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L2 Ecole Universitaire - Math 201 Universit e Paris Saclay Feuille 9: Int Egration Des Relations de Comparaison, Synth' Ese 2022/23

Ce document traite de l'intégration des relations de comparaison et du développement asymptotique dans le cadre de l'analyse mathématique. Il présente des théorèmes d'intégration des équivalents et des calculs d'intégrales impropres, ainsi que des développements asymptotiques pour des fonctions telles que argch et ln. Les résultats incluent des conclusions sur la convergence et des équivalents asymptotiques pour diverses intégrales.

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L2 Ecole Universitaire - Math 201 Universit e Paris Saclay Feuille 9: Int Egration Des Relations de Comparaison, Synth' Ese 2022/23

Ce document traite de l'intégration des relations de comparaison et du développement asymptotique dans le cadre de l'analyse mathématique. Il présente des théorèmes d'intégration des équivalents et des calculs d'intégrales impropres, ainsi que des développements asymptotiques pour des fonctions telles que argch et ln. Les résultats incluent des conclusions sur la convergence et des équivalents asymptotiques pour diverses intégrales.

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L2 Ecole Universitaire – Math 201 Université Paris Saclay

Feuille 9 : intégration des relations de comparaison, synthèse 2022/23

1. Intégration des équivalents. Notons f : R∗+ → R la fonction définie par f (t) = √sin t
t+t2
.
1
Elle est continue sur R∗+ donc 0 f (t)dt est une intégrale impropre uniquement en 0+ . Elle
R
√ √
converge, puisque
√ f se prolonge par continuité (par 0) en 0. En effet, on a t + t2 ∼ t
et donc f (t) ∼ t lorsque t →√ 0+ . L’intégrale est donc faussement impropre en 0+ . Soit
g : RR+ → R définie par g(t) = t. Cette fonction est bien sûr positive, telle que f ∼0+ g
1
et 0 g(t)dt converge. On peut donc appliquer le théorème d’intégration des équivalents
pour obtenir
Z x Z x Z x√
sin t 2
ϕ(x) = √
2
dt ∼x→0+ g(t)dt = tdt = x3/2 .
0 t+t 0 0 3

1 1

Notons f : [2, +∞[→ R définie par f (t) = ln 1 + t ln(1+t) . Lorsque t → +∞, il vient
 
1 1 1 1 1
f (t) = ln 1 + ∼ = ∼ .
t ln(1 + t) t ln(1 + t) t (ln(t) + ot→+∞ (1)) t ln(t)
R +∞ dt
L’intégrale de Bertrand 2 t ln(t) est divergente. En utilisant le théorème d’équivalence
R +∞
(les intégrandes sont positifs), on en déduit que 2 f (t)dt diverge. De plus, si l’on note
1
R +∞
g : [2, +∞[→ R la fonction définie par g(t) = t ln(t) alors 2 g(t)dt diverge, g est positive
et f ∼+∞ g. D’après le théorème d’intégration des équivalents,
Z x Z x Z x
dt
f (t)dt ∼x→+∞ g(t)dt = = ln(ln(x)) − ln(ln(2)) ∼x→+∞ ln(ln(x)) .
2 2 2 t ln(t)

On en déduit que
Z 2   Z +∞  
1 dt 1 dt
ψ(x) = ln 1 + + ln 1 + ∼x→+∞ ln(ln(x)) .
1 t ln(1 + t) 2 t ln(1 + t)

2. Développement asymptotique. Le but est d’obtenir un développement asymptotique


de argch en +∞.

a) argch : [1, +∞[→ R+ est dérivable sur ]1, +∞[ de dérivée argch′ (x) = 1/ x2 − 1.
b) Pour tout x > 1 et tout ε > 0, on a donc
Z x Z x
′ dt
argch(x) = argch(1 + ε) + argch (t)dt = argch(1 + ε) + √ .
1+ε 1+ε t2−1
En passant à la limite ε → 0+ , on en déduit que pour tout x > 1 (et aussi si x = 1)
Z x
dt
argch(x) = √ .
2
t −1
1

