Optimisation de la lixiviation du cuivre
Optimisation de la lixiviation du cuivre
Les prélèvements journaliers et les rendements calculés pour l’air comme oxydant ont démontré
que l’air est peu performant en tant qu’oxydant lors de la lixiviation, lors de son usage les
valeurs de rendement ont été très faible, à 34,48 %, à cause de son incapacité à atteindre un
potentiel redox supérieur à 375 mV. Quant à celles avec l’oxygène, il se dégage clairement que
l’oxygène est très performant en tant qu’oxydant lors de la lixiviation, car il occasionne une
augmentation du potentiel, permettant d’atteindre un rendement de 96,89 % à un pH de 0,71 et
un potentiel redox d’environ 450 mV.
L’échantillon titre en moyenne 33,59 % en cuivre total, 2322 ppm en germanium, 8,33 % en
fer et 1,99 % en cobalt. Il sied de signifier que ces métaux sont sous forme métallique.
Des essais de lixiviation acide sont planifiés et réalisés suivant un plan d’expérience de Taguchi
de matrice orthogonale L16(44) et ceux de lixiviation ammoniacale suivant une matrice L9(33).
Nous avons étudié les paramètres suivants : la quantité de l’oxydant, le pH, le temps ainsi que
la température.
L’analyse des ratios signal-bruit de la méthodologie de Taguchi, pour la lixiviation avec le
persulfate de sodium comme oxydant, a montré que les niveaux optimaux des paramètres sont
respectivement : 0,5; 250 g; 4 heures et 75 °C correspondant respectivement au pH (A), à la
masse de l’oxydant (B), au temps (C), à la température (D). Avec des rendements de
solubilisation de 94,62 % pour le cuivre et 86,72 % pour le germanium.
L’analyse des ratios signal-bruit de la méthodologie de Taguchi, pour la lixiviation avec le
persulfate d’ammonium comme oxydant, a montré que les niveaux optimaux des paramètres
sont respectivement : 0,5; 80 g; 5 heures et 65 °C correspondant respectivement au pH (A), à
la masse de l’oxydant (B), au temps (C), à la température (D). Avec des rendements de
solubilisation de 99,30 % pour le cuivre et 90,20 % pour le germanium.
L’analyse des ratios signal-bruit de la méthodologie de Taguchi, pour la lixiviation avec le
peroxyde de sodium comme oxydant, a montré que les niveaux optimaux des paramètres sont
respectivement : 1 ; 40 g; 4 heures et 75 °C correspondant respectivement au pH (A), à la masse
de l’oxydant (B), au temps (C), à la température (D). Avec des rendements de solubilisation de
66,84 % pour le cuivre et 90,26 % pour le germanium.
L’analyse des ratios signal-bruit de la méthodologie de Taguchi, pour la lixiviation avec le
peroxyde de sodium comme oxydant, a montré que les niveaux optimaux des paramètres sont
respectivement : 1 ; 40 g; 4 heures et 75 °C correspondant respectivement au Les valeurs de
0,5; 50 ml; 4 heures et 65 °C correspondant respectivement au pH (A), au volume de l’oxydant
(B), au temps (C), à la température (D). Avec des rendements de solubilisation de 87,41 % pour
le cuivre et 80,65 % pour le germanium.
Du point de vue performance métallurgique, le persulfate d’ammonium est le plus performant
des quatre oxydants, et il permet d’atteindre dans les conditions optimales des rendements de
solubilisation similaire à ceux obtenus avec l’oxygène.
Du point de vue performance économique, avec un coût total de 1207,6 USD pour sa
consommation comme oxydant par tonne de cuivre équivalent, lors de la lixiviation acide
oxydante ; il ressort que le peroxyde d’hydrogène, est le plus économiquement rentable des
quatre oxydants utilisés lors de cette étude pour la lixiviation de l’alliage blanc.
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Epigraphe .................................................................................................................................. ix
Dédicace ..................................................................................................................................... x
Résumé ....................................................................................................................................... 3
I.2.4 Electro-obtention...................................................................................................... 21
Tableau III- 1: Paramètres étudiés et leurs niveaux soumis à l’optimisation pour le persulfate
de sodium ................................................................................................................................. 38
Tableau III- 2: Paramètres étudiés et leurs niveaux soumis à l’optimisation pour le persulfate
d’ammonium ............................................................................................................................ 38
Tableau III- 3: Paramètres étudiés et leurs niveaux soumis à l’optimisation pour le peroxyde
d’hydrogène .............................................................................................................................. 39
Tableau III- 4: Paramètres étudiés et leurs niveaux soumis à l’optimisation pour le peroxyde du
sodium ...................................................................................................................................... 39
Tableau III- 5: Matrice orthogonale L16 (44) du plan d’expériences utilisé pour le persulfate de
sodium ...................................................................................................................................... 40
Tableau III- 6: Matrice orthogonale L16 (44) du plan d’expériences utilisé pour le persulfate
d’ammonium ............................................................................................................................ 41
Tableau III- 7: Matrice orthogonale L16 (44) du plan d’expériences utilisé pour le peroxyde
d’hydrogène .............................................................................................................................. 41
Tableau III- 8: Matrice orthogonale L16 (44) du plan d’expériences utilisé pour le peroxyde de
sodium ...................................................................................................................................... 42
Figure IV- 10: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B pour
la solubilisation cuivre ............................................................................................................. 60
Figure IV- 11: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B pour
la solubilisation germanium ..................................................................................................... 60
Figure IV- 12: Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance statistique
sur la solubilisation du cuivre................................................................................................... 62
Figure IV- 13: Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance statistique
sur la solubilisation du germanium .......................................................................................... 63
Figure IV- 14:Contribution de chaque paramètre contrôlable sur le rendement de lixiviation des
métaux Cu et Ge. ...................................................................................................................... 66
Figure IV- 15: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B pour
la solubilisation cuivre ............................................................................................................. 70
Figure IV- 16: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B pour
la solubilisation germanium ..................................................................................................... 70
Figure IV- 17: Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance statistique
sur la solubilisation du cuivre................................................................................................... 72
Figure IV- 18: Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance statistique
sur la solubilisation du germanium .......................................................................................... 73
Figure IV- 19: Contribution de chaque paramètre contrôlable sur le rendement de lixiviation
des métaux Cu et Ge................................................................................................................. 75
Figure IV- 20: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B pour
la solubilisation cuivre ............................................................................................................. 79
Figure IV- 21: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B pour
la solubilisation germanium ..................................................................................................... 79
Figure IV- 22: Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance statistique
sur la solubilisation du cuivre................................................................................................... 81
Figure IV- 23: Interaction entre facteurs contrôlables en fonction de la performance statistique
sur la solubilisation du cuivre................................................................................................... 82
Figure IV- 24: Contribution de chaque paramètre contrôlable sur le rendement de lixiviation
des métaux Cu et Ge................................................................................................................. 84
Figure IV- 25: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B pour
la solubilisation cuivre ............................................................................................................. 88
Figure IV- 26: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B pour
la solubilisation germanium ..................................................................................................... 88
P a g e | viii
Epigraphe
Leonnard de vinci
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Dédicace
IN MEMORIUM
Remerciements
La réalisation de ce travail nous a demandé d’énormes sacrifices et surtout de la patience. Il a
été finalisé avec le concours de plusieurs personnes, qui nous ont offert de l’aide, des conseils
et du soutien. Qu’il me soit permis d’exprimer ma reconnaissance.
Introduction générale
Les réactifs jouent un rôle d’une extrême importance lors de différentes opérations en
hydrométallurgie de manière générale et particulièrement lors de la lixiviation, car ils
permettent de mettre sur pied les conditions nécessaires pour rendre la solubilisation des métaux
possible. Il existe une très grande variété de réactifs mais le choix efficient de ces derniers et
des conditions de leurs utilisations, sont un gage du bon déroulement des opérations. [1]
En effet, la lixiviation acide de l’alliage blanc afin de solubiliser le cuivre et le germanium qu’il
contient, nécessite l’usage d’un agent oxydant, tenant compte de cela la société congolaise pour
le traitement du terril de Lubumbashi, STL en sigle, fait recours à l’oxygène qu’elle parvient à
produire dans ses installations. Cette section est victime de nombreuses pannes compromettant
ainsi le bon fonctionnement de la section lixiviation et par conséquent celui de toute l’usine.
C’est dans cette optique que s’inscrit ce travail qui est une étude effectuée en deux volets ; le
premier consiste à l’évaluation des performances métallurgiques de l’air et l’oxygène comme
oxydant sur le processus de lixiviation du cuivre contenu dans l’alliage blanc à l’échelle
industrielle, et ceci par le moyen des prélèvements journaliers de pH et de potentiel redox ainsi
que le calcul des rendements de solubilisation du cuivre y afferant.
Et le second consiste à étudier des optiques de possible substitution d’oxydant en évaluant les
performances métallurgiques de quatre autres oxydants (persulfate de sodium, persulfate
d’ammonium, le peroxyde de sodium, et le peroxyde d’hydrogène) sur le processus de
lixiviation du cuivre et du germanium contenu dans l’alliage blanc, ceci à l’échelle de
laboratoire, ainsi qu’une étude économique élémentaire de l’utilisation de ces réactifs.
L’échantillon sur lequel portera nos essais titre en moyenne 33,59 % en cuivre total, 2322 ppm
en germanium, 8,33 % en fer et 1,99 % en cobalt. Il sied de signifier que ces métaux sont sous
forme métallique.
Pour atteindre l’objectif, une étude d’optimisation de paramètres de lixiviation acide oxydante,
basée sur la méthode de Taguchi et l’analyse de la variance sera réalisée avec quatre paramètres.
