1 févr.
2025 à 10:12
Exposé :[01/02 à 09:26] Fléau_ecarlate ͮ :
*Article sur la psychologie cognitive : Les travaux
de Noam Chomsky*
La *psychologie cognitive* est un domaine de la
psychologie qui s'intéresse à l'étude des
processus mentaux internes tels que la
perception, la mémoire, la pensée, le langage et
la prise de décision. Parmi les figures majeures
de la psychologie cognitive, *Noam Chomsky*,
linguiste, philosophe et psychologue cognitif, est
sans doute l'un des plus influents, notamment
pour ses théories révolutionnaires sur le langage.
Cet article explore ses contributions
fondamentales à la psychologie cognitive, en
particulier dans le domaine du langage.
1. *Le contexte de l'émergence de la psychologie
cognitive*
Dans les années 1950, la psychologie cognitive
est devenue un domaine de plus en plus influent,
en réaction au *béhaviorisme*, qui dominait
jusque-là. Le béhaviorisme, centré sur l’étude des
comportements observables, était limité dans sa
capacité à expliquer des phénomènes mentaux
internes comme la pensée ou le langage. Ce
tournant vers l’étude des *processus mentaux
internes* a été largement influencé par les
travaux de Chomsky, qui a introduit des idées
radicalement nouvelles sur la nature du langage
et des capacités cognitives humaines.
2. *Chomsky et la critique du behaviorisme*
[01/02 à 09:26] Fléau_ecarlate ͮ : L'une des
contributions majeures de Noam Chomsky à la
psychologie cognitive a été sa critique du
*behaviorisme* en matière d’acquisition du
langage. Dans son célèbre article de 1959,
*Review of B.F. Skinner’s "Verbal Behavior"*,
Chomsky s'attaque à la théorie de *B.F. Skinner*
sur le langage. Skinner, un comportementaliste,
avait proposé que le langage soit appris de la
même manière que d'autres comportements, à
travers le *conditionnement opérant*, c'est-à-dire
par l'interaction avec l'environnement, par
imitation et renforcement.
Chomsky, en revanche, a argumenté que cette
théorie ne pouvait pas expliquer la *richesse* et
la *complexité* du langage humain. Il a souligné
que les enfants semblent acquérir le langage de
manière rapide et efficace, en dépit d’un *manque
d'exposition* explicite aux structures complexes
du langage. Par exemple, un enfant peut produire
des phrases qu'il n'a jamais entendues
auparavant, ce qui suggère que l'acquisition du
langage ne se limite pas à un simple processus
d'imitation.
3. *La grammaire générative et la faculté du
langage*
[01/02 à 09:26] Fléau_ecarlate ͮ : En réponse à
ces critiques, Chomsky a introduit la notion de
*grammaire générative*, une approche qui
propose que les humains possèdent une
*capacité innée* à acquérir le langage. Selon
Chomsky, cette capacité innée fait partie d'une
structure mentale qu'il a appelée la *faculté du
langage*. Il a argumenté que cette faculté est
universelle, partagée par tous les êtres humains,
et qu’elle est responsable de la capacité des
individus à apprendre n’importe quelle langue
avec une facilité relative.
La grammaire générative repose sur l'idée que le
langage humain suit un ensemble de règles ou
de *principes universels* qui sous-tendent toutes
les langues. Chomsky a proposé que les enfants,
lorsqu'ils apprennent à parler, ne se contentent
pas d'imiter ce qu'ils entendent. Au contraire, ils
ont une capacité *innée* à organiser et à générer
des phrases à partir de règles grammaticales
internes, qu'il a appelées des *structures
profondes*. La capacité à apprendre une langue,
selon Chomsky, est donc un phénomène cognitif,
enraciné dans la biologie humaine.
