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Cours Agroequipement

Ce polycopié d'Agroéquipement, destiné aux étudiants de l'École Nationale Supérieure d'Agronomie, présente les connaissances techniques essentielles sur le fonctionnement des machines agricoles. Il couvre des sujets allant de l'historique du machinisme agricole, aux éléments constitutifs des tracteurs, ainsi qu'aux outils de travail du sol et de récolte. L'ouvrage est le résultat d'une recherche approfondie et d'une collaboration avec divers experts du domaine.

Transféré par

Arnold Rosenberg
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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Cours Agroequipement

Ce polycopié d'Agroéquipement, destiné aux étudiants de l'École Nationale Supérieure d'Agronomie, présente les connaissances techniques essentielles sur le fonctionnement des machines agricoles. Il couvre des sujets allant de l'historique du machinisme agricole, aux éléments constitutifs des tracteurs, ainsi qu'aux outils de travail du sol et de récolte. L'ouvrage est le résultat d'une recherche approfondie et d'une collaboration avec divers experts du domaine.

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aj*l, i±,Jid, ajJi,jîJ' ijJJJ'

REPUBLIQUEALGERIENNEDEMOCBATIQUEETPOPULAIRE
çAu, CJ, J JLl' #1 iJ'jJ
MmsTEREDEL'ENSEIGNEMENTSUPERIEURETDELARECIŒRCIŒ
SCIENTIFIQUE
", îJü u, ijiLJ' LJJ'
- LS,JiJ,-
Ecole Nationale Supérieure d'Agronomie
EI Harrach - Alger

àBü L" ÉÆ dæ/aA»


jEH
Ecol. [Link].l. Siiptti.m ASmüw}

Polycopié de cours d'AGROEQUIPEMENT

Pol copié destiné aux étudiants de prerhiére aïinée second


cycle {Ex 3éme année}
=::::::::É:::::::::::::::S:::::Ï::::EÎ==
Avanl propos

De nos jous encore, la majorité des aliments destinés tant à la consommation humaine

qu'animale a pour origine la production agricole. Celle-ci dépend, bien sûr, des
agriculteurs, mais aussi des moyens dont ils disposent : génétiques, chimiques ou
mécaniques, en particulier des machines agricoles. Ces machines agricoles se trouvent
aussi bien dans les champs que dans les bâtiments d'exploitation. Elles ont un point
commun : il leur faut de l'énergie pour les entraîner et, quelle que soit l'origine de cette
demière (fossile ou non), elle fait toujours appel à un transfomateur : le moteur. En
effet, dans nos pays modemes du moins, l'effort humain et la traction animale ne sont

pratiquement plus utilisés, malgré certains avantages procués par les animaux,
l'autonomie qu'ils assuraient à l'exploitation, en premier lieu. Mais cefte mécanisation
motorisée que nous rencontrons en traversant les campagnes, et qui nous apparaît
aujourmuicommenaturelle,familière,relèved'unphénomène,sommetoutetrèsrécent.

La maîtrise et l'entretien des machines agricoles impliquent des savoirs particulièrement


diversifiés. En effet, outre la mécanique et les transmissions, ces outils incorporent
massivement des composants hydraul iques et électroniques.
Cepolycopiéd'Agroéquipement,quiestdestinéauxétudiantsdepremièreannéesecond
cycle (Ex 3éme année) de l'école nationale supérieure agronomique, réunit toutes les
comaissancestechniquesdebasenécessairesàlacompréhensiondufonctiomementdes
machines agricoles.

La première partie apporte les notions théoriques et technologiques de façon pratique et


théorique sur tous les éléments constitutifs d'un tracteu depuis le moteur jusqu'à la
climatisation en passant par les lubrifiants et les pneumatiques...

La deuxième partie présente les outils agricoles les plus utilisés pou la mise en place,
l'entretien et la récolte des cultures tels que les charrues, les semoirs, les pulvérisateurs
ou les moissonneuses-batteuses.

Cepolycopiérésultedelalectuedenombreuxouvragesetdocumentsdontlaplupartne
sont pas cités dans la bibliographie. En particulier, je me suis largement inspiré des
ouvrages édités par CEMAGREF France, ainsi que des nombreux documents
accessibles en ligne.

[Link] Mohamed Amine i Génie Rural -Machinisme Agricole -ENSA

ü. ENSA
-aEEûapB.]Ênmûe])]ûæëûalÊmq±
La réalisation de ce polycopié n'auait pas été possible sans l'aide que m'a apporté un

grand nombre de personnes tant pour les aspects scientifiques que pour le plan
persomel.

Je tiens à exprimer mes plus vifs remerciements au Professeur AMARA Mahfoud,


enseignant chercheu à la retraite, ainsi que Monsieur BAKEL Mohamed, pour leur
contribution dans la réalisation de ce polycopié, en me foumissant de nombreuses
références inédites.

Que tous ceux qui ont collaboré à la préparation de ce polycopié soient félicités pour
l'aide indispensable qu'ils apportent à la fomation en général.

En fin, je voudrais dédier ce polycopié à la mémoire de notre cher collègue et enseignamt


KIÆYAR Mohand Ouali, qui nous a récemment quitté. Puisse Dieu le Tout Puissant et
Miséricordieux lui accorde Sa Sainte Miséricorde et l'accueillir en Son Vaste Paradis.

FEDDAL Mohamed Amine

[Link] Mohamed Amine i Génie Rural --Machinisme Agriœle -ENSA

ü ENSA
TnnmËi Ëi EHEÆEËEËËmEEh EmEm

Sommaire
Chapitre 01 : lntroduction et historique du machinisme agricole

1. "TRODUCTI0N A L'AGROEQUIPEMENT
1.1 Définition

1.2 Utilité

1.3 Historique de l'évolution du matériel agricole ..10

Chapitre 02 : Le tracteur agricole

1 Introduction et définition .13

2 Eléments constitutifs
2.1 Le Moteu : souce d'énergie
2.1.1 Constitution du moteur ............................. 16

2.1.2 Caractéristiques du moteur .......................................

2.1.3 Comparaison moteu diesel et moteu à essence ........


2.1.4 Notion de couple, vitesse et puissance .................................................................. 28

2.1.5 Eléments de transmission ............ 30

2.2 Traction et animation des outils 34

2.2.1 L'effort de traction 34

2.2.2 Bilan [Link] de la puissance par le tracteu 34

2.2.3 La résistance au roulement 34

2.2.4 Le glissement et l'adhérence ............................... 34

2.2.5 Le glissement .......... ......................35

2.2.6 L'adhérence .................................................. ......................35

2.2.7 Les diffërents modes d'attelage des outils agricoles


2.2.8 Classification de l'attelage des outils agricoles
2.2.9 Le relevage hydraulique ....................................................................................... 39

2.2.10 Laprisedeforce

2.2.11 Lereportdecharge

2.3 Les pneumatiques agricoles


2.3.1 Généralités.

2.3.2 Caractéristiques et dimensions du pneu agricole ..............

3 Les tracteurs spécialisés .........................................................................,. „ ........................... 48

4 Des informations concernant les tracteurs .......... 49

[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme Agricole -ENSA

ü ENSA
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Chapitre 03 : Les outils de travail du sol

1 Rôle etobjectifs dutravail du sol


2 Présentation des techniques culturales pou la mise en place des céréales ........................... 52

2.1 Techniques de travail du sol profond ............................................................................ 55

2.2 Les techniques cùturàles superficielles ................56

3 Place et importance des techniques culturales dans l'itinéraire technique ............... „„ ........ 57

4 Aperçu historique et état actuel des techniques culturàles simplifiées


5 Le labou
5.1 Leprincipedu ....................59

5.2 Les organes constitutifs de la charrue àsoc


5.3 Les diffërents types de chame à soc ............................................................................ 63

5.3.1 Classification selon le type de labour _.......................63

5.3.2 Les mgles caiactéristiques des charrues à socs

5.3.3 Réglages de la chamie à soc.


5.3.4 Le dispositifde sécurité des charrues à socs
5.4 Lachamieàdisque
5.4.1 Les rédages .............................. . ..69

5.4.2 Les angles caiactéristiques


6 Lesoutilsàdents
6.1 Le cultivateur ................................

6.1.1 Fonctionnement: ..... ..._........._....74

6.1.2 Les diffërents types de cultivateur ........................................................................ 75

6.1.3 Les réglages des outils à dents .................. 82

7 La herse classique .......................................................... „ ..................................................... 82

8 Le ROTAVATORou houe rotative . 84

8.1 Utilisation 84

8.2 Réglages 84

9 Le pulvériseu ou cover crop„ ............... 85

9.1 Utilisation

9. 2 Fonctionnement 85

9.3 Les diffërents types de cover crop ....................... 86

9.3.1 Les pulvériseurs "offset" ou "cover¢rop" 86

9.3.2 Les pulvériseurs tandem 86

9.3.3 Les réglages du cover crop ................ .....................SH

[Link] Mohamed Amine | Génie Rurai -Machinisme Agrico!e -ENSA

fi £NSA
TnHEmiE EE EmmE HEEÆE=mAtiTEmEri EmHm

10 Les rouleaux .......................

10.1 Les rouleaux lisses ............................................ „..

10.2 Les rouleaux squelettes

10.3 Les rouleaux croskill .....................

10.4 Les rouleaux étoiles (herse norvégienne) __.......,...........".....90

11 Le sous solage ............ „ ......... „ ......

11.1 La sous soleuse ..............................

12 Le décompactage .......

12.1 Ledécompacteur

Chapitre 04 : Le matériel de semis

1 Introduction .94

2 Le processus de germination et de levée des plantes ..................... „

3 La semence
4 Le lit de semence
5 Les caractéristiques des semis .................................................. „ .................................. „ ...... 97

5.1 La profondeur de semis .............................................................. „ ................................ 97

5.2 La dose de semis ........ 97

6 Lesemoirenligne
6.1 Uti lisation

6.2 Description des éléments constitutifs


6.2.1 La trémie

6.2.2 Œganes de distribution ...............

6.2.3 Tubes de descente ............ 100

6.2.4 organes d'enterrage et de recouvrement .......................... „ .................................. 100

6. 2. 5 Equipements accessoires
6.3 Réglage du semoiren ligne ........................................

6.3.1 L'aplomb du semoir ...........

6.3.2 La profondeu.
6.3.3 L'écar[ement des lignes de semis...

6.3.4 Réglage des accessoires


6.3.5 Réglage des traceus
6.3.6 Réglage de la dose de semis/ha .....

6.4 Réglage électronique du semoir .107

7 Le semoir de précision ou monograines ...........„........................-....107

[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme Agrico!e -ENSA

ü EN,SA
Ï TbEEmlE BËmËnËiEAriïEmEEri EMEm
7.1 Utilisation

7. 2 Fonctionnement .........."...........107

7.3 La distribution
7.4 Les réglages du semoir monograine ..................... ............... 109

8 Le semoir de semis direct .......... „. __...110

Chapitre 05 : Le matériel de traitement et fertilisation

1 Lapulvérisation ............................. 120

1.1 Introduction .................................................................

1.2 Fonction dupulvérisateu


1.3 Constitution du pulvérisateu àjet projeté et principes de fonctionnement ................ 122
1.3.1 La cuve 123

1.3.2 Système de distribution ....................... 124

1.3.3 Système de transfert du liquide 124

1.3.4 Système de division du liquide en goLittelettes 126

1.3.5 Le contrôle de la pression, le manomètre ........................................................... 129

1.3.6 L' ensemble de distribution, le distributeu


1.3.7 Amortisseurs ou cloche à air . 130

1.3.8 Le régulateu ou limiteu de pression ............ 131

1.4 Les diffërents types de pulvérisateurs ............. „ ......... 131

1.4.1 Les pulvérisateurs à jet projeté 131

1.4.2 Les pulvérisateurs àjet porté .............. 131

1.4.3 Les pulvérisateurs pneumatiques ....... „ ............ 133

1.5 Les réglages du pulvérisateu ..... „ .......................................

2 L'épandage d'engrais solide ......................

2.1 Distributeu ou épamdeu d'engrais solide


2.1.1 Fonction .136

2.1.2 Les éléments constitutifs


2.1.3 Les réglages de l'épandeur d'engrais solide ........................................................ 140

Chapitre 06 : Le Matériel de récolte

1 Introduction
2 Ensi leuse
3 La faucheuse ................

4 LafameŒe

[Link] M®hamed Amine ! Génie Rural -Machinisme Agrico!e -ENSA

fi ENSA
[.lil)na..l}BEa[iB=[Link]-=næ)[Link]]æBmm.aa___±
5 L'andaineur ................

6 La ramasseuse presse ......... „

7 Embameuse
8 L'arracheuse de pomme de teiTe ................................... .................. 147

9 La récolte des céréales ................... 147

9.1 .L'élaboration du rendement 147

9.2 Etude de la Moissonneuse-batteuse . 150

9.2.1 Les organes de coupe et d'alimentation 152

9.2.2 Les organes de battage ................... 162

9.2.3 Les organes de séparation ............................. 166

9.2.4 Les orgames de nettoyage 167

D Ledébit 168

D l'orientation du flux d`air 169

9.2.5 Les orgmes de récupération du grain 169

9.3 Les équipements complémentaires d'une moissonneuse batteuse .............................. 171

9.4 LEs lNNovATloNS TECHr`JOLOGIQUES


9.4.1 Le battage flux à axial ("axial flow") : ....... „ .... .................. 172

9.4.2 Les séparateus rotatifs ................................

9.4.3 Les sœoueus rotatifs

Chapitre 07 : L'agriculture de précision

1 Démarche ...........................

1.1 Principegénéral ................... 174

1.2 Lesenjeux ........................ 174

1.3 Historique ................................................ „ ................................................................. 174

1.4 Lesétapes deladémamche

2 Les outils spécifiques


2.1 0utils de caractérisation des hétérogénéités spatiàles du sol
2.2 0utils de caractérisation des hétérogénéités spatiales du couvert végétal en cours de
culture 176

3 Interprétation
3.1 La modulation directe . 177

3.1.1 Leslimites ........... 178

3.2 La modulation indirecte


3.3 Apport des modèles de culture ................................................................................... 178

[Link] Mohamecl Amine | Génie Rural ~ Machinisme Agricole -ENSA

ü`ENSA
+ TEinEm]EElnHEËEEmEmEEriJEË.I+
4 La mise en œuvre
4.1 Equipement du matériel et £àisabilité ........

4.2 Ëvaluation de la rentàbilité des itinéraires techniques modulés


5 Réflexion su l'introduction de la Robotique pour la lutte contre les ennemis des culture en
Algérie............. ......... 180

5.1 Exemple de travaux réalisés par des chercheurs dans des pays méditerranéens ........ 181

5.1.1 Le guidage par GPS ...........................

5.1.2 La pulvérisation localisée : utilisation d'une caméra

`J;?,,'

[Link] Mohamed Amine ! Génie Rura! -Ma chin=me\;Àgr_i:`à,É`{-,-iià-àA


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q ENSA
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Chapitre 01 : Introduction et
historique du machinisme agricole

1. INTRODUCTI0N A L'AGROEQUIPEMENT

1.1 Définition
Agroéquipements: bâtiments et matériels utilisé pour la production agricole et,
éventuellement, la transfomation de produits agricoles

Machinisme agrico]e : Le machinisme agricole réside dans l'application de la


mécanisation aux opérations de productions dans l'agriculture. 11 se présente sous formes
de matériels divers destinées aux exploitations agricoles, dans le but d'y faciliter le
travail de la main-d'œuvre.

L'agroéquipement génère en moyenne plus de 50 % des charges de structure d'une


exploitation agricole. Ce poste est essentiel pour l'avenir économique et la
modemisation de l'agriculture, avec, en toile de fond, la nécessaire recherche d'une plus
grande compétitivité. A la contrainte économique, vient également s'ajouter une
contrainte environnementale, toutes deux pouvant être liées lorsqu'il s'agit de réaliser
des économies su l'usage des intrants, en adoptant des techniques et pratiques
favorisant l'agriculture de précision. A cela vient également s'ajouter une dimension «
sociale », dont l'objectif est d'atténuer la pénibilité de travail des exploitants agricoles.

Dans le monde, la filière de l'agroéquipement, qui regroupe les métiers liés au


machinisme agricole, représente beaucoup d'emplois répartis aussi bien dans des petites
et moyennes entreprises que dans des grands groupes industriels.

Si les tracteurs - toujous plus perfectionnés -, les matériels de récolte pou les grandes
cultures et les équipements pou espaces vefts dominent le marché, ce secteur en pleine
mutation est aussi porté par les progrès de la robotique agricole. On le sait peu, mais
l'agriculture est le deuxième marché mondial de la robotique de service professidnnelle.
Le boum de l'agriculture numérique, dite « de précision », est également en- train de
bouleverser la filière avec le développement des technologies autour des capteurs
connectés, de l'automatisation et de la gestion de l'infomation (le « big data »). Toutes
ces avancées - de plus en plus embarquées sur les engins agricoles - créent évidemment
des besoins neufs en matière de compétences... ''`

1.2 Utilité
L'objectif final du machinisme agricole est de réduire la dépense d'énergi
nécessaire pour obtenir un travail déteminé, quantitativement défmi,
améliorer la productivité du travail. 11 existe finalement quatre possibilitës p

[Link] Mohameci Amine | Génie Rura! -Machinisme Agr`iœ

ffi ENSA
Polycopié de cours d'AGROEQUIPEMENT 2q#'

de-=rprofitd'meméliomtiondelaproductivitédesonœavail,oucequiaumêm%¥Œ:lamiseenœuvredemécanismesusceptibled'économiserdel'énergie.

5E FATIGUER MoiNs ~ Efl rédui§afl[ la durée de5 Effûrts.


~+ En réduisaflt Fintensitë des efforts.

~ En pfûfitant de mûjndrEs be5Ûin5 dë pujssance humaifle.


PRODUIRE PLU5
iiE En prûfitant d'm gajn de temp§.

1.3 Historique de l'évolution du matériel agricole


ü Le ler outil connu du travail du sol est la ÆotlE. Cet outil sera utilisé dès le
Vème millénaire avant notre ère. La ÆOÜE fait appel exclusivement à l'énergie
humaine.

Figure 1.1 : La houe

t] Au Moyen-Age apparaissent les premiers systèmes à c#/f#re a#e/e'e qui reposent


su l'association de l'agriculture et de l'élevage. La charrue sera tirée par un
animal.

Figure 1.2 : système de culture attelée

t] Au milieu du lgéme siècle, une nouvelle fome d'énergie est utilisée en


agriculture : £4 yHPEt/R. Les machines à vapeur seront utilisées pou tracter le
matériel.

DroFEDDAL Mohamed Amine | Génie R`ural -Machinisme Agri

fi £NSA
Figure 1.3 : La machine à vapeur

t] En 1892 grâce à l'invention du moteu diesel, l'évolution des tracteurs


s'améliore.

F}uHrjLF
DIESEL

Figure 1.4 : Le moteur Diesel de 1992

D Entre 1915-1919 : la prise de force est introduite

Figure 1.5 : La prise de force du ffacteu

[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme Agriœle


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Figure 1.6 : Tracteu Renault 1925

D On peut dire qu'après la 2ème guerre mondiale, la motorisation assœiée à la


grande mécanisation se déploie. L'évolution des tracteurs s'accompagne de celle
des machines qui combinent l'utilisation de plusieurs fonctions, comme les
moissonneuses batteuses, les récolteuses - décolleteuses de betteraves.

t] Au cours des 20 demières années sont apparus les concepts « d'agriculture de


précision » et des « systèmes de positiomement de type GPS (Global Positoring
System) qui pemettent d'[Link] une visualisation très claire de la variabilité d'un
champ.

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[Link] Mohameci Amine | Génie Rural -Machinisme Agriœle

ü ENSA
1 Introduction et définition
La littérature économique considère souvent de manière abusive que le symbole de la
mécanisation agricole est le tracteur, en précisant de sucroît sa puissance-chevaux,
parce que plus elle est élevée, mieux cela vaut. Le tracteur est devenu le symbole du
développement agricole et il sert d'étalon de comparaison entre pays dans les annuaires
statistiques des Nations-Unies. Plus le rapport hectares/tracteur est faible et plus une
agriculture serait « développée ».

Le tracteu est essentiellement un engin de tractage. En tant que tel, ses avantages par
rapport à une paire de bœufs sont sa vitesse et sa puissance. Ce n'est pas sans intérêt
mais ce n'est pas non plus un gage de croissance des rendements agricoles.

Le tiacteur agricole a plus d'un siècle et n'a jamais cessé d'évoluer. D'abord utilisé pour
remplacer les animaux de trait, il a ensuite permis la réalisation de plusieurs tâches en
simultanées pour devenir un fomidable outil de travail plaçant le chauffeur dams un
environnement convivial et ergonomique.

Voici que]ques dates clés dans l'histoire du tracteür

• 1769 > Invention du moteu à vapeurpar James waw

• 1856 > Le teme « tracteur » est utilisé pou la première fois en Angleterre

• 1876 > Invention du moteur à combustion inteme

• 1881 > Invention du premier tracteur à vapeur et à chenille par le Russe, Fiodor
Blinov

• 1892 > Premier tracteur avec moteu à explosion, construit de manière


industrielle

• 1909 > hvention du premier tracteur à roues, suivit en 1914 par le premier
tracteur à chenilles, par Henry Bauchet

• 191 l > Première démonstration de tracteurs aux États-Unis

• 1912 > Invention du tiacteu à quatre roues motrices

• 1913 > JI case crée le tracteur l2-25 Ip avec 600 tours/minutes


13

• 1917 > Ford invente le premier tiacteu à bâti unitaire en fonte EûH

• 1924 > Farmall invente le premier tracteur à usages multiples

DraFEDDAL Moiiamed Amine | Génie Rural -Machinisme

€ ENSA
• 1950's>Essordu tracteur

• 1980 > Apparition de l'électronique embarqué

Depuis 1950, les tracteurs sont de plus en plus perfectionnés, autant en temes de
puissance, de sécurité, de qualité ou encore de design.

Un tracteur agricole c'est avant tout un outil de travail indispensable représentant un


investissement très lourd. C'est pourquoi, il doit être choisi, utilisé et entretenu de
manière rigoueuse sous peine de pénaliser l'exploitation par des charges opérationnelles
exorbitantes.

Les tracteurs conventionnels ont la faculté de porter, tirer, pousser ou entraîner


divers outils, ce qui leur confère une grande po]yvalence. La puissance des tracteurs
disponibles sur le manché s'échelonne de 33 à 500 Ch. suivant les constructeurs.

Figure 2.1 : Les fonctions d'un tracteu agricole

2 Eléments constitutifs
Letracteurest un véhicule automoteur pouvant être équipé soit de pneu, soit de
chenilles. Polyvalents, les tracteurs agricoles, disposent de trois fonctions principales :

• Ils peuvent tracter, tirer des machines agricoles ou encore des remorques pour le
transport.

[Link] Mohamed Amine | Géme Rural -Mâchinisme Agriœie

ü ENSA
- . .::.t t Tn--#'+
-.-` .
Polycopié de cours d ' AGROEQUIPEMENT

• Ils servent également de support pou les machines, outils et a


agricoles, que l'on peut retrouver à l'avant ou à l'arrière du tracteur.

• Demière fonction, l'animation de machines agricoles qui contiennent des


ou des pièces rotatives.

De manière générale, le tracteu dispose de quatre roues, deux roues motrices, situées à
l'arrière du véhicule et deux roues directrices situées à 1'avmt. 11 est également possible
que le tracteur dispose de quatre roues motrices au lieu de deux.
Autre élément important du tracteur agricole, son poste de conduite. Selon le type de
tracteur, le poste de conduite est soit constitué d'une cabine tracteur, soit il reste ouvert.

Au niveau du fonctionnement mécanique, le tracteu n'est pas si différent de la voiture.


On retrouve toujous ce système à trois pédales : l'embrayage, le [Link] et l'accélérateur.
Pariois, il y a une quatrième pédale, correspondant à un deuxième ftein. Chaque fitein
commande un côté du tracteur. On retrouve également un levier, relié à l'accélérateu.
Ce levier, qui s'actiome manuellement, sert à bloquer le moteur du tracteu à un régime
constant.
Le tracteur est donc une machine où la trmsmission est manuelle. 11 dispose de plusieurs
vitesses et de démultiplicateurs, lui pemettant de rouler à des allures assez lentes.

Cependant, depuis quelques années, les transmissions manuelles sont remplacées par des
transmissions automatiques ou des transmission à variation continue.

Figure 2.2 : Les organes constitutifs d'un tracteur agricole


15

F--i=l.!`à.

[Link] M©hamed Amine | Génie Rural - fl@chinisme Agric

ü. ENSA
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Polycopiédecoursd'AGROEQUIPEMEN#

2.1 Le Moteur : source d'énergie


Les moteurs thermiques ont pou rôle de transfomer l'énergie diemique
mécanique. Ils sont encore appelés les moteurs à combustion.

Action du conducteur

Gaz brû]és
i__________________

Moteur thermique

2.1.1 Constitution du moteur


Les moteurs de tracteurs sont des moteurs diesel quatre temps. Les quatre temps
constituent un cycle répété par chaque piston du moteur. Ce sont ces pistons qui assurent
la transmission de la puissance de l'explosion du carbuant, vers une rotation du
vilebrequin, auquel seront reliées les roues motrices. La transfomation du mouvement
de translation du piston vers une rotation de l'arbre se fait à travers les bielles et grâce à
la fomie de l'arbre (les accroches des bielles sur l'arbre étant excentrées par rapport à
son aKe de rotation). On peut aussi comparer le vilebrequin à un pédalier de vélo.

[Link] Bloc-moteur
C'est la pièce centrale du moteur. Elle est fabriquée d'une seule pièce en fonderie
(coulée dans un moule) puis usinée pou contenir les autres pièces du moteur : piston,
vilebrequin, arbre à cames... Su la plupart des tracteurs le bloc-moteur est dit « porteu
» car il est situé entre les essieux avant et arrière et supporte donc des effons importants.
Quelques constructeurs installent un châssis sur lequel le moteu est fixé au moyen de «
s!.Je#fs 6/ocs » (comme une automobile). 11 comporte des galeries où circulent le liquide
de [Link] et l'huile du moteur.

[Link] Mûhamed Amine | Génie Rui-al -Machinisme Agricoie -ENSA

ü, ENSA
Figure 23 : Bloc moteur

[Link] Pistons
Ce sont des cylindres su lesquels s'exerce la poussée de l'explosion. Ils peuvent être
montés de plusieurs façons dans le bloc-moteur :

- s'ils sont disposés directement dans des alésages usinés dans le bloc on parle alors de
« bloc alésé ». Ce montage de plus en plus fféquent pemet de diminuer le nombre de
pièces donc le coût de fabrication. Le liquide de reffoidissement circule dans des
canalisations du bloc ; il n'y a donc pas de risques de fi]ites. En revanche, en cas d'usure
il est nécessaire de changer le bloc-moteur car le réalésage n'est pas toujours possible et
souvent onéreux ;

- le bloc peut être alésé à un diamètre supérieu à celui du piston (de plusieus
millimètres) afin de pouvoir introduire une pièce cylindrique d'usue appelée chemise
sèche. Elle n'est pas en contact avec le liquide de reffoidissement mais avec une paroi
du bloc. Pour un bon refroidissement le contact avec la paroi doit être parfait. Cela
nécessite une précision d'usinage et un montage « à force ». La chemise sèche sera
remplacée en cas d'usure ce qui pemet de conserver le bloc-moteur ;

[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme Agricoie

üb€ ENSA
Polycopié de cours d 'AGROEQUIPEMENT

1. Couvie culbuteuis
2. Bouchon d'hufle
3. Joint du œu\œ culbuœuis
4. Vœ de fixation de colasse
5. GoüjoTi de fixaüon di couvre ciilbüteus
6. Goujons de pipe d'échappement
7. Culasœ
#. Joint de culasse
9. Jauge d'huik
10. Bloc-cyündæs ou bloc moteu
1 1 . Püers de vilebrequin
12. Robinet de vidange d'œu
13. SegDænts de piston (étmchéité)
14. ScgEmnt racleu d'huile
i5. Axe de riston
] 6. Jonc de ietentie de 1'aJœ (oti circüp®)
17. Bagüe de ried de biene
15 18, Bieue
19. Vis de tête de biene
2(). Cot]8sriets de éte de bieue
2 1 . Cousshets de vilebœquin
22. Vilebœqrin
23. Clavetœ de fixaüon du pignoTi de
distribuüon et de la poi]lie de wntilateur
24. Pignon d'entrainement de la distibuüon
25. Déflecteür d'J]one
£6. PouHe de wntilaœur
27. Noix de mmivelle
28. Couronne de dérmrrenr
29, VolmLmoteDr
jo. Flasqœ de reœnœ du volant
31. Roulement à biue d'æbœ primaire
de boîte de vitcsses (rodement pilote)
32. Joint do carter d'hune
33. -d'htfle
34. Bouchon de vidange
35. Carter de distibudon
36. Joint de carter de distibtition

So#me : ETAI.

Figure 2.4 : Vue éclatée d'un moteur classique : 4 temps, 4 cylindres en ligne avec bloc
cylindre chemisé, arbre à cames latéral avec soupape en tête commandées par
culbuteurs.
~. 18
:z,--,

iË!

[Link] Mohamecj Amine | Génie Rural -Machinisme Agriœ

ffi ENSA
Figure 2.5 : Les deux types de chemise.
19

- le bloc n'est constitué que de parois extérieues. Le piston est alors guidé dans *RJ,,
cylindre amovible appelé chemise humide car en contact avec le liquide

[Link] Mohamed Amine ! Génie Rural -Mæchinisme Agriœle

fi ENSA `-- -+-<`


-_Ïl `*
Polycopié de cours d ' AGROEQUIPEMENT

reffoidissement. Ce montage favorise les échanges thermiques donc le i


mais nécessite une très bonne étanchéité pour éviter toute fi]ite. La base la chemise
est donc munie de joints dits d'embase Ooint à section carrée et joiRt6 :toriques).
L'étanchéité en haut des chemises est assuée par le joint de cuÏû:`:
consmcteu choisit généralement l'un de ces trois montages pou tous les mo :Ïè`Ë
gamme. Les blocs alésés ont tendance à se généraliser à cause de leur moindre coût.
L'efficacité de chaque montage dépend surtout des matériaux utilisés et de la qualité de
montage. L'étanchéité entre le piston et le bloc (ou la chemise) est assuée par trois
segments : un segment dit « coup de feu », un segment d'étanchéité puis un segment dit
« racleur d'huile ». Un nombre plus important de segments augmenterait la longévité du
moteu mais aussi les ffottements. Cela serait obtenu au détriment de la « nervosité » du
moteur.

©©
® Segment coupe-feu
iiiE=E
® Segment d' étanchéité
® Segment racleu d'hufle
© Circlips d'arrêt (axe libre en translation)
© Axe du piston
© Juppe
® Différentes sections possibles pou les segments ® et ®
© Fome possible du segment racleu
© Orifice d'évacuation de 1'huile
Sowrce : Technologie moteu Foucher.

Figure 2.6 : Vue en coupe d'un piston.


20

[Link] Mohamed Amime 1 Génie RiH-æ! -Machinisme


Ï~-',ENçî
•\`--`-.iàT_l'
€ ENSA
Polycopié de cours d ' AGROEQUIPEMENT

[Link] Bielles
'du
Elles relient le piston au vilebrequin donc transfoment le mouvement altemaï{ t\t
tëtè,l.`=
piston en mouvement circulaire. Le pied de bielle est relié au piston par un axe et la =\,=_*
de bielle est reliée au vilebrequin.

