Droit des contrats Cours 1 Mr.
Luzeaux
Intro : Définitions des termes, différenciation et similitude.
Définition de l’obligation : Un lien de droit, d’ordre patrimonial unissant
deux personnes et en verti duquel l’une (le créancier) a le pouvoir d’exiger
l’autre (le débitant) soit prestassions soit absentions.
Les obligations civiles ou juridiques c’est-à-dire découlant de la loi s’opposent
aux obligations naturelles, qu’ils l’accomplissement d’un devoir moral, d’un
devoir de conscience, d’un devoir d’honnêteté - (Article 1100-2) du code
civil – Exemple d’obligation naturelle, l’obligation alimentaire entres frères et
sœurs ou même, entre ancien époux. Ou l’obligation de contribution en charges
entre concubin ou l’engagement d’un père à verser une certaine somme à un fils
présumer jusqu’à la fin de ses études.
Les obligations naturelles ne sont pas susceptibles d’exécution forcer, il n’y a pas
de sanction juridique mais si le débiteur de l’obligation naturelle l’exécute
volontairement la restitution n’est pas autoriser – (art 1302 – 2) il y a une novation
(c’est – à – dire transformation) de l’obligation naturelle en obligation civile.
L’obligation naturelle est un singulier concept qu’assure une transition entre le
droit et la morale.
L’obligation est donc une variété de droit subjectif, c’est un droit patrimonial
en ce qu’il représente pour son titulaire un élément de richesse et non un droit
Extra-patrimonial c’est-à-dire un droit qui n’est pas susceptible directement d’une
évaluation pécuniaire comme les droits de la famille, le droit à l’honneur ou
respect à la vie privé. Ce caractère patrimonial explique notamment que les
obligations se transmettent par succession, ce qui recueil le patrimoine d’une
personne profite de ses créances et sont tenus de ses dettes.
L’obligation figure à l’actif du patrimoine du créancier et au passif du
patrimoine du débiteur. L’obligation illustre donc la mise en œuvre des
rapports économique, elle a donc une grande importance pratique. L’obligation
est un droit incorporel. Les droits corporels sont les différentes variétés des
choses (meubles). L’obligation est plus précisément un droit de créance, un
lien de droit existant entre deux personnes, un droit personnel et non un droit
réel =>
c’est-à- dire un pouvoir juridique reconnu a une personne et qui porte
directement sur une chose comme la propriété, le gaz ou l’hypothèque.
Intro1.2 : La classification des obligations
On distingue des obligations d’origine volontaire, celle qui naissent d’un acte
juridique comme le contrat et les obligations d’origine l’égal c’est-à-dire celle
qui naissent d’un fait juridique, un délit (art 240), ou un casi délit (art 241) et
celle qui naisse d’un quasi contrat (art 1100), les quasi contrats sont définit dans
l’article 13000 « Les quasi-contrats sont des faits purement volontaires dont il
résulte un engagement de celui qui en profite sans y avoir droit, et parfois un
engagement de leur auteur envers autrui » La loi va créer entre les intéresser,
un lien de droit ressemblant à celui qui résulterait d’un contrat. Les « quasi-
contrat » sont au nombre de trois :
- La gestion d’affaire : c’est le fait pour une personne d’accomplir des
actes dans l’intérêt d’une autre sans qui n’en n’était chargé. Art 1301 par
exemple un hôtelier qui héberge la victime d’un accident ou alors le
voisin qui veut procéder à des actes urgents en l’absence du propriétaire,
le gérant se fait rembourser les dépenses faites et indemniser des
dommages qui l’a subi Art 1301-2.
- Le paiement de l’indu (art.1302) : « ce qui a été reçu sans être dû est
sujet à restitution. » par exemple une caisse de sécurité social qui verse
des prestations excessives ou totalement indu
- L’enrichissement injustifié (art 1303) : (exemple =>) Les travaux
effectué sur les terrains d’autrui ou bien l’utilisation par une compagnie
de distribution d’eau d’une conduite appartenant à un particulier
l’appauvrit a droit à un indemnité.
