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Optimisation de la lixiviation du cuivre

Cette étude évalue l'optimisation de la solubilisation du cuivre et du germanium par lixiviation acide oxydante, en comparant l'air et l'oxygène comme oxydants, ainsi que quatre autres oxydants. Les résultats montrent que l'oxygène est très performant avec un rendement de 96,89 %, tandis que le persulfate d'ammonium s'avère le plus efficace parmi les autres oxydants, atteignant des rendements similaires. Économiquement, le peroxyde d'hydrogène est le plus rentable pour la lixiviation de l'alliage blanc, avec un coût total de 1207,6 USD par tonne de cuivre équivalent.

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Optimisation de la lixiviation du cuivre

Cette étude évalue l'optimisation de la solubilisation du cuivre et du germanium par lixiviation acide oxydante, en comparant l'air et l'oxygène comme oxydants, ainsi que quatre autres oxydants. Les résultats montrent que l'oxygène est très performant avec un rendement de 96,89 %, tandis que le persulfate d'ammonium s'avère le plus efficace parmi les autres oxydants, atteignant des rendements similaires. Économiquement, le peroxyde d'hydrogène est le plus rentable pour la lixiviation de l'alliage blanc, avec un coût total de 1207,6 USD par tonne de cuivre équivalent.

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Résumé

Ce travail présente les résultats d’une étude d’optimisation de la solubilisation du cuivre et du


germanium par une lixiviation acide oxydante.
L’objectif est d’évaluer les performances métallurgiques de l’air et l’oxygène comme oxydant
sur le processus de lixiviation du cuivre contenu dans l’alliage blanc à l’échelle industrielle,
mais également d’étudier des optiques de possible substitution d’oxydant en évaluant les
performances métallurgiques de quatre autres oxydants (persulfate de sodium, persulfate
d’ammonium, le peroxyde de sodium, et le peroxyde d’hydrogène) sur le processus de
lixiviation du cuivre et du germanium contenu dans l’alliage blanc, ceci à l’échelle de
laboratoire, ainsi qu’une étude économique élémentaire de l’utilisation de ces réactifs.

Les prélèvements journaliers et les rendements calculés pour l’air comme oxydant ont démontré
que l’air est peu performant en tant qu’oxydant lors de la lixiviation, lors de son usage les
valeurs de rendement ont été très faible, à 34,48 %, à cause de son incapacité à atteindre un
potentiel redox supérieur à 375 mV. Quant à celles avec l’oxygène, il se dégage clairement que
l’oxygène est très performant en tant qu’oxydant lors de la lixiviation, car il occasionne une
augmentation du potentiel, permettant d’atteindre un rendement de 96,89 % à un pH de 0,71 et
un potentiel redox d’environ 450 mV.

L’échantillon titre en moyenne 33,59 % en cuivre total, 2322 ppm en germanium, 8,33 % en
fer et 1,99 % en cobalt. Il sied de signifier que ces métaux sont sous forme métallique.
Des essais de lixiviation acide sont planifiés et réalisés suivant un plan d’expérience de Taguchi
de matrice orthogonale L16(44) et ceux de lixiviation ammoniacale suivant une matrice L9(33).
Nous avons étudié les paramètres suivants : la quantité de l’oxydant, le pH, le temps ainsi que
la température.
L’analyse des ratios signal-bruit de la méthodologie de Taguchi, pour la lixiviation avec le
persulfate de sodium comme oxydant, a montré que les niveaux optimaux des paramètres sont
respectivement : 0,5; 250 g; 4 heures et 75 °C correspondant respectivement au pH (A), à la
masse de l’oxydant (B), au temps (C), à la température (D). Avec des rendements de
solubilisation de 94,62 % pour le cuivre et 86,72 % pour le germanium.
L’analyse des ratios signal-bruit de la méthodologie de Taguchi, pour la lixiviation avec le
persulfate d’ammonium comme oxydant, a montré que les niveaux optimaux des paramètres
sont respectivement : 0,5; 80 g; 5 heures et 65 °C correspondant respectivement au pH (A), à
la masse de l’oxydant (B), au temps (C), à la température (D). Avec des rendements de
solubilisation de 99,30 % pour le cuivre et 90,20 % pour le germanium.
L’analyse des ratios signal-bruit de la méthodologie de Taguchi, pour la lixiviation avec le
peroxyde de sodium comme oxydant, a montré que les niveaux optimaux des paramètres sont
respectivement : 1 ; 40 g; 4 heures et 75 °C correspondant respectivement au pH (A), à la masse
de l’oxydant (B), au temps (C), à la température (D). Avec des rendements de solubilisation de
66,84 % pour le cuivre et 90,26 % pour le germanium.
L’analyse des ratios signal-bruit de la méthodologie de Taguchi, pour la lixiviation avec le
peroxyde de sodium comme oxydant, a montré que les niveaux optimaux des paramètres sont
respectivement : 1 ; 40 g; 4 heures et 75 °C correspondant respectivement au Les valeurs de
0,5; 50 ml; 4 heures et 65 °C correspondant respectivement au pH (A), au volume de l’oxydant
(B), au temps (C), à la température (D). Avec des rendements de solubilisation de 87,41 % pour
le cuivre et 80,65 % pour le germanium.
Du point de vue performance métallurgique, le persulfate d’ammonium est le plus performant
des quatre oxydants, et il permet d’atteindre dans les conditions optimales des rendements de
solubilisation similaire à ceux obtenus avec l’oxygène.
Du point de vue performance économique, avec un coût total de 1207,6 USD pour sa
consommation comme oxydant par tonne de cuivre équivalent, lors de la lixiviation acide
oxydante ; il ressort que le peroxyde d’hydrogène, est le plus économiquement rentable des
quatre oxydants utilisés lors de cette étude pour la lixiviation de l’alliage blanc.
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Table des matières


Résumé ........................................................................................................................................ i

Liste des tableaux ...................................................................................................................... iv

Liste des figures ........................................................................................................................ vi

Epigraphe .................................................................................................................................. ix

Dédicace ..................................................................................................................................... x

Remerciements ......................................................................................................................... xii

Introduction générale .................................................................................................................. 1

REVUE DE LA LITTERATURE SUR LA LIXIVIATION ..................................................... 3

Résumé ....................................................................................................................................... 3

I.1 Définition .......................................................................................................................... 3

I.2 Solvant de lixiviation ........................................................................................................ 3

I.2.1 Critères de choix des solvants de lixiviation.............................................................. 3

I.2.2 Agents lixiviants ........................................................................................................ 4

I.3 Types de lixiviation........................................................................................................... 4

I.3.1 Lixiviation acide ........................................................................................................ 5

I.4. Processus de lixiviation.................................................................................................... 6

I.4.1. Lixiviation des métaux .............................................................................................. 6

I.5 Techniques de lixiviation .................................................................................................. 7

I.5.1 Lixiviation par agitation ............................................................................................. 7

I.6 Aspects thermodynamiques de la lixiviation .................................................................... 8

I.6.1 Aspects thermodynamiques ....................................................................................... 8

I.7. Aspects cinétique de lixiviation ..................................................................................... 12

I.7.2 Cinétique de transformation des particules solides .................................................. 12

I.7.3 Facteurs influençant la cinétique de lixiviation ....................................................... 13

I.7.4 Activation thermique des réactions de lixiviation ................................................... 15

APERCU GENERAL ET DESCRIPTION DETAILLEE DE STL ........................................ 17


P a g e | ii

II.1 Présentation et localisation géographique de STL......................................................... 17

II.2 Description de la STL .................................................................................................... 18

II.2.1 Fragmentation et classification granulométrique.................................................... 19

II.2.2 Lixiviation .............................................................................................................. 19

I.2.3 Extraction par solvant .............................................................................................. 21

I.2.4 Electro-obtention...................................................................................................... 21

I.2.5 Précipitation ............................................................................................................. 21

MATERIEL ET PROCEDURE EXPERIMENTALE ............................................................. 24

III.1 Echantillonnage ............................................................................................................ 24

III.1.1 Origine de l’échantillon ......................................................................................... 24

III.1.2 Préparation de l’échantillon .................................................................................. 24

III.2 Caractérisation de l’échantillon .................................................................................... 25

III.2.1 Caractérisation physico-chimique de pulpe .......................................................... 25

III.2.2 Caractérisation chimique ....................................................................................... 26

III.3 Procédure expérimentale proprement dite .................................................................... 28

III.3.1 Matériel utilisé....................................................................................................... 29

II.3.2 Réactifs utilisés ....................................................................................................... 30

III.3.3. Approches d’optimisation des procédés hydrométallurgiques ............................. 33

III.3.4. Essais de lixiviation acide en milieu oxydant ...................................................... 37

III.3.5 Critères d’évaluation des résultats ......................................................................... 42

PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS .......................................................... 44

IV.1. Introduction ................................................................................................................. 44

IV.2. Données de fonctionnement de la section lixiviation avec l’air ................................. 44

IV.2.1. Résultats des prélèvements horaires du pH et du Eh ........................................... 44

IV.2.2. Rendements de solubilisation journaliers ............................................................ 45

IV.3. Données de fonctionnement de la section lixiviation avec l’oxygène ........................ 50

IV.3.1. Résultats des prélèvements horaires du pH et du Eh ........................................... 50


P a g e | iii

IV.3.2. Rendements de solubilisation journaliers ............................................................ 51

IV.4. Caractérisation de l’échantillon .................................................................................. 54

IV.4.1 Caractérisation physico-chimique de pulpe .......................................................... 54

IV.4.2 Caractérisation chimique....................................................................................... 55

IV.5. Essai de lixiviation acide avec oxydant ...................................................................... 56

IV.5.1. Essai de lixiviation avec le persulfate de sodium ................................................ 56

IV.5.2. Essai de lixiviation avec le persulfate de ammonium .......................................... 66

IV.5.3. Essai de lixiviation avec le peroxyde de sodium ................................................. 75

IV.5.4. Essai de lixiviation avec le peroxyde d’hydrogène .............................................. 84

IV.6. Evaluation économique de la consommation des réactifs .......................................... 93

Conclusion générale ................................................................................................................. 95

Références bibliographiques .................................................................................................... 97


P a g e | iv

Liste des tableaux

Tableau III- 1: Paramètres étudiés et leurs niveaux soumis à l’optimisation pour le persulfate
de sodium ................................................................................................................................. 38
Tableau III- 2: Paramètres étudiés et leurs niveaux soumis à l’optimisation pour le persulfate
d’ammonium ............................................................................................................................ 38
Tableau III- 3: Paramètres étudiés et leurs niveaux soumis à l’optimisation pour le peroxyde
d’hydrogène .............................................................................................................................. 39
Tableau III- 4: Paramètres étudiés et leurs niveaux soumis à l’optimisation pour le peroxyde du
sodium ...................................................................................................................................... 39
Tableau III- 5: Matrice orthogonale L16 (44) du plan d’expériences utilisé pour le persulfate de
sodium ...................................................................................................................................... 40
Tableau III- 6: Matrice orthogonale L16 (44) du plan d’expériences utilisé pour le persulfate
d’ammonium ............................................................................................................................ 41
Tableau III- 7: Matrice orthogonale L16 (44) du plan d’expériences utilisé pour le peroxyde
d’hydrogène .............................................................................................................................. 41
Tableau III- 8: Matrice orthogonale L16 (44) du plan d’expériences utilisé pour le peroxyde de
sodium ...................................................................................................................................... 42

Tableau IV- 1: Valeurs moyennes des prélèvements horaires du pH et du Eh prélevé dans la


période allant du 16 au 21 avril 2024 ....................................................................................... 44
Tableau IV- 2: Rendements du cuivre, cobalt, fer journaliers de la première et la seconde
lixiviation ................................................................................................................................. 45
Tableau IV- 3: Valeurs moyennes des prélèvements horaires du pH et du Eh prélevé dans la
période allant du 03 au 08 juin 2024 ........................................................................................ 50
Tableau IV- 4: Rendements du cuivre, cobalt, fer journaliers de la première et la seconde
lixiviation ................................................................................................................................. 51
Tableau IV- 5: Caractérisation physico-chimique de pulpe ..................................................... 55
Tableau IV- 6: Analyse chimique de l'échantillon ................................................................... 55
Tableau IV- 7: Résultats des essais de lixiviation avec le persulfate de sodium ..................... 56
Tableau IV- 8: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du cuivre . 57
Tableau IV- 9: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du germanium
.................................................................................................................................................. 58
Tableau IV- 10: Valeurs moyennes de rapport S/B de la lixiviation du cuivre ....................... 59
Page |v

Tableau IV- 11:Valeurs moyennes de rapport S/B de la lixiviation du germanium ................ 59


Tableau IV- 12: Analyse de la variance du rendement de lixiviation acide du cuivre............. 64
Tableau IV- 13: Analyse de la variance du rendement de lixiviation acide du germanium .... 64
Tableau IV- 14: Résultats des essais de lixiviation avec le persulfate d’ammonium .............. 67
Tableau IV- 15: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du cuivre
.................................................................................................................................................. 68
Tableau IV- 16: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du
germanium ................................................................................................................................ 68
Tableau IV- 17: Valeurs moyennes de rapport S/B de la lixiviation du cuivre ....................... 69
Tableau IV- 18:Valeurs moyennes de rapport S/B de la lixiviation du germanium ................ 69
Tableau IV- 19:Analyse de la variance du rendement de lixiviation du cuivre ....................... 74
Tableau IV- 20: Analyse de la variance du rendement de lixiviation du germanium .............. 74
Tableau IV- 21: Résultats des essais de lixiviation avec le peroxyde de sodium .................... 76
Tableau IV- 22: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du cuivre
.................................................................................................................................................. 77
Tableau IV- 23: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du
germanium ................................................................................................................................ 77
Tableau IV- 24: Valeurs moyennes de rapport S/B de la lixiviation du cuivre ....................... 78
Tableau IV- 25:Valeurs moyennes de rapport S/B de la lixiviation du germanium ................ 78
Tableau IV- 26: Analyse de la variance du rendement de lixiviation du cuivre ...................... 83
Tableau IV- 27: Analyse de la variance du rendement de lixiviation du germanium .............. 83
Tableau IV- 28: Résultats des essais de lixiviation avec le peroxyde d’hydrogène................. 85
Tableau IV- 29: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du cuivre
.................................................................................................................................................. 86
Tableau IV- 30: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du
germanium ................................................................................................................................ 86
Tableau IV- 31: Valeurs moyennes de rapport S/B de la lixiviation du cuivre ....................... 87
Tableau IV- 32: Valeurs moyennes de rapport S/B de la lixiviation du germanium ............... 87
Tableau IV- 33: Analyse de la variance du rendement de lixiviation du cuivre ...................... 92
Tableau IV- 34: Analyse de la variance du rendement de lixiviation du germanium .............. 92
Tableau IV- 35: Evaluation économique de la consommation d’oxydants à la lixiviation… 94
P a g e | vi

Liste des figures

Figure I- 1: Diagramme d’équilibres tension-pH du système Cu-H2O, à 25°C [14]................. 9


Figure I- 2: Diagramme d’équilibres tension-pH du système Cu-H2O, à 75°C [15] ............... 10
Figure I- 3: Diagramme d’équilibres tension-pH du système Ge-H2O, à 25°C ....................... 11
Figure II- 1 : Localisation de la Société congolaise pour le traitement du terril de Lubumbashi
[17] ........................................................................................................................................... 18
Figure III- 1: vibro-broyeur de marque HERZOG ................................................................... 25
Figure III- 2: Spectromètre à absorption atomique (AAS) ...................................................... 27
Figure III- 3: Spectromètre à plasma à couplage inductif (ICP) .............................................. 28
Figure III- 4: Dispositif expérimental ...................................................................................... 30
Figure III- 5: Persulfate de sodium .......................................................................................... 31
Figure III- 6: Persulfate d’ammonium ..................................................................................... 32
Figure III- 7: Peroxyde de sodium ........................................................................................... 32
Figure III- 8:Peroxyde d’hydrogène ......................................................................................... 33
Figure III- 9: Représentation schématique générale d’un processus [24] ................................ 34
Figure IV- 1: Evolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction du pH à la
première lixiviation .................................................................................................................. 46
Figure IV- 2: Evolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction du Eh à la
première lixiviation .................................................................................................................. 46
Figure IV- 3: Evolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction du pH à la
seconde lixiviation.................................................................................................................... 47
Figure IV- 4: Evolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction du Eh à la
seconde lixiviation.................................................................................................................... 47
Figure IV- 5: Evolution du rendement de lixiviation du Cu à la seconde lixiviation en fonction
de celui du fer à la première lixiviation.................................................................................... 48
Figure IV- 6: Evolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction du pH à la
première lixiviation .................................................................................................................. 51
Figure IV- 7: Evolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction du Eh à la
première lixiviation .................................................................................................................. 52
Figure IV- 8: Evolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction du pH à la
seconde lixiviation.................................................................................................................... 52
Figure IV- 9: Evolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction du Eh à la
seconde lixiviation.................................................................................................................... 53
P a g e | vii

Figure IV- 10: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B pour
la solubilisation cuivre ............................................................................................................. 60
Figure IV- 11: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B pour
la solubilisation germanium ..................................................................................................... 60
Figure IV- 12: Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance statistique
sur la solubilisation du cuivre................................................................................................... 62
Figure IV- 13: Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance statistique
sur la solubilisation du germanium .......................................................................................... 63
Figure IV- 14:Contribution de chaque paramètre contrôlable sur le rendement de lixiviation des
métaux Cu et Ge. ...................................................................................................................... 66
Figure IV- 15: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B pour
la solubilisation cuivre ............................................................................................................. 70
Figure IV- 16: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B pour
la solubilisation germanium ..................................................................................................... 70
Figure IV- 17: Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance statistique
sur la solubilisation du cuivre................................................................................................... 72
Figure IV- 18: Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance statistique
sur la solubilisation du germanium .......................................................................................... 73
Figure IV- 19: Contribution de chaque paramètre contrôlable sur le rendement de lixiviation
des métaux Cu et Ge................................................................................................................. 75
Figure IV- 20: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B pour
la solubilisation cuivre ............................................................................................................. 79
Figure IV- 21: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B pour
la solubilisation germanium ..................................................................................................... 79
Figure IV- 22: Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance statistique
sur la solubilisation du cuivre................................................................................................... 81
Figure IV- 23: Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance statistique
sur la solubilisation du cuivre................................................................................................... 82
Figure IV- 24: Contribution de chaque paramètre contrôlable sur le rendement de lixiviation
des métaux Cu et Ge................................................................................................................. 84
Figure IV- 25: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B pour
la solubilisation cuivre ............................................................................................................. 88
Figure IV- 26: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B pour
la solubilisation germanium ..................................................................................................... 88
P a g e | viii

Figure IV- 27:Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance statistique


sur la solubilisation du cuivre................................................................................................... 90
Figure IV- 28: Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance statistique
sur la solubilisation du germanium .......................................................................................... 91
Figure IV- 29 : Contribution de chaque paramètre contrôlable sur le rendement de lixiviation
des métaux Cu et Ge................................................................................................................. 93
P a g e | ix

Epigraphe

« Les détails font la perfection, et la perfection n’est pas un détail »

Leonnard de vinci
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Dédicace

A ma très chère famille, pour votre amour, vos sacrifices et


votre bel exemple.
A mes très chères Tantes MUSHIYA Monick et MBOMBO
Annie, pour tant de sacrifices fournis, pour la rigueur, les
conseils, le soutien tant financier que moral, et pour toutes les
prières en ma faveur, mes mots ne suffiront pas pour vous
exprimer mon amour et ma gratitude. Vous êtes simplement
extraordinaire mamans.
A mes frères et sœurs.
À vous tous qui me sont chers.

Avec gratitude et dévouement, Je dédie ce travail


P a g e | xi

IN MEMORIUM

En mémoire de BAMUME Gaston (1965-2010).


Un père aimant mais surtout bien aimé. Merci d’avoir existé !!

En mémoire de NZEBA Martine (1970 - 2019).


Une étoile qui brille à jamais dans le ciel de mon cœur. Maman,
ce mot si doux à mes oreilles, évoque une affection infinie, des
souvenirs chaleureux et un amour sans fin !!
P a g e | xii

Remerciements
La réalisation de ce travail nous a demandé d’énormes sacrifices et surtout de la patience. Il a
été finalisé avec le concours de plusieurs personnes, qui nous ont offert de l’aide, des conseils
et du soutien. Qu’il me soit permis d’exprimer ma reconnaissance.

