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Doso Propre

Le document présente un manuel de cours destiné à former des assistants sociaux en République Démocratique du Congo, en abordant les doctrines sociales à travers l'histoire. Il souligne les défis de l'enseignement des humanités techniques sociales et propose des solutions pour améliorer la formation pratique des étudiants. Le cours vise à développer l'esprit critique des élèves et à leur permettre de comprendre et d'analyser les problèmes sociaux contemporains.

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Doso Propre

Le document présente un manuel de cours destiné à former des assistants sociaux en République Démocratique du Congo, en abordant les doctrines sociales à travers l'histoire. Il souligne les défis de l'enseignement des humanités techniques sociales et propose des solutions pour améliorer la formation pratique des étudiants. Le cours vise à développer l'esprit critique des élèves et à leur permettre de comprendre et d'analyser les problèmes sociaux contemporains.

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AVANT PROPOS

Depuis les années 70, l’enseignement des humanités techniques sociales a était une
préoccupation majeure du ministère de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel
en collaboration avec le ministère des affaires sociales de la RD Congo.

L’objectif était de former les jeunes en âge scolaire dans le métier du service social dans une
durée de 4ans. Pour y arriver, plusieurs formations, séminaires et concertations scientifiques
ont étaient organisent pour la réussite d’une formation efficace des futurs assistants sociaux
dans le milieu ruraux et urbains. Depuis plusieurs décennies, les besoins locaux et nationaux
sont aigués et chroniques dans tout l’étendue territorial de la RDC, c’est pourquoi la création
des cadres sociaux et la formation des assistants sociaux compétents en matière du service
social de développement rural et urbain s’avère indispensable. Après une longue expérience
dans la carrière enseignante, étant professeur des cours d’options en humanités techniques
sociales, nous avons identifié plusieurs difficultés liées à la formation des futurs assistants
sociaux, notamment : le manque d’une formation pratique accélérée, le manque des certains
manuels des cours d’options, absence d’une culture des conférences-débats pour initier les
futurs assistants sociaux a la maturité scientifique et à l’esprit critique des problèmes sociaux
du milieu.

Tout cela, demande un effort permanent des tous les acteurs éducatifs et administratifs en vue
de remédier à ces difficultés ci-haut citées. Pour se faire, nous avons jugé important et urgent
de concevoir ce manuel de cours d’option pour contribuer à la meilleure formation des futurs
assistants sociaux. En effet, ce manuel a été conçu pour aider les enseignants, les élèves de
l’option sociale et d’autres chercheurs qui seront intéressent par cette matière.

Néanmoins, ce manuel n’est pas un livre sacre, il peut y avoir quelques erreurs ou fautes
d’orthographes, nous vous demandons de nous signaler pour la correction.

Enfin, nous remercions le Dieu tout puissant pour sa grâce accordes. Nos gratitudes
s’adressent aux grandes figures scientifiques qui nous ont soutenus ; à vous prof docteur KA
MANA GODEFROID et prof docteur GASHURUZI SHALLY de nous avoir éveilles
scientifiquement. Aux collègues, écrivains, chercheurs et enseignants des cours d’options
en humanités techniques sociales pour leurs remarques, suggestions et recommandations
scientifiques lors des corrections de ce présent travail. Aux frères, sœurs, amis et
connaissances pour vos efforts, conseilles et orientations qui nous a permis de réalises cette
activité scientifique.

Conçu par Prof MAPENZI Coordon Enseignant Chercheur et Master en Développement Communautaire. Contacts :
(+243) 997663886, +25762516817.
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PLAN DU COURS
Dans ce cours, nous exposerons les différentes doctrines sociales saillantes, élaborés à travers les
quatre périodes de l’humanité à savoir :

1. ANTIQUITÉ : 4 000 avant jésus christ 476 après jésus christ (fin de l’empire romain
d’occident)
2. MOYEN AGE : 476 après jésus christ 1453 après jésus christ (prise de Constantinople)
3. TEMPS MODERNE : 1453 (après jésus christ) 1789 après jésus christ (révolution
française)
4. ÉPOQUE CONTEMPORAINE : 1789 à nos jours.

INTRODUCTION

L’histoire de la sociologie montre qu’il est difficile de concevoir une sociologie pure. Nous
voyons tous les sociologues obligés de s’appuyer sur les apports d’une ou plusieurs autres
sciences particulières. L’une est juridique, l’autre économique ou psychologique, médicine,
naturaliste, ethnologue, etc.

Ceux qui ont voulu malgré tout, construire une sociologie absolument indépendante des autres
sciences sociales ont abouti assez souvent à un système de notation algébrique ou encore à des
théories formelles assez décevantes.

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Qu’on le veuille ou non, la sociologie est vouée à rester largement une philosophie des
sciences sociales, selon RENE WORN, car elle à la fois une introduction et une conclusion
communes, à l’ensemble des sciences sociales.

Il est à ne pas oublier, par ailleurs que la vie sociale est une matière complexe dans laquelle
s’enchaine des actions simultanées des circonstances diverses en des périodes déterminées
qu’on appelle moment historique.

Dans ce cours nous allons passer en revue les grands penseurs sociaux dans les domaines
économiques, politiques, philosophiques et culturels.

L’objectif de ce cours est de permettre aux futurs assistants sociaux de comprendre l’opinion
des grands écrivains, philosophes et les utiliser pour se tailler une idée personnelle sur des
problèmes sociaux.

En d’autres mots, ce cours permettra aux élèves de :

 Développer l’esprit critique, le jugement et la maturité intellectuelle ;


 Comprendre les problèmes sociaux et recherche les voies et moyens nécessaires à la
résolution de ces problèmes pour l’identification d’une société authentique à nos jours.

Cette pensée sera saisie à partir des théories et doctrines sociales émises par les penseurs du
point de vue social, politique, et économique

1. TERMINOLOGIE
1.1. LA DOCTRINE

La doctrine est l’ensemble d’opinions, des croyances, des idées d’une école littéraire,
religieuse ou philosophique. Elle renferme un ensemble des principes des postulats et est
surtout d’ordre philosophique.

L’ensemble de ces idées (principes et postulats est une tentative de l’esprit humain pour
analyser, expliquer et interpréter la réalité sociale). Le but de la doctrine est de modifier la
réalité sociale en vue d’atteindre un idéal.

Notons par ailleurs, que ce sont les bouleversements politiques qui suscitent ou stimulent la
réflexion sociologique. Celle-ci est conçue en vue d’une application immédiate.

1.2.LA THÉORIE

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La théorie est l’ensemble des théorèmes et des lois systématiques organises, soumis à une
vérification expérimentale et qui vise à établir la vérité d’un système scientifique. On peut
dire encore que la théorie est une doctrine basée sur les faits observes et des hypothèses.
L’ensemble de faits classés et expliqués à partir des postulats et des hypothèses doit être revu
chaque fois que les faits nouveaux ne concordent plus avec eux. La théorie fait par
conséquent partie de la science en tant que généralisation et synthèse limitée et toujours
provisoire.

1.3. L’IDÉOLOGIE

Selon MLUBATI NGASHA, l’idéologie est un faisceau d’idées forcées, d’un groupe donné
qui a pour fonction de donner des directives individuelles à la réalisation d’un idéal. Pour
qu’une idéologie puisse être considérée comme un stimulus, elle doit présenter une certaine
logique. Il faut que les idées émises s’inspirent d’un besoin profond du groupe ou des
individus. L’idéologie se présente donc comme un système d’explication de la société, elle
tend à une action pour maintenir la société, la transformation ou la restructure. L’idéologie
peut donc se comprendre comme un ratio présidant à l’action et le déterminant. Nous pouvons
comparer la doctrine à l’idéologie. Les deux se rassemblent car étant toutes deux des systèmes
d’idées applicables dans une société de construction d’esprit qui tendent à faire comprendre
son fonctionnement. Mais les deux se distinguent par deux faits. :

La doctrine ne comporte pas un jugement de valeurs à l’instar de l’idéologie ;


La doctrine repose sur des faits observes et vérifies par la société alors que l’idéologie,
toute en intégrant, ceux-ci les déprécie largement et repose en grande partie sur des
expressions subjectives, des observations superficielles ou des interprétations particulières. En
RDC pendant la deuxième république, l’idéologie était l’authenticité et la doctrine le
mobutisme

2. FORMATION DES THÉORIES ET DOCTRINES


2.1.LA CONCEPTION MATÉRIALISTE

D’après la conception matérialiste de l’histoire, les doctrines ainsi que les théories politiques
et sociales sont les produits de l’évolution sociale. Celle-ci étant elle-même engendrée par
l’évolution dans la technique de production et de la propriété des moyens de production.

En conclusion, la production économique entraine l’évolution de la société et engendre la


naissance de la doctrine et de la théorie sociale. Il importe de souligner enfin que les hommes
s’organisent et pensent en fonction de leur appartenance à des classes sociales.

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2.2. LE MATÉRIALISME ETHNIQUE OU MORAL

Il correspond à l’usage vulgaire du mot. Il désigne la doctrine que considère la richesse. Ici le
bien-être matériel comme l’objet fondamental de la vie. Tous les vices dont certains hommes
sont esclaves en secret notamment la goinfrerie, la capacité, la gloutonnerie, l’avarice,…
tombent dans le champ de ce matérialisme.

2.3. LE MATÉRIALISME ANTHOLOGIQUE

Ce matérialisme est une doctrine d’après laquelle il nécessite d’autres substances que la
matière. Et la matière définie comme le réel spatiotemporel est le support de la vie psychique
et intellectuelle. Il n’y a pas aussi d’idées autonomes à la matière.

Notons que le matérialisme anthologique couvre une variété des thèses philosophique ou
psychologique.

2.4. LE MATÉRIALISME ABSOLU

Ce matérialisme considère que toute la vie intellectuelle et psychique est réductible à la


matière et ne possède aucune autonomie même réactive.

2.5. LE MATÉRIALISME SOUPLE

Cette conception matérialisme considère que la matière et l’esprit ne sont pas indépendants.
La vie intellectuelle et mentale subit l’action de la matière et de la ….. Comme fondement,
mais elle peut agir à son tour sur la matière et l’environnement physique et les modifier.

2.6.LE MATÉRIALISME ÉPISTÉMOLOGIQUE

Ce matérialisme est une doctrine de la connaissance qui affirme qu’il n’y des connaissances
objectives que par observation, la sensation et l’empirisme pur.

2.7. LE MATÉRIALISME DIALECTIQUE

Il est une forme possible du matérialisme anthologique. Il considère l’univers comme une
forme des matières en mouvement engage dans une évolution ascendante atteignant des
niveaux successifs ou au plus haut degré de complication quantitative fait apparaitre
nécessairement par une transformation brusque des changements qualitatifs entièrement
nouveaux. De cette définition, on peut parler extraire quatre lois de la dialectique, à savoir

La loi de la connexion universelle (l’univers) est un.


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o La loi de l’évolution du mouvement incessant (… formé des matières, un mouvement


engagé dans une évolution ascendante, atteignant des niveaux successifs…)
o La loi du changement par contradiction (… ou un plus haut degré de complication…)
o La loi du changement quantitatif, un changement qualitatif (… complication
quantitative fait apparaitre nécessairement par une transformation brusque des
changements qualitatifs entièrement nouveaux. L’évolution sociale évolue en trois
étapes : thèse, antithèse et synthèse.
2.8. LA CONCEPTION IDÉALISTE

L’évolution de la pensée sociale, politique, économique de l’humanité est guidée par des
grandes idées théologiques, laïques ou les forces surnaturelles (Dieu, dieu, providence, esprit).
Outre la doctrine religieuse, cette conception idéaliste ou spiritualiste considère tous les
phénomènes extra naturel comme la magie, l’occultisme, l’astrologie, la foi. Bref, tous les
faits insaisissables par nos organes de sens comme étant source de la pensée humaine. Cette
conception idéaliste s’oppose également à la conception individualiste selon laquelle les
hommes (prêtres, chef, rois) dirigent l’évolution en fonction des buts librement choisis par
eux ou imposer par une force supra terrestre.

Précisons que ce cours portera essentiellement sur la conception matérialiste, une conception
selon laquelle les théories et les doctrines politiques et sociales sont les produits des rapports
sociaux des intérêts des groupes humains et des classes sociales.

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PREMIÈRE PARTIE : L’ANTIQUITÉ


1.1. SOCIOLOGIE IMPLICITE

Il existe dans chaque société une sociologie latente rarement. Elle est implicitement incluse
dans les institutions des groupes, même les plus primitifs et les plus exigus. Tout se passe
comme si les institutions, les droits (lois et précepte), l’organisation familiale et sociale
découlent d’un certain nombre des principes et postulais. L’une des tâches principales de
l’ethnologie et de l’histoire consiste à dégager de la masse des faits étudiés, la sociologie d’un
peuple.

1.2. PARA SOCIOLOGIE ET IDÉOLOGIE JUSTIFICATIVE

Les voyageurs et les historiens nous ont transmis quelques descriptions de l’orient ancien et
de ses institutions. Ces descriptions reflètent la place que tenaient chez ces peuples les
préoccupations religieuses.

1.2.1. ÉGYPTE ANCIENNE

Eurodoutes montre que l’idéologie des égyptiens étant une sorte de justification l’organisation
sociale encore par apport à la religion.

En effet, la hiérarchie des dieux correspond à celle des hommes et la création au royaume était
une œuvre divine. Le pharaon intermédiaire entre deux mondes (matériel et surnaturel) étant
lui-même un dieu. La vie future prolonge exactement la vie terrestre. Ce qui explique
l’importance énorme de la sépulture de la momification et de tout ce qui a trait à
l’organisation et au confort de cet au-delà. Cette conception très matérielle de la survie a
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permis à connaitre la société des anciens égyptiens mieux que celle des autres sociétés
disparues.

1.2.2. INDE ANCIENNE

Les sociétés hindoues mêmes les plus anciennes possèdent aussi une psychologie sociale
attachée aux croyances religieuses brahmaniques, la théologie hindoue. Par ailleurs figées
dans ces fourmillements des légendes et des mythes est inséparable des réalités sociales
considérées comme conséquence de ces croyances.

Le régime des cartes est l’institution fondamentale des sociétés hindoues. Les justifications,
les nombreuses interprétations que donnent les hindoues au sujet de l’existence des castes et
des conséquences qu’ils en tirent forment un système cohérent sur le plan religieux,
symbolique, matériel et professionnel.

1.2.3. AMÉRIQUE PRÉ COLOMBIENNE

Dans cette société, les conceptions sont essentiellement théocratiques qu’il s’agisse de la
théocratie féodale et militaire des aztèques ou des castes pacifiques dominés par un seul dieu
incas. C’est peut-être sur ce point que réside les caractéristiques essentielles des sociétés
orientales non seulement l’organisation sociale y est fondée, sur des principes religieux, mais
elle est également considérée comme un prolongement direct d’un monde supérieur avec
lequel un souverain divinisé assure la liaison entre le monde naturel et monde surnaturel, rôle
aux indes par la caste brahmane.

1.2.4. CHINE ET JAPON ANTIQUE

En chine, l’empereur est fils du ciel. La société chinoise était caractérisée également par des
stricts respects de tradition (doctrine de confiseuse). Notons en outre qu’au japon aussi le …
(titre de l’empereur japonais) était dieu.

1.2.5. SOCIÉTÉS BANTOUES

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Chez les bantous, le chef est toujours un intermédiaire indispensable entre les morts et les
vivants. Il est divinisé parfois ou mieux apparait aux yeux du peuple qu’il dirige comme un
être de provenance divine.

TRANSITION : dans le monde scientifique, la société grecque a joué un rôle historique non
négligeable. Beaucoup d’autres demeurent célèbres même en sciences sociales. Quels sont ces
autres ?

1.3.LES GRANDS PENSEURS DE L’ANTIQUITÉ GRECQUE


1.3.1. LES SOPHISTES

Le sophisme est un raisonnement qui n’est logiquement correct qu’en apparence et qui est
conçu avec l’intention d’induire l’adversaire en erreur.

Aujourd’hui donc le concept de sophiste et de sophistique sont des termes péjoratifs. Ils
renvoient aux cliquets (bruit confus des mots et des arguments de pure apparence qui
désorientent l’adversaire déforment la vérité). Les anciens sophistes étaient des gens pourtant
tout à fait honorable et dignes d’être pris au sérieux. La vie grecque était jusqu’ici alors
dominée par des croyances aux divinités, aux mythes et aux coutumes vivant une époque de
bouleversement culturel et de décadence politique, les sophistes voulaient à l’aide de leur art
du savoir :

o Soumettre à la critique ce qu’il avait en rapport avec le monde des dieux et de la


tradition ;
o Fournir des nouveaux fondements à la vie en société ;
o Les sophistes se méfiaient donc des explications coutumières, des légendes et des
mythes. Ils dénonçaient l’archaïsme qui subsistait dans les institutions antérieures en
dépit de développement commercial et intellectuel dont était nouvellement dotée la
société grecque.

Pour eux, enfin, les nouveaux principes d’organisation de la vie publique …Sauver la société
grecque de bouleversements précités. Ces principes sont …………. Le monde humain.

Ils défendent (soutiennent) l’individu qui dans la société grecque appartient à la cite veulent le
libérer spécialement des croyances et des craintes aveugles des dieux et de leurs fatalités.

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Ajoutons, en définitif que comme on le voit, les spéculations des sophistes renferment une
préoccupation morale qu’il s’agisse des sophistes antiques comme les modernes.

Ils prônent l’Egalite entre les hommes, combattent le nationalisme étroit. C’est la première
fois dans l’histoire de la pensée que l’on doit discuter avec liberté et familiarité. Les critiques
des sophistes éveillent la curiosité des penseurs et la dirige vers les phénomènes sociaux.

Les sophistes avaient toutefois quelques démérites :

o Ils n’avaient pas d’auditoires fixes et vendaient leur savoir :


o Leurs principales valeurs étaient l’érudition (qui permet à l’homme en possession de
toutes les connaissances utiles à son objet) et la virtuosité (qui permet à l’homme de
choisir ses thèmes à propos et de les présenter d’une manière captivante).

D’une part, ce sont des techniciens qui se vantent de connaitre et d’enseigner tous les arts
utiles à l’homme, d’autres part ils sont les maitres de la théocratie qui enseigne à capter la
bienveillance de l’auditoire à séduire le public.

La devise aux sophistes c’est savoir bien parler, savoir bien penser.

