Introduction au Droit Pénal
Introduction au Droit Pénal
Le droit pénal est le droit à l’occasion duquel une sanction spécifique est prononcée (peine) au nom
de la société. Il s’agit de punir un comportement potentiellement perturbateur pour l’ordre public en
considérant le préjudice subi par la victime.
Lexisnexis – Dreyer
Examen : cas pratique, dissertation ou commentaire d’arrêt (parmi les arrêts du fascicule)
➔ Le droit pénal de fond est constitué essentiellement par le droit pénal spécial, une
discipline étudiant selon un plan ordonné les principales infractions
Il est souvent distingué d’un droit pénal des affaires, qui repose sur une présentation cohérente des
différentes infractions susceptibles d’être commise au profit ou au détriment des entreprises.
➔ le droit pénal de forme comprend un certain nombre de principes généraux contenu dans
l’article préliminaire du code de procédure pénale. Il rappelle l’importance de la
présomption d’innocence, l’équité du procès, l’égalité des justiciables et les droits de la
défense, le droit à être jugé dans un délai raisonnable et le droit de faire examiner sa
condamnation par une autre juridiction.
→ Il comprend l’ensemble des règles relative à la compétence des juridiction répressives, aux
différentes actions exercées devant ces juridiction ainsi qu’aux droits de recours.
L’essentiel de ce droit est contenu dans le code de procédure pénale. Une discipline complémentaire
tend à se détacher du droit pénal et de la procédure pénale : la pénologie (droit de la peine).
Le système régressif entier est compris dans ces règles de fond et de forme. Un certain nombres
d’enseignements peuvent être tiré de l’étude du droit pénal. Ces enseignements sont compris dans le
droit pénal général.
B. Le droit pénal général
Le droit pénal général est un droit tardif d'inspiration doctrinale et jurisprudentielle à fortes
dimensions théoriques. Certains traits essentiels de ce DPG sont des constructions intellectuelles,
censées mieux expliquer les sanctions du droit.
1. Dimension spéculative
L’infraction constitue le fait générateur de la responsabilité pénale. C’est une notion cruciale mais
pourtant pas définie. On devine le blâme social attaché à cette notion.
Il ne suffit pas de dire que l’infraction est un comportement blâmable pour la définir sur le plan
pénal. Il faut prendre un peu de hauteur pour comprendre que ces différents comportements ont tous
été définit par un texte déclarant que leur réalisant exposerait leurs auteurs à une ou plusieurs
sanctions, dont le montant maximum est aussitôt défini.
L’infraction est comportement défini par la loi suffisamment dangereux pour que la société menace
d’une peine.
Cette définition présente la peine comme une conséquence du constat de l’infraction.
La peine est l’effet juridique de la déclaration culpabilisante.
Le contenu de l’infraction est plus discuté. On présente parfois comme réunissant plusieurs
éléments. Tout ce qui serait nécessaire à la définition de l’infraction sont des éléments constitutifs.
Parfois la condition préalable correspond à l’objet sur lequel porte l’infraction. Ainsi le vol n’est
défini comme la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui. Le juge doit s’assurer que les faits se
sont bien déroulés sur une chose appartenant à autrui, il vérifie les conditions préalables.
Elles constituent ainsi le reflet de la norme à laquelle le droit pénal apporte sa protection elles
reflètent le résultat attendu par le législateur. Elles limitent les difficultés d’interprétation.
2. Le caractère prescriptif
Le PDG comprend l’étude de règles de droit positives exprimées essentiellement aux articles 111-1
à 133-18 du code pénal, et R 131-1 à 133-2 (contraventions)
Le DP ne se réduit pas aux textes de sanction, il inclut des textes de portées qui sont aussi
important. Certaines de ces règles sont d’une généralité telle que leur respect s’impose dans la
poursuite de n’importe quelle infraction :
D’autres règles de DPG ont une portée plus réduite : la tentative en matière correctionnelle, la
complicité en matière de police 🡪 que certaines infractions
Les règles qui précisent le régime général des peines : le choix initial de la peine relève du DPG et
est encadré
Les infractions pénales sont classées selon leur gravité (article 111-1 cp)
C’est donc le degré de gravité théorique qui sert à leur classement.
1. Le critère de distinction
En pratique le classement en fonction de la gravité s’opère en fonction de la peine encourue pour
chaque comportement. Il existe une hiérarchie des peine applicables aux personnes physiques.
2. La relativité de la distinction
Le législateur a prévu souverainement la gravité de la distinction en choisissant la peina applicable
à son auteur. Il ne justifie pas son choix et ne repose sur aucun élément objectif.
Il arrive donc que la peine choisis ne correspond à la gravité perçue par le public.
🡪 Ex : les violences n’entraînent pas d’ITT supérieur à 8 jours ne sont puni que d’une amende de
1500 euros (contravention de la cinquième classe).
Autre enjeu :
La tentative :
• toujours punissable en matière criminelle
• en matière délictuelle, elle n’est punissable que si la loi le prévoit
La complicité :
• toujours punissable en matière criminelle et correctionnelle
• que si le texte d’incrimination le prévoit en matière contraventionnelle
La complicité par provocation est toujours punissable, mais la complicité par aide ou assistance
n’est punissable qu’en crime et délit.
Le droit pénal est un droit d’exception. Parmi toutes les sanctions juridiques, quand un
comportement affecte ou aurait pu affecter gravement l’ordre public.
L’objectif du droit pénal n’est pas seulement d’identifier les comportements les plus protestable en
ce qu’ils portent atteinte à des règles essentielles, il doit permettre de réprimer les comportements
afin de dissuader d’agir ceux qui pourraient tenter de les commettre.
Cours 2 : Les caractères du droit pénal
Le droit pénal est un droit d’exception. Le législateur recourt à la sanction pénale parmi toutes les
sanctions juridiques lorsqu’un comportement affecte ou airait pu affecter gravement l’ordre
publique. c’est la réaction ultime de la défense sociale. On en déduit que la loi pénale remplit une
fonction spécifique. Elle est dite expressive. La violation de toute règle n’est pas pénalement
sanctionnée. L’objectif du droit pénal n’est pas seulement d’identifier les comportements les plus
contestables, mais a aussi vocation à être appliqué. Il doit donc permettre de réprimer les
comportements blâmables afin de dissuader d’agir ceux qui sont tentés de les commettre. La
réponse pénale apparaît à la fois comme subsidiaire et originale.
En réalité tous les droits sont assortis de sanctions, chaque règle est assortie de sanction (contrats,
responsabilité civile).
Le recours au droit pénal ne se justifie qu’à partir du moment où les sanctions non juridiques se
révèlent inefficace.
Dans le système du droit, le droit pénal accompagne les autres modes de régulations sociales, mais
ne substitue pas à eux.
L'impunité qui est organisée en marge des incriminations est consacrée à l'art.5 de la DDHC. « La
loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la
Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas ». Une
sélection pour être donc effectuée afin de préserver la liberté intellectuelle. Mais parce que le droit
pénal est subsidiaire, il est privé de toute portée normative.
Le DP ne prescrit pas de comportement, il se contente de fixer le tarif d’un tel acte lorsqu’il ne peut
être justifié. Le DP n’appréhende les sanctions que sous certaines conditions. La propriété figure
dans le droit civil et non pénal. Le DP ne prévoyant que certaines sanctions pour des comportements
particulièrement graves. Aucun comportement n’est interdit par le DP, il sanctionne un
comportement sans l’interdire, c’est une question de responsabilité.
🡪 MAIS la pratique renvoie une image différente du droit pénal.
Il ne dit pas « tu ne tueras point » (ex : admet le suicide et la légitime défense), mais il apporte sa
sanction à des règles qui lui sont externes. Le mot infraction est-il trompeur ? La règle enfreinte est
rarement une norme pénale. Elle relève souvent d’autres disciplines.
1. L’exception contraventionnelle
Les contraventions obéissent à une autre logique. Il ne s’agit plus d’une sanction dissuasive, mais il
s’agit d’imposer une discipline sociale en luttant contre les manquements qui sont présenté
individuellement.
En matière de police, il s'agit d'imposer une discipline sociale. En luttant contre des manquements
qui pris collectivement peuvent paraître insupportable
🡪 Ex : un stationnement gênant, abusif : si chacun s'autorisait à faire ainsi, alors ce serait un trouble
à l'ordre public.
En ce sens les contraventions peuvent se multiplier dans une pure logique de prévention.
2. La dérive correctionnelle
L’inflation législative rend le droit pénal omniprésent en matière correctionnelle. Près de 11 milles
incriminations, cela remet donc en cause le caractère subsidiaire.
Il y a peu de chance que cette inflation pénale diminue et qu'on parvienne à restaurer le caractère
subsidiaire → tjrs les mm infractions poursuivies et sanctionnées.
Certes le DP ne présente qu'un caractère auxiliaire, il est l'allié des autres droits, mais ce caractère
ne le prive pas de toute originalité, au contraire cela lui donne cette spécificité en tant que droit
sanctionnateur.
Lorsque l’intérêt protégé est désigné en par le texte, il appartient au juge d’en rechercher me sens en
fonction de l’autre branche du droit dans laquelle elle est définie.
Le DP n’illustre pas des valeurs, il garantit l’ordre public. Quand le DP protège des valeurs, les
sanctions s’accroissent et les libertés ne font que s’amenuisent. Il est purement auxiliaire, il ne peut
être autonome sauf à porter atteinte à la liberté.
On le voit notamment à travers la tentative. C’est un mécanisme qui appelle une sanction pénale
mais pas une sanction civile.
Les juridictions du XIX° siècle se sont approprié certaines règles extra pénales afin d’étendre le
champ de la répression sous le prétexte de garantit de l’ordre public. Il s’en est suivi des sanctions
pénales pour des infractions imprévues par le législateur.
Les juges ont exprimé leur autonomie mais violent la loi, étendent le champ de la répression au-delà
des volontés du législateur. « gendarme des autres droits ».
Il est certain que cette revendication d’autonomie semble en retrait. Les revendications sont
moindres qu’au XIXe siècle
La technique législative, le renvoie, limite l’autonomie du droit pénal car le législateur soumet les
juridictions pénales à des renvois fort précis.
→La technique est critiquée car elle nuit à l’accessibilité et intelligibilité de la loi.
Cours 3 L’affirmation étatique de la légalité
Punition et force vont de paire. La 1er est la manifestation la plus tangible de la 2nd. Dès lors qu’un
groupe se constitue pour assurer la protection de ses membres, des règles s’imposent (sous la
menace de peines).
Les groupements n'ont cessé de grossir jusqu'à constituer l'Etat moderne. Il s’est affirmé à travers
cette capacité de punir qu’il a prétendu légitimer, tout d’abord, par une délégation divine. Il existait
une responsabilité pénale mais pas encore de DP car il naît avec l'affirmation du principe de
légalité : Soumission de l’État.
A partir de ce moment-là, le pouvoir de punir trouve sa légitimité dans les lois qui l’organisent. Ces
lois sont la plupart du temps non écrites sous l’ancien droit
→ deviendront ensuite l’expression de la volonté générale exprimée par le parlement.
L’adoption de loi en matière pénale va rationaliser l’exercice de la punition sur la base d’une fiction
contractuelle. Avec un contrat social, les individus acceptent de renoncer à leurs libertés dans la
limite de ce qui est strictement nécessaire pour assurer leur sécurité
→ L’État se voit reconnaître un pouvoir de sanction. Le principe de légalité fixe une règle du jeu
pénal.
Il détermine le sacrifice de liberté nécessaire et précise les sanctions encourues par les malfaiteurs.
Hors des hypothèses envisagées par le droit il n’y a pas de sanction possible
→ la liberté des citoyens est préservée d’un arbitraire qui serait le propre d’un Etat despotique.
En conséquence l’art 8 de la DDHC dispose que « nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie
et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée ».
L’affirmation de la légalité pénale a une portée constitutionnelle accentuée par le fait que la légalité
pénale soit rappelée dans le texte même de la constitution de 1958.
L’art 34 dispose que la « la loi fixe les règles concernant : […] la détermination des crimes et délits,
la procédure applicable et les peines encourues ».
C'était aux juges de déterminer en son âme et conscience, la sanction la mieux adaptée aux
comportements troublant l'ordre public. La répression était déterminée par la seule conscience
chrétienne du juge.
La Révolution a substitué à la volonté divine, à la volonté exprimée dans la loi. Seule une loi peut
justifier désormais l'intervention des juridictions répressives. Le juge n'interroge plus sa conscience
chrétienne.
Le CP a maladroitement exprimé cette idée en énonçant à l’art 111-4 : « la loi pénale est
d’interprétation stricte ».
→ Cette formule ne veut rien dire en réalité. La loi pénale est d’application stricte et elle est
appliquée telle qu’elle.
Dans les rares hypothèse où la loi pénale serait floue, cette interprétation doit alors être restrictive
et s’appliquer au minimum et pas au-delà de ce que la loi permet.
Il appartient au législateur, et à lui seul, de définir le périmètre d’une infraction en identifiant les
sanctions encourues et en préciser les règles de poursuite
→ procédure applicable pour qu’une infraction soit punie comme la loi le prévoit.
Cette dernière exigence de légalité de la procédure pénale ne résulte pas formellement de l’art 8 de
la DDHC. Elle est comprise comme sa conséquence nécessaire.
→ La procédure pénale est soumise à cette exigence de légalité tout comme la répression. L’art en
tire les conséquences suivantes :
→ il attribue à la loi la compétence pour fixer les règles applicables aux crimes et aux délits,
→ mais aussi à la procédure pénale.
Pour autant la légalité n’est pas respectée à raison de cette seule exigence formelle. L’adhésion au
principe de légalité suppose d’accepter deux corollaires :
• Exigence de publicité de la règle
• Exigence de qualité de la règle
=> Garantissent l’avertissement de tous ce qui est susceptible de provoquer la sanction pénale.
1. La publicité de la loi
Il importe que chacun puisse identifier à l’avance ce qui l’expose au prononcé d’un peine sinon
la répression a un caractère arbitraire. Il faut que la sanction pénale repose sur un texte qui exprime
la volonté de tous et connu de tous
→Cela évite l’hypothèse où il aurait méconnu le texte en question.
Il n’y a de sanction pénale légitime que sur la base d’un texte régulièrement adopte et publié.
Aujourd’hui, la publication se fait au Journal officiel.
Il appartient à chacun de s’interroger pour déterminer les risques de son comportement. On doit se
renseigner avant d’agir : « nul n’est censé ignorer la loi » :
→ l’erreur sur le droit a un rôle extrêmes limité.
L’art 122-3 cp : « n’est pas pénalement responsable la personne qui justifie avoir cru, par une erreur
sur le droit quelle n’était pas en mesure d’éviter, pouvoir légitimement accomplir l’acte.
=> L’erreur sur le droit est évoquée en défense afin d’exonérer son auteur de sa peine que si
insurmontable.
Il n’échappe à la sanction que s’il démontre qu’il ne pouvait savoir qu’il commettait une infraction
→ texte fondant la poursuite n’est pas régulièrement publié = unique hypothèse valable.
Principe = respecté → loi publique + présenté certaines exigences de qualité : répression prévisible.
2. La qualité de la loi
La qualité de la loi suppose que la loi pénale rédigée soit précise et claire sinon on se confronte à
une incrimination de façade.
Si elle n’identifie pas le comportement qui expose à la prononciation d’une peine (avec le but
recherché + moyens mis en œuvre pour l’atteindre), elle laisse à la police judiciaire et au juge, le
soin de fixer des limites à la liberté individuelle, lui permettant de prendre en compte les
comportements qui ne sont pas nécessairement envisagée par le législateur
→ police et juge qui finissent par dire ce qui est autorisé ou interdit.
Si la loi n’est pas précise et n'avertit pas précisément les comportements, elle porte atteinte à la
sécurité juridique. Il est difficile voire impossible de se justifier d'une accusation formulée en
termes flous.
→ Le législateur doit préciser le comportement qui comporte la peine. Il faut que la loi soit claire.
La clarté évite les abus de la précision et évite de rendre une norme d’incrimination
incompréhensible :
→ répression pénale imprévisible.
Tous en étant précis le législateur doit être compréhensible. La précision ne doit pas être portée à
l’excès ce qui rend les textes d’incrimination confus.
L’article 222-33 CP incrimine le harcèlement sexuel. La version précédente a été condamnée par le
CC comme imprécise. Le législateur a donc multiplié les précisions ce qui a mené a un éloignement
de la réalité de l’infraction → on ne sait plus quel est le comportement sanctionné.
Art 222-33 cp :
• Le harcèlement sexuel est le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou
des comportements à connotation sexuelle qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de
leur caractère dégradant ou humiliant, soi créent à son encontre une situation intimidante,
hostile ou offensante
→ déf du harcèlement sexuel. Incrimine pourtant une forme de harcèlement moral (puisqu’il parle
de porter atteinte à la dignité).
• Est assimilé au harcèlement sexuel le fait, même non répété, d’user de toute forme de
pression grave dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci
soit recherché au profit de l’auteur des faits ou au profit d’un tiers
• → chantage sexuel = sanctionné. Cependant ce chantage n’est pas présenté comme du
harcèlement sexuel.
L’art.8 DDHC → Le CC déduit dans une décision importante des 19 et 20 janvier 1981 la nécessité
pour le législateur de définir les infractions en termes suffisamment clairs et précis pour exclure
l’arbitraire de la police judiciaire.
Remarquable car refuse de se fonder sur les définition établies par 2 lois antérieures qui
concernaient le délit (1838, 1889) et par la jurisprudence. L’al 207 du projet de loi examiné doit être
déclaré contraire à la constitution.
L’existence antérieure du délit dans des lois très ancienne n’est pas suffisant pour lui conférer une
légitimité suffisante au regard de l’exigence de légalité. A aucun moment le législateur ne s’est
donné la peine d’énoncer les éléments constitutifs de ce délit de malversation.
Le CC a étendu la solution à la procédure pénale qui est aussi soumise à une exigence de légalité.
Le motif principal :
Le CC juge que, quelques soient les garanties dans l’art 89, elles ne précisent pas l’acceptation du
terme infraction et ne limite pas clairement le domaine des investigations, elle n’explicite pas
suffisamment au juge la façon dont il pourra vérifier la légitimité des agents admin.
L’enjeu :
Savoir dans quelles conditions les agents des impôts peuvent aller enquêter. Les infractions
susceptibles d’être recherchées par ces agents du fisc ne sont pas précisées ni clairement identifiés.
→ Les dispositions livraient les citoyens à l’arbitraire de l’administration des impôts.
Le CC s’est légitimement opposé à son entrée en vigueur.
Plus souvent le contrôle exercé par le CC est insuffisant et la garantie offerte au principe de légalité
est inefficace.
Les art 16 et 17 de ce qu’est devenue la loi sécurité et liberté qui modifie les peines applicables aux
délits de menace ont été considérés par le CC comme étant des dispositions qui n’étaient ni
obscures ni imprécises : le terme menace déjà employé par le CP et l’acception juridique certaine.
Le CC estime également que les autres éléments constitutifs sont énoncés sans ambiguïté. L’objet
des menaces, leur caractère conditionnel ou inconditionnel, les personnes à qui elles sont adressées.
→ Ces art sont conformes au principe de légalité.
On peut douter de la pertinence de cette décision. Le fait que le terme menace soit dans le code
depuis 1810, ne permet pas de lui conférer une acception juridique certaine.
Les critères de la menace ne sont définis par le législateur et laisse donc une marge d’obscurité qui
aurait dû pousser le CC à intervenir. Il s’est rallié à une conception mole de la légalité, en admettant
que l’on puisse prendre en compte une base textuelle d’interprétation jurisprudentielle.
Hélas cette attitude du conseil, à ne pas entraver le parlement, n’a fait que se confirmer par la suite.
Les dispositions déclarées inconstitutionnelles étaient très rare (en 1984 et 1985)
L’Art 225-10-1 : « Le fait, par tout moyen, y compris par une attitude même passive, de procéder
publiquement au racolage d'autrui en vue de l'inciter à des relations sexuelles en échange d'une
rémunération ou d'une promesse de rémunération est puni de deux mois d'emprisonnement et de 3
750 euros d'amende ».
→ abrogé en 2016, législateur estime qu’il sanctionnait indirect la prostitution qui était une activité
de service libre et non sanctionnée pénalement.