Je remercie vivement mon directeur, le Professeur Ordinaire MWEMA MUTAMBA Edouard,


pour avoir initié cette recherche, pour avoir porté son choix sur moi, pour ses conseils, son
pragmatisme et sa disponibilité, malgré ses multiples responsabilités. Il est pour moi un guide
sur le plan scientifique et un modèle sur le plan moral.
Merci à mon Co-directeur, le Master NKULU MWEPU Reagan pour son encadrement et son
dévouement dans la réalisation de ce travail.
Je dis merci à l’ingénieur MUTELE Bienvenue pour l’hospitalité offerte et les échanges
scientifiques tout au long de la réalisation de notre travail au laboratoire de STL.
Je tiens à remercier tout le corps professoral de la faculté polytechnique de l’université de
Lubumbashi pour les enseignements reçus pendant ma formation de Bachelier et de Master en
sciences de l’ingénieur, particulièrement ceux du département de métallurgie.
Je voudrais également souligner la contribution inestimable d’un ami, Master Ingénieur, MIJ
KISALE Elie, avec qui nous avons consacré des nuits à la réalisation nos essais, mais aussi à la
formulation des critiques scientifiques précieuses.
Les critiques scientifiques, les conseils mais surtout la disponibilité des Ingénieurs MASESA
Obed, YUMA Louis et KABASSO Israël ont également été d’une grande aide.
Je tiens à remercier celle qui est pour moi plus qu’une sœur, NTANGA Ruth, pour son
assistance, sa patience et sa compréhension à mon égard.
Je remercie également mes collègues ainsi que mes amis, KINDIONGA Petra, MUKONKOLE
Mardochée, WABINGWA Patrick, BELEBELE Emmanuel, MUKENDI Aaron, MBOLELA
Alexandre, BIATY Mechack, UMBA Flavien, NYEMBO Benvic, KIBAMBE Christian,
NAMEGABE Sarah, MAZAU Falone, KALIHIRA Patient, TSHINJI Juvénal, MPOYO
Emmanuel, Jordi MALAMBA, SAMY MWENYA, j’ai su puiser motivation, humour et bonne
humeur qui m’ont permis de mener à bien ce travail.
A toutes et à tous ceux dont les noms ne figurent pas dans cette rubrique, la liste n’est pas
exhaustive, vous m’êtes précieux. Je vous aime et je vous dis grandement merci pour tout
ce que vous représentez pour moi.
Ir BAMUME Henock
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Introduction générale
Les réactifs jouent un rôle d’une extrême importance lors de différentes opérations en
hydrométallurgie de manière générale et particulièrement lors de la lixiviation, car ils
permettent de mettre sur pied les conditions nécessaires pour rendre la solubilisation des métaux
possible. Il existe une très grande variété de réactifs mais le choix efficient de ces derniers et
des conditions de leurs utilisations, sont un gage du bon déroulement des opérations. [1]
En effet, la lixiviation acide de l’alliage blanc afin de solubiliser le cuivre et le germanium qu’il
contient, nécessite l’usage d’un agent oxydant, tenant compte de cela la société congolaise pour
le traitement du terril de Lubumbashi, STL en sigle, fait recours à l’oxygène qu’elle parvient à
produire dans ses installations. Cette section est victime de nombreuses pannes compromettant
ainsi le bon fonctionnement de la section lixiviation et par conséquent celui de toute l’usine.

C’est dans cette optique que s’inscrit ce travail qui est une étude effectuée en deux volets ; le
premier consiste à l’évaluation des performances métallurgiques de l’air et l’oxygène comme
oxydant sur le processus de lixiviation du cuivre contenu dans l’alliage blanc à l’échelle
industrielle, et ceci par le moyen des prélèvements journaliers de pH et de potentiel redox ainsi
que le calcul des rendements de solubilisation du cuivre y afferant.

Et le second consiste à étudier des optiques de possible substitution d’oxydant en évaluant les
performances métallurgiques de quatre autres oxydants (persulfate de sodium, persulfate
d’ammonium, le peroxyde de sodium, et le peroxyde d’hydrogène) sur le processus de
lixiviation du cuivre et du germanium contenu dans l’alliage blanc, ceci à l’échelle de
laboratoire, ainsi qu’une étude économique élémentaire de l’utilisation de ces réactifs.
L’échantillon sur lequel portera nos essais titre en moyenne 33,59 % en cuivre total, 2322 ppm
en germanium, 8,33 % en fer et 1,99 % en cobalt. Il sied de signifier que ces métaux sont sous
forme métallique.
Pour atteindre l’objectif, une étude d’optimisation de paramètres de lixiviation acide oxydante,
basée sur la méthode de Taguchi et l’analyse de la variance sera réalisée avec quatre paramètres.
L’approche par la méthode de Taguchi donne beaucoup d’avantages, entre autres : la prise en
compte des effets des facteurs incontrôlables en identifiant la combinaison optimale des
paramètres contrôlés pour rendre le processus robuste, la réduction du nombre d’essais, etc…
[2]
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Les approches statistiques : la méthode de Taguchi et l’analyse de la variance (Anova) seront


utilisées pour l’analyse et l’interprétation des résultats. Les paramètres à optimiser seront de la
quantité de l’oxydant, le pH, le temps ainsi que la température.
Les essais seront réalisés au Laboratoire de la société congolaise pour le traitement du terril de
Lubumbashi, STL en sigle.
Outre l’introduction et la conclusion, ce travail comprendra deux grandes parties dont la partie
bibliographique et la partie expérimentale :
 la première comprendra une présentation de la revue de la littérature sur la lixiviation et
un bref aperçu de la société congolaise pour le traitement du terril de Lubumbashi, STL
en sigle;
 la seconde partie, reprendra le matériel et les procédures expérimentales utilisées ainsi
que la présentation et l’analyse des résultats.
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Chapitre I

REVUE DE LA LITTERATURE SUR LA LIXIVIATION

Résumé
Dans les opérations de l’hydrométallurgie, la lixiviation joue un rôle important si pas principal
dans le processus de récupération des métaux à partir d’un minéral ou même d’un alliage, de ce
fait le présent chapitre est réservé aux informations sur la lixiviation en général. [3] Un accent
sera mis en particulier sur la technologie, le procédé, la thermodynamique ainsi que la cinétique
de lixiviation des éléments sous forme métallique. Plusieurs types et techniques de lixiviation
existent ; cependant il n’est présenté dans ce chapitre que ceux et celles qui seront utilisés.

I.1 Définition
La lixiviation est un traitement qui consiste à solubiliser de la manière la plus complète possible,
dans une phase liquide, les constituants valorisables d’un concentré, d’un minerai, ou d’un
alliage tout en laissant intact les éléments non désirés qualifiés de gangue dans une phase solide
afin d’en faciliter la séparation [4].
Il s’agit d’un processus mettant en jeu une réaction hétérogène du type :
Solide (1) + Liquide (1) = Solide (2) + Liquide (2) (I.1)
Avec :
 Solide (1) : Particules du minerai ou concentré ;
 Liquide (1) : Agent lixiviant ;
 Solide (2) et Liquide (2) : respectivement résidu et solution chargée de minéraux après
lixiviation.

I.2 Solvant de lixiviation


I.2.1 Critères de choix des solvants de lixiviation
Le choix du solvant se fera en considérant les facteurs suivants [5] :
 la sélectivité : le solvant doit pouvoir mettre en solution le minéral utile en laissant dans
la gangue les minéraux non valorisables ;
 les propriétés chimiques des matières à lixivier : le choix du solvant dépendra de la
nature chimique du minerai (surtout de la gangue) ;
 le comportement vis-à-vis des matériaux de construction : l’attaque chimique du solvant
doit être faible (voire nulle) vis-à-vis des matériaux de construction de la section de
lixiviation ;
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 le prix : un solvant à bas prix permet de minimiser le coût opératoire de l’usine ;


 la disponibilité : la disponibilité du solvant assure une continuité des opérations de
l’usine ;
 la possibilité de récupération et de régénération : après lixiviation du métal ; on doit
pouvoir recycler le solvant et le réutiliser par exemple à la lixiviation ou à l’extraction
par solvant (stripage) ;
 la récupération ultérieure aisée, efficace et économique du métal : l’extraction du métal
de la solution de lixiviation doit être aisée.
I.2.2 Agents lixiviants
Il existe plusieurs types d’agents lixiviants. Les plus usuels sont [5] :
 les acides : sont utilisés dans la lixiviation des minerais non amphoriques et en
particulier les minerais à gangue siliceuse tels que la malachite, l’hétérogénite, etc. ;
 les bases : sont utilisées dans la lixiviation des minerais amphoriques tels que la bauxite,
l’uranite, etc. ;
 les bactéries (thiobacillus ferroxidans, ferrobacillus ferroxidans) : sont utilisées dans le
cas des minerais complexes tels que ceux d’arsénopyrite ;
 l’eau : est utilisée dans la lixiviation des composés et des minerais solubles dans l’eau
tels que les résidus du grillage chlorurant, sulfatant, etc. ;
 les solutions aqueuses des sels (K2SO4, FeSO4) : sont utilisées dans la lixiviation des
certains minéraux tels que la pyrolusite, etc. ;
 le cyanure de potassium : est utilisé dans la lixiviation des minerais des métaux nobles
tels que l’or, l’argent, etc. ;
 les chlorures : sont utilisés dans la lixiviation des certains minerais. L’exemple concret
est celui de la lixiviation des minerais sulfurés par le chlorure de potassium, chlorure
ferrique, etc.
Le choix de ces solvants est basé sur les différents critères précités.

I.3 Types de lixiviation


La lixiviation est applicable aussi bien aux minerais qu’aux concentrés en teneurs élevées ou
faibles selon le cas. Les produits devant être lixiviés doivent répondre aux critères suivants :
 avoir une bonne solubilité pour le solvant choisi ;
 avoir une moindre solubilité du matériau accompagnant le métal utile ;
 avoir un parfait contact par le degré de libération et la granulométrie avec le solvant.
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De nos jours, il existe plusieurs types de lixiviation qui dépendent essentiellement de l’agent
lixiviant utilisé [5]. Ainsi, on distingue :
 lixiviation acide ;
 lixiviation alcaline (basique) ;
 lixiviation bactérienne.
Ce travail se limitera à développer la lixiviation acide, plus particulièrement la lixiviation acide
oxydante, qui a été retenue pour la mise en solution du cuivre et du germanium.
I.3.1 Lixiviation acide
La lixiviation acide est une lixiviation qui s’applique généralement aux minerais oxydés et de
fois carbonatés ne possédant pas une gangue dolomitique. Les agents acides de la lixiviation
industrielle sont principalement l’acide sulfurique et l’acide Chlorhydrique [6].
L’acide sulfurique (H2SO4) est l’agent de lixiviation le plus utilisé pour des raisons suivantes
[7] :
 bon prix sur le marché ;
 régénérable à l’électrolyse d’extraction ;
 dissout des nombreux oxydes naturels ou non ;
 n’attaque pas la gangue siliceuse des nombreux minerais ;
 bon rendement de récupération du métal de la solution de lixiviation ;
 bonne cinétique, dissolution maximale des éléments utiles et minimale des impuretés.
Les types de lixiviation acide ci-après peuvent aussi être appliqués :
a. Lixiviation acide oxydante
La lixiviation acide oxydante est une lixiviation acide avec ajout d’un oxydant. Ce type de
lixiviation est généralement effectué pour les minerais sulfurés, qui ont une cinétique lente à
cause de la couche résiduelle du soufre élémentaire qui se forme à la surface des grains, mais
également pour les éléments sous forme métallique afin d’atteindre le potentiel adéquat rendant
ainsi la solubilisation possible.
Il existe plusieurs oxydants notamment l’oxygène, le peroxyde d’hydrogène, peroxyde de
sodium, le persulfate de sodium et l’ion ferrique. Le choix de l’oxydant dépend de plusieurs
facteurs dont notamment :
 les caractéristiques physiques et chimiques du matériau à lixivier ;
 le cout et la disponibilité sur le marché ;
 la facilité de préparation et de manipulation ;
 la sélectivité vis-à-vis du constituant à lixivier ;
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 un bon rendement de récupération.


On utilise la lixiviation acide oxydante aussi pour certains minerais mixtes et certains oxydés
tels que le Cu2O suivant la réaction (I.2) [8] :
Cu2O + H2SO4 + Fe2(SO4)3 → 2CuSO4 + 2FeSO4 + H2O (I.2)
b. Lixiviation acide réductrice
On parle de la lixiviation acide réductrice lorsqu’il y a ajout d’un agent réducteur. On utilise en
général comme agents réducteurs le Na2S2O5, le SO2, la poudre de fer, les ions ferreux et le
cuivre métallique.

I.4. Processus de lixiviation


Des opérations industrielles de lixiviation sont réalisées sur des minerais oxydés, des mélanges
d'oxydes (laitiers, etc.), des minerais sulfurés ou concentrés obtenus par flottation, des mattes
issues d'opérations de conversion et des minerais contenant des métaux précieux à l'état natif
afin d'extraire ces métaux [6]. Ainsi, on distingue :
 la lixiviation des oxydes et hydroxydes;
 la lixiviation des sulfures ;
 la lixiviation des métaux.
I.4.1. Lixiviation des métaux
La dissolution des métaux dans des solutions est généralement obtenue par lixiviation
sulfurique oxydante, mais également par lixiviation complexante oxydante alcaline avec
formation d'un complexe ammoniacal. [6]
La dissolution des éléments sous forme métallique est, d’une manière générale, un processus
lent qui nécessite de recourir à un agent oxydant pour la rendre efficiente, avec une température
de travail qui doit être maintenue élevée (supérieure à 60°C). Dans ces conditions les réactions
suivantes à titre illustratif sont observées :
1
Cu + H2SO4 + 2 O2 → CuSO4 + H2O (I.3)
1
Fe + H2SO4 + O2 → FeSO4 + H2O (I.4)
2

La lixiviation acide oxydante ne s’applique pas à l’or, l’argent et les métaux du groupe du
platine. Car pour l'or et l'argent différents procédés de lixiviation sont réalisés industriellement
avec systèmes basés sur l'utilisation de cyanure, thiosulfate et chlorure, Tandis que les métaux
du groupe du platine ne sont pas solubles dans les acides. [6]
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I.5 Techniques de lixiviation


Les techniques de lixiviation souvent utilisées, sont plus dépendantes ou tiennent compte des
considérations suivantes : [9]
 le cout du métal valorisable et sa teneur dans le minerai ;
 les couts des opérations avant lixiviation ;
 le cout opératoire de la technique de lixiviation.

Il existe plusieurs techniques de dissolution des métaux de valeur à partir de leur minerai ; ces
techniques peuvent être regroupées en deux grandes classes à savoir : la lixiviation par percolation
et la lixiviation par agitation. Chacune des classes est subdivisée en plusieurs sous-classes telles que
représentées ci-après : [10]
 par percolation :
o en tas (Heap et Dump leach);
o en bac ;
o en place (In situ).
 par agitation :
o sous pression ;
o mécanique ;
o pneumatique.
Dans ce travail, on a utilisé la technique de lixiviation par agitation mécanique qui est présentée
avec détails dans les lignes qui suivent.

I.5.1 Lixiviation par agitation


Elle consiste à disposer le minerai finement broyé dans un réservoir muni d’un système
d’agitation.
L’agitation permet principalement d’éviter la sédimentation des particules, elle favorise
également la cinétique de lixiviation étant donné que ces réactions sont hétérogènes. [5]
L’agitation réalisée est soit mécanique, soit pneumatique ou soit encore elle est réalisée par une
action mixte mécano-pneumatique. La lixiviation par agitation est pratiquée sur les minerais
présentant certaines spécificités dont : [4]
 le minerai de moyenne à forte teneur ;
 la libération du minerai à des mailles assez fines, nécessitant alors un broyage poussé
pour permettre l’accès des réactifs à la surface réactionnelle ;
 la Forte agitation afin d’augmenter le transfert des matières.
Généralement l’agitation est réalisée de deux manières dont :
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 Agitation mécanique
Par l’action d'un rotor mû par énergie électrique, l'équipement utilisé est plutôt dispendieux et
requiert beaucoup d'entretien.
Les réacteurs ont une forme cylindrique verticale avec un fond plat, conique ou sphérique. Ils
peuvent être munis d'une double paroi afin de permettre le chauffage par circulation de vapeur
ou le refroidissement à l'eau. Les matériaux de construction utilisés sont l'acier doux ou
inoxydable, le titane, etc. Il arrive parfois qu’une protection interne en caoutchouc, en verre ou
en briques soit aussi nécessaire.
 Agitation pneumatique
L’agitation pneumatique est réalisée dans des « Pachuca » où une injection d’air comprimé
détermine un mouvement ascendant à la pulpe.
Bien que cher, la technique de lixiviation par agitation est une méthode plus rapide et plus
efficace comparativement à celle de la lixiviation par percolation [11].

I.6 Aspects thermodynamiques de la lixiviation


I.6.1 Aspects thermodynamiques

Les conditions de mise en solution des espèces métalliques (oxydes, hydroxydes, métaux) sont
étudiées en fonction du pH et du potentiel d’oxydoréduction de la solution. Cette étude est
rendue facile et réalisée grâce à un diagramme tension-pH appelé communément diagramme
de Pourbaix.

La thermodynamique chimique prévoit certaines conditions bien définies [12] :


 la stabilité ou l’instabilité d’un composé chimique ;
 la possibilité ou l’impossibilité d’une réaction chimique de se dérouler ;
 le sens dans lequel se déroule la réaction ainsi que le point d’équilibre que peut atteindre
le système réactionnel.
1. Diagramme tension - pH
Ce diagramme indique les conditions de tension et de pH dans lesquelles des réactions
d’oxydation et de réduction des métaux sont susceptibles ou pas de se produire en solution
aqueuse.
Un minéral est stable dans un domaine tension-pH déterminé ; un changement d’un de deux
paramètres peut modifier le domaine de stabilité de ce minéral. En cas de modification du
domaine de stabilité, le minéral se décompose partiellement ou totalement et la vitesse de cette
décomposition est fonction de divers paramètres tels que la température, la concentration en
oxydant ou en réducteur, etc… [13]
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1.a Diagramme tension –pH du système Cu-H2O à 25°C

Figure I- 1: Diagramme d’équilibres tension-pH du système Cu-H2O, à 25°C [14]

Le cuivre natif, ne passera en solution qu’en solution acide et oxydante selon la réaction :
Cu → Cu2+ + 2e- (I.5)
Cu(OH)2 + 2 H+ → Cu2+ + 2 H2O (I.6)
Il faudrait donc travailler à pH < 4,6 pour avoir les ions Cu2+ afin d’éviter la précipitation de
ces derniers.
Cu2O + 2 H+ → Cu2+ + Cu + H2O (I.7)
La réaction de dissolution de l’oxyde Cu2O est partielle. Pour parvenir à le dissoudre totalement
en solution acide, il faut opérer en présence d’un oxydant. Dans ce cas, la réaction de dissolution
s’écrit :
Cu2O + 2 H+ → 2 Cu2+ + H2O + 2e- (I.8)
1.b Diagramme tension –pH du système Cu- Co - Fe - H2O à 75°C
La figure ci-dessous représente le diagramme de Pourbaix du cuivre qui fait apparaitre les
différentts domaines d’existence ou de prédominance aux conditions de l’usine STL section
leach II à savoir :
 Concentration en cuivre de 12.59 10-2 mol/l ;
 Et une température de 75 °C.
P a g e | 10

Figure I- 2: Diagramme d’équilibres tension-pH du système Cu-H2O, à 75°C [15]


Ce diagramme montre que les ions Cu2+ sont stables en milieu acide et oxydant. Les réactions
de dissolution chimique sont donc :
Cu → Cu2+ + 2 e- (I.9)
Avec : E = 0.313 V
Cu2+ + OH- → Cu(OH)2 (I.10)
Avec : pH = 4.45
Il faudrait donc travailler à pH < 4,45 pour avoir les ions Cu2+ afin d’éviter la précipitation de
ces derniers.
Cu2O + 2 H+ → Cu2+ + Cu + H2O (I.11)
Avec :
E = 0.213 +0.06 pH (1.1)
La réaction de dissolution de l’oxyde Cu2O est partielle. Pour parvenir à le dissoudre totalement
en solution acide, il faut opérer en présence d’un oxydant. Dans ce cas, la réaction de dissolution
s’écrit :
Cu2O + 2 H+ → 2 Cu2+ + H2O + 2e- (I.12)
P a g e | 11

1.c Diagramme tension –pH du système Ge -H2O à 25°C

Figure I- 3: Diagramme d’équilibres tension-pH du système Ge-H2O, à 25°C


En solution, le germanium a une valence (II) ou (IV), les ions divalents sont moins stables que
les tétravalents. L’ion Ge2+ se dismute quand il est chauffé et il est facilement oxydé au degré
d’oxydation tétravalent (Ge4+). Le germanium divalent (Ge2+) peut être obtenu en solution
acide, en l’absence d’air. Le Ge4+ ne passera en solution qu’en solution acide et oxydante selon
la réaction :
Ge2+ → Ge2+ + 2 e- (I.13)
Ge2+ → Ge4+ + 2 e- (I.14)

Il faudrait donc travailler à pH < 3.5 pour avoir les ions Ge4+ afin d’éviter la précipitation de
ces derniers.
La réaction de dissolution de l’oxyde Ge2O est partielle. Pour parvenir à le dissoudre totalement
en solution acide, il faut opérer en présence d’un oxydant. Dans ce cas, la réaction de dissolution
s’écrit :
Ge2O + 2 H+ → Ge4+ + H2O (I.15)
P a g e | 12

I.7. Aspects cinétique de lixiviation


La cinétique est l’étude de la vitesse des processus chimiques ainsi que leurs mécanismes.
Elle introduit une nouvelle variable, le temps, dans la description de l’état d’un système et de
son évolution. La vitesse d’une réaction est une grandeur observable et mesurable au niveau
macroscopique ; elle présente une grande importance au niveau pratique car l’idée de base est
d’avoir un bon rendement dans un temps record [16] ; l’information fournie par la cinétique
chimique permet de connaitre les mécanismes des réactions et fournit des informations
importantes dans le dimensionnement des équipements.
I.7.1 Réaction hétérogène - cinétique hétérogène

Une réaction hétérogène est celle qui met en contact deux ou plusieurs phases. Ainsi la
lixiviation met en contact une phase solide (minerai à lixivier) et une phase liquide (solution
lixiviante). Du point de vue cinétique, la réaction qui se passe à l’interface solide-liquide donne
lieu à considérer trois cas suivants :

1. Réactions à vitesse constante


C’est le cas d’une réaction entre un solide et un fluide lorsque la concentration du fluide et la
surface du solide reste constant (cas des disques et plaques). On a ici un modèle linéaire.
2. Réactions à vitesse décroissante
Ces réactions sont observées lorsque :
 la vitesse de transfert des matières à travers l’interface diminue ;
 la surface du corps à lixivier diminue ;
 la concentration de la solution lixiviante diminue ;
 le grain solide est recouvert par une couche passivante.
3. Les réactions à vitesse croissante
On observe cette situation lorsqu’un corps entrant en réaction agit plus efficacement avec un
produit de la réaction qu’avec les composés initiaux. On parle d’autocatalyse et le modèle
obtenu est parabolique à concavité tournée vers le haut [17].
I.7.2 Cinétique de transformation des particules solides

La lixiviation d’une particule est une transformation dans laquelle il y a consommation


(disparition) des particules solides par une phase liquide. La réaction se produit à la surface des
particules, entre un réactif présent dans la phase fluide (𝛼) et les constituants d’une particule
(𝛽) avec formation d’un composé R qui diffuse dans la phase (𝛼) : [16]

a (𝛼) + b B (𝛽) → r R (𝛼) (I.16)


P a g e | 13

La réaction proprement dite peut-être décomposée en cinq étapes dont :


 diffusion des molécules réactantes vers l’interface ;
 adsorption à l’interface ;
 réaction avec l’interface ;
 désorption des produits ;
 diffusion des produits à partir de l’interface.
L’étape la plus lente est celle qui impose la cinétique globale de la réaction hétérogène. Trois
cas sont alors possibles :
1. Réaction contrôlée par la diffusion
Lorsque la vitesse à l’interface est plus rapide que la diffusion des réactants, dans ce cas
l’énergie d’activation Ea est comprise entre 1 et 3 kcal/mol.
2. Réaction contrôlée chimiquement
Lorsque la vitesse de réaction chimique est plus lente que la vitesse de diffusion, l’énergie
d’activation Ea est supérieur à10 kcal/mol.
3. Contrôle mixte
Le contrôle mixte est observé lorsque la vitesse de réaction chimique est de même ordre que
celle de la diffusion. Ici l’énergie d’activation est comprise entre 5 et 8 kcal/mol. Les systèmes
hydrométallurgiques peuvent être décomposés en deux systèmes biphasés à savoir : une
interaction liquide-gaz suivie d’une interaction solide-liquide.