SOCRATE 470-399 avant J.C

NOTICE SUR SOCRATE

Né vers 470 et mort en 399 avant J.C. d’une sage-femme. SOCRATE est le plus grand
philosophe grec qui s’attache surtout à l’étude morale de l’homme. SOCRATE n’a cependant
rien écrit. Il est connu que par PLATON son disciple, ARISTOPHANE, XÉNOPHON et
ARISTOTE. Injustement condamné à mort SOCRATE bu la cigüe tout en s’entretenant avec
ses disciples.

ESSENTIEL DE LA PENSÉE DE SOCRATE

Toute la philosophie de SOCRATE se caractérise pour la recherche du bonheur (qu’il appelle


utile). Si utile selon SOCRATE est la valeur suprême c’est-à-dire vivre sans reproche.

Pour atteindre cet objectif, les hommes doivent agir selon la morale, celle-ci estime
SOCRATE se trouve en tout homme. Le bien est inhérent à tout homme. Il suffit de
s’observer soi-même, de rentrer en soi même pour bien se conduire ou vivre en
reproche « connais-toi toi-même pour bien te conduire dans la vie ». disait-il.

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Ce principe de personnalité morale autonome, SOCRATE va le hisser au niveau de la


politique. Avant de condamner, de critique, ou de punir des prochains, il faut s’auto critique
pour ne pas tomber dans l’erreur et dans la honte.

Il constate également que l’homme utile est celui qui connait les limites de son savoir.
Il dit à ce propos « tout ce que je sais est que je sais que je ne sais rien ».

Cette humidité intellectuelle est juste l’opposition du pédantisme qu’affichaient les sophistes
de son époque. Ceux-ci en effet avec leur art de débattre et d’augmenter, prétendent enseigner
la vérité, comme si la vérité pouvait être le monopole de quelqu’un. SOCRATE quant à lui, en
dialoguant, il va au marché dans les gymnases parler avec les gens. Il n’enseigne pas, il ne
communique aucun savoir et oublie tout fait encore moins, essaye-t-il de convaincre, de
gagner le partenaire à son propre opinion et de l’amener à un comportement dont il
bénéficierait. SOCRATE plaçait plutôt ses partenaires, face à face avec leurs propres savoirs
qui donne cette confrontation est démasque comme un non savoir.

En résumé, le comportement dialogua de SOCRATE quelque chose de public, de


communicable qu’il faut chercher dans les dialogues. Aucun des partenaires du dialogue ne
peut se vanter de posséder laverie. Il n’y a pas des possessions unilatérales de la vérité.

La théorie actuelle de la vérité comme consensus trouve son fondement dernier

MÉTHODES SOCRATIQUE

Comme dit précédemment, SOCRATE philosophe en dialoguant, il interroge ses


interlocuteurs non pour savoir s’ils sont savants que lui, mais pour détruire la connaissance
apparente, en vue d’inciter en eux une réflexion personnelle. La méthode SOCRATIQUE
comprend deux étapes :

IRONIE SOCRATIQUE OU ÉTAPE NÉGATIVE :

Pour détruire celui que se vante de savoir SOCRATE, se présente avant comme ignorant. Il
interroge son adversaire comme s’instruire, le harcelé des questions jusqu’à ce qu’il avoue
son ignorance.

MAIETIQUE OU ÉTAPE POSITIVE :

Toujours par des questions, SOCRATE fait découvrir par ses interlocuteurs, la vérité qu’ils
ont en eux, sans le savoir, comme le dit son sens (art ou méthode suscitant la réflexion
intellectuelle) la maïeutique est donc l’art de faire accouche la vérité. En d’autres termes par
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l’ironie, SOCRATE détruit le savoir apparent de ses interlocuteurs alors que par la maïeutique
il les amenés à construire, à restituer le savoir : vrai et réel

LA Vertu SELON SOCRATE

Toute la philosophie de SOCRATE est centrée, conforme au problème de vertu, mais


la vertu c’est quoi ? SOCRATE est convaincu que chacun possède un talent inné des notions
morales. Il invite ainsi les confrères à restaurer les biens présents en eux, mais ignore. Une
fois que l’homme par auto critique aura pris connaissance de son ignorance et de sa pauvreté,
il commencera à recherche l’idéal, l’utile, le bien.

En définitive, connais-toi toi-même signifie découvrir le bien qui est en toi, écoute la
divinité qui te parle à la conscience va sans dire pour SOCRATE quand on connait le bien,
quand on découvre le bien à faire, on doit nécessairement le faire. Cette conception socratique
de la morale es appelé intellectualisme, rationalisme moral.

C’est en effet, une façon intellectuelle de concevoir la morale, façon de concevoir qui
trop souvent se trouve contredite par nos observations quotidiennes.

En fait, connaitre ce qui est bien n’implique pas nécessairement qu’on doit pratiquer le
bien. Il y a également le concours de la volonté pour tout acte que nous posons. Et ceci doit
être pris en considération. Non seulement il ne faut pas connaitre le bien, mais aussi il faut
vouloir pratiquer dans la vie. C’est ici qu’apparait exactement la faiblesse de la morale de
SOCRATE. Il a perdu de vue le rôle indispensable de la volonté pour tout acte que nous
posons.

On retiendra cependant que pour SOCRATE la vertu reste la sagesse par excellence.
C’est le début de toute vie. Si non, quelles réponses peut-on réserver à ces questions. « Suffit-
il de connaitre le bien pour le faire ? Peut-on le faire sans le connaitre ? »

PLATON (438-348 avant J.C)

NOTICE SUR PLATON


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Disciple de SOCRATE, PLATON est un philosophe idéaliste. PLATON présente ses écrits
sous forme des dialogues, parmi ses œuvres on retiendra les suivantes :

o Apologie de SOCRATE
o La République
o Le banquet
o Le Phédon

ESSENTIEL DE LA PHILOSOPHIE PLATONICIENNE

La doctrine capitale de PLATON est contenu dans l’œuvre appelée « la république ». Ici
PLATON expose un véritable système de philosophie sociale. Ce système est conçu sous une
forme normative c’est-à-dire semblable à des règles de conduite sociale.

PLATON était préoccupé par une question fondamentale « comment éviter les
troubles si intolérables et désastreuses qui détruisaient son pays » pour PLATON, il était utile
voir même urgent, d’organiser rationnellement la cité de la manière à lui créer la stabilité ?

D’une manière concrète, PLATON préconisait ce qui suit :

o Retour à des institutions archaïques de la Grèce ;


o Instaurer une constitution austère, aristocratique et militaire ;
o Réduire les échanges entre les cités et se méfier des intellectuels et au besoin, chasser
les poètes facteurs d’exaltation et d’innovation qui sont à la base des troubles dans la
cité ;
o Rétablir un régime de caste ;
o Fixer le nombre d’habitants que la cité modèle ne doit pas dépasser 5040 habitants et
pour maintenir le même nombre en remplaçant les vides créés par la guerre, les
maladies et les accidents ;
o Déclarer sacrilège, le citoyen qui s’aviserait d’être père en dehors des limites d’âges
fixées par la loi.

SOCIOLOGIE DE PLATON

La sociologie de PLATON repose sur une psychologie. Celle-ci étant à son tour
fondée sur l’analyse de l’âme humaine. Pour PLATON, l’âme humaine est tripartite. Elle se
compose :

o Du désir ;

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o Du cœur ;
o De la raison.

Le souverain consiste dans l’équilibre de ces trois parties ou éléments pour empêcher
l’explosion des conflits. A ces trois éléments, correspond trois vertus à savoir :

1. La tempérance ;
2. Le courage ;
3. La sagesse.

Ces trois vertus doivent être également dans un équilibre qui assure ainsi un équilibre de
l’âme. Cet équilibre de l’âme humaine doit se refléter dans la société qui devra, à son tour,
être constituées par trois castes à savoir :

a. Les artisans ;
b. Les guerriers ;
c. Les philosophes.

En faisant correspondre les parties de l’âme, les vertus et les castes on aura :

PLATON réserve la droite propriété aux artisans les classes supérieures devraient exercer une
sorte de communisme ou de communautarisme donc le lent serait à la fois leur fraternité et
leur désintéressement (ne pas visé les intérêts personnels, mais le profit de tous).

Pour les castes supérieures, les recommandations suivantes sont indiquées par
PLATON au sujet de la famille « leurs unions seront toujours temporairement et strictement
régler par les magistrats ».

 Les enfants seront élevés ensemble comme des frères ignorant souvent que
sont leurs vrais parents ;
 Ajoutons également que PLATON établit une incompatibilité totale entre l’État
de dirigeant et celui possédant. Un dirigeant n’est pas un possesseur, il est un
gérant, car il gère les biens publics.

PLATON excuse également une théorie ingénieuse de perturbation sociale. Elle consiste dans
la succession des cycles politique qui provoquent des conflits des générations.

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À ce niveau, PLATON établit une corrélation entre le caractère de l’État et celui de


l’individu. « Le gouvernement varie comme le cœur des hommes ». Toutes les composantes
sociales participent au gouvernement : tyrannie, démocratie, aristocratie, gérontocratie et
oligarchie.

Pour finir, remarquons que la doctrine de PLATON a un fondement psychologique personnel.


Cette doctrine est basée sur la justice sociale. Il faut noter que PLATON dans sa jeunesse a
été vendu comme esclave affranchi qui dans le reste de sa vie subi par ailleurs des injustices.
C’est ainsi qu’il prône la justice et l’égalité entre les hommes et les femmes.

Soulignons que PLATON est un philosophe idéaliste. Son idée maitresse est la distinction
entre deux mondes.

 Le monde visible, sensible (c’est-à-dire des sensations), monde de reflets. Ce monde


est le seul que connaissent nos sens, monde de phénomènes de la nature et du corps,
monde changeant passé demi-réel.
 Le monde des idées, c’est le monde que les yeux du corps ne voient pas. C’est là que
se trouve le bel absolu, le vrai parfait, le modelé de chaque espèce. Ce monde est
permanent, immuable, éternel. C’est lui qui donne au monde sensible le peu d’être que
les sensations possèdent, un peu d’existence et de stabilité. C’est la cité idéale.

Ceci veut dire que le monde visible est constitué par des objets qui ne sont que des
exemplaires multiples, des copies, des modèles immuables, dans le monde des idées malgré le
caractère idéaliste de la cité, les pensées de PLATON ont séduit beaucoup d’auteurs à travers
les siècles.

Citons par exemple, les auteurs comme Saint Auguste dans son œuvre la cité de Dieu. C’est
pour cette raison que toutes les réflexions de PLATON sur les cités et les états seront
organisées dans un cadre scientifique précis. Il a créé une école appelée ACADEMIE. C’est là
où a été éduqué ARISTOTE.

ARISTOTE : 384-322 (AV. J.C)

NOTICE SUR L’AUTEUR :

Fils d’un médecin, né à Stagire, en Thrace en 384 avant J.C. et fut élevé à la cour du roi de
macédoine. Il devient élève préféré de PLATON en 367. Ce dernier l’a appelé le liseur. A la
mort de son maitre, le Roi Philippe de Macédoine lui offrit de devenir précepteur de son fils
Alexandre le Grand âge de 13ans, cet emploi a permis à ARISTOTE d’avoir les moyens
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matériels de constituer le plus grand laboratoire de l’antiquité. Sur ordre du Roi, tous les
pécheurs, oiseleurs, chasseurs, herboristes devaient.

Après avoir été précepteur, ARISTOTE fonda à ATHÈNES une école de philosophe
qui prit le nom de lycée à cause d’un temps consacré à APOLLON LYCIEN, tireur des coups.
Un promenoir y attenait. De là, le nom des élèves : les péripatéticiens.

A la mort d’Alexandre en 323 ATHÈNES se souleva contre les macédoines. On lui


tient rigueur de l’amitié d’Alexandre, il s’exile à l’ile d’Eubée avec son fils NICOMAQUE. Il
meurt en 322 avant J.C.

ŒUVRE :

Les œuvres d’ARISTOTE sont des notes réunies en une première encyclopédie et
réparties en quatre groupes :

 « L’ORGANON » Qui contient la logique. C’est un traité de logique formelle.


 « PHYSIQUE » Traité de psychologie de la nature.
 « MÉTAPHYSIQUE » Traité sur le principe de toute chose.
 « POLITIQUE ET ÉTHIQUE A NICOMAQUE » Traité de morale.

DOCTRINE D’ARISTOTE

On trouve la doctrine d’ARISTOTE un grand nombre d’expressions et d’idées


devenues classique. Tout d’abord sa fameuse constatation « homme est un animal politique ».
ce qui revient à dire qu’il est inséparable de la société. En effet, l’homme ne s’exprime pas
seul, il ne se suffit pas seul à aucun point de vue ni pour la perpétuation de l’espèce, ni pour la
défense et l’entretien de la vie, ni pour le développement des idées et des puissances morales
qui constituent son objectif primordial.

ARISTOTE insiste sur l’influence du climat dans la psychologie sociale. Il indique


que la famille est le groupe social élémentaire et repousse par-là, la conception de son maitre
PLATON qui voulait la supprimer pour une société idéale. Il souligne par ailleurs que l’idée
n’a pas d’existence séparée. Ce sont les individus concrets qui sont seuls réels mais l’idée
n’en a pas moins une extrême importance car elle existe dans les êtres individuels. Cette idée
ARISTOTE l’appelle « forme » et qu’elle est pour lui dynamique.

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AUTRES CONTRIBUTIONS D’ARISTOTE

ARISTOTE compare la société à un être vivant soumis à la fois à la loi de la naissance, de


la croissance et de la mort. Il est à la base de la doctrine de l’organisme sociologique.

ARISTOTE indique que le changement est la condition de la vie de la société. Celle-ci est
formée d’éléments hétérogènes d’où proviennent la hiérarchie, le gouvernement et la division
du travail. Il en résulte un système d’équilibre.

Cet équilibre se rompt :

 Lorsqu’un des éléments de la cité croit en nombre par rapport aux autres ;
 Lorsque l’ensemble de la population augmente d’une façon notoire. Dans ce cas,
l’ancienne constitution ne peut convenir. Une population donnée correspond à une
constitution donnée et réciproquement.

ARISTOTE est obsède comme PLATON et SOCRATE par la crainte des séductions et
des désordres qui agitaient les cités Grecques. Pour lui, ces désordres sont provoqués par
des inégalités des conditions sociales. La loi doit chercher à y remédier.

Il pense être maintenu en comprimant l’élément fortune. On est aussi amenée à limiter le
nombre d’enfants. Si non l’inégalité réapparait et il se constitue une classe des pauvres.
On aura bien de la peine à les empêcher à faire la…

ARISTOTE se montre dirigiste en manière de démographie et de population. Il va


même fixer l’âge de la population en le rendant obligatoire dans certains cas et en interdisant
dans d’autres cas. Pour cela, il impose l’avortement ou l’infanticide.

DU POINT DE VUE PSYCHOLOGIQUE : l’essentiel de la vie sociale est la communion de


pensée qui entraine le concours de la volonté. La délibération qui précède la décision prise en
commun n’est autre que la délibération de l’homme. Cependant ajoute : l’homme collectif
jouit d’une sagesse d’autant plus grande qu’il possède d’organes variés.
Contre PLATON, ARISTOTE. Souligne que l’idée n’a pas d’existence séparée avec la
matière. Ce sont des individus concrets qui sont seuls réels. Mais l’idée n’en a pas moins un
extrême important, car elle existe dans les êtres individuels ; elle est immanente à ces êtres.

DU PONT DE VUE MORALE : dans l’ethnique à NICOMAQUE, notre auteur souligne que
pour l’âme humaine, la moralité consiste à passer de la puissance à l’acte.

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 Morale pour lui, semble être soumise à la politique, « la politique prescrit par des lois
positives ce qu’il faut faire et dont on doit s’abstenir, … »
 La vie sociale est un moyen et non un but de la vie morale.
 Les vertus majeures sont les courages (qui fait vraiment l’homme), la tempérance (qui
fait table rase des passions ordinaires), la justice et l’amitié, couronnées par la joie.
De là jaillit le bonheur suprême, le plaisir suprême, diffèrent toute fois de
l’hédonisme animal égoïste.

CONCLUSION GÉNÉRALE

Les philosophes Grecques ont délimité les positions et tendances entre lesquelles
oscillent désormais toutes les écoles publiques, sociologiques, philosophiques et
économiques. Bref, toute la pensée sociale. PLATON représente la tendance sévère. Celle qui
se méfie de la spontanéité au point qu’il veut détruire même la famille.

 Il considère l’État comme le seul créateur de la morale et du droit ;


 Il préconise le retour à la simplicité primitive ;
 Il s’oppose à toute ascension sociale de l’homme et veut figer la hiérarchie en des
castes immobiles et en des taches fixées par l’autorité.

ARISTOTE représente la tendance contraire. Pour lui, la science sociale est avant tout une
science d’observation. Les sociétés sont des êtres vivants dont les mouvements sont la règle.
Les différences des milieux et des structures leur imposent la diversité et la complexité.

L’ANTIQUE ROMAINE

La théorie de la cité-État d’ARISTOTE qui avait connu une extension en Europe avec
le christianisme s’est effondrée avec la chute de l’empire Romain. La cité-État était parvenu à
procurer aux hommes une vie heureuse. Cet échec a engendré l’apparition des idées de
l’individualisme et de la communauté universelle. L’État ayant failli à sa mission, l’individu
devrait chercher lui-même son propre bonheur. Ce sont les doctrines comme l’épicurisme et le
stoisme ou l’idéal de l’homme n’est ni dans une communauté d’hommes mais dans la sagesse
qu’il s’impose.

EPICURISME :

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Cette doctrine a été initiée par EPICURE. Ce dernier précise trois attitudes possibles
devant la réalité sociale.

 L’homme peut se réfugier dans sa croyance d’un monde meilleur après la mort.
Message de l’espérance des chrétiens, un bonheur surnaturel ;
 L’homme peut vivre intensément l’instant présent sans se soucier du monde. Un
activité aveugle, un bonheur cupide ;
 Une sagesse matérialiste. C’est la voie choisie par EPICURE. À ce sujet, EPICURE
demande au corps et à ses vertus le secret de ne pas mourir désespéré.

Pour EPICURE, on notera également que les critiques de la vérité sont la sensation. Les
émotions et les sentiments « Rien ne peut refouler les sensations » déclare-t-il. Pour nous
résumer, disons que pour EPICURE, il faut partir de ce qu’on sent, seule la vue du présent
vaut la peine d’être vécue. Il a établi contre PLATON et son idéalisme la primauté du
monde perceptible. « Il préfère, déclare-t-il, un jour dans le présent que mille jours dans le
future », le salut n’est pas une évasion vers le ciel, mais une entreprise terrestre.
À l’égard de Dieu, EPICURE est un matérialiste. Il ne croit ni aux dieux, ni à l’âme, ni
à la vie future.

