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Bienfaits du Concombre d'Âne

Les plantes médicinales jouent un rôle crucial dans la santé humaine, avec environ 80 % de la population mondiale les utilisant pour traiter diverses maladies. Ces plantes contiennent des principes actifs aux propriétés thérapeutiques, dérivés de métabolites primaires et secondaires, et sont largement utilisées dans la médecine traditionnelle, notamment en Algérie. Cependant, leur utilisation présente des risques de toxicité, nécessitant une évaluation rigoureuse des composés actifs et de leurs effets sur la santé.

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Bienfaits du Concombre d'Âne

Les plantes médicinales jouent un rôle crucial dans la santé humaine, avec environ 80 % de la population mondiale les utilisant pour traiter diverses maladies. Ces plantes contiennent des principes actifs aux propriétés thérapeutiques, dérivés de métabolites primaires et secondaires, et sont largement utilisées dans la médecine traditionnelle, notamment en Algérie. Cependant, leur utilisation présente des risques de toxicité, nécessitant une évaluation rigoureuse des composés actifs et de leurs effets sur la santé.

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Généralité sur les plantes médicinales :

La biodiversité contribue de manière significative aux moyens de subsistance et au


développement humain et joue donc un rôle prédominant dans le bien-être de la population
mondiale. Selon les rapports de l'OMS, environ 80 % de la population mondiale dépend
encore des médicaments à base de plantes ; aujourd'hui plusieurs médicaments doivent leur
origine aux plantes médicinales. Les substances naturelles ont longtemps servi de sources de
médicaments thérapeutiques.

(https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25001990/).

Depuis l'Antiquité, en quête de secours pour leur maladie, les gens cherchaient des
médicaments dans la nature. Les débuts de l’utilisation des plantes médicinales ont été
instinctifs, comme c’est le cas pour les animaux.[1] Etant donné qu'à l'époque il n'y avait pas
suffisamment d'informations ni sur les causes des maladies, ni sur les plantes et comment les
utiliser comme remède, tout était basé sur l'expérience. Au fil du temps, les raisons de
l'utilisation de plantes médicinales spécifiques pour le traitement de certaines maladies ont été
découvertes ; ainsi, l’usage des plantes médicinales a progressivement abandonné le cadre
empirique et s’est fondé sur des faits explicatifs. Jusqu'à l'avènement de la iatrochimie au
XVIe siècle, les plantes étaient la source de traitement et de prophylaxie.[2] Néanmoins,
l’efficacité décroissante des drogues de synthèse et les contre-indications croissantes de leur
usage rendent à nouveau l’usage des drogues naturelles d’actualité.
(https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3358962/).

1. Définition sur les plantes médicinales :


Les plantes médicinales sont définies comme des espèces végétales possédants des
composants actifs aux propriétés thérapeutiques, utilisées dans divers systèmes
médicaux pour traiter des maladies ou des affections. Ces plantes servant de
ressources vitales pour le développement et la synthèse de médicaments, environ un
tiers de toutes les préparations médicinales en étant dérivées (Muhammadiyeva,2024)
(Hassan & Mohammed,.2023). L’efficacité thérapeutique de ces plantes découle
souvent d’une interaction complexe de leurs constituants, notamment des métabolites
secondaires comme les terpénoides , dont il a été démontré qu’ils répondent à une
série de problèmes de santé, en particulier dans le système nerveux central (Singh &
Senjam,2023).
Nous verrons quelques exemples dans les plantes médicinales :
Tableau01 : exemples des plantes médicinales.

2. Les princips actifs des plantes médicinales

Les principes actifs des plantes médicinales sont principalement classés en métabolites
primaires et secondaires, chacun jouant un rôle distinct dans la physiologie végétale et
la santé humaine. Ces récepteurs contribuent aux mécanismes de défense des plantes
et possèdent d’importances propriétés thérapeutiques Les sections suivants
discutent de ces catégories en détail :
Glucides: ils servent de sources
d'énergies et de composants structurel

métabolite primaire( sont impliqués


dans les processus vitaux essentiels et Protéines: impliqués dans les fonctions
sont communs à tous les organismes enzymatiques et les voirs de signalisation
vivants).