Si les mots ont un sens, le racolage requiert un acte positif. Il s’oppose à une simple abstention
envisagé de manière passive. L’intelligibilité de la loi est en cause, pour n’importe quel observateur,
sauf pour le CC apparemment.
→ CC n’était pas opposé. Il affirme que cette notion existait en droit positif et que la jurisprudence
dégagée par les juridictions pénales apportaient les précisions nécessaires.
Le conseil ajoute que la convention des Nations Unies a adopté une définition voisine de la notion
dégagée par la jurisprudence. Cela suffit au CC pour dire que la notion est intelligible
→ peut être comprise donc pas contraire au principe de légalité.
Le CC demande de faire confiance au juge pour préciser les limites d’incrimination. Mais le
principe de légalité est un principe construit contre le juge, pour limiter son pouvoir d‘interprétation
→ CC détourne la signification de ce principe.
La convention internationale en cause n’est pas d’effet direct en France. Elle n’est pas applicable
devant les juridictions répressives française.
Le CC est le gardien de la constitution et non des traités. La loi est déférée devant lui. Il doit établir
sa conformité aux principes constitutionnels et non aux traités.
Le contresens sur la signification du principe de légalité est total sur le plan matériel et politique.
La notion de bande organisée ne se suffit pas à elle-même. Pour la comprendre il faut ouvrir les
manuels de jurisprudence et s’en référer aux traités internationaux.
Il y a quelque chose de choquant à admettre que les limites de la liberté individuelle puissent être
établies par un juge ou une convention internationale. Le CC ne joue pas son rôle dans la défense du
principe de légalité des délits et des peines. Il s’efforce de garantir au Parlement une marge
d’appréciation importante. Aussi fondamentale soit-elle, la légalité en sort donc affaiblie.
Cours 4 Les consécrations internationale et euro de la légalité
Il existe une approche universelle du principe de légalité. L’exigence c’est imposée même dans les
pays anglo-saxon de tradition coutumière. Tous les textes inter et euro garantissant le Dh rappellent
l’importance de ce principe, qui est également intégré au droit de l’Union où il est perçu comme un
gage de sécurité ju et d’arriver à la construction d’un véritable marché intérieur.
Toutefois, un tel principe est contraignant. Il s’inscrit dans une logique de limitation de la punission
qui est contraire à la logique d’action initié à l’inter et ou euro.
Exactement qu’en droit fr, il y a le constat d’un dégradation rapide de la légalité et la multiplication
de solution contradictoire.
Cette déclaration ne constitue qu’un texte symbolique. Elle n’a pas la valeur d’un traité. Néanmoins
sont influence a été considérable. De surcroît les principes que cette déclaration énoncent ont acquis
force contraignante lorsqu’ils ont été repris dans le pacte inter relatif au droit civil et politiques.
Ce PIDCP est d’invocation directe. Il peut être invoqué au niveau français. Cependant, en pratique,
ce pacte est peu invoqué et subit la concurrence d’autres textes européens.
Il s’agissait d’engager des poursuites envers les nazis. La CEDH a précisé que le §2 n’a vocation a
s’appliquer seulement dans ce cas là.
En affirmant que nul ne peut être condamné pour une action ou une omission qui au moment où
elle a été commise ne constituait pas une infraction d’après le droit national et international l’art. 7
signifie à son tour qu’il ne peut y avoir de condamnation a posteriori. On ne peut pas reprocher à
quelqu’un de faire quelque chose d’interdit qui ne l’était pas au moment où il a fait.
Pour autant cet art. s’avère silencieux sur les modalités d’avertissement préalable. Le principe de
légalité est affirmé sans rapprochement à la loi.
→ le but des négociateurs étaient sans doute de laisser aux États parties d’interprété cela par rapport
à leur culture juridique. Il s’agissait de concilier la tradition de droit écrit des continentaux avec le
droit coutumier de la grande Bretagne. Il s’agissait d’imposer de veiller à ce que la répression se
repose sur des règles écrites ou non écrites applicables avant le délit.
Ainsi l’ancienne cour de justice de communauté euro devenu cour de justice de l’UE, a très tôt vu
dans le respect du principe de légalité des délits et des peines un principe générale du droit
communautaire.
La Cour de justice en a déduit qu’un tel principe s’oppose à ce que des poursuites pénales soient
engagées du fait d’un comportement à caractère répréhensible ne résultant pas clairement de la loi.
Lorsque les États sont amenés à transposer les normes d’harmonisation de l’UE, elles peuvent être
amenées à être modifié. Cela amène à des pb de non respect de ces normes de part leur
transposition.
→ la cour du justice a indiqué que le principe de légalité et des peines s’oppose à ce que des
poursuites soient engagées du fait d’un comportement répréhensible ne résultant pas clairement de
la loi.
Elle a ajouté que les principes généraux du droit de l’Union s’opposent à ce que les autorités nat .
appliquent à une infraction douanière une sanction qui n’est pas expressément prévu pat la leg nat.
→ Les États membres ont l’obligation de retransmettre les normes européens mais dans cette
perspective ils ne sont pas tenues de faire une application du droit interne qui va au-delà de sa lettre
sous prétexte des directives euro
La CJUE a jugé qu’une directive ne peut pas avoir comme effet par elle-même et indépendamment
d’une loi interne d’un État membre, de déterminé ou d’aggraver la responsabilité pénale de ceux qui
agissent en infractions à ces dispositions.
→ l’effort est considérable car la logique pénale sur la logique économique qui est pourtant à la
base de la construction de l’UE.
Les solutions jp ont été consacrées à l’art. 49§1 de la charte des DF de l’UE. Cette charte a une
valeur contraignante en 2009 suite à son annexion au traité de Lisbonne
art. 49.1 nul ne peut être condamné pour une action ou une omission qui au moment où elle a été
commise ne constituait pas une infraction au regard du droit nat ou inter.
De même, il n’est infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment ou
l’infraction a été commise. Ce texte garantis le respect du principe de légalité spécialement au
moment de l’application du droit de l’Union.
Ainsi, le principe de légalité des délits et des peines est reconnus au niveau inter et au deux niveaux
euro. Il y a peu de prérogatives reconnues aussi largement.
Le juge nat tire des traités euro et inter, qui consacrent ce principe, le pouvoir de refuser de faire
application d’un texte pénal imprécis.
Le juge judiciaire comme le CC se garde bien de rentrer en conflit avec le Parlement au nom du
principe de séparation des pouvoirs.
Lorsque le juge nat. S’abstient d’effectuer ce contrôle à l’aune d’un texte sup ou leg, ou lorsqu’il
souhaite être éclairé quant à la compatibilité avec une norme euro, les parties peuvent solliciter l’un
des deux juges européens.
Cependant le contrôle déçoit car cela opère une synthèse des deux conceptions possible de la
légalité en Europe pour en dégager une 3ème qui l’affaibli. Sur le fondement de l’art. 7§1 la cour a
dénaturé le sens de la légalité au lieu de l’affirmer. La CEDH a soumis tous les États membres du
Conseil de Europe à une même exigence de légalité car il peut se révéler difficile d’élaborer une loi
de précision absolue. Il y a tjrs une part d’interprétation des tribunaux.
→ la CEDh légitime le pwr d’appréciation des juges.
On ne saurait interpréter l’art. 7 de la conv comme proscrivant la clarification graduelle des règles
de la responsabilité pénale par l’interprétation judiciaire d’une affaire à l’autre à condition que le
résultat soit cohérent avec la substance de l’infraction raisonnablement prévisible.
→ au sens du dr fr suppose que le lég est tout précisé et aucun de pwr d’appréciation n’est laissé au
juge. Elle n’a rien compris
Il n’existe pas de comportement qui soit par nature un crime. En dehors d’un texte il n’y a pas
d’infraction. Pour la CEDH si, il existe une substance de l’infraction.
→ pas de séparation entre droit et moral → abaisse l’exigence de la légalité
En droit civil, la loi n’a pas la même importance qu’en droit pénal. Cependant, il faut pour une
question de sécurité juridique que la loi délimite ce qui est légale ou est une infraction.
Nul peine, nul crime sans loi → la CEDH réduit la substance du principe de légalité
La CEDH « La prévisibilité de la loi ne s’oppose pas a ce que la pers concernée soit amenée à
recourir à des conseils éclairés pour évaluer à un degré raisonnable dans la circonstance de la cause
les conséquences résultant d’un acte déterminé »
→ il faut en gros s’adresser à un pro de droit afin de se renseigner : les textes n’ont pas a être
compréhensible à tout un chacun. La sécurité juridique n’est maintenu que dès lors qu’on a les
moyens.
La CEDH adopte une conception matérielle de la légalité car elle procède d’une synthèse des
traditions romano germaniques et anglo-saxonnes et s’attache plus au droit qu’à la loi.
La CEDH a procédé à un mélange des traditions de droit coutumier et droit écrit pour en dégager
une 3e = il y a un texte mais possibilité d’interprétation large.
Elle a examiné qu’aucun des deux systèmes n’était appliqué : en fr place de la jp considérablement
augmenté et en GB codification des grands textes protégeant la légalité.
→ La CEDH n’a pas vu de différence entre les deux et a donc dégagé une 3ème avec des textes qui
peuvent être flou et interprété.
En Fr on critique car affaiblissement du principe de légalité. Cette critique doit être atténuée. Ce que
la conception matérielle remet en cause est la conception politique de la légalité auquel les fr étaient
attachés.
On constate que la conception souple de la CEDH n’a pas incité les États à améliorer leur
législation pénale. Ils peuvent trouver une excuse dans la jp euro pour ne pas faire de texte moins
flou.
Elle ne peut pas être saisie directement par les justiciables. Elle ne peut être saisie que par les
institutions eu ou les ju des États membres. Elle peut être saisie de deux recours :
• recours en annulation : Il appartient a la CJUE de contrôler la légalité des actes lég au
traité fondateur de l’Union. Ce type de recours n’a jamais eu lieu en matière pénale car les
compétences pénale de l’UE commencent à peine à se développer.
• Question préjudicielles : art. 267 du TFUE → la CJUE est compétente pour statuer à titre
préjudicielle sur l’interprétation des traités et sur la validité et interprétation des actes pris
par les institutions, organes ou organismes de l’Union.
La CJUE délivre une interprétation du droit de l’UE sans statuer sur les faits, la poursuite. Elle
répond à la question de droit de manière abstraite et c’est ensuite au juge de l’appliquer à la
situation.
La CJUE a été amenée à dire pour droit qu’une directive ne peut avoir comme effet par elle même
et indépendamment d’une loi interne d’un État membre pour son application d’aggraver la peine…
→ ne peut être aggravée pour seule raison de la méconnaissance d’une directive
La CJUE examine souvent et fait référence à la CEDH dans ses arrêts. Elle se rallie à la conception
matérielle de la légalité.
→ L’ensemble du droit de l’Union est pourtant du droit écrit. On aurait pu avoir une conception
plus formelle de la légalité.
Cela contraint a exprimé des doutes contre l’effectivité du principe de légalité. Ce principe
fondateur est méconnu car il ne dispose pas de mécanisme de contrôle suffisant pour maintenir son
effectivité.
L’affaiblissement politique du principe de l’égalité s’est traduit par une réduction du domaine de la
loi.
Phénomènes :
• l’exécutif dispose désormais d’une compétence concurrente de celle du législateur en
matière pénal. La loi n’est plus seule à l’origine de la législation.
• Le Parlement subit l’influence de source européenne et internationale
→ le principe de légalité est menacé par le bas et le haut. Le monopole du Parlement est contesté
par le droit pénal.
Cours 5 : le rôle de l’exécutif en matière pénale
• l’atteinte à la légalité formelle est imposé pour des raisons pratiques qui contrairement à
l’arbitraire judiciaire ne remettent pas en cause l’égalité de tous devant la justice pénale. Il
n’appartient pas à la loi de descendre dans des lois trop précises
Jusqu’en 1958, le Parlement a constitué l’unique source formelle du droit pénal. Le principe de
légalité pouvait s’entendre non seulement comme imposant l’incrimination et la sanction d’un
comportement par un texte précis mais aussi comme l’intervention d’une loi.
Le principe de SDP refusait que l’on puisse reconnaître des compétence à l’exécutif dans cette
matière.
→ Les règlement ne pouvait que prévenir et ne pouvait faire l’objet de sanction qu’avec une loi
expresse qui l’accompagne.
Sous la IVème Rep le système s’est pervertis. Avec la nouvelles constitution de 1958, le rôle de
l’exécutif est revalorisé. On passe d’une SDP à une répartition des pouvoirs surtout en matière
pénale.
Tout ce qui n’a pas été expressément cité par la loi, alors est du domaine du réglementaire.
Cette solution est critiquée : l’atteinte au liberté résultant d’une incrimination pénale n’apparaît
légitime qu’à partir du moment où elle repose sur l’intérêt général (art. 6 DDHC).
+ nul ne peut être punit qu’en vertu d’une loi.
Le processus des élaboration de reg autonome ne permettent pas le même processus qu’une
élaboration Parlementaire. Une solution contraire c’est néanmoins imposé. Le CC a atténué la porté
de la compétence reg en matière pénale en excluant qu’une contravention puisse faire l’objet d’une
peine d’emprisonnement. Il a estimé que la compétence en matière contraventionnelle revenait à
l’exécutif mais au titre de sa faible légitimité il ne peut sanctionner d’une peine de privation de
liberté.
On a estimé que la loi serait compromise par la sanction d’infraction sans gravité (contravention).
Ces arg ont remporté la conviction. Aucune menace sérieuse pour les libertés individuelles ne
résulte de cette attribution en matière pénale du pouvoir exécutif. L’exé (PM) s’est montré prudent
en matière pénale et a incriminé très peu de comportement (anciens délits devenus contraventions).
La révolution qui a permis d’introduire une partie reg dans le code pénal n’a eu qu’un impact limité.
De surcroît l’exé n’a pas acquis la compétence applicable au comportement qu’il incrimine. Sous
prétexte que la gravité de la sanction permet de distingué la contravention et les délit, la tradition à
voulu que se soit la loi qui décide des peines applicables aux contraventions. Le code actuel a
profité pour affirmer la supériorité de la loi sur les rég autonomes.
Art. 111-2 cpé « la loi détermine les crimes et les délits et fixe les sanctions à leur hauteur. Les reg
déterminent les contravention et fixe selon les distinction établis par la loi les règles applicables au
contrevenant »
→ Le PM ne joue qu’un rôle accessoire. Il ne détermine pas le quantum des règles applicables.
2. L’imprécision constitutionnelle
La doctrine pénaliste admet que soit neutralisé l’application subsidiaire lorsqu’il s’agit d’énoncer
les principe applicable à la responsabilité d’un crime ou d’un délit.
→ il doit être affirmé par la loi
En revanche, cette même doctrine se divise sur le point de savoir si les principes définis par le lég
s’agissant des crimes et délits doivent s’appliquer à l’identique aux contraventions ou si l’exécutif
peut dégager ses propres principes généraux régissant la respon pé.
→ réponse confuse car pas correctement réglé par le constituant.
Parfois énonçant un principe, il ne vise qu’expressément les crimes et les délits. L’exécutif en déduit
qu’il est alors libre d’étendre ou de ne pas étendre au contraventions les règles ainsi dégagées par la
loi.
Les violences involontaire peuvent être des délits ou des contraventions selon la gravité. L’art. 121-
3 du cp est venu préciser.
Décret du 20 sept 2001 étend la
• art. 121-3 cp (Art. R610-2 cp) semble présumer l’élément moral des infractions de police en
se contentant d’indiquer qu’il n’y a point de contraventions en cas de force majeur
(définition de l’élément moral). En l’absence de force majeur il y a nécessairement
contravention en théorie. Dans l’esprit du législateur, l’élément moral peut être présumé. Le
pouvoir exécutif lui analyse l’élément moral des contraventions (généralement intention ou
fourberie).
→ il ne s’estime pas tjrs soumis. L’exécutif est venu contrarié certains principes de dpg. Il affirme
parfois sont autonomie en se servant du silence accordé parfois par la Constitution.
Une difficulté apparaît avec l’extension de cette compétence pénal au-delà du texte constitutionnel.
Cependant il n’en va pas tjrs ainsi. Parfois la loi fait des renvois afin que le reg détermine les
contour d’une incrimination.
Ex : les homicides et violences involontaires art. 221-6 et 222-9 il y a homicide ou violences
involontaire lorsqu’il y a atteinte à l’intégrité de la vie d’autrui lorsqu’il y a une négligence ou d’un
manquement d’une obligation de prudence imposé par la loi ou les reg. La violation de toutes ces
obligations prévu par le pouvoir reg va être pénalement sanctionné lorsqu’il en résulte la mort ou
l’atteinte à l’intégrité d’autrui.
→ Or les reg ne peuvent pas déterminer les délits et crimes
Le PM a exercé sa compétence reg mais surtout il l’a exercé sa compétence pour adopté un reg
autonome dont le seul objet est de déléguer sa compétence.
Art. R610-5 cp dispose que la violation des interdictions ou le manquement aux obligations édicté
par les décret et arrêté de police sont punis par les amendes de contraventions prévus pour la
première classes.
Ce reg n’incrimine concrètement aucun comportement. Le soin d’incriminé est abandonné à d’autre
auto admin dans le cas de simple décret ou arrêté de police.
→ la violation du moindre texte pris pour la sécurité, l’insalubrité etc se trouve pénalement
sanctionné pénalement
→ Aucune constitution n’ont reconnu aux maires et aux préfet de compétence normative en matière
pénale. Le PM était le seul, or il a délégué une partie de sa compétence à ces autorités. Il s’en remet
à elles pour définir les contours de ce qui est autorisé ou interdit.
Ex : règles en matière de stationnement sont illégitime et contraire aux art. 34 et 37 de la
constitution. Les textes pénalement sanctionnés ne représentent pas la volonté générale.
Art. 111-5 cp les juridictions pénales sont compétentes pour interpréter les actes admin, reg, ou
individuels et pour en apprécier la légalité lorsque de cet examen dépend la solution du procès pénal
qui leur est soumis.
Pour explicité cette solution on dit que le juge pénal a reçu plénitude de juridiction. Il s’agit là d’une
dérogation importante au principe de séparation des deux ordres juridictionnelle.
La gravité de l’accusation porté contre autrui en matière pénal et la lourdeur des peines susceptibles
d’être prononcé comprend que le juge pénal puisse statuer immédiatement sur la base d’un acte
admin.
L’exception d’illégalité peut être soulevé par le ministère public, la défense, le prévenu. En
l’occurrence elle peut êtr soulevé à l’occasion de tous les actes admin reg si l’issue de la poursuite
dépend de l’interprétation de la validité de ce décret ou arrêté. Elle s’étend également au acte admin
ind.
→ Un arrêté de péril imposant la fermeture d’un bâtiment menaçant en ruine. Ne pas respecté cet
acte admin ind c’est potentiellement commettre une infraction. Seul les contrat admin ne sont pas
concerné.
La personne intéressée est tenue de soulevé cette exception in limine litis (avant toute défense au
fond).
Une autre décision dit que les juridictions répressive seraient elles en mesure de soulever ce moyen
d’office à tout moment de la procédure.
→ sous prétexte qu’elle est d’ordre public
Lorsque l’exception d’illégalité a été correctement soulevé un juge ne peut refuser de l’examiner et
doit le faire sans prendre en compte comment statut ou va statuer le juge admin. Peu importe que le
juge admin est déclaré l’acte valable, le juge judiciaire peut estimer que l’acte est vicier.
→ Le juge pénal ne statut pas librement, il lui appartient d’appliquer des critères du droit admin.
Là seul chose que le juge pénal ne contrôle pas à l’instar du juge admin est l’opportunité de l’acte
contesté. Si le juge pénal estime que l’acte admin est effectivement vicié, il l’écarte dans la
poursuite et relaxe la personne poursuivi.
→ mais le juge pénal n’a pas compétence pour annulé l’acte en question. Il est écarté dans une
poursuite mais reste dans l’ordre admin. Le seul moyen de le retiré sera de demander sont
annulation par le juge admin dans un recours pour excès de pouvoir ou de demander à l’auteur de
l’acte de l’annuler.