Lorsque t → +∞, on a l’équivalent


1 1
√ ∼ .
t2 − 1 t
Ce sont des quantités positives, donc on peut appliquer le théorème d’équivalence :
Z x Z x
dt dt
argch(x) = √ ∼x→+∞ = ln(x) ,
1 t
2
t −1
1
R +∞
car l’intégrale 1 dt/t diverge.
c) On écrit par exemple pour t > 0
1 −1/2 1
    
1 1 1 1 1 1 1 1
√ − = 1− 2 − = 1 + 2 + ot→+∞ 2 − ∼t→+∞ 3 .
2
t −1 t t t t t 2t t t 2t
R +∞ dt
Or, l’intégrale de Riemann 1 t3
converge car 3 > 1. On en déduit que I converge.
d) Pour tout x > 0,
Z x  Z +∞  
1 1 1 1
I= √ − dt + √ − dt
1 t2 − 1 t x t2 − 1 t
Z +∞  
1 1
= argch(x) − ln(x) + √ − dt .
x t2 − 1 t
En utilisant le théorème d’équivalence :
Z +∞   Z +∞
1 1 dt 1
√ − dt ∼x→+∞ 3
= 2.
x
2
t −1 t x 2t 4x
Donc  
1 1
argch(x) = ln(x) + I − 2 + ox→+∞ .
4x x2
3. Calcul. On va calculer la valeur de l’intégrale I ci-dessus.
a) Soit x ≥q0. On a alors sh(x) ≥ 0 et comme
q sh2 (x) = ch2 (x) − 1 on en déduit que
sh(x) = ch2 (x) − 1. Ceci donne ch(x)+ ch2 (x) − 1 = ex . Si l’on prend x = argch(u)
pour un u ≥ 1, il vient
q
ch(argch(u)) + ch2 (argch(u)) − 1 = eargch(u) ,
ou encore p
u+ u2 − 1 = eargch(u) ,
ou encore p
ln(u + u2 − 1) = argch(u) .
b) On trouve avec cette expression :
p p
ln(x + x2 − 1) = ln(x) + ln(1 + 1 − x−2 )
   
1 1
= ln(x) + ln 1 + 1 − 2 + ox→+∞
2x x2
  
1 1
= ln(x) + ln 2 − 2 + ox→+∞
2x x2
  
1 1
= ln(x) + ln(2) + ln 1 − 2 + ox→+∞
4x x2
 
1 1
= ln(x) + ln(2) − 2 + ox→+∞ .
4x x2
c) En prenant la différence entre les deux développements, on obtient
I − ln(2) = ox→+∞ (1) ,
ce qui montre que I = ln(2).
4. Développement asymptotique. On intègre par parties : pour tout x ≥ 2,
t x
Z x   Z x Z x
dt dt x 2 dt
(1) = + 2
= − + .
2 ln t ln t 2 2 (ln t) ln x ln(2) 2 (ln t)2
On utilise maintenant le théorème d’intégration des “petits o”. Soient g, h : [2, +∞[→ R
les fonctions définies par g(t) = (ln1t)2 et h(t) = ln1 t . On constate que h est positive, que
R +∞
2 h(t)dt diverge, et que g(t) = ot→+∞ (h(t)). On en déduit que
Z x Z x Z x  Z x 
dt dt
g(t)dt = 2
= ox→+∞ h(t)dt = ox→+∞ ,
2 2 (ln t) 2 2 ln t