I/ Les obligations conventionnels depuis le contrat
Les actes juridiques sont définis à l’article 1100-1, ce sont des « manifestations de
volontés » destiné à produire des effets de droit. Les contrats constituent la
source la plus importante des actes juridiques, source d’obligation. Ne sont traité
ni les actes juridiques unilatéraux comme la reconnaissance d’un enfant naturelle
(droit de la famille), la démission (droit de travail) ou la renonciation. Ni les actes
juridiques collectives, par exemple la décision majoritaire de la copropriété ou la
convention collective du travail (droit du travail).
Titre préliminaire : Notion général relatives aux contrats
Chapitre I – Définition du contrat
Article 1101 => « Le contrat est un accord de volontés entre deux ou plusieurs
personnes destinées à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations. »
C’est une convention génératrice d’obligation.
Détail de la définition :
- Le contrat est créé pour conclure des obligations, ils s’opposent par son
caractère obligatoire, aux accords de complaisances, de courtoisie ou de
tolérances tel que les relations mondaines / une invitation à un diner / les
entraides familiales, amicale ou entre voisin, les dettes de jeux art 1965 :
« La loi n'accorde aucune action pour une dette du jeu ou pour le
paiement d'un pari. » / Tout action en paiement est refusé au gagnant, le
perdant peut lui opposer une exception de jeu ou bien les engagements
d’honneur dont l’inexécution n’est pas sanctionnée par la justice.
- Le contrat suppose un accord de volonté, il faut donc la réunion de deux
personnes, le contrat est d’un caractère d’acte social. Il n’en reste pas
moins qu’un contrat peut être unilatéral si le comporte d’obligation qu’à
l’égard d’une des parties.
- Il y a toujours réunion de deux personne (même dans un contrat
unilatéral) comme dans un contrat de cautionnement, une personne
s’engage à payer le créancier en cas de défaillance du débiteur principal
(une personne à l’obligation mais il y a eu un accord entre deux personnes
(la caution et le créancier)).
Il faut donc différencier les contrats unilatéraux, des engagements unilatéraux
de volonté où une seule personne engendre des obligations à sa charge par
exemple la promesse de récompense publier dans un journal, qui en l’État
actuel du droit positif français n’engendre pas d’obligation. On peut toujours
reprendre sa parole tant que nul ne l’a accepté. (Petite précision =>) la
jurisprudence use des sources traditionnelles des obligations comme l’offre de
contrat, la responsabilité civile, la gestion d’affaire ou l’enrichissement injuste
pour lui conférer force obligatoire.
Cours n°2
Chapitre 2 : La classification des contrats
1ere classification : les contrats synallagmatiques et les contrats unilatéraux c’est
l’article 106 du code civil.
- Le Contrat est synallagmatique lorsque les partis s’obligent
réciproquement les uns envers les autres par exemple : la vente (vente
d’un produit-> obligé d’acheter)
- Le Contrat est uni latéral lorsqu’une ou plusieurs personnes s’obligent
envers une ou plusieurs personnes sans qu’il y ai d’engagement
réciproque de celle-ci. Ex : donation (1seul parti a des obligations),
empreint d’argent, reconnaissance de dette, promesse uni latérale
d’achat ou de vente.
Les intérêts de la distinction :
-La preuve d’un contrat synallagmatique doit être apporté par un acte de
signature privé établant notant d’originaux qu’il y’a de partis ayant un
intérêt distinct c’est la formalité du double originale. Article 375
En revanche la preuve d’un contrat uni latéral constant une obligation de
payer une somme d’argent ou de livrer une chose fongible, doit
comporter la signature de celui qui s’engage, la mention écrite par lui
mm de la somme ou de la quantité en tt lettre et en chiffres. Art 376
-Les obligations de parti est réciproque si l’un des contractants n’exécute
p son obligation l’autre peut s’retrancher derrière cette inexécution pour
ne pas exécuter la sienne c’est l’exception d’inexécution de l’art 219.
De même un contractant ayant exécuté sa prestation mais qui n’a p recyu
celle de son partenaire peut demander restitution de sa prestation c’est la
résolution pour inexécution. Art 224
2eme classification : Le contrat à titre gratuit et le contrat à titre onéreux art
1107
Le contrat est à titre onéreux lorsque chacune des parties reçoit de l’autre
un avantage en contrepartie de celui qu’elle procure. Ex : vente
En revanche, il est à titre gratuit lorsque l’une des partites procure à
l’autre un avantage sans attendre ni recevoir de contrepartie. Ex : la
donation ou le bail sans stipulation de loyer ou le prêt sans intérêt ou le
dépôt ou mandat non rémunéré. C’est un contrat de bienfaisance
Les intérêts :
-La formation des contrats à titre gratuit est généralement soumise à des
conditions plus rigoureuses quant aux conditions de formes et capacités il
y’a un régime défiance protecteur des tiers, la gaufre est parfois
vraisemblable.