I.7.3 Facteurs influençant la cinétique de lixiviation

Le choix des conditions opératoires lors d’un procédé de lixiviation rend maximal la vitesse et
le rendement en vue d’optimiser l’opération pour un prix de revient minimal. La vitesse et le
rendement de lixiviation dépendent d’un grand nombre des variables assez fortement
indépendantes ; ce qui favorise un grand nombre des combinaisons entres les valeurs des
différentes variables pour obtenir un même rendement. Mais ce sont les contraintes
économiques qui régissent le choix final de la combinaison.

Plusieurs facteurs ont une influence sur la cinétique d’une réaction chimique ; les plus
importants sont présentés ci-après : [4]
 la nature de la surface solide ;
La nature de la surface des solides réactants joue un rôle sur la cinétique de la réaction mettant
en jeu des solides, ceci est dû à la présence des défauts tels que les dislocations, les impuretés
chimiques et les atomes interstitiels.
P a g e | 14

 la granulométrie ;
Plus les particules sont fines, plus elles offrent une grande surface de contact augmentant ainsi
la cinétique de lixiviation. Cependant la formation des très fines n’est pas du tout souhaitée car
la viscosité augmente et aussi la séparation liquide-solide devient délicate. D’où la nécessité
d’éviter le surbroyage.
 l’agitation ;
Le processus contrôlé par la diffusion est très sensible à l’agitation. En effet, l’augmentation de
la vitesse d’agitation permet de mettre en suspension les particules solides et de réduire
l’épaisseur de la couche limite offrant ainsi une surface maximale de contact avec le solvant ;
ce qui augmente la vitesse de réaction selon la relation, ci-après :
𝐷
Vitesse = A (V – Vi) (1.2)
δ
Où :
o D : coefficient de diffusion de la substance ;
o 𝛿 : épaisseur de la couche limite ;
o A : aire de la surface considérée ;
o C : concentration du réactant ;
o Ci : concentration du réactant à l’interface.
 la température
L’augmentation de la température a une très grande influence sur les processus contrôlés
chimiquement car la constante cinétique k, dans l’expression de la vitesse V, varie de manière
exponentielle avec la température selon la relation d’Arrhenius :
K = A e(-Ea/RT) (1.3)
Où :
o A : Constante caractéristique ;
o Ea : Energie d’activation ;
o R : Constante des gaz parfaits ;
o T : Température en kelvin.
Avec :
V = k. A. Ci (1.4)
Par contre, les processus contrôlés par la diffusion sont peu sensibles à la température, suivant
l’équation de Stokes-Einstein :
𝑅𝑇
D= (1.5)
𝑁2𝜋𝑡ƞ
P a g e | 15

Avec :
o D : coefficient de diffusion de la substance ;
o N : nombre d’Avogadro ;
o R : constante des gaz parfaits ;
o T : Température en degré kelvin ;
o R : rayon des grains ;
o 𝜂 : Viscosité du fluide.
La température ne peut être augmentée indéfiniment car on va observer une désorption du
réactif gazeux, ce qui réduit la vitesse de réaction.
 Concentration de l’espèce lixiviante en solution
Le processus contrôlé par la diffusion peut devenir un processus contrôlé chimiquement
lorsqu’on augmente la concentration en phase liquide.
L’augmentation de la pression des gaz favorise la solubilité du gaz dans le liquide ; ce qui
conduit à une augmentation de la concentration de l’espèce lixiviante en solution. Ainsi la
vitesse de réaction se trouve accrue mais cette influence cesse lorsqu’on atteint la saturation.
 Densité de la pulpe
L’augmentation du rapport phase aqueuse sur phase solide, alors qu’on garde constante la
concentration de l’espèce lixiviante, entraîne généralement l’augmentation de la vitesse de
lixiviation.
I.7.4 Activation thermique des réactions de lixiviation

Pour qu’une réaction thermodynamiquement possible soit effective, il faut vaincre l’inertie
chimique qui s’oppose généralement à l’évolution du système. Pour cela, il faut apporter au
système réactionnel un supplément d’énergie : on dit qu’on active le système ou encore qu’on
fournit une énergie d’activation.

L’énergie d’activation apparait donc comme l’énergie additionnelle que la molécule de réactif
doit acquérir pour former le complexe activé afin que la réaction se développe. Elle représente
toujours une énergie absorbée que la réaction soit endothermique ou exothermique.
On peut dire que le système possédant l’énergie d’activation Ea est dans un état activé qui est
intermédiaire entre l’état initial et l’état final. L’énergie d’activation sera déterminée à partir de
la pente de la droite lnK = f(1/T), la pente ayant pour expression (avec R = 8,327 J/mol K).
Il a été montré après plusieurs expériences les mécanismes qui contrôlent les réactions suivant
l’ordre de grandeur de l’énergie d’activation.
P a g e | 16

Les valeurs sont données comme suit [4] :


 les valeurs proches de 10 JK-1mol-1 correspondent à des mécanismes de diffusion ;
 une énergie de 60 JK-1mol-1 correspond à un mécanisme de réaction de surface ;
 celle comprise entre 15 et 50 JK-1mol-1 implique les deux mécanismes combinés. de
P a g e | 17

Chapitre II

APERCU GENERAL ET DESCRIPTION DETAILLEE DE STL


Ce chapitre présente le milieu où nos recherches ont été réalisées, en commençant par la
localisation géographique, un aperçu global des opérations de la société congolaise pour le
traitement du terril de Lubumbashi, STL en sigle, enfin nous finirons par la présentation de la
section lixiviation.

II.1 Présentation et localisation géographique de STL


Né de décennies d’exploitation du cuivre, le terril de Lubumbashi connaît une deuxième vie
grâce à STL, qui a mis sur pieds un procédé permettant de valoriser les minerais qu’il recèle.
Le terril de Lubumbashi est une montagne de scories au milieu de la deuxième ville de la
République démocratique du Congo, faisant environ 14,5 millions tonnes de résidus du
traitement du cuivre qui ont été accumulées de 1924 à 1992.
Symbole de la capitale du Katanga, la grande province minière du Sud-Est du pays, le terril
raconte la riche histoire industrielle de l’ancienne Elisabethville, fondée par les Belges à la fin
du XIXe siècle, mais aussi le déclin de l’activité au début de la décennie 1990.
En effet la STL s'occupe du traitement de la scorie qui est sa matière première, afin d’y extraire
principalement l’oxyde de zinc, le cuivre, le cobalt, mais également le germanium.
Elle est située au numéro 4, sur la route Kipushi, dans le quartier Mampala, dans la commune
de la Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga en République Démocratique du Congo.
La STL se trouve sur une surface plus ou moins plane, à une altitude d’environ 120 m et est
encadrée par les coordonnées géographiques suivantes :
 longitude : 27° 27’ 54” - 27° 28’ 12” Est ;
 latitude : 11° 40’ 30” - 11° 41’ 06 ” Sud
La figure suivante donne la localisation géographique de cette usine.
P a g e | 18

Figure II- 1 : Localisation de la Société congolaise pour le traitement du terril de


Lubumbashi [17]

II.2 Description de la STL


La STL est dans sa configuration actuelle subdivisée en 2 grandes usines qui travaillent en
synergie pour atteindre les objectifs de production, à savoir :
 l’usine pyrométallurgique : cette usine a comme alimentation le terril de Lubumbashi,
et comme principaux produits l’oxyde de zinc et l’alliage blanc, ainsi pour atteindre ces
objectifs elle est composée de quatre sections principale, qui sont ;
o conditionnement ;
o fusion carbo-réductrice (au four à arc électrique) ;
o fusion (four à induction) et granulation ;
o et pelletisation.
 l’usine hydrométallurgique : elle a comme alimentation l’alliage blanc (avec une
composition moyenne de 20 % en Cu, 5 % en Co, et 65 % en Fe) provenant de l’usine
pyrométallurgique, et comme principaux produits les cathodes de cuivre, les
hydroxydes cobalt ainsi que les hydroxydes de germanium.
Ainsi pour atteindre ces objectifs elle est composée de quatre sections principales, qui
sont ;
o fragmentation et classification granulométrique ;
P a g e | 19

o lixiviation ;
o extraction par solvant ;
o électro-obtention ;
o et précipitation.
II.2.1 Fragmentation et classification granulométrique

Cette section a pour objectif principal d’effectuer la réduction et une classification


granulométrique afin d’atteindre un d80 de 75μm pour faciliter la suite du traitement grâce à un
degré de liberté efficient. Cette section comprend :

 une trémie d’alimentation ;


 un broyeur (avec des boulets high-chrome) ;
 un hydrocyclone ;
 un décanteur ;
 un tank de stockage.

II.2.2 Lixiviation

La STL effectue une double lixiviation, afin de solubiliser de manière sélective les éléments
valorisable contenu dans le terril, et cela de la manière suivante :

1. Première lixiviation
Elle a pour objectif de solubiliser le cobalt (rendement de solubilisation > 95%) et le fer
(rendement de solubilisation > 90%), par une lixiviation acide légèrement oxydante (injection
d’une petite quantité d’oxygène) à haute température (injection de la vapeur d’eau) pour éviter
de lixivier le cuivre et le germanium (rendement de solubilisation < 10%) qui nécessite des
conditions plus oxydantes. Les réactions suivantes y ont lieu principalement :
1
Co + H2SO4 + 2 O2 → CoSO4 + H2O (II.1)
1
Fe + H2SO4 + 2 O2 → FeSO4 + H2O (II.2)

Cette section comprend :


 quatre tanks de séjour ;
 un décanteur ;
 et un tank de stockage de l’over flow du décanteur.
P a g e | 20

Les paramètres de consigne sont les suivantes :


 le pourcentage solide : 10% ;
 le pH : 1 – 1,5 ;
 le pontentiel redox : 250 – 350 mV ;
 la température : 75 – 80°C ;
 l’acidité : 10 – 15 g/L ;
 le temps de séjour : 1 heure par tank ;
 le débit de PLS 1 : 15 m3/h ;
 la densité de l’under flow : 1,3 -1,5.
2. Deuxième lixiviation
Elle a pour objectif de solubiliser le cuivre (rendement de solubilisation > 95%) et le
germanium (rendement de solubilisation > 95%), par une lixiviation acide oxydante à haute
température, un appoint en raffinat est effectué à ce niveau, afin de diminuer la consommation
en acide frais. Elle est alimentée par l’under-flow du décanteur de la première lixiviation,
l’under flow obtenu au niveau du décanteur de la deuxième lixiviation, est acheminé au filtre
presse ou il est débarrassé de la solution imprégnante, pour finir stocké dans des big bags, car
il contient une certaine quantité d’argent. Les réactions suivantes ont lieu principalement au
niveau de la deuxième lixiviation :
1
Cu + H2SO4 + 2 O2 → CuSO4 + H2O (II.3)

Ge + 2 H2SO4 + O2 → Ge(SO4)2 + 2 H2O (II.2)


Cette section comprend :
 cinq tanks de séjours ;
 un décanteur ;
 un filtre à presse ;
 et un tank de stockage de l’over flow du décanteur.
Les paramètres de consigne sont les suivantes :
 le pourcentage solide : 5% ;
 le pH : 1 – 1,5 ;
 le pontentiel redox : 400 - 550 mV ;
 la température : 75 – 80°C ;
 le débit de PLS 2 : 15 - 25 m3/h
 l’acidité : 15 – 20 g/L.
P a g e | 21

I.2.3 Extraction par solvant

La section d’extraction par solvant communément appelée SX. Cette section traite normalement
une alimentation impure et de faible teneur (over flow du décanteur de la deuxième lixiviation
PLS2), et la convertir en un produit pur et de haute teneur, convenable pour l’obtention du
produit métallique désiré

Elle est composée de :


 trois étages d’extraction ;
 deux étages de stripage ;
 un étage de lavage.

I.2.4 Electro-obtention

L’électrodéposition communément désignée par EW est donc une partie des usines dont le but
est de produire le cuivre cathodique de très haute qualité, par passage du courant continu dans
la solution de sulfate de cuivre issue de l’extraction par solvant ; appelée ADVANCE.

La salle d'électrolyse est composée de 18 cellules, les trois premières cellules sont utilisées pour
recueillir les solutions provenant du SX et ainsi faire l'épuisement de l'organique. C'est par
débordement que ces cuves alimentent les 15 autres cuves restantes.
I.2.5 Précipitation

Ce circuit a comme objectif la production des hydroxydes de germanium par précipitation


simple mais également des hydroxydes de cobalt en effectuant deux précipitations sélectives,
la première en vue d'éliminer le fer, la deuxième en vue d'éliminer le cuivre et en fin pour
pouvoir récupérer le cobalt. Ainsi pour atteindre ces objectifs elle est composée de quatre sous-
sections, qui sont :

 la précipitation germanium : alimentée par le raffinat, elle est composé de quatre tanks
et un décanteur, l’agent précipitant est le lait magnésie ;
 la neutralisation et déferrage : alimentée par la PLS 1 et l’over flow du décanteur de la
précipitation germanium, elle est composée six tanks et un décanteur, l’agent précipitant
le lait de calcaire ;
 la précipitation cuivre : alimentée l’over flow du décanteur du déferrage, elle est
composée trois tanks et un décanteur, l’agent précipitant le lait de calcaire ;
 la précipitation cobalt : alimentée l’over flow du décanteur de la précipitation du cuivre,
elle est composée quatre tanks et un décanteur, l’agent précipitant le lait de magnésie ;
P a g e | 22

 le filtre à presse et dryers (en français Séchoirs) : il a pour objectif de produire à partir
des under-flow provenant du décanteur de la précipitation cobalt et germanium des
hydroxydes débarrassés de la solution imprégnante. Puis les gâteaux obtenus passent
dans un séchoir, où ils sont séchés et pulvérisés ;
 la préparation des réactifs : les opérations effectuées à dans cette section nécessite
l’apport de différents réactifs, et pour optimiser cet apport, les réactifs doivent être
préparés à certaines concentrations bien définies, d'où la raison d'être de cette section.
P a g e | 23

PARTIE
EXPERIMENTALE
P a g e | 24

Chapitre III
MATERIEL ET PROCEDURE EXPERIMENTALE
Dans ce premier chapitre de la partie expérimentale, sont présentées l’échantillon utilisé et la
procédure expérimentale suivie lors de la réalisation de différents essais. C’est notamment
l’échantillonnage, le matériel utilisé, la caractérisation, les différents modes opératoires suivis
pour les essais de mise en solution.

III.1 Echantillonnage
III.1.1 Origine de l’échantillon

L'échantillon faisant l'objet de notre étude est une pulpe prélevée dans le circuit de production
de STL, plus précisément au niveau des under flow du décanteur de la première lixiviation.
Cette pulpe constitue l’alimentation de la seconde lixiviation.

III.1.2 Préparation de l’échantillon

L’échantillonnage est une étape ultime dans la réalisation d’une étude scientifique ; il doit être
fait de manière systématique pour obtenir un échantillon représentatif du lot afin que les
résultats trouvés sur une petite quantité représentent l’intégralité du lot de la matière. [19]

L’échantillon a été prélevé dans deux bidons de 20 L non contaminé. Puis a subit pour sa
préparation les opérations suivantes :
 une homogénéisation : pour obtenir une pulpe ayant la même composition dans tous les
bidons ;
 un séchage à l’air : pour éliminer toute la solution imprégnante, la pulpe a été déversée
sur des sacs bien nettoyés au paravent et placée au soleil pendant 48 heures ;
 une désagrégation : pour obtenir la granulométrie de départ celle correspondant à un
d80 de 75 μm, car après séchage les particules se colmatent les unes aux autres et des
grains grossier. La désagrégation s’est effectué à l’aide d’un vibro-broyeur ;
P a g e | 25

Figure III- 1: vibro-broyeur de marque HERZOG

 un prélèvement d’un échantillon représentatif pour des analyses par la méthode de


quartage ;
 puis un stockage.

III.2 Caractérisation de l’échantillon

III.2.1 Caractérisation physico-chimique de pulpe

1. pH

Cette analyse s’est faite à l’aide d’un pH-mètre, pour y parvenir la procédure consistait en :

 allumer le pH-mètre ;
 étalonner l’électrode;
 mettre l’échantillon dans un bocal ;
 plonger l’électrode dans l’échantillon d’effluent;
 lire la valeur.
2. Densité de la pulpe

Cette analyse s’est faite à l’aide d’une balance électronique, pour y parvenir la procédure
consistait en :

 peser le cylindre gradué vide ;


 puis tarer ;
 remplir le cylindre de la pulpe ;
 peser le cylindre rempli ;
 appliquer la formule suivantes;
P a g e | 26

𝑚
𝑑= (3.1)
𝑉∗𝜌′

Avec :
 m : la masse de pulpe en g ;
 V : le volume de la pulpe en mL;
 ρ’ : la masse volumique de l’eau en g/mL.
3. Densité solide

Cette analyse s’est faite à l’aide d’une balance électronique, pour y parvenir la procédure
consistait en :

 peser une quantité du solide séché et désagrégé ;


 remplir un cylindre gradué à moitié d’eau ;
 déverser la masse de solide pesée dans le cylindre à moitié rempli ;
 lire grâce aux traits de graduation la variation de volume (cette variation correspond au
volume du solide séché) ;
 appliquer la formule (3.1) avec cette fois ci : m (la masse du solide), V (volume du
solide).

III.2.2 Caractérisation chimique

a. Matériel utilisé et accessoires

Le matériel utilisé et accessoires pour l’attaque de l’échantillon et pour les dilutions avant
analyse sont les suivants :
 un bécher de 1000 mL ;
 une balance électronique de marque Sartorius ;
 des pans ;
 une spatule ;
 une palette ;
 une brosse ;
 une pissette ;
 des pipettes de 1, 2, 5, 10 mL ;
 des ballons jaugés de 100, 250, 500, 1000 mL ;
 autres : marqueurs, calculatrices, sachets, …
P a g e | 27

b. Appareillage

Pour différents types de caractérisation, il a été utilisé les appareils suivants :

b.1. Spectromètre à absorption atomique


Cet appareil permet le dosage mono-élémentaire des cations majeurs de l'ordre de mg/l dans
des échantillons liquide. Chaque élément possède un nombre spécifique d'électrons liés à son
noyau, la configuration orbitale normale et la plus stable des électrons appelée état de base.
Lorsqu'une énergie est fournie à un atome, ce dernier absorbe l'énergie à une longueur d'onde
spécifique et adopte une configuration électronique appelée état d'excitation.
Cet état est instable et l'atome retourne immédiatement à son état de base libérant ainsi une
énergie lumineuse. L'énergie fournie à l'atome provient d'une source lumineuse appelée lampe
à cathode creuse. Un détecteur mesure la quantité de lumière absorbée et un signal électronique
est produit en fonction de l'intensité lumineuse, ce signal est traité et la quantité d'analyse dans
l'échantillon est déterminée en fonction de l'absorbance mesurée. [20]

Figure III- 2: Spectromètre à absorption atomique (AAS)

b.2. Spectromètre à plasma à couplage inductif (ICP)


Cet appareil permet de doser la quasi-totalité des éléments présents dans une solution
simultanément. La méthode consiste à ioniser l'échantillon en l'injectant dans un plasma
d'argon, ou parfois d'hélium, c'est-à-dire que les atomes de la matière à analyser sont
transformés en ions par une sorte de flamme extrêmement chaude : jusqu'à 8 000 K, mais en
général autour de 6 000 K pour les applications géochimiques. Certains appareils sont
cependant dotés d'une option dite « à plasma froid », qui chauffent à plusieurs centaines de K
tout de même, permettant l'analyse de molécules organiques qui seraient autrement détruites.