[Link] Vilebrequin
11 peut être réalisé d'une seule pièce en fonderie ou par forgeage puis usiné et équilibré.
Les paliers de fixation appelés tourillons sont situés sur l'axe de rotation. Les mmetons
conespondent aux endroits où sont fixées les bielles. Pou diminuer les ffottements les
manetons et tourillons sont montés su deux demi- coussinets : ce sont des languettes en
forme d'arc de cercle su 180° chacune et revêtues de régule (alliage antiffiction à base
d'étain). La forme du vilebrequin dépend de l'ordre d'allumage du moteur. 11 comporte
des masses métalliques pemettant de l'équilibrer statiquement et dynamiquement. La
précision d'usinage est de l'ordre du centième de millimètre. Le vilebrequin ne tolère
pas de défomation sinon il doit être rectifié ou chamgé (c'est une des pièces les plus
onéreuses du moteur).

Figure 2.7 : Les organes mobiles du moteu

[Link] Arbreàcames
11 est situé sur le côté du moteur, à mi-hauteu, d'où son nom d'arbre à cames latéral. 11
est directement installé dans un alésage du bloc (dépourvu de bague ou coussinet). 11 est
équipé de plusieurs bossages pemettant les ouvertures des soupapes par l'intemédiaire
des poussoirs, tige de culbuteur et culbuteurs. Les moteurs de tracteurs disposent de
deux soupapes par cylindre (une d'admission et une d'échappement). 11 faut donc deux
cames su l'arbre par cylindre du moteur.11 entraîne généralement d'autres équipements
annexes tels que la pompe à gasoil, la pompe à huile moteur...
21
[Link] Culasse
Cette pièce est coulée d'une seule pièce en fonderie. Elle feme le bloc-moteur à
_-_ï.
partie supérieue. L'étanchéité des cylindres est due à sa précision d'usinage
présence du joint de culasse. Sa réalisation est compliquée car elle néces

[Link] F\,flohamecj Amine ! Cléiiie Rura,! .-MaGhinisme ,A`gric®ie

{ ENSA
Polycopié de cours d ' AGROEQUIPEMENT

nombreux usinages pour y installer les soupapes (deux par cylindre), les culbuteu
tiges de culbuteurs, les passages de liquide de refioidissement, les injecteurs (pour
moteur Diesel), les vis de fixation su le bloc, les chambres de combustion, les passages
d'huile ®our le graissage des culbuteus). La surface inférieure doit être plane pour une
bome étanchéité. En cas de faibles défomations (en général quelques centièmes de
millimètres), la culasse peut être rectifiée (si cela est prévu d'origine). Cela se produit
généralement lors d'une suchauffe du moteur. Pou des défomations plus importantes
dépassant la « cote de défomation » domée par le constructeur, elle doit être remplacée
par une neuve.

[Link] Carter
Le cafter ferme le moteu en partie inférieue et contient l'huile nécessaire à sa
lubrification. Un joint de carter évite toute fiiite d'huile. Le carter contient la pompe à
huile fixée sur le bloc et entraînée par la distribution ou par l'arbre à cames. L'étanchéité
du vilebrequin à chaque sortie du bloc est assurée par deux joints à lèvres appelés joints
de palier avant et arrière du vilebrequin. Ils sont montés serrés entre le bloc et le carter.
Toute fi]ite du joint de palier avant est facilement repérable au niveau de la poulie du
vilebrequin. En revanche, une fiiite au joint de palier arrière sera masquée par le volant
moteur et la cloche d'embrayage. Elle n'est détectée bien souvent que par la défectuosité
de l'embrayage : le disque est alors enduit d'huile et l'embrayage « patine ».

[Link] f\;1cmamecj Amine | Génie Rurai -Machinismje Agricole

fi- ENSA
Polycopié de cours d'AGROEQUIPEMEN

®
/
® Vilebrequin ® Guide de soupape
® Pignon du vilebrequin ® Ressort de soupape
© Pignon intemédiaire de distribution © Culbuteu
© Pignon de 1'arbre à cames ® Tige de culbuteu
© CartŒ de distibution ® Poussoir
© Soupape ® Came
Sowrce : Tœhnologie moteu Foucher.
23
Figure 2.8 : Vue d'un arbre à cames latéral et son entraînement. .¢f 3

[Link] MQhamec] Amine ! Génie Rural -Machinisme Agricole -ENSA


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Polycopié de cours d ' AGROEQUIPEMENT
y\,,6,. ql,.,,, "f,

[Link] Volant moteur et masses d'équilibrage \ .`*\


Bien que les explosions de tous les cylindres soient décalées dams le tt}ripË* le
mouvement du vilebrequin n'est pas parfaitement régulier. Pou atténuer et ré
maximum les vibrations, les constructeurs fixent su le vilebrequin à la sortie du
un disque métallique appelé volant moteur. L'énergie cinétique lorsqu'il est en rotation
en régularise la vitesse. Pour être efficace le volant doit être équilibré et sa position
repérée par rapport au vilebrequin (souvent grâce à un pion de centrage). D'autres
constructeurs rajoutent (su des moteurs 3 et 4 cylindres) deux arbres d'équilibrage
parallèles, toumant en sens inverse et positionnés parallèlement au vilebrequin de
chaque côté. Leurs masselottes excentrées réduisent ainsi les vibrations à condition de
respecter leur calage ®ositionnement par rapport au vilebrequin).

2.1.2 Caractéristiques du moteur


Le point mort haut ou PMH correspond à la position la plus haute du piston. Le point
mort bas ou PMB conespond à la position la plus basse du piston. La course est la
distamce entre le PMB et le PMII. C'est aussi la longueu de déplacement du piston ou le
diamètre du vilebrequin. L'alésage est le diamètre intérieu du cylindre. Le volume
intérieur du cylindre entre le PMIl et le PMB est appelé cylindrée unitaire (V). 11
conespond au volume de déplacement du piston. La cylindrée totale du moteu est égale
à la cylindrée unitaire multipliée par le nombre de cylindres.

La chambre de combustion (v) est le volume du cylindre situé au-dessus du PMH. Le


taux de compression ou rapport volumétrique est donné par un rapport sur un sans unité.
C'est le rapport entre le volume d'air entrant dans le cylindre à chaque cycle (V + v) par
rapport au volume restant en fin de compression (v) soit V + v/v.

24

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iï;.j#ïÏ''
[[Link] r\tiohamed Amine | Génie RiH-ai -Machinisme Agriœie -EM5`Ù`Â, . `_~_T.`~u`L>J.
-riËr
€- ENSA
Figure 2.9 : Les caractéristiques du moteur.

Les moteurs Diesel ont un rapport volumétrique de l'ordre de 15/1 à 25/1, donc
relativement élevé à cause du principe même de la combustion. La pression en fin de
compression est la pression existante dans le cylindre lorsque le piston est au PMH en
fin de compression (les deux soupapes sont femées). Cette pression est en général
donnée en bars par le constructeur pou un moteur toumant à 400 tours/min de régime
(soit moteu toumant avec le démarreu mais sans démarrer).

Le régime moteur indiqué par le compte-tours indique la vitesse de rotation du


vilebrequin (700 à 800 tours/min pour le régime ralenti et 2 000 à 2 200 tours/min pour
le régime maKi). Les moteurs de tracteu disposent de 3 à 6 cylindres en ligne
®arallèles) suivant leur puissance :

3 cylindres : 40 à 60 chevaux
4 cylindres : 60 à 100 chevaux
5 cylindres : quelques tracteurs de 90 chevaux (abandonné pour des raisons
25
d'équilibrage)
6 cylindres : 100 chevaux et plus. ~` .=

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DroFEDDAl. Mohamed Amine ! Génie Rural -fvlachinisme Agric .ç `EttisA


1\`
•\.,'ïij,, ,
fi ENSA
iï;~_:#``.
Pou le sens de rotation d'un moteur il n'y a pas de règle générale car chaque
consmcteu choisit son propre sens de rotation dont dépendront ensuite les autres
organes du moteur (démarreur, altemateur) et la transmission. De même le cylindre
numéro un (utilisé pou de nombreux réglages) peut se situer côté volant-moteu ou côté
radiateur c'est-à-dire de l'un ou de l'autre côté du moteur (suivant le choix du
constructeu).

Toutes les caractéristiques sont propres à chaque moteur : on peut les trouver su la fiche
technique du constructeur ou su des revues techniques.

Le fonctiomement se déroule sur un cycle de quatre phases successives, ou quatre


temps.

[Link] Admission
Le piston descend du PMH au PMB. La soupape d'admission s'ouvre quand le piston
est au PMH. La descente crée une dépression dans le cylindre qui aspire l'air extérieu
après passage dans le filtre à air. Lorsque le piston arrive au PMB la soupape
d'admission se ferme. Le piston descend car il est entraîné par le vilebrequin lui-même
entraîné par l' énergie cinétique du volant moteur.

26

[Link] M®hamec! Amine | Génie Rural

ü ENSA +-n-.-5::i=--à#,~
27
Polycopié de cours d'

[Link] Compression
Les deux soupapes sont femées. Le piston remonte du PMB vers le
précédemment admis est compressé dans le volume de la chambre de com `Q-,t, J -ü

Causedutauxdecompressionélevéilseproduitunéchauffementimportantdel'aHïhi±g#È#ri

[Link] Explosion-détente
Lorsque le piston est au PMH, un injecteur pulvérise, dans l'air chaud et compressé, du
gasoil en fines gouttelettes. La combustion se déclenche sans étincelle : c'est une
réaction chimique exothemique c'est-àdire avec dégagement de chaleu. Les gaz
s'échauffent dans le volume de la charnbre de combustion c'est-à-dire dans un volume
déterminé. 11 s'ensuit une montée des gaz en pression qui refoule le piston vers le bas
jusqu'au PMB. C'est le seul temps moteur qui pemet au volant d'emmagasiner de
l'énergie cinétique et d'assuer ainsi sa rotation pendant les ùois temps suivants. En
réalité pou obtenir une pression maKimale sur le piston en tenamt compte du délai
d'inflammation du carbuant, le début d'injection doit se produire avmt le PMH. C'est
le point d'injection repéré par un angle d'avance à l'injection su le vilebrequin Œar
rapport au PMl fin compression).

[Link] Échappement
La soupape d'échappement s'ouvre quand le piston est au PMB. Le piston remonte et
chasse les gaz d'échappement ou gaz brûlés vers l'extérieu. La soupape d'échappement
se feme au PMH et un nouveau cycle peut commencer. Chaque temps moteur
correspond à une montée ou une descente du piston. Les quatre temps se déroulent donc
sur 2 tours du vilebrequin. Sur un cycle de quatre temps chaque soupape s'est ouverte
une fois. Comme l'arbre à cames ne possède qu'une came par poussoir, il doit donc
toumer d'un tour. On dit que l'arbre à cames toume à mi-vitesse du vilebrequin. Si un
moteur toume à un régime de 2 000 tr/mon, il se produit 1 000 explosions par minute et
par cylindre.

2.1.3 Comparaison moteur diesel et moteur à essence


La diffërence essentielle entre un moteur du type diese] et un moteur à essence réside
dans le mode d'inflammation du carburant et de la caractéristique d'auto-
inflammation de ce demier.
Si dans une masse d'air suffisamment comprimée pour que sa température atteigne une
valeur déterminée, on introduit un combustible finement pulvérisé, la combustion se
dé clenche par auto-inf lammation.

Le phénomène d'auto-inflammation résulte lui-même :

D d'une part, d'un rapport volumétrique très élevé : 16/1 à 24/1;

D d'autre part, de la haute températme engendrée par ce rappoft 600°C.

2.1.4 Notion de couple, vitesse et puissance


Comment savoir ce qu'est Æ7 coc4ziÆ? »!o/ea/r ?

[Link] Mohamed Amine | Génie Rurai -Machmisme Agmco\et.-"€P\!SA


.,`

'``_
``t--±=
q ENSA
•_}

:::q::müp:oàmarue:stu:ïepm:eeue:S::rmp:::ooî:s,saes;[Link],rcnçesns::ep,::su:::o,re:eî,q:uef¥{+=;+,,
de prendre me balance domestique, de la plaquer contre le mu et de s'appuyer dessus.
Si nous regardons ce qu'elle indique, cela peut nous donner une bonne indication de la
force que nous pouvons appliquer su la voiture.

Le problème, c'est qu'un moteur, cela ne pousse pas sur quelque chose, c'est simplement
un axe qui toume.

D £e cüffpÆ? moœi.r.. pou simplifier, est la force de rotation produite par le


moteur.11 est exprimé en N.m (Newton.mètre) et équivaut à 0,102 mkgf (mètre
par kilogramme force).
D Æ? n®Ém »æoœz«.est le nombre de rotatio_ns effëctuées par un moœu par !±ni±é
de tenps. En général, il est exprimé en tours Dar minute. 11 peut être mesuré au
moyen d'un compte-tours ou d'un stroboscope.

Figure 2.11 : Compteu de régime tr/min

D JMri» dépiizfiso»œ .. Un mobile soumis à un couDle (en N.m) et toumant à ±


vitesse angulaire instantanée (en rad/s), produit une Duissance instantanée égale
à:

PuissŒnce (]hr) --cowpte (N.m) x ®(rad/s.


Avec :

2" x N(tr/min)
®
60 29

€ ENSA _5#~€`` ù+
2.1.5 Eléments de transmission
La série d'élément reliant la sortie du moteur et les roues constitue le circuit de
transmission. 11 est constitué de l'arbre moteur (vilebrequin), de l'embrayage, de la boîte
de vitesse, du différentiel, des réducteus et des roues. Dms le cas d'un tracteu à 4
roues motrices, on aura un pont avant équipé également d'un différentiel et de
réducteurs.

Figure 2.12 : Eléments de tnansmission du tracteur agricole

Détaillons le fonctionnement de ces éléments :

[Link] Embrayage
il consiste à transmeftre ou non le mouvement de rotation de l'arbre moteur à l'entrée de
la boîte de vitesse. 11 est composé d'm disque d'embrayage (lié à l'arbre de sortie) qui
sera comprimé enùe le volant moteu et un plateau mobile. Ce serrage va entrainer la
rotation de la transmission.

[Link] i\yîohamecj Amine | Génie Rurai -F\,/t@chinisme AgriccHe

tË ENSA
Figure 2.13 : Embrayage

[Link] Boîtes de vitesses


• Techno]ogies

La transmission mécanique est la plus basique, un premier levier pemet de chmger de


gammes, tandis qu'un deuxième actionne les rapports. C'est une mécanique très simple,
fiable et généralement moins onéreuse à réparer. C'est aussi celle qui trmsmet le mieux
l'énergie du moteur. n n'y a pas de pompe hydraulique, que des engrenages. Ce type de
transmission oblige le tractoriste à choisir le bon rapport avant de relâcher la pédale
d'embrayage, car une fois en mouvement, il est difficile de changer les rapports, surtout
sous charge. Dans la même veine, si l'opérateu désire passer de la marche avant à la
marche arrière, il devra s'immobiliser complètement avant de placer le levier
d'embrayage en marche arrière (inconvénient lors de 1 'utilisation d'un chargeur).

• L'inverseur hydrau]ique

Pemet un changement de marche avant/airière sans devoir attendre l'arrêt du tracteur.


Ce système pemet une économie d'usue du système d'embrayage, surtout quand on
utilise un chargeur.

• La synchronisation dcs vitœses 31


•#pg^=:

Permet le passage de rapport sans s'anêter, mais en débrayant tout de même. 11


des boîtes semi-synchronisées (généralement plutôt dans les vitesses haute
synchronisation complète. Sans vitesses synchronisées, il faut démarrer le
+ü\

[Link] r\.;1ohamed Amine | Gériie Rural -Mac`hinisme Agriœ!e


?."sA

* ENSA
vitesses rampantes (~200m/h) sont pour des utilisations sans nécessité de tractibq*sinQn .~ rï.,''.¥#
il y a un risque de casse de la boîte de vitesse. .`i:i`~.=c++~~

• La transmission powershift

Pemet de passer les vitesses sans débrayer, grâce à des embrayages multidisques à bain
d'huile présents dans la boîte. Sur les boîtes semi-Powershift, l'embrayage est encore
utilisé pour le changement de gamme.

[Link] Difflérentiel
il pemet aux deux roues du même pont de pouvoir toumer à des vitesses différentes. Ce
qui est très important en virage puisque la roue intérieue au virage parcourt moins de
distance que la roue extérieure et donc doit toumer moins vite si on ne veut pas qu'elle
patine.

;.,:,,à `,,,. , `:) ,.. C`.ç-''''.` f)icuc}o


-, O,,'{:CI` .+

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!1++`~,_1'',`J.` `,r.t
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Fîgure 2.14 : Diffërentiel

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Dr FEDDAL MohamedAm"ie | Géme Ruræl-MachlmsmeA8nc0leï€+*¥::Ùà =±`\\ ,;#¢
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La rûue €Ïtérlûum .iii `i-ir.ièJe d[iiL


LË£ rûiies [Link].€Ûui.ënt la mô" di5ün¢e
A=B pïiri-Ûuïir um distni`ce çuPÉi'kure Lï la
rt:iit£ intériŒüre A >B

t:flnciu5iül| = Si l:t m`nsiiii5siQii étitit riËide {Ktiitii]g}. Lii" dc§ Ï®uës æï'€iit
llbiiÈ7* de rip|]€r

Blocage de différentie] (pont arrière) Si 1'une des roues d'un pont différentiel peut
toumer librement (roue en l'air, ou glissant) toute la puissance sera transmise à cette
roue et l'autre restera immobile. Le tracteur sera donc bloqué. Pou pallier à ce problème
il est possible de bloquer le différentiel, pour que la puissance du moteur soit répartie de
la même manière sur les deux roues du pont. Par contre, la direction donnée par les
roues avant d'influera plus sur la trajectoire du tracteur : les deux roues arrière ayant la
même vitesse et plus de contrôle sur le tracteur ®uisque plus grosses), le tracteu ira tout
droit.

[Link] Les réducteursfinaux


Situés au niveau des roues du tracteur, Ils ont un rôle d'un coté de sumultiplier le
couple et d'un autre à démultiplier la vitesse.

',,îi:?:
;,

•::i:`=
\

[Link] Mohamed Amine | Génie Rura! -Machinisme Agric®! ENSA

ü-ENSA
ii]iiiiii=iËËEiËËîiffliimEmEiii[Ïiiiï.ÎII,Ë-M
`\\ïÈè=riïz,+,.
2.2 Traction et animation des outils

2.2.1 L'effort de traction


L'effort de traction conespond à la force horizontale foumie par un tracteur pour faire
fonctiomer l'outil qu'il tire. La puissance de traction est le produit de l'effort de
traction par ]a vitesse d'avancement.

2.2.2 Bilan d'utilisatioii de la puissaiice par le tracteur

Figure 2.16 : Le bilan de puissance

2.2.3 La résistance au roulement


La force ou effort de roulement est la force horizontale à exercer pour assurer le
déplacement du tracteur lui-même.

La résistance au roulement est élevée quand:

- ]e poids du tracteurest ]ourd;

- La déformation dcs pneumatiques est élevée;

- Le soh est me"Hhe (Se dit d'un sol qui a peu de cohésion, qui est fiacile à
trœvœîllerù.

2.2.4 Le glissement etl'adhérence


Les travaux de préparation du sol et particulièrement le labour, le décompactage et |e\-
sous solage requièrent d'importants efforts de traction. Afin de limiter un gaspiu¢ge
d'énergie et l'usure des pneumatiques, ces travaux doivent être réalisés
bonnes conditions d'adhérence, afin de transme"e le couple de traction n(
avec un glissement le plus faible possible.

DroFEDDAL Mohamed Amine | Génie P`urai -Machinisme Agricoie -ENÈ'à -j",-£fî`


q ENSA
=:!:::Ë:Î[Link]±ÎÊ::±::::=f=::#g˱
2.2.5 Leglissement
Au lieu de parcourir à chaque tour un chemin égale à sa circonfërence ŒRËe> roue
motrice ne parcourt, en réalité qu'une distance plus faible (d).
..s`:.=:±ié2`
La mesure du glissement s'exprime le plus souvent en pourcentage par la relation :

g(oM.ù-DP±
D

Le glissement est de 100% ®atinage totale), lorsque, malgré les rotations des roues
motrices, 1e déplacement du tracteu est nul.

2.2.6 L'adhérence
Pour mieux comprendre le phénomène de l'adhérence, considérotis d'abord la tmction
sur un sol dur @éton par exemple). Le coefficient d'adhérence est, dans ce cas,
théoriquement indépendant de la surface de contact roue - sol (dimension et pression
des pneumatiques). 11 ne dépend que de la nature des matériaux en présence (gomme et
béton), conformément aux lois de coulomb.

En revanche, sur sol agricole ]e phénomène cst bien p]us complexe à appréhender,
car l'adhérence dépend de l'état et de la nature du sol, de la surface de contact avec
le so] et de la scu]pture des pneumatiques.

Donc par définition, l'adhérence est ]a capacité des engins de traction, à uti]iser
]eur propre poîds pour se mouvoir et fournir un effort de traction, pour un
glissement donné.

Des solutions pour œméliorer l'adhérence :

Figure 2.17 : Méthodes d'amélioration du lestage

[Link] Moh@mecl Arïiine i Génie Rurai ~ Machinisme Agriœ!e

iï ENSA
Figure 2.18 : Tracteur à chenilles (à droite) et à crampons ( à gauche)

- En réduisant le glissement par le ]cstage.

Figure 2.19 : Lestage du tracteu

Un lestage insuffisamt entraine:

> Un patinage excessif


> Une usure excessifdes pneus
> Une consommation de carbuant accrue

Un lestage excessif entraine :


''
36
>Unerésistanceauroulementaccrue,d'ouunePertedePuissÆ;¥g,
de traction.
> Une surcharge des pneus et de la transmission. 5ï;.

[Link] Mohamec! Amine | Génie Rurai ~ Machinisme Agric®le -EpjsA .'


Ï,::t#)`
j

€ ENSA
Polycopié de cours d ' AGROEQUIPEMENT

N -± rî .
> Un tassement du sol ! 11,

`,>Uneconsom ationdecarburantplusélevé[Link]'unftaceurestcequipem tdefairel ien trevofte*ï&iÈ`È=:2. 7Lesdiférentsmodesd'atelaged soutilsagricoles

et l'outil ou matériel agricole que vous tractez. Pami les différentes pièces agricoles
constituant l'attelage, il y a :

• . Br¢s de [Link].. ils relient le tracteur à l'outil (outils portés) et c'est par eux
que passe tout l'effort de traction nécessaire pour tirer l'outil.
• . Pt7z.»/s d'¢#g/œge j»/¥r7.e«rs.. ils servent à arrimer les points d'attelages des
outils. La version à rotule ®oule percée au diamètre standard des axes des outils)
demande une bonne maîtrise du tracteur pou les mmoeuwes d'approche lors de
l'accrochage. Les versions à crochet automatique (modèle de la photo ci-dessus),
utilisent des rotules amovibles placées sur l'outil avant son accrochage. Le
chauffeur n'a plus qu'à les "afflaper" avec les bras de trætion. L'attelage de l'outil
est donc réalisé sans descendre du tracteur et demande un peu moins de précision
qu'avec les rotules standard.
• . Bras db /ev¢gc.. au nombre de deux, ils transmettent la poussée de mydraulique
du relevage ®artie inteme du bloc de relevage) au bms de traction pour lever ou
baisser l'outil par l'intemédiaire des chandelles.

• . CÆawde#e§ nég/¢b/e§.. ces tirants verticaux relient les bras de levage aux bms
de traction. Ils sont réglables en longueurs pæ vissage ou dévissage et jouent un
rôle fondarnental pour le réglage des outils (aplomb).

• . B/oc de rt!/cwge.. en version mécanique, il contient toute la partie hydraulique


(vérin, distributeur,..) ainsi que tous les mécanismes de commande et de contrôle
®osition et effort). En version électrohydraulique, on ne parle plus de bloc cam
tous les éléments Œydrauliques et électriques) sont extérieurs.

• . 77ÜÉsf.èmepo..»/ o« b¢me depo"sc'e.. il est constitué de deux embouts filetés à


pas contraires et d'un manchon de liaison. 11 pemet de réaliser l'attelage
supérieur de l'outil sur le tiacteur. Comme pou les attelages inférieus, la
fixation coté outil peut être une rotule fixe ou amovible pou un attelage et
dételage rapide. Les deux embouts sont filetés pou pouvoir faire varier sa
longueu qui joue un rôle fondamental dans le réglage des outils (talonnage).
Pour certaines applications le troisième point mécanique peut être remplacé par
un vérin hydraulique commandé depuis le rioste de conduite. Enfm le
37
positiomement coté tracteur est multiple pour pemeffle de faire varier le report
de charge de l'outil sur le tracteur; il détemine le point de convergence.

[Link] Mohamecl Amine ! Génie Rural -M@chinisme Agricûle

€ ENSA
• . SïzzbJ./[Link][/e«».. il existe différent modèles ®resque un par marque de tracteu)
mais leurs rôles restent les mêmes: empêcher ou contrôler le débattement latéral
des outils au travail ou au transport. Ce contrôle du débattement latéral est très
important aussi bien pou le réglage de l'outil que pou la sécurité du tracteu et
du chauffeu.

1. Connecteur hydraulique 2. Attelage '_'i

supéricur 3. Bras d€ Icvage gauche 4. Bras


`~

d'attelagc inï`érieur 5. C" dc remplissagc


T' `tï
de la boîtc de vitcsscs 6. Jaugc de nivcau t
d'huilc 7. Arbrt-PDF 8. Barre d'attclagc 9.
•,S
Bras de levagc droit 10. Bras d'attelage
E!ill
droit 11. Stabilisatcur

Figure 220 : Système d'attelage 3 points


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[Link] Mohamec! Amine | Génie Rural -Machinisme Agricole
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EEnmËEEmEHHËEEEEmimËEfi=[EDEi]jijË

2.2.8 Classification de l'attelage des outils agricoles


Une classification qui revient souvent pour distinguer les outils est en relation av
mode d'attelage au tracteur. On distingue généralement (quelle que soit leur fonc` ~-.==_::::Ï_ff`

0 les outils traînés : l'essentiel du poids de l'outil est supporté par le sol;

0 les outils semi-portés : l'attelage du tracteu supporte une partie du poids de l'outil
qui possède donc au moins un point au sol;

0 les outils portés : Le système d'attelage du tracteur supporte la totalité du poids de


l,outils.

0 ]es automoteurs : L'outil fait partie intégrante du tracteu qui est ainsi dédié à une
seule fonction.

2.2.9 Le relevage hydrauliqiie


Le relevage hydraulique des tracteurs agricoles pemet de solliciter l'attelage trois
points pour le relevage et le contrôle de position de l'outil attelé. 11 s'agit d'un circuit
hydraulique classique, comportant : pompe, distributeur, vérin simple ou double
effet, et ]imiteur de pression. La principale particularité se trouve au niveau du
distributeur, qui n'est pas commandé directement par le conducteur, mais par
asservissement . En effet, par l'intemédiaire de l'attelage trois points, les relevages
doivent pemettre : Ie contrôle de la position de l'outil au travail, le contrôle de l'effort
de traction et la traction des outils nécessitant un attelage flottant.

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Figure 2.21 : Système du relevage hydraulique du tracteur

Le fonctionnement des distributeurs double effet est sensiblement similaire


peut le constater sur le schéma précédent. Sur ce schéma on peut différencier
- E`ràsA
[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme ,A`grico
`€ïti±:-->
€ ENSA
'11.

atmosphérique.

D Vérins simple/double effet

Les vérins peuvent être simple ou double effet. Un vérin simple effet ne poum pousser
que dans un sens et n'aura qu'une entrée/sortie d'huile, alors que le vérin double effet a
un contrôle dans les deux sens et deux entrées/sortie d'huile.

On utilisera le simple effet dans le cas d'outils dont le poids assurera la descente par
gravité. Le vérin pourra pousser dans l'autre sens pou assurer la remontée de l'outil. Le
double effet est par contre préférable pou les réglages de l'attelage. Les vérins sont
contrôlés par des distributeurs branchés aux parties hydrauliques haute pression ŒJP) et
retou du tracteu (respectivement en rouge et bleu sur les schémas).

D Distributeur simple effet

Un distributeur simple effet n'aua qu'une liaison au vérin qu'il contrôle :

• Levier position « pression » : le vérin s'allongera

• Levier position « retour » : le vérin ne sera soumis qu'aux forces extérieures (à savoir
le poids de l'outil) et rentrera

• Levier au « neutre » : 1e vérin restera dans sa position

11 est possible de rajouter assez facilement des distributeurs supplémentaires à ceux déjà
présents sur le tracteu Mais il est interdit de les installer dans la cabine du mcteur pou 40
des raisons de sécurité liées aux hautes pressions. ,riï,ïg-+`

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[Link] M®hamec"`mme | Géiiie Rur@i "ach"sme Agràc&+e\u-ERj:ëÀ
L,\,~,\

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Figure 2.22 : Distributeur mécanique et électrique

Les distributeurs électriques ont l'avantage de pouvoir se trouver en dehors de la cabine


alors que leu commande est à l'intérieu, ce qui est plus difficile à mettre en place avec
des distributeurs mécaniques.

-Contrô]e de position : La manette de commamde de la position de l'outil est déplacée


su un secteu gradué ou chaque chiffie comespond à une hauteur défmie.

-Contrô]e d'effort : Si la résistance du sol varie à cause d'ondulations du tenain ffisant


soulever l'avant du tracteu et pénétrer la charrue plus profondément. il en résulte, une
variation de compression su la barre supérieure d'attelage ; cefte variation est transmise
au distributeur pou que ce demier envoie de l'huile dans le vérin afm de soulever l'outil
jusqu'à ce qu'on retrouve la valeu initiale de la résistance du sol
-position flottante : Obtenue en annulant le contrôle d'effort et de position. Pas d'action
du système hydraulique. Cas des charrues trainées

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[Link] Mohamed Amine | Gérîie Rurai -Machinisme
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2.2.10 La prise de force


Le développement rapide des outils animés par la prise de force est lié à l'accroissement
de la puissance des tracteurs. Avec les trarLsmissions hydrauliques, ce mode de
transmission de la puissance donne au tracteur une véritable fonction de centrale
d'énergie pemettant toutes les combinaisons de traction et d' animation mécanique.

Certains outils agricoles (gyrobroyeur, herse rotative, épandeur à engrais, etc.) ne


peuvent fonctionner que si leurs mécanismes fonctionnels sont animés (rotation). Cette
animation est rendue possible grâce à la prise de force située à l'arrière et quelque fois à
l'avant du tracteur (option). La liaison du tracteur avec l'outil est assmée par deux demi
arbres coulissant afin de permettre une variation de la longueur en fonction de la
position du relevage hydraulique et par deux candans (un à chaque extrémité) pour
assurer les emmanchements et les verrouillages cotés dacteur et coté machiri`::.' ', ``.>

L`ensemble est nommé communément "æbre de prise de force" ou "arbre à car#h§T,j'


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[Link] Mohamed Amine ! Génie Rurai -Machinisme Agric®le &ü`¥:AÉ~j`

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lors des montées et descentes du relevage hydraulique.
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force les sorties de prise de force co¢é tracteur ont des dimensions nomalisées

[Link] Régime de rotation de la prise de fiorce.