En revanche la personne qui s’oblige sans contrepartie doit être
d’avantage protéger. Ainsi la charge qui pèse sur celui qui accompli
gratuitement une prestation est moins lourde que celle qui pèse sur un
débiteur à titre onéreux. Ex : Il pas soumis à la garantie des vices cachés
La responsabilité du débiteur en cas d’inexécution est appréciée moins
sévèrement que dans les contrats à titre gratuit que dans les contrats à
titre onéreux.12MIN
Paragraphe 3 : Contrats commutatifs ou contrats aléatoires art
108
Voilà une subdivision des contrats à titre onéreux :
Le contrat est commutatif lorsque chacune des parties s’engage à
procurer à l’autre un avantage qui est regardée comme l’équivalent de
celui qu’elle reçoit. Les prestations sont déterminées de manières
invariables et équivalentes (ex : vente)
Le contrat est aléatoire lorsque les parties acceptent de faire déprendre les
effets dû contrats quant aux avantages et aux pertes qui en résulteront
d’un événement incertain. (Ex : la vente contre rente viagère -> contrat
par lequel l’acheteur s’engage à verser au vendeur une rente jusqu’à sa
mort.) autre ex (l’assurance : contrat par lequel moyennant le versement
périodique de prime par l’assuré, l’assureur versera une prestation à ce
dernier lorsque ce réalisera un risque -> malade...)
L’intérêt c’est que dans les contrats commutatifs la rescision pour lésion
(cad pour déséquilibre économique) est admise.
En revanche, elle ne l’est pas dans les contrats aléatoires on dit que l’aléa
chasse la lésion.
3eme distinction : le contrat consensuel, le contrat solennel et le contrat réel
Le contrat consensuel c’est la catégorie de principe, le contrat se forme
par le seul échange de consentement, quelque soit le mode d’expression.
- La formation par étape et l’intervention du notaire dans une vente
immobilière n’en détruise pas le caractère consensuel.
- Le contrat solennel est soumis au respect d’une formalité généralement la
rédaction d’un écrit acte authentique ou acte signature privé. Art 972-2
Ex : la donation, le contrat de mariage (acte devenant notaire pour voir à
qui est les biens communs), la constitution d’hypothèque.
On relève une naissance du formalisme sous l’influence du
développement de la protection des consommateurs ce formalisme
protecteur est inspirée par le souci d’entourée de certaines protections le
consentement de la partie à protéger.
- Le contrat réel est une bizarrerie du droit ou contrat(jsp) français. Le
contrat réel ne se forme que par la remise de la chose objet du contrat.
Ex : le dépôt, le prêt à usage ou de consommation a l’exclusion du prêt
d’argent consenti par un par professionnel du crédit.
Cette catégorie qui est survivance généralement critiquée du droit romain
est incontestablement en déclin.
L’intérêt de la distinction :
Un contrat solennel pour lequel la formalité ne sera pas accompli ou bien
un contrat réel dans lequel la chose n’a pas été remise sera nul !
Paragraphe 5 : le contrat de gré à gré et le contrat d’adhésion
Le contrat de gré à gré et celui dans lequel les stipulations sont librement
négociables entre les parties (ex : peindre garage-> on négocie prix
peinture)
Le contrat d’adhésion est celui dans les conditions générales soustraites à
la négociation sont déterminées à l’avance par une l’une des parties. (Ex :
contrat de transport -> contrat entre SNCF et un passager-> négocie p
prix...)
Les closes d’un contrat d’adhésion s’interprète contre la partie qui les a
proposés.
Les closes qui créent un déséquilibre significatif entre les 3 et les
obligations des parties sont réputées non écrites.
La multiplication des contrats d’adhésion a entraîné des dispositions
protectrices des consommateurs.