L'échantillon pénètre généralement dans le plasma sous une forme condensée (liquide ou
solide), et doit donc subir les changements d'état suivants : fusion (pour les solides),
P a g e | 28

vaporisation, ionisation. L'introduction a lieu au centre du plasma, parallèlement au flux de gaz


plasmagène. L'échantillon doit être introduit dans le plasma sous une forme finement divisée,
car les puissances utilisées (généralement inférieures à 2 000 W de puissance incidente) ne
permettent pas de traiter des particules de taille supérieure au micromètre durant leur temps de
résidence au sein du plasma ; si l'on veut analyser un solide, il faut donc d'abord le transformer
en une suspension de fines particules, portées par un courant de gaz plasmagène. La
spectrométrie de masse a un principe équivalent.

Figure III- 3: Spectromètre à plasma à couplage inductif (ICP)

III.3 Procédure expérimentale proprement dite


La Procédure expérimentale du présent travail se subdivise en deux volets :

 dans le premier volet, il a été question d’évaluer les performances métallurgiques à


l’échelle industrielle de la lixiviation du cuivre avec comme oxydant l’air, dans un
premier temps, puis l’oxygène et ceci au moyens des prélèvements horaires de pH ainsi
que de potentiel pendant une semaine pour chacun des deux oxydants, que nous avons
réalisé afin de mettre en exergue les corrélations entre les conditions opératoires
qu’imposent ces oxydants et les rendements de solubilisation du cuivre principalement ;
 dans le second volet, il a été question d’étudier par des séries d’essais, au laboratoire de
la STL, les possibilités de remplacement de l’oxygène comme oxydant lors de la
seconde lixiviation (celle ayant pour objectif la solubilisation du cuivre et du
germanium).
P a g e | 29

III.3.1 Matériel utilisé

Au cours des essais de lixiviation, différents matériels ont été utilisés à savoir :

 Verrerie
o béchers de 100, 250, 500, 1000 et 2000 ml ;
o erlenmeyer ;
o pipette ;
o ballons jaugés de 100, 200 et 500 ml ;
o burette graduée de 100 ml ;
o éprouvette graduée de 50, 100 et 250 ml ;
o verre de montre ;
o verre à pied de 100, 250 et 500 ml.
 Appareillage
o agitateurs mécaniques de marque IKA EUROSTART 60 digital et Kunkel RW ;
o pH-mètre de marque Mettler Toledo ;
o balance électronique de marque Shimadzu ;
o balance de précision de marque Traveler ;
o chronomètre ;
o plaque chauffante ;
o pompe à vide de marque Dinko.
 Accessoires
o réacteur métallique de 2.5 L;
o statif ;
o papiers filtres ;
o pissette ;
o markers ;
o spatules ;
o entonnoirs ;
o seringues ;
o sachets ;
o flacons ;
o calculatrice.
P a g e | 30

Ci-dessous, est donné le dispositif expérimental composé d’un réacteur métallique cylindrique
2,5 L de volume, d’un agitateur mécanique de marque IKA EUROSTART 60 digital, et d’une
plaque chauffante pris au laboratoire pendant la réalisation des essais.

Figure III- 4: Dispositif expérimental

II.3.2 Réactifs utilisés

Le procédé de mise en solution par lixiviation nécessite divers réactifs pour une solubilisation
sélective et efficiente. Pour le cas d’espèce, le type de lixiviation appliqué a guidé le choix des
principaux réactifs utilisés et leurs caractéristiques, qui sont donnés dans les lignes qui suivent :

1. Acide sulfurique

L'acide sulfurique utilisé dans ce travail provient du laboratoire de la STL, il est utilisé comme
agent lixiviant. Cet acide a une densité de 1,8 ; et une pureté de 98%.

2. Eau distillée

L’eau distillée utilisée a été produite par le laboratoire de la STL, pour la dilution de l'acide
sulfurique, pour le lavage du matériel.

3. Persulfate de sodium

Le persulfate de sodium utilisé dans ce travail comme oxydant provient du laboratoire de la


STL, il est un composé chimique de formule Na2S2O8. Il s’agit du sel sodique du persulfate. Il
se présente sous forme de poudre blanche cristallisée inodore soluble dans l’eau et non
hygroscopique. [21]
P a g e | 31

Figure III- 5: Persulfate de sodium


Voici les réactions, qui ont lieu lors de son utilisation à la deuxième lixiviation de l’alliage
blanc :
Cu + Na2S2O8 + H2SO4 → CuSO4 + 2 NaHSO4 (III.1)
Fe + Na2S2O8 + H2SO4 → FeSO4 + 2 NaHSO4 (III.2)
Co + Na2S2O8 + H2SO4 → CoSO4 + NaHSO4 (III.3)
Ge + 2 Na2S2O8 + 2 H2SO4 → Ge(SO4)2 + 4 NaHSO4 (III.4)

4. Persulfate d’ammonium

Le Persulfate d’ammonium ou encore APS utilisé dans ce travail comme oxydant provient du
laboratoire de la STL, il est un composé chimique de formule (NH4)2S2O8. C’est un oxydant
fort et un amorceur radicalaire. Il se présente sous forme de poudre blanche cristallisée inodore,
soluble dans l’eau très froide. [22]
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Figure III- 6: Persulfate d’ammonium


Voici les réactions, qui ont lieu lors de son utilisation à la deuxième lixiviation de l’alliage
blanc :
Cu + (NH4)2S2O8 + H2SO4 → CuSO4 + 2 (NH4)HSO4 (III.5)
Fe+ (NH4)2S2O8 + H2SO4 → FeSO4 + 2 (NH4)HSO4 (III.6)
Co + (NH4)2S2O8 + H2SO4 → CoSO4 + 2 (NH4)HSO4 (III.7)
Ge + 2 (NH4)2S2O8 + 2 H2SO4 → Ge(SO4)2 + 4 (NH4)HSO4 (III.8)

5. Peroxyde de sodium

Le peroxyde de sodium utilisé dans ce travail comme oxydant provient du laboratoire de la


STL, commercialement appelé oxylithe, c’est un composé de formule brute Na2O2, il s’agit
d’un solide peu friable de couleur jaune. La réaction entre l’eau et le peroxyde de sodium
permet la formation du peroxyde d’hydrogène, selon la réaction suivante :

Na2O2 + H2O → 2 NaOH + H2O2 (III.9)

Figure III- 7: Peroxyde de sodium


P a g e | 33

Voici les réactions, qui ont lieu lors de son utilisation à la deuxième lixiviation de l’alliage
blanc :
Cu + H2O2 + H2SO4 → CuSO4 + 2 H2O (III.10)
Fe + H2O2 + H2SO4 → FeSO4 + 2 H2O (III.11)
Co + H2O2 + H2SO4 → CoSO4 + 2 H2O (III.12)
Ge + 2 H2O2 + 2 H2SO4 → Ge(SO4)2 + 4 H2O (III.10)

6. Peroxyde d’hydrogène

Le peroxyde d’hydrogène utilisé dans ce travail comme oxydant provient du laboratoire de la


STL, il est préparé à 50 %, il a une densité de 1,174 ; c’est un composé chimique de formule
H2O2. Sa solution aqueuse est appelée eau oxygénée, elle est incolore et légèrement plus
visqueuse que l’eau. [23]

Les réactions, qui ont lieu lors de son utilisation à la deuxième lixiviation de l’alliage blanc
sont données dans (III.10) ; (III.11) ; (III.12) ; (III.13).

Figure III- 8:Peroxyde d’hydrogène

III.3.3. Approches d’optimisation des procédés hydrométallurgiques

Le but des industries minières aujourd’hui est de minimiser les coûts de production des métaux
par économie des intrants dans le procédé. De ce fait, la modélisation et l’optimisation des
conditions opératoires du procédé doit contribuer largement à la productivité. Des simulations
informatiques employant des méthodes numériques de modélisation sont de plus en plus
employées pour l'optimisation des procédés industriels. [13]
P a g e | 34

De façon générale, une expérience est une étude pouvant être vue comme un processus de
production (figure III.9) composé d’intrants (des facteurs contrôlables et des facteurs
influençant le processus mais qui sont difficilement contrôlables) et de la sortie désirée. [24]

Figure III- 9: Représentation schématique générale d’un processus [24]


Pour résoudre un problème, nous avons souvent tendance à procéder par intuition, par des
tâtonnements, par des tests, par des clauses « si » et « sinon », etc. Dans ce cas, nous perdons
beaucoup de temps avant d'aboutir à la solution du problème. D’où l‘importance de la
planification des expériences afin de gagner en temps et moyens. Plus encore, ces différentes
manières de procéder sont orientées plus vers la résolution du problème que vers la
compréhension des moyens permettant sa résolution. [25]
La méthode des plans d’expériences permet donc d'organiser et d'exécuter les expériences d'une
manière optimale afin d'obtenir des modèles mathématiques et statistiques expliquant le
processus. La stratégie de recherche expérimentale consiste à déterminer tout d'abord le nombre
d'essais nécessaires. Le nombre d'essais est fonction des facteurs de base (fonction entrée) et du
nombre de niveaux de variation de ces facteurs.

Un plan d'expérience est une approche statique d’optimisation des processus visant à modifier
différents facteurs simultanément pour étudier les phénomènes en vue de déterminer les valeurs
optimales. Il a pour but de minimiser le nombre d'essais pour obtenir des résultats fiables qui
reflètent la variation réelle du phénomène étudié en fonction de ses diverses caractéristiques.
Dans cette étude, nous utilisons la méthode des plans d’expériences de Taguchi. [24]

1. Approche de la méthodologie de Taguchi

La méthode de Taguchi fait une utilisation spécifique de la méthode des plans d’expérience.
Les plans de Taguchi, par rapport aux plans classiques qui ne considèrent que les valeurs
moyennes des caractéristiques à optimiser, traitent conjointement la moyenne et la variabilité
P a g e | 35

des valeurs caractéristiques mesurées. Ils se distinguent par une réduction importante du
nombre d’essais tout en gardant une bonne précision. [24]

La philosophie de l’approche conception robuste selon Taguchi consiste à minimiser l’impact


des facteurs parasites en identifiant la combinaison optimale des paramètres contrôlés pour
rendre le processus plus robuste. Cela signifie qu’il faut optimiser conjointement le résultat
moyen et la dispersion du résultat autour de la moyenne. La méthode Taguchi prend en compte
la dispersion des résultats en intégrant à l’analyse une information supplémentaire : le ratio
Signal-Bruit (S/B ou S/N, Signal/Noise, en anglais). [25]
L’idée de la robustesse introduite par Taguchi s’inscrit donc dans l’augmentation de la
prévention d’un résultat, ce qui améliore la qualité, plutôt que l’augmentation du contrôle. Cette
notion de qualité a été développée et étendue dans plusieurs domaines au point que le domaine
de la métallurgie extractive n’a pas été épargné. [26]
Selon le critère de performances de la réponse, trois types de caractéristiques de qualité sont
identifiés :
 l‘optimum est une valeur minimale (Smaller-the-better) ;
 l'optimum est une valeur nominale (Nominal-the-best) ;
 l'optimum est une valeur maximale (Larger-the-better).

La méthode de Taguchi utilise la fonction de perte de qualité pour mesurer la variabilité des
caractéristiques de performance autour de la valeur cible robuste. La valeur de la fonction de
perte est en plus transformée en ratio Signal-Bruit qui est un indicateur de performance. La
métrique fonctionnelle, ou ce rapport Signal-Bruit (S/B), est construite de façon à ce que, plus
grande est sa valeur, meilleure est la qualité. La combinaison de niveaux de facteurs contrôlés,
ou facteurs d’entrée, qui donne le plus grand ratio est la solution robuste. [26]
Taguchi recommande l‘utilisation de ce ratio pour représenter la robustesse. Un produit est
robuste si sa qualité est insensible aux facteurs bruits. Le signal désigne moyenne de la réponse
et le bruit représente la dispersion de la réponse en fonction des facteurs bruits.
2. Analyse de la variance
L’analyse de la variance est appelée, dans la littérature anglo-saxonne, « Analysis of Variance
» ; son appellation est couramment abrégée en ANOVA.
Contrairement à ce que laisse penser son nom, l’analyse de variance n’étudie pas les différences
de variances entre populations mais les différences de moyennes. Cette méthode doit son nom
P a g e | 36

au fait qu’elle utilise des mesures de variance afin de juger du caractère significatif ou non,
c'est-à-dire de la significativité des différences de moyennes mesurées entre populations. [27]
Cette analyse constitue un test statistique (test de Fisher- Snedecor) et elle fournit les réponses
aux deux questions : [28]
 est-ce le modèle nous apporte quelque chose ? La régression est-elle significative ?
 est-ce que le modèle représente bien le phénomène ?

Le but de la théorie de l’analyse de la variance est d’étudier la variabilité d’un produit en


fonction d’un ensemble de facteurs de production dont on peut contrôler systématiquement les
modes d’intervention et dont on souhaite dissocier la part revenant à chaque facteur. [29]
L’analyse de la variance consiste à rechercher les sources de variation des réponses. On suppose
que les réponses ont été calculées avec le modèle postulé, 𝑦𝑖 = (𝑥1, 𝑥2, …,) + 𝑒𝑖 en utilisant la
méthode des moindres carrés c’est-à-dire en minimisant la somme des carrés des écarts. [30]
Dans ce cas les réponses calculées s’écrivent 𝑦𝑖̂ = (𝑥1, 𝑥2, …,) et les écarts « e » prennent des
valeurs particulières ri qui s’appellent les résidus. Les résidus sont donc des valeurs particulières
des écarts. La relation de base de l’analyse de la variance est donc :
Σ(𝑦𝑖−𝑦̅)2 = Σ(𝑦̂𝑖−𝑦̅)2 + Σ(𝑦𝑖−𝑦̂𝑖)2 (3.2)
Au cœur de cette méthode est la décomposition de la variabilité totale selon les différentes
sources présentes dans les données (relations ci-dessus), le membre de gauche est la somme des
carrés des écarts à la moyenne des réponses mesurées. Cette somme se décompose en deux
éléments : la somme des carrés des écarts à la moyenne des réponses calculées avec le modèle
et la somme des résidus. La variabilité totale est partitionnée en deux sources : la variabilité
intra due à l’erreur expérimentale et la variabilité inter due aux écarts de moyennes entre les
différentes modalités d’un facteur. [31]
L’analyse de la variance suppose que les résultats d’une mesure, influencés en général par un
certain nombre de facteurs, sont distribués suivant une loi normale de même écart-type
(hypothèses d’homoscédasticité). Cette hypothèse, difficile à vérifier si le nombre de mesures
est petit, peut être admise sur la base de considérations physiques. [32]
P a g e | 37

III.3.4. Essais de lixiviation acide en milieu oxydant

1. Mode opératoire

Pour les essais de lixiviation acide en milieu oxydant, on a suivi scrupuleusement le mode
opératoire suivant : prélever 2000 mL d’eau distillée placés dans un réacteur métallique d’un
volume utile de 2,5 litres. Placer ensuite le bécher sous l’agitateur animé d’une vitesse de
rotation de 800 trs/min.

A l’aide d’une burette, l’acide a été ajouté dans l’eau jusqu’au pH de consigne. Au moyen d’une
balance de précision, on a pesé 112,62 g de matière mis dans le bécher contenant la solution
d’acide soit une pulpe de 5 %. La solution d’oxydant préparée a permis de fixer le potentiel
redox de consigne à une valeur comprise entre 400 et 550 mV.
Après que l’essai ait été lancé, on a ajouté progressivement de l’acide pour maintenir
respectivement le pH aux valeurs de consigne jusqu’à la fin de l’essai. Le réacteur était couvert
pour empêcher les émanations du SO2. Après le temps fixé, l’essai a été arrêté et une lecture du
volume total d’acide consommé a été faite. On a filtré la pulpe pour prendre le volume du filtrat.
Le gâteau a été lavé pour récupérer le maximum de la solution imprégnante et le volume d’eau
de lavage a été noté pour un calcul exact du rendement de solubilisation après analyse chimique
effectuée sur le filtrat.
L’acide libre a été aussi analysé et a permis de calculer la consommation en acide.

2. Calcul du rendement de lixiviation

Le rendement de solubilisation est le rapport exprimé en pourcentage entre le poids du métal


mis en solution et le poids total du même métal contenu dans l’échantillon avant lixiviation.

Ainsi, ce rapport est donné par :


[g/l].VPLS
Rdt = (3.3)
%[Link]

Avec :
 [g/l] : concentration de l’élément en gramme par litre dans le PLS ;
 VPLS : volume du filtrat ;
 %X : teneur de l’élément X dans le minerai ;
 ms : masse solide utilisée.
P a g e | 38

3. Choix des paramètres

La cinétique de lixiviation est conditionnée par plusieurs facteurs, certains sont contrôlables et
d’autres ne le sont pas. Le choix de ces paramètres et de leurs niveaux a été fait sur base de la
littérature et des essais préliminaires. [32], [33], [34], [35], [36], [37] Tous cités par [26]

Le tableau III.1 reprend les paramètres et leurs niveaux respectifs, pour les essais avec le
persulfate de sodium.

Tableau III- 1: Paramètres étudiés et leurs niveaux soumis à l’optimisation pour le


persulfate de sodium

Niveaux
Code Paramètres
1 2 3 4
A pH 0,5 1 1,5 2
B Masse oxydant (g) 150 200 250 300
C Temps (h) 3 4 5 6
D Température (°C) 45 55 65 75

Le tableau III.2 reprend les paramètres et leurs niveaux respectifs, pour les essais avec le
persulfate d’ammonium.

Tableau III- 2: Paramètres étudiés et leurs niveaux soumis à l’optimisation pour le


persulfate d’ammonium

Niveaux
Code Paramètres
1 2 3 4
A pH 0,5 1 1,5 2
B Masse oxydant (g) 40 80 120 160
C Temps (h) 3 4 5 6
D Température (°C) 45 55 65 75
P a g e | 39

Le tableau III.3 reprend les paramètres et leurs niveaux respectifs, pour les essais avec le
peroxyde d’hydrogène.

Tableau III- 3: Paramètres étudiés et leurs niveaux soumis à l’optimisation pour le


peroxyde d’hydrogène

Niveaux
Code Paramètres
1 2 3 4
A pH 0,5 1 1,5 2
B Volume oxydant (mL) 20 30 40 50
C Temps (h) 3 4 5 6
D Température (°C) 45 55 65 75

Le tableau III.4 reprend les paramètres et leurs niveaux respectifs, pour les essais avec le
peroxyde de sodium.

Tableau III- 4: Paramètres étudiés et leurs niveaux soumis à l’optimisation pour le


peroxyde du sodium

Niveaux
Code Paramètres
1 2 3 4
A pH 0,5 1 1,5 2
B Masse oxydant (g) 20 40 60 80
C Temps (h) 3 4 5 6
D Température (°C) 45 55 65 75

4. Conditions opératoires

Pour la conduite des essais, une matrice orthogonale du plan fractionnaire a été choisie. La
matrice orthogonale L16 (44), 4 paramètres avec 4 niveaux de variations choisis pour des
raisons de compatibilité avec les conditions opératoires retenues.

La matrice orthogonale choisie est caractérisée par une indépendance entre les paramètres,
c’est-à-dire que l’effet de chaque paramètre sur la récupération du cuivre et sur la récupération
du cobalt est analysé indépendamment des autres facteurs.
P a g e | 40

L’ordre des essais a été obtenu en insérant les paramètres dans les colonnes de la matrice
orthogonale L16 (44) choisie comme plan d’expériences. Les tableaux III.5 ; III.6 ; III.7 ; III.8
sont des matrices orthogonales ou des arrangements orthogonaux L16 (44), des tables
d’intégration des nombres entiers dont les colonnes représentent les niveaux des facteurs.
Chaque rangée représente un essai.

Les calculs relatifs au plan de Taguchi ont été réalisés à l’aide du logiciel de statistique Minitab
18.0 de Minitab Inc. Une version d’essai (Validité de 30 jours) a été téléchargée sur le site du
fournisseur dans le cadre de ce travail.

