0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
56 vues61 pages

Trafic Lpti3 RT

Le document traite des aspects qualitatifs et quantitatifs du trafic téléphonique, en abordant des concepts tels que le dimensionnement des faisceaux, les causes de variation du trafic, et les modèles mathématiques associés. Il met en évidence l'importance de la gestion du trafic pour assurer la qualité de service et la rentabilité des réseaux de télécommunications. Enfin, il présente des méthodes de collecte et d'analyse des données pour optimiser l'écoulement des communications.

Transféré par

diarradioufe1509
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
56 vues61 pages

Trafic Lpti3 RT

Le document traite des aspects qualitatifs et quantitatifs du trafic téléphonique, en abordant des concepts tels que le dimensionnement des faisceaux, les causes de variation du trafic, et les modèles mathématiques associés. Il met en évidence l'importance de la gestion du trafic pour assurer la qualité de service et la rentabilité des réseaux de télécommunications. Enfin, il présente des méthodes de collecte et d'analyse des données pour optimiser l'écoulement des communications.

Transféré par

diarradioufe1509
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

TRAFIC et QoS

LPTI3

Animateur: M. Erick Gauthier GBETIE


(Enseignant Chercheur au DETIC)
1
Objectif Général :

En partant des cas concrets, Vous serais capable de décrire les différents flux de trafic
et procédés nécessaires pour déterminer et utiliser le trafic téléphonique en vue de
dimensionner des faisceaux téléphoniques et des organes de commutation.
Objectifs Intermédiaires

1. A partir d'un exemple simple, décrire le principe général de dimensionnement de faisceau


de circuits.

2. Identifier les aspects qualitatifs et quantitatifs du trafic téléphonique.

3. Expliquer les différentes causes de variation de l'intensité de trafic téléphonique.

4. Etudier les lois et procédés qui régissent les appels téléphoniques tout en précisant les
systèmes et supports utilisés pour l'écoulement de ces appels.

5. Dérouler les méthodes de collecte, de traitement


2 de données
2 et de gestion du trafic
téléphonique.
Sommaire :
I. Les aspects qualitatifs du trafic téléphonique
I.1. Introduction
I.1.1 Les Observations du trafic
I.1.2 l’analyse du trafic
I.2. Aspects qualitatifs
I.2.1. Les aspects qualitatifs vus de l’abonné
I.2.2. Les aspects qualitatifs vus de l’administration
I.2.3. Les cause des communications inefficaces
II. Les aspects quantitatifs du trafic téléphonique
II. 1 Les Grandeurs mesurables du trafic
II.2. Unités de trafic téléphonique
II.3. Les flux de trafic téléphonique
II.4 L’équivalence de perte en série et débordement
II.5 Les causse de variation de l’intensité du trafic
téléphonique
3
Sommaire (Suite) :
III. Les modèles Mathématiques
III.1. Processus d’arrivée des appels
III.2. Loi des durées
III.3. Systèmes avec Perte (La loi d’Erlang B)
III.4 Systèmes à attente ( La loi d’Erlang C)
IV. Méthode de gestion du trafic
IV.1. Généralités sur la gestion du trafic
IV.2. Gestion du trafic des commutateurs
IV.3. Gestion du trafic des faisceaux
IV.4. Acheminement du trafic dans les faisceaux
IV.5 Les indicateurs de qualité de service

4
INTRODUCTION

L’étude du trafic téléphonique concerne les volets suivants :

• étude théorique, mathématique avec l’établissement de modèles destinés à


dimensionner chaque faisceau du réseau en absence de moyens de mesures ;

• étude pragmatique, destinée à dimensionner de grands réseaux avec l’aide de


calculateurs utilisant des algorithmes ;

• étude quantitative et qualitative, utilisant les résultats des mesures réalisées par
l’exploitation et la maintenance, destinée à :
- vérifier et corriger les prévisions à long terme ;
- contrôler et améliorer l’efficacité du réseau ;

• étude économique avec un objectif de rentabilité :


- activité du marketing (tarification, forfaits, produits, …) ;
5
- vente ou échange de trafic entre opérateurs alliés ou concurrents.
1.1. Présentation d’un réseau très simple

6
1.2. Observation
• Observation pendant une 1 heure (Heure Chargée)
• Nombre de ligne : 10
• Pas de différence entre communication départ et arrivée.

