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Cours de Base en Imagerie - 021610 2

Le document présente les techniques d'imagerie médicale, leurs objectifs, et leur évolution historique. Il décrit les différentes modalités d'imagerie, telles que la radiographie, le scanner, l'échographie et l'IRM, ainsi que leurs applications dans le diagnostic et le suivi des maladies. La radioprotection est également abordée, soulignant l'importance de minimiser les risques liés aux rayonnements ionisants tout en justifiant leur utilisation médicale.

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Le document présente les techniques d'imagerie médicale, leurs objectifs, et leur évolution historique. Il décrit les différentes modalités d'imagerie, telles que la radiographie, le scanner, l'échographie et l'IRM, ainsi que leurs applications dans le diagnostic et le suivi des maladies. La radioprotection est également abordée, soulignant l'importance de minimiser les risques liés aux rayonnements ionisants tout en justifiant leur utilisation médicale.

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LA PERLE

S.I.2

TECHNIQUES
D’IMAGERIE MEDICALE

Nom de l’enseignant : M. DJEM Hans

Année académique : 2023/2024

1
Techniques d’Imagerie Médicale
OBJECTIF GÉNÉRAL

Donner aux étudiants les connaissances nécessaires sur les notions de base en Imagerie Médicale
:

OBJECTIFS SPECIFIQUES

Les étudiants devront être capable de :

• Maitriser les différentes modalités en imagerie Médicale


• Donner les Principes et mesures de radioprotection
• Connaitre les Produits de contraste utilisés en Imagerie Médicale
• Connaitre la préparation des patients à un examen d’imagerie médicale
• Connaitre la radio anatomie normale des examens d’imagerie médicale les plus
courants
• Connaitre Quelques Indications des examens spéciaux les plus courants
• Connaitre la Sémiologie radiologique de base

2
Techniques d’Imagerie Médicale
INTRODUCTION

Le terme “imagerie médicale” remplace aujourd’hui les appellations “radiologie” ou


“radiodiagnostic”. La discipline s’est profondément transformée non seulement suite aux très
importants progrès de la technologie en matière de rayons X, mais également suite à l’apparition
de multiples nouvelles méthodes qui ne reposent plus sur l’utilisation de rayons X produits par un
tube radiogène.

Image = reflet de la réalité J'appelle image d'abord les ombres ensuite les reflets qu'on voit dans
les eaux, ou à la surface des corps opaques, polis et brillants et toutes les représentations de ce
genre (Platon)

L'image abolit le temps et l'espace. Elle est lecture instantanée et présence immédiate du monde.
À travers elle l'homme se reconnaît ; pourtant sa richesse est ambiguë et son pouvoir d'aliénation
extrême. L'image sert de vérité. Elle s'offre à tous et se refuse à chacun.

Des logiciels de plus en plus puissants et sophistiqués permettent de créer des univers virtuels et
qui peuvent se donner comme tels, mais aussi truquer n'importe quelle image apparemment
« réelle ». Toute image est désormais manipulable et peut perturber la distinction entre « réel » et
visuel.

L’Imagerie Médicale est la discipline médicale mettant en œuvre les moyens actuels pour
observer sur le vivant les manifestations internes de la maladie en utilisant des sources de
rayonnement (pas nécessairement ionisant), externes ou internalisées.

Les images produites par les techniques d’Imagerie Médicale doivent donner lieu à une double
interprétation : elles doivent être décodées en fonction de la technique utilisée et interprétées
ensuite en fonction de la situation clinique du malade pour finalement fournir un diagnostic, un
élément du diagnostic, ou une évaluation de la situation actuelle de la maladie

On soigne un patient, on ne soigne pas des images

L'imagerie médicale regroupe les moyens d'acquisition et de restitution d'images du corps humain
à partir de différents phénomènes physiques tels que : l'absorption des rayons X, la résonance

3
Techniques d’Imagerie Médicale
magnétique nucléaire, la réflexion d'ondes ultrasons ou la radioactivité. On associe parfois à
l’imagerie médicale les techniques d'imagerie optique comme l'endoscopie.