Tableau III- 5: Matrice orthogonale L16 (44) du plan d’expériences utilisé pour le
persulfate de sodium

Paramètres et leurs niveaux


N° de l'essai Masse
pH Temps (h) Température (°C)
d’oxydant (g)
1 0.5 150 3 45
2 0.5 200 4 55
3 0.5 250 5 65
4 0.5 300 6 75
5 1 150 4 65
6 1 200 3 75
7 1 250 6 45
8 1 300 5 55
9 1.5 150 5 75
10 1.5 200 6 65
11 1.5 250 3 55
12 1.5 300 4 45
13 2 150 6 55
14 2 200 5 45
15 2 250 4 75
16 2 300 3 65
P a g e | 41

Tableau III- 6: Matrice orthogonale L16 (44) du plan d’expériences utilisé pour le
persulfate d’ammonium

Paramètres et leurs niveaux


N° de l'essai Masse
pH Temps (h) Température (°C)
d’oxydant (g)
1 0.5 40 3 45
2 0.5 80 4 55
3 0.5 120 5 65
4 0.5 160 6 75
5 1 40 4 65
6 1 80 3 75
7 1 120 6 45
8 1 160 5 55
9 1.5 40 5 75
10 1.5 80 6 65
11 1.5 120 3 55
12 1.5 16 4 45
13 2 40 6 55
14 2 80 5 45
15 2 120 4 75
16 2 160 3 65
Tableau III- 7: Matrice orthogonale L16 (44) du plan d’expériences utilisé pour le
peroxyde d’hydrogène

Paramètres et leurs niveaux


N° de l'essai Volume
pH Temps (h) Température (°C)
d’oxydant (mL)
1 0.5 20 3 45
2 0.5 30 4 55
3 0.5 40 5 65
4 0.5 50 6 75
5 1 20 4 65
6 1 30 3 75
7 1 40 6 45
8 1 50 5 55
9 1.5 20 5 75
10 1.5 30 6 65
11 1.5 40 3 55
12 1.5 50 4 45
13 2 20 6 55
14 2 30 5 45
15 2 40 4 75
16 2 50 3 65
P a g e | 42

Tableau III- 8: Matrice orthogonale L16 (44) du plan d’expériences utilisé pour le
peroxyde de sodium

Paramètres et leurs niveaux


N° de l'essai Masse
pH Temps (h) Température (°C)
d’oxydant (g)
1 0.5 20 3 45
2 0.5 40 4 55
3 0.5 60 5 65
4 0.5 80 6 75
5 1 20 4 65
6 1 40 3 75
7 1 60 6 45
8 1 80 5 55
9 1.5 20 5 75
10 1.5 40 6 65
11 1.5 60 3 55
12 1.5 80 4 45
13 2 20 6 55
14 2 40 5 45
15 2 60 4 75
16 2 80 3 65

III.3.5 Critères d’évaluation des résultats

Les essais de lixiviation étant réalisés essentiellement dans le but de solubiliser le cuivre et le
germanium, nous tiendrons compte du fait qu’à cette étape, d’abord la mise en solution est
visée. De ce fait, la solubilisation du cuivre et celle du germanium seront les deux grandeurs
d’intérêt ou les réponses du processus investigué. A cela s’ajoute un simple calcul de rentabilité
économique de l’opération tenant compte uniquement de la consommation en acide, et en
oxydant.

L’analyse des résultats sera faite au moyen de deux outils statistiques : la méthode de Taguchi
et l’analyse de la variance. L’optimisation de la récupération du cuivre et du germanium se
basera sur la caractéristique de performance, le maximum est le meilleur. Elle correspond à la
plus grande valeur du ratio signal bruit.
L’influence des paramètres (Δ) sera mesurée par la différence entre le maximum et le minimum
des ratios S/B pour les différents niveaux d’un facteur. Le classement des valeurs de Δ par ordre
des grandeurs décroissant donne l’ordre d’influence des paramètres sur le processus de
lixiviation.
P a g e | 43

Les interactions, évidentes entre les paramètres seront montrées par les pentes des droites
d’ajustement « solubilisation moyenne du métal (Cu, Co) - niveau du facteur », lesquelles seront
obtenues par régression linéaire.
L’analyse de la variance sera effectuée pour déterminer les paramètres statistiquement
significatifs. La statistique de Fisher-F de chaque paramètre est l’indicateur de la significativité.
En effet, si la valeur de F calculée par l’ANOVA est supérieure au F lu dans les tables de Fisher-
Snedecor à un intervalle de confiance de 95%, alors le paramètre possède un effet significatif
sur la variabilité de la récupération du métal considéré, mais dans le cas contraire le paramètre
n’est pas statistiquement significatif. La contribution de chaque paramètre au modèle postulé
sera évaluée par la statistique R2, une valeur trop faible indique que le paramètre influence peu
la qualité du modèle et pourrait être assimilé aux résidus.
P a g e | 44

Chapitre IV
PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS

IV.1. Introduction
Dans ce deuxième et dernier chapitre de la partie expérimentale, on présente l’intégralité de
résultats obtenus au cours des prélèvements journaliers de pH et de potentiel redox à l’usine et
les différents rendements de solubilisation y afférant ; lors de la caractérisation de l’échantillon ;
ainsi qu’au cours des essais de lixiviation avec les divers oxydants. Cette partie comprend tout
d’abord la présentation des résultats puis l’interprétation de ces derniers. Enfin, une analyse
économique élémentaire des opérations de lixiviation acide en milieu oxydant est présentée.

IV.2. Données de fonctionnement de la section lixiviation avec l’air

IV.2.1. Résultats des prélèvements horaires du pH et du Eh


a) Présentation des résultats

Les résultats repris dans le tableau suivant illustrent les valeurs moyennes des prélèvements
horaires du pH et du Eh prélevées dans la période allant du 16 au 21 avril 2024. Il sied de
signifier que l’air est l’agent oxydant qui était utilisé durant cette période.

Tableau IV- 1: Valeurs moyennes des prélèvements horaires du pH et du Eh prélevé


dans la période allant du 16 au 21 avril 2024

LEACH 1 LEACH 2

DATE TK 1 TK4 TK 1 TK5

pH Eh pH Eh pH Eh pH Eh

16/04/2024 0,75 375 2,65 261 0,66 379 0,87 369,5

17/04/2024 1,07 349,5 3,91 182 0,83 359 0,79 361,16

18/04/2024 1,2 335,3 4,45 145,67 0,98 343,33 0,86 351

19/04/2024 1,53 311,42 1,12 322,6 0,82 353,14 0,87 353,14

20/04/2024 1,01 341,75 0,89 335,57 0,94 346,75 1,105 345

21/04/2024 1,99 284,28 1,86 291,14 1,47 319,14 1,11 332,14

MOYENNE 1,26 332,88 2,48 256,33 0,95 350,06 0,93 351,99


P a g e | 45

b) Observation et interprétation des résultats

Sur base des résultats du tableau IV-1, il est possible d’établir les interprétations suivantes :

 ces résultats montrent que les pH se trouvent dans une plage acceptable pour les deux
sections, mais que le potentiel est le paramètre le plus intriguant ;
 ces résultats montrent également que les conditions opératoires ne sont pas les optimum,
au niveau de la deuxième lixiviation, ce qui conduirait à des faibles rendements de
solubilisation du cuivre ;
 les conditions opératoires au niveau de la deuxième lixiviation ne sont pas suffisamment
oxydante pour faire passer la plus grande quantité de cuivre en solution confère le
diagramme de Pourbaix (figure I-1, et I-2), au contraire, ces conditions sont favorable
à la dissolution du fer et cobalt. D’où la nécessité d’utiliser un autre agent oxydant pour
les deux sections.

IV.2.2. Rendements de solubilisation journaliers

a) Présentation des résultats

Les résultats repris dans le tableau suivant illustrent les rendements de solubilisation du cuivre,
cobalt, fer journaliers de la première et la seconde lixiviation, dans la période allant du 16 au
21 avril 2024.

Tableau IV- 2: Rendements du cuivre, cobalt, fer journaliers de la première et la


seconde lixiviation

Lixiviation 1 Lixiviation 2
DATE
Cu (%) Co (%) Fe (%) Cu (%) Co (%) Fe (%)
16/04/2024 0,52 52,45 46,81 32,48 93,16 98,94
17/04/2024 0,55 48,14 43,17 18,24 98,51 97,93
18/04/2024 0,19 26,82 29,99 32,02 89,71 94,04
19/04/2024 0,57 75,23 57,1 23,6 20,74 45
20/04/2024 0,71 41,59 36,88 13,35 68,54 49,81
21/04/2024 0,53 55,47 72,42 31,04 92,87 82,02
P a g e | 46

La figure suivante illustre l’évolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction


du pH à la première lixiviation :
80
70
60
Rendement (%)

50
40
30
20
10
0
0 1 2 3 4 5
pH

Cu Co Fe

Figure IV- 1: Evolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction du pH à la


première lixiviation

La figure suivante illustre l’évolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction


du Eh à la première lixiviation :
80
70
60
Rendement (%)

50
40
30
20
10
0
0 50 100 150 200 250 300 350 400
Eh (mV)

Cu Co Fe

Figure IV- 2: Evolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction du Eh à la


première lixiviation
P a g e | 47

La figure suivante illustre l’évolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction


du pH à la seconde lixiviation :
120

100
Rendement (%)

80

60

40

20

0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2
pH

Cu Co Fe

Figure IV- 3: Evolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction du pH à la


seconde lixiviation

La figure suivante illustre l’évolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction


du Eh à la seconde lixiviation :
120

100
Rendement (%)

80

60

40

20

0
330 335 340 345 350 355 360 365 370 375
Potentiel (mV)

Cu Co Fe

Figure IV- 4: Evolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction du Eh à la


seconde lixiviation
P a g e | 48

La figure suivante illustre évolution du rendement de lixiviation du Cu en fonction de celui du


fer :
70

60
Rendement du cuivre (%)

50

40

30

20

10

0
0 10 20 30 40 50 60 70 80
Rendement du Fer (%)

Figure IV- 5: Evolution du rendement de lixiviation du Cu à la seconde lixiviation en


fonction de celui du fer à la première lixiviation

b) Observation et interprétation des résultats

Sur base des résultats de la figure IV-1, il est possible d’établir les interprétations suivantes :

 les rendements de dissolution du Fe, et du Co augmentent de manière inversement


proportionnelle à l’augmentation du pH, car la diminution du pH traduit l’augmentation
de l’acidité du milieu, rendant ainsi le milieu plus agressif et donc favorable à la
solubilisation du fer et du cobalt, mais les valeurs de rendement moyen de dissolution
pendant cette période sont assez faible, soit 47,73 % pour le fer et de 50,01 % pour le
cobalt;
 à l’exception du pH de 0,89 qui présente des rendements de dissolution du Fe, et du Co
assez faible, cela est probablement dû à l’influence d’autres paramètres non respectés ;
 bien qu’étant dans la bonne plage de pH selon le diagramme de pourbaix (cfr figure I-
2), les rendements de dissolution du Cu sont très faibles et leur évolution en fonction du
pH forme un palier, ce qui conduit à l’investigation de l’autre paramètre influant sur la
thermodynamique de la réaction à savoir le potentiel redox.
Sur base des résultats de la figure IV-2, il est possible d’établir les interprétations suivantes :

 les rendements de dissolution du Fe, et du Co augmentent de manière inversement


proportionnelle à l’augmentation du potentiel redox ;
P a g e | 49

 à l’exception du potentiel de 375 mV qui présente des rendements de dissolution du Fe,


et du Co assez faible, cela est probablement dû à l’influence d’autres paramètres non
respectés ;
 les rendements de dissolution du Cu sont très faibles et leur évolution en fonction du
potentiel redox forme un palier.

Sur base des résultats de la figure IV-3, il est possible d’établir les interprétations suivantes :

 une situation similaire à celle de la première lixiviation a lieu pour les rendements de
dissolution du Fe, et du Co, les rendements de dissolution du Fe, et du Co augmentent
de manière inversement proportionnelle à l’augmentation du pH, mais les valeurs de
rendement sont plus élevés, de l’ordre de 90 % ;
 les rendements du cuivre augmentent avec la diminution du pH, mais les valeurs de
rendement demeurent faible, inférieures à 35 %.
Sur base des résultats de la figure IV-4, il est possible d’établir les interprétations suivantes :

 les rendements de dissolution du Fe, et du Co augmentent sensiblement jusqu’à 350 mV


avec augmentation du potentiel, ou ils commencent à augmenter faiblement (se
stabiliser) ;
 les rendements de dissolution du Cu augmentent de manière proportionnelle à
l’augmentation du potentiel redox, avant 350 mV ils forment pratiquement un palier,
au-delà, l’accroissement en fonction de l’augmentation du potentiel devient plus grand,
mais les valeurs de rendement demeurent faible, inférieures à 35 %, ce qui se justifie
par le fait que le potentiel redox de travail est inférieur à celui exigé par le diagramme
de pourbaix (cfr figure I-2), compris entre 400 – 550 mV ;
 au regard de tout ce qui précède, il se dégage clairement que l’air est peu performant
en tant qu’oxydant lors de la lixiviation, ceci est dû au fait que l’oxydation par l’air
utilise l’oxygène de l’air, or l’oxygène ne représentant qu’environ 21% du volume de
l’air, il faudrait injecter dans les réacteurs pour avoir la quantité stœchiométrique
d’oxygène, une très grande quantité d’air et le volume du réacteur est une contrainte à
ceci.
Sur base des résultats de la figure IV-5, il est possible d’établir les interprétations suivantes :

 les faibles rendements de dissolution du cuivre à la seconde lixiviation sont également


causés par le phénomène de cémentation, car en effet le peu de cuivre solubilisé est
cémenté par le fer, et se retrouve dans les under-flow de la seconde lixiviation. Car plus
P a g e | 50

le rendement de dissolution du fer à première lixiviation est élevé celui du cuivre à la


seconde lixiviation l’est également et l’inverse est également observé.

IV.3. Données de fonctionnement de la section lixiviation avec l’oxygène


IV.3.1. Résultats des prélèvements horaires du pH et du Eh
a) Présentation des résultats
Les résultats repris dans le tableau suivant illustrent les valeurs moyennes des prélèvements
horaires du pH et du Eh prélevées dans la période allant du 03 au 08 juin 2024. Il sied de
signifier que l’oxygène est l’agent oxydant qui était utilisé durant cette période.

Tableau IV- 3: Valeurs moyennes des prélèvements horaires du pH et du Eh prélevé


dans la période allant du 03 au 08 juin 2024

LEACH 1 LEACH 2

DATE TK 1 TK4 TK 1 TK5

pH Eh pH Eh pH Eh pH Eh

03/06/2024 0,46 375 0,96 345 0,68 461 0,71 448,2

04/06/2024 0,61 351.6 0,99 343 1,26 411 1,54 401

05/06/2024 1,03 341 1,16 333 0,85 442 0,94 431

06/06/2024 1,34 323 2,43 258 0,96 419 1,26 403,19

07/06/2024 1,53 311 2,03 253 0,94 346,75 1,105 345

08/06/2024 1,44 324.28 1,84 293 1,34 392,1 1,68 395

MOYENNE 1,07 337,30 1,57 304,17 1,06 420,52 1,29 411,57

b) Observation et interprétation des résultats


Sur base des résultats du tableau IV-3, il est possible d’établir les interprétations suivantes :

 ces résultats montrent que pour la première lixiviation les valeurs de pH à la sortie
varient entre 0,96 et 2,43 ; et celles du potentiel redox varient entre 258 et 345 mV ; les
conditions opératoires correspondent à la bonne plage selon le diagramme de pourbaix
(cfr figure I-2) pour la solubilisation du fer et du cobalt ;
 ces résultats montrent que pour la seconde lixiviation les valeurs de pH à la sortie varient
entre 0,71 et 1,68 ; et celles du potentiel redox varient entre 345 et 448,2 mV ; les
P a g e | 51

conditions opératoires correspondent à la bonne plage selon le diagramme de pourbaix


(cfr figure I-2) pour la solubilisation du cuivre ;
IV.3.2. Rendements de solubilisation journaliers

a) Présentation des résultats


Les résultats repris dans le tableau suivant illustrent les rendements de solubilisation du cuivre,
cobalt, fer journaliers de la première et la seconde lixiviation, dans la période allant du 03 au
08 juin 2024.

Tableau IV- 4: Rendements du cuivre, cobalt, fer journaliers de la première et la


seconde lixiviation

Lixiviation 1 Lixiviation 2
DATE
Cu (%) Co (%) Fe (%) Cu (%) Co (%) Fe (%)
03/06/2024 8,57 76,17 83,87 96,89 96,16 98,37
04/06/2024 0,66 74,70 80,66 69,01 95,50 97,51
05/06/2024 9,44 93,40 64,22 89,97 97,63 97,89
06/06/2024 0,61 53,94 51,28 74,64 96,78 94,80
07/06/2024 0,82 56,85 50,06 65,54 98,25 96,33
08/06/2024 0,51 62,88 56,43 66,91 97,88 96,12

La figure suivante illustre l’évolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction


du pH à la première lixiviation :
100.00

80.00
Rendement (%)

60.00

40.00

20.00

0.00
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
pH

Cu (%) Fe (%) Co (%)

Figure IV- 6: Evolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction du pH à la


première lixiviation
P a g e | 52

La figure suivante illustre l’évolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction


du Eh à la première lixiviation :
100.00
90.00
80.00
70.00
Rendement (%)

60.00
50.00
40.00
30.00
20.00
10.00
0.00
200 220 240 260 280 300 320 340 360
Eh (mV)

Cu (%) Fe (%) Co (%)

Figure IV- 7: Evolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction du Eh à la


première lixiviation

La figure suivante illustre l’évolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction


du pH à la seconde lixiviation :

100.00
90.00
80.00
70.00
Rendement (%)

60.00
50.00
40.00
30.00
20.00
10.00
0.00
0.5 0.7 0.9 1.1 1.3 1.5 1.7 1.9
pH

Cu (%) Fe (%) Co (%)

Figure IV- 8: Evolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction du pH à la


seconde lixiviation
P a g e | 53

La figure suivante illustre l’évolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction


du Eh à la seconde lixiviation :
120.00

100.00
Rendement (%)

80.00

60.00

40.00

20.00

0.00
380 390 400 410 420 430 440 450 460
Eh (mV)

Cu (%) Fe (%) Co (%)

Figure IV- 9: Evolution du rendement de lixiviation du Cu, Co, Fe en fonction du Eh à la


seconde lixiviation

b) Observation et interprétation des résultats


Sur base des résultats de la figure IV-6, il est possible d’établir les interprétations suivantes :

 un phénomène similaire à celui observé pour l’air a lieu, les rendements de dissolution
du Fe, et du Co augmentent de manière inversement proportionnelle à l’augmentation
du pH, mais les valeurs de ces rendements sont assez élevés, soit un rendement moyen
de dissolution pendant cette période de 64,42 % pour le fer et de 70,01 % pour le cobalt;
 pour le cuivre un phénomène également similaire à celui observé pour l’air a lieu, bien
qu’étant dans la bonne plage de pH selon le diagramme de pourbaix (cfr figure I-2), les
rendements de dissolution du Cu sont très faibles.

Sur base des résultats de la figure IV-7, il est possible d’établir les interprétations suivantes :

 un phénomène similaire à celui observé pour l’air a lieu, les rendements de dissolution
du Fe, et du Co augmentent de manière inversement proportionnelle à l’augmentation
du potentiel redox, mais les valeurs de ces rendements sont assez élevés, suite à
l’augmentation du potentiel redox grâce à l’usage de l’oxygène comme oxydant, il sied
de signifier que les rendements de dissolution sont maximum pour les valeurs de
potentiel supérieur à 300 mV ;
P a g e | 54

 les rendements de dissolution du cuivre sont très faibles, ce qui se justifie par le fait que
le potentiel redox de travail est inférieur à celui exigé par le diagramme de pourbaix (cfr
figure I-2) pour la dissolution du cuivre, compris entre 400 – 550 mV.

Sur base des résultats de la figure IV-8, il est possible d’établir les interprétations suivantes :

 une situation similaire à celle de la première lixiviation a lieu pour les rendements de
dissolution du Fe, et du Co, les rendements de dissolution du Fe, et du Co augmentent
de manière inversement proportionnelle à l’augmentation du pH, mais les valeurs de
rendement sont plus élevés, soit un rendement moyen de dissolution pendant cette
période de 96,84 % pour le fer et de 97,03 % pour le cobalt ;
 les rendements de dissolution du cuivre augmentent avec la diminution du pH, avec un
rendement moyen de dissolution pendant cette période de 77,16 % pour le cuivre.
Sur base des résultats de la figure IV-9, il est possible d’établir les interprétations suivantes :
 les rendements de dissolution du Fe, et du Co augmentent faiblement avec augmentation
du potentiel, ils forment pratiquement un palier ce qui se justifie par le fait que l’oxygène
permet d’atteindre des valeurs de potentiel redox supérieur à 350 mV, rendant ainsi la
solubilisation de la quasi-totalité de fer et de cobalt possible ;
 les rendements de dissolution du cuivre augmentent de manière proportionnelle à
l’augmentation du potentiel redox, avant 400 mV l’augmentation assez faible, au-delà
l’accroissement en fonction de l’augmentation du potentiel devient plus grand,
permettant d’atteindre un rendement de 96 % à un potentiel redox d’environ 450 mV ;
 au regard de tout ce qui précède, il se dégage clairement que l’oxygène est performant
en tant qu’oxydant lors de la lixiviation, et que les diminutions de rendement de solution
du cuivre observées à la deuxième lixiviation sont dues à l’interaction de son influence
avec celles d’autres paramètres.

IV.4. Caractérisation de l’échantillon


IV.4.1 Caractérisation physico-chimique de pulpe

c) Présentation des résultats

Ces résultats sont repris dans le tableau IV-5 :


P a g e | 55

Tableau IV- 5: Caractérisation physico-chimique de pulpe

pH Densité pulpe Densité solide

1,26 1,83 3,3

d) Observation et interprétation des résultats

Sur base des résultats du tableau IV-5, il est possible d’établir les interprétations suivantes :

 le pH montre qu’il s’agit d’une pulpe acide, ce qui conditionne son séchage à être
effectué à l’air libre car le séchage à l’étuve conduirait au dégagement des émanations
des acides ;
 la valeur de la densité de la pulpe est supérieure à celle indiquée dans les paramètres de
consigne, qui est celle d’être entre 1,3 et 1,5 ; ce qui montre que les conditions
opératoires non pas étaient respectées au niveau de la décantation ;
 la valeur de la densité solide montre que lors de la première lixiviation, une assez grande
partie de solide a été solubilisé car nous sommes passés d’une densité solide de 7
.(densité de l’alliage blanc) à 3,3.

