Transport et Logistique Internationale
Transport et Logistique Internationale
Généralités
La logistique représente l’ensemble des techniques et des moyens visant à obtenir une gestion optimale
des flux d'informations et de produits entre le fournisseur, le distributeur et le consommateur final. La
logistique comprend aussi bien la gestion des stocks, que la préparation des commandes et l'organisation
des livraisons. Elle consiste à organiser, rationaliser, hiérarchiser et coordonner l'ensemble de ces flux.
- Des Flux Physiques De L’entreprise : Acheminer des matières et marchandises par l’utilisation de
moyens de transport et de stockage.
- Des Flux D’informations : Acheminement des communications qui précédent, accompagnent les
flux physiques ou leur succèdent.
Le transport concerne tous les éléments de la chaîne logistique et est composé d'actions interdépendantes
émanant de nombreux intervenants (commanditaire, transporteur, manutentionnaire, assureur, agent en
douane, ...) respectant de multiples réglementations, normes, us et coutumes, variant dans le temps et dans
l'espace.
Chapitre 1 Incoterms et document de commerce international
En matière de transport, la chaîne logistique du transport fait intervenir plusieurs modes de transport, soit
de manière successive (avec ruptures de charge), soit de manière combinée (sans ruptures de charge).
International Commercial Termes dite « incoterms » sont définis par la Chambre de Commerce
Internationale (ICC), Ces règles d’usage définissent de manière codifiée les conditions de livraison des
marchandises dans le cadre d’un contrat de vente., les Incoterms permettent de déterminer les obligations
réciproques du vendeur et de l’acheteur, la répartition des coûts de transport, ainsi que le lieu de livraison
qui représente le point de transfert des risques du vendeur à l’acheteur.
Pour réaliser l'exportation ou l'importation, il y a un coût minimum composé du prix du fret et des frais
accessoires : l'acheminement, le coût des intermédiaires, le chargement, les formalités douanières,
l'emballage, l'assurance, le déchargement, le pré et post-acheminement.
Acheteurs et vendeurs, selon l'incoterm choisi, sont libres de souscrire ou non une assurance sauf sur
certaines destinations où l'assurance est obligatoire.
Une couverture générale d'assurance permet de protéger la marchandise tout au long de son trajet,
même si plusieurs modes de transport sont utilisés successivement.
Les polices couvrent tous les types de marchandises, pas le moyen de transport.
Les types de risques couverts par la police d’assurances sont : les Risques liés au transport principal, les
risques liés à la manutention, les risques pour le pré- et le post acheminement dans le cadre d'assurances
"magasin à magasin" (en aérien et en maritime).
- Avarie commune :
Il s'agit d'une situation où le capitaine ordonne de jeter des marchandises à la mer ou de faire des
dépenses extraordinaires pour sauver l'équipage, le navire et la cargaison. Les pertes sont
partagées entre le navire et les chargeurs.
- Avarie particulière :
Ce sont les dommages ou pertes matériels subis par la marchandise pendant le transport. Cela peut
résulter d'événements majeurs (naufrage, incendie, accidents de transport) ou d'accidents liés à la
manutention (chargement, déchargement, transbordement) et aux séjours à quai.
- Avarie-frais et dépenses diverses :
En plus des dommages matériels, des frais supplémentaires peuvent survenir, comme les frais de
retour, réparation ou réexpédition des marchandises endommagées
1 Ex Works (à l’usine) :
EXW Règle qui impose le moins d’obligations au vendeur, dont l’unique responsabilité consiste à
emballer les marchandises et à les mettre à disposition de l’acheteur dans ses propres locaux.
L’acheteur supporte tous les frais et risques inhérents au chargement et au transport des marchandises
jusqu’à leur arrivée à destination.
