complexité et de ses dimensions
imposantes. On la trouve souvent près d'une rivière ou d'un lac, car d'énormes quantités d'eau
sont requises pour refroidir et condenser la vapeur sortant des turbines. On classera ces
centrales en plusieurs catégories :
 Les centrales thermiques à flammes
 Les centrales à moteur diesel
 Les centrales nucléaires
Remarque : Une centrale nucléaire est en fait une thermique à flamme dont on a remplacé les
brûleurs par un réacteur.

V-2 DIAGRAMME DU PROCESSUS DE CONVERSION THERMOELECTRIQUE

CONVERTISSEUR PRIMAIRE
COMBUSTIBLE CHALEUR
HAUT FOURREAU + BOUILLEUR

CONVERTISSEUR
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INTERMEDIAIRE

(TURBINE A VAPEUR)
V-3 CONSTITUTION GENERALE

1. Immense chaudière construite en hauteur dans laquelle on brûle le combustible. La chaleur


est absorbée par l'eau circulant dans une série de tubes S1 qui entourent les flammes. La
circulation est forcée par la pompe P1.

2. Ballon, ou réservoir, contenant de l'eau et de la vapeur à haute pression. Il constitue à la


fois le point de départ de la vapeur vers les turbines et le récepteur de l'eau d'alimentation de
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retour. La vapeur se dirige vers la turbine haute pression (HP) en passant par un surchauffeur
S 2. Ce dernier, formé d'une série de tubes entourant le feu, provoque une forte augmentation
de la température de la vapeur (200 °C environ). Cela assure une vapeur qui est absolument
sèche et donne un meilleur rendement thermique.

3. Turbine haute pression (HP) qui permet une première expansion de la vapeur durant
laquelle une partie de l'énergie thermique est convertie en énergie mécanique. La pression et
la température à la sortie de la turbine HP sont donc plus basses qu'à l'entrée. Afin
d'augmenter le rendement thermique et pour éviter une condensation prématurée de la
vapeur, on la fait passer par un réchauffeur S3 composé d'une troisième série de tubes.

4. Turbine moyenne pression (MP) semblable à la turbine HP sauf qu'elle est plus grosse pour
permettre à la vapeur de se détendre davantage.

5. Turbine basse pression (BP) à double carter qui enlève le reste de l'énergie thermique
disponible dans la vapeur, permettant à cette dernière de se détendre dans un vide presque
complet à l'intérieur du condenseur.

6. Condenseur qui provoque la condensation de la vapeur, grâce à la circulation d'eau froide


venant de l'extérieur et circulant dans des tubes S4. Une pompe d'extraction P2 enlève l'eau
tiède condensée et la pousse à travers le réchauffeur (7) vers la pompe P 3 alimentant la
chaudière.

7. Réchauffeur. Dans cet échangeur de chaleur, une partie de la vapeur qui est passée par la
turbine HP réchauffe l'eau d'alimentation, après quoi, la vapeur se condense aussi dans le
condenseur. Les analyses thermodynamiques prouvent que le rendement ainsi obtenu est
meilleur que si la vapeur dérivée dans le réchauffeur allait aux turbines MP et BP en passant
par le réchauffeur S 3.

8. Pompe d'alimentation P3 qui refoule l'eau d'alimentation contre la forte pression régnant à
l'intérieur du ballon (2) et complète ainsi le cycle thermique.

9. Brûleurs provoquant la combustion du gaz, du mazout ou du charbon pulvérisé projeté à


l'intérieur de la chaudière. Avant d'être projeté dans la chaudière, le charbon est réduit en
poudre. De la même façon, l'huile lourde est préchauffée et soufflée en jet vaporisé afin
d'augmenter sa surface de contact avec l'aide environnant.

10. Ventilateur soufflant l'air requis pour la combustion

11. Ventilateur aspirant les gaz brûlés qui s'échappent par la cheminée.

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En pratique, une centrale contient bien d'autres appareils et accessoires essentiels pour
assurer un bon rendement et des conditions sécuritaires. Ainsi, des vannes de réglage
permettent de contrôler l'admission de la vapeur dans les turbines, un système d'épuration
maintient la propreté de l'eau d'alimentation, des pompes gardent les paliers en bon état de
lubrification.

V-4 LES CENTRALES THERMIQUES A TURBINE A GAZ :


La détente des gaz de combustion dans les aubages d’une turbine à gaz fournit un
couple moteur utilisé pour actionner un alternateur. Ces centrales comprennent donc une
turbine à gaz et un alternateur ; Elles sont installées près des usines métalliques qui
produisent ces gaz industriels provenant des récupérateurs des fours à coke et de hauts
fourneaux.

V-5 LES CENTRALES A MOTEUR DIESEL :


La détente des gaz de combustion dans les cylindres d’un moteur diesel fournit un
couple moteur utilisé pour actionner un alternateur.

L’usine comprend : un moteur diesel et un alternateur. Ces types de centrales ne


conviennent que pour des petites installations et comme groupe de secours pour alimentation
des services auxiliaires dans les centrales hydrauliques et thermique ; groupe principal dans
les régions ou pays de faible développement économique (puissance maximale de 30000kW
par groupe environ).

Ces moteurs utilisent de la houille ou gasoil, d’huile, de schiste… Les centrales diesels
contribuent à l’électrification des localités encore inaccessibles à l’énergie produite par les
aménagements hydroélectriques d’une part ; d’autre part ils sont utilisées comme moyens de
secours et d’appoint dans les zones desservies par les réseaux interconnectés.

V-5 LES CENTRALES THERMIQUES AU CAMEROUN


V-5-1 Description
Les centrales thermiques sont utilisées principalement dans des applications dites de
secours, c’est –à –dire pour pallier les problèmes de coupures de courant. (En cas de déficit
de puissance par rapport à la demande d’énergie). Toutefois il peut être utilisé dans des
endroits isolés comme source de courant principale lorsque le réseau électrique n’est pas
distribué.

V-5-2 Caractéristiques
Comme centrales thermiques de secours de AES SONEL, on a :

REGION SUD PUISSANCES INSTALLEES

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KRIBI 216 MW (13 groupes diesel de 16,6 MW)
YASSA-DIBAMBA 86MW (8 groupes diesel de 10,76 MW)
LIMBE 85MW (5 groupes diesel de 17 MW)
CENTRALE DE LA MEFOU 4MW
CENTRALE DE BASSA 22MW
CENTRALE DE BAFOUSSAM 18MW
TOTAL MW

REGION NORD
CENTRALE DE DJAMBOUTOU 20MW
CENTRALE DE NGAOUNDERE 3.6MW
TOTAL MW

V-5-3 Les centrales thermiques autonomes


Ce sont des centrales qui fonctionnent de manière autonome (indépendante) dans les
centres raccordés au réseau interconnecté. Elles sont au nombre de 26
Comme centrales thermiques autonomes, on peut citer :
 Bertoua ;
 Sangmélima ;
 Ebolowa ;
 Koussérie ;
 Ambam etc ;

V-5-3 Centrales thermiques à gaz


La centrale thermique à gaz de Kribi, la toute première de l’histoire du Cameroun, est un
projet innovant, modèle de partenariat public-privé en matière de financement des
infrastructures.
Kribi Power Development Company (KPDC), la société en charge de la construction de cette
centrale, a procédé aux premiers essais de mise en fonctionnement avec succès en
décembre 2012. La fourniture du gaz naturel est effectuée par la SNH.

V-6 LES CENTRALES NUCLEAIRES


V-6-1 Description
Les centrales nucléaires produisent l'électricité à partir de la chaleur libérée par une
réaction nucléaire. Ce phénomène est provoqué par la division du noyau d'un atome, procédé
qu'on appelle fission nucléaire. Remarquons qu'une réaction chimique telle que la combustion
du charbon produit un simple regroupement des atomes sans que leurs noyaux soient
affectés. Une centrale nucléaire est identique à une centrale thermique, sauf que la chaudière

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brûlant le combustible fossile est remplacée par un réacteur contenant le combustible
nucléaire en fission.