Lipides: jouent un role dans la structure


membrnaire et stockage de
l'énergie(méthé,2015)(alamgir,2018)

Compsés phénoliques: présents dans des


plantes comme l'échinacée et la
principe actifs chicorée,ces composés sont connus pour
leur effets anti-inflammatoires et
antioxydants(Hilal et al.,2024)

Terpène: parmi les exemples


notables,citons l'artéminisinine
d'artemisia annua,utilisée comme
médicament antipaludique(petrova et
al.,2024)

Métabolites secondaires( ne sont pas Alcaloides: des composés comme la


directement impliqués dans la yohimbine et la quercétine-3-O-
croissance mais jouent un role essentiel robinobioside présentent des propriétés
dans la défense des plantes et antidiabétiques et
l'interaction avec l'environnement). antioxydantes( adedeji et al.,2024)

Glucosides: sont des composés


organiques très répandus, contenus dans
un grand nombre de préparations
pharmaceutiques. Outre les
sucres(simple et composés) ( Kunkele &
Lobmeyer,2007)

Les huilles essentielles: ce sont des


molécules à noyau aromatiques et
caractère volatil offrant à la plant unr
odeur caractéristique et on trouve ces
molécules dans les organes
sécrétéurs(Iserin & al.,2001).
3. Utilisation des plantes médicinales dans la médecine traditionnelle en
Algérie :
En Algérie, de plus en plus de personnes ont recours à la médecine traditionnelle dans le
traitement de cette maladie car d’une part, le coût des médicaments conventionnels est
relativement élevé et d’autre part, ces derniers peuvent avoir un effet limité. (Chagnon
2007). Des plantes spécifiques telles que Artemisia herba-alba et juniperus phoenicea sont
fréquemment utilisées pour les problèmes gastro-intestinaux (Hadjadj et al.,2024)(torvhe
et al.,2024).
Au total, 100 espèces appartenant à 44 familles ont été répertoriées dans diverses régions,
les Lamiaceae, les Asteraceae et les Apiaceae étant les familles les plus répandues(Hedidi
et al.,2024).

Nom scientifique Noms français Parties utilisées


indications
Acacia Gommier RA Bronchites,
gummifera willd problèmes
Fabaceae respiratoires
Allium cepa L oignon FE, BU, J, PS, S, Antidiabétique,
Liliaceae N toux,
antiseptique,
cancer
Allium sativum Ail BU, Jus, BU, UE Toux, vertiges,
L hémorroïdes,
Liliaceae soins de la peau
Crocus sativus L Safran FL Infections
Iridaceae urinaire et
génitale,
insomnie
Ficus carica L Figue FE, I, FR, D, FR Antidiabétiques,
Moraceae constipation
Marrubin Marrube LE, PA Diabète, fièvre,
vulgare L antidiabétique,
Lamiaceae antidiarrhéique
Vivitis vinifera L vigne PP Cancer, anémie,
Vitaceae mémoire
Tableau02 : d’espèce utilisées en médecine traditionnelle algériennes
(https://www.academia.edu/download/
61742617/2019_Bouzabata___Yavuz20200110-57257-1plzvvg.pdf)

Partie de la plante utilisée : RA :racine/ FE :feuille / BU :bulbe/ PS :


parties souterraines/ PP : parties pas précisées/ PA : parties aériennes.

4. Toxicité des plantes médicinales :


La toxicité des plantes médicinales est une préoccupation majeure, car de nombreuses plantes
traditionnellement considérées comme sures peuvent contenir des composés nocifs. Si les
plantes médicinales sont largement utilisées pour leurs bienfaits thérapeutiques, les recherches
indiquent qu’elles peuvent également présenter des risques de toxicité, ce qui nécessite une
évaluation et une réglementation minutieuses. Les sections suivants présentent les principaux
aspects de cette questions.

