0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
53 vues17 pages

Cours Evalua N1

L'évaluation d'entreprise est un processus complexe visant à déterminer la valeur d'une entreprise en se basant sur des éléments tangibles et des méthodes variées. Elle est cruciale lors de transactions telles que la cession, la fusion ou la levée de fonds, et nécessite une compréhension approfondie des attentes des parties prenantes. Plusieurs méthodes d'évaluation existent, chacune ayant ses avantages et inconvénients, et le choix de la méthode dépend des caractéristiques de l'entreprise et des objectifs de l'évaluation.

Transféré par

yoocef0
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
53 vues17 pages

Cours Evalua N1

L'évaluation d'entreprise est un processus complexe visant à déterminer la valeur d'une entreprise en se basant sur des éléments tangibles et des méthodes variées. Elle est cruciale lors de transactions telles que la cession, la fusion ou la levée de fonds, et nécessite une compréhension approfondie des attentes des parties prenantes. Plusieurs méthodes d'évaluation existent, chacune ayant ses avantages et inconvénients, et le choix de la méthode dépend des caractéristiques de l'entreprise et des objectifs de l'évaluation.

Transféré par

yoocef0
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Cours d’évaluation des entreprises

Professeur et directeur de recherche


Le juste prix, c’est celui auquel le cédant trouve un acquéreur, c’est le prix
raisonnable, c’est-à-dire argumenté ». Le travail d’évaluation d’entreprise
ne se limite pas simplement à définir la fourchette de valeur d’une
entreprise, elle consiste avant tout à définir un argumentaire robuste pour
justifier la valorisation retenue. Ainsi, à travers ses différents travaux
d’analyse, l’évaluateur doit mettre en relief l’ensemble des éléments
tangibles sur lesquels s’appuient son évaluation de l’entreprise et être
capable de l’expliquer et de l’argumenter.
L’évaluation d’une entreprise est un exercice délicat. Science non exacte et
complexe de par la multitude d’éléments à considérer, cette analyse
financière est souvent associée à de rudes négociations entre l’acheteur et
le cédant de par l’asymétrie d’informations entre ces deux acteurs, ainsi
que par la dichotomie entre leurs attentes et leurs compréhensions
respectives de l’entreprise et de son avenir. Le but d’une valorisation est
de déterminer la Valeur de l’Entreprise, indépendamment de la structure
de financement choisie par le dirigeant
1
Les acteurs d’une évaluation

Evaluation
Banque- Acquérant Cabinet d’audit
conseil

En/se évaluée

Expert Conseil
indépe Vendeur du
ndant vendeur

2
L’objectif est de se rapprocher de la valeur intrinsèque de l’entreprise, c’est-à-
dire la valeur qu’un acquéreur serait prêt à payer en ayant connaissance
de l’ensemble des informations disponibles sur la société. Plusieurs
techniques d’évaluation existent et peuvent être appliquées selon le profil
de l’entreprise. L’objectif étant de fournir aux parties prenantes un prix de
base qui servira de référence dans la conduite des négociations. Chaque
méthode ayant ses propres avantages et inconvénients, il s’agit pour celui
qui a la mission d’évaluer une entreprise de sélectionner l’approche la plus
pertinente en fonction de la nature de la société et du but de l’évaluation
financière. Il demeure important de rappeler que l’exercice de valorisation
vise à définir une fourchette de valeurs et non pas un montant exact.
Enfin, l’estimation d’une entreprise ne dépend pas uniquement de la
méthode retenue. Plusieurs éléments, comme la valorisation des
synergies ou la situation de marché peuvent induire un acheteur à payer
une prime par rapport à la valeur intrinsèque de l’entreprise.

