SPC: Chapitre 1: un niveau d’organisation: les éléments chimiques
fusion = des noyaux “légers” se percutent à grande vitesse, ils peuvent fusionner, créant un
noyau plus “lourd”
Exemple:
Fission = un noyau “lourd” se sépare en des noyaux plus “légers” (un noyau père donne deux
noyaux fils + particules )
Exemple:
Premiers éléments :
Big bang → température descend → création des premières particules élémentaires (protons,
neutrons, électrons )→ Isotopes d’hydrogène →Fusion nucléaire → Isotope de l'hélium
Pour éléments légers :
Départ → nuages d’hydrogène + hélium = nébuleuse
Grâce à la gravitation formation des étoiles → Fusion nucléaire → formation d’une plus grosse
étoile qui peuvent fabriquer tous les éléments chimiques jusqu’au fer (Z=26)
Pour éléments plus lourds :
Plus grosses étoiles après avoir consommées tout leur combustible vont terminer leur vie par
une gigantesque explosion = Supernova
Nucléosynthèse explosive = fabrication de noyau plus “lourd” grâce à une explosion
→ apparition donc d’éléments plus lourds
Ces noyaux “lourd” peuvent eux même subir des transformations:
- fission → fabrication d’autres éléments
- Désintégration = un seule noyau père donne un seule noyau fils + particule +
rayonnement gamma
Désintégration radioactive:
Un élément radioactif est un noyau qui est instable : il peut spontanément se désintégrer en un
autre noyau. Il a un excès de nucléon soit un déséquilibre entre protons et neutrons
Désintégration radioactive aléatoire mais prévisible (la moitié disparaisse)
→ la désintégration d’un seul noyau est aléatoire
Demi-vie (t1/2) = la durée nécessaire pour que la moitié des noyaux initialement présents se
soient désintégrés.
Le carbone 14 permet de dater
Demi-vie de C14 = 5 730 années
Le carbone 14 a un taux constant durant toute la durée de vie d’un être vivant mais décroît
après la mort. On peut calculer l'âge d’un échantillon en mesurant son taux de carbone 14
(rapport 14C/12C)
La perte de masse = l'énergie libérée:
E=mc2
- m: la masse perdue (en kg)
- c: vitesse de la lumière dans le vide (m.s-1)
- E: en Joule (J)
La puissance libérée par le Soleil:
P = E/Δt
- P: puissance moyenne en watts (W)
- E: energie delivree en joules (J)
- Δt: durée en secondes (s)
La puissance est une valeur constante, qui ne change pas
SVT: Chapitre 1: La radioactivite au service de la médecine
I- les rayonnements ionisants
Un rayonnement est une émission d’énergie et/ou un faisceau de particules.
Rayonnements ionisants: rayonnements où leurs niveaux d'énergie sont suffisants pour
transformer les atomes qu’ils traversent en ions:
- Rayonnement alpha: par un atome radioactif → noyaux d’hélium: 2 protons et deux
neutrons
- Rayonnement bêta: cause plus de dégâts que le rayonnement alpha → chargé
électriquement.
- Rayonnement gamma: photons de haute énergie
Pénétrent davantage dans l’organisme (+ que les rayonnements alpha et bêta mais
change moins les particules qu’il rencontre.)
- Rayonnement X: formés de photons.
Utilisé pour observer à travers la matière (contrôle des bagages à l'aéroport par
exemple).
Effets sur l'organisme en fonction du type de rayonnement et la dose reçue:
II - Des applications medicales
Effets sur l’ADN:
- Empêcher les cellules de se reproduire
- Endommager des structures cellulaires essentiels
- Provoquer le cancer
Trois grands types de méthodes:
1. l’irradiation/ radiothérapie externe
2. la curiethérapie
3. la thérapie par radionucléides/ les radiopharmaceutiques
La radiothérapie externe
- Moins d’effets secondaires et plus efficace
- fait intervenir des rayonnements ionisants → plus utilisé contre le cancer à l’aide de
rayons X de haute énergie.
La curiethérapie
- tumeurs de faible grosseur ou des cancers peu avancés
- radier à l'intérieur d’une tumeur
- complète la chimiothérapie ou facilite des opérations chirurgicales
les radiopharmaceutiques
- passent dans la circulation du sang
- cibler particulièrement les cellules déjà malades = moins d’effets secondaires.
- injection de substances radioactives à affinité pour les tumeurs
III - imagerie médicale
La radiologie: source externe, rayons X
L'imagerie médecine nucléaire: injection d'éléments radioactifs (traceurs) (technétium 99m) et
détecteur gamma.
- Donne des images en 2 ou en 3 dimensions
- Obtenir des images d’une précision extrême
2 grandes méthodes de détection sont utilisés:
1. Tomographie à émission de positrons/pet scan = Détectée activité des cellules:
Injections d’un traceurs (éléments radioactifs) dans le sang
Exemple: cerveau grâce au glucose
2. Scintigraphie gamma: Le traceur se fixe sur les structures de l'organe et émet alors des
signaux (rayons gamma).
Exemple d’exercices:
Durée 1h – 10 points – Thème « Une longue histoire de la matière »
En décembre 1898, Marie et Pierre Curie découvrent un nouvel élément chimique qu’ils
appellent « radium ». Pierre Curie et Henri Becquerel publient en 1901 un article relatant les
effets physiologiques du rayonnement du radium.
Dans les années 1910, Marie Curie, qui dirige alors l’Institut du Radium développe, avec le Dr.