La loi est de + en + subordonnée à des exigences venues d’autres textes. Le parlement est en
concurrence avec d’autres institutions. Ce pluralisme juridique ne pose pas de difficulté s’il est
organisé par la Constitution elle-même, il paraît légitime.
L'art 55 organise les rapports entre les différentes sources de droit dont la production est admise sur
le territoire de la République
→ ne dégage pas toutes les difficultés en matière pénale = pluralisme juridique.
Ce pluralisme est difficile car il y a une diversité de sources admises. Cela pose problème au regard
de la fonction politique du principe de légalité.
Matière pénale : texte adopté ayant vocation à fixer les bornes de la liberté individuelle et limite le
pouvoir de punir de l’État. Cela empêche que la sauvegarde des droits soit la seule préoccupation du
juge. Ces restrictions sont légitimes quand elles sont énoncées dans une loi.
On ne saurait dire que le principe de légalité est respecté alors qu’il y a des restrictions à la liberté
individuelle énoncées par des textes supra-législatifs.
→ C'est pour cela que l'européanisation du droit pénal pose difficulté.
Il y a un rapprochement du droit des différents États membres de la CEDH afin qu'ils protègent de
manière uniforme les DF sur l'ensemble du territoire de l'Europe
→ caractère paradoxal dans cette production normative. Cela participe à la complexification du
droit contemporain.
Cela renforce le droit pénal car il apparaît + légitime sous certains aspects
→ fragilise aussi car ≠ l'expression de la vol G.
Sur toutes les questions auxquelles différents États du Conseil de l'Europe peuvent être confrontés,
il propose des textes, les a faits adopter et demande en conséquence aux Etats de les ratifier.
Mais certain nombre de convention(s), comme celle sur le terrorisme sont entrées dans l'ordre
juridique français.
Au regard de la fonction du principe de légalité cela oriente les choix du Parlement. Il ne peut
ratifier que les lois internes qui ne vont pas contre les convention(s) et il est tenu d'incriminer les
comportements incriminés par les conventions européennes.
Le Parlement perd sa liberté d'apprécier la limite de la liberté individuelle qui a été décidée dans un
autre cadre.
La loi pénale lorsqu'elle n'est qu'une simple transposition de volonté du Conseil et non pas de la
volonté générale, les agents qui négocient les convention(s) sont les représentants de l'exécutif des
Etats membres et non pas les représentants de la volonté populaire.
La loi n’est pas une source exclusive du droit pénal français. Elle subit une très forte influence des
institutions internationales
=> légitimité douteuses
Les dispositions de la CEDH dont interprétées de manière très précises et dynamiques par la
juridiction de Strasbourg.
Mais au regard des sources du droit pénal l’abrogation ou modification de la loi n’est pas le résultat
d’un véritable choix du Parlement. Il n’intervient pas car il doit mettre la législation en conformité
avec une convention telle qu’interprétée par une juridiction européenne.
La France semble avoir renoncé à discuter de la façon dont ces droits peuvent être véritablement
protégés. Elle refuse de fixer elle-même les limites de la liberté individuelle.
La juridiction de Strasbourg possède une interprétation très large des termes de la convention(s)
→Elle attribue un caractère vivant ce qui rend les garanties concrètes et effectives et non pas
théoriques et illusoires.
Elle intervient sur la base de 2 techniques qui semblent incompatibles au principe de légalité.
1. L’interprétation constructive
Pour unifier le régime juridique des DH, la juridiction de Strasbourg fait une interprétation officiel
de la convention.
La portée de ses décisions est particulière, elles sont applicables dans les litiges saisis ainsi que
toute autre affaire comparable.
La CEDH ne se contente pas de trancher des contestations entre le ressortissant d’un Etat et un Etat,
elle prétend interpréter cette convention, en dégager le sens d’une manière générale et formuler des
règles qui s’appliqueront au-delà du litige dont est saisie (dans tout litige comparable).
L’apologie du terrorisme est introduite dans le CP. Le Parlement tient à cette sanction. L’autorité de
police et l’autorité judiciaire voient la nécessité de cette incrimination.
Quel juge pourrait la remettre en cause, à partir du moment où elle est expression de la démo ?
Le contrôle de cette juridiction peut sembler arbitraire pour ceux qui doutent de la pertinence de
l’interprétation ainsi donnée aux DH.
Les obligations positives de protection n’ont pas de fondement textuel. C’est un mécanisme textuel
que la cour a utilisé pour permettre l’application de la CEDH dans une logique verticale et
horizontale.
L’état doit intervenir pour empêcher qu’un particulier ne méconnaisse un droit fondamental
reconnu à un autre particulier sur son territoire
→ principale forme d’intervention de l’Etat par l’incrimination du comportement menaçant.
Dans une telle logique le droit pénal n’est pas envisagé comme une menace pour les DH mais
comme un instrument au service des DH.
→ La perspective se renverse complètement.
LA CEDH impose l’obligation de mener une enquête à chaque fois que la mort d’autrui ne serait
pas naturelle sinon l’État engage sa responsabilité devant la CEDH.
Ce que la cour a jugé peut sembler évident, compte tenu de l’importance de la vie humaine.
Elle ne s’est pas arrêtée là, elle développe l’obligation positive de protections des obligations
positives de protection à l’égard de la plupart des droits garantis par la convention.
Le juge vérifie si la tromperie existe. Il est amené à vérifier si le bien vendu ou le service fourni est
conforme à un règlement européen.
Fort droit de la concurrence interne dans l’UE → passe par une réglementation des produits. Le
délit de tromperie n’est pas résultat de la législation française mais des engagements européens de
la France.
Pour favoriser la circulation des marchandises l’union est venue normaliser la plupart des produits
et services.
→ Donner une définition de ces derniers s’imposant sur le territoire de l’UE pose problème pour le
droit pénal.
Il y a une limite à l’incrimination de tromperie qui n’est pas librement déterminées par le Parlement
national. Lorsqu’une législation nationale pénalement sanctionnée est contraire à un règlement ou
une directive européenne, alors elle n’existe plus qu’à l’état de fantôme.
Si un commerçant étranger vend en France un produit non conforme à la législation française mais
conforme à la directive communautaire qui régit se produit, cela paralyse la sanction pénale.
La loi qui émane du Parlement n’est plus en mesure de définir par elle-même les limites de la liberté
individuelle. Elle ne fixe plus seule ce qui est permis et interdit. La perte de souveraineté apparaît
de + en +.
Il existe un Parlement Européen dans l’UE, à la différents de la CEDH. Il a un rôle limité de par le
pouvoir d’initiative qui appartient exclusivement à la Commission.
B. La production directe en matière pénal
Pendant longtemps, on a considéré que le droit pénal était une prérogative de souveraineté de la
compétence de chaque état, mais des compétences en matière pénale ont été progressivement
reconnues à l’Union.
Il s’opère un rapprochement entre les Etats avec une véritable citoyenneté européenne. Pour que
cela fonctionne il faut que tout le monde puisse circuler librement dans l’Europe, sans craindre de la
délinquance ou de fortes différents entre les droit pénaux nationaux.
L’UE a imaginé le développement d’une coopération dans le domaine de la justice et des affaires
intérieurs avec le traité d’Amsterdam qui crée un espace de sécurité et de justice au sein de l’UE.
Les États ne sont pas prêts à renoncer à leur droit de punir. Ils acceptent de réfléchir à des
mécanismes de coopération pour faciliter le dialogue.
Le traité d’Amsterdam de 97 fonde l’UE sur 3 piliers. Le 3 ème étant l’Espace de Liberté Sécurité
et Justice :
Ce pilier est essentiellement pénal. Il rapproche les législations des Etats
=> adoption de conventions facilement signées mais peu ratifiées.
L’UE multiplie les décisions cadre (+ contraignantes des conventions) pour rapprocher les
législation.
Une des décisions cadre les + connues non pas sur le fond mais sur la forme concernant le mandat
d’arrêt européen (procédure simplifiée par rapport à l’extradition).
Les décisions cadres sont - contraignantes que les directives et règlements car elles ne pouvaient
être adoptés qu’à l’unanimité et ne pouvaient pas donner lieu à un procédure en manquement contre
les Etats qui manquaient à leur obligations de les transposer.
Le constat général était que la construction européenne pénale n’allait pas suffisamment loin et vite
et qu’une réforme était requise (traité de Lisbonne).
Le droit de l'UE rompt avec les 3 organisations complexes de l'UE. Les 3 piliers disparaissent et elle
retrouve son unité ainsi que des compétences approfondies.
Le texte prévoit les compétences de l’UE l’autorisant à utiliser des directives en matière pénale.
L’art.82 traité de Lisbonne dispose que l’Union intervient par voie de directives par procédure
législative ordinaire (donc l’unanimité n’est pas requise) des différents Etats il y aura les mêmes
garanties.
L’art. 83 du traité de Lisbonne dispose que « l’union, statuant par le biais de directives, établie des
règles minimales relatives à la définition des infractions pénales et des sanctions dans des domaines
de criminalité particulièrement graves revêtant une dimension transfrontière »
Cela est subsidiaire et ne retire pas la compétence des Etats mais autorise l’UE à lutter contre des
comportements susceptibles de se manifester sur le territoire de plusieurs Etats.
Un certain nombre de directives ont été adoptées afin de fixer des normes communes de répression
aux États membres de l’UE relatives notamment à la traite des êtres humains et à l’exploitation
sexuelle des enfants.
On constate que se développe ainsi une législation pénale européenne aussi bien en droit pénal
français qu’en droit pénal Fd. L’UE comme source de droit pénal interroge quant au respect du
principe de légalité.
Le principe légalité subsiste car il faut toujours un texte pour justifier une déclaration de culpabilité
et une sanction mais il perd de sa dimension politique
→ aujourd'hui la loi pénale n’est l’expression de la volonté générale sur le territoire où elle s’est
exprimée.
La lutte contre la grande criminalité et la criminalité organisée se fait au niveau européen. Or le
droit européen n’est pas un droit purement répressif, il renforce aussi les garanties en matière pénale
par l’insaturation d’un contrôle démocratique et revalorise les attributions du Parlement européen
pour que les directives expriment véritablement la volonté générale
→ Le droit pénal redeviendrait légitime et s’appliquerait sur l’ensemble de l’UE. Pour l’instant,
droit pénal est initié par les exécutifs nationaux ce qui pose un problème de légitimité.
Cours 7 L’application des règles de fond dans le temps
Le code de 1810 se contentait d’affirmer que nulle contravention, nul délit, nul crime, ne peuvent
être punit de peines qui n’était pas prononcé par la loi avant qu’il ne fussent connu.
Cette disposition exprimait le principe de légalité et son corollaire (non rétroactivité).
Le code actuelle 1992 a fortement consacré ces différences. Il déduit du principe de légalité la non
rétroactivité de principe des nouveau texte en matière pénale. Mais le code actuelle est plus nuancé
car il admet formellement qu’il peut être dérogé chaque fois qu’un texte pénal nouveau apparaît
plus doux que l’ancien.
Le dp de fond fixe les règles relatives à l’incrimination et à la sanction d’un comportement ainsi
qu’au mécanisme de respon pénale. Le principe de légalité veut qu’on applique ces règles de fonds
telles qu’elles existaient au moment des fait peu importe les textes ultérieurs. Ainsi, l’analyse ju doit
rester figé selon les termes de la loi ou reg en vigueur au moment de l’accomplissement des faits.
En conséquence, l’art. 112-1 cp dispose que sont seuls punissables les faits constitutifs d’une
infraction à la date à laquelle ils ont été commis.
Personne ne serait être poursuivi sur la base d’un texte qui n’existait pas ou qui est plus large qu’au
moment des faits commis. Cette non rétroactivité est applicable à l’ancien texte de pénalité.
B. Le maintien de l’ancien texte de pénalité
Le principe est le même et simplement décliné sur les conséquence de la respon. Le respect de
légalité commande de maintenir l’application de la loi de pénalité en vigueur au moment des faits.
L’art. 8 de la DDHC ne le précise pas mais la solution s’impose d’elle-même. Le CC l’a rappelé
chaque fois que la question lui est posé et étends même cette disposition à toute la matière pénale
(=toute autorité).
On déduit que la situation d’un criminel ou délinquant ne peut être aggravée a posteriori, peu
importe qu’entre temps la perception des faits est changée et qu’ils apparaissent plus graves qu’au
moment où ils ont été commis.
=> garantis contre l’arbitraire
Il existe pourtant une dérogation à cette règle. Elle s’applique lorsque le texte nouveaux s’avère plus
doux que l’ancien.
→ justification : elle se détache du principe de légalité pour reposer sur une exigence d’équité.
Cette équité autorise le juge à dire au jour où il statut et par application d’une règle nouvelle « les
faits ne sont plus se qu’ils étaient » = retroactivité in mitius
Pourquoi maintenir l’application d’une loi pénale ancienne alors que postérieurement au fait le
Parlement à reconnu qu’elle était excessive et la modifiée voir la fait disparaître.
→ la société n’a rien a gagner de voir affirmer l’arbitrarité de la décision
La CEDH a mis plus de temps pour dégager le même principe. Mais elle l’a fait.
Dans un arrêt scoppola c/ Italie 17 sept. 2009 la juridiction de Strasbourg a fini par voir dans la
rétroactivité in mitius un principe fondamental du dp. Elle considère désormais que l’art. 7§1 ne
garantis pas seulement le principe de non rétroactivité des lois pénales nouvelles plus sévères mais
aussi le principe de rétroactivité des lois pénales nouvelles plus douces.
→ La CJUE avait formellement consacré cette exigence de principe dans une décision du 3 mai
2005. Elle a vu dans la rétroactivité in mitius une exigence de justice avant la CEDH.
Cette rétroactivité semble être incontestable. Néanmoins elle pose pb. En effet, elle peut conduire à
un allongement artificiel des procédures dans le seul but de permettre à un auteur d’une infraction
de bénéficier d’un texte nouveaux plus doux en appel ou cassation.
Ainsi le leg exclu cette rétroactivité afin d’évité que les juridictions supérieure soit submergé de
recours.
=> Cela sème le doute sur la portée d’un tel principe
La Ccass a transmis une QPC sur le sujet au CC. La Ccass était saisie de poursuite pour un délit de
revente à perte. Le seuil est compliqué à calculer. Or en l’espèce une loi est entré en vigueur entre le
moment des faits et le jugement. Le seuil était abaissé. Pour éviter tout anticipation, la loi ne serait
applicables qu’aux faits après son entrée en vigueur.
→ le CC contre toute attente, a admis la neutralisation ponctuelle de la rétroactivité in mitius. Par
une décision du 3dec 2010, il a ajouté que la rétroactivité in mitius s’applique « sauf à ce que la
répression antérieure plus sévère soit inhérente aux règles auxquelles … s’est substitué ».
Il a conclu que le leg n’a pas porté atteinte au principe de nécessité des peines. Cette décision
consacre l’atteinte à ce principe. Le CC semble avoir admis dans la matière économique que les
règles trop instables risque d’être évincées par la rétroactivité in mitius.
Téléphone
Mais il arrive que la loi nouvelle se contente de modifier la délimitation du champs d’application
sans modifier les peines. La lois nouvelles est déclarés plus douces si elle restreint le champs de
l’incrimination.
Il arrive que la loi nouvelle se contente de modifier le texte de pénalité. Elle n’affecte pas le
comportement en cause mais elle augmente ou diminue la peine.
→ Si elle diminue le quantum des peines existences elle est plus douces
Il arrive qu’une loi nouvelle modifie les deux mais en des sens différents. On peut imaginer qu’une
loi nouvelle augmente le champs d’application tout en réduisant les pénalité encourues et vice
verse.
→ Cette loi nouvelle est dites complexe
On soutient parfois que cette technique consistant à dépecer la loi nouvelle en distinguant plusieurs
loi nouvelles selon les aspect plus sévères ou plus doux est trahison de la volonté du législateur. Si
toutes ses dispositions figurent dans une même loi, il semble aberrant de faire appliquer les
disposition les plus douces alors que les plus sévères ne s’appliqueront que pour l’avenir.
[…]
Néanmoins, cette règle connaît une atténuation art. 112-4 al 2 cp dispose que la peine cesse de
recevoir exécution quand elle a été prononcée pour un fait qui en vertus d’une loi postérieure au
jugement n’a plus le caractère d’une infraction pénale
→ La dépénalisation ne produit d’effet que sur l’exécution de la peine et ne remet pas en cause le
constat de l’infraction antérieurement et définitivement fait.
Sous cette réserve, le texte nouveau plus doux est susceptible de s’appliquer rétroactivement à
quelque stade de l’affaire qu’il soit (appel, cassation). Ainsi lorsqu’il résulte des faits
souverainement constaté par les juges du fond , l’arrêt de condamnation peut être annulé par la
Ccass si une loi nouvelle plus douces est entrée en vigueur interdisant la décision. (l’arrêt n’est pas
cassé).
Il s’en suit que les magistrats doivent relevé aux besoins d’office de relever l’application d’un texte
plus doux (car l’auteur ne le demande pas tjrs). La rétroactivité in mitius n’est pas tjrs amené par la
défense mais les magistrats doivent le faire.
Cours 8 : L'application des règles de forme dans le temps
La formule « règles de forme » est plus incertaine que la formule règle de fond, en effet la catégorie
des de formes se définit pour l’essentiel par défaut : cela réunit tout ce qu'il n’est pas des règles de
fond, tout ce qui n’a pas trait à l’incrimination, sanction d'un comportement ou aux principes
régissant la responsabilité pénale.
La plupart des dispositions législatives ne sont pas dans le CP, mais dans le CPP. Le CP a voulu
envisager l'application de ces dispositions-là
→ montre la difficulté de l'application des lois pénales nouvelles dans toutes ses dimensions.
L'application de la loi pénale dans le temps correspondrait dans un ordre général qui transcenderait
la distinction de DP et DPP.
Les règles de formes ont les mêmes principes que les règles de fond.
Application immédiate → équité = prise en compte que de manière résiduelle.
L'application immédiate de ces règles ≠ principe proclamé avec la même solennité que le principe
des lois pénales de fond + sévère ou + douce.
Peut s'appliquer dans toutes poursuites en cours, même si elles sont ouvertes à des faits antérieurs.
Peu importe le contenu de la loi de procédure, peu importe que les règles aient été adoptées pour
faciliter la répression ou renforcer les lois de la défense.
Des lois nouvelles de procédure ont vocation à régir tous les actes de procédure qui restent à
accomplir jusqu'à ce qu'une décision définitive soit rendue ≠ rétroactivité.
On ne peut prétendre que cette loi de procédure est neutre par rapport à la situation de la personne
poursuivie.
L'explication plus artificielle est que les délinquants vérifient les règles applicables à leur conduite
avant d'agir, pq ne vérifient-ils que les règles de fond et pas les règles de forme ? Ils devraient voir
les peines applicables à leurs actions et la manière dont les peines leur seront appliquées.
Ainsi, une modif des règles de procédure au cours d'une poursuite est de nature à porter une atteinte
effectué par le délinquant, à rendre la sol injuste car imprévisible.
On prétend qu'elle s'impose dans un soucis de bonne administration de la justice → regle nouvelle
de forme = mieux que l’ancienne : raison qu'elle ne s'applique pas → pas souvent des progrès. Si
l'évolution de la loi = inéluctable progression vers une meilleure justice, dans le soucis d'une équité
et du respect du dt de la défense.
C’est essentiel, ces infraction et ces condamnations ne sont pas prescrites au moment de l'entrée en
vigueur de la loi nouvelle de prescription.
La loi nouvelle a vocation à s'appliquer et à modifier la modalité des délais. Sont immédiates les
lois qui sont susceptibles de suspendre un délai de prescription
→ susceptible d'être interrompu par tout acte qui manifeste toute vol de poursuivre l'auteur des
faits.
La prescription est réglementée dans le CPP, pas dans le CP. C’est obstacle à l'autorité de
poursuite.
Ponctuellement la Ccass admet que la prescription ai pour conséquence de laver les faits de tout
caractère infractionnel .
→ si les faits perdent tout caractère illicite cela relève du fond du droit et non pas de la forme.
Toute loi nouvelle de procédure pénale qui aggraverait la situation de la personne poursuivie ne
serait pas appliquée à raison de faits antérieurs.
La jurisprudence maintient une analyse : les règles de prescription sont des règles de forme,
d'application immédiate
→ moments injustes.