3
La comptabilité ne permet pas d’avoir une vision réelle de la valeur des actifs.
Il va falloir procéder à des retraitement.
La valeur de l’entreprise va dépendre de son actif net réel corrigé (il faut
éliminer les actif fictifs: frais d’établissement, frais de recherche et
développement), ceux qui ne dispose pas une estimation palpable, aucune
valeur, mais aussi il convient d’examiner un par chaque poste de l’actif et
de l’évaluer à sa valeur réelle
Actif net corrigé= Total actif corrigé – Dettes
Pour procéder à l’établissement de la valeur patrimoniale ou mathématique,
il convient de procéder ainsi: 1-Disposer du dernier bilan de l’entreprise
après affectation des résultats. 2- Eliminer les actifs fictifs. 3- corriger
certains poste de bilan à la hausse comme à la baisse (Immobilisation,
stocks créances clients). 4 Vérifier que tous les postes réels de l’entreprise
figurent bien au bilan. Parfois certains actifs ne sont pas indiqués dans
l’actif (les travaux d’aménagement et d’agencement important)

4
L’évaluation d'une entreprise se pose à l'occasion de nombreuses opérations
économiques telles que, la transmission d'une fraction importante du
capital, fusions, scissions, apports partiels d'actifs, opérations boursières,
etc... L’évaluation de l'entreprise se ramène nécessairement à celle des
actions. En fait, on évalue la valeur des droits que possèdent sur cette
entreprise les détenteurs du capital.
Il y a d'un côté une société qui possède des biens, des créances et des dettes,
de l'autre des actionnaires ou des associés qui possèdent des actions ou
des parts conférant des droits sur la société. la valeur des actions peut en
être directement affectée. La valeur de l'entreprise peut être estimée
selon deux approches.
L'approche économique veut que l'on considère l'entreprise comme une
entité représentée par des actions destinées à générer des flux financiers.

5
Elle consiste à analyser les résultats de l'entreprise et à apprécier sa capacité
future à produire des bénéfices de façon durable et à en déduire la valeur
de rendement ou économique par capitalisation ou actualisation du profit.
Il y a aussi l’Approche patrimoniale. Elle est appelé aussi valeur
mathématique ou valeur intrinsèque. Elle veut que l'on considère
l'entreprise comme un ensemble de biens ayant chacun une valeur
propre. Elle repose sur la conception suivante: La valeur d’une entreprise
correspond à l’ensemble de son actif net, c’est-à-dire le total des actifs
moins les dettes. C’est l’examen attentif des comptes annuels ( le bilan de
l’entreprise) que l’opération d’évaluation est menée
Actif net= Total actif-Dettes. Mais dans cette égalité les différents postes qui
composent l’actifs du bilan sont enregistrés à leurs coûts historiques et
certains biens ont fait l’objet d’amortissements, simplement ce qui
intéresse l’évaluateur , c’est la valeur de marché des immobilisations.

6
Ex; Le prix de l’immobilier, les terrains connait une augmentation des prix
qu’il tenir compte. L’expert ne va pas inclure certains postes de l’actifs
fictifs incorporels, car ils ne représentent aucune valeur
Elle consiste à recenser et à valoriser tous les biens et toutes les dettes de
société, pour déterminer l'actif net réel représentant la valeur intrinsèque
corporelle de l'entreprise.
Les démarches préalables: La nécessité de l’évaluation porte sur des
différences de comportements. Dans cette phase, il convient de définir
l'opération projetée en termes économiques ; En effet, l'opération n'est
pas nécessairement la même pour les deux parties en présence.
Le vendeur peut avoir comme motivations : le besoin d'argent liquide : il est
poussé à vendre pour des raisons financières, la crainte d'une dégradation de la
situation de son entreprise : par exemple, elle appartient à un secteur stagnant, la
recherche d'un partenaire : objectif de complémentarité, entreprise en difficulté :
par exemple pour éviter le dépôt de bilan.

7
Quant à l'acheteur, ses motivations peuvent être aussi très variées :
Pénétrer rapidement un marché ; Supprimer une concurrence dangereuse
afin d'améliorer ses prix ; Acquérir une activité complémentaire pour des
raisons de diversification ; Acquérir une minorité qui, jointe à la minorité
qu'on possède déjà, donne la majorité et le pouvoir ; Réaliser un vieux
rêve personnel : avoir sa propre entreprise.
L'étude des motivations vise principalement la connaissance du contexte de
l'opération afin d'en dégager les objectifs de chacune des parties pouvant
avoir une influence sur l'évaluation.
Diagnostic de l'entreprise à évaluer . L'investisseur éventuel, n'ayant pas
participé à la gestion de l'entreprise qu'il désire acquérir, a besoin de la
connaître profondément. Tel est le but du diagnostic. Il convient de
préciser que certaines démarches doivent être effectuées pour constituer
le dossier d'évaluation.

