Définition du contrôle de gestion
Définition du contrôle de gestion
semestre 2
Modèles, Gouvernance et Organisations
M1 Contrôle de gestion, Audit et Contrôle Interne
Gérald Naro
Université de Montpellier
Introduction : objectifs du cours
• En Master 1 :
• Semestre 1 :
• Tronc commun, initiation au contrôle de gestion
• Jeter les premières bases du contrôle de gestion
• Semestre 2 :
• Positionner le contrôle de gestion dans ses cadres théoriques et ses évolutions
• Développer la dimension organisationnelle du contrôle de gestion
• En Master 2 :
• Semestre 1 :
• Développer la dimension stratégique du contrôle de gestion : le contrôle de gestion face à l’incertitude
stratégique et son rôle dans la maîtrise du business model de l’entreprise
• Semestre 2 :
• Le Balanced Scorecard pour penser et aligner la stratégie
• Contrôle de gestion, RSE et soutenabilité
Introduction : Définition du champ du contrôle de
gestion
• Contrôler = vérifier, surveiller,…
Idée d’un contrôle fondé soit
- sur des règles, des procédures,
- Comparaison objectifs/résultats assortie d’un système de
Les deux sens sanction/récompense
- Modèle de la régulation cybernétique ou contrôle thermostatique
du mot • Contrôler = maîtriser
« contrôle » - Maîtriser les évolutions, les transformations de
l’organisation
- Maîtriser sa stratégie
Le contrôle de gestion au sein des métiers du
chiffre
• Contrôle, Audit, Reporting,…
• Contrôle de gestion et contrôle interne : le contrôle de gestion est orienté vers la maîtrise des performances ; le
contrôle interne, vers la maîtrise des risques.
• Reporting externe et reporting interne : le reporting externe relève de la direction financière et s’adresse aux parties
prenantes (les actionnaires tout particulièrement) ; le reporting interne, relève du contrôle de gestion et s’adresse
aux entités hiérarchiquement supérieures (le groupe, la société holding,…).
• Il existe plusieurs domaines du contrôle de gestion : contrôle de gestion commercial, contrôle de gestion financier,
contrôle de gestion industrielle ou logistique, contrôle de gestion sociale, contrôle de gestion médico-social,…
• Les outils et dispositifs de contrôle de gestion
q« Le contrôle de gestion est le processus par lequel les managers s’assurent que les ressources sont
obtenues et utilisées avec efficacité et efficience dans l ’accomplissement des buts organisationnels »
Anthony et Dearden (1965)
q« Le contrôle de gestion est le processus par lequel les managers influencent les autres membres de
l ’organisation pour appliquer les stratégies » Anthony (1988)
q"Il conviendra d'appeler contrôle de gestion les dispositifs et processus qui garantissent la cohérence
entre la stratégie et les actions concrètes et quotidiennes »
Bouquin (1990)
2014 : Nicolas Berland
« Le contrôle de gestion est l’ensemble des pratiques créatrices
d’ordre et de sens reposant sur l’exploitation de données
chiffrées financières et non financières, visant à orienter les
comportements des acteurs (prise de décision, pilotage et
coordination entre entités, rétroaction et apprentissage) »
Burchell et al. 1980
Quattrone et al.: The Maïeutic Machine
Conclusion : la définition du prof.
ü Structurer l’organisation en
Stratégique
centres de responsabilité ü Fournir des outils et des
ü Responsabiliser les managers systèmes d’information
ü Orienter les comportements vers permettant :
l’accomplissements des buts • de gérer de manière efficace et
organisationnels et des stratégies efficiente les ressources de
l’entreprise
• de mesurer les performances
• d’aider à la décision et au
pilotage de l’entreprise
Technico- • d’assurer les reportings
Organisationnelle
économique
Plan
• 1. L’évolution du métier de contrôleur de gestion
• La fonction de contrôle de gestion discrète : entreprise où le marketing constitue une fonction prioritaire. Les
contrôleurs ne doivent pas freiner l’innovation, et la créativité des opérationnels. Ils doivent savoir se faire
discrets. Le contrôleur ne requiert pas le concours des opérationnels
• La fonction de contrôle de gestion garde-fou : entreprise où les ingénieurs et, dans une moindre mesure, les
commerciaux ont la suprématie. Acception stricte du contrôle, synonyme de vérification et de surveillance.
Garde-fou, car le contrôle de gestion doit limiter les dérives de dépenses.
• La fonction contrôle de gestion partenaire : la logique dominante est marketing et financière. La prise en
compte de la fonction financière par les managers opérationnels est stratégique, mais ces derniers, accaparés
par leurs fonction, délèguent aux contrôleurs les analyses nécessaires à la prise de décision. Le client
privilégié est le management local. Les contrôleurs se perçoivent comme des copilotes.
• La fonction contrôle de gestion omnipotente : focalisation sur les coûts. La logique dominante est une logique
financière. Les contrôleurs sont d’une loyauté sans faille vis-à-vis de la direction et imposent leurs normes aux
opérationnels. Garants du reporting, des budgets, de l’analyse du « pay back ».
Les rôles de la fonction contrôle de gestion
Adapté de : Lambert et Sponem, 2009
Direction
Générale
GARDE-FOU OMNIPOTENTE
Client du
contrôleur
PARTENAIRE DES
DISCRÈTE MANAGERS
Management OPERATIONNELS
Local
Profil
- Diplômé Bac+5 d'une école d'ingénieur ou école de commerce
- Dynamique, rigoureux et autonome
- Force de proposition
- Bonne maîtrise d'Excel
- Maîtrise de l'anglais
- Une première expérience en audit/contrôle de gestion serait un plus.