L’approche par la méthode de Taguchi donne beaucoup d’avantages, entre autres : la prise en
compte des effets des facteurs incontrôlables en identifiant la combinaison optimale des
paramètres contrôlés pour rendre le processus robuste, la réduction du nombre d’essais, etc…
[2]
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Chapitre I
Résumé
Dans les opérations de l’hydrométallurgie, la lixiviation joue un rôle important si pas principal
dans le processus de récupération des métaux à partir d’un minéral ou même d’un alliage, de ce
fait le présent chapitre est réservé aux informations sur la lixiviation en général. [3] Un accent
sera mis en particulier sur la technologie, le procédé, la thermodynamique ainsi que la cinétique
de lixiviation des éléments sous forme métallique. Plusieurs types et techniques de lixiviation
existent ; cependant il n’est présenté dans ce chapitre que ceux et celles qui seront utilisés.
I.1 Définition
La lixiviation est un traitement qui consiste à solubiliser de la manière la plus complète possible,
dans une phase liquide, les constituants valorisables d’un concentré, d’un minerai, ou d’un
alliage tout en laissant intact les éléments non désirés qualifiés de gangue dans une phase solide
afin d’en faciliter la séparation [4].
Il s’agit d’un processus mettant en jeu une réaction hétérogène du type :
Solide (1) + Liquide (1) = Solide (2) + Liquide (2) (I.1)
Avec :
Solide (1) : Particules du minerai ou concentré ;
Liquide (1) : Agent lixiviant ;
Solide (2) et Liquide (2) : respectivement résidu et solution chargée de minéraux après
lixiviation.
De nos jours, il existe plusieurs types de lixiviation qui dépendent essentiellement de l’agent
lixiviant utilisé [5]. Ainsi, on distingue :
lixiviation acide ;
lixiviation alcaline (basique) ;
lixiviation bactérienne.
Ce travail se limitera à développer la lixiviation acide, plus particulièrement la lixiviation acide
oxydante, qui a été retenue pour la mise en solution du cuivre et du germanium.
I.3.1 Lixiviation acide
La lixiviation acide est une lixiviation qui s’applique généralement aux minerais oxydés et de
fois carbonatés ne possédant pas une gangue dolomitique. Les agents acides de la lixiviation
industrielle sont principalement l’acide sulfurique et l’acide Chlorhydrique [6].
L’acide sulfurique (H2SO4) est l’agent de lixiviation le plus utilisé pour des raisons suivantes
[7] :
bon prix sur le marché ;
régénérable à l’électrolyse d’extraction ;
dissout des nombreux oxydes naturels ou non ;
n’attaque pas la gangue siliceuse des nombreux minerais ;
bon rendement de récupération du métal de la solution de lixiviation ;
bonne cinétique, dissolution maximale des éléments utiles et minimale des impuretés.
Les types de lixiviation acide ci-après peuvent aussi être appliqués :
a. Lixiviation acide oxydante
La lixiviation acide oxydante est une lixiviation acide avec ajout d’un oxydant. Ce type de
lixiviation est généralement effectué pour les minerais sulfurés, qui ont une cinétique lente à
cause de la couche résiduelle du soufre élémentaire qui se forme à la surface des grains, mais
également pour les éléments sous forme métallique afin d’atteindre le potentiel adéquat rendant
ainsi la solubilisation possible.
Il existe plusieurs oxydants notamment l’oxygène, le peroxyde d’hydrogène, peroxyde de
sodium, le persulfate de sodium et l’ion ferrique. Le choix de l’oxydant dépend de plusieurs
facteurs dont notamment :
les caractéristiques physiques et chimiques du matériau à lixivier ;
le cout et la disponibilité sur le marché ;
la facilité de préparation et de manipulation ;
la sélectivité vis-à-vis du constituant à lixivier ;
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La lixiviation acide oxydante ne s’applique pas à l’or, l’argent et les métaux du groupe du
platine. Car pour l'or et l'argent différents procédés de lixiviation sont réalisés industriellement
avec systèmes basés sur l'utilisation de cyanure, thiosulfate et chlorure, Tandis que les métaux
du groupe du platine ne sont pas solubles dans les acides. [6]
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Il existe plusieurs techniques de dissolution des métaux de valeur à partir de leur minerai ; ces
techniques peuvent être regroupées en deux grandes classes à savoir : la lixiviation par percolation
et la lixiviation par agitation. Chacune des classes est subdivisée en plusieurs sous-classes telles que
représentées ci-après : [10]
par percolation :
o en tas (Heap et Dump leach);
o en bac ;
o en place (In situ).
par agitation :
o sous pression ;
o mécanique ;
o pneumatique.
Dans ce travail, on a utilisé la technique de lixiviation par agitation mécanique qui est présentée
avec détails dans les lignes qui suivent.
Agitation mécanique
Par l’action d'un rotor mû par énergie électrique, l'équipement utilisé est plutôt dispendieux et
requiert beaucoup d'entretien.
Les réacteurs ont une forme cylindrique verticale avec un fond plat, conique ou sphérique. Ils
peuvent être munis d'une double paroi afin de permettre le chauffage par circulation de vapeur
ou le refroidissement à l'eau. Les matériaux de construction utilisés sont l'acier doux ou
inoxydable, le titane, etc. Il arrive parfois qu’une protection interne en caoutchouc, en verre ou
en briques soit aussi nécessaire.
Agitation pneumatique
L’agitation pneumatique est réalisée dans des « Pachuca » où une injection d’air comprimé
détermine un mouvement ascendant à la pulpe.
Bien que cher, la technique de lixiviation par agitation est une méthode plus rapide et plus
efficace comparativement à celle de la lixiviation par percolation [11].
Les conditions de mise en solution des espèces métalliques (oxydes, hydroxydes, métaux) sont
étudiées en fonction du pH et du potentiel d’oxydoréduction de la solution. Cette étude est
rendue facile et réalisée grâce à un diagramme tension-pH appelé communément diagramme
de Pourbaix.
Le cuivre natif, ne passera en solution qu’en solution acide et oxydante selon la réaction :
Cu → Cu2+ + 2e- (I.5)
Cu(OH)2 + 2 H+ → Cu2+ + 2 H2O (I.6)
Il faudrait donc travailler à pH < 4,6 pour avoir les ions Cu2+ afin d’éviter la précipitation de
ces derniers.
Cu2O + 2 H+ → Cu2+ + Cu + H2O (I.7)
La réaction de dissolution de l’oxyde Cu2O est partielle. Pour parvenir à le dissoudre totalement
en solution acide, il faut opérer en présence d’un oxydant. Dans ce cas, la réaction de dissolution
s’écrit :
Cu2O + 2 H+ → 2 Cu2+ + H2O + 2e- (I.8)
1.b Diagramme tension –pH du système Cu- Co - Fe - H2O à 75°C
La figure ci-dessous représente le diagramme de Pourbaix du cuivre qui fait apparaitre les
différentts domaines d’existence ou de prédominance aux conditions de l’usine STL section
leach II à savoir :
Concentration en cuivre de 12.59 10-2 mol/l ;
Et une température de 75 °C.
P a g e | 10
Il faudrait donc travailler à pH < 3.5 pour avoir les ions Ge4+ afin d’éviter la précipitation de
ces derniers.
La réaction de dissolution de l’oxyde Ge2O est partielle. Pour parvenir à le dissoudre totalement
en solution acide, il faut opérer en présence d’un oxydant. Dans ce cas, la réaction de dissolution
s’écrit :
Ge2O + 2 H+ → Ge4+ + H2O (I.15)
P a g e | 12
Une réaction hétérogène est celle qui met en contact deux ou plusieurs phases. Ainsi la
lixiviation met en contact une phase solide (minerai à lixivier) et une phase liquide (solution
lixiviante). Du point de vue cinétique, la réaction qui se passe à l’interface solide-liquide donne
lieu à considérer trois cas suivants :
Le choix des conditions opératoires lors d’un procédé de lixiviation rend maximal la vitesse et
le rendement en vue d’optimiser l’opération pour un prix de revient minimal. La vitesse et le
rendement de lixiviation dépendent d’un grand nombre des variables assez fortement
indépendantes ; ce qui favorise un grand nombre des combinaisons entres les valeurs des
différentes variables pour obtenir un même rendement. Mais ce sont les contraintes
économiques qui régissent le choix final de la combinaison.
Plusieurs facteurs ont une influence sur la cinétique d’une réaction chimique ; les plus
importants sont présentés ci-après : [4]
la nature de la surface solide ;
La nature de la surface des solides réactants joue un rôle sur la cinétique de la réaction mettant
en jeu des solides, ceci est dû à la présence des défauts tels que les dislocations, les impuretés
chimiques et les atomes interstitiels.
P a g e | 14
la granulométrie ;
Plus les particules sont fines, plus elles offrent une grande surface de contact augmentant ainsi
la cinétique de lixiviation. Cependant la formation des très fines n’est pas du tout souhaitée car
la viscosité augmente et aussi la séparation liquide-solide devient délicate. D’où la nécessité
d’éviter le surbroyage.
l’agitation ;
Le processus contrôlé par la diffusion est très sensible à l’agitation. En effet, l’augmentation de
la vitesse d’agitation permet de mettre en suspension les particules solides et de réduire
l’épaisseur de la couche limite offrant ainsi une surface maximale de contact avec le solvant ;
ce qui augmente la vitesse de réaction selon la relation, ci-après :
𝐷
Vitesse = A (V – Vi) (1.2)
δ
Où :
o D : coefficient de diffusion de la substance ;
o 𝛿 : épaisseur de la couche limite ;
o A : aire de la surface considérée ;
o C : concentration du réactant ;
o Ci : concentration du réactant à l’interface.
la température
L’augmentation de la température a une très grande influence sur les processus contrôlés
chimiquement car la constante cinétique k, dans l’expression de la vitesse V, varie de manière
exponentielle avec la température selon la relation d’Arrhenius :
K = A e(-Ea/RT) (1.3)
Où :
o A : Constante caractéristique ;
o Ea : Energie d’activation ;
o R : Constante des gaz parfaits ;
o T : Température en kelvin.
Avec :
V = k. A. Ci (1.4)
Par contre, les processus contrôlés par la diffusion sont peu sensibles à la température, suivant
l’équation de Stokes-Einstein :
𝑅𝑇
D= (1.5)
𝑁2𝜋𝑡ƞ
P a g e | 15
Avec :
o D : coefficient de diffusion de la substance ;
o N : nombre d’Avogadro ;
o R : constante des gaz parfaits ;
o T : Température en degré kelvin ;
o R : rayon des grains ;
o 𝜂 : Viscosité du fluide.