Composés toxiques : ils contiennent des substances toxiques, notamment des alcaloïdes, des
glucides et des acides organiques qui peuvent affecter négativement divers organes
( ebadollahi-natanz & arab-rahmatipour,2023)
Preuve de toxicité : des études ont montré que l’utilisation à long terme de certaines herbes est
corrélée à des taux de morbidité et de mortalité accrus (johnson-ajinwo et nyodee,2024)
Facteurs de risque et recommandations : les facteurs contribuant à la toxicité des plantes
comprennent la contamination, les dosages incorrections et les interactions médicamenteuses
(simoes et al.,2024)

Ⅱ. Etude botanique de l’espèce Ecballium elaterium :

1. Historique de l’espèce :

Ecballium elaterium, également connu sous le nom de concombre d’âne, est une plante
répandue dans les régions tempérées d'Europe, d'Afrique et d'Asie. La plante est considérée
comme l’une des drogues les plus anciennes utilisées.
(https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39339372/) . Communément cet plante a une riche histoire
d’utilisations médicinales traditionnelles dans diverses cultures, en particulier dans la région
méditerranéenne. Historiquement, était reconnu pour ses propriétés abortives et était utilisé
dans divers systèmes de médecine populaire depuis l’Antiquité ( bauer et al.,2013)
(latté,2009).
Sinusite et inflammation : le jus de fruit est largement utilisé comme remède contre la sinusite
et l’inflammation, souvent dilué pour atténuer la toxicité (bauer et al.,2013)(latté ;2009).
Rhumatismes et troubles du foie : les pratiques traditionnelles incluent l’utilisation de la
plante pour les rhumatismes et les problèmes liés au foie, comme la jaunisse(latté,2009)(keles
et al.,2009).
Dans le médecine traditionnelle arabe et hindoue, Ecballium est utilisé comme laxatif, et le
jus des fruits pour le traitement de l’otite et comme remède pour nettoyer le cerveau des
substances toxiques.
En médecine populaire géorgienne, la plante est utilisée comme remède à la fièvre
paludéenne.
Dans la médecine traditionnelle turque, la momordique est utilisée dans le traitement de la
jaunisse ainsi que de maux de tête.
(https://theses-algerie.com/6755361370446640/memoire-de-magister/universite-
abderrahmane-mira---bejaia/activit%C3%A9s-antioxydants-et-anti-inflammatoires-des-
cucurbitacines-et-calystegines-extraits-d-ecballium-elaterium-et-de-hyoscyamus-albus)

2. Etymologie :
Son nom "Ecballium" provient du grec ekballein = projeter en dehors (ek = hors
de, ballo = jeter) Elaterium est la transcription latine du nom grec de la plante, de
elater : qui pousse, qui chasse, qui disperse. Autres appellations: Momordica elaterium
L., Elaterium cordif olium Moench, Ecballium agreste Rchb (ecballium
elaterium.A.Rich(cucurbitacées)-DUMAS).
Bryonia elaterium E.H.L.Krause; Cucumis agrestis Rchb.; Ecballium
agreste Rchb.; Ecballium officinale T.Nees; Ecballium officinarum Rich. ex
M.Roem.; Ecballium purgans Schrad.; Elaterium cordifolium Moench; Momordica
aspera Lam.; Momordica ecirrhata Stokes; Momordica elastica Salisb.; Momordica
elaterium L.; Momordica officinarum-elaterium Crantz
(https://link.springer.com/content/pdf/10.1007/978-3-031-43105-0_261.pdf).
Le cornichon d’ane, le concombre sauvage, le concombre puratif, concombre
cracheur, giclet.

3. Taxonomie et systèmatique:
C’est une plante vivace de la famille cucurbitaceae , est une espèce spontanées
très répandue qui se développe sur le terrains incultes. Elle s’accomode sur tous les
types de sols (Lahmadi ;et al,2013)
Nom arabe: ‫فقوس لحمير‬
Nom populaire: Fagous Alhamar
Nom français: Concombre d’âne
Nom scientifique: Ecballium elaterium

Règne Plantea
Embranchement Spermaphytes
Classe eudicots
Ordre cucurbitales
Famille cucurbitaceae
Genre ecballium
Espèce Ecballium elaterium(L.)