V-6-2 Énergie libérée par la fission atomique


Lorsque le noyau d'un atome subit la fission, il sépare en deux. La masse totale des
deux atomes a formés est habituellement différente de celle de l’original. S'il y a une
diminution de la masse, une quantité d'énergie est libérée. Sa valeur est donnée par formule
d'Einstein :

E=mC
2
E = énergie libérée, en joules [J]
m = diminution de masse, en kilogrammes [kg]
c = vitesse de la lumière [3 x 10 8 m/s]
Il existe plusieurs types de réacteurs :
1. Réacteur à eau pressurisée.
2. Réacteur à eau bouillante.
3. Réacteur à gaz à haute température.
4. Réacteur surrégénérateur.
Quelques soit le type de centrales, on trouve toujours
- Un combustible ;
- Un modérateur ;
- Un fluide caloporteur ;
Cet ensemble constitue une filière.

V-6-3 Schéma de principe d’une centrale nucléaire

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V-7 ENERGIE EOLIENNES
V-7-1 Description
L'énergie que l'on peut extraire du vent et transformer en électricité constitue un
supplément intéressant à l'énergie de base fournie par les centrales thermiques et
hydrauliques.

V-7-2 Propriétés du vent


À cause de la masse et de la vitesse de l'air en mouvement, le vent possède une
énergie cinétique. Considérons par exemple un mètre cube d'air se déplaçant à une vitesse
de 10 m/s. Comme un mètre cube d'air possède une masse d'environ 1,2 kg, l'énergie
cinétique emmagasinée est :

Si l'on réussit à ralentir cette masse d'air à l'aide d'un dispositif quelconque et à
l'amener à l'arrêt complet, on pourra récupérer cette énergie cinétique. C'est justement le rôle
d'une turbine éolienne de capter cette énergie mécanique. Cette énergie est transformée en
énergie électrique par la génératrice couplée à l'arbre de la turbine.

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V-7-3 Technologies de production d'électricité à partir de l'énergie éolienne
Cinq méthodes sont utilisées pour produire de l'électricité à partir du vent
1) Turbine entraînant une génératrice à c.c.
2) Turbine entraînant une génératrice asynchrone à vitesse constante
3) Turbine entraînant une génératrice asynchrone à vitesse variable
4) Turbine entraînant une génératrice asynchrone à double alimentation à vitesse variable.
5) Turbine entraînant une génératrice synchrone à aimants permanents à vitesse variable.

VI- HYDRAULIQUE A MAREE MOTRICE.


VI-1 PRINCIPE
Le phénomène de marée est dû au différentiel de temps de rotation entre la Terre (24
heures) et la Lune (28 jours) qui est donc relativement fixe par rapport à celle-ci. Il s'ensuit
que le globe terrestre tourne à l'intérieur d'un globe d'eau de mer allongé dans les deux sens
par l'attraction lunaire. On peut utiliser cette énergie de rotation, ce qui a pour effet (dans des
proportions infimes, bien que définitives) de ralentir la Terre et d'éloigner la Lune pour des
raisons de conservation du moment cinétique de l'ensemble.
Une centrale marée motrice exploite donc le flux et le reflux de la mer :
- A la marée montante, l’eau venant de la mer traverse une conduite forcée qui mène sur
la turbine qui est à pâles orientables et l’évacue ensuite dans la retenue en amont :
c’est le flux.
- A la marée haute, le niveau du bassin est le même que celui de la mer. Lors du reflux,
l’eau du bassin repart vers le large en repassant par les mêmes conduites et en
actionnant les mêmes pâles qu’à l’aller.
La figure ci-dessous (Fig1) est une illustration simplifiée du principe de ce type de
centrale.

Fig1 : schéma simplifié du principe de fonctionnement d’une centrale marée motrice


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L'énergie correspondante peut être captée sous deux formes :
 Énergie potentielle (en exploitant les variations du niveau de la mer) : c'est la technique
utilisée dans l'usine marémotrice de la Rance
 Énergie cinétique (en exploitant les courants de marée, qui peuvent être captés par des
turbines, ou hydrolienne).

Les sites adaptés au captage de l'énergie marémotrice sont peu nombreux ; ils se
concentrent dans les régions où, du fait notamment des conditions hydrodynamiques,
l'amplitude de l'onde de marée (inférieure au mètre loin des côtes) est amplifiée. L'exploitation
optimale de l'énergie potentielle nécessite des aménagements importants, qui modifient
notablement les équilibres écologiques dans des zones généralement fragiles ; il est probable
que cette voie ne sera plus guère exploitée à l'avenir et que l'usine de la Rance restera une
expérience isolée.
Le captage de l'énergie cinétique des courants de marée est actuellement prospecté ; pour
être exploitables, les courants doivent dépasser 3 nœuds sur des durées notables.

VII- ÉNERGIE SOLAIRE PHOTOVOLTAÏQUE


VII-1 DESCRIPTION
Le terme « photovoltaïque » peut désigner le phénomène physique (l'effet
photovoltaïque découvert par Alexandre Edmond Becquerel en 1839), ou la technique
associée. L'énergie solaire photovoltaïque est l'électricité produite par transformation d'une
partie du rayonnement solaire avec une cellule photovoltaïque. Plusieurs cellules sont reliées
entre elles sur un module solaire photovoltaïque. Plusieurs modules sont regroupés pour
former une installation solaire chez un particulier ou dans une centrale solaire photovoltaïque.
L'installation solaire peut alimenter un besoin sur place (en association avec un moyen de
stockage) ou être injectée, après transformation en courant alternatif, dans un réseau de
distribution électrique (le stockage n'étant alors pas nécessaire).

Plus médiatique et plus prometteuse qu'actuelle, cette forme d'énergie reste aujourd'hui
quantitativement négligeable ; on lui prédit néanmoins un grand avenir grâce au progrès qu'on
en attend (le coût en devrait fortement baisser dans les années à venir), à sa simplicité et sa
polyvalence : sans entretien et durable, pouvant fonctionner avec ou sans réseau, elle peut
répondre aux besoins en énergie électrique d'une maison (capteurs sur le toit) ou d'une
industrie, contrairement aux autres formes d'énergie solaire qui ne produisent que de la
chaleur.

VII-2 DEFINITION

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La conversion photovoltaïque est la transformation directe d’une énergie
électromagnétique (rayonnement) en énergie électrique de type continu directement utilisable.
L’élément de base dans cette conversion est la cellule solaire

VII-3 LA CELLULE SOLAIRE


VII-3-1 Définition
La cellule solaire est un dispositif optoélectronique capable de capter et convertir
directement l’énergie des rayons lumineux en électricité. Cette conversion est appelée la
conversion photovoltaïque.

VII-3-2 Structure
Sa structure est illustrée dans la figure ci-dessous.

