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Introduction à la géologie pour ingénieurs

Ce document présente un cours de géologie destiné aux ingénieurs producteurs et foreurs, abordant les principes fondamentaux de la géologie, ses subdivisions, et son importance dans l'étude des ressources minérales. Il traite également de l'origine de la Terre, de sa constitution, de ses dimensions, ainsi que des phénomènes géologiques tels que le magnétisme et la chaleur terrestre. La géologie est essentielle pour la recherche et l'exploitation des ressources naturelles, influençant ainsi la richesse d'un pays.

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Introduction à la géologie pour ingénieurs

Ce document présente un cours de géologie destiné aux ingénieurs producteurs et foreurs, abordant les principes fondamentaux de la géologie, ses subdivisions, et son importance dans l'étude des ressources minérales. Il traite également de l'origine de la Terre, de sa constitution, de ses dimensions, ainsi que des phénomènes géologiques tels que le magnétisme et la chaleur terrestre. La géologie est essentielle pour la recherche et l'exploitation des ressources naturelles, influençant ainsi la richesse d'un pays.

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1

Cours de Géologie
Pour

Ingénieurs Producteurs et Foreurs

Mr. BENMAMMERI Mabrouk

(Maître - Assistant au Département Gisements Pétroliers et Miniers)

Ce cours est la propriété de l’Association des Anciens Elèves de l’INH

Edition Juillet 2002


2

Première Partie

Géologie générale
3

Introduction

La géologie est l’une des sciences les plus anciennes. Le mot géologie tire son origine du grec
(géos = terre, logos = parole, doctrine).
La géologie est la science qui a pour objet l’étude de la composition, de la structure et de
l’évolution de la terre ainsi que celle des processus qui s’y déroulent au sein des différentes
enveloppes (gazeuses, liquides et rocheuses) de la terre. Mais elle s’occupe surtout de l’étude
de la lithosphère et étudie la composition, la structure, l’évolution de la croûte terrestre et des
conditions physico – chimiques qui ont régné au cours des temps géologiques. La géologie a
donc pour but l'étude:
- des matériaux constitutifs de la terre (minéraux et roches), leur répartition géographique et
disposition,
- des êtres vivants disparus : plantes fossiles, animaux fossiles,
- des processus géologiques et leur succession dans le temps.

La géologie se subdivise en géologie pure et géologie appliquée.


1) La géologie pure comprend les branches suivantes :
- la géologie physiographique : elle étudie la terre dans son ensemble (son origine, sa place
dans l’espace, sa forme, sa constitution pure etc.)
- la géologie dynamique : elle étudie les phénomènes qui se déroulent au sein et à la surface
de la lithosphère. Suivant la nature de l’énergie on distingue les processus de la dynamique
interne des processus de la dynamique externe. Les processus internes conditionnent les
mouvements de l’écorce terrestre (affaissement ou soulèvement de l’écorce terrestre, les
tremblements de terre, éruptions volcaniques). Les processus externes sont surtout associés à
l’activité de l’atmosphère, de l’hydrosphère et leur action sur la lithosphère.
- La minéralogie : elle étudie les minéraux.
- La cristallographie : elle étudie les cristaux, leur forme externe et leur structure interne.
- La pétrographie: elle étudie l’association naturelle des minéraux, constituant les roches.
- La tectonique : elle étudie la disposition des roches, les mouvements de l'écorce terrestre et
les déformations qu’ils provoquent. On étudie tout d’abord l’aspect externe (géométrie des
formes structurales) des roches, puis le mécanisme de leur genèse et évolution.
- La paléontologie : elle étudie, décrit et classifie les restes fossilisés des êtres vivants ayant
existés autrefois à la surface du globe terrestre, afin de déterminer l’âge des roches d’où ces
restes ont été extraits.
- La stratigraphie : elle étudie la succession dans la formation des roches dans un endroit
donné.
2) Parmi les géologies appliquées on distingue la géologie pétrolière (qui étudie les propriétés
du pétrole, sa composition chimique, son origine, les lois régissant sa migration et son
accumulation ainsi que la répartition des gisements de pétrole et de gaz avec les méthodes de
recherches) de la géologie minière qui étudie les minéraux utiles (or, zinc, cuivre, etc.…), leurs
formations et répartition dans l’écorce terrestre.

La géologie est très importante et joue un grand rôle dans la recherche des gisements des
minéraux utiles, qui déterminent la richesse d’un pays, la construction des objets d ‘art
(barrages, ponts, tunnels, galeries de mine etc..). En connaissant la géologie et par conséquent
les lois et conditions favorables ainsi que l’étroite liaison des minéraux utiles avec les roches
déterminées, on peut organiser la recherche et l’exploitation de ces minerais avec un coût
moindre et un gain de temps (on ne cherche pas le charbon dans les terrains magmatique, le
pétrole dans les terrains magmatique et métamorphiques).
4

Chapitre I : Caractéristiques générales de la terre

I ) La terre dans l’espace cosmique et son origine.


1) Origine de la terre :
L’origine de la terre et par conséquent de l’univers a été est reste un problème à résoudre.
L’étude de l’univers a commencé avec la découverte du télescope au XVIII ème siècle, grâce
auquel ont été découvertes les nombreuses nébuleuses spirales qui sont constituées
d’accumulation de gaz lumineux et brûlants. Ces nébuleuses ont la forme d’une lentille plate et
une constitution en spirale, indiquant le signe de la rotation. Ces observations ont été utilisées
par KANT (1755) et LAPLACE (1796) pour l’émission d’une hypothèse sur l’origine de l’univers
et de la terre. Selon cette hypothèse, la matière du système solaire était originellement
dispersée dans une nébuleuse spiralée, possédant un mouvement de rotation très lent et des
dimensions beaucoup plus grandes que celles du système solaire actuel. Puis à partir d'un
certain moment, cette nébuleuse brûlante a commencé à se refroidir et ne cessait de se serrer
et se condenser graduellement, alors que sa vitesse de rotation ne cessait d’augmenter en
même temps que la force centrifuge jusqu’à ce qu’elle atteint la valeur de l’accélération de la
pesanteur. A ce moment, un anneau de poussière, ayant le même sens de ratation que la
nébuleuse, s’est détaché de l’équateur, tout en gardant sa distance du centre de la nébuleuse.
Puis à l’intérieur de cet anneau ont commencé à se former des points de condensation qui ont
finis par donner naissance à la première planète, a cause des forces d’attraction mutuelles
entre les condensations et les particules. Puis ce phénomène s’est répété jusqu’à la réalisation
de la situation actuelle avec les différentes enveloppes internes (croûte terrestre, manteau,
noyau) et externes (atmosphère et ses couches internes: troposphère, stratosphère,
ionosphère), Ces planètes doivent tourner autour du soleil dans le plan équatorial, dans le
même sens et se refroidir en donnant les croûtes terrestres et les atmosphères, très riche en
gaz carbonique.
Le mérite de cette hypothèse est grand du fait qu’elle a apporté à l’astronomie une idée sur
l’évolution interne de l’univers et démontré que les planètes et le système soleil, qui ont la
même composition minéralogique et chimique, proviennent d’une même source (la nébuleuse
spirale).

Nébuleuse spirale

Au début du XXème siècle, d’autres savants (MULTON, TCHAMBERLEN, PETIT


JEANS) ont proposé l’hypothèse du choc du au passage, prés du soleil, d’autres
corps cosmiques ayant une dimension et une quantité de mouvement. En 1944,
Schimidt (savant soviétique) a émis une autre hypothèse sur l’origine de la terre et
du système solaire. Selon cette hypothèse, le soleil, qui existait déjà avant la
5

naissance du système solaire, est rentré dans un énorme nuage de poussière, il


y a six milliards d’années, et l’a traversé pendant cent mille années lumières.
Durant cette traversée, il a pris avec lui un énorme essaim de poussières froides
qui s’est transformé ensuite en disque plat, dense, ayant sa propre quantité de
mouvement. Puis à l’intérieur de ce disque, se sont formés des centres de
condensations gravifiques qui ont donné, ultérieurement, naissance aux planètes
dont la terre. Les planètes, les plus proches du soleil sont plus petites car il n’y
avait pas assez de matériel pour leur formation. Au début, les planètes ne
recevaient que la chaleur solaire et la température ne dépassait pas les 4°c. Le
réchauffement de la terre a commencé plus tard avec les processus de
désintégration radioactive et les sous sols ont été réchauffés à 1500 - 2500°c et
la matière avait acquit l’état plastique. Puis les matières denses se sont
concentrées au centre et les plus légères à la périphérie et c’est ainsi que se sont
former les différentes enveloppes de la terre.

Remarque :
Le défaut de cette hypothèse est qu’elle supposait que le soleil est les planètes
sont d’origines différentes ; ce qui ne correspond pas à la réalité (le soleil et les
planètes sont constituées de la même matière).

2) Constitution du système solaire : la terre est l’une des neufs planètes du


système solaire (Mercure, Venus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Neptune,
Pluton et Uranus). Elle tourne autour du soleil à une vitesse de 30km/s, à raison
d’un tour par an et décrit une trajectoire ayant la forme d’une ellipse. Elle est prés
du soleil le 1er janvier et plus éloignée le 1er juillet. Outre ce mouvement, la terre
est animée d’une rotation autour de son axe qui passe par les pôles
géographiques. L’axe de la terre fait un angle de 67° avec le plan de sa
trajectoire. Mais il y a aussi, en plus des planètes, d’autres corps célestes qu’on
appelle astéroïdes et météorites.
Les astéroïdes sont des corps célestes, de forme irrégulière, dont le diamètre
dépasse des centaines de km (ex : Zerrera à 770 km de diamètre). Ils tournent
autour du soleil, dans l’espace existant entre les orbites de Mercure et Jupiter.
Les astéroïdes résultent de la destruction de la planète Faeroe.

Astéroïde
6

Les météorites sont des agrégats de minéraux, d’origine cosmique, dont la masse
ne dépasse pas les dizaines de tonnes.

3) le système solaire dans l’espace cosmique :


Le système solaire fait partie d’un grand système stellaire étoilé appelé galaxie.
Notre galaxie est celle de la voie lactée. Sa forme ressemble à une lentille aplatie
dont le diamètre est égal à 100 000 années lumière. Le système solaire se trouve
à 33000 années lumière du centre de la galaxie. Mais notre galaxie n’est pas la
seul dans l’espace. Actuellement on connaît plus d’un million de galaxies.

II) forme et dimensions de la terre :


1) Forme de la terre et notion de géoïde :
La forme de la terre est voisine d’un ellipsoïde de révolution, aplati aux deux pôles
et se rapprochant de la sphère. Elle a la forme d’un ellipsoïde irrégulier à trois
axes inégaux. Mais le géoïde est la figure qui convient le mieux à la forme réelle
de la terre avec toutes ces montagnes et plaines.
Le Géoïde est une surface conventionnelle, obtenue en prolongeant la surface
des océans à l’intérieur des masses continentales. D’après les calculs la
différence entre le géoïde et l’ellipsoïde n’est pas grande. Dans la limite des
océans, la surface du géoïde est plus basse que celle de l’ellipsoïde de 0 à 150m
alors que dans les limites des continents elle est plus haute de 0 à 150m.
Continents
Océans
Prolongement de la surface de l’océan
Sous les continents

Géoïde
2) dimensions et volume de la terre :
Le rayon de la terre est égal à 6381 km. Sa surface est évaluée à 510 milliards
de km 2 et son volume à1083 milliards de km 3. La terre présente un relief
démembré qui détermine la position des plaines de celles des océans. Le point le
plus haut des terres ou continents est le mont Everest dans la chaîne de
montagnes Himalaya qui culmine à 8822 m. La plus grande profondeur (9000 –
11000) se trouve dans la partie sud du pacifique. L’amplitude du relief terrestre
est égale à 20km. Sur les continents, les hauteurs inférieures à mille mètres
représentent 75% de la surface terrestre. Les profondeurs 4000 à 6000m
représentent 70% du fond des océans.
La hauteur moyenne des terres est d’environ 280m alors que la profondeur
moyenne du fond océanique est de 3800m.
Les continents occupent 29% de la surface du globe alors que le reste est couvert
par les océans et mers.
7

III) Masse et densité de la terre / notion de pesanteur :


La masse de la terre est égale à 5,98 10 27 g et son volume est égale à
1083 10 27 cm 3. En divisant la masse par le volume on obtient la densité moyenne
de la terre qui est égale à 5,98g /cm 3. La densité moyenne des roches de l’écorce
terrestre est beaucoup plus petite que la densité moyenne de la terre. Plus on
s’approche du noyau de la terre, plus la densité des substances augmente pour
atteindre au voisinage du centre la valeur de 11 à12 g/cm 3.

Notion de pesanteur :
La cause déterminante de l’équilibre du globe terrestre est le phénomène de la
gravitation universelle. A la surface du globe, il se traduit par la pesanteur ; c’est
à dire par la force qui attire tous les corps vers le centre de la terre. On détermine
la valeur de la pesanteur aux différents points par la méthode gravimétrique. On
distingue l’anomalie positive et l’anomalie négative. Ces anomalies caractérisent
la différence entre les mesures de la pesanteur aux différents points et la
pesanteur théorique calculée. L’anomalie négative, qui caractérise un déficit de
masse, est enregistrée sur les continents, sous les chaînes de montagnes, alors
que l’anomalie positive est enregistrée sur les océans.

IV) Magnétisme et chaleur de la terre :


1) Magnétisme de la terre :
La terre représente un grand aimant naturel. Les pôles magnétiques se trouvent
au voisinage des pôles géographiques. Une aiguille aimantée s’oriente dans le
champ magnétique terrestre de telle sorte que son pôle négatif indique le nord et
le pôle positif indique le pôle sud. La direction, le sens et l’intensité du champ
magnétique terrestre sont représentés par le vecteur induction B. Le vecteur
induction B peut être remplacé par ces deux composantes (composante
horizontale H et composante verticale V).
La déclinaison D est l’angle compris entre le nord géographique et la
composante horizontale H Le leu géométrique des points de même déclinaison
est appelé isogone. L’isogone 0 est appelée méridien magnétique.
L’inclinaison I est l’angle compris entre le vecteur induction B et la composante
horizontale H. Le lieu géométrique des points de même inclinaison est appelé
isocline. L’isocline 0 est appelée équateur magnétique.
Ng
D
H
I
B
V
8

Le champ magnétique terrestre n’est pas constant, car il existe dans l’écorce
terrestre des roches qui ont des propriétés magnétiques qui modifient son allure.
Donc on peut utiliser le champ magnétique terrestre pour éclaircir la structure de
l’écorce terrestre et c’est pour cela qu’on utilise la méthode magnétique pour
déterminer la pénétration du socle dans la couverture ; c’est à dire les structures
positives où doivent s’accumuler le pétrole et gaz générés. Les variations
brusques du champ magnétique s’appellent tempête magnétique.

2) Chaleur de la terre :
Presque tous les processus géologiques se déroulant à la surface de la terre et
dans les premières couches superficielles de la croûte terrestre sont dus à la
chaleur solaire. Tous les points de même latitude reçoivent la même quantité de
chaleur qui se réparti sous l’influence de différents facteurs (le relief, le tapis
végétal, vent, courant marin etc…) et le climat diffère d’une latitude à une autre. A
la surface terrestre on distingue les températures diurne, mensuelle et annuelle.
Le lieu géométrique des points de même température moyenne est appelé
isotherme.
A une profondeur déterminée, se trouve la zone neutre où la température des
couches est égale à la température moyenne annuelle de la surface du sol.
Au dessus de cette zone la température des couches dépend de celle qui règne à
la surface du sol.
Au dessous de cette zone neutre la température croit avec la profondeur. Cet
accroissement de la chaleur interne de la terre est dû au processus de
désintégration radioactive. L’intervalle de profondeur sur lequel la température
augmente de un 1°c s’appelle degré géothermique. L’accroissement de la
température par 100m de profondeur, s’appelle gradient géothermique.
L'étude de la répartition de la température dans le sous sol peut nous aider à
éclaircir la constitution interne du globe, déterminer le début de la fenêtre à huile
pour les roches mères et choisir le type de ciment adéquat pour cimenter le
tubage en ajoutant soit des accélérateurs ou des retardataires de prise du ciment.

V) enveloppe externe du globe terrestre :


1) L’atmosphère :
C’est une couche qui entoure le globe terrestre. Dans sa partie inférieure la
composition elle est composée de : Hydrogène 78%, Oxygène 20,9%, Argon
0,95%, co2 0,90%, Vapeur d’eau jusqu’à 4%. L’épaisseur de l’atmosphère n’est
pas connue exactement. Son volume est plusieurs fois plus grand que celui de la
terre. Mais sa masse est égale au 1/1.000.000 de celui de la terre. La pression
décroît avec l’altitude. On distingue dans l’atmosphère trois couches
concentriques, de propriétés différentes :
- La troposphère : c’est la couche contiguë à la lithosphère. Son épaisseur est de
10 à 11km et atteint 17 km au dessus de l’équateur et 8km au dessus des pôles.
Elle est caractérisée par une teneur variable en vapeur d’eau, une mobilité de
9

masses dans le sens verticale est horizontal (vents, nuages, pluies etc..). La
température décroît avec l’altitude. Les agents atmosphériques sont parfois des
facteurs décisifs dans l’altération des roches et la transformation des reliefs. Pour
la géologie, c’est la troposphère qui a le plus d’importance car elle est très active.
Elle est caractérisée par des mouvements qui exercent une action notable sur le
déroulement des phénomènes géologiques dans la zone superficielle de l’écorce
terrestre.
- La stratosphère : c’est une couche stratifiée qui se trouve au dessus de la
troposphère.
- L’ionosphère : c’est la couche externe qui est à l’état ionisé.

2) Hydrosphère : c’est l’ensemble des eaux liées à la surface du globe (les eaux
des océans, mers, lacs, glaciers etc). Les souterraines occupent une place
intermédiaire.
La composition des eaux océaniques est la suivante :
Hydrogène 85 ,19% ; Oxygène 10,80 % ; Cl 1,93% ; Na 1,07%
Mg 0,17% ; Iode 0,088 ; Ca 0,042 ; K 0,032 ; Br 0,0066 ;
C 0,002 ; B 0,0004
La salinité des eaux des mers est de 35 %° (35 pour mille).
3) biosphère :
C’est le domaine de la vie. L’ensemble des êtres vivants sont réparties dans un
espace englobant les couches inférieures de l’atmosphère, l’hydrosphère et les
zones superficielles de l’écorce terrestre.

Enveloppes internes du globe terrestre :

La densité des substances dans les différentes profondeurs de la terre à pu


être déterminée grâce à l’étude de la vitesse de propagation des
ébranlements séismique (tremblements de terre) ou sismiques (explosion
provoquées) .La vitesse de ces ébranlements élastiques dépend de la
composition , l’état physique et de la densité de la matière dans la quelle ils se
propagent . Cette vitesse varie avec la profondeur et croit généralement ; mais
subit des changements brusques. L’étude des tremblements de terre à permis
de mettre en évidence plusieurs surfaces de changement brusque de la vitesse
de propagation des ondes séismiques à l’intérieur du globe. Ces surfaces,
appelées surface de discontinuité, sont :
- La surface de Mohorovicic, située à 60 – 70 km sous les chaînes de montagne,
40 – 60 km sous les plaines et 5 à15 km sous les fosses océaniques. Elle sépare
la lithosphère du manteau.
- La surface de Gutenberg, située à 2900km de profondeur, sépare le noyau du
manteau.
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C’est grâce à l’étude des ébranlements séismique qu’on a pu déterminer les


différentes enveloppes internes du globe terrestre, qui sont les suivantes :
1) La lithosphère (écorce terrestre) ou couche sialtique (SI AL) :
A l’aide du sondage séismique on a établit une différence importante dans la
structure de l’écorce terrestre sur les croûtes continentale et océanique.
- L’écorce terrestre continentale se caractérise par une grande épaisseur (60-70
km) et une structure compliquée. La partie supérieure est composée de roches
sédimentaires, de densité moyenne égale à 2,5g /cm3 et d’épaisseur 0 à 15 km.
Au dessous de la couche sédimentaire on trouve la couche granitique, constituée
de granit, de gneiss et d’autres roches cristallines. Sa densité moyenne est égale
à 2,8g /cm3 et son épaisseur varie de 10 à 40 km.
Au dessous de la couche granitique, nous avons la couche basaltique, de densité
moyenne 2,9 g/cm3 et d’épaisseur moyenne 20km. Dans les fosses océaniques
profondes elle a une épaisseur qui varie entre 5km dans la grande fosse du sud
pacifique (11.000 m de profondeur) et 15km dans les fosses moins profondes.
Dans les profondeurs du fond océanique supérieures à 4000m, on ne trouve pas
la couche granitique ; c’est à dire qu’il y a seulement la couche basaltique. C’est
pour cela que l’épaisseur de l’écorce terrestre dans les fosses océaniques
diminue jusqu’à 5 à 15km.

Mont Everest (8822m)

9 km

Epaisseur : 0 à15 km
Océan Océan Pacific
Couche sédimentaire densité moyenne 2,5g/cm3

0m

Epaisseur : 10 à 40 km 11 km
Couche granitique
Densité : 2,8 g/cm3 Fosse du pacific
Epaisseur : 20 km
Couche basaltique ligne Moho
Densité : 2,9 g/cm3

Manteau
11

2) L e manteau :
Il est constitué, dans sa partie supérieure par la pyrosphère et dans sa partie
inférieure par la zone intermédiaire.
La pyrosphère (manteau externe) est constituée essentiellement de O, Si, Fe,
Mg, Mn, et Al. Elle est constituée de silicates. Sa densité varie de 3,4 à 4g /cm 3.
Cette couche est comprise entre les profondeurs 60km et 1200km.
La zone intermédiaire a une densité moyenne de 5,6g /cm3 ; elle est située entre
les profondeurs1200 et 2900km.
La substance du manteau est semblable à l’état du verre ou de la cire et réagit
aux forces brusques comme un corps solide et aux forces lentes comme un
liquide.

3) Le Noyau :
Il est constitué essentiellement de fer et de nickel. Sa densité moyenne est de
8g/cm3 ; mais dans sa partie centrale il atteint 11 à 12 g /cm 3. La matière du
noyau se trouve à l’état métallisé ; ce qui explique l’absence d’enregistrement des
ondes transversales dans cette partie.

D= 2,5g/cm3
Lithosphère 0m

D=3,4 à 4 g/cm3 60-70 km

Manteau externe

1200 km
Manteau Interne
Ou
Zone intermédiaire

D= 5,6g/cm3

D=8g/cm3 900km

Noyau

6381km
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Chapitre II : Les minéraux constitutifs de l’écorce terrestre.


I) Notions sur les minéraux :
Les minéraux sont des composés chimiques ou des éléments natifs (ex :
soufre natif) formés à la suite de différents processus physico – chimiques, se
déroulant au sein de l’écorce terrestre ou à sa surface (altération, précipitation
etc..).
Il y a dans la nature des minéraux solides (ex : quartz, feldspath etc..), liquide
(eau, mercure natif, etc..) et gazeux (ex : Co2). Mais les premiers prédominent.
Parmi les minéraux solides on distingue les corps cristallins et les corps
amorphes. Il faut souligner qu’il n’y a pas de frontière nette entre ces deux
groupes minéraux solides.
Chaque minéral possède un ensemble de propriétés physiques, conditionnés par
la composition chimique et la structure interne, qui sont plus ou moins constantes.
L’étude des propriétés permet d’identifier les minéraux et les roches sur le terrain.
Les corps amorphes sont des minéraux solides qui n’ont ni forme géométrique
régulière, ni structure interne ordonnée ; c’est à dire, leurs particules matérielles
élémentaires sont dispersées sans ordre comme dans un liquide. Les propriétés
physiques des corps amorphes ne dépendent pas de la direction. Elles sont
égales dans toutes les directions. Cette particularité des corps solides est appelée
isotropie (qui signifie égalité des propriétés dans toutes les directions).
La plupart des minéraux solides sont des corps cristallins dont les particules (ions,
atomes) sont rangées dans un ordre bien défini. Elles forment un réseau cristallin
à trois dimensions.
A cause de la structure interne réticulaire, toutes les propriétés des corps
cristallins varient selon la direction. Ce phénomène est appelé anisotropie (qui
signifie en grec inégalité des propriétés). L'état cristallin est plus stable par rapport
à l’état amorphe. C’est pourquoi, au fur et à mesure de la cristallisation, les corps
amorphes se transforment en corps cristallins.
Les cristaux sont limités par des surfaces planes, appelées faces. Celles ci se
coupent le long des crêtes, à la rencontre desquelles sont situés les sommets.
Les faces d’un cristal font entre elles des angles constants qui sont
caractéristiques pour chaque espèce minérale (loi de Stenon ).

Sommets
Arrêtes

Faces
Angle entre les deux Faces

Les cristaux de la galène, par exemple, se cristallisent en système


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(ou syngonie) cubique. Il existe sept systèmes cristallins, définis par les éléments
de symétrie des cristaux. Ce sont les systèmes cubique, hexagonale, téragonale,
trigonale, rhombique, monoclinique, triclinique. Chaque système comprend une
série de formes simples et dérivées. On distingue trois éléments de symétrie :
l’axe (L), le plan (P) et le centre de symétrie (C).
L’axe de symétrie est un axe, autour duquel on tourne le cristal pour reproduire
les faces. Il existe des axes de symétrie d’ordre 2, 3, 4, 6. Pour déterminer l’axe
de symétrie, il faut tenir le cristal, par les sorties supposées, de son axe de
symétrie et marquer l’une des faces par la craie, puis tourner le cristal en
comptant le nombre de fois la coïncidence des faces.
Le plan de symétrie (P) est un plan qui divise le cristal en deux parties égales par
réflexion. Pour les plans de symétrie il faut tenir le cristal dans une position et
tracer un plan de symétrie à la craie.
Le centre de symétrie (C) est un point à l’intérieur du cristal, par rapport auquel,
se trouve réalisée la symétrie des faces, des arrêtes et des sommets.
II) Propriétés physiques des minéraux.
Chaque minéral possède son complexe de propriétés physiques (dureté, densité,
clivage, éclat, etc..). Ces propriétés sont employées pour la détermination rapide
des minéraux, surtout pendant les travaux de recherche sur le terrain.
1) Formes des cristaux :

En fonction du développement des faces d’un cristal on distingue les types des
cristaux suivants :
a)cristaux isométriques : qui sont également développés dans toutes les
directions de l’espace. Par exemple, la pyrite et le sel gemme (halite) se
rencontrent sous forme de cubes, la magnétite en forme d’octaèdre, le grenat
sous forme de rhombododécaèdre etc….

b) cristaux allongés dans une direction :

Ce sont les cristaux : prismatiques (amphiboles) .


En baguettes (prismes peu allonges) - le quartz
En aiguilles (prismes très allongés) – la tourmaline
En fibres – l’asbeste

c) Cristaux allongés dans deux directions.


Ils sont allongés dans deux directions avec une courte dimension du cristal. Ce
sont les cristaux :
-tabulaires (exemple : hématite, feldspath)
- en paillettes (exemple : barytine)
- en lames ou lamellaires : (exemple les micas).
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3) Agrégats de minéraux.
A la suite de la cristallisation ou de la solidification des solutions ou du magma
(masse fondue), se forme un mélange de grains de minéraux, appelé agrégat
minéral, au sein ou à la surface de l’écorce terrestre. On distingue :
- les agrégats monominéraux qui se composent d’un même minéral
(Exemple: le marbre qui est constitué de grains de calcite).
- les agrégats poly minéraux qui constituent des associations de grains de
minéraux différents (exemple : le granit). Parmi les agrégats poly minéraux on
distingue :
a) les agrégats granulaires, plus répandus dans la croûte terrestre. Ils sont
constitués d’amas de grains cristallins de forme irrégulière. Ils se forment quand
plusieurs minéraux se précipitent simultanément de la solution ou se consolident
à partir de la solution magmatique. La grandeur des grains de l’agrégat minéral
varie selon les conditions de sa formation. Dans les conditions plus favorables à
la cristallisation, les dimensions des grains peuvent dépasser les 5mm de
diamètre et forment des agrégats à gros grains. Les agrégats à grains moyens ont
un diamètre qui est compris entre 1 et 5mm. Les agrégats à grains fins ont un
diamètre inférieur à 1mm. Suivant la forme des grains on distingue :
- les agrégats simples : avec des grains isométriques
- les agrégats ayant des grains lamellaires ou feuilletés : avec des grains plans,
allongés, en bâtonnets, en aiguilles ou fibreux.

b) Les druses : se sont des agrégats de minéraux qui se développent sur les
parois des cavités (grotte, caverne, fissure béantes etc..) exemple : les druses de
quartz.
c) Les géodes : elles se forment à la suite du remplissage des vides par les
minéraux qui se déposent sur les parois en comblant les vides, de la périphérie
vers le centre. Les géodes ont souvent une structure concentrique.

Géode Concrétion
Géode

d) les concrétions : se sont des nodules sphériques qui se forment dans les
roches sédimentaires meubles (sables, argiles). Elles se développent du centre,
autour d’un centre de cristallisation, vers la périphérie. Leur structure est souvent
radiale.
e) Les oolithes : elles sont sphériques, de petites dimensions ; elles se forment
dans les milieux aqueux autour de débris étrangers (grain de sable, débris
d’organisme, etc ) et ont une structure concentrique.
15

f) Les stalactites et les stalagmites : se sont des agrégats qui se forment à la


suite de la cristallisation lente des solutions colloïdales sur les parois des
cavernes et grottes. La colonne qui descend de la voûte s’appelle stalactite et
celle qui monte du sol s’appelle stalagmite.

3) La transparence : c’est la propriété des minéraux de se laisser traverser par la


lumière. Selon leur transparence, les minéraux se subdivisent :
- minéraux transparents (spath d’Islande, topaze)
- minéraux translucides (calcédoine, calcite, feldspath, quartz)
- minéraux opaques (pyrite, magnétite, graphite).
4) la couleur : c’est une propriété très importante d’une part et très compliquées
d’autre part, parce que jusqu’à présent nous ne connaissons pas la nature de la
teinte des minéraux.
La couleur n’est pas souvent suffisamment caractéristique, elle est variable pour
un même minéral (quartz enfumé, blanc, vert, rose, violet, etc). Elle peut être
modifié par la présence de pigments divers. Elle dépend aussi des dimensions
des grains. On distingue les minéraux dont la couleur est constante (graphite,
galène, soufre) et variable (quartz, fluorine).
5) la couleur du trait du minéral : c’est la couleur de la poussière que laisse un
minéral en l’appuyant sur une surface mate de porcelaine. Cette particularité est
plus constante et typique par rapport à la couleur minéral lui même. La couleur du
trait, dans certains cas, est identique à celle du minéral lui même (exemple la
magnétite). Dans la plus des cas, la couleur du tait est différente de celle du
minéral (exemple la pyrite, de couleur jaune, a un trait noir ; la magnétite, de
couleur gris - noire, a un trait rouge). La plupart des minéraux transparent et
translucide ont un trait incolore ou faiblement coloré.
6) L’éclat : Il dépend du caractère de réflexion des rayons de lumière par la
surface du minéral. On distingue l’éclat :
- métallique qui est caractéristique des minéraux opaques (pyrite, galène,
magnétite)
- semi- métallique (hématite, graphite)
- vitreux qui prédomine parmi les minéraux silicatés, carbonatés et sulfatés
(halite, magnétite, quartz, barytine)
- adamantin (sphalérite, cinabre)
- soyeux (asbeste)
- nacré (gypse, muscovite, talc)
- gras (néphéline)
- mât (kaolinite)
7) le clivage : On appelle clivage la propriété des cristaux ou grains cristallins qui
se clivent (cassent) selon des directions, bien définies, parallèles aux faces du
16

cristal. Cette propriété est conditionnée par la structure ordonnée ; c’est à dire par
l’anisotropie des substances cristallisées. On distingue :
- le clivage très parfait : le cristal se casse selon les directions du clivage en fins
feuillets. Il est impossible d’obtenir une fracture autrement que suivant le clivage
(exemple le micas et chlorite). La surface du plan de clivage est très polie.
- Le clivage parfait : (exemple la calcite, sphalérite et sel gemme) le cristal se
clive selon les directions du clivage, mais la surface du plan de clivage est moins
polie.
- Clivage moyen : (exemple : feldspaths, amphiboles) sur les fragments de
minéraux cassés on voit nettement les plans de clivage et les surfaces d’inégales
cassures dans les fortuits.
- Clivage imparfait : (exemple : apatite, soufre) sur les fragments du cristal, il
existe peu de surface polies de clivage ou cassure. Les surfaces d’inégales
cassures prédominent.
- Le clivage très imparfait : (exemple : magnétite, quartz, corindon) la rupture
des cristaux des cassures à surfaces irrégulières, parfois conchoïdales (quartz).
Le clivage est pratiquement inexistant.
Le clivage peut se développer dans une, deux ou plusieurs directions.
8) la dureté :
C ‘est le degré de résistance d’un minéral (cristallin ou amorphe) aux rayures par
un autre minéral ou objet plus dur. On dit qu’un minéral est moins dur que l’autre,
lorsqu’il est rayé par celui ci. La dureté est mesuré, dans l’ordre d’augmentation
de la dureté, par l’échelle de mohs qui comporte 10 étalons (minéraux repères) :
1 – talc minéraux très tendres rayables à l’ongle
2 – gypse
3 – calcite minéraux tendres, rayable le verre et
4 – fluorine l’acier ordinaire
5 – apatite
6 – orthose assez dur, rayable par l’acier dur
7 – quartz dur, il raye le verre
8 – topaze
9 – corindon très dur
10 – diamant

Exemple : un minéral qui raye le gypse, mais rayable par la fluorine on lui attribue
la dureté 3, s’il raye l’apatite et est rayé par l’orthose, sa dureté est de 5,5. Il est
bon de connaître la dureté de quelques objets usuels : ongle 2,5 ; cuivre et
aluminium 3 ; clou 4 ; verre 5,5 - 6 ; acier ordinaire 5 à 5,5 ; acier dur 6 ; lime 7.
9) La densité.
C’est le rapport du poids des grains solides d’un minéral sur leur volume.
d = P grains solides / V grains solides (g/ cm3 )
Elle dépend du poids atomique et du mode d’agrégation des atomes contenus
dans le minéral. La plupart des principaux minéraux des roches ont un poids
17

spécifique compris entre 2,5 et 3,5 (exemple : halite 2,1 à 2,7 ; gypse 2,3 ; quartz
2,65 ; diamant 3,5). En fonction de la densité on distingue : les minéraux légers
(densité < 2,5); les minéraux moyens (2,5 < d < 3,5) ; les minéraux lourds
(d >3,5). Les minéraux lourds ont un poids spécifique, situé entre 3,5 et 9
(exemple : sidérite 3,9 ; pyrite 5,0 ; magnétite (d = 4,9 à 5,2) etc.. .

10) Autres propriétés des minéraux.


On utilise aussi les propriétés suivantes dans la détermination des minéraux sur le
terrain :
- la saveur : le goût ou la saveur du sel gemme est salé, celui de la Sylvine est
amer.
- L’action de l’acide chlorhydrique : la calcite (Ca Co3) réagit avec effervescence
avec l’acide chlorhydrique faible HCL . La dolomie (Ca Mg (co3)2) est soluble dans
l’acide chlorhydrique sans effervescence sensible, sauf si on chauffe légèrement.
- Le magnétisme : ils existent des minéraux qui sont eux mêmes des aimants et
attirent vers eux les clous et la limaille de fer (exemple la magnétite).

III) Nomenclature et description des minéraux essentiels des roches.


1) la silice et les silicates.
Se sont les minéraux les plus abondants qui réunissent le grand nombre
d’espèces ;
1-1 ) La silice (SiO2).
Elle se présente le plus souvent à l’état anhydre et cristallin (quartz et ses
variétés, exemple la calcédoine). Plus rarement, dans certaine roche
sédimentaires elle est hydratée et moins nettement cristallisée (exemple
opale). Le quartz cristallise dans le système rhomboédrique. Par troncature il
forme parfois, lorsqu’il a cristallisé librement, des prismes hexagonaux terminés
par des pyramides.
Il est formé par des tétraèdres SiO4 disposés en hélice avec trois Si par tour. Il
est très répandu dans les roches éruptives, très fréquent dans les roches
sédimentaire parce qu’il est très résistant aux agents d’altération. Il a une dureté
de 7. Il est attaquable par l’acide fluorhydrique.
Ses aspects sont variés ; transparent et limpide lorsqu’il est pur. Il est parfois
blanc laiteux ou plus ou moins coloré par des impuretés (exemple : l’améthyste,
quartz enfumé).
Faiblement biréfringent, en lame mince, il polarise dans le gris blanc de premier
ordre.
Il est dépourvu de clivage facile et a une cassure conchoïdale à éclat gras.
La calcédoine est un quartz fibreux, mal cristallisé, désordonné. Elle est
fréquente dans les roches sédimentaires.
L’opale est une silice isotrope, apparemment amorphe, formée de très fins
cristaux. Elle se rencontre dans les roches sédimentaires, souvent associée à la
calcédoine.
18

1-2 Les silicates.


Les silicates forment une famille de minéraux de composition chimique variée.
L’élément de base du réseau cristallin est le tétraèdre Sio4 à quatre valences
libres.
Les tétraèdres sont associés entre eux de différentes façons, constituant des
chaînes, des feuillets ou des édifices spatiaux complexes. Les valences libres des
atomes d’oxygène (o) placé aux sommets des tétraèdres se saturent directement
d’un tétraèdre à l’autre (cas du quartz) par l’intermédiaire d’ions (Al +3, CA+2, Na +1,
K+1, Mg+2, Fe+2, OH–1 ).
Dans les aluminosilicates, un Al peut remplacer un Si au centre des tétraèdres,
donnant à ceux – ci une valence libre supplémentaire.
Parmi les silicates on distingue :

a) Les minéraux de teinte claire ou éléments blancs (feldspaths et


feldspathoïdes).
b) Les minéraux foncés ou noirs (amphiboles, pyroxène, etc…)
c) Les minéraux phylliteux qui se clivent en feuillets très minces (micas, minéraux
argileux).
Les minéraux phylliteux sont, d’une façon générale, beaucoup plus facilement
altérables que le quartz, par hydrolyse avec départ des éléments les plus
solubles). Ils sont cependant présents aussi bien dans les roches éruptives que
dans les roches sédimentaires.

1 – 3) les feldspaths
Ce sont des aluminosilicates anhydres renfermant suivant les cas et en
proportions progressivement variable des éléments K, Na, Ca. Suivant la
proportion de ces éléments, les propriétés des minéraux diffèrent plus ou moins
progressivement. Ils sont tous de teinte claire, blanche plus ou laiteuse, parfois
rose ou bleutée. Ils présentent de nombreux clivages et sont fréquemment
maclés. Ce sont des minéraux essentiels des roches éruptives. Ils se répartissent
entre les feldspaths proprement dit dans les roches éruptives anciennes et les
feldspathoïdes dans les roches éruptives ou volcaniques récentes.

- Les feldspaths potassiques (orthose et microcline) :


La composition chimique est commune aux deux minéraux (K2O, Al2O3, 6SiO).
Ils ne présentent que de faibles différences cristallographiques, l’un est
monoclinique (orthose) l’autre est triclinique (microcline). Ils se distinguent
aisément des autres feldspaths et se reconnaissent entre eux par l’examen des
macles.