2 Free Carrier (franco transporteur) :
Deux options sont possibles pour le FCA en fonction du lieu de livraison :
– dans les locaux du vendeur, qui procède au chargement des marchandises sur le moyen de transport de
l’acheteur (FCA « locaux du vendeur ») ;
– dans tout autre lieu : le vendeur organise l’acheminement des marchandises jusqu’au lieu
d’embarquement où elles sont mises à disposition du transporteur prêtes à être déchargées (FCA « autre
lieu convenu »).
L’acheteur prend en charge la majeure partie du transport, mais lui permet d’être dispensé des formalités
dans le pays d’exportation, qui incombent au vendeur.
En revanche, à la différence du CPT, le vendeur a l’obligation de souscrire une assurance couvrant les
risques liés au transport des marchandises jusqu’au lieu de destination.
Les marchandises sont livrées dédouanées, prêtes à être déchargées au lieu de destination. Seuls les frais
d’assurance et de déchargement à destination sont à la charge de l’acheteur.
Règles incoterms maritimes
Les Incoterms sont dits « maritimes » car ils sont destinés à être utilisés lorsque le vendeur place les
marchandises à bord ou à proximité d’un navire, dans un port maritime ou fluvial.
En pratique, les Incoterms maritimes sont réservés au transport de marchandises en vrac et au transport
maritime conventionnel, l’acheminement en conteneurs étant spécifiquement régi par les Incoterms
multimodaux
- Le prix de la marchandise.
- Une majoration de 10 % (souvent pour couvrir des frais imprévus).
12 Les incoterms de vente au départ PME
Ces incoterms font supporter par l’acheteur (dans une plus ou moins grande mesure) les charges et les
risques liés au transport des marchandises
Pour le vendeur : Ces Incoterms sont adaptés si l’entreprise du vendeur a des capacités limitées pour
organiser le transport ou si les conditions dans le pays de destination (sécurité, prix) sont incertaines.
Pour l’acheteur : Ils conviennent si celui-ci maîtrise les opérations de transport et dispose de ressources
pour gérer ces aspects.
On retrouve huit termes différents dans cette catégorie, à savoir : ❑ EXW ❑ FCA ❑ FAS ❑ FOB ❑
CFR ❑ CIF ❑ CPT ❑ CIP
Une des conséquence négatives cependant de l’utilisation des incoterms de cette famille est quelle peut
constituer un désavantage financier pour le vendeur, qui doit souvent attendre l’arrivée des marchandises
pour être payé
En outre, ces incoterms seront évités par le vendeur s’il ne dispose d’aucune expérience en matière de
transport, notamment vers la destination visée par l’incoterm.
Les incoterms de ventes à l’arrivée regroupent quatre termes : • DAP • DPU • DDP
Chapitre 2 Contrats internationaux, les documents et les types de transport
Ces documents sont très utilisés par personnes qui utilisent le crédit documentaire du fait qu’elles doivent
respecter les obligations convenues dans le contrat de crédit documentaire. En effet, en cas de non-
conformité la banque refuse de payer à la remise des documents non conforme.
1. Le connaissement maritime
Émis par le capitaine d'un navire ou son agent pour reconnaître la réception des marchandises et s'engager
à les transporter vers leur destination selon les conditions convenues. Il joue un double rôle :
Titre représentatif de la propriété des marchandises : Il sert également de titre de propriété des
marchandises, permettant à la personne qui le détient de réclamer la marchandise à destination. À
la destination, le transporteur ne remettra les marchandises qu'à la personne qui présente ce
document.
• à ordre : transmissible par simple endos (signature au dos du document). C'est le cas le plus utilisé en
particulier dans le cadre du crédit documentaire ;
• à personne dénommée : le document devient non négociable ;
• reçu pour embarquement : il atteste la prise en charge de la marchandise et non l'expédition définitive ;
• surchargé : des réserves portées par la compagnie sur la quantité ou l'état des marchandises chargées
atténuent la responsabilité du transporteur.
Le connaissement maritime est établi par l’agent de la compagnie maritime. Trois originaux sont émis par
transport.