LE STOICISME

Le stoïcisme est une philosophie de la résignation. Un stoïque est quelqu’un qui accepte
en sort, il refuse de se plaindre, il se résigne. Le moral stoïcisme semble être un essai de
conciliation entre les thèses rationalistes et la théorie de la sagesse. Le sage est celui qui se
conforme au cours des évènements de la nature c’est-à-dire à la fatalité, au destin.

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2ème partie : LE MOYEN AGE

Les institutions de l’antiquité présentent avec les nôtres la différence à savoir


l’existence de l’esclavagiste. Quand nous parlons des cités Grecques, comme étant
démocratiques, il faut se mettre en tête que la démocratie ne s’y appliquait qu’à une
minorité des citoyens, les esclaves restant hors la sphère des droits. Dans les civilisations
encore archaïques, de nos jours, il existe un système de caste plus ou moins rigoureux.
C’est le cas pour certains peuples de l’Océanie, de l’inde et de l’Afrique.

Le moyen âge Européen fut essentiellement théocratique. Contrairement aux mœurs de


l’antiquité, le droit et la morale sont inspirés du deutéronome. Ce dernier interdit la
cruauté, mêmes envers les animaux. Il établit le principe d’égalité entre les hommes et
ordonne même l’affranchissement périodique des esclaves.

Par ailleurs, l’action de Saint Paul, l’apôtre des gentils (païens) dégage le principe
judaïsme. Ainsi l’adoption du christianisme amena invinciblement une refonte des
institutions. La nouvelle conception du monde se caractérise par un esprit égalitaire, toutes
les âmes étant égales devant Dieu.
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À ce titre, le droit et la morale deviennent œcuméniques, car ils ne sont plus limités à une
cité ou à un groupe.

 L’individu cesse également d’appartenir intégralement à la cité ;


 L’État non plus n’est pas le créateur du droit et de la morale comme ce fut le cas
dans l’antiquité Grecque. La morale et le droit viennent de Dieu.
 Peu à peu, la violence est codifiée dans la règle de courtoisie et de galanterie. La
charité devient une obligation comme le pardon.

SAINT AUGUSTIN (354-430)

NOTICE SUR L’AUTEUR

Évêque d’Hippone (près de Bonn), Saint Augustin est l’auteur des confessions et de
cité de Dieu. Il est le fils de la Sainte Monique de la grâce.

Après une jeunesse orageuse, il fut attiré vers la vie religieuse par la prédication de
Saint Ambroise et devient le plus célèbre des pères de l’Église latine.

Théologien, philosophe, moraliste, dialecticien, il cherche à concilier le platonisme et le


dogme chrétien, l’intelligence et la foi.

DOCTRINE SOCIALE

« La cité de Dieu » contient une synthèse de toute la civilisation de l’antiquité et une vue
d’ensemble sur l’histoire. Du point de vue sociologique, nous trouvons dans cette œuvre, un
certain nombre d’idées et d’analyses qui sont à la base des conceptions juridiques et
sociologiques modernes :

o L’idée du droit naturel ;


o L’idée de légitimité du pouvoir ;
o L’idée de liberté naturelle de l’homme ;
o L’idée de l’origine du pouvoir de coercition qu’exerce le
gouvernement.

Comme dit dans les notes précédentes, St AUGUSTIN a subi l’influence de PLATON. A
l’instant de ce dernier, Saint AUGUSTIN part de la distinction de deux mondes à savoir :
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 La cité de l’homme
 Et la cité de Dieu.

Pour lui, les deux mondes sont opposés et désignent les deux tendances qui sont mêlée et
confondues. La première tendance est celle de l’asservissement à la matière, la culture des
appétits, de la violence de l’amour de soi.

La deuxième tendance est celle de l’amour de Dieu poussée jusqu’au mépris de soi. C’est la
pratique de la foi, de l’humilité et de la justice.

Pour l’évêque d’HYPPON (Saint AUGUSTIN) la croyance religieuse joue un rôle d’un idéal
qui mène l’homme vers une perfection croissante à la cité céleste appelle les citoyens de
toutes les nations. Elle rassemble et constitue une société des pèlerins des toutes langues, elle
apporte seulement la paix.

PENSÉE POLITIQUE

Au sujet de la forme de l’État, Saint AUGUSTIN n’exprime aucune référence. Il pense


seulement que la raison d’être du pouvoir est de faire régner la justice car « sans la justice qui
est ce qu’un roi. Si non un bandit couvert de gloire? Qu’est-ce qu’un royaume si non une
caverne des voleurs ? »

La doctrine de Saint AUGUSTIN a exercé une grande influence dans la création d’Etat
européen moderne. On sait que la cité de Dieu était un ouvrage favori de CHARLEMAGNE.

SAINT THOMAS D’ACQUIN (1225-1274 Après. J.C.)

Grand théologien catholique. THOMAS D’ACQUIN a précisé que l’homme a besoin


des lois parce qu’il est destiné à deux fins :

a. Il a besoin de la loi humaine pour assurer son bien être dans ce monde, d’une part ;

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b. Il a besoin d’une loi divine d’autre part pour bien se diriger spirituellement et pour
obtenir la bénédiction et la grâce du monde céleste. D’où la distinction chez Saint
THOMAS D’ACQUIN de deux autorités :
 L’une temporaire ;
 L’autre spirituelle.

Chacune de ces autorités possède sa sphère d’action indépendante.


De ceci, précise THOMAS D’ACQUIN, il n’y a pas à conclure que l’Eglise est indépendante
du pouvoir temporaire mais étant donné que la fin surnaturelle est plus importante que la fin
naturelle, l’Église doit être supérieure à l’Etat. La doctrine de Saint THOMAS D’ACQUIN
n’enseigne pas la révolte ou la liberté de l’individu mais plutôt sa soumission ici sur la terre
pour le service de Dieu. Il en découle deux conséquences suivantes :

 La soumission pour le service fondé sur l’obéissance ;


 Le peuple ne détient pas la souveraineté mais plutôt le roi ou le prince, car « toute
autorité vient de Dieu ».
 Concernant la propriété privée Saint THOMAS D’ACQUIN s’efforce de corriger
l’individualisme du droit Romain. Pour lui, la propriété privée n’est pas mauvaise en
soi, mais le propriétaire administre au profit de la communauté. En outre, le travail
salarié fait vivre l’ouvrier et sa famille. À ce sujet, SAINT THOMAS D’ACQUIN
était appuyé par ALBERT LE GRAND.

CONCLUSION GÉNÉRALE SUR LE MOYEN AGE :

D’une façon générale, la pensée politique du moyen âge est restée mêlée à la pensée
morale ou religieuse. Cette pensée est dominée par la conviction qu’il existe un seul Dieu
parfait et représenté par le Pape de Rome. Pour cette raison, on remarquera qu’il y avait une
contradiction entre l’autorité religieuse et l’autorité gouvernementale.

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3ème partie : LE TEMPS MODERNE


III.1. LA RENAISSANCE

Le phénomène capital de la renaissance est que les intellectuels, philosophes,


écrivains, artistes et savants de l’époque renouent avec les penseurs de la Grèce et de Rome. Il
se produit alors un fait nouveau depuis l’antiquité dont les conséquences seront incalculables.

Au moyen âge, l’Église dirigeait et le peuple avait le même gout, les mêmes
croyances. À partir de la renaissance la vie intellectuelle se situe en dehors de la
compréhension populaire. Cette rupture s’installe de très bonne heure en matière de sciences,
d’esthétique et de littérature. Elle sera tardive en matière de philosophie. En matière
économique, le milieu économique changera dès la fin du moyen âge. Les grandes villes
naquirent. Elles étaient des lieux par excellence de réflexion sur des sujets sociaux.

Il faut souligner que certaines inventions techniques et économiques facilitent la


circulation des biens et des personnes. Avec l’invention de l’imprimerie par l’Allemand
GUITTEMBERG, les lettres de change sont mises à la disposition de la population. Ceci met
fin aux déplacements des masses monétaires et par conséquent aux rançonnages opérés par les
souverainetés féodales (on appelle féodalité, l’ensemble des lois et coutumes qui régissent
l’ordre politique et social dans la partie de l’Europe à la fin du moyen âge et qui impliquaient
d’une part la prédominance d’une classe des guerriers d’autre par les liens de dépendance
d’homme à homme).

En Italie d’abord et au Pays Bas ensuite, une puissance technique bancaire et une importante
industrie crée des types des nouveaux rapports. Les controverses de la réforme protestante
initiée par MARTIN LUTHER obligèrent les penseurs à approfondir l’étude de toutes les
traditions religieuses et philosophiques pour y chercher des arguments. Sur le plan politique,
les conflits naissent entre peuple et souverain ou entre noblesse et souverain. On se pose des
questions pertinentes contre la nature du pouvoir politique, sa légitimité, ses limites, la
hiérarchie sociale et ses modifications.

En résumé, la renaissance est une réaction contre l’obscurantisme religieux au moyen


âge qui entrainait une confusion entre la politique et la religion. Deux éléments importants
caractérisent les hommes de la renaissance et du temps moderne à savoir :
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 Le doute et la mise en question des idées religieuses, scientifiques et philosophiques


héritées du moyen âge ;
 Un grand optimisme s’explique dans la croyance dans le progrès. En effet, les hommes
se croient supérieur à leurs devanciers. Il faut souligner enfin qu’avec le temps
moderne on assiste à la naissance des grands Etats. L’Angleterre, l’Espagne, l’Italie et
les autres. Ils reposent sur les principes politiques et sociaux des penseurs tels que
MACHIAVEL (Italie), BODIN (France), HOBBES (Angleterre) et BOSSUET
(France).

CHAP 4 : RÊNES DESCARTES

Descartes inaugure la période de la philosophie dite : la philosophie moderne. La


modernité est comprise comme la recherche de ce qui est nouveau, de ce qui est propre au
temps présent, c’est-à-dire, des idées qui s’opposent à la tradition. (Cfr. La querelle des
anciens et des modernes) En ce sens, le projet moderne est un projet révolutionnaire dans la
mesure où elle entend renouveler, reformuler les idées et conceptions traditionnelles
directrices de la société, aussi bien dans le monde littéraire que dans tous les autres domaines
de l’existence humaine.

Ainsi comprise, la modernité s’articule essentiellement autour du primat de la raison


humaine et de la liberté comme son corollaire. Cet effort visant à mettre, non plus Dieu
mais l’homme, au centre de l’histoire a pour conséquence le progrès technoscientifiques.
C’est ce que d’aucuns ont nommé la rationalité qui se traduit essentiellement en termes de
calcul, d’efficacité. Il en résultera une bureaucratisation de la société devenue moderne, une
organisation rationnelle et efficace du travail : la société moderne maximise ainsi la
production et la consommation. C’est aussi la période de l’urbanisation et de
l’industrialisation, et de la raison instrumentale1. L’homme moderne devient donc technicien,
producteur et consommateur. La société elle-même s’engage dans un système à multiples
rouages économiques et dans une puissance technoscientifique qui lui accorde une possibilité
très grande de maîtrise de la nature.

Les traits majeurs qui caractérisent cette période sont : la Réforme, les Lumières, la
Révolution française et l’essor de la science moderne.

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La science moderne (Astronomie, Physique) conquiert son autonomie face à l’Eglise


et se veut de plus en plus une science exacte et positive : une science qui s’articule
essentiellement sur les faits et l’expérience, et qui veut analyser et prouver, démontrer les
causes palpables des phénomènes de l’univers.

René Descartes : l’homme et l’œuvre

Il est né à La Haye en 1596, d’un père Conseiller au Parlement. Très vite, il perd sa
mère et sera élevé par sa grand-mère maternelle. Il fit ses études au Collège jésuite de La
Flèche de 1604 à 1612. Il étudie la grammaire (surtout l’étude des langues dont le latin et le
grec) la rhétorique (Cicéron et un peu de poésie) la philosophie et les mathématiques.

Descartes est resté déçu par le type d’enseignement reçu au collège. Il lui
reproche d’être :

Hétéroclite : embrasse trop de domaines à la fois,


Constituée d’un ensemble de connaissances non-fondées : des ARGUMENTS
D’AUTORITE qu’il faudrait accepter parce tel ou tel autre l’a dit. Ce sont les fameux
“ MAGISTER DIXIT2 ” qui ne présentent en réalité aucune évidence.
De faire défaut d’une méthode spécifique.
La philosophie de l’époque, pense Descartes, un monde où se vit un affrontement
interminable d’arguments et des contradictions perpétuelles. Descartes reproche à
cette philosophie de ne présenter rien d’indiscutable, rien de certain.

Il garde pourtant une estime et une foi sans pareilles pour les mathématiques à cause
de leur exactitude et de l’évidence de leur raisonnement. On peut ainsi lire déjà à cet âge
l’inspiration et même le rêve cartésien (qui sera bientôt son projet) de :

Fonder une science certaine et évidente


De doter de la philosophie d’une méthode
De faire de la philosophie une science dont l’évidence suit le modèle des
mathématiques : c’est ce qu’on appelle MATHESIS UNIVERSALIS.

Après le collège, il fit des études de droit et se lance dans la carrière militaire dans
l’armée hollandaise. Il passe un bon temps de sa vie à voyager, voire du monde et se laisser
inspirer par des idées nouvelles. En 1618, il publie un Traité de musique.

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En 1620, Il renonce entièrement à la carrière militaire, rongé par une passion intellectuelle et
retourne en France pour se consacrer entièrement à la recherche.

Pour des raisons liées à la liberté d’expression, Descartes se rend en Hollande en 1629.
Il passera le gros de son temps à rédiger et à voyager. Sur l’invitation de la Reine Christine,
il se rend à Stockholm où le froid polaire l’emporte en 1650.

Descartes était généralement de santé fragile, et toute sa vie sera marquée de son
expérience d’un enfant n’ayant pas bénéficié de la chaleur maternelle. Il tombe amoureux de
sa servante et lui donne une fillette qui mourra dans son enfance. Son père préoccupé de
politique ne s’occupait que rarement de lui, lui-même divorcera vite après la mort de sa fille
Juliette. D’aucuns voient le désir intellectuel insatisfait de Descartes le résultat d’une série
d’événements malheureux qui n’ont cessé de caractériser sa vie.

Ses œuvres sont :

Règles pour la direction des esprits (1626) : Cette œuvre sera posthume
Traité de l’âme (1638)
Le Discours de la méthode (1637)
Dioptrique (1637)
La géométrie
Méditations métaphysiques sur la philosophie première (1641)
Principes de la philosophie (1644)
Les passions de l’âme (1649), etc.
De toute cette littérature profonde, il faudrait mentionner Le discours de la méthode,
son œuvre principale qui est le point de départ de toute la philosophie cartésienne. Ce discours
énonce un certain nombre de vérités scientifiques telles que vues par l’auteur. Notons aussi
ses Méditations métaphysiques dans lesquelles il pose l’affirmation du cogito comme le
premier principe qui échappe au doute et donc l’idée claire et distincte qui soutend toute sa
philosophie.

A. La vocation intellectuelle

Il faut noter deux périodes qui marquent la vocation intellectuelle de Descartes :

a) Son passage au collège de la Flèche : dans les lignes précédentes il est fait mention de
la déception qui habitait Descartes durant ses études au collège de la Flèche. Il sera

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donc en quête d’une science qui se fonde évidente et certaine, comme le sont les
mathématiques. Il est hanté par le rêve d’une science nouvelle.
b) Ce rêve est nourri par ce qu’il appelle le grand livre du monde : le Voyage. Plus
précisément, Descartes bénéficiera d’une inspiration alors qu’il se passe des mois dans
une grotte lors d’un hiver froid durant sa carrière militaire : il se réalise, comme par
une inspiration divine, en train de mettre au point cette science nouvelle qui
révolutionnera l’histoire de la philosophie.
La valeur de la connaissance :

1. La raison ou le bon sens :

Pour Descartes, le bon sens est la chose la mieux partagée au monde : tout homme
possède une part de raison ou de bon sens. Et Dieu a donné à chacun une bonne part et à tous
une part égale de raison ou de bon sens. Mais devant un problème, chacun use de la
méthode appropriée pour aboutir à la réponse. Un tel utilise une bonne méthode et
aboutit à une bonne réponse, un autre use d’une mauvaise méthode et aboutit à une
mauvaise réponse. Pour Descartes, si en philosophie il n’y a rien d’indiscutable, le problème
est au niveau méthodologique.

La raison est la capacité de juger, de discerner le vrai et le faux. Il suffit de bien


l’utiliser, d’user d’une bonne méthode pour arriver à la vérité.

2. Les principes de la méthode cartésienne

Le critère fondamental de la démarche cartésienne est ce qu’il appelle l’idée claire et


distincte. Ce qui est vrai est clair, distinct, simple. N’oublions pas que ce qui se conçoit
clairement s’énonce clairement et les mots pour l’exprimer viennent aisément. Aussi
énonce-t-il 4 principes ou quatre étapes à parcourir pour atteindre la vérité.

a) l‘évidence
“ Rien ne sera tenu pour vrai qui ne passera par l’évidence ” Descartes vise la
recherche de la vérité dans tout ce qu’on lui rapporte. Hormis les idées claires et
distinctes qui peuvent être reçues comme telles, tout le reste doit passer à la
vérification. Descartes se défend donc de recevoir un principe, une affirmation parce
que tel ou tel autre l’a dit. Le 16ès n’est-il pas non le siècle du “ Socrate l’a dit, donc
c’est vrai ” ? Descartes n’encaisse aucune connaissance non fondée. Il se décide,
comme nous le dirons plus loin, de faire tabula rasa de toutes ces connaissances.

b) L’analyse

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La seconde règle consiste en ce que lorsqu’on est devant une difficulté, un problème, le
premier soin à prendre c’est de diviser ce problème en plusieurs petites parcelles qu’on
peut résoudre aisément.
c) La synthèse :
Après l’analyse, il faut procéder par l’application et l’expérience. La synthèse vise à
reconstruire la difficulté en partant de ses éléments les plus simples.
d) Le dénombrement
Cette étape renvoie à un ensemble des précautions à prendre aussi bien dans l’analyse
que dans la synthèse.
B. Métaphysique : du doute au cogito
1. Le doute méthodique et volontaire

Descartes est un esprit entièrement épris de Vérité. C’est le seul But qu’il se propose
dans sa vie. Ayant ainsi fait le constat d’abord que nos sens sont souvent trompeurs et
ensuite que notre connaissance est parfois issue de l’HABITUDE : elle est donc un
ensemble d’OPINIONS non fondées, il se décide de les révoquer au doute. Descartes fait
donc tabula rasa de toutes ses connaissances antérieures. Ce doute n’épargne rien : ses
connaissances scolaires et académiques, les mœurs, les informations de la conscience, les
témoignages des sens, et même son idée de Dieu. Ce doute est cependant provisoire car c’est
en vue de fonder une idée claire et distincte, une certitude.