Les techniques de l’imagerie médicale sont considérées surtout comme outil diagnostique, elles
sont aussi largement utilisées dans la recherche biomédicale.

On peut classer ces techniques en deux grandes familles :

• L'imagerie de transmission : le rayonnement ou faisceau externe traverse le patient.


• Imagerie d'émission : le rayonnement vient du patient après l'injection du traceur ou
isotope radioactif.

La première application d’imagerie médicale date de 1895 avec l’utilisation des rayons X. C’est
le début de la radiographie. Ensuite, les techniques vont s’améliorer avec l’arrivée de la
scintigraphie du scanner de l’échographie puis de I’IRM L’imagerie médicale est aujourd’hui
incontournable dans l’établissement du diagnostic, pour évaluer la sévérité d’une pathologie,
étudier l’efficacité d’un traitement ….

L’imagerie médicale est une science récente. Parmi les grands repères qui marquent son
évolution, on cite :

➢ 1895 : Découverte des rayons X par Roentgen et première radiographie


➢ 1955 : Mise au point de la visualisation du corps humain en coupes par utilisation des
ultrasons (échographie).
➢ 1972 : visualisation du corps humain en coupes grâce aux rayons X et à l’ordinateur
(scanner X) par Hounsfield.
➢ 1973 : Mise au point de la visualisation du corps humain par l’IRM, grâce aux champs
magnétiques, aux ondes radios et à l’ordinateur, par Lauterbur et Damadian.
➢ 1990 : développement de la médecine nucléaire.

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Techniques d’Imagerie Médicale
CHAPITRE I : LES DIFFERENTES INDICATIONS ET MODALITES DE
L’IMAGERIE MEDICALE

I- LES INDICATIONS DE L’IMAGERIE MEDICALE

1- Aide au diagnostic :

L’imagerie médicale peut être utilisée en première intention, c’est le cas dans le dépistage
systématique des cancers du sein par mammographie (radiographie), ou pour confirmer ou
infirmer un diagnostic supposé.

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) peut apporter des arguments en faveur du diagnostic
de sclérose en plaques ou de maladie d’Alzheimer tandis que le scanner mettra en évidence un
rétrécissement des artères coronaires en cas de douleurs thoraciques ou d’infarctus du myocarde.

2- Evaluer la sévérité d’une maladie :

Par l’imagerie, le diagnostic est affiné. Grâce à la scintigraphie on peut, par exemple, repérer des
métastases et donc mesurer le niveau de dissémination d’un cancer dans l’organisme.

En cardiologie, la scintigraphie dite de perfusion évalue le débit sanguin au niveau du cœur au


repos, ou lors d’un effort, afin de statuer sur le niveau de dysfonctionnement de certaines artères.

3- Aide à l’intervention :

Des ponctions effectuées chez des patients le sont parfois sous échographie afin de bien visualiser
la zone à prélever, notamment lorsqu’elle n’est pas palpable. Des injections d’anti-inflammatoires
ou des drainages peuvent également être pratiqués avec l’aide de l’imagerie

4- Aide à la prise en charge et au suivi thérapeutique :

La comparaison de clichés pris à des temps différents offre au corps médical un moyen de suivre
l’évolution d’une maladie ou encore d’une fracture osseuse. Très utilisée en cancérologie, la
scintigraphie permet de vérifier l’efficacité d’un traitement en visualisant le niveau d’activité des
cellules tumorales ou de détecter des métastases et poser ainsi l’indication d’une chimiothérapie.

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Techniques d’Imagerie Médicale
Dans 30 % à 40 % des cas le support de l’imagerie a permis de modifier l’attitude thérapeutique,
au bénéfice des patients.