La cellule photovoltaïque sera donc une plaquette du matériau semi-conducteur; où la


Jonction P-N représente le cœur de la cellule photovoltaïque; elle représente le vrai
générateur dans le dispositif

VII-4 LES DIFFERENTS TYPES DE CELLULES SOLAIRES


Sur le plan technologique, on distingue plusieurs types de cellules solaires à savoir :

VII-4-1 Les cellules solaires au silicium


Le silicium est le matériau de base des photopiles. C’est le deuxième élément en terme
d’abondance sur notre planète (âpres l’oxygène), mais il n’existe pas à l’état pur dans la
nature (le sable et le quartz en contiennent). Il existe trois catégories principales de photopiles
au silicium :

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a- Les cellules monocristallines
Elles sont considérées comme la première génération de photopile, elles ont un taux de
rendement excellent (12 – 16% et jusqu’a 24 % en laboratoire) mais leur méthode de
production est laborieuse et délicate, et donc, très chère; il faut une grande quantité d’énergie
pour obtenir du cristal pur.
b- Les cellules poly-cristallines
Elles ont un coût de production moins élevé et un rendement qui varie entre 11 – 13%
(autour de 18 % en laboratoire).
c- Les cellules amorphes
Leur coût de production bien plus bas, mais malheureusement aussi, ont un rendement
plus bas qui varie entre 8 –10 % (autour de 13 % en laboratoire pour une cellule non
dégradée).
Cette technologie permet d’utiliser des couches très minces de silicium de 0.3 a 1.0nanomètre
seulement (500 nanomètres pour les deux autres types). On peut donc appliquer de très fines
couches de silicium amorphe sur des vitres, du métal, voir du plastique souple par un procède
de vaporisation sous vide. C’est le silicium amorphe que l’on trouve le plus souvent dans les
petits produits de consommation comme les calculatrices, les montres,…

VII-5 DIMENSIONNEMENT D’UNE INSTALLATION SOLAIRE PHOTOVOLTAÏQUE


VII-5-1 Introduction
Lorsqu’une nouvelle installation photovoltaïque est envisagée sur un bâtiment
existant ou à construire, une analyse des facteurs influençant la puissance doit être
effectuées. Parmi ces facteurs on retrouve :
 L’irradiation globale disponible en kWh/m².an
 l’inclinaison en degrés(°) par rapport à l’horizontale
 puissance à produire ou puissance crête
 Le coefficient correcteur

VII-5-2 L’irradiation globale


L’irradiation ou taux d’ensoleillement est l’énergie émise par le soleil provenant d’une
suite de réaction thermonucléaire et exothermique. La terre reçoit une puissance de 1,4 kw/m 2
et sa distance moyenne au soleil est de 1,5 x 1011ans. Son rayonnement moyen est de
40x1025 j/s. cette énergie arrive sur la terre sous forme de chaleur (thermique) et sous forme
de lumière (photon). Le gisement solaire ‘ l’ensoleillement) varie avec les saisons et la

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localisation, ce paramètre est important car il influe directement sur la production des
panneaux. Le tableau ci-dessous donne l’irradiation moyenne par zone au Cameroun.

Irradiation moyenne
Mois Zone tropicale Zone
équatoriale
Janvier 5,8 5,6
Février 5,95 4,6
Mars 6,1 4,6
Avril 6,3 4,6
Mai 6,1 5,2
Juin 5,3 4,3
Juillet 5,8 3,75
Aout 5,5 4,00
Septembre 5,5 4,00
Octobre 5,8 4,6
Novembre 5,8 4,3
Décembre 5,2 4,3

Irradiation par zone au Cameroun

VII-5-3 L’orientation et l’inclinaison


Lalocalisationdel’installationsurletoitesttrè[Link]éalement, elle doit être orientée
(à nos latitudes) plein sud, avec un angle d'inclinaison de 35°. Le système présente toutefois
un rendement suffisant entre l’ouest et l’est, avec un degré d'inclinaison compris entre 20° et
60°. Un écart par rapport à la situation idéale implique donc une perte de rendement de
quelques pourcents seulement (voir figure ci-dessous).

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La formule de conversion se calcule comme suit et permet d’obtenir la
production totale du système (hors effets d’ombrage):

Production = Puissance-crête installée x productions spécifique du site x


facteur de correction
Exemple d’application :
Un système de 2,6kW c’est installé sur une toiture inclinée à 50° et orientée 120° Est. Sur le
graphique on peut estimer le facteur de correction à 85%. La production minimum à atteindre
sera de : Ep = 2,6 x 850 x 0,85 = 1878,5 kWh/an

VII-5-4 Puissance crête


C’est la puissance que doit fournir le champ photovoltaïques pour couvrir le besoin en
énergie électrique de l’installation quelques soient les conditions. Elle se calcul en fonction de
l’énergie électrique consommée totale ; l’ensoleillement journalier, et l’efficacité des
EP
composants du système. La formule de la puissance produite est : Pc =
Kir

VII-5-5 Le coefficient correcteur


Pour calculer l’énergie produire, on tient compte d’un facteur K appelé coefficient
correcteur qui tient compte :
 Des incertitudes métrologiques
 De l’inclinaison non corrigé des modules suivant les saisons ;
 Du rendement de la batterie, de l’onduleur et du chargeur ;
 Le point de fonctionnement des modules qui est rarement optimal et qui peut être
aggravé par la baisse des caractéristiques des modules, la perte de rendement des
modules dans temps (vieillissement et dépôt de poussière) ;
 La perte dans les câbles et les connexions.

Ce facteur varie entre 0,55 et 0, 75, on utilise généralement K = 0,65

VII-5-6 Principe de dimensionnement


Le dimensionnement d’un générateur PV a pour but de déterminer l’optimum technico-
économique entre la puissance crête du champ de panneaux solaires et la capacité de batterie
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associée à partir des besoins électriques de l’utilisateur d’une part, des données
d’ensoleillement.
La détermination de la taille des composants doit permettre de garantir une fourniture
d’énergie tout au long de l’année ou éventuellement sur une période déterminée.
a- Données d’ensoleillement
Les données d’ensoleillement pour une région déterminée sont généralement
disponibles mois par mois dans les atlas solaires et correspondent à l’irradiation globale

quotidienne moyenne sur un plan horizontal. Les unités sont exprimées soit en cal/cm2 ou

L’angle y soit en kWh/m2 sachant que :


b- Principe de calcul
A partir des données fournies par l’utilisateur, on détermine l’énergie annuelle qui lui est
nécessaire et l’énergie journalière moyenne W consommée.
On fait comme première hypothèse qu’en moyenne, sur une année, l’énergie journalière
fournie par le champ de panneaux solaires (WS) doit être au moins égale, à un coefficient
correctif K près, à l’énergie journalière moyenne consommée par l’utilisation (WU).
Dans le cas d’un système avec stockage par batterie, la méthode proposée est de comparer
les Ah/Jour consommés par l’utilisation avec les Ah/j jour fourni par les panneaux solaires des
Conditions d’ensoleillement et de température bien définis .Cette méthode permet d’affranchir de
la tension qui dépend de l’état de charge de la batterie et de la température.
c- Coefficient correctif (K)
Pour déterminer l’énergie nette disponible à la sortie de la batterie, il faut faire intervenir le
coefficient correctif global K qui tient compte:
 De l’incertitude météorologique (de l’ordre de ±10%)
 De l’encrassement des modules dans le temps (de l’ordre de 5%)
 De l’intégrale de la traversée du vitrage d’un module sous tous les angles (de l’ordre de
5%)
 Du vieillissement des modules (de l’ordre de 5%)
 De la dispersion des caractéristiques des modules lorsqu’ils sont montés en série (de
l’ordre de 5%)
La prise en compte de tous ces paramètres amène un coefficient correctif global (K) compris
entre 0,65 et 0,75. Retenons pour l’instant la valeur de 0,70.
d- Calcul de la puissance module requise
La détermination de la puissance crête du champ de panneaux revient à déterminer le
nombre total de modules c’est-à-dire le nombre connecté en série multiplié par le nombre de

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branches en parallèle. Le nombre de modules en série est connu dès lors que la tension de
l’utilisation est spécifiée. Le nombre de branches parallèles peut être rapidement déterminé
par un calcul simple.

