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Thromboses et lupus : étude de 272 cas

Le syndrome des antiphospholipides (SAPL) est une complication grave du lupus érythémateux systémique (LES), entraînant des thromboses veineuses et artérielles, avec un traitement urgent par anticoagulants. Une étude rétrospective sur 272 cas de LES a révélé une prévalence de la péricardite chez 32,7 % des patients, souvent asymptomatique mais pouvant entraîner des complications graves comme la tamponnade. Les résultats soulignent l'importance de l'échocardiographie systématique pour le diagnostic et la gestion des complications cardiaques dans le cadre du LES.

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Thromboses et lupus : étude de 272 cas

Le syndrome des antiphospholipides (SAPL) est une complication grave du lupus érythémateux systémique (LES), entraînant des thromboses veineuses et artérielles, avec un traitement urgent par anticoagulants. Une étude rétrospective sur 272 cas de LES a révélé une prévalence de la péricardite chez 32,7 % des patients, souvent asymptomatique mais pouvant entraîner des complications graves comme la tamponnade. Les résultats soulignent l'importance de l'échocardiographie systématique pour le diagnostic et la gestion des complications cardiaques dans le cadre du LES.

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A128 71e Congrès de la Société nationale française de médecine interne, Besançon, 10–12 juin 2015 / La Revue de médecine interne

interne 36S (2015) A76–A185

Discussion De nombreuses manifestations cliniques sont rap- particulier : alitement, post-partum et en cas de cardiopathie. Les
portées dans le cadre du SAPL. Les phlébites et les thromboses complications thrombo-emboliques notamment l’embolie pulmo-
artérielles sont à la base du potentiel lésionnel du SAPL. Elles naire constituent les principales causes de mortalité dans le lupus.
peuvent toucher tous les vaisseaux sanguins quels que soit leur Le traitement anticoagulant est urgent.
type, leur taille et leur topographie générant des tableaux cliniques Conclusion Il est connu que les maladies auto-immunes sont
viscéraux très variés mais aspécifiques. Aucun consensus n’existe associées à un très haut risque de thrombose veineuse, le LES
actuellement quant au choix des examens à demander en première en particulier. D’où l’intérêt d’un examen minutieux du malade
intention chez un malade suspect d’un syndrome des antiphospho- notamment en cas de dyspnée ou d’autres signes d’appel thrombo-
lipides. Classiquement, on recherche les Ac Acc pratiqués par des emboliques.
méthodes d’hémostase et un dosage d’anticardiolipines (ELISA). Déclaration d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de
Conclusion Le syndrome des antiphospholipides est une compli- conflits d’intérêts en relation avec cet article.
cation grave pouvant mettre en jeu le pronostic vital du patient. http://dx.doi.org/10.1016/j.revmed.2015.03.124
Le traitement se base sur une anticoagulation plus ou moins une
antiagrégation à long terme avec le recours à une néphroprotec-
CA105
teur notamment un contrôle strict de la pression artérielle par les
bloqueurs du système rénine–angiotensine–aldostérone. La péricardite au cours du lupus : à
Déclaration d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de propos de 89 cas
conflits d’intérêts en relation avec cet article. M. Hajji ∗,1 , S. Barbouche 1 , A. Harzallah 1 , A. Zammouri 1 ,
http://dx.doi.org/10.1016/j.revmed.2015.03.123 F. Ben Hamida 1 , K. Ben Abdelghani 2 , T. Ben Abdallah 2
1 Nephrologie, Charles-Nicolle, Tunis, Tunisie
2 Service de médecine interne A, hôpital Charles-Nicolle, Tunis,
CA104
Tunisie
Les thromboses vasculaires au cours ∗ Auteur correspondant.

du lupus érythémateux systémique : à Adresse e-mail : [email protected] (M. Hajji)