5- Améliorer les connaissances :

L’imagerie a également contribué à faire avancer à grands pas la connaissance de l’activité


cérébrale chez l’homme. Ainsi, grâce à L’IRM fonctionnelle on en sait davantage sur les
mécanismes de l’addiction ou de maladies mentales telles que l’autisme

II- LES DIFFERENTS TYPES D’IMAGERIE

Il existe quatre types d’imagerie médicale qui reposent sur l’utilisation des rayons X, des
ultrasons, du champ magnétique ou de la radioactivité naturelle ou artificielle

1- La radiographie photographie les structures denses en 2D

La radiographie utilise les rayons X. Ces derniers traversent le corps humain mais sont plus ou
moins absorbés par les tissus en fonction de leur densité. Ils impriment un film photographique
placé à l’opposé du patient telle une pellicule photo. Il est possible d’opacifier certaines
structures creuses (appareil digestif, articulation, etc.) en injectant un produit de contraste,
opaque aux rayons X. On parle par exemple d’angiographie quand il s’agit de visualiser les
vaisseaux sanguins selon ce principe, ou encore de coronarographie pour les artères
coronaires.

Pour réduire les doses de rayons émises lors des examens, les films radiographiques sont
aujourd’hui, souvent remplacés par des détecteurs électroniques qui numérisent directement les
images et sont plus sensibles que les plaques. La radiographie est fréquemment utilisée en
orthopédie, en rhumatologie et en orthodontie pour étudier les traumatismes osseux, les
déformations du squelette ou les implantations dentaires. Elle permet également d’observer des
anomalies sur certains organes comme des infections bactériennes ou virales ou encore des
tumeurs au niveau des poumons ou des seins (mammographie).

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Techniques d’Imagerie Médicale
Appareils de radiologie

2- Le scanner (ou tomodensitométrie) permet l’observation en 3D

L’apport de l’informatique et du traitement numérisé des images a abouti à la mise au point de la


tomodensitométrie (ou scanner) en 1972. Le scanner repose également sur l’utilisation des rayons
X mais permet d’obtenir des images tridimensionnelles des organes ou des tissus (os, muscles ou
vaisseaux) sous forme de coupes. En pratique, un tube émetteur de rayons X tourne à très grande
vitesse autour du patient et prend une succession d’images du corps à 360°. Des capteurs qui
entourent le patient mesurent l’absorption des différents tissus. Grâce au scanner on visualise une
modification de volume ou une anomalie de structure (infections, hémorragies, tumeur,
ganglions, embolie…). En cancérologie, il permet de contrôler la réponse à la chimiothérapie. On
l’utilise également pour guider les drainages et les biopsies. Comme pour la radiographie, un
produit de contraste à base d'iode, opaque aux rayons X, peut être nécessaire pour étudier
certains organes.

Appareil de scanner
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Techniques d’Imagerie Médicale
3- L’échographie pour étudier le fonctionnement des organes :

L’échographie utilise les ultrasons, ondes sonores imperceptibles à l’oreille humaine. Quand une
sonde émet des ultrasons en direction d’un objet solide, ceux-ci rebondissent sur l’objet et
reviennent au point de départ.

L’échographie mesure le temps nécessaire pour ce trajet (écho) et restitue une image en temps
réel permettant de distinguer les différentes structures. Grâce à cette technique, on peut explorer
le cœur, les organes digestifs (foie, rate, pancréas, vésicule biliaire), urinaires (vessie, reins) et
génitaux (prostate et testicules, ovaires et utérus). Quant aux échographies de la grossesse, elles
visent à apprécier la vitalité et la morphologie du fœtus ainsi que son environnement (liquide
amniotique, placenta, cordon…). L’échographie doppler est importante dans l’évaluation du
système vasculaire.