- les feldspaths calcosodiques ou plagioclases :


Ils rassemblent toute une série d’aluminosilicates passant progressivement de
l’un à l’autre par remplacement des groupes si - Na par AI - Ca
19

L’acidité (proportion de silice) décroît d’un terme extrême, l’albite, le plus acide, à
l’autre, l’anorthite, le plus basique :

- Albites Na2O , Al2o3 , 6 Si O2 0 à 10% d’anorthite


Oligoclase 10 à 30% d’anorthite
Andésine 30 à 50% d’anorthite
Labrador 50 à 70% d’anorthite
Bytwnite 70 à 90% d’anorthite
- Anorthite Ca O , Al2o3 , 2 Si o2 90 à 100% d’anorthite

Ils sont difficiles à distinguer les uns des autres. La méthode la plus commune
consiste à mesurer en lame mince l’angle d’extinction maximal dans des sections
bien choisies. Ils se distinguent des feldspaths potassiques par la présence
fréquente de macles polysynthétiques (apparence de réseau quadrillé en
lame mince).
- Les feldspathoïdes
Ce sont des aluminosilicates alcalins plus pauvres en silice que les feldspaths
proprement dits. Les deux principaux sont la néphéline (Na 2O, Al2O, 2SiO2)
et la leucite (K2O, Al2O3, 4SiO2).
Importance du groupe des feldspaths :
Les feldspaths sont répandus dans toutes roches cristallines (éruptives et
métamorphiques). Dans la classification des roches éruptives est en grande partie
basée sur la nature des feldspaths qui entre dans leur composition. La
composition chimique varie très progressivement d’une espèce à une autre. Les
propriétés physiques (couleur, densité, dureté) sont assez voisines. Les
propriétés optiques bien que très voisines, permettent à un opérateur expérimenté
de distinguer rapidement les différents feldspaths.
L’altération des feldspaths : Les feldspaths sont assez rapidement altérés aux
affleurements, notamment par l’hydrolyse entraîne les ions les plus facilement mis
en solution et une part de la silice. Ils donnent naissance, par séricitisation,
kaolinisation ou latérisation, à des minéraux argileux différents suivant les
conditions qui règnent dans le milieu où se produit l’altération (lessivage lent ou
rapide, en climat chaud ou froid, présence ou absence de couvertures végétale,
etc..).
4) Groupe des amphiboles et des pyroxènes
Ce sont des silicates anhydres dépourvus ou non de Al, mais renfermant toujours
Ca, Mg et Fe.
Les pyroxènes sont ferro - magnésiens et calciques; ils renferment rarement Al.
On distingue les pyroxènes orthorhombiques et les pyroxènes monocliniques.
Les amphiboles sont aussi des silicates ferro - magnésiens, mais le magnésium
est plus abondant que le calcium.
20

Les uns comme les autres renferment des ions métalliques. Ils sont des minéraux
lourds de teinte foncée verte à noire. Leur biréfringence est forte et ils donnent en
lumière polarisée des teintes vives. Ils se distinguent par leurs clivages, en
section droite, à 90° dans les pyroxènes et 130° dans les amphiboles. Ils sont
abondants dans les roches éruptives et métamorphiques. Ils susceptibles d’être
hydrolysés et altérés, de ce fait on les rencontre très rarement dans les roches
sédimentaires.
5) le groupe des silicates phylliteux
Sous ce terme sont groupés les différents minéraux qui se caractérisent par un
clivage facile en feuillets très minces, comprenant principalement les micas et les
minéraux argileux. Leurs connaissances a fait des progrès considérables grâce
au perfectionnement des moyens d’investigation fournis par les méthodes de
diffraction RX. Ce sont des silicates d’Al, K, Mg, plus rarement de Fe, qui se
différencient des autres silicates par la présence permanente de groupements OH

dans le réseau cristallin. Ils sont constitués par des feuillets empilés les uns sur
les autres. La constitution de chaque feuillet, la périodicité de l’empilement et la
nature des ions inter foliaires caractérise le minéral (voir fig ci dessous). Chaque
feuillet est composé au moins de deux couches :
- une couche dite tétraédrique formée par des tétraèdres SiO4 liées entre eux
en couches planes.
- Une couche dite octaédrique formée par des octaèdres dont les centres sont
occupés par les Al et les sommets par des O ou des OH.
Les octaèdres et les tétraèdres se suturent mutuellement une partie de leur
valence libre. Le cas le plus simple est celui de la kaolinite qui groupe dans le
feuillet une couche tétraédrique et une couche octaédrique. La périodicité, c’est à
dire l’écart entre un même niveau
Dans le feuillet, est de 7 A° environ. Toutes les valences sont saturées.
Dans un mica (la muscovite), chaque feuillet est composé de deux couches
tétraédriques liées entre elles par une couche octaédrique. Dans les tétraèdres,
un atome de Si sur quatre peut être remplacé par un atome d’ Al. Ceci crée un
déficit de charge qui est comblé par ions de potassique K se plaçant entre les
feuillets. La périodicité est de 10A°. La liaison entre les feuillets, assurée par les
ions K, est fragile.
Dans les minéraux du groupe de la Smectite (montmorillonite), à coté des Al, plus
nombreux, apparaissent des Mg qui se placent dans les octaèdres ; les feuillets
sont du type mica, mais les liaisons sont encore plus affaiblies et permettent
l’introduction de molécules H2O entre eux. La périodicité est de 15A°.
Dans les illites, proches des micas, la formule est voisine, mais il y a un déficit de
K remplacé par H2O. DU Na peut remplacer une partie du K.
La glauconie, minéral vert, fréquent dans les roches sédimentaire, est voisine des
illites. Elle indique le milieu marin (zone de transition entre la zone néritique et le
talus continental).
21

Les minéraux du groupe des chlorites sont constitués par des feuillets de type
mica séparés non par des ions K, mais par des couches octaédriques à centre Al
- Mg. La périodicité est de 14A°.
Les vermiculites ont des feuillets mica de périodicité 14A°, séparés par de l’eau
et des cations variés.
Dans les inter-stratifiés, les feuillets, correspondant à divers types de minéraux
argileux (deux ou plusieurs), s’inter stratifient de manière régulière ou irrégulière.

6) Importance géologique des silicates


Les silicates sont des minéraux communs dans les roches éruptives et
métamorphiques. Ils sont relativement peu abondants dans roches sédimentaires
car ils s’altèrent en donnant naissance à des minéraux argileux du type inter
stratifié (vermiculite - montmorillonite).
Les minéraux argileux sont par contre communs dans les roches sédimentaires et
sont parfois prépondérants. D’après Millot (1963), Ils sont susceptibles de se
modifier et d’évoluer dans des sens différents suivant la nature du milieu dans
lequel ils se forment (milieu lessivé ou milieu confiné). Il peut y avoir dégradation
par lessivage accompagné plus ou moins d'hydrolyse aboutissant à la formation
de produits amorphes (sols). Il peut y avoir aggradation en milieu riche en ions
(milieu confiné), donnant naissance à des minéraux reconstitués à partir des
minéraux dégradés ou encore néoformation à partir de produits amorphes.. Les
minéraux argileux peuvent capter, perdre, échanger des ions avec les solutions
par les lesquelles ils sont baignés, modifiant ainsi le milieu, en même temps qu’ils
se transforment eux mêmes. Ils sont capables de capter des molécules
organiques et peut être de les transformer et participer ainsi à l’évolution des
hydrocarbures, au cours de la diagenèse d’enfouissement, dans les sédiments.
Certains d’entre eux présentent un intérêt industriel, d’autres sont des pierres
précieuses, silicatés, utilisées en joaillerie.

2) Les carbonates
Ce sont des minéraux essentiels des roches sédimentaires ; ils se trouvent en
abondance dans certaines roches métamorphiques.
2 - 1) La calcite (CaCO3)
La calcite cristallise dans le système rhomboédrique. Elle présente un très grand
nombre de formes dérivées, 170 ont été décrites.
Très biréfringente, elle polarise dans les teintes élevées. Les très beaux cristaux,
parfaitement transparents du spath d’Islande, ont été, grâce à cette biréfringence,
utilisés comme polariseurs dans la construction des microscopes polarisant
(prismes de Nicol).
La calcite est souvent intensément clivée (3 plans à 74)) et maclée ; les stries qui
en résultent sont une de ses caractéristiques en lame mince . Elle est soluble
dans l’acide chlorhydrique à 1% à froid ; l’attaque s’accompagne d’un abondant
dégagement de gaz carbonique. Cette propriété est couramment utilisée pour la
22

reconnaissance de la calcite dans les roches ; elle est à la base d’une méthode
de dosage courante sur les chantiers de forage pétroliers par mesure du volume,
appelée calcimétrie ou de la pression (manocalcimétrie) du CO 2 dégagé. Elle est
très soluble dans l’eau chargée de gaz carbonique. Elle est moins dure que les
silicates et peut être rayée par l’acier. La calcite est parfois le composant unique
de certaines roches calcaires. Elle constitue une part importante du squelette des
organismes vivants (squelette interne, tests de mollusques et de foraminifères).
2-2) l’aragonite
L’aragonite, moins répandue que la calcite qui est la forme la plus stable du
carbonate de calcium. Elle forme une part du test de certains organismes tels que
les gastéropodes. C’est le carbonate le plus instable.
2-3 ) la dolomite Mg, Ca(CO3)2
Comme la calcite, elle cristallise dans le système rhombique. Au microscope elle
polarise dans des teintes voisines. Elle se distingue de la calcite par l’existence de
macles polysynthétiques et a une réfringence un peu plus élevée. Ses cristaux
rhomboédriques sont en général mieux individualisés. Elle est moins soluble que
la calcite et n’est attaquée que lentement à froid par l’HCL à 10%. La dolomite
peut constituer à elle seule des roches dites dolomie, plus souvent mêlée à la
calcite. On distingue la dolomie primaire et la dolomie secondaire. La dolomie
primaire se précipite directement des solutions alors que la dolomie secondaire
s’obtient par dolomitisation des calcaires, par substitution des ions Ca (à rayon
ionique plus grand) par des ions Mg (à rayon ionique plus petit) ; ce qui crée une
porosité alvéolaire. La dolomie secondaire peut constituer d’excellents réservoirs
de pétrole.
3 – 4) les évaporites
Sous le nom d’évaporites on groupe les minéraux susceptibles de se former par
évaporation des eaux chargées en sel, plus particulièrement l’eau de mer, et
précipitation dans les saumures ainsi concentrées.
Ce sont essentiellement des sulfates et des sels halogènes. Cependant la calcite
et la dolomie ont pu, dans certaines conditions, être interprétées comme les
premiers termes des séquences évaporitiques.
3-4-1) l’anhydrite (Ca SO4)
Elle se présente sous l’aspect d’un minéral en fins cristaux blancs enchevêtrés.
Elle est dense et dure et ressemble à certains calcaires purs. Elle n’est pas
attaquée par l’HCL. Exposée à l’humidité elle gonfle et se transforme en gypse.
3-4-2) le gypse (Ca CO3, 2H2O) c’est un minéral blanc, transparent en cristaux
isolés, parfois colorés par des impuretés. Il est inattaquable par l’HCL et soluble
dans l’eau qui peut renfermer jusqu’à3g/l.
3-4-3) les halites
Le plus connu est le sel gemme (Na CL) qui se cristallise en cristaux cubiques. Il
est soluble dans l’eau et peu constituer des masses importantes soit seul soit
associés à d’autres halogénures tels que la Sylvine (KCL).
3-4-4) autres minéraux
23

Ce sont, en particulier, les éléments natif (Au, C, S), les sulfures (pyrite,
chalcopyrite), les fluorures, les oxydes métallique, les phosphates.

La pyrite (FeS2) des roches sédimentaire cristallise dans le système cubique. Elle
indique le milieu marin réducteur.

Les oxydes : Parmi les oxydes les plus répandus sont les oxydes de fer dont les
plus communs sont l’hématite (Fe2O3) et la limonite (3Fe2O3, 3H2O), constituant
ainsi les principaux minerais de fer.
Les phosphates : Ils sont représentés par l’apatite (F, CL) (PO 4)3 dans les roches
éruptives. Ils se rencontrent dans les roches sédimentaires où ils constituent des
gisements exploitables.
24

Chapitre III : les roches


L’écorce terrestre est composée de roches. Les roches sont des produits naturels
qui sont apparus dans des conditions physicochimiques bien définies. Elles se
présentent sous formes d’agrégats réguliers de minéraux.
Les différences dans les circonstances d’origines et les matières initiales des
roches conditionnent les différences dans la composition minérale et dans la
structure et textures de ces roches.
La structure des roches, c’est une constitution des roches conditionnée par la
forme, la taille, la disposition et les relations mutuelles des grains. On distingue
les structures:
- Holocristalline, lorsque tous les minéraux sont cristallins.
- Hypocristalline ou porphyroïde, lorsque les gros grains
(phénocristaux) se trouvent dans une masse à grains beaucoup plus petits.
- Microgrenu ou microcristalline, lorsque les grains ne sont visible qu’au
microscope.
- Macro - grenue ou microcristalline, lorsque les grains sont visible à l’œil nu.
- Crypto cristalline, lorsque les grains ne sont visibles qu’au microscope
électronique.
- Equigranulaire, lorsque les grains sont à peu prés égaux. On a la structure
équigranulaire à gros grains, à grains moyens, à grains fins et très fins.
- Vitreuse lorsque la roche est une sorte de verre dans lequel sont parfois noyés
de petits cristaux micro - sphériques.
- Microlitique, lorsque la roche est constituée d’éléments cristallins
microscopiques, accompagnés souvent de parties vitreuses.
- Porphyrique, la pâte est vitreuse ou microlitique à gros grains ou
phénocristaux.
La texture est la répartition spatiale de la substance minérale des roches qui est
déterminée à l’œil nu. On peut dire que la texture est l’architecture des roches.
Les textures répandues des roches éruptives ou magmatiques sont : massives,
vacuolaires et d’autres.

III -1) les roches éruptives ou magmatiques.


III-1-1) définition :
Les roches éruptives sont des roches qui se forment à la suite de la consolidation
d’un magma en fusion, d’ou le synonyme de roches magmatiques.
Le magma est une masse fondue en fusion qui est directement observable
seulement sous forme de laves volcaniques, lorsqu’il sort à la surface du sol. La
lave est magma pauvre en élément volatiles et en vapeur d’eau.
On distingue les roches effusives ou volcaniques qui se sont consolidés à l’air
libre et les roches plutoniques qui ont cristallisés au sein de l’écorce terrestre,
25

sans venir au jour. Elles sont subdivisées suivant la profondeur de consolidation


en :

Roches volcaniques ou effusives


Roches volcaniques
Roches hypo - volcaniques Roches
de
Roches péri - plutoniques semi -profondeur
Roches plutoniques
Roches plutoniques ou roches de profondeur

Les roches de profondeur se forment à de grandes profondeurs dans conditions


de consolidation très lente, uniforme, en présence de pression et températures
très élevées. Dans ces circonstances, les cristaux pouvaient facilement se
développer en formant une structure holocristalline, équigranulaire à gros grains.
Les roches de profondeur sont souvent des roches à texture massive.
Les roches de semi- profondeur se forment dans la faible profondeur dans des
conditions de pression et de température plus basses. Ces roches sont
constituées de gros cristaux (phénocristaux) qui ont commencé à se cristalliser
dans la grande profondeur, au cours de la montée du magma vers la faible
sub -surface et de cristaux bien plus petits qui se sont formés dans la faible
profondeur. Ces petits cristaux n’ont pas le temps pour poursuivre leur
croissance, car ici le magma refroidit plus vite.
Les roches effusives se refroidissent et se solidifient encore plus vite, sur la
surface du sol. Elles ont des structures porphyriques ou vitreuses.

III –1-2) Composition minéralogique des roches éruptives


On distingue dans les roches éruptives des minéraux essentiels et des minéraux
accessoires. Les minéraux essentiels sont: les quartzs, feldspaths,
feldspathoïdes, micas, amphiboles, pyroxènes, olivine. On reconnaît dans le sens
de l’alcalinité croissante :
a) les roches à feldspaths sans feldspathoïdes
avec quartz
- les feldspaths alcalins
sans quartz
avec plagioclases acides
- les feldspaths calcosodiques
avec plagioclases basiques

b) les roches à feldspaths et à feldspathoïdes

- feldspaths alcalins
- feldspaths calco–sodiques
26

d) les roches à feldspathoïdes sans feldspaths

e) les roches sans feldspaths ni feldspathoïdes


Les roches des deux derniers groupes sont plus représentées dans la croûte
continentale.

III –1-3) Classification

En fonction de la teneur en silice on classe les roches éruptives en :


- roches magmatiques acides qui contiennent beaucoup de minéraux clairs
(quartz, feldspath, biotite, etc ) avec plus de 65% de SiO2.
- Roches alcalines qui contiennent l’orthose, plagioclase, microcline, hornblende
et néphéline.
- Roches magmatiques neutres avec un pourcentage de Sio2, compris entre 55
et 65%
- Roches magmatiques basiques renfermant le labrador et l’augite avec un
pourcentage de silice compris entre 45 et 55%.
- Les roches magmatiques ultrabasiques renfermant le pyroxène ou l’olivine de
couleur sombre à noire avec moins de 45% de SiO2.
III-1-4) Mode de gisement

On trouve les trois termes profond, semi profond et effusif.


Les roches profondes, gisent sous forme de batholites qui ne sont reconnues que
lorsque l’érosion a mis le massif cristallin à nu ; on les rencontre dans les
boucliers anciens ou dans les chaînes de montagnes très plissées (granit du
mont blanc, du massif central en France).
Si le magma a pénétré dans les formations sédimentaires, il se présente sous
forme de filons et dykes. Parfois il s’étale en formant des lentilles qui s’intercalent
entre les couches sédimentaires qu’on appelle laccolites (voir fig ci -- dessous).

III –2) Les roches sédimentaires


On appelle roche sédimentaires les roches formées, à partir de différents dépôts,
d’origines détritiques, chimique, organique ou mixte, sur la surface de l’écorce
terrestre. Elles sont caractérisées par leur disposition stratifiée en lits successifs,
résultant de leur mode de dépôt, et par la présence, en leur sein, de débris
d’animaux ou de végétaux Qu’on appelle fossiles. Elles n’ont pas la même
homogénéité de constitution que les roches éruptives qui sont essentiellement
silicatées.

D’une manière générale, les roches sédimentaires résultent de l’attaque par


l’érosion des roches préexistantes, du transport des débris arrachés et de leur
27

dépôt dans un bassin et enfin la transformation du sédiment en roche consolidée


par la diagenèse.

III – 2 –1) Les roches détritiques terrigènes


Ce sont toutes les roches formées par l’accumulation, des débris arrachés par
l’érosion aux roches affleurantes, sur place ou transportés à des distances
variables et déposé dans des zones ou bassins de sédimentation. Leur
composition minéralogique est fonction de la roche mère, de la distance de
transport, de l’agent de transport, du milieu de dépôt. De ce fait, dans les critères
de classification des roches détritiques, la composition minéralogique intervient
peu, et en seconde position. Toutefois l’élément le plus répandu est le quartz
parce qu’il est le plus résistant.
La granulométrie, c’est à dire la taille, la forme, le classement des grains, qui
reflète le mode de transport est prépondérante du point de vue classification.
L’échelle des tailles adoptée par les pétroliers est l’échelle de wentforth, établie
en fonction des dimensions des mailles des tamis utilisés pour la séparation des
grains dans les roches meubles ou broyées.
Dans cette échelle, les tailles sont groupées en trois classes granulométriques.
- Les rudites, constituées d’éléments en majorité plus grands que 2mm
- Les arénites, constituées d’éléments compris entre 2mm et 63 m (1/16mm)
- Les lutites, constituées en majorité d’éléments plus petits que 63m.
Les lutites sont séparées en deux groupes, les silts et les argiles.
Les arénites ou sables sont séparés en cinq groupes de très fins à très grossier ;
Les rudites, également séparées, mais seulement dans le cas de roches meubles
(voir tableau ci dessous).
Tous les termes de passage et de mélange d’une classe à l’autre sont possibles
(exemple : aréno – lutite ).
Le mélange en proportion variable des différentes tailles de grains du sédiment ou
de la roche est exprimé par le classement qui est souvent présenté sous forme de
courbes granulométriques cumulées (voir fig ci-dessous).
Les courbes granulométriques sont établies par triage au tamis et pesée, ou par
séparation en fonction de la vitesse de sédimentation dans une balance de
sédimentation, ou par comptage de points sur lame mince sous le microscope
(voir fig ci-dessous)
Il est fréquent que les particules minérales se séparent suivant des populations
de tailles différentes :
- Les grains visibles à l’œil nu ou à la loupe (classe des rudites et des arénites)
- La matrice qui lie les grains entre eux (d’ou le synonyme de liant). Ses
éléments sont visibles au microscope seulement (classe des lutites).
A ces critères de tailles et de classement s’ajoutent, pour une diagnose plus
complète, les observations morphoscopiques qui portent sur la forme des grains
(arrondis ou anguleux), sur l’état de leur surface (mat ou luisant) et la
détermination de la nature et de l’abondance du ciment ou liant.
28

III-2-1-1) les rudites


Les rudites meubles et surtout consolidées forment les conglomérats qui se
subdivisent :
 suivant la forme des galets :
- en brèches à éléments anguleux
- en poudingues à éléments arrondis ;
 suivant la nature pétrographique des éléments on a :
- des conglomérats mono géniques avec des galets appartenant à un type
pétrographique
- des conglomérats polygéniques avec des galets appartenant à plusieurs types
pétrographiques ;
- suivant la nature de la matrice on a des conglomérats gréseux, argileux,
calcaire, etc…
Remarque : Les tillites sont de conglomérats à ciment silto -argileux comportant
des blocs et galets en général anguleux, de dimensions très variables

III –2-1-2) Les arénites


Dans les détritiques terrigènes ce sont les sables et les grés composés
principalement de quartz. Ils sont très étudiés par les pétroliers parce qu’ils
constituent environ 60% des réservoirs, remplis de pétrole et de gaz, exploités.
Les sables et les grés sont caractérisés par :
- La dimension du grain (très fin, fin, moyen grossier et très grossier)
- La forme des grains (arrondis, anguleux, etc..).
Ces caractéristiques qui dépendent de la durée et du mode de transport
permettent de se faire une idée sur l’origine et la genèse du sédiment.
- La nature minéralogique des constituants accessoires (sable ou grés
feldspathique, micacé, glauconieux).
- La nature du liant (grés calcaire, siliceux, argileux, ferrugineux, etc…)

Les types de grés ou sables les plus fréquents ont reçus par l’usage des noms
qu’il faut connaître :
- Grés à ciment siliceux. Ils sont très répandus :
Les grés quartzeux, constitués de grains de quartz avec un ciment formé de
grains de quartz plus fin, détritiques ou néoformés. Les grains ne présentent pas
de nourrissages secondaires (quartzite sandstone, quartzose sandstone) (grés
propres).
Les grés quartzite ou quartzite, constitués de grains détritiques qui ont été nourris
par un ciment quartzeux orienté optiquement sur eux. Il en résulte une mosaïque
très compacte (ortho quartzite).
Grés à grains de quartz et de feldspaths avec ciment siliceux : arkose qui
contient plus de 25% de feldspaths.
29

- Grés à ciment siliceux et argileux : notamment les greywackes ou grauwackes


qui renferment entre 10 et 20% de feldspaths, du quartz, des argiles et des débris
de roches volcaniques cristallisées ou vitreuses.
III-2-1-3 ) les lutites
Elles réunissent un certain nombre de roches qui ne sont pas nécessairement
bien définies par un critère précis.
- Argiles et argilites : les grains sont très fins (inférieur à 4m) et seuls subsistent
des minéraux argileux.
Elles sont caractérisées par le minéral prédominent (argiles kaolinitique ou kaolin,
argiles illitiques, etc..).
Elles sont souvent caractérisées par la structure sédimentaire (argile litée, argiles
varvées), la couleur (argiles vertes, argiles noires), la présence de minéraux
différenciables (argiles micacées).
Les marnes sont des roches argileuses comportant entre 35 et 65% de calcaire
(CoCO3).
A la même classe se rattachent les formations continentales résiduelles telles que
les latérites.

III-2 –2- 1) les roches carbonatés


Elles sont minéralogiquement plus simples, en dehors de quelques minéraux
accessoires souvent d’origines terrigènes, parfois néoformés, elles sont
composées presque uniquement des deux carbonates, la calcite et la dolomie.
Du fait de la variété des conditions de formation possibles, l’influence
prépondérante des facteurs chimiques et biologiques, de la forte empreinte de la
diagenèse sur les carbonates relativement solubles, les variétés de roches
carbonatées sont nombreuses.
En dehors de très rares cas d’origine détritique terrigène, les roches calcaires
sont toutes formées par précipitation chimique et plus souvent biochimique de
carbonate de calcium accompagné ou suivie de remaniements sous l’action des
vagues et des courants.
III – 2-3 – 1) Modes de formation des sédiments calcaires
Pour aider à comprendre la variété des roches calcaires, il est nécessaire
d’exposer quelques données sur leur genèse.
Dans toutes les eaux courantes, lacustres ou marines où les ions Ca++ et CO3 - -
sont présents, l’équilibre de la solution est fonction de la teneur en anhydre
carbonique, elle même dépendante de la présence partielle du CO2 dans
l’atmosphère.
Gaz (atmosphère) Liquide Solide
- --
P( co2) CO2 CO 3H CO3
Ca CO3
- + ++
OH H2O H Ca
30

La précipitation chimique peut intervenir lorsque la proportion du CO3 dissous


diminue suivant la réaction d’équilibre simplifiée :
Ca (OH)3 (CO3 )2 CaCO3 +H2O +CO2
Soluble insoluble
Le dégagement du co2 est lié à des facteurs variés :
- Abaissement de la pression partielle dans l’atmosphère
- Augmentation de la température de l’eau
- Agitation de l’eau
- Actions organiques (assimilation chlorophyllienne par photosynthèse).
En général, il semble que le CaCO3 précipite sous forme d’aragonite instable qui
se transforme en calcite plus stable.
Les actions biologiques paraissent les plus communes dans les phénomènes de
précipitation et de formation des carbonates :
- Fixation du CaCO3 dans les squelettes internes ou externes de certains
organismes animaux ou végétaux (mollusques, foraminifères, polypiers, algues,
etc..) après la mort des organismes les débris de squelettes s’accumulent et
forment les calcaires bioclastiques et les calcaires construits.
- Les algues captent, l’élaboration des glucides, par photosynthèse, des
quantités importantes de CO2, ce qui entraîne la précipitation de
calcaire( assimilation chlorophyllienne ).
- Une intervention des bactéries anaérobies qui agissent sur la matière
organique en dégageant des sulfates et de l’ammonium, conduisant à une
rupture de l’équilibre ionique des solutions.
Les actions mécaniques ne sont pas étrangères à la formation de certains
calcaires. Les vagues et les courants marins attaquent les calcaires construits,
brisent les tests et squelettes des organismes, transportent et resédimentent les
débris, donnant naissance aux calcaires à débris, calcarénites, calcirudites, etc…
Il résulte de ces diverses actions un sédiment chimiquement composé de CaCO3
réparti du point de vue granulométrie en :
- Eléments figurés (grains visibles à l’œil nu ou à la loupe, de la taille des
arénites et des rudites, d’origine variée.
Particules plus fines de la taille des lutites ; elles résultes de la précipitation
chimique de CaCO3 ou d’un broyage intense des éléments figurés. Elles forment
la matrice, ce sont des boues ou vases calcaires qui se déposent gorgées d’eau.
Au cours de la diagenèse la circulation d’eau renfermant des ions Mg peut
entraîner une substitution d’un Mg à un Ca créant le minéral dolomite et la roche
dolomie ; c’est la dolomitisation des calcaires. Toutefois la dolomie peut
également précipiter directement dans certaines conditions de température de
pression de CO2.
III –2-3-2) Constitution des roches calcaires
Dans l’étude des roches calcaires on est conduit comme dans le cas des
détritiques terrigènes à rechercher des critères distincts pour les grains et la
matrice qui sont de même nature minéralogique.
31

Les grains sont séparés suivant :


- La taille des grains de la même manière que les grains détritiques. La roche
peut être rangée dans l’une des trois catégories : calcirudite, calcarénite,
calcilutite.
- La nature du grain qui reflète son origine. On a été conduit à définir un certain
nombre de termes, utilisés pour les éléments figurés :
Les Bioclastes : restes des squelettes internes ou externes des êtres vivants,
parties dures ou brisées et usées par l’action de l’eau ;
Les oolithes : éléments carbonatés qui montrent autour d’un noyau
(carbonaté ou non) des couches concentriques. La taille des oolithes les classe
dans la catégorie des arénites. Elles se forment dans des conditions bien
particulières d’agitation et de température de l’eau. Donc elles sont témoins d’un
certain milieu de dépôt.
Les Pellets : éléments généralement ovoïdes, sans structure interne, allant de la
taille du silt à celle du grain fin, formés par la coalescence de très fins cristaux de
calcite (calcite crypto cristalline). Certains pellets sont d’origines organique
(pelotes fécales).
Les Intra clastes : débris de taille inférieure à 2mm de calcaire issus d’une roche
préexistante ou d’un sédiment pénécontemporain plus ou moins consolidé et
remanié.

Les Oncolithes : de formes globuleuses, centimétriques avec ou sans nucléus ;


leur formation est attribuée à une activité organique (algues).
III-2-3-3) La matrice est constituée, d’une part par les cristaux très fins de taille
inférieure à 4 mirons qui formaient dans les sédiments la fraction boue ou vase
calcaire. La boue donne naissance à un calcaire microcristallin appelé micrite. Les
cristaux ne peuvent pas être discernés qu’en lame mince ou au microscope
optique.

Le ciment déposé, pendant la diagenèse à partir des solutions qui imbibent le


sédiment ou circulent dans la roche, est formé par de grands cristaux de calcite,
claire qui comble les vides entre les grains et qui est souvent appelé sparite. La
sparite se distingue facilement de la micrite en lame mince ou à la loupe.
Dans la matrice on est amené à distinguer un liant d’origine sédimentaire d’un
liant d’origine diagénétique.

III-2-3-4) texture des calcaires.


La texture représente les relations entre les grains et la matrice, plus
particulièrement entre les grains et le liant. Il est important de la reconnaître, car
elle reflète l’agitation de l’eau; c’est à dire son énergie dans le milieu de dépôt.
32

III-2-3-5) Nomenclature des calcaires


Les différentes nomenclatures utilisées par les pétroliers s’efforcent de tenir
compte des critères énoncés.
Folk utilise la nature des débris et la texture de la matrice : un calcaire formé
d’oolithes cimentées par la calcite claire est une oosparite, si le liant est crypto
cristallin c’est une oomicrite. Un calcaire composé de débris de coquilles est,
suivant la matrice, une biosparite ou une biomicrite.
DUNHAM tient compte de la proportion des grains et de la matrice :
- grains non jointifs dans une micrite, moins de 10% de grains : mudstone, plus
de 10% de grains : waeckstone.
- Grains jointifs, plus de 10%, liés par la micrite : packstone liés par la sparite :
grainstone (voir fig ci dessous).
-
A coté de ces nomenclatures, l’usage courant a retenu un certain nombre de
termes qu’il convient de définir :
- Calcaire lithographique et sublithographique : c’est un calcaire cristallin ou une
micrite ( pl IV , fig 3 ).
- Calcaire graveleux : c’est calcaire formé de débris roulés, de la taille des
sables, c’est une calcarénite.
- Calcaire grumeleux et calcaire noduleux : terme désignant une structure en
grumeaux ou en nodules centimétriques.
- Calcaire coquilliers, lumachelles : les tests des fossiles sont identifiables et,
dans le cas de la lumachelle, orientée parallèlement à la stratification, ils
pourraient être désignées sous le terme de calcaires bioclastiques (pl IV fig 5)
- Calcaire à entroques ou crinîdes : c’est un calcaire bioclastique où les
bioclastes sont presque exclusivement représentés par des débris
d’Echinodermes (encrins en particulier) (voir plIV fig1 pl VIII, fig 7).
- Craie : c’est un calcaire bioclastique peu cimenté par la diagenèse.
- Marbre : c’est un calcaire très compact et recristallisé. C’est un calcaire
métamorphique.
Beaucoup de calcaires sont simplement caractérisés par leur contenu en
organismes :
- Calcaire à foraminifères : ce sont des calcaires à fusilines, Numulites, à
globigérines (voir Pl VI et Pl IV, fig 4 ).
- Calcaire à Céphalopodes : calcaire à belemnites, à coniatites (Pl x)
- Calcaire à polypiers ( Pl VII) ou calcaire construit si les organismes forment la
plus grande part de la roche.
Les calcaires peuvent renfermer des éléments détritiques terrigènes en proportion
notable :
- Calcaire gréseux, si ce sont des grains de quartz
- Calcaire argileux si sont des argiles.
33

III – 2-4) les dolomies


Les dolomies sont formées par des cristaux, de dolomie (CaMg (CO3)2).
Tous les termes de passage au calcaire peuvent exister, le terme de dolomie
s’appliquant lorsque la proportion de dolomite dépasse 50% ; pour des teneurs
inférieures et décroissantes, on désigne successivement la roche par les termes
de dolomie calcaire et calcaire dolomitique.
Les dolomies se présentent globalement sous deux aspects différents :
a) Dolomies à grains fins (<20µm) à structure litée, rubanée. Les intercalations
de lits argileux ne sont pas rares. Elles sont liées souvent à des évaporites.
b) Dolomies grenues (de 550µm à 2 mm), elles sont disposées en couches plus
ou moins développées entre des bancs de calcaires.
Les dolomies à grains fins sont dites dolomies primaires car elles se sont
déposées par précipitation directe des cristaux de dolomites.
Les dolomies grenues sont dites dolomie secondaire car elles se sont formées à
partir des calcaires (dolomitisation des calcaires).
III – 2- 5) Les roches siliceuses non détritiques
Les minéraux principaux sont l’opale, la calcédoine, et le quartz crypto cristallin.
La silice, qui peut être mise en solution et transportée sous forme dissoute, se
trouve dans toutes les eaux en proportion variable. Suivant les conditions du
milieu elle peut floculer et précipiter. Elle peut être aussi fixée par certains
organismes tels que les diatomées et les éponges, qui l’utilisent pour bâtir leur
squelette. Parmi ces roches on la silexites ou chert, les diatomites, spongiaires,
radiolaires.

III – 2 – 6) Les roches évaporites ou salines


Une eau salée ( eau de mer ), soumise à une concentration progressive par
évaporation laisse déposer successivement ses sels, les moins solubles d'abord
puis les plus solubles, dans l’ordre, les carbonates, les sulfates, et les
halogénures.
Ceci ne signifie pas que les évaporites d’une série géologique résultent
nécessairement de l’évaporation totale des eaux du bassin ; la précipitation en
milieu marin ou lacustre partiellement fermé semble possible suivant le schéma ci
dessous. Un ensemble évaporitique complet comprend :
- des carbonates, globertite (CO3 Mg) des dolomies
- des sulfates, anhydrite, gypse
- des halogénures ou halites : sel gemme, sylvine, carnalite.

III-2-7) les roches organogènes ou organiques


On groupe sous ce terme tous les corps carbonatés provenant de la fossilisation
de la matière organique vivante. Les produits qui résultent de la fossilisation sont
extrêmement diversifiés en fonction de la matière vivante originelles et des divers
processus de transformation subis. Ils se répartissent en trois catégories :
34

a) Les charbons qui dérivent de la matière organique végétale riche en lignine et


cellulose, molécules relativement résistantes aux actions bactériennes.
b) Les kérogènes qui sont composés de molécules organiques complexes, de
grande taille et de poids moléculaire très élevé.
c) Les bitumes qui rassemblent les gaz combustible, les huiles brutes, l’asphalte,
etc. Ils sont solubles dans les solvants organiques (CS2, CCl4, CHCl3). Ils
dérivent des kérogènes sous l’effet de la diagenèse thermique plus poussée sous
l’effet de l’enfouissement.

III-3) Les roches métamorphiques


Les roches métamorphiques résultent de la transformation de roches
préexistantes (magmatiques ou sédimentaires) dans des conditions de pression
et de température très élevées. L’ensemble de ces transformations est désigné
sous le nom de métamorphisme.
III- 3-1) le métamorphisme
On peut reconnaître dans les roches les différents stades ou degré de
métamorphisme. Ils peuvent être mis en liaison avec l’intensité des pressions et
des températures subies et se traduisent pour une même roche originelle par une
texture et une composition minéralogique particulière à chacun d’eux.
Le dynamo métamorphisme déforme et écrase les roches, mais ne développe pas
ou peu de minéraux nouveaux.
Tous les termes de passage peuvent exister entre le seul effet du tassement des
sédiments sous leur propre poids et l’effet de contraintes plus fortes liées aux
déformations tectoniques : l’un et l’autre se traduisent par des réarrangements
mécaniques des minéraux, particulièrement des minéraux phylliteux, qui ont
tendance à se disposer en lits perpendiculaires aux contraintes subies.
Le tassement provoque l’apparition d’un litage parallèle aux couches
sédimentaires. Le métamorphisme entraîne la formation de la schistosité oblique
dans les couches sédimentaires.
A la limite, les minéraux eux mêmes sont déformés.
Le dynamo métamorphisme produit des schistes, des ardoises tendant vers les
micaschistes. Les roches à texture flow y sont particulièrement sensibles.

……………………
………………………..
…………………………
Litage Schistosité
Le métamorphisme proprement dit, qui ajoute aux contraintes mécaniques une
élévation de température, entraîne l’apparition de minéraux nouveaux dits de
métamorphisme.
35

Suivant les pressions et températures subies par les roches, on distingue les
degrés suivants :
 L’épi métamorphisme, température et pression faible
 Le mésométamorphisme, température et pression moyenne
 Le cata métamorphisme, température et pression élevées
 L’ultra métamorphisme, température et pression très élevée
A chaque degré correspond, dans la disposition spatiale, une zone de
métamorphisme caractérisée par un cortège de minéraux.
On distingue également :
- un métamorphisme de contact qui concerne les transformations subies par les
roches au contact d’un massif éruptif ; donc principalement par élévation de
température.
- Et un métamorphisme régional, produit par l’enfouissement des séries à
grande profondeur où règnent à la fois des températures et pressions élevées.
Les roches métamorphiques (planche)

Elles se reconnaissent à leur structure schisteuse et par la présence de minéraux


particuliers :
 Schistes, ardoises, phyllades, produit par le dynamo métamorphisme ;
 Cornéennes, schistes tachetés, produit par le métamorphisme de contact ;
 Schistes sériciteux, micshistes, gneiss, cipolins, produit par le métamorphisme
régional ;
 Migmatites ou gneiss granitisés (granit d’antaxie) constituent le terme extrême
cata ou ultra du métamorphisme. L'arrangement minéral est tel qu’on aboutit à un
granit sans différence essentielle avec les granits plutoniques.
Remarque : les différentes zones de métamorphisme ne sont pas séparées par
des frontières parfaitement fixes et le passage d’une roche métamorphique à une
autre est graduel
36

Température (en °c)


0 200 400 600 800 1000
Métamorphisme
5 de contact
70°c / km
10 Métamorphisme
Régional
N
15 O Anatexie
I
20 S
U
25 F
Prof
(km)

fig : le domaine du métamorphisme

III-3-2) le cycle des roches


On peut ainsi admettre que la matière constitutive des roches parcourt un cycle
schématique sur la figure qui se situe de part et d’autre de la surface du globe,
partant du magma profond en fusion et y retournant après avoir transité dans une
partie ou la totalité des différents milieux et avoir été soumises à des actions
diverse.