Il s’agit d’un document de transport couvrant au moins deux modes de transport. On trouve le
connaissement de transport combiné ou CTBL (Combined Transport Bill of Lading). Ce document couvre
des transports combinés dont la partie principale est maritime.
4. La charte-partie (« charter-party »)
Ce document intervient dans le cadre d’un contrat d’affrètement (location d’un moyen de transport pour
un voyage, ou pour une période donnée par le chargeur) en transport maritime. Elle énumère les
obligations de chacune des parties.
La lettre de transport aérien (LTA) (en anglais Air Way Bill (AWB)).
- S'il s'agit d'un envoi de détail, la LTA est émise par l'agent de la compagnie aérienne.
- S'il s'agit d'un envoi en groupage, la House Air Way Bill est établie par le groupeur de fret aérien.
Elle est ensuite signée par la compagnie aérienne avant l'embarquement effectif de la
marchandise, et remise au chargeur. Cette signature engage la responsabilité du transporteur.
La LTA est à la fois la preuve du contrat de transport, la preuve de la prise en charge de la marchandise et
le justificatif des prix.
La LTA certifie l'expédition effective une fois que la compagnie y a porté la date et le numéro de vol.
Cependant, elle est émise sous forme non négociable.
Les transports aériens sont régis par la convention de Varsovie du 12 octobre 1929.
L'International Air Transport Association (IATA) a établi un modèle de lettre de transport aérien qui se
conforme aux règles mentionnées dans cette Convention.
la lettre de voiture (CMR). Elle atteste la prise en charge des marchandises en bon état si elle est nette de
réserves, et l'expédition dès la signature par le transporteur.
Elle est la matérialisation d’un contrat de transport de marchandises qui existe indépendamment de celle-
ci. Elle doit être établie dans la forme prévue par la « Convention relative au contrat de transport
international de Marchandises par Route » (CMR)
La Lettre de Voiture Internationale (LVI) établi par l'expéditeur et la compagnie de chemin de fer.
Cette lettre de voiture doit être établie sur un formulaire conforme au modèle prévu par la « Convention
Internationale concernant le transport de Marchandises par chemin de fer » (CIM).
• soit d'une lettre de voiture (comme pour le transport routier) et valant reconnaissance de prise en charge
par le transporteur ;
• soit d'un connaissement fluvial, document qui s'apparente au connaissement maritime car il est
négociable à ordre et est transmissible par simple endossement.
Terminologie de transport international
ARRIMAGE : C'est l'organisation des marchandises dans un navire. On place les produits en
fonction de leur poids et de leur destination pour équilibrer le navire et faciliter le déchargement.
Cette tâche est planifiée par des spécialistes (shipplanners) ou le capitaine.
ASSURANCE : Assurance garantissant l’assuré contre les dommages causés à ses biens,
moyennant le paiement d’une prime.
ASSURANCE SUR CORPS : Une assurance spéciale pour les navires eux-mêmes. Elle couvre
les dommages subis par le navire (exemple : collision) et ceux qu'il pourrait causer à d'autres
(exemple : un accident en mer).
AUTORITE PORTUAIRE : Autorité administrative de droit public, qui est responsable de
l’exploitation et de l’administration d’un port. Les autorités portuaires assurent la sécurité du port.
Toutefois elles ne gèrent pas le pilotage, le remorquage et le lamanage
AUXILIAIRE DE TRANSPORT : Ce sont toutes les personnes ou entreprises qui organisent et
gèrent le transport des marchandises. Ils travaillent sur la logistique des marchandises, pas sur
les navires. (Commissionnaires de transport, transitaires, groupeurs / dé groupeurs,
entrepositaires, manutentionnaires, transporteurs routiers, commissionnaires en douane...)
AVARIES : Dommages causés à un bien tels que les marchandises transportées, le navire, les
installations portuaires etc....