Appareils d’échographie

4- L’imagerie par résonnance magnétique


- L’IRM nucléaire :

C’est un examen coûteux, mais justifié lorsqu’un doute persiste après des radiographies, une
échographie ou un scanner. On peut ainsi mieux définir la nature de certaines lésions (infections,
inflammations, anomalies des vaisseaux, tumeurs, hernies discales, lésions ligamentaires ou
méniscales…).
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Techniques d’Imagerie Médicale
Lorsqu’ils sont soumis à un champ magnétique, les protons changent d’orientation puis
reviennent à leur position initiale en émettant un signal. Ils se réalignent plus ou moins
rapidement en fonction de la densité des tissus. Une caméra spéciale capte ces signaux et les
convertit en image. En pratique, une bobine magnétique est placée autour du patient et balaye la
zone du corps à étudier en créant un champ magnétique.

Elle est utile pour visualiser différentes structures et en particulier des "tissus mous" tels que le
cerveau, la moelle épinière, les viscères, les muscles ou les tendons et la médullaire de l’os.

- L’IRM en animation Flash

L’IRM fonctionnelle est un atout majeur pour étudier l’activité cérébrale. Une IRM effectuée au
repos et une autre après un stimulus permettent de localiser les zones du cerveau qui s’activent en
visualisant l’afflux sanguin

5- La scintigraphie et la tomographie par émission de positons (TEP)

La découverte de la radioactivité a conduit au développement de la médecine nucléaire avec la


scintigraphie puis la tomographie par émission de positons (TEP) dans les années 1990.

Ces techniques consistent à administrer une molécule couplée à un élément radioactif par voie
intraveineuse afin de suivre son évolution dans l’organisme.

Cette molécule permet de suivre le métabolisme ou le fonctionnement des organes ou bien se fixe
sur une cible biologique précise d’intérêt médical. La scintigraphie, ou TEMP (tomographie par
émission monophotonique), représente 80 % de ce type d’explorations. Les radioéléments utilisés
émettent un seul rayonnement électromagnétique (photon) capté par une caméra. Diagnostiquer
des lésions avant toute manifestation morphologique devient ainsi possible. Elle est utilisée dans
l’exploration de la thyroïde, du squelette (scintigraphie osseuse), en cardiologie
(tomoscintigraphie myocardique) et aussi très fréquemment en cancérologie

Le PET scan, outil fondamental de dépistage et de suivi du cancer La France possède 93 PET
scans qui couplent les techniques du scanner et de la tomographie par émission de positons. Le
radioélément utilisé dans le dépistage et le suivi du cancer est le desoxy-D-glucose marqué au
fluor 18 de courte durée de vie (110 minutes environ). Cet analogue du glucose est davantage

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Techniques d’Imagerie Médicale
consommé par les cellules cancéreuses actives que par les cellules saines, ce qui permet
d’observer des "points chauds" dans l’organisme et ainsi de dépister des métastases. L’atout de la
technique est de fournir une estimation du volume de la tumeur mais également de son niveau
d’activité tumorale.

CHAPITRE II : LA RADIO PROTECTION

Le but de la radioprotection est d’empêcher ou de réduire les risques liés aux rayonnements
ionisants (patients, personnel, publique). Puisque toutes les expositions aux rayonnements
ionisants peuvent être nuisibles mais qu'elles sont parfois nécessaires (en médecine par exemple)
ou inévitables (rayonnement naturel plus élevé dans certaines régions du monde).

Depuis de nombreuses années, la radioprotection des patients est une préoccupation de santé
publique et de tous les médecins concernés. La directive 97/43 Euratom oblige les états membres
à réduire au maximum tant le nombre d’expositions non médicalement justifiées des patients à
des rayonnements ionisants que la dose de rayonnement par exposition. Ce texte rend désormais
obligatoire pour les médecins demandant ou réalisant des examens d'imagerie utilisant les
rayonnements ionisants l'application des principes fondamentaux de justification et d'optimisation
(principe d’Alara As Low As Reasonnably Achievable / Aussi Bas Que Raisonnablement Possible).
La radioprotection repose sur trois principes de base : Le Principe de justification, le principe
d’optimisation des pratiques, le principe de limitation des doses.