III –3-3) Caractéristiques physiques des roches utiles en exploration pétrolière


(géophysique)

L’interprétation des données géophysiques de surface comme de subsurface


mises en œuvre par l’exploration pétrolière implique la connaissance de certaines
caractéristiques physiques des roches, en particulier la densité et la vitesse de
propagation des ondes séismiques.
Le tableau ci – dessous fournit des indications sur ces valeurs pour un certain
nombre de roches.
On remarque une dispersion souvent assez importante qui fait que ces chiffres
sont à considérer plutôt comme des ordres de grandeur relatifs.
Les valeurs réelles dépendent d’un certain nombres de facteurs indépendants de
la constitution lithologiques : profondeur d’enfouissement, porosité, nature des
fluides (eau, huile, gaz), fracturation, etc….
37

Roches Densités ( g/cm3 ) Vitesses( km/s


Eau 1500
Argile 1,9 – 2,3 1600 - 2400
Grés 2,0 – 2,6 2000 – 6700
Sable de dune 1,6 500 -
Marnes 2,0 – 2,7 2000 – 3800
Calcaires 2,4 – 2,8 2600 – 7000
Dolomies 2,8 3000 – 7900
Anhydrites 2,8 – 2,9 5300 – 6200
Gypses 2,2 – 2,4 3800 -
Sel 2,0 – 2,2 4500 –
Schistes 2,6 4500 – 5000

Granite 2,6 – 2,9


basalte 2,7 – 2,9 5600 - 6200

(Tableau d’aprés c. Aynard, R. Desbrandes, J. Schoeffler )

Sédiments Dépôt
Transport
Précitation cimique et Matière organique
biochomique

Diagénèse
Solutions
Altération-Erosion

Surface de la
R Sédimentaires R. Volcanogènes R. Plutoniques Croûte terrestre

Métamorphismes Métamorphimes Refroidissement


régional De contact Recristallisation

Volcanisme
R. Métamorphiques

Fusion Magma

Figure : le cycle des roches dans l’écorce terrestre

IV) altération ou désagrégation des roches

La grande majorité des roches a été formée dans des conditions de


thermodynamiques spécifiques au sein ou à la surface de l’écorce terrestre ou au
38

fond de la mer. Une fois remontées à la surface, les roches deviennent instables
et commencent à se désagréger sous l’action de divers facteurs de l’atmosphère,
de l’hydrosphère et de la biosphère.
O n appelle désagrégation l’ensemble des phénomènes de la destruction
mécanique et de la décomposition chimique des minéraux et des roches dus aux
variations de la température, à l’action des eaux, du vent, de l’oxygène, de l’acide
carbonique contenu dans l’eau et des organismes.
Les processus d’altération peuvent être classés en trois groupes :
 Le processus de désagrégation physique
 Le processus d’altération chimique
 Le processus d’altération organique

IV – 1 ) L’altération physique des roches


IV –1 –1 la désagrégation thermique
C’est un des phénomènes les plus courants. Il se produit à cause des variations
de température diurnes (réchauffement des minéraux des roches, pendant le jour,
à des températures de 40 à 50°c à l’ombre, et refroidissement pendant la nuit où
la température descend à aux environ de 0°c).
Les roches poly minérales sont plus susceptibles à la désagrégation thermique
parce que les minéraux qui les composent ont des coefficients de dilatation
différents. Cette différence provoque la rupture de la cohésion entre les grains et
la roche se fissure et se fragmente par la suite. Pendant le jour les minéraux
sombres se dilatent beaucoup plus que les minéraux clairs et exercent une
certaine poussée sur ces derniers, qui finit par déstabiliser les autres minéraux, et
pendant la nuit, lorsque la température descend autour de 0°c, ils se contractent,
mais ne reprennent pas leur forme et entraîne la création de fissures qui finissent
à la longue par fragmenter la roche. Le même phénomène est observé dans les
roches monominérales où il est lié à l’anisotropie des cristaux. L’intensité de la
désagrégation thermique dépend :
 De la différence de couleur des minéraux et des roches,
 De la dimension des grains de minéraux,
 De l’intensité des variations diurnes de la température.
La désagrégation thermique est observée dans toutes les zones climatiques,
mais elle est particulièrement intense dans les régions à grands écarts de
température, tel que les déserts et les régions arides à semi – arides, et sur les
versants abrupts des hautes montagnes

IV –1 – 2) la désagrégation mécanique
Elle est due à l’action des agents extérieurs tels que le gel – dégel de l’eau, la
croissance des racines des plantes et la cristallisation des sels, etc… .
39

- L’eau est un agent de destruction particulièrement puissant. Pendant la


congélation, l’eau remplissant les fissures augmente son volume de 10 à 11% ; ce
qui provoque une pression énorme sur les parois des fissures, atteignant des
centaines de kg/cm2 et élargit les fissures. La répétition de ce phénomène finit par
fragmenter la roche en débris (la gélivation).
Ce phénomène est plus intense dans les régions, où la température oscille
fréquemment autour du point de congélation (0°c), telles que les régions polaires
et sub – polaires ainsi que dans les régions de hautes montagnes.
- La cristallisation des sels dans les interstices capillaires favorise aussi la
fragmentation des roches, dans les régions arides. L’eau de l’aquifère monte par
capillarité prés de la surface où sous l’effet de la chaleur elle s’évapore, en
déposants ses sels dissous ; c’est la répétition de ce phénomène qui finit par
élargir puis faire éclater le capillaire et perturber les minéraux adjacents et
fragmenter à la longue la roche en morceaux de plus en plus petits.
- Les racines des arbres, sous l’effet de leur croissance, exercent une certaine
pression, sur les minéraux de la roche encaissante, qui finit à la longue par créer
des fissures et fragmenter la roche en bloc puis en débris.

IV – 1 – 3) L’altération chimique des roches


Elle est le résultat de l’interaction des roches avec les éléments actif de
l’atmosphère. L’oxygène, l’eau et l’anhydrite carbonique sont des substances très
actives qui influent considérablement sur l’altération chimique des roches.
Plus les roches sont fragmentées par les processus d’altération physique, plus les
actions ou réactions d’altération chimique sont intenses, parce que c’est la
surface spécifique des minéraux constituant les roches qui augmente notablement
et accélère ces réactions.
Les processus principaux de l’altération chimique sont : L’oxydation,
l’hydratation, la dissolution et l’hydrolyse.

a) L’oxydation
L’air dissous dans l’eau est plus riche en O2 et CO2 que l’air de l’atmosphère.
L’eau chargée en O2 et CO2 attaque et dissous les minéraux, chimiquement
instables, des roches, tels que les pyroxènes, les amphiboles et les carbonates en
donnant des sels acide puis des oxydes.
FeS2 + m O2 + H2O FeSO4 Fe2(SO4)3 FeO3. n H2O
(Pyrite) (Limonite)
Dans les régions arides les roches se recouvrent d’une croûte ferrugineuse
particulière.

b) L’hydratation
Elle consiste dans l’absorption de l’eau par les minéraux qui augmente leur
volume, exerçant ainsi une pression notable sur les minéraux encaissants qui finit
perturber l’assise de la roche et la fragmenter.
40

CaSO4 + 2H2O CaSO4 . 2H2O


Fe2O3 +n H2O Fe2O3 . n H2O

c) La dissolution
L’eau de pluie contient des acides et des alcalis en solutions. Au contact de cette
eau les minéraux passent en solution et sont emportées vers la mer ou infiltrées
dans les aquifères.
CaCO3 + H2O + CO2 Ca ( HCO3 )2

d) L’hydrolyse
L’eau est agent chimique puissant parce qu’elle est toujours plus ou moins
dissociée en ions H + et OH -. L’hydrolyse consiste en la décomposition des
minéraux et l’élimination de certains éléments. Elle est toujours accompagnée
d’un réarrangement du réseau cristallin du minéral jusqu’à la destruction complète
de celui – ci. Exemple la décomposition des feldspaths :
K2O Al2O3.6SiO2 + nH2O +CO2 K2CO3 +2H2O.Al2O3.2SiO2 + SiO2.nH2O+
2H2O. Al2O3.2SiO + CO2 + nH2O K2O.Al2O3.SiO2.nH2O (Argile kaolinite)

IV – 1 –3) l’altération organique


Elle dépend, avant tout, de la quantité des organismes peuplant les diverses
zones des couches superficielles. Elle est maximale au contact de la lithosphère
avec l’atmosphère et elle diminue avec la profondeur. Les bactéries sulfato -
réductrices et nitrato- réductrices peuvent vivre à des centaines de mètres de
profondeur. Ces bactéries puisent les éléments nécessaires à leur nutrition (fer,
O2, etc..) et éliminer les substances variées des roches dans lesquelles elles
vivent, en les dissolvant grâce à des acides qu’elles sécrètent ; ce qui à la longue
finit par altérer ces roches.
Les plantes, en pénétrant, par leurs racines, dans les joints et pores des roches,
exercent sur ces dernières, non seulement une action mécanique mais aussi une
action chimique en attaquant par les acides qu’elles sécrètent pour dissoudre et
puiser les éléments nécessaires à leur croissance et survie ; ce qui finit à la
longue par altérer ces roches et les fragmentées en débris.
La destruction des roches commence dés l’apparition à la surface des premiers
micro organismes qui préparent le substratum, assurant la développement
ultérieur de la végétation.
IV – 1- 4) Les Produits de l’altération
L’altération des roches donne naissance à deux groupes de produits :
 Les terrains de transport,
 Les sols résiduels,
Les premiers sont emportés ou déplacés à des distances variables et déposés
sous forme : 1) d’alluvions dans les plaines fluviatiles ; 2) de sédiments dans les
bassins marins, alors que les seconds demeurent sur place.
41

Les sols résiduels ou produits de décomposition non déplacés constituent des


formations des dépôts continentaux. La composition de ces dépôts dépend de
l’intensité de l’altération, et son épaisseur varie de quelques mètres à plusieurs
centaines de mètres.
Les processus de désagrégation des roches se sont effectués au cours toutes les
époques géologiques.
Plusieurs gîtes de minéraux utiles sont liés à ces paléosols : Kaolin, bauxites,
minerais de fer, de nickel etc… .

Chapitre V) Notion de temps en géologie


V –1 ) Géochronologie ou âge absolu des roches
42

Pour résoudre un certain nombre de problèmes théoriques de la géologie, il faut


souvent connaître l’âge absolu des roches. On a proposé quelques méthodes
basées sur la détermination de la vitesse de sédimentation marine, la vitesse
d’accumulation des sels de l’océan, de la de formation des dépôts glaciers de
l’antropogène. Ces procédés sont cependant loin d’être précis et ne donnent pas
de résultats assez sûrs.
La solution fondamentale à ce problème a été a proposée par les physiciens et
les géochimistes.
D’habitude, les roches contiennent une certaine quantité d’éléments radioactifs
comme l’uranium, le thorium, radium et potassium.
Avec le temps les éléments radioactifs présents dans les minéraux se
désintègrent en donnant des éléments nouveaux dits radiogéniques comme suit :
Désintégration
235
U Pb 207 + He
U238 Pb 206 + He

Th232 Pb 208 + He
40
K Ca + Ar
87 87
Rb Sr

Ce phénomène ne dépend pas de la pression ni de la température, il se déroule


toujours avec une vitesse constante. En connaissant la période de désintégration
d’un élément et la quantité d’élément radioactif et radiogénique dans un minéral,
on peut calculer le temps écoulé depuis la recristallisation du minéral qui a fixé
l’élément radioactif.

Seuls quelques éléments sont utilisés. Ils doivent être assez répandus,
relativement faciles à doser dans un minéral, de période de désintégration ni trop
longue, ni top courte. Les plus utilisés sont le 14C, 40K, 87Rb.
Le 14C a une période de 50.000 ans. Il est utilisé seulement pour dater les
formations récentes (quaternaires) et les objets archéologiques.
a) la méthode potassium – argon
Le potassium naturel contient 0,0119% de 40K, dont la période est de 1,3 milliard
d’années.
Les éléments radiogéniques sont le Ca et l’Ar en proportion connue qui gardent
dans le cristal la position du K.
On mesure 40K et Ar, de préférence à Ca, car il est difficile de séparer le Ca
radiogénique du Ca plus ancien en place dans le minéral.
Les mesures qui se font en spectrométrie de masse doivent atteindre le dix –
millionième de g au moins à 5% prés.
- La méthode rubidium – strontium
43

Le 87Rb est présent en proportion de 28% environ dans le rubidium. Sa période


est de 4,7 milliards d’années et l’élément radiogénique est le strontium 87Sr.
Le dosage se fait au spectromètre de masse après extraction chimique des
éléments.
Ces deux méthodes présentent des limitations dont il faut avoir conscience lors de
l’interprétation des résultats : un départ d’Ar hors du minéral entraîne un
rajeunissement apparent.
La trop longue période du 87Rb amène des difficultés dans le dosage de très
petites quantités de strontium.
Dans les roches sédimentaires, il faut se méfier des remaniements de minéraux
anciens ; ils fourniront l’âge de leur roche mère ou d’origine et non pas l’âge de la
roche sédimentaire que l’on cherche à dater.
V- 2) géochronologie relative
Cette méthode consiste à ce que l’on divise l’histoire de la terre conformément à
l’évolution du monde organique.
En étudiant les restes des êtres vivants rencontrés dans les roches sédimentaires
et en comparant les résultats de ces études avec l’ordre de la stratification de ces
roches, les paléontologues ont fini par établir l’évolution du monde organique sur
la terre.
Dans les couches les plus anciennes on trouve les organismes les plus primitif et
dans les couches les plus jeunes on observe l’évolution graduelle de ces formes.
C’est ainsi qu’on a réussi d’établir une substitution déterminée des formes
organiques et des morceaux correspondants de l’histoire de la terre.
On divise le temps de l’évolution du monde organique et de l’écorce terrestre en
ères qui sont les plus grands morceaux de temps et les périodes qui sont des
parties d’ères. Les périodes se subdivisent en époques et âges.
La masse des dépôts formés pendant une ère déterminée porte le nom de
groupe, celle d’une période : système, celle d’une époque : série et celle d’un
âge : étage.
Chaque ère, période, époque (groupe, système, série, étage) ont une importance
et un nom international.
Remarque : on considère les subdivisions plus petites comme des unités de
l’échelle stratigraphique locale.
Dans cette chronologie le développement du monde organique est divisé en cinq
ères :
 Le Cénozoïque (ère de la vie récente)
 Le Mésozoïque (ère de la vie moyenne)
 Le Paléozoïque (ère de la vie ancienne)
 Le Protérozoïque (ère de la vie très ancienne)
 L’archéozoïque (ère de la vie primitive)

V –2) Evolution du monde organique


44

Chaque temps géologique est identifié par sa faune et sa flore. Ce sont les ères
qui diffèrent le plus par la composition du monde organique, les périodes
présentent moins de différences et les époques encore moins. Plus les unités
stratigraphiques sont faibles et moins les organismes fossiles se diffèrent.
 L’Archéozoïque (Ar)
Dans les roches de l’archéozoïque on ne trouve presque pas de restes
d’organismes fossiles, sauf des algues primitives et des bactéries mal
conservées. Parmi les sédiments de cette ère on trouve des rubans de graphite,
des schistes graphitiques, dont la formation est liée à la transformation de la
substance organique. On trouve aussi les calcaires et marbres recristallisés
d’origine organique et organo-chimique. Ce qui indique l’existence de mers d'âge
archéozoïque. L’absence des traces nettes de la vie organique s’explique par les
conditions défavorables pour la conservation des restes fossilisés.
 Le Protérozoïque (Pt)
Les dépôts du protérozoïque sont représentés surtout par les roches
métamorphiques et magmatiques parmi lesquelles on trouve pourtant des roches
faiblement métamorphisées avec des restes d’organismes et des traces de leur
existence. On a trouvé les restes d’invertébrés primitifs, d’algues et de bactéries.
Les gisements de graphite, de schistes graphitiques, de quartzite de fer servent
comme preuves indirectes de l’existence de la vie organique, et des mers
protérozoïques.
Les découvertes de restes d’organismes fossiles de cette ère sont peu
nombreuses. Cette ère n’est pas partagée en périodes et époques
internationales.
 Le Paléozoïque (PZ)
La faune et la flore paléozoïque différent considérablement de celles d’aujoud’hui.
On trouve dans les roches les restes de tous les types d’invertébrés, dont la
plupart d’entre eux ont disparu et nous ne pouvons pas les trouver dans les
dépôts plus jeunes.
Les vertébrés ont passé au paléozoïque une évolution compliquée. Ils sont
apparus au début de l’ère, sous forme de chordatas primitives. Le paléozoïque
moyen se caractérise par la grande quantité d’amphibiens dont l’épanouissement
est observé au carbonifère. Les nombreux reptiles ont apparu à la fin de l’ère. Les
vertébrés paléozoïques avaient les dimensions très grandes et la constitution
primitive de l’organisme.
La flore d’âge paléozoïque inférieur a été représentée par la grande diversité des
algues. Les plantes les plus anciennes à la surface de la terre sont les
psylophytales qui ont apparu au silurien. Dans les roches d’âge Dévonien on
trouve les restes fossiles des premiers cryptogames et dans les roches
permiennes, les premiers gymnospermes.
 Le Mésozoïque ( Mz )
C’est l’ère de l’épanouissement et de la domination des reptiles adaptés à la vie
aquatique, aérienne et terrestre. A la fin de l’ère on peut observer les restes des
45

premiers mammifères et oiseaux. Parmi les invertébrés ce sont les ammonites et


les bélemnites qui sont les plus caractéristiques de cette ère.
Les gymnospermes prédominent parmi les plantes. Les premiers représentants
des plantes à fleurs ont apparu au Crétacé (k). Ils ont gagné rapidement la
situation actuelle où elles sont très répandues.
 Le Caïnozoïque ( Kz )
Les dépôts de cet ère sont représentés par surtout par les roches sédimentaires
avec des restes faunique et floristiques bien conservés. Durant cet, la vie
organique, qui a atteint le stade supérieur de son évolution, diffère de celle du
Mésozoïque, et se caractérise par l’évolution des mammifères, des oiseaux, des
poissons osseux et des plantes à fleurs.
L’évolution longue du monde organique se termine par l’apparition de l’être
raisonnable : l’homme, qui est apparu à la fin du Néogène – début Quaternaire.
Les modifications dans la composition de la faune et de la flore s’expliquent par
des changements brusques dans les conditions physico – géographiques
résultant des mouvements orogéniques puissants tels qu’ils se sont produits : au
silurien : le cycle calédonien, à la fin du Pz : cycle hercynien, et le cycle Alpin au
Mz et Kz.

Chapitre VI) L’action géologique du vent


46

VI – 1) les formes d’actions du vent


L’action du vent s’exerce en même temps que celles des autres agents externes.
Pourtant le vent laisse parfois une empreinte très caractéristique et accumule ses
sédiments propres.
L’action du vent se manifeste dans diverses zones climatiques, mais surtout dans
les zones arides où on a :
- Une forte amplitude de la température diurne (la température durant le jour est
de 40°c alors que durant la nuit elle descend au – dessous de 0°c),
- Des précipitations peu abondantes parfois rares,
- L’évaporation plus élevée que les précipitations,
- La végétation rare ou absente,
- Des vents fréquents et très forts.
Ces caractéristiques sont propres aux déserts et partiellement aux régions
subdésertiques (20%). L’activité du vent se manifeste aussi sur les rivages
sablonneux des mers, lacs et fleuves.
L’action du vent se manifeste par un ensemble de phénomènes :
- La déflation (ablation et dispersion)
- L’érosion (usure par criblage des obstacles par les particules transportées par
le vent).
- Le transport et l’accumulation.
Tous ces phénomènes sont étroitement liés et s’exercent simultanément,
représentant ainsi un phénomène unique.
a) La déflation
On appelle déflation, le balayage ou l’enlèvement des particules de roches par le
vent.
b) Le transport
Trois facteurs essentiels interviennent dans le transport éolien :
- la sécheresse (le sable sec est plus facile à enlever et transporter),
- la vitesse et la turbulence du vent,
- les dimensions des particules.
Les particules poussiéreuses sont soulevées par le vent moyen, dont la vitesse
est < à 10m/s et maintenues en suspension dans l’air sur plusieurs centaines de
km de distance.
Les grains de sable ne sont pas soulevés à plus de 1m de hauteur. Leur transport
se fait presque à raz de sol, par roulement, glissement et saltation
c) l’érosion ou corrosion
L’érosion est le travail d’usure qu’exerce le vent sur la roche nue par les grains
durs qu’il transporte.
Lors de la déflation et du transport, dans les couches basses (à 1,5 – 2,0m du
sol), la concentration en sable entraîné est maximale ; c’est là que la corrosion
éolienne est la plus intense et les roches subissent un polissage et leur surface se
couvre de stries et d’encoches.
d) L’accumulation éolienne
47

Elle conditionne certaines formes du relief et des types spécifiques de dépôts


continentaux dont la formation dépend de nombreux facteurs : particularité du
relief initial, abondance de sable sec et mobile, existence ou absence de la
végétation, régimes des vents, etc… .
On appelle dunes les accumulations de sables sous forme de vagues parallèle
aux rivages des mers. Le flanc maritime des vagues de dunes a une pente faible
(5 à 12°) tandis que le flanc continental est abrupt (30 à 40°).

Flanc abrupt ( coté continent )


Flanc doux ( coté marin )
Direction du vent
30 – 40 ° Niveau de la mer

Dune marine

Barkhane
Cette vague peut cheminer dans la direction des vents prédominants. La vitesse
de déplacement atteint 30m par an. La hauteur des dunes peut varier de 5 à
30m. Le flanc doux est exposé aux vents marins soufflant sur le continent alors
que le flanc abrupt est du coté du continent. On distingue aussi les barkhanes qui
sont des dunes en forme de croissant.
Le loess est une poussière très fine, déposée par le vent sur la périphérie des
déserts et même au nord de Moscou.
Les dunes de sable peuvent constituer d’excellents réservoir pétrolier lorsqu’ils
sont, à la fois, en contact avec une roche et surmontées d’une couverture
imperméable très étanche.

VII) Action des eaux superficielles courantes


VII – 1) Action du ruissellement et des courants provisoires
Les précipitations atmosphériques se répartissent en trois parties : la première
s’infiltre à travers les roches et alimente les nappes aquifères est les eaux
48

souterraines, la deuxième retourne à l’atmosphère grâce à l’évaporation et la


troisième s’écoule le long de la surface du sol.
L’action ou le travail destructif des eaux courantes peut être subdivisé comme
suit :
 L’ablation
 Erosion ou creusement
 Transport des produits de l’érosion et de l’ablation
 L’accumulation ou dépôt des produits transportés
a) ablation par le ruissellement
Le ruissellement est une action des eaux superficielles circulant librement, en
filets diffus, à la surface des terrains en pentes.
Les eaux de pluies et de fontes des neiges ruissellent en se répartissant plus ou
moins régulièrement sur toute la surface du versant. La force vive des petits filets
est faible et peut entraîner seulement les débris très fins de la désagrégation des
roches et les déposés au pied du versant, en fonction de la diminution de la
vitesse d’écoulement du ruisseau et la taille des particules transportés, sous
forme de diluvium.
b) L’érosion par ravinement
Un ruissellement uniforme peut avoir lieu seulement sur des versants absolument
plans ; mais en réalité la surface des versants a toujours des irrégularités.
Les filets d’eau, en arrivant dans les dépressions, se réunissent pour former des
filets plus puissants qui vont finir par détruire le versant et former ainsi une rigole.
Pendant les fortes pluies, les précipitations atmosphériques se concentrent dans
ces rigoles qui se creusent et s’élargissent en remontant suivant la pente. C’est le
début du ravinement ou de l’érosion.
Graduellement les rigoles se transforment en ravins plus profond et allongés.
c) Action des torrents provisoires
Les rigoles et les ravins creusent les versants escarpés des montagnes en les
transformant rapidement en lits profonds qui débouchent sur les plaines de
piedmont.
D’habitude, ces lits sont sec ; mais se remplissent, pendant les averses de pluies
et les fontes de neige, d’eau qui descend le long du versant, créant ainsi le torrent
capable d’entraîner des masses importantes de sables et de pierres.
En débouchant dans la plaine, le courant ralenti brusquement et se répand tout en
déposant les matériaux transportés suivant la taille des débris (les blocs grossiers
prés de la montagne, les graviers plus loin dans la plaine et les sables et les
débris fins en bordure du cône), formant ainsi le cône de déjection. Les dépôts
des torrents provisoires sont appelés proluvions.
VII – 2) Action des cours d’eaux
La capacité d’une rivière à effectuer un travail érosif est appelée force vive ou
puissance de la rivière ou fleuve. La puissance d’un fleuve est proportionnelle à la
masse d’eau (m) et au carré de la vitesse d’écoulement (V).
49

P = m V2 / 2
Le travail d’une rivière ou d’un fleuve comporte :
 L’érosion (creusement),
 Le transport des matériaux fournis par l’érosion et la désagrégation,
 L’accumulation ou dépôt en cours de route des matériaux déplacés,
a) l’érosion
C’est une action destructive des rivières et des cours d’eau. On distingue
l’érosion verticale qui creuse le fond et l’érosion latérale qui élargit le lit. Ces deux
formes d ‘érosion agissent en même temps ; mais au début de la vie du fleuve
c’est l’érosion verticale qui prédomine jusqu’à l’établissement du profil d’équilibre
du cour d’eau.
Le cours d’eau régularise son lit en partant du niveau de base, suivant la loi de
l’érosion remontante ou régressive. A la fin le fond du lit prend la forme concave
qui tend vers l’horizontale dans le cours inférieur. Cette courbe régulière s'appelle
profil d'équilibre.
Chutes d’eau
Profil d’équilibre
Cours d’eau

fig a) Lit de fleuve fig b) Profil d’équilibre Mer


(en forme d’auge) du fleuve

b) le transport
Il se fait de diverses manières :
 par saltation ou roulement des débris sur le fond,
 en suspension des grains fins, en eau trouble,
 à l’état de solution.
c) l’accumulation
On observe l’accumulation dés le premier stade de développement du cours
d’eau. Au début, les accumulations sont instables et la masse d’eau ainsi que la
vitesse d’écoulement des eaux du fleuve ou de la rivière qui augmentent peuvent
de nouveau entraînées les produits déposés dans les sens du courant. Au fur et à
mesure que le profil d’équilibre s’élabore, les accumulations du lit deviennent de
plus en plus stables. On les appelle alluvions.

VII – 3) Vallées de rivières ou de fleuves, forme et évolution.


On distingue trois périodes dans l’existence d’un fleuve ou rivière :
a) La période de jeunesse : durant ce stade, le profil longitudinal n’est pas en
équilibre. Le fleuve est caractérisé par des chutes d’eau et des gradins. L’érosion
verticale de fond prédomine. L’alluvionnement est instable. Le profil transversal
est en gorge.
50

b) Période de maturité : le profil longitudinal est en équilibre. L’érosion verticale


est observée en amont alors que dans la partie inférieure, en aval, commence
l’alluvionnement stable.
c) La période de vieillesse : durant ce stade, l’érosion latérale prédomine. On
observe la formation des méandres, des lobes et bras morts. L’alluvionnement est
stable sur toutes les parties du cours d’eau. Le profil transversal correspond à une
vallée en auge.
On peut observer les dépôts alluviaux de trois sortes :
 Les alluvions de courant fluviatile, qui est le résultat du déplacement latéral du
cours d’eau, forment la base de la plaine inondable où on a un mélange des
sables à grains variés, des graviers et des galets bien roulés.
 Les alluvions de débordement, constitués de limons sableux ou argileux.
 Les alluvions des nappes d’eau dormantes qui s’accumulent dans les lits morts
(limons argileux et sableux de couleur sombre, bitumineux).
La stratification des alluvions peut être horizontale, oblique ou entre croisée.

lobe
rive
lobe abrupt

Méandres

VII – 4) Les terrasses et embouchures fluviatiles


a) les terrasses
Les fleuves et rivières peuvent rajeunir à cause des mouvements de l’écorce
terrestre (abaissement du niveau de base, élévation du bassin d’alimentation). La
rivière subit de nouveau les périodes de jeunesse, de maturité et de vieillesse ;
c’est à dire, elle va vivre un autre cycle d’érosion.
A la suite de chaque cycle d’érosion apparaissent des terrasses correspondantes
aux anciennes plaines inondables. La terrasse la plus élevée est la plus ancienne
et la plus basse est la plus jeune. On distingue trois types de terrasses :
 Les terrasses d’érosion (rocheuses)
 Les terrasses d’accumulation (fluviatile),
 Les terrasses à fond rocheux recouvertes d’alluvions.
51

Terrasses d’érosion

Terrasses à fond rocheux recouvert


D’alluvions

Terrasses d’accumulation

Les dépôts alluviaux et le caractère des terrasses (nombre, variation de la


hauteur) présentent un grand intérêt parce qu’elles permettent de reconstituer
l’évolution de la région et la succession des mouvements tectoniques qui l’ont
affectés. Assez souvent les terrasses comportent des réserves naturelles de
minéraux utiles (or, platine, diamant, etc) et peuvent être le siège d’accumulation
d’hydrocarbures, lorsqu’elles sont couvertes par une couche imperméable (argile)
et mises en contact avec des roches mères.
b) Les embouchures
Une embouchure est une zone d’interaction complexe entre les eaux douces
(fluviatile) et les eaux de la mer où se jette le fleuve. Parmi eux on distingue les
estuaires et les deltas.
- On appelle delta, l’aire abandonnée par la mer et acquise par le fleuve et ses
alluvions. C’est une plaine faiblement inclinée vers la mer, parcourue par les bras
du fleuve, composée de galets, de sables, argiles, renfermant des restes
d’organismes. La région du delta peut renfermer des gisements de charbon et
pétrole (les gisements de pétrole du delta de la Mahakam en Indonésie, du delta
du Niger au Nigéria)
- On appelle estuaire une embouchure sous forme d’une baie longue, étroite,
s’introduisant à l’intérieur des terres (estuaire de la gironde en France, de la
tamise en Angleterre)
52

VIII) Action géologique des eaux souterraines


VIII – 1) Origine et état des eaux souterraines
Suivant leur origine les eaux souterraines peuvent être classées en trois types :
les eaux vadoses, relictes et juvéniles.
a) les eaux vadoses sont liées à l‘atmosphère. On les subdivise en eau
d’infiltration et de condensation.
53

Les eaux souterraines d’infiltration se forment à la suite de la pénétration, dans le


sous sol dans le sous sol, des précipitations atmosphériques qui tombent à la
surface terrestre sous forme de pluie et de neige. L’infiltration des précipitations
atmosphériques est la source principale de l’alimentation des eaux souterraines.
Elle dépend surtout de la perméabilité et de la porosité des roches.
Les eaux de condensation se forment à la suite de la condensation de la vapeur
d’eau ou de l’air qui pénètre dans le sous-sol pendant le jour et se condense
autour des grains dans les roches meubles ou sur les parois des fissures des
roches compactes. Ce phénomène est très intense dans les régions désertiques
et arides.
b) Les eaux relictes sont eaux de bassins marins, lacustres ou fluviatiles qui sont
conservées dans les dépôts correspondants (exemple : l’eau de mer
emmagasinée entre les sédiments accumulés).
c) Les eaux juvéniles se forment à la suite de la condensation des vapeurs
d’eaux, provenant des foyers magmatiques à l’intérieur de l’écorce terrestre dans
la grande profondeur ou prés de la surface du sol.
VIII – 2) classification et caractéristiques des eaux souterraines
D’après les conditions de gisement et les propriétés hydrauliques on distingue
trois types d’eaux souterraines :
- la table d’eau perchée ou nappe d’eau perchée ou suspendue)
- nappe d’eau phréatique (eaux souterraine s libres)
- nappe d’eau captive.
VIII – 2 1) la table d’eau perchée
Dans la partie superficielle de l’écorce terrestre on distingue trois zones :
- La zone d’aération ou d’infiltration
- La zone capillaire
- La zone de saturation

Infiltration des précipitations


Surface libre de l’aquifère
…………………………….
……………………………………………………..
……………………………………………………...
Zone d’aération
……………………………………………………..
zone capillaire
…………………..
sens d’écoulement zone de saturation
…………………………………………………..
nappe phréatique

La zone d’aération est relation étroite avec l’atmosphère et les précipitations


atmosphériques s’infiltrent à travers cette zone. On rencontre souvent dans cette
zone des tables d’eau perchée ou suspendue.
La zone capillaire se trouve au dessus de l’eau souterraine. Dans cette zone les
interstices capillaires sont remplis d’eau et les interstices plus larges restent vides.
54

La zone de saturation, constituée d’eau libre, forme la nappe phréatique. Elle


repose sur la première couche imperméable, située au dessous de la surface du
sol. La distance entre la surface de la nappe et la base imperméable s’appelle
épaisseur de la nappe phréatique.
La surface de la nappe phréatique, étant en communication avec l’atmosphère ne
subit que la pression atmosphérique et c’est pourquoi on l ‘appelle surface libre.
Les eaux souterraines libres sont caractérisés par :
 Leur aire d’alimentation, coïncidant avec celle de leur extension,
 L’existence d’une liaison hydraulique avec les cours d’eaux
 Leur alimentation qui se fait par l’infiltration des précipitations atmosphérique et
la condensation de la vapeur d’eau à l’intérieur des pores ou vides.
 Le régime de la nappe aquifère, la variation de son débit dans le temps et de
son niveau ainsi que la composition chimiques sont influencés par l’action des
facteurs climatiques et des eaux superficielles.
 Les eaux phréatiques qui sont souvent contaminés parce qu‘elles sont
ouvertes vers le haut.
La nappe captive
Les nappes captives sont des eaux souterraines qui remplissent complètement la
couche aquifère et sont limitées par des roches imperméables en haut et en bas.
Si une nappe captive est atteinte par un forage, l’eau monte, plus haut que le toit
de la couche imperméable subjacente, sous l’effet de son énergie, jusqu’au
niveau piézométrique qui est déterminé par la droite qui joint la zone
d’alimentation à la zone de décharge (voir schéma ci-dessous).
La position du niveau piézométrique est déterminée à l’aide des côtes absolues
ou relatives par rapport à un plan de repère horizontal appelé plan de référence.
Les lignes de cartes passants par les points de mêmes côtes du niveau
piézométrique sont appelées hydroisopièzes ou courbes isopiézométriques.
D’après la carte des hydroisopièzes on peut déterminer :
 La profondeur de la surface piézométrique qui est la différence entre la côte de
la surface terrestre et celle de la surface piézométrique
 La direction du déplacement des eaux captives qui est perpendiculaire à
l’hydropièze,
 Le gradient hydraulique qui est une pente sur la surface piézométrique.
Chaque nappe captive a une zone d’alimentation (b b’) et une zone de décharge
(a a’). L’écoulement se fait de la zone d’alimentation vers la zone de décharge ;
c’est à dire de b vers a.
Suivant la position du niveau piézométrique par rapport à la surface du sol on
distingue :
 Le puits jaillissant, lorsque la ligne piézométrique est située au dessus de la
surface du sol. Dans ce cas l’eau peut être transportée sous l’effet de son énergie
de couche aux régions qui coïncident avec le niveau piézométrique.
55

 Lorsque le niveau piézométrique coïncide avec la surface terrestre, l’eau


monte jusqu’à la surface du sol. Dans ce cas elle peut puisée par pompage ou par
des sceaux d’eau.
 Lorsque le niveau piézométrique est situé au dessous de la surface du sol,
l’eau monte jusqu’à ce niveau qui est au dessous de la surface du sol. Dans ce
cas l’eau sera extraite par pompage

b b’
 P2
P3
a’
a - - ’ P1
- - -
- - -
- -
- -
-
-
-

P1- puits jaillissant


P2 – l’eau monte jusqu’au niveau piézométrique
P3 – l’eau monte jusqu’à la surface du sol
VII – 3) composition des eaux souterraines
Toutes les eaux souterraines contiennent toujours différents corps chimiques ainsi
que des gaz parce qu’elles sont de très bons dissolvants.
La quantité de substances en solution est conditionnée par les facteurs
géologiques, le climat, la température et dans certains cas on a établit jusqu’à 62
éléments. Les uns se trouvent en grande quantité dans les eaux souterraines, les
autres en faibles quantités.
Les ions principaux sont :
- les cations H+, Na+ , K+ , Mg++ , Ca++ , Fe++ , Fe+++ , Mn++
- les nions OH - ,Cl - ,SO4- -, NO2- , HCO3- ,SiO2- ,PO4- - -

La somme des éléments et des combinaisons chimiques s ‘appelle minéralisation


globale. Elle est mesurée par le résidu sec obtenu par évaporation de l’eau à la
température de 105 à 110°c.
D’après la minéralisation, les eaux souterraines sont classées en eau douces,
contenant jusqu’à un g /l de sels, saumâtre (1 à 10g/l), salée (10 à 50g/l ) et
saumures ( plus de 50g/l ).
56

Suivant la teneur en anions prédominant, O. Alékine répartit les eaux en trois


classes : les hydrocarbonées, sulfatées et chlorurées. Chaque classe comprend
trois sous classes suivant le cation prédominant : eaux calciques, magnésiennes
et sodiques.

D’après leur température les eaux minérales sont classées en froide ( t< 20°C ),
tièdes ( 20°c < t <37°c ), chaudes ( 37°c < t< 42°c ) et très chaudes (t > 42°c ). On
distingue les eaux bicarbonatées, riche en CO2 ; les eaux sulfureuses et les eaux
radioactives contenant du radium ou des sels de radium.

VIII – 4) action géologique des eaux souterraines

Les eaux souterraines jouent un rôle considérable au cours de l’évolution de


l ‘écorce terrestre. Leur cohésion extrêmement large et leur mobilité provoquent
une interaction constante avec les roches, une nouvelle répartition des
substances dans l’écorce terrestre, la formation des gisements de minéraux utiles,
etc. L’action géologique des eaux souterraines se fait comme suit :

a) Les eaux souterraines changent les propriétés physiques des roches : la


couleur, la dureté, la densité, le volume, etc. Les changements maximums
s’observent dans les roches aquifères et minimums dans les roches
imperméables. Exemple, la saturation des sables à grains fins par l’eau provoque
la formation d’un terrain coulant ; l’absorption de l’eau par les argiles leur attribue
la propriété de gonflement.
b) Les eaux souterraines sont l’un des facteurs de l’altération chimique. Elles
dissout les roches et minéraux, provoque leurs hydratations, oxydation, hydrolyse,
transport et leur accumulation

c) Elles jouent un rôle important dans la formation des glissements de terrains ;


elles provoquent l’altération chimique et mécanique des roches et leur transport
sous forme de débris fins, de substances chimiques en solution. Elles participent
à la création de la porosité et de la perméabilité par la dissolution ainsi qu’à leur
destruction par la précipitation de ciment obturant les pores.

Chapitre IX) Action géologique de la mer


IX –1) notions générales
57

Les océans et les mers qui couvrent 70,8% de la surface terrestre sont
d’immenses réservoirs d’eau dont le volume est de 1370 millions de km3. Ces
masses d’eaux sont constamment en mouvement et en interaction avec les terres
environnantes. Elles érodent les roches des rivages, les déplacent et usent les
débris en les déposant sous forme de sédiments. Elles reçoivent tous les
matériaux détritiques ou dissous enlevés à la terre par les fleuves et rivières.
Dans les mers vivent des animaux et des plantes variées.
Le travail géologique de la mer s’effectue sous formes d’érosion, transport et
sédimentation. Ces trois phénomènes agissent simultanément mais leur rapport
change suivant la structure du rivage, la dénivelé du fond marin, la nature des
matériaux détritiques ou dissous, etc.. .
Parfois c’est l’érosion latérale qui domine alors que dans d’autres cas, au
voisinage du littoral, c’est l’accumulation qui l’emporte. Ainsi le travail de la mer
est un processus compliqué où le rapport des différents éléments est déterminé
dans chaque cas particulier par un ensemble de conditions.
Les océans et les mers communiquent entre eux en formant une étendue d’eau
unique, appelé océan mondial. On le subdivise en :
 Océans : les océans occupent 80% du volume de l’océan mondial. Exemple,
l’océan pacifique, Atlantique, Indien et Arctique.
 Les mers : on distingue les mer bordières qui sont en communication avec les
océans dont elles sont séparées par un chapelet d’îles ou de presqu’îles
( exemple la mer du Japon, du détroit de Bering ) et les mers intercontinentales ou
continentales s’engageant profondément à l’intérieur des terres.
Suivant les cartes bathymétriques on dégage plusieurs régions morphologiques
dans l’océan mondial :
a) la plate forme continentale ou shelf continental
Elle est comprise entre 0m et 200 m de profondeur, et occupe 8% de la superficie
des mers du globe et borde presque tout les rivages, constituant un prolongement
des continents. Sa largeur varie de quelques km dans les régions de jeunes
montagnes (ex : le rivage de l’Afrique orientale) à plusieurs centaines de km dans
les régions attenantes aux plaines (ex : les rivages du nord de l’Eurasie). La pente
moyenne de la plate forme est de 7’’.
b) le talus continental ou zone bathyale
Elle est comprise entre les profondeurs 200 et 2500m, et représente environ 15%
de l’étendue des mers du globe. Sa pente moyenne est de 3,5 à 7, 5°. Son relief
est parfois très tourmenté, entaillé par des canions profonds.
c) Le fond océanique ou plaine abyssale
Elles sont comprises entre les profondeurs 2500 et 6000m de profondeur. Elles
occupent 76% de l’étendue des mers du globe. Elles sont caractérisées par des
pentes faibles et sont accidentées par de longues crêtes sous marine, appelées
dorsales médianes.

d) les fosses océaniques


58

Elles se trouvent à des profondeurs plus grandes que 6000m et se disposent prés
des arcs insulaires et des continents. Elles occupent 1,2% du fond des mers.
La salinité de l’eau mer est de 35g/l. La composition typique de l’eau de mer est la
suivante :
NaCl – 77,75% de la masse totale des sels ;
K2SO4 – 2,46%
MgCl2 – 10,87%1
MgBr2 – 0,21%
MgSO4 – 4,78%
CaSO4 – 3,60%
CaCO3 et traces d’autres sels – 0,38%

Ces chiffres changent suivant les conditions climatiques et l’apport en eaux


douces (pluies, eaux fluviatiles et de fontes des neiges et de glaciers). La salinité
peut varier, même, au sein d’un bassin. Ainsi, dans la zone équatoriale, les
grandes averses de pluies réduisent la salinité des couches superficielles de l’eau
à 34%° alors que dans les régions arides à climat chaud et sec où l’évaporation
est intense, elle s’élève à 38%°. La salinité de l’eau des couches profondes de
l’océan est voisine de 35%°.