IV.4.2 Caractérisation chimique

a) Présentation des résultats


Les analyses effectuées par ICP et AAS ont donné les résultats présentés au tableau IV-2 ci-
dessous.
Tableau IV- 6: Analyse chimique de l'échantillon

Cu (%) Ge (ppm) Fe (%) Co (%)

33,59 2322 8,33 1,99

b) Observation et interprétation des résultats

Sur base des résultats du tableau IV-2, il est possible d’établir les interprétations suivantes :

 les teneurs assez faibles en fer et cobalt montre qu’ils ont été solubilisés dans une grande
mesure lors de la première lixiviation ;
P a g e | 56

 les teneurs en cuivre et germanium montre qu’ils ont été très faiblement solubilisés lors
de la première lixiviation et par conséquent ces deux métaux ont subi un phénomène de
concentration dans la pulpe.

IV.5. Essai de lixiviation acide avec oxydant

IV.5.1. Essai de lixiviation avec le persulfate de sodium

a) Présentation des résultats


Les résultats obtenus, en suivant l’ordre donné par la matrice orthogonale L16(44) du tableau
III-5, sont donnés dans les deux dernières colonnes du tableau (IV-7). Ces chiffres
correspondent respectivement aux rendements de solubilisation du cuivre et du germanium.

Tableau IV- 7: Résultats des essais de lixiviation avec le persulfate de sodium


Rendements de
Paramètres et leurs niveaux
N° de solubilisation ou réponses
l'essai Masse Temps Température
pH % Cu %Ge
oxydant (g) (h) (°C)
1 0,5 150 3 45 90,29 75,63
2 0,5 200 4 55 91,45 73,22
3 0,5 250 5 65 90,40 77,43
4 0,5 300 6 75 91,56 75,65
5 1 150 4 65 90,88 74,31
6 1 200 3 75 89,86 66,37
7 1 250 6 45 81,73 71,29
8 1 300 5 55 93,73 73,33
9 1,5 150 5 75 94,14 75,20
10 1,5 200 6 65 93,77 64,04
11 1,5 250 3 55 92,45 74,22
12 1,5 300 4 45 86,45 60,11
13 2 150 6 55 80,01 46,80
14 2 200 5 45 84,23 50,34
15 2 250 4 75 90,54 70,95
16 2 300 3 65 80,60 58,69
P a g e | 57

b) Observation et interprétation des résultats

Les résultats expérimentaux consignés dans le tableau IV-7, montrent que les meilleures
solubilisations du plan d’expériences interviennent au neuvième essai pour le cuivre
(Température : 75 °C ; pH : 1,5 ; Temps : 5 heures et masse d’oxydant : 150 g) et au troisième
essai pour le germanium (Température : 65 °C ; pH : 0,5 ; Temps : 5 heures et masse d’oxydant :
250 g). Le rendement de solubilisation et la concentration dans le PLS sont respectivement de
: 94,14 % ; 17,81 g/l de Cu et 77,43 % ; 97,32 mg/ml de Ge. Alors que les faibles valeurs sont
obtenues au treizième essai pour le cuivre et au treizième essai pour le germanium. Ces valeurs
sont : 80,01 % ; 15,14 g/l de Cu et 46,80 % ; 58,82 mg/ml de Ge. Les niveaux de paramètres
correspondants sont : (Température = 45 °C ; pH : 2 ; Temps = 4 heures et masse d’oxydant =
300 g) pour le cuivre et (Température = 45 °C ; pH : 2 ; Temps = 4 heures et masse d’oxydant =
300 g) pour le germanium.

c) Méthodologie de Taguchi

c.1) Analyse statistique des masses moyennes

Les masses moyennes de la fraction lixiviée par niveau de facteur sont données dans les tableaux
IV-8 et IV-9. Elles représentent les moyennes des masses solubilisées relatives aux différents essais
réalisés pour les quatre niveaux de chaque facteur.
Tableau IV- 8: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du
cuivre

Masses moyennes des concentrés en g


Niveau
pH Oxydant Temps Température
1 90,93 88,83 88,3 85,67
2 89,05 89,83 89,83 89,41
3 91,7 88,78 90,62 88,91
4 83,84 88,08 86,77 91,52
Delta 7,86 1,74 3,86 5,85
Rang 1 4 3 2
P a g e | 58

Tableau IV- 9: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du
germanium

Masses moyennes des concentrés en g


Niveau
pH Oxydant Temps Température
1 75,48 67,99 68,73 64,34
2 71,32 63,49 69,65 66,89
3 68,39 73,47 69,07 68,62
4 56,7 66,94 64,44 72,04
Delta 18,79 9,98 5,2 7,7
Rang 1 2 4 3

De l’analyse de tableaux IV-8 et IV-9, nous observons que l’influence du pH sur le rendement
de solubilisation en général est notable en ce sens qu’il donne le plus grand écart (différence
entre la masse élevée et la faible masse des quatre niveaux) de masse entre les moyennes de
quatre niveaux, l’écart vaut 7,86 g pour le cuivre et 18,79 g pour le germanium. L’écart donné
par la température est de 5,85 g pour le cuivre et 7,7 g pour le germanium, son influence est
significative, juste après celle du pH, pour la solubilisation du cuivre, tandis que pour la
solubilisation germanium, il vient en troisième position, juste après celle de la masse de
l’oxydant.
Pour le cuivre, la masse d’oxydant donne le faible écart donc une faible influence sur la
récupération globale ; tandis que pour le germanium, c’est le temps qui donne le faible écart.
c.2) Analyse du Ratio signal-bruit (S/B)

La méthode de Taguchi analyse la réponse de chaque essai et la variation correspondante en


utilisant le ratio signal-bruit (S/B). Dans le critère d’optimisation retenu, le maximum est le
meilleur, la valeur la plus élevée de la métrique fonctionnelle (S/B) représente la meilleure
performance de la réponse (Rendement de solubilisation du cuivre ou du germanium) du
processus étudié. [39]

Afin de déterminer le niveau optimal et l’influence de chaque paramètre sur la variabilité de la


solubilisation des métaux, les valeurs moyennes des rapports S/B associés aux différents
niveaux de variation d’un paramètre ont été calculées à partir de S/B de l’annexe 1. Les résultats
sont donnés aux tableaux IV-10 et IV-11 respectivement pour la mise en solution du cuivre et
du germanium.
P a g e | 59

Tableau IV- 10: Valeurs moyennes de rapport S/B de la lixiviation du cuivre

Niveau Paramètres
pH Oxydant Temps Température
1 39,17 38,96 38,91 38,65
2 38,98 39,06 39,07 39,01
3 39,24 38,96 39,14 38,97
4 38,46 38,88 38,75 39,23
Delta 0,78 0,18 0,39 0,58
Rang 1 4 3 2

Tableau IV- 11:Valeurs moyennes de rapport S/B de la lixiviation du germanium

Paramètres
Niveau
pH Oxydant Temps Température
1 37,56 36,48 36,7 36,06
2 37,06 35,97 36,83 36,35
3 36,66 37,32 36,66 36,67
4 34,96 36,46 36,04 37,14
Delta 2,6 1,34 0,79 1,08
Rang 1 2 4 3
P a g e | 60

Figure IV- 10: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B
pour la solubilisation cuivre

Figure IV- 11: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B
pour la solubilisation germanium
P a g e | 61

L’analyse du tableau IV-10 permet l’identification des conditions optimales pour la


solubilisation du cuivre ; la figure IV-10 visualise les effets des facteurs et met en évidence les
valeurs élevées des ratios S/B. En effet, la combinaison des paramètres offrant la mise en
solution optimale du cuivre est : A3B2C3D4. Les lettres représentent les paramètres et, les
indices représentent les niveaux des paramètres. Les valeurs de 1,5; 200 g; 5 heures et 75 °C
correspondant respectivement au pH (A), à la masse de l’oxydant (B), au temps (C), à la
température (D) sont donc les niveaux des paramètres qui donnent la solubilisation optimale du
cuivre.
Les conditions optimales de la lixiviation du germanium sont données dans le tableau IV-11 et
visualisées sur la figure IV-11. On constate que la paramétrisation robuste qui donne un
optimum de mise en solution du germanium dans le PLS est A1B3C2D4 correspondant aux
conditions suivantes : 0,5; 250 g; 4 heures et 75 °C correspondant respectivement au pH (A), à
la masse de l’oxydant (B), au temps (C), à la température (D).
La paramétrisation optimale du cuivre présente une similitude avec celle du germanium où la
température est de 75 °C dans les deux cas. Néanmoins de différences sont présentes au niveau
du pH (A), de la masse de l’oxydant (B), du temps (C) : 1,5 ; 200 g et 5 heures pour la
solubilisation du cuivre alors que la solubilisation optimale du germanium nécessite 0,5 ; 250
g et 4 heures. Cette constatation suppose des réponses différentes du cuivre et du germanium
présents dans l’alliage blanc à l’action des réactifs.
Dans l’approche de Taguchi, l’influence des paramètres sur la lixiviation du minerai est
analysable au moyen de la valeur de delta (Δ) qui représente l’influence des paramètres
permettant d’évaluer la taille ou l’étendue de l’effet d’un facteur sur la réponse (solubilisation).
C’est une notion purement statistique utilisée en ingénierie. Elle est calculée par la différence
entre le maximum et le minimum des valeurs moyennes marginales d’un facteur, la grande
différence équivaut à plus d’effet sur la lixiviation du cuivre et du germanium.
Les tableaux IV-10 et IV-11, donnent respectivement les valeurs calculées des tailles liées à la
récupération du cuivre et du germanium. Le pH (Δ=0,78), suivi de la température (Δ=0,58)
influencent le plus la récupération du cuivre dans les conditions expérimentales testées (tableau
IV-10), le temps (Δ=0,39) se classe au troisième rang alors que la masse de l’oxydant (Δ=0,18)
a une influence moindre sur la solubilisation du cuivre.
L’analyse du tableau IV-11 montre que par ordre d’importance, le pH (Δ=2,6), la masse de
l’oxydant (Δ=1,34), la température (Δ=1,08) sont les paramètres les plus influents sur la
solubilisation du germanium alors que le temps (Δ=0,79) influe faiblement.
P a g e | 62

En analyse statistique, l’effet d’un paramètre représente sa capacité à faire varier de façon
significative la réponse du système étudié. Autrement dit, le paramètre qui contrôle le procédé
est le paramètre le plus influent. Il en résulte que le comportement à la lixiviation de l’alliage
blanc est plus dépendant du pH. Selon qu’il s’agit de la solubilisation du cuivre et/ou du
germanium, l’ordre d’importance entre les autres paramètres est choisi selon le cas.
L’essai réalisé dans les conditions optimales de lixiviation du cuivre (A3B2C3D4) donne un
rendement de solubilisation de 97,04 %. Pour le germanium, la paramétrisation optimale étant
: A1B3C2D4, l’essai donne un rendement de solubilisation de 86,72 %. Dans les conditions
optimales de lixiviation du cuivre, l’essai donne pour le germanium un rendement de
solubilisation de 69,08 % ; la différence notée avec son optimum est de 17,64 %. Inversement,
la paramétrisation optimale du germanium donne un rendement de solubilisation du cuivre de
94,62 %. Ce qui équivaut à une différence de 2,42 % du rendement dans les conditions
optimales de solubilisation du germanium.
De l’analyse de ces résultats, nous avons retenu les conditions de solubilisation du germanium
comme conditions optimales (cuivre et germanium) pour la suite.
Les Figures IV-12 et IV-13, ci-après montrent les interactions entre paramètres contrôlés sur le
processus de lixiviation acide oxydante avec comme le persulfate de sodium comme oxydant
des métaux cuivre et germanium.

Figure IV- 12: Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance


statistique sur la solubilisation du cuivre
P a g e | 63

Figure IV- 13: Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance


statistique sur la solubilisation du germanium

En analyse statistique, l’interaction entre paramètres contrôlés est visualisée par les droites
d’ajustement. Ces droites doivent être parallèles entre elles pour justifier l’absence d’interaction
[40] et, dans ce cas d’espèce, l’absence d’interaction sous-entend une dépendance linéaire entre
paramètres contrôlés. En d’autres termes, le passage d’un niveau à l’autre d’un paramètre donné
imprime une certaine variation de la métrique fonctionnelle signal-bruit. S’il n’y a pas
d’interaction entre deux ou plusieurs paramètres et la même variation de la métrique
fonctionnelle sera enregistrée lors du passage d’un niveau à un autre d’un autre paramètre.
L’observation des droites données aux Figures IV-12 et IV-13 montre que tous les paramètres
contrôlés sont en interaction entre eux et ce, pour la solubilisation de deux métaux. Cependant,
la Figure IV-12, par exemple, montre que la température est en interaction qu’on peut
considérer interaction forte avec tous les autres paramètres. Le pH et la masse de l’oxydant sont
entre eux en interaction pour le processus de lixiviation du cuivre.
De même, la Figure IV-13 relative à la visualisation des interactions entre paramètres contrôlés
sur le processus de lixiviation du germanium, montre quant à elle, que tous les paramètres sont
en forte interaction mutuelle.
P a g e | 64

La prise en compte des interactions dans les méthodes des plans d’expériences, plus
spécifiquement dans un plan d’expériences orthogonal, n’est pas suffisante pour justifier le
comportement du processus de lixiviation de ces deux métaux. En effet, la limitation ou
l’insuffisance de cette méthode est qu’elle ne permet pas d’affirmer ou non si cette interaction
est de nature à affecter les rendements de solubilisation obtenus. Seule la méthode de l’analyse
de la variance pourra donner ces informations.

d) Analyse de la variance (ANOVA)


Les Tableaux IV-12 et IV-13 ci-après donnent l’analyse de variance pour la lixiviation acide des
métaux Cu et Ge.

Tableau IV- 12: Analyse de la variance du rendement de lixiviation acide du cuivre

Somme Carré Contribution


Facteurs DL Valeur F Valeur de P
Carré Moyen (%)
pH 3.00 150.29 50.10 1.93 0.30 44.24
Oxydant 3.00 6.18 2.06 0.08 0.97 1.82
Temps 3.00 35.03 11.68 0.45 0.74 10.31
Température 3.00 70.17 23.39 0.90 0.53 20.66
Erreur 3.00 78.02 26.01 22.97
Total 15.00 339.69 100.00
F(3,3)α=0,05= 9,277
Tableau IV- 13: Analyse de la variance du rendement de lixiviation acide du germanium

Somme Carré Contribution


Facteur DL Valeur F Valeur de P
Carré Moyen (%)
pH 3,00 779,75 259,92 4,85 0,11 58,22
Oxydant 3,00 205,48 68,49 1,28 0,42 15,34
Temps 3,00 68,12 22,71 0,42 0,75 5,09
Température 3,00 1,25 41,76 0,78 0,58 9,35
Erreur 3,00 160,79 53,60 12,00
Total 15,00 1339,41 100,00
F(3,3)α=0,05= 9,277

L’analyse de la variance pour la lixiviation du cuivre (tableau IV-12) confirme les résultats
obtenus précédemment. En effet, en analyse de la variance, si le facteur F (du test de Fisher)
calculé est supérieur au F lu dans les tables, alors le paramètre considéré est significatif [41],
sinon il ne l’est pas. [42]
P a g e | 65

Dans le domaine d’ingénierie, on recommande d’utiliser un risque α=0,05 c'est-à-dire si l’effet


est significatif, il y aura 95% de probabilité qu’il ne soit pas dû au hasard. [43]
Les valeurs obtenues dans le tableau IV-12 relatives à l’analyse de la variance pour la lixiviation
du cuivre montrent que les valeurs de F-exp sont trop faibles par rapport au F-critique, prouvant
ainsi la non significativité de tous les paramètres.
La probabilité critique (p-valeur) indiquant la probabilité de dépassement du facteur F est, pour
le pH (p = 0,030), plus faible. Dans l’analyse statistique, la plus petite valeur de p représente le
paramètre le plus significatif. En conséquence, le pH est le paramètre significatif. Par ordre
d’importance, on constate donc que le pH contribue à 44,24 % suivi de la température avec
20,66 % puis du temps avec 10,31 % sur la performance du procédé de lixiviation du cuivre.
La masse de l’oxydant vient en dernière position avec une contribution évaluée à 1,82 %.
Les résultats de l’analyse de la variance pour la lixiviation du germanium sont donnés dans le
tableau IV-13. On constate qu’également aucun paramètre n’est significatif car l’hypothèse H0
est vérifiée. Mais que pour la probabilité critique (p-valeur), le pH est le paramètre significatif
(p = 0,11). Les contributions des paramètres par ordre décroissant sont de 58,22% ; 15,34 % ;
9,35 % et 5,09 % respectivement pour le pH, la masse de l’oxydant, la température et le temps.
Les contributions de chaque paramètre sont visualisées sur la Figure IV-14 ci-après. On constate
que pour le cuivre et le germanium, le pH est le paramètre le plus influent avec 44,24 % et 58,22
% de contribution respectivement sur le rendement de lixiviation du cuivre et du germanium.
P a g e | 66

60

50

40

30

20

10

0
pH Oxydant Oxydant Temps
Température
cu 44.24 1.28 10.31 20.66 22.97
Ge 58.22 15.34 5.09 9.35 12

Figure IV- 14:Contribution de chaque paramètre contrôlable sur le rendement de lixiviation


des métaux Cu et Ge.

IV.5.2. Essai de lixiviation avec le persulfate de ammonium

a) Présentation des résultats


Les résultats obtenus, en suivant l’ordre donné par la matrice orthogonale L16(44) du tableau
III-6, sont donnés dans les deux dernières colonnes du tableau (IV-14). Ces chiffres
correspondent respectivement aux rendements de solubilisation du cuivre et du germanium.
P a g e | 67

Tableau IV- 14: Résultats des essais de lixiviation avec le persulfate d’ammonium

Rendements de
Paramètres et leurs niveaux
N° de solubilisation ou réponses
l'essai Masse Temps Température
pH % Cu %Ge
oxydant (g) (h) (°C)
1 0,5 40 3 45 89,47 81,34
2 0,5 80 4 55 99,59 82,29
3 0,5 120 5 65 99,59 82,23
4 0,5 160 6 75 99,78 80,21
5 1 40 4 65 92,22 74,39
6 1 80 3 75 91,53 72,71
7 1 120 6 45 91,82 73,45
8 1 160 5 55 87,69 75,32
9 1,5 40 5 75 92,54 60,49
10 1,5 80 6 65 89,47 72,96
11 1,5 120 3 55 72,71 62,69
12 1,5 160 4 45 85,06 61,38
13 2 40 6 55 81,36 41,31
14 2 80 5 45 77,21 48,49
15 2 120 4 75 82,88 28,54
16 2 160 3 65 59,54 42,07

b) Observation et interprétation des résultats

Les résultats expérimentaux consignés dans le tableau IV-14, montrent que les meilleures
solubilisations du plan d’expériences interviennent au quatrième essai pour le cuivre
(Température : 75 °C ; pH : 0,5 ; Temps : 6 heures et masse d’oxydant : 160 g) et au troisième
essai pour le germanium (Température : 65 °C ; pH : 0,5 ; Temps : 5 heures et masse d’oxydant :
120 g). Le rendement de solubilisation et la concentration dans le PLS sont respectivement de
: 99,78 % ; 18,87 g/l de Cu et 82,23 % ; 106,8 mg/ml de Ge. Alors que les faibles valeurs sont
obtenues au seizième essai pour le cuivre et au quinzième essai pour le germanium. Ces valeurs
sont : 59,54 % ; 11,26 g/l de Cu et 28,54 % ; 35,87 mg/ml de Ge. Les niveaux de paramètres
correspondants sont : (Température = 65 °C ; pH : 2 ; Temps = 3 heures et masse d’oxydant =
160 g) pour le cuivre et (Température = 75 °C ; pH : 2 ; Temps = 4 heures et masse d’oxydant =
120 g) pour le germanium.
P a g e | 68

c) Méthodologie de Taguchi

c.1) Analyse statistique des masses moyennes

Les masses moyennes de la fraction lixiviée par niveau de facteur sont données dans les tableaux
IV-15 et IV-16. Elles représentent les moyennes des masses solubilisées relatives aux différents
essais réalisés pour les quatre niveaux de chaque facteur.
Tableau IV- 15: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du
cuivre

Masses moyennes des concentrés en g


Niveau
pH Oxydant Temps Température
1 97,11 86,40 78,31 85,89
2 90,82 89,45 89,94 85,34
3 82,45 86,75 86,76 85,21
4 75,25 83,02 90,61 89,18
Delta 21,85 6,43 12,29 3,98
Rang 1 3 2 4

Tableau IV- 16: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du
germanium

Masses moyennes des concentrés en g


Niveau
pH Oxydant Temps Température
1 81,52 64,39 64,71 66,17
2 73,97 69,12 61,65 65,41
3 64,38 61,73 66,64 67,91
4 40,10 64,75 66,98 60,49
Delta 41,42 7,39 5,33 7,42
Rang 1 3 4 2

De l’analyse de tableaux IV-15 et IV-16, nous observons que l’influence du pH sur le rendement
de solubilisation en général est notable en ce sens qu’il donne le plus grand écart de masse entre
les moyennes de quatre niveaux, l’écart vaut 21,85 g pour le cuivre et 41,42 g pour le
germanium. L’écart donné par le temps est de 12,29 g pour le cuivre et 5,33 g pour le
germanium, son influence est significative, juste après celle du pH, pour la solubilisation du
cuivre, tandis que pour la solubilisation germanium, il vient en quatrième position, juste après
celle de la masse de l’oxydant.
P a g e | 69

Pour le cuivre, la température donne le faible écart donc une faible influence sur la récupération
globale ; tandis que pour le germanium, c’est le temps qui donne le faible écart.
c.2) Analyse du Ratio signal-bruit (S/B)

Les résultats sont donnés aux tableaux IV-17 et IV-18 respectivement pour la mise en solution
du cuivre et du germanium.