Si l’irradiante est donnée en L’angle y s’il est commode de multiplier l’irradiation en cal/cm2/j
par le facteur 0,0116 pour convertir l’énergie incidente totale reçue sur une journée en un

nombre d’heures d’ensoleillement équivalent à 1kW/m2. En effet, la puissance d’un module

exprimée en WC est donnée pour un ensoleillement de 1kW/m2. Ainsi, en première


approximation, la production journalière d’énergie (en Ah/j) pour une branche est obtenue en
multipliant le courant de module IP max par le nombre d’heures(h) d’ensoleillement équivalent

à 1kW/m2.
Si la consommation journalière de la charge (en Ah/j) doit être satisfait et tout au long
de l’année, on somme sur l’année les productions journalières d’énergie obtenues. Le nombre
de branches en parallèle est obtenu simplement, au coefficient K correctif près, en divisant la
consommation annuelle de l’utilisation (en Ah/j) par la production annuelle (en Ah/j) délivrée
par une branche. L'inclinaison optimale du champ de module est d’abord fixée par la
minimisation du nombre de branches parallèles nécessaire. Elle est en général proche de la
latitude –10°.
e- Calcul de la capacité de batterie requise

Le dimensionnement du parc batterie se fait de la manière suivante :

 On calcule l’énergie consommée (EC) de l’installation


 On détermine le nombre de jour d’autonomie nécessaire
 On détermine la profondeur de décharge acceptable pour le type de batterie utilisée

VII-6 EXEMPLE PRATIQUE DE DIMENSIONNEMENT PAR CALCUL

Supposons une installation a plaque photovoltaïque ayant pour énergie consommée


de 2598W par jour est situé dans la zone équatoriale la plaque est du type poly cristallin et la
batterie et du type a plomb

A. L ‘énergie à produire par module photovoltaïques (EP)


On a une installation a plaque photovoltaïque ayant pour énergie consommée de 2598W
par jour est situé dans une zone équatoriale, alors Pour calculer l’énergie produire, on tient
compte d’un facteur K appelé coefficient correcteur qui tient compte :

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EC
Ce facteur varie entre 0,55 et 0, 75, on utilise généralement K = 0,65 EP=
K

Ep. : Énergie produite ;


EC : énergie consommée ;

K : facteur correcteur.

Application numérique :

2598
Ep. = =39970Wh/j
0 , 65
Ep. =39970Wh/j

B. Détermination de la capacité du générateur photovoltaïque

Nous suivons le procède ci-après pour déterminer la capacité du générateur PV :

 Calculer la puissance produite par le générateur ;


 Calculer le nombre de panneaux PV du générateur ;
 Donner les caractéristiques du type de panneaux PV.
1. puissance produire ou puissance crête

C’est la puissance que doit fournir le champ photovoltaïques pour couvrir le besoin en
énergie électrique de l’installation quelques soient les conditions. Elle se calcul en fonction de
l’énergie électrique consommée totale ; l’ensoleillement journalier, et l’efficacité des
EP
composants du système. La formule de la puissance produite est : Pc=
K . ir

Pc : puissance crête en watt crête (WC) ;


Ep. : Énergie produite par jour (Wh/j)

Ir : irradiation quotidienne moyenne annuelle (KWh/m2.j)

2. Calcul de la puissance crête

Le site situé dans une zone équatoriale, l’irradiation moyenne qui sera prise est 3,75

39970
Pc= =37,95Wc Pc=16398Wc
0 , 65 x 3 ,
3. détermination du nombre de panneau PV

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Pour déterminer le nombre de module, il faut avoir les caractéristiques des modules qui
seront utilisés. Le module choisi est le poly cristallin avec une puissance crête égal à 180Wc
pc
et une tension nominale de 24V. N=
pm

N : nombre de panneau PV ;
Pc : puissance crête du générateur PV ;

Pm : puissance maximale d’un panneau PV.

 Application numérique :
16398
N= = 91,1 N=92 panneau PV
180
4. déterminateur de la superficie du générateur PV
Il faut connaitre les caractéristiques suivantes :

 La superficie d’un panneau PV


 Le nombre de panneau du GPV
4.1 Calcul de la superficie d’un panneau PV

La longueur d’un panneau est de 1309mm et sa largeur de 989mm. Sa surface sera :

S= Lxl
S : surface d’un panneau PV en mm2
L : longueur d’un panneau PV en mm2
l : largeur d’un panneau PV en mm2
Application numérique :
S= 1309x989=1294601mm2S= 1,3m2

4.2 Calcul de la superficie du GPV

La surface totale du GPV est égale à la somme des surfaces des panneaux PV de ce
GPV, on a donc la formule suivante :

SGPV= SxN

SGPV : surface total du GPV en m2

S : surface d’un panneau PV en m2

N : nombre de panneau PV.

C. DIMENSIONNEMENT DU PARC BATTERIE

1. Détermination de la capacité du parc batterie


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Nous rappelons encore que le dimensionnement du parc batterie se fait de la manière
suivante :

 On calcule l’énergie consommée (EC) de l’installation


 On détermine le nombre de jour d’autonomie nécessaire
 On détermine la profondeur de décharge acceptable pour le type de batterie utilisée
 On calcule la capacité (C) de la batterie en appliquant la formule ci-dessous :
Ec . N
C=
U.D
C : capacité de la batterie en ampère-heure (Ah) ;
EC : énergie consommée par jour (Wh/j) ;
N : nombre de jour d’autonomie ;
D : décharge maximale admissible ;
U : tension de la batterie (V).
 L’énergie consommée est l’énergie total du bilan énergétique de l’installation, il est de :
25980wh/j
 Le nombre de ce jour d’autonomie (N) est le durée pendant laquelle les batteries
peuvent alimenter toute l’installation sans être alimentées ni endommagées. Il dépend
de deux facteurs essentiels :
 Les conditions météorologiques de la région ou vous vous trouvez ;
 La fiabilité que vous souhaitez pour votre système.
 La décharge maximale admissible (D) est le pourcentage d’énergie maximale que l’on
peut retirer d’une batterie. La batterie ne doit pas être déchargée au-delà de cette
valeur, pour qu’elle ait une durée de vie prolongée, elle est généralement de 0,8 pour
les batteries au plomb.
 La tension nominale (U) est la tension type de la batterie, c’est aussi la tension de
fonctionnement du système PV. La tension d’une batterie sera de 24v.
 Application numérique :
25980 x 3
C= =4059, 75 Ah C=4060 Ah
24 x 0 , 8
2. détermination du nombre de batterie et du type de branchement et

2.1 Le type de branchement

Le type de branchement des batteries se détermine en fonction des paramètres


suivants :

 La tension du GPV,
 La tension du parc batterie ;
Page 35 sur 57
 La capacité du parc batterie ;
 La capacité d’une batterie,
Pour cela, on détermine d’abord un nombre n de batterie par la formule suivante :

Capacité du parc batterie


n=
Capacité d ’ une batterie
 Application numérique :
4060
(1) n= =16,24 n=17 batteries
250
12v, pour que le parc batterie et le GPV aient des tensions identiques, on va LE GPV
produit une tension de 24v et une batterie a une tension nominale de monter2 rangés de 17
batterie montées en parallèle ensuite on branche les deux rangées en série.
2.2 Nombre total de batterie

Le nombre de batterie que nous aurons dans notre parc batterie sera de :

(2) N= nx2=17x2=34 nous aurons N=34 batteries


E- Détermination de la taille du régulateur
Le régulateur protège la batterie contre la surcharge de courant provenant du module PV et la
décharge profonde engendrée par le consommateur. Le choix de notre régulateur se fait donc
en fonction de la taille de votre installation (puissance ou plus précisément ampérage allant au
régulateur) et du nombre de panneaux en série et en parallèle. Le tableau ci-dessous indique
la correspondance entre puissance de l’installation et ampérage :

Puissance de Ampérage du régulateur


l’installation
jusqu’a120w 10 A
120-180W 15 A
180-24W 20 A
240W et plus 30 A, 45 A

Notre installation a une puissance de plus de 24W, l’ampérage du régulateur est de


45A, pour une tension de 12V. Le régulateur choisit est : le STECA TAROM 254.