- AVARIES COMMUNES : Quand un capitaine doit prendre des mesures pour sauver un
navire et sa cargaison (par exemple, jeter des marchandises à la mer pour stabiliser le bateau
- AVARIES-DOMMAGES : Première catégorie d’avaries communes consistant en un
dommage causé au navire ou à la cargaison, au cours des opérations de protection, ou de
sauvetage du navire, à la suite d’un événement de mer.
- AVARIES FRAIS : Seconde catégorie d’avaries communes consistant dans les dépenses
faites par le capitaine lié à des actions de sauvetage
AVERAGE BOND : Document remis par le réceptionnaire lors de la réception de sa marchandise
déclarée en avarie commune, garantissant le règlement de sa contribution
AMARRAGE : Action de tenir un navire à son poste à quai à l’aide des amarres, aussières ou
chaînes.
AVIS D’ARRIVEE : Avis par lequel, un armateur ou son agent, informe le destinataire d’une
marchandise, porteur du connaissement ou notify, que sa marchandise va arriver, ou est arrivée et
qu’il pourra en prendre livraison à partir de telle date, à tel endroit. Sur l’avis d’arrivée, l’armateur
ou son agent indique le temps alloué pour prendre livraison sans frais
BORDEREAU D’EMPOTAGE : Liste émise par le manutentionnaire reprenant l’ensemble du
détail des marchandises empotées dans le conteneur, marques, type d’emballage, nombre de colis
et types de marchandise
CARGO : Désigne un navire transportant des marchandises en conventionnel.
CARGO POLYTHERME Navire transportant, dans ses cales et entreponts, des marchandises sous
température dirigée. Ils sont construits pour transporter des marchandises en cartons sur palettes.
CAPACITE DE TRANSPORT : Mesure le volume commercial d’un navire et s’exprime
différemment selon le type de navire : en mètres cubes (cargos conventionnels, gaziers), en pieds
cubes (navires polythermes, bananiers), en “ équivalent vingt pieds ” (EVP) ou “ twenty-
equivalent-units ” (TEU) (porte-conteneurs).
CARGAISON : Mot désignant l’ensemble des marchandises qui sont chargés à bord du navire
CARTABLE DE BORD : Enveloppe remis au commandant du navire pour être remise à
destination. Cette pratique était très utilisée avant l’arrivée des courriers express (généralement
cette enveloppe contient des connaissements). En anglais : SHIP’S BAG.
CERTIFICAT D’ORIGINE : Certificat émis par une autorité administrative d’un pays, prouvant
l’origine des marchandises. Ce document sert très souvent exiger pour les déclarations de Douane
à l’importation.
CERTIFICAT DE NAVIGATION : Certificat délivré par les sociétés de classification attestant
que le navire est en état de navigabilité et répond aux normes internationales pour naviguer.
CHARTE-PARTIE : Document constatant un contrat d’affrètement et définissant les obligations
des parties au contrat : armateur - fréteur et affréteur. A l’origine c’est l’usage qui consistait à
couper en deux l’acte rédigé en un seul exemplaire et à en remettre une partie à chacun des
contractants, qui détermina le mot italien « carta partita ».
COFACE : Compagnie Française d’assurance pour favoriser le commerce extérieur. Couvre
certains contrats importants à l’exportation vers des pays à risque.
COLIS : Unité de marchandise sans limitation de poids, ou de volume. Le nombre de colis empoté
dans un conteneur, par le chargeur est porté au connaissement avec la mention “ disant contenir
COLLECT : Le fret est payable à destination par le réceptionnaire de la marchandise.
COMMISSAIRE D’AVARIES : Expert nommé par les assureurs pour constater les dommages
subis par une marchandise.
CONNAISSEMENT : Document formalisant le contrat de transport et les droits et obligations qui
s'y attachent. Il constitue un titre représentatif de la marchandise et doit être présenté à la
livraison.