Description
Veolia Recyclage et Valorisation des Déchets fournit à ses clients des solutions de gestion et de valorisation des déchets adaptées à leurs besoins, sur 4
territoires : la Basse-Normandie, la Haute-Normandie, la Picardie et le Nord/Pas de Calais et 10 départements.
Au sein de la Direction Financière de la Région Veolia Propreté Nord Normandie et rattaché au Responsable régional du Contrôle de Gestion, vous avez
en charge le contrôle de gestion sur une partie des métiers de la Région, avec les missions suivantes :
Validation, analyse et commentaires des résultats mensuels (écarts Réalisé vs Budget en mensuel et cumul, écarts Réalisé N / Réalisé N-1), avec
vérification de la cohérence des comptes d’exploitation par rapport aux flux opérationnels
Participation aux réunions périodiques de reporting des secteurs opérationnels et agences et agences, notamment dans le cadre des revues de
Performance Opérationnelle
Participation active à la sortie du reporting mensuel et aux diverses analyses à destination du CODIR
Participation à l’élaboration du budget et des estimés
Benchmark intra-régional et avec les autres régions de RVD France.
Création et maintenance des états de reporting de la région (logiciel R&B)
Suivi des investissements (engagement, comptabilisation, prévisions) et administration du workflow de gestion des demandes d'investissements.
Ces travaux se feront lien avec les Responsables Administratifs et Financiers et les contrôleurs de gestion opérationnels des 4 territoires de la Région.
Critères du poste
Bac +5 avec spécialisation en finance de préférence audit/comptabilité.
Une première expérience de 4-5 ans en cabinet d'audit ou dans une fonction de la finance est exigée.
Faculté à conduire des audits dans un environnement challengeant, bonne connaissance des mécanismes financiers. Excellente communication (orale et écrite).
Faculté à mener des discussions avec le Top Management.
Sens de la confidentialité, objectivité, esprit critique, proactivité et ouverture d'esprit sont des qualités indispensables pour réussir sur ce poste.
Vous êtes à l'aise en anglais, à l'écrit comme à l'oral.
Un nouveau challenge vous attend…c’est le moment de postuler !
Notre division Aéronautique Défense et Energie recrute pour son activité de fabrication de machine à souder par faisceau d’électron son : Contrôleur de Gestion H/F
Reportant directement au Contrôleur de Gestion de Division et en lien fonctionnel direct avec les opérationnels pour le contrôle de rentabilité des projets et le pilotage financier des
opérations, vous serez chargé des missions suivantes :
- Piloter le processus budgétaire : budget annuel mensualisé, prévisions mensuelles,
- Respecter le planning des reportings mensuels et budgétaires établis par le groupe tout en appliquant les règles d’analyse et de contrôle définies en collaboration avec le Service financier
et informatique,
- Etre force de proposition auprès des opérationnels dans l’analyse des écarts, la mise en place d’indicateurs de performance et d’actions correctives,
- Analyser, développer et documenter les méthodes de valorisation des coûts de production en respectant les règles comptables et les normes de Groupe,
- Participer aux phases de conceptions et de validation des coûts de production,
- Maintenir, documenter les créations et modifications des éléments ayant une influence sur les coûts de revient dans le Progiciel intégré (Navision),
- Participer à l’optimisation des systèmes d’informations : Navision, Reporting groupe (Hypérion)
- Participer à la mise en place de nouveaux processus de reporting groupe et s’assurer de la cohérence globale avec Navision,
- Préparer la mise en place du budget en rolling forecast trimestriel,
Vous aurez pour mission principale, non seulement de prendre en charge l’ensemble des responsabilités propres aux domaines du Contrôle de Gestion et de la Comptabilité Analytique, mais
également d’aider les différents Responsables Opérationnels à prendre en compte dans leur quotidien les éléments de gestion inhérents à leur fonction.
Vous fournirez les éléments de gestion nécessaires et participerez au reporting (normes IFRS). Vous êtes garant du respect des normes Groupe dans le cadre de procédures appropriées
(Authority Matrix).
De formation supérieure de type Ecole de Commerce avec une option Finances et Comptabilité, 3ème cycle de gestion ou DECF, vous possédez une expérience de 10 ans minimum sur une
fonction similaire acquise dans le secteur industriel et notamment dans les activités « manufacturing ».
Expérience impérative en : contrôle de gestion, comptabilité analytique, reporting Anglo-Saxon de type IFRS. Vous maitrisez idéalement Hypérion.
En lien direct avec les équipes financières basées à l’étranger, vous devez impérativement maitriser la langue anglaise (lu, parlé, écrit).
Rigoureux dans le suivi de vos données et excellent pédagogue, vos disposez également d’un excellent sens de la communication afin d’apporter l’aide nécessaire aux opérationnels dans la
compréhension et l’application du suivi budgétaire.
Ouverture d’esprit, adaptabilité, sens de l’analyse et esprit de synthèse sont des atouts indispensables qui vous permettront d’acquérir en toute autonomie une vision globale des dossiers
qui vous seront confiés et ainsi d’intégrer efficacement les process techniques et industriels liés à notre métier.
Votre fort potentiel et votre leadership vous permettront à moyen terme de vous imposer et de faire évoluer vos responsabilités.
2. L’évolution des modèles et
problématiques de contrôle de
gestion
Introduction : changements de paradigmes
« Nous définissons une relation d’agence comme un contrat par lequel une
ou plusieurs personnes (le principal) engage une autre personne (l’agent)
pour exécuter en son nom une tâche quelconque qui implique une
délégation d’un certain pouvoir de décision à l’agent » Jensen et
Meckling (1976).