La température ne peut être augmentée indéfiniment car on va observer une désorption du
réactif gazeux, ce qui réduit la vitesse de réaction.
Concentration de l’espèce lixiviante en solution
Le processus contrôlé par la diffusion peut devenir un processus contrôlé chimiquement
lorsqu’on augmente la concentration en phase liquide.
L’augmentation de la pression des gaz favorise la solubilité du gaz dans le liquide ; ce qui
conduit à une augmentation de la concentration de l’espèce lixiviante en solution. Ainsi la
vitesse de réaction se trouve accrue mais cette influence cesse lorsqu’on atteint la saturation.
Densité de la pulpe
L’augmentation du rapport phase aqueuse sur phase solide, alors qu’on garde constante la
concentration de l’espèce lixiviante, entraîne généralement l’augmentation de la vitesse de
lixiviation.
I.7.4 Activation thermique des réactions de lixiviation
Pour qu’une réaction thermodynamiquement possible soit effective, il faut vaincre l’inertie
chimique qui s’oppose généralement à l’évolution du système. Pour cela, il faut apporter au
système réactionnel un supplément d’énergie : on dit qu’on active le système ou encore qu’on
fournit une énergie d’activation.
L’énergie d’activation apparait donc comme l’énergie additionnelle que la molécule de réactif
doit acquérir pour former le complexe activé afin que la réaction se développe. Elle représente
toujours une énergie absorbée que la réaction soit endothermique ou exothermique.
On peut dire que le système possédant l’énergie d’activation Ea est dans un état activé qui est
intermédiaire entre l’état initial et l’état final. L’énergie d’activation sera déterminée à partir de
la pente de la droite lnK = f(1/T), la pente ayant pour expression (avec R = 8,327 J/mol K).
Il a été montré après plusieurs expériences les mécanismes qui contrôlent les réactions suivant
l’ordre de grandeur de l’énergie d’activation.
P a g e | 16
Chapitre II
o lixiviation ;
o extraction par solvant ;
o électro-obtention ;
o et précipitation.
II.2.1 Fragmentation et classification granulométrique
II.2.2 Lixiviation
La STL effectue une double lixiviation, afin de solubiliser de manière sélective les éléments
valorisable contenu dans le terril, et cela de la manière suivante :
1. Première lixiviation
Elle a pour objectif de solubiliser le cobalt (rendement de solubilisation > 95%) et le fer
(rendement de solubilisation > 90%), par une lixiviation acide légèrement oxydante (injection
d’une petite quantité d’oxygène) à haute température (injection de la vapeur d’eau) pour éviter
de lixivier le cuivre et le germanium (rendement de solubilisation < 10%) qui nécessite des
conditions plus oxydantes. Les réactions suivantes y ont lieu principalement :
1
Co + H2SO4 + 2 O2 → CoSO4 + H2O (II.1)
1
Fe + H2SO4 + 2 O2 → FeSO4 + H2O (II.2)
La section d’extraction par solvant communément appelée SX. Cette section traite normalement
une alimentation impure et de faible teneur (over flow du décanteur de la deuxième lixiviation
PLS2), et la convertir en un produit pur et de haute teneur, convenable pour l’obtention du
produit métallique désiré
I.2.4 Electro-obtention
L’électrodéposition communément désignée par EW est donc une partie des usines dont le but
est de produire le cuivre cathodique de très haute qualité, par passage du courant continu dans
la solution de sulfate de cuivre issue de l’extraction par solvant ; appelée ADVANCE.
La salle d'électrolyse est composée de 18 cellules, les trois premières cellules sont utilisées pour
recueillir les solutions provenant du SX et ainsi faire l'épuisement de l'organique. C'est par
débordement que ces cuves alimentent les 15 autres cuves restantes.
I.2.5 Précipitation
la précipitation germanium : alimentée par le raffinat, elle est composé de quatre tanks
et un décanteur, l’agent précipitant est le lait magnésie ;
la neutralisation et déferrage : alimentée par la PLS 1 et l’over flow du décanteur de la
précipitation germanium, elle est composée six tanks et un décanteur, l’agent précipitant
le lait de calcaire ;
la précipitation cuivre : alimentée l’over flow du décanteur du déferrage, elle est
composée trois tanks et un décanteur, l’agent précipitant le lait de calcaire ;
la précipitation cobalt : alimentée l’over flow du décanteur de la précipitation du cuivre,
elle est composée quatre tanks et un décanteur, l’agent précipitant le lait de magnésie ;
P a g e | 22
le filtre à presse et dryers (en français Séchoirs) : il a pour objectif de produire à partir
des under-flow provenant du décanteur de la précipitation cobalt et germanium des
hydroxydes débarrassés de la solution imprégnante. Puis les gâteaux obtenus passent
dans un séchoir, où ils sont séchés et pulvérisés ;
la préparation des réactifs : les opérations effectuées à dans cette section nécessite
l’apport de différents réactifs, et pour optimiser cet apport, les réactifs doivent être
préparés à certaines concentrations bien définies, d'où la raison d'être de cette section.
P a g e | 23
PARTIE
EXPERIMENTALE
P a g e | 24
Chapitre III
MATERIEL ET PROCEDURE EXPERIMENTALE
Dans ce premier chapitre de la partie expérimentale, sont présentées l’échantillon utilisé et la
procédure expérimentale suivie lors de la réalisation de différents essais. C’est notamment
l’échantillonnage, le matériel utilisé, la caractérisation, les différents modes opératoires suivis
pour les essais de mise en solution.
III.1 Echantillonnage
III.1.1 Origine de l’échantillon
L'échantillon faisant l'objet de notre étude est une pulpe prélevée dans le circuit de production
de STL, plus précisément au niveau des under flow du décanteur de la première lixiviation.
Cette pulpe constitue l’alimentation de la seconde lixiviation.
L’échantillonnage est une étape ultime dans la réalisation d’une étude scientifique ; il doit être
fait de manière systématique pour obtenir un échantillon représentatif du lot afin que les
résultats trouvés sur une petite quantité représentent l’intégralité du lot de la matière. [19]
L’échantillon a été prélevé dans deux bidons de 20 L non contaminé. Puis a subit pour sa
préparation les opérations suivantes :
une homogénéisation : pour obtenir une pulpe ayant la même composition dans tous les
bidons ;
un séchage à l’air : pour éliminer toute la solution imprégnante, la pulpe a été déversée
sur des sacs bien nettoyés au paravent et placée au soleil pendant 48 heures ;
une désagrégation : pour obtenir la granulométrie de départ celle correspondant à un
d80 de 75 μm, car après séchage les particules se colmatent les unes aux autres et des
grains grossier. La désagrégation s’est effectué à l’aide d’un vibro-broyeur ;
P a g e | 25
1. pH
Cette analyse s’est faite à l’aide d’un pH-mètre, pour y parvenir la procédure consistait en :
allumer le pH-mètre ;
étalonner l’électrode;
mettre l’échantillon dans un bocal ;
plonger l’électrode dans l’échantillon d’effluent;
lire la valeur.
2. Densité de la pulpe
Cette analyse s’est faite à l’aide d’une balance électronique, pour y parvenir la procédure
consistait en :
𝑚
𝑑= (3.1)
𝑉∗𝜌′
Avec :
m : la masse de pulpe en g ;
V : le volume de la pulpe en mL;
ρ’ : la masse volumique de l’eau en g/mL.
3. Densité solide
Cette analyse s’est faite à l’aide d’une balance électronique, pour y parvenir la procédure
consistait en :
Le matériel utilisé et accessoires pour l’attaque de l’échantillon et pour les dilutions avant
analyse sont les suivants :
un bécher de 1000 mL ;
une balance électronique de marque Sartorius ;
des pans ;
une spatule ;
une palette ;
une brosse ;
une pissette ;
des pipettes de 1, 2, 5, 10 mL ;
des ballons jaugés de 100, 250, 500, 1000 mL ;
autres : marqueurs, calculatrices, sachets, …
P a g e | 27
b. Appareillage
L'échantillon pénètre généralement dans le plasma sous une forme condensée (liquide ou
solide), et doit donc subir les changements d'état suivants : fusion (pour les solides),
P a g e | 28
Au cours des essais de lixiviation, différents matériels ont été utilisés à savoir :
Verrerie
o béchers de 100, 250, 500, 1000 et 2000 ml ;
o erlenmeyer ;
o pipette ;
o ballons jaugés de 100, 200 et 500 ml ;
o burette graduée de 100 ml ;
o éprouvette graduée de 50, 100 et 250 ml ;
o verre de montre ;
o verre à pied de 100, 250 et 500 ml.
Appareillage
o agitateurs mécaniques de marque IKA EUROSTART 60 digital et Kunkel RW ;
o pH-mètre de marque Mettler Toledo ;
o balance électronique de marque Shimadzu ;
o balance de précision de marque Traveler ;
o chronomètre ;
o plaque chauffante ;
o pompe à vide de marque Dinko.
Accessoires
o réacteur métallique de 2.5 L;
o statif ;
o papiers filtres ;
o pissette ;
o markers ;
o spatules ;
o entonnoirs ;
o seringues ;
o sachets ;
o flacons ;
o calculatrice.
P a g e | 30
Ci-dessous, est donné le dispositif expérimental composé d’un réacteur métallique cylindrique
2,5 L de volume, d’un agitateur mécanique de marque IKA EUROSTART 60 digital, et d’une
plaque chauffante pris au laboratoire pendant la réalisation des essais.
Le procédé de mise en solution par lixiviation nécessite divers réactifs pour une solubilisation
sélective et efficiente. Pour le cas d’espèce, le type de lixiviation appliqué a guidé le choix des
principaux réactifs utilisés et leurs caractéristiques, qui sont donnés dans les lignes qui suivent :
1. Acide sulfurique
L'acide sulfurique utilisé dans ce travail provient du laboratoire de la STL, il est utilisé comme
agent lixiviant. Cet acide a une densité de 1,8 ; et une pureté de 98%.