Outre les divers sels, l’eau marine contient sous forme dissous certains gaz tels
que : le N2, O2 et le CO2.
La pression de l’eau s’accroît dans les océans avec la profondeur, à raison de 1
atmosphère par 10m. Elle atteint 800 à 1000 atm dans les fosses océaniques.
La densité de l’eau dépend de la salinité, de la température et varie de 1,0275 à
1,0220.

La température de la surface des océans varie de –1,8°c (quand l’eau commence


à geler) à29°c dans la zone équatoriale. A de grandes profondeurs la température
varie 1 à 4°c. Ces changements, de températures et densité de l’eau, provoquent
les mouvements de masses d’eaux dans les océans et les mers. Les
mouvements de l’eau marine sont très variés et se subdivisent en plusieurs
types :

1) les mouvements engendrés par le vent (ou déplacement de particules d’eau


dans le plan vertical en suivant des trajectoires fermées, presque sans
déplacement horizontal), se font sous forme de vagues de différentes longueurs
et hauteurs. Aux approches de la côte, les vagues sont freinées ; leur longueur
diminue et leur hauteur s’accroît. En déferlant sur le rivage elles forment le ressac
(voir fig ci dessous).

Vague déferlante
59

Vagues de ressac

Les grands mouvements de vagues n’ont lieu que dans les couches
superficielles ; mais ils sont sensible en profondeur, jusqu’à 50 –100 m et même
plus.
2) les courants de marée sont conditionnés par l’attraction lunaire et solaire. La
hauteur de la marée est déterminée par la différence entre le niveau de la pleine
mer (haute mer) et celui de la basse mer et peut atteindre 9 à 18m.
3) Les grands courants marins ou océaniques sont engendrés par les vents qui
soufflent toujours dans la même direction (alizés et moussons), par la différence
de densité entre l’eau du courant et celle de l’eau de la mer ou océan (ex : le Gulf
Stream). Les courants marins jouent un grand rôle dans le processus de
sédimentation et influent sur la répartition de la température et la distribution du
plancton et plantes dans les bassins marins. Les côtes baignées par les courants
marins sont poissonneuses, riches en matières organiques sédimentées, donnant
de très bonnes roches mères.
IX – 2) Action érosive de la mer
Le travail érosif de la mer est lié aux mouvements de l’eau marine. Ce sont les
mouvements engendrés par les vents et les marées qui jouent le rôle principal.
Pendant les tempêtes, les vagues énormes se projettent sur la côte qu’elles usent
intensément ; le rivage recule sous l’avancée de la mer.
On distingue deux types de côtes à évolutions différentes :
 La côte abrupte, au voisinage de laquelle le fond marin à pente raide assure
l’évacuation de la plupart des débris jusqu’au talus continental ;
 La côte plate, à pente douce où les débris se déplacent vers le rivage.
L’activité destructrice de la mer se manifeste surtout prés des côtes abruptes.
L’attaque des vagues peut être très évidente et s’effectue avec une force qui varie
de 30 à 40t/m2 (littoral de l’atlantique). Les vagues des tempêtes, si elles attaquent
continuellement, avec violence, sont capables de détruire les roches les plus
résistantes, les œuvres d’art édifiés par l’homme (en 1890, deux brises lames, de
40t chacun, furent jetés vers la mer.
La destruction de la côte par la mer résulte des coups de béliers des vagues,
chargées de débris, contre les parois des roches sur lesquelles elles s’abattent,
des coups portés par les débris des roches transportés par les grandes vagues et
par l’altération chimique des roches par l’eau de mer. Plus les vagues sont
chargées de débris plus gros (galets, gravier etc..) plus l’action destructrice est
grande. Les vagues se chargent de cailloux, de galets et les projettent avec force
60

contre les roches qu’elles fragmentent, et fini par créer une encoche de
sapement, lorsque la côte est une falaise ou abrupte. En poursuivant leur travail
de sape, elles agrandissent de plus en plus l’encoche, dont les roches qui la
surplombe s’écroulent sous l’effet de leur poids et la mer avance sur le continent.
Ainsi la falaise recule vers la terre ferme en dégageant une plate forme d’abrasion
sous marine présentant une pente douce vers le large.
Entre la plate forme d’abrasion et la falaise apparaît une bande étroite recouverte
de gros blocs, de galets et graviers, appelé plage.

Falaise
encoche P
Niveau de la mer
Plate forme d’abrasion
Terrasse
d’accumulation

a) falaise avec encoche


falaise
blocs

Terrasse d’accumulation plate forme d’abrasion

La falaise recule et la mer avance vers les terres

La destruction chimique par l’eau ne se manifeste que là où la côte est


constituée de roches solubles comme les calcaires, les dolomies et les roches
cristallines riches en minéraux chimiquement instables ( ex : les amphiboles,
pyroxènes etc…). A la base des côtes abruptes se forment des grottes karstiques
la surface des calcaires prend un aspect alvéolaire.
Si les conditions sont favorables, une partie des matériaux de la destruction est
déplacée au delà de la plate forme d’abrasion et déposée dans la terrasse
d’accumulation.
Le recul de la côte n’est pas un phénomène infini ; au fur et à mesure que la zone
littorale (plate forme d’abrasion et terrasse d’accumulation) s’élargit, l’énergie des
vagues diminue.
Dans les côtes plates, l’évolution de la côte suit un autre chemin que celles des
côtes abruptes. La mer érode la côte et les hauts fonds attenants, en déplaçant
61

les débris vers la rive. A cause de la faible pente de la côte plate, les matériaux
s’accumulent dés la début prés de la ligne de rivage en formant une large plage.
Lorsque la vitesse d’accumulation dépasse la vitesse d’affaissement on une
grande production de débris par les vagues déferlantes ; ce qui provoque la
transformation de la plate forme d’abrasion en terrasse d’accumulation.
La rapidité de la destruction des côtes marines dépend :
 de la hauteur des vagues déferlantes,
 de la profondeur du littoral,
 de la direction des coups de vagues
 de la solidité des roches
 de la quantité de matériaux transportés en suspension ou roulés sur le fond.

Le transport des produits se fait en même temps que le processus d’abrasion


sous l’action des différents mouvements de l’eau marine.
On appelle transgression marine, le processus d’avancement de la mer sur le
continent. Comme résultat de ce processus, on a l’apparition d’une plate forme
continentale de pente très douce.
Lorsqu’on a élévation du continent, la ligne littorale se déplace vers le large et la
mer recule. Ce processus est appelé régression marine.
IX- 3) sédimentation marine
Le phénomène de la sédimentation marine est très complexe. Les débris apportés
par les fleuves, les glaciers et les vents, ainsi que ceux de l’abrasion marine se
déposent dans les bassins marins et forment les dépôts détritiques. Certains
corps composés se précipitent à partir de l’eau et constituent les dépôts
chimiques ; et enfin, sur le fond marin s’accumulent les sédiments organogènes
qui sont constitués de restes d’organismes marins ayant vécu dans les bassins.
Après la mort des animaux, les parties consistantes du squelette se déposent
sous formes de boues organogènes. Un rôle important revient, dans la
sédimentation, au plancton et au benthos.
La proportion des sédiments détritiques, chimiques et organogènes varie suivant
les zones et dépend de plusieurs facteurs tels que :
 la proximité du rivage et sa structure ;
 la profondeur du bassin, la nature des mouvements de l’eau, la salinité et la
température qui déterminent les conditions de vie des organismes;
 l’existence de fleuves se jetant dans le bassin et de l’intensité de l’apport
terrigènes ;
 les mouvements de l’écorce terrestre.
Suivant la courbe hypsographique, les sédiments marins peuvent être classés en
plusieurs groupes :
 les sédiments littoraux ;
 les sédiments de la plate forme continentale ou néritique ;
 les sédiments du talus continental ou bathyaux ;
 les sédiments abyssaux des fonds océaniques.
62

Au fur et à mesure que l’on passe d’une zone à une autre, les sédiments se
modifient progressivement.

IX- 3 – 1) Les sédiments littoraux


Ils se forment dans la zone littorale recouverte par les courants de flots et
émergeant durant les courants jusants. Cette zone se distingue par des conditions
particulièrement variées. La largeur de cette zone est inégale et dépend de la
structure de la côte : quand la pente est douce, elle peut atteindre des dizaines et
même des centaines de mètres et lorsqu’elle est abrupte elle n’a que quelques
mètres.
Le régime particulier de la zone favorise l’accumulation de dépôts très variés. On
y trouve de gros blocs arrondis, des galets bien roulés, des sables de grosseur
variable ainsi que des boues fines, dans les zones abritées.
Lors de fortes agitations on observe la formation de barres qui sont des
accumulations de sables et de galets édifiées dans la zone de hauteur maximale
des vagues, au moment où leur crête se recourbe et déferle sur le rivage en
donnant une vague de translation. L’eau est alors aspirée par les sables de la
plage et une partie des débris est charriée par la marée est déposée à la limite
supérieure atteinte par le vagues sur la plage.
La hauteur des rides de plages est très variable et peut atteindre 10 à 12 m. Les
rides de plages sont parfois constituées d’accumulations de coquillages brisés qui
donnent par la suite des calcaires à coquilles. On y trouve aussi des amas
d’algues, des morceaux de bois, etc… A la surface des formations sableuses du
littoral, les vagues creusent des rigoles parallèles appelées rills marcks. Parfois,
ces marques de vagues se conservent à la surface des grés à l’état fossilisé et
témoignent alors des conditions dans lesquelles ces dépôts se sont formés.

IX – 3 – 2) Les sédiments néritiques


La zone néritique est caractérisée par des agitations très fortes et par la richesse
et la diversité des organismes vivants jusqu’à une profondeur de 100m, là où il y a
encore suffisamment de lumière nécessaire à la photosynthèse. C’est la zone où
s ‘accumulent les dépôts de divers types : terrigènes ou détritiques, organiques et
chimiques.
a) Les dépôts détritiques comprennent les sédiments grossiers, sableux et les
vases. Le long de la côte, à partir de l’entassement des blocs anguleux,
provenant de la destruction des côtes abruptes, on notera successivement une
bande de galets, puis des graviers, puis des sables de plus en plus fins et enfin
des vases argileuses qui se déposent dans les zones où cesse l’influence des
vagues. Les vases argileuses passent graduellement aux dépôts organogènes.

Niveau de la mer
Blocs de rocher
graviers
63

sables grossiers
sables fins
vases argileuses
vases calcaires

substratum marin

b) Les dépôts organogènes occupent 5% de la surface du shelf. On y distingue


les calcaires coquilliers, les calcaires détritiques (constitués de fragments de
coquilles mélangés aux sables, graviers, etc..), les récifs coralliens et les vases
organogènes.
Les récifs sont très intéressants, car l’existence de telles accumulations est liée à
un certain nombre de conditions d’existence des coraux actuels :
 Eaux à salinité normale (35%°),
 Eaux agitées, aérées
 Température supérieure à 20°c pour les coraux subtropicaux ; > à 23°c pour
les coraux tropicaux.
Les coraux prospèrent sur le substratum solide, situé entre 5 et 40 m de
profondeur ; leur vitesse d’accroissement est estimée de 3 à 7mm / an. Les
coraux vivants ont pour base des édifices de coraux morts. C’est de cette manière
que les récifs grandissent.

Parmi les récifs on distingue:


1) les récifs frangeants qui se développent le long des côtes rocheuses,
2) les récifs barrières qui se forment à une certaine distance de la côte ;
exemple la grande barrière récifale qui suit la côte est de l’Australie sur une
longueur de 2400km à une distance de 50 à 100km de la côte.

Lagon

Marée haute + ++
Marée basse + + + + + Mer ouverte
++++ ++++++
+ + + +++ ++++++
+ + + + + ++
64

à) Récif frangeant Récif barrière


c) les dépôts chimiques
Les dépôts chimiques sont les calcaires, les oxydes de fer, le sel gemme, gypse,
anhydrite silice, etc. Ils se déposent à des endroit étroits du fond du littoral, mais
surtout dans les lagunes ou mer fermées où les fleuves ne se jettent pas situées
dans les régions arides.
VIII- 3 –3) Les sédiments bathyaux
Dans la zone bathyale, l’eau est peu mobile ; ce qui exclue pratiquement le
déplacement mécanique des dépôts. C’est les courants marins qui troublent et
déplacent les matériaux déposés dans cette zone.
La plus grande partie des sédiments terrigènes de la zone bathyale est apportée
de la plate forme continentale par les courants de turbidités. L’absence de lumière
et la basse température déterminent la pauvreté de la faune. C’est le plancton qui
joue le rôle le plus important : les organismes qui la composent forment leur
squelette en assimilant soit le calcaire, soit la silice, contenus dans l’eau marine.
a) Les sédiments terrigènes sont surtout représentés par des boues farineuses
pellitiques :
 Les boues bleues, qui descendent jusqu’à 5000m de profondeur, sont
constituées de grains très fins, de limon et d’argiles. La couleur bleue est
indicatrice d’un milieu réducteur, pauvre en oxygène.
 Les boues rouges, d’extension beaucoup moins importante, sont constituées
d’argiles et de limons à grains très fins, colorés en rouge par les oxydes de fer.
Elles prédominent prés des embouchures des fleuves (Amazone) qui traversent
des régions constitués de roches riches ne fer.
 Les boues vertes apparaissent entre les profondeurs 100 et 2500m. Elles se
distinguent des boues bleues et rouges par une granulométrie plus élevée ;
souvent formée de sables fins, contenant parfois plus de calcaire. Sa teinte est
due à la présence de la glauconie qui est un minéral indicateur du milieu marin
plus exactement de la zone de transition entre le shelf et le talus.
b) Les sédiments d’origine organogène
Ils sont représentés par des boues calcaire est siliceuses, constituées de restes
d’organismes, de tests calcaire ou siliceux. Les boues calcaires prédominent
jusqu’à la ligne de compensation des carbonates (CC) qui est située à la
profondeur 3500m. Au delà de la CC on a les boues siliceuses constituées de
reste de tests siliceux de radiolaires, jaspes et diatomées.
IX –3 – 4) Les sédiments abyssaux ou pélagiques
Dans cette zone, la plus éloignée du rivage, l’apport en matériaux terrigènes est
insignifiant. Le rôle des dépôts organogènes devient primordial.
Les dépôts organiques portent les noms des organismes qui y prédominent : 1)
les boues calcaires à globigérines et à ptéropodes ;
3) les boues siliceuses à diatomées, radiolaire.
65

Les boues siliceuses se déposent dans les régions océaniques à eaux froides,
situées au dessous de la ligne de la compensation des carbonates ; alors que les
boues calcaires se déposent dans les régions chaudes, au dessus de la ligne de
compensation des carbonates.
Remarque : au dessous de là ligne de compensation des carbonates, les
calcaires cristallisés se dissolvent ; c’est pour quoi dans ces régions il n’y a pas
de dépôts de carbonates.

X) Les déformations (ou mouvements) de l’écorce terrestre

Les causes principales du déplacement des blocs de l’écorce terrestre, de la


modification du mode de gisement des roches ou couches ainsi que la formation
des structures sont les mouvements tectoniques. Parmi ces mouvements
oscillatoires on a les mouvements de plissements et les mouvements de
fractures.
 Les mouvements oscillatoires ou verticaux se traduisent par le soulèvement et
l’affaissement d’une région par rapport à une autre ; ils se produisent partout et à
toutes les époques géologiques. On distingue les mouvements verticaux
66

ascendants et descendants. C’est ces mouvements qui provoquent les


transgressions et régressions marines ; c’est à dire le déplacement des rivages
des mers et des océans. Lorsque le continent s’affaisse, la mer l’envahit et c’est la
transgression ; dans le cas contraire on est en présence d’une régression.
 Les mouvements de plissement (mouvements de compression latérale et
oblique) provoquent le plissement des couches.
 L’action conjuguée des mouvements verticaux et latéraux provoque des
fractures, appelées dislocations disjonctives.

Du point de vue intensité des mouvements oscillatoires de l’écorce terrestre on


distingue : les géosynclinaux et les plates formes.
a) Les géosynclinaux : Ils se caractérisent par des mouvements oscillatoires très
intenses ; c’est à dire par une grande activité tectonique. Dans la formation des
géosynclinaux on distingue deux étapes. La première étape est caractérisée par
l’affaissement de la région suivant des failles profondes du socle, par
l’accumulation des dépôts sédimentaires et effusifs dont l’épaisseur varie entre 12
et 15 km et plus. La deuxième étape commence par le soulèvement de la zone
géosynclinale. Cette étape est caractérisée par le plissement général des
couches sédimentaires, par le développement des failles et des processus
magmatiques et métamorphiques. Le soulèvement provoque la régression marine
et surtout la formation et l’émersion des chaînes de montagnes, à la suite de
laquelle régime d’érosion s’installe et fini à la longue par détruire ces montagnes
et les transformées en pénéplaines qui peuvent être affectées par des
mouvements oscillatoires de faibles intensités. C’est ainsi que les géosynclinaux
se transforment en plates formes.
b) Les plates formes se caractérisent par des mouvements de faibles intensités,
par une accumulation de dépôts de faibles épaisseurs et par le gisement des
couches presque horizontal, parfois légèrement inclinées. Les plates formes sont
constituées de deux étages structuraux. L’étage inférieur est constitué par le socle
et l’étage supérieur par la couverture.

X – 1) les dislocations plicatives


La dislocation plicative est une déformation des couches sans rupture de
continuité ; c’est à dire sans cassures. C’est une déformation plastique qui est due
aux mouvements oscillatoires de l’écorce terrestre et aux forces de compression.
Un pli : c’est une déformation quelconque des couches dont les pendages sont
divergents ou convergents. Parmi les plis on distingue les plis anticlinaux et les
plis synclinaux.
Un pli anticlinal : c’est un pli en forme de voûte convexe vers le ciel, à pendage
divergent, dont le noyau est constitué par les roches les plus anciennes et les
flanc par les roches les plus récentes.
67

Un synclinal : c’est un pli en forme de cuvette, concave vers le ciel, à pendage


convergent, dont le noyau est constitué par les roches les plus récentes et les
flancs par les roches les plus anciennes.

T1 T2 T3 T2 T1

T3 T2 T1 T2 T3

Anticlinal Synclinal

a) Les éléments d’un pli sont :


 Le noyau : partie interne du pli
 Les flancs : à pendage divergent ou convergent, ce sont des surfaces qui
limitent le pli.
 Le plan axial : c’est la surface qui partage le pli en deux parties égales
 L’axe du pli : c’est la ligne d’intersection du plan axial avec la surface
topographique du pli.
 La charnière : c’est l’intersection du plan axial avec la surface de la couche,
 La hauteur du pli : c’est la distance suivant la verticale entre les charnières de
l’anticlinal et du synclinal voisin,
 La largeur du pli : c’est la distance entre deux axes anticlinaux ou synclinaux
voisins.
c) les éléments de gisement des couches :
 la ligne de direction : c’est l’intersection du plan horizontal avec le plan de
stratification ; c’est une ligne horizontale qu’on trace sur la surface de la couche
 la ligne de pendage : c’est la ligne tracée, sur la surface de la couche,
perpendiculairement à la ligne de direction. C’est un vecteur orienté vers la pente
(pendage) de la couche,

 l’angle de pendage : c’est l’angle compris entre la surface de la couche et le


plan horizontal.
Plan axial

Ligne de direction

Charnière Ligne de pendage

Flanc du pli

Angle de pendage
68


Noyau du pli

d) les différents types de pli sont :


 le pli droit (1)
 pli allongé (2)
 pli en dôme (3)
 pli dissymétrique (4)
 pli déjeté (5)
 pli déversé (6)
 pli renversé (7)
 pli couché (8)
 pli en coffre (9)

1. pli droit symétrique 2. Pli allongé 3. Dôme

4) Pli dissymétrique 5) pli déjeté 6) Pli déversé

7)Pli renversé 8) Pli couché 8) Pli en coffre


69

X –2) dislocations disjonctives


La dislocation disjonctive est une déformation des couches accompagnée d’une
rupture de continuité des couches, appelée cassures ou failles.
Les failles sont des fractures affectant les terrains, accompagnées d’un
déplacement relatif des couches de part et d’autre de la surface de cassure.

a) les éléments d’une faille :


f
ff’ plan ou surface de faille
II I
Ra : rejet apparent de la faille
Rv : rejet vertical de la faille
Rv Ra Rh : rejet horizontal de la faille
I : bloc ou lèvre abaissée
Rh II : bloc ou lèvre soulevée
f’
fig a) éléments des failles
compartiment
soulevé
surface

de faille Rv

compartiment
affaissé Crochons fig b) éléments des failles

la surface de faille ou plan de faille est une surface plus ou moins ondulée qui
sépare les deux compartiments abaissé et soulevé. La surface de faille est
souvent marquée par des stries et des dépôts de calcite ou de quartz qui lui
donnent un aspect de miroir, appelé miroir de faille ; elle est souvent jalonnée par
des restes de roches écrasées, appelées brèches de faille.
De chaque coté de la surface de faille se trouve les lèvres qui peuvent être
légèrement déformées en crochons de faille.
Parmi les failles on distingue les failles normale, inverse, de chevauchement, de
décrochement et les nappes de charriage.
Une faille est normale lorsque la surface de faille a sa pente en direction du bloc
abaissé ; dans le cas contraire, elle est dite inverse.
70

Faille normale Faille inverse

a) décrochement senestre b) décrochement dextre

Parmi les groupements de failles on distingue les horsts et les grabens.

Horst Graben

X –3) combinaison de plis et de failles


Les plis et failles peuvent se combiner suivant un nombre de possibilité
pratiquement infini (voir figure ci-dessous ).

1) failles transversales 2) décrochement 3) failles radiales


71

4) failles épi anticlinales 5) faille normale sur flanc 6) faille inverse sur
flanc

7) pli faille 8) chevauchement charriage

Les failles peuvent être transverses par rapport à l’axe d’un pli qu’elles découpent
en compartiment d’altitude variable (1), si le rejet est horizontal on a un
décrochement transverse (2) plus ou moins oblique par rapport à l’axe de pli.
Parfois sur un dôme on observe fréquemment des systèmes de failles radiales
(3).
Elles peuvent être longitudinales et affecter soit l’axe d’un pli (failles épi
anticlinales (4), soit ses flancs (5, 6). Sur les flancs, elles sont soit normales (5)
soit inverses (6).
On parle de pli – faille, lorsqu’un des flancs d’un pli s’étire jusqu’à disparaître
complètement (7).
Un pli anticlinal est chevauchant ou charrié si le long d’une inverse accidentant
son flanc il s’avance sur le synclinal qui lui fait suite (8).

X - 4) Influence de la lithologie sur les déformations tectoniques


A causes des différences dans le comportement mécaniques des couches, donc
dans la réponse des roches aux contraintes les affectant,
Il en résulte des complications de détail dans la géométrie des plis .
Les roches les plus plastiques réagissent par étirement plus ou moins interne
entre les roches moins plastiques qui sont moins intensément déformées, il y a
dysharmonie de plissement (voir figure 10).
72

10) Pli dysharmonique 11) Décollement

La présence d’un ensemble dysharmonique important au sein ou à la base d’une


série sédimentaire, entraîne parfois le décollement d’une partie des couches qui
se plissent indépendamment du substratum.
Le phénomène se produit parfois à l’échelle d’une chaîne de montagne ou d’une
partie importante de cette chaîne de montagne, sous le seul effet de la gravité où
les formations se plissant par écoulement sur une pente de leur socle ; on parle
alors de tectonique d’écoulement par gravité.
Un effet de la gravité et du décollement des séries est connue à une échelle plus
réduite, sous le nom de décollement ou ‘’collapse structure’’, lorsqu’un ensemble
sédimentaire comportant des couches plastiques, portées en altitude par la
tectonique et déséquilibré par l’action de l’érosion, glisse en masse, par fois en se
plissant, vers les vallées déprimées voir figure 11).
IX –5) Diapirisme et dômes de sel
Les formations évaporitiques, les halites et dans une moindre mesure les sulfates,
sont particulièrement plastiques et constituent des niveaux de dysharmonie et de
décollement fréquent (décollement des séries du Jura au niveau du Keuper
évaporitique).
Par leur plasticité élevée, les évaporites sont, de plus, facilement injectées au
cœur des plis aigus ou dans des fractures, c’est le phénomène de diapirisme.
Enfin les formations salifères épaisses enfouies sous des sédiments plus jeunes à
une profondeur suffisante ont tendance à remonter vers la surface en donnant
naissance à des structures particulières, appelées dômes de sel.
Le phénomène qui à reçu le nom de halokinèse introduit ainsi des déformations
dans des régions à tectonique généralement calme (figure 12).
Les séries argileuses sont dans certains cas (les argiles sous compactées) sont
responsables de déformations de même style ; on parle alors d’argilokinèse.

++
+ ++
++ ++
++ +++ sens d’écoulement
++++++ de sels
Socle couche salifère
73

Puits de forage implanté sur les flancs du dôme de sel

Gisement super cap

Failles
+++
+++++++
+++++++++
++++++++++
+ +++ Sel +++ Gisements de pétrole
+ +++++++++ ++
+ ++++++++ ++ Socle
++ +++++++ ++
++ ++++++ ++
++ +++++ ++ Dôme de sel
++ +++++ +++
+++++++++++ ++
+++++++++++

Remarque : les gisements liés aux dômes de sels se trouvent sur les flancs sur
chapeau du dôme. Pour mettre en évidence tous les gisements liés à un dôme de
sel, avec un minimum de deux puits, on doit forer sur les flancs.
74

Cours de Géologie du Pétrole


75

Chapitre I : les séries pétrolifères

Définition : On appelle série pétrolière toute série sédimentaire qui renferme


un faciès pétrolier ; c'est-à-dire une série sédimentaire qui renferme une
roche mère qui a donné ou qui est capable de donner des quantités
appréciables d'hydrocarbures et une roche réservoir, pour les accumulés,
surmontée d'une couverture imperméable et étanche

I) les roches mères

1) définition :
Une roche mère est un sédiment fin, pellitiques, renfermant une certaine
quantité de matière organique, ayant donné des quantités appréciables
d'huile et de gaz. Parmi les roches mères on distingue :

- Les roches mères épuisées : celles qui ont donné et ne reste que la
matière organique résiduelle, incapable de générer encore les hydrocarbures
(pétrole et gaz).
- Les roches mères potentielles : celles qui sont capables de donner les
hydrocarbures une fois porté dans la fenêtre à huile.
2) Lès roches mères sont caractérisées par:
76

• Un certain pourcentage de matière organique compris entre 0,5 -1 et 5 -


6% suivant la nature de celle ci.
• La présence de produits extractibles (MOE ) témoignant au moins de la
possibilité de genèse des hydrocarbures, avec un rapport MOE/MO supérieur
à 3 ; Il est plus élevé pour les roches mères carbonatées que pour les roches
mères argileuses.
• Une certaine dispersion de la matière organique dans une phase argileuse
contenant au moins plus de 30% d'argiles. Donc toute roche sédimentaire qui
contient plus de 30% d’argile est une roche mère lorsqu’elle riche matière
organique.
• L'existence de laminassions, strates, diastèmes, qui sont constitués
d’alternances des lits à forte concentration de matière organique et des
surfaces de drainage horizontales ou obliques, capable véhiculer le pétrole
expulsé vers le réservoir.

I-3) Identification des roches mères


L'identification des roches mères se fait par corrélation entre les
hydrocarbures du gisement, qui sont supposés provenir de la mère et les
traces d'hydrocarbures demeurées dans celles ci. Cette opération est souvent
rendue délicate par la migration différentielle des différents espèces
d'hydrocarbures et par les variations enregistrées par ceux ci, notamment
par effet chromatographique, au cours de leur transfert dans la colonne ( fig
1).
On caractérise une roche mère par la teneur en extrait, non migré et par le
rapport MOE/ COT.

1-3) classification des roches mères


On classe les roches mères comme suit :
MOE
Roche mère de très bonne qualité MOE/COT
Roche mère de bonne qualité 1500 ppm 5 à 10
Roche mère médiocre 150 à 1500 ppm 2à5
50 à 150 ppm <2

Les fossiles géochimiques susceptibles d'être retrouvés dans la roche mère et


dans les bruts sont aujourd'hui des éléments important de corrélation.
La corrélation isotopique des kérogènes et des huiles brutes apparaît de plus
en plus comme un critère fidèle de corrélation, entre différents bruts et le
kérogène.
77

La génération des hydrocarbures s'observe dans la roche mère par :


- l'existence de gaz adsorbes, principalement des alcanes C1 à C5, piégés
dans la matière minérale et l'étude spéciale des rapports C 2 / C 1 et C3 /C-1,
- l'observation de microgouttelettes d'huile sous fluorescence ultraviolette

4) génération d'hydrocarbures

La génération des hydrocarbures se fait par craquage thermique de la


matière organique contenue dans la roche mère au cours de son
enfouissement. Une partie de la matière organique sédimentée avec les
sédiments pellitiques, dans un milieu réducteur, sous la zone aérée
(oxygénée), se transforme, dans les premiers décimètres ou mètres, en
méthane (CH4) biogénique par les bactéries sulfato - réductrices qui y puisent
à partir d'elle les éléments nutritifs (0 2, etc..) nécessaire à leur survie ; l'autre
partie, constitue la matière organique résistante tels que les spores, pollens,
tissus, membranes et géo polymères, va constituer le kérogène qui restera
stable jusqu'à la fenêtre à huile.

Lorsque la roche mère atteint le début de la fenêtre à huile, où la


température oscille autour de 40 - 60°c, le kérogène devient instable et
commence à se transformer en pétrole par craquage thermique. La
génération maximale d'huile est atteinte à la profondeur d'enfouissement de
2500m. A cette profondeur d'enfouissement l'huile générée est sur pressée
et a acquit une pression fluide qui lui permet de créer une micro fissuration
dans la roche mère d'où elle sera expulsée vers les voies de drainage et de là
vers le réservoir.

Avec l'enfouissement plus profond, la génération d'huile diminue jusqu'à la


fin de la fenêtre à huile alors que la génération de gaz augmente (voir fig 1)

La transformation de la matière organique en pétrole s'effectue sous l'effet


de la température d'enfouissement, au cours de la diagenèse, et elle est
accélérée par les catalyseurs naturels tes que les argiles montmorillonites,
etc.

Dans la roche mère enfouie au dessous de la fenêtre à huile, c'est à dire dans
la zone à gaz humide, l'huile restée prisonnière se transforme en gaz par
craquage thermique. Lorsque la roche mère sera portée dans la zone à gaz
sec, le gaz humide resté prisonnier se transforme en gaz sec par craquage
thermique (fig 1).
78

Zone à gaz sec

Gaz méthane biogénique

Maximum de génération Seuil du


premier
Fin choc d'expulsion
de la fenêtre à huile des
3500 m
Début de la fenêtre à huile hydrocarbures
79

T = 40 – 60 °C
1666 m

5500 m

fig 2 : position de la fenêtre à huile et des zones à gaz humide et sec au


cours de la diagenèse d'enfouissement ZONE à Gaz humide

Chapitre Il) Les roches réservoirs :

Les roches réservoirs sont des roches, présentant des vides, pores ou fissures
reliés entre eux et dans lesquelles peuvent circuler et se rassembler ou
s'accumuler les fluides qu'on peut extraire facilement par pompage ou sous
l'effet de l'énergie de la couche, une fois le puits foré.
11-1) Propriétés principales des roches réservoirs :
Le volume poreux d'une roche réservoir est généralement très hétérogène à
l'échelle microscopique. Les vides inter granulaires qui prennent une forme
de plus en plus aplatie avec l'augmentation de la compaction, présentent des
formes irrégulières et sont reliés par des canaux très étroits, appelés inter-
pores. En d'autres termes les caractéristiques pétro physiques sont
étroitement dépendant des relations roches - fluides et notamment les
interfaces entre le contenant et son contenu.

Il -1-1) les phénomènes d'adsorption et de tensions inter faciales :


Les surfaces minérales exercent sur un fluide des forces d'attraction ou de
Van der Waals qui se traduisent par des phénomènes d'adsorption ou de
tension inter faciales au contact roche - fluide et de mouillabilité.

a) La Tension inter faciale :


80

On peut définir la tension inter faciale comme le travail nécessaire par une
unité de surface pour élargir l'interface entre deux fluides immiscibles
comme l'eau et le pétrole. Elle varie en fonction de la composition de l'huile,,
de la présence ou non d'agents tensioactifs , des gaz en solutions, du PH de
l'eau, de la pression et de la température (SCHOWALTER, 1979). La tension
inter faciale s'oppose à la pression de déplacement exercée par un fluide
extérieur. Cette pression peut se définir comme la pression minimale requise
pour faire passer un filet de pétrole ou de gaz à travers les canalicules et les
pores les plus larges.

La tension inter faciale résiste, pour des fluides donnés, à des pressions
d'autant plus élevées quelles en sont elles mêmes ; c'est à dire plus elles
sont élevées et plus les pressions de déplacement exercées par un fluide
extérieur sont grandes. Les tensions inter faciales déterminent, dans ces
conditions, les possibilités de migration ou en d'autres termes les
caractéristiques des couvertures et de fermeture.

b) l'adsorption :
L'adsorption est un phénomène qui consiste en la fixation des molécules ou
d'ions sur la surface d'un corps solide (minéral). On distingue deux types
d'adsorptions : l'adsorption physique qui peut retenir plusieurs couches mono
moléculaires sur une surface solide, alors que l'adsorption chimique ne
retient qu'une seule couche (plusieurs niveaux moléculaires d'eau peuvent
être adsorbés physiquement sur des surface d'argile ; la relation entre les
deux éléments ne sont pas seulement physiques, mais également chimique :
les atomes d'H2 assurent la liaison entre les atomes d'02 du minéral (Si02) et
les molécules d'eau,
c) la mouillabilité :
La mouillabilité correspond au travail nécessaire pour séparer un fluide du
solide qu'il mouille. Elle s'exprime généralement par un angle de contact de
l'interface eau - huile contre la roche ou la parois du pore. En général l'eau
est un fluide mouillant les roches alors que l'huile est un fluide non mouillant.
Cependant, dans les roches carbonates, l'huile mouille les parois des pores.
C'est la matière organique qui modifie leur propriété de mouillabilité. Cette
eau liée à la surface du minéral argileux présente un degré d'ordre plus élevé
et se trouve immobilisée, et constitue l'eau irréductible. Cette eau a
tendance à s'élever vers le haut par capillarité.
II- 1-2) Porosité
La porosité et la perméabilité sont les deux paramètres essentiels d'un
réservoir. La porosité et la saturation fluide sont importantes pour calculer la
quantité d'huile initiale en place. On distingue la porosité totale, la porosité
utile ou effective et la porosité irréductible.
II-1-2-1) La porosité totale
81

C'est le volume de l'espace poreux connecté ou non, sur le volume total de


la roche. La porosité est conventionnellement représentée par la lettre grec
φ. La porosité totale est déterminée par la formule suivante :

φt = Volume total ries pores (connecté nu non ) x 100 (1 )


Volume total de la roche

Suivant la relation entre le type de porosité et le type de pore on distingue :


les pores interconnectés, connectés et isolés ( fig 3 ). Les pores connectés et
interconnectés constituent la porosité utile ou effective.
Les pores isolés contribuent à la porosité totale et non à la porosité effective
ou utile.
Remarque : le terme de porosité utilisé dans l'analyse des réservoirs est la
porosité effective ou utile qui est déterminée par la formule suivante :

Ou = Volume des pores reliés entre eux x100 (2)


Volume total de la roche

2) Dans le réservoir on rencontre trois types de pores) à savoir les pores connectés,
interconnectés et les pores isolés : (voir fig ci-dessous

Pore connecté

Pore interconnecté

Pore isolé
82

Fig 3 : trois types de pores

Remarque : les deux premiers types de pore constituent la porosité effective, alors que
le troisième type constitue la porosité irréductible.
1-2) La saturation fluide :
La saturation fluide est le rapport de l'espace poreux rempli avec un fluide donné (huile,
gaz ou eau).
La nomenclature standard de la saturation est comme suit :
Sw : saturation en eau (water)
Sg : saturation en gaz
So : saturation en huile ( oil )
Remarque : la saturation fluide totale doit être égale à 100%. Elle est déterminée par la
formule suivante :
Sw + So = 1 —► S w = 1 - S o
et So= 1-Sg

I-3) La perméabilité :
Le second paramètre essentiel pour un réservoir est la perméabilité. La porosité seule
n'est pas assez ; les pores doivent être connecté pour permettre aux hydrocarbures de
se déplacer dans et hors du réservoir.
La perméabilité caractérise la capacité des fluides de s'écouler à travers la roche
réservoir (c'est aussi la capacité d'une roche de se laisser traverser par un fluide). On
distingue : 1 ) la perméabilité absolue, 2) la perméabilité effective et 3 ) la perméabilité
relative.

1) La perméabilité absolue :
La perméabilité absolue est définie comme la perméabilité d’une roche à l’écoulement
d’un fluide avec une saturation de 100% de ce fluide. La constante de perméabilité K est
définie par l’équation de DARCY qui s’écrit comme suit :

Q = K(P1-P2)A/μL ( 4 )

Où :
K : Perméabilité, exprimée en darcy ou en milidarcy
Q : débit ( cc/sec )
P1 - P2 : Pressions appliquées à travers l'échantillon (atm)
A : Section de l'échantillon à travers laquelle s'écoule le fluide (cm3)
μ : Viscosité du fluide
L : longueur de l'échantillon
83

La perméabilité est déterminée comme suit :

K=Q μ.L/A(P1-P2) ( 5 )

Les unités de la formule sont :


Darcy = ( cc/sec) ( cp) (cm) / m2) ( atm ) (5a)
= cp. Cm . cm / atm . sec = cp .cm2 / atm . sec ( 5b)

La formule ( 5b ) montre que la perméabilité de un darcy (1d) permet à un fluide de


viscosité un centipoise ( 1cp) de s'écouler à une vitesse de 1cm par seconde pour un
gradient de pression de un atmosphère ( 1 atm ) par centimètre de longueur. Mais
comme la plupart des réservoirs ont des perméabilités beaucoup plus petites que le
darcy, alors ont utilise le milidarcy ( md).

Pour un fluide singulier (air, eau, huile) on utilise la perméabilité à l'air, à l'eau et à
l'huile.

2) Perméabilité effective
La perméabilité effective est la capacité d'une roche de se laisser traversée par un
fluide en présence d'autres fluides. Les termes Kw, Kg, et Ko sont utilisés pour désigner
la perméabilité effective à l'eau, au gaz et à l'huile respectivement.

Remarque : la perméabilité effective à un fluide est toujours moins que la perméabilité


absolue.

3) La perméabilité relative
La perméabilité relative est le rapport de la perméabilité effective sur
la perméabilité absolue. La perméabilité relative varie de 0,0 à 1,0.
Les symboles standard sont :

Kro : Perméabilité relative à l'huile


Krg : Perméabilité relative au gaz
Krw : Perméabilité à l'eau
Pour l'huile : Kro = Ko / K Où
K= Perméabilité absolue (saturation de 100% d'huile )
Ko = Perméabilité effective à un certain
huile ( voir fig 4 ).