1. choix de l’onduleur

Le besoin de l’onduleur pour la conversion du courant continu (DC) produit par le


générateur PV en courant alternatif (AC) compatible et utilisable par les appareils fonctionnant
en courant alternatif (AC) est fonction des grandeurs suivantes :
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 Sa puissance nominale ;
 Sa forma d’onde ;
 Sa puissance maximale ;
 Sa tension d’entrée ;
 Sa tension de sortie ;
 Son rendement efficacité ;
 Sa fréquence ;
 Sa température.
2. Détermination de la puissance nominale de l’onduleur
La puissance nominale de l’onduleur dépend du nombre et de la puissance des
équipements qu’on souhaite alimenter, la puissance totale de ces appareils doit être inférieure
à la puissance nominale. D’après le bilan de puissance énergétique, la puissance totale de
l’installation est de 4805,8 W, la puissance de l’onduleur sera de 5000 W
2.1 Choix du type d’onduleur
Les onduleurs sont classés selon leur application en deux catégories :
 L’onduleur à onde sinusoïde modifiée.
Il est adapté à la majorité des appareils et présentent un bon rapport qualité-prix. Son
signal est produit par commutation grâce à des thyristors qui lui permettent de supporter de
forte surcharge et produit par une distorsion harmonique en sortie assez tolérable pour
alimenter la plupart des moteurs.
 L’onduleur à onde sinusoïdale pure :
Il est indiqué pour les charges qui exige une forme d’onde de qualité supérieure, car son
signal d’entée est semblable à celui réseau public. Il produit de faible distorsion, cependant il
ne possède ni la capacité du surcharge, ni l’efficacité de (l’onduleur à onde sinusoïde
modifiée.)
 L’onduleur à onde carrée :
Il est moins couteaux car sa qualité d’onde est médiocre et est utilisé pour les petites
charges, certaines appareils ne fonctionne pas avec ce type d’onduleur à l’exemple du
réfrigérateur.
L’onduleur choisi pour ce système est l’onduleur à onde sinusoïdale pure car il convient à
toutes les applications du quotidien.

Page 37 sur 57
SCHEMA DE MONTAGE DES PANNEAUX SOLAIRES

Câblage de la plupart des régulateurs 10a à 60a

Câblage en parallèle des panneaux (pour conserver du 12v)

Page 38 sur 57
1- LA SOCIETE DE PRODUCTION, TRANSPORT ET DISTRIBUTION AU CAMEROUN

En novembre 1973, le Président de la République annonce la création d’une société


unique chargée de la production, du transport et de la distribution de l’énergie électrique sur
l’ensemble du territoire camerounais « La SONEL ».Définition
Elle avait comme mission de fournir à sa clientèle une énergie électrique en quantité et en
qualité avec pour contrainte majeur la garantie de la continuité de service

Cette production , transport ,et distribution de l’électricité au Cameroun sont maintenant


le monopole de la société ENEO ( Energy OF CAMEROON ) , issue de la privatisation ( le
23MAI 2014 ) de la société nationale d’électricité ( AES-SONEL ) au profit de la société
ACTIS.

Avant cette nouvelle société d’énergie électrique (ENEO), plusieurs autres ont existées
au Cameroun. Dans l’ordre décroissant on peut énumérer :

Partie du pays
Année Principaux ouvrages
Nom de Sociétés concernée
L’ensemble de
Signature d’accord qui octroie a ACTIS 56%
l’étendue du 23 Mai
ENEO action de AES et le 12 septembre le nom
territoire 2014
devient ENEO
camerounais
L’ensemble de La SONEL hérite de leurs biens et ouvrages
l’étendue du 17 juillet de production, transport et distribution. Mais
AES-SONEL
territoire 2001 L’essentiel de tous actuels ces ouvrages a été
camerounais réalisé par la SONEL
SONEL L’ensemble de La SONEL hérite de leurs biens et ouvrages
l’étendue du de production, transport et distribution. Mais
1974
(société nationale territoire L’essentiel de tous actuels ces ouvrages a été
d’électricité) camerounais réalisé par la SONEL
Dans l’ancien 1961 -  Centrales de Yoké et Malale ;
Cameroun 1975  Les postes de transformation réseau
Occidental MT /BT dans les centres de l’ex –
Cameroun occidental ;
Page 39 sur 57
 La délégation du Sud – Ouest à Limbe.

 Centrale hydroélectrique d’Edéa ;


ENELCAM  Barrages réservoirs de Mbakaou , et
Dans l’ancien Bamendjin ;
(Energie Cameroun 1948  immeuble de la direction générale ;
électrique du Oriental  Cités d’habitation à Edéa, Mbakaou , et
Cameroun) Bamendjin .

 Lignes HT Edéa – Dla – et Edéa – Yde ;


 Le CFP de Bassa ;
 Les postes de transport de bassa et du
E.D.C
Dans l’ancien 1963 BRGM ;
Cameroun  Les réseaux MT/BT de l’ex – Cameroun
(électrique du
Oriental oriental.
Cameroun)
 Immeuble de Koumassi et la délégation du
centre

C.C.D.E.E
(Compagnie
Dans l’ancien - Certaines centrales thermiques Douala,
coloniale de
Cameroun 1929 Yaoundé et Nkongsamba
distribution de
Oriental
l’énergie
électrique)
Offre en énergétique aujourd’hui au Cameroun

RESEAU PUISSANCE INSTALLEE (MW)


CENTRALE OBSERVATIONS
Hydro Thermique
Edea 263
Songloulou 384
HFO Limbe 85.3
Bassa 2 9
Bassa 3 9.2
Bafoussam 8.5+4.5
Logbaba 1 8
SUD
Logbaba 2 13
HFO Oyomabang
19.5
1
Oyomabang 2 12.8

Yassa_- Dibamba 86

Meyomessala 1

NORD Lagdo 72

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Djamboutou 13.6

Kousseri 4

EST Bertoua 10
30 centrales
AUTRES 12.8
isolées
Nouvelle apport en capacité
232,8
thermique depuis la privatisation
Total avant 720 64,4

Total aujourd’hui 720 297,2


Total offre (hydro + thermique) :
784,4
Avant
Total offre (hydro+thermique) :
1017.2
aujourd’hui

CHAPITRE 3 : GENERALITES SUR LETRANSPORT :

I- PROBLEMES DE L’ACHEMINEMENT DE L’ENERGIE ELECTRIQUE


Page 41 sur 57
Les centrales qui produisent l’énergie électriques sont implantées selon des conditions
géographiques (centrale hydroélectriques) ou selon les conditions d’approvisionnement en
combustible ou d’alimentation en eau de refroidissement. Quant aux consommateurs
d’énergie ils sont repartis sur l’ensemble du territoire.

Habituellement, le transport de l'énergie électrique ne suscite pas le même intérêt que


sa production et son utilisation, de sorte qu'on a souvent tendance à négliger l'étude de ce
sujet important. Pourtant, les investissements humains et matériels affectés au transport
dépassent largement les investissements consacrés au secteur de la production.

Le transport de l’énergie est effectué par des lignes toujours triphasées. Elles assurent
principalement trois fonctions à savoir :

1- le transport ;
2- la répartition ;
3- la distribution.

I-1 Le transport

Il est constitué de lignes à très haute tension (entre 230 KV et 765KV), Il est alimenté
par les centrales électriques et permet de réaliser à tout instant des échanges d’énergie
considérable entre les centres de productions et les régions de consommations.

I-2 La répartition

Page 42 sur 57
Le réseau de répartition comporte des lignes en haute tension (69KV à 230KV), il est
alimenté par le réseau de transport grâce à des postes de transformations, et a pour rôle
de repartir l’énergie sur tout le territoire.

I-3 La distribution

La distribution comporte les lignes en moyenne tension, alimenté par le réseau sa


tension varie entre 2.6 KV et 60KV sont rôle est de fournir l’énergie électrique directement
aux consommateurs ou au différent poste MT/BT

II- NECESSITE DE LA HAUTE TENSION

L’énergie électrique présente le grand avantage de se transporter toute seule et sans


bruit. Par contre une partie de l’énergie se dissipe par effet joule dans la résistance de la ligne.
Soit à transporter l’énergie électrique d’un point A vers un point B

A B
Centrale U I
Consom
électrique mateur

P
La puissance transportable est donnée par la formule P=UI⇒I= les pertes en lignes
U
puisqu’elles sont par effet joule, elles sont donné par la formule ; Pfr =RL I 2 en remplaçant I par
2
P
sa valeur en fonction de P on obtient : Pfr =RL ¿)² = R L 2 d’où on constate que pour une
U
puissance donnée, les pertes par effet joules sont inversement proportionnelles au carrée de
la tension, ce qui explique les tension de plus en plus élevé utilisées pour le transport de
l’énergie électrique.