Les vitesses de rotation de la prise de force sont normalisées selon cinq régimes, ce qui
pemet d'adapter un même outil sur plusieurs tracteurs de marques différentes. Pour
sélectionner le bon réüme (défini par le constructeur de la machine à animée selon les
nomes en vigueu), le conducteu dispose d'une boîte de vitesse spécifique à la prise de
force qui peut être à commande mécanique (levier) ou électrohydraulique (bouton
poussoir).
• Régime s40 tours par mi"ne

• Régime 750 tours par minute

• Régime l000 tours pœr m}nutte

• Régime l400 tours par minute

• Régime « proportionnel à l'Q[vancemeni »

43
Figure 2.23 : Différentes types de prise de force
EÏH
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DroFEDDAL Mohamed Amine i Génie Rural -Machinisme

ù ENSA
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Polycopié de cours [Link]

2.2.11 Le report de charge


En position statique, un tracteu n'a pas une répartition égale de son s sur les
essieux moteurs Exemple pour un tracteur de 85 Ch. dont le poids max
¥i------`--,`
de 4450 kg (poids à vide 3900 kg + masses avant 400 kg + masses arrière 150 kg):

Figure 2.24 : Report de chaffge sur un attelage porté

[Link] Mohamed Amime | Génie Rural -Machinisme Agr oié -ENSA

fi ENSA
:igï=i#
t |jnnEmËE FHni uHEËEEnmEmiïEËH*+B|Ëii!Em
Au travail ce même tracteur, aura la capacité de transférer une partie de son ids avant su
l'essieu arrière ¢u§qu'à 80 %) pour améliorer l'amcrage du tracteu au sol st-àdire son
adhérence: c'esf /e reporf de cÆcirge. Ce transfert de poids est fondamental ur .utili?Êr-
re.s`.ÈLËëæ±ËæüL q¥:=...
pleinement sa capacité de traction (ou effort de traction), d'où l'importance du
réglage de l'attelage des outils.

11 existe une règle de base en matière d'effort de traction:

Un tracteur ne peul fiournir un effi)rt de traction sui}éTiew à la valeuT de son poids en


ordre de moïïche.

Le poids en ordre de marche correspond au poids du tracteur additionné des masses


d'alourdissement et du poids de l'outil qu'il porte et contrôle. Ainsi les outils tra^més
®ulvériseur à disques autoporié, semoir semis direct ,... ) n'exercent aucun report de
charge sur le tracteur, contrairement à une charrue à socs par exemple, qui est portée et
dont la profondeur de travail est contrôlée par le relevage hydraulique.

Pratiquement, l'effort de traction ne dépasse pas 60% du poids total du tracteur augmenté
des reports de charges (outil et masses d'alourdissement). Un tracteur d'un poids en ordre
de marche de 4 tonnes pouma rarement exercer un effort de traction, sur un terrain
agricole, de plus de 2,5 tonnes.

Sachant que l'effort de traction est directement lié au poids du tracteur attelé, il devient
donc aisé de trouver le poids optimum de l'attelage: /e po!.d§ adwére#f /ow e#core azpe/e'
le rapport poids/puissance).

Ce poids adhérent se calcule en fonction de la puissance du moteur exprimée en chevaux


à la nome ECE R24 qui est la référence pour les tracteurs agricoles. L'unité du poids
adhérent devient donc /e Æ}./og7'ifzmme pcw cÆetJa/ "g/CÆ./. C'est lui qui augmentera le
coefficient d'adhérence du tracteur, pour lui assurer une meilleue traction sans qu'il soit
nécessaire de ralentir la vitesse ni même d'augmenter la puissance de base du tracteur.
Plus les efforts de traction demandés sont imponant plus le poids adhérent devra être
élevé. Cependant, pour des raisons de préservation des systèmes mécaniques de la
transmission (boîte de vitesses, ponts et réducteus), la valeur du poids adhérent ne devra
pas dépasser 55 kg/Ch.

2.3 Les pneumatiques agricoles

2.3.1 Généralités
Le matériel d'une exploitation n'a de raison d'exister que s'il peut se déplacer su les
champs, su les routes et sur les chemins.
45
La résistance du sol à la pénétration de la charrue s'oppose à l'avancement du tracteur.
Le binage ou les traitements phytosanitaires en cours de végétation ne peuvent se faire
que dans d'étroites limites de passage. Ces deux exemples démontrent ainsi que œœàil
de traction et déplacement ne sont pas naturellement compatibles:

[Link] Mohamec! Aminei | Génie Rura! -Machinisme Agr

€ ENSA
=:Ï::Ë:É[Link]ÎÊ::±:::=:=::iz±ZgïÏIÏ,-Ï,:.-
T Le reiief et la smctm du sol sont des domées imposées à l'agriculteur s" qHr y
puisse les modifier dans le seul but de faciliter la locomotion.

|Touslestiava"dusolaugnententlaprositédusoletsontdoncdéfavorablesàl\;\\\;i`.`.€i_`~._|#~
traficabilité.

1 L'état du sol, les conditions climatiques et les nécessités du cycle de végétation,


déteminent eux seuls les moments du travail. Les machines doivent se confomer à ces
exigences sans dépendre de la traficabilité du terrain; un champ n'est pas un simple
support pour le passage des machines: c'est un ensemble complexe et ffagile. Toute
perturbation apportée à son équilibre peut avoir des répercussions importantes su le
rendement (incidences à court teme) mais aussi su la fertilité (incidence à moyen long
teme). Ainsi, le tassement est une des principales conséquences d'un mauvais choix de
mode de roulement (dimension, pression ,... ) ou de son utilisation (vitesse, lestage ,... ).

1 Enfin, l'exploitant passe de nombreuses heures sur les machines, un confort suffisant
doit lui être donc assuré; le tassement de la colonne vertébrale est une maladie
professiomelle très répandue chez les agriculteurs. Même si de nos jous les càbines et
les sièges des tracteurs sont de bien meilleue qualité, les pneumatiques font partie des
éléments qui amortissent vibrations et secousses.

En conséquence, le choix des pneumatiques pour les tracteurs et machines agricoles


devra tenir compte des nécessités suivantes:

1 Supporter les charges qui lui sont imposées aux vitesses d'utilisations sur route ou su
champ.

1 Avoir des caractéristiques dimensionnelles pemettant le passage su les cultures en


végétation, tout en préservamt la stabilité du matériel.

1 Procurer pour tous les travaux, en toutes conditions de relief et de l'état du sol,
l'adhérence nécessaire à l'avancement.

i Limiter par sa faible pression au sol et l'ensemble de son comportement les


détériorations des terrains de culture.

1 Faciliter par son aptitude à transmettre les efforts du moteur, ainsi que par sa durée
une gestion économique de l'exploitation.

1 Contribuer au confort, à la sécurité et au bon état de santé du conducteur tout en


aidant à préserver la machine.
46
2.3.2 Caractéristiques et dimensions du pneu agricole.
11 existe de nombreux type de pneumatiques agricoles ayant chacun une
particulière, c'est pourquoi il est assez difficile de trouver le bon type de pi

-ENSA
[Link] Mohamec! Amine | Génie Rurai -Mai-hinisme

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EbinE±mEÏ EE mmE] HHEEEEiEnriE=mEm E ËÙ\ ËEÏ``i!i

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tant les applications du tracteur, des automoteurs et de matériels de transp sont
nombreuses:

i Les pneus "tracteus" utilisé sur les roues motrices des tracteurs et des
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automoteur

Figüre 2.25 : Pneus des roues motrices

i Les pneus "directeurs" utilisé sur l'essieu directeur des tracteurs ou automotrice à
deux roues motrice

i Les pneus "porteurs" utilisés sur tous les matériels de transport agricole.

Le choix d'un type de pneumatique consiste donc à trouver un bon compromis pour une
utilisation aux champs (adhérence, dimensions) et lors des transports sur route comme
au champ (capacité de charge, résistance au roulement, pression au sol ,... ).

Les caractéristiques d'un pneumatique agricole sont défmies par une série de marquage
sur ses flancs, exemple sur un pneu de marque MIcmLIN:

[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme Agriœle

ü ENSA
+ TE|nmE bE IEHE EnEEmEEmE=mEËHÎ]BLEHHm+

X®Bib: Gamme du piieu.


VF {veit hight flexjam}: Pférixe désig{iant u!`e catégori Pfleu
é50: Sectjüfi nomïiïa!e du Ûf`eü en ïrim
60: Rappûr[ haüt€ur flatic/ 5ect7oii nQmma!e du pi.\€u.
R: Carca5se dü typ€ radiale,
38: Dianietre nûi"nôl de la }anïe en püuœ {1 pÛuce = 2`54 cm'.
155= lnd!ce de €apacité de charge à üne pressiûn de rëférerice de 1,6
bar5 Œu kg,;cmï {pour ce pne4jmatique 155 -3875 kq).
D: Côde de ï.itesse {p®ur ce pneufnatiüue 65 = 65 km,Jïi).
Tubeless: Pneumatjqüe {ïicm[é saf}5 ciîambre à air`

Enveloppe:

S iargeur c!e 5€ctiûr` du pneü.


R' rayün sQus charge.
R fayûn saHs [harge.
D diamètre e*{én€ur, éga! É 2R.
C.d.r. Circ®nfér€ncÊ de rûuiemefit du
pneu a charge €t pressiQn de
référenc€ {1,6 bars Œu kt].,.'cm;`!.

}ante:

F iargËur imÈrieure.
11 haüteur d'accrûchageÀ
0 diamétr€ dü s€at {diamètr€
ir`t€n€ur du prieiJ}.

Figure 2.26 : Cote dimensionnelles d'une enveloppe et de lajamte

3 Les tracteurs spécialisés


On distingue classiquement les tracteurs conventionnels, mais on distingue aussi
d'autres type de tracteurs : les porte-outils, ]es tmcteurs articulés, Ies cheni]]ards et
enfin ]es tracteurs spécialisés, tels que ]es tracteurs étroits et ]es enjambeurs utilisés
en arboriculture, hofticulture et viticulture...

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•`+

[Link] Mohamed Amine | Génie P`ural -Machinisme AgricŒ!e EN:ûAü` `\`;-ï_=àæëï.

ü, ENSA
iiËiEi=E

Figure 2.27 : Les tracteurs spécialisés

4 Des informations concernant les tracteurs


Le choix de la puissance est déterminée par ]a tai]le de ]'exp]oitation et la nature
des travaux à effectuer : des tracteurs de puissance infërieure à 140 Ch sont suffisants
pour des exploitations de taille moyeme, alors que les grandes étendues exigent des
tracteurs très puissants (autour de 200 Ch). Les tracteurs de plus de 300 Ch sont quant à
eux peu coinmercialisés et leu usage est réservé à des travaux très louds.

::uFL:aËntïaËtîrlgtndaËu:'Ëëï::Eïahïàrîû;Œne--q-àhaule"rég-,eprdeu-éf,-
3:=,na5Ü:Ï|r[Link]Lzn¥.a7C:,œéec::ror,°J#i::egTreenF?oidissementiiquide,àquaLresoupapespar
:Ï"£gsr=Loif de cart)üraiu 34Û iitres
6- Cablne [Link]
7- Siëge coiifar[ a su5pensic]n pneu.T`atique iongitudJiiale: [Link] ei siipporL lombaires
g,-é£-àTàq€useb®uesavantamovib,es
9- Prlse de fûrce avant

Figure 2.28 : Schéma général du tracteur agricole

[Link] Mohamed Amine 1 Gé!iie Rural -Machinisme EN5:iA

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EmHË!HEEËËinEËiiËiiËiHiËiËïriEËïmH=Ï[Link]ïï„m
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1 Rôle etobjectifs du travail du sol


Le rôle essentiel du travail du sol est d'obtenir un état du sol favorable à la mise en
place des cultues et à leur développement racinaire. 11 pemet l'entretient du sol et la
réorganisation de sa structure en vue d'accueillir une nouvelle culture, dans ]es
meilleures conditions agronomiqucs et économiques.

La préparation du sol doit permettre d'obtenir une répartition régu[ière des semences
su le sol, un enfouissement à une profondeur convenable pour les mettre à l'abri des
animaux granivores et un placement, au printemps ou en été, au contact d'une terre
suffisamment humide favorisant leur gemination; dams ce cas la, sauf si l'humidité est
excessive, il faut que les préparations du sol permettent, après semis, le contact de la
graine avec une portion de terre rassise ou tassée dans laquelle les mouvements de l'eau
se feront aisément.

Le travail du sol pemet de conserver et d'accroitre la porosité du sol et d'améliorer la


perméabilité de la couche travaillé. n peut en effet aboutir à la fois à une augmentation
de la percolation, c'est-àdire de la descente de l'eau en profondeur, ainsi qu'une
amélioration de ]a circulation latérale de ]'eau.

Le travail du sol pemet d'obtenir une répartition et la mobilité des agrégats et particules
du sol. Cette mobilité des agrégats les uns par rapport aux autres, favorise le
cheminement des racines dans le sol, puisque leur extrémité exerce une pression qui
peut déplacer les particules de terre.

Les actions de travail du sol visent, avec ou sans l'appoint des agents climatiques, à
ameublir la couche arable et le ]it des semences. Cette action, en apparence très banal,
désigne les opérations mécaniques qui pemettent à l'agriculteur d'atteindre, plus au
moins, chacun des dix objectifs suivants:

50

> l'enfouissement des débris végétaux et des résidus superfici

[Link] M®hamecl Amine | Génie Rural -Machinisme

* ENSA
+ ËinEEi]ËËËËEimEEË=EEm EÏ\:`EEm

tÀx:,.,j-
•..`-=üi-Ï~/`

> L'ameublissement de la couche arable

> Le réchauffement du sol

> La fomation de lit de semence

®ËË

123

> La conection de la porosité du sol

51

[Link] Mohamed Amiiie ! Génie Rurai -Macmmsme Agricà\ie-`-ËNS`A=\-~ -~~{


',-,,,

ü ENSA
\\ - `---:¥f-ii`
Mabdo
ol

"qmo`ri_`=

> La répartition de la terre fine et des mottes

> Le nivellement du sol

> L'ameublissement du sol au dessus de la zone laboués

> La maitrise de la propagation des mauvaises herbes, des parasites et des maladies

> L'incorporation des amendements et des fertilisants.

Les priorités dans ]œ objectifs de travai] du so] varient selon les circonstances et les
façons culturales choisies: terres de texture différente, plus ou moins humides, plus ou
moins riches en éléments minéraux nutritifs, cultures plus ou moins envahies de
mauvaises herbes, plus ou moins sensibles au développement des maladies ou des
attaques d'insectes. Le climat est aussi un facteur déteminant, ainsi que le choix des
rotætion s cu ltu rales.

Présentation des techniques culturales pour la mise en place


des céréales
11 existe une très grande diversité de techniques de travail du sol sans labou, c'est-à-
dire sans retoumement des premiers horizons du sol. Ainsi, on peut trouver tous les
intemédiaires possibles depuis le labour au semis direct, en passant par le pseudo
labou, le décompactage ou encore les TCS (techniques culturales simplifiées).

A[varti de présertiei les techniques ciiliwales, nous comrnenceions pQtr définir


les nombreux termes impliqués dans ce sujet qui prêteni à confiwion

TCS, TSL ou AC ?

La défmition elle-même des TCS est souvent imparfaitement précise: il existe en


effet de nombreux stades intermédiaires ou itinéraires techniques, entre le travail du sol
incluant un labou classique et le semisdirect. Les temes existants sont nombre:;g,;et 52
parfoi s redondants.

cu-r:|e:psï:ci::ïœt,e,-TessLqud:eï:,eqn:£rié:rnsaioanbï:lr,ne:oïtcTÎ#:,tj;É
[Link] Mohamed Amine | Génie [Link] -Machinisme Agricoie -E`rssA --.--- ~-<JJ;~*

ü ENSA
nombreux avec `Conservation Tillage', `Conservation Agriculture', ` tainable
Agriculture', ou encore `NahTill Agriculture'. Nous allons redéfinir ici ces
temes :

> Te€hniques Culturales Simplir]ées ŒCS) et Techniques Sans Labour


(TSL) ava+Till Agricu]ture) : Techniques sans retoumement du sol.
Certains préferent utiliser le teme TSL car le teme TCS est souvent
associé non seulement au non-retoumement du sol, mais également à une
couverture du sol. De plus, «l'APAD, 2001 » vient d'ajouter à la
confi]sion en changeamt la signification de TCS à `Techniques de
Conservation des Sols'. Enfin, si ce n'était pas suffisant, le teme
`simplifiées' prête à confiision car les TCS demandent au contraire des
techniques et des connaissances plus pointues. Ces techniques sont
diverses mais peuvent toutefois être classées en 4 groupes comme suit :

J>_"toumtï
[Link] en sürface Tra`'ail prorond s:im reLtmmemëni
tr,,, + , \
SEmis DireL.L Tra`'ajl s üperriciel Pseudd+Iabûu Déi`ompacLagÊ

> Semis direct : Maintien d'un travail mécanique seulement su la ligne de


semis.
> Travai] superricie] : Maintien d'un travail mécanique en dessous de la
zone de semis su une profondeu limitée selon les conditions du milieu
(entre 5 et 10cm).
> Pseudo-labour : Le sol est travaillé au plus su les 20 premiers cm, c'est
à dire sur les horizons superficiels, su l'ensemble de la surface.
> Décompactage : Fissuration du sol sans mélamge des couches.
> Agricu]ture de Consewation (AC) (Consewation Agricu]ture) : Le
terine « Agriculture de Conservation » (des sols) est le terme à employer
intemationalement. Sa définition a été retenue lors du "First World
Congress on Conservation Agriculture : a world wide challenge" qui se
déroulait à Madrid en octobre 200 1 .

Cette défmition est la suivante :

• Absence de retoumement profond du sol et implantation des cultures en semis


., t,
53
direct •/

• Maintien d'un couvert végétal pemanent (mort ou vivant) #Ïf`:

\\--î
DroFEDDALMohamedAmine|GénieRurai-r`bAach!nismeA8ricbtéTE`ïÏ#Ï*,[Link]+

¢ ENSA
(rotation adaptée).

En d'autre terme, l'agriculture de conservation a pour objectif de S`erver5- ~~+ _S

d'améliorer et de mieux utiliser les ressources naturelles liées à la gestion des sæs=L~=``L
l'eau, et de l'activité biologique. L'AC n'est pas un but en elle-même mais plutôt un
concept : la gestion de la fertilité des sols est l'objectif final.

ConseNation Tillage : Les résidus de la récolte représentent au moins 30 % de la


surface du sol. Le semis direct, les cultures sur billons et les cultures sous mulch
appartiennent à cette catégorie.

> Sustainable Agriculture (Agriculture Durable): L'Agriculture Durable


est un des aspects du Développement Duable. Le concept couvert par «
sustainable agriculture » dans les pays anglophones se traduirait plutôt
par « agriculture intégrée » en Europe. La première définition de
l'agriculture intégrée a été proposée en 1977 par des zoologistes et des
agronomes à partir de leu expérience de lutte intégrée en vergers. Selon
eux, l'agriculture intégrée est « un mode de production componant la
mise en œuvre des techniques les plus confomes à des exigences d'ordre
économique et écologique dans la perspective d'optimiser la qualité des
produits qui en sont issus ».

Cefte définition souligne 4 idées fortes conespondant à des modes de production

> Economiquement viables


> Respectueux de l'environnement et préservant les ressources naturelles
> Assuramt la qualité des produits et limitant les risques pou la santé
humaine
> Pemettant une bonne intégration sociale des personnes intervenant dams
le processus de production et de transfomation.

54

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DrFEDDALMohamecjAmme„émeR"a-ac,-,sm£à,`iïïï®,€_-EF+SÂ
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Figure 3.1 : Présentation des techniques culturales de profondeur

Matériels utiHsés
La chartue Cultivateur lourd Chisel, Cover-crop

Les itinéraires techniques Plusieurs matériels sont Les outils utilisés sont des
sont basés su l'usage de possibles : cultivateus lames droites ou obliques,
chamies à socs forcé- ment lourds, chisel utilisé en équipées de différents types
associées à d'autres profondeur... de socs.
interventions.
Opération de travail Opération de travail du sol
Opération de travail profond avec mélange des sams retoumement ni
profond qui compone un couches de sol mais sams mélamge. Cette opération .,r
55
mélamge et un retoumement de celles-ci. restructure le sol par .,#'
retoumement des couches fissuration et ffagme i'ï=

1 -kJ~â``Q®!®
de sol.

[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme Agricole


¥`-Èg~;:-+;4Jg,``
üt ENSA
2.2 Les techniques culturales superficielles

Figure 3.2 : Présentation des techniques culturales superficielles

Matériels spécifiques
Association de disques et de dents avec Semoir de semis direct
un semoir
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Les matériels spécifiques sont une Les matériels de semis direct sont en
combinaison d'outils de déchaumage, général lourds afin de pénétrer le sol. Ils
animés ou non, couplés à des semoirs, ce sont équipés de dispositifs pemeftant de
qui pemiet de réaliser plusieurs objectifs travailler le sol sur la ligne de semis, à
en un seul passage..Opérationdetravail du sol permettant une profondeu allant de 2-3 cm à 10
cm. Ce sont toujous des matériels
spécifiques.

Système d'ii'riplQtntœtion des cultures


l'incorporœtion des résidus dans la
qui rqose sur un truirail du sol localisé
couche travœîllée ei l'affinemest du lit desemences.
sur la ligne de semis, sans trœvaïl en
profiondeur.

[Link] Mcmamed Amine ! Génie RUF-ai ~ Machinisme ENSA


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ü ENSA
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Polycopié de cours d'

3 Place et importance des tech]niques cultura]es dans néraire


Ü,Ïi
technique `\ t
Tenant compte dœ objectifs cités ci-des,sus, ies techniques cuituaies ocè`uri+#`.'
première place dans l'itinéraire technique pou la mise en place des cultures d'une
manière générale. Une mauvaise réalisation de la préparation du sol, entraîne plusieurs
effets néfastes au développement du système racinaire, ce qui se répercute su celui de la
plante au cours de son cycle biologique. Une forte proportion de zones compactes dans
les premiers horizons de la couche arable pouvait diminuer l'absorption d'azote de 30 %
environ, le nombre de grains par mètre carré et les rendements des céréales de 15 à 20
% environ. Ce phénomène est généralement associé à une faible densité racinaire dans
ces horizons où la structure du sol est défavorable.

Par contre, dans le cas d'une porosité trop élevée, les échanges, entre les racines et le
sol seront difficiles, ce qui affectera le développement de la plante dans son ensemble
car les racines, en mauvais contact avec le sol, trouveraient des difficultés pour puiser
les éléments nutritifs.

Au vu de ces remarques, la réalisation de ces opérations de préparation du sol doit faire


l'objet d'une attention très particulière. L'importance de cette première étape de
l'itinéraire technique pour la mise en place d'une culture, réside aussi au niveau du
temps et du moment de sa réalisation et donc de la consommation en carburant. En
effet, la réalisation des labours par exemple est conditionnée par les facteurs
climatologiques, tel que la chute des premières pluies et surtout de intensités de celles-
ci.

4 Aperçu historique et état actuel des techniques culturales


simplifiées
Les premiers systèmes de culture en semis direct sont ainéricains. Aux Etats-Unis, les
années 1930 sont marquées par une crise économique et agricole majeue. Dans les
Grandes Plaines, une mauvaise gestion agricole du sol, un travail du sol profond et
répété, concomitante à des épisodes de sècheresse entraine des pertes de terres cultivées
par érosion éolieme, le Dust Bow/.

Dès 1935, les pouvoirs publics prennent conscience de certains effets néfastes du labour
et déclarent que l'érosion est une menace nationale. Le gouvemement établit alors le
So7./ Co#Lgerva/7.o# 4c/, instaue le S{c}/./ Co/zservafz.o» [Link] au sein de l'United States
Departement of Agriculture (USDA) et met en place des mesures de conservation du sol.
Pami les solutions proposées émerge une technique culturale qui consiste à travailler le
sol superficiellement pou y maintenir des résidus de récolte pendamt la 57

d'interculture. Les fondements de l'agricultue de conservation sont établis


minimal du sol et sa couverture pemanente par un paillis végétal.

[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme Agricoi

€-ENSA
Dans les années 1960, la diffiision de l'herbicide total Paraquat et la cons ct,ion de
semoirs adaptés accélèrent l'essor de l' agriculture de conservation.
*-. '

E=
En 2000, plus de 35 % de la sole nationale est cultivée selon les principes dè``ù`e' '
agriculture. L'expérience nord-américaine s'étend hors des ffontières du pays. La
technique élaborée aux Etats-Unis se répancl au Canada et surtout au Brésil qui connait à
la fm des années 1960 d'importants problèmes d'érosion hydrique. Comme les
conditions pédoclimatiques du Brésil diffê)rent for[ement de celles des Etats-Unis, la
recherche agronomique est sollicitée pour adapter la technique américaine au contexte
brésilien et pour élaborer de nouvelles modalités de culture.

Historiquement, les premiers pas du Semis Direct (SD) dans les pays du Maghreb
remontent aux amées 1970-1980, lorsque des essais ont été réalisés par les structures de
recherche publiques avec des semoirs américains (du type Tye) importés pou
l'expérimentation. Cette approche semble avoir été abandonnée par la suite, sauf au
niveau d'essais en station menés par l'INRA du Maroc.

Le véritable « démarrage » d'actions concrètes centrées sur une démarche d'Agriculture


de Conservation (AC) se situe à la fm des amnées 1990 avec, d'une part, le programme
de création du « prototype marocain » de semoir SD initié par l'INRA de Settat (Maroc),
et d'autre part, le programme « Agro-écologie et Semis Direct » mis en place en Tunisie.
Le début d'une véritable implication concrète des agriculteurs dans ces démarches
remonte donc, globalement, à cette période. Du fait de sa présence au Maghreb depuis
1985, en tant qu'ONG (organisation non gouvemementale) axée su l'organisation
professionnelle des agriculteurs, FERT (Association de coopération intemationale pou
le développement rural) a pu disposer d'une bonne connaissance du milieu agro-
climatique et des problématiques rencontrées par les paysans algériens, marocains et
tunisiens. Le Réseau Grandes Cultures Méditerrméen Œ`Cho mimé par FERT depuis
15 ans a constitué, dans ce contexte, une platefome de rencontres et d'échanges entre
des structures de Recherche Agronomique tst des Groupes Témoins d'Agriculteus mis
en place progressivement par le RCM dans ces pays. Son but a été de faciliter les
relations entre ces partenaires afin d'ap]mrter des réponses pratiques aux attentes
technico-économiques des agriculteurs, qui sont généralement aussi des éleveus
d'ovins, et dont l'assolement est basé su les céréales, les légumineuses et les fourrages.

A la fm des années 1990, les Groupes infomiels du réseau s'intenogeaient déjà su leurs
itinéraires techniques et leus coûts de production, dans un contexte où les sécheresses se
répétaient et où la rentabilité déjà limitée de leurs productions pouvait être remise en
cause par la libéralisation du secteu cérihlier. Ils se sont alors intéressés à ces «
nouvelles approches » dont parlaient quelques chercheurs au Maghreb, et que
pratiquaient déjà de nombreux agriculteurs de par le monde : abandon du labgF,.
techniques culturales simplifiées (TCS) ei[ semis direct ; des pistes à
répondre localement à des problèmes d''économie d'eau, d'érosion, d
mécanisation...
;t

[Link] Mohamed Amine | Génie RiH-al -Maciiimsme Ag'nco!e -ENSA

€ ENSA
5 Lelabour
Le labour constitue une séquence très imp{irtante dans la série des travaux e ctués. 11
consiste à découper successivement toute la terre à travailler en bandes
retoumées plus ou moins complètement, de façon à ce que leur partie inferieur.e```stfi-=.-'-
:/
ramenées à la surface, ameublie et soumise ainsi à l'action des agents atmosphériques et
des outils de reprise: par la même opération:, la végétation de surface est entenée.

L'exécution du labour mobilise une part non négligeable du temps et des moyens de
traction dont dispose l'agriculteur ; il pose avec acuité le problème de l'adhérence du
tracteu à roues.

La qualité du ]abour dépend des caracté]ristiques du soL, de son état et dcs veisoirs
utilisés; elle a une influence directe sur la facilité d'exécution des travaux de
préparation superficie]le du sol qui font Suite au ]abour et une certaine influence sur
le rendement des récoltes ultérieures.

5,1 Le principe du labour:


Le principe du labou est de découper une bande de teiTe de section rectangulaire
verticalement par un coutre et horizontalement par le soc, de la soulever par le soc et la
partie amtérieure du versoir. Le long de la partie postérieure du versoir, elle subit une
rotation et un déport latéral qui l'amène en appui sur la bande précédemment retoumée.

La rasette découpe en surface un petit volume de sol qui, projeté en fond de raie avant le
passage du corps principal, se retrouve sous la bande retoumée par le versoir. Suivant
son type et sa position, la rasette pemet ainsi d'enfouir plus ou moins profondément les
résidus organiques et les mauvaises herbes.

59

ü ENSA
Fenc]II]ernent
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Figure 3.5 : Chame à soc réversible

Figure 3.6 : Vue éclatée d'une Chame à sœ

61

[Link] Mohamecl Amine | Génie Rurai -Machinisme Agriœ ENSA


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Figure 3.7 : Les différents types de socs

• versoirs
f gÊ æB "ÏË Z2D cylindriques
« C » et parfois à
iEEiEËËËiËE claires-voies
«A».
• il existe aussi
des versoirs
hé[Link] « 8 »
et cylindro-
raiseftes droites ou hé[Link] « D ».
polyvalentes « A ».
il existe aussi des rasettes
droites 8, à ma.i.s C, à fumier
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62

DroFEDDAi_ Mohamecj Amine ! Génie Rura! -Machinisme A ENSA

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Cotitœ circ`ilalne avec msette •i`('' ,Ï

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cmùe ciéneLé
Rappel du rôk do cmtre et de h rsÉætte
ie(.outl?,,`vŒïjà [Link] d'uiE. petite motte en Toi`d de raie` puis
basrùpmeni [Link]`e de la baLi`dp do ioiTe

l. stc
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l.. C`harri.r.
[Link]..[Link]
Representation schematique dii mvail de la raseup

• coutres droits et donc parfois des coutres


soudés sur le soc.
• il existe aussi des coutres circulaires lisses
ou crénelés.
5.3 Les différents types de charrue à soc

5.3.1 Classification selon le type de labour


Le type de labou réalisé dépend de la charrue utilisée :

> Les charrues simp]es versent toujours les bandes de terre du même côté par
rappoft au sens d'avancement du tracteur. Deux largeurs de travail successives
sont alors séparées par un ados ou par une dérayure : on parle alors de labou en
planches. Les charrues simples ne sont plus guère utilisées
qu'exceptionnellement. Elles nécessitent en effet de longs déplacements pou
pemettre au tracteu de toumer autour de la planche.
> Les charrues réversib]es, les charrucs à corps pÎvotant, ou les charrues
quart de tour offient la possibilité de verser la bande de terre altemativement
d'un côté ou de l'autre de l'axe d'avancement du tracteur, qui peut ainsi adosser
toutes les bandes d'un même côté : on parle de labour à plat. Les systèmes
d'aftelage permettant de labourer hors raie (c'est à dire avec les quatre roues du
tracteu circulant sur la partie non encore labourée, le guéret), sont peu répandus.
Très généralement, lors du labour, les roues de l'un des deux côtés circulent sur
le fond de raie, la tracter se trouvant ainsi incliné.

[Link] Les dif férents types de labour


Le labour en p]aDche : il s'effectue en versant la terre toujours du mémé coté par
rapport aü sens d'avancement en adossant ou en refendant avec une charrue
simple. 63

E
•._: _ ---,,, !

[Link] Mohamecj Amme | Géme Rurai -Machinisme A`ÈÈ`h5¢`l|-`ENSA .'`

ü. ENSA
Figure 38 : [Link] types de labou

Le labour à plat:.la charrue réversible verse la teiTe à droite puis à gauche par rapport à
l'avancement, de maniène à labourer sans discontinuité, du bord d'un champ à l'autre, en
donnant au labou un æpect plat, d'un seul tenant et sans dérayues, sauf en fin de travail.