CONNAISSEMENT CHEF : Exemplaire du connaissement, remis à bord avant le départ et
récupéré par l ’agent à destination, servant à faire l’échange des connaissements au moment de la
livraison des marchandises. Aujourd’hui les connaissements chefs sont reçus par pli avion type
DHL
CONNAISSEMENT DIRECT OU BLD : Connaissement couvrant plusieurs segments de
transports successifs dont certains peuvent être sous-traités. La ligne Crosstrade émet des
connaissements internes pour couvrir tous les segments d'un transport maritime, même si
plusieurs moyens de transport sont utilisés dans le même voyage.
CONNAISSEMENT EMBARQUE : Connaissement émis que lorsque la marchandise est
réellement embarquée à bord. Nest pas nécessaire la mention “ ON BOARD ”.
CONSIGNATAIRE DE LA MARCHANDISE : personne désignée pour prendre en charge la
marchandise qui est débarquée d'un navire, afin de la livrer ou de la remettre à son destinataire.
CONSIGNATION : En agence portuaire, service qui s’occupe du navire pendant l’escale.
CONSIGNEE : Destinataire de la marchandise mentionné sur le connaissement.
CONTENEUR : Traduction française de container, terme générique pour désigner un cadre /
contenant métallique utilisé pour le transport de marchandises diverses. Les conteneurs obéissent
aussi à des règles de normalisation internationales pour le marquage permettant leurs
identifications.
COURTIER D’AFFRETEMENT : Personne ou une entreprise qui facilite les relations entre les
propriétaires de navires (les fréteurs) et les personnes ou entreprises souhaitant louer un navire
(les affréteurs). Il aide à négocier les contrats et peut aussi être impliqué dans la vente de navires.
COURTIER D’ASSURANCES agit comme intermédiaire entre une compagnie d’assurance et un
assuré. Il aide à trouver les meilleures options d'assurance et assiste le client dans la négociation
des primes et la gestion de ses polices d’assurance.
COURTIER MARITIME : officier qui gère les formalités de douane pour les navires étrangers
dans les ports français. Il s'assure que les documents nécessaires sont en règle et paye les droits de
port pour l'armateur.
DEPOTAGE : Déchargement d’un conteneur LCL ou SHIP’S CONVENIENCE, effectué par le
manutentionnaire pour le compte de l’armateur. Les marchandises dépotées sot loties par
connaissement (c'est-à-dire qu'elles sont regroupées ou triées, et chaque lot est attribué à un
connaissement.)
DEPOTER : Décharger un conteneur de son contenu
DISPACHE : Acte consistant en règlement d’avaries communes fait par les dispacheurs. Le
dispatch peut également signifier le partage entre armateur et affréteur quand il y a un gain en
nombre de jours dans l’utilisation d’un navire.
DISPACHEUR : Expert chargé de constater et d’évaluer les avaries communes et de déterminer la
contribution de chacun au règlement.
DROP OFF CHARGE : Charges contractuelles qui sont facturées par la société de location de
conteneur quand on restitue un conteneur dans un endroit agréé. ( à contrario Drop off crédit pour
une restitution dans un lieu déficitaire, mais moins courant ). Les drop off charges varient en
fonction des lieux géographiques et des types de conteneurs.
DUE DILIGENCE : Expression anglaise pour signifier que l’armateur a apporté tous ses soins
pour qu’un navire soit en état de marche dans des conditions normales.
DUMMY BL : Connaissement émis avec un second transporteur pour couvrir une marchandise
qui voyage et qui sera délivrée contre le connaissement de bout en bout
EMBARGO : Interdiction de transport des marchandises sur un pays.
EMBOUQUER : Quitter la mer libre pour naviguer dans un chenal ou une rivière.
EMBRANCHEMENT DE PARTICULIER : Voie ferroviaire privée reliant une usine ou un
terminal /dépôt au réseau de la SNCF.
ENTREPRISE DE MANUTENTION : Entreprise portuaire effectuant les opérations de
chargement et de déchargement de navires ainsi que l’empotage et le dépotage des conteneurs.
ENTREPONT : Espace commercial situé entre deux ponts d’un navire, souvent utilisé pour le
stockage dans la cale supérieure.