1- La justification des actes est le premier principe de la radioprotection :

C’est l'opération établissant le bénéfice net d'un examen par rapport au préjudice potentiel lié à
l'exposition aux rayonnements ionisants.

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Techniques d’Imagerie Médicale
2- L'optimisation des pratiques est le deuxième principe de la radioprotection.

Lorsqu'un examen utilisant les rayonnements ionisants est nécessaire (justifié), il doit être
optimisé : c'est l'opération permettant d'obtenir l'information diagnostique recherchée au moyen
de la dose d'exposition la plus faible possible. Un échange préalable d'information écrit entre le
demandeur et les réalisateurs de l'acte est la mesure pratique de mise en application du principe
de justification.

➢ Le demandeur doit fournir au réalisateur les informations dont il dispose pour la


justification de l'examen. Il précise notamment le motif, la finalité, les circonstances
particulières de l'exposition envisagée, notamment l'éventuel état de grossesse, les
examens ou actes antérieurement réalisés et toute information nécessaire au respect du
principe de justification.
➢ Le réalisateur indique sur le compte-rendu les informations au vu desquelles il estime
l'acte justifié.

3- Le principe de limitation des doses.

➢ 1 millisievert par an pour les personnes du public (cette limite ne prend pas en compte
les pratiques médicales justifiées, ni l’exposition à la radioactivité naturelle, comme
le radon par exemple)
➢ 6 millisievert par an pour les apprenti(e)s âgé(e)s de 16 à 18 ans et pour les étudiant(e)s
âgé(e)s de 16 à 18 ans qui, du fait de leurs études, sont amenés à employer des sources
radioactives
➢ 20 millisievert par 12 mois consécutifs glissants pour les personnes
professionnellement exposées (par exemple les travailleurs d’une centrale nucléaire ou
les employés d’un service de radiothérapie

Ces principes de radioprotection sont appliqués plus strictement pour les groupes de personnes
plus sensibles aux effets des rayonnements ionisants, comme par exemple les fœtus, les femmes
enceintes et les enfants. Dans le monde du travail, l'enfant à naître est considéré comme un
membre du public involontairement exposé aux rayonnements ionisants. Sa protection doit donc
être égale à celle offerte aux membres du public.
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Techniques d’Imagerie Médicale
Exemples de Questions préalables à la demande d'un examen d'imagerie médical
Un examen utile est un examen dont le résultat positif ou négatif modifiera la Prise en charge du
patient ou confortera le diagnostic du clinicien. Les principales Questions que le demandeur doit
se poser sont les suivantes :
1. L'examen a-t-il déjà été pratiqué ?
Par exemple dans un autre hôpital, dans un service de soins externes, aux urgences. Tout doit être
mis en œuvre pour obtenir les résultats des examens précédents. Attention à la multiplication des
examens !
2. Ai-je besoin de l'examen ?
Non, si les résultats ne sont pas susceptibles de modifier la prise en charge du patient, parce que
le résultat positif attendu est généralement sans impact sur la décision thérapeutique ou parce
qu'un résultat positif est très improbable.
3. Ai-je besoin de l'examen maintenant ?
C'est-à-dire avant que la maladie n'ait pu progresser ou guérir. Des résultats immédiats sont-ils de
nature à influencer le traitement ?
4. Est-ce l'examen le plus indiqué ?
À impact clinique identique, il convient de privilégier les techniques non irradiantes. Les
techniques d'imagerie évoluant vite, il est souvent opportun de discuter d'un examen avec un
spécialiste de radiologie ou de médecine nucléaire avant de le demander. La possibilité d'une
grossesse a-t-elle été envisagée ? L'existence d'une grossesse, un allaitement, des antécédents
d'intolérance aux produits utilisés, l'â ge peuvent influer le choix des techniques d'imagerie ; les
enfants sont plus sensibles aux radiations ionisantes.
5. Ai-je bien posé le problème ?
Des informations cliniques inappropriées et une mauvaise formulation des questions censées être
résolues par l'imagerie peuvent conduire à réaliser un examen inadapté (avec omission d'une vue
essentielle, par exemple).