4. *La grammaire universelle*
[01/02 à 09:26] Fléau_ecarlate ͮ : L'une des
idées les plus révolutionnaires de Chomsky est
celle de la *grammaire universelle*. Il a suggéré
que, bien que les langues humaines varient
considérablement d'une culture à l'autre, elles
partagent toutes une structure commune. Cette
structure universelle serait une sorte de
*dispositif mental inné* qui permet aux humains
de générer des phrases grammaticalement
correctes. La *grammaire universelle* est un
concept central dans les théories de l'acquisition
du langage de Chomsky et représente une étape
clé dans l’évolution de la psychologie cognitive,
en particulier dans la compréhension de
l’interaction entre la biologie et la cognition
humaine.
5. *Le modèle de la performance et de la
compétence linguistique*
Chomsky distingue deux aspects du langage : la
*compétence linguistique* et la *performance
linguistique*.
- *Compétence linguistique* : Il s'agit de la
*connaissance inconsciente* des règles de
grammaire et des structures linguistiques que les
locuteurs ont en tête. Cette compétence est
considérée comme universelle et est partagée
par tous les locuteurs d'une langue, qu'ils en
aient conscience ou non. La compétence est la
capacité mentale de générer et de comprendre
des phrases dans une langue donnée.
[01/02 à 09:26] Fléau_ecarlate ͮ : -
*Performance linguistique* : Cela fait référence à
la manière dont un individu utilise cette
compétence linguistique dans des situations
réelles de communication. La performance est
influencée par des facteurs externes tels que la
mémoire, l’attention et les distractions.
Chomsky a souligné que la *compétence
linguistique* est beaucoup plus importante pour
comprendre le langage que la *performance*, qui
peut être affectée par des erreurs humaines, des
lapsus ou des limitations pratiques.
6. *L'innéisme et la psychologie cognitive*
Chomsky a été un ardent défenseur de l'idée que
certaines capacités cognitives, telles que
l’acquisition du langage, sont *innées*. Il a
introduit l’idée que le cerveau humain est
biologiquement programmé pour apprendre une
langue, ce qui contredit la vision plus *empiriste*
du comportement humain défendue par des
théoriciens comme Skinner. Cette notion
d’innéisme a fortement influencé les *théories
cognitives* du développement, qui considèrent
que certaines structures mentales et capacités
sont présentes dès la naissance, et qu’elles se
déploient au fur et à mesure de l'expérience.
[01/02 à 09:26] Fléau_ecarlate ͮ : En
psychologie cognitive, Chomsky a ouvert la voie
à l'étude des *processus mentaux internes* qui
sous-tendent des phénomènes complexes
comme l'acquisition du langage. Ses travaux ont
permis de démontrer que, loin d’être une simple
question de stimulus et de réponse, le langage
humain repose sur des structures profondes qui
sont ancrées dans le cerveau humain.
7. *Chomsky et la révolution cognitive*
Les travaux de Chomsky ont eu un impact
profond sur la psychologie cognitive. Avant lui,
les recherches sur le langage se concentraient
principalement sur les aspects
comportementaux et visibles du langage.
Chomsky a redéfini l'étude du langage en mettant
l’accent sur les *structures mentales internes*
qui sous-tendent l'utilisation du langage. Cela a
mené à une *révolution cognitive*, dans laquelle
les psychologues ont commencé à étudier les
*processus mentaux* de manière plus
systématique et L’impact de Chomsky sur la
psychologie cognitive a été majeur, non
seulement dans le domaine du langage, mais
aussi dans la compréhension de la *nature de
l'esprit humain*. Il a démontré que pour
comprendre des phénomènes tels que
l'acquisition du langage, il est nécessaire de
*regarder à l'intérieur de la boîte noire du cerveau
humain*, pour explorer les processus mentaux
sous-jacents.
Conclusion
Noam Chomsky a joué un rôle fondamental dans
l’émergence de la psychologie cognitive
moderne, notamment par sa critique du
béhaviorisme et par sa proposition de la théorie
de la *grammaire générative*. Son idée de la
*faculté du langage innée* a profondément
changé la manière dont les chercheurs abordent
le développement du langage et les capacités
cognitives humaines en général. Grâce à
Chomsky, la psychologie cognitive a évolué pour
comprendre que de nombreux aspects de la
cognition humaine, y compris le langage, sont le
résultat de structures mentales internes
profondément ancrées dans notre