Le principal
L’agent
Mickaël C. Jensen
- La relation d’agence
- Ses hypothèses fondamentales
- Rationalité limitée
- Asymétrie d’information
- Opportunisme de l’agent
- Les conséquences comportementales
- La sélection adverse
- Le hasard moral
• Une approche mécaniste : la régulation cybernétique
Hofstede, 1978 :
Stratégies Résultat
Théorie d’action
d’action atteint
Valeurs directrices
Paradigmes de base
Apprentissage en simple boucle
L’innovation
(Le Business Model)
Approche stratégique
et entrepreneuriale
Évolutions des modèles conceptuels de contrôle
ABC/ABM/ABB
Développement de la Lean Management EVA/MVA
ROI gestion budgétaire, Target Costing EBITDA BSC 3ème génération
En France : méthode des Contrôle par écarts, Rolling Forecasts (avec cartes stratégiques)
Apparition de modèles
sections homogènes BBZ,… Multidimensionnels de Reportings mensuels Beyond Budgeting
ERP Sustainbiltity Balanced
performance et non
strictement financiers : Scorecards
BSC, Navigator,… Business Intelligence
Stratégie de Stratégie
diversification de croissance externe
Structure en divisions
Décentralisation
T. Coleman Du Pont
(1863 – 1930)
Alfred P. Sloan
1875 - 1966
Alfred Du Pont
(1864 – 1935 Contrôle William Durant
1861 - 1947
Pierre S. Du Pont
(1870 – 1954) Systèmes de gestion
La structure en divisions
Direction Générale
Niveau « Corporate »
Sommet stratégique
R.O.I.
Bénéfice /Actifs
Donaldson Brown
(1885-1965)
Bénéfice/C.A. X C.A./Actifs
Planification stratégique
Contrôle de gestion
Contrôle d’exécution
La régulation cybernétique :
BUTS
OBJECTIFS STRATEGIQUES
OBJECTIFS OPERATIONNELS
Le contrôle de gestion interface entre la
stratégie et le contrôle des tâches
Stratégie
Siège social
Plan stratégique
Division X Division Y Division Z
Plans opérationnels
Budgets
Contrôle budgétaire
qProcessus descendant (« Top-down »)
qProcessus rationnel
Règne de la rationalité instrumentale
qProcessus linéaire
Processus linéaire dans le temps où sont décomposés les moments de conception de la stratégie et
les moments de mise en œuvre, le temps de la réflexion et le temps de l’action
qProcessus formalisé
Processus qui fait l’objet d’une formalisation à travers notamment un ensemble de procédures (plan
stratégique, budgets,…)
• Parallèlement en gestion de production : juste à temps, qualité totale,… bientôt dans les années 1990, le
Lean Management
• Donc instruments de gestion fondés sur les activités et les processus, qui puisent leur fondements dans le
modèle de la chaîne de valeur de Porter
• Années 1990 : apparition du Value Based Management ; développement du Balanced Scorecard (Kaplan et
Norton)
• Fin des années 1990 : intégration des immatériels (le Navigator de Skandia)
2.4. Le contrôle stratégico-opérationnel ou le
modèle du bottom-up empowerment
le contrôle « stratégico-opérationnel »
ou bottom-up empowerment :
un modèle fondé sur le pilotage des processus et
l’autocontrôle
• En France, travaux de Philippe Lorino
• Aux Etats-Unis (Année 1980/90) fait suite au mouvement de la « relevance lost »
(Kaplan, Johnson, …) ;
• Fondements stratégiques : la chaîne de valeur (Porter) ; la maîtrise de la relation coût-
valeur au sein de la chaîne est la clé de l’avantage concurrentiel
• Fondements organisationnels : les théories de l’apprentissage organisationnel (Argyris,
March,...)
• Á partir des années 1980 : vers des modèles multidimensionnels qui mettent en avant
les performances non financières (Ittner et Larker, 1998)
Le modèle de Philippe Lorino (2001) :
Le pilotage « stratégico-opérationnel »
Culture orientée vers l’autonomie de fortes personnalités Culture orientée vers le travail d’équipe et les résultats collectifs
« entrepreneurship »
Environnement stratégique et technologique relativement Fortes incertitudes stratégiques, dynamiques de changement
stable, possibilité de relier simplement résultats de court terme rapides, besoin de réactivité et d’éventuels redéploiements
et de long terme rapides
Métiers et marchés bien connus, maîtrisés et cloisonnés Métiers et marchés en évolution et très imbriqués
Délimitation stricte et précise des responsabilités Existence d’objectifs partagés entre plusieurs responsables
Architecture de reporting financier et comptable performante Construction pragmatique d’indicateurs ciblés et jetables
et stable
Contrôle de gestion à dominante comptable indépendant des Contrôle de gestion fortement intégré aux fonctions
structures de management opérationnel opérationnelles
Pilotage hiérarchique Introduction de formes de pilotage transversales
Le bottom-up empowerment
ü Modèle qui s’impose durant les années 1990 avec la financiarisation de l’économie
ü L’EVA : indicateur emblématique, développé par J. Stern et le Cabinet Stern & Stewart
Actionnaires
MVA EVA
ROCE ROI
Titre du diagramme
Siège social
Renforcement du reporting
Déclinaison des objectifs financiers
Systèmes d’évaluation-rémunération
des directeurs de centres de profit…
Indicateurs de performance
du contrôle financier
EVA : Economic Value Added ou Valeur ajoutée économique
Produits
Résultat d’exploitation
après impôt
Charges
RO
Degré de risque
Coût moyen pondéré recherché
du capital
CMPC
Taux d’intérêt
Dettes financières
Taux d’imposition
2.6. Le modèle des leviers de contrôle de
Robert Simons (1995)
Le modèle de R. Simons (1995) :
Les leviers de contrôle
qRenversement de la relation stratégie – contrôle : le contrôle peut intervenir dans la formation de la stratégie
q Management control : « […] the formal, information-based routines and procedures managers use to maintain
or alter patterns in organizational activities » (Simons, 1995, p. 5).