Paragraphe 6 : le contrat cadre et le contrat d’application
Le contrat cadre est un accord par lequel les partis conviennent des
caractéristiques essentielles de leur relation contractuelle future. (Ex :
compagnie pétrole conclut contrat cadre de distribution avec un pompiste
détaillant prévoyant les règles générales gouvernant leur relation
contractuelle-> prix, clause d’exclusivité)
Les modalités pratiques d’exécution du contrat cadre sont précisées par
des contrats d’application (ce sont des contrats de vente).
Paragraphe 7 : le contrat à exécution instantanée et le contrat exécution
successive
Le contrat à exécution instantanée est celui dans lequel les obligations
peuvent s’exécuter en une prestation unique.
Le contrat est à exécution successive lorsque les obligations d’au moins
d’une partie s’exécutent en plusieurs prestations et se donner dans le
temps. (Ex : contrat de travail, de location)
Paragraphe 8 (dernière classification) : le contrat nommé et le contrat
innomé
-Le contrat nommée est celui qui est qualifié et réglementé par la loi.
-Le contrat innommé ne fait l’objet d’aucun régime l’égale spécifique.
(Ex : abonnement, contrat d’entretien d’un ordinateur, contrat de parking)
C’est alors à la jurisprudence de les qualifier et de les rattacher a des
catégories connues étant déterminées les conséquences juridiques
Chapitre 3 : Le fondement des contrats
Paragraphe 1 : la théorie de l’autonomie et de la volonté
C’est la théorie qui a gouverné tt le 19e S et gouverné par la philosophie
individualiste. On parle de cette fiction -> l’es hommes sont libres et égaux, ils
ne vont assumer d’obligations que s’ils le veulent bien.
La volonté joue un rôle prépondérant, le contrat n’existe que parce qu’il a été
voulu et dans la manière qu’il a été voulu.
Comme l’homme ne peux p agir contre ses intérêts, le contrat est juste, le
principe est donc celui de la liberté contractuelle.
D’autre part, le principe de bonne fois gouverne la négociation, la formation et
l’exécution des contrats.
L’article 6 a contrario permet de déroger à toutes lois qui n’intéressaient pas
l’ordre publiques et les bonnes mœurs.
Les origines du principe de l’autonomie et de la volonté :
C’est le mouvement des droits naturels de l’homme et la doctrine économique
libérale pour laquelle toutes les relations commerciales, toutes les relations
économiques sont régies par la loi de la demande qui assure l’adaptation du prix
à la valeur grâce à la concurrence.
Le respect de la parole donné auquel on ne saurait échapper aux prétextes d’une
irrégularité de forme, la rapidité, la simplicité de la vie de tous les jours.
Cette théorie explique le principe du consensualisme. La force obligatoire du
contrat a l’égard des parties et du juge et le fait que le contrat ne crée
d’obligations qu’entre les parties.
Il ne faut toutefois pas prendre les sécateurs du code civil pour des naïfs. La
fiction est un idéal vers lequel il faut tendre.
Le déclin de la théorie de l’autonomie et de la volonté :
Il est né d’une critique de la doctrine économique libérale, (les hommes ne sont
pas égaux) cela entraîne l’absence de discussion de tous les termes du contrat.
Il y’a multiplication des inégalités économiques, on se rend compte que c’est la
liberté qui opprime et la loi qui libère.
Manifestations :
-Découverte d’une obligation de renseignement à la charge du professionnel
-La multiplication des dispositions d’ordre publics
-Le fait que la loi nouvelle est de plus en plus déclarée applicable même aux
contrats en cours
-Les lois de protection du consommateur
Pourtant si l’autonomie de la volonté n’est plus absolue elle demeure la règle.
Cours n•3
Titre 1 : Les conditions de formation du contrat
Si la liberté de contracter confrère au contrat une grande souplesse en limitant le
contrôle de l’autorité publique, il est cependant nécessaire que certaines
conditions minimales soient réunies pour que l’accord des volontés purement
individuels prennent place dans l’ordre juridique et reçoivent une reconnaissance
étatique. Ces conditions sont énumérées par art 128-> il faut le consentement des
parties, la capacité de contracter, et un contenu licite et certain.
Chapitre 1 : Le consentement
Par consentement on entend la manifestation des volontés de chacune des parties
et l’accord de ses volontés en vue de faire mettre une obligation.