On peut aussi distinguer les charrues par leur mode d'a«e]aqe :

o ]es charrues semi-portées sont attelée sur des bames de traction du relevage et
rçposent au sol par l'intermédiaire d'une ou deux roues. La tête d'attelage est
parfois articulée, ce qui facilite les manœuvres.

o Charrue portée

o Charruetraînée

o Les charrues avant, réversibles, sont placées devant le tracteu grâce à une tête
d'attelage modifiée. Cela permet une meilleure utilisation de la puissance du
tracteur lorsque celui¢i est à quatre roues motrices. Cependant, rendant difficile
la circulation sur route, ces chames n'ont pas remporié un grand succès.

o Enfin, il existe différents types de cha].rues à versoirs, spécialisées pour des


usages pariculiers :

o Les charrues vigneronnes : le travail du sol étant rendu difficile par la présence
des ceps, et la nécessité de chausser ou de déchausser régulièrement ces demiers,
on conduit à concevoir des chames équipées d'un cops àci#ecn cemü/ composé
de deux ensembles symétriques, comportant chacun un soc et un versoir, afin de
rejeter la teme de paft et d'autre, avamt de terminer le labou par une dérayure
centrale.

o l,es charrucs décavai]lonnetises. Iæ ca"[z.//o» est le nom donné à la bande de


terre située entre les ceps. Pou le travailler, on a mis au point des charrues
équipées de socs qui peuvent s'effacer en rencontrant un cep, puis reprendre leur
place *. 64
o Les charrues bütteuses (dites aussi billomeuses, rigoleuses, fossoyeuses) sont
conçues su le même principe que les chames vigneronnes, possédant un corps

;,ï+__>ï -
[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme A#ric lç -`ENSA

fi ENSA
=::]:::Ë:Î[Link]îî::Î:::::Ï::IIzfz±
butteur. Elles sont utilisées pou les cultures nécessitant la con Ôn d'm billon
éf'ï,Ôt
(asperges, pommes de terre, taro...).

o Les charrues défonceuses ont pou objectif de réaliser un traùqil ¢ès profipnd
(0,4 à 0,8 m) pour préparer l'implantation d'une culture péremè. Ces .çaïâriuës ''`
dont monosocs, équipées de versoirs cylindriques.

o Les charrues déchaumeuses sont équipées à l'inverses de versoirs multiples de


petites taille, afin de réaliser un labour très peu profond (10-15 cm) pour une
opération de déchaumage.

5.3.2 Les angles caractéristiques des charrues à socs

[Link] L'angle d'entrure ou de piquage


Détemine la pénétration de la chame dans le sol. 11 est matérialisé par l'inclinaison
verticale du plam de la lame de 20 à 25° par rapport au plan horizontal.

Figure 3.9 : Les angles caractéristiques du corps de charrue

L' entrure pemet au corps de charrue de plus ou moins pénétrer le sol.

[Link] L'angle decoupe


Le plus facile à observer, l'angle de coupe, aussi appelé angle d'attaque, est l'angle aigu
fomé par le tranchant du sœ avec la direction de l'avancement. Entre 30 et 40°.
L'attaque perinet le découpage d'une largeu de bande plus ou moins grande.

5.3.3 Réglages de lacharrue à soc


La charrue est un outil difficile à régler. En effet, dans le cas du labour dans la raie, le
tracteur est incliné puisque deux de ses roues circulent en fond de raie, alors que la
chame doit rester parfaitement horizontale pour assurer une profondeur de travail
régulière. D'autre part, la charrue est un instnment dissymétrique, qui doit travailler de
manière rœtiligne. Les réglages à faire avant de làbourer portent (dans cet ordre) sur : la
profondeur, l'aplomb, le talonnage et le dévers de pointe.
65
> 1" réglage: ]a profondeur

Elle est déterminée pæ le laboureur qui la choisit en fonction de la largeur ¢è travail. Du


rapport profondeur su largeur dépend le degré d'inclinaison de la band# \te teme. A
NËi;,A,èght,Ê,-:®,e-E"-A

[Link] Mohamecj Amine 1 Gënie Rural -Machijiism


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sera faible.

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Dans les charrues portées le réglage se fait paff le mécanisme de relevage hydraulique
Dans les charrues polysocs (semi portées), en plus de relevage hydraulique une roue de
jaugepemetdecontrôlerlaprofondeurduoudescopsarrièresdelacharrueenroulamt
sur le guéret (charrue 3 corps et plus)

> 2éme réglage: l'ap]omb

L'aplomb doit êtie réglé de manière à ce que ]a charrue soit perpendiculaire au plan
du sol, malgré l'inclinaison du tracteur. Le réglage se fait par les chandelles pour
charrue simple et la position des butées pour charrue réversible.

2ème sillûn 3ème sillûn


[Link] ler sillort

îaxpd: ŒllesËËk] p E:ÈgmmhË Æ-dg] ,''d-


1

> 3éme rég[age: le talonnage

Le talonmge est le réglage qui assure le parallélisme du bâti de la charrue avec la


surface du sol.

Leréglagedutalormagedéteminel'horizontalité[Link]
doits'appuyermodérémentsulefonddelaraie,parl'intemédiairedutalon,pouavori
une bome stabilité. Le réglage s'effectue en modifiant la longueur du bras supérieu de
l' attelage trois point.
66

ENSA
[Link] Pù'1ohamed Amine i Génie Rural -Machinisme
•,.,`,,

ü ENSA \
``:,:``:=ér=;:`'
!
Figure 3.10 : Le talonnage

> 4éme réghge: le dévers de poînte

Enfin, ledévers de pointedoit pemettre à la charrue de travailler en ligne en


compensant les effofts latéraux qui s'exercent sur l'outil.

Un dévers mal ajusté perturbe la direction du tracteur.

Le réglage du dévers de pointe consiste à aligner les contre - sep para]]è]ement au sens
d'avancement. Sa modification se fait par une bielle à vis

> 5éme rég]age: ]e déport ]atéral

Le déport ]atéral : 11 correspond au réglage de la largeur de travail du ler corps. 11 est


réglé par une vis sans fin (ou hydrauliquement) 11 se fait en a]ignant ]a pointe du 1"
soc avec le flanc intérieur du pneu.

5.3.4 Le dispositifde sécurité des charrues à socs

67

Figure 3.11 : Dispositifde sécurité par boulon de traction ¢}¢'``+,``


`-.

DroFEDDAL Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme Agri;è`,e++`ÈNS.A::,i`;`,#^

é ENSA
Figure 3.12 : Principe d'm dispositif de sécurité non-stop hydraulique et sécurité par
boulon de cisaillement

5.4 La charrueà disque


Bœucoup moins répandue que la chamie à versoirs, la charrue à disques est utilisée
dans les sols superficiels et caillouteux lorsque les conditions de travail du sol sont en
général sèches. Utilisée principalement pour le déffichement et dans les régions aux
climats tropicaux, arides et semi-arides, la charrue à disque pénètre bien dms le sol,
même sec, mais enfouit mal les débris végétaux.

68

Figure 3.13 : Charrues à disques

[Link] Mûhamed Amine 1 Génie Rural -Machinisme -ENSA

ü. ENSA ``
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+ '; `--\,
Figure 3.14 : Description d'une charrue à disque portée

Chaque coips de chamie est équipé d'une ca]otte sphérique appelée disque. Ce demier
découpe une bande de terre de section sensiblement el]iptique et la retoume sous ]'effet
combiné de ]'avancement, de l'auto-rotation et d'un déflecteur fronta] appelé
''versoir de disque". Les charrues à disque sont en général équipées à l'arrière d'une
roue stabi]isatrice tranchante et inc]inée quî maintient ]a charrue en ]igne,
compensant les forces latérales qui s'exercent sur l'outil. Le disque, fabriqué en acier
traité pour résister aux chocs et à l'abrasion, a la fome d'une calotte sphérique de
diamètre variant de 60 cm à 1 m, la flèche pouvmt aller jusqu'à 20 cm. Le bord du
disque est en général biseauté pour améliorer l'efficacité de découpage du sol. Chaque
disque toume librement sur son aKe ; un petit versoir ffontal améliore le retoumement et
le mélange de la terre et des débris végétaux, tout en limitant les risques de bourrage.

5.4.1 Les réglages


Les réglages de la charrue à disque poftent sur la profondeu de travail, que l'on maîtrise
grâce à la roue stabilisatrice et au réglage de l'attelage trois points et su les angles
caractéristiques des disques. 11 y'a aussi l'horizontalité, l'aplomb, le talonnage, le devers
de pointe.

> La profondeur

la profondeur de labour est fonction de la culture envisagée et du type de sol.


Pour les charrues à disques portées le réglage de la profondeu est fait par le 69
système de relevage hydraulique du tracteur. Compte tenu des efforts importants
mis en œuvre et du soucis de mieux optimiser le taux de glissement du tracteur
1_,` '

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[Link] r\;1ohamed Amine | Génie Rural -Machinisme ENSA

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(éviter le patinage excessif), le système de relevage est consigné sur l.è, édn"ôle
d'effort ou le contrôle mixtes s'il existe. \¢\ -
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rAe:somft°:een[ta::u:ég±8:.Î:e::ep::fi::::tï:'nv:;[][earcaouh::£a£ed:es:::e\£Î°`:ç=ïT.:~:_~.#
desserrer, sol meuble : serrer la vis du compression du ressort). un bon réglage
assure une bonne stabilité de la charrue ( c'est à dire la roue stabilisatrice
s'accroche mieux au sol).

Figure 3.15 : Réglage de la profondeur

> Rég]ages de ]'horizontalité

Une fois la profondeur réglée, on passe au réglage de l'horizontalité. Une mauvaise


horizontalité induit des irrégularités de labour : Ies disques avant travaillent plus
profondément que les disques arières (on dit que la charrue pique) ou les disques
arrières travaillent plus profondément que les disques avant ( on dit que la chame
talome). Une horizontalité bien réglée signifie une même profondeur de travail à
l'avant et à l'arrière de la chamie.