Tableau 03 : Classification taxonomique d’Ecballium elaterium (quézel et santa,


1963).

4. Caractères morphologique:
Plante vivace, hérissée de poils raides, un peu glauque, à racine charnue
Tiges : de 20-60cm, épaisses, succulentes, couchées, sans vrilles.

Les Feuilles : épaisses, triangulaires en cœur, obtuses, sinuées-dentées, blanchâtres en


dessous. Leurs pétiole est épais et charnu comme les tiges

Les fleurs : corolle en cloche ou en roue incéré au sommet du tube calicinal, à 5 lobes
plus ou moins soudés entre eux et avec la calice.
Calice à tube soudé à l’ovaire à 5 lobes, séphales linéaires-lancéolées.

Les fruits : les fruits d’abord dressés lorsqu’ils ne sont pas murs, deviennent penchés,
gros, penché, oblong, rude, hérissé, verdâtre, s’ouvrant avec élasticité et lançant ses
graines isolées par sa base en se détachant du pédoncule.
Photo:
5. Habitat et distribution géographiques:
Ecballium elaterium présente une tolerance au gel grace à une combinaison de conditions
environnementales et d’adaptations physiologiques.

Cette plante sauvage méditerranéenne prospère dans des climats riguoreux, ce qui contribute à
sa capacité à resister aux temperatures glaciales.

6. Ecophysiologie de l’espèce:
Conditions environnementales:
Types de sols: E.elaterium posse dans différents types de sols, ce qui peut influencer sa
resistance au gel en affectant la retention d’humidité et la disponobilité des nutriments(attard
et al.,2004).
Climat méditerranéen: la plante est adaptée au climat méditerranéen, caractérisé par des
huvers doux et humides et des étés chauds et secs, ce qui peut favoriser la resilience aux
fluctuations de temperature (attard et al.,2004).
Mécanismes physiologiques:
Endurcissement au froid: une période de croissance à base temperature, sans gel, est
essentielle pour developer la resistance au gel. Ce processus, appelé endurcissement au froid,
améliore la capacité de la plante à survivre aux conditions de gel (janda et al.,2014).
Réponses biochimiques: l’inducation des proteins antigel, les changements dans les
compositions de la membrane et l’accumulation d’osmoprotecteurs sont essentiels à la
tolerance au gel (janda et al.,2014)(sakai & larcher,1987).

Ⅲ. Etude phytochimique de l’espèce Ecballium elaterium:

1. Composition chimique:

Composition chimique et répartition dans la plante

1. Macronutriments :L’Ecballium elaterium contient des glucides, des protéines et des


matières grasses, qui constituent ses principaux macronutriments.
2. Composés actifs
De nombreuses études ont révélé la présence de divers composés bioactifs dans les extraits de
cette plante, notamment :
• Composés phénoliques : Présents sous forme libre ou glycosylée dans toutes les parties de la
plante, ils incluent notamment l’élastérol, qui est le plus abondant (Touthri et al., 2015 ; Felhi
et al., 2017).
• Alcaloïdes et acides aminés : Ils jouent un rôle important dans les propriétés biochimiques
de la plante.
• Vitamines et tocophérols : Contribuent aux propriétés antioxydantes de l’Ecballium
elaterium.
• Acides gras : Essentiels pour les processus métaboliques de la plante.
3. Cucurbitacines et triterpénoïdes
Les cucurbitacines, des triterpènes tétracycliques, sont largement distribuées dans tous les
organes de la plante :
• Racine : Présence majoritaire sous forme libre.
• Fruit : Forme principalement glycosylée (Colin, 1991).
• Variantes structurales : Les cucurbitacines diffèrent au niveau du cycle A et de la chaîne
latérale, ce qui permet leur classification. Elles proviennent principalement de deux
précurseurs : la cucurbitacine E et la cucurbitacine B (Hammiche et al., 2013).
• Présence dans la plante : Les cucurbitacines E, B, D et I sont retrouvées dans les racines,
tiges, feuilles, fruits et fleurs.
• Cucurbitacines glycosidiques : Deux types ont été identifiés dans le jus de fruit, à savoir la
cucurbitacine B et la cucurbitacine D.
Les triterpénoïdes, sous forme libre ou glycosidique, sont responsables de la saveur amère de
la plante et sont considérés comme un mécanisme de défense contre les ravageurs (Ríos et al.,
2005).
4. Flavonoïdes et autres métabolites secondaires
• Les premiers composés isolés des extraits d’Elaterium étaient principalement des glycosides
de flavonoïdes (Bourebaba, 2020).
• Des composés phénoliques mineurs peuvent être extraits du jus de fruit frais. Certains,
comme l’hydroquinone, sont courants dans le règne végétal, tandis que d’autres, comme le
ligballinol (un lignane), ont été découverts pour la première fois dans cette espèce.
5. Inhibiteur de trypsine
Un polypeptide de faible poids moléculaire, appelé inhibiteur II de trypsine de l’Ecballium
elaterium (EETI-II), a été découvert dans les graines du fruit. Ce composé, composé de 28
acides aminés, est capable d’inhiber certaines sérine-protéases comme l’α-chymotrypsine et
l’élastase, grâce à des modifications de son site actif (Colin, 1991).
6. Facteurs environnementaux influençant la composition
La concentration des composés chimiques dans l’Ecballium elaterium varie en fonction de
plusieurs paramètres environnementaux, notamment :
• Sol : Fertilité et humidité.
• Climat : Rayonnement solaire, température et vent.
• Cycle de vie : Âge de la plante et période de récolte.
Ces facteurs peuvent influencer la biosynthèse et l’accumulation des métabolites secondaires
(Maciel et al., 2002).

2. Propriétés biologiques et pharmacologiques :

1. Antimicrobiennes et Antibactériennes :
Des activités antibactériennes et antimicrobiennes ont été démontrées pour différents
extraits contre Klebsiella pneumonie, salmonella typhi, staphylococcus aureus, candida Albi
cans, Bacillus subtilis, salmonella entérites dans de nombreux articles axés sur le chloroforme,
l’hexane, l’acétate d’éthyle, les extraits de fruits aqueux et méthanoïques. La raison pour
laquelle ces extraits peuvent exercer une telle activité est toujours à l’étude, mais Elkhateeb et
al. Ont montré que les nanoparticules d’E. Elatérium utilisées dans leur étude pouvaient briser
la membrane cellulaire de S. typhi, tandis que felhi et al. Ont conclu que l’extraits de
méthanol qu’ils utilisaient était bactériostatique contre les bactéries Gram-positives et
bactéricide contre les bactéries Gram-négatives, en raison de la différence de composition de
la membrane. (google scholar. Squirting Cucumber, Ecballium elaterium (L.) A. Ritch: An
Update of Its Chemical and Pharmacological Profile).
2.Antioxydants :
Activité antioxydants:
Teneur en composés phénoliques et flavonoïdes : Des études indiquent des niveaux élevés de
composés phénoliques totaux (jusqu'à 107 mg GAE/g) et de flavonoïdes (jusqu'à 49,17 mg
QE/g) dans divers extraits d'E. elaterium, en corrélation avec une forte activité antioxydante
(Hamidi et al., 2020) (Felhi et al., 2017).