Tableau IV- 17: Valeurs moyennes de rapport S/B de la lixiviation du cuivre

Niveau Paramètres
pH Oxydant Temps Température
1 39,74 38,72 37,75 38,66
2 39,16 39,00 39,06 38,57
3 38,30 38,71 38,73 38,45
4 37,46 38,23 39,12 38,98
Delta 2,28 0,76 1,37 0,53
Rang 1 3 2 4

Tableau IV- 18:Valeurs moyennes de rapport S/B de la lixiviation du germanium

Paramètres
Niveau
pH Oxydant Temps Température
1 38,22 35,90 35,97 36,25
2 37,38 36,63 35,15 36,03
3 36,15 35,17 36,30 36,37
4 31,91 35,97 36,25 35,01
Delta 6,32 1,46 1,15 1,35
Rang 1 2 4 3
P a g e | 70

Figure IV- 15: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B
pour la solubilisation cuivre

Figure IV- 16: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B
pour la solubilisation germanium
P a g e | 71

L’analyse du tableau IV-17 permet l’identification des conditions optimales pour la


solubilisation du cuivre ; la figure IV-15 visualise les effets des facteurs et met en évidence les
valeurs élevées des ratios S/B. En effet, la combinaison des paramètres offrant la mise en
solution optimale du cuivre est : A1B2C4D4. Les lettres représentent les paramètres et, les
indices représentent les niveaux des paramètres. Les valeurs de 0,5; 80 g; 6 heures et 75 °C
correspondant respectivement au pH (A), à la masse de l’oxydant (B), au temps (C), à la
température (D) sont donc les niveaux des paramètres qui donnent la solubilisation optimale du
cuivre.
Les conditions optimales de la lixiviation du germanium sont données dans le tableau IV-18 et
visualisées sur la figure IV-16. On constate que la paramétrisation robuste qui donne un
optimum de mise en solution du germanium dans le PLS est A1B2C3D3 correspondant aux
conditions suivantes : 0,5; 80 g; 5 heures et 65 °C correspondant respectivement au pH (A), à
la masse de l’oxydant (B), au temps (C), à la température (D).
La paramétrisation optimale du cuivre présente une similitude avec celle du germanium où le
pH est 0,5 et la masse de l’oxydant est de 80 g dans les deux cas. Néanmoins de différences
sont présentes au niveau de la température (D), et du temps (C) : 75 °C et 6 heures pour la
solubilisation du cuivre alors que la solubilisation optimale du germanium nécessite 75 °C et 5
heures. Cette constatation suppose des réponses différentes du cuivre et du germanium présents
dans l’alliage blanc à l’action des réactifs.
Les tableaux IV-17 et IV-18, donnent respectivement les valeurs calculées des tailles liées à la
récupération du cuivre et du germanium. Le pH (Δ=2,28), suivi du temps (Δ=1,37) influencent
le plus la récupération du cuivre dans les conditions expérimentales testées, la masse de
l’oxydant (Δ=0,76) se classe au troisième rang alors que la température (Δ=0,53) a une
influence moindre sur la solubilisation du cuivre.
L’analyse du tableau IV-18 montre que par ordre d’importance, le pH (Δ=6,32), la masse de
l’oxydant (Δ=1,46), la température (Δ=1,35) sont les paramètres les plus influents sur la
solubilisation du germanium alors que le temps (Δ=1,15) influe faiblement.
En analyse statistique, l’effet d’un paramètre représente sa capacité à faire varier de façon
significative la réponse du système étudié. Autrement dit, le paramètre qui contrôle le procédé
est le paramètre le plus influent. Il en résulte que le comportement à la lixiviation de l’alliage
blanc est plus dépendant du pH. Selon qu’il s’agit de la solubilisation du cuivre et/ou du
germanium, l’ordre d’importance entre les autres paramètres est choisi selon le cas.
L’essai réalisé dans les conditions optimales de lixiviation du cuivre (A1B2C4D4) donne un
rendement de solubilisation de 99,87 %. Pour le germanium, la paramétrisation optimale étant
P a g e | 72

: A1B2C3D3, l’essai donne un rendement de solubilisation de 90,20 %. Dans les conditions


optimales de lixiviation du cuivre, l’essai donne pour le germanium un rendement de
solubilisation de 83,13 % ; la différence notée avec son optimum est de 7,07 %. Inversement,
la paramétrisation optimale du germanium donne un rendement de solubilisation du cuivre de
99,30 %. Ce qui équivaut à une différence de 0,57 % du rendement dans les conditions
optimales de solubilisation du germanium.
De l’analyse de ces résultats, nous avons retenu les conditions de solubilisation du germanium
comme conditions optimales (cuivre et germanium) pour la suite.
Les Figures IV-17 et IV-18, ci-après montrent les interactions entre paramètres contrôlés sur le
processus de lixiviation acide oxydante avec comme le persulfate d’ammonium comme oxydant
des métaux cuivre et germanium.

Figure IV- 17: Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance


statistique sur la solubilisation du cuivre
P a g e | 73

Figure IV- 18: Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance


statistique sur la solubilisation du germanium

L’observation des droites données aux Figures IV-17 et IV-18 montre que tous les paramètres
contrôlés sont en interaction entre eux et ce, pour la solubilisation de deux métaux. Cependant,
la Figure IV-17, par exemple, montre que le pH est en interaction qu’on peut considérer
interaction très faible avec tous les autres paramètres. La température, le temps et la masse de
l’oxydant sont entre eux en interaction forte pour le processus de lixiviation du cuivre.
De même, la Figure IV-18 relative à la visualisation des interactions entre paramètres contrôlés
sur le processus de lixiviation du germanium, montre une situation quasiment identique à celle
du processus de lixiviation du cuivre.
d) Analyse de la variance (ANOVA)
Les Tableaux IV-19 et IV-20 ci-après donnent l’analyse de variance pour la lixiviation acide des
métaux Cu et Ge.
P a g e | 74

Tableau IV- 19:Analyse de la variance du rendement de lixiviation du cuivre

Somme Carré Valeur de Contribution


Facteur DL Valeur F
Carré Moyen P (%)
pH 3,00 1096,27 365,42 13,78 0,03 65,09
Oxydant 3,00 83,35 27,78 1,05 0,49 4,95
Temps 3,00 382,96 127,65 4,81 0,12 22,74
Température 3,00 42,22 14,07 0,53 0,69 2,51
Erreur 3,00 79,55 26,52 4,72
Total 15,00 1684,35 100,00
F(3,3)α=0,05= 9,277
Tableau IV- 20: Analyse de la variance du rendement de lixiviation du germanium

Somme Carré Contribution


Facteur DL Valeur F Valeur de P
Carré Moyen (%)
pH 3,00 3894,60 1298,20 344,25 0,00 92,48
Oxydant 3,00 112,29 37,43 9,93 0,05 2,67
Temps 3,00 71,69 23,90 6,34 0,08 1,70
Température 3,00 121,44 40,48 10,73 0,04 2,88
Erreur 3,00 11,31 3,77 0,27
Total 15,00 4211,32 100,00
F(3,3)α=0,05= 9,277
Les valeurs obtenues dans le tableau IV-12 relatives à l’analyse de la variance pour la lixiviation
du cuivre montrent que le facteur F(13,78) calculé et confirmé par le logiciel utilisé dans ce
travail (Minitab) est, pour le pH, largement supérieur au F(9,277) critique lu dans les tables. De
ce fait, le pH est le paramètre le plus significatif.
La probabilité critique (p-valeur) indiquant la probabilité de dépassement du facteur F est, pour
le pH (p = 0,03), plus faible. Dans l’analyse statistique, la plus petite valeur de p représente le
paramètre le plus significatif. En conséquence, le pH est le paramètre significatif. Par ordre
d’importance, on constate donc que le pH contribue à 65,09 % suivi de la température avec
22,74 % puis de la masse de l’oxydant avec 4,95 % sur la performance du procédé de lixiviation
du cuivre. Le temps vient en dernière position avec une contribution évaluée à 4,72 %.
Les résultats de l’analyse de la variance pour la lixiviation du germanium sont donnés dans le
tableau IV-20. On constate que le pH, la masse de l’oxydant, et la température sont les
paramètres les plus significatifs.
P a g e | 75

Et que pour la probabilité critique (p-valeur), le pH est le paramètre le plus significatif (p =


0,00). Les contributions des paramètres par ordre décroissant sont de 92,48 % ; 2,88 % ; 2,67
% et 1,70 % respectivement pour le pH, la température, la masse de l’oxydant, et le temps.
Les contributions de chaque paramètre sont visualisées sur la Figure V.4 ci-après. On constate
que pour le cuivre et le germanium, le pH est le paramètre le plus influent avec 65,09 % et 92,48
% de contribution respectivement sur le rendement de lixiviation du cuivre et du germanium.

100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
pH Oxydant Temps Température
Cu 65.09 4.95 22.74 2.51
Ge 92.48 2.67 1.7 2.88

Figure IV- 19: Contribution de chaque paramètre contrôlable sur le rendement de lixiviation
des métaux Cu et Ge.

IV.5.3. Essai de lixiviation avec le peroxyde de sodium

a) Présentation des résultats


Les résultats obtenus, en suivant l’ordre donné par la matrice orthogonale L16(44) du tableau
III-7, sont donnés dans les deux dernières colonnes du tableau (IV-21). Ces chiffres
correspondent respectivement aux rendements de solubilisation du cuivre et du germanium.
P a g e | 76

Tableau IV- 21: Résultats des essais de lixiviation avec le peroxyde de sodium

Rendements de
Paramètres et leurs niveaux
N° de solubilisation ou réponses
l'essai Masse Temps Température
pH % Cu %Ge
oxydant (g) (h) (°C)
1 0,5 20 3 45 58,25 68,19
2 0,5 40 4 55 68,87 81,47
3 0,5 60 5 65 68,82 75,68
4 0,5 80 6 75 66,94 77,74
5 1 20 4 65 65,55 73,68
6 1 40 3 75 64,58 91,69
7 1 60 6 45 63,36 75,05
8 1 80 5 55 62,97 75,32
9 1,5 20 5 75 58,80 72,55
10 1,5 40 6 65 65,35 56,25
11 1,5 60 3 55 61,45 63,65
12 1,5 80 4 45 64,64 71,15
13 2 20 6 55 62,66 67,45
14 2 40 5 45 61,20 63,54
15 2 60 4 75 62,40 62,42
16 2 80 3 65 61,88 45,83

b) Observation et interprétation des résultats

Les résultats expérimentaux consignés dans le tableau IV-21, montrent que les meilleures
solubilisations du plan d’expériences interviennent au deuxième essai pour le cuivre
(Température : 55°C ; pH : 0,5 ; Temps : 4 heures et masse d’oxydant : 40 g) et au sixième
essai pour le germanium (Température : 75 °C ; pH : 1 ; Temps : 3 heures et masse d’oxydant :
40 g). Le rendement de solubilisation et la concentration dans le PLS sont respectivement de :
68,87 % ; 13,03 g/l de Cu et 91,69 % ; 119,89 mg/ml de Ge. Alors que les faibles valeurs sont
obtenues au neuvième essai pour le cuivre et au seizième essai pour le germanium. Ces valeurs
sont : 58,80 % ; 11,12 g/l de Cu et 45,83 % ; 59,31 mg/ml de Ge. Les niveaux de paramètres
correspondants sont : (Température = 75 °C ; pH : 1,5 ; Temps = 5 heures et masse d’oxydant =
20 g) pour le cuivre et (Température = 65 °C ; pH : 2 ; Temps = 3 heures et masse d’oxydant =
80 g) pour le germanium.
P a g e | 77

c) Méthodologie de Taguchi

c.1) Analyse statistique des masses moyennes

Les masses moyennes de la fraction lixiviée par niveau de facteur sont données dans les tableaux
IV-22 et IV-23. Elles représentent les moyennes des masses solubilisées relatives aux différents
essais réalisés pour les quatre niveaux de chaque facteur.
Tableau IV- 22: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du
cuivre

Masses moyennes des concentrés en g


Niveau
pH Oxydant Temps Température
1 65,72 61,32 61,54 61,86
2 64,12 65,00 65,37 63,99
3 62,56 64,01 62,95 65,40
4 62,04 64,11 64,58 63,18
Delta 3,68 3,69 3,82 3,54
Rang 3 2 1 4

Tableau IV- 23: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du
germanium

Masses moyennes des concentrés en g


Niveau
pH Oxydant Temps Température
1 75,77 63,04 69,21 68,56
2 78,24 75,09 71,26 69,80
3 64,63 71,08 67,01 64,71
4 56,46 65,89 67,62 72,03
Delta 21,79 7,39 4,25 7,32
Rang 1 2 4 3

De l’analyse de tableaux IV-22 et IV-23, nous observons que pour la solubilisation du cuivre,
l’influence du temps est notable en ce sens qu’il donne le plus grand écart de masse entre les
moyennes de quatre niveaux, l’écart vaut 3,82 g. L’influence du pH sur le rendement de
solubilisation du germanium est notable en ce sens qu’il donne le plus grand écart de masse
entre les moyennes de quatre niveaux, l’écart vaut 21,79 g. L’écart donné par la masse de
l’oxydant est de 3,69 g pour le cuivre et 7,39 g pour le germanium, son influence est
significative, et est en deuxième position, pour la solubilisation des deux métaux.
P a g e | 78

Pour le cuivre, la température donne le faible écart donc une faible influence sur la récupération
globale ; tandis que pour le germanium, c’est le temps qui donne le faible écart.
c.2) Analyse du Ratio signal-bruit (S/B)

Les résultats sont donnés aux tableaux IV-24 et IV-25 respectivement pour la mise en solution
du cuivre et du germanium.

Tableau IV- 24: Valeurs moyennes de rapport S/B de la lixiviation du cuivre

Niveau Paramètres
pH Oxydant Temps Température
1 36,33 35,74 35,78 35,82
2 36,14 36,25 36,30 36,11
3 35,92 36,12 35,97 36,31
4 35,85 36,13 36,20 36,00
Delta 0,48 0,51 0,52 0,48
Rang 4 2 1 3

Tableau IV- 25:Valeurs moyennes de rapport S/B de la lixiviation du germanium

Paramètres
Niveau
pH Oxydant Temps Température
1 37,57 35,92 36,55 36,71
2 37,83 37,40 37,01 36,78
3 36,18 37,01 36,46 36,06
4 34,96 36,21 36,51 36,99
Delta 2,87 1,48 0,55 0,94
Rang 1 2 4 3
P a g e | 79

Figure IV- 20: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B
pour la solubilisation cuivre

Figure IV- 21: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B
pour la solubilisation germanium
P a g e | 80

L’analyse du tableau IV-24 permet l’identification des conditions optimales pour la


solubilisation du cuivre ; la figure IV-20 visualise les effets des facteurs et met en évidence les
valeurs élevées des ratios S/B. En effet, la combinaison des paramètres offrant la mise en
solution optimale du cuivre est : A1B2C2D3. Les lettres représentent les paramètres et, les
indices représentent les niveaux des paramètres. Les valeurs de 0,5; 40 g; 4 heures et 65 °C
correspondant respectivement au pH (A), à la masse de l’oxydant (B), au temps (C), à la
température (D) sont donc les niveaux des paramètres qui donnent la solubilisation optimale du
cuivre.
Les conditions optimales de la lixiviation du germanium sont données dans le tableau IV-25 et
visualisées sur la figure IV-21. On constate que la paramétrisation robuste qui donne un
optimum de mise en solution du germanium dans le PLS est A2B2C2D4 correspondant aux
conditions suivantes : 1 ; 40 g; 4 heures et 75 °C correspondant respectivement au pH (A), à la
masse de l’oxydant (B), au temps (C), à la température (D).
La paramétrisation optimale du cuivre présente une similitude avec celle du germanium où la
masse de l’oxydant est de 40 g et le temps est de 4 heures dans les deux cas. Néanmoins de
différences sont présentes au niveau de la température (D), et du pH (A) : 65 °C et 0,5 pour la
solubilisation du cuivre alors que la solubilisation optimale du germanium nécessite 75 °C et 1.
Cette constatation suppose des réponses différentes du cuivre et du germanium présents dans
l’alliage blanc à l’action des réactifs.
Les tableaux IV-24 et IV-25, donnent respectivement les valeurs calculées des tailles liées à la
récupération du cuivre et du germanium. Le temps (Δ=0,52), suivi de la masse de l’oxydant
(Δ=0,52) influencent le plus la récupération du cuivre dans les conditions expérimentales
testées, le pH (Δ=0,48) et la température (Δ=0,48) ont une influence moindre sur la
solubilisation du cuivre.
L’analyse du tableau IV-25 montre que par ordre d’importance, le pH (Δ=2,87), la masse de
l’oxydant (Δ=1,48), la température (Δ=0,94) sont les paramètres les plus influents sur la
solubilisation du germanium alors que le temps (Δ=0,55) influe faiblement.
En analyse statistique, l’effet d’un paramètre représente sa capacité à faire varier de façon
significative la réponse du système étudié. Autrement dit, le paramètre qui contrôle le procédé
est le paramètre le plus influent. Il en résulte que le comportement à la lixiviation de l’alliage
blanc est plus dépendant du pH. Selon qu’il s’agit de la solubilisation du cuivre et/ou du
germanium, l’ordre d’importance entre les autres paramètres est choisi selon le cas.
L’essai réalisé dans les conditions optimales de lixiviation du cuivre (A1B2C2D3) donne un
rendement de solubilisation de 70,66 %. Pour le germanium, la paramétrisation optimale étant
P a g e | 81

: A2B2C2D4, l’essai donne un rendement de solubilisation de 90,29 %. Dans les conditions


optimales de lixiviation du cuivre, l’essai donne pour le germanium un rendement de
solubilisation de 80,51 % ; la différence notée avec son optimum est de 9,78 %. Inversement,
la paramétrisation optimale du germanium donne un rendement de solubilisation du cuivre de
66,84 %. Ce qui équivaut à une différence de 3,82 % du rendement dans les conditions
optimales de solubilisation du germanium.
De l’analyse de ces résultats, nous avons retenu les conditions de solubilisation du germanium
comme conditions optimales (cuivre et germanium) pour la suite.
Les Figures IV-22 et IV-23, ci-après montrent les interactions entre paramètres contrôlés sur le
processus de lixiviation acide oxydante avec comme le persulfate d’ammonium comme oxydant
des métaux cuivre et germanium.

Figure IV- 22: Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance


statistique sur la solubilisation du cuivre
P a g e | 82

Figure IV- 23: Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance


statistique sur la solubilisation du cuivre

L’observation des droites données aux Figures IV-17 et IV-18 montre que tous les paramètres
contrôlés sont en interaction entre eux et ce, pour la solubilisation de deux métaux. Cependant,
la Figure IV-17, par exemple, montre que le pH est en interaction qu’on peut considérer
interaction très faible avec tous les autres paramètres. La température, le temps et la masse de
l’oxydant sont entre eux en interaction forte pour le processus de lixiviation du cuivre.
De même, la Figure IV-18 relative à la visualisation des interactions entre paramètres contrôlés
sur le processus de lixiviation du germanium, montre une situation quasiment identique à celle
du processus de lixiviation du cuivre.
d) Analyse de la variance (ANOVA)
Les Tableaux IV-26 et IV-27 ci-après donnent l’analyse de variance pour la lixiviation acide des
métaux Cu et Ge.
P a g e | 83

Tableau IV- 26: Analyse de la variance du rendement de lixiviation du cuivre

Somme Carré Valeur de Contribution


Facteur DL Valeur F
Carré Moyen P (%)
pH 3.00 33.08 11.03 1.84 0.31 23.18
Oxydant 3.00 30.45 10.15 1.70 0.34 21.33
Temps 3.00 34.88 11.63 1.95 0.30 24.44
Température 3.00 26.40 8.80 1.47 0.38 18.50
Erreur 3.00 17.93 5.98 12.56
Total 15.00 142.74 100.00
F(3,3)α=0,05= 9,277
Tableau IV- 27: Analyse de la variance du rendement de lixiviation du germanium

Somme Carré Valeur de Contribution


Facteur DL Valeur F
Carré Moyen P (%)
pH 3.00 1229.95 409.98 7.55 0.07 64.91
Oxydant 3.00 345.63 115.21 2.12 0.28 18.24
Temps 3.00 43.34 14.45 0.27 0.85 2.29
Température 3.00 112.84 37.61 0.69 0.62 5.96
Erreur 3.00 162.97 54.32 8.60
Total 15.00 1894.74 100.00
F(3,3)α=0,05= 9,277
Les valeurs obtenues dans le tableau IV-26 relatives à l’analyse de la variance pour la lixiviation
du cuivre montrent que les valeurs de F-exp sont trop faibles par rapport au F-critique, prouvant
ainsi la non significativité de tous les paramètres.
La probabilité critique (p-valeur) indiquant la probabilité de dépassement du facteur F est, pour
le temps (p = 0,30), plus faible. Dans l’analyse statistique, la plus petite valeur de p représente
le paramètre le plus significatif. En conséquence, le temps est le paramètre significatif. Par ordre
d’importance, on constate donc que le temps contribue à 24,44 % suivi du pH avec 23,18 %
puis de la masse de l’oxydant avec 21,33 % sur la performance du procédé de lixiviation du
cuivre. La température vient en dernière position avec une contribution évaluée à 18,50 %.
Les résultats de l’analyse de la variance pour la lixiviation du germanium sont donnés dans le
tableau IV-27. On constate qu’également aucun paramètre n’est significatif car l’hypothèse H0
est vérifiée. Mais que pour la probabilité critique (p-valeur), le pH est le paramètre significatif
(p = 0,07). Les contributions des paramètres par ordre décroissant sont de 64,91 % ; 18,24 % ;
5,96 % et 2,29 % respectivement pour le pH, la masse de l’oxydant, la température et le temps.
P a g e | 84

Les contributions de chaque paramètre sont visualisées sur la Figure IV-24 ci-après.