7
En conséquence, dans le cas présent, puisque l'on n'a jamais relevé
plus de 3 communications simultanées

Pour un usager, les chances de trouver un circuit libre diminuent si :


 le nombre d'appels augmente;
 la durée t des appels augmente.
8
En conclusion, nous admettons sans
difficulté que 10 circuits ne sont pas
nécessaires pour assurer l'écoulement du
trafic entre A et B,

Mais que le nombre de circuits devra être


d'autant plus important que la durée totale
des communications à écouler sera plus
élevée.
Valeurs moyennes :
Relevé des résultats de l'observation ( pendant une heure)
Lignes Nbre appels/ligne DC totale/ligne en mn
1 6 17
2 4 15
3 1 2
4 1 25
5 0 0
6 0 0
7 3 14
8 1 4
9 0 0
10 2 5
10
Total 18 82
• Nombre Moyen d'Appels par Ligne (NMA/L) :
NMA/L =

• Durée Moyenne de Conversation par Appel (DMC/A) :


DMC/A =

• Durée Moyenne de Conversation par Ligne (DMC/L) :


DMC/L =
2. ASPECTS QUALITATIFS DU TRAFIC TELEPHONIQUE

2.1 VUS DE L'ABONNE

• qualité de l'écoulement du trafic dans un réseau téléphonique, la fixation de


normes relatives à celle-ci permet de limiter la gêne maximale que l'on admet de
causer aux abonnés cherchant à établir des communications. Si l'on considère
le réseau téléphonique de manière globale.

• la qualité du trafic offert aux abonnés peut être chiffrée à l'aide du taux
d'efficacité:
Nombre d'appels efficaces
Taux d'efficacité = --------------------------------------------
Nombre de tentatives d'appels
12
• On dit qu'un appel est efficace lorsqu'il donne lieu à taxation (réponse).
Mais il est nécessaire de conserver à l'esprit que :

- le seul paramètre permettant de chiffrer correctement la qualité du


trafic offert aux abonnés est le taux d'efficacité.

- l'indépendance entre les divers ensembles d'organes n'est qu'une


première approximation, certaines interactions pouvant avoir, surtout
dans le cas de réseaux fortement chargés, une influence importante
sur la qualité de service.

- le renouvèlement des appels

13
Les systèmes utilisés

 Le système avec perte:

 Caractérisé par la probabilité de perte ou le taux de


perte.

 Le système avec attente :


 Caractérisé par la probabilité d'attente
 Durées d'attente.

14
2.2. VUS DE L’ADMINISTRATION
Le trafic téléphonique représente un des principaux revenus puisqu'on peut estimer
qu'il constitue 70 % environ des recettes des Télécommunications. Mais pour qu'il
puisse être écoulé convenablement, il nécessite des investissements lourd
en commutateurs, circuits, lignes, etc…

2.3 LES CAUSES DES COMMUNICATIONS INFEFICACES


Lorsque le nombre de tentatives d'appels est mesuré au niveau des abonnés
demandeurs, un certain nombre d'échecs sont dus à des fausses manœuvres de ces
abonnés. On estime généralement à 15 % le nombre de communications qui ne
peuvent aboutir pour cette raison.

Mais, le plus souvent, il n'est pas tenu compte, dans le taux d'efficacité, de ces
tentatives avortées ; on se place ainsi dans le cas d'un abonné demandeur
parfait. C'est ce qui se passe lorsque le nombre de tentatives d'appels est mesuré en
aval du premier commutateur, lequel élimine les appels incomplets.
15
A l'autre bout de la chaîne, il faut tenir compte des communications inefficaces dues
aux abonnés demandés, soit parce que ceux-ci sont trouvés occupés, soit parce qu'ils
ne répondent pas. La réglementation en vigueur interdit qu'un abonné ait un taux
d'occupation de sa (ou de ses ) ligne supérieur à 15 %.

L'absence d'un abonné, qui est la cause dune non-réponse, provoque de 7


(quartiers d'affaires) à 15 % (quartiers d'habitations ou résidentiels) des appels
inefficaces.