2. Eau distillée
L’eau distillée utilisée a été produite par le laboratoire de la STL, pour la dilution de l'acide
sulfurique, pour le lavage du matériel.
3. Persulfate de sodium
4. Persulfate d’ammonium
Le Persulfate d’ammonium ou encore APS utilisé dans ce travail comme oxydant provient du
laboratoire de la STL, il est un composé chimique de formule (NH4)2S2O8. C’est un oxydant
fort et un amorceur radicalaire. Il se présente sous forme de poudre blanche cristallisée inodore,
soluble dans l’eau très froide. [22]
P a g e | 32
5. Peroxyde de sodium
Voici les réactions, qui ont lieu lors de son utilisation à la deuxième lixiviation de l’alliage
blanc :
Cu + H2O2 + H2SO4 → CuSO4 + 2 H2O (III.10)
Fe + H2O2 + H2SO4 → FeSO4 + 2 H2O (III.11)
Co + H2O2 + H2SO4 → CoSO4 + 2 H2O (III.12)
Ge + 2 H2O2 + 2 H2SO4 → Ge(SO4)2 + 4 H2O (III.10)
6. Peroxyde d’hydrogène
Les réactions, qui ont lieu lors de son utilisation à la deuxième lixiviation de l’alliage blanc
sont données dans (III.10) ; (III.11) ; (III.12) ; (III.13).
Le but des industries minières aujourd’hui est de minimiser les coûts de production des métaux
par économie des intrants dans le procédé. De ce fait, la modélisation et l’optimisation des
conditions opératoires du procédé doit contribuer largement à la productivité. Des simulations
informatiques employant des méthodes numériques de modélisation sont de plus en plus
employées pour l'optimisation des procédés industriels. [13]
P a g e | 34
De façon générale, une expérience est une étude pouvant être vue comme un processus de
production (figure III.9) composé d’intrants (des facteurs contrôlables et des facteurs
influençant le processus mais qui sont difficilement contrôlables) et de la sortie désirée. [24]
Un plan d'expérience est une approche statique d’optimisation des processus visant à modifier
différents facteurs simultanément pour étudier les phénomènes en vue de déterminer les valeurs
optimales. Il a pour but de minimiser le nombre d'essais pour obtenir des résultats fiables qui
reflètent la variation réelle du phénomène étudié en fonction de ses diverses caractéristiques.
Dans cette étude, nous utilisons la méthode des plans d’expériences de Taguchi. [24]
La méthode de Taguchi fait une utilisation spécifique de la méthode des plans d’expérience.
Les plans de Taguchi, par rapport aux plans classiques qui ne considèrent que les valeurs
moyennes des caractéristiques à optimiser, traitent conjointement la moyenne et la variabilité
P a g e | 35
des valeurs caractéristiques mesurées. Ils se distinguent par une réduction importante du
nombre d’essais tout en gardant une bonne précision. [24]
La méthode de Taguchi utilise la fonction de perte de qualité pour mesurer la variabilité des
caractéristiques de performance autour de la valeur cible robuste. La valeur de la fonction de
perte est en plus transformée en ratio Signal-Bruit qui est un indicateur de performance. La
métrique fonctionnelle, ou ce rapport Signal-Bruit (S/B), est construite de façon à ce que, plus
grande est sa valeur, meilleure est la qualité. La combinaison de niveaux de facteurs contrôlés,
ou facteurs d’entrée, qui donne le plus grand ratio est la solution robuste. [26]
Taguchi recommande l‘utilisation de ce ratio pour représenter la robustesse. Un produit est
robuste si sa qualité est insensible aux facteurs bruits. Le signal désigne moyenne de la réponse
et le bruit représente la dispersion de la réponse en fonction des facteurs bruits.
2. Analyse de la variance
L’analyse de la variance est appelée, dans la littérature anglo-saxonne, « Analysis of Variance
» ; son appellation est couramment abrégée en ANOVA.
Contrairement à ce que laisse penser son nom, l’analyse de variance n’étudie pas les différences
de variances entre populations mais les différences de moyennes. Cette méthode doit son nom
P a g e | 36
au fait qu’elle utilise des mesures de variance afin de juger du caractère significatif ou non,
c'est-à-dire de la significativité des différences de moyennes mesurées entre populations. [27]
Cette analyse constitue un test statistique (test de Fisher- Snedecor) et elle fournit les réponses
aux deux questions : [28]
est-ce le modèle nous apporte quelque chose ? La régression est-elle significative ?
est-ce que le modèle représente bien le phénomène ?
1. Mode opératoire
Pour les essais de lixiviation acide en milieu oxydant, on a suivi scrupuleusement le mode
opératoire suivant : prélever 2000 mL d’eau distillée placés dans un réacteur métallique d’un
volume utile de 2,5 litres. Placer ensuite le bécher sous l’agitateur animé d’une vitesse de
rotation de 800 trs/min.
A l’aide d’une burette, l’acide a été ajouté dans l’eau jusqu’au pH de consigne. Au moyen d’une
balance de précision, on a pesé 112,62 g de matière mis dans le bécher contenant la solution
d’acide soit une pulpe de 5 %. La solution d’oxydant préparée a permis de fixer le potentiel
redox de consigne à une valeur comprise entre 400 et 550 mV.
Après que l’essai ait été lancé, on a ajouté progressivement de l’acide pour maintenir
respectivement le pH aux valeurs de consigne jusqu’à la fin de l’essai. Le réacteur était couvert
pour empêcher les émanations du SO2. Après le temps fixé, l’essai a été arrêté et une lecture du
volume total d’acide consommé a été faite. On a filtré la pulpe pour prendre le volume du filtrat.
Le gâteau a été lavé pour récupérer le maximum de la solution imprégnante et le volume d’eau
de lavage a été noté pour un calcul exact du rendement de solubilisation après analyse chimique
effectuée sur le filtrat.
L’acide libre a été aussi analysé et a permis de calculer la consommation en acide.
Avec :
[g/l] : concentration de l’élément en gramme par litre dans le PLS ;
VPLS : volume du filtrat ;
%X : teneur de l’élément X dans le minerai ;
ms : masse solide utilisée.
P a g e | 38
La cinétique de lixiviation est conditionnée par plusieurs facteurs, certains sont contrôlables et
d’autres ne le sont pas. Le choix de ces paramètres et de leurs niveaux a été fait sur base de la
littérature et des essais préliminaires. [32], [33], [34], [35], [36], [37] Tous cités par [26]
Le tableau III.1 reprend les paramètres et leurs niveaux respectifs, pour les essais avec le
persulfate de sodium.
Niveaux
Code Paramètres
1 2 3 4
A pH 0,5 1 1,5 2
B Masse oxydant (g) 150 200 250 300
C Temps (h) 3 4 5 6
D Température (°C) 45 55 65 75
Le tableau III.2 reprend les paramètres et leurs niveaux respectifs, pour les essais avec le
persulfate d’ammonium.
Niveaux
Code Paramètres
1 2 3 4
A pH 0,5 1 1,5 2
B Masse oxydant (g) 40 80 120 160
C Temps (h) 3 4 5 6
D Température (°C) 45 55 65 75
P a g e | 39
Le tableau III.3 reprend les paramètres et leurs niveaux respectifs, pour les essais avec le
peroxyde d’hydrogène.
Niveaux
Code Paramètres
1 2 3 4
A pH 0,5 1 1,5 2
B Volume oxydant (mL) 20 30 40 50
C Temps (h) 3 4 5 6
D Température (°C) 45 55 65 75
Le tableau III.4 reprend les paramètres et leurs niveaux respectifs, pour les essais avec le
peroxyde de sodium.
Niveaux
Code Paramètres
1 2 3 4
A pH 0,5 1 1,5 2
B Masse oxydant (g) 20 40 60 80
C Temps (h) 3 4 5 6
D Température (°C) 45 55 65 75
4. Conditions opératoires
Pour la conduite des essais, une matrice orthogonale du plan fractionnaire a été choisie. La
matrice orthogonale L16 (44), 4 paramètres avec 4 niveaux de variations choisis pour des
raisons de compatibilité avec les conditions opératoires retenues.
La matrice orthogonale choisie est caractérisée par une indépendance entre les paramètres,
c’est-à-dire que l’effet de chaque paramètre sur la récupération du cuivre et sur la récupération
du cobalt est analysé indépendamment des autres facteurs.
P a g e | 40
L’ordre des essais a été obtenu en insérant les paramètres dans les colonnes de la matrice
orthogonale L16 (44) choisie comme plan d’expériences. Les tableaux III.5 ; III.6 ; III.7 ; III.8
sont des matrices orthogonales ou des arrangements orthogonaux L16 (44), des tables
d’intégration des nombres entiers dont les colonnes représentent les niveaux des facteurs.
Chaque rangée représente un essai.
Les calculs relatifs au plan de Taguchi ont été réalisés à l’aide du logiciel de statistique Minitab
18.0 de Minitab Inc. Une version d’essai (Validité de 30 jours) a été téléchargée sur le site du
fournisseur dans le cadre de ce travail.
Tableau III- 5: Matrice orthogonale L16 (44) du plan d’expériences utilisé pour le
persulfate de sodium
Tableau III- 6: Matrice orthogonale L16 (44) du plan d’expériences utilisé pour le
persulfate d’ammonium
Tableau III- 8: Matrice orthogonale L16 (44) du plan d’expériences utilisé pour le
peroxyde de sodium
Les essais de lixiviation étant réalisés essentiellement dans le but de solubiliser le cuivre et le
germanium, nous tiendrons compte du fait qu’à cette étape, d’abord la mise en solution est
visée. De ce fait, la solubilisation du cuivre et celle du germanium seront les deux grandeurs
d’intérêt ou les réponses du processus investigué. A cela s’ajoute un simple calcul de rentabilité
économique de l’opération tenant compte uniquement de la consommation en acide, et en
oxydant.