% de saturation en gaz

20 40 60 80 100
84

100 80 60 40 20 0
0
% de saturation en huile

quilibre de la
aturation en gaz

fig 4 : exemple de courbes de perméabilité relative ( de Selley,1985)

I - 4) Pression capillaire et géométrie des pores :

La pression capillaire est un concept important pour l'accumulation et la production de


l'huile. La pression capillaire est définie comme la différence dans la pression à travers
l'interface entre deux phases fluides immiscibles. Dans un tube ou pore capillaire, la
pression capillaire peut être exprimée par les propriétés suivantes :

- La tension inter faciale entre les fluides


- La mouillabilité des surfaces poreuses
- La géométrie des pores
-

1) Mouillabilité et taille des pores

La plupart des réservoirs sont mouillables à l'eau, ayant un film d'eau séparant les
frontières des pores (parois) de l'huile ou du gaz ( fig 5). Les pores dans un réservoir
sont comparés à un tube capillaire cylindrique. La pression capillaire dans un tube
capillaire mouillé à l'eau (fig 5) est formulée comme suit :

Pc = Po - Pw = 2 5 Cos e / r (σ)

Où :
Pc = Pression capillaire
Po = Pression dans l'huile
Pw = Pression dans l'eau
θ = angle de contact entre le ménisque d'eau et la parois du tube capillaire.
σ = tension interfaciale
r = Rayon du tube capillaire
85

Cos θ =exprime quantitativement la mouillabilité.

Donc la pression capillaire est directement proportionnelle à la tension inter faciale, et


les valeurs élevées de la pression capillaire sont attendues dans les systèmes où le
rayon des pores est très petit. La figure 5 montre la relation entre la pression capillaire et
le rayon du pore.

2) courbes de pression capillaires

La relation entre la pression capillaire et la saturation fluide est obtenue par des tests de
pression capillaire tel que l'injection du mercure et elle est plotée comme une courbe de
pression capillaire (fig 6). La taille effective des pores tortueux sera estimée sur une
distribution de rayons poreux et de la perméabilité. Une fois la pression d'entrée à été
excédée, l'invasion fluide augmente rapidement pour une augmentation de pression
jusqu'à ce que la saturation en eau irréductible sera atteinte.

L’échantillon 3 est un réservoir de pauvre qualité avec une grande pression d'entrée et
un contenu d'eau irréductible élevé. Ces propriétés sont dues à la texture du grès qui est
constitué de grains de taille fine, de classement pauvre avec une matrice argileuse
abondante, amenant à des pores tortueux de taille très fine.
86

water ) oil water ( oil

oil-wet water-wet

Pc = 2σ/ rb = 2σ cos θ /r

Fig 5: Pression capillaire dans un tube cylindre


capillaire.

Injection de Mercure, %
100

Pression
capillaire

0 100
Saturation en eau irreducible, % —

86
87

Fig 6 : Tubes Capillaires de diamètres différents montrant


que les poids des colonnes liquides sont proportionnels au
diamètre des tubes (from Selley, 1985).

I - 5) Les principaux facteurs contrôlant la porosité et perméabilité


ou la qualité de réservoir.
La porosité et la perméabilité sont deux des exigences essentielles
pour qu'une roche agisse comme réservoir. Donc ces deux
paramètres caractérisent la qualité de réservoir. Les principaux
facteurs contrôlant la qualité réservoir et par conséquent la porosité
et la perméabilité sont :

Diamètre des grains


a) les facteurs primaires Forme des grains
pendant la sédimentation - classement des grains
orientation des grains

- Dissolution
Création de la
porosité secondaire - Fracturation

b) facteurs secondaires
pendant la diagenèse
- compaction
- réduction de la porosité mécanique
primaire et de la perméabilité - compaction
86
chimique
(cimentation)
c) géométrie des pores
88

Remarque : Les facteurs primaires et secondaires contrôlent la


forme et la nature des pores dans le réservoir. Leur géométrie
influe directement sur la porosité et la perméabilité du réservoir.

1) Les facteurs primaires


Dans une partie, nous aimerions décrire les textures principales
avec la géométrie des pores d'un réservoir par rapport à la porosité
et perméabilité.

a) diamètre des grains :

Théoriquement, la taille des grains est immatérielle pour la porosité


d'une roche ( fig 7). Toutefois, les sédiments à grains fins ont
généralement des porosités plus élevées que les sédiments à
grains grossiers. Le facteur majeur n'est pas le diamètre des
grains, mais plutôt le classement des grains. En d'autres termes la
porosité est indépendante du diamètre des grains.
La perméabilité diminue avec la diminution du diamètre des grains,
si les autres paramètres sont constants, parce que une
décroissance dans le diamètre des grains donne des diamètres de
pores plus petits et des inter pores plus étroits ; ce qui augmente la
pression capillaire.

Donc il est plus dur pour les fluides de s’écouler à travers les
roches à grains plus fins, dont les pores et inter pores fonctionnent
dans la limite du capillaire, où l’eau est irréductible.
b) la forme des grains:
Les deux aspects de la forme des grains sont l'émoussage (degré
d'arrondi ) et la sphéricité. Des données sur l'effet du degré

86
89

d'arrondi et de la sphéricité sur la porosité et la perméabilité sont


peu abondantes. La relation entre le degré d'arrondi et la porosité
est discutée en détail dans le paragraphe (d). Les grains de
sphéricité élevée tendent à se tasser avec un minimum d'espace
poreux. Les meilleures porosités sont souvent trouvées dans les
roches constituées de grains anguleux, bien classés ou grains
subanguleux.

Remarque : La forme des grains, bien qu'elle participe


probablement, ne joue pas un rôle important dans le contrôle de la
porosité et la perméabilité.

c) le triage ou classement des grains


Le triage ou classement des grains est le plus effectif facteur
contrôlant la porosité et la perméabilité des grés. Dans des grés
pauvrement triés ou classés , les espaces poreux entre les
fragments de grains plus grands sont remplis par une matrice de
grain plus petits, réduisant ainsi la porosité. La perméabilité peut
être aussi baissée à cause de la décroissance des diamètres des
pores et inter pores, augmentant ainsi la pression capillaire. Au
contraire, des grés bien triés et classés auraient des porosités et
perméabilités relativement élevées. Comme il a été déjà
mentionné, le triage ou classement varie parfois avec le diamètre
des grains. La fig 8a résume les effets du classement et du
diamètre des grains sur la porosité et la perméabilité dans les
sables non consolidés. La fig 8b résume les mêmes effets dans les
grés consolidés. Ces figures montrent que les sables et grés bien
triés et classés ont des porosités et perméabilités plus élevées.

d) structure et texture
Les deux aspects importants de la structure et texture, dans un
sédiment, sont le tassement et l'orientation des grains.
Théoriquement, les grains sphériques de diamètre uniforme ont six
arrangements des grains ou géométries de tassement.( fig9).
L'arrangement cubique résulte dans une porosité de 47,6%, alors
que l'arrangement rhomboédrique a une porosité de 25,9%. Cette
théorie de l'arrangement (tassement) est basée sur la supposition
que les grains du sédiment sont sphériques. Ceci est rarement vrai
pour les sédiments, sauf pour les roches oolithiques. D'autre part, il
est difficile de garder l'arrangement originel, parce que la
compaction post dépôt cause des ajustements rapides avec perte
de porosité durant l'enfouissement précoce.

86
90

e) L'orientation est probablement plus significative pour la porosité


et la perméabilité que le tassement. La manière avec laquelle les
grains sont orientés a un faible effet sur la porosité, mais a un effet
majeur sur la perméabilité. La fig 10 montre que la perméabilité
sera plus grande parallèlement à l'orientation des grains parce que
cette orientation est l'alignement des structures avec le minimum
de résistance au mouvement des fluides (Scheiddogeger, 1957).

f) les environnements de dépôts,


Comme mentionné ci dessus, les textures originelles des
sédiments jouent un rôle important dans la détermination de la
porosité et de la perméabilité. En particulier, la perméabilité dépend
de manière cruciale des inter- pores plutôt que seulement des
diamètres des pores, et de là sur le classement et la géométrie des
grains. Les textures décrites avant résultent essentiellement du
mode de dépôt. Par exemple, les sables de plages dans les
environnements de haut fond ont habituellement des grains de
quartz bien triés ou classés, arrondis, grossiers, et sont aussi très
poreux et hautement perméables. Donc il est très important
d'étudier les environnements de dépôts et leur faciès pour
comprendre la distribution des corps réservoirs et de la qualité
réservoir.

2) Les facteurs secondaires


Après le dépôt, la porosité et la perméabilité dans le sédiment se
réduit avec l'augmentation de la profondeur d'enfouissement. Cette
décroissance dans la qualité de réservoir résulte principalement
des échanges dia génétiques secondaires et de la cimentation
dans le sédiment.
Dans beaucoup de cas, l'augmentation de la porosité et de la
perméabilité est observée à cause de la dissolution ou la
fracturation hydraulique naturelle ou tectonique.
Ces changements dia génétiques seront discutés dans le chapitre
approprié de chaque roche réservoir.

3) Relation entre la porosité et la perméabilité :


Dans beaucoup de réservoir gréseux et dans des roches
réservoirs Carbonates, volcanogènes, une bonne corrélation existe
entre la porosité effective et la perméabilité ( fig 11). Toutefois,
comme il a été dit avant, la perméabilité est directement
déterminée par la géométrie des pores et inter- pores et non par la
grande dimension des pores les plus grands. Les changements
dans la géométrie des pores peuvent substantiellement altérer

86
91

la perméabilité sans changer la porosité. D'où il est clair qu'il


n'existe pas de corrélation directe entre la porosité et la
perméabilité puisque les relations sont complexes ; les corrélations
mathématiques ont été trouvées par plusieurs auteurs. L’équation
de Korenzy tente de relier la porosité et la perméabilité comme
suit :

K = C φn /∑ n ( 7 )
Où :
K= perméabilité
Φ = porosité
∑ = surface spécifique exposée au fluide

C - constante de KORENZY

Remarque : La perméabilité est proportionnelle à la porosité et


inversement proportionnelle au carré de la surface spécifique
exposée au fluide.

II) Les réservoirs gréseux


1) les constituants d’un grés : Les constituants de base d'un
grés dans le sens volumétrique incluent les fragments de
grains, la matrice, l'espace poreux et le ciment (voir fig 12 ).

86
92

Matrice argileuse

Fig 12 constituants volumique d'un grés (modifié par McBride,1977)

POROSITY

Block diagram of sand showing layered fabric with grains oriented


parallel to current.

Generally, K > K > K . (from Selley, 1985) x y

86
93

Les fragments de grains sont des particules transportées (détritiques,


biogéniques) ou authigènes de la taille d'un sable. Les plus abondants des
types de grains détritiques sont les quartz, feldspaths, argiles, micas et les
fragment de roches (magmatiques, métamorphiques, volcaniques). Les
constituants peuvent être les minéraux lourds tels que les minéraux
opaques (magnésite, hématite, etc.), le zircon, le sphen etc., ayant un poids
spécifique supérieur à 2,8 et les minéraux légers accessoires

La matrice détritique constituée de particules fines (argile ou silts), de


diamètre inférieur à 0,03mm, est transportées en suspension alors que les
grains plus grands que les silts sont transportés par traction. L'espace
poreux est occupé par des fluides (air, eau, hydrocarbures etc.), le ciment
qui est précipité chimiquement à partir des fluides des pores. Les
minéraux les plus communs sont la calcite, la silice ou quartz, l'anhydrite,
la dolomie, calcaire, feldspath, gypse et argiles (smectite, kaolinite, illite,
chlorite et inter stratifiées, etc.. ).

86
94

Grain

Espace poreux
Cement

Grains argileux
tapissant
Les pores

Fig les constituents volumétriques de base d’un


grés ou sandstone
(modifié, McBride, 1977)
95

11-2) définition d'un sable et d'un grés :

Le sable est un matériel détritique dont le diamètre des grains varie


de 2mm à 1/16 de mm. Le terme sable est basé sur le diamètre ou
la taille du grain ; mais il est défini sans référence à sa composition
minéralogique ou sa genèse. Il peut être argileux, carbonate, argilo
- carbonaté, argilo - siliceux.
Diamètre (mm) conglomérate Grabau (1903) Tyrrel (1921)
d > 2 mm conglomérat rudite pséphite
2 > d > 1/16 mm grés ou sandstone arénite psamite
d <1/16 mm Boue ou mudstone lutite pellite
- Le terme grés ou sandstones tend de représenter les sables
compactés de composition siliceuse. Les sables carbonates lithifiés
sont classés sous le terme de limestones. Les termes arénites et
psamites ont été proposés pour les roches de sables consolidés
.
Il - 2-1) Nomenclature d'un grés
Les trois schémas de classification des grés communément
utilisées (voir figures 13,14 et15), sont basées seulement sur les
trois grands fragments de grains de quartz, feldspath, fragments de
roches. La fig 13 est une classification simple, d'usage courant
(Petit Jhon et al, 1967). Elle utilise seulement les fragments de
grains des trois grands diamètres des sables. Comme un second
critère, la classification distingue entre le sable propre ou sable
arénite avec moins de 15% de matrice et le sable greawack avec
plus de 15% de matrice.
II-2- 4) Texture des grés
L'étude texturale est l'une des premières approches pour clarifier
les faciès sédimentaires, l'environnement de dépôt, les processus
physiques dans le site de dépôt, la distribution des corps sableux et
les propriétés réservoirs tels que la porosité et la perméabilité. La
texture dépend :
- du diamètre du grain
- du classement ou triage des grains
- de la forme ou sphéricité du grain
- de l'arrondi ou de l'émoussé
- de la surface texturale
- du contact des grains fabrique ou structure
[‘orientation des grains

a) Diamètre du grain
96

L’échelle de diamètre des grains acceptée est celle de Udden


(1898), légèrement modifiée par Wentworth (1922). Cette échelle
est géométrique (chaque unité est égale à 1/2 ou deux fois la valeur
millimétrique de la prochaine). Krumbein (1934) introduit l'échelle φ
(phi), où φ = - log d (diamètre en mm). Ces échelles et leur
terminologie sont données dans la figure17. Les noms structuraux
sont déterminés par des proportions relatives de gravier, sable et
de boue ( fig 18). Pour les particules irrégulières tels que les grains
de sable, le diamètre dépend de la méthode de mesure, qui en
retour dépend de l'objectif de l'étude. Les techniques générales de
mesure du diamètre des grains sont le tamisage, les paramètres
suivants peuvent obtenus à partir de la courbe cumulative
( méthodes graphique) ou de l'application numérique basée sur la
distribution de la taille ou diamètre des grains :
□ Diamètre moyen
- Moyenne arithmétique du diamètre : Ma ou M
- Diamètre médian : Md
- Diamètre modal : Mo

□ Triage ou classement : So
□ Skewness : Sk
□ Kurtosis : K
Le graphe de ces paramètres est leur relation (Folk R Ward, 1957)
est montré dans la figure 19.
1) Le triage ou classement
Le classement est une mesure de la dispersion et de la distribution
de la fréquence du diamètre ou de la taille des grains. Leur degré
de classement est une réflexion du niveau d'énergie dans
l'environnement de dépôt. Il montre les effets directionnels sur la
perméabilité. La valeur du classement peut être obtenue ou
déterminée par comparaison directe avec le comparateur de
classement, comme il est montré dans la fig 20.
2) Le skewness
L'asymétrie d'une distribution est mesurée par le skewnes (tableau
1) et est déterminée par Importance relative de l’extrémité de la
distribution ( fig J9 ).
3) Le kurtosis
Le kurtosis (tableau] est une mesure du pic de la distribution (fig 21)

b) L'arrondi
L'arrondi est une importante caractéristique qui sera notée dans
n'importe qu'elle description de roche. L'arrondi indique l'étendue
97

de l'abrasion que les grains ont subi. Il est quantitativement défini


par la formule de Wadell( Wadell, 1971.

r j nR

¡=1

Où :
H = rayon du cercle inscrit dans le leme coin d'un grain
n = nombre de coins
R = rayon du grand cercle inscrit

Il se réfère à la forme des bords et coins du grain. Les jeux de


comparaison standards sont communément utilisés pour estimer
l'arrondi du grain et les différents degrés d'arrondi. Un chart de
comparaison visuelle est montré dans la fig 22.
c) la forme
La forme est définie par le rapport varié des axes longs (L),
intermédiaire (I) et court (s) d'une particule. Il y a deux aspects de
la forme : sphéricité et formes. Zingg (1975 élève les formes des
grains à quatre types : sphéroïde, disque, lame ou baguette. Sured
et Folk (1958) classent les formes des grains membres : compact,
l'axe, aplati et allongé.
La sphéricité est une mesure approximative des dimensions axiales
d'une particule. Une formule pratique a été déterminée par
krumbein (1941) :

Deux systèmes pour la représentation de la forme de la particule


sont montrés dans la figure 23. Un charte de comparaison visuel
pour la sphéricité des grains est montré dans la fig 24.
d) La surface texturale
La surface texturale des grains de sables est étudiée la première
par le microscope polarisant et binoculaire. Plus récemment le
microscope électronique scanner (SEM) a été utilisé. L'étude de la
surface est surtout applicable à la distinction environnementale des
sables actuels.
98

e) La structure
La structure d'un gré est la manière suivant laquelle les grains sont
unis ensemble dans l'agrégat de roche. Les deux structures
existantes sont :
- contact des grains
- orientation des grains

Une esquisse des différents types de contacts grain à grain est


montrée dans la fig 25. Les termes représentatifs seront décrits
après.
Il- 5 ) La maturité des grés
Il existe deux concepts totalement différents de la maturité des grés
: la maturité minérale et texturale ; elles sont les deux valables pour
l'utilisation en description ou en interprétation.
a) La maturité minéralogique
Le concept de maturité minéralogique a été formalisé par Petit
Jhon (1949 ¡1975). Comme dans un mélange immature de
beaucoup de types de grains qui ont subit l'altération et l'abrasion,
les grains chimiquement instables (feldspaths, amphiboles et
pyroxènes) et des grains mous seront détruits et le membre final
mature sera le quartz et la silice. La mesure du degré de maturité
minéralogique d'un sable peut être exprimé par l'index de maturité :

Index de maturité minéralogique = % Quartz et silice / le %


feldspath et fragment de roches. Bien que l'index de maturité est
rarement utilisé, l'idée est extrêmement utilisée. Par exemple, la
connaissance de la maturité minéralogique d'un grés est importante
pour prédire son comportement durant la compaction et
l'enfouissement profond. Les quartz arénites sont
minéralogiquement des grés matures, alors que les arkoses sont
immature. Ces deux sables répondront différemment à des
conditions diagénétiques données.

b) La maturité texturale
Le concept de maturité est formulé par folk (1951). Il est
indépendant de la compaction des fragments et de la maturité
minéralogique. Les quatre stades de maturité texturale (folk, 1951)
sont montrés dans la fig 26. Ce concept suppose que les
sédiments qui supportent une énergie mécanique plus grande à
travers l'action abrasive des vagues et courants, passent
séquentiellement à travers les quatre stades suivant:
99

I) stade immature ,
Le sédiment contient plus de 25% de feldspath avec 5% d'argiles
détritiques. Les grains de sables sont mal classés et angulaires.

II) stade sub-mature


Le sédiment contient moins de 25% de feldspaths avec moins de
5% d'argiles ; les grains de sable sont mal classés et angulaire.

III) stade mature


Le sédiment contient entre 5 et 10% de feldspaths avec moins de
5% d'argile ; les grains sont bien classés et arrondis.

IV) stade super mature


Le sédiment contient moins de 5% d'argiles détritiques (parfois pas
d'argile) ; les grains sont bien
classés et arrondis.

Remarque : la maturité diagénétique sera discutée dans le chapitre


porosité secondaire
100

0 103050
POROSITY (%)

- Fig : plot porosité - profondeur avec la zone à pression


anormale élevée (Jones, 1975)
101

11-6) les processus sédimentaires

La sédimentation des sables est causée par une décroissance


dans la puissance d'un fleuve, et les structures à l'intérieur des
sédiments^ résulte des processus sédimentaires. Ces
enregistrements de l'écoulement peuvent nous aider à estimer les
environnements de dépôt et prédire la morphologie et le trend des
corps sableux,
a) L'écoulement fluide
Ici, nous considérons deux nombres sans dimension, dans le
modèle d'écoulement fluide :
R = phg / µ (Le Reynolds pour une surface libre
d'écoulement)
Où h est la profondeur de l'eau et g l'accélération de la
pesanteur. R, détermine les caractéristiques de l'écoulement,
laminaire ou turbulent, sous une série de conditions données :
- L'écoulement est turbulent lorsque R >2000 ; les effets de la
viscosité sont faible ou petits.
- Il est laminaire lorsque 500 < R < 2000.
Dans l'écoulement laminaire, la vitesse moyenne temporelle et la
vitesse instantanée, à un certain point, sont les mêmes.
L'écoulement turbulent consiste en un assemblement de grandes
parcelles de courants fluide qui sont entrelacés. Les
représentations schématiques des deux écoulements sont illustrés
dans la fig 30 a
F est le nombre qui exprime comment la force de gravité affecte
l'écoulement. Dans le cas où :
• F=1, on est en présence d'un écoulement critique, dans lequel
l'énergie totale de l'écoulement est minimale pour un débit donné.
• F>1, l'écoulement est supercritique ;
• F< 1, l'écoulement est sub -critique ou tranquille.
Ces différents écoulements sont reliés aux concepts des régimes
102

d'écoulement et sont importants dans le contrôle des traces de


fond.

c) Le seuil de vitesse de sédimentation


Le seuil de vitesse de sédimentation, auquel les particules
commencent à se déplacer ou à être entraînés, a été étudier par
Hsultrom (1935 et sundborg (1956). La vitesse dépend de la
dimension, de la forme et la densité des particules de grains. En
général, une plus grande vitesse est requise pour initier le
mouvement, le continuer, et simultanément pour déplacer des
particules cohésives nécessite une plus grande vitesse que celle
utilisée pour déplacer des particules non cohésives. il y a trois
modes de déplacent des particules comme illustré dans la fig30b)

A laminar flow (écoulement laminaire B Laminar flow past a cylider or sphere

C Turbulent flow

Fig 30a :représentation des écoulements laminaire et turbulent d’après Friedman and
Sanders,1978)

Transport par transport par saltation suspension


Glissement ou
roulement
103

Les roches couvertures :


Les couvertures sont des couches qui font obstacle au déplacement des
hydrocarbures perpendiculairement aux strates ou couches sus jacentes. Elles
s’opposent aux roches réservoirs ; mais toutes les roches non réservoir ne sont
pas pour autant des couvertures. Certaines roches couvertures peuvent
fonctionner également comme roche mère si elles sont riches en matière
organique sédimentée.
1) Caractéristiques pétro-physiques et géologiques des couvertures :
Ces caractéristiques sont essentiellement la non perméabilité et la plasticité.
A) la non perméabilité :
La non perméabilité est déterminée principalement par une pression d’entrée très
élevée, qui est dans tous les cas plus grande que celles des couches voisines.
Cette pression d’entrée est liée à :
1) des pores très fins entrainant des forces capillaires, d’absorption et de tension
interfaciale très importante,
2) des pressions fluides interstitielles de très forte valeur,
3) un champ de contraintes :
Pour que les fluides du réservoir puissent passer à travers la couverture il faut
qu’ils acquièrent une pression fluide supérieure à la pression d’entrée (voir fig ci -
dessous)

----
---- Pe-----
RC--- ----- --- Légende :
---- --- ……. --- ---
--- -- … RR…… --- --- RC/ Roche couverture
--- ---….. -- -- …… --- --- RR/ Roche réservoir
--- ---Pg. ---- ----- ….. --- ---- Pg : pression de gisement
---- ---….. ---- -- -- …… --- --- Pe : pression d’entrée de
---- --- …. ---- -- - …… ----- la couverture

Pg <<<Pe
Les fluides surmressés du
réservoir ne peuvent pas
convaincre la pression
d’entrée qui est de très
forte valeur

B) La plasticité :
Elle permet à la roche de conserver ses propriétés de couverture, à l’issue des
déformations tectoniques, structurales notamment. Ces propriétés sont liées à un
certain nombre de caractéristiques minéralogiques, hydrogéologiques et
tectoniques.
a- caractéristiques minéralogiques :
104

Elles commandent d’abord la nature et l’agencement des minéraux ou cristaux


constituant la roche couverture.
- La Smectite, par exemple, présente, grâce à ses feuillets en plaquette, a de
meilleures caractéristiques de couverture que la kaolinite qui a la structure
polyédriques.
- La diagénèse joue un rôle important dans les propriétés de couvertures des
argiles, en particulier la porosité de ces roches qui diminue jusqu’à un
enfouissement de 1200m de profondeur, seuil au de là duquel ne subsiste
qu’une porosité très fine où les fluides emmagasinés sont liés à la surface des
micro pores par des forces d’adsorption très élevées, des pressions
interfaciales de très forte valeurs et règnent des pressions d’entrée très
élevées. A des profondeurs, plus grandes que 2200m, apparaissent au niveau
de la couverture des actions de création de micro fissures dues à la libération
des fluides emmagasinés, qui ont atteint la limite de leur compressibilité, dans
les micropores de la couverture.

b) les surpressions internes :


Elles sont souvent en relation avec les phénomènes hydrogéologiques,
notamment avec la présence d’eau de compaction ou de constitution qui reste
prisonnière dans la roche couverture où elle reste liée à la partie minérale par les
phénomènes d’adsorption, de capillarité, de mouillabilité et de tension interfaciale
de très forte valeurs. C’est le cas des formations argileuses sous compactées,
des siltstones, constitués de grains microscopiques, situés au dessus du réservoir

c) le cadre tectonique :
Le cadre tectonique affecte également les propriétés des roches couverture et
cela d’autant plus que celles-ci sont moins plastiques. Ainsi les phases
d’extension altèrent la qualité de la couverture, alors que les phases de
compression et confinement tectonique ont tendance à la préserver et la
renforcer.
Remarque : la position géographique d’une couverture est importante sur son
action à l’échelle de bassin. La position transgressive de la couverture sur les
marges assure une très bonne protection du réservoir ou des réservoirs sous
jacents (ex : la série salifère de la province triasique en Algérie).
C) les principales couvertures :
Deux familles de roches jouent principalement le rôle de couvertures :
Les argiles qui sont les plus répandues.
Les roches salines qui sont les plus efficaces et les plus imperméables.
105

IV) Composition chimique du pétrole:


1)- Place des minéraux combustibles parmi les roches :

Roches

Roches Roches Roches


Magmatiques Métamorphiques Sédimentaires

Roches
Roches
Sédimentaires
Sédimentaires
Continentale
Marines

Roches Roches
Organogènes Détritiques et
chimiques

Roches Roches
Accaustobiolites Caustobiolites
(non combustibles) (combustibles)

Parmi les roches Caustobiolites on a les charbons, les tourbes, la houille,


l’anthracite, le coke, le pétrole et le gaz.
106

2)-Classification de la matière organique et produits dérivés d’après la Congrès


Mondial du pétrole de 1959.

-Gaz naturel du pétrole


-Huile brute
-Malthes
Les naphta bitumes -Asphaltes
(Soluble dans le CS 2) -Asphaltites
-Asphaltoides
-Ozocérite
-Résine fossile

-Sols humiques
- Matière organique -Vases
sapropeliques
Les Kéra - bitumes - Matière organique des roches mères
(Insolubles dans les - Matière organique des schistes
solvants habituels) (Kérogène)

-Charbon sapropélliques
Les charbons
Insolubles - Charbons humiques (tourbe, lignite,etc)

I-1- Les naphtabitumes :


Les naphtas - bitumes sont des mélanges d’hydrocarbures et, en faible quantité,
de composés soufrés, oxygénés, et azoté, avec des traces de composés
organométalliques. Suivant leur complexité, ils se trouvent sous forme de gaz,
liquides et solides. Du point de vu chimique, les hydrocarbures qui entrent dans la
composition des gaz et des huiles appartiennent à deux groupes différents
(Tableau 1).

Tableau 1 : Les grandes familles d’hydrocarbures


107

HC aléphaliques Saturés : - à chaîne linéaire (non ramifiées)


Acycliques ou ou alcanes -C-C-C-C-
ou à chaîne ou paraffiniques:
ouvertes (Cn H2n+2) -à chaîne ramifiées -C-C-C-C-
C
Non saturés : - à double liaison : les oléfines (CnH2n)
(Ethylénique ou Alcènes ) H – C = C - H
H H
-à 2 doubles liaisons etc..
- à 1 triples liaisons H C ≡ C H
(Acétyléniques)
CH2
Saturés ou cycliques :
(C n H2n) naphtènes
CH2 CH2

HC cyclique CH2 CH2


à chaînes ouvertes
CH2
CH
Non saturés ou cycliques :
-à 1 double liaison CH CH
-à 2 doubles liaisons
-à 3 doubles liaisons C nH2n-6
CH CH
CH

1) Les HC saturés :
a) Les HC Paraffiniques de formule générale CnH2n+2 sont :
- les gaz pour les valeurs de n comprise entre 1 et 4, C1 Méthane, C2 Ethane, C3
Propane, et C4 Butane.
- des liquides pour les valeurs de n allant de 5 à 16.
- des solides pour n compris entre 17 et 70, qui correspondent aux vaselines et
paraffines.
b) Les hydrocarbures naphténiques, ou cycliques, de formule générale CnH2n
comprennent :
- des gaz (C3 et C4) : pratiquement inexistant dans les gaz et les huiles naturelles.
108

- les liquides les plus fréquents dans les HC naturels étant de cyclopentane
(C5H10) et le cyclohexane (C5H12).
2) Les HC non saturés :
a) Les HC aromatiques ou benzéniques cycliques de formules générale CnH2n-6
sont représentés par le benzène (C6 H6) , le toluène (C7H8) et le xylène (C8H10) .
b) Les HC non cycliques : les oléfines
Au point de vue physique les naphtas bitumes se rencontrent sur les 3 états,
gazeux, liquides, et solides présentant de nombreux mélanges. Les phases
gazeuses et solides peuvent se rencontrer en solution dans la phase liquide des
gisements de pétrole présentant une phase gazeuse associées.
2) Les gaz naturels :
A) Les gaz naturels que l’on rencontre dans les bassins sédimentaires sont
composés en majorité par des HC non condensable à la T0 200c et la pression
atmosphérique, le méthane étant le plus répandu .
Il se présentant soit seuls (gisements de gaz) soit associées à des gisements
d’huiles (gisement avec gaz cap) saturés ou sous saturés.
Composition Chimique des différents gaz naturels :

Composition (%) Hassi R’mel Rhourd Nouss


CH4 75,6 84,8
C2 H6 9,3 7,3
C3 H8 3,6 2,4
C4 H10 2,1 1,3
C5 H12+ 4,1 1,6
N2
H2
CO2 2,2 0,6
H2S
Produits condensables 223 270
g/m3

Parmi les gaz naturels on distingue les gaz sec et les gaz humides.
Les gaz naturels secs ne contiennent pratiquement que du méthane c'est-à-dire
ils sont constitués de 99,99 % de CH4.
Les gaz humides s’enferment en plus du méthane les homologues supérieurs tels
que l’éthane (C2H6) et la gazoline (liquide incolore) qui est riche en distillant au
dessous de 2000c Ex : Les essences.
On rencontre aussi dans les gaz naturels des normaux :
a) Gaz contenant l’H2S : Ils sont en général indicateur de la présence d’un
pétrole sulfuré ; ce pendant on peut trouver l’H2S alors que le pétrole contient peu
de soufre.
109

b) Gaz contenant le CO2 : Pour Rogers, le Gaz CO2 des champs de Californie
à été probablement formé par oxydation dans le pétrole au contact de l’eau.
Le CO2 de Panuco (Mexique) provient de deux sources :
- l’une liée à l’intension du magma dans les calcaires et l’autre à l’action
dissolvante des eaux souterrains chargés en CO2.
- L’origine du CO2 peut aussi être recherché dans l’attaque microbienne du
pétrole ou d’autre substance organiques.

c) Gaz contenant l’azote : l’origine de l’azote est assez mal connue. On a


supposé qu’il pouvait représenter le reste d’un air fossile dont l’oxygène à disparut
dans ce cas le rapport Argon/Azote devrait être voisin de 1,25 dans l’air. On sait
aussi que les bactéries attaquent les nitrates en libérant l’azote (le rapport
Argon/Azote < 1,25). Il peut avoir aussi une origine organique (libéré sous l’action
du métamorphisme et de la T°)
d) Les gaz contenant de l’Hélium : si l’Hélium est assez répondu en petit
quantités dans les gisements de gaz, il peut dépasser dans certains champs le
1% et devient exploitable. Pour certains auteurs ce gaz est le reliquat de la
désintégration radioactive de l’U235 et Th232.
e) Les gaz contenant de l’H2 : La présence de l’hydrogène libre dans les gaz de
pétrole a été discutée depuis longtemps en raison de la difficulté de dosage de cet
élément. Son origine peut être bactérienne ou volcanique.

B) Caractéristiques physiques des gaz naturels :


1) la densité : la densité, par rapport à l’air, des différents hydrocarbures croit
rapidement avec le poids moléculaire ; mais la prépondérance du méthane, qui
varie de 75% à 90% dans les gisements de gaz ou de pétrole, donne
généralement aux naturels une densité inférieure à 1 (d<1).
Méthane…… d= 0554 Propane … d=1,522
Ethane………d= 1,038 Butane……d=2,006
2) Point de rosé et Point de bulle :
Si on comprime un mélange gazeux à température constante (T=Cste), la
pression à laquelle apparaît la 1ère goutte de liquide est appelée pression du point
de rosé.
En comprimant encore, le mélange continuera à se liquéfier et la pression à
laquelle disparaît la dernière bulle de gaz dans le liquide s’appelle pression de
bulle ou point de bulle.
NB : dans un gisement de pétrole à gaz dissout, la pression à laquelle apparaît la
première bulle de gaz s’appelle pression de bulle.

3) Condensation rétrograde :
110

Au-delà d’une certaine température, il n’est plus possible de liquéfier la totalité du


mélange gazeux, mais on a une condensation partielle. Enfin à partir d’une
certaine température plus élevée que la précédente, il n’est plus possible d’obtenir
de condensation, même partielle. Cette température est dite température critique
de condensation. Donc il faut éviter la condensation rétrograde pour ne pas
perdre de l’huile qui restera dans le gisement et qu’on ne peut pas récupérer
parce qu’on n’a pas gérer la pression de gisement et la température de gisement
comme il faut.
4) Solubilité des hydrocarbures gazeux :
Les hydrocarbures gazeux, en particulier le méthane, sont beaucoup moins
solubles dans les eaux
C) Les huiles brutes :
1) Caractéristiques chimiques :
Les huiles brutes renferment :
- plus de 65% de constituants huileux ou hydrocarbures.
- De 0 à 40% de résine
- 0 à 25 % d’asphaltènes
- Et éventuellement des substances diverses
a) les constituants huileux ou les hydrocarbures :
1) Les huiles renfermant plus de 75% d’hydrocarbures sont appelées
paraffiniques. Les composés C16+ sont des composés solides qui se trouvent soit
en solution, soit en suspension dans les hydrocarbures liquides. Parmi ces
composés on a les vaselines, les paraffines moles, les paraffines dures. Les
paraffines moles sont constituées par des hydrocarbures en chaînes ramifiées
alors que les paraffines dures sont constituées par des hydrocarbures en chaînes
droites. constituants huileux

2) Les huiles renfermant plus de 75% d’hydrocarbures cycliques ou


naphténiques sont dites naphténiques

3) Il existe enfin un troisième groupe, beaucoup moins répandue que les


premiers, très intéressant par la valeur marchande de ses produits, appelé
hydrocarbures aromatiques. Ces hydrocarbures se rencontrent en faible quantité
dans les huiles brutes (<10%) sauf dans le gisement de Bornéo où il y a plus de
40% d’hydrocarbures aromatique dans l’huile du gisement.

b) les résines
Elles peuvent constituer jusqu’à 40% des pétroles brutes. Ce sont des corps
contenant C, H, O, N, S, à poids moléculaire compris entre 600 et 1000 à
structure cyclique.
111

c) Les asphaltènes
Ce sont des corps analogues aux résines dont le poids moléculaires est plus
élevé (1100 à 2500 et plus). Dans un brut peut les rencontrer avec moins de 5%
en poids. Ils sont riches en corps hydrocarbonés, sulfurés, azoté et oxygénés. Ils
sont insolubles dans le n – pentane. Ils renferment les porphyrine de fer, nickel,
vanadium et de Cu qui proviennent de la matière organique et de l’altération des
pétroles

d) Les composés divers :


Les pétroles peuvent renfermer d’autres composés en plus des constituants
normaux.

e) Les composés oxygénés que l’on rencontre sont généralement des acides
naphténiques et beaucoup plus rarement des phénols.
f) Les composés azotés :
Ils appartiennent aux groupes des pyridines - quinoléines, mais se trouvent en
faibles quantités dans les huiles.
g) les composés sulfurés possèdent une certaine importance et influent sur la
valeur commerciale du brut. Lorsqu’il ne s’agit que du H2S, l’élimination est
relativement facile et peu coûteuse. Mais les produits plus complexes tel que les
thiophènes et les thio – éthers et les mercaptans nécessitent des procédés
spéciaux de raffinage. La teneur en soufre du brut du gisement LAC en France
atteint 4,65 %. La teneur en soufre d’un brut augmente généralement avec
l’augmentation de la densité. Les huiles brutes renferment encore, à l’état de
traces, un certain nombre de métaux, de corps optiquement actifs et des
porphyrines de fer, vanadium, nickel, cuivre.

2) caractéristiques physiques des pétroles bruts

a) la densité :
la densité ou poids spécifique des pétroles bruts est généralement inférieure à
celle de l’eau qui est égale à 1d/cm3. Elle varie de 08 à 0,95 pour les pétroles
lourds. La valeur de la densité a une grande importance économique car elle
détermine la gamme de produits extraits et sert à fixer le prix de vante des bruts.
Les bruts légers coûtent plus cher que les bruts lourds qui sont plus riches en
soufre, porphyrine ect…. . Les américains expriment la densité en degré API,
échelle arbitraire mais typique, très voisine de l’échelle des degrés de Baumé.

1 Degré API = 141,5 / Poids spécifique - 131,5

La densité =1 représente 10° API ou 10° Baumé


La densité = 093 représente 20° API ou 20,1° Baumé
112

La densité d= 0,88 représente 30° API ou 30,1°Baumé

La densité d’un brut peut varier très rapidement d’un endroit à un autre, même à
l’intérieur d’un même gisement ou champ. D’une façon générale, on constate que,
dans un même bassin, le poids spécifique ou densité décroît avec la profondeur,
c'est-à-dire avec l’augmentation de la température et de la quantité de gaz dissout
dans le brut.