qApproche en termes de processus stratégiques « strategizing and controling» : rôle du contrôle de gestion dans
les processus de formation et de mise en œuvre de la stratégie
Mise en œuvre
Contrôle
de la stratégie
Représentation revisitée
Formation de
la stratégie Contrôle
Mise en œuvre
de la stratégie Planification
Core Risks to
Values Be Avoided
Business
Strategy
Critical
Strategic
Performance
Uncertainties
Variables
INTERACTIVE DIAGNOSTIC
CONTROL CONTROL
Strategy as Strategy as
SYSTEMS SYSTEMS
« Patterns in Action » « Plan »
Définir et motiver
Atteindre les Manque de sens ou de Contrôle
des objectifs
objectifs ressources diagnostic
clairs
Dialogue
Absence d’opportunités, peur organisationnel ouvert Contrôle
Créer, innover
du risque pour encourager interactif
l’apprentissage
Stratégie
Objectifs
Apprentissage
Simons (1995)
Tactiques
Actions
2.7. Au-delà du modèle de Simons : vers des
packages de contrôle…
Le modèle de Malmi et Brown (2008) : les packages de contrôle
Cultural Controls
Administrative Controls
Governance Structure Organization Structure Policies and Procedures
Strength
PMSs
Vision and Mission (Q1) and
Change
Coherence
(Q11)
(Q12)
ü L’élargissement des parties prenantes : des stockeholders aux stakeholders… vers la performance globale
üLa nécessité pour le contrôle de gestion de construire une identité et asseoir sa légitimité
üUn contrôle de gestion adapté aux logiques entrepreneuriales et innovantes
üLa digitalisation du contrôle de gestion
üLa question des immatériels et intangibles
üLa performance globale et les questions relatives à la RSE
üLes questions éthiques : vers un contrôle de gestion responsable
üLes nouvelles frontières du contrôle de gestion
Les nouvelles frontières L’intelligence (inter)
organisationnelle
L’innovation
(Le Business Model)
Approche stratégique
et entrepreneuriale
3. Contrôle de gestion et
gouvernance
La gouvernance : définitions…
• Rapport Cadbury : « la corporate governance est le système par lequel les sociétés sont dirigées et
contrôlées ».
• Shleifer et Vishny : « La gouvernance recouvre l’ensemble des mécanismes qui garantissent aux
différents bailleurs de fonds un retour sur investissement, en évitant une appropriation de valeur
excessive par le dirigeant et les actionnaires dominants ».
• Principes de gouvernance
ü Gouvernance actionnariale : lorsque la priorité est donnée aux actionnaires. Très liée à
la financiarisation de l’économie et à l’entrée de fonds d’investissement dans le capital
des sociétés.
ü Gouvernance partenariale
ü Gouvernance cognitive
Deux cadres juridiques renforçant la problématique
de la gouvernance
ü Aux États-Unis, la loi de 2002 sur la réforme de la comptabilité des sociétés cotées et la protection des
investisseurs est une loi fédérale, votée par le congrès, imposant de nouvelles règles sur la comptabilité et la
transparence financière. Elle fait suite aux différents scandales financiers révélés dans le pays aux débuts des années
2000, tels ceux d'Enron et de Worldcom. Le texte est couramment appelé « loi Sarbanes-Oxley », du nom de ses
promoteurs : le sénateur Paul Sarbanes et le député Mike Oxley. Ce nom peut être abrégé en « SOX », « Sarbox », ou
« SOA ».
Cette loi a pour objectif d'accroître la responsabilité des entreprises, de rendre la communication de l'information financière
plus fiable et de lutter contre les comportements déviants et frauduleux des entreprises.
ü En France, La loi de sécurité financière (LSF), adoptée par le Parlement français le 17 juillet 2003 afin de renforcer les
dispositions légales en matière de gouvernance d'entreprise. La LSF est parue au JO no 177 du 2 août 2003 (no 2003-706
du 1er août 2003).
Cette nouvelle loi s'applique à toutes les sociétés anonymes ainsi qu'aux sociétés faisant appel à l'épargne publique ; ces
dispositions sont applicables pour les exercices comptables ouverts à partir du 1er janvier 2003.
Comme la loi américaine Sarbanes-Oxley, la loi de sécurité financière repose principalement sur:
•Une responsabilité accrue des dirigeants
•Un renforcement du contrôle interne
•Une réduction des sources de conflits d'intérêt
En France récemment (2019) : La loi PACTE (LOI n° 2019-486
du 22 mai 2019 relative à la croissance et
la transformation des entreprises ;
publiée le 23 mai au J.O.) Article 169.
« Nous définissons une relation d’agence comme un contrat par lequel une ou
plusieurs personnes (le principal) engage une autre personne (l’agent) pour
exécuter en son nom une tâche quelconque qui implique une délégation d’un
certain pouvoir de décision à l’agent » Jensen et Meckling.