“ Peut-être, pense-t-il, l’idée d’un Dieu bon n’est qu’une fable. Et Dieu n’est-il pas un
malin génie dont je dépends et qui trouve plaisir à me tromper ”. Mais nous verrons comment
Descartes récupère et sauve la condition de Dieu qui est différent du malin génie.

2. Le Cogito (Je pense) : vérité fondamentale

Pendant qu’il doute même de sa propre existence, Descartes est confronté à la réalité
fondamentale selon laquelle ; il faut que, moi qui pense, je sois pour être capable de
douter. Et donc il découvre cette vérité : JE SUIS, donc J’EXISTE (COGITO ERGO
SUM). Et cela avec une évidence telle que cette affirmation sera la première vérité
fondamentale qui échappe au doute.

Il dira ainsi : Je suis (l’homme est) une res cogitans : une chose dont la nature est de
penser. Cela est une intuition tellement ferme que je suis car je pense. On peut tout retirer de
moi-même, il restera que je pense, et donc je suis. Car, pense Descartes : “ Je ne puis douter
que moi qui doute de tout ne sois un être pensant ”. Je pense et Je suis sont un seul fait.

3. Le critère de l’idée claire et distincte

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Descartes, ayant affirmé le principe premier de sa métaphysique, se pose cependant la


question de savoir ce qui lui garantit de dire la vérité lorsqu’il pose le Cogito ergo sum. Cela
est vrai, ajoute Descartes, puisque je le pense clairement et distinctement. Dès lors, les choses
que nous concevons clairement et distinctement sont toutes vraies. Ainsi l’idée claire et
distincte est le centre de la méthode et de la philosophie cartésienne. Mais qu’est-ce qui
garantissent ces idées claires et distinctes ? C’est en cela que Descartes retrouve le rôle de
Dieu.

4. Le rôle de Dieu :

Pour Descartes, ce n’est pas l’objet tel qu’il se révèle qui crée la valeur exceptionnelle
de l’idée claire et distincte. Celle-ci tient sa valeur de la véracité divine. Ces idées claires et
distinctes, nous les portons en nous depuis notre naissance. C’est Dieu qui les a mises en
nous. Les idées claires et distinctes sont donc innées3. Mais le doute méthodique n’épargne
pas l’existence de Dieu. Voyons comment Descartes récupère et sauve la cause de Dieu :

a) Par l’idée de la perfection (de l’infini) : J’ai en moi l’idée d’un être parfait, infini.
Cette idée, je ne peux la tirer en moi-même. Elle me vient dès lors d’un Être plus
parfait que moi, qui me l’inspire. Et Dieu4 est parfait. En son état, il ne peut me
tromper. Dieu est le GARANT de toutes mes idées claires et distinctes. Et comme
Dieu existe, je puis ainsi croire à l’existence du monde et à la vérité de toutes mes
idées claires et distinctes.
Voici le raisonnement de Descartes : comme mes sens sont trompeurs, je n’ai pas le
droit d’y croire. Je dois croire seulement aux idées claires et distinctes que Dieu
garantit. Et l’idée claire et distincte de “ la perfection ” me conduit à garantir
l’existence de Dieu, ce Dieu qui garantit les idées claires et distinctes.
Descartes tourne en rond à ce sujet : “ l’évidence me conduit à Dieu, et Dieu garantit
l’évidence ”. C’est ce qu’ont appelé chez Descartes le cercle vicieux.

b) L’argument de la causalité : Tous les êtres sont en mouvement, et un mouvement


perpétuel. Le mouvement se propage de proche en proche dans l’univers, et malgré les
multiples changements, il y a conservation de la quantité totale de mouvement. C’est
dire qu’il y a à l’origine un mouvement initial. Ce mouvement est une chiquenaude
initiale donnée par Dieu à la création. Dieu est donc la cause première du
mouvement dans les êtres.

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C. Les implications du Cogito cartésien


C’est de la définition de l’homme qu’il faudrait partir pour mieux saisir les
implications du “ Je pense ” cartésien, qui sont essentiellement le dualisme et le solipsisme

a) La définition de l’homme :
Le doute méthodique pousse Descartes à se poser la question : “ qu’est-ce que
l’homme ? ” La question avait déjà été posée par Aristote. Pour Aristote, l’homme
est un animal raisonnable. Descartes réfute cette définition car, affirme-t-il, elle
nous entraîne dans une infinité de questions auxquelles on ne saurait réponde par le
fait qu’ “ il faudrait chercher d’abord ce qu’est un animal, et ce que c’est que
raisonnable ”. Pour Descartes, ce qui est évident dans l’homme c’est la pensée.

L’homme est donc une âme pensante : une substance dont la nature est de
penser, une res cogitans. Il convient de souligner que chez Descartes le je pense
inclut : le je voit, j’imagine, je pense que j’ai un corps, etc.

Aussi distingue-t-il deux types de substances, la res cogitans (pensée) et la res


extensa (étendue), avec une extrême priorité de la res cogitans sur la res extensa. Est
de l’ordre de l’étendue tout ce qui est caractérisé par le mouvement et tout ce qui est
composé des parties qu’on pourrait dénombrer l’une après l’autre. Tout ce qui est
corporel est chez Descartes, dans l’ordre de la res extensa.

Comment alors se conçoivent le corps et l’âme pensante de l’homme chez Descartes ? C’est
toute la problématique du dualisme.

b) Le dualisme :
Pour Descartes, l’homme est une pure pensée, une âme, et pas un corps. La certitude
d’avoir un corps n’est que de l’ordre d’un sentiment pratique (sentiment d’avoir un
corps. Ce sentiment est garanti par l’idée claire et distincte (la pensée) et par la
véracité divine. Car Dieu ne peut me tromper dans le sentiment que j’ai d’avoir un
corps. L’homme est donc une âme unie à un corps. Dans l’homme, l’âme l’emporte
au corps, et les deux substances sont hétérogènes. Le dualisme consiste ainsi à penser
dans l’homme une différence et une tension radicale entre une âme éternelle et un
corps voué à la corruption. Mais l’homme est une unité. Où se fait alors l’unité entre
l’âme et le corps ? Cette interaction mystérieuse des deux principes hétérogène, l’âme et le
corps, se fait, pense Descartes, dans la glande pinéale. 5

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La question de l’unité de l’âme et du corps reste une des questions chaudes des philosophies
dualistes. Cette conception est déjà présente chez Platon qui affirme que le corps est la
prison de l’âme, et qu’il faut châtier le corps afin de libérer. Nous verrons comment les
critiques de Descartes entendent résoudre la question.

c) Le solipsisme : L’homme est une âme pensante, et la pensée est une substance autonome et
auto-réflexive (intuition intellectuelle). C’est donc dire que dans l’homme la pensée pense sa
propre pensée. Il en résulte un enfermement de la pensée sur elle-même : c’est qu’on nomme
le solipsisme. Il est compris dans ce sens que la pensée auto-reflexive ne s’ouvre pas à la
connaissance de l’objet et même pas de l’autre sujet. Descartes a renvoyé tout ce qui est hors
de ma pensée, même les autres hommes, dans la catégorie de la res extensa. Est-ce seulement
lui-même Descartes qui est un être pensant ? La question mérite d’être posée car c’est par un
détour très large que Descartes arrive à affirmer l’existence de l’autre comme un sujet pensant
au même titre que moi.

Les critiques de Descartes s’attaqueront essentiellement sur les implications de son


cogito, notamment la notion de Dieu (le cercle vicieux), le dualisme, le solipsisme, et d’autres
théories. Citons quelques-uns uns.

D. Quelques critiques de Descartes


1. Des critiques du dualisme
Deux grands philosophes critiquent le dualisme cartésien.

a) LEIBNIZ : contourne simplement le dualisme cartésien. Pour lui, il n’y a pas


dualisme entre l’âme et le corps. Il y a plutôt une concordance due par une
harmonie préétablie dont Dieu est l’auteur.
b) Baruch SPINOZA : Il évite le dualisme en affirmant que l’âme et e corps ne
sont pas deux substances différentes, mais plutôt deux modes de la même
substance ; et cette substance est Dieu. L’âme et le corps sont deux manières
distinctes d’appréhender la même substance divine.
2. Les critiques du Cogito.
a) St THOMAS D’AQUIN : affirme que le cogito réflexif cartésien est
équivoque. Le problème est que chez Descartes, l’acte de pensée (cogitatio)
est le même que l’objet de la pensée (cogitatum) ; alors que la Vérité suppose
une adéquation entre l’esprit (l’intelligence, la pensée) et la chose : il faut donc
une différence entre l’acte de pensée et l’objet de la pensée. C’est que Kant
appellera la condition de possibilité de toute connaissance.

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b) Edmund HUSSER : (avec lui tous les phénoménologues) pose la théorie de


l’intentionnalité de la conscience selon laquelle “ toute conscience est
conscience de … conscience de quelque chose ”. C’est donc dire que notre
conscience ne s’enferme jamais sur elle-même elle est toujours tendue vers un
objet qui lui est extérieur : c’est une ouverture de la cogitatio (acte de penser)
vers le cogitatum (objet de la pensée).
3. Critique de l’hypothèse du mail génie
Une autre faiblesse chez Descartes est dans ce qu’il appelle l’hypothèse du malin
génie qui se plairait à nous tromper. Prise au sérieux, cette hypothèse contredit tout le
processus cartésien et remet en question toute Vérité et toutes les idées claires et certaines,
même le “ je pense ”. Le fait que le cogito échappe au malin génie est une fausse conclusion,
une inconséquence. Et si l’hypothèse est admise, il faut encore un cercle vicieux pour s’en
débarrasser. D’autres philosophies critiquent la démarche cartésienne même. Nous verrons à
titre expérimental comment las philosophes existentiels se démarquent de Descartes et partent
d’un autre point de vue pour comprendre l’homme. Néanmoins, Descartes reste un philosophe
dont l’influence a été très forte dans le monde de la philosophie. Voyons enfin quels sont les
points forts de la philosophie cartésienne.

E. L’apport de Descartes en philosophie


1. Descartes est le Père du Rationalisme : une philosophie de la connaissance mettant
l’accent essentiellement sur la raison.
2. Le mérite de Descartes est d’avoir présenté un premier exposé systématique de la
vie intellectuelle à l’époque moderne : souci de certitude, et d’évidence qui pousse à
se démarquer et réfuter les dogmatismes, les arguments d’autorité et les opinions non
fondées.
3. Le problème critique : il s’agit en général de savoir si nous sommes en possession de
la Vérité et les moyens pour s’en assurer. Aussi devons-nous saluer chez lui l’effort
de doter d’une méthode à la philosophie.
4. Enfin, le point fort de Descartes est qu’il fut le premier, à l’époque moderne, à
philosopher indépendamment de la foi.

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CHAP. 5 : LA PHILOSOPHIE EXISTENTIELLE

I. Introduction
L’existentialisme est l’un des courants philosophiques les plus importants du XXè
siècle. Cependant, elle est faite d’un ensemble d’attitudes différentes selon les auteurs. Les
plus grands sont : le danois Sören KIERKEGAARD (1813 – 1855), qui le fondateur du
mouvement, les allemands Martin HEIDEGGER (1889 – 1976) et Karl JASPERS (1883 –
1969), et les français Gabriel MARCEL (1889 – 1973)
L’existentialisme apparaît généralement comme une réaction de la philosophie de
l'homme contre l’excès de la philosophie idéaliste et rationaliste. La philosophie de l'existence
se présente comme une réflexion concrète sur l'homme et sur sa condition. Cela veut dire, une
philosophie qui réfléchit à partir de l'expérience humaine avec ses ombres (le mal, la
souffrance, la mort) et ses lumières (la joie, l'amour, l'espérance…)

L’existentialisme se caractérise avant tout par la tendance à mettre un accent sur


l’existence. Il se désintéresse des notions abstraites et consiste d’abord à revenir au réel
véritable en y réfléchissant. Mais, d’autre part, il ne s’agit point de spéculer sur l’existence en
général : ce serait retomber dans les notions abstraites. Les existentialistes recourent tous à
l’expérience. Les expériences diffèrent d’après les points de vue adoptés. Aussi faut-il
souligner l'existence dont il est question est toujours l'existence de l'homme, car les autres
choses sont mais n'existent pas. Dès lors, l'existentialisme est toujours un humanisme.

Mais que faut-il entendre par “ existence ” ?

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La réponse est difficile, car l’existence n’est pas un attribut mais la réalité de tous les attributs.
D’après la conception classique, “ exister ” est synonyme de “ être ”. Dans le vocabulaire
existentialiste, au contraire, “ exister ” n’est pas synonyme de “ être ”. Les pierres sont mais
elles n’existent pas en dehors de l’acte mental, qui seul peut les faire exister.

L’existence n’est pas un état mais un acte. Comme l’indique l’étymologie du mot,
exister c’est partir de ce qu’on est (ex) pour s’établir (sistere) au niveau de ce qui n’était
au paravent que possible. Toutefois, il ne suffit pas de passer d’un état à un autre pour
exister. Le devenir et l’existence véritable supposent la liberté. Par suite, l’existence est le
privilège de l’homme. Il ne faudrait pas croire cependant que tout homme jouit de ce privilège
et existe véritablement et authentiquement. Car il en est beaucoup qui, menés par la masse ou
par le “ ON ” ne font pas de choix véritable. Pour J.-P. Sartre, comme pour Jaspers et pour
Heidegger, existe authentiquement celui-là seul qui se choisit, qui se fait lui-même, qui est sa
propre œuvre. Pour exister, il faut choisir ce qu’on veut être : il ne suffit pas de l’avoir choisi.
L’être humain qui se stabilise dans le type qu’il a voulu devenir se durcit en être et cesse
d’exister. On ne saurait se fixer dans l’existence comme dans une position définitive.
L’existence est constante transcendance, c’est-à-dire dépassement de ce qu’on est ; on
n’existe que par le progrès vers un "plus-être" réalisé par un libre choix ; Dès lors, il y a une
thèse de tous les existentialistes : chez l’homme, l’existence précède l’essence. Parce que
seul, il est libre. Cette essence est postérieure à l’existence, car pour choisir, il faut exister.
Cette philosophie de l'existence se développe sous plusieurs angles selon les philosophes :

 L’existence de l'individu dans la foi chez Kierkegaard


 Le "Dasein" chez Martin Heidegger
 L'"Existez" chez Karl Jaspers
 Le "Moi" chez Gabriel Marcel
 L’Etre pour soi" chez Sartre etc.
Mais tous les existentialistes ont d'une certaine manière quelques points communs

II. Quelques caractéristiques de l'Existentialisme :

L’existentialisme se caractérise surtout par 3 attitudes fondamentales:

1) C’est une philosophie de la subjectivité6 : centrée sur l’homme et non sur le monde
matériel. Les philosophes rationalistes mettent également l’accent sur l’homme, sur sa
raison. Mais les philosophes existentialistes attirent l’attention sur l’homme, sur l’homme

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comme un sujet, l’homme qui s’affirme comme un JE dans ce qu’il a de plus intime et
de plus personnel.
Contrairement à Socrate, Descartes, …qui a ramené l'attention des idées vers
l'homme : "connais-toi toi-même", "je pense", la philosophie existentielle a la
particularité de ramener l'attention sur l'homme, mais dans ce qu'il a de plus personnel,
vers le sujet, le "je" dans ce qu'il a d’incommunicable. En effet, pour les
existentialistes, le sujet du "connais-toi toi-même" et celui du "je pense", peut être
n'importe qui, c'est le "on" (bavardage, inauthenticité). Et pourtant, certaines
expériences sont vraiment personnelles. C'est le cas notamment des expériences
spirituelles qui tiennent à cœur telles que la fidélité, l'amour, l'amitié, la souffrance,
l'échec, la trahison… Ces expériences excluent cette communication à n'importe qui.
Elles sont profondément liées au sujet, elles font parties du domaine de la subjectivité.

2) Une philosophie qui considère l’homme existant, (l’existence), dans sa réalité


concrète, en situation dans le monde. C’est une philosophie de l’expérience
individuelle concrète, vécue, sentie de l’homme. Et l’existence est liée au temps et à
la situation Dès lors, chaque existentialiste présente une expérience fondamentale de
l’homme.
a. Martin HEIDEGGER : L’angoisse devant la mort
b. Karl JASPERS : Le sentiment de l’échec devant les situations limites (la mort, la
souffrance)
c. J. P. SARTRE : L’expérience de la nausée.
d. Gabriel MARCEL : L’espérance et la présence de l’être.
3) C’est une philosophie de la liberté qui est tenue par la caractéristique fondamentale de
l’homme. Les existentialistes interrogent sur l’homme vivant et libre et sur sa destinée.
Car l’existence chez l’homme n’est pas une réalité stable ou inchangée. L’existence de
l’homme se fait au jour le jour, elle se projette toujours dans l’avenir. La liberté est la
doctrine fondamentale de l'existentialisme. Les existentialistes affirment tous la
liberté de l'homme contre le totalitarisme et le déterminisme.
Sur ces bases communes se détacheront et se comprendront mieux les divergences qui
résultent de l'interprétation différente que les philosophes existentiels proposent de la destinée
humaine et de la liberté dont ils décrivent la démarche. Aussi devons-nous affirmer
l’existence, non d’une philosophie existentielle, mais des philosophies existentielles.

III. L'existentialisme a comme méthode : la description phénoménologique :


La phénoménologie est l’étude descriptive d’un ensemble des phénomènes, tels qu’ils
se manifestent dans le temps ou l’espace par opposition à des réalités transcendantes dont ils
seraient la manifestation
La phénoménologie est une sorte de description qui vise à dégager une signification,
elle essaie d'atteindre la subjectivité, le "je". Pratiquement, tous les existentialistes
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contemporains sont phénoménologues, c'est-à-dire qu'ils s'efforcent, par la description, de


faire passer, de l'implicite à l'explicite, des réalités dont nous vivons tous, mais sans prendre
une conscience suffisante.
La phénoménologie opère une sorte de mise en épochè (mise entre parenthèses) des
interprétations personnelles du sujet pour appréhender le phénomène tel qu’il se présente.