Dosages DPPH et ABTS : Les valeurs IC50 pour la capture du DPPH varient de 1,15 à 1,2
mg/mL, démontrant des capacités efficaces de capture des radicaux libres (Hamidi et al.,
2020) (Felhi et al., 2017).
3.Anti-inflammatoire :
Modulation de la voie NF-кВ : l'EE réduit considérablement l'expression de NF-κB, ce qui
entraîne une diminution des niveaux de cytokines pro-inflammatoires et de prostaglandines
dans les modèles de la maladie d'Alzheimer et de la septicémie (« Ecballium elaterium atténue
la neuroinflammation dans un modèle animal de la maladie d'Alzheimer par la modulation de
la voie du facteur nucléaire кВ. », 2022) (Arslan et al., 2016).
Inhibition de la cyclooxygénase-2 (COX-2) : Il a été démontré que le traitement par EE inhibe
l'activité de la COX-2, entraînant une réduction des médiateurs inflammatoires (« Ecballium
elaterium atténue la neuroinflammation dans un modèle animal de la maladie d'Alzheimer par
modulation de la voie du facteur nucléaire кВ. », 2022) (Hassan & Paulis).

Ⅳ. Données sur l’usage thérapeutique de l’espèce Ecballium elaterium :

1.Usage traditionnel et historique :


L’espèce Ecballium elaterium, en particulier Ecballium elaterium, a une riche histoire en
médecine traditionnelle, qui remonte aux civilisations anciennes. Ses utilisations ont été
documentées par des personnalités notables telles qu’Hippocrate, qui la recommandait pour
les affections gastro-intestinales, en particulier le cancer. Les propriétés uniques de la plante et
ses composés actifs ont donné lieu à diverses applications en médecine populaire, qui seront
explorées dans les sections suivants :

1.1. Utilisation traditionnelle :


L’Ecballium élatérium, communément appelé concombre gicleur, a une riche histoire dans
la médecine populaire, en particulier dans la région méditerranéenne. Traditionnellement i a
été utilisé pour ses propriétés cathartiques, anti-inflammatoires et analgésique. Cependant, son
efficacité et sa sécurité sont complexes en raison de sa nature toxique lorsqu’il est utilisé de
manière inappropriée.

Hippocrate q noté son utilisation pour le cancer gastro-intestinal dans épidémies Ⅱ,


soulignant ses propriétés laxatives (mazokopakis,2018).

Cathartique et purgatif : le jus d’Ecballium élatérium est connu pour ses puissants effets
laxatifs, attribués au composé élatérine, qui peut induire une diarrhée et une entérite ( keles et
al.,2009).
Anti-inflammatoire et analgésique : il a été utilisé pour soulager les symptômes de la
sinusite, des rhumatismes et des troubles hépatiques (Latté,2009) (keles et al.,2009).
Autre applications : les utilisations historiques incluent les traitements contre l’épilepsie et le
paludisme, mettant en valeur ses diverses application en médecine traditionnelle ( bauer et
al.,2013).

1.2. Partie utilisées :


La plante Ecballium elaterium, possède plusieurs parties utilisées pour leurs propriétés
médicinales, notamment les fruits, les graines et les racines. Il a été démontré que chacun de
ces composants présente des propriétés bioactives importantes, ce qui les rend précieux en
médecine traditionnelle et moderne.
Fruits : l’extrait méthanolique des fruits démontre une forte activité antioxydante, avec des
valeurs IC50 de 156 -+ 4mg/ml pour le DPPH et de 377+- 6 mg/-3 pour l’ABTS (felhi et
al.,2017).
Les fruits contiennent également des niveaux élevés de composés phénoliques, contribuant à
leurs propriétés antimicrobiennes contre les agents pathogènes d’origine alimentaire ( abbassi
et al.,2014).
Graines : sont riches en composés phenoliques et flavonoides, l’extrait méthanolique
présentant des activités antioxydantes et antibactériennes notables (felhi et al.,2017).
Ils ont été identifiés comme des antioxydants naturels potentiels et des agents antibactériens,
particulièrement efficaces contre des bactéries spécifiques (felhi.,2017).
Racines : ont été mise en évidence pour leurs effets antipaludiques, les extraits de méthanol
montrant une activité significative (IC50 de 0,124+- 0,0002mg/ml) (asgharian et al.,2021)
L’analyse phytochimique indique la présence de flavonoides et triterpénoides, qui peuvent
contribuer à leur efficacité médicinale (asgharian et al.,2021).

