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Résumé Passerelle Evolution

Le document traite de l'évolution comme théorie unificatrice de la biologie, en abordant les idées de Lamarck et Darwin, ainsi que l'importance de la génétique dans la compréhension de l'évolution. Il souligne que toutes les espèces actuelles sont également évoluées et que la sélection naturelle, ainsi que la dérive génétique, jouent un rôle clé dans ce processus. Enfin, il présente un aperçu des grandes étapes de l'évolution et de la classification des êtres vivants, mettant en avant les avancées des techniques modernes d'investigation moléculaire.

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Résumé Passerelle Evolution

Le document traite de l'évolution comme théorie unificatrice de la biologie, en abordant les idées de Lamarck et Darwin, ainsi que l'importance de la génétique dans la compréhension de l'évolution. Il souligne que toutes les espèces actuelles sont également évoluées et que la sélection naturelle, ainsi que la dérive génétique, jouent un rôle clé dans ce processus. Enfin, il présente un aperçu des grandes étapes de l'évolution et de la classification des êtres vivants, mettant en avant les avancées des techniques modernes d'investigation moléculaire.

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fiche fiche

L’évolution, théorie unificatrice de la


63 biologie L’évolution, aujourd’hui 64
L’organisme

L’organisme
Les premières idées sur l’unité du vivant étaient fixistes et L’étude des relations phylogénétiques entre espèces a conduit à abandonner certains
anthropocentriques, les espèces animales et végétales concepts classiques ; en particulier ceux associés à l’idée d’échelle des êtres.
n’étant pas soumises au changement, et l’Homme étant
considéré comme l’organisme suprême. A B
Au début du XIXe siècle, l’idée d’évolution apparaît sous la
forme de deux théories qui s’affrontent, soutenues
respectivement par Lamarck et Darwin.
Suite aux développements de la génétique, seule l’idée de
50 cm
parentée et de descendance, avec modifications, d’un
Latimeria chalumnae
ancêtre commun, proposée par Darwin sera retenue et
actualisée, devenant la « théorie synthétique de l’évolution » A - Squelettes de Latimeria actuel
(J. Huxley - 1942), ou néodarwinisme. et de Macropoma fossile.

Latimeria Shoshonia B - Squelettes de nageoires de


Charles Darwin (1809 -1882) 5 cm Latimeria actuel et de Shoshonia,
Macropoma lewesiensis fossile du Dévonien moyen.

L’ADN (acide désoxyribonucléique) fut ensuite décrit comme le support de l’hérédité.


Ainsi, tous les êtres vivants fonctionnent sur les mêmes bases moléculaires et utilisent le Il n’existe pas de degrés évolutifs, les espèces actuelles sont toutes aussi évoluées les
même code génétique. unes que les autres. Ainsi, il n’existe pas d’espèces « supérieures » et d’autres peu évoluées.
Un gène constitue l’unité d'information génétique. Il est formé d’une séquence de bases, De même, il n’existe pas de « fossile vivant » ; le Latimeria chalumnae actuel, par exemple,
le long de la molécule d'ADN. est différent des fossiles de Coelacanthes
Macropoma fossiles.
Le génome d'un individu est la somme de tous les gènes qu'il possède.
A B C
Un ancêtre n’est pas une mosaïque des caractères futurs de
a b ses descendants.
Ainsi, l’Archéoptéryx, qui possédait des dents (caractère ancestral
des Dinosaures) et des plumes (caractères dérivés propres des
ac (A,B) Oiseaux), doit être considéré comme un Oiseau. Le clade
groupedes
des
Oiseaux s’enracine donc au sein de celui des Dinosaures.