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Techniques d’Imagerie Médicale
CHAPITRE III : PDC et Préparation patient pour Examens D’Imagerie Médicale

INTRODUCTION : Un produit de contraste est une substance injectable ou ingérable qui


améliore la visualisation des organes explorés Il existe plusieurs catégories de produit de
contraste. Les plus utilisés actuellement sont les produits de contraste iodés (PCI) et les produits
de contraste gadolinés (PCG) utilisés en IRM. Depuis peu un produit de contraste gazeux est
utilisé en échographie. Les plus anciens de ces produits de contraste sont ceux utilisés pour
l’exploration du tube digestif à base de sulfate de baryum. Avant l’administration de ces produits
de contrastes, une préparation à la fois psychologique et physique doit être faite au [Link] en
est de même pour la réalisation d’un examen standard en radiologie.

I- PRODUITS DE CONTRASTES EN IMAGERIE MEDICALE


1- Les produits de contraste iodés

Ces produits de contraste contiennent de l’iode qui les rend visibles aux Rayons X Ce sont des
produits injectés le plus souvent par voie veineuse (pose d’un cathéter au niveau d’une veine du
bras) ils sont alors transportés par le sang jusqu’à l’organe à explorer.

Bien plus rarement, ils sont injectés

➢ Par voie artérielle : « artériographie », par exemple « coronarographie » pour étudier les
vaisseaux du cœur.
➢ Dans une articulation : « arthrographie »
➢ Par l’intermédiaire d’une petite sonde directement dans l’utérus « hystérosalpingographie
» ou dans la vessie « cystographie »

Quand ils sont injectés dans une veine ou une artère, ils sont éliminés par les reins, raison pour
laquelle il est recommandé de boire abondamment avant et après l’examen.

Potentiellement, ils présentent deux inconvénients qui seront pris en compte :

➢ Ils peuvent être allergisants. En cas de réaction allergique avérée lors d’un examen
antérieur, vous avez peut-être consulté un allergologue qui au moyen de tests cutanés a pu
déterminer le ou les PCI que vous ne tolérez pas. Rares sont les personnes « allergiques »
13
Techniques d’Imagerie Médicale
à tous les PCI. Si vous avez été testé, apportez le résultat des tests au radiologue qui vous
prescrira le produit de contraste qui vous convient. Si vous n’avez pas fait de tests, il est
important de signifier, au moment de la prise de rendez-vous, que vous avez déjà eu une
réaction allergique et si possible de préciser le PCI en cause, le radiologue décidera alors
du déroulement de l’examen.
➢ L’autre inconvénient de ces PCI est qu’ils nécessitent un bon fonctionnement des reins.
C’est pourquoi il vous sera demandé de faire des examens de sang avant l’examen et à
plus forte raison si vous avez des facteurs de risque (âge, hypertension artérielle,
diabète…) En cas de risque confirmé, il peut vous être proposé de remplacer l’examen
radiologique avec produit de contraste par un examen échographique ou IRM - il peut y
avoir également un risque si vous avez passé un examen radiographique avec injection de
produit de contraste iodé dans les 48h précédentes. Dans ce cas, il faut toujours en avertir
le radiologue au moment de l’examen, afin de le différer d’un ou deux jours si ce nouvel
examen n’est pas urgent.
2- Les produits de contraste barytés