70.00

60.00

50.00

40.00

30.00

20.00

10.00

0.00
pH Oxydant Temps Température
Cu 23.18 21.33 24.44 18.50
Ge 64.91 18.24 2.29 5.96

Figure IV- 24: Contribution de chaque paramètre contrôlable sur le rendement de lixiviation
des métaux Cu et Ge

IV.5.4. Essai de lixiviation avec le peroxyde d’hydrogène

a) Présentation des résultats


Les résultats obtenus, en suivant l’ordre donné par la matrice orthogonale L16(44) du tableau
III-8, sont donnés dans les deux dernières colonnes du tableau (IV-28). Ces chiffres
correspondent respectivement aux rendements de solubilisation du cuivre et du germanium.
P a g e | 85

Tableau IV- 28: Résultats des essais de lixiviation avec le peroxyde d’hydrogène

Rendements de
Paramètres et leurs niveaux
solubilisation ou réponses
N° de
Volume de
l'essai Temps Température
pH l’oxydant % Cu %Ge
(h) (°C)
(ml)
1 0,5 20 3 45 69,99 77,19
2 0,5 30 4 55 77,01 75,52
3 0,5 40 5 65 83,54 79,74
4 0,5 50 6 75 81,18 80,77
5 1 20 4 65 82,03 77,79
6 1 30 3 75 69,86 74,58
7 1 40 6 45 71,35 75,97
8 1 50 5 55 73,00 68,15
9 1,5 20 5 75 73,93 59,90
10 1,5 30 6 65 75,47 64,64
11 1,5 40 3 55 68,63 62,66
12 1,5 50 4 45 83,47 70,79
13 2 20 6 55 68,11 47,91
14 2 30 5 45 68,06 51,99
15 2 40 4 75 67,90 35,65
16 2 50 3 65 67,17 47,66

b) Observation et interprétation des résultats

Les résultats expérimentaux consignés dans le tableau IV-28, montrent que les meilleures
solubilisations du plan d’expériences interviennent au troisième essai pour le cuivre
(Température : 64°C ; pH : 0,5 ; Temps : 5 heures et volume d’oxydant : 40 ml) et au quatrième
essai pour le germanium (Température : 75 °C ; pH : 0,5 ; Temps : 6 heures et volume
d’oxydant : 50 ml). Le rendement de solubilisation et la concentration dans le PLS sont
respectivement de : 83,54 % ; 15,80 g/l de Cu et 80,77 % ; 105,61 mg/ml de Ge. Alors que les
faibles valeurs sont obtenues pour les deux métaux au seizième essai. Ces valeurs sont : 67,17
% ; 12,71 g/l de Cu et 47,66 % ; 62,32 mg/ml de Ge. Les niveaux de paramètres correspondants
sont : (Température = 65 °C ; pH : 2 ; Temps = 3 heures et volume d’oxydant = 50 ml).
P a g e | 86

c) Méthodologie de Taguchi

c.1) Analyse statistique des masses moyennes

Les masses moyennes de la fraction lixiviée par niveau de facteur sont données dans les tableaux
IV-29 et IV-30. Elles représentent les moyennes des masses solubilisées relatives aux différents
essais réalisés pour les quatre niveaux de chaque facteur.
Tableau IV- 29: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du
cuivre

Masses moyennes des concentrés en g


Niveau
pH Oxydant Temps Température
1 77,93 73,52 68,91 73,22
2 74,06 72,60 77,60 71,69
3 75,38 72,85 74,63 77,05
4 67,81 76,21 74,03 73,22
Delta 10,12 3,60 8,69 5,37
Rang 1 4 2 3

Tableau IV- 30: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du
germanium

Masses moyennes des concentrés en g


Niveau
pH Oxydant Temps Température
1 78,30 65,50 65,52 68,99
2 74,12 66,68 64,94 63,36
3 64,50 63,51 64,95 67,46
4 45,60 66,84 67,12 62,72
Delta 32,70 3,33 2,18 6,26
Rang 1 3 4 2

De l’analyse de tableaux IV-29 et IV-30, nous observons que pour la solubilisation du cuivre,
l’influence du pH est notable en ce sens qu’il donne le plus grand écart de masse entre les
moyennes de quatre niveaux, l’écart vaut 10,12 g. L’influence du pH sur le rendement de
solubilisation du germanium est notable en ce sens qu’il donne le plus grand écart de masse
entre les moyennes de quatre niveaux, l’écart vaut 32,70 g. L’écart donné par le volume de
l’oxydant est de 3,60 g pour le cuivre et 3,33 g pour le germanium, son influence est en
quatrième position, pour la solubilisation du cuivre et en troisième position, pour la
solubilisation du germanium.
P a g e | 87

Pour le germanium, le temps donne le faible écart donc une faible influence sur la récupération
globale ; tandis que pour le cuivre, le temps est en deuxième position.
c.2) Analyse du Ratio signal-bruit (S/B)

Les résultats sont donnés aux tableaux IV-31 et IV-32 respectivement pour la mise en solution
du cuivre et du germanium.

Tableau IV- 31: Valeurs moyennes de rapport S/B de la lixiviation du cuivre

Niveau Paramètres
pH Oxydant Temps Température
1 37,81 37,31 36,76 37,26
2 37,37 37,21 37,77 37,10
3 37,52 37,22 37,43 37,70
4 36,63 37,61 37,37 37,27
Delta 1,19 0,40 1,00 0,31
Rang 1 4 2 3

Tableau IV- 32: Valeurs moyennes de rapport S/B de la lixiviation du germanium

Paramètres
Niveau
pH Oxydant Temps Température
1 37,87 36,14 36,18 36,67
2 37,39 36,39 35,86 35,91
3 36,17 35,66 36,14 36,41
4 33,10 36,34 36,36 35,55
Delta 4,78 0,73 0,50 1,12
Rang 1 3 4 3
P a g e | 88

Figure IV- 25: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B
pour la solubilisation cuivre

Figure IV- 26: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B
pour la solubilisation germanium
P a g e | 89

L’analyse du tableau IV-31 permet l’identification des conditions optimales pour la


solubilisation du cuivre ; la figure IV-25 visualise les effets des facteurs et met en évidence les
valeurs élevées des ratios S/B. En effet, la combinaison des paramètres offrant la mise en
solution optimale du cuivre est : A1B4C2D3. Les lettres représentent les paramètres et, les
indices représentent les niveaux des paramètres. Les valeurs de 0,5; 50 ml; 4 heures et 65 °C
correspondant respectivement au pH (A), au volume de l’oxydant (B), au temps (C), à la
température (D) sont donc les niveaux des paramètres qui donnent la solubilisation optimale du
cuivre.
Les conditions optimales de la lixiviation du germanium sont données dans le tableau IV-32 et
visualisées sur la figure IV-26. On constate que la paramétrisation robuste qui donne un
optimum de mise en solution du germanium dans le PLS est A1B2C4D1 correspondant aux
conditions suivantes : 0,5 ; 30 ml; 6 heures et 45 °C correspondant respectivement au pH (A),
au volume de l’oxydant (B), au temps (C), à la température (D).
La paramétrisation optimale du cuivre présente une similitude avec celle du germanium où le
pH est de 0.5. Néanmoins de différences sont présentes au niveau du volume de l’oxydant (B),
de la température (D), et du temps (C) : 50 ml, 65 °C, et 4 heures pour la solubilisation du
cuivre alors que la solubilisation optimale du germanium nécessite 30 ml, 45 °C, et 6 heures.
Cette constatation suppose des réponses différentes du cuivre et du germanium présents dans
l’alliage blanc à l’action des réactifs.
Les tableaux IV-31 et IV-32, donnent respectivement les valeurs calculées des tailles liées à la
récupération du cuivre et du germanium. Le pH (Δ=1,19), le temps (Δ=1,00), la température
(Δ=0,61) sont les paramètres les plus influents sur la solubilisation du cuivre alors que le
volume de l’oxydant (Δ=0,40) influe faiblement.
L’analyse du tableau IV-32 montre que par ordre d’importance, le pH (Δ=4,78), suivi de la
température (Δ=1,12) influencent le plus la récupération du germanium dans les conditions
expérimentales testées, le temps (Δ=0,50) et le volume de l’oxydant (Δ=0,73) ont une influence
moindre sur la solubilisation du germanium.
En analyse statistique, l’effet d’un paramètre représente sa capacité à faire varier de façon
significative la réponse du système étudié. Autrement dit, le paramètre qui contrôle le procédé
est le paramètre le plus influent. Il en résulte que le comportement à la lixiviation de l’alliage
blanc est plus dépendant du pH. Selon qu’il s’agit de la solubilisation du cuivre et/ou du
germanium, l’ordre d’importance entre les autres paramètres est choisi selon le cas.
P a g e | 90

L’essai réalisé dans les conditions optimales de lixiviation du cuivre (A1B4C2D3) donne un
rendement de solubilisation de 87,41 %. Pour le germanium, la paramétrisation optimale étant
: A1B2C4D1, l’essai donne un rendement de solubilisation de 84,19 %.
Dans les conditions optimales de lixiviation du cuivre, l’essai donne pour le germanium un
rendement de solubilisation de 80,65 % ; la différence notée avec son optimum est de 3,54 %.
Inversement, la paramétrisation optimale du germanium donne un rendement de solubilisation
du cuivre de 76,39 %. Ce qui équivaut à une différence de 11,02 % du rendement dans les
conditions optimales de solubilisation du germanium.
De l’analyse de ces résultats, nous avons retenu les conditions de solubilisation du cuivre
comme conditions optimales (cuivre et germanium) pour la suite.
Les Figures IV-27 et IV-28, ci-après montrent les interactions entre paramètres contrôlés sur le
processus de lixiviation acide oxydante avec comme le persulfate d’ammonium comme oxydant
des métaux cuivre et germanium.

Figure IV- 27:Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance


statistique sur la solubilisation du cuivre
P a g e | 91

Figure IV- 28: Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance


statistique sur la solubilisation du germanium

L’observation des droites données aux Figures IV-27 et IV-28 montre que tous les paramètres
contrôlés sont en interaction entre eux et ce, pour la solubilisation de deux métaux. Cependant,
la Figure IV-27, par exemple, montre que le pH est en interaction qu’on peut considérer
interaction faible avec le temps. La température, le temps et le volume de l’oxydant sont entre
eux en interaction forte pour le processus de lixiviation du cuivre.
De même, la Figure IV-28 relative à la visualisation des interactions entre paramètres contrôlés
sur le processus de lixiviation du germanium, montre que le pH est en interaction qu’on peut
considérer interaction très faible avec tous les autres paramètres. La température, le temps et la
masse de l’oxydant sont entre eux en interaction forte pour le processus de lixiviation du
germanium.
d) Analyse de la variance (ANOVA)
Les Tableaux IV-26 et IV-27 ci-après donnent l’analyse de variance pour la lixiviation acide des
métaux Cu et Ge.
P a g e | 92

Tableau IV- 33: Analyse de la variance du rendement de lixiviation du cuivre

Somme Carré Valeur de Contribution


Facteur DL Valeur F
Carré Moyen P (%)
pH 3.00 221.96 73.99 3.88 0.15 41.78
Oxydant 3.00 32.80 10.93 0.57 0.67 6.17
Temps 3.00 156.38 52.13 2.73 0.22 29.44
3.00 62.89 20.96 1.10 0.47 11.84
Température
Erreur 3.00 57.19 19.06 10.77
Total 15.00 531.22 100.00
F(3,3)α=0,05= 9,277
Tableau IV- 34: Analyse de la variance du rendement de lixiviation du germanium

Somme Carré Valeur de Contribution


Facteur DL Valeur F
Carré Moyen P (%)
pH 3.00 2540.46 846.82 20.09 0.02 90.06
Oxydant 3.00 28.37 9.46 0.22 0.87 1.01
Temps 3.00 12.72 4.24 0.10 0.95 0.45
Température 3.00 112.81 37.60 0.89 0.54 4.00
Erreur 3.00 126.45 42.15 4.48
Total 15.00 2820.82 100.00
F(3,3)α=0,05= 9,277
Les valeurs obtenues dans le tableau IV-33 relatives à l’analyse de la variance pour la lixiviation
du cuivre montrent que les valeurs de F-exp sont trop faibles par rapport au F-critique, prouvant
ainsi la non significativité de tous les paramètres.
La probabilité critique (p-valeur) indiquant la probabilité de dépassement du facteur F est, pour
le pH (p = 0,15), plus faible. Dans l’analyse statistique, la plus petite valeur de p représente le
paramètre le plus significatif. En conséquence, le temps est le paramètre significatif. Par ordre
d’importance, on constate donc que le pH contribue à 41,78 % suivi du temps avec 29,44 %
puis de la température avec 11,84 % sur la performance du procédé de lixiviation du cuivre. Le
volume de l’oxydant vient en dernière position avec une contribution évaluée à 6,17 %.
Les résultats de l’analyse de la variance pour la lixiviation du germanium sont donnés dans le
tableau IV-34 montrent que le facteur F(20,09) calculé et confirmé par le logiciel utilisé dans
ce travail (Minitab) est, pour le pH, supérieur au F(9,277) critique lu dans les tables. De ce fait,
le pH est le paramètre le plus significatif.
P a g e | 93

Mais que pour la probabilité critique (p-valeur), le pH est le paramètre significatif (p = 0,02).
Les contributions des paramètres par ordre décroissant sont de 90,06 % ; 4,00 % ; 1,01 % et
0,45 % respectivement pour le pH, la température, le volume de l’oxydant, et le temps.
Les contributions de chaque paramètre sont visualisées sur la Figure IV-29 ci-après.

100.00
90.00
80.00
70.00
60.00
50.00
40.00
30.00
20.00
10.00
0.00
pH Oxydant Temps Température
Cu 41.78 6.17 29.44 11.84
Ge 90.06 1.01 0.45 4.00

Figure IV- 29 : Contribution de chaque paramètre contrôlable sur le rendement de lixiviation


des métaux Cu et Ge

IV.6. Evaluation économique de la consommation des réactifs

1. Persulfate de sodium

Dans les conditions optimales de solubilisation du cuivre, il faut 250 g de persulfate de sodium
pour lixivier 112,62 g de cuivre. Par tonne de cuivre, il faudrait 2,22 tonnes de persulfate de
sodium, le prix du persulfate de sodium étant sur le marché de 47,78 USD par kilogramme ; ce
qui fait un total de 105116 USD par tonne de cuivre équivalent.
2. Persulfate d’ammonium

Dans les conditions optimales de solubilisation du cuivre, il faut 80 g de persulfate de


d’ammonium pour lixivier 112,62 g de cuivre. Par tonne de cuivre, il faudrait 0,71 tonne de
persulfate de d’ammonium, le prix du persulfate d’ammonium étant sur le marché de 90 USD
par kilogramme ; ce qui fait un total de 63 931,81 USD par tonne de cuivre équivalent.
3. Peroxyde de sodium
Dans les conditions optimales de solubilisation du cuivre, il faut 40 g de peroxyde de sodium
pour lixivier 112,62 g de cuivre. Par tonne de cuivre, il faudrait 0,36 tonne de peroxyde de
sodium, le prix du peroxyde de sodium étant sur le marché de 902,73 USD par kilogramme ; ce
qui fait un total de 324982,8 USD par tonne de cuivre équivalent.
P a g e | 94

4. Peroxyde d’hydrogène
Dans les conditions optimales de solubilisation du cuivre, il faut 50 ml de peroxyde
d’hydrogène pour lixivier 112,62 g de cuivre. Par tonne de cuivre, il faudrait 443,97 litres de
peroxyde d’hydrogène, le prix du peroxyde d’hydrogène étant sur le marché de 2,72 USD par
litre ; ce qui fait un total de 1207,6 USD par tonne de cuivre équivalent.
Le tableau IV.35 ci-après présente les données de l’analyse comparative en termes d’oxydants
consommés pour la lixiviation.

Tableau IV- 35: Evaluation économique de la consommation d’oxydants à la lixiviation

Réactifs consommés Cout par tonne de


Prix sur le marché
Réactifs consommés par tonne de cuivre cuivre équivalent
par Kg (USD)
équivalent (tonne) (USD)
Persulfate de sodium 2,22 47,78 105116
Persulfate d’ammonium 0,71 90 63 931,81
Peroxyde de sodium 0,36 902,73 324982,8
Peroxyde d’hydrogène
443,97 2,72 1207,6
(litre)

Avec un coût total de 1207,6 USD pour sa consommation comme oxydant par tonne de cuivre
équivalent, lors de la lixiviation acide oxydante ; il ressort clairement que le peroxyde
d’hydrogène, est le plus économiquement rentable des quatre oxydants utilisés lors de cette
étude pour la lixiviation de l’alliage blanc.
P a g e | 95

Conclusion générale
Ce travail de mémoire avait pour but, d’une part l’évaluation des performances métallurgiques
de l’air et l’oxygène comme oxydant sur le processus de lixiviation du cuivre contenu dans
l’alliage blanc à l’échelle industrielle, et ceci grâce à des prélèvements journaliers de pH et de
potentiel redox ainsi que le calcul des rendements de solubilisation du cuivre y afferant.

Et de l’autre d’étudier des optiques de possible substitution d’oxydant en évaluant les


performances métallurgiques de quatre autres oxydants (persulfate de sodium, persulfate
d’ammonium, le peroxyde de sodium, et le peroxyde d’hydrogène) sur le processus de
lixiviation du cuivre et du germanium contenu dans l’alliage blanc à l’échelle de laboratoire, et
ceci grâce l’influence de quatre paramètres à la lixiviation acide sulfurique oxydante pour la
solubilisation du cuivre et du germanium. Il s’agissait de la quantité de l’oxydant, le pH, le
temps ainsi que la température. Ainsi que de ressortir les implications économiques de
l’utilisation de ces réactifs.

Les discussions et interprétations des prélèvements journaliers réalisés avec l’air comme oxydant
ont démontré que l’air est peu performant en tant qu’oxydant lors de la lixiviation, lors de son
usage les valeurs de rendement ont été très faible, inférieures à 35 %, à cause de son incapacité
à atteindre un potentiel redox supérieur à 375 mV. Quant à celles avec l’oxygène, il se dégage
clairement que l’oxygène est très performant en tant qu’oxydant lors de la lixiviation, car il
occasionne une augmentation du potentiel, permettant d’atteindre un rendement de 96,89 % à
un pH de 0,71 et un potentiel redox d’environ 450 mV.

L’échantillon traité titrait en moyenne 33,59 % en cuivre total, 2322 ppm en germanium, 8,33
% en fer et 1,99 % en cobalt. Il sied de signifier que ces métaux sont sous forme métallique.
Pour ce faire, une étude d’optimisation de paramètres de mise en solution a été effectuée sur
base de la matrice orthogonale L16(44) du plan de Taguchi. Une analyse statistique des résultats
obtenus suivant la méthode de Taguchi a permis d’établir le lien entre les rendements de
récupération du cuivre et du cobalt et les paramètres étudiés.
L’analyse des ratios signal-bruit de la méthodologie de Taguchi, pour la lixiviation avec le
persulfate de sodium comme oxydant, a montré que les niveaux optimaux des paramètres sont
respectivement : 0,5; 250 g; 4 heures et 75 °C correspondant respectivement au pH (A), à la
masse de l’oxydant (B), au temps (C), à la température (D). Avec des rendements de
solubilisation de 94,62 % pour le cuivre et 86,72 % pour le germanium.
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L’analyse des ratios signal-bruit de la méthodologie de Taguchi, pour la lixiviation avec le


persulfate d’ammonium comme oxydant, a montré que les niveaux optimaux des paramètres
sont respectivement : 0,5; 80 g; 5 heures et 65 °C correspondant respectivement au pH (A), à
la masse de l’oxydant (B), au temps (C), à la température (D). Avec des rendements de
solubilisation de 99,30 % pour le cuivre et 90,20 % pour le germanium.
L’analyse des ratios signal-bruit de la méthodologie de Taguchi, pour la lixiviation avec le
peroxyde de sodium comme oxydant, a montré que les niveaux optimaux des paramètres sont
respectivement : 1 ; 40 g; 4 heures et 75 °C correspondant respectivement au pH (A), à la masse
de l’oxydant (B), au temps (C), à la température (D). Avec des rendements de solubilisation de
66,84 % pour le cuivre et 90,26 % pour le germanium.
L’analyse des ratios signal-bruit de la méthodologie de Taguchi, pour la lixiviation avec le
peroxyde de sodium comme oxydant, a montré que les niveaux optimaux des paramètres sont
respectivement : 1 ; 40 g; 4 heures et 75 °C correspondant respectivement au Les valeurs de
0,5; 50 ml; 4 heures et 65 °C correspondant respectivement au pH (A), au volume de l’oxydant
(B), au temps (C), à la température (D). Avec des rendements de solubilisation de 87,41 % pour
le cuivre et 80,65 % pour le germanium.
Du point de vue performance métallurgique, le persulfate d’ammonium est le plus performant
des quatre oxydants, et il permet d’atteindre dans les conditions optimales des rendements de
solubilisation similaire à ceux obtenus avec l’oxygène.
Du point de vue performance économique, avec un coût total de 1207,6 USD pour sa
consommation comme oxydant par tonne de cuivre équivalent, lors de la lixiviation acide
oxydante ; il ressort que le peroxyde d’hydrogène, est le plus économiquement rentable des
quatre oxydants utilisés lors de cette étude pour la lixiviation de l’alliage blanc.
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