Parfois il est nécessaire de retarder l'entrée en vigueur, mais le législateur juge qu'on ne peut ainsi
déroger au principe d'application immédiate.
Cette loi est affectée chaque fois qu'elle se trouve modifiée pour l'avenir
→ facteur d’insécurité juridique doublement contestable
Les faits rétroactifs qui pourraient être la conséquence de l'entrée en vigueur est neutralisée. Tout se
passe comme si la procédure antérieure à l'entrée en vigueur d'une loi nouvelle de forme, devait être
figée dans l'analyse quand on est la loi ancienne.
Le législateur considère que la loi nouvelle de forme ne peut pas remettre en cause ce qui a été fait
sous la loi ancienne.
L'art 112-4 al 1 CP : « l'application immédiate de la loi nouvelle est sans effets sur la validité des
actes accomplis conformément à la loi ancienne. »
→ sont d'application immédiate les lois nouvelles fixant les modalités de la poursuite. C’est
utilisées pour contester la validité.
Dans le même sens, l'art 112-3 CP = l’application immédiate d'une loi nouvelle qu'aux voies de
recours formées contre une décision prononcées après son entrée en vigueur
→ prononcé qui crée un droit acquis au droit de recours existant à ce moment-là.
La stratégie judiciaire d'un individu n’est pas perturbé par l'entrée en vigueur d'une loi nouvelle
modifiant les lois de recours, dans une poursuite dont il fait l'objet.
Une loi nouvelle n’est pas appliquer à une décision rendu avant son entrer en vigueur.
Si une loi nouvelle est entrée en vigueur après le jugement en 1e instance elle ne remet pas en cause
ce jugement.
→ Cela finirait que par nuire à la bonne admin de la justice.
Ces solutions qui limitent la portée de l'application immédiate des règles nouvelles de la forme
garantissent le bon fonctionnement de la justice. Elles poursuivent un objectif administratif imp,
sans se préoccuper de la personne en cause.
Sont concerné toutes les dispositions qui régissent la mise en exécution des peines
→ contrainte judiciaire = obligation qui peut nous être faite d'exécuter une amende qu'on n'aurait
pas payer par ex. C'est pour nous forcer à payer une amende qui nous était imposée.
Toute loi nouvelle qui modifiant ce régime de contrainte est soumise à un régime particulier
→ lois relatives aux amendes forfaitaires.
Au-delà de cela, relèvent de cette catégorie, les lois relatives à la libération conditionnelle, relatives
à la confusion des peines.
Si on fait l'objet de plusieurs condamnations pénales sans qu'aucune ne soit définitive on n’est pas
considéré récidiviste, d'autres situations ne peuvent être aggravées du fait de la pluralité de peines
prononcées contre nous, pour ramener le total des peines au niveau max des peines.
Ces règles de forme sont susceptibles d'alourdir ou d'alléger le régime de la peine prononcée.
L’art 112-2 al 3 CP pose un principe et une atténuation (cf supra) : les lois sont d’application
immédiates, mais ajoute que «toutefois ces lois, lorsqu'elles auraient pour résultat de rendre plus
sévères les peines prononcées par la décision de condamnation sont applicables qu'aux
condamnations prononcées pour des faits commis postérieurement à leur entrée en vigueur. »
→ l'application immédiate de ces lois de forme est justifié au mauvais motif que telles lois ne
seraient pas prises en compte par le délinquant au moment où il agit. Il est
peut dérogé chaque fois que les lois risques d'apparaître + sévères.
Ces lois nouvelle de formes sont traitées comme des lois nouvelles de fond. Lorsqu'elles vont très
certainement modifier la peine prononcée à l'individu, l'équité joue, on les soumet alors au régime
équivalent du régime des lois nouvelles de fond.
Ex : Savoir si une loi nouvelle réduisant la durée de la période de sûreté de 30 à 22 ans est
d’application immédiate en cas de condamnation de réclusion criminelle à perpétuité ?
→ prétend à une libération conditionnelle à l'issue d'un certain délai. La période de sûreté était de
30 ans avec la loi nouvelle loi elle passe à 22 ans.
Il y a une catégorie particulière de droit de forme s'appliquant de la même manière que les lois
nouvelles de fond. Pq limiter la solution de fond aux seules lois relatives à l'exécution et application
des peines ?
→ La rétroactivité devrait s'appliquer à toutes les lois.
Une décision dégagée par la CEDH contraire. Elle a remis en cause, dans un Arrêt du 8 janv 1995
Jamil vs France, la loi du 31 déc 1987 concernant la contrainte judiciaire (en cas de refus de
paiement d'amende) de 4 mois à 2 ans
→ La loi durcie la sanction des trafiques de stupéfiant qui ne payent pas les amendes. Au moment
des faits, la contrainte par corps imposée pour non-paiement de l'amende ne dépasse pas 4 mois
→ on lui impose la nouvelle loi avec un délai de 2 ans. Au regard du CP, la solution est légitime. Au
regard du soucis d'équité qui devrait guider tout magistrat, la solution est injuste.
La CEDH l'a formellement condamnée en considérant que la loi nouvelle plus sévère n'aurait jamais
dû rétroagir, de sorte que l'application à Jamil s'est fait au mépris de l'art 7 de la CEDH.
La même solution a été réaffirmée par la CEDH le 17 sept 2009 dans l'affaire SCOPPOLLA contre
Italie :
→ rétroactivité s'agissant de la loi pénale. On étend cette solution aux lois pénales de forme. On
considère injuste de faire rétroagir une loi pénale de forme plus sévère.
Cours 9 Le fait matérialisant l’infraction
Il n’y a de responsabilité pénale que sur la base d’un comportement humain extériorisé.
La loi pénale prend les comportements les plus variés. Une typologie est nécessaire pour classer les
différentes infractions :
• la forme évoluée des comportements incriminés
• la durée des comportements incriminés
Les infractions peuvent être classées en deux grandes catégories suivant la forme :
• infractions de commission
• infraction d’omission
Le choix d’incriminer appartient au législateur (principe de légalité). Il devrait donc être interdit
que le choix d’incriminer soit au juge.
1. Le choix du législateur
La plupart des infractions sont intentionnelles et sanctionnées avec sévérité car une volonté
coupable s’est extériorisée dans un fait.
Pour facilité la preuve d’une volonté extérieure, c’étaient nécessairement des actions qui étaient
incriminées. Au XIXème siècle l’abstention était considérée comme ambiguë. La matérialité d’une
abstention semblait inconcevable.
Les objections quant aux comportements passifs ont été surmontées. Les contraintes de la vie
sociales de s’engager lorsque les circonstances témoignent de ce qu’un individu avait le devoir
d’agir et son abstention peut paraître blâmable et tomber sur le coup de la loi.
L’abstention n’est pas dépourvu de toute matérialisation. Elle est seulement extérieure au
comportement reproché. Il résulte de la non modification de l’environnement de l’agent alors qu’il
aurait du l’être.
Le droit pénal lorsqu’il sanctionne une abstention n’a pas de portée normative. L’obligation d’agir
est tirée d’une autre branche du droit ou éventuellement du droit naturel. Elle est dépourvue de toute
généralité et ne s’impose que dans les limites du texte qui sanctionne.
Dans certains cas, car elle est non écrite et n’est pas régie par le droit pénal, l’obligation d’agir peut
être compliqué à établir (=non assistance à personne en péril).
Depuis au moins 50 ans, un nombre très important d’omission dans ce qui constitue le droit pénal
des affaires ont été créée.
Certains textes n’indiquent pas clairement s’ils incriminent une action ou une abstention, ils se
contentent de promettre une sanction pour celui qui produit un résultat déterminé. Cela arrive quand
le législateur n’a pas prévu la forme du comportement qui causerait le résultat. Il en va en matière
d’homicide et violence involontaire. Ce sont des comportements très peu précis. Le législateur se
contente de prévoir un résultat qu’il redoute (homicide ou atteinte physique ou psychique).
Dès lors que se résultat trouve son origine dans une faute imputable à autrui, il y a infraction. Cette
faute peut aussi bien provenir de l’action maladroite que le fait de s’être abstenu par négligence.
2. L’office du juge
Au XIXème siècle, afin de répondre aux nécessités de la répression, une partie de la doctrine
développe la théorie de la commission d’infraction de commission par omission. Cela invite les
juges à réprimer les abstentions les plus dommageables en les assimilant aux comportements de
commission les plus proches.
Le frère a fait appel en contestant le fait qu’il est pu être l’auteur d’une telle infraction. Sa peine a
été réformée et la CA a rappelé que le juge ne pouvait pas faire ce qu’il a fait. Les violences
volontaires ne peuvent pas être constatées sans violence. Le frère a été acquitté car cette décision est
juridiquement fondée malgré qu’elle soit immorale.
Seul le législateur à la possibilité d’incriminer une abstention et il l’a finalement fait par une loi du
25 oct. 1941 sur la non assistance à personne en péril.
La tentation du juge d’assimiler les infractions existe toujours. La jp assimile parfois des omissions
à des actions lorsqu’un individu n’a pas agi en acceptant le résultat qui devait en résulter.
→ La Ccass elle-même le tolère.
Elle a par exemple assimilé le fait de ne pas rendre quelque chose, remis à titre précaire, à un acte
constitutif de vol. La Ccass n’estime pas qu’il soit question d’un abus de confiance mais plutôt un
vol. Or le vol est une soustraction frauduleuse de la chose d’autrui qui est une infraction de
commission.
=> contraire au principe de légalité
Autre exemple : l’assimilation de certains silences au mensonge serait incriminé comme de
l’escroquerie.
Il est facile de localiser dans le temps et l’espace une infraction simple. En revanche, l’infraction
composite n’est consommée qu’à partir du moment où tous les actes d’exécution ont été effectués
permettant ainsi sa consommation. L’infraction composite est par ailleurs susceptible d’être constaté
dans le ressort de chaque juridiction …
Il existerait deux catégories d’infractions composites car les éléments de faits sont parfois distincts
les uns des autres, et parfois identiques. Il faudrait parler d’infraction complexe dans le premier cas
et d’infraction d’habitude lorsque les faits sont identiques.
→ ex : l’escroquerie
Elle répond assez mal à la définition indiquée. L’escroquerie est constituée lorsqu’un mensonge
qualifié ou simple doublé de manœuvre frauduleuse pousse autrui à remettre des fonds, des biens
etc. Elle serait l’archétype de l’infraction complexe car elle supposerait un mensonge et une remise.
Cependant ce n’est pas le cas car la remise ne se dissocie pas du mensonge. Cette remise ne
constitue pas un second acte commis par l’agent qui se distinguerait du premier mais un acte
accompli par la victime donc extérieur à l’acte délictueux. Elle fait partie de la définition mais c’est
la conséquence du mensonge qui fait qu’il y a remise émanant de la victime.
Une autre fraction de la doctrine dit que concernant l’escroquerie, quand le mensonge est simple, il
doit être corroboré par des manœuvres. Or les manœuvres frauduleuses corroborant le mensonge ne
sont pas des faits distincts car elles ne semblent pas indépendantes du mensonge.
La forme prise par une infraction n’est pas le seul critère de l’infraction.
La doctrine a pris l’habitude de compléter cette distinction avec des infractions dites permanentes et
dites clandestines
A. La distinction principale
C’est la durée de sa consommation qui permet d’attribuer à l’infraction un caractère instantané ou
continue. Une telle qualification est attribuée abstraitement et ne dépend pas d’une appréciation in
concreto. C’est la structure générale du comportement incriminé qui est seule pris en compte.
→ Est-ce un acte ou une activité qui est incriminé ?
Lorsque l’infraction est instantanée la consommation cesse aussitôt. Ainsi le vol constitue une
infraction instantanée car la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui est effectuée
instantanément. On ne prend pas en compte le temps qu’à pris ce vol ou le temps de conservation de
la chose volée.
A l’inverse, lorsque l’infraction est continue sa consommation est diffuse dans le temps. La réunion
des éléments constitutifs du comportement en question perdure. Cela correspond davantage à une
activité plutôt qu’à un acte.
→ Ex : le fait de soumettre une personne vulnérable à des conditions incompatibles avec le respect
de la dignité humaine
Dans une telle hypothèse, l’infraction dure aussi longtemps que l’hébergement se poursuit.
[…]
→ ex : rendre public un message diffamatoire sur internet est un délit. C’est une infraction
instantanée, consommée par la publication, peu importe que le message reste à la disposition du
public. L’abstention de celui qui ne supprime pas le message ne peut être assimilée à celui qui la
publié. On ne saurait donc, dans le seul but de reporter le délais de départ du délais de prescription,
assimiler la publication à la non suppression du message.
Aucune conséquence juridique ne peut être tirée des effets du comportement incriminé se
prolongeant dans le temps. Parler d’infraction permanentes ne changent rien.
Pour permettre par le report du point de départ du délai de prescription, la ccass dénaturait
l’infraction. [… ]. Cette solution n’était pas satisfaisante.
Loi du 27 février 2017 qui a réformé la prescription de l’action publique. Le cpp dispose désormais
en sont art. 9-1 que le délais de prescription de l’action publique de l’infraction occulte ou
dissimulée court à compter du jour où l’infraction est apparue et a pu être constaté dans des
conditions permettant la mise en mouvement ou l’exercice de l’action publique
→ Elle opère sur le terrain de la forme et non pas sur le fond.
Cours 10 Le résultat d’un comportement incriminé
Le résultat pénal ne se confond pas avec le résultat incriminé, il est la conséquence. Lorsque cette
conséquence est rattachée au comportement provoqué, on identifie une infraction.
• Toutes les infractions implique-t-elles que le comportement incriminé ait produit un résultat
déterminé ?
• Parmi les infractions, toutes supposent que la preuve de son obtention ait été rapportée ?
Le risque d’infractions futures parait assez important aux yeux du législateur pour qu’il prévoie des
menaces de sanctions pénales.
La distinction entre infraction formelle/ matérielle/ obstacle produit des conséquences sur le terrain
des peines.
• Les infractions les + sévèrement réprimées : infractions matérielles, elles engendrent un
trouble à l’ordre public
• Les infractions formelles : sanctionnées - sévèrement qu’infractions matérielles, mais +
sévèrement que les infractions obstacles.
• Infractions obstacles = sanctionnées de peines de principes (bcp – sévères). Aucun trouble
à l’ordre public constaté = empêché autres infractions qui pourraient engendrer trouble =
préventif
Au-delà des conséquences, la classification des infractions en fonction du résultat pénal produit
des conséquences en termes de preuve et de localisation dans le temps.
1. Preuve de l’infraction
Pour l’infraction matérielle, le résultat est nécessaire comme preuve. Les infractions formelles et
obstacles ont besoin du comportement incriminé parce que le résultat ne suffit pas.
Il est nécessaire d’établir la preuve de l’obtention du résultat redouté lorsque l’infraction matérielle
facilite la preuve de ce type d’infraction.
→ Si le résultat est établi, les magistrats ont tendance à admettre que la preuve du comportement
incriminé est faite.
On déduit du résultat l’existence de l’infraction. Cela facilite la preuve des infractions matérielles.
Pour les infractions formelles et obstacles, les magistrats sont + exigeants. Le résultat ne parle plus
de lui-même puisqu’elles sont déconnectées du résultat. Le juge doit produire la réalité du
comportement incriminé.
→ Il faut pouvoir démontrer qu’il y a un bien eu un acte expliquant le résultat constaté, tout fait
causale d’un meurtre susceptible d’engager la responsabilité pénale.
Les éléments de preuves requis sont plus précis en matière d’infraction obstacle et formelle qu’en
matière d’infraction matérielle
→ empoisonnement dans le CP = défini de manière plus détaillé que le meurtre
→ preuve varie suivant que l’infraction soit matérielle, formelle ou obstacle
Localisation de l’infraction
L’infraction est consommée « quand le juge l’a décidé »
→ Le choix entre infraction formelle ou matérielle n’est pas anodin de la part du législateur. C’est
un choix politique.
Le choix est effectué en fonction du moment où le législateur estime justifié de punir. Il a été jugé
que lorsque les coups mortels sont donnés à une victime qui ne décède pas immédiatement,
l’infraction de meurtre est consommée qu’au moment du décès effectif de la victime.
=> Le résultat produit n’est pas déconnecté du comportement qu’il engendre ou qu’il est susceptible
d’engendrer.
La causalité doit être certaine entre le résultat et l’acte qui en serait à l’origine.
• Nécessaire + doit pouvoir être établie sans doute
• Lien de causalité en principe direct en matière pénale, mais n’a pas besoin d’être expulsif ou
immédiat.
• Par principe causalité doit être directe, mais législateur ne l’a jamais définie =
ponctuellement elle déroge à cette causalité.
Dans cette logique la causalité est directe lorsque l’auteur du comportement incriminé est lui-même
en mesure de produire le résultat redouté par le législateur
➔ théorie de la causa proxima, ce serait la cause, l’événement le + proche du résultat → pas
tjrs entendue ainsi + largement.
La causalité reste directe alors qu’elle ne sert pas à désigner l’élément le + proche mais l’élément le
+ efficient à l’origine du dommage
→ fait davantage réf à la théorie adéquate : cette approche permet de retenir un lien de causalité
directe sans exclure la poss des éléments interposés entre le comportement de l’agent et le résultat
pénal.
La causalité reste directe même si elle suppose un élément interposé pour que se produise le résultat
redouté par le législateur. Il retient une causalité directe sans s’arrêter à la cause la + proche.
En principe, on n’est pas coupable simplement pour avoir créé les circonstances qui vont permettre
à un autre commettant une infraction directe à l’origine du dommage de réaliser celui-ci. Une telle
création de circonstances est trop incertaine pour tomber sous le coup d’une qualification pénale.
Fournir la substance mortelle sans l’administrer n’est pas commettre l’infraction sauf lorsque la loi
en dispose autrement.
Le législateur accepte que l’auteur indirect soit puni comme l’auteur indirect. L’homicide ou
violences involontaires sont reprochables, en principe, aux auteurs de fautes ordinaires ayant causé
la mort ou des blessures graves à autrui. Mais en vertu de l’art 121-3 cp les auteurs de fautes
caractérisées ou délibérées sont également coupables d’homicides ou violences involontaires, alors
qu’ils n’ont qu’indirect causé la mort ou les blessures graves à autrui.
Lorsque la loi autorise de remonter dans l’échelle de causes on opère cette causalité indirecte.
Lorsque le juge remet dans l’échelle des causes sans texte, il arrive que la jurisprudence admette des
dérogations à la causalité directe transformant les auteurs matériels en auteurs moraux.
La jurisprudence accepte d’assimiler ponctuellement celui qui a commis l’infraction et celui qui a
donné l’ordre de la commettre. Il peut arriver que la Ccass admette l’existence d’un auteur moral
sans auteur matériel, alors même que l’infraction n’est pas reprochable à l’exécutant. Le seul
auteur de l’infraction est un auteur indirect.
Lorsque l’exécuteur est de bonne foi, il ne sait pas qu’il commet une infraction. La faute ne lui est
pas imputable. En revanche, l’auteur des faits va être condamné pour ces faits.
La solution parait légitime le lien de causalité certes n’est pas un lien de causalité direct. C’est un
raisonnement par analogie du fait de faire et de faire faire
La responsabilité n’exclue pas, ou ne réduit pas celle de l’autre. La causalité n’est pas exclusive.
Chacun répond de son fait pour sa personne.
Peu importe que le comportement de la victime ait aggravé sa situation, l’agent doit répondre au
résultat final qu’il a occasionné.
Il existe une exception que dès lors que le dommage final est rattaché à un élément de force majeur
Il y a rupture du le lien de causalité du comportement incriminé et du lien finalement constaté
→ réa, mais appareil de réa en panne et décès
Il y a un lien de causalité entre coups portés et décès. Néanmoins on considère que la défaillance de
l’appareil n’était pas prévisible et on admet que le lien de causalité entre le dommage constaté et le
comportement incriminé est rompu
→ il répondra des coups qu’il a portés uniquement et non pas d’une atteinte portée à la vie d’autrui
→ L’auteur du fait causal est responsable du dommage final même si ne l’a pas souhaité
COURS 11 Les causes générales de non imputabilité
Le législateur n’a jamais dit que n’ont ne pouvait engager la responsabilité pénale que des individus
doué d’intelligence et de volonté. En réalité cette règle d’évidence est sous entendu par le système
pénal et confirmée par l’irresponsabilité pénale aux art. 122-1 et 122-2 lorsque l’auteur des faits
s’est trouvé privé d’intelligence ou de volonté au moment où il a agit.