Figure 3.16 : Réglage de l'horizontalité

[Link] Mohamed Amime i Génie Rurai -Machinisme A

ü.- ENSA
EnnmËHËmEnHEmEEHtil=mHËË=,ŒHM

> Réglage de l'ap]omb

11 s'agit de régler l'aplomb de la charrue par rapport au sol. ce rég effectué


dans le but d'obtenir une profondeur homogène (transversale #\;;t, entre les
différents corps de la charrue. 11 se ftit en agissant sur : \`-------`
``` - -- t `

- La longueur des chandelles dans le cas d'une charrue simple.

- La position des butés (gauche et droite) dans le cas d'une charrue réversible ( àa
disques pivotants).

Attention: ce réglage ne peut se faire qu'après avoir atteint la profondeu de


travail requise et après avoir mis les roues d'un coté (droites et gauches) dans le
fond de la raie (c'est à dire position nomale de travail).

Figum 3.17 : Réglage de l'aplomb

> Réglage de la première bande

Nomalement la largeur de travail de chaque disque est fixée par les réglages
d'atelier (angle d'entrure) et par le réglage de l'angle de coupe dans le cas d'une
cham]e à disques pivotants munie de butées. ainsi duant le travail la largeur de
la bande coupée par chacun des autres disques. Ceci est assuré par la rotation de
l'âge par rapport au sens d'avamcement. dans la pratique, ce réglage est réalisé par
rotation de l'arbre coudé ou changement de trou, selon le mode de conception. La
rotation de l'arbre coudé agit sur la rotation de l'âge et par conséquent sur l'angle
de coupe. Un angle de coupe plus élevée pemet d'augmenter la largeur de la
première bande et au contraire, une diminution de l'amgle de coupe pemet de la
diminuer.

Par ailleus, il faut s'assurer que la voie du tracteur est compatible avec la Largeur 71

de travail de la charrue. L,.,:;æ, t\


'r,(,,

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[Link] M®hamed Amine ! Génie RUFal -Machinismà`Agnco!e -ENSA

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•\€-`,----=_iïl-=æ_;pz,/,"

Figure 3.18 : Réglage de la première bande

> Le réglage du devers

Une charrue bien réglée signifie en plus de la qualité du labour, plus de confoft pou la
trajectoire et plus de stabilité tracteuroutil. Ce réglage est obtenu par une tianslation du
bâti vers le guéret ou vers le labour selon le cas de figure. La translation est obtenue par
le déplacement latéral de l'arbre coudé. Dans certaines charrues loudes ®lus de cinq
cops) ce déplacement se fait à l'aide d'un vérin hydraulique ®our plus de détails
consultez le manuel d'utilisation du constructeur).

Une fois le devers réglé, vérifier que la largeur de la première bande n'a pas été faussée.

Figure 3.19 : Réglage du devers

5.4.2 Les angles caractéristiques


72
La position des disques est en effet définie par deux angles caractéristiques :
- ]'angle d'attaque ou angle de coupe est compris entre le plan horizontal du disque et
l'axe d'avancement. Généralement stable (entre 40° et 45°), la pénétration dans , la terre
est d'autant plus facile que l'angle de coupe est plu
" ~8-d.

[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme Ag è,>iENSA

ü\ ENSA
•. -±*f
-`*r:: ' __,-ft-;-.^J ,,
- ]'ang]e d'entrure est compris entre le plan du tranchant du disque et le plan
varie entre 20 et 25°. Plus grand est cet angle, meilleur est le retoumement et
de la terre et des débris végétaux ou du fiimier.

Figure 3.20 : les angles caractéristiques de la charrue à disque

En conclusion :

[Link] à disques

Puissance nécessaire 15 à 20 chevaux par disque

Réglages possibles Profondeur + angle d'attaque

iiEEi Retoumement du sol + angle d'entrure

Moins d'efficacité par rapport aux


Qualité de travail
[Link] à socs (profondeur)

Travail émiettant le sol

Utile pour les terres difficiles et


caillouteux

73

•là-'iNSA
[Link] M®hamed Amine | Génie Rural -Machinisme Ag j(
ü ENSA
Polycopié de cours d'AGROEQUIPEMENT

6 Lesoutilsàdents
`.,`\ '

r //.``.
6.1 Le cultivateur .`.`< `

Leteme"cuitivateur"groupetouteunefamilied'outikàdentsquisedifféreri`ài`:`Ïff'-tl==±`'
par la forme dcs dents, leur espacement le poids et le dégagement sous bâti. Les
cultîvateurs [ourds (4 à 5 dents au riètre, 60 à 75 cm de dégagement sous bâti) sont
adaptés à des opérations de déchaumage et de reprise profonds, voire de décompactage
en non labou. Les cultîvateurs légers (4 à 7 dents au mètre, 45 à 60 cm de
dégagement sous bâti) sont appropriés en préparation de lit de semences.

Figure 3.21 : les organe constitutifs d'un cultivateu à dents

6.1.1 Fonctionnement:
Les dents du cultivateur provoquent un fendillement de la terre sur leur passage. Les
mottes sont alors projetées latéralement et s'entrechoquent, ce qui permet d'affmer la
structure de la couche travaillée et d'incorporer éventuellement les résidus de cultLire. La
74
terre fine glisse dans le sillon fomé par la dent tandis que les mottes restent en surface.
La souplesse de la dent, obtenue par différents types d'étançons (double spire, avec
ressort plat ou à spire) accroît l'effet de ftagmentation de l'outil.

[Link]. Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme A\8

fi ENSA
+H\Ü Gfossesmatt€s

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c'd{ J'r,r+rr_` . .
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50cn •`..`,..`.,.:.,.:.....\,`'....^

\<< V >> d. décompa¢tage


Terre fjne

Figure 3.22 : Profil obtenu de l'action des dents

6.1.2 Les différents types de cultivateur


Les cultivateurs lourds sont souvent appelés "canadiens" ou "chisels" et les cultivateurs
légers sont parfois baptisés également "canadiens" ou "vibroculteur" en fonction du type
de dent.

6œl.2.1 Les cultivateurs lourds


lls sont principalement utilisés pour les déchaumages et les reprîses profondes. 11
peuvent avoir des dents rigides (cintrées ou droites), semi-rigides ou flexibles. On peut
compléter l'émiettement ou le mélange des débris végétaux avec le sol en ajoutant
d'autres équipements à l'arrière du cultivateur (bêches roulantes, herses à peignes,
roto-herses, rou]eaux). Les socs qui équipent les dents sont de t)pe extirpateur ou
scarificateur (' patte d'oie')

[Link].1 Lechisel
Le mot CIHSEL très couramment utilisé en Algérie, est une appellation anglo-saxonne
qui signifie ciseau ou burin. Cet outil a été développé au Etats-Unis, durant les amées
50, afm de pemettre, dans certaines zones semi-arides soumises à une forte érosion
éolienne, une préparation des sols sans enfouissement systématique de tous ]es débris
végétaux encore en surface.

75

[Link] Moh@med Amine | Génie Rurai -Machinisme ENSA

fi ENSA f.É/ _:),


``-`_ =ri_
Figure 3.23 : Les orgames constituants du Chisel

Figure 3.24 : Les orgmes constituants d'un chisel 11 dents

un bâti {oÜ potdh) (A) consütLié de pouŒs l'aptitude de l'dutil à l'ameublissement e€ au


sur les quels stmt rTtentÉs les dentsr mélange. Plus I'écarment est fàibft±, dus
l'édatement et l'ameuüÈssement du 5Dl sont
le§ dents (8} : C'est b pièce travaillante du
pou5sɧ, mais ]a pénétration se tro"e réduite
chisel. L'écartement enùe les dents détemiiH et le risque de burTage est augrnmté.

Selon les œnstructfflrs, l'écartement ffltre dents varie de 25 à 40 cm. La dent est fiMée sur le bâti et æ
compase de deLix paTties : I'étiinçort {C) Æ le sec {D}.

En conclusion :
76

[Link] Mohamed Amine | Génie Rur@l -Machinisme AgriccHe -ENSÀu t~a¢'i` `f.`.'

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+ TnnEmE EE EEFi HHEEEEEHÜEEmmri+Ï\,Ü;`EEqiËm

Chisel

Puissance nécessaire --> 10 à 20 chevaux par dent

Equipements Etançons

Vitesse d'avancement élevée ====±È Rendements élevés


(5 à s km/h)

[Link].2 Le cultivateur à dents semi-rigides et ressort de sécurité


11 est utilisé dans les travaux de reprise de ]abour, et de préparation du ]it de
semences. ils présente une hauteu de dégagement sous bâti comprise entre 40 et 60 cm.
L'espacement entre les dents en largeur, au niveau du sol, est comprise entre 15 et 25
cm, soit 1 à 1,5 fois la profondeur de travail maximale.

EEF-,`i``.- `.` `
-`...-::'`:.:-.-..,:.,.::i:::.--,,-:.:_::.,-::,...::::::.

Figure 3.25 : Cultivateur à dents semi-rigide et ressort de sécurité

[Link].3 Les différents types de dents


Selon les constructeurs, l'écartement entre dents varie de 25 à 40 cm. La dent est fixée
77
su le bâti et se compose de deux parties : l'étançon et le soc.

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[Link] Mohamed Amine | Génie RiŒ-al u Machinisme Agricésiè'r`ENS4t --~:'=ÏZ

* ENSA
TnnmËBZEmEEHEmEEmEEmiE!!i|EmEE

• Les étançons rigides sont fixés au bâti grâce à de fortes brides soiËçent associées
àdesmssoftsamoftisseuHouàdesdispositifsdesécuriténon-stori*g+``?+===ç±?='+?,/`
ressorts.
• Les étançons flexib]es sont fomés de lames flexibles incurvées en arc de cercle
ou en S fixées au bâti grâce à des brides associées, ou non, à des ressorts
amortisseurs. La flexibilité des étançons et l'action des ressorts amortisseurs
pemeftent dans les cas favorables, des vibrations qui fissuent le sol et
disloquent les mottes.

Figure 3.26 : Différents type de dents

/ Les socs : selon leur utilisation, les chisels peuvent étre équipés de différentes
fomes de soc: socs classiques, socs de scarifiage, socs vrillées, socs bombés,
socs billonneus, socs effilés ou pafte d'oie Œour aiTachage des mauvaises
herbes). Les socs du chisel présentent des dimensions plus importantes et
robustesse supérieure à celles des cultivateurs, afin de résister à des sollicitations
plus sévères.

Dr FEDDAL
[Link] Mohamemminmen!e
Mohamed Amine | GénieR"i
Rural Machinmejâ{;:\tr;cŒje+ ENSA
-Machinisme ÆÀricTÇÈJe -`EN *//
-Eff

ë; ENSA
Figure 3.27 : Diffërents types de socs

[Link] Les cultivateurs légers


lls sont équipés exclusivement de dents vibrantes en fome de "S" (étançon double spire)
ce qui pemet à la dent de vibrer longitudinalement et latéralement. Ce montage pemet à
la dent de s'effacer latéralement en cas d'obstacle. La section étroite de l'étamçon limite
les remontées de mottes et réduit les risques de formation de lards dans les sols à
consistance plastique ou semi plastique. Leur effet est généralement complété par un
nivellement du sol à l'aide de rouleaux cages, de bâche roulante ou de peignes.

[Link].1 Le vibroculteur
Appelés parfois «cu]tivateurs danois » ou « cu]tivateurs herses », les vibroculteurs
sont des cultivateurs dont le mode d'action des dents fait surtout appel aux vibrations.
Ces vibrations engendrent un écrasement des mottes et un émiettement du sol. Les
vibroculteurs sont particulièrement recommamdés pour les tenains en pente du frit qu'ils
laissent m sol rugueu en surface pemettant de limiter les problèmes de ruissellement
et d'érosion.

Les vibroculteurs sont des outils utilisés pour la reprise et la prépgmation des lits de
semences. Ils sont souvent associés à des rouleaux pour pemettre un nivellement du sol
après le passage des dents.

79

[Link] Mohamed Amine | Génie Rura! -Machi n`;;:;,Ï Agrico!e -ENSÊ ,;;P`.

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t-`,Ïïi:.`,_---=*.:`,`.-"
. , EnnEmEEEEHmEHHEÆEEEnriHEmnHË>j \.mHm

Figure 3.28 : Vibroculteu

Figure 3.29 : mode d'action des dents du vibroculteu

[Link].1.1 Les organes constitutifs


Le vibroculteu est constitué d'un bâti sur lequel sont montées les dents. Ces demiers
qui ont une amp]itude de débattement nettement p]us élevée que ce]les des
cultivateurs à dents souples. Les étançons des dents sont en forme de « S » et
présentent une gramde flexibilité du ffit de leu fome, de leu faible section et des aciers
utilisés pou leu fabrication. Selon les cas, les étançons peuvent être renforcés par m
second ressort parallèle. Au travail, les dents sont animées de vibrations longitudinales
et latérales qui remuent énergiquement les agrégats du sol en combinamt,

80

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[Link] Mohamec! Amine | Génie Rural -Machinisme Agricole -ENSA

¢1 ENSA
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Figure 3.30 : Organes constitutifs du vibroculteur

Selon la nature du sol et la vitesse d'avancement, des effets de chocs, d'écrasement, de


sectionnement ,... Le degré de flexibilité de l'étançon étant variable, l'angle d'entrure du
soc peut varier selon le niveau de cohésion du terrain. L'intervalle entre les passages des
dents est en général de 10 à ls cm et chaque soc peut travailler le sol jusqu'à une
profondeur de 10 à 15 cm. Les dents des vibroculteurs peuvent avoir diffërentes formes.

Pami les profils des dents rencontrés chez les vibroculteurs, citons deux types de dents:
«Kongskilde» et «Marskstig».

81
Fîgure 331 : différents types de dents du vibroculteu

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[Link] Mohamed Amine ! Génie Rurai
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6.1.3 Les réglages desoutilsàdents
Les réglages d'un cultivateu dépendent de son utilisation reprise profonde ou
superficielle, déchaumage, etc.

> le réglage de la profondeur se fait par l'intemédiaire des roues dèï`rige.

> l'émiettementdépend de plusieurs paramètres. 11 est maximal si :


- l'écartement entre les dents est faible
- la vitesse d'avancement est élevée
- les étançons vibrent longitudinalement et latéralement
- la consistance du sol est ffiable

> l'effacement du relief de surface, souvent recherché en cas de reprise


superficielle. 11 est d'autant plus important que
- le nombre de dents est important ,
- la largeur des socs est faible ,
- le cultivateur est équipé de matériel comme cage roulante, herse peigne ou
bêches roulantes.

Cultivateurs à dents :

Etançon vibrant
: Amoubm Le sol
(vibrœulteur)

Large ou étroit, plat ou bombé, patle d'oie

Plusieurs combinaisons d'outils

1
Dents, lame niveleuse, herse
roulante, herse peigne. . .

7 Laherseclassique
Les herses sont destinées aux opérations de préparation du lit de semences. Elles
82
perinettent d'ameublir superficiellement le sol soit, de le nettoyer en ramenant à la
surface les mauvaises herbes, de le niveler et, objectif pou lequel elles ont été conçues à
l'origine, d'enfouir les semences. Elles sont appanies au Moyen Ag en même temps
que la charrue à versoirs.

[Link] Moh@med Amiiie | Génie Rura!


1-?-
. 1` `` `=`---` - `
* ENSA
Figure 3.31 : Herse classique

Figure 332 : Organes constitutifs de la herse

Figure 3.33 : Mode d'action de la dent de la herse

83

[Link] Mohamed Amine ! Génie Rural -r\;1achinisme Àgïî€ole -ENSA


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€ ENSA
Polycopié de cours d ' AGROEQUIPEMENT 2020

8 Le ROTAVATOR ou houe rotative

8.1 Utilisation `\`;\\ `,


Du fait du sens de rotation du rotor, il nécessite peut d'adhérence du trac.tèuL_et-valor``ise'
bien la puissance de la prise de force.

C'est un outil énergique qui coupe le sol et laisse une couche de terre fine, en surface
sensible à la battance.

Les dents coudées peuvent lisser le sol en fond de travail en conditions humides
constituant un obstacle aux racines.

Figure 3.34 : La houe rotative

Figure 3.35 : Les organes constitutifs de la houe rotative

8.2 Réglages
84
Plusieus réglages et équipements pemettent de modifier la fmesse de travail

• La vitesse du rotor est rég]ab]e (boite de vitesse) 100 à 400 tr/min

[Link].L Mcmamed Amirœ 1 Génie F}.ur@! -Machinism icoie -ËNSA

fi, ENSA
EnHFmË HE HEmE BnEEEEEAriTEmi`rEfi H Mm

• Tab]ier arrière rabattab]e sert à éc]ater les mottes.

9 Le pulvériseur ou cover crop


9.1 Utilisation ..t: .--- ``-`-"
Les cover crop sont utilisés pour ameublir le sol et détruire les mauvaises herbes.
Suivant leur usage, ces outils à disques sont appelés déchaumeuses à disques ou
puLvériseurs à disques.

9.2 Fonctionnement
Ces outils sont munis d'un ou plusieus trains de disques dont l'angle d'attaque, réglàble,
dépend du travail à effectuer. Par contre, contrairement aux charrue à disque, les
disques sont disposés verticalement par rapport au sol. Les disques ont la fome d'une
calotte sphérique plus ou moins bombée, de diamètre plus ou moins grand et dont le
bord tranchant le sol est lisse ou crénelé. Ils tranchent le sol su une profondeu qui
dépend de la taille et du poids de l'engin, découpant une bande de terre qui est ensuite
partiellement retoumée pam le disque lui-même. Le mouvement de la terre dépend de la
taille du disque et de sa courbure. Pour augmenter l'efficacité de pénéffation, le bord du
disque peut être crénelé, mais dans ce cas, l'usure est plus rapide. Enfm, les disques
peuvent être équipés de grattoirs (décrotteurs) qui raclent la terre collée à la pièce
travaillante, afin de diminuer les forces de ffottement.

Figure 3.36 : Cover crop ou pulveriseu off set

85

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[Link] M®hameci Amine | Génie Rural -Machinis

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EnnEmEEE±EmEnHEEEEEmEmEHH][]`Ï!EEEm

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Figure 3.37 : Vue de dessus d'un disque de pulvériseur et son angle d'attaque

Figure 3.38 : Différents profils de disques du pulvériseur

9.3 Les différents types de cover crop

9.3.1 Les pulvériseurs "offset" ou "cover-crop"


Les pulvériseus "offset" possèdent deux trains de disques disposés en "V" ouvert
latéralement, travaillant la même bande de terre avec des séries de disques montés en
opposition. Le train avmt est en général muni de disques crénelés, facilitant ainsi la
l'attaque dans le sol non encore travaillé. L'angle d'attaque du train suivant est plus grmd
que celui du train avant. On distingue selon le mode d'attelage les pulvériseurs portés,
semi-portés, traînés ou autoportés. Ils peuvent être déportés par rapport à l'axe du
tracteur.

9.3.2 Les pulvériseurs tandem


Les pulvériseus tandem possèdent quatre trains de disques disposés en "X". Ils sont de
86
grande largeu ¢usqu'à s m). Ces appaneils travaillent de manière symétique. Ils
s'alignent dans l'axe du tracteur.

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[Link] Mohamed Amine i Génie Rural g;È,à',e-ENSA

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Ces outils sont proposés en trois gammes : légère (moins de 350 kg par m •;:;moyeme

(de 350 à 700 kg/m) ou lourde ®lus de 700 kg/m).

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•-__=.:, .,:/

Figure 3.39 : Diffërents types de cover crop

9.3.3 Les réglages du covercrop


• la profondeur peut aller de 5 à 15 cm, la profondeur dépend essentiellement du
poids des disques, de leur diamètre et du nombre de disques au mètre. La
pénétration est accrue par l'angle d'attaque et l'emploi de disques crénelés à
l'avant.

• ]'émiettement est d'autant plus important que l'amgle d'attaque et la vitesse


d'avancement sont grands. 11 dépend aussi du t)pe de disque : le sol est plus
émietté par les disque tronconiques que par les disques sphériques.

l'enfouissement et ]e mélange sont accrus par la vitesse d'avamcement, l'angle


d'attaque, le nombre de trains de disques (ou de passages). Le mélange est donc
plus homogène avec les pulvériseus (offset ou tandem) qu'avec une
déchaumeuse à disques (un seul train de disques).

En conclusion :

87

[Link] Mohamed Amine | Génie FPurai .-M gric®Ie ~ ENSA

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'\\'
Pulvériseur offset
02 rangées disposées en V
(cover crop)
ière rangée travail un sol difflcile (disques crénelés)

2ème rangée avec un angle plus important


(disques inversés par rapport à la première rangée

Pulvériseur 4 rangée de disques = équilibre (meilleure


tandem X stabi[ité)

Grande largeur de travail

10 Les rouleaux
Ces équipements sont entièrement dédiés à ]a prépamtîon dcs lits de semences (à une
exception près, le roulage des jeunes céréales ou des prairies pour favoriser le tallage).
Ils agissent de façon très superficielle su les sols, qu'ils tassent légèrement (on parle de
rappuyage du lit de semences), tout en complétant l'action de ffagmentation des mottes
en surface.

88

Figure 3.41 : Rouleaux

Dr,FEDDAL Mohamed Amine ! Génie Rurai -Machinism€- i`côle - ENSA

ü, ENSA
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EnHEEÆiE HEHHmE nHÆEEËEmEHmEn mm

A l'heure actuelle, les rouleaux sont rarement employés seuls : ils so#t?a§,sociés aux
autres outils de préparation superficiels. Les rouleaux sont util
longtemps, sous des fomes diverses. Au début de la motorisation, ce:#sÈ
simplement été attelés au tracteur : les types utilisés actuellement sont dd`n\c*directement

:ieïpi:Ï:n:e=éeaï:;oftyfssdauut:Tt?spod:r,aaËpctt:::eïi=aatléeri;efsu:Lqxu:sit:s::;fldè,:`;Ïàniéî:-e=:/
élevées et aux grandes largeurs.

La diversité des fomes et des poids des rouleaux s'explique par la complexité des
problèmes à résoudre. 11 faut en effet :

t] tasser légèrement le sol (pou améliorer le contact teme graine, favoriser les
remontées d'eau par capillarité et éviter un assèchement trop rapide de la
surface),

D le niveler ®our faciliter la récolte lorsqu'il faut que la barre de coupe passe très
près du sol),

B parfaire l'action des outils précédents en diminuant la taille des mottes en surface
tout en triant mottes et terre fine. Le tout en évitant les bourrages.

Comme pour toute action contribuant à la préparation des lits de semences, il faut
adapter ces objectifs aux risques liés à la nature du sol et du climat (risque de
dessèchement trop rapide du lit de semences, risque de formation d'une croûte de
battance), aux exigences particulières de la culture à implanter ainsi qu'à la nature de la
cultue précédent.

10.1 Les rouleaux lisses


lls sont alors constitués d'un ou plusieurs éléments appelés billes, fabriqués en tôle de 5
mm, éventuellement remplis d'eau pou les alourdir. Lorsqu'on veut éviter de trop
aplanir le sol, on utilise un rouleau de ce type dont la surface est ondulée.
Les rouleaux culti-tasseurs (cultipackers en anglais) sont constitués de l'assemblage de
2 rouleaux, portant chacun des disques en fonte, parfaitement jointifs de 30 à 40 cm de
diamètre. Les disques du rouleau avant sont plus grands que ceux de l'arrière et
légè[Link] décalés par rapport à ceux¢i (d'une demi-largeur de rouleau) : ainsi les
disques placés à l'arrière tassent la partie du sol qui n'a pas été touchée par les disques
placés à l'avant. Le travail de ffagmentation s'effectue par poinçonnement sur l'arête vive
du disque. Lorsque la ftagmentation des mottes s'avère particulièrement difficile, on
peut utiliser deux trains de disques différents : lisses à l'avant, crénelés à l'arrière.

10.2 Les rouleaux squelettes


89
lls compoftent de nombreux éléments, minces et non jointifs : les mottes sont donc
écrasées par effet de poinçonnement sur l'arête de ces éléments et par écrasement entre
eux. Conçus sur un principe analogue, les rou]eaux spiralés sont fomés d'une spire

[Link] M®ham€.d Amine | Génie Rurai e - Ëp'SA

fi3 ENSA `r, _=-.¢,

-,-.:-:-: '_ :::--=î4¢


bâti servamt de suppoft à des baiTes crénelées disposées en hélice. \`\^ \-`\` <
'-1==-iiQ-JL=-=j-zï'

10.3 Les rouleaux croskill


Ils sont formés de disques en fonte montés sur un même arbre, un gramd disque (60 cm)
étant encadré de deux disques plus petits (40 à 50 cm de diamètre). Ainsi deux disques
successifs ont toujous un diamètre différent et toument à des vitesses angulaires
différentes : les mottes sont alors laminées entre les disques. De plus ce dispositif assure
un certain auto nettoyage de l'outil. Chaque disque est crénelé sur sa périphérie et ses
faces latérales, pour un meilleu écrasement des mottes. Ce type d'engin, utilisé pour la
fabrication des lits de semences, exerce donc un effet d'émiettement très important. Les
croskillettes sont conçues sur le même principe, mais sont plus légères et les disques
sont de plus petit diamètre (20 à 35 cm); Elles permettent de tasser légèrement le lit de
semences sans trop faire de terre fine. De plus, les pièces travaillantes toumant plus vite
que celles d'un croskill, les projections exercent un effet de triage plus significatif.

10.4 Les rouleaux étoiles (herse norvégienne)


Ils sont constitués de deux ou trois arbres su lesquels sont montées des étoiles en fonte
(diamètre 25 à 40 cm) tournant librement sur leur axe et s'emboîtant en hélice de
manière à s'enchevêtrer pour évier les bourrages et pratiquer un véritable auto-nettoyage
de l'outil.

90

Figure 3.42 : Différents types de rouleaux

[Link]ÂL M®hamed £+,`rriine i Gémie Rui`al

*- ENSA
.``._..._`,_=``..._`....=`=`_``...ÀP.:.y.ç_:[?_j:`?*:.::``u::``€`'_1`?..R.9.:.Îu¥=`?..E`TETi:w?.9.Î.°`.`

-~,`,\ -fJZ:'//'

Fîgure 3.43 : Diffërents types de rouleaux au travail

11 Le sous solage
Le sous-solage est une opération dont le but est de régénérer la structure des horizons de
sol situés sous le fond de labour. Réalisé avec un outils à dents droites (sous soleuse)
cette opération poursuit deux buts principaux :

améliorer la croissance en profondeur des racines et favoriser le drainage de l'eau en


excès. Ce teme est parfois employé au sens large pou décompactage bien que cette
demière opération ne conceme que la couche de sol située au-dessus du fond de labour.
Beaucoup moins fiéquent que le labou, il est réalisé avec un outil à dents droite, la sous
soleuse. La profondeur du travail varie de 50 à 85 cm.

11.1 La sous soleuse


Une sous-soleuse est undécompacteuloud, instrument desous-solageet
d'essouchement. Elle est constituée d'un assemblage de dents très robustes porté à
l'avant ou à l'arrière d'un tracteu puissamt ou d'un bulldozer. Les dents sont munies de
socs plus ou moins effilés.

9fi

[Link] Mohamed Ai'ïiine | Génie Rurai ~ Machinisme


Ë##:,-,` '.`
q, ENSA
Figure 3.44 : Mode d'action d'une sous-soleuse

Figure 3.44 (bis) : Le principe de fonctionnement d'une sous-soleuse

Le sous-solage a pour effet de limiter les échange d`air et d'eau. Une bome activité
racinaire dépend d'un sol riche en oxygène.
Les sous-soleuses soulèvem les sols compacts à grande profiondeur sans remonter les
mauvaises terres.

12 Le décompactage
Le décompactage est une technique de travail du sol profond, sans retoumement qui se
distingue du sous-solage par une profondeu de travail inférieue (qui ne dépasse pas le
fond de labour). On peut réaliser un décompactage à l'aide d'outils non animés à dents
(cultivateu lourd) et d'outils animés par la prise de force du tracteur (cultivateurs rotatifs
92
à aKe horizontal). La profondeur de travail (qui peut atteindre 30 cm), ainsi que
l'intensité de la ftagmentation, varient suivant l'outil utilisé.

.,

[Link] Mohamed AmiEie | Génie Rur@l LAJgrico!e -ENSA

fi ENSA *`¢%,¢:`
-: . ;îri:.r;Â
l'occæiondesrstolœs),sansretoumementnienfouissement,pourmainteni\k`=p::±e=;;#,j``</
organique à la surface du sol.

12.1 Le décompacteur
Le décompacteur pemiet de réaliser un décompactage, c'est-à-dire un travail du sol
profond (25 à 40 cm) sans retoumement grâce à des dents très robustes fixées sur un
bâti porté ou semi-porté. On réalise ce type de travail lorsqu'il y a nécessité de
ffagmenter un sol compacté (en général par une récolte en conditions humides) sur une
profondeur qui est de l'ordre de celle du labour.

Figure 3.45 : Décompacteur

Le décompactage est donc différent du sous-solage. La hauteur sous bâti d'un


décompacteur varie de 60 à 75 cm (75 à 110 cm pour une sous-soleuse). Le nombre de
dents par m est compris entre 2 et 3.

93

[Link] M®hamed Amine | Génie Rural CO ie - ENSA

ü ENSA ïïïi:ïFr',-/ ..\ li:J


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mfflfflmHHnmmiiiEEËEiEiiFiEHHiH„ËHiËûEHEËEHmEÏÏ\jïiEHM

1 Introduction =\~\ :;,.


L'implantation des cultures constitue une part importante des charges variables
(opératiomelles) des exploitations agricoles. En teme de gestion, le semis est une
opération déteminante, aussi bien par son cout (travail du sol, semences) que par la
qualité de sa réalisation, avec ses répercussions possibles sur le rendement des récoltes
et les objectifs de ressources.

Fréquemment réalisés après un labour et un travail superficielle, les semis s'effectuent,


selon la nature des graines, avec des semoirs en lignes ou des semoirs mono- graines
de précîsion.

[Link]t !'éludier ces de" semoirs, on traitera d'une manièTe sinplifiiée les œspects
biologiques et agronomiques du semis.

2 Le processus de germination et de levée des plantes


Les graines sont de petits réseNoirs biochimiques qui contiement les éléments
généralitiques de la plmte et des réseNes nutritives suffisantes pou pemettre la
gemination et l'alimentation de la plantule. I;e processus de la gemination est très
étroitement lié à la présence d'eau; pendant la période de conservation, Ie pouvoir
germinatif des graines est bloqué par l'ambiance sèche du stockage.

Au teme du semis, la graine, en contact avec le milieu humide du lit de semences,


geme et se transfome peu à peu en plantule. A ce stade, la plantule croit à partir des
réserves nutritives de la graine, en développant une tigelle et des racines primitives.
Lorsque la tigelle sort de la teme, la levée commence, la plamte se libère peu à peu de la
dépendance de sa graine grâce au développement de ses racines et des parties
aériennes.

Le développement racinaire pemet la nutrition de la plante, le développement aérien


pemet ]a fonction ch]orophy]]ienne et la photosynthèse.

Dans ce processus de gemination et de levée, l'eau est le facteur déclenchant essentiel,


à condition toutefois que la température et l'aération du sol soient suffisantes, ou que la
progressiondelatigelleetdesracinesnesoitbloquéeoupefturbéeparunsoltropdur.

D l'excès d'eau et le manque d'air conduisent à l'asphyxie ou la pourriture de


la graine; 94

D Le manque d'eau, en empêchant ]a ]ibération des substanccs nutritives de ]a


graine, entraine son desséchement;
7f`/

[Link] Mohamed Amine ! Génie Rural -Machinisme Ag r,\;,


fi ENSA

---=:FJ-//l#Ï/
+ ++ + Eii±miEHEFHmEBnEEEiËnriËimiELi!i„mm

B Un sol trop résistant à la pénétration de la tige]le et des raci-`ü\çs`primaires,


entruine l'épuisement dcs réserves de ]a graine, l'affaib]is§`epent de.z.h` b
P]antule et ]e cas échéant son dépérissement. L` `

3 Lasemence
Les graines de semences sont des organismes vivants destinés à mnsmettre un
patrimoine génétique. L'agriculture modeme utilise des semences obtenues par une
sélection rigoureuse, par l'hybridation et, de plus en plus, par les techniques de génie
génétique. Ces semences permettent aux agriculteurs de cultiver des produits à
rendement élevé qui répondent aux critères de qualité du marché

Le cout élevé de ces semences implique qu'elles soient bien traitées par les matériels de
semis et que leu mise en terre soit bien maitrisée selon les conseils foumis par la
recherche et les organismes spécialisés ; le succès de la récolte et la marge nette de
l 'exploitant en dépendent!

Pour obtenir une production végétale optimale, gage d'un rendement satisfaisant, les
graines doivent êùe placées à des profondeurs et des distances bien déteminées. Pour
y parvenir mécaniquement, il convient d'utiliser le semoir adéquat et de le régler
correctement.

Chaque plante doit pouvoir explorer une certaine zone de sol pour que son
développement se fasse le plus favorablement possible. Or, toute graine non gemée
entraine t]n manque dans la parcelle. Un ftible pourcentage de gemination conduit à un
rendement médiocre par une mauvaise occupation du tenain et laisse place libre à
d'éventuelles plantes adventices concurrentes.

En résumé, la réussite d'un semis dépend de la qualité des graines, du milieu d'accueil
de ces graines et de la qualité du travail réalisé paï le semoir.

De manière simplifiée, la qualité des graines peut être définie par trois critères: la
fiaculté gerntinœtive, l'énergie germinœtive et la régulœrité dimensionnelle.

Le lit de semence désigne la partie superficielle du sol qui reçoit les graines de semences
et leur permet de gemer, puis de développer leurs plan"les. Sa préparation est
déteminante pour assurer un taux de germination élevé. Rappelons que la valeur
geminative d'un lot de semences dépend de l'état de la parcelle ensemencée (structure
du sol) et des conditions climatiques avant, pendant et après le semis.

4 Lelitdesemence 95

Le lit de semences doit correspondre à une smicture favorable à la respiration de la


graine et aux échanges d'eau qui s'établissent par capi][arité entre les agrégats du sol et
les graines.

DroFEDD{û`L M®hamed ./-\mirie | Génie Rural Eî`,jsfs.

* ENSA •v-ï `#M.Æ`,:, q ~ë;;



mnFmEEEERmEBnEÆmHmmEmEEi!mqm

De manière schématique, il est possible de résumer le fonctionne d,un lit de


semences par les observations suivantes:

/ Une strücture fine des agrégats du sol est favorable aux échanges
défavorable aux échanges d' oxygène;
/ Une structure grossière rend les échanges hydriques plus difficiles, mais
favorise les échanges en oxygène.

Fîgure 4.1 : Lit semence

(Ù,

r,f

DLFEDDAH\Jlohamed MBiine [ Génie Rura! -Machinisw;:§Àgmole -ENSA

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TminEmiEEEEimEEnEEmiEmËEEmiŒŒii!flMEEHm

Figure 4.2 : Lit de semence type \iti\„

Esno,t,hcéo°:;:::::::Ïqùu:Uensec:nti:;g:::::::#::::;fi°£,eà"ce°#u}dedse;Sg:#˱:~'/'`4f'

Un lit de semence type comprend quatre zones: ]a base ou fond du lit, la zone médiane
en contact avec la graine, la zone supérieure en contact avec ]'air et la ]umière, la
zone de déve]oppement racinaire.

- la base du lit : est suffisamment tassé ou rappuyée, de manière à contrôler les


transftns d'eau par capillarité. Elle doit être aussi suffisamment rissurée pou
pemeffle le développement des radicules.
]a zone médîane : est constituée d'une couverture de teme fine en contact direct
avec la graine, afin de l'envelopper tout en lui communiquant l'humidité et l'air
nécessaires;
la zone supérieure : est plus motteuse en surface, de façon à limiter la fomation
de croute de battance, à faciliter le réchauffement et l'aération du sol, à limiter
l'évaporation,
- ]a zone de développement racinaire : doit être suffisamment rappuyée pour
favoriser la remontée d'eau par capillarité et pemettre un bon contact avec les
racines.

5 Les caractéristiques des semis


5.1 La profondeur de semis
les graines doivent être enfouies à une profondeu régulière. C'est un fæteur de réussite
du semis qu'il importe de bien maitriser, il faut, en particulier, limiter la vitesse
d'avancement, de manière que l'élément semeu ne rebondisse pas su le sol.

céréales 2-3 cm iuzeme i -2 cm

Pois protéaigineux 4-6 Cm betterave 2-3 cm

colza 2-. Cm mais 2-6 cm

soja 2-5 Cm sorgho 2-3 cm

tourneso| 2-4 cm

5.2 Ladosedesemis
La densité de semis se raisonne en fonction de la date de semis, du type de sol et des
conditions de semis. L'objectif est d'afteindre 200 pieds/m2 à la sortie d'hiver pour les
semis précoces et 220 à 250 pieds/m2 pou les tardifs. Augmenter considérablement la 97
densité de semis n'améliore pas le rendement. Les densités élevées conduisent
régulièrement à de la verse physiologique, et favorisent le développe
foliaires.

[Link] Mohamed A`mine i Génie Rurai -Machinisrïi Ag!-icol&# ËNSAt.` ®


h\\\ + . 7_

fi, ENSA •b``±-:±-~3?-±


Polycopié de cours d'AGROEQUIPEMENT ! 2020

Bonne terre Petite ter e diff]cile


20 octobre au ler novembre 220 à 250
1er novembre au 11 novembre 250 à 280 rl"2 =.___*
Au delà du 11 novembre, il faut augmenter de 30 gr/m2 par quinzaîne
conditions difficiles, i] faudra la densité à défaut de re orterle`st5iris¥:;.TÏ:.

La dose de semis est exprimée en kg/ha, elle dépend du peuplement de graines souhaité
(nombre de graine/ hectare) et du poids de mille grains Œ'MG). Elle pemet le calcul des
quamtités de semences à commander en fonction de la superficie à ensemencer.

Nombre de graine par hectare x PMG (g)


La dose de semîs =
1 000 000

6 Lesemoirenligne

6.1 Utilisation