FAUTE NAUTIQUE : Erreur du commandant concernant la navigation ou la gestion du navire,
exonérant l’armateur des responsabilités pour les dommages aux marchandises.
FCL : “ FULL CONTAINER LOAD ” qui signifie “ conteneur complet ” empoté sous la
responsabilité du chargeur
FIO “ FREE IN AND OUT ” ; Terme d’affrètement indiquant que les frais de chargement
(chargeur) et de déchargement (destinataire) ne sont pas à la charge du navire ou du fréteur.
F.I.O.S “ FREE IN AND OUT AND STOWED ” : terme utilisé pour les affrètements au voyage :
chargement, arrimage et déchargement de la cargaison sans frais pour le navire et le fréteur. Le
chargement et l’arrimage des marchandises sont au frais du chargeur, le déchargement est à la
charge du destinataire
FLOTTE : L’ensemble des navires ou conteneurs exploités par un armateur.
FORCLUSION : Expiration d’un droit si l’action ou le recours n’est pas exercé dans un délai fixé
(par ex., un an dans le transport maritime).
FRANCHISE ” free time ”, temps accordé aux clients pour prendre livraison des marchandises
sans payer de frais de stationnement ou de surestaries de conteneur.
FRET : Montant total du prix du transport maritime. Mais peut aussi designer la marchandise à
charger.
GROUPAGE : Consolidation de marchandises de plusieurs clients ou lots dans un conteneur
unique pour une destination commune.
GROUPEUR : Commissionnaire de transport, regroupant les différentes commandes d’un ou de
plusieurs clients, pour lui / leur expédier en un seul lot en conteneurs. Appelé N.V.O. aux Etats
Unis.
HANDLING : Manutention des marchandises en anglais.
HANDLING CHARGES : Frais liés à la manutention, qui sont re facturés habituellement aux
clients.
INTERMODAL : mode de transport effectué par une unité de charge sur plusieurs moyens de
transport (rail, route, fleuve, mer).
JAUGE : Volume des capacités intérieures d’un navire
JOINT VENTURE : Accord de partenariat, visant à mettre en commun les moyens de deux ou
plusieurs partenaires.
LAMANAGE : Opération consistant à amarrer un navire dans un port. Cette opération est
effectuée par des lamaneurs, qui s'occupent de sécuriser le navire en l'attachant aux installations
portuaires.
LAMANEUR Personne effectuant les opérations d’amarrage, en capelant les aussières des navires
aux bittes d’amarrage. Les lamaneurs sont regroupés dans les ports dans des coopératives de
lamanage.
LETTRE DE CREDIT Document stipulant les conditions de règlement, dans le cas d’un crédit
documentaire.
LETTRE DE GARANTIE Un document où un chargeur ou un destinataire s'engage à payer,
notamment en cas de livraison sans présentation de connaissement. La garantie peut être fournie
par une banque pour sécuriser la transaction.
LIBRE PRATIQUE : Autorisation donnée par les autorités sanitaires dans un port après contrôle,
permettant la libre circulation des personnes à bord.
LIBRE CIRCULATION : “ Free Circulation ”. Convention douanière communautaire qui permet
à un conteneur maritime en trafic international de bénéficier d'un statut d'admission temporaire
simplifié, facilitant son passage sans formalités douanières complexes.
LICENCE DE COMMISIONNAIRE : Titre réglementaire attribué au responsable de l’entreprise,
lui permettant d’effectuer des transports terrestres pour le compte d’autrui.
LICENCE D’IMPORTATION : Des autorisations délivrées par les autorités douanières pour
contrôler les marchandises importées.
MANUTENTION : Les différentes opérations de chargement ou de déchargement des navires.
MARQUAGE : Action de mettre des marques sur les colis.
MULTIMODAL : Transport de marchandises effectué par au moins deux mode de transport.