et donc Z x Z x  Z x
x 2 dt dt dt
− = + ox→+∞ ∼x→+∞ .
ln x ln(2) 2 ln t 2 ln t 2 ln t
Puisque limx→+∞ lnxx = +∞, on a
Z x
dt x 2 x
∼x→+∞ − ∼x→+∞ .
2 ln t ln x ln(2) ln x
On a obtenu un équivalent de f (x), c’est-à-dire un développement asymptotique à 1 terme.
Le même argument montre que pour tout entier n ≥ 1, on a
Z x
dt x
(2) n
∼x→+∞ .
2 (ln t) (ln x)n
Reprenons (1). Si l’on intègre par parties, non pas une seule fois, mais n fois, on trouve
Z x n n Z x
dt X 2((k − 1)!) X (k − 1)!x dt
=− k
+ k
+ k! .
2 ln t (ln 2) (ln x) 2 (ln t)n+1
k=1 k=1

On constate que les termes sont bien ordonnés, car pour k ∈ [[1, n − 1]]
 
x x
= ox→+∞ .
(ln x)k (ln x)k+1
x
Puis comme limx→+∞ (ln x)n = +∞, on a
n  
X 2((k − 1)!) x
− = ox→+∞ .
(ln 2)k (ln x)n
k=1

Enfin avec (2)


Z x  
dt x x
∼x→+∞ = ox→+∞ .
2 (ln t)n+1 (ln x)n+1 (ln x)n
On en conclut que
Z x n
X (k − 1)!x  
dt x
f (x) = = + ox→+∞ .
2 ln t (ln x)k (ln x)n
k=1
5. Développement asymptotique. (bis) Pour tout x ≥ 2, une première intégration par
parties donne Z x Z x
cos(t)
sin(t) ln(t)dt = − cos(x) ln(x) + dt .
1 1 t
R +∞ cos(t)
Puisque l’intégrale 1 t dt converge d’après la règle d’Abel, on peut aussi écrire
Z x Z +∞ Z +∞
cos(t) cos(t)
sin(t) ln(t)dt = − cos(x) ln(x) + dt − dt .
1 1 t x t
Etudions maintenant le reste, à nouveau à l’aide d’une (double) intégration par parties.
Pour tous M ≥ x ≥ 2,

sin(t) M sin(t) M cos(t) M


Z M   Z M     Z M
cos(t) sin(t) cos(t)
dt = + 2
dt = − 2
−2 dt ,
x t t x x t t x t x x t3
et en passant à la limite M → +∞, ce qui justifié car les deux intégrales impropres
convergent, Z +∞ Z +∞
cos(t) sin(x) cos(x) cos(t)
dt = − + 2
−2 dt .
x t x x x t3
D’une part on a cos(x) = ox→+∞ x1 et d’autre part, on sait que cos(t) = ot→+∞ t12 ce
 
x2 t3
qui donne, puisque les intégrales convergent,
Z +∞ Z +∞   
cos(t) dt 1
3
dt = ox→+∞ 2
dt = ox→+∞ .
x t x t x
On en déduit que
Z x Z +∞  
cos(t) sin(x) 1
sin(t) ln(t)dt = − cos(x) ln(x) + dt + + ox→+∞ .
1 1 t x x

6. Limite. Il est possible de faire sortir le x de l’intégrande, en utilisant le changement de


variable y = ln(x) ln(x)
z , qui donne formellement dy = − z 2 dz et

x x ln(x)/x ln(x)
ez
Z Z   Z Z
1/y ln(x) ln(x)
x dy = exp dy = − ez 2 dz = ln(x) dz .
1 1 y ln(x) z ln(x)/x z2

Donc lorsque x → +∞, on a


1 x 1/y
Z  
ln(x) ln(x) ln(x)
(3) x dy = ϕ + ψ(ln(x)) ,
x 1 x x x
où pour tous a ∈]0, 1] et b ∈ [1, +∞[, on note
Z 1 z Z b z
e e
ϕ(a) = 2
dz , ψ(b) = 2
dz .
a z 1 z