On exige que ce consentement est étonné qu’il existe section 1 et qu’il ne soit pas
vicié et soit intégre section 2
Section 1 : Existence sous consentement
Le consentement est formé par la rencontre instantanée de l’offre et de
l’acceptation. Art 1113
La loi perturbe parfois l’instantanéité de la rencontre des consentements en
imposant un délais de réflexion pendant lequel le contrat ne peut pas être conclu.
Art 122
D’une manière plus générale, les contrats importants sont le fruit de négociations
qui s’étalent dans le temps. Ces négociations doivent être menés de bonne fois.
Art 1112
La formation du contrat requiert la rencontre d’une offre et acceptation. Art 1113
Paragraphe 1 : L’offre
-C’est la proposition qu’il suffira que le solliciter accepte pour que le contrat soit
conclu.
-C’est la proposition qui comporte tout les éléments du contrat projeter.
-Cela exclu indirectement l’invitation entrant pour parler. Ex : Demande d’une
entreprise à une autre de lui communiquer les conditions de prestation de ces
services.
-Cela exclut également l’appel d’offre. Ex : particulier qui vend automobile->
prix à débattre.
On va revoir les caractéristiques de l’offre :
L’offre doit être précise.
Elle doit contenir les éléments essentiels du contrat. Art 1114
Pour la vente, la chose et le prix. Art 483
-Pour le louage, le bien qu’on envisage de louer et le montant du loyer.
-Pour le contrat de travail, la prestation requise est le salaire.
-A défaut, ce n’est qu’une invitation à entrer pour parler ou un appel d’offre donc
l’acceptation n’emporte pas la formation au contrat.
2eme caractéristique de l’offre :
-Elle doit être ferme. Art 1114
-Il ne doit pas y avoir de possibilité de rétractation de la part de son auteur. Pas
d’offre sujette à confirmation.
-Toute offre ne vaut se jusqu’à épuisement du stock.
A cela faudra apporter une limite :
-Toute offre à titre personnelle est comme une offre d’emploi (peut refuser si p
content de l’offre) ou une offre comportant un crédit.
S’il y’a contreproposition, l’offrant est celui qui forme la dernière proposition.
Celle qui sera accepté sans contreproposition.
-Le mode d’expression de cette offre est libre, elle peut être formé par écrit ou
verbalement ou elle peut résulter de certaines attitudes. Ex : marchandises
exposées en vitrine avec le prix indiqué ou bien le fait pour un taxi de stationner
sur un emplacement réservé à lui avec son voyant allumé.
Si l’acceptation intervient le contrat est formé mais tant qu’il n’y a acceptation
l’offre est librement révocable.
Tempérament Art 1116 - L’offre peut être assortie d’un délai de validité express
ou tacite. A défaut elle ne peut pas être révoqué avant l’écoulement d’un délais
« raisonnable »
Autre limite Art 1117- L’offre est caduc à l’issue du délai d’excès pour son
acceptation ou à défaut d’un délais raisonnable du fait du décès ou de la capacité
de l’offrant.
Paragraphe 2 : L’acceptation
-C’est la manifestation par le destinataire de l’offre de son intention définitive de
conclure le contrat ou condition prévus par l’offre. Art 1118
Il faut donc une adéquation entre l’acceptation et l’offre qui a été faite au moins
quant aux éléments essentiels.
-Si le destinataire de l’offre exprime d’autres conditions, il s’agit d’une offre
nouvelle et le contrat n’est pas formé.
L’offre peut être express (c’est le fair de dire oui) ou résulter d’un geste
(signature d’un document, l’ouverture de la porte d’un taxi, le fait de lever dans
une vente par adjudications Ou le fait pour un client de monter dans un autobus.
Le silence, c’est-à-dire l’attitude entièrement passive de vaut pas acceptation. Art
1120
Par sa nature même le silence est équivoque donc contrairement au proverbe
courant -> qui ne dis mot ne consens pas. Ceci sauf si dispositions législatives
contraires. 1738
Le silence du pailleur à l’expiration du contrat de paille vaut acceptation du
renouvellement. Sauf également les usages d’une profession ou les circonstances
particulières, il y’a des relations d’affaires intérieures où l’offre est faite dans
l’intérêt exclusif du destinataire.
Paragraphe 2 : La rencontre de l’offre et de l’acceptation
Cette rencontre ne pose aucun problème si les 2 partis du contrat sont présents
pour manifester leurs accords.