Quantité de gaz dissout

b) la viscosité :
Elle caractérise la résistance à l’écoulement des fluides. Elle s’exprime en
centipoises Elle augmente avec l’accroissement de la température et
l’augmentation de la quantité de gaz dissout dans un brut donné.

c) la volatilité :
Les pétroles bruts comprennent des fractions plus ou moins volatiles. On y trouve
des essences naturelles distillant au dessous 250°C

d) la solubilité :
Dans certaines conditions de température et de pression l’huile peut se dissoudre
dans le gaz sec comprimés. VA SOKOLOV et al (1963) ont montré qu’à des
températures 100 à 200°C et une pression 400 at un mètre cube de gaz
comprimé peut renfermer 25 à 40kg d’huile.
e) le volume :
L’huile d’un réservoir contient généralement une certaine quantité de gaz dissout.
C’est ce qu’on appelle le GOR (Gaz Oil Ratio = Rapport gaz/huile). Il s’exprime en
m3 de gaz / m3 d’huile (tonne). Le GOR peut varier de 0 à 870 m3 gaz/m3huile
113

(valeur maximale pour un brut et pour un condensât il varie 550 à 3000 m3/M3 de
gaz.
f) Le Facteur Volumétrique (VF) :
Il est l’inverse du facteur de contraction (shrinkage factor). Le shrinkage factor est
le facteur qui doit être appliqué à 1m3 d’huile du réservoir pour le convertir à son
équivalent de stock (TANK OIL). Le Facteur Volumétrique est de 1,70 à Hassi
Messaoud.
Remarque : tous ces paramètres qu’on vient de voir sont liés au GOR et
augmentent avec lui.
g) Le point de congélation :
il représente la température à partir de laquelle l’huile ne peut plus s’écouler. Il est
lié avec la teneur en paraffines.
h) La fluorescence : elle est déterminée à l’aide de l’examen des échantillons de
pétrole ou de roches mères sous rayons ultra violet. Pour les pétroles légers la
fluorescence est blanchâtre à bleuâtre
4) Les produits solides contenus dans les pétroles bruts :
Les naphta – bitumes solides sont représentés par :
- les maltes
- les asphaltes
- les asphaltites
- les produits solubles dans le chloroforme et le tétrachlorure de carbone.

a) Les maltes :
Ce sont des liquides visqueux à la température ordinaire, constitués par :
- 50 à 75% C , H (hydrocarbures)
- 0 à 50% d’asphaltènes
- 0 à 50 % de résines
Ils ont un poids moléculaire qui varie de 350 à 500.
Les maltes sont des huiles qui ont perdue une partie de leurs fractions légères qui
ont commencé à s’oxyder.

c) les asphaltes :
Ce sont des produits qui sont constitués par :
- 0 à 50% de constituant huileux (C,H)
- 0 à 100 de résine
- 0 à 100 d’asphaltènes
Ils ont un poids moléculaire qui varie de 500 à 600. Ils proviennent de l’oxydation
et de la polymérisation des huiles naturelle (pétrole). Ce sont des produits
partiellement solubles dans le chloroforme et insoluble dans le tétrachlorure de
carbone.
d) les asphaltites :
Ce sont des produits noirs, solides qui comprennent :
- 0 à 30% de C, H (constituants huileux)
114

- 5 à 10 % de résines
- 80 à 90 d’asphaltènes.
e) les carbènes :
Ce sont des produits solubles dans le CS2, mais insolubles dans le tétra chlorure
de carbone. Leurs poids moléculaires sont de l’ordre de 5000. leurs points de
fusion est supérieur à 100°c.
f) les carbénoîdes :
Ce sont des produits insolubles dans les solvants habituels (ou ordinaires) et
solubles dans le monochloronaphtalène, porté à ébullition, par suite de
polymérisation des carbénoîdes en carbénes. Ils constituent le terme de passage
entre les naphtabitumes et les Kérabitumes.
I - 2) les kérabitumes :
Les kérabitumes sont des substances organiques fossiles presque entièrement
insolubles dans les solvants habituels, associées souvent à la matière argileuse
(roche mère argileuse) ou carbonatées (roche mère carbonatées). Outre le C et
l’H2, ils comprennent de l’O2, N2, du soufre et des combinaisons
organométalliques. Le rapport C/H est élevé que celui des charbons (voir fig ci-
dessous)

%O
%H
0 10 20 30 40 50

100 90 80 70 60 50 40 30
%C

Les Kérabitumes se présentent généralement sous forme d’inclusions solides,


microscopiques, de kérogène dans la trame de certaines appelées schistes ou
calcaires bitumineux.
Certains schistes bitumineux sont exploités pour l’extraction des hydrocarbures et
de l’huile. Leur intérêt économique demeure cependant encore faible, car le prix
de revient de l’huile, qui est extraite par distillation dépasse sensiblement celle
des pétroles de source classique. Les kérabtumes forment également le principal
constituant organique des vases et des roches mères ;
115

II) les eaux des gisements


II- 1) caractéristiques chimiques :
Les eaux que l’on rencontre dans le sous - sol présentent généralement une
salinité croissante avec la profondeur ; cependant, il n’est pas rare de rencontrer,
au moins, dans les pays aride, des eaux salées prés de la surface, alors que dans
certains cas des eaux douces peuvent être rencontrées à des profondeurs de
1000 m et plus (l’eau de l’Albien au Sahara Algérien).
Les eaux de gisements ont une origine complexe : ce sont des eaux de mers
fossiles, des eaux connées qui ont reçu et continuent de recevoir l’apport d’eaux
douces de la surface. Au cours de son déplacement, cette eau dissout les sels
des terrains qu’elle traversé et sa concentration en augment dans le sens du
courant hydrodynamique ; c'est-à-dire de la haute pression vers la basse pression
dans le cas des eaux expulsées des argiles vers les réservoir et du haut vers la
profondeur pour les eaux filtration.
Du point de vu pétrolier, l’étude chimique des eaux portera sur la détermination
des paramètres suivants :
a) La teneur en cl : la teneur en chlore augmente dans le sens l’écoulement
jusqu’à la limite de saturation qui est rarement atteinte. Les résultats sont portés
sur des cartes de teneurs en cl, en g/l.
b) La teneur carbonates et bicarbonates: les eaux des gisements sont en général
saturées en carbonates et bicarbonates de calcium. L’apport d’ions autres que le
Ca ++ et HCO3 -, augmente la solubilité des carbonates, alors que dans les eaux
qui se chargent en ions Ca ++ la solubilité diminue et on a le Ca CO3 qui précipite,
entraînant un accroissement du taux de ciment dans le réservoir, ce qui réduit la
porosité (Φ) et la perméabilité (K).
c) La teneur en sulfates : Le gypse et l’anhydrite sont les moins solubles. L’apport
d’autres ions que le SO4 – et Ca ++, par exemple cl-, augmente la solubilité du Ca
SO4 -. Au contraire, d’autres sulfates sont dissous et cet apport d’ions nouveaux,
tel que le Na+, Mg + et SO4-, entraîne une précipitation du gypse ; ce qui se traduit
par une augmentation du ciment dans le réservoir, entraînant ainsi une réduction
de la perméabilité (K). et de la porosité (Φ).
Remarque : les eaux de gisements sont généralement :
- pauvres ou dépourvus de sulfates de Ca, Mg et de silice,
- riches en sulfures et chlorures, ce qui traduisent un milieu réducteur.
116

Chapitre V Origine du pétrole brut :


Plusieurs hypothèses ont été émises sur l’origine du pétrole brut. Parmi ces
Hypothèses on a :
- l’hypothèse sur l’origine minérale du pétrole
- l’origine organique du pétrole
I) l’hypothèse minérale sur l’origine du pétrole
Cette hypothèse est basée sur deux théories, à savoir la théorie des carbures et
la théorie cosmique.
a) La théorie des carbures :
Selon cette théorie, les hydrocarbures sont formés par réaction de la vapeur d’eau
ou de l’eau chaude avec les carbures de métaux comme le carbure de fer (FeC),
dans la grande profondeur, à l’intérieur de l’écorce terrestre, dans des conditions
de pression et de température très élevées, selon la réaction ci-dessous.
t,P
2 FeC + 3H2O Fe 2 O3 + C2H6 (1)
Oxyde de fer éthane

b) Théorie cosmique
Selon cette théorie, les hydrocarbures sont formés à la suite de la pénétration de
l’enveloppe gazeuse (l’atmosphère primitive de la terre qui est était riche en gaz
carbonique) dans l’écorce terrestre, par les fissures et sa réaction avec le fer
contenu dans le magma donne naissance à des carbures de fer (réaction 1), qui
vont réagir avec la vapeur d’eau chaude pour donner les hydrocarbure selon la
réaction (2).
t,P
2CO2 + 2Fe Fe 2 C = 2O2 (1)
t,P
2 FeC + 3H2O Fe 2 O3 + C2H6 (2)
Oxyde de fer éthane
Puis ces hydrocarbures ont été expulsés suivant les failles profondes et fissures
vers les couches superficielles pour s’accumuler et former les accumulations.
Pour expliquer cette hypothèse SOKOLOV s’est basé sur l’exista,ce de traces de
méthane dans les comètes et météorites.
Remarque : cette hypothèse est boiteuse et n’est pas valable du fait que les
gisements d’hydrocarbures n’existent que dans les bassins sédimentaires
seulement et qu’on ne les rencontrent pas dans les roches magmatiques et
métamorphiques.
3) Hypothèse organique :
L’origine organique du pétrole et du gaz est reconnue par tous les savants et
géologues. Cette origine est prouvée par les données géologiques, géochimiques
et chimiques.
117

Les preuves géologiques : ce sont les conditions de formation des gisements de


pétrole et de gaz et leur répartition dans le sous sol ; plus 99,99% des gisements
de pétrole et de gaz, connus dans le monde, sont attribués aux roches
sédimentaires (roches mères riches en matière organique sédimentée). L’origine
organique du pétrole et du gaz est confirmée par la présence dans les pétroles
bruts de composés oxygénés, azotés et sulfurés qui sont manifestement d’origine
organique. L’activité optique des pétroles bruts (pouvoir réducteur de la vitrinite)
est une preuve de l’origine organique, car la vitrine existe dans la matière
organique vivante.
La transformation de la matière organique en pétrole et en gaz se fait dans un
milieu réducteur sous l’effet de la température par craquage thermique.
118

Chapitre VI : Migration des hydrocarbures


On distingue :
- la migration primaire,
- la migration secondaire
- la dysmigration
I) la migration primaire : c’est le déplacement ou l’expulsion des
hydrocarbures de la roche mère vers le réservoir. L’expulsion de la roche mère
des hydrocarbures générés s’effectue lorsque ces derniers ont acquis une
pression fluide supérieure à la pression de fracturation de la roche mère qui va
créer des microfissures par où s’expulse le pétrole généré vers le réservoir.

R.C

R.R
R.C

R.M

Fig 1 : Migration primaire

II) Migration secondaire :


c’est le déplacement des hydrocarbures (pétrole brut ou gaz) dans le réservoir
jusqu’au piège où ils s’accumulent (voir fig ci-dessous).
119

Accumulation d’huile

R.M

Fig 2 : Migration secondaire

Dysmigration : On appel dysmigration des hydrocarbures, le déplacement de ces


derniers de la roche réservoir jusqu'à la surface.
120

VII) Caractéristiques physiques des gisements : Pression de gisement et de


température de gisement.
A) La pression de gisement ou pression de couche :
1) Définition de la pression : c’est l’action de presser ou de pousser avec effort,
donc la pression est une source d’énergie, car tout effort demande une certaine
énergie pour qu’il soit effectué.
2-Energie de gisement ou énergie de couche :
Les principales sources d’énergie dans les couches (ou gisements) sont :
a) - La poussé des eaux : (eau de fond, eau périphérique)
b) - La poussé du Gaz cap : (chapeau de gaz)
c) - La pression du gaz dissout : au moment de son dégagement, lorsque la
pression de gisement devient égale a la pression de bulle (pression a partir de
laquelle le gaz dissout se libère).
d) - La gravité
e) - L’élasticité des couches et des fluides
Toutes ces forces qu’on vient de voir peuvent agir séparément ou ensembles.
Donc l’énergie de la couche se caractérise tout d’abord par la pression.
3- Pression de gisement ou de couche :
La pression de gisement ou de couche, est la pression sous laquelle s’y trouvent
les fluides renfermés dans le réservoir qui n’a pas été exploité. On l’appelle aussi
pression vierge ou pression initiale. Plus la pression de couche est grande
(l’énergie de la couche est plus importante) plus la récupération de l’huile est
efficace.
Remarque : une chute rapide de la pression initiale témoigne d’un épuisement
rapide de l’énergie de la couche; qui entraîne une perte de l’huile ***** ; ne peut
pas se déplacer vers le fond du puits et par conséquent ne peut être récupéré.
Donc pour assurer l’utilisation optimale de l’énergie ou de la pression de couche, il
faut étudier les variations de la pression de couche et assurer son réglage par le
maintient de pression par injection d’eau, de gaz.
Les mesures multiples de la pression dans les gisements de pétrole ont montrés
qu’elle augmente avec la profondeur en obéissent à une certaine régularité. Elle
augmente de 0,8 à 1,2 atm / 10cm, soit en pression hydrostatique de l’eau et dont
le niveau piézoélectrique se trouve à la surface du sol (voir figure).
121

P1
P3
P2

Fig 1 : pression normale

Dans le puit 1 : l’eau monte jusqu'à la surface du sol qui coïncide avec le niveau
piézoélectrique.
Dans le puits 2 : l’eau monte jusqu’au niveau piézoélectrique situé au dessous de
la surface du sol.
Dans le puit 3 : l’eau monte jusqu’au niveau piézoélectrique qui est situé au
dessous de la surface du sol.

Donc on peut prévoir la pression de couche ou initiale P0 si on connaît la


profondeur à laquelle se trouve la couche, par la formule suivante.
Hd
P 0= ( Kg/cm 2)
10
- Mais toute fois il existe des gisements où la pression initiale est anormalement
élevée ou anormalement faible.

4) pression normale :
C’est la pression dont le niveau piézométrique se trouve à la surface du sol ou
plus proche de la surface du sol (soit supérieurement ou inférieurement).
- Si le niveau piézométrique se trouve au dessus de la surface du sol, le puits
est jaillissent. L’eau peut être envoyée jusqu’à des maisons situées au dessous
du niveau piézométrique sou l’effet de l’énergie de couche.
- Si le niveau piézométrique se trouve à la surface du sol, les fluides arrivent
jusqu’à la surface di sol. L’eau dans son cas peut être puisée par sceau ou par
pompage.
122

- Si le niveau piézométrique est dessous de la surface du sol, les fluides ne


montent pas à la surface du sol et ils sont exploités par pompage. Si la pression
de couche est au dessous d’un certain seuil qui est fonction du débit et des la
profondeur de la monté des fluides dans les puits, le puits doit être abandonné.
5) Pression de gisement anormalement élevé :
Dans certains gisements on rencontre des pressions anormalement élevées que
la pression normale qu’on peut prévoir d’après le niveau piézométrique régional.
Cette pression anormalement élevée est due :
a) à la pression géostatiques résultant du poids des couches emballant les
roches réservoirs. Sous l’effet de cette pression certaines roches, comme les
argiles et les sels, subissent des déformations plastiques qui entraînent une
diminution de l’espace poreux, en provoquant l’imperméabilité parfaite aux gaz.
Cette pression caractérise surtout les gisements de grandes profondeurs comme
le gisement de Hassi Messaoud dont la pression de couche est égale
à483kg/cm2 à la côte absolue de -3200m, soit à une profondeur de 2500m.
b) Aux Forces tectoniques ayant provoqué l’accroissement des plis et la
formation des gisement par l’érosion des couches superficielles, parfois jusqu’à
plus de 1100m d’épaisseur de roche érodées, entraînant ainsi une diminution de
la profondeur d’enfouissement du gisement qui va remonter vers la surface tout
en conservant la pression de gisement acquise dans la grande profondeur. Donc
cette pression de gisement anormalement élevée est une pression fossile.
c) A la liaison d’un gisement pétrolier avec un gisement inférieur de gaz à forte
pression, par l’intermédiaire des fissures tectoniques.
6) détermination de la forte pression de gisement de gaz :
La forte pression de gisement de gaz se détermine par la pression au contact eau
- gaz et elle vaut 1,5 fois la pression hydrostatique (voir fig ci-dessous).

Surface du Sol

H w = 1500m

B
hg = 500m

Gaz

A
Eau
123

La pression au point A sur le contact eau – gaz est égale :

PA = Hw X γw / 10 = 1500 x1g/cm3/10 = 150 kg/cm2 ou bars

La pression au point B au sommet des la structure est égale:


PB = PA – hg X γg / 10 = 150 – 500 X 0,17 /10= 150- 8,5= 141,50 kg/cm2 ou bars.
Donc PA ≈ PB (la pression au sommet du gisement est presque égale à la pression
qui règne sur le contact eau - gaz.

Remarque : l’apparition des pressions de couches anormalement élevées


complique le forage des horizons sur pressés, car pour traverser ces réservoir on
doit choisir une boue plus lourde avec pression de boue légèrement supérieure à
la pression de gisement pour éviter l’éruption de pétrole; mais la pression exercée
par cette boue lourde entraîne la fracturation des roches ou réservoirs sous
pression normale, avec perte de boue partielle ou totale., ce qui entraîne le
colmatage du réservoir et l’utilisation de déplétion importantes pour désengorger
le réservoir et avoir afflux d’huile vers le puits. Parfois cette déplétion peut
provoquer la rupture de la colonne d’exploitation.
Conclusion :
la pression de couche constitue l’énergie nécessaire pour extraire pour l’extraction
du pétrole du gisement. Pour extraire le maximum de pétrole du gisement il faut
étudier la variation de la pression initiale et assurer son bon réglage par le
maintien de pression par injection d’eau, gaz, de polymère, etc……
B) Température de gisement :
1) Notions générales :
a) le degré géothermique :
On appel degré géothermique l’intervalle de profondeur sur lequel la température
augmente de 1°C. La valeur du degré géothermique varie d’une région à une
autre. Exemple : dans l’état du weioming (USA) il est de égal à 11m/°C, dans la
région de Grozni en Tchéchénie il est de 8 à 12 m/°C. La variation du degré
géothermique dépend de l’activité tectonique et magmatique de la région. Dans
les région chaude où il y a une activité magmatique ou tectonique le degré
géothermique est petit (8 à 13 m/°C, alors que dans les régions froide, à fable
activité tectonique ou calme, il est grand (33 m/°C°).
Le degré géothermique se détermine d’après la formule suivante :

G=H-h/T-t donc T= t + H - h /G

Où :
124

G = degré géothermique (m/°C)


H = profondeur de l’endroit de mesure de la température (m)
h = profondeur de la couche neutre où la température est constante et égale à la
température moyenne qui règne à la surface du sol (m)
T= température mesurée en profondeur (°C)
T= température moyenne annuelle qui règne à la surface du sol (°C)
c) le gradient géothermique :
on appelle gradient géothermique l’accroissement de la température en °C pour
chaque 100m de profondeur. Il est déterminé Par La Formule Suivante :

Gr = (T- t /H – h) x 100 = (1/G) x100 (°C/m)

Donc T= t + (H – h) x Gr / 100

Remarque : la température de l’écorce terrestre augmente avec la profondeur.

2) La température de gisement :
La température de gisement est l’un des facteurs principaux qui interviennent sur
les propriétés physiques des fluides (la viscosité, la solubilité du gaz dans l’huile
ou dans l’eau, le volume spécifique, etc…) renfermés dans la roche réservoir.
L’étude de la température et de sa variation le long d’un sondage est nécessaire
pour effectuer certaines opérations techniques : la cimentation des tubages, les
perforations des couches ou horizons réservoirs. Elle est indispensable aussi pour
la définition du mécanisme de production, pour déterminer les conditions de
formation des gisements d’huiles et de gaz et aussi pour l’étude du champ
thermique de la croûte terrestre.

4) Température de gisement élevée :

L’augmentation de la température d’un gisement améliore les conditions de


drainage vers le puits, car l’huile devient plus mobile à la suite de la diminution de
la viscosité, entraînant ainsi une résistance à l’écoulement des fluides du
réservoir. C’est pour cela que lors de la récupération secondaire on injecte de la
vapeur d’eau pour diminuer la viscosité du brut en place et augmenter le débit de
production.
La diminution de la température de gisement une augmentation de la viscosité de
l’huile ; ce qui entraîne une augmentation de la résistance à l’écoulement et donc
une chute de débit et de production. La chute de la température de gisement
provoque la précipitation des asphaltènes du brut qui vont boucher les pores les
plus étroits, provocant ainsi le colmatage des interconnections et petits pores au
voisinage du puits. La diminution de la température de gisement est provoquée
soit par l’injection de fluides froids (ex la boue de forage) soit par le dégagement
125

du gaz dissout lorsque la pression de gisement devient inférieur à la pression de


bulle (pression dessous de laquelle le gaz dissous se dégage). Dons c’est le
dégagement du gaz dissous qui provoque le refroidissement du gisement ; ce qui
diminue la température du gisement et provoque la précipitation des asphaltènes
qui vont colmater les pores et inter - pores les plus étroits.
5) appareil de mesure de la température :
On mesure la température dans les puits de forage à l’aide de thermomètre à
maxima ou à l’aide d’un thermomètre électrique.
Remarque : les conditions de mesures de la température seront abordées lors du
cours de production.
126

Chapitre VIII : Les pièges


I) Définition d’un piège :
Le piège est une zone du sous sol où l’énergie potentielle des fluides
emmagasinés est minimale et l’énergie cinétique est nulle ; c'est-à-dire c’est une
zone où les fluides emmagasinés sont immobiles.

1) Notion d’empiègement :
Une fois les hydrocarbures expulsés vers la roche réservoir, ils vont se déplacer
de la pression haute vers la pression et lorsqu’ils rencontrent une structure
anticlinale ils s’accumulent selon la théorie de l’anticlinale ; c'est-à-dire qu’on aura
le gaz qui va s’accumuler le premier en haut, au dessous du gaz on a l’huile qui
va s’accumuler et au dessous de l’huile on l’eau qui va exercer une certaine
pression sur l’huile (poussée de l’eau de fond ou périphérique

Remarque :
 lors du déplacement des hydrocarbures dans le réservoir jusqu’au piège
on a le gaz, plus léger et plus mobile, qui va transporter l’huile entre les
bulles de gaz et les gouttes d’huile qui vont transporter l’eau et non
l’inverse.
 Lors de la migration secondaire les hydrocarbures expulsés vont remplir
la structure la plus interne jusqu’à sa fermeture structurale théorique,
puis ils vont remplir la deuxième et troisième jusqu’à la fermeture
structurale et la quatrième jusqu’à une hauteur inférieure à la fermeture
structurale théorique, alors que les autres structures qui sont les plus
externes sont remplis d’eau. C’est pour cela qu’il est conseillé de
commencer à forer la structure la plus interne, qui a été probablement
remplis jus qu’à sa fermeture structurale. Si elle l’est on programme le
forage de la deuxième qui se trouve hypsométriquement plus haut, ainsi
de suite jusqu’à ce qu’on rencontre une structure qui n’est remplie
jusqu’à fermeture théorique. Les autres structures externes situées sur
les bords externes du bassin, plus haut que la structure qui n’est pas
remplie complètement, sont remplies d’eau (voir fig ci-dessous)
(5)
(4)
(3) Eau
(1) Eau
Eau
Eau

Fig : Empiègement différentiel des hydrocarbures


127

Les trois premières structures sont remplies jusqu’à la fermeture structurale, alors
que la 4ème elle n’est remplie pas jusqu’à la fermeture structurale. C’est pour cela
que la 5ème elle est vide et n’a pu être remplie.

Suivant l’importance respective des facteurs structuraux et stratigraphiques, on


peut distinguer :
- les pièges structuraux,
- les pièges stratigraphiques et lithologiques
- les pièges mixtes
- les pièges divers

a) les pièges structuraux :


Un piège structural est un piège dont la couverture et le réservoir forment une
concavité tournée vers le bas. Ces types de pièges sont principalement formés
par des plis (anticlinaux) ou par des failles. Parmi les pièges structuraux on
distingue :
- Les structures anticlinales simples
- Les structures anticlinales faillées
- Les structures liées au diapir de sel
1) pièges liés à un anticlinal simple

Surface du sol

------- Roche couverture


----- ----- ----
----- ----- ----- ------ Gisement d’huile lié à
---- ----- ------ structure anticlinale simple
------ ……………. -----
----- ----- Pétrole…………… ---- ----- Roche réservoir
---- ---- ---- -----
---- -- Eau…… …………. ----- -------
----- ………… ----- ------- ………… ----- --------
---- ………… ------- ------- --- ……….. ------ --------
………….. ------ -------- ----- ……….

Anticlinal simple
128

2) Piège lié à un anticlinal faillé

Huile

Anticlinal faillé où la faille ne joue pas le rôle d’écran

Huile

Anticlinal faillé où la faille ne joue le rôle d’écran

3) Piège lié à une faille étanche


129

----- --------
--- -------- ----- --------
------- -------- ----- ------------- --------
----- ------ ----- -------- ----- --------
------- -----…. ----- -------- ----- - ----------- -----
----- ------ ………. ---- -------- --------- ---------
----- --------………….. ----- ------------- --------
…………. ----- ----- -------- ----- --------
……………. ----- ----- ----- -------- ----- --------
------- -------- --------- -----------
-------- ------- --------

4) Piège lié à une faille étanche affectant des couches monoclinales

-------------
------- ------ ------ ------ ------- ------- -------
------- --------- -------- -------- ------- --------- -------- -------
-------- -------- -------- -------- -------- -------- -------- ------ --------
-------- -------- -------- -------- -------- -------- ------ -------- ------ --------
---- ----- ------ ………… ------ ------ ------ -------
----- ----- ---- …….. (1) ……… L L L L L L ----- ------- ------
…………. …….. L L L L L L ……----- -------- ----
…………. …… ----- ------ -----
----- L L L L L L L L L …… .------ -------
…… --- ----- ……… --- -----
------ ------ L L L L L L L L --- .………. ---- -----
…. ------ ----- ---- --- . ………...
----- ---- ……. L L L L L L ---- ----- …………..
---- -- …………… … ----- ----- … ….......
(2)……….. L L L L L L(3)…… ----- ------ …..
……………… ----- L L L L L ………… ----- ------
………… ------- ----- L L L L L ------ …………. ------ -------
------- ------ ---- ---- …………. ------ ---- ---
------ ------ ----- ----- L L L L L ----- ---- …………. ----- --------
---- ------- ------ ---- ----- ----- ……….. --- ------
----- ----- ------- L L L L L ----- ------ ----- L L L L
L L L L L L L L L L
5) Piège lié à un dôme de sel
130

Remarque : pour l’exploration des gisements liés à un dôme de sel il est conseillé
de forer sur le flanc pour mettre en évidence le maximum de gisements qui lui
sont liés.

L L L L RC L L L L L L L L L L L L
------- ------ ----- L L L L L L L L ----
---- ------ ------- ------ ………………………….. - -------- ----- -----
---- ----RC ------- -- …………Huile…………………… ---- ------ ------- ---- -----
------ ------- ……RR………. ………… ------ ------- --------
------ ------- …………… . ………….. ------- ------- ------
------ ----- ………… ……………. ------- --------
------- …………. ……………………
---- ………… …………………….
6) Piège lié à un anticlinal chauve

b) Les pièges lithologiques :


Parmi les pièges lithologiques on distingue : les pièges liés à un biseau
originel, les pièges liés à un biseau sous discordance, les pièges liés à un
biseau transgressif sur discordances, les pièges liés à une lentille de sable, les
pièges liés à un changement de faciès et les pièges diagénétiques par
changement de perméabilité.
------- ----- ------ ------ --
------- --------- ------- --------
------- --------- ------- --------
--------- -------- --------- -------- -----
------ --------- --------- .. ----- --------
----- ------- ------- …… ---------- ----
------ ------- ----- …….. ------- -------
------ ------ ----- ………. ------- -------
------ ------ ---- ………… ------ -------
------ ------ ---- ………… -------- --------
------- ----- -- …huile……….. ------- ------ --
----- ------ ………….. ------ -------- -----
----- --- Eau……… ------- ------- ------- 8) biseau originel
131

L L L L
LL L L L L
L L L L L L L
L L L L L L L L .. ----- ---- L L
L L L L L L L ……………… ------ -------
----- --- ………………. ------ -------
---- ---- ------- ------- ……………… ------- -------
----- ------ ------- …………….. ------ ------
------- ------ …… Huiile…… ------ -------
----- ---- ………………. ------- ------
----- ………………. ------- ------

9) Piège lié à un biseau sous discordance

10) Piège lié à un biseau sur discordance

---------- ------ --------


------------ ------- ------ -------- ------- ------
----------- ------- ------- -------- -------- --------- -------- ----- --
----- ------ ------ --------- ------- ------- ------ ----- -------- ………………… --
-------- ------- --------- ------- ---- …………………………… ………….. -----.
------- --------- …………………………HUILE…… …… ………… ..------
……………………………………………………………. ……………. ------
…………………………………………………. ….. ------ ----- -- ---- -----
………………………….. ------- ----- ------- ------ --- ---- ------
…….. ---------- -------- -------- --- ------ ------- ---- --- ----- ---
----- ------- -------- ------ ------ ------ ---- ------ …… ----- ------
----- ------ ---------- ------- ------ ------- ------- ----- --- …… ---- -----
----- ----- ------ ------ ------- ------ ----- ----- -- …..
---- ----- ------ ------ ------ -------- ------- ------- …………… --- ---- ---
------ ------- ------- ----- ----- ------- ---- ---…………… ------ ------
----- ----- ------ ------- ----- ----- ……….. ………….. ----- -----
------ ------ ------- ----- ……………………………… ---- ------

------- --------- -------- -------


132

------ ------- --------- --------


------- ------ -------- ------ -----
----- ------ -------- ------ ------
----- ----- ------- -------
------ ……………. ------ -----
----- ……………… ----- ----- Huile
----- ………………… ----- ----
----- …………………. ------ --
------ ………………… ----- ---
----- - ……………..------- ------ Eau
------ --------- -------- --------
----------- ---------- ----------
------- ---------- --------- -------
----------- ----------- -------- 11) Piège lié à une lentille sableuse

---- ------ -------- ------- -----


---- --------- -------- ---- ----
---- ------- --------- ------- -----
---- ----- ------- --------- --- -----
---- ----- -------- ---------------
---- …………… -------- --- -----
---- ……………………. – -----
---- ……………………….. -----
------ ………………………------ Huile
----- ………………………..------
----- ………………………..------
----- ……………………-------
------ ……………………….. -----
-----……………………….. ----- Eau

12) Piège lié à un changement de faciès

----- …………………….------ barrière d’imperméabilité


133

------……K+0…………. -------.
----- …………………….. ------- Roche argileuse (RC)
----- …………….……… --------.
------…………………….. -------
----- …………………… --------.
----- …………………….--------.
---- ……K ≠ 0 ….…….. ------- Huile
---- ……………………. -------
-----……………………. --------
-----…………………….. --------
----- ……………………..---------
-----……………………. --------. Eau
-----……………………..--------
---- …………………… -------- 13) Piège diagénétique
-----…………………… -------- (par barrière de perméabilité

III) Les pièges mixtes :

Les pièges mixtes englobent tous les pièges lithologiques liés à une structure
anticlinale (voir fig ci-dessous)

Huile
--------
------ ------ -------- -------
------ ------- ---- ------- ------- -------
----- ------ ------ ---- Eau ------- --------- ---------
------- ---------- ------- ------ ----- ……--- ------ -----
------ ----……….. ----- ------- ----- ----………--- ----- ----- ----
----- ---- ……………. ----- ------ ----- ---- ……………----- ---- ---
------- …………………. ----- ------- ----- --- ……… ------ ----- ----
---- …… ----- --- ……… ------ ------ ----- -- ……… ----- ----- ---- --- ---- -----
--- …… ----- ------- ……… -------- ---- -- ……. ----- ----- ---- ------ ----- -----
-- ……. ----- ---- ----- ……… ------ ---- …….. ----- ----- ------ --------

14) Piège mixte lié à une barrière 15) Piège mixte lié à un changement
De perméabilité faciès

IV) Notion de fermeture :

On distingue la fermeture structurale théorique et la fermeture structure pratique


134

:
a) la fermeture structure théorique :
C’est la dénivelée entre le sommet de la structure anticlinale et le point
d’inflexion du synclinal adjacent. Elle représente la hauteur d’huile maximale
que peut renfermer la structure (fig 16).

--------
------ ------- ---
------ -------- --------
------ ------- ---------
------ ------ .. ……---- -----
------ ----- …………. ----- ----
----- ----- ……………. ----- ----
----- ---- ………………. ---- -----
----- ---- ………………….. ---- ----
----- ---- …………………….. ----- ---- Fermeture structurale théorique
----- --- ……………………….. ----- ------- -----
----- ---- ………………………….. ----- ----- -----
----- ---- ……………………………. ----- ----- -- ………….
----- --- ……………………………….. ---- ---- …………..
----- ---- ………………………………….. ---- …………….
----- --- ………………………………………………………
----- ---……………… ……………………………….
----- ---- …………….. ………………………….
--- ---- …………….. ……………………..
---- --- ……………. ………………….
------ …………… ……………..
----- …………… ………..

16) fermeture structurale théorique

b) la fermeture structure pratique :


Elle représente toute hauteur d’huile inférieure à la fermeture structurale
théorique. Elle caractéristique les hauteurs d’huile des structures qui ne sont
pas remplies complètement (fig 17).

--------
------ ------- ---
135

------ -------- --------


------ ------- ---------
------ ------ .. ……---- -----
------ ----- …………. ----- ----
----- ----- ……………. ----- ----
----- ---- ………………. ---- -----
----- ---- ………………….. ---- ----
----- ---- …………………….. ----- ---- Fermeture structurale pratique
----- --- ……………………….. ----- ------- -----
----- ---- ………………………….. ----- ----- -----
----- ---- ……………………………. ----- ----- -- ………….
----- --- ……………………………….. ---- ---- …………..
----- ---- ………………………………….. ---- …………….
----- --- ………………………………………………………
----- ---……………… ……………………………….
----- ---- …………….. ………………………….
--- ---- …………….. ……………………..
---- --- ……………. ………………….
------ …………… ……………..
----- …………… ………..

17) fermeture structurale pratique

Chapitre X : Notion de gisement et notion de champ


I) Notion de gisement :
Le gisement est une définition économique qui représente une accumulation
d’huile et de gaz économiquement exploitable c'est-à-dire capable de payer la
136

recherche, l’exploitation et le transport avec des bénéfices. Toute accumulation


qui n’est pas économiquement exploitable ne peut constituer un gisement.
Parmi les gisements on distingue :
Les gisements en couche liés à une couche
Les gisements massifs liés à plusieurs couches

a) Gisement en couche b) Gisement Massif

a) Le gisement en couche est un gisement compris entre deux couches


imperméables (ou deux roches couvertures (fig a).
b) Le gisement massif est gisement lié à plusieurs couches ou roches
réservoirs (fig b).

II) Notion de champ :


2) Définition d’un champ :
On appelle champ un ensemble de gisements contrôlés par une structure
anticlinale (voir fig ci-dessous).

Surface du sol
137

-----
--- ---- ----- -----
---- ---- --- ---- ---- ---- ----- ------
---- RC ---- HUILE ------ ---- ---- --
---- ---- ---- ---- ------
Eau ----- ----- ---
RR ---- ----- ----- ---- ----
---- ---- ----- ----- ---
--- ----RC ---- HUILE -- ---- ---- 3 gisements

RR Eau ---- ---


----- ----- ------ ---- ----- ---
---- ---- ----- ------ ----- ----- ----- ---- ----- --
RC ---- ---- --- ---- ---- ---- ---- ---- ----
----- ----- -- HUILE ----- ----- ------ -----
------ ----- ----
RR Eau

Fig a) champ constitué de 3 gisements contrôlés par une structure anticlinale.


Surface du sol

…….. ………. 4 Gisements


. Huile. --- --- ---- …Huile ……
(1) RR ----- ----- ------- ---- …..(2)..RR . . .
----- ------ ------ ----- ----- ----- ----- ---- -----
---- ----- ----- ----- RM----- ----- ----- ------ ------ ------- ---------
- ---- ------ ------- ---- ----- ----- ---- ------ -------
- Huile ----- ---- ----- ----- ----- ----- ------
--- ---- --- Huile ---- ----- ----- ----- -----
RR
---- -- (3) Eau --- ---- RR ---- ---- ----- ----- -----
---- ----- --- ----- --- --- ---- ---- ---- ---- ---
(4 ) Eau
---- ----- ----- ----- ----- ------ ------ ----- ----- ----- ------ ----- -----
---- ----- ----- ---- ---- ----- ----- ---- ---- ----- ---- ---- ----
---- ----- --- ---- ----- ---- ----- ----- ----- ---- --
--- --- ---- ----- ---- ----- ----- ----- ---- --
Fig b) champs constitué par 4 gisements lithologiques liées une couche argileuse
contrôlée par un anticlinal

Remarque :
138

- Un champ peut être constitué par des gisements lithologiques constitués de


pièges lithologiques (lentilles sableuses, biseau originel) liés à une couche
argileuse (fig b).
- Un champ peut être lié à un gisement géant contrôlé par un anticlinal.

Chapitre X : Hydrodynamisme des gisements de pétrole et de gaz


139

Ling Hubbert (1940-1950) a donné la formule précisant la relation existante entre


l’angle que fait la pente du plan de contact huile eau par rapport à l’horizontale
représentée par (tgθ) et la pente hydraulique de la nappe en mouvement :
Tgθ = dw/dw-do x dh/dx
Où :
dw = densité de l’eau
do= densité de l’huile
dh/dx = pente hydraulique de la nappe

De cette formule découlent les considérations suivantes :


- Les gisements d’hydrocarbures sont déformés ou déplacés dans le sens de
l’écoulement de la nappe qui le supporte.
- Pour un gaz ou une huile de densité donnée, les déformations ou
déplacements seront d’autant plus grand que la pente de la nappe sera forte .
- Pour une nappe de pente hydraulique donnée, les déformations et les
déplacements seront d’autant plus que la différence dw-do sera plus faible ; ce
qui veut dire que l’huile sera plus lourde ou l’eau plus douce.
- La densité du gaz étant toujours très inférieur à celle de l’huile, la surface
d’inclinaison de la surface de contact sera toujours plus faible, à égalité de
pente hydraulique, pour les gisement de gaz et d’huile.
- Le déplacement proche ou lointain d’un gisement d’huile aura lieu quand la
valeur de tgθ sera supérieure à celle du pendage de la structure tournée dans
le sens du courant.
- Suivant l’intensité du courant d’eau et de la densité de l’huile on rencontre les
types d’accumulations suivantes :
1. ) Soit une simple inclinaison des interfaces huile – eau et gaz-eau
2 ) soit un déplacement total, où le top de la structure est aquifère et l’huile a
été complètement balayée de la structure dans le cas où le gradient
hydrodynamique est faible et la fermeture structurale est peu importante.
En fonction la vitesse d’écoulement on a les déformations ou déplacements
suivants :
------ ------- ------ ------- -------- OGC
------- ------- --- ------ ----------
------ ---- ………………Gaz……….. ………… ---- -----
----- -- …………… ------- -------- …….…………………. --- ----- OWC
---- -…………..--------- ------ ------- -------- …… huile ..………… ----- --
-- ……….. ------ -------- --- ---- ------ ---- …………………… ---- --

1 ) Courant faible et huile légère

----- -----
------- RC------- --------
140

------- ------ ……… ----- ------


------- ----- ……Gaz……. . ----- -----
------ ---- ……………………….. ----- -----
----- ----- ……………………Huile.…. ---- ----
------ ---- ………………θ.… …………….. ---- -----
----- ---- …………………………………………. ---- ----
---- ---- ……RR…………………………………… ---- ----

Courant moyen et huile de densité moyenne

------ ------ ---


------- ------- --------
------ ------ ---- --- ----
----- ----- --- ……..Gaz .. --- ----
----- ------ ----……………………. ---- ----
------ ---- -----……………………Huile ---- ----- ------ -------
----- ----- -- ……………………………….. ------ ------ ------ -----……
---- ----- …………………-- …. …………… ------ ------ --- ………..
----- - …………………---- ------……………… ………………..
--- ……………… ------ ----- --- ……………………………………….
-…………………----- ------ ------- --………………………

Courant fort et huile lourde

XI ) Régimes de Drainage ou modes d’exploitation


141

La récupération primaire de l’huile et à un degré moindre du gaz est


essentiellement liée aux mécanismes de drainage du réservoir.
La plupart des gisements renferment plusieurs sources d’énergie dont
l’importance relative varie en fonction du temps. Les principales sources
d’énergie sont :
- La compressibilité des fluides
- Le gaz dissout dans l’huile
- Le gaz libre du gaz cap
- La pression des fluides
- La compression élastique des roches réservoirs
- La gravité

Remarque : l’énergie de réservoir la plus efficace est la combinaison d’un water


drive actif et d’un gaz cap (cas très fréquent).

Il est important de déterminer le type de production pour obtenir une meilleure


récupération.

1) Régime de drainage par expansion de l’huile :


L’huile est peu compressible. A de grandes profondeurs cette compressibilité
n’est pas négligeable. Si la pression de gisement est supérieure à la pression
bulle, au fur et à mesure que l’on soutire de l’huile, celle qui reste dans le
réservoir tend à se décomprimer de façon à occuper la place laissée vacante. Ce
phénomène est appelé expansion monophasique du fait que la phase gazeuse
n’apparaît dans le réservoir qu’au moment où l’on atteint la pression de bulle.
Le facteur de récupération dû à l’expansion de l’huile est généralement fraible à
cause de la compressibilité peu élevée de l’huile et de la chute rapide de la
pression de gisement. Avec ce régime on peut atteindre des taux de récupération
exceptionnels de 7 à 8% et des taux usuels de 3 à 4%.