propos de 272 cas Introduction La maladie lupique touche les 3 tuniques du cœur
M. Hajji ∗,1 , S. Barbouche 1 , A. Harzallah 1 , A. Zammouri 1 , avec prédilection pour le péricarde. Les manifestations cliniques
F. Ben Hamida 1 , K. Ben Abdelghani 2 , T. Ben Abdallah 2 surviennent chez moins de 10 % des patients d’où l’intérêt de
1 Néphrologie, Charles-Nicolle, Tunis, Tunisie
l’échocardiographie. L’objectif de ce travail est d’évaluer la préva-
2 Service de médecine interne A, hôpital Charles-Nicolle, Tunis,
lence de l’atteinte péricardique au cours du LES.
Tunisie Patients et méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective portant
∗ Auteur correspondant.
sur les patients suivis pour un LES pendant la période s’étalant entre
Adresse e-mail : [email protected] (M. Hajji) 1970 et 2014. Le diagnostic de LES a été retenu devant l’existence
Introduction Le lupus systémique est une maladie auto-immune d’au moins 4 des critères de l’American College of Rheumatology
caractérisée par une atteinte cutanéo-articulaire, viscérale (rein, (ACR). Une échographie cardiaque a été réalisée chez l’ensemble
système nerveux, séreuses) et hématologique. Le diagnostic de la population.
immunologique repose principalement sur la mise en évidence Résultats La péricardite lupique est retrouvée chez 89 patients
d’anticorps antinucléaires (AAN) à taux élevé. Les anticorps anti- parmi 272 cas de LES soit 32,7 %. L’âge moyen au moment du dia-
phospholipides sont associés une fois sur trois à des complications gnostic de la péricardite était de 41,3 ans (extrêmes : 16 et 54 ans).
thrombotiques artérielles ou veineuses ou à des accidents obsté- Les types histologiques d’atteintes rénales rencontrées chez nos
tricaux. La maladie évolue spontanément par poussées successives patients étaient dominées par la glomérulonéphrite segmentaire
plus ou moins régressives. et focale (50 %) suivie de la glomérulonéphrite proliférative dif-
Patients et méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective portant fuse (35 %) puis la glomérulonéphrite extramembraneuse (14 %).
sur les patients suivis pour un LES pendant la période s’étalant entre Sur le plan clinique, on a retrouvé une douleur thoracique dans
1970 et 2014. Le diagnostic de LES a été retenu devant l’existence cas, une dyspnée dans cas. Les signes auscultatoires sont dominés
d’au moins 4 des critères de l’American College of Rheumatology par le frottement péricardique retrouvé chez 51 patients soit 57 %.
(ACR). Sur le plan électrique, on note des troubles de repolarisation dif-
Résultats Il s’agit de 272 patients dont 242 femmes et 30 hommes fus dans 31 cas et un bas voltage du complexe QRS dans 14 cas.
(sex-ratio H/F = 0,12). L’âge moyen au moment du diagnostic était La radiographie pulmonaire a objectivé chez toutes les patientes
de 32,5 ans (extrêmes : 16 et 69 ans). La durée moyenne de suivi une cardiomégalie avec un index cardio-thoracique compris entre
était de 66 mois (extrêmes : 7 jours et 382 mois). Le taux de survie 55 % et 75 %, associée dans la moitié des cas à une pleurésie.
à 10 ans est de 82,3 %. L’atteinte rénale constante est représentée L’échocardiographie réalisée chez 87 (97,7 %) patients a confirmé
essentiellement par un syndrome néphrotique noté chez 66 % des l’existence l’épanchement péricardique dans tous les cas et elle
patients. Les causes thrombo-emboliques ont été notées dans 24 % a apprécié son abondance qui était minime dans 46 cas, modéré
des cas (65cas) : l’embolie pulmonaire massive constitue (18 %) et dans 35 cas et abondant dans 8 cas. Le recours au drainage péri-
l’accident vasculaire cérébral ischémique (6 %). L’association à un cardique en urgence a été noté dans 13 cas. Tous nos patients
syndrome des antiphospholipides (SAPL) a été retrouvée dans 21 % ont eu une corticothérapie. Des rechutes péricardiques ont été
des cas. Les signes étaient en rapport avec des thromboses vei- notées dans 23 cas (25 %) associées dans tous les cas à une poussée
neuses périphériques dans 26 cas (40 %), d’AVC ischémique dans rénale, hématologique, articulaire et/ou cutanée. Des perturbations
13 cas (20 %), d’infarctus mésentérique dans 5 cas (7 %), une embolie immunologiques ont été retrouvées, en particulier la présence des
pulmonaire dans 17 cas (26 %). Dans 4 cas, on a noté des throm- anticorps antinucléaires, des anticorps anti-DNA et la baisse de
boses artérielles au niveau des membres inférieurs (6 %). Au bilan la fraction C3 et C4 du complément. Le décès dans un tableau de
immunologique, les acanticardiolipines (36 %), les anticorps anti- tamponnade a été noté dans 10 cas (9 %).
coagulant circulant de type lupique (44 %). Tous nos patients ont Discussion La fréquence de la péricardite lupique reste sous-
reçu une corticothérapie associée à un traitement anticoagulant. estimée, elle varie de 20 à 40 % selon les auteurs. Dans notre série
Discussion Les signes cliniques en rapport avec une throm- de néphropathie lupique, cette fréquence est de 70 % dans les
bose veineuse profonde sont souvent insidieux et trompeurs, études autopsiques et atteindrait 80 % si l’on pratiquait une écho-
surtout au début. D’où la nécessité de les rechercher systémati- cardiographie systématique chez tout patient présentant un lupus
quement chez les patients lupiques notamment dans un contexte systémique si bien que certains auteurs la considèrent comme
71e Congrès de la Société nationale française de médecine interne, Besançon, 10–12 juin 2015 / La Revue de médecine interne 36S (2015) A76–A185 A129