IV. L'EXISTENTIALISME ATHEE :

Jean-Paul SARTRE (1905-1980)

a. Vie
J.P. Sartre est un philosophe français, né à Paris le 21-6-1905, d'une famille de la
bourgeoisie libérale. Orphelin de Père dès l'âge d'un an, il sera élevé par sa mère et son grand-
père. Il fait des brillantes études à Paris. Après son agrégation en 1929, il devient professeur de
philosophie à Havre, puis à Paris. Il abandonna plus tard l'enseignement pour se consacrer à la
rédaction de ses œuvres. Son œuvre principale 'l'Etre et le Néant " ainsi que deux de ses pièces
de théâtre ("Les Mouches" et "Huis clos" firent de lui un des plus célèbres écrivains de son
temps. Il a pris de nombreuses positions politiques comme compagnon de route des
communistes. Il refusa le Prix Nobel de littérature en 1964 qu'il avait pourtant mérité. De son
vivant, Sartre a été un grand moraliste, un philosophe de la liberté héroïque et de la responsabilité
qui a su défendre la cause des opprimés. Il est mort en 1980.

b. Œuvres
Romancier, auteur dramatique, philosophe existentialiste…, Sartre est auteur de
nombreuses œuvres :

Pièces de théâtre
 Les Huis clos (1944)
 Les mains sales (1948)
 Les Mots
 Le Diable et le bon Dieu
 Mort sans sépulture
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 Etc.
Romans :

 Le chemin de la Liberté
 La Nausée (1938)
 La Mort dans l'âme (1949)
Ouvrages philosophiques :

- L’imagination (1936)

- L’imaginaire (1940)

- L’être et le néant (1943) (ouvrage capital)

c) Doctrine
La doctrine de Sartre peut ne se résumer en 5 points principaux :

1. LA NAUSEE

La grande expérience qui est à l'origine de toute la philosophie, voire la métaphysique


sartrienne est le fait de "l'absurdité de l’existence"; c’est-à-dire par le fait qu'elle est non-
déductible par la raison. Pour Sartre en effet, le fait d’exister ne se justifie pas rationnellement.
Le “ je suis là ” n’a aucune justification. C’est l’origine même de l’absurdité et de la nausée.
L’homme doit alors donner un sens à la réalité car même la réalité elle-même ne se justifie pas.
2. L’EXISTENCE PRECEDE L’ESSENCE
Selon Sartre, et d'ailleurs pour la plupart des existentialistes, l'existence est le mode
d'être proprement humain. L'existence est avant tout mon existence. En effet les choses sont
mais elles l'ignorent. Elles constituent un “ En-soi ”, elles n’ont pas en elles-mêmes leur raison
d’être, sans raison, de trop, absurde. Contrairement aux choses, l’homme, lui existe. Il est un
"Pour-soi", c'est-à-dire un être conscient et libre. En même temps qu’il existe, il fait par
conscience, exister l’univers (les choses). Je suis l’être par lequel “ il y a “ de l’être ”. Il y a donc
une différence nette entre l'homme et les choses.

Pour Sartre chez l’homme, l’existence7 précède l’essence. En effet, l’homme existe
d’abord et c’est lui-même qui donne une essence à sa vie. (C’est ce principe qui sera à l’origine

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de l’existentialisme). Les objets eux sont d’abord imaginés, conçus selon un modèle, dessinés...
Il y a chez eux une essence avant l’existence. Nous devons donc distinguer l'essence de
l'existence, d'une part et être et exister, de l'autre.

a. L'essence et l'existence
 La philosophie classique dit que l'essence traduit ce qu’est une chose, possible ou
actuelle. L'existence serait alors l'actualité de cette essence. Elle donne toujours la
priorité à l'essence sur l'existence
 L’existentialisme affirme que chez l'homme l'essence ne peut en aucun cas, précéder
l'essence. L'homme doit d'abord exister et par suite choisir ce qu'il veut être, son essence
; la priorité est ainsi accordée à l'existence.
a. Être et exister
 Les choses sont en soi, elles sont privées de conscience, elles sont mais n'existent pas.
Elles n'existent authentiquement que grâce au Pour-soi, elles deviennent des "pour-
moi".
 Seul l'homme existe, (il mérite d'être appelé existant), il est un pour-soi, car il est doué
de conscience et de liberté, il peut choisir librement son être et poser le passage propre
de l'existence ; c'-à-d qu'il choisit son essence en choisissant le personnage qu'il veut
être. Cette attitude exige la primauté de l'existence, car pour choisir il faut d'abord
exister
3. LA LIBERTÉ CHEZ SARTRE

La philosophie existentielle de Sartre est essentiellement une philosophie de la liberté. La


liberté, c’est l’existence même de l’homme. “ Nous sommes une liberté qui choisit, mais nous ne
choisissons d’être libres, nous sommes condamnés à la liberté". Pour Sartre, la personnalité de
l’homme n’est pas fixée, construite sur un modèle dessiné d'avance, une fois pour toute, par son
destin. Mais l’homme est responsable de ce qu'il devient, sa vie est un continuel devenir, est
toujours en train de se faire. La liberté est absolue. Ainsi, l’homme est totalement responsable de
tout ce qui lui arrive. Il ne choisit pas seulement sa vie, mais il choisit encore les principes et les
valeurs qui fondent son choix. L’essence de l’être humain est en suspens dans sa liberté.
L’homme doit se créer sa propre essence. Notre essence générale ou universelle est
déterminée sans nous: nous sommes des hommes. Seule présente une certaine
indétermination notre essence individuelle ou concrète. C’est en se jetant dans le monde, en y
souffrant, en y luttant que l’homme se définit peu à peu, et la définition demeure toujours
ouverte. Cependant, bien que l'homme est libre de forger son devenir, sa personnalité, Sartre
réalise qu'il ne vit pas seul. Autrui existe. Le regard et la présence de l'autre me figent, me privent
de ma liberté, de mon existence. Son regard me transforme en objet (le salaud). C ‘est ce qui me
font éprouver des sentiments comme la honte, l’embarras, la timidité, la fierté...Aussi Sartre dira

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que “ l’enfer, c’est les autres ”, Dans la mesure où les autres contraignent ma liberté en
m’imposant leur point de vue, ils deviennent un "enfer " pour moi.

Dès lors l'homme qui est un "projet", à faire, est condamné à être libre. Il doit acquérir
cette liberté en trois instances. Il doit :

 Être libre par rapport au monde :


Tout homme est en "situation" (espace et temps). Mais on ne peut pas affirmer que ce sont les
situations qui déterminent" la conduite de l'homme

 Être libre par rapport à lui-même :


Le comportement de l'homme n'est pas déterminé apriori par son essence. Il n'est pas
déterminé à une situation ou à un moment. Cependant, par ses projets, par sa conscience,
l'homme est au-delà de lui-même. Ceci peut signifier que ni mon corps, ni mon passé, ni mes
proches, ni mes conditions de vie ne constituent pour moi un destin. Bref, je ne suis pas fixé
par mon destin, mais ma vie est en continuel devenir, est toujours en train de se faire.
 Être libre par rapport à autrui
L’homme n'est pas seul dans le monde qu'il construit autour de son moi. Il y a l'autre,
un "pour-soi", doué comme lui, de conscience. L'autre veut aussi se construire le monde
autour de son moi et cela a comme conséquences, selon Sartre :
 L’autre me vole le monde pour le constituer autour de son moi
 L’autre utilise mon corps, un en-soi, comme une chose parmi les autres
 L’autre me néantise ; il se fait de moi une idée, non point d'après ce que je veux que
je sois ; mais d'après ce qu'il croit que je veux que je sois. C’est dire que l’autre m’enferme
dans un ensemble d’idées, de définitions qui ne me définissent pas en réalité. C’est dans ce
sens qu’il faut interpréter la célèbre formule de Sartre : “ l’enfer, c’est les autres ”.
Ceci démontre pourquoi souvent les rapports de l'homme avec ses semblables est une lutte, la
guerre.
 Vivre une liberté absolue :
L’homme ne choisit pas seulement sa vie mais bien plus encore les principes et les valeurs
qui fondent les choix.

La liberté est fondamentale pour Sartre. Par conséquent, quelqu'un qui refuserait de
prendre conscience de sa liberté ou qui la fuirait en s'enfermant dans sa condition, pratique la

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"mauvaise foi8" et devient un "salaud" au sens sartrien du terme. Le salaud sartrien est ce "gros
plein d'être" qui oublie l'ex-ister et s'arroge quelque supériorité "essentielle".

En effet, selon Sartre, nier la liberté, c'est opter pour la lâcheté : c'est une liberté qui se
renie, afin de se masquer l'angoisse du choix, de trouver le repos et la sécurité dans la confortable
illusion d'être "une essence toute faite".

L’ATHEISME DE SARTRE

Sartre prône une liberté totale. Pour ce, elle est incompatible avec l'existence de Dieu, car
pense-t-il, ou bien Dieu existe ou bien l’homme existe. Et si Dieu existe, l'homme n'est
pas libre.

Si Dieu est créateur de l’homme, c’est-à-dire qu’il avait une idée de l’homme avant de le créer.
Cela revient à dire que l’essence de l’homme précèderait son existence, ce qui est inadmissible.

Dans la conception de Sartre, la causalité de l'amour qui aurait comme effet l'homme
libre, est inconcevable. On peut bien se rendre compte que la conception de la liberté est
exagérée chez Sartre. On peut affirmer que chez lui Dieu est conçu comme un concurrent de
l'homme, quelqu'un qui limite la liberté de l'homme. La vision sartrienne est l'opposée même de
la conception des croyants qui considèrent Dieu comme un être plein d'amour et qui crée par
amour, des êtres libres dont il attend une réponse libre à son amour.

. LA MORALE DE SARTRE

La morale de Sartre et fondée sur la liberté absolue du "pour-soi" ; créant ses propres
valeurs, créant son essence. L’homme est pleinement responsable de son être. Etre moral, c’est
vouloir sa liberté, c’est exister. Autrement dit, c’est :

 Vouloir seul, ce que chacun choisira, dans la mesure où il le choisit seul, librement, voilà ce
qui sera moral,
 Vouloir pleinement et fidèlement, donc s’engager,
 Vouloir par-delà l’espoir et le désespoir. “ Il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre ni
de réussir pour espérer ”
 Vouloir la liberté des autres: “ Je ne puis être libre que si tous le sont ” (Sartre).

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Par conséquent, dès qu'il y a engagement, je suis obligé de vouloir en même temps que
ma liberté, la liberté des autres ; je ne puis prendre ma liberté pour but que si je prends également
celle des autres pour but. Bref, je ne peux pas porter d’entrave à la liberté des autres. (On voit
d'où lui est venue la conviction de devoir lutter pour la cause des opprimés).

V. L'EXISTENTIALISME CHRÉTIEN : GABRIEL MARCEL (1889-1973)


a. Vie
Gabriel MARCEL est né à Paris le 7 décembre 1889. Orphelin de mère à quatre ans, il
fut élevé par sa grand-mère, puis par sa marâtre (la seconde femme de son père). Après ses
études secondaires au lycée Carnot, il se destine à la philosophie. A 20 ans il obtient une
agrégation en philosophie et devient enseignant. Mais très tôt il abandonne sa carrière
d'enseignant pour se consacrer au journalisme, à la critique littéraire, au théâtre et à une
œuvre philosophique qui le classe parmi les grands penseurs de notre époque. Marcel est un
des grands philosophes existentialistes chrétiens. Il est mort à Paris, le 8 octobre 1973

2. Œuvres principales :
- Journal métaphysique (1927) ;
- Position et Approches concrètes du mystère ontologique (1932) ;
- Être et Avoir (1935) ;
- Du refus à l’invocation (1940)
- Homo Viator (1945)
- Le Mystère de l’être (1951)
- Le Déclin de la sagesse (1954)
- L’Homme problématique (1955) ;
- Présence et Immortalité (1959).
3. La philosophie Marcelienne
b. Méthode

Comme point de départ de sa philosophie, Gabriel Marcel établit une distinction entre
nos relations d’avoir et nos relations d’être, entre les réalités-problèmes et les réalités-mystères.
Selon Marcel en effet, entre un problème et un mystère, il y a cette différence essentielle qu’"un
problème est quelque chose que je rencontre, que je trouve tout entier devant moi, mais que je
puis par lui-même cerner et réduire, au lieu qu’un mystère est quelque chose en quoi je suis moi-
même engagé ”9. 1. Le problème : est une réalité qui est située devant moi ; je peux l’étudier du
dehors, l’analyser : une table, une vache, ... c'est donc comme un objet (jeté devant). Dès lors,
l'objet ou le problème est ce qui se trouve devant moi sans que j'y sois personnellement impliqué.
Avec les objets s'établissent des relations d'avoir, de possession

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2. Le mystère : est une réalité dans laquelle je suis moi-même impliquée. Il s’agit
d’une réalité que je ne peux objectiver, que je ne peux représenter devant moi. Dès lors, le
moi pensant et existant, tout ce qui touche ma vie, mes relations avec les autres, sont de
l'ordre de mystère. Ainsi, avec les réalités mystères se nouent des réalités d’être. On les
approche non par des méthodes rationnelles, mais par le recueillement, en les vivant de
l’intérieur, en les intériorisant dans la conscience.
c. L'existence

1. L'être en situation
Comme déjà souligné, le point de départ de la philosophie de Gabriel MARCEL est
l'existence. Contrairement au "je pense" cartésien, Marcel privilégie d'abord le "j'existe".
Pourtant on n'existe que comme étant situé dans l'espace et dans le temps. Ainsi pour Marcel,
notre condition humaine c'est d'être-en-situation. Or c'est grâce à notre corps que nous
pouvons être situés dans l'espace. Marcel réfléchit de façon particulière sur le corps.
Participant du sujet et de l’objet, le corps constitue l’intermédiaire pour relier l’âme pensante
au monde extérieur.

C’est la conscience de notre propre corps qui nous donne le sentiment d’existence. Le sentir
est le premier mode d’exister en ce monde. Le sentir est essentiellement un acte de
participation

Pour Marcel, il y a 3 sphères qui entourent notre existence terrestre:

 Celle de l’avoir (la matière, le corps);


 Celle de l’être qui jaillit comme un principe spirituel, une conscience, une âme;
 et celle du mystère sur lequel nous butons inexorablement. En philosophie, parce qu’il
s’agit d’être, c’est-à-dire du sujet à atteindre de l’intérieur, il n’y a que des mystères. Les
mystères ne se réduisent jamais en problèmes. L’union de l’âme et du corps, le mal,
l’existence, sont des mystères. Le mystère fondamental, c’est le mystère de l’être qui est
incaractérisable et concret (être en situation).

2. L'intersubjectivité
Marcel reconnaît l'idée fondamentale de l'existentialisme : c'est chacun qui détermine
ce qu'il sera, son essence individuelle ; nous ne sommes vraiment que ce que nous devenons.
Il réalise cependant que l'homme ne peut accéder seul à l'existence. Exister pour les
existentialistes, ce n’est pas seulement être mais être-là; être en-situation, c’est-à-dire dans
des rapports déterminés avec le monde et avec d’autres êtres conscients.

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Ainsi, l'homme est toujours, voulu ou pas, un être de relation : il est en relation avec
lui-même, avec le monde, avec autrui, et avec Dieu. L'homme se découvre lui-même grâce à
la médiation de l'autre prit non comme un "lui", mais comme un "toi". Ainsi, l'homme est
toujours un "être-avec", c'est-à-dire un être de relation, un "être pour autrui" dans une relation
d'intersubjectivité.
La subjectivité est une caractéristique de l’existentialisme. Ob-jet signifie jeté-devant,
extérieur donc. Dans la philosophie de la subjectivité, le vécu prend une place primordiale,
presque exclusive.
L'intersubjectivité ouvre à l'homme trois types de relations :
 Relation avec soi-même : moi et mon existence (en tant que vouée à la mort)
 Relation à autrui : moi et autrui : contrairement à Sartre, chez Marcel, autrui n'est pas un
envahisseur qui menace mon être. Il est celui qui prend mais aussi qui s'offre à moi. La
relation que j'établis avec autrui est celle du "je et tu" qui crée un "nous" qui nous enrichis
mutuellement. Ainsi, chez Marcel, l'autre n'est plus ce frère ennemi qu'il faut abattre, ni
l'esclave qu'il faut dominer, mais un frère avec qui il faut collaborer.
 Relation à Dieu : Dieu est le "Toi" absolu. Dans son aspiration à plus être, Marcel
reconnaît l'action de l'être absolu auquel il participe. Tout notre être se porte vers un
mieux-être dont nous n'avons une connaissance explicite qu'après l'avoir atteint. Gabriel
Marcel opte dès lors pour Dieu comme accomplissement et achèvement de notre être. La
relation avec Dieu est avant tout une relation de personne, envers qui je m'engage dans la
confiance, la fidélité et l'amour.

3. Principaux thèmes de la philosophie marcellienne


 La foi: Elle est indissociable de la réalité à laquelle elle participe. La foi est ouverture au
réel, elle est de l’ordre de l’expérience. La foi est faite de fidélité à une personne. Elle est
reconnaissance de la présence d’un “ Toi absolu ”, Dieu. La foi est donc essentiellement
un acte, un engagement libre de tout mon être.
 L’espérance: C’est en elle, et non dans le désespoir, qu’on s’élève à l’existence
authentique. “ Je ne suis pas éloigné de croire que l’espérance est à l’âme ce que la
respiration est à l’être vivant; là où l’espérance fait défaut, l’âme se dessèche et
s’exténue ”.
 La participation: Exister c’est se faire en se dépassant. Dans son action à plus être,
MARCEL reconnaît l’action de l’Etre absolu (Dieu) auquel il participe. Le choix premier,
constitutif de notre personnalité, est l’acceptation de notre moi qui se sent créé par Dieu,
en qui il trouve son repos et son bonheur.
 L’existence: L’existence est une sorte de détérioration de l’être. L’existence apparaît
comme exil de l’être. L’existence est l’être-en-situation et entretient de relations
constitutives avec le monde, avec moi-même, avec les autres et avec Dieu. L’existence est
une participation appauvrie à l’être.

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 La vérité: C’est une caractéristique de la “ vocation ” de l’homme. Elle requiert amour et


courage.
 La liberté: Elle n’est pas pour lui un pouvoir incompréhensible de choisir sans raison. La
liberté est l’essence même de l’être. En l’homme, la liberté est ouverture de la conscience
à la vérité. La liberté est une conquête.
 La mort : c'est avant tout une épreuve de la présence de l'être aimé
 L'espérance : est une lutte continuelle contre le désespoir
 L’amour: L'amour est une réalité-mystère. On ne peut donc pas l'objectiver. La
connaissance de l’homme est co-créatrice de nous-mêmes et d’autrui. Cela se manifeste
surtout dans l’amour. L’amour est une donnée essentielle de l’être. Selon Marcel, "aimer
c'est être".
d) La phénoménologie de l'amour
On peut évoquer les exigences de la rencontre qui aboutissement à l'amour :

 Invocation : une invocation mutuelle; pour que deux sujets s'unissent dans l'amitié ou dans
l'amour, il faut que chacun adresse à l'autre un "sois-avec-moi"

 Disponibilité : pour répondre à la sollicitation de l'autre, il faut être disponible


(l'indisponibilité est un égoïsme)

 L'Engagement : l'invocation et la disponibilité ne suffisent pas pour qu'il y ait amitié. Il


faut que les deux sujets s'engagent sincèrement dans un "nous". Le "je" et le "tu" qui
s'engagent créent une union, un "nous".

