Résumé Passerelle Evolution
Résumé Passerelle Evolution
L’organisme
Les premières idées sur l’unité du vivant étaient fixistes et L’étude des relations phylogénétiques entre espèces a conduit à abandonner certains
anthropocentriques, les espèces animales et végétales concepts classiques ; en particulier ceux associés à l’idée d’échelle des êtres.
n’étant pas soumises au changement, et l’Homme étant
considéré comme l’organisme suprême. A B
Au début du XIXe siècle, l’idée d’évolution apparaît sous la
forme de deux théories qui s’affrontent, soutenues
respectivement par Lamarck et Darwin.
Suite aux développements de la génétique, seule l’idée de
50 cm
parentée et de descendance, avec modifications, d’un
Latimeria chalumnae
ancêtre commun, proposée par Darwin sera retenue et
actualisée, devenant la « théorie synthétique de l’évolution » A - Squelettes de Latimeria actuel
(J. Huxley - 1942), ou néodarwinisme. et de Macropoma fossile.
Dérive génétique en fonction de la taille des populations : A, fortes ; B, faibles L’évolution n’est pas
Homme Homme Latimeria Latimeria
orientée vers une lignée.
Souvent, dans le cas de la Souris Souris Macropoma
Actuellement, on s’accorde à penser que la sélection naturelle est le moteur prépondérant représentation de l’espèce Opossum Opossum Mawsonia
de l’évolution, la sélection du plus apte se traduisant, en termes génétiques, par la humaine, elle consiste à
Ornithorhynque Ornithorhynque Rebellatrix
sélection, par le milieu, d’allèles portant une mutation favorable, et par l’élimination placer l’Homme en bout
d’allèles portant des mutations délétères. d’arbre, dans le sens du Crocodile Crocodile Coelacanthus
Néanmoins, dans les populations de petite taille, tous les croisements possibles ne sont regard. Grenouille Grenouille Holopterygius
pas réalisés à chaque génération, et la dérive génétique, et donc le hasard, devient alors Or, les nœuds sont des Dipneuste Dipneuste Miguashaia
le moteur principal de l’évolution de l’espèce considérée. points de rotation libre,
Par ailleurs, des possibilités de recopies et de recombinaisons de gènes sont possibles. La Latimeria Latimeria Homme Homo
plusieurs représentations
présence d’éléments génétiques mobiles, les transposons, a également été décrite. Enfin, sont donc possibles. Quatre représentations possibles de la phylogénie
de nombreux facteurs épigénétiques peuvent venir modifier l’expression des gènes. des Sarcoptérygiens
74 75
fiche
fiche
65 Les grandes étapes de l’évolution
Temps (milliards d’années)
La classification des êtres vivants
Nomenclature et classification actuelles 68
L’organisme
- 4,5
L’organisme
Evénement Date
Haeckel (1894) WhittakerComparaison
(1969) avecWoese et sur
une course Fox 100(1977)
km Woese (1990) Archées
-4
3 Règnes
[années écoulées] 5 Règnes(Nombre de km avant l’arrivée)
6 Règnes 3 Domaines
Premières traces de vie au Groenland Temps (millions d’années)
- 3,5
Origine de la Terre
Série et stromatolithes
de North Pole (Australie) 4.6 milliards
- 600 Animal Animal 100 Animal
km
-3 - 540 Faune de Burgess
ARCHÉEN
Apparition de Stromatolithes
la vie abondants - 500 Champignon Champignon
PRÉCAMBRIEN
Végétal
3,5 milliards 76 km Eucaryote
(fossiles procaryotes les + anciens) Première faune
Végétal Végétal
PRIMAIRE
Gisements de fer - 400 et flore terrestre
(continent des vieux
-2
Accumulation O2 atmosphérique grès rouges) Protiste Protiste
- 300
PROTÉROZOÏQUE
Premiers Eucaryotes
2,7 milliards
Protozoaire
58,7 km
(Apparition
-1 de la photosynthèse) - 250 Crise Permien / Trias Archéobactérie Archée
Monère
SECONDAIRE
Extension des acritarches - 200
Eucaryotes Bactérie
Eubactéries
Premières algues pluricellulaires - 150 Archeopteryx Eubactérie
Bactérie Eubactérie
Bactérie
Apparition
- 0,65 des cellulesPremière
eucaryotes
faune pluricellulaire 2,1 milliards
- 100 45,6 km
Ediacara (Australie) Crise Crétacé / Tertiaire
- 0,59 - 65
- 55 Radiation Historique de la classification du vivant 3 domaines du vivant
Apparition des Eucaryotes 0 des Mammifères
0 635 millions TERTIAIRE 13,8 km
multicellulaires
L’origine de la Terre est estimée à environ – 4,6 milliards d’années et les premières traces
de vie à – 3,85 milliards d’années. L’apparition des cellules eucaryotes est datée d’environ
Explosion du Cambrien
– 1,5 milliard d’années. Ces microfossiles, nommés acritarches, sont vraissemblablement 542 millions 11,8 km
formés d’un mélange de tissus durs appartenant à divers organismes. Les premières traces
d’êtres vivants pluricellulaires sont datées d’environ – 1 milliard d’années et correspondent
La classification actuelle du vivant est liée, à la fois au développement des techniques
Apparition des tétrapodes
surtout à des algues pluricellulaires. La conquête du milieu terrestre est estimée à – 445 Ma modernes d’investigation moléculaire,
416 millions 9 km et au renforcement de l’idée de phylogénie, liée à nos
les plantes apparaissant au début du Dévonien (– 400 Ma) (Rhynia). Par la suite, l’évolution
est marquée par une augmentation globale de la biodiversité et par des extinctions plus connaissances en génétique. La comparaison des séquences d’ARN montre que le monde
Colonisation du milieu terrestre par
ou moins massives venant perturber cette augmentation de la biodiversité. vivant se répartit en trois grands7,8domaines : les Archées, les Eubactéries et les Eucaryotes.