III- ORGANISATION D'UN RESEAU DE TRANSPORT D'ENERGIE

Pour que l'énergie électrique soit utilisable, le réseau de transport et de distribution doit
satisfaire les exigences suivantes :

1- Assurer au client la puissance dont il a besoin.


2- Fournir une tension stable dont les variations n'excèdent pas ± 10 % de la tension
nominale
3- .Fournir une fréquence stable dont les variations n'excèdent pas ± 0,1 Hz .
4- Fournir l'énergie à un prix acceptable.
5- Maintenir des normes de sécurité rigoureuses.
6- veiller à la protection de l’environnement.

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IV- INTERCONNEXION

Si tous les alternateurs fonctionnent en parallèle et débitent par l’intermédiaire de


transformateur élévateurs dans un réseau THT ; de même que tous les centres de
consommations d’énergie, sont branchés en parallèle sur le réseau THT par l’intermédiaire du
réseau de répartition, c’est ce qu’on appelle interconnexion

L’interconnexion permet :

- Des échanges d’énergie entre les régions ;


- En cas de défaut sur une ligne de pouvoir alimenter par une autre ligne ;
Considérons les deux centrales
- Des échanges entre les pays voisins.
de la Figure ci-contre, elles peuvent
évidemment alimenter leurs réseaux
respectifs R1 et R2. Les fréquences
peuvent alors être différentes et une
perturbation sur un réseau n'affecte
pas les autres.

Par contre le réseau ci-


dessous est un exemple de réseau
- Cependant, on a avantage à relier
interconnecté,
les réseaux par des lignes
d'interconnexion et ceci pour répondre à
trois exigences :

1) la stabilité du réseau ;

2) la continuité du service ;

3) l’économie.
-
1. Stabilité : Les réseaux interconnectés forment un ensemble qui est plus puissant que les
réseaux individuels. Il s'ensuit que ce grand réseau peut mieux supporter les perturbations
qu'une centrale seule ; donc, il est plus stable. Par exemple, si la charge augmente
subitement sur le réseau R1, un transfert d'énergie se produit immédiatement sur les lignes
d'interconnexion de sorte que la charge accrue est supportée par les trois centrales au lieu
d'une seule.
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2. Continuité de service : De la même manière, si une centrale tombe en panne, ou si l'on
doit la débrancher pour y faire de l'entretien, sa clientèle peut être alimentée
temporairement par les deux autres centrales. L’énergie ainsi transportée sur les lignes
d'interconnexion est facturée, s'il y a lieu, à la région qui en bénéficie.
3. Économie : Lorsque les réseaux sont reliés, on peut répartir la charge entre les trois
centrales afin que le coût de fonctionnement global soit minimal. Par exemple, durant la
nuit, au lieu de faire fonctionner toutes les centrales à 30 % de leur capacité, on peut
arrêter une centrale complètement et permettre aux autres de porter toute la charge. De
cette manière, on réduit à «zéro» le coût de fonctionnement d'une des centrales et on
augmente le rendement des deux autres, car elles débitent alors une puissance voisine de
leur puissance nominale.
L’interconnexion entraine aussi certaine contrainte :
1- Toute perturbation locale peut avoir des influences considérables sur l’ensemble du
réseau si bien que l’interconnexion exige des dispositifs de protection particulièrement
efficaces.
2- Il est indispensable de programmer a l’échelle nationale la production d’énergie
électrique entre les différentes centrales disponibles en fonction des besoins.
3- De plus il faut décider d’avance les circuits les plus économiques pour faire transiter à
chaque instant la puissance entre les centrales de production et les régions grosses
consommatrices d’énergie.
Cette gestion du réseau est assuré par un service particulier appelé dispatching
III- LE DISPATCHING:
Les compagnies d'électricité ont donc tout avantage à grouper leurs ressources à l'aide de
lignes d'interconnexion. Le centre de conduite du réseau répartit la charge totale entre
les diverses centrales et compagnies, souvent à l'aide d'un ordinateur(le dispatching). Ce
bureau est également chargé de prévoir les variations de la demande quotidienne et
saisonnière et de veiller continuellement à la bonne marche et à la stabilité de l'ensemble
du réseau.
Les dispatchings. Travaillent sur des prévisions annuelles, hebdomadaire et journalières
et ils établissent à partir des consommations de l’année précédente, la courbe de charge
prévisionnelle heure par heure pour le [Link] assurent donc :
- La fixation des programmes de production des centrales ;
- Le contrôle des échanges avec les fournisseurs d’énergie ;
- La surveillance et la commande du fonctionnement du réseau et du transport
- La transmission des instructions de démarrage ou d’arrêt des centrales.

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Pour être en mesure de contrôler l’équilibre entre la demande et la production de
l’énergie électrique, chaque dispatching doit connaitre à tout instant :
- Le schéma exact du réseau
- Les grandeurs électriques (tensions, courants, puissances) aux principaux postes du
réseau.

Toutes ces informations sont fourni aux dispatchings par des télé informations, en outre
des télésignalisations permettent de savoir si un ouvrage est en service ou non. Ces
renseignements transmit toutes les 10 secondes environs sont traités par des calculateurs.

Le dispatching disposent ainsi de toutes les données nécessaire à la connaissance du


réseau et aux prises des décisions que la situation peut exiger de leur part.

IV LES POSTES DE TRANSFORMATIONS


À la sortie des centrales génératrices, des postes de transformation élèvent la moyenne
tension utilisée pour la génération à la haute tension nécessaire pour assurer un transport
économique de l'énergie. La tension élevée utilisée pour le transport doit être de nouveau
abaissée dans d'autres postes de transformation situés près des grands centres de
consommation. L’appareillage électrique utilisé dans ces postes est semblable à celui qui est
utilisé dans les postes de transformation à la sortie des centrales.
I- Appareillage d'un poste de transformation
La plupart des postes de transformation, y compris ceux affectés au réseau de transport,
comprennent les appareils principaux suivants :
- disjoncteurs
- sectionneurs
- sectionneurs de mise à terre
- interrupteurs à corne
- transformateurs
- parafoudres
– transformateurs de tension et de courant
- réactances d'artère

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CHAPITRE 4 : LES SUPPORTS ET LIGNES
I- COMPOSITION D’UNE LIGNE
Une ligne de transport se compose de conducteurs, d'isolateurs et de supports.
a- Les conducteurs :
Les conducteurs assurent la conduction de l’énergie électrique, en haute tension ils sont
toujours nus. On emploie presque exclusivement des câbles en cuivre et des câbles en
aluminium avec âme en acier (ACSR «Aluminum cable steel reinforced») ; ces derniers sont
généralement les plus économiques.
Les joints entre conducteurs doivent posséder une résistance faible. Ces joints sont
ordinairement faits par compression d'un manchon de jonction.
Tout comme les plaques d'un condensateur, les conducteurs d'une ligne de transport
restent chargés après avoir été mis sous tension. C'est pourquoi, après avoir isolé du réseau
une ligne à haute tension, on doit toujours prendre soin de relier solidement chacun de ses
conducteurs à la terre afin de les décharger. Sinon, la charge qui reste prisonnière sur les
conducteurs maintien des tensions dangereuses pour le personnel d’entretien.
Une autre raison de cette mise à la terre est de court-circuiter les tensions qui peuvent être
induites dans une ligne en réparation lorsqu'elle longe une autre ligne, qui, elle, est alimentée.
Le couplage inductif et capacitif entre les deux lignes peut induire une tension très élevée
dans la ligne ouverte.
b- Les isolateurs

Les isolateurs servent à supporter et à amarrer les conducteurs et à les isoler entre eux
et dela terre. Ils sont presque toujours en porcelaine.