On étudie ensuite séparément le comportement de ϕ en 0+ et de ψ en +∞. Dans les deux


cas, on utilise une intégration par parties bien choisie. Pour tout a ∈]0, 1],
Z 1 z  z 1 Z 1 z Z 1 z
e e e ea e
ϕ(a) = 2
dz = − + dz = −e+ dz .
a z z a a z a a z
ez ez ez
 R1
Puisque z = oz→0+ z2
, on sait que a z dz = oa→0+ (ϕ(a)), donc

1
ϕ(a) ∼a→0+ .
a
De même, pour tout b ≥ 1
b  z b Z b z Z b z
ez eb
Z
e e e
ψ(b) = dz = + 2 dz = − e + 2 dz .
1 z2 z2 1 1 z 3 b2
1 z 3

ez ez ez
 Rb
Puisque z3
= oz→+∞ z2
, on sait que 1 z 3 dz = ob→+∞ (ψ(b)), donc

eb
ψ(b) ∼b→+∞ .
b2
Pour revenir à (3), on note que lima→0+ aϕ(a) = 1 donc par composition de limites,
ln(x) ln(x) b2 ψ(b)
limx→+∞ x ϕ x = 1. De même, on a limb→+∞ eb = 1, d’où l’on déduit que
(ln x)2 ψ(ln(x))
limx→+∞ x = 1, et donc limx→+∞ (ln x)ψ(ln(x))
x = 0. Finalement,
Z x
1
lim x1/y dy = 1 .
x→+∞ x 1

7. Intégrales et séries. Pour tout entier n ≥ 1, on note


Z +∞
dt
In = .
0 (1 + t3 )n

1) L’intégraleR est impropre en +∞. On note que (1 + t3 )−n ∼ t−3n . Or, l’intégrale de
+∞
Riemann 1 dt/t3n converge, donc d’après le théorème d’équivalence, In converge.
2) a) Soit M > 0. Une intégration par parties donne
Z M iM Z M 3nt3 dt
dt h t
= + .
0 (1 + t3 )n (1 + t3 )n 0 0 (1 + t3 )n+1
M
Or, d’une part, lorsque M → +∞, on a limM →+∞ (1+M 3 )n = 0. D’autre part,
R +∞ 3nt3 dt
l’intégrale 0 (1+t3 )n+1
converge, par un argument similaire à celui indiqué ci-
dessus. Le passage à la limite M → +∞ est donc justifié et l’on trouve
Z +∞ Z +∞
dt 3nt3 dt
= .
0 (1 + t3 )n 0 (1 + t3 )n+1

b) On observe par exemple que


Z +∞ Z +∞ Z +∞
3nt3 dt 3n(1 + t3 )dt 3ndt
3 n+1
= 3 n+1
− = 3nIn − 3nIn+1 .
0 (1 + t ) 0 (1 + t ) 0 (1 + t3 )n+1

3) Pour tout n ≥ 2, on note


   
In+1 1 1
un = ln − ln 1 − .
In 3 n
a) Avec la question précédente, on a In+1 /In = (3n − 1)/(3n) = 1 − 1/(3n), d’où
   
1 1 1
un = ln 1 − − ln 1 −
3n 3 n
     
1 1 1 1 1 1 1 1 1
= − − + on→+∞ − − − + on→+∞
3n 2 (3n)2 n2 3 n 2 n2 n2
 
1 1 1
= 2 + on→+∞ 2
∼n→+∞ .
9n n 9n2

La série de Riemann n≥1 n−2 converge donc par équivalence, n≥2 un converge.
P P
P
b) La somme partielle d’indice n−1 ≥ 2 de la série n≥2 un est une somme télescopique

n−1
!
n1/3 In
   
X In 1 2
uk = ln − ln = ln .
k=2
I2 3 n 21/3 I2

D’après a), elle converge vers une limite ℓ, donc lim(n1/3 In ) = 21/3 I2 eℓ > 0.
P
4) Quelle est la nature de la série n≥1 In ? Il s’agit d’une série divergente, car la série de
P −1/3
Riemann n diverge (1/3 < 1).
5) Il s’agit d’une série alternée telle que (In )n≥1 est strictement décroissante. En effet,
pour tout t ≥ 0, on a
1 1

(1 + t3 )n+1 (1 + t3 )n
ce quiPdonne In+1 ≤ In . De plus (In ) tend vers 0, d’après la question précédente. La
série n≥1 (−1)n In vérifie donc le critère de convergence des séries alternées.