Il y’a un problème pour les contrats entre absents les 2 partis du contrat ne sont
pas présentes pour exprimer leur accord. Ce sont les contrats par correspondance
ou contrat par téléphone. Il faut savoir où et quand ils sont formés.
Voyons les intérêts pratiques : jusqu’à la conclusion du contrat les partis peuvent
se rétracter mais une fois le contrat formé il n’y a p de rétractation possible.
La date de formation du contrat est essentielle, en cas de simulation du décès ou
de l’incapacité d’une des parties.
Autre intérêt, en cas de contrat translatif de propriété, la conclusion du contrat
transfert la propriété a l’acheteur et met les risques de la vente à sa charge.
Autre intérêt, la loi en vigueur au moment de formation du contrat le régit.
Autre intérêt, le lieu de formation du contrat permet de déterminer la compétence
territoriale du conseil des prud’hommes.
Enfin la date de formation du contrat, fixe le point de départ du délai de
prescription.
Voyons les suggestions théoriques :
- *Les isset de la déclaration et de l’information : le contrat est formé dès
qu’il y’a une coexistence de 2 volontés concordantes. Le contrat est
formé dès que l’acceptation est exprimée, c’est le système de la
déclaration ou bien dès que l’acceptation est connue de l’auteur de
l’offre. C’est le système de l’information.
Ces isset sont rejetés en raison des difficultés de preuves.
- *Les isset de la réception et émission : on s’appuie sur des éléments
matériels, on retient le moment où la lettre d’acceptation a été reçu par
l’auteur de l’offre, si c’est de la réception.
C’est favorable à l’offrant puisque qu’il peut se rétracter jusqu’à la
réception ou bien on retient le moment ou l’acceptation a été expédié, le
cachet de la poste faisant foi, c’est le système de l’émission.
C’est favorable à l’acceptant, l’offrant ne pouvant se rétracter
- La solution légale art 121 : Le contrat est conclu au moment et au lieu ou
l’acceptation parviens à l’offrant. C’est la théorie de la réception.
Cette solution est conforme à celle de la convention de Vienne relative à
la vente internationale de marchandises du 11 avril 1980. Ainsi ce
termine cette section 1 relative à l’existence du consentement
Section 2 : l’intégrité du consentement
Le contrat est formé par le seul effet du consentement, cela n’est que si la
volonté est saine. Cela suppose que la volonté existe (en cas d’absence totale du
fait d’un malentendu, le contrat n’est pas formé). Elle ne doit pas d’autre part
avoir été altéré ou vicié. D’après le code civil il a 3 vices du consentement,
l’erreur, le dole et la violence. Art 1130
Cela concilie une idée de justice, (la loi doit protéger le contractant qui n’a pas
été libre ou dont le consentement a été insuffisamment éclairé) et la sécurité
juridique ( une trop grande protection quant au vice du consentement aboutirait à
une insécurité dans les relations contractuelles)
Voilà pourquoi le législateur n’annule le contrat que si le vide du consentement
est d’une gravité certaine et s’il y’a une certaine participation de l’autre
contractant au vice du consentement. C’est ce que viens préciser l’art 1130, qui
précise que le caractère déterminant doit être apprécié concrètement -> il s’agit
d’une disposition liminaire applicable à chacun des 3 vices.
Paragraphe 1 : L’erreur art 1132-1136
C’est une appréciation inexacte de là des éléments du contrat.
Il faut déterminer les erreurs retenues du sanctionner, les conditions qu’elles
doivent remplir ainsi que les sanctions qui les affecte.
1-Les erreurs causes de nullité du contrat
Il faut distinguer les erreurs qui entraînent ou n’entraîne pas la nullité du
contrat.
1-Les erreurs invalidant le contrat
A : L’erreur obstacle :
C’est le cas ou l’erreur a été d’une telle importance que les volontés n’ont
même pas pu se rencontrer, c’est un quiproquo, l’erreur fait obstacle à la
formation du contrat, le contrat n’existe pas. L’erreur peut porter sur la nature
du contrat, une partie croit vendre 1 immeuble alors que l’autre partie pense le
recevoir à titre de donation ou bien cela peut porter sur l’objet du contrat.
Il y’a erreur sur l’immeuble qui doit faire l’objet de la vente ou bien y’a erreur
sur l’unité monétaire.