9
a) Se faire communiquer les principaux documents de l'entreprise à évaluer:
b) Visite des établissements :
c) Collecte des données utiles à l'estimation des valeurs corporelles :
d) Collecte des données utiles a l'estimation du "fonds commercial"
Après cette prise de connaissance, l'expert procédera aux diagnostics.
On distingue trois natures de diagnostic : Le diagnostic économique : porte
sur les aspects commercial, technique et humain.
Le diagnostic comptable : porte principalement sur l'examen des comptes
afin de : s'assurer de la fiabilité des valeurs comptables, s'assurer de la
régularité et de la sincérité des résultats de référence qui seront utilisés.
Le diagnostic financier : vise à étudier l'évolution de la situation patrimoniale,
de l'activité et des résultats de l'entreprise.

10
Cadre conceptuel ou méthode de l’évaluation

La valorisation d'une entreprise est une étape cruciale pouvant se révéler


nécessaire dans diverses situations stratégiques et opérationnelles.
Comprendre la valeur de son entreprise permet non seulement de mesurer sa
santé financière, mais par ailleurs de mieux anticiper son potentiel de
croissance. Cette démarche est particulièrement importante lors : une levée
de fonds, de négociations avec de futurs partenaires, d'une sortie ou d'une
cession, litiges ou d'une restructuration
Qui peut valoriser une entreprise ?
L'évaluation de la valeur d'une entreprise est un processus comportant plusieurs
facettes et n'est pas simple à réaliser. Elle nécessite notamment des
compétences spécifiques et une compréhension approfondie des méthodes
financières et économiques. En plus des DAF et des contrôleurs de
gestions , différents experts peuvent participer à une valorisation. Chacun
toutefois apportera ses connaissances spécifiques afin d'assurer une
évaluation détaillée et impartiale.
les experts-comptables et les auditeurs, les analystes financiers, les conseillers en
fusion, les banques d'investissement, les sociétés de conseil en stratégie, les courtiers
d'affaires

11
5 méthodes de valorisation d'entreprise
On dénombre de nombreuses méthodes de valorisation possibles pour évaluer le
prix de cession de votre entreprise. Voici les cinq les plus communément mis
en place.
1-La méthode des comparables
Également appelé méthode des multiples de marché, ce procédé est une
approche couramment utilisée pour évaluer une entreprise. Elle implique de
comparer cette dernière à d'autres, identiques en termes de taille, de secteur
d'activité ou de marché. Les structures prises comme références sont souvent
celles cotées en bourse, puisque leurs données financières sont facilement
accessibles et transparentes. Les ratios financiers de ces entreprises sont
ensuite utilisés pour estimer la valeur de la vôtre. Les plus fréquemment
utilisés sont le ratio prix/bénéfice, le multiple d'EBITDA (bénéfice avant
intérêt, impôt, dépréciation et amortissement), ou le multiple de chiffre
d'affaires. Bien que la technique des comparables soit plutôt facile à saisir, elle
peut parfois fausser la perception de la véritable valeur de votre entreprise si
les entreprises utilisées comme référence ne sont pas réellement similaires à
la vôtre.