L’analyse des résultats sera faite au moyen de deux outils statistiques : la méthode de Taguchi
et l’analyse de la variance. L’optimisation de la récupération du cuivre et du germanium se
basera sur la caractéristique de performance, le maximum est le meilleur. Elle correspond à la
plus grande valeur du ratio signal bruit.
L’influence des paramètres (Δ) sera mesurée par la différence entre le maximum et le minimum
des ratios S/B pour les différents niveaux d’un facteur. Le classement des valeurs de Δ par ordre
des grandeurs décroissant donne l’ordre d’influence des paramètres sur le processus de
lixiviation.
P a g e | 43
Les interactions, évidentes entre les paramètres seront montrées par les pentes des droites
d’ajustement « solubilisation moyenne du métal (Cu, Co) - niveau du facteur », lesquelles seront
obtenues par régression linéaire.
L’analyse de la variance sera effectuée pour déterminer les paramètres statistiquement
significatifs. La statistique de Fisher-F de chaque paramètre est l’indicateur de la significativité.
En effet, si la valeur de F calculée par l’ANOVA est supérieure au F lu dans les tables de Fisher-
Snedecor à un intervalle de confiance de 95%, alors le paramètre possède un effet significatif
sur la variabilité de la récupération du métal considéré, mais dans le cas contraire le paramètre
n’est pas statistiquement significatif. La contribution de chaque paramètre au modèle postulé
sera évaluée par la statistique R2, une valeur trop faible indique que le paramètre influence peu
la qualité du modèle et pourrait être assimilé aux résidus.
P a g e | 44
Chapitre IV
PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS
IV.1. Introduction
Dans ce deuxième et dernier chapitre de la partie expérimentale, on présente l’intégralité de
résultats obtenus au cours des prélèvements journaliers de pH et de potentiel redox à l’usine et
les différents rendements de solubilisation y afférant ; lors de la caractérisation de l’échantillon ;
ainsi qu’au cours des essais de lixiviation avec les divers oxydants. Cette partie comprend tout
d’abord la présentation des résultats puis l’interprétation de ces derniers. Enfin, une analyse
économique élémentaire des opérations de lixiviation acide en milieu oxydant est présentée.
Les résultats repris dans le tableau suivant illustrent les valeurs moyennes des prélèvements
horaires du pH et du Eh prélevées dans la période allant du 16 au 21 avril 2024. Il sied de
signifier que l’air est l’agent oxydant qui était utilisé durant cette période.
LEACH 1 LEACH 2
pH Eh pH Eh pH Eh pH Eh
Sur base des résultats du tableau IV-1, il est possible d’établir les interprétations suivantes :
ces résultats montrent que les pH se trouvent dans une plage acceptable pour les deux
sections, mais que le potentiel est le paramètre le plus intriguant ;
ces résultats montrent également que les conditions opératoires ne sont pas les optimum,
au niveau de la deuxième lixiviation, ce qui conduirait à des faibles rendements de
solubilisation du cuivre ;
les conditions opératoires au niveau de la deuxième lixiviation ne sont pas suffisamment
oxydante pour faire passer la plus grande quantité de cuivre en solution confère le
diagramme de Pourbaix (figure I-1, et I-2), au contraire, ces conditions sont favorable
à la dissolution du fer et cobalt. D’où la nécessité d’utiliser un autre agent oxydant pour
les deux sections.
Les résultats repris dans le tableau suivant illustrent les rendements de solubilisation du cuivre,
cobalt, fer journaliers de la première et la seconde lixiviation, dans la période allant du 16 au
21 avril 2024.
Lixiviation 1 Lixiviation 2
DATE
Cu (%) Co (%) Fe (%) Cu (%) Co (%) Fe (%)
16/04/2024 0,52 52,45 46,81 32,48 93,16 98,94
17/04/2024 0,55 48,14 43,17 18,24 98,51 97,93
18/04/2024 0,19 26,82 29,99 32,02 89,71 94,04
19/04/2024 0,57 75,23 57,1 23,6 20,74 45
20/04/2024 0,71 41,59 36,88 13,35 68,54 49,81
21/04/2024 0,53 55,47 72,42 31,04 92,87 82,02
P a g e | 46
50
40
30
20
10
0
0 1 2 3 4 5
pH
Cu Co Fe
50
40
30
20
10
0
0 50 100 150 200 250 300 350 400
Eh (mV)
Cu Co Fe
100
Rendement (%)
80
60
40
20
0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2
pH
Cu Co Fe
100
Rendement (%)
80
60
40
20
0
330 335 340 345 350 355 360 365 370 375
Potentiel (mV)
Cu Co Fe
60
Rendement du cuivre (%)
50
40
30
20
10
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80
Rendement du Fer (%)
Sur base des résultats de la figure IV-1, il est possible d’établir les interprétations suivantes :
Sur base des résultats de la figure IV-3, il est possible d’établir les interprétations suivantes :
une situation similaire à celle de la première lixiviation a lieu pour les rendements de
dissolution du Fe, et du Co, les rendements de dissolution du Fe, et du Co augmentent
de manière inversement proportionnelle à l’augmentation du pH, mais les valeurs de
rendement sont plus élevés, de l’ordre de 90 % ;
les rendements du cuivre augmentent avec la diminution du pH, mais les valeurs de
rendement demeurent faible, inférieures à 35 %.
Sur base des résultats de la figure IV-4, il est possible d’établir les interprétations suivantes :
LEACH 1 LEACH 2
pH Eh pH Eh pH Eh pH Eh
ces résultats montrent que pour la première lixiviation les valeurs de pH à la sortie
varient entre 0,96 et 2,43 ; et celles du potentiel redox varient entre 258 et 345 mV ; les
conditions opératoires correspondent à la bonne plage selon le diagramme de pourbaix
(cfr figure I-2) pour la solubilisation du fer et du cobalt ;
ces résultats montrent que pour la seconde lixiviation les valeurs de pH à la sortie varient
entre 0,71 et 1,68 ; et celles du potentiel redox varient entre 345 et 448,2 mV ; les
P a g e | 51
Lixiviation 1 Lixiviation 2
DATE
Cu (%) Co (%) Fe (%) Cu (%) Co (%) Fe (%)
03/06/2024 8,57 76,17 83,87 96,89 96,16 98,37
04/06/2024 0,66 74,70 80,66 69,01 95,50 97,51
05/06/2024 9,44 93,40 64,22 89,97 97,63 97,89
06/06/2024 0,61 53,94 51,28 74,64 96,78 94,80
07/06/2024 0,82 56,85 50,06 65,54 98,25 96,33
08/06/2024 0,51 62,88 56,43 66,91 97,88 96,12
80.00
Rendement (%)
60.00
40.00
20.00
0.00
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
pH
60.00
50.00
40.00
30.00
20.00
10.00
0.00
200 220 240 260 280 300 320 340 360
Eh (mV)
100.00
90.00
80.00
70.00
Rendement (%)
60.00
50.00
40.00
30.00
20.00
10.00
0.00
0.5 0.7 0.9 1.1 1.3 1.5 1.7 1.9
pH
100.00
Rendement (%)
80.00
60.00
40.00
20.00
0.00
380 390 400 410 420 430 440 450 460
Eh (mV)
un phénomène similaire à celui observé pour l’air a lieu, les rendements de dissolution
du Fe, et du Co augmentent de manière inversement proportionnelle à l’augmentation
du pH, mais les valeurs de ces rendements sont assez élevés, soit un rendement moyen
de dissolution pendant cette période de 64,42 % pour le fer et de 70,01 % pour le cobalt;
pour le cuivre un phénomène également similaire à celui observé pour l’air a lieu, bien
qu’étant dans la bonne plage de pH selon le diagramme de pourbaix (cfr figure I-2), les
rendements de dissolution du Cu sont très faibles.
Sur base des résultats de la figure IV-7, il est possible d’établir les interprétations suivantes :
un phénomène similaire à celui observé pour l’air a lieu, les rendements de dissolution
du Fe, et du Co augmentent de manière inversement proportionnelle à l’augmentation
du potentiel redox, mais les valeurs de ces rendements sont assez élevés, suite à
l’augmentation du potentiel redox grâce à l’usage de l’oxygène comme oxydant, il sied
de signifier que les rendements de dissolution sont maximum pour les valeurs de
potentiel supérieur à 300 mV ;
P a g e | 54
les rendements de dissolution du cuivre sont très faibles, ce qui se justifie par le fait que
le potentiel redox de travail est inférieur à celui exigé par le diagramme de pourbaix (cfr
figure I-2) pour la dissolution du cuivre, compris entre 400 – 550 mV.
Sur base des résultats de la figure IV-8, il est possible d’établir les interprétations suivantes :
une situation similaire à celle de la première lixiviation a lieu pour les rendements de
dissolution du Fe, et du Co, les rendements de dissolution du Fe, et du Co augmentent
de manière inversement proportionnelle à l’augmentation du pH, mais les valeurs de
rendement sont plus élevés, soit un rendement moyen de dissolution pendant cette
période de 96,84 % pour le fer et de 97,03 % pour le cobalt ;
les rendements de dissolution du cuivre augmentent avec la diminution du pH, avec un
rendement moyen de dissolution pendant cette période de 77,16 % pour le cuivre.
Sur base des résultats de la figure IV-9, il est possible d’établir les interprétations suivantes :
les rendements de dissolution du Fe, et du Co augmentent faiblement avec augmentation
du potentiel, ils forment pratiquement un palier ce qui se justifie par le fait que l’oxygène
permet d’atteindre des valeurs de potentiel redox supérieur à 350 mV, rendant ainsi la
solubilisation de la quasi-totalité de fer et de cobalt possible ;
les rendements de dissolution du cuivre augmentent de manière proportionnelle à
l’augmentation du potentiel redox, avant 400 mV l’augmentation assez faible, au-delà
l’accroissement en fonction de l’augmentation du potentiel devient plus grand,
permettant d’atteindre un rendement de 96 % à un potentiel redox d’environ 450 mV ;
au regard de tout ce qui précède, il se dégage clairement que l’oxygène est performant
en tant qu’oxydant lors de la lixiviation, et que les diminutions de rendement de solution
du cuivre observées à la deuxième lixiviation sont dues à l’interaction de son influence
avec celles d’autres paramètres.