Un taux d'efficacité de 80% est donc un but difficile à atteindre dans la mesure
où l'action sur les causes d'inefficacités dues aux abonnés demandés est
limitée.

Il est bien évident que si la tentative d'appels doit emprunter plus d'un
autocommutateur et au moins un faisceau de circuits, d'autres causes
d'inefficacité sont introduites. 16
Il y a donc une certaine probabilité pour qu'un appel ne puisse traverser un
commutateur ou ne trouve plus de circuits disponibles.

Ce risque, théoriquement connu, est accepté. On peut définir le plan de blocage du


réseau, plan qui précise la probabilité pour qu'un appel échoue par manque de
matériel en un point donné. Il y a peu près 1 % d'appels perdus à chaque traversée de
commutateur ou de faisceau de circuits.

Enfin, une autre cause d'inefficacité doit être prise en compte : les matériels
composant le réseau téléphonique s'usent et peuvent tomber en panne. Ils sont
alors momentanément éliminés du réseau pour permettre leur entretien. Pendant ce
temps de dépannage, ils entraînent une baisse des capacités d'écoulement de trafic
du réseau.

Pour fixer les idées, on estime qu'un autocommutateur est acceptable à sa mise en
service si son taux de faute (c'est-à-dire son taux
17 d'inefficacité) est intérieur à 0,5%.
3. ASPECTS QUANTITATIFS DU TRAFIC TELEPHONIQUE

3.1. GRANDEURS MESURABLES

Considérons un ensemble de N organes. Chaque organe est désigné


par un indice i: On observe ces N organes pendant une durée T et on
note pour chaque organe, le temps ti pendant lequel il a été occupé au
cours de la durée d'observation.

a) Volume de trafic :
Le volume de trafic écoulé par un ensemble de N organes au cours
d'une période de durée T est égal à la somme des temps d'occupation
des organes.
Soit: n
V  i1
ti
18
b) intensité de trafic :
L'intensité de trafic, désignée plus couramment et simplement sous le nom
de trafic, est égale au volume de trafic divisé par la durée de l'observation
T: n
V 1
AO     ti
T T i 1
Comme ti  T et V  TN, le trafic écoulé est nécessairement inférieur ou à
la limite égal au nombre d'organes N :

 ti T car au plus ti = T (durée d'observation)


 V NT car au plus V = NT quand ti = T
V NT
AO  
T T
 Alors : Ao  N avec N = nombre d'organes19
1 T
 Le trafic, observé sur cette même période, sera : AO   n(t ).dt
T 0
3.2. UNITES DE TRAFIC

On remarque que l'intensité de trafic est une grandeur sans dimension.


Toutefois, pour la caractériser, on lui attribue une unité : l'Erlang (nom d'un
ingénieur Danois).

Définition de l'Erlang : Si à un instant t dans un groupe de m organes, n


organes
(n < m) exécutant le même travail sont occupés, on dit que ce groupe écoule un trafic de n
Erlangs. Cette définition peut être étendue à la notion d'intensité de trafic sur une période
plus longue.

D'une façon plus générale, l'intensité de trafic sera exprimée en Erlang à condition que le
volume et la durée d'observation soient exprimés dans la même unité.
20
• La "communication minute" (CM) pour laquelle les durées d'occupation sont
exprimées en minutes : 1 Erlang = 60 CM.

Cette unité est utilisée en particulier dans les échanges de trafic entre les opérateurs.

• L' «appel réduit de 2 minutes à l'heure chargée » (ARHC) pour laquelle l'unité
utilisée pour les durées d'occupation est égale à 2 minutes : 1 Erlang = 30 ARHC.

• La « centaine de secondes de conversations » (CCS) couramment utilisée aux


Etats-Unis et pour laquelle l'unité utilisée pour les durées d'occupation est égale à
100 secondes : 1 Erlang = 36 CCS.

• La « conversation – heure » utilisée parfois en France et le « trafic unit » (TU)


utilisé en Grande-Bretagne sont équivalents à l'Erlang. 21
3.3. FLUX DE TRAFIC

TRAFIC OFFERT (TO)

DEFINITION : le trafic offert est le trafic qui serait écoulé si tout appel
pouvait être immédiatement établi.