12
2) La méthode des multiples
Cette dernière est, en définitive, une variation de la méthode des comparables.
Elle fait appel aux multiples pour estimer la valeur d'une entreprise. Il s'agit de
multiplier un indicateur économique clé, tel que le chiffre d'affaires, l'EBITDA
ou le bénéfice net, par un multiple dérivé des entreprises comparables. Cette
méthode est particulièrement utile pour les structures en croissance rapide ou
ayant des bénéfices irréguliers.
3) Méthode des flux de trésorerie actualisés (DCF)
Il s'agit là d'une approche se basant sur l'anticipation des revenus futurs de
l'entreprise. Elle est particulièrement utile pour celles à forte croissance ou
pour celles investissant massivement dans le développement de nouveaux
produits ou services. Cette approche nécessite une estimation précise des flux
de trésorerie futurs. Ces derniers sont ensuite actualisés pour refléter leur
valeur présente. Le taux d'actualisation utilisé est la plupart du temps le coût
moyen pondéré du capital de l'entreprise. Bien que la méthode DCF puisse
fournir une image très précise de la valeur de votre entreprise, elle repose
principalement sur la qualité des prévisions de flux de trésorerie et du taux
d'actualisation choisi.

13
4) La méthode de la valeur de l'EBIT
Cette démarche se base sur la capacité de l'entreprise à générer des
bénéfices avant intérêts et impôts. Le raisonnement derrière cette
méthode est que l'EBIT est un bon indicateur de la rentabilité
opérationnelle d'une entité. Il exclut, en effet, les charges financières et
les impôts pouvant varier en fonction de la structure financière de
l'entreprise et de la fiscalité du pays. Pour utiliser cette méthode, il est
nécessaire tout d'abord de calculer l'EBIT moyen sur une certaine période,
généralement les trois à cinq dernières années. Ensuite, on multiplie cet
EBIT moyen par un multiple approprié, qui est dérivé des entreprises
comparables dans le même secteur. Tout comme les autres méthodes
basées sur les multiples, la méthode de la valeur de l'EBIT nécessite une
sélection appropriée des entreprises comparables et une estimation
précise du multiple à utiliser.

14
5) La méthode des dividendes capitalisés
Cette dernière convient avant tout aux structures matures versant
régulièrement des dividendes à leurs actionnaires. La méthode des
dividendes capitalisés suppose que la valeur de l'entreprise est
déterminée par la capacité de celle-ci à générer des dividendes pour ses
actionnaires à l'avenir. Ainsi, la formule de cette méthode est simple ! Elle
divise le dividende annuel attendu par la différence entre le taux
d'actualisation et le taux de croissance des dividendes. Comme dans le cas
de la méthode DCF, elle est fondée sur des présuppositions concernant les
dividendes à venir et le taux d'actualisation. Cependant, leur estimation
précise peut poser problème

15
Conclusion

L’évaluation d’entreprise consiste généralement à estimer la valeur dans un


marché libre. Elle permet surtout d’anticiper une opération financière. En
effet, elle est souvent réalisée dans le cadre de :
L’ouverture de capital à des investisseurs ; La transmission d’une société
Le processus n’a pas les mêmes objectifs selon l’opération envisagée. En cas de
reprise elle sert surtout de base pour la négociation des termes de rachat avec
le vendeur. Dans le cadre de la transmission, l’évaluation financière permet de
réduire la marge de négociation de l’acquéreur.
L’évaluation des entreprises est devenue un domaine important et nécessaire à
maitriser. Tout d’abord, le travail d’évaluation requiert de la part de
l’évaluateur, une démarche précise et une information exhaustive sur le
contexte dans lequel il doit opérer. D’autre part, il n'existe pas de méthode
d'évaluation d'entreprise « optimale », il convient de choisir selon le cas posé
celles qui correspondent le mieux aux caractéristiques de l'entreprise à
évaluer, aux informations disponibles ainsi qu’aux objectifs de l’évaluation
(transmission, partenariat, prise de participation, etc.).

16
Bibliographie

Jean-Etienne Palard, Frank Imbert, (2013) Guide pratique d'évaluation


d'entreprise, collection références
Georges Legros, L'évaluation des entreprises - (2015), 2e édition Méthodes
et études de cas
Arnaud thauvron, (2020), Etude (broché)Evaluation d'entreprise, 5ème édition
Vincent Juguet, Phillipe Giraudon, Stéphane Onnée, (2009), Evaluation
d'entreprises
TOURNIER, J.C., TOURNIER, J.B. (2007), Evaluation d’entreprise que vaut une
entreprise ?4em édition. Paris : Eyrolles, 2007.

17

Vous aimerez peut-être aussi