 La fidélité : consiste à ne jamais trahir sa promesse, son engagement.

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II.2. LES AUTEURS DU TEMPS MODERNE

II.2.1. NICOLAS MACHIAVEL (NICOLO MACHIAVELLI 1462-1527)

NOTICE SUR L’AUTEUR :

MACHIAVEL NICOLAS (1462-1527) est un historien et diplomate Italien. Il a écrit :

 L’art de la guerre en 1512 ;


 Discours sur la première décade de Tite Live 1513-1519 ;
 La mandragore 1520
 Le prince 1513

Cette dernière publication accorde à MACHIAVEL sa célébrité. MACHIAVEL était


d’origine de petite bourgeoisie. Il concourt en 1498 pour un poste de secrétaire à la
chancellerie qu’il occupera jusqu’en 1512. Son efficacité est reconnue et il accomplit
plusieurs missions notamment en 1501 et 1502 auprès de César Bougias, fils du Pape.
Organisateur d’une milice populaire pendant plusieurs années avec l’invasion espagnole à
Florence, en 1512, il fut obligé d’aller en Exil où il écrivit « le prince » et qu’il acheva dès
1513.

CONCEPTION POLITIQUE :

Homme d’État avisé, MACHIAVEL propose aux gouvernants de tenir compte davantage des
buts à atteindre en politique que des considérations morales et autres. « la fin justifie les
moyens déclare-t-il à ce propos ». On ne juge qu’aux résultats. On ne gouverne pas sans
crimes et pour défendre les intérêts de l’État, tous les moyens sont bons. C’est le cynisme
politique ou la politique des mains sales. Selon cet auteur, il existe plusieurs sortes de
principautés ou pouvoirs :

 Principauté despotique : elle est acquise par un coup d’État. Elle est facile à maintenir
mais difficile à conquérir.
 Principauté aristocratique : gouverné par un prince de type antique des grands
seigneurs de race antique. Elle est facile à acquérir mais difficile à conserver.
 Principauté ecclésiastique : elle est celle du domaine religieux et ne présente aucune
difficulté à être conquise et à être conservée.

MACHIAVEL s’intéresse principalement aux principautés acquises par la force et nécessitant


une force pour être conservé. Pour lui, l’acquisition et la légitimation d’une principauté se
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trouve dans le domaine des faits. C’est-à-dire la force. En effet, le triomphe du plus fort est le
fait essentiel de l’histoire humaine.
Par ailleurs, MACHIAVEL souligne que le prince doit éviter de bouleverser les institutions et
laisser le plus possible à des subalternes les soins de prendre des mesures impopulaires. Il doit
choisir avec soins ses conseillers en évitant de leur abandonner la moindre parcelle d’autorité
décisive.

Le prince doit être plus sûr d’être craint que d’être aimé en utilisant tous les moyens y
compris le crime pour étendre et défendre sa puissance. Toutefois, il doit protéger sa
réputation et à ce sujet sa meilleure forteresse est l’affection de ses peuples. Reconnaissant
l’opinion publique dans sa puissance, il doit la manier car elle est malléable. L’hypocrisie est
pour le prince un devoir. Sa politique est un dosage subtil de brutalité et de dissimulation.
Dans les rapports avec l’étranger, un traité n’a de valeur qu’autant qu’il reste conforme aux
intérêts du prince.
Selon cet auteur on peut devenir prince par plusieurs moyens :

 Par sa vertu c’est-à-dire par son énergie, son talent, sa valeur ou ses propres armes.
Pour notre penseur la vertu est ce qui rend bon, ce qui aide l’homme d’État à obtenir la
grandeur, le succès, la réputation et le pouvoir.
 Pour sa fortune et les armes d’autrui.
 Par le crime ou la scélératesse (caractère de quelque coupable de commettre un crime).

Compte tenu de toutes ces idées certains auteurs présentent MACHIAVEL comme le
fondateur d’une société politique objective, le premier à savoir élaborer la technique de la
prise, de l’exercice et de la conservation du pouvoir qu’il soit abstraction fait de toute morale.

II.2.2. THOMAS HOBBES

NOTICE SUR L’AUTEUR

THOMAS HOBBES est un philosophe Anglais né à West Port (1588-1679). Sa


philosophie est un matérialisme qui englobe une théorie de l’homme et une théorie politique.
Il est partisan de la monarchie absolue.

Dans son ouvrage, le « LÉVIATHAN » il distingue l’état de la nature et l’état issu du


contrat social.

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 L’ÉTAT DE LA NATURE : l’homme se distingue des animaux par la raison,


l’intelligence, la curiosité ou par son désir de connaitre le pourquoi et le comment
des choses. Il se distingue également par la religion.
L’homme dans sa nature est une créature en activité incessant qui ne peut jamais
trouver du repos dans un but fini. Dans ces activités, l’homme poursuit des buts
spécifiques. Ce qu’il désire il l’appelle mauvais. Ainsi le bon et le mauvais
possèdent plusieurs significations suivant les objectifs de l’homme.
De ce qui précède tout homme est avide de puissance dans sa vie avec les
semblables. Ainsi tout homme est concurrent de son semblable. « Homo – homini
lupus est » l’homme est le loup pour l’homme disait-il.
D’où en l’absence d’un pouvoir politique, coercitif, la société resterait dans un
état d’insécurité perpétuelle, dans un état de guerre de tous où la mort est
permanente. C’est pourquoi les hommes se constituent ou se rassemblent dans une
société civile dont les représentants seront capables de les protéger contre toute
attaque. C’est à l’issue de cet accord que doit naitre l’état du contrat social.
 L’ÉTAT DU CONTRAT SOCIAL : les hommes renoncent à leurs libertés et à
leurs droits au profit d’un souverain qui garantit la paix. Le pouvoir absolu du
monarque est nécessaire, car si chacun suivait ses intérêts et ses émotions, il aurait
des désordres. Signalons, par ailleurs, que HOBBES se considérait comme
fondateur de la science politique à cause de sa conception sur les méthodes. Selon
lui le moyen de procéder en philosophie doit être exclusivement par voie de cause
à effet. Raisonner philosophiquement signifie démontrer les effets d’un
phénomène à partir de ses causes connues ou démontrer les causes à partir des
effets connus. Ceci se réalise non seulement à travers une vérification
expérimentale mais aussi purement et simplement dans un bon ses de déduction
intellectuelle.

LE LIBÉRALISME

FONDEMENT DE LA DOCTRINE LIBÉRALE

SUR LE PLAN POLITIQUE :

Le libéralisme est une doctrine suivant laquelle il convient d’augmenter autant que
possible l’indépendance du pouvoir législatif, du pouvoir judiciaire par rapport au
gouvernement et d’accorder aux citoyens les plus des garanties possibles contre l’arbitrage du
gouvernement. En bref, c’est le système de séparation nette de trois pouvoirs.

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SUR LE PLAN ÉCONOMIQUE :

Le libéralisme est une doctrine selon laquelle l’État ne devrait exercer ni la fonction
industrielle ni la fonction commerciale et sociale. Il ne doit pas intervenir dans les relations
économiques existant entre les classes sociales ou les nations. Les libéralismes

Autres courants de pensées à la base du capitalisme libéral :

o Le thème de la liberté ;
o L’idéologie de la raison qui dit que l’homme doit être de tous les
raisonnements fictifs et imaginaires ;
o L’idéologie de l’individualisme ;
o Le rationalisme démocratique.

QUELQUES PARTISANS DU CAPITALISME POLITIQUE

MONTESQUIEU (1689-1756)

NOTICE SUR L’AUTEUR

MONTESQUIEU Charles de secondât est un écrivain français. Il est l’auteur de :

 « Des lettres persanes » procès des institutions et mœurs de son terme ;


 « Considération sur les de la grandeur des romains et leurs décadences » ;
 « L’esprit des lois »

Ce dernier est son chef d’œuvre à travers lequel il étudie les diverses formes des
gouvernements au point de vue morale, religieuse et économique. C’est cet ouvrage qui fut
reposé sur la séparation des pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif.

En fin, MONTESQUIEU fut un grand réformateur contre la torture, l’intolérance


religieuse et l’esclavage.

DOCTRINE :

MONTESQUIEU est considéré comme le père du libéralisme aristocratique. Il fut


théoricien et partisan de la séparation des pouvoirs contre le despotisme, forme des
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gouvernements qu’il condamne fermement. « Tout homme qui a le pouvoir est prédisposé à
en abuser jusqu’à ce qu’il trouve des limites. Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut
que par la disposition des choses le pouvoir arrête le pouvoir » disait-il.
Cette théorie appelée des contre poids, vise à assurer l’équilibre des pouvoirs. Le pouvoir
législatif doit être souverain, l’exécutif presque l’administration et non le gouvernement. La
judiciaire quant à lui est conçue comme la législation des cas particuliers.

À côté de la séparation des pouvoirs, la liberté politique des citoyens peut être garantie par :

o Les corps intermédiaires, la noblesse et les corps sociaux organisés ;


o La décentralisation et attribution des responsabilités aux régions. MONTESQUIEU
était contre la bureaucratie des grands commis dont l’unité est fondée sur les
nécessités technocratiques.
o Il faut reformer les mœurs. La réforme des mœurs doit précéder des institutions. La
véritable réforme n’est pas politique mais intellectuelle et morale car la crise politique
d’un pays est souvent la crise de mentalité. Et la religion est un beau décor et un frein
social. Elle est utile en tant que motif réprimant.

CONCLUSION :

D’une façon générale on remarque que la notion des lois fait son entrée dans les
sciences sociales avec MONTESQUIEU. Celui-ci définit en ces termes : « les lois sont des
rapports nécessaires qui dérivent de la nature des choses.
En effet, il cherche les rapports avec la constitution de chaque gouvernement, les
mœurs, les climats, la religion et le commerce. Notre auteur met surtout l’accent sur le climat
et souligne qu’il y a une corrélation entre le climat et les conditions de vie d’un peuple. La
religion des pays chauds est en général indulgente à l’usure. Celle des pays chauds à…..

JEAN JACQUES ROUSSEAU

Écrivain et philosophe, né à Genève (1712-1778). Livré à lui-même. Durant son enfance, sans
mère, abandonné par son père, il poursuit son éducation en autodidacte.
ROUSSEAU a souffert de la solitude et de l’incompréhension. Il a tiré de cette expérience.
Les principes de sa philosophie. Toute œuvre de ROUSSEAU se caractérise par un sentiment
vif de la nature.
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ŒUVRES PRINCIPALES :

- « LE CONTRAT SOCIAL » contient les théories politiques de ROUSSEAU


- « LE DISCOURS SUR L’ORIGINE DE L’INÉGALITÉ » contient les théories
sociales et économiques.

DOCTRINE DE JEAN JACQUES ROUSSEAU

ROUSSEAU proteste contre le dogme de la chute originelle en vogue depuis le moyen


âge (par le péché d’un homme Adam, tous ont péché).
ROUSSEAU rejette cette opinion et croit plutôt à la bonté originelle. Pour lui nul n’est
méchant volontairement, idée qu’on retrouve déjà et d’ailleurs chez SOCRATE « l’homme
nait naturellement vertueux mais c’est la nature qui le corrompt ». il importe de prêter une
attention à la théorie politique de ROUSSEAU fondée sur la légitimité du pouvoir politique.

PENSÉE POLITIQUE DE ROUSSEAU :

RÔLE ET ESSENCE DE L’ÉTAT :

L’État est l’ensemble des moyens destinés à contraindre le citoyen en vue de l’objectif
collectif. Ces moyens sont les institutions. Il est la condition essentielle du développement
intellectuel et moral de l’homme au-delà de cet aspect contraignant. C’est la vie sociale
organisée en état qui transforme les conditions d’existences des hommes et qui établit la
supériorité de l’homme à l’animal.

Théorie du contrat social au principe du droit politique :


l’homme est né libre et partout il est dans les jeux. Pour ROUSSEAU, c’est le pacte social
(contrat social), qui fonde et justifie l’État, par le pacte social chaque membre de la
communauté contacte avec lui-même (sa seule volonté) et s’engage envers tous (volonté
générale).

Le contrat social base de la révolution, suppose égalité et liberté de tous les membres.
Il faut qu’en droit et en fait la liberté de l’un n’étouffe pas la liberté de l’autre et que tous
soient égaux devant la loi. Mais dans ces faits, les lois sont utiles à ceux qui possèdent et
nuisibles à ceux qui n’ont rien. D’où l’État social n’est avantageux à tous les hommes
qu’autant qu’ils ont tous quelque chose et qu’aucun d’eux n’a rien de trop. La théorie du
contrat social est à la base de la doctrine du pouvoir civil de droit divin.

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LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE
Le souverain est la volonté générale dont la foi est l’expression. Le peuple détient la
souveraineté, le peuple doit continuer à détenir et à exercer le pouvoir souverain c’est-à-dire
au-dessus duquel il n’y a rien. Donc le peuple est au-dessus de tout.
La souveraineté a quatre caractères :

1. Inaliénable : Elle ne se délègue pas. Elle condamne le gouvernement représentatif.


2. Indivisible : Elle n’admet pas la division des pouvoirs.
3. Infaillible : la volonté générale est toujours droit et tend toujours à l’utilité publique.
4. Absolue : Le contrat social donne au corps politique un pouvoir absolu sur tous les
pouvoirs.

LA PENSÉE SOCIALE DE ROUSSEAU


ROUSSEAU voulait :
corriger l’injustice en comptant sur le législateur.
Partant des exigences de l’égalité et de la justice, ROUSSEAU critique les abus de la
propriété privée sans en contester les fondements et condamne la société et l’organisation
politique de son époque, mais ne propose pas des solutions concrètes. La théorie politique
de ROUSSEAU est irréalisable.
ROUSSEAU a par ailleurs, souligné que l’homme nait naturellement bon, vertueux, mais
c’est la société qui le corrompt.
Dans « EMILE » il a préconisé une nouvelle forme d’éducation. Il s’agit d’éduquer
l’enfant en respectant sa spontanéité c’est-à-dire ses activités naturelles.

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4ème partie : ÉPOQUE CONTEMPORAINE : LE


LIBÉRALISME ÉCONOMIQUE 1789- à nos jours

LES PHYSIOCRATES

GÉNÉRALITÉS :

On appelle physiocrate, un partisan de la physiocratie. Celle-ci est une doctrine des


économies des XVII è siècle qui considéraient l’agriculture comme la seule source des
richesses. La physiocratie est une doctrine qui possède un ordre divisé. Cet ordre contient des
lois physiques et des lois morales. Pour mieux dire, la vie sociale et la vie économique sont
soumises à des lois naturelles. Ces lois sont :

- Universelles c’est-à-dire partagées par tout le peuple.


- Immuables et voulues par Dieu c’est-à-dire ces lois sont valables pour tout le temps et
pour tous les peuples. Elles sont éternelles. À ce sujet on peut dire que le premier
système économique libéral fut donc fourni par des considérations relevant du droit
naturel.

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On doit, par ailleurs noter que la physiocratie était une antithèse du mercantilisme. Celle-
ci est une doctrine économique élaborée au 16è siècle et 18è siècle à la suite de la
découverte, en Amérique des mines d’Or et d’argent et selon laquelle les métaux précieux
constituent la richesse essentielle des États et qui préconisait une politique protectionniste.

DOCTRINE

SUR LE PLAN POLITIQUE : les physiocrates estiment que seul le prince est l’unique
institution chargée de découvrir les lois et savoir les appliquer ces lois doivent s’appliquer,
tout en préservant la liberté de l’individu.

SUR LE PLAN ÉCONOMIQUE : le physiocrate souligne qu’en matière de


commerce, l’État doit intervenir le moins possible, il n’interviendra que pour garantir le
libre fonctionnement des lois commerciales. Parmi ces lois, celle de la liberté et celle de la
concurrence parfaite sont les principes de base de l’économie libérale.

En outre, les physiocrates pensaient que le régime foncier joue un grand rôle dans
l’économie. Pour eux l’économie repose essentiellement sur l’agriculture. Cette agriculture
donne des grands profits, parce qu’elle produit plus qu’elle coute. « La terre est la source de
tous les biens ». Les autres activités commerce, industrie, les banques, Sont considérés
comme…

QUELQUES PHYSIOCRATES :

ADAM SMITH (1723-1797)

NOTICE BIOGRAPHIQUE : Économiste Ecossais né à KIRKCALDY (1723-1797) auteur


de « Recherche sur la nature et les causes des richesses des nations ». Publié en 1776.

DOCTRINE
Le travail est l’unique source des richesses. Pour ADAM SMITH, le monde
économique est comme un vaste atelier où règne la division du travail entre les habitants.
Dans cet atelier, écrit-il toutes les classes des travailleurs concourent à produire la richesse et
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non seulement les agriculteurs comme le prétendaient les physiocrates. C’est vraiment le
travail de l’homme qui crée des richesses et la spécialisation le rend plus productif. Il ajoute,
enfin que dans cet atelier les hommes sont guidés principalement par des intérêts personnels
et la réalisation de l’intérêt personnel mène à la réalisation de l’intérêt général. Dans le
domaine commercial des mobiles égoïstes produit des effets satisfaisants et les institutions
engendrées par les intérêts personnels.

En conclusion, ADAM SMITH est partisan de la libre concurrence dictée par des intérêts
personnels. Il prône également la division du travail et l’interdépendance des activités
économiques.

JEAN BATISTE SAY (1767-1832)

NOTICE SUR L’AUTEUR : J.B. SAY est un économiste français né à Lyon. Il a écrit,
« Traité d’économie politique ».

DOCTRINE
Il est considéré comme le vulgarisateur de la doctrine d’ADAM SMITH. Il a complété
cependant ce dernier sur plusieurs points. SAY a mis fin aux idées déroulantes des
physiocrates, qui au départ paraissent irréfutables. En effet, comme dit plus les physiocrates
considéraient comme improductifs les travaux des avocats, des médecins, des psychologues,
des philosophes car pour eux, produire c’est créer des objets matériels.