NAVIRE : Construction flottante de grande dimension, utilisée pour le transport maritime. En
droit maritime, un navire doit être capable de naviguer sur mer et est doté d'un statut juridique
spécifique (il a un nom, un domicile et une nationalité). Un navire est considéré comme armé
lorsqu'il est prêt à naviguer.
NAVIRE GRUMIER : un type de navire spécialement conçu pour transporter des billes de bois
(troncs d'arbres coupés). Il est équipé de systèmes de levage et de montants
NAVIRE MULTIPURPOSE : Navire pouvant charger tous types de marchandises, y compris des
conteneurs, et ayant ses propres moyens de levage.
NAVIRE PORTE CONTENEURS : Navire conçu et équipé pour transporter exclusivement des
conteneurs, pouvant avoir ses propres moyens de levage.
OPERATEUR : Société ne possédant pas de navires mais pouvant exploiter des navires affrétés.
PICK-UP : Prise en charge d’un conteneur de location dans un dépôt loueur
PRO FORMA : Devis émis pour indiquer le montant du fret ou de la marchandise, ou le coût
estimatif d’une escale dans un port.
TERMINAL : Emplacement aménagé le long d’un quai et équipé de portiques à conteneurs pour
effectuer la manutention des navires.
TRANSITAIRE : Société spécialisée assurant le rôle d’intermédiaire entre son client et le
transporteur comme DELMAS, pour acheminer une marchandise suivant les instructions qu’elle a
reçues et s’assurer de son bon embarquement. Le transitaire est un mandataire. Dans notre
vocabulaire courant, nous ne faisons pas la différence entre transitaire et commissionnaire de
transport. Nous les appelons tous les deux transitaires.
TRANSIT PORTUAIRE Service qui assure des opérations de transit pour des clients dans un
port.
TRANSPORT COMBINE Transport effectué avec un seul titre de transport, avec plusieurs modes
de transport, soumis à des régimes juridiques différents. Le BLD est un transport combiné.
TRANSPORTEUR MARITIME : Entreprise émettant des connaissements (contrats de
transports). DELMAS est un transporteur maritime.
TRANSPORT MULTIMODAL : Système de transport permettant de transporter une marchandise
sans rupture de charge sur différents moyens de transport. Le conteneur ou la palette sont des
moyens de transports multimodaux
ZONE FRANCHE : Zone contrôlée par la douane autorisant l’entrée de marchandises sans
paiement de droit, pouvant être travaillée et réexportée, ou mise à la consommation.
Pour pouvoir procéder à une importation, l’importateur doit être inscrit au registre de commerce et au
fichier central des importateurs. L’ensemble des règles régissant les opérations d’importation sont
précisées dans « INSTRUCTION GENERALE DES OPERATIONS DE CHANGE du 3 Janvier 2022 »
Payer un montant à un tiers (le bénéficiaire) ou à son ordre, ou accepter et payer des effets de
commerce (traites) tirés par le bénéficiaire ;
Ou autoriser une autre banque à effectuer ce paiement ou à accepter et payer ces effets de
commerce.
Cela se fait uniquement si les documents demandés sont fournis et si toutes les conditions du crédit
documentaire sont respectées.
Formes :
- Le crédit révocable : peut être annulé par la banque émettrice à tout moment et sans que le
bénéficiaire en soit averti au préalable. Toutefois, la banque émettrice doit rembourser la banque dans
ces cas :
- Le crédit irrévocable ne peut être modifié ou annulé sans l'accord de la banque émettrice, de la
banque confirmante (si elle existe) et du bénéficiaire.
Pour la banque émettrice, tant que les documents demandés sont remis à la banque et que les conditions
sont respectées, elle s'engage fermement à :
- Le crédit confirmé :
- Le crédit irrévocable peut être "confirmé" par une autre banque (banque confirmante), sur
demande ou autorisation de la banque émettrice. La banque confirmante s'engage alors
fermement, en plus de l'engagement de la banque émettrice.