La présomption d’intelligence et de volonté fait qu’il faut que celui qui se dit irresponsable en
rapporte la preuve (présomption simple). En contrepartie de l’inversion de la charge pénale, le droit
pénal est souple dans le cadre où une personne a agit sans comprendre ou vouloir.
Cela peut être du par un trouble psychique ou neuropsychique, soit à une pression exercée sur
l’agent.
→ signifie que la question de la responsabilité pénale d’un agent ne serait être posée si lors de
l’accomplissement de ce fait il se trouvait privé de son intelligence et/ou de sa volonté.
Très tôt il est apparu à la fois injuste et inutile de punir quelqu’un à raison d’un acte dont il n’a pas
eu conscience ou dont il n’a pas eu la liberté de s’abstenir.
1. La nature du trouble
L’ancien code de 1810 parlait de démence. Il tenait la démence pour synonyme d’aliénation
mentale. Cette notion peu scientifique est apparue trop imprécise lors de la réforme. Les auteurs du
nouveau code ont préféré parler de trouble psy ou neuropsy en retenant pour critère tous les effets
causés par une maladie mentale (perte discernement, perte contrôle des actes).
→ pour la justice pénale l’essentiel est de savoir si les qualités de l’agent étaient affectées au
moment de l’acte. Peu importe le trouble dont souffre l’agent.
L’appréciation du trouble est une question de fait réalisée au cas par cas. Il n’existe donc pas un
statut de fou qui aurait pour conséquence d’engager toute poursuite. Le juge pénal n’est pas lié par
les mesures de protection, de sauvegarde, de tutelle choisie par le juge civil. Il lui appartient de
vérifier concrètement l’état de santé de l’agent au moment des faits à chaque fois.
L’art. 122-1 ne se contente pas d’évoquer un trouble , il assimile ce premier trouble à la perte
contrôle de ces actes.
En évoquant la perte de contrôle de ces actes en plus, le législateur a voulu réserver l’hypothèse que
l’individu qui savait ce qu’il faisait, la possibilité qu’il ai été privé de sa liberté de ne pas le faire.
→ l’essentiel étant que le trouble ait atteint une atteinte assez suffisante.
2. L’intensité du trouble
Un trouble psy ou neuropsy ne fait obstacle à l’imputabilité que s’il a effectivement empêché
l’agent de comprendre et de vouloir ce qu’il faisait.
→ réalisé à son insu
L’art.122-1 al 2 confirme cela en imaginant une seconde hypothèse. En effet, il ajoute la personne
qui était atteinte d’un trouble ayant altéré son discernement ou entraver le contrôle de ces actes
demeure punissable.
→ en cas de simple entrave ou altération l’auteur des faits reste pénalement responsable et ne peut
qu’espérer une atténuation de l’étendu de sa peine.
Suite art. 122-1 al 2« si est encouru une peine privative de liberté celle-ci est réduite du tiers, ou en
cas de crime puni de la réclusion ou détention criminelle à perpétuité est ramenée à 30ans ».
→ avant le législateur demandait au juge de tenir compte de cette altération. Pour limiter le pouvoir
d’interprétation du juge, le législateur est intervenu en 2014 pour souligner l’effet de l’altération du
discernement sur la peine.
Le juge apprécie souverainement l’existence du trouble et son intensité. C’est une question de droit
et non pas purement scientifique.
→ Les magistrats peuvent être assistés par des experts mais ne sont pas liés par leur rapport.
Certains défenseurs de la cause de la dame, ont soutenu que l’auteur des faits devait être jugé parce
qu’il a voulu agir de la sorte en consommant des stupéfiant à cette fin. Le caractère antisémite de
son acte relié à cette consommation volontaire de stupéfiant établirait qu’il disposait de
suffisamment d’intelligence et de volonté pour engager sa responsabilité pénale.
→ contestable car revient à constater le discernement avant les faits
Des collèges d’expert (4) se sont penchés sur le cas. Le 4ème collège n’a pas prétendu qu’il n’était
pas conscient au moment des faits mais a estimé que l’acte avait été prémédité.
Le législateur est intervenu par la loi du 24fev2022 pour atténué l’irresponsabilité pénale dans ces
cas là.
L’art. 122-1-1 dispose le premier al de l’art. 122-1 n’est pas applicable si l’abolition temporaire du
discernement de la personne ou du contrôle de ces actes au moment de la commission d’un crime
ou d’un délit résulte de ce que dans un temps très voisin de l’action, la personne a volontairement
consommé des substances psychoactives dans le dessein de commettre l’infraction ou une infraction
de même nature ou d’en facilité la commission.
L’art. 122-1-2 dispose que la diminution de peine prévu au second al 122-1 n’est pas applicable en
cas d’altération temporaire du discernement de la personne ou du contrôle de ces actes au moment
d’un crime ou d’un délit lorsque cette altération résulte d’une consommation volontaire illicite ou
manifestement excessive de substance psychoactive.
Les substance psychoactive ne sont pas déterminé par le législateur. Il s’agit de tous les stupéfiants
ainsi que du tabac et de l’alcool.
→ envisage largement
La responsabilité pénale de l’auteur d’un acte peut donc être engagée alors même qu’au moment de
cet acte il n’a pas compris ce qu’il faisait ni voulu le faire dès lors qu’il a volontairement consommé
des substances dans ce but.
→ il faut que l’auteur est agit à dessein dans un temps très voisin de la commission. Le législateur
invoque la préméditation comme si un lien de causalité existait entre la consommation de substance
psychoactive et le le résultat redouté au titre de l’infraction.
L’intention de mal agir pourrait persister à travers le trouble mental ainsi provoqué.
On peut admettre que le législateur n’envisage aucune atténuation à l’art. 122-1-2 alors même qu’il
n’est pas exigé que la consommation de stupéfiant n’est pas été faite dans le but de commettre
l’infraction.
La première hypothèse est beaucoup plus critiquable car elle revient à punir l’auteur d’un fait non
imputable en raison d’un fait antérieur. Or on l’a dit, l’origine du trouble psy ou neuropsy importe
peu et donc qu’il ai été provoqué par des substances.
→ Seul compte son effet.
L’idée que l’auteur aurait pensé le résultat avant même son exécution semble impossible à vérifier
en pratique.
→ n’aura aucune application
Un individu peut certes avoir un projet d’infraction en tête mais le risque qu’un tel projet se réalise
alors que la consommation a été telle que l’individu a perdu son discernement ou le contrôle de ses
actes est pratiquement nul.
→ il sera impossible d’établir que l’acte qu’il va commettre a été préparé avant la consommation de
substance psychoactive.
L’erreur du législateur est de croire qu’il reste quelque chose de volontaire à l’individu alors qu’il
n’y a plus de volonté ni de discernement.
La loi pénale n’étant pas rétroactive, l’auteur du crime commis à l’encontre de madame Halimi n’a
pas été reconnu responsable pénalement.
→ la loi ne remet pas réellement en cause l’irresponsabilité
→ L’individu parait également inconnu à son acte. L’individu a compris la signification de son acte
mais il n’a pas choisi de le réalisé. La liberté ayant été perdue alors il n’a pas a répondre de son
acte.
1. La force
→ Pression extérieure à l’agent qui peut être physique ou morale.
Cette pression est physique lorsqu’elle s’exerce sur le corps de l’agent. Elle peut avoir une origine
naturelle (animale ou humaine) ainsi l’infraction de non assistance ne peut être retenue.
La pression peut aussi être morale et la force dont il est question est une menace exercée par un tiers
qui le pousse à agir.
→ ex : pistolet sur la tempe
2. La contrainte
→ pression interne propre à l’agent qui le prive de sa liberté d’action
A priori cette pression peut également être physique ou morale. La contrainte physique sera reconnu
par exemple si l’agent est somnambule, a une douleur si importante qui le prive du contrôle de ses
actes.
La contrainte morale est plus difficile à caractériser. Cette pression n’est pas reconnu par le droit car
elle ne pourrait que découler la crainte de ne pas plaire mais cette crainte n’atteindra jamais une
atteinte assez suffisante pour expliquer un acte susceptible de tomber sous une qualification pénale.
1. L’invincibilité de la pression
La pression doit avoir été telle que l’agent fut privé de toute possibilité de choix. Il n’a pas voulu
mais a subi l’acte qu’il a commis.
→ crise cardiaque au volant menant à un dommage à autrui
Si les pressions ne sont pas insurmontables alors les faits seront imputables à l’auteur. La pression
qui anéanti la volonté doit être invincible.
2. l’imprévisibilité de la pression
Il faut que l’agent ait été le premier surpris de son fait pour que la cause de non imputabilité de son
acte soit retenue. Il faut qu’il n’ait pu se douter de ce qui allait se passer.
Le magistrat exige que la pression n’est pas simplement été invincible mais également imprévisible
sinon il considère que l’agent aurait pu anticiper son comportement à venir et donc faire en sorte
que le dommage qui en résulte ne se produise pas.
→ personne cardiaque qui prend son véhicule tout en sachant qu’elle est cardiaque et qui fait une
crise en pleine conduite alors c’est cause de non imputabilité.
L’importation de cette règle civiliste prête à discussion en matière pénale. Le caractère imprévisible
de la force ou la contrainte n’est pas invoqué par l’art. 122-2-2 cp.
Le législateur aurait pu prévoir que la faute antérieure ferait obstacle au bénéfice au deux principes
de non imputabilité mais il ne l’a pas fait.
→ le juge contra legem puni contre le législateur
Cours 12 Le très jeune age de l’agent
La majorité pénale est fixée à 18 ans mais tous les mineurs ne sont pas traités de la même façon par
le droit pénale. Temps qu’ils n’ont pas atteint l’âge de raison, ils n’ont pas l’âge nécessaire pour
avoir du discernement. Les faits qu’ils accomplissent ne leur sont pas imputable.
A partir de l’âge de raison, la responsabilité pénale d’un mineur est susceptible d’être engagée s’il
est avéré que les faits commis lui sont imputables. Toutefois le mineur ne répond pas aux faits dans
les mêmes conditions qu’un majeur. Son aptitude à la sanction pénale n’est pas entière.
De telles mesures relèvent du droit civil. Les mesures privées de discernement c’est la procédure
d’assistance éducative art. 375 et s. cciv qui a tendance à s’appliquer. L’imputabilité d’un fait d’un
mineur est lié à son développement intellectuel.
→ Aucun reproche ne peut être adressé à quelqu’un qui n’a pas compris la situation et qui donc n’a
pas été en mesure de l’empêcher
Ce constat s’impose depuis l’arrêt Laboube du 13 décembre 1956 par laquelle la Ccass a mis fin
aux hésitation antérieures.
Un enfant a été poursuivi pour avoir blessé un camarade en jouant. La Ccass a refusé d’engager la
responsabilité pénale car encore faut-il conformément au principe général du droit que le mineur
dont la participation à l’acte matériel à l’acte reproché et établi a été compris et voulu.
Le mineur doit avoir atteindre l’âge de raison. L’accès à l’age de raison est progressif et variable.
Les psy estiment que l’intelligence se développe entre la 7e et la 12e année de l’enfant. On a
longtemps estimé que le droit ne peut déterminer ce développement.
→ Maintenant le code de justice pénale des mineurs entré en vigueur le 30 sept. 2021.
Son art. L11-1 énonce que lorsque qu’ils sont capables de discernement, les mineurs au sens de
l’art. 388 cciv sont pénalement responsables des crimes délits ou contraventions dont ils sont
reconnus coupables. Ce même article ajoute que les mineurs de moins de 13 ans sont présumés ne
pas être capables de discernement. Les mineurs âgés d’au moins 13ans sont présumés être capable
de discernement.
L’âge de raison a été fixé à 13ans pour éviter toute contestation. La solution a l’avantage de laisser
de la souplesse car la présomption n’est que simple et peut être combattue. Il apparient alors au juge
de vérifier si le mineur a perçu plus que la stricte matérialité de l’acte et s’il était capable de porter
sur lui un jugement de valeur.
La différence entre le mineur de 13ans et de moins de 13ans se voit notamment à la charge de la
preuve de par la présomption. Pour les mineurs de moins de 13ans, c’est au ministère public
qu’incombe la charge de la preuve. A l’inverse s’est au mineur d’établir son absence de
discernement.
Tout mineurs auxquels les faits sont imputables, ne s’exposent pas à une peine mais s’ils s’exposent
à une peine, ils ne la subissent pas comme un majeur. Le législateur a voulu adapter la sanction. Le
mineur discernant n’est pas un adulte en réduction pour lequel il suffit de réduire la sanction car il
est un être dont la capacité d’évolution mérite d’être préservée.
→ précisé dans le code de justice pénale des mineurs.
Les mesures éducatives prévues par le cjpm sont de deux sortes, l’art. L111-1 distingue :
• l’avertissement judiciaire : admonestation du mineur par le juge en présence de ses parents
ou de ceux qui en ont la garde. Cette avertissement permet un rappel à la loi qui peut suffire
à l’égard de mineurs non ancrés dans la délinquance à les faire rentrer dans le droit chemin
• la mesure éducative : Selon L112-1 ses mesures visent la protection du mineur, son
assistance, son éducation, son insertion et son accès au soin
S’ils ont été consacrés au droit pénal dans le cjpm c’est pour l’éducation du mineur délinquant. Ces
modules sont au nombre de 4 :
• insertion (L112-5)
Il consiste en une orientation du mineur vers une prise en charge scolaire ou professionnelle adaptée
à ses besoins. Le mineur peut être placé dans un établissement de formation habilité etc. La
juridiction de jugement doit fixer les modalités de temps (1 an max) et d’exercice.
• Réparation (L112-8)
Dans le cadre de ce module, peut être envisagé une activité d’aide ou d’assistance envers la victime
ou la collectivité
• santé (L112-11)
Il peut consister en l’orientation d’un mineur vers une prise en charge sanitaire adaptée à ses
besoins. Si le juge estime que l’infraction du mineur résulte d’une carence alors il peut l’amener
vers ce module.
• Placement (L112-14)
Ce module est essentiellement destiné à sortir le mineur du milieu dans lequel il a évolué jusque là
et qui expliquerait les infractions commises. Le mineur peut ainsi être confié à un autre membre de
sa famille ou une personne de confiance. A défaut il peut être placé dans toutes institutions ou
établissements éducatifs spécialement habilités.
Le cjpm permet également à la juridiction de jugement d’ajouter à ces modules différentes autres
sanctions.
et deux obligations :
• obligation de remettre à la juridiction de jugement l’objet détenu ayant servi à commettre
l’infraction ou qui en ai le produit
• obligation de suivre un stage de formation civique (durée max 1 mois)
Lorsque ces mesures n’apparaissent pas suffisantes, des peines exceptionnelles peuvent être
envisagées.
Principe art. L11-4 « aucune peine ne peut être prononcée à l’encontre d’un mineur de 13ans peu
importe que les faits soit imputables ou non au mineur »
C’est le constat d’échec des mesures précédentes qui conduit le juge au prononcé d’une peine.
Toutes peines ne peuvent être prononcées. Certaines sont expressément exclues notamment
l’interdiction de séjour, du territoire. La peine privative de liberté ne peut s’accompagner de peine
de sûreté (le mineur peut pouvoir se voir aménager sa peine).
De surcroît, les autres peines n’ont pas vocation à s’appliquer telle quelles. Le mineur peut
prétendre à une atténuation de responsabilité pénale. Cela varie selon l’âge du mineur. Cette
atténuation s’applique de pleins droit si le mineur avait au plus 15ans au moment des faits.
Sur le fondement de l’atténuation, les peines encourues sont en principe réduites de moitié par
rapport à l’auteur majeur de la même infraction.
Qu’est ce que la moité de la perpétuité ?
→ 20ans : le mineur ne peut être condamné à plus de 20ans
L’amende :
Pour les mêmes faits, l’art. L121-6 du cjpm ajoute qu’en toute hypothèse, l’amende ne peut excéder
7500 euros.
→ la diminution par moitié de l’amende resterait tout de même hors de proportion de la capacité du
mineur et il risquerait de trop s’endetter c’est pour cela qu’il y a un plafonnement.
La contrainte judiciaire
La contrainte judiciaire par corps n’est pas applicable au mineur. Il ne peut s’exposer à une
contrainte judiciaire de la payer.
Si le mineur était âgé de plus de 16ans la juridiction de jugement peut à titre exceptionnel compte
tenue des circonstances de l’espèce, la personnalité ainsi que de la situation du mineur qu’il n’y a
pas lieu de faire atténuation de la responsabilité pénale.
L’art. L121-7 permet d’écarter l’atténuation de responsabilité pénale pour le mineur de 16ans et +.
La décision doit être spécialement motivée sur ce point.
→ sous réserve de la peine de sûreté qui ne peut être prononcée pour un mineur
La situation du mineur déchu de cette situation d’excuse liée à son âge n’est pas soumise
complètement à la même peine qu’un majeur : il ne peut s’exposer à la perpétuité mais à 30 années
Cet état suppose qu’une nouvelle infraction soit commise après une condamnation pénale devenue
définitive pour une précédente infraction. Cette condamnation s’entend d’une condamnation à une
peine. Il faut qu’il y est une précédente condamnation à une autre peine (mesures éducatives
judiciaire ou l’avertissement judiciaire ne sera pas considérées comme une décision de
condamnation permettant de caractériser une récidive légale).
Les effets de la récidive sont les mêmes à l’égard du condamné mineur et majeur. Les peines
encourues pour la nouvelle infraction commise sont nécessairement doublées. Toutefois il ne
s’ensuit pas que les mineurs sont dans la même situation que les majeurs car après avoir doublé les
condamnations pour récidive légale, le juge est en principe tenue d’appliquer la cause d’atténuation
de la peine.
→ le juge est censé divisé par 2. Toutefois, si le mineur à plus de 16ans le juge peut lui refuser le
bénéfice d’atténuation.
Il est naïf de pensé que TOUT les mineurs n’ont pas respecté le droit car ils n’ont pas eu une bonne
éducation etc.
COURS 13 : La faute
L’exigence d’une faute reste exceptionnelle en droit pénal parce que le dp ne s’intéresses qu’au
droit les plus grave ils s’intéresse aux comportements les plus dangereux dans le but de mal faire.
→ cette démarche de l’agent paraît intolérable dans une société policié et justifie le blame.
Les simple imprudences ou négligences ne sont pas concernés par le droit pénale a priori.
Le nouveau code en 1992 tenta d’amélioré en distinguant deux types de fautes non intentionnelle :
→ imprévoyance inconsciente = faute simple (se vérifie en terme de répression)
→ imprévoyance consciente = faute aggravé car délibéré
Il est reproché à l’agent d’avoir ignoré l’éventualité de l’atteinte à la vie ou l’intégrité d’autrui qui
est finalement survenue.
→ Les défauts de vigilances et les manquements d’obligation de vigilances peut être d’intensité
variables. Toutes clauses générales sans distingué est contraire au principe de légalité.
1. La faute ordinaire
Le cp ne défini pas la faute ordinaire. Il ne la nomme même pas ainsi (ordinaire = Dreyer). En
revanche, l’art. 121-3 al 3 cp énumère les différentes manifestations de cette fautes. Il peut y avoir
délit non intentionnel en cas de fautes prévue par la loi ou le règlement :
→ d’imprudence,
→ de négligence ou
→ de manquement à une obligation de prudence ou de sécurité
=> évoque le soucis du législateur d’envisagé l’intention sans texte visé. Il peut y avoir violence ou
homicide involontaire avec un comportement qui n’apparaît pas à la hauteur qu’on pourrait attendre
d’un bon citoyen dans une situation donnée.
Cette négligence révèle la faute de son auteur.
→ En pratique l’imprudence et la négligence sont souvent tenue pour synonyme mais il ne s’agit
pas exactement de la même chose. EN matière d’imprudence, la faute est révélé par un acte positif.
Alors qu’en matière de négligence, la faute est due à une attitude passive.
=> ne se révèle pas par les même actes. Néanmoins la confusion viens du fait qu’elles sont apprécié
de la même façon.