L’ancêtre de deux taxa est Triceratops Tyrannosaure Archéoptéryx Oiseau actuel


antérieur à l’apparition
des caractères dérivés
propres de ses descendants.
Phylogénie des Archosaures

Dérive génétique en fonction de la taille des populations : A, fortes ; B, faibles L’évolution n’est pas
Homme Homme Latimeria Latimeria
orientée vers une lignée.
Souvent, dans le cas de la Souris Souris Macropoma
Actuellement, on s’accorde à penser que la sélection naturelle est le moteur prépondérant représentation de l’espèce Opossum Opossum Mawsonia
de l’évolution, la sélection du plus apte se traduisant, en termes génétiques, par la humaine, elle consiste à
Ornithorhynque Ornithorhynque Rebellatrix
sélection, par le milieu, d’allèles portant une mutation favorable, et par l’élimination placer l’Homme en bout
d’allèles portant des mutations délétères. d’arbre, dans le sens du Crocodile Crocodile Coelacanthus
Néanmoins, dans les populations de petite taille, tous les croisements possibles ne sont regard. Grenouille Grenouille Holopterygius
pas réalisés à chaque génération, et la dérive génétique, et donc le hasard, devient alors Or, les nœuds sont des Dipneuste Dipneuste Miguashaia
le moteur principal de l’évolution de l’espèce considérée. points de rotation libre,
Par ailleurs, des possibilités de recopies et de recombinaisons de gènes sont possibles. La Latimeria Latimeria Homme Homo
plusieurs représentations
présence d’éléments génétiques mobiles, les transposons, a également été décrite. Enfin, sont donc possibles. Quatre représentations possibles de la phylogénie
de nombreux facteurs épigénétiques peuvent venir modifier l’expression des gènes. des Sarcoptérygiens

74 75
fiche
fiche
65 Les grandes étapes de l’évolution
Temps (milliards d’années)
La classification des êtres vivants
Nomenclature et classification actuelles 68
L’organisme

- 4,5

L’organisme
Evénement Date
Haeckel (1894) WhittakerComparaison
(1969) avecWoese et sur
une course Fox 100(1977)
km Woese (1990) Archées
-4
3 Règnes
[années écoulées] 5 Règnes(Nombre de km avant l’arrivée)
6 Règnes 3 Domaines
Premières traces de vie au Groenland Temps (millions d’années)
- 3,5
Origine de la Terre
Série et stromatolithes
de North Pole (Australie) 4.6 milliards
- 600 Animal Animal 100 Animal
km
-3 - 540 Faune de Burgess
ARCHÉEN

Apparition de Stromatolithes
la vie abondants - 500 Champignon Champignon
PRÉCAMBRIEN

Végétal
3,5 milliards 76 km Eucaryote
(fossiles procaryotes les + anciens) Première faune
Végétal Végétal

PRIMAIRE
Gisements de fer - 400 et flore terrestre
(continent des vieux
-2
Accumulation O2 atmosphérique grès rouges) Protiste Protiste
- 300
PROTÉROZOÏQUE

Premiers Eucaryotes
2,7 milliards
Protozoaire
58,7 km
(Apparition
-1 de la photosynthèse) - 250 Crise Permien / Trias Archéobactérie Archée
Monère

SECONDAIRE
Extension des acritarches - 200
Eucaryotes Bactérie
Eubactéries
Premières algues pluricellulaires - 150 Archeopteryx Eubactérie
Bactérie Eubactérie
Bactérie
Apparition
- 0,65 des cellulesPremière
eucaryotes
faune pluricellulaire 2,1 milliards
- 100 45,6 km
Ediacara (Australie) Crise Crétacé / Tertiaire
- 0,59 - 65
- 55 Radiation Historique de la classification du vivant 3 domaines du vivant
Apparition des Eucaryotes 0 des Mammifères
0 635 millions TERTIAIRE 13,8 km
multicellulaires
L’origine de la Terre est estimée à environ – 4,6 milliards d’années et les premières traces
de vie à – 3,85 milliards d’années. L’apparition des cellules eucaryotes est datée d’environ
Explosion du Cambrien
– 1,5 milliard d’années. Ces microfossiles, nommés acritarches, sont vraissemblablement 542 millions 11,8 km
formés d’un mélange de tissus durs appartenant à divers organismes. Les premières traces
d’êtres vivants pluricellulaires sont datées d’environ – 1 milliard d’années et correspondent
La classification actuelle du vivant est liée, à la fois au développement des techniques
Apparition des tétrapodes
surtout à des algues pluricellulaires. La conquête du milieu terrestre est estimée à – 445 Ma modernes d’investigation moléculaire,
416 millions 9 km et au renforcement de l’idée de phylogénie, liée à nos
les plantes apparaissant au début du Dévonien (– 400 Ma) (Rhynia). Par la suite, l’évolution
est marquée par une augmentation globale de la biodiversité et par des extinctions plus connaissances en génétique. La comparaison des séquences d’ARN montre que le monde
Colonisation du milieu terrestre par
ou moins massives venant perturber cette augmentation de la biodiversité. vivant se répartit en trois grands7,8domaines : les Archées, les Eubactéries et les Eucaryotes.
359 millions km
les tétrapodes
Taux d’extinction Nombre de taxons Si l’ancienne notion de Genre a été conservée pour des raisons de commodité, les niveaux
100 2500
supérieurs des anciennes classifications sont abandonnés. Ainsi, par exemple, les Poissons
Radiance adaptative des Reptiles 299 millions 6,5 km
formaient un taxon spécifique regroupant des espèces aquatiques possédant des écailles
Carbonifère