Sur base des résultats du tableau IV-5, il est possible d’établir les interprétations suivantes :
le pH montre qu’il s’agit d’une pulpe acide, ce qui conditionne son séchage à être
effectué à l’air libre car le séchage à l’étuve conduirait au dégagement des émanations
des acides ;
la valeur de la densité de la pulpe est supérieure à celle indiquée dans les paramètres de
consigne, qui est celle d’être entre 1,3 et 1,5 ; ce qui montre que les conditions
opératoires non pas étaient respectées au niveau de la décantation ;
la valeur de la densité solide montre que lors de la première lixiviation, une assez grande
partie de solide a été solubilisé car nous sommes passés d’une densité solide de 7
.(densité de l’alliage blanc) à 3,3.
Sur base des résultats du tableau IV-2, il est possible d’établir les interprétations suivantes :
les teneurs assez faibles en fer et cobalt montre qu’ils ont été solubilisés dans une grande
mesure lors de la première lixiviation ;
P a g e | 56
les teneurs en cuivre et germanium montre qu’ils ont été très faiblement solubilisés lors
de la première lixiviation et par conséquent ces deux métaux ont subi un phénomène de
concentration dans la pulpe.
Les résultats expérimentaux consignés dans le tableau IV-7, montrent que les meilleures
solubilisations du plan d’expériences interviennent au neuvième essai pour le cuivre
(Température : 75 °C ; pH : 1,5 ; Temps : 5 heures et masse d’oxydant : 150 g) et au troisième
essai pour le germanium (Température : 65 °C ; pH : 0,5 ; Temps : 5 heures et masse d’oxydant :
250 g). Le rendement de solubilisation et la concentration dans le PLS sont respectivement de
: 94,14 % ; 17,81 g/l de Cu et 77,43 % ; 97,32 mg/ml de Ge. Alors que les faibles valeurs sont
obtenues au treizième essai pour le cuivre et au treizième essai pour le germanium. Ces valeurs
sont : 80,01 % ; 15,14 g/l de Cu et 46,80 % ; 58,82 mg/ml de Ge. Les niveaux de paramètres
correspondants sont : (Température = 45 °C ; pH : 2 ; Temps = 4 heures et masse d’oxydant =
300 g) pour le cuivre et (Température = 45 °C ; pH : 2 ; Temps = 4 heures et masse d’oxydant =
300 g) pour le germanium.
c) Méthodologie de Taguchi
Les masses moyennes de la fraction lixiviée par niveau de facteur sont données dans les tableaux
IV-8 et IV-9. Elles représentent les moyennes des masses solubilisées relatives aux différents essais
réalisés pour les quatre niveaux de chaque facteur.
Tableau IV- 8: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du
cuivre
Tableau IV- 9: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du
germanium
De l’analyse de tableaux IV-8 et IV-9, nous observons que l’influence du pH sur le rendement
de solubilisation en général est notable en ce sens qu’il donne le plus grand écart (différence
entre la masse élevée et la faible masse des quatre niveaux) de masse entre les moyennes de
quatre niveaux, l’écart vaut 7,86 g pour le cuivre et 18,79 g pour le germanium. L’écart donné
par la température est de 5,85 g pour le cuivre et 7,7 g pour le germanium, son influence est
significative, juste après celle du pH, pour la solubilisation du cuivre, tandis que pour la
solubilisation germanium, il vient en troisième position, juste après celle de la masse de
l’oxydant.
Pour le cuivre, la masse d’oxydant donne le faible écart donc une faible influence sur la
récupération globale ; tandis que pour le germanium, c’est le temps qui donne le faible écart.
c.2) Analyse du Ratio signal-bruit (S/B)
Niveau Paramètres
pH Oxydant Temps Température
1 39,17 38,96 38,91 38,65
2 38,98 39,06 39,07 39,01
3 39,24 38,96 39,14 38,97
4 38,46 38,88 38,75 39,23
Delta 0,78 0,18 0,39 0,58
Rang 1 4 3 2
Paramètres
Niveau
pH Oxydant Temps Température
1 37,56 36,48 36,7 36,06
2 37,06 35,97 36,83 36,35
3 36,66 37,32 36,66 36,67
4 34,96 36,46 36,04 37,14
Delta 2,6 1,34 0,79 1,08
Rang 1 2 4 3
P a g e | 60
Figure IV- 10: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B
pour la solubilisation cuivre
Figure IV- 11: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B
pour la solubilisation germanium
P a g e | 61
En analyse statistique, l’effet d’un paramètre représente sa capacité à faire varier de façon
significative la réponse du système étudié. Autrement dit, le paramètre qui contrôle le procédé
est le paramètre le plus influent. Il en résulte que le comportement à la lixiviation de l’alliage
blanc est plus dépendant du pH. Selon qu’il s’agit de la solubilisation du cuivre et/ou du
germanium, l’ordre d’importance entre les autres paramètres est choisi selon le cas.
L’essai réalisé dans les conditions optimales de lixiviation du cuivre (A3B2C3D4) donne un
rendement de solubilisation de 97,04 %. Pour le germanium, la paramétrisation optimale étant
: A1B3C2D4, l’essai donne un rendement de solubilisation de 86,72 %. Dans les conditions
optimales de lixiviation du cuivre, l’essai donne pour le germanium un rendement de
solubilisation de 69,08 % ; la différence notée avec son optimum est de 17,64 %. Inversement,
la paramétrisation optimale du germanium donne un rendement de solubilisation du cuivre de
94,62 %. Ce qui équivaut à une différence de 2,42 % du rendement dans les conditions
optimales de solubilisation du germanium.
De l’analyse de ces résultats, nous avons retenu les conditions de solubilisation du germanium
comme conditions optimales (cuivre et germanium) pour la suite.
Les Figures IV-12 et IV-13, ci-après montrent les interactions entre paramètres contrôlés sur le
processus de lixiviation acide oxydante avec comme le persulfate de sodium comme oxydant
des métaux cuivre et germanium.
En analyse statistique, l’interaction entre paramètres contrôlés est visualisée par les droites
d’ajustement. Ces droites doivent être parallèles entre elles pour justifier l’absence d’interaction
[40] et, dans ce cas d’espèce, l’absence d’interaction sous-entend une dépendance linéaire entre
paramètres contrôlés. En d’autres termes, le passage d’un niveau à l’autre d’un paramètre donné
imprime une certaine variation de la métrique fonctionnelle signal-bruit. S’il n’y a pas
d’interaction entre deux ou plusieurs paramètres et la même variation de la métrique
fonctionnelle sera enregistrée lors du passage d’un niveau à un autre d’un autre paramètre.
L’observation des droites données aux Figures IV-12 et IV-13 montre que tous les paramètres
contrôlés sont en interaction entre eux et ce, pour la solubilisation de deux métaux. Cependant,
la Figure IV-12, par exemple, montre que la température est en interaction qu’on peut
considérer interaction forte avec tous les autres paramètres. Le pH et la masse de l’oxydant sont
entre eux en interaction pour le processus de lixiviation du cuivre.
De même, la Figure IV-13 relative à la visualisation des interactions entre paramètres contrôlés
sur le processus de lixiviation du germanium, montre quant à elle, que tous les paramètres sont
en forte interaction mutuelle.
P a g e | 64
La prise en compte des interactions dans les méthodes des plans d’expériences, plus
spécifiquement dans un plan d’expériences orthogonal, n’est pas suffisante pour justifier le
comportement du processus de lixiviation de ces deux métaux. En effet, la limitation ou
l’insuffisance de cette méthode est qu’elle ne permet pas d’affirmer ou non si cette interaction
est de nature à affecter les rendements de solubilisation obtenus. Seule la méthode de l’analyse
de la variance pourra donner ces informations.
L’analyse de la variance pour la lixiviation du cuivre (tableau IV-12) confirme les résultats
obtenus précédemment. En effet, en analyse de la variance, si le facteur F (du test de Fisher)
calculé est supérieur au F lu dans les tables, alors le paramètre considéré est significatif [41],
sinon il ne l’est pas. [42]
P a g e | 65
60
50
40
30
20
10
0
pH Oxydant Oxydant Temps
Température
cu 44.24 1.28 10.31 20.66 22.97
Ge 58.22 15.34 5.09 9.35 12
Tableau IV- 14: Résultats des essais de lixiviation avec le persulfate d’ammonium
Rendements de
Paramètres et leurs niveaux
N° de solubilisation ou réponses
l'essai Masse Temps Température
pH % Cu %Ge
oxydant (g) (h) (°C)
1 0,5 40 3 45 89,47 81,34
2 0,5 80 4 55 99,59 82,29
3 0,5 120 5 65 99,59 82,23
4 0,5 160 6 75 99,78 80,21
5 1 40 4 65 92,22 74,39
6 1 80 3 75 91,53 72,71
7 1 120 6 45 91,82 73,45
8 1 160 5 55 87,69 75,32
9 1,5 40 5 75 92,54 60,49
10 1,5 80 6 65 89,47 72,96
11 1,5 120 3 55 72,71 62,69
12 1,5 160 4 45 85,06 61,38
13 2 40 6 55 81,36 41,31
14 2 80 5 45 77,21 48,49
15 2 120 4 75 82,88 28,54
16 2 160 3 65 59,54 42,07
Les résultats expérimentaux consignés dans le tableau IV-14, montrent que les meilleures
solubilisations du plan d’expériences interviennent au quatrième essai pour le cuivre
(Température : 75 °C ; pH : 0,5 ; Temps : 6 heures et masse d’oxydant : 160 g) et au troisième
essai pour le germanium (Température : 65 °C ; pH : 0,5 ; Temps : 5 heures et masse d’oxydant :
120 g). Le rendement de solubilisation et la concentration dans le PLS sont respectivement de
: 99,78 % ; 18,87 g/l de Cu et 82,23 % ; 106,8 mg/ml de Ge. Alors que les faibles valeurs sont
obtenues au seizième essai pour le cuivre et au quinzième essai pour le germanium. Ces valeurs
sont : 59,54 % ; 11,26 g/l de Cu et 28,54 % ; 35,87 mg/ml de Ge. Les niveaux de paramètres
correspondants sont : (Température = 65 °C ; pH : 2 ; Temps = 3 heures et masse d’oxydant =
160 g) pour le cuivre et (Température = 75 °C ; pH : 2 ; Temps = 4 heures et masse d’oxydant =
120 g) pour le germanium.