B : L’erreur sur les qualités essentielles de la prestation
Il s’agit soit d’un certain d’une erreur sur la personne plus généralement sur les
qualités essentielles de la prestation.
-L’erreur sur la personne art 1134
L’erreur sur la personne est indifférente sauf pour les contrats conclus en
considération de la personne. Les contrats à titre gratuits sont toujours conclus
en considération de la personne, pour les contrats à titre onéreux seuls certains
sont conclus en considération de la personne : Ex : Erreur sur qualité d’une
personne recruté ou l’erreur sur la solvabilité du débiteur pour lequel on se
porte caution.
-L’erreur sur les qualités essentielles de la prestation art 1133
C’est de loin la catégorie la plus fréquente, l’erreur porte sur la prestation
mêmes prévus sur le contrat. Il s’agit des qualités qui ont été expressément ou
tacitement convenues et en considération desquelles les parties on contracter. Il
peut s’agir de la matière de la chose (des perles de culture acheter pour des
perles fines) mais aussi de l’ancienneté de l’objet du contrat (meuble louis 15).
Il peut s’agir du fait qu’il a été conçu par tel artiste (authenticité d’un tableau).
Peut s’agir du caractère constructif d’un terrain, de la date de fabrication d’un
véhicule. C’est une erreur portant sur la qualité de la chose dont l’absence
aurais mis obstacle à la conclusion du contrat si elle avait été connue.
Il peut s’agir d’une erreur de faite (cad d’ordre matériel) ou d’une erreur de
droit (ordre juridique) Ex : Constructibilité d’un terrain. Art 1132
L’erreur peut porter sur la prestation de l’une ou de l’autre partie dans une vente
par exemple, on prend autant l’erreur du vendeur que celle de l’acheteur. Art
1133-2
L’appréciation du caractère substantiel (majeur, abondant) ce fait in concreto.
Art 1130-2
Comme c’est un élément de faite il peut être prouvé par tout moyen et échappe
au contrôle de la Cour de cassation.
Deuxièmement les erreurs n’affectant pas l’invalidité du contrat : il s’agit des
erreurs sur le motif du contrat et de l’erreur sur la valeur.
- L’erreur sur un simple motif Art 1135
Une erreur sur un motif déterminant pour l’une des parties mais ne touchant à
une qualité essentielle de la prestation ne peut pas conduire à l’annulation du
contrat. L’erreur porte en effet sur un fait étranger à l’objectif des obligations,
elle touche au simple mobile. Ex : personne croyant être muté à Bordeaux y
achète un immeuble or elle est mutée à Paris-> vente ne peut pas être annulé
Il en est autrement si les parties on fait expressément du motif un élément
déterminant de leur consentement. De plus l’art 1135-2 -> y apporte une
exception, l’erreur sur le motif d’une libéralité en l’absence duquel sont auteur
n’aurait pas disposer est une nullité.
- L’erreur sur la valeur Art 1136
L’erreur sur l’évaluation d’un contrat n’est pas prise en considération, cela
conduirait à une insécurité de toutes les transactions.
Paragraphe 2 : Les conditions de l’annulation pour erreur
L’erreur doit être excusable et doit d’autre part rentré dans le champ contractuel.
-Le caractère excusable de l’erreur Art 1132
Une erreur inexcusable ne permet pas d’obtenir l’annulation, on n’admet pas
donc une erreur grossière (acheteur qui achète du velours d’un ameublement
pour confectionner des vêtements). Une grave faute de négligence par ex
(acheteur achetant un terrain sans s’informer sur sa constructibilité ou bien un
employeur qui ne prend aucun renseignement avant une embauche).
On apprécie cette erreur au cas par cas, on prend en considération l’âge, la
profession et l’expérience. Le fondement c’est que c’est la faute commise par la
victime qui lui interdit de se prévaloir de la protection légale, elle ne mérite donc
pas d’être protégé. Deuxièmement, l’erreur doit rentrer dans le champ
contractuel Art 1133
L’erreur d’une seule partie est suffisante mais l’autre parie doit avoir eu
connaissance du caractère substantiel de telle qualité pour celui qui s’est trompé,
l’erreur doit être commune. Si on annulait le contrat pour une erreur qui n’entre
pas dans le champ contractuel cela créerait un préjudice injustifié à l’autre partie,
il en résulterait une insécurité pour toutes les transactions.