Jurassique
Ordovicien
Cambrien

Dévonien

2000
Permien

Crétacé
Silurien

dermiques, des nageoires, des branchies, etc., mais ne correspondent pas à un groupe
Trias

Apparition des Mammifères 251 millions


monophylétique actuel. 5,4 km
Protérozoïque

1500
Paléogène
Néogène

50
1000
Extinction des dinosaures 65,5 millions 1,4 km
500 Urochordés ( Ascidie)
Rhynia
Apparition du genre homo 2,6 millions Chordés 56 cm
Céphalocordés (Amphioxus)
0 0 (Chorde)
- 600 - 500 - 400 - 300 - 200 -100 0 Temps (Millions d’années)

Apparition de Homo sapiens 160 000 Myomérozoaires 3,5 cm Myxinoïdes (Myxine)


76
Crâniates Pétromyzontides (Lamproie)
(Crâne)
Chondrichthyens (Requin)
Vertébrés
(Vertèbres)
Actinistiens (Coelacanthe)
Gnathostomes
(Mâchoires) Dipneutes (Neoceratodus)
Sarcoptérygiens Amphibiens (Grenouille) et Gymnophiones
(Attache monobasale Ostéichthyens Tétrapodes
de la ceinture) (Os) Amniotes (Mammifères, « reptiles », Oiseaux)
86
Les vertébrés tétrapodes
amniotes 80 81 Immunité
Les primates
et évolution

L’homme est un eucaryote : comme tous les êtres vivants actuels (sauf L’homme est un mammifère : vers – 220 Ma, les premiers mammifères
bactéries), l’homme appartient à la famille des eucaryotes dont les pre- sont déjà présents. Ils proviennent de l’évolution d’ancêtres reptiliens qui
mières cellules sont apparues vers – 1,2 milliard d’années (Ga). ont acquis la viviparité, l’homéothermie…
L’homme est un vertébré : les eucaryotes se sont diversifiés en animaux, L’homme est un primate : parmi les nombreux groupes de mammifères
végétaux et champignons. Certains fossiles eucaryotes (vers – 500 Ma) (marsupiaux, insectivores, carnivores, rongeur, ruminants, cétacés…), le
possèdent des vertèbres rudimentaires : c’est la naissance des premiers groupe des primates est phylogénétiquement proche des chauves-souris.
vertébrés. Il est actuellement représenté essentiellement par les petits et les grands
L’homme est un tétrapode. Chez les « poissons » apparaissent des carac- singes ainsi que par d’autres espèces comme les lémuriens.
tères nouveaux : mâchoires, squelette osseux, nageoires, poumons. Vers L’homme et les autres primates partagent des caractères dérivés particu-
– 400 Ma, deux paires de membres avec des doigts permettant la loco- liers :
motion sur le sol. Les premiers tétrapodes, des amphibiens, débutent la ∙ le pouce opposable aux autres doigts, ce qui rend la main préhensile ;
« conquête » des continents. ∙ l’extrémité des doigts, riche en terminaisons tactiles, aux ongles plats ;
L’homme est un amniote : vers – 340 Ma, apparition de l’amnios per- ∙ l’appareil visuel est adapté à une excellente perception du relief
mettant à l’œuf de s’affranchir du milieu aquatique. L’embryon se déve- (grandes orbites à l’avant de la face) ;
loppe dans un milieu liquide dans une annexe embryonnaire : l’amnios. ∙ le cerveau est relativement important avec un cortex bien développé.