8. Calcul. Le but de cet exercice est de montrer que pour tous réels α, β > 0, on a
Z +∞ −αu
− e−βu
 
e β
du = ln .
0 u α

1) L’intégrale est doublement impropre en 0+ et +∞. Lorsque u → 0+ , on a

e−αu − e−βu 1 − αu − 1 + βu + ou→0 (u)


= = (β − α) + ou→0 (1) .
u u
L’intégrale est donc trivialement convergente en 0+ . Lorsque u → +∞, on a

e−αu − e−βu
= ou→+∞ (u−2 )
u
R +∞
et 1 u−2 du converge. Par théorème de comparaison “petit o” l’intégrale converge.
2) Conclure, en vérifiant que pour tout ε > 0 on a
+∞
e−αu − e−βu βε βε
1 − e−u
Z Z Z
du
du = − du.
ε u αε u αε u

Pour tous M > ε > 0, par changement de variable,


M
e−αu − e−βu M
e−αu M
e−βu αM
e−u βM
e−u
Z Z Z Z Z
du = du − du = du − du .
ε u ε u ε u αε u βε u

En utilisant la relation de Chasles,


Z M −αu
− e−βu
Z βε −u Z βM −u Z αM −u Z βM −u
e e e e e
du = du + du + du − du .
ε u αε u βε u βM u βε u

Donc
M
e−αu − e−βu βε
e−u αM
e−u
Z Z Z
du = du + du .
ε u αε u βM u
e−u
R +∞
Comme l’intégrale 1 u du converge, le dernier terme dans la somme ci-dessus tend
vers 0 lorsque M → +∞. On a donc bien
Z +∞ −αu
− e−βu
Z βε −u
1 − e−u
Z βε Z βε
e e du du
du = = − du.
ε u αε u αε u αε u
Le premier terme vaut ln(β/α) tandis que le second tend vers 0 lorsque ε → 0+ , puisque
R 1 1−e−u
0 u du converge.

9. Comparaison série/intégrale.
Rx
1) a) Notons ϕ(x) = 1 f (t)dt pour tout x > 0. C’est une fonction de classe C 2 sur tout
intervalle [n, n + 1] où n ∈ N∗ . La formule de Taylor avec reste intégral donne
Z n+1

ϕ(n + 1) = ϕ(n) + ϕ (n) + (n + 1 − t)ϕ′′ (t)dt ,
n
ou encore
Z n+1

f (n) = ϕ (n) = ϕ(n + 1) − ϕ(n) − (n + 1 − t)ϕ′′ (t)dt .
n

En sommant jusqu’à un entier N ≥ 1,


N
X N Z
X n+1
f (n) = ϕ(N + 1) − ϕ(1) − (n + 1 − t)f ′ (t)dt ,
n=1 n=1 n

c’est la relation souhaitée.


b) Notons pour tout n ∈ N∗
Z n+1
rn = (n + 1 − t)f ′ (t)dt ,
n

ce qui donne
N
X Z N N
X
f (n) = f (t)dt − rn .
n=1 1 n=1
On a la majoration en valeur absolue
Z n+1 Z n+1 Z n+1
′ ′
|rn | = (n + 1 − t)f (t)dt ≤ (n + 1 − t)f (t) dt ≤ f ′ (t) dt .
n n n
R +∞
Comme l’intégrale 1 |f ′ (t)|dt converge,