Le principal
L’agent
Asymétrie d’information
Sélection adverse
Opportunisme de l’agent
Hasard moral
Rationalité limitée
Contrôle
Architecture organisationnelle Incitations
La gouvernance partenariale
ü La firme vue comme un « nœud de contrats » entre de multiples parties prenantes
ü Les actionnaires ne sont pas les seules parties prenantes à assumer les risques
Sécurité
Minorités
Rémunération
Cadres Satisfaction dans
Emploi équitable
Non discrimination
le travail
Rémunération
Prestige
Pouvoir
Emploi Communauté
Environnement
Pouvoirs
Valeur
Impôts
publics Emploi Intérêts
Sécurité
Stabilité du capital
des paiements Dividendes Créanciers
Pérennité Croissance du capital
de l’activité Sécurité de
l’investissement
Fournisseurs Qualité
des produits
Service
Valeur
Actionnaires
Clients
D ’après Peter Doyle (1994)
La Responsabilité Sociale de l’Entreprise
Économie
Equitable Viable
Durable
ü Mais, est-ce que cela entre dans les missions du contrôleur de gestion ?
Le découplage du contrôle de gestion
ü L’organisation est « encastrée » dans la société, dans ses valeurs, son idéologie, sa
culture…
ü Les dirigeants mettent en œuvre des stratégies en conformité avec ces valeurs afin
d’assurer la légitimité de l’entreprise.
Gouvernance
RISQUES PERFORMANCES
Contrôle de
Contrôle interne
gestion
COSO Reporting
Cartographie des risques Pilotage stratégique et opérationnel
Le contrôle de gestion dans a logique du COSO
Reporting
Plans stratégiques
Cartes stratégiques
Leader
Pas de lien direct
entre A et B
B
La structure fonctionnelle simple : deuxième stade
Centre de profit
Centre de profit
Centres de coûts
Direction Générale
discrétionnaires
Recherche Contrôle de gestion
Finance
Production Commercial
Achats Etudes
Export Ventes Administration des ventes
Fabrication
Zone A Zone B
Centres de coûts Centres de CA
Usine A Usine B de production
Atelier 1 Atelier 2
La structure en division
Centres de
Direction Générale Coûts
discrétionnaires
Direction de la planification
Direction Financière groupe
et de la stratégie
Direction Générale
Fonctions
Finances Marketing Production R&D RH
Projets
Projet 1
Projet 2
Projet 3
Évolution des structures
qL’organisation transversale
Midler (1996) :
Entreprise Projet
Type A : L’entreprise est impliquée dans quelques très gros projets vitaux
pour sa survie et détient la responsabilité principale.
Type B : Un projet fédère un ensemble d’entreprises autour de sa réalisation.
Ex. BTP
Type C : L’entreprise gère un nombre élevé de « petits » projets au sein d’un
portefeuille de projets.
Type D : Le projet et l’entreprise sont confondus
Ex. : les start-up
Type A
• Pb de la spécificité et de l’autonomie du projet par rapport à
la structure de l’entreprise. Contrôle de gestion par projets ou
contrôle de gestion des projets ?
Type B
• Les entreprises rendent compte à un maître d’œuvre. Problème
de la coordination et du contrôle inter-organisationnel. Problème
de la confiance dans le contrôle
Type C
• L’entreprise est confronté à la gestion de son portefeuille de
Projets. Contrôle du portefeuille, avec cycles de vie des projets
différents.
Type D
• Cas des entreprises entrepreneuriales comment créer des
systèmes de contrôle stimulants et non contraignants, favorisant
la créativité, la réactivité, la flexibilité,…
Les outils de la gestion de projet
• 1°) Modèle d’ordonnancement-Planning (Gantt ; PERT, Rétroplanning,
etc.)
• 2°) Business Plans
• 3°) Budgets par projets
• 4°) Calcul écarts réalisé/programmé (budgété)
• 5°) Calcul de coûts par activité / cycle de vie
• 6°) Tableaux de bord de suivi des projets
• Etc.
De l’organisation hiérerchique à l’organisation en réseau
Le champ de l’organisation ambidextre (O’Reilly et Tushman, 1997)
Sommet stratégique
Te
c hn rt
o
os
tru Ligne u pp ique
c S ist
tu hiérarchique g
re Lo
Centre opérationnel
Les mécanismes de coordination
1. Ajustement mutuel
2. Supervision directe
3. Standardisation
3. Des procédés
4. Des résultats
5. Des qualifications
6. Des normes (valeurs)
La structure simple ou organisation entrepreneuriale
QUEL CONTRÔLE DE GESTION POUR L’ENTEREPRENEUR ?
COMMENT PILOTER L’ÉMERGENCE DE NOUVELLES STRATÉGIES ?
Contrôle professionnel
Autocontrôle
Logiques
administratives, Logiques
Sphère administrative Sphère clinique
managériales et Professionnelles
économiques
Le cas de l’hôpital :
Le Balanced Scorecard appliqué à une
bureaucratie professionnelle:
l’université Montpellier 1
(2008-2013)
Le contexte
- La loi LRU et le passage aux RCE
- La logique de la LOLF appliquée aux universités
- Contexte de réformes du secteur public inspirées de la doctrine du New Public Management
- d’une responsabilisation ;
- de plus de transparence ;
- d’une reddition des comptes ;
- d’un dialogue de gestion.
Vision et
stratégie
Optimiser Etre un acteur
déterminant
les atouts pour
de l’université
l’autonomie unique
Affirmer la
responsabilité
sociétale de
l’université
Le modèle général… …Adapté à l’université
Pour réussir sur le plan financier, comment
devons-nous apparaître à nos actionnaires ?