359 millions km
les tétrapodes
Taux d’extinction Nombre de taxons Si l’ancienne notion de Genre a été conservée pour des raisons de commodité, les niveaux
100 2500
supérieurs des anciennes classifications sont abandonnés. Ainsi, par exemple, les Poissons
Radiance adaptative des Reptiles 299 millions 6,5 km
formaient un taxon spécifique regroupant des espèces aquatiques possédant des écailles
Carbonifère
Jurassique
Ordovicien
Cambrien
Dévonien
2000
Permien
Crétacé
Silurien
dermiques, des nageoires, des branchies, etc., mais ne correspondent pas à un groupe
Trias
1500
Paléogène
Néogène
50
1000
Extinction des dinosaures 65,5 millions 1,4 km
500 Urochordés ( Ascidie)
Rhynia
Apparition du genre homo 2,6 millions Chordés 56 cm
Céphalocordés (Amphioxus)
0 0 (Chorde)
- 600 - 500 - 400 - 300 - 200 -100 0 Temps (Millions d’années)
L’homme est un eucaryote : comme tous les êtres vivants actuels (sauf L’homme est un mammifère : vers – 220 Ma, les premiers mammifères
bactéries), l’homme appartient à la famille des eucaryotes dont les pre- sont déjà présents. Ils proviennent de l’évolution d’ancêtres reptiliens qui
mières cellules sont apparues vers – 1,2 milliard d’années (Ga). ont acquis la viviparité, l’homéothermie…
L’homme est un vertébré : les eucaryotes se sont diversifiés en animaux, L’homme est un primate : parmi les nombreux groupes de mammifères
végétaux et champignons. Certains fossiles eucaryotes (vers – 500 Ma) (marsupiaux, insectivores, carnivores, rongeur, ruminants, cétacés…), le
possèdent des vertèbres rudimentaires : c’est la naissance des premiers groupe des primates est phylogénétiquement proche des chauves-souris.
vertébrés. Il est actuellement représenté essentiellement par les petits et les grands
L’homme est un tétrapode. Chez les « poissons » apparaissent des carac- singes ainsi que par d’autres espèces comme les lémuriens.
tères nouveaux : mâchoires, squelette osseux, nageoires, poumons. Vers L’homme et les autres primates partagent des caractères dérivés particu-
– 400 Ma, deux paires de membres avec des doigts permettant la loco- liers :
motion sur le sol. Les premiers tétrapodes, des amphibiens, débutent la ∙ le pouce opposable aux autres doigts, ce qui rend la main préhensile ;
« conquête » des continents. ∙ l’extrémité des doigts, riche en terminaisons tactiles, aux ongles plats ;
L’homme est un amniote : vers – 340 Ma, apparition de l’amnios per- ∙ l’appareil visuel est adapté à une excellente perception du relief
mettant à l’œuf de s’affranchir du milieu aquatique. L’embryon se déve- (grandes orbites à l’avant de la face) ;
loppe dans un milieu liquide dans une annexe embryonnaire : l’amnios. ∙ le cerveau est relativement important avec un cortex bien développé.
Génétique et évolution
Génétique et évolution
L’Homme, les reptiles et les oiseaux (et tous les autres vertébrés) sont des
amniotes.
Gibbon
Autres
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.
primates
Vertébrés Homme
Tétrapodes
Amniotes
Mammifères Chimpanzés
Homininés
Gorille
Autres Hominidés
amniotes
Orang-outan
Hominoïdés
Amphibiens Hominoïdes
129 130
82 Les homininés
Les homininés 82 Homme moderne Chimpanzé Australopithèque (Lucy)
(–3,2 millions d’années)
Génétique et évolution
Génétique et évolution
∙ La confection et l’usage d’« outils » Taille moyenne 30 à 40 kg pour 1 mètre.
Volume cerveau 300 cm3 à 400 cm3.
Parmi les grands singes, les chimpanzés semblent particulièrement ha-
Déplacement Sur ses pattes postérieures (vie dans un
biles à confectionner et à utiliser des « outils » rudimentaires (ce ne sont
milieu arboricole).
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.
131 132
Génétique et évolution
Génétique et évolution
Ils sont représentés par des traces extrêmement diverses qui peuvent être
repérées lors de fouilles : traces de campements « construits », d’utilisa- Australopithèques
tion du feu, outillage… Des traces d’activités beaucoup plus « sophisti- Ancêtres
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.
quées » comme des outillages très élaborés qui supposent une technique hypothétiques Homo sapiens
(Homme moderne)
complexe, des manifestations artistiques ou culturelles ne laissent évi-
demment aucune incertitude quant aux auteurs qui étaient des hommes
déjà proches de nous.
Homo neanderthalis
135 136
Génétique et évolution
un appareil locomoteur à la bipédie (encore imparfaite).
Génétique et évolution
d’une vie arboricole et d’une capacité crânienne de 350 cm3 à 400 cm3.
cées à partir de l’Afrique.
Homo erectus, premier homme « droit »
Une longue cohabitation entre néandertaliens
et homme
Il apparaît modernes
en Afrique de l’Est il y a 1,8 million d’années environ.
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.
137 138
140
Ces deux espèces d’Homo cohabitent pendant près de 50 000 ans. Les
hommes modernes (« Cro-Magnon » ou Homo sapiens) sont les seuls
représentants contemporains vivants de la lignée humaine.
138