Génétique et évolution

Génétique et évolution
L’Homme, les reptiles et les oiseaux (et tous les autres vertébrés) sont des
amniotes.

Gibbon
Autres
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.

primates
Vertébrés Homme
Tétrapodes

Amniotes
Mammifères Chimpanzés
Homininés
Gorille
Autres Hominidés
amniotes
Orang-outan
Hominoïdés
Amphibiens Hominoïdes

"Poissons" Cladogramme des vertébrés


Cladogramme
des primates

129 130
82 Les homininés
Les homininés 82 Homme moderne Chimpanzé Australopithèque (Lucy)
(–3,2 millions d’années)

Des parentés moléculaires définissent le groupe des homininés : l’ana-


lyse
Uneconcerne
majoritéles séquences
des d’ADN ou degénétique
études d’homologie polypeptides d’espèces
suggère que lecontem-
poraines. Les parentés obtenues à partir de données moléculaires di-
« groupe frères » des hommes est celui des chimpanzés avec lequel ils
vergent souvent légèrement selon la molécule utilisée.
constituent les groupe des homininés.!
Une majorité de ces études suggère toutefois que le « groupe frère » des
hommes est celui des chimpanzés avec lequel ils constituent le groupe
des homininés
10 cm 10 cm 10 cm
Homme et chimpanzé partagent un grand nombre de caractères :
∙ Le partage de caractères génétiques
Les données anatomiques, chromosomiques et moléculaires prouvent
que la proximité génétique de l’homme et des chimpanzés est de l’ordre Comparaison du membre inférieur chez l’Homme moderne, le chimpanzé
et Australopithecus afarensis (Lucy)
de 99 % environ. En revanche, des variations de l’expression de quelques
gènes peuvent expliquer les différences phénotypiques importantes entre
Caractéristiques de l’ancêtre commun aux chimpanzés et à l’Homme
Homme et chimpanzé.

Génétique et évolution

Génétique et évolution
∙ La confection et l’usage d’« outils » Taille moyenne 30 à 40 kg pour 1 mètre.
Volume cerveau 300 cm3 à 400 cm3.
Parmi les grands singes, les chimpanzés semblent particulièrement ha-
Déplacement Sur ses pattes postérieures (vie dans un
biles à confectionner et à utiliser des « outils » rudimentaires (ce ne sont
milieu arboricole).
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.

néanmoins pas de vrais « outils » comme l’Homme peut en fabriquer)


pour capturer des insectes, pour atteindre une zone inaccessible… Type de vie Communautés constituées de nombreux
adultes (mâles et femelles) et de leur
∙ L’organisation sociale et les comportements descendance.
Comme les hommes, les chimpanzés vivent en communautés, partagent Rapports entre individus Hiérarchisés au sein de cette commu-
la nourriture ou se font la guerre entre communautés. Les comporte- nauté.
ments sociaux varient d’un groupe d’individus à l’autre et sont transmis Outils Utilisation d’outils et transmission de
d’une génération à la suivante par l’enseignement. leurs compétences à leur descendance.
∙ Homme et chimpanzé possèdent un ancêtre en commun
L’homme et les chimpanzés partagent beaucoup de caractères communs
parce qu’ils ont hérité ces caractères d’un ancêtre commun qui vivait en
Afrique, il y a 7 millions d’années environ.