Vision
AXE Missions
PROCESSUS Valeurs
INTERNES AXE CLIENT
Stratégie
AXE
APPRENTISSAGE
INNOVATION
(ou CROISSANCE)
Renforcer les Exploiter le Renforcer et Harmoniser les Renforcer le Impliquer les Favoriser
dispositifs d'aide à processus de adapter procédures dialogue entre acteurs socio- l'initiative et la
Un la réussite et à
l'insertion
certification
professionnelle
l'information et la
sensibilisation
l'université et
l'ensemble de
économiques
dans la
participation à la
vie universitaire
Associer les
exemple de professionnelle pour optimiser
notre offre de
des futurs
étudiants et de étudiants à
l'évaluation des
ses partenaires formation de
nos étudiants Sensibiliser
Améliorer la prise formation nos étudiants à les étudiants
carte en compte des
étudiants à statut
tous les stades de
leur cursus
formations et des
dispositifs d'aide
à la différence
stratégique spécifique
Innover dans des Développer des Optimiser les Développer les Mettre en place un Développer un Développer la
méthodes instances de veille dispositifs passerelles schéma directeur du système fondation
pédagogiques et pédagogique et garantissant la système d'évaluation des
d'accompagnement professionnelle fiabilité, le Renforcer les d’information enseignements Déployer la plate
favorisant traitement liens entre la forme
l'autonomie et la Développer les exhaustif, la recherche et d'insertion
responsabilisation certifications remontée efficace l'enseignement professionnelle
des données.
Mobiliser des ressources en vue Mettre à disposition de Inciter les étudiants à Création d'une cellule "indicateurs"
de valoriser l'engagement et nouvelles ressources s'approprier les ressources chargée du recensement et de la gestion
l'excellence pédagogiques et scientifiques mises à disposition des données et indicateurs.
Principales observations
- Des travaux en ateliers ont permis de concevoir collectivement des cartes stratégiques
- Définition et appropriation d’une vision commune sur la stratégie et un modèle de performance
- Production et appropriation de représentations partageables au sein de la communauté universitaire
- Déclinaison des axes stratégiques vers les composantes et les directions et services centraux
- Partage d’informations
- Cohésion des équipes et de la communauté universitaire
Quelles leçons peut-on en retirer pour les organisations
professionnelles et le management public ?
üUn dispositif favorisant :
üUn dispositif qui exige cependant que des conditions de succès soient réunies :
Autocontrôle
Autocontrôle
Ajustement mutuel
qOrganisations politiques
§Pathologies organisationnelles
Problème du contrôle face à des finalités multiples et floues,
des préférences incertaines et des conflits de buts entre les différentes parties prenantes
5. Contrôle organisationnel,
comportements et jeux
d’acteurs face au contrôle
Environnement économique et social
Structures organisationnelles
et stratégies de contrôle
Groupes
et contrôle
Besoins
individuels
LA FONCTION DE CONTRÔLE
et attitudes
Le contexte social du
contrôle
Hopwood [1974]
Le contrôle organisationnel
Introduction
Contrôles
administratifs
Anthony Hopwood
Contrôle
de
l’entreprise
Contrôles Auto
sociaux contrôles
Trois modes de contrôle organisationnel
Contrôles administratifs
Contrôle des résultats Contrôle des
ou des outputs résultats
Protestations
Privilèges Pouvoirs Conflits avec
contre
abusifs informels les clients
l’arbitraire
CROZIER MERTON
Tensions Conflits
Règles interpersonnelles de buts
GOULDNER SELZNICK
Le contrôle des résultats
üCaractéristiques :
§Contrôle par la standardisation des résultats
§Tendance au court-termisme
ü Etroitesse de vue : Lorsque un manager fait face à beaucoup de cibles différentes, tendance à choisir celle qui est le
plus facile à mesurer et ignorer le reste.
ü Sous-optimisation : quand les managers privilégient leurs objectifs locaux au détriment des objectifs (stratégiques)
globaux
ü Myopie : Lorsque les managers concentrent leur effort sur des cibles à court terme au détriment des objectifs
(stratégiques) à long terme
ü Fixation sur la mesure : quand les résultats sont difficiles de mesurer, tendance naturelle à utiliser des indicateurs
basés sur des données mesurables. On se focalise plus sur l’indicateur (fin en soi) que sur l’objectif.
ü Déformation, manipulation : forme de fraude quand les données sont mal reportées ou déformées pour créer une
bonne impression
ü Interprétation erronée : Imprécision des données, flou volontaire…
ü Jeu : quand un manager excessivement (volontairement) prudent sous - réalise délibérément au cours d’une période
pour garantir l’atteinte de résultats suffisants lors de la période suivante
ü Ossification : se produit lorsqu’ un indicateur a progressivement perdu de son sens, mais personne ne prend
conscience, ou ne désire le changer.
ü Slack budgétaire : Tendance à jouer sur les chiffres en vue de faciliter l’atteinte des objectifs ou d’obtenir un marge
discrétionnaire supplémentaire dans son enveloppe budgétaire (« matelas budgétaire »).