Les semoirs en ligne (ou multigraincs, ou semoirs à céréa]es) sont des outils
pemettant le semis régulier en [ignes équidistantes et à profondeür uniforme de
presque toutes les graines utilisées en grande culture

6.2 Description des éléments constitutifs

98

Figure 4.3 : Les organes constitutifs d'un semoir en ligne

a'/`
[Link] f`Vi®hamec! Amine I Génic;È i:;.ural -Maciiinisme fiüco!e -EFtisâ

ü ENSA
Figure 4.4 : Vue d'une coupe de semoir en ligne

6.2.1 Latrémie
11 s'agit du réservoir qui communique avec les organes de distribution et dans lequel se
trouvent les graines à semer. Pour les semoirs avec écoulement par gravité, elle est de
section trapé[Link], et a une capacité de 100 à 200L par mètre de largeur de semis. Les
orifices d'alimentation des orgames de dosages peuvent être obstrués par des vannes
coulissantes pou supprimer l'alimentation de certains do seurs.
Les semoirs avec transpon pneumatique possèdent une trémie en fome de cône ou de
pyramide.

6.2.2 0rganes de distribution


lls pemettent une grande régularité des semis et peuvent être utilisés pour différents
cal ibres de semences.
Les semences sont dosées par une série de cylindres soit à cannelurcs (droites ou
hé[Link]) soit à ergots, qui toument dans des boîtes de distribution. Pendant la
rotation des cylindres, les graines sont entra^mées au fond des boîtiers jusqu'aux tubes de
descente. On règle le débit en modifiant la vitesse de rotation, mais aussi en adaptant la
largeur utiles des cannelures ®ou les cylindres à cannelues).
Les semoirs à transpoft pneumatique sont équipés d'une distribution cendalisée par
rouent à cellules doseuses : ce système est constitué d'une roue à cellules dont
l'étanchéité est assurée par une brosse en nylon dans la partie supérieue et une languette 99
en caoutchouc dans la partie inférieure.

Dr,FEDDAL Mohamed Amine i Génie Ru!-al -[Link] ENSA


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q. ENSA
`x*=1-:=-ÏÏ,..
Figure 4.5 : La distribution à cannelures (à gauche) et à ergot (à droite)

6.2.3 Tubesde descente


lls assurent la liaison entre les organes de distribution et les organes d'enterrage.

6.2.4 organes d'enterrage etde recouvrement


Les organes d'enterrage ouvrent des tranchées, de profondeu déteminée, variant en
fonction de la nature du sol et du t)pe de semence. On distingue trois types d'organes de
mise en terre : le soc, le disque simple ®emettant de travailler sans bourrage, conseillé
pou le semis direct et en cas d'association du semoir aux outils de préparation du sol) et
le disque double (recommandé en terrain insuffisamment préparé ou encombré de
résidus de récolte).
Les organes de recouvrement refement le sillon derrière les socs ou les disques. Ils sont
en général constitués de dents souples, soit double dent fixée su le soc, soit herse à deux
rangées de dents droites à ressorts (le plus utilisé), soit herse à doigts flexibles, (adaptée
aux semis encombrés de débris végétaux).

6.2.5 Equipements accessoires


• ]es effaceurs de traces : ce sont des dents vibrantes adaptées à l'avant du semoir,
relevant la terre tassée par les roues du tracteur et permettant ainsi à l'organe
d'entenage suivant de tracer un sillon

• ]e dispositif de traçage : tous les semoirs multigraines possèdent des traceurs


latéraux qui marquent des lignes que le tracteur suivra au prochain passage. 11
s'agit de disques montés sur des bras réglables.

• le système de jaloDnement : le jalonnement consiste à ménager des espaces non 100

ensemencés en vue des traitements ultérieus (épandage, pulvérisation). 11 est


assué par la fermeture ou le débrayage des distributeurs conespondant. Ce

Bnll

[Link] N,Ji®hamed A! minr=` i i:àénie RiH-ai ~ Mæchiiiisme Agr`içole -ENSA

€, ENSA
+ Ï EElnEm]EIHE±EmËEnEËiEnbEEmni\iïiEEmŒ

fonctionnement est aujoumui automatisé et programé. des disq.ües traceurs


pemettent de repérer les lignes non ensemencées avant la levée. L`¥``^`\\ ,, ü ,

leséquipemenœdecontrôleé]ectronique:ledébit,laprofondeude§èÈEi±É`'``
1e jalonnement peuvent être contrôlés par des équipements élœtroniques.

6.3 Réglage dusemoir en ligne

6.3.1 L'aplombdusemojr

Bns supé[Link] [Link]


L'
Bmg 9up.m. lon.
1

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L,'/ ï t.'`
ï
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gmoffbimoœb.
[Link] m.l réglé

Figure 4.6 : Réglage de l'aplomb d'un semoir en ligne

6.3.2 La profondeur
une commande centralisée peut modifier la position de tous les organes d'enterrage,
ajustant la profondeur pendant le travail, selon la nature du terrain. Une commande
individuelle permet également d'exercer par exemple une pression plus forte sur les
organes travaillant dans le passage des roues du tracteu

101

[Link] Mohamed Amine ! Génie F{ural ~ Maœhinisme Cûle ENSA

t ENSA
EnnEHnE HEEmE EnÆEmEEmEE]mEflH ÏÆE,ïE H

ù`,,\ u,

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t ~ ...

Figure 4.7 : Réglage de la profondeur du semoir en ligne

6.3.3 L'écartement des lignes de semîs


il s'obtient en déplaçant les bras de fixation des socs d'enterrage.

Figure 4.8 : Réglage de l'écartement des lignes de semis

6.3.4 Réglage des accessoires

[Link] Réglage du fiond du boitier de distribution..


11 se firit en fonction de la grosseu des grains afin qu'ils passent facilement sans être
102
écrasés ou blessés par les anêtes des cannelures ou des ergots.

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[Link] M®hamed Amine | Génie Rural -Machinisme ri-èé!e -ENSA


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++ ËlnimEËËHEHËËEmmmEmi\\EE`EmEm+

Figure 4.9 : Réglage du fond du boitier de distribution

[Link] Réglage de la vanne de contrôle:


L'ouverture à donner aux vannes à glissières qui contrôlent l'approvisionnement en
graines, elle se règle en fonction de la grosseu des graines utilisées, elle ne sert pas à
régler le débit du semoir.

[Link] Réglage de la position des ef faceurs de traces:

Cerre¢l (nco',Oct

Figure 4.10 : Réglage de la position des effaceurs de traces


103
6.3.5 Réglage destraceurs
Le guidage du conducteur pou « raccorder » comectement les passages de semoirs en
lignes et des semoirs monograine, est réalisé par un repérage, au moyen de traceurs ou

[Link] M®hamerJ Amine ! Génie P`ural

< ENSA
`-' `

EEmHnmËmmnHUEHEEiinËmE]ËïiËErï]Ë"EEïiïHiHÏEiïEfflïïHÏŒËHïiHjuïïï
Suivre lors du passage suivmt. :È':\ë\, +_t^`ù`, `
E5!ËËE===ËË
La figure suivante montre que la distance @) qui sépare l'axe du traceur de l'axe
d'avancement du semoir est égale à la largeur semée (L) diminuée de la demi-voie avant
du tracteur (V) :

V
D -- L - -2

Figure 4.11 : Réglages des traceurs

6.3.6 Réglage de la dose de semis/ha


D Rég]age de ]a largeur du semoir

Soit elle est mesurée, soit elle est calculée :

Ls = nombre de rang * espacement entre rang

Exemple numérique : L = 2,5 m


104

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[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme Ag.{i€®ie +=ENSA


\` ``-,._-=-`11

z.,
ü ENSA
=::::::Ë:Î[Link]Ê:ʱ:Ï:EÏ=::#±±

D Mesurer la circonférence de [a roue du semoir (C)

La surface conespondant à un tou de la roue est : S (m2) = C * L

ExemDle numériaue:

C:4m

lmnc :

S (mï = 4 * 2,5 = 10 m2

ï(Ï-: :

D Positionner le levier de rég]age de ]a dose à ]'hectare au repère recommandé


par le fabriquant du semoir ou par tâtonnement.

ExemDle numé_rîf lËgi

Position 4 pour une dose de semis de 150 kg/ha

E]ŒMPLE DE TABLEAU D'ETALONNAGE D'UN SEMOIR EN LIGNE


Position du levîer Dose de semis
2 69
3 107

4 150 105

5 182 `/

6 219 #,
7 256 ylU

i,\i,,,----

[Link] Mohamecj Amine !.Génie Fü.mai -!\,'i@chinisme À.àrjœie -ENSA ï * ,,,. '.
-``-L I

J ', I-_Ï;, Z .
ü ENSA
Récupérer ensuite la semence par un auget ou une bâche déposée en bas du semoir . 1-\

:-==`;j/:;,'
La surface correspondante à N tours est de : H = N * S

La quantité de semences
récupérées F2 doit être
normalement :
R-- Q*H
10 000

ExemDle numériaue :

N = 10 dans ce cas H=10* |0=|00 m2

Q= 150 kg/ha (voir étape 3)

Dams ce cas la quantité R est

150 x 100
R- -1,5kg
10000

D Récupérer la semence versée et peser ]a à ]'aide d'une ba]ance, et comparer


]a quantité mesürée avec celle ca]culée.

Supposons que la quantité mesurée est de 2kg dans ce cas il faùt changer la position du
réglage (étape 3) vers une graduation inférieue.

106

_- ± ,;_:

DLFEDDA"ohamedAmineiGénierïijrai-MachinismeAgri€ïo^#æ±`~F`T¥:_..SiA{~=;`.'~`.

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EnnEmEHEEmËHHEEmEEmEEmnfiHËÏÏËEEm

6.4 Réglage électronique du semoir

touche d€ .hét momentané


__ - f ' * /
.ifficheu IE
progranmation

:,m}"ç,"_'.:¥

`^`L.~tï:~..,!___~'`Àï[Link]Üaçag€
_^.-,.,- r- - -

correctiondeh \' i =iargeuserrée


£adenc€ dE
CLmLn de
jalomage La [Link] senée

Figure 4.12 : Dispositif de réglage électronique du semoir

7 Le semoir de précision ou monograines


7.1 Utilisation
Les semoirs monograines ou semoirs de précision peme«ent de disposer les graines
une à une en ]igne à un espacement régu]ier préalablement défini. Ils sont utilisés
pour des cultures d'inter-rang supérieur à 25 cm et nécessitant un dépôt de graines
précis, telles que ]es betteraves, ]e ma~is, les haricots, ]e pois, Ie tournesol ... mais aussi
les cultures mamaîchères et florales.

7.2 Fonctionnement
Ne sont explicités ici que les semoirs de précision multi-trémies qui sont les plus
fiéquents : chaque rang est alimenté en graines par une trémie individuelle reliée à ses
propres orgames de distribution, d'entenage et de rappuyage.
Les graines, stockées dans la trémie, sont déposées à la profondeur désirée dans un
sillon par les organes de distribution (disques alvéolés, injecteurs..) sous l'effet de la
gravité ou d'une assistance pneumatique. Avant l'ouverture du sillon par le soc (ou plus
rarement par un disque), une roue avant éventuellement dotée d'un chasse motte se
charge de niveler le lit de semences. Sitôt le dépôt de la graine par le soc effectué,
des rou]eaux si"és à l'arrière rappuient le sol ®our assurer un bon contact graine-sol)
et refement le lit de semences, en ramenant la terre écartée par le chasse-motte. Pou
assurer la régularité de la profondeur de semis, les éléments semeurs sont reliés au
châssis par un parallélogramme déformable demeurant toujours parallèle au sol.
107

1:

[Link] M®hamed Amine | Génie Rurai -Machinisme Agric®le ~t ÈNÉA=:'ï `` `

ffiL ENSA
Figure 4.13 : Schéma général d'un semoir de précision

7.3 La distribution
Par sa face opposée aux graines, ce disque est en contact avec la chambre à dépression
qui est soumise à l'aspiration d'un ventilateu centrifiige entrainé par la prise de force du
tracteur. Pendant la rotation du disque, les graines sont aspirées et plaquées contre les
perforations qu' elles ne peuvent [Link].

L'élément semeu comprend une trémie principale approvisionnant en graines une


chambre d'alimentation séparée d'une chambre à dépression par un disque de
distribution placé vertica]ement.

Le disque, porte à sa périphérie, des perforations dont le diamètre est inferieur à celui
des graines utilisées.

Le disque les entiaine alors su environ % de tour jusqu'au point le plus bas ou la
suppression de la dépression leu pemet de tomber dans le sillon. Cette opération est
assuée par une cloison qui agit à la manière d'une vanne.

L'action d'un sélecteur à languette crantée ou à pointes pemet l'élimination des graines
aspirées en sumombre dans les perforations .

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[Link] Mohamed Amine | Génie P`urai -MachirHsuris Agr§€oie.._¥risÀ-'-''r`=`4J -``

ü ENSA
HnnEmËHEHHHËHHŒmEEnriEEmË;EE`i[HmEE

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Figure 4.14 : Distribution du semoir de précision

Avec ce système de distribution, la prise dcs graines est pneumatiques ®ar


dépression), la sé]ection est mécanique et ]e transport est tout d'abord pneumatique
jusqu'au tube de semis, puis gravitaire pour atteindre le fond de sillon.

7.4 Les réglages du semoir monograine


• écartement des ]ignes de semis : en fonction de l'espèce semée, la disposition
su le châssis et le nombre d'éléments semeurs peut être modifié.

• densité de semis : la vitesse de rotation et le nombre d'alvéoles des organes de


distribution sont variables.

• profondeur du semis : est ajustable par la position du soc, des roues avant ou
arrière de l'élément semeur.

• réglages des traceurs

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[Link] Mohamed Amine | Génie Rui-@i ~ Mæchinisme Ag

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Figure 4.15 : Le réglage de la profondeur du semoir de précision `,,

_-:î,.,.
.= = - - ,

8 Lesemoirdesemis direct
Le semis direct fait paftie des techniques culturales simplifiées, il consiste à ensemencer
une paŒ'celle en semant les graines directement dans le sol laissé pam la culture
précédente, pour être rentable et non préjudiciable pour le sol, cette technique doit être
pratiquée dans des situations favorables.

les semoirs de semis direct possèdent quelques-unes, sinon l'ensemble des pièces
suivantes:

• une trémie pou la semence, et si possible pour l'engrais, avec des mécanismes de
distribution et des goulottes diffërents;

• un disque de nettoyage, pou enlever l'excèdent de mulch sur les lignes de semis;

• un disque coupant pou tramcher à travers les résidus;

• un disque (ou dent) ouvreur pou l'engrais;

• un disque ouvreur pour les semences;

• un disque (roue) de femeture; ou

• une roue plombeuse.

pouh itJ`ie plo"bcus. .oue [Link] araines soc


-
d.!qu. au`Tcu
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Fîgure 4.16 : Elément de semis direct

Nous allons maintenant étudier plus en détails ces pièces.

1. Dùue nettoyeur

Dans certaines conditions, les semoirs de semis directs disposent d'un disque nettoyeu
monté juste devant ou combiné au disque coupamt Œncadré 1). Le disque nettoyeu
facilite l'opération de semis dans les conditions tels que le mulch épais ou difficile à
110
gérer, les semences fragiles, et dans les climats tempérés / ffoids pour préparer le sol.,:.~c``

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[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme Agrico§e -EFW& +__ii;fï
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Figure 4.16 : Disque nettoyeur associé au disque coupant

2. I,e disque coupant

Un disque coupant est généralement nécessaire pou faire une ouverture nette des
résidus et éviter l'accumulation des résidus autour de certaines pièces du semoir ou, pour
éviter de presser les résidus dans la ligne de semis. 11 est particulièrement utile lorsque la
quantité de résidus sur le sol est importante et, lorsqu'on utilise un disque (dent)
ouweur. L'efficacité du disque coupant dépend de plusieurs facteus: les commentaires
faits dans ce chapitre sur les perfomances du disque coupant avec les semoirs en
traction animale sont les mêmes pour cette sous partie su les tracteur, il faut s'y référer.

3. Le disque ouvreur
Un sillon peut être ouveft par une dent ou une houe, un disque placé à un angle du sillon,
des disques jumelés ou par une poinçonneuse. Généralement, le corps rayonneur est
placé juste devant ou au bout de la goulotte des semences et de l'engrais. La
performance du disque ouvreu dépend de ses caractéristiques géométriques, la vitesse
d'avancement, la texte et la densité du sol, la quantité de résidus et la pression exercée
sur le sol pam le semoir.
Les types de disque ouvreur
• Une dent ou une houe. Généralement utilisée su les sols qui ont forte résistance à la
pénétration, mais ceci aboutit souvent à des problèmes avec l'obstruction des
équipements par les résidus. Cet outil est donc difficile à utiliser sur des sols caillouteux,
ou avec beaucoup de racines ou des souches d'arbres. Les ouvre-sillons, utilisé seul ou
en combinaison avec les disques, sont généralement préférés pou les semoirs légers de
semis direct attelés aux tracteur de faible puissance, leur bonne capacité de pénétration
111
n'exigeant pas d'engins plus puissants. . Des pulvériseurs simples.

• Des disques jumelés, soit de même diamètre ou de diamètres différents sont placés de
manière à fomer un angle en V. l'effet additionnel obtenu c'est que les résidus non

[Link] Mohæmed Amine i Génie Rural -MaGhinisme Agric®i •:.,! ENSA

fi ENSA
Ebr]EEEIE HE EEHE uHEgm=mAmEimEHfi `EE mË H

complètent tranchés par le disque coupant sont sectionnés par ces disque ïéduisamt
ainsi l'obstruction du matériel. Le matériel a une faible capacité de pénéŒ:î:-;rnü
ri \,du sol'
surtout les sols argileux. Les disques de diamètres différents et des offsets à"ïçn``essieu
ontdebonnecapacitédepénétrationetd'auto-nettoyagequeceuxdemêmediamëq.Ê:<t._±<~=,-T:.JL.,,^,

• 11 existe d'autres types d'ouvre-sillons tel que le T retoumé et les sillons croisés. Les
points de vue sont diversifiés sur les fonctions du corps rayonneu des semoirs/
plamteuses de semis direct. Aucun ne pense que l'ouwe sillon, tout en déposant la
semence, réalise une préparation du lit de semence dans le sillon. Pour cette raison,
certains agriculteurs utilisent souvent des ouvre-sillons en fome de houe, créant un
grand mouvement su le sol. Cette pratique entiaîne des besoins en engins puissants pour
la traction, une per[e de l'humidité du sol et, la gemination des semences des adventices
peut être facilitée. Avec l'AC, il est préférable d'utiliser les corps rayonneurs qui sont
conçus pour créer le moins de perturbation possible su le sol, le résultat est le même
que ces corps soient des dents ou des disques.(figure 4.17)

Figure 4.17 : Semis direct avec un rayomeu à disques jumelés, tiès faible perturbation
de la structme du sol (à droite, une parcelle semée avec un semoir à houe).

3.1 Différents types de si]lons

Les sillons peuvent avoir quatie fomes:

• Le sillon en V

• Le sillon en U

• Le sillon en T inversé
112
• Le sillons croisés Les avantages des différentes fomes de sillons et leus effets su la
qualité de la gemination ont été discutés dans la partie su la traction animale, le lecteur
doit s'y référer. La principale réfërence su ce thème est le travail de Baker et al. (1996).

[Link] Mohamed Amine 1 Génie Rural -M ni\[Link]œ[Link]#

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3.2 Les sillons en V

Les sillons en V sont presque toujous créés par des disques jumelés qui D.zÉ;y`

niveau du bout avant, et sont ouverts à l'arrière. L'angle du V est


d'environ 10°. Chacun des disques pousse à peu près la même quantité de teri`etqLÉr:=l>'``'`
les deux disques sont montés avec un même angle à la verticale. Le plus grand avantage
des doubles disques c'est leur aptitude à gérer les résidus sur la surface du sol, les
cailloux et d'autres obstacles mineurs sans s'obstruer. Le montage est relativement
simple, les dépenses pou la maintenamce et l'entretien quasi nulles. Quand les marges
avant des deux disques laissent une ouverture sur le sol, ceci peut favoriser
l'enfouissement des résidus ou de la terre. Ceci peut être éviter en:

• plaçmt un troisième disque à l'avant, ou entre les deux disques jumelés, pou couper
les résidus;

• ou en montant l'un des deux disques jumelés à l'avant de l'autre pour présenter un
seul tranchant (disques offset, voir Figure 4.18).

Figure 4.18 : Rayonneur avec doubles disques, ici avec un offset de disques pour
améliorer la pénétiation.

• ou en remplaçant l'un des deux disques par un autre disque plus petit, le disque plus
grand devient le tranchant principal pou couper les résidus. (figue 4.19).

'`11

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[Link] Mohamed Amine ! Génie Rural -Mæchinisme Agftç¥`!e--EN5A ~~4;


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mnEmEZHE biHmE nHEEEEEnriEiüE.i\Efi ËmÊJ m

Chapitre 06 : Les machines dë\`Ïécolte


decéréales `` < T,,€./

1 Introduction
La réco]te des grains (céréales, oléoprotéagineux) est réalisée avec une moissonneuse-
batteuse.
Celles des racines et tubercu]es fait appel à différentes machines (arracheuse,
effeuil]euse, décol]eteuse..) pouvant êtie utilisées les unes après les autres ou
simultanément sou s fome combinées.
Les machines destinées à récolter ]es fourrages sont également très variées et dépendent
notamment du type récolte (voie sèche ou humide).

2 Ensileuse
Les ensileuses ou récolteuses-hacheuses¢hargeuses sont utilisées pour la récolte du
fourrage vert (graminées, légumineuses, ma.i.s) ou préfané (graminées, légumineuses
ayant préalablement été fauchés et conditionnés). Le produit haché par l'ensileuse est
ensuite tassé et stocké à 1'abri de l'air pou se transformer en ensilage par fementation.

Figure 6.1 : Ensileuse

3 Lafaucheuse
Les faucheuses réalisent la première étape de la récolte des fourrages : la coupe. Elles
coupent les fourrages à la base de leurs tiges le plus nettement possible et laissent le
produit en vrac sur le sol ou le plus souvent le disposent en lignes appelées andains. Les
organes de fauche peuvent être placés en position avant, arrière voire latérale, et sont
144
animés par la prise de force du tracteur.

DraFEDDAL Mohæmed Amine | Génie Rurai -Machinisme A


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TEÏHEmE! HE EEHE EnEEmE]ÆnHEEmEÆH mm

6/ la quantité récupérée G est pesée à l'aide d'une ba]ance.

Le débit (kdholn) est eEial 0 -- G/t

ExæmDle numéria ue:

G - 30 kg
T - 1 min
Q - 30 kg/min
La quantité pesée reste supérieure à celle calculée (dans l'exemple numérique, elle est de
22 kg).
Dans ce cas il faut diminuer le débît (étape 4) de l'engrais en déplaçamt Je levier vers une
graduati on inferieure.

143

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L-11m /
V - 6 knm (

cas d'absence d'informations). ~JJ;"Jï,Z`^,:„


EmmDle numériaue:

Position 4 pour avoir un débit de 22 kg/min (voir tableau cidessus)

EXEnŒLE DE TABLEAU D'ETALONNAGE D9UN EPANDEUR D'ENGRAIS

5/ Mettre une quantité d'engrais dans la trémie, faire tourner la prise de force à
540 ti/min et laisser écou]er l'engrais en ouvmnt la vanne de rég]age pendant un
temps t donné.

A l'aide d'une bâche disposée derrière l'appareil, récupérer l'engrais projeté.

•:.\.-\ -~_ .,-- ``:,t --


142

[Link] Mohamed Amine | Génie Rurai -Machinis Àgricole -ENSA

fi ENSA
2/ mesurer ]a vitesse d'avancement du tracteur

Exemple numérique..

D -100 m
T - 60 s
V = D/t = 1 00/60 = 6 km/h
'È.____È-±_±__

3/ ca]culer ]e débit de ]'épandeur (kg/hin)

Quelle que soit la métliode utilisée. on applique la fomuile suivante :

VxLXD
600

Avec

• q = débit d'eiig`ais s'écoulant des deLix disque§ (kg,f..min)


• 1) = dose souliaitée Ïkg,.''`lia}

• V = vitesse de ti.a`t:ai| {-kmf|i}

• L = lai-geur de ti`avail {.m3

• 600 ëtcint un coefficient preiiant en cûmpt€ le§ iinités utili§ées,

141

Exæmple numérique:

D - 200 kgma

DroFEDDA`L M®hamed Amine | Génie Rural -Machinism A`g;riccwe -ENSA.


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EnnŒmlEEEEEHËnHEÆmEEmËmnriïmEË

'.;\ dès kits de


Afm d'étalonner précisément l'appameil à chaque changement d'en
'épandage. `àt\ ¢/
contrôle sont disponibles et pemettent de vérifier le débit réel et la lar
.

2.1.3 Les réglages de l'épandeur d'engrais solide


D Réglage de ]'horizonta]ité

Figure 530 : Réglage de l'horizontalité

D Réglage de la hauteur

Figure 531 : Réglage de la hauteur

B Réglage de la dose d'engrais à l'hectare

1/ Détermination de ]a ]argeur de travai]

Mesuer visuellement la largeu totale d' épandage du distributeu


140

DLFEDDAL Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme Agric.®#`:E E¥E* \ \,.„~ï,£`;


iË -.E=Ï¥-_--:±=?ït;/
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nritribut€üi. à aisiette ni§tributeur à grille!
Bistribu(eur à fond uouTini

\,,
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I)ritrihteur i helice Dis(ribut€ur c€B(rifiiig€ i un seul disque Distribut.t]r i tubülure

Figure 529 : Schéma de principe des principaux distributeurs d'engrais solides

Ce sont les appareils les plus utilisés (pou l'épandage généralisé) en raison de leur fàible
coût, leu simplicité et leur bon rendement. En revanche ils sont assez délicats à régler
précisément. Ils sont généralement portés (capacité de la trémie : 400 à 2000 L) ou semi-
portés (capacité de la trémie: jusqu'à 10 000 L).

En sortant de la trémie, les particules d'engrais percutent 1 ou 2 disques à palettes en


rotation rapide qui les projettent par force centriflige. L'alimentation des organes de
distribution se firit soit par gravité, soit par vis à entraînement hydraulique ou encore par
un tapis commandé par une roue roulant au sol. Le mouvement des disques (en sens
inverse) est généralement assué par la prise de force.

L'agriculteu peut agir sur :

> ]e débit : en modifiant l'ouvertune de la trappe de dosage, ou bien en faisant


varier la vitesse de rotation des vis ou des tapis d'alimentation.
> la largeur du travai] : en changeant la hauteu et l'inclinaison des disques,
139
l'orientation des palettes des disques, le point d'arrivée de l'engrais sur les
disques.

[Link] Mohamed Amine i Génie R`urai -Machinisme ®ie -ENSA

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EnEmEÏ BZ ElmE] nHEÆmEiEnrHimEnfi EmHm

Figure 5.27 : Spectre d'action d'un epandeur d'engrais solide

Figure 5.28 : Fonctionnement de la distribution de l'épandeur

138

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DroFEDDA!_ Mohamed Amine [ Génie Rural -Machin À5r`icole - ENSA.

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=ff Figure 5.24 : Organe constitutifs d'un épandeur d'engrais solide

d,ln

E-JËEE=ËEËHRRHE

Figure 5.25 : Schéma d'un épamdeu à double disque

Figure S.26 : Schéma des orgames constitutif d'un épandeu d'engrais à double disque

137

[Link] Mohamed Amine ! Génie Rurai ie - ENSA

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2.1 Distributeur ou épandeur d'engrais solide

2.1.1 Fonction
HEË HHËffiHmfiEm HriEmËËiËiiËiiiiiiËiiiiiËiHiË •èè±* ,, -::.,:
u q/::&
solides su une partie (épandage localisé) ou plus souvent Su la totalité (épamdageï=`7===¥==<g,tfr,=u
généralisé) de la parcelle.

Figure 5.23 : Epandeur d'engrais solide

2.1.2 Les éléments constitutifs


• Les éléments de base de tout distributeu d'engrais sont :un svstème de ]iaison
avec le tracteur, les distributeurs pouvant êtie portés, semi-portés ou traînés,
• une trémie dans laquelle sont stockée les particules d'engrais,

• un svstème de distribution assurant la répartition de l'engrais sur le sol. Pou


rester constant, le débit d'épandage doit ê"e proportionnel à l'avancement, grâce
à un entraînement à partir d'une des roues du distributeu d'engrais.

• un svstème de tmnsfert et des organes de sortie sont présents sur certains types
de distributeus

136

[Link] Mohamed Amine | Génie Rurai -Mæchinisme Agr

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- vérifier que ]e débit d des buses est éga] à 0,9 Vmin

Les ffottements et les perturbations (coudes, distributeur, vannes, amtigouttes...)


rencontrés par le liquide dans les canalisations provoquent des pertes de charge ®erte de
pression). La pression réelle au buses est inférieure à celle qui est indiquée par le
manomètre, lorsque celui-ci mesure la pression très en amont des buses.

-Comment vérifier que ]a couverture cst homogène?

Pour contrôler la qualité d'ue pulvérisation, on peut utiliser des papiers hydro sensibles
que l'on place au niveau de la cible. Au contact de la goutte, la couleur jaune du papier
devient bleue. 11 suffit alors de regarder, sur le papier, que la répartition des taches
bleues est homogène.

2 L'épandage d'engrais solide


La fertilisation est l'ensemble des amendements (engrais de feme et engrais chimiques)
apportés aux terres pou restituer les éléments minéraux puisés dans le sol par la culture.
135

[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -M ENSA

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EEinHEnEÎ EE EmË EnEEmEÏEnïHE]mE]EH EnEÆ m

• Vérifier l'unifomité de débit des buses en mesurant le débit de cha •Uuse

:Ï_:: ',ou
(récipient gradué et chrono). Etablir une moyenne des débits. Nettdü`pr
changer les buses dont le débit est sup. ou inf. de 10% de cette moy.
\.``

Le pulvérisateu est l'appareil le plus utilisé sur une exploitation agricole. De parso+àg~;±=ȱ,.
utilisation intensive, il perd en précision. 11 est donc nécessaire de le ré-étalonner au
minimum une fois par an (ou 2 fois par an pou une utilisation intensive répartie sur
une bonne partie de l'année) pour être certain d'appliquer la bonne dose au bon
endroit. Le réglage du pulvérisateu est une démarche simple à réaliser et peu
coûteuse en temps mais qui peut entraîner de louds préjudices fmanciers si elle n'est
pas correctement réalisée. Gagner en précision pemet également de limiter les
risques de contamination de l'applicateur.

L'objectif de la pu]vérisation est d'app]iquer un vo]ume précis de boui]lie à


]'hectare, avec une répartition la plus régulière possible et avec une tai]le et une
homogénéité de gouttes ainsi qu'un nombre d'impacts appropriés à la culture et
au type de traitement.

L'objectif de ce qui suit est d'expliquer comment vérifier que le volumema souhaité
est bien celui pulvérisé :

Prenons un exemi]le:

Sachamt que je veux appliquer un volume/hectare Q de 156 litres/ha, que ma rampe est
de largeur L = 24 m et que mon tracteur avance à la vitesse V =7 km/h, quel doit être le
débit de mon pulvérisateur ? Et comment le vérifier ?

L 'étalomage dü débit d'uii pulvérisateiir


Si on comait le vohime /ha (Q) à appüqüer et la
vitesse {`0, on calcule la `mlair du dflit du
pulvérisatau (D souhaité) en tenaiit compte de h
laiigeiJr de tra`mll Œ.). h foimule est h süivante
Q x L x V
D souhaité = = en IJm
600
volume à appliqüer = eû Litre Aa
laŒeurd€ travall =€ii mètre
vitesse = en Kfnm
On peüt ensüite choisir le calibre de la buse adapée
dans les tàl)leaiix ct"nicteurs.

Dans notre exemple, D = (156 X 24 X 7 /600) = 42 ]Îtres/minute.


134
Si je prends des buses à fente de 110° espacées de 50 cm, alors sur ma rampe j'ai n= 48
buses. Le débit de chaque buse est donc de d (= D/ n = 42 / 48) = 0,91 litre/min.

DéieTmineT la beLse à iLtiliser et la Dression d'utilisati_Q!zÎ:

[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme Ag ®fç -ENSA


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TblnEmEHE EEETE EnEÆEEiEnüEimEmri ËZEE m

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Figure 5.21 : Fonctionnement d'un pulvérisateur à jet poné

1.4.3 Les pulvérisateurs pneumatiques \

Un courant d'air divise le jet et porte les gouttes fomées. Ces appareils sont\"amment

Figure 5.21 : Pulvérisateur pneumatique à dos (à gauche), et pulvérisateur pneumatique


enjambeur (à droite).

Figure 5.22 : Fonctiomement du pulvérisateur pneumatique

1.5 Les réglages du pulvérisateur


• Vérifier la pression des pneus du pulvérisateur

• Vérifier l'état de la tuyauterie (fiiites)


133
• Régler la hauteur de la rampe

• Mettre le moteur au régime nominal

[Link] MohamecJ Amine i Génie Rurai -M@chinisme Ag! :oït .' ErNSA

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Polycopiédecoursd'AGROEQUIPEMENT;Î2020-

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Figure 5.20 : Pulvérisateur àjet pofté

La pression de pu]vérisation est identique au système à jet projeté. Les éléments


composants ce système sont donc les mêmes que le précédent (cuve, pompe, circuit
hydraulique, buse)

Les buses sont disposées suivant un cercle ou arc de cercle. Derrière on installe un
puissamt ventilateu (grand débit d'air sous une vitesse plutôt faible 15 à 40 m/s). Les
fines gouttelettes sont portées par le flux d'air qui arrive à l'arrière.

132

H
11 assure la stabilité de la [Link] dans le circuit à une valeur déœËS;`tÉi,=p±±j;~,,*/
l,utilisateu.
-11 pemet de déteminer le débit de l'appareil en fonction du diamètre des buses
-11 pemet de protéger le circuit contre des « surpressions »
-11 maintient la pression en cas de sur ou sous régime.

Figure 5.19 : Fonctionnement du régulateur

1.4 Les différents types de pulvérisateurs


1.4.1 Les pulvérisateurs à jet projeté
L'énergie potentielle du liquide, mis sous pression par la pompe, est utilisée pour le
tramsfomer en gouttes (division par pression de liquide) et pour transporter celles-ci
jusqu'à la cible (transport par jet projeté) pan l'intemédiaire de buses.

1.4.2 Les pulvérisateurs à jetporté


lls sont tiès utilisés en arboriculture, dans les vignes. Ce principe consiste en un système
à jet projeté auquel on ajoute une ventilation (un couramt d'air) à la sortie des
gouttelettes. On augmente la portée et la pénétration des gouttelettes.

_--__ r-`h -;=h 131

•EiËaËE

[Link] Mohamed Amine i Génie Rural -Machinisme A

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Figure 5.17 : Le distributeur

1.3.7 Amortisseurs ou clocheàair


Lors de la phase de refoulement le débit foumi par la pompe est suffisant pour:

- Alimenter les buses sur les rampes.

- Assurer un débit de retour qui pemet le brossage en cuve.

- S'équilibrer avec la pression dans l'amortisseur.

Par contre lors de la phase d'aspiration, la pression de gonflage de l'amortisseur va


compenser la dépression de l'aspiration. Ceci permet de maintenir constant le débit des
pompes basées su un système altematif de fonctionnement.

Figüre 5.18 : Fonctionnement de l'amortisseu

[Link] Mohamecj Amine | Génie Ru!`ai -Fvlachinisme ric®le -ENSA

ë ENSA
Figure 5.15 : Fonctionnement de l'anti-goutte

1.3.5 Le contrôle de la pression, le manomètre.


Le mamomètre pemet la lecture d'une pression exercée par un liquide ou un gaz dams un
système.

Figure 5.16 : Manomètre

1.3.6 L'ensemble de [Link], le distributeur


Le distributeur est situé entre la rampe et la distribution finale sur les rampes. A coté on
129
trouve généralement le limiteur de pression et un manomètre.
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[Link] Mohamed Amine 1 Gémie Rura! -Machinisme Û!e ~ ENSA.


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Figure 5.14 : Fonctionnement d'une buse à fente

Types de buses Caractéristiques (forme du jet, angles utilisation


de pulvérisation, gamme de pressioris)
Buse à fente l'orifice calibré se Répartition régulière sursolnuoufaiblementcouvert(herbicideet
temine par me fente, elles produisent ou un "jet
plat"
ou "un jet pinceau" dont l'angle varie de 60 à
8oo), P : 2 à 3 bars. fongi cide systémique)

Buse à chambre I+e liquide reçoit un mouvement toubillomaire Couverture de végétation


avmt de sortir sous la fome d'unjet comque
de turbulence creux de 20 à 80°. Elles produisent un brouillard
developpés, en particulierarboricolesetviticoles(fongicideetinsecticides)
fm et pénétrant 2 à 20 bars

Buse à miroir ont un jet en fome d'évantail dont l'angle est Ces buses auront donc une
d'environ i2oo. bome répariition au sol et
Ces buses auront donc une bome répartition au conviement bien pou
sol et l'épandage d'engrais liquide
conviennent bien pou l'épamdage d'engrais
liquide 0,5 à 1,5 bars.

D Le rôle de ]'anti Eoutte est de maintenir le liquide dans la rampe lorsqu'elle n'est pas
sous pression et d'éviter les coulures intempestives notamment à l'amêt. A l'arrêt de la
pression, le ressort de tarage prend le dessus et plaque la membrane sur le siège.

128

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DroFEDDAL Mohamecl Amine | Génie Rural -Machinisme ENSA

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Figure 5.12 : Vue éclatée d'une buse à turbulence

Figüre 5.13 : Fonctionnement d'une buse à miroir

127

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[Link] Mohamed Amine | Génie Rura! -Machinisme Agriôcwe -ENSA +` çÙ