Au point de vue électrique, les isolateurs doivent offrir une grande résistance
d'isolement afin qu'ils ne soient ni contournés en surface, ni perforés à travers leur masse par
les tensions élevées qu'ils ont à supporter normalement. Afin d'augmenter leur distance de
contournement, on leur donne une forme de jupe. Au point de vue mécanique, ils doivent être
assez résistants pour supporter les forces énormes dues au poids et à la tension mécanique
des conducteurs. Les isolateurs sont de deux types principaux : rigides et à chaîne.

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La partie supérieure des isolateurs rigides sur laquelle est fixé le conducteur est
constituée d'une ou de plusieurs jupes en porcelaine. Une tige vissée à l'intérieur des
isolateurs permet de les fixer à un support. Pour des tensions supérieures à 70 kV, on emploie
toujours des chaînes d'isolateurs constituées d'un certain nombre d'éléments en porcelaine
réunis par des pièces métalliques.

c- Supports.

Les supports maintiennent les conducteurs à une hauteur convenable au-dessus du sol par
l’intermédiaire de traverses ou bras. Pour les lignes de moins de 70 kV, on peut employer
comme supports de simples poteaux en bois ; pour des tensions supérieures, le bois n'est
utilisé que sous forme de portiques. Le bois est souvent injecté de créosote ou de certains
sels métalliques pour le préserver contre la pourriture. Pour les lignes à très haute tension, on
emploie toujours des pylônes métalliques. Ils sont constitués de fers corniers boulonné[Link]
existe plusieurs différents armement des supports c'est-à-dire l’ensemble constitué par les
ferrures et les isolateurs avec les vis de fixation :

d- distance entre deux fils

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La distance entre les fils conducteurs doit être suffisante pour empêcher leur contact, même
sous l'action d'un vent violent. L'écartement entre les fils doit être d'autant plus grand que la
distance entre les pylônes est plus grande et que la tension de la ligne est plus élevée.

Pa
2 F en m : flèche du câble
f=
8T T en daN : effort de traction sur la ligne
a en m : distance entre deux support portée
P daN/m :masse du câble par unité de longueur

c- Hauteurs des supports

La hauteur des supports est liée à lé distance minimale des conducteurs au-dessus du sol elle
varie entre

- 6 m pour les tensions jusqu'à 45Kv


- 8m pour les tensions au-delà de 45Kv
- 10 à 12m pour les tensions en HTB
- Pour les HTC elles peuvent atteindre 100m
I- Propriétés électriques d’une ligne
Le rôle fondamental d'une ligne est de transporter une puissance active. Si elle doit
également transporter une puissance réactive, celle-ci doit être faible par rapport à la
puissance active, à moins que la distance de transport ne soit courte. En plus de ces
exigences, une ligne de transport doit posséder les caractéristiques de base suivantes :
a) la tension doit demeurer assez constante sur toute la longueur de la ligne et pour toutes
les charges comprises entre zéro et la charge nominale
b) les pertes doivent être faibles afin que la ligne possède un bon rendement
c) les pertes Joule ne doivent pas faire surchauffer les conducteurs

Si la ligne ne peut d'elle-même répondre à ces exigences, on doit alors ajouter de


l'équipement supplémentaire afin de réaliser toutes ces conditions.

II- CIRCUIT EQUIVALENT D’UNE LIGNE


Malgré leur grande diversité, les lignes possèdent des propriétés électriques communes.
En effet, toute ligne possède une résistance, une réactance inductive et une réactance
capacitive. Ces impédances sont réparties uniformément sur toute la longueur de la ligne si
bien qu’on peut représenter la ligne par une série de sections R, L, C identiques.

Page 49 sur 57
Chaque section représente un tronçon de ligne d'une longueur donnée (1 km, par exemple) et
les éléments r, xl, xc représentent les impédances correspondantes pour cette longueur.
On peut simplifier le circuit ci-dessus en additionnant les résistances individuelles pour
former une résistance totale R. De la même façon, on obtient une réactance inductive totale
XL et une réactance capacitive totale Xc (en dérivation). On partage Xc en deux éléments de
valeurs 2Xc localisés aux deux extrémités de la ligne. Le circuit équivalent ou nous pouvons
aussi placer le condensateur au centre et distribues

R et XL. Les calculs montrent que ces deux méthodes sont sensiblement à la même valeur
des tensions extrêmes.
Nota : Dans le cas des lignes triphasées, le circuit équivalent ne représente qu'une seule
phase. Le courant I est celui circulant dans un fil de ligne et la tension E est existante entre une
ligne et le neutre (terre).
III- Simplification d’une ligne triphasée
parfois, on peut simplifier le circuit davantage en éliminant un, deux ou tous les éléments,
La validité de cette simplification dépend de l'importance relative des puissances P J, QL, Qc
associées à chacun des éléments par rapport à la puissance active P fournie à la charge .
Ces puissances sont :
P=¿ puissance active absorbée par la ligne
Pj=RI ² puissance active dissipée dans la ligne par effet joule
Qc=E ²/ X c puissance active générée par la ligne
Si l'une de ces puissances est négligeable par rapport à la puissance active P transportée, on
peut négliger l'élément de circuit correspondant. Par exemple, les lignes à 600 V sont toujours
courtes de sorte que X c’est très élevée. Par conséquent, E²/Xc devient négligeable, ce qui
permet de représenter ces lignes par le circuit ci-dessous :

Page 50 sur 57
Ce qui n’est pas le cas des lignes de
fortes tensions dans ce cas on ne peut
plus négliger la valeur des
condensateurs

C- variation de la tension et de la puissance maximale transportable


La régulation de la tension et la puissance maximale qu'une ligne peut transporter
sont deux de ses plus importantes caractéristiques. En effet, la tension d'une ligne doit
demeurer assez constante à mesure que la puissance active consommée par la charge
varie. Ordinairement, la variation de la tension de zéro à pleine charge ne doit pas
dépasser 5 % de la tension nominale, bien qu'on puisse tolérer parfois une régulation
allant jusqu'à 10 %. On s'intéresse également à la puissance maximale qu'une ligne
peut transporter afin de connaître ses possibilités lors de surcharges temporaires. Afin
de connaître la variation de la tension et d'établir la puissance maximale transportable
par une ligne,
Dans cette analyse nous considérons que la ligne triphasée est équilibrée. Par
conséquent, nous ne traitons qu'une seule phase.
1- Ligne résistive.

Une ligne possédant une résistance R, par phase, alimente une charge résistive
consommant une puissance variable Pc.

La tension Es de la source est constante. On suppose une charge résistive, car on


s'intéresse seulement à la puissance active transportée par la ligne. À mesure que la charge
augmente, la tension ER à ses bornes diminue progressivement ; des calculs très simples
permettent d'obtenir la courbe ER en fonction de PC. Cette courbe révèle les informations
suivantes :

Page 51 sur 57
i- Il existe une limite supérieure Pmax à la puissance active que la ligne peut
transporter. On atteint ce maximum lorsque la résistance de la charge est égale
à celle de la ligne. Il s'ensuit que ER = 0,5 Es. On peut prouver que:

ii- Si l'on permet une régulation maximale de 5 %(ER = 0,95 Es), la ligne peut
transporter une puissance PC qui représente seulement 19 % de la puissance
maximale. La ligne pourrait transporter une puissance plus grande que PC. Mais
la tension correspondante serait alors trop basse.
iii- La source doit fournir la puissance P C absorbée par la charge plus les pertes
RI² dans la ligne.
2- Ligne inductive

Considérons maintenant une ligne dont la résistance est négligeable, mais qui possède
une réactance inductive XL. Comme dans le cas d'une ligne résistive, la tension ER diminue à
mesure que la charge augmente, mais la courbe de régulation a une allure différent. Si l'on fait
varier la charge résistive, on obtient la courbe ER en fonction de PC.