Ce sont des produits à très haut contrastes utilisés dès le début de la radiologie médicale pour
examiner les organes digestifs (œsophage, estomac, intestin et côlon) qui ne sont pas visibles
spontanément pour un diagnostic sur des radiographies standards. Pour le haut appareil digestif
(transit oeso-gastro-duodénal, transit du grêle), ces produits seront ingérés et leur passage à
travers le tube digestif sera suivi en scopie avec réalisation de clichés sur les zones à examiner
Pour le côlon (lavement baryté), le produit de contraste baryté sera introduit directement sous
pression douce après mise en place d’une sonde dans le rectum. Dans ce cas également la
progression du contraste à contre-courant dans le côlon sera suivie en scopie et des clichés seront
réalisés sur les zones anormales. L’utilisation de ces produits barytés présente très peu de risque
en dehors des fausses routes lors de la déglutition avec efforts de toux (leur goût n’est pas très
agréable…), et leur élimination se fait comme pour les aliments par les selles. Il faut cependant
savoir que du fait de leur couleur blanche ils entraînent tout à fait normalement des selles
plâtreuses et très décolorées.

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Techniques d’Imagerie Médicale
3- Les produits de contraste gadolinés

Ils sont également utilisés par injection intraveineuse dans une veine périphérique du bras. Le
contraste est apporté ici par le gadolinium qui est spontanément visible en IRM Comme les PCI,
les PCG peuvent être à l’origine de réactions allergiques vraies, également bien connues et prises
en charge par l’unité d’IRM ; et comme pour les PCI des tests allergologiques peuvent et doivent
être réalisés afin d’éliminer ultérieurement l’utilisation de produit que vous ne supportez pas. Les
PCG peuvent également avoir un effet nocif sur les reins, le risque n’existe qu’en cas
d’insuffisance rénale avérée, et le plus souvent chez des patients dialysés ou suivis en
néphrologie. C’est la raison pour laquelle, en présence de facteurs de risques, il peut vous être
demandé de pratiquer une prise de sang avant l’examen et en cas de doute le radiologue discutera
avec votre néphrologue de l’opportunité de cet examen IRM et de la nécessité de l’injection de
gadolinium.

4- Les produits de contraste échographiques

Ces produits de contraste sont faits de micro-bulles de gaz en suspension dans une solution
aqueuse qui est injectée par voie veineuse. Le produit est totalement éliminé en quelques minutes
par la respiration. Cette injection est très bien tolérée et n’a aucun effet toxique.

5- Cas particuliers

➢ La femme enceinte :

L’injection d'un agent de contraste IRM n'est pas recommandée mais peut être réalisée après
appréciation du rapport bénéfice/risque. Les produits iodés peuvent être injectés en cas d'absolue
nécessité (recherche d'embolie pulmonaire par exemple), mais il faut absolument en avertir le
pédiatre après la naissance de l'enfant, car le seul risque est celui d'un dysfonctionnement de la
thyroïde du foetus. De même si des examens d'imagerie avec produits de contraste iodé sont
réalisés chez une femme allaitante il faut interrompre cet allaitement durant 48h, car l'iode passe
dans le lait et peut agir sur la thyroïde du bébé. Par contre il semble ne pas avoir de risque avec le
Gadolinium.

15
Techniques d’Imagerie Médicale
➢ La Metformine :
Ce médicament est utilisé dans le traitement du diabète. Du fait du risque d'acidose lactique et
d'insuffisance rénale induite par les produits de contraste en particulier iodés, il est recommandé
d'interrompre le traitement par Metformine le jour de l'examen et de le reprendre au bout de 48h
si le contrôle sanguin est satisfaisant.

II- PREPARATION PATIENT POUR EXAMENS D’IMAGERIE MEDICALE


1- Préparation psychologique
2- Préparation physique

CHAPITRE IV : Radio anatomique normale et pathologique

I- Radio anatomique normale et pathologique thoracique


1- Thorax
➢ Normal

16
Techniques d’Imagerie Médicale
➢ Pathologique

2- Radio anatomie de la jambe


➢ Normal

➢ Pathologique

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Techniques d’Imagerie Médicale
3- Abdomen sans préparation(ASP)
➢ Normal

➢ Pathologique

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Techniques d’Imagerie Médicale

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