2) Le régime de drainage par expansion du gaz dissout :


Lorsqu’on atteint le point de bulle, la gaz dissout dans l’huile commence à se
dégager et il s’ensuit une augmentation de volume qui favorise l’expulsion des
fluides, de façon analogue à ce qui se passe ou se produit lorsqu’on ouvre une
bouteille de coca cola ; c'est-à-dire les bulle de gaz de densité légère ont
tendance à se déplacer plus rapidement tout en entraînant entre elles de l’huile.
Cette récupération dépend de la quantité de gaz dissout, donc du GOR et peut
atteindre 10 à 15% des réserves en place. Dans la pratique il est recommandé de
commencer le maintien de la pression de gisement avant d’atteindre la pression
bulle afin de maintenir la production d’un fluides monophasique (huile avec gaz
dissout) récupérer le maximum d’huile en place.
142

3) le Régime par expansion du gaz cap :


S’il existe un gaz cap (chapeau de gaz) dans un gisement, tout prélèvement
d’huile du réservoir entraînera une expansion notable du gaz cap qui est
infiniment plus compressible que l’huile. Ce phénomène limitera la chute de
Pression dans le gisement. Le gaz du chapeau est constitué généralement par un
mélange de gaz hydrocarbures représentant la partie de gaz qui n’a pas été
dissoute dans l’huile saturée.
Dans ce type de gisement le chapeau de gaz est constitué par un gaz humide
riche en homologues supérieur au méthane (éthane propane et butane).
Remarque :
- On peut avoir un gaz cap, de composition différente, surmontant un gisement
d’huile sous saturée (ex : le gisement Raguse en Sicile)
- Dans les gisements à gaz cap libre l’énergie est fournie par le dissout avec une
énergie additionnelle emmagasinée dans le chapeau de gaz comprimé.
- En se déplaçant vers le puit, le gaz libre sépare l’huile des pores de la roche et
la pousse vers le fond du puit.
- L’efficacité de drainage par le gaz est plus grande que celle de l’expansion de
gaz dissout seul. Elle peut fournir 30 à 50% de l’huile en place dans le
réservoir ; mais dans la plupart des gisements elle est de 20 à 30% ;
- La principale limitation de ce mécanisme est que la faible viscosité du gaz lui
permet de s’écouler à travers les sections les plus perméables du réservoir.
- Si le gisement est exploité à un rythme rapide, le gaz court-circuit une partie de
l’huile et ne la déplace pas, c’est la percée de gaz.
4) Régime de drainage par water drive
Les régimes à water drive sont ceux dans lesquels la pression du réservoir est
transmise à partir de l’eau qui supporte le gisement (eau de fond ou périphérique).
Dans ce mécanisme, l’énergie vient principalement d’au de là des limites du
gisement et transmise le long du gradient de pression vers le gisement. Au fur et
mesure du retrait des fluides, l’eau remplacera l’huile et le gaz soutirés et la
pression est maintenue avec le déplacement du contact huile eau vers le haut. La
pression, dans le water drive actif, est hydrostatique. Elle est causée par
l’expansion de l’eau ou du gaz contenu dans l’eau sur le contact eau-huile, par la
réduction des pores causée par la par la pression géostatique sous l’effet d’une
diminution de la pression du réservoir, par la combinaison de ces différents
facteurs.
- L’expansion de l’eau est très faible : 106 à 10 – 7 (ce qui n’est pas négligeable).
- La compressibilité des roches est également très petite : 10-8 elle croît avec la
porosité ; mais elle n’est pas négligeable. Quand l’eau avance pour remplacer
l’huile et le gaz elle a une action :
 sur le contact eau huile qui va monter
 pousse l’huile hors des pores du réservoir
 elle chasse l’huile et le gaz vers le puits
on distingue deux types de water drive :
143

- par toute la surface du contact huile – eau (bottom water drive).


- Par les bords du gisement (edge water drive), si l’huile occupe toute la hauteur
du réservoir (fermeture structurale théorique, fermeture pratique plus grande
que l’épaisseur du réservoir).

Remarque :
- Du point de vu Géodynamique, un gisement à water drive actif doit avoir une
roche réservoir suffisamment perméable, s’étendant sur une large surface
susceptible de fournir assez d’eau pour remplacer les fluides produits (pétrole
et gaz.
- Si la production est plus rapide que l’infux d’eau, la pression du réservoir chute
avec le débit de production.
- Le taux de récupération est plus élevé : 50 à 60% mais en général <50%
- La source d’énergie est souvent d’origine hydrostatique

Régime de drainage par gravité :


La gravité est un agent très peu actif. Cette force peut être notable dans le cas de
piège à fort relief ou grande fermeture structurale théorique. Elle devient la source
dominante d’énergie dans le dernier stade d’exploitation après le régime de
production par gaz dissout. Dans ce stade la production est d’autant plus grande
que la viscosité est faible et que le réservoir est plus perméable.

XII) Le calcul des réserves :

Du point théorique nous avons trois méthodes de calcul de réserves :


- La méthode volumétrique et ses variations
144

- La méthode statistique
- La méthode de bilan matère
Parmi ces méthodes la méthode volumétrique est préférable car elle peut être
employée :
Pou toutes les catégories de réserves,
Pour tous les régimes de drainage
Pour toutes les structures géologiques.
Dans ce cours nous allons traiter la méthode volumétrique et ses variations.
XII-1) La méthode volumétrique consiste à déterminer les réserves en place c'est-
à-dire le volume des pores remplis d’hydrocarbures par la formule suivante :

Q réserves en place = F.H. Φ βs.θ.d. (1)


Où :
F = surface du gisement. Elle est exprimée en m . Elle est limitée soit par le
2

contour externe ou moyen.


H.= épaisseur pétrolifère. Elle est exprimée en m
Le Produit F.H = le volume total
Φ = c’est le coefficient de porosité utile. Il est exprimé en fraction ou en %
Βs = c’est le coefficient de saturation en huile. Il exprimé en fraction de l’unité
Le produit F.H. Φ βs
représente le volume total d’hydrocarbures dans les
conditions de couches. Il est exprimé en m3

θ = coefficient de recalcul des conditions de couches aux conditions de surface.


d= densité de l’huile ou pétrole brut
les réserves récupérables sont déterminées par la formule suivante :
Q réserves récupérable = F.H. Φ βs.θ.d. η (2)
Où :
η= coefficient de récupération. Il est exprimé en % ou fraction
XII – 2) Détermination des paramètres de calcul des réserves :
a) détermination de la surface du gisement
1) détermination de la surface F pour un gisement d’huile à eau périphérique
Pour la détermination de la surface F d’un gisement d’huile à eau périphérique on
doit tout d’abord procéder à la construction de la carte en isobathe au toit de la
145

couche réservoir avec la carte d’interface. Ensuite on construit la carte en


isobathe au mur du réservoir. Ensuite en superposant la structurale avec
l’interface on tracera sur la carte du toit le contour externe du gisement et en
superposant la carte d’interface avec la carte en isobathe au mur on tracera le
contour interne cette carte. En superposant la carte du mur avec celle du toit on
obtient la carte du toit avec le contour externe et le contour interne. Ensuite on
tracera le contour moyen qui au milieu entre le contour externe et interne. Et à la
fin on mesurera la surface contenue à l’intérieur du contour moyen qui
corresponde à la surface réelle du gisement à eau périphérique.

Contour Externe

Contour moyen

Huile

eau

Contour interne

a) Construction de la carte en isobathe au toit du réservoir

Pour construire la carte structurale on doit tout d’abord tracer l’allure du relief du
toit de la structure suivant le profil transversale Est –Ouest Puis on fait couper le
relief du toit suivant le profil par des plans horizontaux d’équidistance 100 m, dont
le premier plan est tangent au sommet de la structure à la côte -2000 m et le
dernier à -2600 m.

* Profil Est – Ouest par rapport au toit du réservoir


- - - - - - - - - -- -- - --
146

2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2
6 5 4 3 2 1 0 1 2 3 4 5 6
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 00
Est 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Ouest
-

-2000
-2100
-2200
- 2300
-2400
-2500
-2600

Ensuite on projette l’intersection des plans horizontaux avec la surface du toit de


la structure vers la ligne de profil Est - Ouest qui représente la surface du sol et
devant chaque point projeté on met la côte du plan horizontal interceptant le toit
de la couche.

* Ligne de profil Est –Ouest avec les côtes des points d’intersection des plans
horizontaux avec la surface du sol (voir fig ci-dessous)
- - - - - - - - - -- -- - --
2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2
6 5 4 3 2 1 0 1 2 3 4 5 6
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 00
Est 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Ouest
-

* Profil Nord –sud au toit du réservoir


- - - - - - - - - -- -- - --
2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2
6 5 4 3 2 1 0 1 2 3 4 5 6
147

0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 00
Nord 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 SUD
-

-2000
-2100
-2200
- 2300
-2400
-2500
-2600

Ensuite on trace le relief du toit du réservoir suivant profil transversale orienté


Nord – sud. Puis on coupe le relief par des plans horizontaux. Et à la fin on
projette les points d’intersection des plans horizontaux avec le toit du réservoir
sur la ligne de profil Nord – Sud.
avec les côte des points d’intersection des plans horizontaux de la structure,
perpendiculairement au profil Est Ouest avec les cotes de points d’intersection du
même profil de la structure. Ensuite on joigne les points de même côte et on
obtient ainsi la carte structurale au toit de la couche (voie figure ci-dessous)

* Ligne de profil Nord –Sud au toit réservoir avec les projections des points
d’intersection des plans horizontaux à la surface du sol

2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2
6 5 4 3 2 1 0 1 2 3 4 5 6
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 00
Nord 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Sud
-
Ensuite on calque le profil Nord – Sud perpendiculairement à ligne de profil
Est- Ouest. Puis on joint les points de même côte absolue entre eux et on obtient
ainsi la carte d’isobathe au toit du réservoir.
148

Nord

- - - - - - - - - -- -- - --
2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2
6 5 4 3 2 1 1 2 3 4 5 6
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 00
Ouest 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Est
-

-2100
-2500
-2600

Sud

a) Carte en isobathe au toit du réservoir

Ensuite on trace le contact huile eau, qui est horizontal à la cote-2550m, en rouge
sur la carte en isobathe au toit du réservoir

* Profil Est - Ouest par rapport au mur du réservoir


- - - - - - - - -- -- -
2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2
6 5 4 3 2 1 2 3 4 5 6
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Est 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Ouest
149

-2100
- 2200
- 2300
-2400
-2500
-2600

* Profil Nord - Sud par rapport au mur du réservoir


- - - - - - - - -- -- -
2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2
6 5 4 3 2 1 2 3 4 5 6
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Nord 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 SUD

-2100
- 2200
- 2300
-2400
-2500
-2600

Ensuite on calque le profil Nord - Sud perpendiculairement au profil Est- - Ouest.


Puis on joint les points de même cote absolue entre eux et on obtient la carte en
isobathe au mur du réservoir.
150

Nord

- - - - - - - - -- -- -
2 2 2 2 2 2 2 2 2 2
6 5 4 3 2 2 3 4 5 6
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Est 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Ouest

-2200
- 2300
-2400
-2500

-2600

Sud
b) Carte en isobathe au mur du réservoir

Après avoir tracer la carte en isobathe on trace le contour externe sur la carte du
toit ; puis on trace le contour interne sur la carte du mur en rouge et à la fin
superpose la du toit la carte du mur pour tracer le contour interne sur la carte du
toit et à la fin on doit tracer le contour moyen qu’on utilise pour calculer la surface
réelle du gisement avec une aquifère périphérique (voir figure a).

Pour un gisement d’huile à eau de fond la surface pétrolifère est à l’intérieur du


contour externe qui est représenté la courbe de cote absolu contact huile – eau
(voir figure b).

b) Détermination de la hauteur d’huile


 Si l’épaisseur utile varie faiblement on prend la hauteur d’huile comme la
moyenne arithmétique des hauteurs d’huile dans le gisement.
151

Hp = (h1 + h2 +……..+ hn) / n

Mais comme la hauteur d’huile varie largement, on prend dans ce cas la


moyenne pondérée à la surface (voir figure formule ci-dessous) :

HP = (H1.F1 + H2F2 + ……. +Hn.Fn) / (F1 + F2 + …… Fn)

Pour déterminer la hauteur pondérée à la surface on doit construire la carte


d’épaisseur en utilisant le contour externe pour le cas d’un gisement d’huile à eau
de fond et le contour moyen pour le cas d’un gisement à eau périphérique.

* 350m
F4

300m
F3
200m
F2
100m
OWC (f1
Carte d’isopaques ou d’épaisseurs utiles

c) Détermination de la porosité utile :


 Si la porosité varie faiblement on prend le coefficient de prorosité
comme une moyenne arithmétique :

Φ = (Φ1 + Φ2 +…….. Φ n) / n

 Si la porosité varie largement on doit construire la carte d’isoporosité et on


la calcule d’après la moyenne arithmétique pondérée à la surface :
152

Φp = (Φ1.F1 + Φ2.F2 + ΦnFn) / (F1 + F2 + ….. + Fn)

0%

* 20%
F4

25%
F3
10%
F2
5%
OWC (f1
Carte d’iso porosité

Remarque :
 lorsqu’on prend H et Φ comme une moyenne arithmétique il est
commode d’utiliser le contour moyen du gisement.
 Lorsqu’on prend H et Φ comme moyenne arithmétique pondérée à
la surface il est commode d’utiliser le contour externe.

d) Le coefficient de saturation (βo) :

Βo = 1 – C/100 = 1 – βw (en fraction de l’unité)

e) Le coefficient de recalcule (θ)

Θ = 1/b où b = facteur volumétrique


Θ= (1+ βpp .ΔP) (1- βTp . ΔT)
153

Où :

βpp coefficient de compressibilité totale.

βTp coefficient de dilatation thermique.

f) Le coefficient de récupération η: c’est le rapport du volume d’huile


extrait sur le volume total des réserves en place. On le détermine
par analogie des gisements et leurs paramètres. Il peut être
déterminé dans le laboratoire. L’échantillon extrait est séché,
ensuite remplie d’huile qui sera ensuite poussée par l’eau. On
détermine le coefficient de récupération selon le régime de
drainage :

 Pour le régime water drive le coefficient de récupération η varie


de 0,6 à 0,7
 Pour le régime gaz drive η varie 0,4 à 0,5
 Pour le régime gaz cap drive η varie de 0,2 à 0,3
 Pour le régime gravitaire :η varie de 0,1 à 0,2

η = Q rés récupérable / Q réser en place


154

Géologie de la sonde

Introduction
1) Définition
La géologie de subsurface (ou géologie de chantiers pétroliers) est la
science des méthodes d’étude d’un gisement d’hydrocarbures d’après les
155

données de forage, d’exploitation des puits et des couches dans le but


d’extraire le maximum de pétrole et de gaz du sous sol.
2) historique :
la géologie de suburface a pris naissance de la géologie de pétrole, il y a plus
de cinquante ans, à la suite du développement des méthodes d’exploitation et
d’exploration des gisements de pétrole et de gaz.
3) But et importance de la sub surface :
La géologie de subsurface a trait à différentes méthodes de coupes de
sondage (ou puits) à l’aide desquelles on établit :
a) l’ordre de stratification des roches ou couches, leurs âges, leur nature et
leurs caractéristiques lithologo – minéralogiques
b) les propriétés physiques des roches magasins (réservoirs), des fluides qui
les remplissent aux conditions d’existence dans la subsurface ou sous sol.
c) Les corrélations de puits à puits et certaines constructions graphiques
couramment pratiquées pour avoir une image plus nette de la structure ou
du gisement de pétrole et de gaz.
d) La connaissance de la susurface est absolument nécessaire pour
l’évaluation des réserves d’hydrocarbures et diriger la production.
Remarque :la connaissance de la subsurface est une obligation impérieuse
non seulement pour le géologue pétrolier mais aussi pour le foreur et le
producteur
4) disciplines liées à la subsurface :
La subsurface est liées aux disciplines suivantes : le forage, les diagraphies,
l’exploitation, la physique de la couche, l’hydraulique souterraine etc….

Chapitre I : Contrôle géologique du forage


I) géologiques et géophysiques au cours du forage des puits :
156

Un complexe de recherches gélogo-géophysiques dans chaque puits


est tout à fait nécessaire pour l’étude d’un champ, d’un bassin ou d’une
province pétrolifère. Or comme le forage des puits coûte très cher, il
faut bien organiser et exécuter ces recherches afin de forer le minimum
de puits.
Les travaux de recherche nous permettent d’établir :
1) la nature et l’âge des terrains traversés par les forages, leur ordre
et caractère de stratification
2) La présence d’horizons pétrolifères, gazéifères et aquifères dans
les terrains forés
3) La profondeur des horizons productifs et leurs épaisseurs
4) Les propriétés physiques et pétro-physiques des roches réservoirs
5) Les propriétés physicochimiques de l’huile, du gaz et de l’eau de
l’aquifère
6) La position de la ligne de contact ou plan huile –eau, huile-gaz et
eau-gaz pour un gisement de gaz sec, car un gisement de gaz
humide a toujours un anneau d’huile.
Parmi les méthodes d’étude des coupes géologiques de sondage on
distingue :
1) le carottage mécanique
2) les méthodes géophysiques (diagraphie instantanées et différées)
3) les méthodes supplémentaires : pendagemétrie, la déviation des
puits, le diamétrage des puits, la qualité de cimentation des puits,
la méthode d’étude des déblais ou cuttings etc….

A) le carottage mécanique :
1) but : c’est une méthode directe d’étude des coupes de puits. Jusqu’à
l’heure actuelle elle reste la méthode essentielle d’étude des terrains
traversés par des puits, des réservoirs.
L’analyse des carottes permet de déterminer directement la
composition lithologique, l’âge des roches carottées et d’établir la
position des roches réservoirs dans la coupe des puits, du contact
eau –huile, huile – gaz, eau – gaz. Cette méthode sert à déterminer
la porosité, perméabilité, l’épaisseur utile d’huile et la saturation en
huile (So), gaz ( Sg) et eau (Sw).
Le carottage mécanique est la base de l’interprétation des différentes
données (ex : courbes de diagraphie)
157

1) 2)
couches

Carotte

Forage ordinaire carottage mécanique (20 à 80%)

On ne peut utiliser les données des différentes diagraphies sans avoir une
bonne relation entre les caractéristiques physiques des roches d’après les
diagraphies et les caractéristiques lithologo - géophysiques et physiques
déterminées dans les carottes même dans les 2 ou 3 premiers puits qu’on fore
dans une région nouvelle.

La récupération des carottes a un passage du carottier n’est pas toujours


totales et varie de entre 20 et 100%.

2) l’intervalle de carottage : le choix des intervalles de prélèvement des carottes


dépend des buts géologiques posés. Suivant ces buts on peut distinguer deux
groupes :
- les puits d’exploration
- les puits d’exploitation
2-1 Parmi les puits d’exploitation on distingue :
- les sondages géologiques préliminaires
- les sondages de reconnaissance
- les sondages de prospection

a) les sondages géologiques préliminaires s’effectuent dans les régions non explorées.
Habituellement on fait le carottage continu et on applique les différentes diagraphiques
et méthodes auxiliaires de recherches afin d’avoir une coupe complètes.
b) Les puits de prospection s’effectuent dans les régions plus ou moins explorées.
Pendant le forage de tels puits on fait le prélèvement continu des carottes dans les
parties de la coupe qui sont mal connues afin de déterminer les frontières
stratigraphiques et zones tectoniques.
c) Dans les puits d’exploitation on fait le passage des roches productrices avec le prélèvement
de carottes continues.

3) le prélèvement des carottes :


158

La carotte, remontée et examinée par le représentant du service géologique, doit être


débarrassée de la boue de forage et soigneusement placée dans une caisse spéciale dans
l’ordre d’augmentation de la profondeur du puits. Il faut obligatoirement indiquer le haut et le
bas de la carotte. SI la carotte est fissurée, il faut faire coïncider les frontières de cassure en les
plaçant dans la caisse. Dans le cas d’une carotte friable, il faut l’envelopper dans du papier
propre et au préalable l’entourer d’une couche de coton, avant de la placer dans la caisse. La
carotte doit être brossé pour la débarrasser de la boue de forage mais elle ne doit en aucun cas
être lavée. La carotte qui est envoyée au laboratoire pour la détermination des saturations
(Sw,So,Sg) doit être entourée de paraffine et mise dans des sachets en plastique.
Les carottes recueillies doivent être placées dans une casse où on doit indiquer le nom de la
société, le numéro du puits, numéro de passe du carottage, La profondeur de prélèvement, la
longueur de carotte obtenue, le pourcentage (20%-80%).de récupération. Les carottes sont
obligatoirement accompagnées d’une fiche technique sur laquelle on indique les mêmes
informations en plus des descriptions des carottes.

4) le carottage latéral : une fois le forage terminé et après avoir effectué toutes les opérations
géophysiques, on fait le carottage latéral à l’aide d’un carottier spécial qui sert à prélever
des échantillons de roches des parois des puits. En pratique on trouve les carottiers
hydrauliques, à percussion, ordinaire et à balles. Ces derniers sont les plus couramment
employés. Les échantillons recueillis par ces méthodes sont destinés à l’examen de la
composition lithologique, la détermination de la saturation en huile, de la perméabilité et la
porosité.
5) Câble électrique du carottier

chambre à Camion d’enregistrements


explosif Des intervalles à carotter

impacts des balles de carottier


………. ………….. et carottes prélevées
………. ……………….
Balles (pénétration de 70mm dans
---- ---- --- ------ les formations
---- ----- ----- -----

Carottier latéral à balles (CALAB)

6) Etude et description des carottes :


D’après les carottes on étudie la présence d’indices d’huile et de gaz, la composition
lithologique, l’âge stratigraphique, les propriétés pétrophysiques et physiques des couches
magasins ou réservoirs, les particularités structurales des couches et leurs conditions de
gisements.
- Les indices d’huile et de gaz sur chantier. La présence d’indices d’huile ou de gaz
dans la bous de forage met en évidence les horizons pétrolifères. Si ces indices
sont bien accusés, d’après la couleur, l’odeur, la présence de suintement de
l’huile et la présence d’inclusion de bitume, on peut établir la présence du pétrole
ou de l’huile.
159

- Les carottes contenants le pétrole lourd ont une couleur brune, parfois n’ont
aucune odeur.
- Les carottes à huile légère n’ont presque pas d’indices apparents de saturation en
huile. Mais les cassures fraîches sont humides et ont une odeur caractéristique de
l’essence ; cette surface de cassure sèche rapidement.
- Les carottes retirées de la zone du contact huile –gaz présentent sur les cassures
fraîches humides un changement de couleur rapide et absorbent facilement les
gouttes d’HCL. On peut déceler une faible saturation d’huile à l’aide du benzène
ou un dissolvant fort comme le chloroforme, ou la fluorescence ultraviolette.
Remarque :
1) Au cours de l’examen des carottes il faut tenir compte que les indices d’huile ne
viennent pas de la boue de forage à base d’huile, ou d’un bouchon d’huile qui a
servi pour libérer un outil de forage coincé dans le trou.
2) L‘intensité des indices de pétrole dans les carottes ne doit pas être rattachée avec
la productivité des puits et des horizons réservoirs.
3) Dans la cabine géologique on effectue la description de la carotte à la lumière du
jour. Pendant la description on indique : la texture, la structure, la nature, la
couleur, le ciment, la dureté, les impuretés, les inclusions, les intercalations, la
présence de bitume et de fossiles caractéristiques. La description de la carotte
doit être standardisée, la plus courte, la plus complète et la plus précise : on peut
dire par exemple que c’est un gré fin, de couleur gris clair, filonné d’argile grise
avec une faible odeur d’essence.
4) On établit l’âge stratigraphique d’après les fossiles (faune ou flore) ou les indices
extérieurs caractéristiques.
5) On porte toutes ces données sur une fiche de description de carotte et on envoie
les échantillons au laboratoire central pour déterminer les propriétés physiques
des fluides (huile, gaz, eau), pétro-physiques avec les saturations fluides et
déterminer l’âge de l’échantillon d’après les fossiles caractéristiques qu’on a
trouvé.
6) D’après les carottes on détermine les angles de pendage des couches. SI λ > 5 à
plus 10° on doit tenir compte de la déviation du puits lors du forage.

------------
λ H tg λ = h/d
-------------------------
d

où :
- λ angle de pendage

- d= diamètre de la carotte

B) Méthodes géophysiques d’étude des coupes de sondage


Les méthodes géophysiques des coupes de sondage ou diagraphies de sondage
sont basées sur l’étude des paramètres physiques des couches traversées
160

(résistivité, radiométrie, vitesse d’avancement de l’outil de forage, le diamètre du


sondage, la vitesse de propagation des ondes acoustiques etc…).
Les diagraphies sont divisées en diagraphies différées et diagraphies intantannées.
I) les diagraphies différées :

Les diagraphies différées s’effectuent après le forge du trou. Parmi les diagraphies différées
on distingue : 1) Les diagraphies instantanées (les diagraphies électrique : la résistivité
apparente, le PS) et 2) les diagraphies nucléaires (la diagraphie rayons gamma et
nucléaire)
a) les diagraphies électriques :
Les diagraphies électriques (ou carottage électrique) sont basées sur la résistivité apparente
(Ra) des couches ou roches traversées et du champ électrique naturel (PS). La résistivité
s’exprime en ohm/m et le potentiel spontané en mv. Ces Diagraphies s’effectuent le long du
trou de sondage non tubé, rempli de boue de forage conductrice d’électricité.

1) La résistivité apparente :
La résistivité apparente des roches varie de quelques fraction jusqu’à des des centaines
d’ohm/m. Les roches sèches, compactes ontune résistivité très élevée car elles sont de très
bon isolants les roches saturées d’eau salée ont une très faible résistivité. La saturation des
roches en huile et en gaz augmente la résistivité de la roche réservoir. C’est pourquoi
d’après les données de diagraphies électriques on peut détecter les différentes roches, leurs
limites, leurs compositions lithologiques et leurs saturations en huile et gaz.
Les valeurs moyennes des résistivités es roches en ohm/m sont :

- argile : 1 < ρ < 10 Ωm - sable saturé en eau douce : 10 < ρ<6500 Ωm

- gré : 50 < ρ < 105 Ωm - sable saturé en eau salée : 0,5 < ρ < 10 Ωm

- calcaire : 20 < ρ < 105 Ωm - sable saturé en huile : 7 < ρ < 1000 Ωm

On descend dans le trou foré une sonde à 3 électrodes de plomb qui sont jointe par un câble à
l’appareil de contrôle situé à la surface du sol. L’électrode Po est la mise à la terre dans un
endroit mouillé au voisinage du camion (lac à boue). Les électrodes A et B sont des électrodes
de courant alors que les électrodes M et N sont des électrodes de mesures

Potentiomètre

P, mv
MV

B Po
161

……………. … …………………..

………….. …………………
………….. N ………
--- --- ------ ---- -----
-- ---- M ---- ---- ---

- Les électrodes A MN constituent la sonde


- A et B : électrodes de courant électrique
- M et N électrodes de mesures
Δ v = v1 – v2 (m v)
Ra = K Δ v / I
Où :
K – paramètre de la sonde
I - intensité du courant
P- potentiomètre (appareil de mesure
La diagraphie différée (y compris l’électrique) ne s’effectue qu’après le forage d’un certain
intervalle de terrain ou formations.
La diagraphie électrique se fait dans un trou rempli de boue de forage, en descendant ou
remontant le dispositif de mesure ou sonde.

2) le potentiel spontané (PS) :


Le PS caractérise le champ électrique naturel dans le puits rempli de boue et qui est
conditionné principalement par le processus de diffusion et d’absorption sur un contact de deux
milieux : la roche et la boue de forage.
Le PS permet de délimiter les roches perméables de celles qui sont imperméables, de préciser
les épaisseurs effectives des roches réservoirs, de déterminer la minéralisation des eaux des
couches productrices. Le PS se mesure de haut en bas et de bas en haut dans le trou foré.
Les horizons imperméables sont représentés par une courbe positive et les couches
perméables par une courbe négative (voir schéma ci-dessous)

PS
- 5 -4 -3 -2 -1 +1 +2 +3 +4 +5
………. …N …. 0
………… -- -- ……… gré
162

--- --C1-- +C2 --- --- ---


-- -- --- +-- -- --- --- --- argile
…………- --- ………..
…………-boue ……….. gré
--- --- --- +M- --- --- --- ----
--- --- +-- -- --- --- --- argile
-- --
- -- calcaire
L’enregistrement du PS et de la résistivité s’effectue avec le même appareil de
mesure.
Le PS sert à limiter les horizons perméables des horizons imperméables. Il est négatif (–)
en face des horizons perméables et positif (+) en face des horizons imperméables. Les
mesures se font au cours de la descente et la remontée.

b) les diagraphies nucléaires :


Parmi les diagraphies nucléaires on distingue : la diagraphie de radio- activité naturelle ou
Gamma Ray (GR) et la diagraphie Neutron

1) la diagraphie Rayon Gamma (GR) :


la diagraphie GR sert à mesurer la radio activité naturelle émise ou contenue dans les
roches ou couches. Pour les roches éruptives et volcaniques l’intensité des rayons gamma
est très élevée. Pour les roches sédimentaires elle est très faible sauf pour les argiles où
elle est très élevée. Donc la diagraphie Gamma Ray sert à localiser et limiter les formations
argileuses. Elle sert aussi à déterminer la présence des argiles dans les réservoirs (comme
matrice ou ciment dans le réservoir).

2) la diagraphie neutron :
On l’appelle aussi diagraphie nucléaire artificielle ou provoquée. Cette méthode consiste à
enregistrer les rayons gamma secondaires qui résultent du bombardement des formations par
les neutrons émis à l’aide d’une source. Les neutrons émis par la source traverse la tubage
avec une grande vitesse et une grande énergie et pénètre dans les formations où la vitesse des
neutrons diminue grâce à la présence de certains éléments qu’on appelle ralentisseurs et
lorsqu’elle les neutrons atteignent une petite vitesse ils sont captés par certains éléments qu’on
appelle capteurs. Le ralentisseur est l’hydrogène alors que le capteur est le chlore. Lors du
captant du neutron à faible énergie et vitesse il se dégage un spectre de rayons gamma qui
seront enregistrés en surface. C’est pour cela qu’on utilise la diagraphie neutron pour
déterminer la porosité et par conséquent les formations perméables, saturées en liquides (eau,
pétrole). Elle sert aussi à déterminer le contact huile-eau, huile -gaz et gaz-eau Donc la
diagraphie
163

3) les diagraphies instantanées ou méthodes supplémentaires d’étude des coupes de puits


a) diagraphie des déblais ou des cuttings :
L’étude insuffisante de la coupe de puits par les carottes peut être complétée par celle des
déblais ou cuttings. Cette méthode consiste à étudier les débris de roches arrachés des
formations par l’outil de forage et remontés en surface par la boue. Dans cette méthode on
examine tous les débris au microscope de façon à connaître leur composition lithologique et
pétrographique. Les résultats sont représentés sous forme de diagramme sur lequel on
porte la composition lithologique ou le pourcentage de calcaire, sable, argile, dolomie, etc…
A partir de ces diagrammes on construit le log géologue conformément à la figure ci-
dessous.

Lithologie en % Epaisseur Log géologue Description lithologique


100 75 50 25 0% (m)
0 25 50 75 100 %
………………………………… 100 ……………… Gré à grains fins, à
………………………………… ……………… ciment argileux,
---- ---- ---- ---- ---- ----- -- ----- ----- -- Argile jaune riche en
---- ---- ----- ----- ------- ------ ---- ----- ---- trilobite
---- ----- ------ ------- ------- ---- ----- ----- - Argile jaune de couleur
---- ----- ------ ----- ------ verte
---- ----- ----- ---- -----
Calcaire cristallin de
couleur gris clair

Le log géologue

Le prélèvement des cuttings se fait tous les 10métre 10 m pendant le forage et lorsqu’on
s’approche du réservoir on effectue le prélèvement tous les 5 m afin préciser les limites de
passage d’une couche à une autre. Le prélèvement des cuttings est effectué en fonction du
temps de remonté des cuttings qui est déterminé par la formule suivante

Trb= volume annulaire en litres


Débit des pompes en litre /min

b) la calcimétrie : on fait la calcimétrie afin de déterminer approximativement la teneur en


carbonate dans les roches traversées. Les teneurs en carbonate est obtenue en mesurant le
volume CO2 dégagé par l’action de l’HCL sur les débris de roches ou déblais ou cuttings
broyées en utilisant le calcimètre bernard. La réaction se passe comme suit :

Ca CO3 + 2HCL CaCi 2 + H2O + CO2

Le volume de CO2 dégagé est mesuré à l’aide du calcimètre Bernard qui comprend
essentiellement un tube en U gradué, rempli de d’alcool et relié à une fiole, dans laquelle on
doit mettre l’échantillon broyé avec une éprouvette remplie d’HCL qu’on doit maintenir inclinée
contre les parois de la fiole. Pour les mesures on doit mettre 1g de l’échantillon broyé dans la
fiole et on y introduit après une burette remplie d’HCl dilué à 50%. Cette burette doit être
maintenue inclinée contre les parois de la fiole puis on relie le tube à la fiole et on remue
doucement la fiole reliée au tube eu du calcimètre de manière à laisser la burette vider l’HCl
qu’elle contient et provoquer la réaction de l’acide avec l’échantillon. Le volume de CO2 dégagé
164

va déplacer le liquide dans le tube gradué. Cette différence de niveau représente le volume de
CO2 dégagé. Ensuite on doit calculer le pourcentage de CaCO3 d’après la formule suivante :

V. ρ
K= x 100%
0,0044 x a

Où :
K - % de CaCO3 dans l’échantillon
V – le volume de CO2 dégagé en cm3 ou m3
Ρ – densité du CO2 à la température de l’expérience en kg/cm3
0,0044 – cœfficient de transformation du CO2 en CaCO3
c) détection des hydrocarbures dans la boue de forage :
Cette méthode se base sur la détection continue des hydrocarbures gazeux ou liquides
dans la boue au cours du forage. Les hydrocarbures gazeux contenus dans la boue de
forage sont détectés au niveau de dégazeur au dessus duquel on a un entonnoir relié au
appareils d’analyse du gaz, dans la cabine géologique par un tuyau bien tendu pour éviter
son bouchage par le liquide de condensation des vapeurs qui vont empêcher le gaz d’arriver
aux appareils (détecteur de gaz total et analyseur de la composition du gaz (C1, C2, C3,
C4). Les hydrocarbures liquides sont détectés grâce à la diminution de la viscosité la boue
de forage ou à la présence d’hydrocarbures détectés par l’analyse de la boue de forage
sous la fluorescence ultraviolette.
Remarque : la présence des gaz dans la boue de forge ne provoque pas la luminescence
ultraviolette.

Profondeur log Concentration totale HC Concentration en HC lourds


En m en % en %
20 40 60 80 100% 20 40 60 80 100
---- ---- ----
---- ----- ----
…………….
………………
………………
---- ----- -----
---- ------ ----
----- ---- ----
. …………….
………………
………………
-
----- ----- -----
----- ------ ---
---- ----- ----

d) contrôle de la vitesse d’avancement de l’outil de forage :


Cette méthode examine la vitesse d’avancement de l’outil au cours du forage qui dépend
essentiellement des propriétés des roches traversées. Dons la vitesse d’avancement du
trépan peut nous renseigner sur la nature des terrains traversés (formations tendres, dures,
semi dure etc…). On mesure la vitesse d’avancement de l’outil à l’aide du speedographe
(chronomètre). Les mesures sont effectuées d’une façon continue au cours du forage
165

Profondeur log
En m Avancement du trépan en mn/m

0 20 40 60 80 100
---- ----- ----
----- ---- -----
3100 ………………
………………
3200 - ---- ----- -----
---- ------ ----
3400 ----- ---- ----
. …………….
3500 ………………
………………
3600 ------ ----- -----

3700

e) les opérations géophysiques auxiliaires d’études des coupes de sondages :

1) le diamétrage : c’est une opération de diagraphie qui consiste à mesurer


continuellement le diamètre du trou de forage ou sondage. Il est mesuré à l’aide
d’un appareil spécial appelé diamétreur. Le diamètre du trou varie en fonction de
la lithologie des roches (ex : dans les roches meubles le trou de forage s’élargie à
cause des éboulements provoqués par la boue de forage) alors que dans les
formations compactes (grés, calcaire poreux, ou fissurés) on enregistre un
étranglement ou rétrécissement du trou qui est du à la formation du mud cake ;
mais devant les formations compactes non poreuses le diamètre du trou reste
nominal c’est dire égale à celui de l’outil de forage. Les résultats de mesures du
diamètre sont enregistrés sous forme de diagrammes. Les diagrammes de
diamétrage permettent de préciser les coupes géologiques. Il est aussi nécessaire
pour déterminer la quantité de ciment nécessaire à la cimentation du tubage,
l’emplacement des packers lors de l’exécution des testes de puits.

Profondeur log
En m
Les provinces pétrolifères Africaine
Diamètre en pouces

0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24
---- ----- ---- éboulement (roche meuble) et élargissement du trou
----- ---- -----
3100 ………………
……………… mud cake roche poreuse compacte et rétrécissement du trou
3200 ---- ----- -----
---- ------ ----
3400 ----- ---- ---- éboulement (roche meuble) et élargissement du trou
. …………….
3500 ………………
166

2) thermométrie : elle est utilisée pour résoudre les problèmes suivant :


- le top de cimentation
- les d’eau ou de gaz
- déterminer le degré géothermique régional
la prise de température le long du forage est effectuée à l’aide d’un thermomètre de fond. La
mesure de la température nous donne 3 top de cimentation : la prise du ciment est
exothermique c'est-à-dire que la prise de ciment est conduite par un dégagement de chaleur
d’où le top de ciment est bien fixé par un saut de la température sur le diagramme de
thermométrie. Il faut attendre 6 à 12 heures après la cimentation avant de prendre les mesures.

3) Inclinométrie : Elle sert à mesurer la déviation du trou de forage par rapport à la verticale.
Pour mesurer la déviation on utilise l’inclinomètre. Le contrôle de la déviation est nécessaire
pour maintenir la verticalité du puits ou contrôler la déviation choisie pour le forage des puits
dirigés. Les données de déviation servent pour les différentes constructions géologiques. On
utilise aussi la photoinclinométrie (Schlumberger) et l’inclinomètre à gyroscope qui peut être
utilisé en tubage. Les photographies sont prises tous 50m à partir du sabot.

4) La pendagemétrie : elle consiste à mesurer la valeur de l’angle d’inclinaison couches


traversées par le forage par rapport à l’axe du puit ou sondage et son orientation. Les mesures
s’effectuent à l’aide du pendage mètre qu’on descend dans le puit. La pendagemétrie sert à
détecter les failles et même les fissures. Elle a une grande importance dans la géologie
pétrolière.

f) Prévisions géologiques et techniques de forage


Avant que le forage du puits soit commencé on établi un programme de décision de
forage de ce puits en utilisant les données de forage de puits voisins. Les prévisions de
forage comprennent deux parties :
1- La partie géologique qui contient les prévisions de la coupe géologique
de la coupe de sondage (ou du puits)
2- La partie technique qui contient les prévisions de forage conformément
aux prévisions géologiques.
Les prévisions géologiques concernent la structure à forer conditionnent le programme de
forage et par conséquent le programme de tubage, le programme boue, le programme
diagraphie, le programme carotte et le programme test des formations susceptibles de
renfermer de l’huile, conformément au à la figure ci dessous.

g) Constructions graphiques d’après les données de forage


167

1) Coupe géologique de sondage : Les résultats des différentes méthodes


géologiques, géophysiques, et méthodes supplémentaires d’études des coupes
de sondage sont représentées sous forme d’une coupe de sondage dans un
graphique qui comporte la composition lithologique des couches traversées par
le forage en utilisant les signes conventionnels, les profondeurs
correspondantes, les indices d’huiles, de gaz ou d’eau, les zones
d’éboulements, les zone de perte de circulation de boue et d’autres données
géologiques. La coupe géologique de sondage doit être tracée sur papier blanc
de la manière suivante en fonction de l’échelle (1/1500 ; 1/1000).