Pour SAY, produire c’est créer des utilités. C’est-à-dire la capacité qu’ont les choses à
répondre aux besoins et aux désirs de l’homme. En conséquence sont productifs tous les
travaux qui concurrent à ce résultat, c’est le cas du commerce, du métier des médecins.
L’économie est l’exposé des manières dons se forment, se distribuent et se consomment les
richesses. L’économie doit être par ailleurs, séparée de l politique. Contrairement à ADAM
SMITH chez qui l’idée de l’agriculture est dominante SAY met l’accent sur l’industrie. Pour
lui, l’entrepreneur est celui qui parvient à invertir dans la fabrication des outils pour accroitre
la production.

Enfin, c’est SAY qui élabore la théorie des débouchés. Il à ce propos, les produits s’achètent
avec les produits, l’argent n’est qu’un intermédiaire, on l’acquiert pour s’en débarrasser.

DAVID RICARDO (1777-1823)

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NOTICE SUR L’AUTEUR :

Il est né en Hollande d’une famille juive Britannique. On lui reconnait l’émission de trois
théories :

La théorie de la valeur du travail : RICARDO distingue les biens productibles et les biens non
productibles. Certains pays sont avantagés et les autres désavantagés. Dans tous les secteurs
de production, il doit s’établir une division internationale du travail profitable à tous les pays.
RICARDO est donc théoricien du commerce international selon lequel le produit difficile à
produire doit être importé.
La loi de l’émission monétaire commerciale extérieure.
D’après RICARDO on émet la monnaie pour acheter les objets improductifs. C’est-à-dire qui
offrent des difficultés pour leur production.

THÉORIE DE LA RENTE FONCIÈRE DIFFÉRENTIELLE :

On appelle rente, le revenu périodique d’un bien, d’un capital. Exemple : la rente d’un
immeuble, rente d’un terrain ou rente foncière. RICARDO a constaté que lorsqu’on cultive
régulièrement une même terre, elle perd sa valeur et devient improductive. Ceux qui ont des
bonnes terres augmentent les prix de la rente et exploitent ceux qui n’en ont pas.

Pour combattre cette rente, RICARDO conseille de laisser entrer les produits agricoles
d’autres pays librement.
Pour remédier aux abus des rentes qui exploitent la masse dont le salaire se fixe souvent au
minimum vital, il faut importer les produits improductifs.

RICARDO, à l’instar de MALTHUS, a souligné que la population tend à augmenter,


corrélativement, le prix du blé et de la rente s’élève surtout que les terres de moins en moins
fertiles doivent être mises en jachère. Dans cette évolution des choses, les propriétaires
terriers s’enrichissent de plus en plus et le sort des ouvriers ne change pas les. Les
propriétaires fonciers touchent la rente sans avoir travaillé pour le simple fait (motif) qu’ils
sont propriétaires.

MÉRITE DE RICARDO

Le principal apport de RICARDO est d’avoir dégagé la loi qui gouverne le


mouvement et le courant investi de la monnaie d’un pays à l’autre. En effet, dès que dans un
pays, la balance commerciale est favorable c’est à dire lorsque les exportations dépassent les

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importations, il faut que la monnaie se raréfie et par conséquent sa valeur s’accroit et le prix
baisse.

De ce qui précède, RICARDO déduit que chaque pays doit posséder la quantité de
monnaie équivalent à ses besoins ni plus ni moins. S’il y a en plus, c’est l’inflation et s’il y en
moins c’est la déflation.

JOHN STUART MILL (1806-1873)

NOTICE SUR L’AUTEUR :


philosophe et économiste Anglais MILL est né à LONDRES, il a écrit :

 Principe d’économie politique (1848) ;


 La liberté ;
 L’utilitarisme.

DOCTRINE
Contrairement à ses prédécesseurs partisans du libéralisme économique J.S. MILL
prône le libéralisme psychologique. En effet, il place au-dessus de toute la liberté du penseur.
Une fois celle-ci acquit, le reste viendra du surcroit. Il écrit à ce propos. Ce qui suit :

 Abolir la crainte physique ne suffit pas, le moyen d’échapper au danger de la


stagnation et de l’appauvrissement, c’est la liberté surtout celle d’exprimer les idées
nouvelles, seule source intarissable du progrès durable. MILL admet comme
RICARDO et MALTHUS, l’excès du dynamisme économique et démographique
engendré par la liberté. Cependant, il résout tout autrement le problème de l’explosion
démographique en disproportion avec le progrès économique. Il préconise l’éducation
sexuelle qui permettra la réduction des naissances. Enfin STUART est le précurseur de
l’émancipation de la femme du point de vue civil et politique. Pour lui, les rapports
entre les hommes et les femmes d’une même nation ont plus d’importance que le
rapport avec les peuples étrangers.
 La question de l’émancipation de la femme est ainsi capitale pour le progrès de
l’humanité et celle des classes opprimées. Il estime que les femmes sont victimes de la
survivance des institutions et de superstition qui n’ont pas des raisons d’être
aujourd’hui.

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LES DOCTRINES SOCIO-ÉCONOMIQUES

BRÈVE INTRODUCTION

Le 19ème siècle et le début du 20ème siècle se caractérise par l’apogée de la bourgeoisie,


les découvertes scientifiques éclatantes (machines à vapeur, moteur électrique, pétrole,
microscope, médicaments,) et l’explosion démographique, depuis lors il se pose deux
questions :

o Celle de la surpopulation ;
o Celle de la classe ouvrière grandissant dans la misère.
Plusieurs auteurs s’emploient à les résoudre à travers les théories socio-
économiques que nous présentons dans les paragraphes qui suivent.

QUELQUES PENSEURS

THOMAS R. MALTHUS (1766-1834)

NOTICE SUR L’AUTEUR :

Économiste Anglais né à GUIDFORD, il a écrit :

- Essaie sur le principe de la population, il a publié à la fin du 18è siècle ;


- Essaie sur la loi démographique.

Le but de cet ouvrage était de répondre aux écrivains et utopistes de l’antiquité (PLATON)
qui préconisait la cité idéale où la misère serait exclue.
ROBERT MALTHUS soutient que le monde est impossible. Il base on raisonnement
sur deux postulats à savoir :

- La nourriture est nécessaire à l’existence de la population ;

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- Le penchant entre deux sexes est nécessaire à l’existence et il restera à son niveau
actuel. De ces deux postulats MALTHUS conclut que la population est infiniment à la
possibilité de la terre de produire les moyens de substance pour cette population.

Le pasteur MALTHUS conseille aux hommes et aux femmes qui n’ont pas les moyens de
nourrir une famille de ne pas fonder un foyer. D’une façon beaucoup plus concrète. Les
solutions suivantes ont été proposées :
Restriction de la nationalité :

o Retard de l’âge du mariage ;


o Chasteté conjugale ;
o Augmentation de l’espace cultivable.

Le malthusianisme a été vivement critiqué par les socialistes et les marxistes. Pour eux la
misère de la population n’est pas dû à l’accroissement de la population, mais à deux facteurs
essentiels :

o La mauvaise répartition des revenus de la population ;


o Le défaut d’un système socio-économique c’est-à-dire le libéralisme.

En définitive les marxistes et les socialistes trouvent que la préoccupation profonde de


MALTHUS n’était pas de faire des hommes heureux, mais la peur que les classes riches
ne perdent pas leurs privilèges, leur opulence.

SAINT SIMON (1760-1825)

NOTICE SUR L’AUTEUR :

Philosophe et économiste français né à Paris (1760-1825). Il a écrit :

 Lettre d’un habitant de Genève à ses contemporains ;


 Parabole ;
 Le catéchisme industriel ;
 Le nouveau christianisme.

DOCTRINE

Selon lui, il faut transformer la société en adaptant l’État aux nécessités de l’industrie.
La politique doit être la science de la production, seul le développement assurera le progrès de
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l’humanité.
SAINT SIMON soutient que le pouvoir politique doit être remis aux industriels car ce
sont eux qui dirigent la production.
Ils pourraient donc orienter celle-ci vers la satisfaction des besoins de la communauté.
L’aristocratie des techniciens, des financiers et des industriels doit diriger la société. Le
bonheur de l’homme doit être réalisé en transformant l’ordre social existant. Cette
transformation requiert une nouvelle industrielle, un nouveau système politique et social, une
union de l’Europe.

^Pour accélérer la production, il faut supprimer la propriété héréditaire. « A chacun selon sa


capacité à chacun selon ses œuvres ».
L’antagonisme social doit céder la place à l’association universelle. La propriété héréditaire
sera supprimée. L’État sera propriétaire des richesses et répartira les instruments du travail
suivant les besoins et les capacités. Ainsi règnera la justice. Le courant positivisme a été
soutenu par l’industrialisme de Saint SIMON. Le principe essentiel du positivisme est qu’il
n’y a qu’une seule forme légitime de connaissance. Celle qui sort de l’observation concrète,
objective et directe. Il convient de dire que le SAINT SIMONISME EST UN SOCIALISME
TECHNOLOGIQUE ET PLANIFICATEUR.

CHARLES FOURRIER

NOTICE SUR L’AUTEUR :


Philosophe et économiste français né à BESANCON (1772-1837). Il a écrit :
« le nouveau monde industriel et sociétaire ».

DOCTRINE :

Pour lui, le bonheur de la création d’institution nouvelle. La révolution ne doit pas être
seulement économique et politique. Elle doit être aussi une libération morale.
Comme PLATON, FOURRIER propose un type des structures sociales qui lui
semblent réaliser l’équilibre parfait et dans lequel pourra mieux s’épanouir la nature humaine
avec toutes les potentialités. Le type de société qu’il propose c’est le phalanstère (association
de production au sein de laquelle le travailleur vit en communauté.
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Le fouriérisme s’oppose au Saint SIMONISME. Ce dernier renforce et conserve


l’autorité politique de l’État. Le fouriérisme quant à lui soutient qu’il faut dissoudre l’État
dans la société toute entière qui doit exercer l’autorité publique. À ce propos FOURRIER est
qualifié d’anarchiste. FOURRIER s’oppose à la théorie d’industrialisation prônée par Saint
SIMON. Pour lui, cette industrialisation entraine plus la misère car elle amène plus de
division des taches et est aggravé par le machinisme qui dégrade physiquement et moralement
l’ouvrier. En outre, le salaire de l’ouvrier ne lui permet pas d’acheter son propre produit. Il est
souvent réduit à l’achat des denrées alimentaires nécessaires.

ROBERT OWEN

NOTICE SUR L’AUTEUR :

Théoricien socialiste Britannique né à New Towl :

n (1771-1858). Riche manufacturier, il créa les premières coopératives de consommation et


s’intéressa au Trade unionisme (union des ouvriers) naissant.

DOCTRINE :
La pensée d’OWEN repose sur un postulat « l’homme n’est pas libre, il n’est
qu’un produit du milieu ». Pour transformer la société, il faut commencer par changer la
constitution en créant pour l’homme un milieu qui lui permettra de s’épanouir ou de vivre
heureux en pratiquant la vertu humaine. Si l’homme est malheureux, c’est parce qu’il est
victime d’une trinité mauvaise :

 La propriété ;
 Le mariage ;
 Et la religion, qui est en contradiction avec les lois de la nature.

Pour pouvoir, une grande productivité ROBERT pense qu’il faut un bon patron. Qui est un
bon patron ? OWEN préconise des mesures en délimitant les droits et les devoirs des
employeurs et des employés qui sont à la base de la législation sociale contemporaine. Les
écrits de l’auteur vont jusqu’à préconiser la suppression méthodique des cadres et de la classe
sociale ouvrière. Enfin, ROBERT OWEN prône le communisme utopique conçu comme un
village harmonieux des ouvriers. Dans ce village, il va concilier l’agriculture avec les besoins
des travailleurs et fournir des débouchés aux producteurs industriels. Son souci est de créer
une….

PIERRE JOSEPH PROUDHON (1809-1865)


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NOTICE SUR L’AUTEUR :

Théoricien socialiste Français, né à BESANCON (1809-1865). Il a connu une jeunesse pauvre


et quasi prolétarienne. Il est le fils d’un artisan, tanneur et puis brasseur et d’une cuisinière. A
dix ans, il est admis au collège royal de BESANCON. Il remporte, malgré des conditions de
travail très précaire tous les prix d’excellence. Il fut employé à l’imprimerie comme
typographe, député à l’assemblée nationale et journaliste.

ŒUVRE :

- Qu’est-ce que la propriété (1840)


- La philosophie de la misère (1846)

DOCTRINE :

En 1840 PROUDHON s’était fait connaitre par un pamphlet au titre sonore.

- Qu’est-ce que la propriété ? la propriété c’est du vol. Cette affirmation classe


PROUDHON parmi les ennemis de la société. Au début, la phase a un sens littéral et
fort mais plus tard, il abandonne cette conception radicale pour ne plus condamner que
le droit d’aubaine qui est plus ou moins synonyme de rente de profit de plus-value A
ce moment, ce n’est plus la propriété en soi qu’il condamne mais le revenu sans travail
et le mauvais usage social qui est fait de la propriété. PROUDHON rejette donc le
régime capitaliste et cherche à amender le système basé sur la propriété privée par
plusieurs moyens et notamment par la suppression du droit d’aubaine et du profit.
- Pour la propriété foncière le montant de la rente foncière serait partagé en trois parts,
1/3 à l’ancienne propriété, 1/3 à l’Etat, 1/3 au cultivateur.
- Bien mobilier, PROUDHON prône le système de crédit gratuit octroyé par une banque
sociale, banque d’échange ou banque du peuple qui prêterait de l’argent sans intérêt à
tous ceux qui en ont besoin pour acheter des biens capitaux (investissement)
- Mutualisme, système d’échange remplaçant le régime de concurrence et de marché
réglé par le prix. Il est caractérisé par le fait qu’il n’y aurait pas le profit dans
l’association mutuelle. Il y aurait échange des services contre services, biens contre
biens.

SUR LE PLAN POLITIQUE

Contre le caractère contraignant de l’État, PROUDHON souligne que les hommes ne peuvent
pas se lier entre eux que par des contrats librement conclus.
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Il faut instaurer le République des producteurs. Si non supprime le profit, souligne-t-il par
ailleurs les classes sociales fusionneraient, les conflits cesseront les gouvernements
deviendront inutiles parce qu’il était un instrument d’exploitation des riches contre les
pauvres. Contre la centralisation et la bureaucratie, PROUDHON a préconisé le libéralisme
international. À

Ce sujet, il est anti nationaliste et anti unitariste.

KARL MARX (1818-1883)

NOTICE SUR L’AUTEUR :

Philosophe Allemand d’origine Israelite et économiste socialiste, KARL MARX a


publié des nombreux ouvrages de philosophie et d’économie politique. C’est lui qui a rédigé
avec ENGELS « le capital ». Il a aussi publié :

o La Sainte Famille (1845) ;


o Le manifeste du parti communiste (1848).

L’ESSENTIEL DE SA PENSÉE :

Pour MARX, la propriété telle qu’elle est organisée est indéfendable, le régime
capitalisme concentre toute les richesses dans quelques familles alors que revient de droit la
propriété des moyens de travail et de production, seules sources de richesse à la communauté.
MARX tend à l’instauration d’une société sans classes, une société dans laquelle règne
l’égalité.

LE MARXISME OU SOCIALISME SCIENTIFIQUE :

Selon ENGELS, le marxisme doit être défini comme un socialisme scientifique car il
prétend se fonder sur la science positive. Il s’oppose ainsi à toute espèce de socialisme
utopique. En effet, la thèse fondamentale de KARL MARX est que l’être humain n’est pas
une abstraction inhérente à l’individu isolé. Dans la réalité, l’être est l’ensemble de rapports
sociaux, un homme n’est certain d’être un homme et n’est effectivement un homme que
lorsque d’autres hommes le reconnaissent comme un homme. Cette reconnaissance n’est
possible que si l’homme s’est objectivé par son travail sur la nature. Ainsi, il est impossible de
concevoir un être étranger placé au-dessus de la nature de l’homme, car cette idée implique le
non être de la nature de l’homme. Partant l’histoire montre qu’une classe sociale jusqu’à

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présent s’est trouvée aliénée. C’est précisément la classe des travailleurs. Comment résoudre
le problème de cette aliénation ?

CONCEPTION MATÉRIALISTE DE L’HOMME :

C’est dans la critique de l’économie politique que MARX a tenté de résoudre ce problème. Il
l’a fait dans la théorie de la valeur. Il distingue la valeur d’usage et la valeur d’échange.
LA VALEUR D’USAGE : La valeur d’usage est l’utilité d’une chose pour satisfaire
les besoins de l’homme. Elle est mesurée par la qualité du produit qui est sa correspondance
aux seuls besoins du producteur.

LA VALEUR D’ÉCHANGE : La valeur d’échange est mesurée par une certaine qualité qui
permet de comparer les produits entre eux, abstraction faite de leur qualité. Elle est
impersonnelle et ne compte que la durée du travail nécessaire à la production. L’argent
symbole de la valeur d’échange peut servir à acheter le travail lui-même qui est la source de la
valeur et devient ainsi le capital. Le capitalisme est donc le système économique où l’argent
du capital s’accroit par le travail. Cet accroissement est la plus-value. Le mécanisme est le
suivant :

o Le capitalisme achète, le travail de l’ouvrier et l’utilise à son gré comme marchandise.


L’ouvrier ne reçoit que le salaire nécessaire pour vivre. Le capitalisme exploite le
travailleur le transforme en prolétaire, l’aliène. La plus-value est la qualité du travail
non restitué en salaire à l’ouvrier et qui constitue le profit du capital.
o Les entreprises capitalistes se font la concurrence et éliminent les plus faibles et
opèrent une multiplication des prolétaires. La prolétarisation d’une part, la
concentration des richesses de l’autre entraine nécessairement la lutte des classes.
Qu’est-ce qu’en résulte ?

CONCEPTION MATÉRIALISTE DE LA POLITIQUE :

Le marxisme est en fait une politique. Sa politique se déduit de sa philosophie. À la


différence des autres systèmes purement spéculatifs, le marxisme est en même temps une
explication des choses, une praxis et une volonté d’agir sur le monde, de faire de l’histoire.
MARX s’en explique par ailleurs en ces termes : « les philosophes n’ont pas fait qu’expliquer
le monde de différentes manières ; mais ce qu’importe c’est de le transformer ».
La philosophie matérialiste est avant tout un guide pour l’action, une arme de……

o Par un processus sociologique : les capitalistes en devenant de plus en plus riches


diminuent en nombre et donc en puissance. Les travailleurs prolétaires sont de plus en
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plus misérable ; mais augmentent en nombre et prennent conscience de leur misère et


de leur force grâce à l’action des mouvements ouvriers et intellectuels. Plus tard, ils
réalisent une société sans classe sociale, une société communiste.
o Par un processus économique : il s’agit de crises de surproduction et le chômage. Il
faut faire une distinction entre la dictature du prolétariat, le socialisme et le
communisme.
La dictature du prolétariat signifie que les travailleurs prennent le pouvoir et l’exerce
par l’intermédiaire des technocrates (économistes et sociologues).