Trafic écoulé (TE):

DEFINITION : Le trafic écoulé représente l'ensemble des appels


écoulés indépendamment de leur sort postérieur.

Trafic perdu ou rejeté TP

Trafic perdu = Trafic offert – Trafic écoulé (TP = To – TE).


22
Taux de perte:

TP TO  TE   
P  P
TO TO 
TE
Le rendement d’un groupe d’organe  
N
TE
TO = ou TE = (1 - P) To TP = P.TO
1- P

23
24
a) Perte en série
Dans le cas où les appels sont écoulés par une succession de groupes
d'organes, il est possible de calculer pour chacun des groupes un taux de
perte (pi).
p1 p2 pi pn

1 2 i n
TO TE
Org. Org. Org. Org.

 N 
TE  1 pi TO
N
P   Pi
 i1  i 1

25
b) Perte sur un débordement
Soit :
p1 taux de perte de la voie directe et,
p2 taux de perte de la chaîne de débordement :

(P2) TE2 Faisceau de débordement

TO débordement

TE1

Le taux de perte global est P = P1.P2

26
3.3.4. Trafic demandé
Faisant suite à certaines observations de trafic, on a constaté qu'en fait le trafic prend
en compte tous les appels qui se présentent, y compris ceux qui constituent une nième
tentative, suite à (n - 1) essais infructueux. On a alors introduit 2 notions nouvelles,
celle de trafic demandé et celle de trafic abandonné :

• Le trafic demandé TD prend en compte tous les appels qui se présentent pour la
première fois;

• Le trafic abandonné TA prend en compte tous les appels rejetés et non renouvelés
immédiatement.

T D  T E  0 , 2 Tp

27
a) Cas d'un acheminement direct

TD
TE TD 
1  0,8 P TE
TO
1 P
TA, TP

b) Cas du débordement
P2
TE2

P1
TD = (1 - 0,8P1P2) TE1
TD , TO TE1
1 - P1

28
REMARQUES
R1: La non linéarité du trafic

R2: Le trafic total à partir du durée d’occupation

R 3: Le trafic total à partir du trafic élémentaire

R4: Le taux d’occupation ou la Probabilité d’occupation d’un organe

R5: La modélisation des système avec pertes en série

R6: la modélisation des système avec pertes en parallèle

R7: Les systèmes ergodiques


4. MODELE MATHEMATIQUE

Cette approche permet de modéliser avec les outils


mathématiques, le comportement du phénomène des
communications téléphoniques. Il est nécessaire de décrire :

 d'une part, comment les appels se présentent (loi des arrivées)

 d'autre part, combien dure une communication. (loi des durées)

30
4. MODELE MATHEMATIQUE
4.1 PROCESSUS D'ARRIVEE DES APPELS
Il permet de décrire comment les appels se présentent. Il est défini
soit:
 par la "loi des arrivées" qui lie le nombre (aléatoire) d'appels
qui apparaissent pendant un intervalle de temps à sa longueur;
 soit par la loi des intervalles" qui donne la probabilité pour que
l'intervalle entre deux appels successifs dépasse une certaine
valeur.
De manière courante, on utilise le processus de Poisson pour
décrire l'arrivée des appels. C'est le plus simple que l'on puisse
imaginer et de plus, il correspond bien à la réalité dans la plupart
des cas. Il s'applique à des phénomènes stationnaires (A = cste, cas
de l'heure chargée), ordonnés et sans mémoire
31 .
4. MODELE MATHEMATIQUE
4.1 PROCESSUS D'ARRIVEE DES APPELS

La loi de poisson à les caractéristiques suivantes:


 la probabilité pour qu'un appel apparaisse pendant un
intervalle de temps infiniment petit (t, t+ dt) est
indépendante de tout ce qui s'est produit avant l'instant t et
est égale à p.dt, p étant une constante. Ceci suppose
qu'un appel qui échoue n'est pas renouvelé (processus
sans mémoire);
 La probabilité pour que plus d'un appel apparaisse
pendant un intervalle de temps infiniment petit est
négligeable (processus ordonné)
32
4. MODELE MATHEMATIQUE
4.2 LOI DES DUREES
Elle est définie par la fonction g(t) donnant la probabilité pour
qu'un appel ait une durée supérieure à t, h étant la durée
moyenne de communication. Bien que certaines formules aient
pu être généralisées pour une loi des durées quelconques, on
considère généralement Seulement deux lois de durées.
t