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1.3.4 Système de division duliquide en gouttelettes `` ^


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[Link] Lesbuses:
la buse est l'élément final de la pulvérisation. La colome de bouillie sous pression bute
sur l'intérieur de la buse. La colonne sous pression en butée, engendre un mouvement
tourbillonnaire du liquide qui va se ffactionner en créant un « spectre de diffiision »
toubillonnant. Ce phénomène pemet une meilleue pénétration et un meilleur
mouillage des plantes à traiter. Cette buse peutétre composée de différentes pièces
Œastilles calibrées, insert en vrille, à chambre de turbulence, filtie, écrou. . .). Les buses
sont Normalisées ISO* en ce qui conceme leur codification, couleurs et dimensions
extérieures.

Le type de buse, son calibre et l'angle de pulvérisation sont identifiés su la buse. Le


débit est exprimé en Gallons par minute mesuré à 3 bars de pression. Pour obtenir le
débit en l/mn, il suffit de multiplier le chiffie par 0,4. (Ex. La couleu pemet de vérifier
qu'elles sont toutes identiques sur même rampe). Toujous se reporter aux « tableaux de
caractéristiques et de débits » des marques.

Figure 5.11 : Principe de fonctionnement d'une buse à turbulence

126

[Link] Mohamecj Amine | Génie Rural A8ricŒle ENSA


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Puissenttoucher le sol lorsq`]e celui¢i est accidenté. -`'\` h -
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Figure 5.8 : Schéma d'une rampe des grandes culture

Figure 5.9 : Rampe Montée sur un quad

Figure 5.10 : Organes constitutifs d'un pulvérisateu à rampe

[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme A


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Figure 5.7 : Cuve du pulvérisateu

1.3.2 Système de distribution


11 s'agit d'une pompe qui a pou rôle de : ( -k /':.

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• prélever une quamtité donnée de liquide dans la cuve et de la débiter`dhàn-s~1e
système de transfert du liquide sous une pression déteminée,
• bmsser le liquide de la cuve,
• remp]ir le pulvérisateur (su les petits appareils, car une deuxième pompe se
charge de cefte opération sur les appareils plus gros).

Figure 5.7 : Fonctionnement d'um pompe piston membrane

[Link] Les pompes à double piston et membranes


Le piston est encadré par deux membrames. Donc pendant le mouvement altematif
de ce piston, une membrane est en phase d'aspiration, l'autre est en phase de
refoulement. Un clapet d'aspiration et un clapet de refoulement pemettent l'entrée
et la sortie de la bouillie. Cette pompe présente les avantages réunis de la pompe à
piston et de celle de la pompe à membrane. Elle est très utilisée, elle pemet des
pressions de 20 à 40 bars

1.3.3 Système de transfertdu liquide


Larampeconespond à la canalisation suppoftant les buses et est fixée sur
un bâti ou support de rampe (lui même rattaché à un cadre) qui permet l'articulation de
la rampe et son réglage en hauteur. Les rampes sont de largeurs variables (de 6 à 40 m)
en fonction de la capacité de la cuve, les autoporteurs possédant donc des rampes de
largeurs importmtes.

La rampe doit être parallèle au sol et réglable en hauteur. Le but est d'avoir un traitement
uniforme et d'éviter que la "bouillie dérive", la hauteur doit être établie en fonction du 124
t)pe de buse, de l'angle de pulvérisation, de l'espacement entre les buses et de la [Link]
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Figure 5.6 : Circuit du pulvérisateur

1.3.1 Lacuve
Organe de stœkage du produit de capacité variable (de 200 à 6000L), les automoteurs
possédant les plus fortes capacités, devant respectivement les pulvérisateus intégrables,
tra^més puis portés.

Elle est réalisée en PVC, polyester...elle doit être inaltérable aux produits chimiques
qu'elle va contenir. Elle doit avoir une fome facilitant son nettoyage, son entretien sa
vidange. Un bouchon ou couvercle étanche assure sa fermeture, il surmonte un filtre en
fome d'entonoir. Ceitaines cuves sont présurisées et doivent avoir une soupape ou
clapet de sécurité. Les appareils professionnels doivent avoir un petit réservoir avec de
l' eau propre.

Afin de maintenir la bouillie parfaitement mélangée, on trouve à l'intérieu de cette cuve


des systèmes d'agitation. : soit un système mécanique Œélice, batte mécanique. . .) soit
un système hydraulique par retou du liquide par ex.

[Link] Mohamed Amirie | Génie Rurai -Machinisme Agri€ole

ü ENSA
Figure 5.4 : Pulvérisateurs automoteurs

1.3 Constitution du pulvérisateur à jet projeté et principes de


fonctionnement

Figure 5.5 : Organe constitutif d'un pulvérisateu àjet projeté 122

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[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme g\ri`cole -ENSA


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Figure 5.1 : Pulvérisateur à dos

- portés sur un tracteur, microtracteur, su un quad, un tramsporteur, sur chariot, su


brouette

Figure 5.2 : Pulvérisateur porté

- semi-portés donc possédant un essieu et tracté par un engin.

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Figure 53 : Pulvérisateur semi porté

- automoteurs et même aussi aérien en agricole de grande culture.

121

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[Link] M®hamed Amine 1 Gémie Rural -Machinisme ENSA

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Chapitre 05 : Matériel de traitem
et de fertilisation :-±`;;à#`

1 La pulvérisation

1.1 Introduction
Les productions végétales herbacées ou ligneuses sont constamment menacées par des
paiasites, des maladies, des mauvaises heri)es ou ari>ustes qui limitent leur
développement ou leur vie. 11 faut donc « traiter, soigner, protéger » ces productions en
appliquant des produits dits phytosanitaires : ce sont ]es herbicides, fongicides,
insecticides, ect ......

Les produits de traitements phytosanitaires utilisés peuvent devenir dangereux pour la


nature et l'homme, ils doivent être dosés avec précaution et répandus avec précision de
façon très unifome. La pulvérisation à donc pou rôle de fiactiomer la bouillie (IÆ «
bouillie » est le nom donné au mélange eau plus produit phytosanitaire actif à pulvériser)
en gouttelettes extrêmement fines (rôle des buses), ceci pemet de répartir cette bouillie
su une surface maximum mais avec un minimum de liquide ( donc de principe actiD.

Le milieu des Espaces Verts utilise surtout des petits systèmes de pulvérisation de type
portable ou porté avec moteur auxiliaire. Pour des raisons éco]ogiques, on note aussi
une percée importante des moyens tel que désherbeus themiques à flamme directe, à
eau chaude, à mousse ou dèsherbeurs mécaniques tels brosses rotatives à fils synthétique
ou métallique.

11 existe donc diŒï;érenÆ systè:mes de pulvérisaieurs ei procédés de pulvérisation

1.2 Fonction du pulvérisateur


Un pulvérisateur sert à épandre une certaine dose de produits phytosanitaires ou
d'engrais ]iquide sous fome de fines goutte]ettes en les répartissant unifomément sur
une cible (le sol, le peuplement cultivé, des adventices. . .).

Les différentes catégories de pulvérisateurs sont :


- portables àmain ou sur ledos

[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme


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Figure 4.26 : Semoir en lignes de semis direct mécanique

4.2 Le semis de précision

Une seule ou un nombre prédétemiiné de semences sont entenées su la ligne avec un


espacement prédéteminé.

Figure 4.27 : Semoir pneumatique de semis direct avec deux dispositifs centraux de
mesure et de distribution.

Cette méthode est généralement utilisée pour les cultures semées en lignes tel que le
ma.i.s, le haricot, le coton, le toumesol etc. Le nombre de semences par poquet et la
distance entre poquets sont déteminés par le plateau qui a des crans ou des alvéoles
pou mesurer la quantité de semence. La mesure peut être mécanique ou pneumatique,
dans ce demier cas l'air est soit aspiré ou pressurisé pou choisir le nombre de semences
Par P0quet.

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[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -M@chin ISÀÆ;;,: -:_,_::;#


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Figure 4.24 : Un semoir à poinçomeuse rotative (semoir à roue étoilée)

Figure 4.25 : Détail semoir à poinçonneuse rotative.

4. Semoirs

Les différentes semences exigent diverses techniques de semis. 11 existe deux techniques
les plus courantes.

4.1 Le semis en ]ignes

la semence est enterrée suivant une bande continue dans la ligne de semis. Cette
méthode est souvent utilisée pour les plantes à petites graines comme les céréales. La
quantité de semences est mesurée par des rouleaux d'alimentation de différents modèles,
qui sont positionné soit de manière à avoir un rouleau par ligne de semis et alimentation
gravitaire), ou alimentation centrale avec une distribution pneumatique de la semence
su les lignes. Les engins utilisés pour ce type de semis sont généralement appelés
semoirs en ligne ou semoir.

118
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Fîgure 4.22 : Encadré 8. Ouvre sillon en fome de T retoumé.

3.5 Les si]lons croisés

Le cops rayonneur pour sillons croisés est une fome avancée de l'ouvre sillon en fome
de T inversé. 11 produit de très bonnes conditions de germination pour la semence. 11 est
constitué d'un disque coupant vertical, avec deux petites ailes rattachées sur les deux
côtés Œigure 4.23). Les ailes créent des fentes horizontales, la semence est placée dans
l'une des fentes, et l'engrais dans l'autre. Ces fentes horizontales sont séparées par le
sillon vertical créé par le disque coupamt.

Figure 4.23 : Détail d'un corps rayonneu pou sillons croisés

3.6 Autres sillons

La poinçonneuse rotative à injection est une autre fome d'ouvre sillon Œncadrés 10 et
11). La semence est placée entie les doigts de deux roues étoilées qui sont montées avec
un amgle comparable à celui du disquejumelé, puis poussée et déposée dans le sol.

Ce matériel gère assez bien les résidus, mais à tendance à s'obstruer qumd il est utilisé
su des sols argileux (collants). Pour les plantes annuelles, il est recommandé que
l'engrais soit placé à 5 cm à côté et en dessous de la semence. Dans le cas de semoir de
semis direct, ceci suppose que l'ouvre sillon pou l'engrais est un offset su un côté de la
ligne de travail du semoir. Toutefois, pou la majorité des semoirs 1'engrais est placé
sous la semence mais sur la même ligne.

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TbinEmEŒE EmmnmmEiEnuT=mnn E Ëm|[]

• Créent des bons lits de semences.

3.3.2 Inconvénients

• Fonctionnent mal lorsqu'il y a des obstacles sur le sol (cailloux, etc.).

• Exigent un bon disque coupant pou trancher les résidus.

• Fofte pertLirbation du sol selon la fome et la largeur.

3.4 Lœ sÎ]Ions en T inversé

Le type de sillon en T inversé a été développé en retoumamt le bout large, 1a base étroite
de la fome en V. L'objectif principal visé était 1'aptitude du matériel à refemer le sillon
avec les résidus présents sur la surface du sol pou favoriser la conservation de
l'humidité. Le deuxième objectif était de trouver une conception qui pemette une bonne
délivrance de l'engrais en même temps que le semis. L'équipement est constitué d'une
baire verticale coubée vers l'extérieue au niveau de sa base pour fomer deux ailes qui
sont inclinées vers l'avant su un angle de 5 - 10° Œigure 4.22). Un disque placé à
l'avant sert à couper les résidus.

3.4.1 Avantages

• Absence de compaction du sol.

• Auto-femeture des sillons.

• Garde la profondeur de semis constante en suivant la superficie du sol.

• Capable de semer très superficiellement grâce à la faible inclinaison des ailes.

3.4.2 Inconvénients

• Ne tiennent pas longtemps su les sols sableux.

• Les sillons ouverts sur les sols ameublis ne sont pas de bonne qualité.

• Gestion difficile des résidus (exige un disque coupant).

116

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Figure 4.19 : Détail d'un disque ouvre sillon

Figure 4.20 : Houe large pou ouvrir les sillons.

Figure 4.21 : Un chisel de type corps rayomeur pour une faible perturbation du sol.

3.3.1 Avantages

• Coûtent moins cher.

• Pénètrent facilement le sol, pas besoin d'engins lourds.

• Ne provoquent pas l'enfouissement des résidus, mais les poussent de côté.

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Figure 4.19 : Corps rayonneur avec doubles disques et un jeu de disques de diamètres
différents.

3.2.1 lnconvénients

• Exigent une grande force de pénétration.

• Ne supportent par les conditions suboptimales.

• Ont tendance à boucher les sillons avec les résidus.

• Ont tendance à concentrer les semences et l'engrais à la base du sillon en cas


d'utilisation du même sillon.

3.3 Les sillons en U

Les sillons en fome de U ont une base plus large que les sillons en V. Ils sont créés par
divers types de corps rayonneurs come le disque ouweur (Figure 4.19); la houe Œigure
4.20); et le pulvériseur. Tous ces modèles ameublissent le sol à côté du sillon, cette terre
peut être utilisée pour refemer le sillon. Les disques ouvres sillons à angle raclent le sol
à partir du centre du sillon, la houe et les autres types de corps rayonneur éclatent le sol
vers le haut. La houe regroupe tous types de dents ou chisels (Figure 4.21), conçus pour
une pénétration verticale du sol. La semence est déliwée soit au travers de la dent creuse
même, ou au travers d'une goulotte fixée tout près de la dent, et très souvent ouverte à
l'arrière. Le grand désavantage des houes est qu'elles ne parviennent pas à gérer des
quantités même modestes de résidus sans se bloquer, à moins qu'un disque
d'entraînement ne soit placé devant la houe pour couper les résidus.

[Link] Mohamec! Amine | Génie Rura! -Machinisme

ü-` ENSA
Figure 6.2 : Faucheuse rotative

4 Lafaneuse
Le fanage intervient juste après la coupe et complète l'action du conditionnement (réalisé
par les faucheuses-conditionneuses) s'il a eu lieu. 11 consiste à soulever délicatement et
à éta]er, à plusieus reprises pendamt quelques jours, le fourrage laissé au sol par la
faucheuse. I,a capacité de séchage de la matière sous l'action du soleil et du vent s'en
trouve alors renforcée. Œ,'andainage est très souvent associé au fanage, cf.
fiche andaineuses).

Figure 6.3 : La faneuse

145

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dans ces cas là interviennent juste après la coupe.

Figure 6.4: Andaineur

6 La ramasseuse presse
La réco]te du fourrage se temine par le ramassage-pressage, consistant à ramasser le
fourrage andainé et à le comprimer sous forme de balles compactes de fomes
parallélépipédique ou cylindrique, et de densités variables ®asse: <100Kg/m3,
moyenne: 100 à 175Kg/m3, haute: 175 à 250Kg/m3).

Figure 6.5 : La ramasseuse presse

7 Enrubanneuse
L'enrubanneuse sert à la confection de ''ba]lœ de conserve", c'est à dire des balles
enveloppées d'un emballage limitant la quantité d'air en contact avec le founage afin
d'en améliorer la conservation. Les enrubanneuses peuvent être indépendantes ou
associées à une presse.

®ie -[Link]
[Link] Moh@meci Amine | Génie Fàura! -Machinisme A -`-.:`._. .:`

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Figure 6.6 : Enrubanneuse

8 L'arracheuse de pomme de terre


Le terme d'anacheuse est désigné pour parler de l'ensemble des outils de récolte des
tubercules. Les chantiers de récolte nécessitent l'utilisation successive ou combinée de
différentes machines effectuant arrachage, tamisage, effanage, triage et chargement.

Figure 6.7 : Arracheuse de pomme de terre

9 La récolte des céréales

9.1 .L'élaboration du rendement


En matière de production céréalière„ le teme "rendement" exprime la quantité de
produit récoltée par hectare (en quintaux/hectare par exemple). Le rendement est
finalement le résultat des étapes successives de la végétation : il se caractérise par le
nombre d'épis. ]e nombre de gmins par épi et ]e poids de chaque gmin.

Le nombre d'épis d'une parcelle dépend tout d'abord du peuplement à la levée, qui
influe su le tal]age. Un blé clair aura un tallage herbacé beaucoup plus abondant qu'un
147
blé dense. En plus du nombre de pieds à la levée, le nombre d'épis dépéhd-`-idî;1`a
température pendant le tallage et au début de la montaison . Quelques interv-entioris `tîTu
culturales peuvent également modifier le "tallage épis". Ainsi , la fiimure azotée peut 't`îü-

[Link] Mohæmec! Amine 1 Génie Rurai -Machin

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d'un plus grmd nombre d'épis. Le désherbage intervient également su cette'coriposrité.'
du rendement en éliminant la compétition exercée par les mauvaises herbes.

Pour assurer un peuplement d'épis optimal (450 à 600 épis par mètre cané, selon les
variétés et les zones de culture) , l'agriculteur doit observer attentivement son blé dès le
début du tallage, noter sa vigueur, et repérer avec précision les stades de début de
ta]]age, de p]ein ta]lage et de début de montaison.

- le début de ta]lage est caractérisé par l'apparition de la première talle à l'aisselle de la


première feuille . A ce stade, les plantes possèdent généralement quatre feuilles,
- le plein tallage est un stade beaucoup plus difficile à définir, car l'importance du
tallage varie beaucoup avec les conditions agro¢limatiques (densité de semis,
température) . On considère généralement que le blé est en plein tallage lorsqu'il
présente deux ou trois talles par pied. A ce stade, il possède encore un port très rampant
- le début de montaison se caractérise par le changement de port des plantes, dont les
tiges commencent à se dresser . A cette époque, les entrenœuds s'allongent, et l'épi déjà
fomé s'éloigne du plateau de tallage. L'observation de ce stade nécessite la réalisation
de coupes longitudinales des maîtres brins. On considère que le début de montaison est
atteint lorsque le sommet de l'épi est distant de s à 10 mm du plateau de tallage.

Les stades ultérieurs de la montaison sont repérés par le nombre de nœuds que
comporte la tige principale : "stade lnœud", "stade 2 nœuds". Un autre repère de la
montaison est couamment utilisé, il s'agit de la position de l'épi dans le maître-brin.
Ainsi , 1orsque le stade deux nœuds est atteint , l'épi est généralement situé à 10 cm de
hauteur.

Le nombre de gmins par épi est la composante du rendement qui traduit la fertilité du
blé. Le nombre de grains par épi commence à s'élaborer dès le tallage, lorsque se
détemine le nombre d' épillets, puis il est fixé, à la fin de la montaison, lors de la
fiécondation des fleus. Une bome alimentation en eau et en éléments minéraux pendant
cette période, j ointe

[Link] Mohameci Amiiie | Génie Ri!iaal -Machinisme Ag ;îè`dœiEÉr±+Î~A

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à des conditions favorables pendant la période suivante, doit pemettre alors le déùloppement
de tous les grains. lJ>P

Le poids du grain est étroitement lié aux conditions climatiques observées au couis de la
période de fomation du grain et de sa maturation. L'agriculteur doit veiller au bon état
sanitaire de la culture, et il doit être prêt à intervenir en cas d'invasion d'insectes ou de
maladies. Les clefs du succès des interventions se situent au stade de la montaison, définie par
l'épi à 10 cm dans la tige et au stade de l'épiaison, lorsque 50 % des épis sont apparus.

Le stade de réco]te :

Après la floraison , le grain passe de l'état "laiteux" à l'état "pâteux". Au stade "laiteux", les
enveloppes du grain sont fomées ; au stade "pâteux", il contient de 45 à 500/o d'eau, il
remplit ses enveloppes et acquieft son poids maximum (défini par le poids de 1000 grains).

Entre les stades laiteux et pâteux, la quantité d'eau contenue dans le grain est stable : c'est le
palier hydrique, phase critique de remplissage du grain. Une rupture d'alimentation en eau
pendant cette période ®ar exemple brusque élévation de température) perturbe le palier
hydrique et ralentit la migration des réserves vers le grain : c'est l'échaudage.

Au teme du stade pâteux, la maturation du grain est ensuite rapide : le taux dhumidité
descend à 30 % en 4 ou 5 jours, puis à 20 °/o au bout de s à 10 jours, à condition que des
pluies ne retardent pas la perte d'eau. Par beau temps, le taux d'humidité du grain peut passer
de 20 °/o à 15 °/o en 2 ou 3 jours ; à ce stade, le grain est dur, cassant sous la dent, ne peut être
rayé par l'ongle et les épis s'égrènent facilement à la main. En prélevant un échantillon
toujours au même endroit du champ et à la même heure de la joumée, on peut suivre
l'évolution du dessèchement du grain. 11 faut aussi surveiller l'état des pailles ; des pailles
encore vertes indiquent un manque de maturité des grains et risquent de permrber le
fonctionnement de la moissonneuse-batteuse Œourrages).

A partir de 15 %, la récolte peut commencer, mais le mieux est de battre si possible le grain, à
13 ou 14 % d'humidité, taux idéal pour assurer une bonne conservation.

La récolte des céréales a pour but de recueillir un grain propre à la consommation, destiné à
l'alimentation humaine, à la préparation des aliments du bétail ou à la transfomation
industrielle. La moissonneuse-batteuse est la véritable interface entre le champ et les circuits
de stockage et de conditionnement. Son utilisation doit permettre à l'agriculteur de récolter du
grain ayant une bonne valeur marchande, propre et avec un minimum de casse. Bien que cet
objectif puisse paraître évident, la réalité montre que l'agriculteu est en fait soumis à
différentes contraintes :

- récolter vite avec un minimum de main d'œuvre,

choisir un matériel capable de réaliser la récolte dans le temps disponible,t


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[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme AgiiïT®laù=^jEi\£SA

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EnnmiE EE mmE HHEEEEEnHHËmEH mE

récolter tous les types de graines en adaptant la machine, à un p#ümmàble, avec .„


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des équipements s-p-écifiqu;s (céréales, coiza, soja, toumesoi, ma.i.-s,..î.`.\ ,``` , ` W,4ï

tenir compte de la destination de la paille @royage ou pressage ultérieur).

Les aléas climatiques mis à par[, la maîtrise de ces contraintes demande à l'agriculteur une
solide expérience et une parfaite connaissance technologique des équipements. Ce chapitre
décrit fonction par fonction, les organes des moissonneuses-batteuses conventionnels, les
utilisées pour la récolte des céréales à paille.

9.2 Etude de la Moissonneuse-batteuse


La moissonneuse-batteuse sert à récolter les céréales et les oléoprotéagineux. Elle réalise
automatiquement et simultanément la coupe des inflorescences, ]e battage des grains et leur
nettoyage pour les extraire des enveloppes. Les moissonneuses-batteuses sont automotrices et
la puissance du moteur varie généralement de 200 à plus de 300 Ch. La caractéristique
essentielle d'une moissonneuse-batteuse est son débit horaire (de 80 à 250 Qm).
Une moissonneuse-batteuse comprend:
• unwstème de coupe et d'a]imentation ®ame de coupe, releveurs, diviseurs,
rabatteur, vis d'alimentation, convoyeur)
• un système de battage (batteur, contre-batteu, auge à pierres, tire-paille)
• un système de séparation et de nettoyage (secoueus, table à grains, caisson de
nettoya8e
un système de stockage (trémie)

150

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[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -M achm¥;¥Agnco


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Figure 6.9 : Schéma des organes d'une moissonneuse batteuse

Figure 6.10: Vue en coupe d'une moissonneuse bafteuse conventionnelle

[Link] Mohæmed Amine | Génie Rural ~ Machinisme Al`S¢tt-!;jQ;üe-,ENSA

ë ENSA
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9.2.1 Les organes de coupe et d'alimentation


L'ensemble, appelé souvent table de coupe ou plate-fomie de coupe, a pour rôle de
faucher la récolte et de l'amener dans un couloir alimentant les organes de battage. Sa
largeur peut varier de 2,10 m à plus de 7 m, de softe que dans la plupart des cas il est
indispensàble , pou le transport sur route, de la démonter et de la placer en long su
une remorque tirée par la moissomeuse-batteuse ; d'une façon générale, l'accrochage
ou le décrochage de la plate-fome s'effectue grâce à des verrous mécaniques et des
raccords hydrauliques rapides.
La tab]e de coupe comporte :
-Un tablier métal]ique ou tab]ier de coupe constitué d' une paroi métallique étanche, située
entre la barre de coupe et le dispositif d'alimentation,
-Une barre de coupe fixée à l'avamt du tablier, analogue à celle rencontrée sur les
faucheuses à lame altemative,
- Des releveurs d'épis,
-Deux diviseurs situés de chaque côté du tablier ,
• Un rabatteur,
-Un tambour d'alimentation constitué de deux demi vis à pas opposés et à doigts
escamotables. Ce tambour d'alimentation est généralement appelé vis d'alimentation.

- Figure 6.10 : Photo d'un tablier de coupe d'une moissonneuse batteuse conventiomelle

[Link] Mohæmeci Amine | Génie Rura! -Machinism ;`. .. =`` ENSA ,


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-Figure 6.11 : Vue de profil des orgames de coupe et d'élévation

Selon les modèles, le tablier est à double fond et des patins protègent le fond contre
l'abrasion. Ces patins, fixes ou réglables en hauteur , protègent également la barre de
coupe et évitent les bourrages, dans le cas où une roue passe dans un trou ou en cas de
fausses manœuvres. Lorsque ces patins sont réglables, il convient de tenir compte de
l'état de la récolte et de les relever au maximum lorsque la récolte est versée .

Dans certains cas, la table de coupe peut comporter entre la barre de coupe et la vis sans fin
un tapis d'alimentation , en toile caoutchoutée, muni de banettes vulcanisées. 11 assure une
alimentation continue, et une meilleue circulation des petites graines. Le plus souvent , il
existe dans le tablier un logement prévu pour une lame de réserve.

La hauteu du tablier de coupe (hauteur de coupe) est réglable en marche. Elle peut varier de
5 à 70 cm selon l'importance de la paille et le désir de la récolter ou non ; l'existence de
nombreux vefts entre les chaumes, une récolte versée, une forte densité de semis ou une
humidité excessive de la base des tiges sur pied peuvent également influer sur le choix de
cette hauteur de coupe. Pou le colza, le réglage de la hauteur de coupe dépend également
de la hauteur de l'étage fiuctifere.
Sous réserve de bien ramasser les épis, il y a toujous intérêt à couper haut pou éviter de
surcharger la machine en paille, ce qui ralentit sa marche, et peut provoquer des bounages.
Ceci n'est pas toujous possible lorsque l'on recherche soit à récolter le maximum de
paillepourlapresser,soitàbroyerlapailleenunseulpassage"eclamoissonneuse-batteuse.
Le relevage de la table de coupe est commandé hydrauliquement depuis le poste de
conduite et comporte deux vérins hydrauliques, associés à des ressorts compensateurs
montés de part et d'autre du tablier. La suspension de la coupe peut être aussi assurée par
un ou plusieurs amortisseus hydropneumatiques reliés au circuit hydraulique des vérins, 153

afin d'ainortir les variations de pression occasionnées par les irrégularités du terraim ` : L``+ 7 ~

Le contrôle de la hauteur de la coupe au travail s'opère soit visuellement .depuis le boste


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[Link] Mohamed Amine 1 Génie Rural -Machini ENSA /


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constructeurs proposent des systèmes de contrôle de la pression d'appui de la table de
coupe sur le sol.
Selon la distance qui sépare la barre de coupe de la vis d'alimentation, on distingue deux
types de table de coupe : la table de coupe courte ou ''table américaine" dont
l'espacement entre la lame de coupe et la vis est d'environ 1 cm, et la table de coupe
longue ou table "européenne", où la lame se situe à environ 30 à 40 cm de la vis. La
table de coupe courte est en principe réservée aux récoltes à tiges courtes ®ois, soja, ..),
tandis que la table euopéenne est plus polyvalente et pemet la récolte du colza (en
adaptant, le cas échéant, une rallonge de table) .

Figure 6.12 : Les deux types de table de coupe

[Link] Labarre decoupe

Elle est identique à celle d'une faucheuse à lame altemative ; les doig[s sont espacés de 76,2
inm (3 pouces) et les sections de la lame sont fauci]lées. La longueur importante de la lame
implique un réglage soigné du jeu au niveau des guides et des doigts. Afin de parvenir à un
meilleu guidage de la lame, les constructeurs adoptent de plus en plus des lames à sections
alternées.

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[Link] Mohamed Amine | Géme Rurai + Maciiinisme`#Ïïg|€h

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Figure 6.13 : Vue partielle d'une bam de coupe à section altemées

Figure 6.14 : Récolte versée ( à gauche) et récolte droite ( à droite)

[Link] Mohamed Amine | Génie Rural Agrrcëlë


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Polycopié de cours d ' AGROEQUIPEMENT

[Link] Les releveurs d'épfs oudoigts releveurs : ` ':`:`` .'


Leur présence est fæultative, ils sont emboîtés su les doigts de la barre de coupe et' fixë§- Par
une goupille ou par boulonnage. Leu espacement correspond le plus souvent à quatre ou six
espaces entre-doigts de la barre de coupe. Leu rôle est important lorsque les récoltes sont versées
car ils soulèvent les tiges du sol et évitent que la barre de coupe et les griffes des rabatteurs
ne descendent trop bas, ce qui limite la montée de la verdure et des pierres dans la table de
coupe. Des releveurs spéciaux sont adaptés aux différentes récoltes : pois, soja...

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Figure 6.15 : Doigts releveurs.

[Link] Lesdfviseurs :
Au nombre de deux, ils sont situés de chaque côté du tablier. Ils séparent la récolte à couper
de celle restant debout. 11 existe des diviseurs rixes et des diviseurs rég]ab]es, les plus
courants. Relativement encombrants , les diviseus sont généralement déposés lors du
transport. Pour la récolte de certaines graines à tiges entremêlées (colza, luzeme...), on utilise
des diviseurs animés constitués par une barre de coupe à lame altemative ou à double lame
(Busatis), placée verticalement aux exftémités de la table de coupe.

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[Link] Mohamed Amine ! Génie Rufai -MachinisméœÂ=ëffico`1ë~-`ENSA

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Figure 6.16 : Le rabatteur

[Link] Lavisd'alimentation w( œ` • :`\ / 'À+


ra`.

Elle est constituée d'un corps ou tambour horizontal comprenant sui` chacùn de
ses côtés, une demi-vis hé[Link] et des doigts escamotables, placés au centre,
ou répartis su toute la largeu. Les deux demi-vis hé[Link] de pas inverses
rassemblent la récolte au centre du tablier et le tambou dirige la récolte vers le
convoyeur . L'ensemble toume dans une auge étanche fomiée dans le tablier et
peut être réglé en hauteu, ainsi que d'avant en arrière. La position de la vis
d'alimentation doit être telle qu'il ne se produise pas de broyage de la paille ou des
grains entre les spires de la vis et le tablier ; par ailleus, la récolte ne doit pas
rester su le tablier de coupe, ce qui entraînerait une alimentation irrégulière des
organes de battage. Lors de ce réglage, les deux côtés de la vis d'alimentation
doivent être ajustés de marière symétrique , afin que la vis reste toujous parallèle au
fond du tablier. Certaines machines possèdent à l'arrière de la vis , une tôle
réglable, qui affleue les spires de la vis et évite l'enroulement du produit.
Les doigts escamotables sont disposés sur le tambou en une succession de rangées
ou en une rampe hé[Link]. Ces doigts s'effacent dans le tambour lorsqu'ils sont
dirigés vers l'arrière, afin de laisser passer la récolte vers le convoyeur . Ce
mouvement est obtenu par le montage des doigts sur un support avec maneton dont
l'axe est excentré par rapport à celui du tambou, l'ensemble se trouvant à l'intérieur
du cops de vis. 11 est possible de régler la position des doigts par rapport au fond du
tablier et par rapport au tambour, ce qui pemet de faire varier le moment où ils
doivent s'escamoter.

[Link] Mohamed Amine i Génie Rura! -Machin'isme Agrico!e -ENSA

ü ENSA
Figure 6.17 : La vis d'alimentation -vue de coté

[Link] Leconvoyeur..
11 fait suite au tablier de coupe et comprend un é]évateur à cha^mes et barrettes et un
caisson incliné étanche , le couloir d'a]imentation, qui possède à sa partie inférieue un
système rapide d'attache et de venouillage du tablier de coupe.

L'élévateu prend la récolte à la sortie de la vis d'alimentation et l'amène aux organes de


battage en la poussant contre la paroi inférieure du couloir d'alimentation. Su la plupart
des moissonneuses-batteuses , l'élévateur est du type à chaînes et barrettes. Les chaînes
sont au nombre de trois ou quatre ; dans ce demier cas, les barrettes peuvent être altemées.

[Link] Mohamec! Amine | Gén§e Rurai -Machinisme Agricole -ENSA

ti _ENSA
B= Aïbœ stpèrieNr
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tispœiff d'ali m® nsaüon

Figure 6.18 : Convoyeu à chaines et barrettes

9.2.2 Les organesdebattage


Leur rôle est de séparer par choc et ffiction la majeure paftie du grain des épis.
Les organes de battage comportent :
- Le Batteur
- Le contre batteur
- Le tire paille
Le batteu et le contre-batteur sont les éléments essentiels des organes de battage, puisque
leur action pemet de sépamer au moins 85 % du grain des épis. Ce paragraphe ne décrit
que les batteurs transversaux qui équipent actuellement la majorité des moissonneuses-
batteuses; les batteurs longitudinaux ou axiaux sont étudiés à la fin de ce chapitre.

[Link] Lebaueur
11 s'agit d'm tambou horizontal perpendiculaire au sens d'avancement de la
moissonneuse-batteuse . 11 est constitué de flasques en acier su lesquelles peuvent être
fixées des battes métalliques ou, plus rarement, des doigts ou des battes à face
caoutchoutée.
Le batteur à battes métal]iques équipe actuellement la quasi-totalité des
moissomeuses-batteuses. Son diamètre varie de 45 à 66 cm et peut atteindre 80 cm
162
(machines AVTO) , 45 et 60 cm étant les diamèffes les plus courants. La longueur du
batteu est également très variable, de 0,80 à 1,60 m environ, selon les constructeurs et
aussi selon la taille de la moissonneuse-batteuse.


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Dr FEDDAL Mohamec! Amine , Geme Rura| -Machm,sme Àé#cïgî_-l,L5#SA

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11 comporte, en nombre pair, des battes en acier ou en fonte , équidistantes, boT`lôrinéFS, Â~: -.
sur les flasques. Les battes comportent en relief, des stries obliques. Le sens des``Ètries
étant inverse pou deux battes successives, afm d'empêcher le glissement latéral de la
récolte. Le nombre de battes est généralement de 6 pour les ba«eurs de 45 cm de
diamètie, et de s pour les batteus de 60 cm de diamètre. Cette disposition pemet de
conserver une distance identique entre deux battes successives (225 mm environ).

Sæ= ,...,'..-i. `
La vitesse du batteur doit être suffisante pour séparer la plus grande partie possible du
grain des épis. 11 faut bame les épis avec suffisamment d'énergie pour qu'ils soient vides
de grain, mais attention aux excès de vitesse qui endommagent les grains ou les cassent ;