À cette époque subsistent encore les séquelles de la démocratie bourgeoise qu’il faut éliminer
par cette dictature du prolétariat. Il y a ainsi la réalisation du principe. « A chacun selon son
travail ».
La société communiste, elle est l’aboutissement final, les survivances capitalistes
bourgeoises ont été liquidées. L’État et les forces judiciaires et répressives sont devenus
superflues et sont également liquidées. Les classes sociales sont abandonnées. Ce qui permet
la réalisation du principe. « A chacun selon ses besoins ».

LE MARXISME EST DIALECTIQUE :

Un processus dialectique signifie que la réalité (l’homme, les choses, la


société) est structurée par des relations essentielles qui sont les termes contradictoires et
s’opposent de telle manière qu’un premier terme (thèse) provoque nécessairement la
naissance de son contraire (antithèse) et que la lutte qui s’en suit entre deux suscite
nécessairement un troisième terme (synthèse) qui contient les deux premiers sous une autre
forme supérieure. Cette synthèse est à son tour une thèse d’un autre processus dialectique.
EXEMPLE :

o La thèse (1er terme) : Régime esclavagiste.


o L’antithèse (2ème terme) : Régime socialiste.
o La synthèse (3ème terme) : Régime capitaliste.
o La thèse (1er terme) : Régime capitaliste.
o L’antithèse (2ème terme) : Régime féodal.
o La synthèse (3ème terme) : Régime communiste.

Enfin, selon KARL MARX, le système capitaliste nait du système féodal jailli lui-même
du développement du système esclavagiste. Pour les marxistes, la cause de cette perpétuelle
transformation est le progrès de la technique, des rapports de production et la transformation
des rapports sociaux.
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Dans cette perspective, le capitalisme en prenant la maturité doit donner naissance à un


système « le socialisme ». il suffit d’analyser les lois qui régissent le capitalisme pour voir
qu’il porte en lui les conditions de sa propre transformation.

LE MARXISME EST UNE PHILOSOPHIE DE L’HISTOIRE :

Le marxisme ou matérialisme dialectique a bouleversé les conceptions qu’on avait de


l’histoire. Pour lui, le moteur de l’histoire n’est plus le génie créateur du monarque ou du
bourgeois capitaliste mais plutôt la lutte des classes sociales.
L’histoire de toute société est l’histoire de lutte des classes. Le marxisme introduit
dans les activités de l’homme une distinction essentielle entre infrastructure et superstructure.
On appelle infrastructure essentiellement les moyens avec lesquels on produit (immobiliers et
mobiliers). C’est la base de l’économie d’une nation. Par superstructure, MARX désigne la
structure idéologique (idéologie, religion, coutume) d’une société.
Pour définir, notons que pour MARX, c’est l’infrastructure qui détermine la
superstructure d’idées ou des doctrines. D’où le nom matérialisme historique accordé à sa
doctrine.

LÉNINE

NOTICE SUR L’AUTEUR :

Homme d’État Russe et fondateur de l’Etat soviétique, VLADMIR ILITCH


OULIANOV dit LÉNINE fut partisan du marxisme. Il a dirigé la lutte révolutionnaire contre
les Isar en 1905. C’est lui qui transforma l’ancien empire russe en Union des Républiques
socialistes soviétiques (URSS) après la révolution d’octobre 1907. Il organisa le pouvoir
socialiste en Russie sous son autorité.
Il a laissé des nombreux écrits. On retient ici :

- Impérialisme stade suprême du capitalisme ;


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- L’État et la Révolution.

LE LÉNINISME :

On appelle LÉNINISME, la doctrine de Lénine considérée dans son apport ou


marxisme notamment son analyse de l’impérialisme inhérent ou capitalisme et sa conception
de l’organisation du parti bolchevique.
Le léninisme se présente comme une étape du marxisme dans laquelle se produisent
les principes de pratique politique, entendue comme principe d’organisation, d’intervention,
d’analyse de la conjoncture historique. La révolution pour MARX c’est l’émancipation du
prolétaire pour lui-même abolissant les rapports politiques dirigeants-dirigés
LÉNINE quant à lui a pu fonder une politique en introduisant les rapports avant-garde
dirigeant et ces masses dirigées. Malgré ce point de divergence entre LÉNINE et MARX, il ne
pas moins vrai que LÉNINE a été le politicien qui a mis en pratique les idées de MARX.
Notons par ailleurs que la doctrine de LÉNINE se résume dans la recherche d’une grande
révolution qui prône la dictature du prolétaire. À cette idée, est liée celle de la révolution
économique à travers un certain dirigisme de l’État. LÉNINE a organisé les sovkhozes et les
kolkhozes.
STALINE : Staline est successeur de Lénine, il ne partage pas les mêmes idées que
lui. L’idée qui prime c’est le socialisme associé à un renforcement illimité du pouvoir de
l’État. Il préfère une adaptation progressive de l’État aux circonstances du moment. Il
inaugure la dictature socialiste. Selon lui, pour parvenir au communisme, il faut renforcer le
pouvoir de l’État et sa dictature.
MAO TSE TOUNG : est un homme chinois, il participera à la fondation du parti
communiste chinois. Le communisme chinois se base sur une révolution paysanne. Il adapte
le marxisme aux réalités chinoises. Dans son livre rouge, il s’oppose au modèle soviétique et
oriente le parti communiste vers une politique d’alliance avec les nationalistes.

LA PERESTROIKA – GLASNOST : la perestroïka est un mot russe qui signifie


restructuration. Dans l’ancienne URSS, c’est la politique de restructuration économique mise
en œuvre à partir de 1835 par MICHEL GORBATCHEV et qui s’appuie notamment sur la
politique de la transparence (glosnot).
Cette politique sera à la base de la démocratie des institutions politiques dans certains
pays de l’Europe de l’Est et même en Afrique, le démembrement de l’URSS en plusieurs
Républiques et la chute du mur de Berlin en 1989.

LE SOCIALISME AFRICAIN :

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Les pays Africains cherchent leurs propres voies de développement dans la jungle des
idéologies Léninisme ou celle du capitalisme. Ces pays sont confrontés à des vives taches de
savoir comment unifier les différentes tribus et langues. Comment organiser leurs économies.
La grande majorité de leaders africains rejettent théoriquement le marxisme et le….

LA CONFÉRENCE DE DAKAR : En décembre 1962, les dirigeants des pays africains


nouvellement indépendant se rencontrent à DAKAR (SÉNÉGAL). Lors de ce colloque. Ces
dirigeants opteront pour le socialisme africain différent de MARX et du capitalisme libéral.

1. JOMO KENYATA et le socialisme africain démocratique : Le Kenya rejette le


capitalisme occidental aussi bien que le communisme des pays de l’Est. Il opte pour
une politique de non alignement positif. Du point de vue économique, le Kenya a suivi
un capitalisme rigoureux ce qui lui permet de produire beaucoup des biens de
consommation.
2. KENETH KAUNDA et l’humanisme Zambien : laissons à l’occident sa technologie et
à l’Asie son mysticisme. Le bond de l’Afrique à la culture mondiale doit être du
domaine de l’enrichissement des relations humaines. Une société centrée sur l’homme
est plus fort qu’une société centrée sur le pouvoir.
3. SEDAR SENGHOR et solidarité humaine : L.S. SENGHOR ancien président du
Sénégal fut l’étoile du colloque de DAKAR. Il dit « L’existence de la solidarité doit
demeurer la base de notre développement économique ». Notre société est fondée sur
des valeurs spirituelles et démocratiques.
4. NKWAME NKRUMAH et le conscientisme : premier président Ghana indépendant
NKWAME NKRUMA décela le néo-colonialisme. Les pays indépendants africains ne
les sont pas réellement puisqu’ils continuent dépendre du système capitalisme. Les
gens doivent être conscientisés sur leurs propres moyens à mettre en œuvre pour
construire une société africaine moderne.
5. JULIUS NYERERE et l’Ujamaa : Le Président Tanzanien défend un socialisme à
visage humain. NYERERE dit que l’Ujamaa ou l’esprit de famille est la base du
socialisme africain. Notre identification à la famille à laquelle nous appartenons doit
être étendue plus loin de la tribu, de la nation et même du continent. Par ailleurs, pour
NYERERE, la société doit être l’extension de l’unité familiale de base. Il s’oppose
d’abord au capitalisme parce que c’est celui-ci est l’exploitation de l’homme par
l’homme et ensuite au socialisme parce que c’est une philosophie qui prêche
l’inévitable conflit entre les hommes.

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À côté de ces leaders, nous pouvons citer le président SAMORA MACHEL de


Mozambique en 1975 et ROBERT MUGABE de Zimbabwe.

LA DOCTRINE SOCIALE DE L’ÉGLISE :

À travers le temps, l’Église catholique n’a cessé de porter son intérêt à la question
sociale c’est-à-dire au développement esthétique et harmonieux de l’homme et de la
société. La doctrine sociale de l’église est exposée dans les lettres encycliques émanant
des Papes et adressées aux chrétiens du monde entier et à tous les hommes de bonne
volonté. Ces encycliques sont les suivantes :

 ENCYCLIQUE RERUM NOVARUM : 15/05/1891, LEON XIII


 ENCYCLIQUE MATER ET MAGISTA : 15/05/1961, JEAN XXIII
 ENCYCLIQUE QUADRAGESIMO ANNO : 15/05/1931, PIE XI
 ENCYCLIQUE POPULARUM PROGRESSIO : 26/03/1967, PAUL VI
 ENCYCLIQUE SOLLICITUDO RES SOCIALIS : 30/11/1987, JEAN PAUL II
 ENCYCLIQUE CENTESSISMUS ANNUS : 15/05/1991, JEAN PAUL II
 ENCYCLIQUE VERITABIS PLENDOR : 06/08/1993, JEAN PAUL II
 ENCYCLIQUE EVANGELICUM VITAE : 20/03/1995, JEAN PAUL II
 ENCYCLIQUE LABOREM EXERCENS : 1982, JEAN PAUL II

ENCYCLIQUE RERUM NOVARUM : Cette encyclique a été écrire par le Pape LÉON XIII
et publié le 15 mai 1891. Elle avait comme thème « la condition ouvrière ». C’est à travers
elle que l’Église analyse le fonctionnement et la place du capitalisme libéral du 19ème siècle de
Pape y développe les thèses ci-après :

o Combattre l’idéologie de la haine ;


o La propriété privée ;
o La nature du socialisme, le capital et le travail ;
o La conception de la personne humaine.

ENCYCLIQUE MATER ET MAGISTA : Elle émane du Pape JEAN XXIII (Initiateur du


conseil du Vatican) et a été publiée le 15 mai 1961. Cette encyclique apporte des précisions et
un développement supplémentaire de l’enseignement de l’Église qui est notre mère.
THÈME DÉVELOPPE : la socialisation du travail de l’homme nécessite
l’enseignement de l’Église qui est notre mère.
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ENCYCLIQUE POPULARUM PROGRESSIO : Cette encyclique émane de Pape Paul VI et


a été publiée le 26 mars 1967. Elle développe le thème suivant : « Développement du
peuple ». Le Pape part d’un triste constat : la misère et le sous-développement dans lesquels
vivent des milieux des êtres humains. Il rend hommage à la technique qui contribue à la
libération de l’homme et s’emploie à en démontrer les méfaits dans les limites. En outre, le
Pape Paul VI insiste sur le devoir très grave qui incombe aux nations plus développées d’aider
les pays en voie de développement.

Enfin, le souverain pontife nous donne la définition que l’Église accorde au…
développement authentique global et harmonieux de l’homme et de la société de nature à
respecter et à promouvoir la personne humaine dans toutes les dimensions. Pour le Pape Paul
VI et pour l’église. Le développement est le nouveau nom de la paix.

ENCYCLIQUE SOLLICITUDO RES SOCIALIS : (Sollicitude de la chose sociale) : Cette


encyclique qu’on peut traduire par : « Doctrine Sociale de l’église émane de Pape JEAN
PAUL II et a été publiée le 30 novembre 1987 et concerne le contexte social dans lequel nous
vivons.
THÈME : « Développement du peuple ». Il donne des constatations négatives ci-
dessous :

 Écart entre pays développés et ceux sous-développés ;


 L’exploitation de l’homme, discrimination raciale ;
 Chômage causé par le machinisme ;
 La guerre froide entre l’Ouest et l’Occident ;
 L’avortement et le terrorisme ;
 La croissance démographique.

LE MOUVEMENT DE REFORME ET DE CONTRE REFORME

MARTIN LUTHER (1483-1546)

La dégradation des institutions ecclésiastiques est à la base du mouvement des


Régimes. Celui-ci est mené par MARTIN LUTHER un moine Allemand qui soutient que
seule la foi sauve et les œuvres ne valent rien.
Par ailleurs, MARTIN LUTHER Ignore l’État en tant que communauté des citoyens. Il
ne reconnait que l’autorité d’une part et des sujets d’autre part. Il utilise les sources bibliques

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Romaines. Il se fonde aussi l’attitude des premiers chrétiens qui ont en face d’eux, l’autorité
externe de César. À ce titre, il est précurseur d’un courant de pensée, le courant de l’État
dominateur, l’État-obéissance, l’État contraignant à l’opposé de l’État démocratique.

JEAN CALVIN (1509-1564)

Le mouvement de réforme religieux fut aussi mené par JEAN CALVIN et que les individus
sont à l’avance prédestinés au salut ou à la condamnation sans qu’il puisse rien faire pour
changer leur destin. Cette époque est marquée par un rigoureux mouvement d’émancipation à
l’égard de l’église Catholique et des conceptions médiévales de la primauté du spirituel sur le
temporel. C’est le début du protestantisme.
Le protestantisme réunit les Églises diverses qui rassemble trois affirmations
fondamentales :

 L’’autorité souverain de la Bible en matière de la foi ;


 Le salut par la foi qui est un don de Dieu ;
 La force du témoignage intérieur du Saint Esprit par lequel les croyants saisissent la
parole de Dieu exprimé dans le livre Saint.

Le protestantisme se veut non un ensemble doctrinal mais comme une attitude commune
de pensée et de vue qui est fidélité à l’évangile.

LA CONTRE REFORME

Devant les progrès de menaçant du protestantisme, l’église Catholique s’est décidé de


se reformer en réunissant le consul de trente.
Des révolutions affirmant la mission universelle de l’église ont été remises sur les rats
et condamnent ceux qui ne se conformaient pas aux dogmes et aux vérités de l’église.

CICÉRON (106-43)

Un Romain hellénisé. Avocat et homme politique Romain, CICÉRON donne dans son
livre intitulé « LA RÉPUBLIQUE » la synthèse de l’idéal du meilleur gouvernement et du
meilleur citoyen. Les écrits de CICÉRON ont préparé le pouvoir personnel en tant que tel,
résultat d’une conception morale, telles que les politiques idéales comme le chef prédestiné de
Xénophon, le Roi philosophe de PLATON ou alors le bon citoyen d’ARISTOTE.

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Selon CICÉRON, la conduite des affaires publiques met en œuvre la plus belle
fonction de la sagesse, la plus grande leçon d l’expérience et le plus noble office de la vertu.
La meilleure politique est l’œuvre des hommes des biens. Ceux qui sont à la tête des villes.
CICÉRON, l’emporte même en sagesse sur ceux qui sont éloignés des affaires publiques.
Jouer un rôle dans la vie publique est un devoir moral. Selon lui, le talent politique ne
s’impose pas. Il est nécessaire d’être instruit dans la science et dans l’art politique. L’action
doit s’accompagner des connaissances. Le meilleur citoyen unit la compétence et l’autorité. Il
a les qualités de celui que PLATON appelle le philosophe roi.
CICÉRON l’appelle lui l’homme qui a du prestige moral.
Cet homme doit s’abstenir de profit d’argent et de défendre les provinces
contre les exactions diverses. Selon CICÉRON, il existe une loi vraie, c’est la droite raison
conforme à la nature répandue dans tous les êtres et toujours d’accord avec elle-même.

LE MERCANTILISME

Le mercantilisme est une doctrine élaborée XVI è S et au XVII è S à la suite de la découverte


en Amérique des mines d’or et d’argent selon laquelle. Les métaux précieux constituent la
richesse essentielle des États et qui préconise une politique protectionniste.

LES PRINCIPAUX THÉORICIENS DU MERCANTILISME SONT :

 JEAN BAUDIN
 RICHELIN
 VAUBAN
 COLBERT

Notons qu’il existe beaucoup de formes de mercantilisme, à noter :

1. LE MERCANTILISME BRITANNIQUE OU COMMERCIAL selon lequel : « Il faut


en particulier développer la flotte marchande de manière à pouvoir effectuer pour le
compte des pays étrangers des transports payables en métal ».
2. LE MERCANTILISME FRANÇAIS OU INDUSTRIEL selon lequel : « l’État doit
encourager systématiquement les manufactures afin de développer les ventes à
l’étranger dont le paiement en or accroitra le stock métallique ». Ce mercantilisme en
agissant indirectement sur le stock métallique par le canal de l’industrie. C’est
COLBERT qui donne au mercantilisme Français sa forme la plus achevée dans ses

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lettres et dans ses mémoires et surtout dans le système économique auquel il attache
son nom.
3. LE MERCANTILISME ESPAGNOL OU BULLIONISME selon lequel il convient de
prohiber l’exportation des métaux précieux et d’en favoriser l’importation.
LOUIS BLANC

LOUIS BLANC critique la propriété privée et la concurrence. La concurrence mène le patron


à comprimer le salaire et à remplacer les ouvriers par des machines. Mais elles le ruinent en le
poussant à surproduire, d’où les crises qui entrainent l’élimination des entreprises les plus
faibles et la constitution progressive des monopoles. La concurrence tue la concurrence dit-il
convient de lui substituer un régime d’association encouragée et contrôlé par l’État. On créera
des ateliers sociaux, véritables coopératives de production avec des capitaux fournis par l’État
qui en réglementera le fonctionnement. Les bénéfices seront partagés en trois fractions :

 L’une sera ajoutée au salaire à titre de participation ouvrière au bénéfice ;


 L’autre alimentera un fond d’assurance contre l’invalidité et contre le chômage ;
 La troisième sera consacrée à l’achat du matériel pour les nouveaux adhérant.

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