 La loi des durées exponentielle négative: elle est définit par g t   e h

 La loi des durées constante: La durée est toujours la même et


égale à h. C'est pratiquement le cas en ce qui concerne la plupart des
organes de commande à prise rapide tels que marqueurs,
traducteurs, testeurs, etc…
33
4. MODELE MATHEMATIQUE
Les caractéristiques qui permettent de mieux observer les comportement
des appels est décrit comme suit:

 système sans mémoire (sans renouvellement)

N<<n/ ∆t afin qu’on puisse avoir un appel chaque ∆t

Régime stationnaire ou le trafic est contant avec


£=DMC

34
4.3 SYSTEME AVEC PERTE
Dans un système avec perte, les appels qui arrivent, lorsque l’ensemble
des organes, sont occupés, sont perdus.

35
4.3.1. Trafic offert de premier choix (cas des faisceaux transversaux )

 Erlang a démontré que la probabilité Pi pour qu'il y ait i organes


occupés parmi les N du groupe, avec un trafic offert A, est la
suivante : i
A
Pi  i!
A1 A 2 AN
1   ....... 
1! 2! N!

En remplaçant dans la formule précédente i par N, on obtient la


probabilité pN pour qu'il y ait N organes occupés, c'est-à-dire la
probabilité d'échec, ou taux de perte p.
36
4.1.2 La formule d’Erlang avec perte (Erlang B) :

N
A
EN  A  1
N!
2 N
A A A
1   ...... 
1! 2! N!

37
Courbes d'Erlang et tables de Conny Palm

 La formule d'Erlang n'établit pas de relation simple entre A, N et p.

 Il est nécessaire d'utiliser des courbes ou des tables spécifiques. Les


tables ont été élaborées par le suédois Conny Palm en 1947 et revues
en 1954.

38
39
4.4. SYSTEMES AVEC ATTENTE

Dans un système avec attente, les appels qui arrivent, lorsque l’ensemble
des organes sont occupés, attendent la libération d’u organe.

Arrivée des appels Ensemble de N organes

Attente de la libération Trafic écoulé


d’un organe
Trafic offert
37
On suppose à nouveau que l'accès aux organes du système est parfait.
Comme le système ne rejette aucun appel, le trafic écoulé est égal au trafic
offert : A = Ao.
Etant donné que Ao ≤ N nombre d'organes du systèmes, on doit avoir
nécessairement A ≤ N et même en fait A < N.

Dans le cas contraire, le nombre d'appels en attente augmenterait indéfiniment


au cours du temps.

Nous supposerons que l'arrivée des appels se fait suivant un processus de


Poisson, comme dans les cas des systèmes avec perte. Mais contrairement à
ce qui se passait pour le systèmes avec perte, les résultats dépendent de la loi
des durées. Deux cas sont envisageables:

• loi des durées exponentielle négative


• durées constantes 41
4.4.1. Loi des durées exponentielle négative

a) probabilité d'attente

On peut démontrer que la probabilité d'attente est donnée par la formule


d'Erlang avec attente :

AN N

 
EN A 
a N ! N  A
2 N 1 N
A A A A N
1   ......   
1! 2! N  1! N ! N  A
38
42
On ne trouve pas couramment de tables donnant les valeurs de la formule
d'Erlang avec attente, mais il est possible de calculer directement E a A
N  
à partir des valeur de la formule d'Erlang avec perte. En effet :
A AN 1 A AN 1
1   ....  1   ... 
1
 1
1!  N  1!
 1
NA

1!  N  1!
EN  A
a
A N
N A A N 1

N! N  1 N  1!
Soit :
1 NA 1
 1 
EN  A
a
A EN 1 A
43
Dans le cas où on s'intéresserait à des probabilités d'attente faibles, il est
possible, au prix d'une légère approximation, d'utiliser une formule plus simple.

En effet, si E a
N  A  est faible, le numérateur AN

N
N! N  A

de la formule d'Erlang avec attente est faible par rapport au dénominateur.