une partie intégrante du tableau de la maladie lupique. Elle est CA107


proportionnellement plus fréquente au cours des néphropathies La poussée lupique en hémodialyse
prolifératives lupiques : glomérulonéphrite segmentaire et focale
suivie par la glomérulonéphrite proliférative diffuse. L’expression
chronique : une série de 7 cas
clinique n’est pas toujours évidente. L’échocardiographie apparaît A. Zammouri ∗ , S. Barbouch , S. Azaiez , A. Harzallah , I. Gorsane ,
alors comme un outil diagnostique pratique devant être systémati- H. Gaied , H. Kaaroud , T. Ben Abdallah
quement réalisé. Sa place est incontestable dans l’évaluation initiale Service de néphrologie et de médecine interne A, hôpital Charles
de la maladie et de son profil évolutif sous traitement. Nicolle, hôpital & urgences Charles Nicolle, Tunis, Tunisie
∗ Auteur correspondant.
Conclusion La péricardite dans la maladie lupique fait partie
des éléments du diagnostic du LES. Elle est souvent bénigne par- Adresse e-mail : [email protected] (A. Zammouri)
fois asymptomatique d’où l’indication d’une échocardiographie Introduction Le lupus érythémateux systémique (LES) est une
systématique, mais elle peut être grave et se compliquer d’une tam- cause relativement fréquente du recours au traitement de sup-
ponnade. Elle évolue favorablement sous traitement, les récidives pléance par hémodialyse (HD). Il est bien connu que les patients
ne sont pas rares et elles sont fonction des poussées évolutives de atteints de LES développant une insuffisance rénale chronique ter-
la maladie lupique. minale et qui sont en HD chronique ont souvent une rémission
Déclaration d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de des caractéristiques cliniques et sérologiques de la maladie. Néan-
conflits d’intérêts en relation avec cet article. moins, des poussées sévères de la maladie peuvent survenir.
http://dx.doi.org/10.1016/j.revmed.2015.03.125 Patients et méthodes Nous avons mené une étude rétrospective
portant sur les patients hémodialysés chroniques atteints de LES
ayant présenté une réactivation de la maladie. Nous avons retenu
CA106
7 patientes sur une période de 35 ans allant de janvier 1980 jusqu’au
Tamponnade péricardique au cours janvier 2015.
du lupus érythémateux systémique. À Résultats Toutes les patientes sont de sexe féminin ayant un âge
moyen de 32,57 ans (extrêmes : 15 ans–56 ans). Le diagnostic de
propos de 7 cas
lupus a été retenu selon les critères de l’American College of Rheu-
S. Azaiez ∗ , S. Barbouche , A. Zammouri , I. Gorsane , A. Harzallah ,
matology, avec un âge moyen au moment du diagnostic évalué à
F. Ben Hamida , H. Hedri , T. Ben Abdallah
20,57 ans. Toutes les patientes étaient hémodialysées chroniques
Médecine interne A, Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisie
∗ Auteur correspondant. à raison de 3 séances par semaine. Le délai entre le début de
l’hémodialyse et les premières manifestations évoquant une pous-
Adresse e-mail : [email protected] (S. Azaiez)
sée active de la maladie est en moyenne 21,8 mois (entre 4 mois et
Introduction La péricardite représente l’atteinte cardiaque la plus 5 ans). Cinq patientes avaient un tableau de pleuro-péricardite dont
fréquente au cours du lupus érythémateux systémique. Par contre, une compliquée de tamponnade nécessitant le drainage chirurgi-
la tamponnade cardiaque est très rare, exceptionnellement révé- cal en urgence, et une autre présentant un tableau d’hémorragie
latrice de la maladie et représente une manifestation de mauvais intra-alvéolaire associé. L’atteinte hématologique se voyait dans
pronostic. tous les cas, et une pancytopénie était présente chez 3 patientes.
Patients et méthodes Nous rapportons 7 cas de tamponnade péri- Une poussée cutanée de la maladie est notée chez deux malades