Prof Lithologie Epaisseur Indices d’HC, de Log Ra, Ps Description


m perte, intervalle à lithologique
m
carotter et zone
d’éboulement - o+
…………… 200 Indice Gré à grains fins, à
……………. d’huile ciment argileux
……………
2400 …………….
---- ---- 100 Argile jaune riche
---- ----- - Zone en trilobite
2500 ---- d’éboulement
---- ---- -----
---- ----- -- 200 Argile jaune
…………… verdâtre avec
2700 ----- --------- passées de sable
--
150 Zone de perte Calcaire, cristallin,
2850 de boue fissuré, gris clair

- Coupe géologique de sondage -

2) Corrélation des coupes de sondages ou de puits : les corrélations de puits


servent à mettre en relief la variation des épaisseurs des couches à l’échelle de
champ et de bassin, les surfaces de discordance, afin d’établir les prévisions de
forage des puits à forer. Ces corrélations s’effectuent d’après les coupes de
puits forés dans le champ ou le bassin afin déceler les zones de biseautage, les
variations des lithologies, des épaisseurs, et des caractéristique pétrophysiques
de porosité et de perméabilité. A la base de ces corrélations on détermine la
position du puits à forer, les couches que doit traverser avec leurs épaisseurs et
leurs profondeurs et leurs descriptions détaillées. Puis à la base de ces données
on effectue les prévisions géologiques et techniques de forage.

W P1 Ra P2 Ra P3 Ra P4 Ra P5 Ra E
…… ……. …… …… ……
…… ……. …… ……. ……
Jurassique …… ……. ……. …… …….
…… ……… ……. …… ……
…… …… LL ……. …….
…… LL ….. L L
LL ……. …… ….. LL
Trias …… …… ….. ……
…… ------- ……
------
Permien ------
------ ------ ------
------- ------- ------ -----
168

Les corrélations diagraphiques calée avec les lithologies des couches


traversées par les puits permet de voir la variation des épaisseurs et de la
lithologie dans un champ ainsi que l’allure de la structure anticlinale dont le
sommet est rencontré dans le puits3.

3) Etablissement d’un profil géologiques d’après les coupes de puits :


On établit le profils géologique d’un champ à la base de la carte en isobathe
établit, au toit ou mur du réservoir ou d’une surface de discontinuité, à partir
des données de forage (tableau 1), sur laquelle on met la position des puits,
puis on trace la ligne de profil qui passe par les puits dans les directions Est-
Ouest, Nord- Sud etc…, ensuite on trace le profil du mur ou toit du réservoir
(voir fig1).
Soit un champ exploré par 5 puits dont les coordonnées sont dans le tableau 1.

N° Puits Coordonnées XY Côte absolue


du mur
(m) (m)
X Y
01 195000 (195 km) 195000 (195 km) -2500
02 145000 (145 km) 145000 (145 km) -2900
03 145000 (145km) 245000 (245 km) -3000
04 250000 (250km) 135000(135 km) -3100
05 242000 (242km) 235000(235 km) -3000

250
x P3/-3000
240
P5/-3000

230

220

210

200
169

Après avoir positionné les puits dans le repère orthonormé X et Y, d’après


leurs coordonnées xy et suivant l’échelle choisie, on met devant chaque puits
ploté au numérateur le numéro du puits et au dénominateur la côté absolue à
laquelle le puits a rencontré le mur ou le toit du réservoir ou de la couche
repère. Ensuite on joint les puits par des lignes droites (voir fig 1). Puis on trace
l’abaque qui est constituée par des courbes d’équidistance 100m, de la cote -
2500 à la cote 3100 (voir fig 2).

-3100
-3000
-2900
- 2800
- 2700
-2600
-2500

Fig 2 : Abaque d’équidistance 5mm=100m

Après avoir calqué le segment de droite qui joint les puits1 et puits2, plotés
d’après leurs coordonnées dans le repère orthonormé, sur une feuille de
papier, on trace les points d’intersection du segment de droite, ploté sur la
feuille de papier, avec les courbes de niveau de l’abaque. Puis on reporte ces
points d’intersection de la feuille de papier sur la droite qui relie le puits 1 au
puits2 sur la carte en isobathe et on obtient ainsi les points passage des
170

courbes de niveaux correspondantes. Ensuite on refait la même opération pour


les droites qui joignent les puits 1- 3,1- 4 et 1-5. A la fin, en joignant les points
d’intersection de même côte absolue entre eux, on obtient la carte en isobathe
avec ses courbes de niveaux.

I
250
P3/-3000x II
240
X P5/-3000

230
P6
220 Ligne de profil

210

200
III x P1 -2500 III
190
-2600
180
-2700
160

-2800
Après
150 avoir tracé la carte en isobathe on choisie la ligne de profil qu’on veut
établir. P2/-2900 x
140 -- 2900
II x P4/-3100
130 - 3000
-3100
I

130 140 150 160 180 190 200 210 220 240 250

Figure 3 : Carte en isobathe établie au mur du Réservoir

Pour construire le profil géologique, on doit tracer la ligne de niveau de la mer


pointer dessus la position des puits, ensuite on trace le toit ou le mur du
réservoir d’après les côtes absolues auxquelles les puits, intercepté par la ligne
de profil, rencontre le toit ou le mur de la couche réservoir

III P2 niveau Mer P1 P5 III


0 ---
---
---
---
-500 ---
---
---
---
---
-1000 --
---
--
171

0 III P2 Niveau de la mer P1 P6 (projeté) P5 III

- -------
---
---
---
-500 ---
--- ---
--- -----
---
172

Après avoir tracé du profil du toit ou mur du réservoir (4), on trace les limites des
couches sus jacentes, en utilisant les épaisseurs rencontrées par chaque puits.
Puis on joint les limites par des courbes, jusqu’au niveau de la mer (fig 5).

Remarque :
On utilise les profils géologiques :
- pour implanter les puits de développement (voir fg 3).
- La coupe du puits projeté est établie d’après le profil de la fig 5 avec
les prévisions géologiques, des épaisseurs et des tops des couches
que doit rencontrer le puits à forer.
- Pour établir les prévisions géologo-technique de forage.
173

P1
Surface du Sol

CZ N2 Discordances LL
….
LL ….. huile LL
…. -----
T2 LL …. ----- ….
…. ----- ---- …..
MZ T1 ….. ----- ….. ….
. ….. ----- …..
….. …. -----
. S ----- …. -----
PZ ----- …..
O ….. ….
...
PT
Socle cristallin

Chapitre I : Tectonique de l’Afrique

I) Schéma tectonique

Carte tectonique de l’Afrique


174

a
b xxxxxxxxxxxxxxx
………….. …………. …..
….3…… ……1…………..2………
… 4 .. ……….. …
… .. . 10.
….. I X
5 II …… ….
… ………… …… …..
… 6 ……. … 7 ...... …9.. IX
………. …. ……
… …….
III …………
….. …………8………… ………….
21 ………. ……12…….
…. VIII ………….
IV ….. ……..
…. ……
20 .11…
……
.. VII
19 … V …….. ….. ….
…… .13. ….
18 … …15. VI …. …..
. …….. ……
……….
17 .. …14.....
…….. … ……..
. …………… ……
……16… …

Légende :

Zone de plissement Paléozoïque (PZ)

xxxxx Zone de plissement Alpin

Zone de failles régionales


……… Dépression (synéclise)
………

1) Les Massifs Africains:


II) Le Massif du Hoggar
III) Massif Reguibet
IV) Massif Siéra Léone – Libéria
V) Massif du Cameroun
VI) Massif Bengoual
VII) Massif du transval
VIII) Massif Rhodésien ou Zimbabouén
IX) Massif Centrafricain
175

X) Massif Nubien
XI) Massif du Tibesti

2) Les dépressions Africaines :


1- Dépressions Sahariennes (Algérie)
2- Dépression Syrtique (Lybie)
3- Dépression Tindouf Reggane (Algérie)
4- Dépression du Sahara Occidental
5- Dépression du Sénégal
6- Dépression du Taoudini (Mali)
7- Dépression du Mali-Niger
8- Dépression du Nigéria
9- Dépression de Koufa (Soudan)
10- Dépression de katara en Egypte
11- Dépression du congo
12- Dépression de Somali
13- Dépression du Mozambique
14- Dépression de Mourodava (Madacascar)
15- Dépression Okobango (RDC)
16- Dépression du Carrou (Namibie - Afrique du Sud)
17- Dépression de l’Angola
18- Dépression du Congo
19- Dépression du Gabon
20- Dépression du Cammeroun
21- Dépression du Ghana

Les régions de plissements Alpins se rattachent aux régions géosynclinales


jeunes, dans la partie nord du continent Africain. Elles sont représentées par le
plissement Tellien (a). On distingue aussi la plateforme épi hercynienne ou jeune
(b). La région de plissement post hercynien du cap de bonne espérance en
Tunisie se joint à celle du cap en Afrique du Sud. Le contour actuel du continent
Africain était formé pendant le Jurassique – Mésozoïque – Cénozoïque.

Le socle de la plate forme Africaine est hétérogène. Il est formé par des roches
Archéennes et Protérozoïque très fortement plissées et métamorphisées.
La couverture sédimentaire se compose du protérozoïque, paléozoïque,
mésozoïque et cénozoïque d’épaisseur 6000 m à 8000m au niveau de la
dépression de Berkine en Algérie. La formation de la structuration tectonique de la
couverture sédimentaire est étroitement liée avec la construction du socle
cristallin qui représente le relief érodé pendant le protérozoïque- précambrien.

II) Provinces et Régions Pétrolières de l’Afrique :


176

1) Disposition des Cratons Africains Anciens

I
II

IV
III

I) Craton Ouest A fricain


II) Craton Nilolique
III) Craton du Congo
IV) Craton Tanzanien
V) Craton Sud Africain

Vers la fin de l’époque post précambrienne, le continent Africain, les


constructions géosynclinales sont terminées et la plupart de l’Afrique se
transforme en plate forme. A l’heure actuelle sur les plateformes de
l’Afrique on distingue plusieurs boucliers et dépressions. Durant le
paléozoïque, mésozoïque et cénozoïque les régions de plissements
hercynien et alpin se rattachent aux plateformes anciennes dans les
parties extrêmes du Nord et Sud du continent africain. La région de
plissement post hercynien du Cap bon Espérance en Tunisie et de la
pointe de l’Afrique du Sud (région du Cap).
Parmi les éléments tectoniques essentiels de l’Afrique, une plus grande
importance est donnée aux dépressions (synéclises) remplies de dépôts
sédimentaires marins et continentaux d’âge paléozoïque, mésozoïques
et cénozoïques.
2) Les Provinces et régions Pétrolifères de l’Afrique
En concordance avec le caractère tectonique des continents, on peut
distinguer les provinces pétrolifères suivantes :
177

a) Plate formes anciennes :


1) Province du Sahara Nord Oriental
2) Province d’Illisie
3) Province du Sahara Occidental
4) Province de Hamra
5) Province Syrtique
6) Provinces de l’Afrique Occidentale
7) Provinces de l’Afrique Orientale
b) Plateformes récentes :
Sur les plateformes récentes épi hercyniennes on a :
1) Les régions de l’Atlas Saharien
2) La région de Marrakech
3) La région de Rharb
4) Les régions pré Telliennes.

Sur les zones de plissements alpins on distingue la région pétrolifère du bassin


du Chélif.
En dehors de ces régions, il existe des régions perspectives en pétrole et gaz,
tel que les dépressions de l’Afrique Centrale et du Sud, du Mozambique,
Somalie et du Carrou.

Chapitre II : les provinces pétrolifères de l’Afrique du Nord


 Tectonique de l’Afrique du Nord :
En concordance avec la structure tectonique, on peut distinguer trois types de
régions pétrolifères en Afrique du Nord.
- Ce sont les régions liées aux plateformes récentes, épi hercyniennes, telle que
celles de Marakech et de l’Atlas saharien oriental.
- Les régions intra montagneuses, dans le plissement Alpin, tel que celle du
bassin du Chélif.
- Les liées aux avant fosse et sillons, tel que le domaine pré- Rifin, pré tellien, le
Rharb etc…..

Atlantique Mer Méditerranée


178

(III)
(IV)

(V)

(II)

Plateforme épi hercynienne


(I)

X X
X X X X X X X X
X X
X X
Légende :

a d h
b e
--- ---
g

xxxx c
f

a – Zone de plissement alpin (Rif Marocain, l’Atlas Tellien Algérien, l’Atlas


Tunisien) ;
b – La plateforme épi hercynienne
c - La plateforme Saharienne
d – La zone de failles régionales (grand accident tectonique séparant la
plateforme épi hercynienne de la plateforme Saharienne)
e – Dépression (régions pétrolifères)
f – Affleurement du trias salifère
h- Gisement d’huile
g – Gisement de gaz

Les principaux gisements sont :


2- Gisement Aîn El Hamara (Maroc)
179

3- Gisement Haridja (Maroc)


4- Gisement Bou Draa (Maroc)
5- Gisement Tselfat (Maroc)
6- Gisement Batou (Maroc)
7- Gisement Oued Malleh (Maroc)
8- Gisement Kadouda (Maroc)
9- Gisement Djebel djeir (Maroc)
10- Gisement Sdi Rhalem (Maroc)
10 – Gisement Djebel Foua (Algérie)
11- Gisement Djebel Onk (Algérie)
12- Gisement Tames Mida (Algérie)
13- Gisement Douleb (Tunisie)
14 – Gisement Cap Bon Espérance (Tunisie)
15 – Gisement off shore (Tunisie)

I) les Régions Pétrolifères du Maroc :


Deux régions pétrolifères sont connues au Maroc.
1) La région du Rharb, jusqu’en 1957, dont l’huile et le gaz proviennent en
totalité. Le gisement est lié à une structure très compliquée. Cette région
correspond au sillon pré Rifain (avant fosse) ; Sur la bordure sud on a le
paléozoïque qui affleure. Les terrains paléozoïques sont constitués de
roches métamorphiques, altérées et fissurées. Les assises sédimentaires
d’âge permo-trias - miocène ont une épaisseur de 2000-3000m. La
prospection pétrolière a débutée dans les premières années du 20 ème siècle.
Le gisement d’Aîn Hamra a été découvert en 1918 dans les grés du
miocène à 33m qui se trouvent à 1500 à 300 m de profondeur.
Entre 1932 et 1936, ont été découvert les gisements liés aux anticlinaux
hautement faillés. Les horizons productifs de ces gisements sont liés aux dépôts
métamorphiques du paléozoïque. Le plus grand gisement de la région pétrolifère
a été découvert dans les dépôts jurassiques. Les horizons productifs sont
représentés par les calcaires. Dans cette région il y a trois gisements Haridja,
Boudraa et Sidi fili.

N2
SW
NE
180

Huile

Gisement de Aîn Hamra

S N

Miopliocène - néogène

PT Huile PZ PT J

PZ
PZ

Gisement Batou

NW SE

Miopliocène

--- -- -- -- -
181

--- ---- -
---- --- ---
 - ---- ----

---- ----

P-T J J

PZ

Gisement Haridja et Boudraa

2) La région pétrolifère de Marakech :


Le premier gisement a été découvert en 1957. On connait actuellement 3
gisements (NECHOLA, Djebel Djeer et Sidi Ghalem), liés à des anticlinaux
faillés. Les horizons productifs sont constitués de calcaire et de dolomie
d’âge Jurassique moyen et supérieur. Ils ont découvert un gisement off
shore dans les terrains Mésozoïques. Actuellement on connait une vingtaine
de petits gisements de pétrole et deux de gaz. Les réserves d’huile sont très
faibles. Le débit des puits est de 150 tonnes/jour.

II) Les régions pétrolifères de la Tunisie


Sur le territoire Tunisien, on découvert 4 gisements d’huile et un gisement de gaz
dans la région pétrolifère de l’Atlas Saharien oriental et les provinces pétrolifères
du nord du Sahara Oriental.
Les régions pétrolifères de l’Atlas Saharien Oriental appartiennent à la partie
orientale de la plateforme épi hercynienne, dont l’épaisseur de la couverture
sédimentaire, représentée par des roches évaporitiques (sel, anhydrite) d’âge
Trias, Jurassique et Crétacé moyen et des roches détritiques terrigènes d’âge
Crétacé inferieur , paléogène inférieur et Néogène, dépasse les 5000 – 7000m
d’épaisseur.
Les structures d’âge Mésozoïque – Cénozoïque, caractérisées par des anticlinaux
étroits, allongés, de Directions Nord- Est, faillés. A l’heure actuelle, dans cette
région on a découvert 3 gisements d’huile aux réserves faibles, dans les dépôts
Crétacé (Douleb Tames Mida) , éocène paléogène moyen et un gisement de gaz
dans la région de Cap Bon Espérance.
182

1) Le gisement de gaz de Cap Bon Espérance se trouve non loin de la capitale


Tunis. Le gaz de ce gisement est utilisé pour alimenter la capitale Tunis en
gaz.
La structure du gisement Cap Bon Espérance est un anticlinal de direction NE-
SO, ayant une largeur de 27 km et une longueur de 28 km. L’horizon productif est
représenté par les grés d’âge Crétacé inférieur (voir figure ci-dessous)

Anneau d’huile (- 1650-1700)

Gaz

-1500
-1550
-1600
-1650 faille barrière
- 1700

2) Le gisement d’El Borma : il se trouve dans l’extrême sud Tunisien, sur la


frontière Algéro-Tunisienne. Il est lié avec les régions pétrolifères du Dahar
de la province pétrolifère du Sahara Oriental.
Dans les limites de ces régions les terrains Mésozoïques – cénozoïques
reposent en discordance sur le paléozoïque et sont représentés par les
roches terrigènes en alternance avec les roches carbonatés. L’épaisseur est
de 2500m. Les dépôts d’âge paléozoïque, d’épaisseur 2000m, sont
représentés par des roches terrigènes. L’horizon productif se trouve dans
les grés du Trias à une profondeur de 2400m.
- III) Les provinces pétrolifères de la Lybie :
A partir de 1954, la Lybie occupe la 1ère place parmi les pays producteurs
d’Afrique. La production annuelle de 1959 était égale à ,105 millions de tonnes.
L’histoire de la recherche pétrolière constitue un remarquable exemple de
rapidité et d’efficacité de recherche. En 1955 a été attribué le premier permis.
En 1956 ils ont mis en évidence les premiers indices par forage. En 1957, a été
découvert le 1er gisement, non loin d’El Djen. Le plus grand gisement de Zelten
a été découvert en 1959. Sur le territoire Libyen on distingue cinq dépressions
qui présentent un grand intérêt pétrolier. Toutes ces dépressions se trouvent
dans la partie septentrionale de la plateforme précambrienne, dont le socle est
constitué par des roches cristallines d’’âge précambrien avec une couverture
d’âge paléozoïque-mésozoïque moyen et supérieur.
II

XXXXXXX C
I
Tunisie A

E 4
5
183

Légende : Failles

Massif du Tibesti
Gisements
a : Bombement Tihemboka
Bombement A : Dépression Hamra
B : Dépression Mourzouk
XXXXXXX Atlas Saharien épi Hercynien C : Dépression Cyrtique
+ D : Djebel Dalama
++ Roches magmatiques effusives E : Graben Jeffara

Schéma tectonique de la Lybie

1- Le gisement Atchane, 2 El Hagui, 3 El Galla, 4 Bir Tabaxeir, 5 Amel, 6 Hfra,


7 Aoudjila, 8 fin ?

a) province pétrolifère de Hamara :


Dans les limites de la province pétrolifère de Hamra il existe deux dépressions:
Hamra et Merzouk. Dans la partie centrale de cette dépression, le socle
cristallin se trouve à une profondeur qui varie de 4000 à 5000 mètres. Les
failles ont un rejet de 100 m qui peut atteindre parfois les 1000m. Ces
dépressions sont remplies essentiellement de sédiments paléozoïques, du
cambrien au carbonifère supérieur, d’épaisseur 4000 à 5000m. Les dépôts
paléozoïques sont recouverts par les dépôts Mésozoïques et cénozoïques,
d’épaisseur faible au sud ; mais qui augmente vers le Nord pour atteindre les
1500 m à 2000 m.

Dépression Hamara Bombement


Garcaphe
Dépression +
K Merzouk +
J +
184

Le paléozoïque renferme les principaux horizons producteurs dans ces régions.


Les principaux gisements sont liés aux dépôts d’âge Ordovicien, Dévonien,
Carbonifère, Cambrien et Trias.

Le premier gisement de la province de Hamra ( Atchane) a été découvert en


1957. Il est situé à 75 Km au sud du gisement El Jar. Le pétrole provient des grés
Dévonien, à une profondeur de 700 à 1000m. Le gisement El Hagué est situé à
60 km au sud du 1er.
Les grés de l’Ordovicien se trouvent à la profondeur 700 à 800m. Le débit des
puits varient de 30 à 50 tonnes/jour. Dans les gisements Bir Tbaxeur et Ehbailla,
ce sont les grés du Dévonien et du Silurien qui sont productifs. La profondeur des
horizons atteint 3200m.

Dans le Nord Ouest de cette province on a obtenu du gaz dans les sédiments
triasiques ZUZAMA, SONIA et MLAGHI.Les formations Crétacé inferieur de la
province sont pétrolifères avec des débits qui peuvent atteindre 300/jour.

- La province pétrolifère syrte :


Cette province pétrolifère est limitée au nord par le bombement Cyranique qui
est séparé de la région de Hamra par un système de failles. Cette province
correspond aux dépressions syrtiques qui sont remplies essentiellement parles
sédiments mésozoïques et cénozoïques, dont l’épaisseur atteint 4000 à
5000m. Les dépôt du paléozoïques, représentés par les roches d’âge
Ordovicien-Silurien-Dévonien, sont développées sur la bordure Ouest et Est.
L’épaisseur de ces dépôts varie de 4000 à 5000m.
185

Dans les limites de cette province pétrolifère, ce sont les dépôts du Crétacé
supérieur, du paléogène inferieur et moyen qui renferment les horizons
productifs des gisements. Les grés du Cambrien et de l’Ordovicien sont
productif directement sous la discordance.
Dans les limites de la province Syrtique, les gisements principaux sont : 1)
Zelten, 2) Dahara dans les dépôts paléogène et néogène supérieur, 3) waha ,
4)Sonia et 5) Idrissi dans les dépôts Crétacé et 6) Aoudjela dans les dépôts
paléogènes, Crétacés, Paléozoïques et Ptérozoïques.

- Le gisement Zelten : c’est le plus grand gisement de Lybie. Il a été découvert


en 1959. Le 1er forage a donné 2500 t/jour à une profondeur 1660-1729m. Les
horizons productifs se trouvent dans les calcaires récifaux d’âge paléogène et
Crétacé moyen. Les réserves d’huile sont évaluées à 2 Milliards de tonnes.

- Le gisement SERIR :
Ce gisement a été découvert en 1961. Les horizons productifs se trouvent
dans les grés du crétacé moyen et les réserves sont égale 1,14 Milliards de
tonnes d’huile de densité égale à 0,84 g/cm3 avec une teneur de 0,25%.

- Le gisement Aoudjela :
Les horizons productifs se trouvent dans les calcaires du Crétacé moyen et
dans les granites altérés, à une profondeur de 2500-2600m. La densité de
l’huile est de 083-084.

RC

RR

Gisement de Zelten

---- -----
186

Néogène

Paléogène
HUILE

------------ -------- ------- ------- ------- ------ -----


------- -------- -------- ------- --- ++++ ------- -------- ------ ------ ----
------- ------- -------- ------- -------- ------ ++++++++ ------- --------- -------- ------ ----- -----
----- ---------- -------- -------- ------- ------- +++++++++….. ---- ------ ------- --------- ------- ------ ----- ----
------ ------ ------ ------- ------- ------ --- ++++++++++++…. --------- ------ ------- -------- -------- ------ ------
------- ------- ------- ------- ------…..- ++Granit altérés+++++++ ----- ------- ------- -------- ------- --------
------ ------- ------- -------- --- ….. +++++++++++++++++++++ …..----- ------ ------ ------- ------ ------- ---
------ ------- ------- ------- ------- ++++++++++++++++++++++ ……. ------- -------- ------- ------ ------ ------
----- ------ ------ ------- ----- +++++++++++++++++++++++++++++++ ----- ------ -------- ------ ------ ----
-------- ------ -------…… +++++++++++++++++++++++++++++++++++…. ----- ------- -------- ------ -------
----- ------ ------ ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++…. ------ ------- -------- ------ ----
187

III) Les Provinces pétrolières de l’Afrique Orientale


Les provinces de l’Afrique Orientale se trouvent sur la plateforme précambrienne
ancienne et englobent trois régions : 1) l’Egypte du Nord, 2) la région de Suez et
3) la région Leusautique.
a) la région pétrolifère de l’Egypte du Nord :
A partir de 1967, dans partie Nord Ouest de l’Egypte ont été découverts certains
gisements de pétrole et de gaz. D’après Rushdi Saîd on distingue trois
complexes lithologiques qui entre dans la constitution de cette région pétrolifère.
1) le complexe supérieur, détritique, avec des intercalations de calcaire d’âge
Oligocène et Quaternaire.
2) le complexe intermédiaire ou moyen, carbonaté, renfermant des dépôts d’âge
Cénomanien à Eocène ;
3) le complexe inferieur, clastique, appelé série nubienne, qui renferme les
sédiments plus anciens que le Cénomanien. D’après les données sismiques,
l’épaisseur totale des assises sédimentaires varie de 2000 à 5000m. Sur le
territoire de cette région on distingue deux dépressions, celle de l’Egypte du Nord
et du delta du Nil, les bombements de KATARA du nord et CAIRE-BAHREINE.
La surface du socle précambrien s’émerge jusqu’à 3000-5000m.

Mer Méditerranée

b a
5 c 2
d
e

3 4
188

Nature des bombements marginaux : ce sont d’anciennes plateformes affectées


par les mouvements épi Hercyniens. Ils sont séparés de la zone de plissements
Alpins par la plateforme récente qui occupe la Méditerranée orientale où la
sismique montre 3000 à 4000m de dépôts Néogène-Paléogène et Quaternaire.
1) Dans la dépression Egypte du Nord on connaît 3 gisements de pétrole. Les
horizons productifs se trouvent dans les calcaires dolomitiques du crétacé
inférieur (k1) entre 2000 et 3000m de profondeur. La densité est de
0,80-084g/cm3.
2) dans la dépression du delta du Nil, il existe deux gisements de gaz (Abou Madi)
avec 556 milliards de m3 comme réserves. Les horizons productifs se trouvent
dans le Crétacé, Paléogène et Eocène. Le deuxième gisement Abou KHIR prés
de la mer d’Alexandrie (Miocène).
b) la région de Suez :
Cette région correspond au graben de Suez qui est rempli de dépôts d’âge
paléozoïque, mésozoïques et cénozoïque. Les sédiments continentaux, nommés
série Nubienne, qui renferme les dépôts d’âge cambrien à crétacé. Ces dépôts
peuvent atteindre une épaisseur de 5000m. Dans la limite du graben de Suez, les
189

faille sont largement développées, formant des Horst et graben du 2ème ordre.
Toutes ces structures locales sont contrôlées par des failles. Dans cette région on
a les gisements : 1) Abou Roudis, 2) Belami 1, 3) belami2, 4) El Morgan, 5) Amal
et 6) Guemza.

Profil du gisement El Morgan


W E

x
x x x
x x
x N2
x
x
x
x P
x K2
x K1
x x x
x x PZ
Socle Socle x
x

IV) Les provinces pétrolières de l’Afrique Occidentale


Dans les provinces pétrolières de l’Afrique occidentale le paléozoîque est absent.
La série salifère, d’âge Aptien, forme la couverture des pièges. L’Afrique
occidentale englobe 7 régions pétrolifères qui comprennent des dépressions

marginales de la plateforme précambrienne. D’après la production et les réserves,


le Nigéria occupe la 1ère place en Afrique.
Remarque :
Tout l’off shore de l’Afrique occidentale, de l’Angola à la Mauritanie, est perspectif
en pétrole et en gaz. En Angola et dans le golfe de Guinée équatoriale il est
perspectif même dans l’off shore profond à une profondeur sous l’eau de 1200 à
1600m.
I) Les régions pétrolifères du Nigéria :
Elles correspondent à la dépression du type graben, limitée par des failles
régionales qui s’étendent du golfe de Guinée équatoriale jusque dans la région de
Suez. Ce graben, qui s’étend sur plus 1000 km de long et 500km de large, appelé
ligne du Cameroun-suez, traverse le Cameroun, le Tchad, le Soudan jusqu’à la
190

région de Suez. Il est rempli par les dépôts d’âge Jurassique, Crétacé, Paléogène
et Néogène, d’épaisseur totale 8 à 10km, qui sont très perspectif en pétrole et en
gaz.

Massif Siéra Léone ++++++++ Légende :


I ++++
+++++++++++++++++++++++++ Faille
++++++++++++++++

+++ Massif
Niger
2 I Massif Siéra Léone

3 II Massif du Cameroun
1
Gisement

1 Gisement ACATA
Delta du Niger
2 Gisement Ocan
++ +++ +++ ++
3 BOMA
+ + ++ ++ ++
+ + + + ++ +++
+++++Massif du Cameroun II

1) Schéma Tectonique du Graben du delta du Niger

Dans les régions pétrolifères du Nigéria, à la base de la couverture sédimentaire,


il ya des dépôts terrigènes qui surmontés par des assises évaporitiques. Ces
deux complexes peuvent être attribués au Jurassique et Crétacé inferieur. Après
vient l’alternance des grés, d’argiles et marnes d’âge Albien à Néogène.
L’épaisseur des sédiments varie de 5 à 8km. Le premier gisement Acata a été
découvert en 1953. A l’heure il ya plus d’une centaine de gisements de pétrole et
de gaz. Les gisements sont liés aux structures provoquées par la tectonique
salifère (dôme de sel) ou par les mouvements de bloc du socle cristallin. La
majorité des structures a une direction Ouest – Est. Les dimensions moyennes
des structures sont de 15km de long et 5km de large. La profondeur des
gisements est comprise 1500m et 400m ; le débit des puits varie de 100 à
400tonnes /jour. L’huile a une densité de 78 g/cm3 et possède une bonne qualité.
La plus part des gisements se trouvent sur le delta du Niger. Le plus grand
gisement est BAHAMOU qui est lié à un anticlinal faillé. La longueur de structure
191

est de 15km. Il est productif dans les horizons d’âge Néogène et paléogène.
L’épaisseur de l’horizon Néogène est de 120m, le débit atteint 300t/j.

( N2 + Q)
Horizon Productif

L L L
L L L L L L
L L L L L L L L L L L L Dôme de Sel
L L L L L L L L L L L L L

2) gisement de Bahamou

L e gisement Ocan se trouve à 9km du golf de Guinée. Il a été découvert en 1963.


Les horizons d’âge Crétacé et paléogène, sont à 2000 de profondeur. Les débits
des puits varient de 300 à 450 t/j.
Les régions pétrolières du Cameroun :
Elles se trouvent dans la région du fleuve Niger et sont séparées par une ligne de
failles et un massif d’intrusion magmatique. La dépression du Cameroun est
remplie par des dépôts d’âge crétacé, paléogène, néogène, d’épaisseur 3000m.
la couverture sédimentaire présente un monoclinal à pendage dirigé vers l’océan
Atlantique. On connait deux gisements de pétrole (Logbaba et Soillaca). Le
gisement Logbaba se trouve dans les grés du Maestrichtien du crétacé supérieur
à une profondeur de 1764m. Le gisement Soillaca se trouve dans les calcaires et
grés du paléogène éocène et du maestrichtien à une profondeur qui varie de 100
à1500m.
Les régions pétrolières du Gabon et du Congo :
Ces régions correspondent aux dépressions, installées sur bordure Ouest de la
plateforme précambrienne Africaine. Elles sont remplies par les dépôts marins et
192

continentaux d’âge Jurassique supérieur, crétacé et Cénozoîque, dont l’épaisseur


totale est de 5000m. Les gisements sont liés à des formations sédimentaires
ayant une allure monoclinale avec un pendage orienté vers l’Océan Atlantique.
Les gisements d’hydrocarbures sont strictement liés aux dômes de sel.

Légende :

Socle cristallin

I 2 (I) Gisement
II (I ) Gabon

(II) Congo

1- Gisement pointe clairette


2- Gisement Ozouri
3 (II) 3 – Gisement Pointe Indienne

La série cocobiach, constituée d’argile bitumineuse, calcaire et marne


bitumineuses. Les grés de cette série sont productifs au Congo.
Pour le Gabon, les horizons productifs se trouvent dans les séries Albienne,
crétacé supérieur au dessus de la série de sel. Le plus grand gisement du Gabon
est Pointe Clairette qui été découvert en 1956, sur la presqu’ile point Gentille. Les
horizons productifs se trouvent dans les argiles schisteuses fissurées de l’éocène
et dans les grés du crétacé supérieur. La profondeur des horizons productifs varie
de 800 à 1400m. Le débit des puits est 450t/j.

N2 + Q1

N1

P2 +3
Huile

P1
Huile Huile
193

Région pétrolifère du Congo :


Elle correspond à une dépression de 200 km de long et 60 km de large. Les
horizons productifs se situent dans les grés du crétacé supérieur qui se trouve au
dessus des séries salifères. A l’heure actuelle, on connait plus de six gisements
de pétrole et de gaz. Le gisement principal est pointe indienne qui se trouve dans
les grés du crétacé inférieur (k1) à une profondeur de 1300 à 1400m.

Région pétrolière de l’Angola :


Cette région correspond à une dépression, remplie par des dépôts, d’âge crétacé,
paléogène et Néogène et d’épaisseur 5000m. La structure de cette dépression
ressemble à celle du Gabon et du Congo, sur la plateforme précambrienne.

Dans la partie centrale de cette dépression, il ya le bourrelet Quaissane qui


sépare les deux dépressions (Quanza et Longa). La première est plus étudiée et
renferme tous les gisements connus à l’heure actuelle. Les horizons productifs se
trouvent dans les dépôts Albien, parfois Aptien, crétacé supérieur. La profondeur
des horizons productifs varie de 400à 3000m le débit des puits est de 1300 t/j. Le
gisement le plus important est Tabias qui est lié à un dôme de sel. Les horizons
productifs se trouvent dans les grés Albien. Ce gisement donne presque 90% de
la production annuelle congolaise.

P k2
K2
K2
K2 k1 – Albien k1- Albien K1-Albien
K1 – Albien L L L L L L L L L L
L L L L L L L L L L L L L L
K1 – Albien L L L L L
194

Région pétrolifère du Sénégal :


Cette région correspond à la dépression de dimensions 2000 km de large et
5000km de long. Qui est remplie de dépôts d’âge crétacé, paléogène –néogène.
La puissance de la couverture sédimentaire est de 6000m. Elle présente un
monoclinal dont le pendage est orienté vers l’Atlentique. Les horizons productifs
se situent dans les grés d’âge crétacé supérieur (K2) à la profondeur 400 à
1400m. On connaît deux gisements : Dias inférieur et Dias Hiade. Cependant l’off
shore Sénégalais, où l’épaisseur des de la couverture est plus grande, peut être
très perspectif en pétrole et en gaz.

La région pétrolifère du Ghana :


Dans cette région il existe un gisement d’asphalte. On trouve beaucoup d’indices
de pétrole et de gaz dans le Cambro - Ordovicien- Dévonien et Crétacé. Mais
comme le Ghana est baigné par l’Atlantique et le courant marin le Gulf Stream
(qui prend sa source prés de la pointe argentine sud, traverse l’Atlantique et
remonte le shelf Africain du coté de l’Angola et longe de l’Afrique Occidentale
jusqu’au pôle nord), riche en matière organique et éléments nutritifs son shelf
continental, peu profond et profond, peut être très perspectif en pétrole et gaz.
195

Schéma tectonique du Moyen Orient

Les gisements du Moyen Orient

Chapitre I : Les provinces pétrolifères du Moyen Orient

Mer Méditerranée
(G) 7 8 9
1 10
(F) (D) (III)
11
196

12
+ (E) 6 17
+ + (II) 13
+ ++ + + 5 3 16
EGYPTE + + 4 (C) 14
(I)
+ + 2
+ + (B)
Mer Rouge + +
+ + (A)
+ + 15

Légende : Gisements :
I – Bourrelet arabique 1) Ghawhar 13) CachSeran
II – Plateforme arabique 2) Quatif 14) Abu Dhabi
III – Dépression Mésopotamique 3) Dokhane 15) Fahd
IV – Massif iranique (plissements Alpins 4) Safarien 16) Saradja
A – Dépression Rhouh El Khali 5) Bresgane
B – Terrasse structurale Haza 6) Roumaila
C – Voûte de Quatar 7) Zoubair
D – Dépression du Basra-Kowet 8) Guadi
E – Voûte Routba 10) Salma
F – D2PRESSION 11) Kirkouk
G – Voûte de Halep en Syrie 12) Aghadjari

Le Moyen Orient occupe la 1ère place dans le monde par sa production annuelle et
ses réserves de pétrole et de gaz. Dans les pays du Moyen Orient la production a
commencé en 1911 en Irak. Le puits a été foré en 1927 en Iran, en Arabie
Saoudite en 1946, au Koweit en 1949, en Turquie et au Qatar EN1949.
Sur le territoire du Moyen Orient on distingue trois grandes unités
géotectoniques : 1) la plateforme arabique, 2) l’avant fosse ou dépression
Mésopotamique et 3) la zone de plissement Alpin.

1) La zone de plissements alpins occupe presque tout le territoire Iranien, la partie


septentrionale de l’Irak et la partie sud de la Turquie et présente une branche de
système alpino – himalayen. Au sud de cette région on distingue les groupes de
chaines montagneuses correspondants à l’anticlinorium de Zagros et Tara. Les
anticlinoriums forment la zone soulevée des dépôts mésozoîques et cénozoîques,
fortement plissés et disloqués.
197

2) l’avant fosse Mésopotamique :

Elle est limitée au Nord Est par l’anticlinorium de Zagros, au Nord Ouest par la
voûte de Diar Bakir, au Sud Ouest par la plate forme Arabique et vers le sud par
plate forme sud arabique. Cette dépression est constituée par les dépôts
paléozoïques, mésozoïques et cénozoïques, d’épaisseur totale 10 000m. Elle a
une longueur 1700km et une largeur 200 à 400km.

Du point de vu tectonique, on distingue deux parties : la partie intérieure du flanc


géosynclinal, caractérisée par el développement des zones anticlinales, très
allongés, très étroites et compliquées. Les dimensions des structures locales,
varient entre 30km de long et 3à8km de large. L’angle de pendage des flancs
occidentaux des plis est de 50 à 70° et plus (kirkouk à 100km). Tous les plis sont
dissymétriques. Leurs flancs Ouest –Est sont plus redressés que leurs flancs
Nord. La partie externe de la dépression se caractérise par une petite épaisseur
des dépôts pliocène et des structures plus douces. Sur la dépression, les dômes
de sel sont largement développés, mais les structure salifères sont mal étudiées.

3) La plate forme Arabique :


Du point de vu géotectonique, cette plateforme est hétérogène. On distingue
plusieurs grandes unités structurales (voir schéma tectonique). La limite entre la
plateforme arabique et la dépression Mésopotamique correspond à une faille
régionale de direction Nord Ouest- Sud Est (d’après les données
Géophysiques).

On distingue deux provinces pétrolifères :


- La plateforme Arabique
- La plateforme Mésozoïque

a) On connait actuellement plus de 30 gisements géants.


b) tous les gisements sont liés à des calcaires de Djabalah d’âge jurassique
supérieur et des grés de Bougan d’âge Albien.
c) les accumulations sont liées à des anticlinaux de dimensions 26 km sur 2,9km.
Certaines structures sont liées à des anticlinaux faillés ou à des dômes de sel.
d) Le débit des puits sont de 500 à 800t/j et peuvent atteindre 1500 à 2000t/j.
e) La densité de l’huile varie de 0,815 à 0,88 avec une teneur en soufre de 2,2%.

Aiida Schedgoun

Outmania
198

Carte structurale au toit de la série Bourgan (de dimensions 40km sur 14km)

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