Dans les deux première hypothèse, l’hypothèse est non écrite alors que dans le 3e elle est précisé
dans un texte qui préexistait l’atteinte à l’intégrité phy ou psy d’autrui.
→ L’inattention est plus facile a établir.
2. La faute caractérisée
La nature de la faute caractérisée n’est pas différentes de la faute ordinaire. Elle présente tout au
plus un degré de gravité supplémentaire. Ainsi pour l’établir, il faut toujours pouvoir démontrer un
acte non intentionnel susceptible d’être qualifié d’imprudence, de négligence ou d’un manquement
d’obligation de prudence ou de sécurité prévu par la loi ou le reg.
→ Non seulement le résultat dommageable n’a pas été voulue mais l’acte qui en est la cause résulte
toujours d’une mauvaise appréciation de l’agent.
Néanmoins, se relâchement d’attention s’avère plus grave que le précédent en raison des
conséquences ou des fonction exercées par l’agent. En effet, on pouvait s’attendre à une vigilance
accrue de l’agent. La faute paraît grossière, inacceptable.
Pour autant, toute faute grave n’est pas prise en compte au titre de la faute caractérisé. En effet, une
faute caractérisée n’est relevée qu’à partir du moment où elle a exposé autrui à un risque d’une
particulière gravité que l’agent ne pouvait ignoré (art. 121-3 al 4 cp).
La gravité requise par l’art. 121-3 al 4 tiens au risque plutôt qu’au dommage. Une faute caractérisée
peu avoir engendré un dommage grave ou qu’un dommage de principe lorsque le risque graves
auquel autrui a été exposé ne s’est pas totalement exposé.
L’art. 121-3 al 4 on déduit également que l risque d’une gravité particulière pour autrui ne droit pas
avoir été perçu par l’agent. Il ne doit pas l’avoir accepté car il n’a pas cherché à agir de la sorte. Le
grief qui lui est adressé tiens précisément au fait d’avoir sans s’en rendre compte exposé autrui à un
risque grave dont l’agent aurait du avoir conscience et dont il aurait du en conséquence empêcher la
réalisation.
=> sinon faute délibérée
Une telle interprétation s’impose d’autant plus que la gravité de la faute est apprécié selon les
circonstances et la fonction de l’agent.
La faute simple ne peut résulté que d’une comparaison entre la façon dont l’agent s’est comporté et
la façon dont il aurait du se comporter.
L’art. 121-3 cp il faut pour établir une faute simple démontrer que l’auteur des faits n’a pas
accompli les diligences normales compte tenue le cas échéant de la nature de ses missions ou de ses
fonctions, de ses compétences ainsi que du pouvoir et des moyens dont il disposait.
→ il invite le juge de comparé le comportement de l’agent avec celui d’un modèle placé dans les
mêmes circonstance et qui accompli lui les diligences normales
Appréciation in abstracto atténuée car prise en compte des circonstances pour le modèle.
La causalité des fautes simples varie selon l’intensité de la faute.
2. La causalité des fautes
La causalité en matière pénale est en principe directe. L’acte incriminé doit lui-même produire le
résultat visé au texte d’incrimination. Mais il ne s’agit là que d’un principe qui connaît des
exceptions. Le lien de causalité avec l’atteinte à la vie ou l’intégrité d’autrui peut n’être qu’indirecte
quand la faute à sa base peut être caractérisé. Compte tenue de sa gravité la faute caractérisé peut
toujours être relevé même si elle a causé indirectement le résultat.
II – La faute délibérée
Elle n’est pas défini par le cp mais l’évoque clairement et lui fait produire des effets importants.
Art. 121-3 al4 cp permet d’engager la responsabilité pénale des personnes qui ont violé de façon
manifestement délibérée une obligation particulière de prudence ou de sécurité prévu par la loi ou
un règlement dès lors qu’il en ai résulté directement ou indirectement une atteinte à la vie ou à
l’intégrité physique d’autrui.
Par ailleurs, dans la partie spéciale du code, différents textes incriminent l’homicide et les violences
involontaires qui dont références à cette faute délibéré en augmentant les sanctions encourus en
raison du caractère délibéré.
On ne reproche pas à l’agent d’avoir ignoré l’obligation qui s’imposait à lui, on admet que l’agent
savait et qu’il a agit sciemment en étant convaincu que l’atteinte ne surviendrait pas ou qu’il
parviendrait à l’éviter.
La seule différence par rapport à l’intention tient au fait que l’atteinte à la vie ou l’intégrité d’autrui
n’a elle pas été voulu par l’agent.
Toutes fautes délibérées n’est pas prise en compte par le droit pénal. La faute délibérée n’est
envisagée que de manière étroite.
→ elle suppose la violation d’une obligation PARTICULIÈRE
Le manquement à une obligation de prudence ou de sécurité non écrite ne peut petre pris en compte
pour établir une faute délibérée au sens pénal du terme. Il faut que l’obligation est été formellement
prévue par une loi ou un règlement (sens constitutionnel du terme).
→ La Ccass a exclue que la violation d’un arrête préfectorale de mise en conformité à raison de son
insalubrité d’un immeuble donné pour une personne donnée puisse être pris en compte au titre d’un
homicide ou de violation car il constitue un caractère individuel et personnel.
L’exigence de la particularité est essentielle. Pour identifié une faite délibéré au sens de l’art. 121-3
al 4 il ne suffit pas qu’une loi ou un règlement est crée une obligation d’agir, il faut en plus que cette
obligation ai été précisément déterminée.
→ doit commander une action ou une abstention précise
La preuve se fait soit par le fait que l’agent ai donné l’ordre de ne pas respecté les mesures de
précautions prévues par la loi, ou encore le respect de d’autres insuffisantes, le faux contrôle, de par
le fait que l’agent ai été informé et soit passé outre.
Art. 121-3 al 4 indique que peut être poursuivi tout auteur personne physique d’une faute délibérée
ayant créer et contribué à créer la situation qui a permis la réalisation du dommage ou qui n’a pas
pris les mesures permettant de l’éviter.
Une fraction de la doctrine a prétendu que le caractère délibéré de la faute constitue donc une
circonstances aggravantes pour l’auteur direct de l’atteinte et un élément constitutif de l’infraction
reprochable à l’auteur indirect de cette atteinte. La faute délibérée produirait donc des effets
différents selon le lien de causalité qui le rattache à l’atteinte.
→ Ce n’est pas concevable selon l’identification d’une seule et même infraction
L’objectif de la Loi du 10 juillet 2000 a été d’aggraver la répression en tout hypothèse lorsque la
violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité peut être
établi.
Une fois qu’une infraction est préparée l’agent peut passer à l’acte. Mais entre le commencement de
l’exécution et une exécution complète, il y a un temps plus ou moins long qui peut s’écouler. De ce
propre, les infractions matérielles ne sont consommées que bien après la phase d’exécution.
La tentative peut prendre deux formes différentes suivant le moment qu’elle apprécie :
• moment où l’exécution commence et moment où elle s’achève
• moment où l’exécution s’achève et le moment où le résultat redouté ne s’est pas produit
A. L’exécution interrompu
C’est la forme de tentative la plus clairement envisagée à l’121-5cp. Ce texte dispose que « la
tentative est constituée dès lors que, manifestée par un commencement d’exécution elle n’a été
suspendue qu’en raison de circonstances indépendantes à la volonté de son auteur ».
=> l’agent avait la volonté d’aller au bout de son projet et mérite donc d’être sanctionné.
1. Le commencement de l’exécution
Pour qu’il y ai tentative, l’exécution doit avoir débuté. En effet, sur le chemin du crime les simples
actes préparatoires restent trop équivoques pour permettre de reprocher à l’agent une volonté
certaine de commettre l’infraction.
Le commencement d’exécution suppose qu’un acte doit avoir une conséquence directe et
immédiate. Aussi longtemps que la phase d’exécution n’a commencé, on ne peut être certain que
l‘agent persévérera dans sa volonté coupable.
=> échappe donc à la sanction car on préfère penser que la raison l’emportera et que l’auteur du
projet y renoncera.
Exceptionnellement certains actes préparatoires peuvent être sanctionnés. Ils sont incriminés de
manière lourde. Ils ne sont pas incriminés sous couvert de l’infraction qu’il visait (ex : association
de malfaiteurs = participation à tout groupe formé ou entente établie en vu de la préparation d’un
crime ou un délit).
Dès lors qu’une résolution criminelle commence à se former de façon tangible au sein d’un groupe,
elle devient punissable et les membres du groupes voient leur responsabilité pénale engagée.
=> l’objectif est de démanteler au plus vite les groupements qui menacent l’ordre public avant
même qu’ils ne passent à l’acte.
Néanmoins ces actes préparatoires érigés en infractions restent exceptionnels. En principe, il faut
plus que de simples contacts pour tomber sur le coup de la loi pénale. Le ministère public doit
pouvoir reprocher à autrui un acte tendant directement et immédiatement à la commission d’une
infraction.
Cela suppose que le processus de commission de l’infraction passe par plusieurs stades dont le
premier s’est déjà réalisé.
→ acheté du poison est seulement un acte préparatoire mais le fait de le mélangé avec le potage est
un commencement d’exécution
→ le fait d’acheter une arme n’est qu’un acte préparatoire, en revanche le fait de charger l’arme et
de mettre son voisin en joue constitue un commencement d’exécution du crime de meurtre qui
pourrait s’en suivre.
=>On se situe au-delà des actes préparatoires
Le seuil à partir duquel il y a commencement d’exécution est très variable et nécessite de regarder
la spécificité de chaque infraction. De surcroît, en pratique, les juges attachent parfois moins
d’importance au degré d’aboutissement du projet qu’à la volonté exprimée de commettre
l’infraction par l’agent.
Dans certains cas, on peut considérer que certains actes de la préparation sont un commencement de
l’exécution.
→ ex : des malfaiteurs placés en embuscade devant une banque et qui ont été arrêté avant qu’il ne
passent à l’acte = tentative de vol à main armée. Le projet était connu parce qu’il y avait des actes
préparatoires, la parole d’un des individus, la surveillance de la police qui tendaient à une volonté
définitive des malfaiteurs de commettre un vol à main armée.
Les magistrats ont considérés que la volonté était tellement certaine qu’elle suffisait pour
caractériser l’infraction.
Pour qu’il y est simplement tentative et non infraction consommée il faut qu’une cause extérieure
viennent suspendre l’exécution.
2. L’interruption de l’exécution
L’exécution qui doit avoir commencé doit aussi être interrompue pour qu’il n’y ai que tentative.
Mais toute exécution interrompue ne suffit pas à caractériser une tentative punissable. A ce stade,
pour l’intention de l’agent qui s’avère déterminante, le droit pénal promet l’impunité pour ceux qui
interrompent volontairement leur projet.
a. L’interruption involontaire
La tentative pour être punissable suppose que l’exécution de l’infraction n’est pu s’achever pour
une cause étrangère à la volonté de l’agent. Peu importe que l’agent est rencontré un obstacle
matériel ou existentiel. L’essentiel est qu’il n’a pu aller au bout de son projet.
→ ex : vol interrompu par la présence d’une porte blindée et fuite de l’agent.
Il y a tentative punissable si l’agent avait l’intention requise par le texte d’incrimination et qu’il
aurait été au bout de son acte si les circonstances ne l’en avait pas empêchées.
Ainsi l’expression de commencement d’exécution ne doit pas être prise à la lettre. Pour atteindre le
seuil de répression, il faut incontestablement un acte qui extériorise la volonté coupable et s’analyse
comme une anticipation sur l’infraction.
Mais à nouveau, pour la jp il suffit qu’au stade où l’acte a été interrompu que les magistrats puissent
se convaincre de la volonté de commettre l’acte et qu’il allait matériellement le faire.
b. L’interruption spontanée
Lorsque l’agent renonce de lui-même à l’exécution de l’infraction on parle de désistement
volontaire. Dans cette hypothèse il y a commencement d’exécution et interruption mais il n’y a pas
tentative punissable car la volonté du désistement fait que l’intention d’exécution n’était pas
irrévocable chez son auteur.
→ aussi longtemps que l’infraction n’est pas consommée, l’agent peut établir la volonté qu’il n’a
pas voulu aller jusqu’au bout.
En pratique, cette promesse d’impunité est interprétée strictement. La personne poursuivie pour
tentative qui choisi ce moyen de défense doit convaincre les juges que son désistement est le
résultat d’un choix entièrement libre. Seule est récompensée par les magistrats la volonté de revenir
sur un acte qui n’était pas irrémédiable.
→ ex : Ainsi, le fait pour un délinquant arrivé sur les lieux de son forfait de s’enfuir par la crainte
n’est pas constitutifs d’une volonté libre du délinquant de ne pas continuer l’exécution de
l’infraction.
Il faut convenir que l’impunité est moins subordonnée à une interruption volontaire qu’une
interruption spontanée.
→ il faut une volonté libre d’interrompre
Pour être efficace, ce désistement doit intervenir à un moment utile, c’est-à-dire avant la complète
exécution de l’infraction.
→ ainsi le fait pour un auteur de détournement d’indemnisé spontanément sa victime sans attendre
les poursuites pénale constitue un repentir actif plutôt qu’un désistement volontaire car l’acte est
consommé et effacer les dommages pécuniaires commis ne fonctionne pas pour être considéré
comme un désistement. Le juge tiens du repentir actif dans la déclaration de sa peine mais cela
n’empêche pas la caractérisation de l’infraction car cela n’empêche pas d’exister l’infraction de
détournement.
B. L’exécution infructeuse
Il y a également tentative punissable lorsque l’agent a eu le comportement envisagé par un texte
d’incrimination mais qui n’a pas réussi à atteindre le résultat redouté par le législateur.
A la différence de l’hypothèse précédente, la phase d’exe est terminé mais l’infraction n’est pas
consommé cependant car l’objectif poursuivi n’a pas eu lieu
=> infraction manquée.
La volonté de commettre l’infraction est là puisque l’exécution est terminé mais pour des raisons
qui échappe à la volonté de l’agent n’a pas abouti.
→ souvent à l’égard des infractions matérielles
ex : si les coups mortelles portées à autrui ne le tue pas grâce à l’arrivé immédiate des secours. Le
meurtre est exécuté dans tous ses éléments mais le résultat n’est pas arrivé.
Le même raisonnement n’est pas concevable pour les infractions formelles car elles se consomment
indépendamment du fait de savoir si le résultat a été obtenu. Par voie de conséquence, on conçoit la
tentative à conditions d’un commencement d’exécution.
→ empoisonnement
a. L’infraction impossible
La notion d’infra impossible est désormais utilisé par la jp pour élargir la notion l’infraction
manquée. Elles ont en commun que malgré la réalisation d’un comportement visé par un texte
d’incrimination le résultat n’a pas été obtenue. La différence tient uniquement au fait qu’en cas
d’infraction manquée ce résultat aurait pu être atteint alors qu’en cas d’infraction impossible il
n’aurait pu l’être. Cette circonstance justifie qu’on sanctionne l’infraction manqué et qu’on ne
punisse pas l’autre.
Une partie de la doctrine a fait valoir qu’il ne peut y avoir infraction si celle-ci est impossible. Mais
une autre partie de la doctrine a dit qu’elle correspond à une tentative d’infraction qui est commune
aux deux. Il y a une intention dores et déjà certaines d’atteindre le résultat escompté.
De la même façon elle a admis que le fait de porter des coups que l’on croit mortels à une personne
déjà morte peut constitué une tentative de meurtre.
L’assimilation est contestable faute d’objet car en effet, dire qu’une infraction est manquée c’est
qu’elle était possible. Il ne suffit pas de déterminé que les actes d’exécution ont été possible mais
également que la condition préalable existait.
→ pour l’infraction impossible, la condition préalable n’existe pas
b. L’infraction putative
→ Elle échappe à la sanction.
Infraction putative :
Certains effets de droit sont reconnus alors même que l’infraction n’existe pas mis à part dans
l’esprit de celui qui l’a commis. L’agent croit avoir commis une infraction mais qui en réalité ne
tombe pas sur le coup de la loi pénale car par constituée dans tous ses éléments.
→ ex : un individu séparé de son conjoint mais non encore divorcé se remarie. Il se croit alors
bigame. Néanmoins, si le premier mariage a été dissous la veille du second mariage de par le décès
de la première épouse sans qu’il ne le sache. L’époux se croit bigame alors qu’il ne l’est pas de par
le décès qui entraîne la dissolution.
→ autre ex : deux partenaires sexuels, un majeur, un mineur, le majeur pense que le mineur à moins
de 15ans et donc commettre une infraction or le mineur à 15 ans. Il n’y a pas de délit d’atteinte
sexuel.
Lorsque l’infraction est impossible faute d’objet, elle est alors putative.
→ex : le voleur qui s’introduit avec la volonté de voler mais qu’il n’y a rien, on commet l’infraction
dans sa tête.
Il n’y a alors pas de différence entre l’infraction impossible et l’infraction putative alors même
qu’une l’une est puni et l’autre non.
II – Le régime de la tentative
A. Le domaine de la tentative punissable
Juridiquement parlant, toutes infraction ne peuvent être tentée. La tentative ne se conçoit pas à
l’égard de certaines d’entre elle. Il en va ainsi des infractions non intentionnelle. La tentative ne se
conçoit donc que pour les infraction intentionnelles.
Art. 121-4 cp :
• seule peuvent être poursuivi la tentative d’un crime
• ou d’un délit dans les cas prévu par la loi. La plupart des textes d’incrimination de la loi
pénale prévoit expressément la sanction de la tentative
• La tentative de contravention n’est jamais punissable.
B. La sanction de la tentative
L’auteur d’une tentative de l’infraction est traité comme l’auteur d’une infraction consommé.
Fondement art. 121-4 la tentative est assimilé à l’infraction consommé au regard de la peine
encourue.
Contestable car elle revient à sanctionner le simple projet d’un trouble à l’ordre public à un trouble
à l’ordre public. Or la société n’a pas subi la tentative de l’agent.
Néanmoins, c’est le raisonnement inverse qui a prévalu. La culpabilité de l’agent est la même pour
l’agent qui a tenté que celui qui a entièrement consommé l’infraction. L’auteur d’une infraction
tenté est considéré comme aussi dangereux qu’un agent qui a consommé l’infraction.
→ Le juge est libre de considéré que la tentative est moins grave mais sur le plan
théorique l’infraction tenté est le même grade de gravité que l’infraction consommé.
Cours 16 : L’aggravation de l’infraction
La notion de circonstance aggravantes parait familières aux non juristes car elle fait partie de
l’imagerie pénale. Mais il s’avère délicat d’en donner une définition.
Constitue une circonstance aggravante ce qui est utile mais qui n’est pas nécessaire à une infraction
constitué en tout ses éléments.
→ la définition est approximative car elle n’identifie pas la cause de l’aggravation
Le plus souvent cette aggravation trouve son origine dans la façon dont les faits ont été perpétré.
Néanmoins il arrive que l’aggravation soit étrangère au fait et tienne au passé de son auteurs.
Un élément qui peut préciser une incrimination initiale venant augmenté la peine et distincguer de
l’infraction initiale.
→ présente l’avantage de souligné que les circonstances aggravantes agissent sur l’infraction
même. C’est une conséquences de la perception différente qu’elle renvoi des faits. Une infraction
semble plus grave quand elle est commise en réunion que par un individu isolé. De même une
infraction est plus grave lorsqu’elle est commise en ayant recours avec une arme, avec
préméditation ou à l’encontre d’une victime mineur. La conséquence de cette aggravation de
l’infraction se mesure alors en terme de répression si le leg le permet.
Certaines des circonstances aggravantes évoquées sont désormais défini par le cp et d’autres sont
soumis à l’appréciation du juge. On peut sommairement constaté qu’elles semble avoir des traits
communs.
Ces circonstances aggravantes sont toutes soumises à une exigence de spécialité : elles ne peuvent
être relevées par le juge qui si la loi le prévoit. Pourtant on conçoit que certaines circonstances
aggravantes puissent être caractérisées quelque soit l’infraction commise.
→ Ces circonstances aggravantes seront dites spéciale.
Autre caractéristiques :
Elles produisent toutes un effet d’aggravation sur les peines. Cet effet est variable selon les
infraction et s’avère relativement limité.
Pour rappel, le fondement de la séparation tripartites des infractions est la gravité des actes. L’effet
des circonstances aggravantes est d’élevé le degré de gravité de l’infraction.