131 132

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84 La lignée humaine
La lignée humaine 84 Caractéristiques des représentants de la lignée humaine

Caractères liés à la Bassin Bassin raccourci :(+


oslarge quecourts
iliaques haut) et larges
bipédie exclusive pour l’insertion des muscles fessiers puis-
sants (station debout).
La lignée humaine est toute l’histoire évolutive des homininés qui, à par- Pied Adapté à la marche. Gros orteil dans l’ali-
tir du plus récent ancêtre commun à l’Homme et au chimpanzé, amène gnement des autres.
à l’apparition de l’homme moderne. La lignée humaine est aujourd’hui Fémur Obliques pour la stabilité du corps.
représentée par une seule espèce, l’homme moderne, ou Homo sapiens. Autres os du Les os du membre inférieur sont plus
En réalité, plusieurs espèces d’homininés ont vécu entre − 6 millions membre infé- développés que ceux du membre supé-
d’années et – 100 000 ans, lorsque sont apparus les hommes modernes. rieur rieur permettant le déplacement debout
permanent.
Position du Très avancée sous le crâne : tête en équi-
Les deux seuls genres de la lignée humaine : trou occipital libre au sommet de la colonne vertébrale (4
Homo et Australopithecus courbures caractéristiques).
Caractères liés au Crâne Très développée : front haut, volume crâ-
On distingue deux genres différents parmi les représentants de la li- squelette du crâne nien important (1 400 cm3).
gnée humaine : les australopithèques (Australopithecus) et les hommes Face Mâchoires légères, arcade dentaire para-
(Homo). Le premier représentant de la lignée humaine date d’au moins bolique (en V), dents relativement réduites
6 Ma et a été appelé Orrorin (découvert en 2001). (petites canines).

Des caractères indiquent un psychisme humain

Génétique et évolution

Génétique et évolution
Ils sont représentés par des traces extrêmement diverses qui peuvent être
repérées lors de fouilles : traces de campements « construits », d’utilisa- Australopithèques
tion du feu, outillage… Des traces d’activités beaucoup plus « sophisti- Ancêtres
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.

quées » comme des outillages très élaborés qui supposent une technique hypothétiques Homo sapiens
(Homme moderne)
complexe, des manifestations artistiques ou culturelles ne laissent évi-
demment aucune incertitude quant aux auteurs qui étaient des hommes
déjà proches de nous.
Homo neanderthalis

Méthode de classement d’un fossile dans la lignée humaine


Homo erectus
Tout fossile présentant au moins un des caractères dérivés anatomiques
propres à l’homme actuel appartient à la lignée humaine. Homo habilis
Toute trace fossile d’une activité culturelle appartient à un représentant
de la lignée humaine.
Cladogramme de la lignée humaine

135 136

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Les australopithèques 85 86
86
87 LesHomme
autres moderne
représentants
et
Immunité et évolution
homme
du genre
de Neandertal
Homo

L’acquisition de la bipédie serait la première innovation apparue dans Homo


Ces deuxhabilis
espèces d’Homo cohabitent pendant près de 50 000 ans. Les
une population d’ancêtres communs aux grands singes et aux hommes hommes modernes (« Cro-Magnon » ou Homo sapiens) sont les seuls
actuels il y a 5 à 6 millions d’années environ. Elle a conduit à la sépara- représentants contemporains
Les premiers représentants duvivants de la lignée
genre Homo humaine.
apparaissent en Afrique de
tion de ces deux lignées. Cette bipédie est confirmée par la structure du l’Est vers − 2,5 Ma alors que les derniers australopithèques ne dispa-
squelette. Les australopithèques sont les premiers représentants connus Deux
raissentmorphologies
que vers – 1 milliondifférentes
d’années.
de la lignée humaine :
Caractéristiques différentielles d’H. habilis vis-à-vis des Australopithecus
∙ bassin court et évasé, qui ressemble davantage à celui de l’Homme Les néandertaliens se distinguent des Homo sapiens par : l’aspect trapu
qu’à celui des grands singes africains qui est long et étroit ; du corps (adaptation
Face à des climats
Réduction froids), le crâne étiré vers l’arrière,
du prognathisme.
∙ colonne vertébrale à 4 courbures ; l’absence de menton
Volume crânien et des arcades bien marquées.
Accroissement du volume crânien (de 500 cm3 à 700 cm3
∙ forme et position (oblique) des fémurs d’individus bipèdes. environ).
Des origines
Savoir
différentes
Utilisation d’outils, d’où le nom d’Homo habilis (l’homme
Les australopithèques présentent les caractères dérivés de la lignée hu-
maine en rapport avec la bipédie. Les plus anciens (A. namensis) datent de habile). Les plus anciens outils taillés, les choppers, corres-
Les néandertaliens ont pu apparaître
pondent à leur périodeàdepartir
vie. des populations d’Homo
− 4,5 Ma (− 6 Ma si l’on considère qu’Orrorin appartient à ce genre) et les
erectus isolées dans ces zones à cause notamment de glaciations. Ils ont
plus récents de – 1 Ma (A. robustus). Lucy est un Australopithecus afarensis
alors évolué denéanmoins
Ils conservent manière indépendante
des caractèresdes autres espèces. Les
d’australopithèques Homo
: petite sa-
taille,
daté de – 3 Ma, bipède mais présentant un gros orteil écarté témoignant
piens proviendraient d’autres
adaptépopulations migrantes qui se sont dépla-