1.3. Méthode d’administration :


Le mode d’administration actuel de l’Ecballium elaterium en Algérie et dans les régions
voisines repose essentiellement sur des pratiques traditionnelles, notament pour traiter
diverses affections. Ce remède à base de plantes est souvent utilisé en médecine populaire,
bien que son utilisation soulève d’importantes préoccupations en matière de sécurité en raison
d’une toxicité potentielle.
Utilisation intranasale : certaines personnes administrent le jus par voie intranasale, ce qui
pourrait provoquer des réactions indésirables graves, notamment une obstruction des voies
respiratoires due à un œdème de Quincke (O et al.,1999).
Recommandations des herboristes : les herboristes de diverses régions du bord de l’Algérie
préconisent son utilisation, même s’ils reconnaissent également les risques toxicologiques
associés (amrouni et al., 2020).

2. Interactions et effets indésirables :


Les interactions et les effets indésirables de l’Ecballium elaterium, communément appelé
concombre d’âne, sont importants en raison de ses propriétés toxiques et de son potentiel de
réactions indésirables graves. Bien qu’il soit traditionnellement utilisé pour ses effets anti-
inflammatoires et cathartiques, le jus de la plante a été associé à divers risques pour la santé,
notamment des maladies potentiellement mortelles. Les sections suivants décrivent les
principales interactions et effets indésirables associés à l’Ecballium elaterium :

2.1. Interactions médicamenteuses :


Ecballium elaterium, un remède à base de plantes, peut interagir avec les médicaments
conventionnels, entrainant des implications cliniques importantes.
Il est essentiel que les professionnels de santé comprennent ces interactions afin de garantir la
sécurité des patients et l’efficacité des traitements.
Enzymes du cytochrome P450 : E.E peut influencer le métabolisme de médicaments traités
par les enzymes CY450, modifiant potentiellement leurs profils d’efficacité et de sécurité
( antagonistic Herb-Drug interactions, 2022) (joshi & medhi, 2008).
Absorption et biodisponibilité : la présence d’E.E peut affecter les taux d’absorption de
certains médicaments, entrainant soit une toxicité accrue, soit une réduction des effets
thérapeutiques (Glynn & Bahikha, 2018).
L’incidence des interactions médicamenteuses indésirables peut atteindre 20 à 100 chez les
patients prenant plusieurs médicaments, ce qui entraine des risques accrus d’effets secondaires
(pharmacien, 2005).

2.2. Effets indésirables :

Problèmes respiratoires : un œdème uvulaire sévère et une obstruction des voies respiratoires
ont été signalés, entrainant une hypoxémie et nécessitant une intervention médicale d’urgence
(apostolos et al., 2012) (O et al., 1999).

Troubles gastro-intestinaux : la présence de cucurbitacines dans Ecballium elaterium peut


provoquer des diarrhées et des entérites, indiquant sa toxicité potentielle (bauer et al., 2013).

Réactions allergiques : des cas de réactions allergiques, y compris d’œdème de quincke, ont
été documenté après l’administration intranasale de l’extrait de la plante (O et al., 1999).
(caiozzi et al., 2002) .

Génotoxicité et lésions organiques : il existe des inquiétudes concernant le potentiel d’effets


génotoxiques et des lésions des fonctions rénales et hépatiques, bien que des cas spécifiques
de défaillance d’organe ne soient pas détaillés dans la littérature ( Bauer et al., 2013).

Problèmes cardiovasculaires : il existe un risque potentiel d’arythmies, en particulier lorsque


l’ecballium interagit avec des médicaments qui affectent le rythme cardiaque, comme certains
antipsychotiques ou antibiotiques (Hreiche et Turgeon, 2005).