cette détérioration est très g7'it7ve dans le cas des semences ou d'orge de brasserie et, de
toute façon , elle provoque des pertes, car les grains cassés sont plus facilement expulsés
par la ventilation de la machine que les grains entiers. De plus, un battage trop agressif
brise la paille et déchiquette les "verts" . Les ffagments entra^més suchargent les circuits
et les grilles, provoquant des pertes et un excès de "verts".
La viiesse périphérique du butteur est réglée entre 23 et 27 m/ls pour le blé, l'orge et de
28 à 30 mAs pour le triticale. Ce réglq[ge est f;ondamentqil puisqu' il conditionne, en
partie, les pertes de grain. Un compte-tours branché sur l'arbre du batieuT permet le
contrôle de la vitesse instantanéeL

163

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[Link] Mohamec! Amme | Génie RudÆI -Machirusme Agmcoie -Ëfü§A

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Figure 6.19 : Principe d'action du batteur et du contre batteur

Figure 6.20 : Les organes de battage

[Link] Le contre-baueur 164


11 a la fome d'une portion de cylindre enveloppant le ba«eur à sa partie inférieue. 11 est
constitué pæ une série de fers plats disposés de chant, les contre-battes , réunies par des \
fils ronds d'acier ou joncs placés perpendiculairement à ces fers . Cet ensemble fome une
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[Link] Mohamed Amine ! Génie Rurai -Machinisme Âgricole -ENSÂ

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grille au travers de laquelle pæse la majorité des grains et les débris sépamés S la`paillepar` `.
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l'action du batteur. -_--ï=_.`"

L 'écartement batteur¢ontre-batteur
- sl les épls ne sont pas battus à fond,
joue un rôle fondamental dans la réalisation
il faut en principe rapprocher le contre-
d'un battage efficace. Une distance trop fai-
batteur du bafteur. Si après un second
ble provoque la œsse des grains et une dis- essai, le battage des épis est toujours insuf-
tance trop grande conduit à un battage fisant, il faut augmenter la vitesse du batteur.
imparfait. L'écartement batteur-contre- Le réglage doit se poursuivre ainsi jusqu'à
batteur est donc lié directement à la nature ce que les grains soient battus correcte-
et à l'état de la récolte, à la taille des grains, ment. Précisons toutefois que cette
à la facilité d'égrenage et au taux d'humi- méthode est réservée aux batteurs de
45 cm de diamètre ; pour les batteurs de
dité. D'une façon générale, il convient de
grand diamètre (60 cm), il est préférable
retenir l'écartement le plus faible possible d'agir d'abord sur la vites§e du batteur
sans qu'il se produise de casse des grains : avant de modifier l'ëcartement batteur
contre-batteu r , .

- sl le grejn est cassé, il faut d'abord


réduire la vitesse du batieur. Si après un
deuxième essai, le grain est toujours cassé,
il faut alors augmenter l'écartement bafteur
contre-bafteur.

-12 à 14 rrim à l'avant et 3 mm à l'arrière pour le blé, le seigle et le triticale,

• 14 mm à l'avant el 3 mm à ]'arrière pour l'orge,

-16 à 18 rnrn à l'avam et 4 mm à l'arrière pour l'avojne.

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[Link] MohamÊd Amine i Géiiie FÎural ~ Machinisme Agricoie -ENSA

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. Le tire-paille : i ___ !

Appelé aussi tambour de dégagement, il est constitué d'un rotor muni de 4 à 6 paleà-,-'
tournant à 700 et sOO tr/min. 11 canalise la masse de paille provenant du batteur et la tire
par dessus le peigne, ce qui réalise une séparation supplémentaire ; sa présence évite l'enrou-
lement de la paille autour du batteur et la projette vers l'arrière.

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Ecramdéfl®cteur Contr-batteur

Figure 6.21 : Tire paille

9.2.3 Lesorganesde séparation

La sépanation du grain de l'épi est assurée lors du passage de la récolte entre le


batteu et le contre-batteur. Cette séparation est la plus importante, puisque au moins
85 % des grains passent à travers le contre-bafteur.

La plus grande partie des grains restant dans la paille est récupérée lors d' une
séparation qui consiste à faire passer le reste de la récolte su des secoueurs qui la
brassent , provoquant son aération et favorisant la séparation du grain restant. Su les
moissonneuses-batteuses modemes, l'action des secoueurs est complétée par des
organes comp]émentaires de séparation .

166

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[Link] Mohamed Amine | Génie Rural ~ Machiiiisme Agricoie -ENSA

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Polycopié de cours d ' AGROEQUIPEMENt 2020
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Figure 6.22 : Principe de séparation

[Link] Les secoueurs

Les moissonneuses-batteuses possèdent plusieurs secoueLms jusqu'à 6, disposés


les uns à côté des autres et animés d'un mouvement alternatif ayant une
fréquence de 150 à 200 coups/minute . Les manetons qui les animent sont
décalés de telle sorte que deux secoueurs voisins ne se trouvent jamais, au
même instant, dans une position identique. Une telle disposition amène la paille
à progresser vers l'arrière en décrivant une série de demi-circonférences et en
subissant régulièrement des chutes de 20 à 30 cm.

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Figure 6.23 : Les secoueurs

9.2.4 Les organes de nettoyage


Au cours de la phase de séparation grain-paille, divers éléments

Dr.FËDDAL Mohamecî Amijie | Génie Rura! -Machinisme Agricole -ENSA

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HnnFm]ËËHHEÆmEEmHmEÏŒ[ËiË"H

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travers le contre-batteur et les secoueur s. 11 s'agit non seulement du g*in ; maig


aussi des ôtons, des ba]les, ainsi que des débris de paille et de la po'ü`ssière. ,_ +`` +
Les ôtons sont des épis non ba"s, des graines non décortiquées et d.ég .\` :.,dq*?
morceaux de rachis qui contiennent encore quelques grains. Les balles sont
les fns enveloppes des grains.
Les organes de nettoyage recueillent dans un premier temps l'ensemble de ces
éléments, puis procèdent à un tri qui ne gardera que le grain et les ôtons, sous
l'action conjuguée d' un criblage mécanique et d'un courant d'air .

Les organes de nettoyage comprennent une table d® préparation ou table


à grain et un oaisson de nettoyage comprenant au minimum deux grilles de nettoyage
montées sur un châssis oscillant et un ventilateur.

Figure 6.24 : Circuit de l'air, du grain et des otons dans le caisson de nettoyage

Les trois réglages qui conditionnent l'efficacité du fonctionnement du ventilateur sont


le volume d'air admis, le débitet l'orientation du flux d'air.

• Levolumed'airadmis

On peut le faire varier en ouvrant plus ou moins les ouvem]res d'admission d'air du
ventilateu. 11 importe que toutes ces ouvemires soient identiques, afin d'avoir une
168
ventilation unifome sur toute la largeur du caisson de nettoyage.

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[Link])AL Moh@med Amine | Genie RurL3i -Machinisme Agricole -ENSA

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En 1997, les premières cartes de rcmdement apparaissent en Europe. AujourdTiui, aux~ Effis-
Unis,10 millions d'hectares sont cartographiés par 31000 capteurs de rendement. En France,
il existe 150 systèmes de cartographie du rendement (capteur + GPS).

1.4 Les étapes de la démarche


La démarche de l'agriculture de précision est constituée de trois étapes :

• la première consiste à caractériser les hétérogénéités spatiales inm-parcellaire à l'aide


d'un certain nombre d'outils et de techniques spécifiques, et à interpréter cette
variabilité.
• L'inforination ainsi recueillie et interprétée doit être intégrée au raisonnement des
itinéraires culturaux.
• Enfin, la modulation des techniques doit être mise en ouvre sur le terrain et évaluée,
par rapport à sa faisabilité et sa rentabilité.

2 Les outils spécifiques


11 existe de nombreux outils pemettant de caractériser la variabilité inœ-parcellaire, qu'il
s'agisse de la variabilité du sol ou du couvert végétal. Les capteurs issus des nouvelles
technologies foumissent des données quantitatives qui, après interprétation pemettent
d'avoir des estimations des variables à mesurer. Malgré leur coût et l'aspect destructeur,
les outils classiques (échamtillonnage) restent donc utilisées car ils foumissent une mesure
directe.

2.1 0utils de caractérisation des hétérogénéités spatiales du sol


Les mesures des caractéristiques pemanentes (réserve utile, profondeu) permeftent de
définir des zones homogènes et ainsi de définir des potentiels de rendement par zone.

• Sondages : plan d'échanti]Ionnage systématique ou cîb]é

Bien que lourdes et coûteuses, ces mesures restent indispensables pour mesurer les
caractéristiques pemanentes du sol ®rofondeur, pienosité, texture, etc.)

• Photos aériennes

Elles foumissent une infomation initiale notamment su sol nu (les diffërences de couleur
peuvent traduire des différences de nature, texture, etc.)
• Résistivité électrique

La cartographie de la résistivité électrique met en évidence les hétérogénéi sol dues


à des caractéristiques pérennes (matière organique, profondeu, réserve teneur en
``.`.

Di..FEDDAL Moh@med Amine | Gënie Rurai -Machinisme A8£ico.!e -Eï\dsA .~ ¥.


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EnHŒmEÏ HE EEHE HHEÆEEiEuiiEEimEimh HHüm

Chapitre 07 : Agriculture de pr

1 Démarche

1.1 Principegénéral
L'agriculture de précision vise à adapter les pratiques culturales à l'hétérogénéité intra-
parcellaire du sol et des cultures. Cette adaptation a toujours été d'usage pour certaines
cultures peu mécanisées (arboriculture, viticulture) pour lesquelles les opérations de taille ou
de récolte par exemple peuvent êtie adaptées à chaque plant. pour les grandes cultures, la
mécanisation et la recherche de la productivité ont conduit à traiter de manière synchrone et
homogène des parcelles de taille de plus en plus grande.

Cependant, les progrès technologiques ont révélé une hétérogénéité spatiale parfois
importante au sein des parcelles concemant à la fois le milieu physique et les rendements. 11
en découle l'idée d'adapter les ltinéraires techniques aux hétérogénéités intra-parcellaires. Par
exemple : moduler la dose de semis en fonction du taux de levée sur les zones à forte porosité.

1.2 Lesenjeux
En Europe et notamment en France et dans un conte2ste de production où l'impact
enviromemental des cultures est un élément de plus en plus important, l'agriculture de
précision est promue comme un outil de raisonnement de la fertilisation azotée. L'objectif
global est de mieux répartir les engrais azotés su la parcelle, voire de diminuer la dose
globale en évitant d'apporter de l'azote en excès dams les zones à faible potentiel de
rendement.

1.3 Historique
En 1983, deux chercheus de l'université du Minnesota utilisent une cafte d'acidité des sols
pour moduler l'apport d'amendements calciques sur une paŒ.celle et créent ainsi le concept
d'agricultue de précision.

Figure 7.1 : Rendement Pont¢ailloux blé 98 (T/IIA)

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[Link] ftriohamed Amine | Géme Rural -Machinisme Ag+jc®lë -EFtis.Î , ~ +

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Figure 6.29 : Système de séparation rotatif

173

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[Link]ÀL Mohamed Amine | Gériie Rural -Machmisrrœ Aërifole.`- EN!Ïï<

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peuvent également être utilisés pour la récolte d'épis non égrainés. ,.` . , Æ.

D Equipement de récolte des o]éo-protéagineux : modifications du iàbaftéuLf.!i,+;`v'''`"


présence de plateaux adaptés pou le toumesol (limitant la perte de têtes); diviseurs
coupants et table de coupe rallongée pour le colza (limitant la perte de graines).

9.4 LES INNOVATI0NS TECHNOLOGIQUES


Pour assurer les grands débits des moissonneuses batteuses modemes, difïërents technologies
et dispositifs de battages ont été mis au point:

9.4.1 Le battage fluxàaxial ("axial flow") :


le batteu est disposé longitudinalement ou la récolte est forcée pour parcourir toute la
longueur du batteu en suivant une allure hé[Link]. Ce type du battage est relativement
efficace et accroît la capacité horaire de la machine. En outre, ce système axial pemet de
broyer suffisamment la paille. 11 s'adapte bien aux grandes exploitations qui n'utilisent pas la
paille et ont besoins de la rendre fine pour éviter le bourrage lors d'un éventuel travail du sol.

9.4.2 Les séparateurs rotatifs


(tambous placés à la suite du tire-paille) équivalent presque à un encha^inement de plusieurs
systèmes de batteus/contre-ba«eurs ;

9.4.3 Les secoueurs rotatifs


ces rotors disposés audessus des grilles améliorent la séparation.

Dewième paiiie:
Flstof ®u batteu.
£9.G¢jwÆiïæ Piemière paitie:

EEEEEEEEEÆ

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PieriÈre [Link]:
lebè('È9e
ft
Figure 6.28 : Technologie de battage axial

172

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+ ++ EnnËËEIEEEIEPËËHHEÆmHEnmEÏÎÏ\i.i= m"m

• L'ÉVALUATION DES PEFtTES DE GRA|N : -L

L'évaluationprécisedespenesdegraindesmoissonneuses-batteusesesttodj-o::;sL:Je
opération assez délicate, qui demande de l'expérjence et une bonne connaissance des machi-
nes. Ftappelons que les pertes de grain se situent à trois niveaux :
- au niveau de la coupe,
- à la sortie des secoueurs,
-à l]arrière du caisson de neftoyage.
lïïaS[L|'Ë gE €89+lFl{ l=l:clL.Ç

Figure 6.27 : Abaque pou l'évaluation des pertes de grains


Précisons toutefois qu'une moissonneu§e-batteuse ne peut pas récolter 100 0/o des grains
et [Link] convient de relativiser l'importance des pertes, Iorsqu'elles sont faibles et lorsque le
temps passé à les réduire coûte plus cher que le gain obtenu.

9.3 Les équipements complémentaires d'une moissonneuse batteuse


D Broyeur de pai]]e : situé à la sortie des secoueurs, ce rotor à axe horizontal muni de
couteaux et contre-couteaux, hache la paille avant de l'éparpiller.
ü Eparpilleur de paille : situé à l'arrière des secoueurs, ce rotor à axe vertical disperse
lesrestesdetigesetd'inflorescences,poufaciliterleuenfouissementultérieür.``
171
D Becs cuei]]eurs à maïs : ils remplacent la table de coupe, et pemettent de cueillir
uniquement les épis en laissant les tiges sur place. Le batteur a donc moins de volume
de matière àtraiter. ii ,-~ ,.
EÆÏH

Di..FEDDALMoh@medAmine|GéiiieRurai-Machi`ïù_:[Link]-^ESS,î.`^':''

iÈENSA ,``+.+,i ,J--


=Î!Ë:Ëiî±
baftage, se€ouage, nettoyage, étudié précédemment. 11 convient d'éviter 1 charge dœ
grilles de nettoyage, afin que les ôtons ne contiennent trop de grains prop
risquent d'être cassés au cours du deuxième battage.
FÎ;,cmceux¢i

Figure 6.25 : Le circuit des ôtons

170

Figure 6.26 : :Organes de nettoyage et de récupération du grai

`-.:

'`r
Ùf.t^:-__-, ` `

[Link] Mohamed Amime | Géme Rural -MæGhinisme Agricole ~ EN,SA

fii ENSA
mnmEEEŒHmEHHEEEEEnriEHmï&[Link]

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|:i:eËt;ïisai:réesde,|Lègt:rie:eu:o:i:l::tm::ev;tuesâ:undum::nut:laht;::uq|ïiu:ïÉehïË:t:'diïfl^\``^"
insuffisant réduit l'efficacité du nettoyage et se traduit automatiquement par une
certaine quamtité d'impuretés passant avec le grain dans la trémie.
Au contraire, lorsque la ventilation est excessive, la grille supérieure n'est plus
chargée et une paftie importante du grain rejoint les ôtons ou se trouve projetée vers
l'extérieur de la machine et déposée sous l'andain. On conseille une ventilation forte
pour le blé, l'orge, le seigle et le triticale et une ventilation moyeme pour l'avoine. 11
faut prêter une attention à ce réglage, car on provoque autant de pertes par manque de
ventilation que par excès. L'excès peut entraîner des grains vers l'extérieur, tandis
qu'une ventilation trop faible ne dégage pas les déchets qui alors bouchent les grilles
empêchant les grains de passer.
® l'orientation du flux d'air
Des déflecteurs ont pour rôle de répartir le flux d'air sur l'ensemble des grilles , en
privilégiant toutefois la partie antérieue de celles-ci. Une bonne orientation des
déflecteurs est primordiale pour obtenir un neftoyage correct de la récolte.
11 est conseillé de diriger l'air vers le premier tiers des grilles , afin de les dégager au
maximum et d'éviter aux menues pailles de s'y déposer.

9.2.5 Les organes de récupération du grain


Le fond du caisson de nettoyage comporte deux augets où s'accumulent respectivement le
grain et les ôtons. Deux vis sans fin récupèrent ces produits qui empruntent chacun un
circuit différent.

[Link] Lecircuitdugrainpropre :
La vis à grain dirige le grain vers un élévateur à gmin qui à son tour l'amène vers la vis de
remp]issage de la trémie. L'élévateu à grain peut être à vis, à godets ou à palettes en
caoutchouc , ce demier système étant actuellement le plus utilisé. La tension des chaînes
de l'élévateur doit être contrôlée régulièrement, une tension insuffisante de la chaîne
pouvant entraîner une casse du grain et une tension trop forte la détérioration de l'élévateur.

Des trappes de visite dans les parois de la vis à grain et de l'élévateur facilitent la
surveillance et pemettent un accès facile pour leur nettoyage ou une intervention en cas de
bourrage.

[Link] Le circuit des ôtons:


Les ôtons rassemblés dans l'auget à ôtons peuvent suivre des circuits difiérents, selon que
la moissonneuse batteuse est à recyclage des ôtons ou à batteur auxi]iaire à ôtons.
169

[Link] Circuit à recyclage des ôtons


Dans ce cas, la vis à ôtons dirige les ôtons vers un élévateu à palettes caoutchoutées qui
les amène en avant su toute la largeu du batteur. Les ôtons suivent alors le circuit :

", ï"J¢:
[Link] Mohæmed Amine | Génie Rura! -Machinisme Agricoie`-ENSA~'_, /'

ü-ENSA
EbnBibnEi HE bilmË uHEÆmEiEnrHimiHn ËiHEm |-[

argile). Elle pemiet de déteminer des unités caitographiques du


L` ayant des
caractéristiques homogènes. Cette technologie est développée par la sociét ç®çarta.

Figure 7.2 : Système ARP (Automatic Resistivity Profiling) Mesure en continu et à


plusieurs profondeurs de la résistivité électrique des sols

Figure 7.3 : Résistivités mesurées sur la parcelle Pont Cailloux (Grignon, Yvelines,
France) de 0 à 50 cm et de 0 à 2m
• Radars

lls peuvent aussi foumir des infomations sur la nature du sol (rugosité, humidité, matière
organique, etc.) mais sont surtout utilisés pou caractériser le couvert végétal.

2.2 0utils de caractérisation des hétérogénéités spatiales du couvert


végétal en cours de culture
On mesure au niveau du couvert végétal des caractéristiques dynamiques qAI ,... ) qui
pemettent d'évaluer l'effet de l'interaction sol*climat sur la croissance du peuplement
végétal, afm de moduler les opérations en cours de culture.

Les mesures du rendement fmal pemettent d'évaluer les hétérogénéités de l'année, et de


valider la modulation.

•,` \ `,Ç - ."

[Link]È,DAL RÀohamed Am;ne , Genje àuraî _ Machîn§sme Agrjco,e r`Ef\jsA`

ü ENSA
H LÆmHmF€rjMEÏ EELnEEÆEHEBb]EmËBÏHEÆm=EniEgi^EEÏ Ëm'

Les camctéristiques du couvert peuvent être mesuées directement bq estimées à pgrtir, de


leurs propriétés optiques à l'aide de radiomètres ou radar. Ces cà`ptçuf+s [Link]' en
J.-_
général la réflectance de la cible, mais parfois la transmittance, l'émittance, la
fluorescence. Le signal émis, réfléchi ou transmis est relié aux variables biophysiques qui
le caractérisent. Dans le cas des cultures, les rapports de réfléctance mesuée dans le rouge
et le proche inffa-rouge renseignent sur le LAI, la biomasse et la teneur en azote du
couvert.

Les capteurs peuvent être véhiculés par diffërents supports : les engins agricoles (capteurs
embarqués), sur un avion ou su un drône (capteurs aéropoftés) ou sur un satellite.

o Cartographie du rendement :

Le rendement est calculé par le débit de grains divisé par le produit de l'avancement de la
moissonneuse-batteuse par la largeur de la barre de coupe. Les cartes de rendement sont le
résultat de quatre facteus : le sol, les pratiques culturales, le climat et les maladies. Elles
pemeftent donc de constater la variabilité intra-parcellaire, parfois corrélée aux autres
mesures mais ne suffisent pas à proposer des cartes de préconisations.

o Détection des mauvaises herbes

3 Interprétation
Comment intepréter l'infomation spatialisée ? Exemple de la feftilisation azotée.

11 s'agit de mobiliser les infomations disponibles pour effectuer un diagnostic


agronomique sur l'hétérogénéité spatiale et construire des stratégies de modulation.

3.1 La modulation directe


11 s'agit d'utiliser les informations sur la culture en cours et lTiétérogénéité pour piloter la
fertilisation azotée au plus juste. mydro-N-tester, conçu par le groupe Norsk Hydro est
utilisé pour mesurer la teneur en chlorophylle et en déduit une estimation du besoin
d'azote en temps réel.

177

-..:. t;.;'
( -'.,.f::`
ü--I[T==-J::r-~
[Link]ÀL ftriohàmed Amirie i Gérii-e àurai--Machinisme Agrico!e -ENSA

fi ENSA
THinHmE] HE HEmE H HEEEEiEmüEEËmEiHn EŒEm

L'appareil capte la lumière réfléchie par les parties vertes de la culture et traduit
instantanément cette infomation en niveau de stress azoté pou les plamtes. L'ordinateur
du tracteur commandera en temps réel le modulateur installé su l'épandeu au fi]r et à
mesure que le tracteu avance en fonction des besoins à un endroit précis de la parcelle.

Le programme Famstar utilise la télédétection :

3.1.1 Leslimites
Ces méthodes présentent comme principales limites leur coût de mise en ouvre,
l'empirisme des relations et le risque de confiision d'effets.

Par exemple, dams le cas de la modulation du deuxième apport d'azote sur un blé, estimé
d'après sa réflectance (Hydro N-Sensor, service Famstar), les indicateurs radiométriques
utilisés pour définir un stress azoté peuvent réagir à d'autres stresses Œydrique, maladies,
etc.). Pour limiter au maKimum ces erreurs, il est nécessaire de croiser les diffërentes
sources d'infomation sur la parcelle.

3.2 La modulation indirecte


11 s'agit d'exploiter toutes les infomations recueillies les années précédentes pour
construire la modulation de l'année suivante. L'agriculteur doit effectuer un zonage de la
parcelle à partir de la carte des sols. Carte géologique, photo aérienne, carte de résistivité,
etc. peuvent servir à repérer les sous-ensembles homogènes. Sur chaque zone considérée
comme homogène, l'itinéraire technique est raisonné en utilisant les outils classique
(méthode du bilan, etc.)

3.3 Apport des modèles de culture


La recherche agronomique travaille actuellement sur l'utilisation de modèles de culture à
l'échelle intra-parcellaire pou rendre compte de l'effet de l'hétérogénéité dü+rpilieu sur le
ti-1---,

[Link] Moiiamed Amine | Génie Rura! -rviachi msni`ç A`gricoie -

``. ` _^-

q ENSA =¢l*ü`b- n--


+ Ï + |nEEmEnEiHHEHnEÆËËEnüTEm]»HE mm •." ,,.i.

fonctiomement de la culture. Les deux documents joints illustrent le type de travatp .+`;.-
réalisés à ce sujet.

• modulation des apports azotés sur le colza : évaluation expérimentale et analyse au


moyen du modèle CERES

• intérêt de l'utilisation des modèles cEREs et AZODYN pour raisomer la modulation


des apports azotés

Figure 7.4 : Le N-tester permet de lire le statut azoté d'une cultme d'après sa réflectance
dans le rouge et le proche infia-rouge.

Figure 7.5 : Le dispositif peut être installé sur la cabine d'un tracteur.

4 Lamiseenœuvre
11 s'agit de mettre en ouvre la modulation sur le terrain en l'intégrant à l'échelle des
systèmes de culture de et des itinéraires techniques.

4.1 Équipement du matériel et faisabilité.


D Machinisme agrico]œ : ]es outils de modu]ation

® semoirs
• épandeurs
• pulvérisateurs
• infomatique embarquée

D Compatibilité avec ]es outils de travail


1`

t] Compatibilité avec la gestion du temps de travai[


[Link] Mohamed AmHie i Génie Rurai -Machimsme A8rœQ*5v-:.F.!`ïSÎ :r=,,.`

ü ENSA
mnmz EE mmE nHEEmEiEmfimm Ë[iËiH

4.2 Évaluatîon de la rentabilité des itinéraires techniques modulé`à€`: ` ` ` ..`.{\'.` 4:f.,


û Comment éva]uer ]'intérêt de ]a modulation : choix de la référence? -`-< r . <Q`_.. ia-ïÉ,4:>Ïi `'`'
D lmportance de la varîabilité interannuel]e du climat
t] Importance du contexte économîque
D lntégration à l'éche]Ie de ]'Itinéraire technique, du système de culture
D Vers la définition des zones à conduite extensive ?

5 Réflexion sur l'introduction de la Robotique pour la lutte contre les


ennemis des culture en Algérie
Détecter et éliminer les mauvaises herbes est aujoudTiui un gros problème chez les
agriculteurs algériens. Le traitement actuel repose su une pulvérisation de tout le champ avec
un herbicide, qui couvre non seulement les mauvaises herbes mais aussi les cultures, d'autres
agriculteurs ne traite même pas la culture, ce qui rend les mauvaises herbes incontrôlables et
entraîne une réduction du rendement des cultures. Afin d'optimiser la récolte, les mauvaises
herbes doivent être contrôlées et éliminées sans nuire aux cultures.
L'agriculture algérienne actuellement a atteint un degrés de mécanisation très satisfaisant,
mais ce demier a des conséquences désastreuses notamment en matière de compactage mais
également sur l'environnement.
Une des opérations les plus fféquentes et les plus importantes en agriculture est l'application
des pesticides, car les ennemis des cultures affectent en pemanence la production végétale, et

peuvent avoir un impact significatif sur le rendement et la qualité des cultures.


Les fongicides, herbicides et insecticides sont tous des pesticides utilisés dans la protection
des plantes, 1a lutte est soit mécanique soit manuelles, toutes reposent su un effort humain.
La figure ci dessous illustre la quantité excessive de pesticides rejetés dans l'environnement et
l'exposition des agriculteurs à ces produits chimiques dangereux pendant le processus de

pulvérisation.

[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -Ïvlachiiiisme Agricoie -E`NSA


•\ \ ,,
\\

ülENJS_A
m±::Ï:::±:ɱ:±Î::::±:±±±ÎES::::E±:±=˱±:±

L,mduct]on:]eg::er:.;:]:::t::Sap:tcL:::Ses:ienêv:re°=Ï::tte::|Ï:ïïïimémesdç .uti

pulvérisation actuelles polluantes. En effet, elle offie de multiples avantag'çs, `[Link]`e la.
sécurité de l'opérateur, cout, le temps et surtout un impact moins sur l'environnement. `
En teme de sécurité, il évite à l'agriculteu de s'exposer aux produits chimiques. D'un autre
coté, moins de pesticides signifie un produit alimentaire plus sain.
La Robotique peut réduire significativement les quantités de pesticides utilisées, par la

précision de la cible à traiter. et à partir de la, l'impact sur l'enviromement sera réduit
significativement, contrairement aux méthodes actuelles qui utilisent des quantités
substantielles de pesticides, ce qui cause généralement une pollution accrue des sols.
L'objectif principal fi]tur est de mettpe cm place projet de concçption d'un robot agricole léger,

pouvamt détecter les mauvaises herbes et les éliminer sur un type spécifique de cultures, en
pulvérisant une petite quamtité dherbicide.
Le but de ce projet consiste à créer un fichier CAO qui montre à quoi ressemblerait le ce
robot, qui par la suite pourra être commercialisé s'il s'avère efficæe. Cette conception sera

quelque chose qui se situe entre un protoqpe et un


produit fini.
11 faut tout d'abord, développer un prototype perfomant qui pourrait montrer les avantages

que peut offiir un robot afin d'attirer de fiiturs investisseurs.

5.1 Exemple de travaux réalisés par des chercheurs dans des pays
méditerranéens
Des travaux très intéressants ont été menés par Christelle Gée , Ghislain Salis , Eric Busvelle,
Benoît Gobin, Gawain Jones , Jean-Noël Paoli , Sylvain Villette.
Leurs activités de recherche sont axées su « la réduction des intrants » et plus spécifiquement
les solutions innovantes pour augmenter les perfomamces et l' efficacité de machines agricoles
tout en intégrant la dimension écologique. leur activité pemet ainsi d'apporter cette
dimension « machine » souvent absente du débat politique et scientifique et pourtant
indispensable à une production agricole compétitive. Ils ont axé leu activités su le traitement
.181
d'images en embarquant su tracteu ou sur drone radiocommandé des systèmes de vision
destinés à discriminer les plantes cultivées des adventices (Vioix et al., 2002 ; Vioix, 2004 ;
`,},:,Ï',,`
Bossu ; 2007 ; Bossu et al., 2007). Leurs travaux ont été récompensés en 2011 par une
+ `;,,
DrFEDDA"ohamedAmmeménieR"l-MachimmeA£:`±t:eïEFüSA
',,: \
` f. ^.
ii ENSA
TnmË Hz EmE HHEEmEEmTEmEfi ï mm

médaille d'argent au Salon lntemational du Machinisme Agricole pinte pour le


développement de l'ILS (intelligent localized spray) conduit en part Ùe'c la société

Tecnoma. +

La plate-fome robotique développée par cette équipe de recherche est guidée par Lun.ÇÏPS dé
haute-précision (RTK). La motorisation est électrique, les batteries assureront une autoiomie
d'une demi-joumée. Le robot se déplace dans l'inter-rang de cultures agricoles et utilise une
cuve et un système de pulvérisation sélectif puisqu'en amont de chaque buse est positiomée
une électrovame.

Figure 7.7 : vue schématique d'un Weed Robot

5.1.1 LeguidageparGPS
Ce robot est actuellement pilotable selon deux modes : radiocommande ou GPS. La
radiocommande pemet à l'agriculteu de guider le robot jusqu'à la parcelle désirée. Ensuite,
il actionne le mode pilotage automatique par GPS pou le guidage du robot dans la parcelle.
Ce robot est guidé pæ un GPS de haute-précision aïTK, précision de 2 cm) grâce notamment
à un signal délivré par la société Sat-Info à Chalon-su-Saône. Nous avons opté pour un

guidage par GPS et non par vision car l'intérêt du GPS est la souplesse du système pour
s'adapter à tous les types de situation et de culture. 11 suffira d'enregistrer les trajectoires à
182
suiwe lors du semis pou qu'I-Weed Robot puisse circuler entre les rangs de la çulture.-en r

place, et ce quel que soit son type. 11 ne sera donc pas nécessaire de développer un algorithme •,``\ûË

de guidage pour chaque espèce de culture et/ou chaque stade de développement de la culture,
• ., ui '

[Link]ÀL Niohamed ATmine i Gériie Èurai -riachinisme ABftëo!e ` EN-SA

ü- £NSA
EElnHm]E] nmmE HHE]EmEEnHEE `rB+|Ë:E EEm| + `
1!

ce qui serait indispensable pou un système de guidage par caméra. Un ïiltre récursif .de£o
Kaiman Œaiman, ig6o) est utiiisé pour optimiser ie signai GPS qui peut-érie bruri.= Les` '
équations de Kalman sont bien connues et peuvent être redécouveftes dans les travaux de
Boizot et Busvelle (2007) où d'autres exemples en temps réel sont proposés. Une trajectoire

prédéfinie est enregistrée dans une carte SD, ensuite une loi de commande guide le robot entre
les rangs de semis jusqu'à ce que le robot arrive en bout de rang (Ortiz et Olivares, 2006 ;
Cariou et al., 2009 ; Lenain, 2010). A chaque instant, un correcteu proportiomel-intégral-
dérivé ŒID controller) ajuste la vitesse et l'orientation du robot à partir de sa position réelle et
de sa position théorique Œrédéfmie). Nous avons utilisé une carte électionique ARDUINO,

pemettant de créer des objets électroniques interactifs reposant su un système open-source.


La Figure suivante résume l'ensemble de ces procédures.

Figure 7.8 : organigramme de l'organisation des asservissement du robot.

L'utilisation d'un simple PID est suffisante pou travailler en parcelles agricoles puisque dans
la plupart des cas, le robot se déplace en ligne droite à vitesse constante. les trajectoires

préenregistrées sont établies à partir de la création d'une droite de référence à partir de deux
points prédéfinis manuellement et à partir de la connaissance de l'inter-rang du semis. On
peut ainsi déteminer mathématiquement toutes les droites parallèles à droite ou à gauche de
la ligne de référence. Après une procédure de demi-tour automatisé, l'algorithme de 183

navigation est capable de déterminer la ligne droite qui lui est la plus proche afin de la suivre.
`à chaque /Àa \`
L'ensemble de ces programmes (filtie de Kalman et PID) pemettent de pré

[Link] Mohamed Amine | Génie Rurai -Machinismçî!;Agricole -ENSA

¢ ENSA
HmËfflH„HmEmE"mmEHHËiËERiiiËFHEMiiËü]mi„iHimmiEËEnËîmEËËÏ[ffiEËHËHËm
compromis entre la position prédéfinie et la position réelle. \\Ç.:` ``
.,
``

5.1.2 La pulvérisation localisée : utilisation d'une caméra .. Tül,n , -J

L'I-Weed robot est équipé d'une rampe de pulvérisation où une électrovanne est positiomée
en amont de chaque buse. Pour l'instant la pulvérisation su le rang se fera en plein car les
algorithmes ne pemettent pas de séparer la culture des adventices. En revanche, su l'inter-
rang, nous utilisons une caméra pour réduire les intrants chimiques en reprenant le concept de
l'ILS qui repose sur la prise d'image et le déclenchement d'une action de précision. Plus en
détail, ce concept se décompose en trois étapes :
• la prise d'images par une caméra monochrome ayant un filtre inffa-rouge embarquée à

l'avant du robot ;
• l'analyse en temps réel de l'image pou extraire l'infomation su les adventices situées

dans l'entre-rang. Le traitement de l'image repose dans un premier temps su l'identification


de la végétation du reste de la scène par une approche spectrale. La végétation est identifiée

grâce à un signal de réflectance plus élevé dans le proche infta-rouge que celui du sol. Dans
un second temps, l'approche spectrale est couplée à une approche spatiale. Par l'utilisation
d'une transfomée de Hough optimisée (Jones et al., 2010), on identifie les rangs de
[Link]î, toute végétation (i.e. culture et/ou adventice) présente dans le rang est alors
considérée comme de la culture (Figure 3). Cette méthode, qui est en cous d'amélioration,

pemet actuellement de réaliser une carte de localisation des adventices situées dams l'entre-
rang ;
• le désherbage chimique localisé. Une fois la carte d'infestation réalisée, chaque

électrovanne va être actionnée au bon moment et durant la bonne période.

184

- -> -.`
DrFEDEjA"ohamedAmine|Géniefturai-Machinisme`#lïgrü'g=+E#.S`Â

Œ\ ENSA
Figure 7.9 : Le traitement d'image pour détecter les adventices dans l'inter-ramg d'une
culture

` J `-
+ù---.-,

[Link] Mohamed Amine | Génie Rural -Machinisme A'grijcd`q -.,iï+USÀ

ü ENSA
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Liens utiles
• Hay Harvesting in the 1940s instructional films, Center for Digital lnitiatives, Uhiversity
of Vemont Library
• Worldwide Agricultural Machinery and Fam Equipment Directory
• Economic situation ofthe agricultural machinery sector-VDMA Report
• Glossaire éducari : ce dictionnaire en ligne iecense de nombreux temes agricoles et
leurs traductions en anglais, allemand, danois, italien...
• Site du orofil cultural : ce site présente la méthodologie d'observation d'un profil cultural
et donne quelques exemples illustrés. Z:¢ gz#.db »7éfÆod}.gz4e dzf pm¢/
csi/f!witz/ (Gautronneau & Manichon, 1 987) ainsi qu'une fiche d'observation sont
également disponibles au fomat pdf.
` Dï.FEDDÀL Mohamed Amine i Génie riurai -Maéhimisme AgricŒie -ENSA

ü ENSA
EmEEmEEEEEHEnHEEmEEmHEnEHÏH+EHEm

• Cemagref : ce site présente les activités et publications du centre d'é"de du mæhinismç ' -'' ,£`
agricole, du génie rural, des eaux et forêts.
• ÇIÆ4A : ce site présente la fëdération nationale des CUMA (coopératives d'uti`lisatiori-de
matériel agricole), recense les manifestations concemant le machinisme (foires, salons) et
foumit des fiches de mise aux nomes des outils.

189

[Link] Moham€.d Amine | Génie Rural -Machiriisme AgricQ!e -ENSÀ+`


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