On remarque les points suivants :

a- Il existe encore une limite supérieure à la puissance que la ligne peut transmettre à
la charge. On atteint ce maximum lorsque la résistance de la charge est égale à la
réactance de la ligne. Dans ces circonstances, on a :
ER = 0,707 Es. On peut :

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Pour une même impédance, une ligne réactive peut donc transporter deux fois plus de
puissance active qu'une ligne résistive.
(Comparer Pmax=E²s/2 XL et Pmax = E²s/4R).
b) Si l'on permet une régulation de 5 %, la ligne peut transporter une puissance P C valant
60 % de la puissance maximale Pmax. Pour une même charge, une ligne inductive donne
donc une meilleure régulation qu’une ligne résistive.
c) La source Es doit fournir non seulement la puissance active PC consommée par la
charge, mais aussi la puissance réactive XLI² absorbée par la ligne.
3- Ligne inductive avec compensation
Lorsqu'une ligne est inductive, on peut à la fois améliorer la régulation et augmenter la
puissance transportable en ajoutant une capacitance X c appropriée aux bornes de la
charge. Si l'on fait varier Xc à mesure que la puissance active PC augmente, on peut
maintenir une tension ER constante (et égale à Es) aux bornes de la charge.

Il suffit
d'ajuster la valeur de Xc afin que la puissance réactive E²s/Xc fournie par les
condensateurs soit égale à la moitié de la puissance réactive XLI2 absorbée par la ligne.
Cependant, on constate qu'il y a encore une limite à la puissance active que la ligne peut
transporter à la charge.
On remarque les points suivants :
a) La régulation est parfaite (ER = ES) et la tension demeure constante jusqu'à la limite où

On peut donc transporter à la charge une puissance PC qui est égale


à la capacité maximale Pmax de la ligne.
b) En comparant cette courbe avec celle de la ligne inductive sans compensation, on
constate que la ligne compensée peut transporter le double de la puissance, tout en

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maintenant une tension constante. Les condensateurs sont donc très utiles sur une
ligne inductive.
c) La capacitance Xc fournit la moitié de la puissance réactive absorbée par la ligne, l'autre
moitié provenant de la source ES. Au besoin, on peut ajouter une deuxième
capacitance XX, de même valeur, au début de la ligne Dans ces circonstances, la
source débite seulement une puissance active PC ; la puissance réactive absorbée par
la ligne est fournie par les condensateurs aux deux extrémités.
4- Ligne inductive reliant deux réseaux

Les gros centres d'utilisation d'énergie électrique sont toujours interconnectés par une
ou plusieurs lignes de transport. Ces interconnexions améliorent la stabilité du réseau et lui
permettent de mieux supporter les perturbations causées par les courts-circuits et les autres
pannes. De plus, les interconnexions permettent des échanges de puissance entre les
compagnies d'électricité d'un même pays ou de pays voisins.

Pour ces lignes, les tensions aux deux extrémités demeurent constantes. Elles sont
déterminées par les besoins des deux régions desservies qui agissent chacune comme des
réseaux infinis indépendants. En ce qui concerne l'échange de puissance active, on peut
distinguer trois possibilités :

a) Les tensions Es et ER sont en phase. Dans ce cas, le courant dans la ligne est nul et
aucune puissance n'est transportée.
b) La tension Es est déphasée d'un angle ϴ en avance sur ER. La région S fournit alors de
l'énergie à la région R et on trouve, d'après les relations vectorielles, que la puissance
active transportée est donnée par l'équation

c) Méthodes pour augmenter la puissance transportables :

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Les lignes à haute tension sont surtout inductives et elles possèdent une réactance
d'environ 0,5 S2/km. Cela crée des problèmes quand on doit transporter des puissances
importantes sur de longues distances.

Une première solution est d'employer deux lignes en parallèle, l'une à côté de l'autre. Noter
qu'il est inutile de doubler la grosseur des conducteurs, car c'est la réactance et non pas la
résistance des fils qui détermine la puissance maximale. Pour des puissances élevées, on voit
parfois trois et même quatre lignes triphasées qui suivent le même trajet à travers le paysage.
En plus d'augmenter les coûts, cette méthode pose de graves problèmes d'expropriation de
terrains. C'est pourquoi on a parfois recours à d'autres méthodes pour augmenter la
puissance maximale d'une ligne. En effet, lorsqu'on ne peut plus augmenter la tension de
ligne, on essaie de diminuer sa réactance XL.

i- Une première méthode consiste à utiliser des conducteurs en faisceaux, ce qui réduit la
réactance d'environ 40 %, soit de 0,5Ω /km à 0,3Ω/km et permet ainsi une augmentation
de 67 % de la puissance transportable.
ii- Une deuxième méthode pour réduire la réactance consiste à brancher un condensateur
X, en série avec chacune des trois phases. Avec cet arrangement, la réactance effective
de la ligne est égale à (XL–Xcs) et la puissance maximale transportable devient :

La compensation série est aussi employée pour régulariser la tension sur les lignes à
moyenne tension lorsque la charge subit des variations brusques.
Lors d'un court-circuit sur la ligne, la tension aux bornes du condensateur peut dépasser le
seuil admissible.
Afin de limiter la surtension, on installe un varistor en parallèle avec le condensateur.
Par mesure de sécurité supplémentaire, on ajoute un éclateur en parallèle avec l'ensemble.
Lorsque l'éclateur est amorcé, il court-circuite le condensateur et le varistor. Ensuite, le
courant important est détecté par les relais de protection qui font ouvrir les disjoncteurs à
chaque extrémité de la ligne.
Construction d’une ligne
IV- CONSTRUCTION D'UNE LIGNE
Une fois que la section des conducteurs, la hauteur des poteaux et la distance entre les
poteaux (portée) ont été déterminées, on peut procéder à la pose des conducteurs. Un fil
supporté et tendu entre deux poteaux n'est pas horizontal ; il prend plutôt une forme

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courbée. La distance verticale entre la droite qui joint les deux points de support et le point le
plus bas d'un fil porte le nom de flèche. Plus le fil est tendu, plus la flèche est courte.
a- Lignes galopantes
Lorsqu'une couche de verglas se dépose sur une ligne en présence de vent, la ligne se
met à osciller. Si les conditions sont favorables, ces oscillations peuvent devenir très
grandes ; on dit alors que la ligne se met à «galoper». Ce phénomène peut produire des
courts-circuits entre les phases ou la rupture des conducteurs .Pour éviter ces problèmes, on
pose parfois sur les conducteurs des amortisseurs qui empêchent les oscillations de se
développer.
b- Effet couronne – interférences radiophoniques
Les très hautes tensions électriques créent des décharges importantes autour des
conducteurs (effet couronne). Ces décharges produisent des pertes le long de
la ligne et, de plus, elles possèdent un spectre de fréquences radiophoniques qui brouille la
réception sur les postes de radio et les téléviseurs situés dans le voisinage de la ligne. Pour
réduire l'effet couronne, on diminue le champ électrique créé par les conducteurs en
grossissant leur diamètre ou en les arrangeant en faisceaux de deux, trois ou quatre
conducteurs par phase.
c- Pollution
La poussière, les acides, le sel et les autres polluants qu’on retrouve dans l'atmosphère se
déposent sur les isolateurs et diminuent leurs propriétés isolantes. Cette pollution des
isolateurs risque de produire des court-circuits pendant les orages ou lors de surtensions
momentanées. L'interruption du service et la nécessité de nettoyer ou de remplacer les
isolateurs sont donc un souci constant créé par la pollution.

d- Fils de garde
Les conducteurs, appelés fils de garde, servent à intercepter la foudre avant que la décharge
n'atteigne les conducteurs sous tension de la ligne. Ils ne portent normalement aucun
courant ; pour cette raison, ils sont ordinairement en acier. On les relie solidement à la terre
chaque pylône.
e- Mise à la terre des pylônes :
On relie les pylônes des lignes de transport à des prises de terre exécutées avec grande
précaution afin de leur assurer une faible résistance. En effet, si la foudre frappe un pylône, il
ne faut pas que la chute de tension provoquée par le courant dans la prise de terre dépasse
la tension de contournement des isolateurs.

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