Ⅴ. Etude de la toxicité de l’espèce Ecballium elaterium :

Ecballium elaterium (L)A. Rich, est une plante connue pour sa toxicité, qui peut avoir
des répercussions significatives sur les écosystèmes. En agissant sur les interactions
trophiques et la dynamique des espèces, ses toxines influencent la structure et l’équilibre des
communautés biologiques(stabilisation de la dynamique des écosystèmes :l’effet de toxicité
sur un écosystème en présence d’autodéfence,2024). De plus, les facteurs environnementaux,
tels que la pollution aux métaux lourds et les pluies acides, peuvent exacerber ces effets,
compromettant ainsi la biodiversité et la stabilité des écosystèmes. Comprendre ces impacts
est essentiel pour mieux appréhender les enjeux écologiques liés à cette espèce toxique
(khar,2016) (coller-myburgh et al.,2014) (abbasi et al.,2009).
1.Toxicité aigue :

La toxicité aigue de l’Ecballium élatérium, est principalement attribuée à ses constituants


phytochimiques et à leurs interactions avec la physiologie humaine. Le jus de fruit de
l’Ecballium élatérium a été associé à des effets néfastes graves sur le santé, notamment une
détresse respiratoire et des problèmes de coagulation, qui peuvent entrainer des conséquences
fatales dans certains cas (salhab,2013) (khalil & qaoud,1993). La compréhension de ces
mécanismes est essentielle pour évaluer les risques associés à son utilisation
La valeur de la DL50 d’E.E, lorsqu’il est administré par voie nasale, n’a pas été explicitement
rapportée dans la littérature, l’application d’E.E dans les traitements nasaux a montré des
effets graves sur la muqueuse nasale, notamment la perte d’épithélium (Eti et al2018).
Cependant, des études indiquent que les valeurs de la DL50 orale est de 472 mg/kg, ce qui
indique une toxicité modérée (kianbakht et al.,2019).
Et dans intrapéritonéale est légèrement inférieure à 425 mg/kg, ce qui suggère une toxicité
plus élevée lorsqu’elle est administré directement dans la cavité péritonéale (kianbakht et
al.,2019).

2 . Toxicité chronique :
L’exposition chronique à Ecballium élatérium, peut entrainer des effets à long terme
importants sur la santé, affectant notamment la santé oculaire et la fonction respiratoire.
Les propriétés toxique de cette plante ont été documentées dans diverses études, mettant
en évidence des réactions indésirables graves qui peuvent persister longtemps après
l’exposition initiales.
Effets oculaires :
1.Lésions cornéennes : l’exposition peut entrainer de graves brulures chimiques de la
cornée, entrainant un œdème cornéen durable et une décompensation endothéliale. Une
étude de cas a rapporté le cas d’un patient qui a connu une diminution de l’acuité visuelle
et une perte importante de cellules endothéliales après exposition (œdème cornéen de
longue durée et décompensation endothéliale due à Ecballium elaterium, 2022) (Roditi et
al., 2022).
2.Déficience visuelle : bien que certains symptômes puissent s’améliorer, le risque de
déficience visuelle permanente demeure en raison de lésions potentielles de cellules
endothéliales ( œdème cornéen de longue durée et décompensation endothéliale dues à
Ecballium elaterium,2022).
Effets respiratoires :
1.Oedème des voies respiratoires : l’exposition chronique au jus d’Ecballium élatérium a
été associée à des réactions graves telles qu’un œdème uvulaire et des voies respiratoires
supérieures, qui peuvent entrainer une hypoxémie et d’autres affections potentiellement
mortelles ( salhab,2013) (apostons et al.2012).
2.Problèmes respiratoires à long terme : le risque de complications respiratoires
chroniques existe, en particulier chez les personnes souffrant de maladies préexistantes
ou celles qui qui subissent une exposition répétée (apostolos et al.,2012).
Si les effets immédiats de l’exposition à Ecballium.E sont préoccupants, les implications
à long terme, notamment en ce qui concerne la santé oculaire et respiratoire, justifient
une étude plus approfondie. Le risque de maladies chroniques souligne la nécessité de
faire peuve de prudence dans l’utilisation de cette plante en médecine traditionnelle

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