→ Manque de cohérence les circonstances ayant été consacré par le législateur sans prendre en
considération des infractions.
La récidive légale correspond à une personne qui a commis deux infractions qui ont été séparé
d’une condamnation. La peine encourue pour la seconde infraction peuvent substantiellement
augmenté de part l’avertissement de la première condamnation
1. La définition de la récidive
L’appréciation de l’état de la récidive légale suppose la comparaison de terme.
Ce snd terme s’apprécie au jour où la nouvelle infraction est commise. C’est à ce moment qu’on se
place pour constater la récidive légale.
On considère que la loi applicable en cas de récidive est la loi applicable au moment du second
terme.
Hypothèse ou la loi en vigueur au moment du second terme s’avère plus sévère qu’au moment du
second terme. La personne poursuivi en état de récidive légale a essayé de faire obstacle sous
prétexte que la loi au moment du premier terme ne permettait pas de caractérisé la récidive légale.
→ premier terme récidive si infraction sous trois ans. Récidive sous 4 ans mais loi nouvelle qui fixe
le délai de récidive légale à 5ans. Ce qui fait l’état de la récidive légale est la commission de
l’infraction est c’est la loi en vigueur au second terme qui s’applique peu importe qu’elle soit plus
douce ou plus sévère.
L’application de la loi en vigueur plus sévère qu’au moment du premier terme portait atteinte au
principe de légalité. Le gouvernement fr a contesté la décision et cette fois-ci la CEDH a compris la
logique et a fini par admettre que le M. était en cas de récidive légale malgré le régime plus sévère
du second terme
2. L’originalité de la récidive
La récidive légale doit être distingué de deux situations :
• réitération
• le concours réel d’infraction
a. La réitération
La réitération suppose une pluralité d’infractions. C’est une situation ju correspondant à une
récidive imparfaite. Une succession d’infraction dans le temps n‘est pas une récidive légale.
Art. 132-16-7 cp il y a réitération d’infraction pénale lorsqu’une personne a déjà été condamnée
définitivement pour un crime et un délit et commet une nouvelle infraction qui ne correspond pas
aux conditions de la récidive légale.
→ La récidive légale répond à des délais et si ces délais sont dépassé alors il n’y a pas récidive mais
réitération.
Si la récidive légale n’est pas retenu on ne peut aggraver la condamnation.
En principe quand plusieurs infractions sont simultanément commises, le juge doit qualifié chaque
comportement et déclaré coupable l’agent de toutes les infractions qu’il relève. En revanche, il ne
peut prononcer n’importe quelle peine. Le concours réel d’infraction limite la répression.
Parce que les infractions n’ont pas été séparé de jugement définitif, l’agent n’a pas fait l’objet de
rappel de la loi. Cet individu mérite donc une certaines indulgences. Toutes les infractions doivent
pouvoir lui être reprocher en revanche toutes les peines de ses infractions ne peuvent être
prononcées contre lui.
L’arbitrage se fait différemment suivant que l’agent est poursuivi devant le même juge pour les
infractions qui lui sont reprochables ou au contraire devant des juges différents.
Il arrive que lorsqu’une enquête est ouverte à raison d’une infraction, la pj ouvre d’autres, le
procureur peut penser pertinent de poursuivre toutes ces infractions devant le même tribunal.
L’auteur comparait alors devant un seul tribunal (hypothèse la plus simple). Mais si toutes ses
infractions ne sont pas tout de suite révélée, l’agent comparait devant un tribunal puis devant
d’autres selon les règles concernant les infractions.
➔ Lorsque toutes les infractions en concours sont poursuivie par la même juridiction, le
principe est que dans chaque catégorie de peine la peine finalement prononcée contre l’agent
ne peut dépasser la peine prévu pour l’infraction en concours la plus sévèrement prononcée.
➔ Lorsque l’auteur est poursuivi devant des juridictions différentes, l’agent peut être poursuivi
pour chaque peine de par l’ignorance des juridictions quant à l’autre infraction. Dans un
premier temps des peines prononcées par les deux juridictions vont se cumuler au risque que
le cumul dépasse l’infraction en concours la plus sévèrement prononcée. Dans un second
temps, il y a la possibilité de saisir l’une ou l’autre des juridictions qui a statué pour lui
demander de confondre en tout ou parties les peines.
Ces règles de conflits ne sont applicables qu’au concours réels d’infractions de nature criminelle et
délictuelle. Échappe au plafond les contraventions.
L’effet de la récidive ne se mesure pas de la même façon. Tout dépend si le second terme constitue
un crime ou un délit.
Cette forme de récidive criminelle est générale dans la mesure où elle s’applique quelque soit le
crime constituant son second terme. Il n’est pas nécessaire que son crime soit de même nature que
le premier qui a donné lieu à une première condamnation.
La récidive est également perpétuelle dans la mesure où elle n’est enfermé dans aucun délai. Le
crime est trop grave pour qu’il ne donne pas lieu à aggravation.
La situation doit être distingué selon laquelle on poursuit une délit en second terme
Au contraire lorsque la seconde infraction est puni d’une peine inférieur à 10 ans mais supérieur à
1ans, le maximum des peines d’emprisonnement encourues à raison de ce délit est lui aussi doublé
s’il est avéré que le second terme est intervenu moins de 5 ans après l’expiration du délai de
prescription de la peine résultant du jugement du 1er terme.
Dans ces deux hypothèses, la récidive est toujours générale, il n’est pas nécessaire que l’infraction
soit identique ou de même nature que la première. La récidive devient temporelle contrairement à la
matière criminelle. Le délai de prescription dépend de la gravité de l’infraction.
→ c’est parce qu’il existe ce délai qu’existe la situation subsidiaire de la réitération
C’est une récidive spéciale et temporelle(délai de prescription). Elle ne peut être relevé que si
l’infraction nouvelle est identique à la première.
Le législateur tend à élargir cette « petite récidive » en assimilant certaines infractions les unes aux
autres.
→ art.132-16 cp Le vol, l’extorsion, le chantage, l’escroquerie et l’abus d confiance sont considéré
dans le cadre de la récidive comme une même infraction.
→ cas pour les infractions au code de la route
L’auteur d’une infra se défini comme étant la pers qui a eu ou qui a tenté d’avoir un comportement
conforme à celui que décrit un txt d’incrimination. Un telle pers a agit ou s’est abstenue
conformément au txt servant de base aux poursuite.
L’identification de l’auteur d’une infraction est apparemment aisé. Mais il arrive que les chose se
complique quand plusieurs pers participent aux faits.
I – L’identification de l’auteur
Est auteur d’une infraction celui qui la commet. La qualité d’auteur est donc lié au actes
d’exécution permettant de matérialiser une pensée coupables. Une telle solution est indirectement
consacré à l’art. 121-1 cp qui dispose que « nul n’est respon pénalement que de son propre fait ».
Ce txt signifie d’abord qu’il ne serait avoir en mat pé de responsabilité par appartenance ou de
responsabilité du fait d’autrui. C’est une différence essentielle par rapport au droit civil. La
responsabilité pénale est nécessairement personnelle.
Mais cet art. signifie aussi qu’à partir du moment où un fait peut être reprocher à quelqu’un, son
auteur peut engager sa respon pénale. Il est l’auteur matériel. Cette qualifie est importante car
assez vite en jp le lien entre la qualité d’auteur et l’exécution de l’infraction s’est distendue.
→ Il arrive ainsi que la qualité d’auteur soit déformer pour inclure la pers qui a poussé autrui à
commettre l’infra sans la commettre elle-même. Cet auteur là est dit auteur intellectuel.
Cette extension paraît légitime quand elle est prévue par le législateur. Elle est contestable quand
elle est le fait du juge.
Art. 211-1 cp incrimine le génocide. Or ce txt assimile à l’auteur matériel du génocide celui qui a
matériellement commis les faits et à l’auteur intellectuel celui qui a fait commettre ces crimes.
=> les deux peuvent être poursuivi comme auteurs de l’infraction
La loi permet d’engager la responsabilité pénale de l’individu bien différent de celui aqui est décrit
dans le txt d’incrimination. Aucun acte d’exécution n’est reprochable à l’auteur intellectuel.
→ on leur reproche à titre principal de s’être associé à l’infraction d’autrui dès lors qu’ils ont
recherché eux aussi le résultat redouté par les txt d’incrimination.
La qualité d’auteur ne semble plus que dépendre de cette intention coupable qui lie l’auteur matériel
et l’auteur intellectuel.
C’est en matière de violences et d’homicides involontaire que l’assimilation des deux auteurs est la
plus fréquente grâce à une approche extensive de la responsabilité.
En l’absence de précision quant à la matérialité de l’infra, toute pers qui par sa faute caractérisée ou
délibéré à contribué à causer un dommage à autrui peut voir sa respon engagé. C’est ainsi un maire,
ou un chef d’entreprise, peuvent être poursuivi alors qu’à aucun moment ils ne sont intervenus dans
la réalisation du dommage.
Ici la possibilité d’engager la responsable pénale de ces auteurs intellectuels ne tient pas à une
mention expresse des txt d’incrimination mais découle du flou de la notion de faute et de la
souplesse du lien de causalité quand la faute à atteint un certains niveau de gravité.
En l’absence de txt les magistrats refuse d’assimiler l’auteur intellectuel à l’auteur matériel… En
revanche les magistrats assimile sans y être autorisé par la loi celui qui suscite un comportement à
celui qui le réalise. La pratique présente souvent cet auteur intellectuel comme auteur moral de
l’infraction.
→ il en va ainsi en cas de tiers de bonne foi qui a commis une infraction car on lui a suscité.
L’individu qui dicte à autrui une action mensongère est considéré comme faux.
→ ex secrétaire qui écrit le faux mais elle ne le sait pas. Alors on considère que c’est celui qui
l’dicté.
Autre ex : la jp a tendance à considérer que l’individu qui fait mettre une substance par un tiers sans
l’en informé de la présence cette substance. Alors c’est celui qui fait administrer devient auteur
matériel et celui qui a administrer comme auteur intellectuel.
L’auteur matériel est assimilé à une chose dont use l’auteur intellectuel pour accomplir l’infraction.
Le ppe de légalité est méconnu lorsque l’on attribue la matérialité de l’infraction à celui qui ne la
pas directement commises.
Il faut dénoncer la paraisse du juge qui traite tous les participants à l’infraction comme des auteurs
alors qu’il y a manifestement des auteurs matériels et un auteur intellectuels qui ne devrait pas
engager sa responsabilité pénale au même titre.
→ regret de dénaturation de l’auteur
II – La pluralité d’auteur
Lorsque les actes d’exécution d’une infraction sont accomplis par plusieurs personnes, les
magistrats doivent déclarer tout ce qui ont participé à commission de l’infraction comme coauteur.
Cette notion de co action est difficilement appréciable. Elle suppose a priori que tous les caractères
d’une même infraction puisse être reprochés à chaque participant. Ce n’est alors pas une séparation
des taches avec celui qui aide et celui qui accompli. La co action est plus que ça.
Chacun doit répondre de l’infraction comme s’il en était seul auteur. Il ne suffit donc pas d’établir
qu’une personne s’est associée à une infraction par la commission par un autre. L’aide ou
l’assistance apporter au stade de la commission de l’infraction est considéré comme une complicité.
Ici il faut plus.
Cette prise en compte de la co action est possible car la causalité n’a pas besoin d’être exclusive en
matière pénale.
Ainsi le coauteur successif de violence peuvent être déclaré coauteur de l’infraction d’avoir fait le
dommage final de la victime.
→ hypothèse à la participation d’une action commune essentiellement dangereuse
Néanmoins cela est contestable car le comportement chacun est distinct su le plan matériel et moral.
Le résultat rechercher par chacun n’est pas nécessairement le même.
→ la causalité est détourner par le juge afin d’exécuté un raisonnsment par analogie. Grace a une
considération etensive de la co-action est peut donc assimilé un comportement accessoire à un
comportement qui même au résultat.
La coaction est le fait de participer avec d’autre à une infraction unique. Ille ne devrai donc pas être
étendu sous prétexte de l’extension de la causalité.
De surcoit, la jp éconnait l’unité de temps qui devrait être l’essence de la co-action puisqu’il s’agit
d’apprécier une action unique et non pas connexe.
→ Cette solution s’est soumis pour que chacun puisse être poursuivi = fin répressive
Autre ex : Il en va de même en matière de vol pour celui qui a fait le guet. Lorsque l’action du
guetteur semble indissociable du vol les magistrats n’hésite pas à le considérer coauteur du vol.
B. Le régime de la co-action
Les coauteur quel qu’il soient sont tous soumis au même régime.
Au plan répressif, chacun est traité comme s’il avait été seul auteur de l’infraction. Puisque tous les
coauteur ont au moins en théorie le comportement incriminé, la responsabilité pénale de chacun
peut être envisagé indépendamment de celle des autres. Peu importe donc que tous les coauteur
soient poursuivis, punis, ou même punissables.
→ là est la distinction avec la complicité
Inversement, une circonstance aggravante susceptible d’aggraver les conditions d’un coauteur n’est
pas susceptible d’affecter les autres. Chacun est traité indépendamment des autres. Double
inconvénient
→ tous les coauteur d’une même infraction ne se confronte pas forcément à une même peine
→ le fait d’avoir agi à plusieurs n’aggrave pas automatiquement la responsabilité de chacun
La chambre criminelle Ccass a fini par jugé que les circonstances aggravantes réelles et mixtes se
communiquent à tous les coauteur puisqu’elles finissent par aggraver le fait.
→ Grace à ce mécanisme de communication de circonstance, la jp permet d’égaliser les peines de
chaque coauteur.
Permet de punir un coauteur à égalité des autres sans savoir certaines choses = défaut du ppe
d’indépendance
→ ex : vol à main armée quand on ne sait pas qu’autrui à une arme ; motif raciste pour un qui
s’étend aux autres
La circonstance aggravante de réunion suppose simplement qu’une infraction ai été commises par
plusieurs personnes en qualité de coauteur ou de complice. En revanche, elle est indifférente au
mode de participation à l’infraction. Il y a réunion en l’absence de co-action. Aucune autre
conditions n’est exigé à l’application des cette circonstances.
La bande organisée suppose un groupement formé ou une entente établie en vue de commettre une
infraction. Il ne suffit donc pas d’établir qu’une infraction a été commis à plusieurs. Elle suppose
une répartition des rôles entre les différents membres. Elle suppose également une préméditation et
une répartition des moyens.
→ A nouveau, l’application des ces circonstances aggravante ne dépend pas du mode de
participation.
Ces circonstances aggravantes sont des circonstances spéciales et ne sont applicables qu’à partir du
moment où un texte d’incrimination le prévoit.
On ajoute que les préposés puissent assumés la responsabilité de l’entreprise. Dans l’entreprise une
responsabilité du fzit d’autrui existerait donc.
L’originalité de la responsabilité pénale du chef d’entreprise ne répond pas du fait d’autrui mais de
son fait : défaut de surveillance et d’organisation.
→ elle vient du fait que la responsabilité pénale du chef d’entreprise repose sur une présomption
de faute. Cette présomption de faute est dans les faits quasiment impossible à renversé. ?
La Jp lui reconnaît tout de fois un moyen de défense spécialisé qui consiste a démontrer que le chef
d’entreprise ne peut être responsable car il avait délégué tout ou partie de son pouvoir à un salarié.
→ transmission de pouvoir qui se double d’une responsabilité pénale
Les magistrats ont voulu encourager les délégations de pouvoirs afin d’avoir un meilleur contrôle
du respect de la loi dans l’entreprise.
S’il est établi qu’au moment au l’infra a été commise le chef avait délégué son pouvoir à un salarié
doté des moyens nécessaire pour exécuté la bonne application de la loi, de contrôler et organisé son
service.
→ transfère de la responsabilité
Ce mécanisme ne permet pas de dénuer d’un responsable mais de la transféré. Le chef d’entreprise
est exonéré. Le caractère personnel de la responsabilité pénale n’est pas affecté.
Alors que la coaction reveint à commettre une infraction à plusieurs, la complicité revient à
s’associer à l’infraction commise. La complicité ne peut avoir à se titre un caractère autonome. Il
n’y a de complicité punissable qu’à partir du moment où il est possible à titre principale de
repprocher une infraction à autrui.
A travers ces formes le leg a voulu envisagé les différents comportement par lequel une personne
s’associe à l’infraction d’une autre avec un=e intention coupable perçu comme équivalente.
Une interprétation stricte s’impose compte tenu de ses conséquences en terme répressive.
→ cette énumération de ces formes est limitative : toute autre participation à l’infraction d’autrui
doit échapper au droit pénal.
A. L’aide et l’assistance
Art. 121-7 al1 dispose que est complice d’un crime ou un délit la personne qui sciemment par aide
ou assistance en a facilité la préparation ou la consommation.
Ce texte fait ressorti la dimension matérielle et psychologique de la complicité par fourniture de
moyen.
Le droit pénal a toujours distingué l’aide de l’assistance. Pour justifier cette distinction on a parfois
suggéré de voir dans l’assistance une forme de participation directe à l’infraction commise par
autrui. Il y aurait assistance lorsque la personne est présente sur les lieux de l’infraction. Il y aurait
aide dans les autres hypothèses.
La jp retient parfois ce critère de distinction mais le plus souvent ils sont tenus pour synonyme.
→ Complicité par fourniture de moyen. Il suffit à se titre que les magistrat puisse constaté que
l’intervention du complice à facilité l’action de l’auteur principal.
Ainsi entendus, l’aide ou l’assistance se traduit le plus souvent par un acte positif de la part du
complice. Est complice d’un outrage à magistrat celui qui rédige la lettre outrageante qui veut être
envoyé par autrui en connaissance de cause.
Deux conditions :
• le magistrat s’assure que l’individu avait bien l’obligation d’agir, l’abstention permet la
commission de l’infraction
• il exige également que cette abstention ai été prévu d’avance avec l’auteur des faits
La solution est fréquemment rappelée lorsque des commissaires aux comptes sont poursuivis à
raison de leur complicité dans les abus de biens sociaux reprochables aux chef d’entreprise.
→ une telle infraction est facile a détecté alors les commissaires aux comptes ou l’expert comptable
sont tenus d’informer le proc de la Rep. En ne dénonçant pas le chef d’entreprise sont rendus
complices car cela aide à de nouveaux abus de confiance.
La dimension matériel ne permet pas a caractérisé ces deux formes de complicité. Il y a une
dimesion subjectivement
A contrario on ne saurai engagé la responsabilité pénale d’un individu pour complicité si l’aide ou
l’assistance qu’il a procuré a été involontaire. Si une personne se montre imprudente ou négligente
au point de facilité la commission d’une infraction par autrui, elle ne s’associe pas à l’agent.
Cette affirmation peut poser difficulté lorsque le résultat d l’infraction accompli n’est pas celui
auquel s’attendait le complice.
→ les magistrats n’hésite pas à engagé sa responsabilité pour l’infraction aggravé car il a accepté la
commission d’une infraction et avec les risques potentiels de son aggravation.
On ne peut donc plus dire que l’aide ou l’assistance a été apporté sciemment, car il est associé à un
comportement auquel il ne s’est pas intentionnellement associé.
→ magistrat légitime avec le fait que c’est une technique de dissuasion de complicité
Un individu qui veut facilité un vol par autrui en indiquant la combinaison du coffre qui se trouve
dans le bureau d’un parent. Ce qu’il n’a pas envisagé est que l’auteur est craintif et au moment de
pénétrer dans l’appartement, le futur voleur s’est muni d’une arme. Il est surpris entrain de
commencer à introduire la combinaison du coffre. Au moment de son arrestation, on découvre
l’arme et il sera alors poursuivi pour vol à main armé.
Les conseil en temps doivent avoir été suffisamment précis pour permettre à autrui de réalisé
l’infraction. Il doivent être suffisamment séduisant pour inciter l’auteur de l’infraction à passer àà
l’cte. Pour autant, le complice ne cherche pas à peser sur autrui.
→ on cite traditionnellement le cas de l’individu qui avait conseillé une femme désireuse
d’interrompre sa grossesse de procédé par voie d’injection en lui transmettant les coordonné précise
qui était en mesure de lui donner les substances abortives. La personne s’est alors rendus complice
du délit d’avortement lorsqu’il était punissable.