P a g e | 68
c) Méthodologie de Taguchi
Les masses moyennes de la fraction lixiviée par niveau de facteur sont données dans les tableaux
IV-15 et IV-16. Elles représentent les moyennes des masses solubilisées relatives aux différents
essais réalisés pour les quatre niveaux de chaque facteur.
Tableau IV- 15: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du
cuivre
Tableau IV- 16: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du
germanium
De l’analyse de tableaux IV-15 et IV-16, nous observons que l’influence du pH sur le rendement
de solubilisation en général est notable en ce sens qu’il donne le plus grand écart de masse entre
les moyennes de quatre niveaux, l’écart vaut 21,85 g pour le cuivre et 41,42 g pour le
germanium. L’écart donné par le temps est de 12,29 g pour le cuivre et 5,33 g pour le
germanium, son influence est significative, juste après celle du pH, pour la solubilisation du
cuivre, tandis que pour la solubilisation germanium, il vient en quatrième position, juste après
celle de la masse de l’oxydant.
P a g e | 69
Pour le cuivre, la température donne le faible écart donc une faible influence sur la récupération
globale ; tandis que pour le germanium, c’est le temps qui donne le faible écart.
c.2) Analyse du Ratio signal-bruit (S/B)
Les résultats sont donnés aux tableaux IV-17 et IV-18 respectivement pour la mise en solution
du cuivre et du germanium.
Niveau Paramètres
pH Oxydant Temps Température
1 39,74 38,72 37,75 38,66
2 39,16 39,00 39,06 38,57
3 38,30 38,71 38,73 38,45
4 37,46 38,23 39,12 38,98
Delta 2,28 0,76 1,37 0,53
Rang 1 3 2 4
Paramètres
Niveau
pH Oxydant Temps Température
1 38,22 35,90 35,97 36,25
2 37,38 36,63 35,15 36,03
3 36,15 35,17 36,30 36,37
4 31,91 35,97 36,25 35,01
Delta 6,32 1,46 1,15 1,35
Rang 1 2 4 3
P a g e | 70
Figure IV- 15: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B
pour la solubilisation cuivre
Figure IV- 16: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B
pour la solubilisation germanium
P a g e | 71
L’observation des droites données aux Figures IV-17 et IV-18 montre que tous les paramètres
contrôlés sont en interaction entre eux et ce, pour la solubilisation de deux métaux. Cependant,
la Figure IV-17, par exemple, montre que le pH est en interaction qu’on peut considérer
interaction très faible avec tous les autres paramètres. La température, le temps et la masse de
l’oxydant sont entre eux en interaction forte pour le processus de lixiviation du cuivre.
De même, la Figure IV-18 relative à la visualisation des interactions entre paramètres contrôlés
sur le processus de lixiviation du germanium, montre une situation quasiment identique à celle
du processus de lixiviation du cuivre.
d) Analyse de la variance (ANOVA)
Les Tableaux IV-19 et IV-20 ci-après donnent l’analyse de variance pour la lixiviation acide des
métaux Cu et Ge.
P a g e | 74
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
pH Oxydant Temps Température
Cu 65.09 4.95 22.74 2.51
Ge 92.48 2.67 1.7 2.88
Figure IV- 19: Contribution de chaque paramètre contrôlable sur le rendement de lixiviation
des métaux Cu et Ge.
Tableau IV- 21: Résultats des essais de lixiviation avec le peroxyde de sodium
Rendements de
Paramètres et leurs niveaux
N° de solubilisation ou réponses
l'essai Masse Temps Température
pH % Cu %Ge
oxydant (g) (h) (°C)
1 0,5 20 3 45 58,25 68,19
2 0,5 40 4 55 68,87 81,47
3 0,5 60 5 65 68,82 75,68
4 0,5 80 6 75 66,94 77,74
5 1 20 4 65 65,55 73,68
6 1 40 3 75 64,58 91,69
7 1 60 6 45 63,36 75,05
8 1 80 5 55 62,97 75,32
9 1,5 20 5 75 58,80 72,55
10 1,5 40 6 65 65,35 56,25
11 1,5 60 3 55 61,45 63,65
12 1,5 80 4 45 64,64 71,15
13 2 20 6 55 62,66 67,45
14 2 40 5 45 61,20 63,54
15 2 60 4 75 62,40 62,42
16 2 80 3 65 61,88 45,83
Les résultats expérimentaux consignés dans le tableau IV-21, montrent que les meilleures
solubilisations du plan d’expériences interviennent au deuxième essai pour le cuivre
(Température : 55°C ; pH : 0,5 ; Temps : 4 heures et masse d’oxydant : 40 g) et au sixième
essai pour le germanium (Température : 75 °C ; pH : 1 ; Temps : 3 heures et masse d’oxydant :
40 g). Le rendement de solubilisation et la concentration dans le PLS sont respectivement de :
68,87 % ; 13,03 g/l de Cu et 91,69 % ; 119,89 mg/ml de Ge. Alors que les faibles valeurs sont
obtenues au neuvième essai pour le cuivre et au seizième essai pour le germanium. Ces valeurs
sont : 58,80 % ; 11,12 g/l de Cu et 45,83 % ; 59,31 mg/ml de Ge. Les niveaux de paramètres
correspondants sont : (Température = 75 °C ; pH : 1,5 ; Temps = 5 heures et masse d’oxydant =
20 g) pour le cuivre et (Température = 65 °C ; pH : 2 ; Temps = 3 heures et masse d’oxydant =
80 g) pour le germanium.
P a g e | 77
c) Méthodologie de Taguchi
Les masses moyennes de la fraction lixiviée par niveau de facteur sont données dans les tableaux
IV-22 et IV-23. Elles représentent les moyennes des masses solubilisées relatives aux différents
essais réalisés pour les quatre niveaux de chaque facteur.
Tableau IV- 22: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du
cuivre
Tableau IV- 23: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du
germanium
De l’analyse de tableaux IV-22 et IV-23, nous observons que pour la solubilisation du cuivre,
l’influence du temps est notable en ce sens qu’il donne le plus grand écart de masse entre les
moyennes de quatre niveaux, l’écart vaut 3,82 g. L’influence du pH sur le rendement de
solubilisation du germanium est notable en ce sens qu’il donne le plus grand écart de masse
entre les moyennes de quatre niveaux, l’écart vaut 21,79 g. L’écart donné par la masse de
l’oxydant est de 3,69 g pour le cuivre et 7,39 g pour le germanium, son influence est
significative, et est en deuxième position, pour la solubilisation des deux métaux.
P a g e | 78
Pour le cuivre, la température donne le faible écart donc une faible influence sur la récupération
globale ; tandis que pour le germanium, c’est le temps qui donne le faible écart.
c.2) Analyse du Ratio signal-bruit (S/B)
Les résultats sont donnés aux tableaux IV-24 et IV-25 respectivement pour la mise en solution
du cuivre et du germanium.
Niveau Paramètres
pH Oxydant Temps Température
1 36,33 35,74 35,78 35,82
2 36,14 36,25 36,30 36,11
3 35,92 36,12 35,97 36,31
4 35,85 36,13 36,20 36,00
Delta 0,48 0,51 0,52 0,48
Rang 4 2 1 3
Paramètres
Niveau
pH Oxydant Temps Température
1 37,57 35,92 36,55 36,71
2 37,83 37,40 37,01 36,78
3 36,18 37,01 36,46 36,06
4 34,96 36,21 36,51 36,99
Delta 2,87 1,48 0,55 0,94
Rang 1 2 4 3
P a g e | 79
Figure IV- 20: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B
pour la solubilisation cuivre
Figure IV- 21: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B
pour la solubilisation germanium
P a g e | 80
L’observation des droites données aux Figures IV-17 et IV-18 montre que tous les paramètres
contrôlés sont en interaction entre eux et ce, pour la solubilisation de deux métaux. Cependant,
la Figure IV-17, par exemple, montre que le pH est en interaction qu’on peut considérer
interaction très faible avec tous les autres paramètres. La température, le temps et la masse de
l’oxydant sont entre eux en interaction forte pour le processus de lixiviation du cuivre.
De même, la Figure IV-18 relative à la visualisation des interactions entre paramètres contrôlés
sur le processus de lixiviation du germanium, montre une situation quasiment identique à celle
du processus de lixiviation du cuivre.
d) Analyse de la variance (ANOVA)
Les Tableaux IV-26 et IV-27 ci-après donnent l’analyse de variance pour la lixiviation acide des
métaux Cu et Ge.
P a g e | 83
Les contributions de chaque paramètre sont visualisées sur la Figure IV-24 ci-après.