Regaud qui dirige l’Institut Pasteur, la « curiethérapie ». C’est une méthode qui consistait à
irradier localement une tumeur cancéreuse en introduisant de fines aiguilles contenant du
radium.
L’objectif de l’exercice est de comprendre le principe d’une radiothérapie, la curiethérapie.
Document 1. Les débuts de la curiethérapie
Les médecins avaient très vite compris que les rayonnements ionisants tuaient plus facilement
les cellules cancéreuses que les cellules saines, bien qu’ils n’aient pas su pourquoi. Mais il y
eut un long chemin à parcourir avant qu’ils ne parviennent à optimiser les doses de ces
rayonnements tout en minimisant les risques pour les patients et les opérateurs. À l’âge
héroïque, il n’était pas possible de calculer la dose de rayonnement émise et les médecins
recouraient le plus souvent à une irradiation massive aux rayons X d’une grande partie du
corps pour détruire la tumeur d’un seul coup. Cela entraînait fréquemment la nécrose des
tissus sains environnants sans garantir l’absence de récidive de la tumeur. Pour les tumeurs
traitées par radioactivité, on employait des sels de radium, d’abord contenus dans des tubes
en verre puis dans des aiguilles en platine, placés contre les tumeurs (ou à l’intérieur) ce qui
limitait leur usage aux cancers accessibles de l’extérieur et de petite taille (cancers du sein, de
la peau, du col de l’utérus).
1 – À partir de vos connaissances, expliquer ce qu’est un élément radioactif.
Un élément radioactif est un noyau qui est instable : il peut spontanément se désintégrer en un
autre noyau.
2 – Donner la définition de la demi-vie d’un élément radioactif.
La demi-vie d’un élément radioactif est la durée nécessaire pour que la moitié des noyaux
initialement présents se soient désintégrés.
3 – À partir de l’exploitation du document 1, indiquer la bonne réponse sur votre copie :
La curiethérapie a été utilisée dès le début du XXème siècle pour soigner des cancers, car :
3a. Les rayonnements produits empêchent les récidives de la tumeur.
3b. Les rayonnements produits détruisent les cellules des tumeurs.
3c. Les rayonnements produits pouvaient être facilement dosés et localisés avec précision sur la
tumeur.
3d. Les rayonnements produits provoquent uniquement une nécrose des cellules
cancéreuses.
Document 3. Radioprotection après la pose des implants radioactifs lors d’une curiethérapie
de la prostate
La plupart des rayonnements émis par l’iode-125 ont beau être essentiellement absorbés dans
l’organe à traiter, une fraction touche néanmoins des structures proches, comme le rectum ou
la vessie par exemple. À cette inquiétude légitime pour le patient, s’ajoute un risque pour
l’entourage tant que la radioactivité n’a pas décru suffisamment : le patient est lui-même
radioactif. Quelques précautions permettent de réduire le risque. Voici les conseils donnés par
l’Institut National du Cancer :
« En cas de curiethérapie par implants permanents (iode-125), la radioactivité des sources
implantées diminue progressivement dans le temps. Les risques pour l’entourage sont jugés
inexistants, les rayonnements émis étant très peu pénétrants et donc arrêtés presque
totalement par le corps lui-même. Les contacts avec les autres personnes sont autorisés.
Quelques précautions sont cependant nécessaires pendant les 6 mois qui suivent
l’implantation. En pratique, vous devez notamment éviter les contacts directs et prolongés avec
les jeunes enfants (par exemple, les prendre sur vos genoux) et les femmes enceintes. »
4. À partir de l’exploitation des documents 2 et 3 et de vos connaissances :
4a. Réaliser sur le document en annexe la courbe de décroissance radioactive de l’iode-125
représentant le pourcentage de l’activité restante en fonction du temps.
4b. Déterminer le temps de demi-vie de l’iode-125.
Graphiquement : le temps de demi-vie de l’iode-125 est de 9 jours.
4c. L’activité des implants utilisés en curiethérapie est considérée comme faible lorsque l’activité
restante est inférieure à 15 % de l’activité initiale. Déterminer au bout de combien de temps les
implants auront une activité faible.
Graphiquement il reste 15 % de l’activité initiale au bout de 26 jours.
Ainsi, au bout de 26 jours les implants auront une activité faible.
4d. Justifier la durée des précautions à prendre par le patient concernant son entourage.
Apres 26 jours les implants auront une activité faible. Cependant l’activité n’est pas nulle.
On considère que celle-ci est nulle au bout de 7 demi-vies :
7×26=182 jours
182/30=6 mois
Des précautions sont donc à prendre par le patient concernant son entourage pendant 6 mois
comme indiqué.
5. À l’aide de l’ensemble des documents, donner un intérêt d’utiliser l’iode-125 plutôt que le
radium pour la curiethérapie. Une réponse argumentée est attendue.
Le radium est un élément radioactif. On estime aujourd’hui sa demi-vie à 1622 ans.
Le temps de demi-vie de l’iode-125 est de 9 jours.
L’iode radioactif disparaît de l’organisme au bout de 7 demi-vies soit 6 mois.
Le radium radioactif disparaît de l’organisme au bout de 7 demi-vies soit 1622×7=11354 ans..
Ainsi le radium ne disparaît pas de l’organisme contrairement à l’iode-125.
De plus pour l’iode-125 les risques pour l’entourage sont jugés inexistants, les rayonnements
émis étant très peu pénétrants et donc arrêtés presque totalement par le corps lui-même.
D’où l’intérêt d’utiliser l’iode-125 plutôt que le radium pour la curiethérapie.