N
X Z N +1 Z +∞
|rn | ≤ f ′ (t) dt ≤ |f ′ (t)|dt .
n=1 1 1

P
CetteP
majoration étant indépendante de N , la série àRterme positif |rn | converge,
+∞
donc rn converge absolument. Comme l’intégrale 1 f (t)dt converge,
Z N +1 Z +∞
lim f (t)dt = f (t)dt .
N →+∞ 1 1
P
On
R +∞en ′ conclut que la série f (n) converge. En fait,
P sous la seule hypothèse que
1 f (t)dt
R converge absolument,
 on a montré que f (n) converge si et seulement
N
si la suite 1 f (t)dt converge.
N ≥1

2) On choisit f : → R définie par f (t) = cos(t t) pour tout t > 0. Il s’agit bien
R∗+
R +∞
d’une fonction de classe C 1 . L’intégrale 1 f (t)dt converge par application de la règle
d’Abel. On a de plus √ √
′ sin( t) cos( t)
f (t) = − −
2t3/2 t2
R +∞ ′
donc 1 f (t)dt est absolument convergente, car par exemple
 
′ 1
|f (t)| = ot→+∞ 5/4 .
t
P
On en conclut que la série f (n) converge, d’après la propriété.

cos( t)
3) On choisit f : R∗+ → R définie par f (t) = √
t
pour tout t > 0. On trouve
√ √
′ sin( t) cos( t)
f (t) = − − .
2t 2t3/2
R +∞
L’intégrale 1 f ′ (t)dt n’est pas absolument convergente et le résultat de l’énoncé ne
s’applique donc pas. On peut néanmoins reprendre l’argument. L’application f est de
classe C 2 , ce qui permet d’écrire
N Z N +1 N N Z n+1
X 1X ′ 1X
f (n) = f (t)dt − f (n) − (n + 1 − t)2 f ′′ (t)dt .
1 2 2
n=1 n=1 n=1 n
R +∞
On peut vérifier que |f ′′ (t)| = ot→+∞ (t−5/4 ) ce qui montre que 1 f ′′ (t)dt converge
absolument, et en procédant comme ci-dessus, que la dernière somme dans P l’égalité est
la somme partielle d’une série absolument convergente.
P De plus, la série f ′ (n) est
(semi-)convergente.
  Par conséquent, la série f (n) converge si et seulement si la suite
RN
1 f (t)dt converge. Ici, on a pour tout N ≥ 1
N ≥1
Z N Z N
√ √ 
cos( t)
f (t)dt = √ dt = 2 sin N − 2 sin(1) .
1 1 t

Montrons que cette suite ne converge pas, ce qui montrera que n≥1 cos(n n) diverge.
P

Lemme. La suite (sin( n))n≥0 ne converge pas.

Preuve. Notons g : R+ → R la fonction définie par g(t) = sin( t). Supposons par
l’absurde que (g(n))n≥0 converge. Pour tout réel x ≥ 1,
Z x Z x √
′ cos( t)
g(x) = g(E(x)) + g (t)dt = g(E(x)) + √ dt ,
E(x) E(x) 2 t

en notant E(x) la partie entière de x. Or,


Z x
√ Z x √ Z x Z x
cos( t) cos( t) dt dt 1
√ dt ≤ √ dt ≤ √ ≤ p ≤ p
E(x) 2 t E(x) 2 t E(x) 2 t E(x) 2 E(x) 2 E(x)

ce qui montre que √


Z x
cos( t)
lim √ dt = 0 .
x→+∞ E(x) 2 t
Mais comme par hypothèse la suite (g(n))n≥0 converge, la fonction g doit avoir une
limite finie en +∞. Mais ceci n’est pas vrai, puisque
 
2 π 2
lim g((2kπ) ) = 0 , lim g 2kπ + = 1.
k→+∞ k→+∞ 2

On en conclut que la suite (g(n))n≥0 ne converge pas. □

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