Génétique et évolution
un appareil locomoteur à la bipédie (encore imparfaite).

Génétique et évolution
d’une vie arboricole et d’une capacité crânienne de 350 cm3 à 400 cm3.
cées à partir de l’Afrique.
Homo erectus, premier homme « droit »
Une longue cohabitation entre néandertaliens
et homme
Il apparaît modernes
en Afrique de l’Est il y a 1,8 million d’années environ.
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.

Caractéristiques différentielles d’Homo erectus vis-à-vis d’H. habilis


Vers – 75 000 ans, les néandertaliens migrent vers l’est et y rencontrent
des pré-hommes
Corps
modernes.
Grand (1,60 m à 1,80 m) et capable de courir.
1 - Gorille 2 - Australopithèque 3 - Homo erectus Vers – Bassin
40 000 ans, desCourthommes modernes
et étroit : capable (hommes
de marcher sur dede Cro-Magnon)
longues étapes, le
venus de l’est, envahissent progressivement
corps parfaitement dressé. l’Europe occidentale.
Pendant
Volumeune longue De
crânien période
800 cmde3
à 1cohabitation, les hommes
000 cm3 avec réduction de et
de la face Neandertal
de l’appa-
(disparus il y a 30 000reil masticateur. raisons inconnues) et hommes mo-
ans pour des
dernes Savoir
partagent descapacité
pratiques culturelles
de construire destrès proches :etoutillage
campements d’inventersophisti-
de
4 - Homo neanderthalis 5 - Homo sapiens qué, rites funéraires… Mais c’est avec l’homme moderne
nouvelles techniques de taille de la pierre pourqu’apparaissent
fabriquer des
les premières manifestations artistiques.
outils et des armes taillés sur leurs deux faces : les bifaces
(− 1,6 Ma environ)
Comparaison des crânes des principaux primates
à celui des australopithèques

137 138
140

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08:36
86
86 Homme moderne et
Immunité et évolution
homme de Neandertal

Ces deux espèces d’Homo cohabitent pendant près de 50 000 ans. Les
hommes modernes (« Cro-Magnon » ou Homo sapiens) sont les seuls
représentants contemporains vivants de la lignée humaine.

Deux morphologies différentes

Les néandertaliens se distinguent des Homo sapiens par : l’aspect trapu


du corps (adaptation à des climats froids), le crâne étiré vers l’arrière,
l’absence de menton et des arcades bien marquées.

Des origines différentes

Les néandertaliens ont pu apparaître à partir des populations d’Homo


erectus isolées dans ces zones à cause notamment de glaciations. Ils ont
alors évolué de manière indépendante des autres espèces. Les Homo sa-
piens proviendraient d’autres populations migrantes qui se sont dépla-
Génétique et évolution

cées à partir de l’Afrique.

Une longue cohabitation entre néandertaliens


et homme modernes

Vers – 75 000 ans, les néandertaliens migrent vers l’est et y rencontrent


des pré-hommes modernes.
Vers – 40 000 ans, des hommes modernes (hommes de Cro-Magnon)
venus de l’est, envahissent progressivement l’Europe occidentale.
Pendant une longue période de cohabitation, les hommes de Neandertal
(disparus il y a 30 000 ans pour des raisons inconnues) et hommes mo-
dernes partagent des pratiques culturelles très proches : outillage sophisti-
qué, rites funéraires… Mais c’est avec l’homme moderne qu’apparaissent
les premières manifestations artistiques.

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