Si les documents demandés sont présentés et les conditions respectées, la banque confirmante doit :
o Payer immédiatement si le crédit est réalisable par paiement à vue ;
o Payer à la date prévue si le crédit est réalisable par paiement différé ;
o Accepter et payer les traites émises par le bénéficiaire, soit directement à la banque
confirmante, soit à une autre banque si la banque initialement prévue pour accepter les
traites ne les accepte pas ou ne paie pas à échéance.
Réalisation des crédits documentaires : Tout crédit doit clairement indiquer s'il est réalisable par
paiement à vue, par paiement différé ou par acceptation.
Avant d'effectuer un paiement ou d'accepter des traites, la banque doit vérifier que tous les documents
fournis respectent les conditions du crédit.
Les documents doivent être complets, conformes et originaux. La banque a un délai de 7 jour ouvré
pour vérifier ces documents. Si les documents ne sont pas conformes :
En cas de non-conformité des documents, la banque suspend le paiement et traite l'opération selon les
cas suivants :
Les documents doivent être retournés au correspondant dans les 60 jours suivant leur réception si le
client n'a pas levé les réserves et qu'aucune nouvelle instruction n'a été donnée.
2 La Lettre de garantie
La lettre de garantie est un document délivré par la banque pour :
Caractéristique :
- Le nom du destinataire ;
- L'identité du client ;
- Les références de la marchandise
- Les engagements de la banque
- Les signatures accréditées de la banque.
Montant : Le montant inscrit sur la lettre de garantie correspond à la valeur de la marchandise selon le
contrat commercial établi entre le fournisseur étranger et le client de la banque.
Durée : Conformément aux clauses contenues dans la Lettre de garantie, les effets de cette dernière
cessent après le délai d'un an à compter de la date d'arrivée de la marchandise au port de destination.
Forme :
- Par l'apposition de deux signatures autorisées de la banque sur la traite, avec la mention "Bon pour
aval de la somme de … à échéance du …",
- Par la signature de deux responsables de la banque d’un document séparé, dans lequel la banque
reconnaît avaliser les traites mentionnées.
Montant : Le montant de l'aval ne doit pas dépasser l'autorisation dont dispose le client et doit être
clairement inscrit en chiffres et en lettres sur la traite ou dans le document d'aval.
Durée : La durée de l'engagement de la banque dépend de la durée pendant laquelle la traite est valable,
mais elle ne dépasse pas la période pendant laquelle le client peut bénéficier de l'autorisation de l'aval.
Forme : formalisée par un document signé par des représentants autorisés de la banque, et ce document
doit indiquer :
Montant : Le montant de la caution est limité à l'autorisation que le client a reçue pour ce type de crédit.
Ce montant doit être précisé en chiffres et en lettres dans le document.
Durée : La durée de la caution dépend de la durée accordée par le fournisseur étranger au client pour
rembourser le crédit. Toutefois, elle ne doit pas dépasser la période pendant laquelle le client est autorisé à
bénéficier de cette caution par la banque.
L'opération permet de payer le fournisseur, soit immédiatement (à vue), soit à une date future (à terme), en
utilisant un prêt négocié avec la banque étrangère.
- Le client importe des marchandises, mais il n'a pas encore l'argent nécessaire pour payer son
fournisseur étranger.
- La banque étrangère prête de l'argent à la banque du client, qui peut ainsi régler immédiatement le
fournisseur, soit tout de suite (à vue), soit plus tard (à terme).
Montant de l'aval :
- Ne doit pas dépasser le montant autorisé pour ce type de crédit pour le client.
- Ce crédit peut être exprimé en n'importe quelle devise convertible et cotée auprès de Bank Al
Maghrib.
Durée : Généralement, elle est fonction des délais nécessaires au client pour disposer d'une trésorerie
suffisante pour la couverture du crédit. Elle ne peut ni dépasser 360 jours (période de validité du crédoc
comprise) ni la date d'échéance de l'autorisation de la ligne en place.