Ce type de complicité ne se distingue pas vraiment des autres. Elle tends seulement à montrer que al
complicité peut être non seulement matérielle mais également intellectuelles.
→ tombe en désuétude car magistrats l’assimile à l’aide ou l’assistance
L’auteur de l’infraction est poussé à agir par le complice. Le complice qui ne peut ou ne veut agir
par lui-même recherche tout de même le résultat de l’infraction. L’attitude de se pousse au crime n’a
plus rien de neutre. Ce pousse au crime est à l’origine de l’infraction commise par autrui.
→ pas similaire au complice par fourniture de moyen
Au titre de la complicité par provocation, le complice est animé d’un dol spéciale en plus de son sol
générale. Il agit dans le but du résultat de l’infraction et non pas seulement avec la consciences
d’agir dans une infraction.
Elle est admise que si la pression sur autrui est fait par certains moyens : adminicules.
La preuve de l’un de ces adminicules est nécessaire pour caractériser la complicité par pression.
Liste de moyen considérée comme limitative. Le simple conseil (si précis complicité par
instruction, suggestion ne suffit pas :
• le complice a alléché l’auteur du fait principal en lui faisant des dons ou promesse
• le complice a impressionné l’auteur du fait principal (menace, abus de pouvoir etc)
Une parole en l’air n’est pas suffisant pour caractériser la complicité par provocation. Elle doit
impliquer des moyens persuasifs pour inciter l’individu à passer à l’acte.
L’effet de la provocation n’équivaut pas à celui d’une contrainte moral. La provocation insiste
autrui à commettre une infraction et ne le prive pas de son libre arbitre.
II – Le régime de la complicité punissable
La complicité peut être évoquée au singulier s’agissant de son domaine d’application rt de la
sanction.
A. Le domaine de la complicité
La complicité s’apprécie par rapport à une infraction de référence. Cette infraction de référence est
appréciée abstraitement. Il suffit que le juge puisse se convaincre de son inexistence. Il n’est pas
nécessaire que son auteur ai été arrêté et poursuivi.
Question de la nature
L’acte du complice doit avoir facilité sur le fait principal = question du moment
La complicité ne se conçoit qu’à l’égard des infractions intentionnelle. Elle suppose une
coïncidence entre la démarche du complice et l’auteur du fait principal. Les deux doivent avoir pour
but la commission de l’infraction.
Il arrive que ponctuellement la loi pénale face exception à la règle selo laquelle la complicité doit
être pui quand ces conditions sont réunis.
→ Il en va ainsi en matière contraventionnelle. Alors que les différentes formes de complicité sont
punis en matière de crime et délit sans que le texte le rappel explicitement, il en est différement en
matière contraventionnelle.
Seule la complicité par provocation en matière de contravention etst tjrs punissable. LA solution se
déduit de l’art. 121-7al2 cp et art. R610-2 cp.
La jp fait exception à cette règle si la complicité a posteriori est convenu avant la commission des
faits.
Cette impunité a pu choqué et a pousse le législateur a intervenir. Il a érigé les comportements
d’aide ou assistance en infraction autonome indépendamment de la complicité à un fait d’origine.
→ question qui se pose en matière de recel. Ce n’est pas une complicité mais un comportement
autonome de la première infraction qui sont des infractions.
Ex : pour l’aide à la fuite d’un auteur d’une infraction. Le tiers ne commet pas de complicité mais
de recel de malfaiteur.
B. La sanction de la complicité
La déclaration de culpabilité à l’égard du complice doit faire mention de l’infraction à laquelle il
s’est associé. La complicité n’est pas autonome et ne peut être puni en tant que tel. Le complice
emprunte la criminalité de l’auteur principal ce qui légitime la même sanction que l’auteur.
→ le complice emprunte la qualification pénale de l’auteur des faits
En conséquence l’art. 121-6 cp dispose que sera puni comme auteur, le complice de l’infraction.
→ la logique voudrait que le complice soit puni comme s’il avait était lui-même auteur de
l’infraction.
Il ne semble ps lié au sort de l’auteur dans la mesure où il n’est pas nécessairement puni de la même
façon que lui. On pourrait ajouté que les règles ont évolué.
L’art. 59 du code de 1810 disposait que les complices d’un crime ou d’un délit seront puni de la
même peine que les auteurs de ce crime ou de ce délit. En conséquence, le complice n’empruntait
pas seulement la criminalité de l’auteur principale mais également sa pénalité.
Le législateur en 1992 a voulu rompre avec l’emprunt de pénalité. Ne subsiste que le lien de
criminalité.
La Ccass n’a pas voulu tiers les conséquences qui s’imposait par la différence de rédaction. Elle
continu de punir le complice comme l’auteur même de l’infraction. S’il y a circonstance aggravante,
sous réserve de la récidive, l’auteur des faits principale y sera soumis et de la même façon le
complice également.
A l’inverse en cas de circonstances aggravante qui lui serait propre le complice n’y est pas soumis.
L’inconvénient du système mep par le législateur pourrait effectivement mettre en échec la sanction
de la complicité.
→ ex : infraction déterminé : infraction relative au chef d’entreprise et complice qui n’a pas la
qualité de chef d’entreprise
Elles sont dites morales parce qu’elles n’ont pas d’exigence matérielle tangible. Elles ont
néanmoins un patrimoine et être à ce titre titulaire de droits et d’obligations. Dès 1954 la chciv la
ccass a admis que ces groupements constituait une réalité et non pas une fiction.
La responsabilité pénale des personnes morales en France a été consacrée sous l’impulsion du droit
de l’Union lors de la réforme du cp (1992 entré en vigueur 1994). Cette responsabilité pénale des
personnes morales reste encore bien inférieure à celle des personnes physiques.
A l’origine était affecté à la responsabilité pénale à une exigence de spécialité. Elle ne pouvait être
engagée qu’à raison d’une infraction expressément prévu par un txt d’incrimination. Le législateur
avait fait une sélection de ce qui pouvait être reprochée au personne morales. Il a fini par l’élargir
puis renoncer à l’exigence de spécialité.
Depuis le 1er janv 2005 toutes les infractions sont possiblement reprochable aux pers. Phy et mo.
Une autre exception existe, tous les groupements ne sont pas concerné par le mécanisme. L’art. 121-
2 cp dispose que les personnes morales à l’exclusion de l’État sont responsables pénalement.
Toutefois les collectivités territoriales et leurs groupements ne sont responsables pénalement que
des infractions commises dans l’exercice d’activité susceptible de faire l’objet de convention,
délégation, de service public.
Ce txt invite à traiter différemment les personnes morales de droit privé et les personnes morales de
droit public.
Peu importe que ces perosnnes morales soient de nationalité étrangère tant qu’elles commettent une
infraction.
Sous prétexte de respecter l’indépendance du pouvoir exécutif, on fait ainsi une confiance sans
doute exagérée à ces personnes morales de droit public.
L’État bénéficie d’une immunité de responsabilité absolue. La responsabilité pénale ne peut jamais
être engagé pour des infractions pénales commises en son nom (PR ou ministres).
→ justifié par la souveraineté de l’État et qu’il ne peut se punir lui-même
La sdp interdit à un juge judiciaire de contrôler l’administration quand elle remplie ces missions
d’intérêts général.
La véritable justification de l’immunité pénale provient peut-être dans la sauvegarde des finances
publiques.
Les collectivités territoriales et leurs groupement bénéficient d’une immunité mais limitée, leur
responsabilité est simplement limitée.
→ Les collectivités territoriales et leurs groupements ne sont responsables pénalement que des
infractions commises dans l’exercice d’activités susceptibles de faire l’objet de convention,
délégation, de service public.
→ justifié parce qu’elles agissent comme les personnes morales privées
L’hypothèse reste néanmoins marginale car l’administration n’a pas vocation à se substituer aux
entreprises privées.
Néanmoins la Ccass pense le contraire. Si aucune immunité n’est reconnue, elles doivent engager
leur responsabilité pénale y compris lors de l’exercice de prérogative publique.
La solution paraît opportune lorsqu’elle permet essentiellement la poursuite des CHU à l’occasion
d’accident médicaux due à leur personnel. Si cette faute est due à une mauvaise organisation du
service alors il peut engager sa responsabilité pénale et civile.
→ l’utilité est d’ouvrir une enquête (qui ne peut pas être faite par une personne extérieure)
Les art. 121-4 à 121-7cp assimilent les auteurs d’une infraction tenté à une infraction consommée et
le complice à l’auteur principal de l’infraction. On en déduit qu’une personne morale engage sa
responsabilité pénale quand l’infraction a été consommée et tentée, également lorsqu’elle a
participé à l’infraction en tant qu’auteur ou complice.
L’art. 121-2 nous indique que la responsabilité pénale des pers morale repose tout entière sur l’idée
de représentation. Cela permet à l’art. de dire que la personne morale répond des infractions
commise par ces organes et ses représentants pour son compte ;
La participation à l’infraction d’une personne morale est plus complexe. Il s’agit de déterminer qu’à
l’occasion de l’infraction, un organe ou un représentant agissait au nom et pour le compte de la
personne morale.
La représentation permet à une personne d’être représenté par une autre personne auprès d’une
troisième. Elle fait souvent objet d’un contrat de mandat.
La situation de la personnes physiques intervenue pour le compte de la personne morale est assez
transparentes.
Pour trouver un critère de distinction on prétend que les organes correspondent aux personnes qui
sont dotées de pouvoirs généraux par la loi ou les statuts de la personnes morales afin d’agir en son
nom.
[...]
→ on désigne essentiellement les administrateurs et liquidateurs judiciaires lorsque la personne
morale fait l’objet d’une procédure collective ainsi que les salariés lorsqu’ils sont bénéficiaires
d’une délégation de pouvoir.
A priori la preuve d’un intervention de cette organe ou de son représentant doit être établi. Une
présomption a pu être ponctuellement admise. En effet, dans certaines circonstances, l’infraction
constaté au sein d’un groupement dans,l’exercice même de l’activité de celle ci ne peut avoir été
commise que par un organe ou un représentant de celle-coi.
→ si l’infraction est la conséquence d’une mauvaise direction de l’entreprise elle ne peut amené
d’un ters mais que le fait d’un organe représentant.
La Ccass a ponctuellement acceptée que les juges du fond se dispense d’identifié l’organe ou le
représentant ayant pu commettre l’infraction pour le compte de la personne morale.
Ex SNCF : un train déraille, des passagers sont blessés. Il apparaît que les voies étaient mal
entretenue et que le train était vétuste. L’accident semble bien avoir une origine fautive. On peut
alors engager la responsabilité de SNCF a conditions d’identifié l’organe ou le représentant. Mais si
le train a déraillé entre deux gares, la situation est complexe et n’a pas d’intérêt parce qu’on ne veut
pas engager la responsabilité pénale de la personne physique mais de la personne morale.
Cette solution a été contestée au motif qu’elle méconnaîtrait le principe de légalité et handicape les
personnes morales françaises dans la compétions économique internationales car toute personne
morale a un casier judiciaire.
→ En Allemagne, les personnes morales sont soumises à des sanctions administratives mais pas
pénales se qui fait qu’elles ne sont pas exclues.
La Ccass a alors fini par abandonné cette jp en 2012. La ccass admet que la preuve expresse de la
participation d ‘une personne physique est nécessaire pour engager la responsabilité pénale d’une
personne morale.
Le législateur a voulu dire que la responsabilité pénale d’une personne morale n’est pas engagée en
cas d’abus de fonction de son dirigeant. Si la personne physique assumant la fonction d’organe ou
représentant poursuis un intérêts personne, la personne morale trahi ne peut se voir reprocher
plusieurs infractions qui lui sont étrangère.
Cela écarte néanmoins l’engagement de la responsabilité pénale sur l’apparence (comme en droit
civil). L’apparence contraire ne peut suffire à justifier une sanction pénale contre la personne
morale.
Ce profit est entendu largement afin de ne pas exonéré trop facilement les personnes morales de leur
responsabilité pénale. En effet, il ne s’agit pas de limité la responsabilité pénale des personne
morales aux seules hypothèses d’infraction commises à but lucratif (intentionnelle).
→ le profit n’est pas seulement un profit pécuniaire il peut s’agir d’un profit moral.
En revanche, le législateur admet au terme d’un raisonnement artificiel que subsistent une
responsabilité pénale pour la personne phy qui a exercé la fonction d’organe ou de représentant et
qui a réalisé à ce titre concrètement l’infraction.
→ l’infraction pénale est aussi reprochable à la personne physique. Or ce cumul est contraire à la
représentation.
1. Les conséquences de la représentation à l’égard de la personne morale
Les personnes morales assument une responsabilité personnelle par le fait de leur organe ou
représentant. L’or ou le représentant ne peuvent être dissocié de la personne morale puisqu’il en est
l’incarnation.
L’art. 121-2 cp ne dérogent pas à l’art. 121-1 cp qui affirme que nul n’est pénalement responsable
que de son propre fait. L’art. 121-2 ne se contente que de faire application de la responsabilité
pénale de la personne morale.
Pour engager la responsabilité pénale de la personne morale il n’est pas nécessaire d’établir en plus
un défaut d’organisation ou de surveillance imputable à la personne morale. La personne morale
n’est pas dissocié de son organe ou représentant.
=> pas une responsabilité du fait d’autrui mais du fait personnel
En effet, cette personne physique est un simple mandataire, elle a agit dans l’intérêt et au nom de la
personne morale.
Pourtant lors de la réforme du cp les parlementaires ont maintenu le fait de pouvoir engager la
responsabilité pénale de la personne physique ayant agit es-qualité d’organe ou de représentant pour
le compte de la personne morale.
121-2 cp al3 ajoute « la responsabilité pénale des personnes morales n’exclue pas celle des
personnes physiques auteurs ou complices des mêmes faits ».
Les parlementaires ont craint d’irresponsabilité les dirigeants des personnes morales ?
Même si elle a une raison pratique, la solution n’en reste pas moins absurde au terme du mécanisme
de représentation.
Le législateur a partiellement convenu de ce qui l’est revenu sur le caractère exagéré de ce cumul
dans une hypothèse particulière. Il en va ainsi à l’égard des infractions non intentionnelles (art. 121-
2 et 121-3 cp).
« la responsable pénale des personnes morales n’exclue pas celle des personnes physiques auteurs
ou complices des mêmes faits, sous réserve des dispositions du 4e alinéa de l’art. 121-3.
Jusqu’à la loi du 10 juillet 2000 le législateur ne s’était pas prononcé sur le lien de causalité entre le
dommage et faute
il s’en suit que la responsabilité pénale des pers morale peut être engagé à raison de n’importe
quelle faute commise par son organe ou représentant à l’origine d’un dommage. Peu importe que la
responsabilité pénale de la perso morale soit engager à une faute ordinaire qui à indirectement causé
le dommage. Dans une telle hypothèse on ne conçoit pas la responsabilité pénale de la personne
physique.
Cours 20 : La justification des faits
Dans certaines hypothèse où un comportement présente tous les caractères requis par un texte
d’incrimination pour constituer une infraction, la loi permet au magistrat d’écarter sa qualification
pénale. De tels faits sont justifiés. L’élément légale de l’infraction est ainsi neutralisé. On en déduit
qu’aucun blâme social ne s’attache au comportement en question.
Alors même que l’infraction est constitué en tous ces éléments, elle n’est pas toujours reconnus car
le juge en est empêché. Le droit pénal n’est pas fait tout entier de rigueur, il ne conduit ps à une
répression aveugle il admet que dans des circonstances ultime un individu décide d’accomplir un
acte susceptible plutôt que de faire subir à lui ou ses proches un acte au ou plus grave que celui qui
va être effectue.
Aucune peine ne va etre prononcé et l’auteur ne sera même pas déclaré coupable s’il existe une
justification. Les circonstances pouvant amener une telle justification tende à se multiplier.
Ex : Le commissaire au compte qui certifie les comptes d’une entreprise est tenue au secret
professionnel. Violer cette obligation de secret c’est commettre une infraction. Pour autant si dans
l’exercice de ses missions de vérification il s’aperçoit d’abus sociaux, il est tenu d’en informer le
procureur de la république sous peine de sanction pénale.
On admet que la loi au autorise un comportement particulier neutralise la sanction d’un autre
comportement.
En revanche, le règlement n’a qu’une portée justificative limité. Un règlement ne serait justifier un
acte que la loi proscrit. D’ailleurs il n’y a jamais obligation de suivre un règlement illégal.
L’individu poursuivi obtient forcément sa relaxe si le règlement était illégal.
Une justification des faits s’impose quand leur exécution était rendu obligatoire par un texte. […
2h13]
L’art. 73 cpp permet à toute personne d’appréhender l’auteur d’un crime ou d’un délit flagrant afin
de le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche. Pourtant porter atteinte à la
liberté d’autrui est une infraction très grave.
→ pas imposé mais possibilité pour celui qui se sent de le faire
La loi se méfie des initiative individuel donc elle se contente parfois d’autorisé un acte à l’occasion
d’un commandement.
1. La source du commandement
L’art. 122-4 al 2 est interprété de façon restrictive, il n’est réputé applicable que dans un cadre
administratif (relation entre une personne attaché à un MSP et son supérieur). Une telle restriction
est déduite du fait que le supérieur doit avoir le statut d’autorité.
Cette cause générale de justification ne trouve donc à s’appliquer qu’à partir du moment ou
l’administration exerce ces prérogative de SP.
A contrario de al justification, n’est pas applicable à l’ordre donné dans une entreprise par un
employeur à son salarié. Si le salarié exécute, il engage sa responsabilité pénale. Le salarié est
considéré comme l’auteur matériel d’une infraction.
Celui qui donnent l’ordre est sujet à l’erreur de sorte que celui qui reçoit l’ordre est fondé à le
vérifier avant de le mettre à exécution. On considère que e pouvoir des autorité privé n’a rien
d’absolue.
Seule le commandement émanant d’une autorité légitime peut faire l’objet d’une cause justificative
mais il ne faut pas seulement ça. Il faut que le commandement échappe à toute illégalité.
2. La légalité du commandement
Selon l’art. 122-4 al 2 cp « l’accomplissement de l’acte commandé par l’autorité légitime n’est
justifié que si ce commandement n’apparaissait pas manifestement illégal au moment où il a été
donné »
→ légalité s’entend au sens du droit administratif
C’est d’abord une légalité externe, l’agent d’exécution doit pouvoir se convaincre que l’autorité
avait bien la compétence et le pouvoir de lui délivrer le commandement litigieux.
La légalité interne
L’agent d’exécution doit être convaincu que l’acte qui lui est demandé respecte bien les dispositions
réglementaires applicables.
→ présomption de légalité, de régularité s’attache à l’action administrative
A priori tout commandement émanant d’une autorité légitime est légale. A priori la légalité du
commandement n’a pas a être vérifié sauf si l’illégalité est manifeste. Aussi longtemps que
l’illégalité du commandement n’est pas manifeste, il doit e^tre exécuté et celui qui la exécuté peut
en tirer un argument.
Si l’illégalité de l’acte sautait au yeux alors là l’agent d’exécution doit refuser d’exécuter l’acte.
Le législateur à choisi une loi médiane entre les deux (présomptions de légalité avec exception de
l’illégalité visible).
1. La défense à l’infraction
Art. 122-5 cp
→ Toutefois il distingue la légitime personne des personnes de la légitime défense des bines
Un acte de protection n’est justifié que s’il a été accompli en réponse immédiate à une agression et
il en découle également qu’il faut qu’il soit commandé par l’infraction. Càd que s’il apparaît à la
fois utile pour répondre à l’agression et urgent dans les conditions particulière de la situation.
Cela suffit a priori pour laver l’acte de protection accompli en réponse de toute dimension pénale.
→ présomption de légitime défense qui peut être combattu par la preuve contraire (acte de
protection disproportionné). C’est à l’agresseur de démontré que l’acte était disproportionné.
Le législateur supprime toute présomption. L’acte devait être strictement nécessaire mais en plus
l’auteur de cet acte devait pouvoir démontrer qu’il l’a agit sans excéder ce qui était nécesaire
→ charge de la preuve lui incombe
Ce qui distingue essentiellement la légitime défense des personnes en état de nécessité c’est
l’origine de la situation à laquelle l’auteur s’est retrouvé confronté.