cardique chez des patients lupiques suivis dans notre service entre avec des lésions polymorphes. Un seul cas de neurolupus actif en
1993 et 2014. post-hémodialyse a été décrit avec des crises convulsives répéti-
Résultats Il s’agit de 7 patientes lupiques âgées de 22 à 39 ans lors tives et un aspect évocateur de vascularite cérébrale à l’imagerie
de la découverte de la tamponnade (âge moyen = 30,5 ans). Un fac- par résonance magnétique. Le bilan immunologique était positif
teur déclenchant est retrouvé dans 3 cas avec un accouchement chez toutes les patientes avec des taux d’anticorps antinucléaires
prématuré, un avortement et un arrêt du traitement incriminés fortement positifs. Le traitement des poussées se basait essentielle-
chacun dans un cas. La tamponnade est inaugurale dans 2 cas ment sur la corticothérapie à la dose de 1 mg/kg/j chez 6 patientes
(28,5 % des cas). Dans les autres cas, le délai de survenue par rapport et 0,5 mg/kg/j chez une patiente. Le recours au traitement par les
au diagnostic de la maladie lupique varie entre 2 mois et 13 ans avec immunoglobulines s’est avéré nécessaire chez 4 malades. Les péri-
une moyenne de 84,4 mois. Une seule patiente est en hémodialyse, cardites nécessitaient l’épuration extrarénale quotidienne dans un
une autre ne présente pas d’atteinte rénale alors que pour une autre cas et un drainage chirurgical dans un cas. La poussée de neurolu-
patiente l’atteinte rénale et cardiaque sont retrouvées au cours de pus a été traitée entre autre par des anticonvulsivants. L’évolution
la même hospitalisation. La dyspnée est notée dans tous les cas et était favorable dans tous les cas, sauf chez la patiente avec neu-
la douleur thoracique évocatrice dans 4 cas (57 % des cas). Le bilan rolupus sévère qui décédait dans un tableau d’accident vasculaire
immunologique montre des anticorps antinucléaires positifs dans cérébral hémorragique.
tous les cas (extrêmes : 1/100–1/6400). Deux patientes ont néces- Conclusion La maladie lupique tend à s’éteindre en hémodialyse
sité un drainage chirurgical alors que les autres ont eu une ponction chronique. Toutefois, la possibilité de poussées sévères au cours
péricardique. Une seule patiente a eu un épanchement récidivant de l’hémodialyse nécessite une surveillance plus régulière et une
nécessitant des ponctions itératives ; dans les autres cas, l’évolution prise en charge codifiée sur le plan clinique, biologique et immu-
est favorable sans récidive de la péricardite. La durée du suivi est nologique.
de 7,6 ans en moyenne (extrêmes : 2 mois–17 ans). Le traitement Déclaration d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de
médical instauré est une corticothérapie à forte dose dans tous les conflits d’intérêts en relation avec cet article.
cas avec dans 4 cas des boli de méthylprednisolone précédant la
http://dx.doi.org/10.1016/j.revmed.2015.03.127
corticothérapie orale.
Conclusion La tamponnade est une manifestation rare du lupus,
exceptionnellement révélatrice de la maladie. Son traitement CA108
repose sur le drainage péricardique en association avec une Arrêt cardiaque récupéré révélant une
corticothérapie à forte dose ; les immunosuppresseurs ne sont myocardite lupique
habituellement pas utilisés vu l’efficacité rapide des corticoïdes sur J.B. Picque 1,∗ , K. Stamboul 2 , P. Bielefeld 1 , A. Turcu 1 , G. Muller 1 ,
l’inflammation péricardique. H. Devilliers 1 , J.F. Besancenot 1
Déclaration d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de 1 Médecine interne et maladies systémiques, CHU de Dijon, Dijon,
conflits d’intérêts en relation avec cet article. France
2 Cardiologie, CHU de Dijon, Dijon, France
http://dx.doi.org/10.1016/j.revmed.2015.03.126

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