ü Le Slack Budgétaire :
ØApproche par la théorie de l’agence
« Pression budgétaire »
Fournit la motivation au « slack »
« Participation budgétaire » « SLACK »
Offre l’opportunité de créer du « slack »
«Asymétrie d’information »
Indice de l’acuité du « slack »
ØApproche « béhavioriste »
La participation budgétaire -
La pression budgétaire +
Rémunération aux résultats + « SLACK »
Les effets de réputation
- -
L’implication
La confiance
-
Les contrôles sociaux
üCaractéristiques :
• Contrôles basés sur la gestion des ressources humaines et les relations sociales
üFormes et mécanismes
§ Résistances au changement
Aptitude
à mesurer
les résultats
Contrôle par des mécanismes
Contrôle des comportements de socialisation
Mauvaise «Clan»
Jeux d’acteurs, pouvoir et ambiguïté dans le contrôle
Le contrôle de gestion à l’épreuve des jeux de pouvoir et des
stratégies d’acteurs : l’approche stratégique de Crozier-Friedberg
ü 2°) qu’il est accepté par les employés qui l’estiment juste et adéquat.
Le pouvoir pour Crozier et Friedberg
qA a du pouvoir sur B, si A à la capacité d’obtenir que dans sa négociation avec B, les termes de l’échange lui
soient favorables
qLe pouvoir réside dans la marge de liberté dont dispose chacun des protagonistes engagés dans une
relation de pouvoir, c’est-à-dire dans sa possibilité plus ou moins grande de refuser ce que l’autre lui demande
D.A.F
Resp. Qualité
Chefs d’atelier
Informatique
Etc.
Le contrôle de gestion dans les
processus décisionnels :
la rationalité instrumentale au risque
de l’incertitude et de l’ambiguïté
Les processus de prise de décisions
Programmables :
ülorsque peut être formulé, a priori, l’ensemble des prescriptions
ou stratégies qui définiront la séquence des réponses
Non programmables :
üdécisions nouvelles, non structurées, dépendantes des circonstances
qui les nécessitent
La rationalité des décisions
Anarchies organisées :
- Préférences incertaines
- Technologies floues
Oc
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Décideurs
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DECISION
Le problème de la clarté optimale (March, 1978)
Pour March (1976), les théories de la décision et, d’une manière plus générale, les
représentations managériales, sont basées sur trois postulats étroitement
complémentaires :
üla préexistence d’un but avant toute action ou décision. Le comportement est alors perçu
comme intelligent ou rationnel en référence à cet objectif ;
üla nécessité d’une cohérence, d’une logique. Les comportements, actions, décisions se
doivent d’être cohérents par rapport aux buts et valeurs de l’organisation ; les actions
entreprises dans les diverses activités et par différents individus doivent être connectées les
unes aux autres de manière cohérente ;
üla primauté de la rationalité qui consiste en un processus par lequel on décide ce qu’est un
comportement correct en reliant systématiquement ses conséquences aux objectifs définis
au départ.
Pour les modèles normatifs de management, il est impératif :
5 idées :
ü Concevoir les buts comme des hypothèses
ü Considérer l’intuition comme réelle
ü Traiter l’hypocrisie comme une transition
üTraiter la mémoire comme une ennemie
üConcevoir l’expérience comme une théorie
Conclusions intéressantes pour la pratique du contrôle de gestion dans des
contextes organisationnels complexes marqués, par l’ambiguïté, l’incertitude, le
changement…
ü D’un autre côté, l’ambiguïté et la « déraison », présentent des vertus managériales dans des
contexte complexes, changeants et incertains.
ü D’un autre côté, l’ambiguïté et la « déraison », présentent des vertus managériales dans des
contexte complexes, changeants et incertains.
Savoir mobiliser
Compétence : Des ressources
Savoir combiner (connaissances, capacités
Savoir-faire ou savoir agir validé individuelles et collectives)
Savoir transposer
Le Boterf (2002)
Compétences formelles (hard skills) et compétences
informelles (soft skills)
• Ex. pour un contrôleur de gestion, être capable de mobiliser des méthodes de prévision des ventes pour
élaborer un budget
• Ex. pour un auditeur ou contrôleur interne : être capable de mobiliser des méthodes d’échantillonnage dans
un audit, être capable de concevoir une cartographie des risques,…
• Ex. pour une contrôleur de gestion : aptitudes à la négociation et à la diplomatie lors de réunions budgétaires,
intelligence des chiffres,…
• Ex. pour un auditeur ou contrôleur interne être apte à un comportement éthique dans la pratique de l’audit…
La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences
Contrôle de gestion sociale
Plan stratégique Pyramide des âges, projection des
effectifs, référentiels de compétences,
gestion des carrières, etc.
Comparaison
Apprentissage stratégique
Compétences organisationnelles
Apprentissage organisationnel
Compétences collectives
Compétences
individuelles
La gestion des compétences
Autonomie
Implication
Avantage
Coûts concurrentiel
Valeur
-
Coût
Délais Qualité
Coordination Compétences
Coopération Apprentissages
Management des performances
et organisation qualifiante
Maîtrise de la
Performance
Valeur-Coût
le client final,
toute autre
Implication Indicateurs Facteurs COÛTS
l'unité aval,
Organisation de Clés DELAIS Pour unité utilisatrice
Compétences performance de QUALITE du produit/service
Succès en interne
GRH CONTROLE
- le client final,
DE GESTION - l'unité
Emploi Implication Coûts
Formation Coordination Indicateurs aval,
Délais Pour
Rémunération Organisation de Qualité - ou toute
Communication Compétence performance unité
Organisation Animation utilisatrice
etc. etc. en interne
Amélioration Juste à
continue temps
Qualité
totale
Organisation transversale et qualifiante
Fournisseurs Clients
QUALITE
COÛTS DELAIS
Gestion des compétences Plan d’animation structuré
Nom Matricule Polyvalence Polyfonctionnalité Professionnalisation
Le....... de.......à..........
REUNION U.E.T Lieu :..........................
Pare-brise Lunette-arrière .... Ordre du jour :.........
Décisions :................