70.00
60.00
50.00
40.00
30.00
20.00
10.00
0.00
pH Oxydant Temps Température
Cu 23.18 21.33 24.44 18.50
Ge 64.91 18.24 2.29 5.96
Figure IV- 24: Contribution de chaque paramètre contrôlable sur le rendement de lixiviation
des métaux Cu et Ge
Tableau IV- 28: Résultats des essais de lixiviation avec le peroxyde d’hydrogène
Rendements de
Paramètres et leurs niveaux
solubilisation ou réponses
N° de
Volume de
l'essai Temps Température
pH l’oxydant % Cu %Ge
(h) (°C)
(ml)
1 0,5 20 3 45 69,99 77,19
2 0,5 30 4 55 77,01 75,52
3 0,5 40 5 65 83,54 79,74
4 0,5 50 6 75 81,18 80,77
5 1 20 4 65 82,03 77,79
6 1 30 3 75 69,86 74,58
7 1 40 6 45 71,35 75,97
8 1 50 5 55 73,00 68,15
9 1,5 20 5 75 73,93 59,90
10 1,5 30 6 65 75,47 64,64
11 1,5 40 3 55 68,63 62,66
12 1,5 50 4 45 83,47 70,79
13 2 20 6 55 68,11 47,91
14 2 30 5 45 68,06 51,99
15 2 40 4 75 67,90 35,65
16 2 50 3 65 67,17 47,66
Les résultats expérimentaux consignés dans le tableau IV-28, montrent que les meilleures
solubilisations du plan d’expériences interviennent au troisième essai pour le cuivre
(Température : 64°C ; pH : 0,5 ; Temps : 5 heures et volume d’oxydant : 40 ml) et au quatrième
essai pour le germanium (Température : 75 °C ; pH : 0,5 ; Temps : 6 heures et volume
d’oxydant : 50 ml). Le rendement de solubilisation et la concentration dans le PLS sont
respectivement de : 83,54 % ; 15,80 g/l de Cu et 80,77 % ; 105,61 mg/ml de Ge. Alors que les
faibles valeurs sont obtenues pour les deux métaux au seizième essai. Ces valeurs sont : 67,17
% ; 12,71 g/l de Cu et 47,66 % ; 62,32 mg/ml de Ge. Les niveaux de paramètres correspondants
sont : (Température = 65 °C ; pH : 2 ; Temps = 3 heures et volume d’oxydant = 50 ml).
P a g e | 86
c) Méthodologie de Taguchi
Les masses moyennes de la fraction lixiviée par niveau de facteur sont données dans les tableaux
IV-29 et IV-30. Elles représentent les moyennes des masses solubilisées relatives aux différents
essais réalisés pour les quatre niveaux de chaque facteur.
Tableau IV- 29: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du
cuivre
Tableau IV- 30: Masse moyenne lixiviée par niveau de facteurs pour la lixiviation du
germanium
De l’analyse de tableaux IV-29 et IV-30, nous observons que pour la solubilisation du cuivre,
l’influence du pH est notable en ce sens qu’il donne le plus grand écart de masse entre les
moyennes de quatre niveaux, l’écart vaut 10,12 g. L’influence du pH sur le rendement de
solubilisation du germanium est notable en ce sens qu’il donne le plus grand écart de masse
entre les moyennes de quatre niveaux, l’écart vaut 32,70 g. L’écart donné par le volume de
l’oxydant est de 3,60 g pour le cuivre et 3,33 g pour le germanium, son influence est en
quatrième position, pour la solubilisation du cuivre et en troisième position, pour la
solubilisation du germanium.
P a g e | 87
Pour le germanium, le temps donne le faible écart donc une faible influence sur la récupération
globale ; tandis que pour le cuivre, le temps est en deuxième position.
c.2) Analyse du Ratio signal-bruit (S/B)
Les résultats sont donnés aux tableaux IV-31 et IV-32 respectivement pour la mise en solution
du cuivre et du germanium.
Niveau Paramètres
pH Oxydant Temps Température
1 37,81 37,31 36,76 37,26
2 37,37 37,21 37,77 37,10
3 37,52 37,22 37,43 37,70
4 36,63 37,61 37,37 37,27
Delta 1,19 0,40 1,00 0,31
Rang 1 4 2 3
Paramètres
Niveau
pH Oxydant Temps Température
1 37,87 36,14 36,18 36,67
2 37,39 36,39 35,86 35,91
3 36,17 35,66 36,14 36,41
4 33,10 36,34 36,36 35,55
Delta 4,78 0,73 0,50 1,12
Rang 1 3 4 3
P a g e | 88
Figure IV- 25: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B
pour la solubilisation cuivre
Figure IV- 26: Effet principaux de facteurs contrôlables sur la performance statistique S/B
pour la solubilisation germanium
P a g e | 89
L’essai réalisé dans les conditions optimales de lixiviation du cuivre (A1B4C2D3) donne un
rendement de solubilisation de 87,41 %. Pour le germanium, la paramétrisation optimale étant
: A1B2C4D1, l’essai donne un rendement de solubilisation de 84,19 %.
Dans les conditions optimales de lixiviation du cuivre, l’essai donne pour le germanium un
rendement de solubilisation de 80,65 % ; la différence notée avec son optimum est de 3,54 %.
Inversement, la paramétrisation optimale du germanium donne un rendement de solubilisation
du cuivre de 76,39 %. Ce qui équivaut à une différence de 11,02 % du rendement dans les
conditions optimales de solubilisation du germanium.
De l’analyse de ces résultats, nous avons retenu les conditions de solubilisation du cuivre
comme conditions optimales (cuivre et germanium) pour la suite.
Les Figures IV-27 et IV-28, ci-après montrent les interactions entre paramètres contrôlés sur le
processus de lixiviation acide oxydante avec comme le persulfate d’ammonium comme oxydant
des métaux cuivre et germanium.
L’observation des droites données aux Figures IV-27 et IV-28 montre que tous les paramètres
contrôlés sont en interaction entre eux et ce, pour la solubilisation de deux métaux. Cependant,
la Figure IV-27, par exemple, montre que le pH est en interaction qu’on peut considérer
interaction faible avec le temps. La température, le temps et le volume de l’oxydant sont entre
eux en interaction forte pour le processus de lixiviation du cuivre.
De même, la Figure IV-28 relative à la visualisation des interactions entre paramètres contrôlés
sur le processus de lixiviation du germanium, montre que le pH est en interaction qu’on peut
considérer interaction très faible avec tous les autres paramètres. La température, le temps et la
masse de l’oxydant sont entre eux en interaction forte pour le processus de lixiviation du
germanium.
d) Analyse de la variance (ANOVA)
Les Tableaux IV-26 et IV-27 ci-après donnent l’analyse de variance pour la lixiviation acide des
métaux Cu et Ge.
P a g e | 92
Mais que pour la probabilité critique (p-valeur), le pH est le paramètre significatif (p = 0,02).
Les contributions des paramètres par ordre décroissant sont de 90,06 % ; 4,00 % ; 1,01 % et
0,45 % respectivement pour le pH, la température, le volume de l’oxydant, et le temps.
Les contributions de chaque paramètre sont visualisées sur la Figure IV-29 ci-après.
100.00
90.00
80.00
70.00
60.00
50.00
40.00
30.00
20.00
10.00
0.00
pH Oxydant Temps Température
Cu 41.78 6.17 29.44 11.84
Ge 90.06 1.01 0.45 4.00
1. Persulfate de sodium
Dans les conditions optimales de solubilisation du cuivre, il faut 250 g de persulfate de sodium
pour lixivier 112,62 g de cuivre. Par tonne de cuivre, il faudrait 2,22 tonnes de persulfate de
sodium, le prix du persulfate de sodium étant sur le marché de 47,78 USD par kilogramme ; ce
qui fait un total de 105116 USD par tonne de cuivre équivalent.
2. Persulfate d’ammonium
4. Peroxyde d’hydrogène
Dans les conditions optimales de solubilisation du cuivre, il faut 50 ml de peroxyde
d’hydrogène pour lixivier 112,62 g de cuivre. Par tonne de cuivre, il faudrait 443,97 litres de
peroxyde d’hydrogène, le prix du peroxyde d’hydrogène étant sur le marché de 2,72 USD par
litre ; ce qui fait un total de 1207,6 USD par tonne de cuivre équivalent.
Le tableau IV.35 ci-après présente les données de l’analyse comparative en termes d’oxydants
consommés pour la lixiviation.
Avec un coût total de 1207,6 USD pour sa consommation comme oxydant par tonne de cuivre
équivalent, lors de la lixiviation acide oxydante ; il ressort clairement que le peroxyde
d’hydrogène, est le plus économiquement rentable des quatre oxydants utilisés lors de cette
étude pour la lixiviation de l’alliage blanc.
P a g e | 95
Conclusion générale
Ce travail de mémoire avait pour but, d’une part l’évaluation des performances métallurgiques
de l’air et l’oxygène comme oxydant sur le processus de lixiviation du cuivre contenu dans
l’alliage blanc à l’échelle industrielle, et ceci grâce à des prélèvements journaliers de pH et de
potentiel redox ainsi que le calcul des rendements de solubilisation du cuivre y afferant.
Les discussions et interprétations des prélèvements journaliers réalisés avec l’air comme oxydant
ont démontré que l’air est peu performant en tant qu’oxydant lors de la lixiviation, lors de son
usage les valeurs de rendement ont été très faible, inférieures à 35 %, à cause de son incapacité
à atteindre un potentiel redox supérieur à 375 mV. Quant à celles avec l’oxygène, il se dégage
clairement que l’oxygène est très performant en tant qu’oxydant lors de la lixiviation, car il
occasionne une augmentation du potentiel, permettant d’atteindre un rendement de 96,89 % à
un pH de 0,71 et un potentiel redox d’environ 450 mV.
L’échantillon traité titrait en moyenne 33,59 % en cuivre total, 2322 ppm en germanium, 8,33
% en fer et 1,99 % en cobalt. Il sied de signifier que ces métaux sont sous forme métallique.
Pour ce faire, une étude d’optimisation de paramètres de mise en solution a été effectuée sur
base de la matrice orthogonale L16(44) du plan de Taguchi. Une analyse statistique des résultats
obtenus suivant la méthode de Taguchi a permis d’établir le lien entre les rendements de
récupération du cuivre et du cobalt et les paramètres étudiés.
L’analyse des ratios signal-bruit de la méthodologie de Taguchi, pour la lixiviation avec le
persulfate de sodium comme oxydant, a montré que les niveaux optimaux des paramètres sont
respectivement : 0,5; 250 g; 4 heures et 75 °C correspondant respectivement au pH (A), à la
masse de l’oxydant (B), au temps (C), à la température (D). Avec des rendements de
solubilisation de 94,62 % pour le cuivre et 86,72 % pour le germanium.
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