ENTRETIENS Réalisés du mois :.....
18652306 FBO INDIVIDUELS Réalisés/entretiens total
Responsable Délai
19636504 filière 2 PLAN D’ACTION ..................... ........
ENGAGE ..................... ........
CONTRAT
CONTRAT
FOURNISSEUR CLIENT
U.E.T.
Tableau de bord 20 personnes maximum
SECURITÉ
BUDGET
Objectif
Objectif
Partenaires de l’U.E.T.
Nom Tel. type d’intervention
CONSOMMABLES
JF M AMJ JF M AMJ maintenance
FLUIDES
OUTILS
REFUS QUALITÉ
TEMPS PASSÉ qualité
méthodes
logistique
JF M AMJ 0 2 4 6 8 10
personnel
GESTION DES COMPETENCES
Nom Matricule Polyvalence
pare-brise lunette arrière ........
Polyfonctionnalité Professionalisation
18652306
Martin
19636504
Jacques
PROGRESSIF
Changement prescrit Changement construit
(moyen terme) (long terme)
Ex : exigences réglementaires Ex : évolution de l'entreprise
BRUTAL
IMPOSÉ VOLONTAIRE
Autissier et Moutot (2003)
Figure 2 : Les typologies des changements
Autres considérations
• Changement incrémental / changement radical
• Le changement comme capacité dynamique de l’entreprise :
l’entreprise fait du changement et de l’innovation un facteur
d’avantage concurrentiel
• L’axe « apprentissage innovation » ou « apprentissage croissance » du
Balanced Scorecard : capacité de l’entreprise à maintenir son aptitude au
changement
• L’entreprise construit, organise et met en scène (enactment) le changement
sur son marché
• Importance de la flexibilité, de l’agilité dans la configuration organisationnelle
Organizational learning (Argyris & Schön, 1978)
Ch. Argyris
Governing variables Action Strategy Consequences
Mismatch ?
Le contrôle de gestion vecteur de changement
organisationnel
ü Le contrôle de gestion peut être considéré comme un puissant vecteur du changement
ü En définissant des objectifs et des orientations générales, en les traduisant en indicateurs de performance, il est créateur
de sens et crée des représentations partageables
ü Finalement le contrôle de gestion dit ce qui est performant et ce qui ne l’est pas
ü Par exemple, beaucoup d’organisations publiques ont fait du contrôle de gestion le fer de lance de la mise œuvre des
réformes de modernisation du secteur public
ü Le contrôle de gestion oriente les comportements et les représentations des acteurs, leur façon de se représenter le
monde
Le Business Model
Accroître la rentabilité
PROCESSUS INTERNES
CLIENT
VISION
ET
STRATÉGIE
Fidéliser APPRENTISSAGE/INNOVATION
les clients
La
Satisfaire les
clients
Garantir la ponctualité
et la conformité
des livraisons
Apprentissage en simple boucle
Boucle de correction
Maîtriser la qualité Diminuer la durée Augmenter la
des produits des cycles Productivité
Impliquer
les salariés
Développer les
compétences
Apprentissage en double boucle
Boucle de (re)modélisation
Développer une GRH favorable
- cas d’un contrôleur chargé de la mise en place de la mesure et du pilotage des performances des pôles à
l’hôpital
- cas d’un contrôleur de gestion chargé d’accompagner la mise en œuvre d’un nouveau plan stratégique dans le
contexte d’une fusion
ü Pour Latour (1987), la traduction fait reference à “l’interprétation donnée, par ceux qui construisent les
faits, de leurs intérêts et de ceux des gens qu’ils enrôlent” (Latour, 1987, p. 260).
ü Elle s’inscrit dans un processus d’intéressement qui implique de créer des convergences et des
homologies afin de rendre équivalentes des choses qui demeuraient jusque-là différentes (Callon, 1980, p.
2011).
Les étapes de la traduction
4°) Cela conduira à la mobilisation progressive d’acteurs qui vont s’allier et faire masse pour
rendre crédible et indiscutable la proposition défendue par celui qui construit les faits, ce
dernier s’imposant alors comme un ultime porte-parole.
Ø Des actants humains : l’ensemble des acteurs aux intérêts parfois divergents et aux représentations différenciées
Ø Des actants non humains : les dispositifs, les instruments, les outils de gestion, les normes et règles, etc.
ü Dans certains cas, ces derniers pourront être mobilisés par le contrôleur de gestion pour « créer » et figer une réalité (exemple un
graphique, une figure, etc.), on parle alors d’inscriptions.
ü Dans certains cas, ils joueront le rôle d’objets-frontières en conjuguant deux propriétés :
v Des objets suffisamment robustes conceptuellement pour garder leur identité dans plusieurs contextes et utilisations possibles
v Des objets qui bénéficient d’une flexibilité interprétative
ü Dans certains cas, ils deviennent des alliés que l’on va enrôler et mobiliser
Ø Les objets peuvent, par leur usage répété, créer la réalité telle qu’elle est perçue par les acteurs humains, ils peuvent changer leurs
représentations
En conclusion…
Le contrôle de gestion et le contrôleur peuvent jouer un rôle moteur dans la gestion du changement :
- Développer un contrôle de gestion capacitant et interactif dans la mesure où le contrôle de gestion doit ménager
des espaces d’autonomie et de créativité, mais aussi favoriser la réflexion sur les incertitudes stratégiques
- Ménager du slack (organisationnel et budgétaire) : pour pouvoir faire face à des changements brutaux (ex. crise du
COVID-19), il faut pouvoir bénéficier de marges de manœuvre et d’un slack de ressources.