Il en résulte donc que le dernier terme du dénominateur, lui aussi égal à
AN N est faible par rapport au dénominateur et que si on le remplace par

N! N  A N N
A A N 
  
N!  N! N  A 

, on sous-estime légèrement le dénominateur et donc on surestime légèrement la


probabilité d'attente, l’erreur relative commise étant faible.
44
Donc :

AN N

N! N  A N
E Na  A   N 1
  E N A
A A A N
NA
1   ....  
1! N  1! N !
On dispose d'autre part couramment de courbes d'Erlang avec
attente analogues à celles pour les systèmes avec perte et
dont l'utilisation se fait suivant le même principe.

45
b) Durée d'attente

Comme cela a déjà été dit dans l'introduction, la probabilité d'attente ne


permet pas de caractériser à elle seule la qualité de service offerte par le
système. En effet, une probabilité d'attente élevée peut être sans gravité si
les durées d'attente sont très faibles et inversement, une probabilité d'attente
relativement faible peut correspondre à une mauvaise qualité de service si
les durées d'attente des appels mis en attente sont importantes.

Si h est la durée moyenne de prise des organes, la durée moyenne d'attente


pour les appels qui attendent est :

h
m
N  A 46
b) Durée d'attente

La durée moyenne d'attente pour l'ensemble des appels est :

h
M  E  A  m  E  A 
a
N
a
N
NA
Si la durée d’attente est assez suffisante pour que tous appels qui se
présentent soit écoulé, on:

TE= To (1+ Pa*m/h)


47
Exemple numérique :
Les appels en attente sont supposés choisis dans l'ordre des arrivées.
Considérons un groupe de N = 60 enregistreurs auquel est offert un trafic
poissonnien, de la loi de durée exponentielle négative. On suppose que la durée
moyenne de prise est h = 20 s et qu'une temporisation élimine les appels en attente
au bout de 5 s.
Les résultats sont le suivants :
Trafic offert : A 40 E 45 E 50 E

Ea N (A) (1)Probabilité 0,002 0,022 0,130


d'attente
(2) Attente moyenne 1s 1,33s 2s
M=--------- pour les appels qui
N-A attendent
M =E a (A)x ------ (1) x (2) Attente 0,002 s 0,029 s 0,260 s
N N -A moyenne pour
l'ensemble des
appels
Wct Probabilité de perte 1,347.10- 5,174.10- 1,04.10-
par temporisation 5 4 2
48
On voit que la perte par temporisation augmente très rapidement
avec le trafic. ici, elle passe de 1, 69 x 10 -6 à 1,07 x 10-2 pour
un accroissement du trafic de 25 %. La répétition des appels par
les abonnés peut facilement provoquer de telles augmentations du
trafic offert aux enregistreurs.

Dans la pratique, les appels ne sont choisis ni dans l'ordre des


arrivées, ni au hasard, mais en fonction du point d'entrée sur lequel
ils se sont présentés et de la position des enregistreurs libres dans
le groupe. Mais un calcul tel que celui fait dans l'exemple
numérique ci-dessus, donne un ordre d grandeur de la probabilité
de perte par temporisation.
49
4.4.2. Durées de prise constantes
Les calculs, dans ce cas, sont malheureusement beaucoup plus
complexes que précédemment. Les formule de Crommelin-Pollaczeck
permettent de calculer la probabilité d'attente et la durée moyenne
d'attente. Ce cas est en général celui des organes de commande rapides
tels que marqueurs, traducteurs, testeurs,….

Le nombre de ces organes est en général fixé par la normalisation des


systèmes de commutation utilisés.

Les courbes de Crommelin sont largement suffisantes dans tous les cas
courants. Comme, en général, on ne pose pas de problème de
dimensionnement (sauf lors de la conception d'un système de
commutation), elles servent essentiellement à vérifier que les organes
communs rapides ne sont pas surchargés. De toute façon, on connaît en
général le nombre maximum de prises que l'on 50 peut admettre à l'heure
chargée.
5. TRAITEMENT DE DONNEES ET METHODES DE GESTION DU TRAFIC
TELEPHONIQUE

5.1. INTRODUCTION

Le but recherché dans la gestion de trafic téléphonique est d'assurer un bon


écoulement de trafic. C'est également d'assurer une bonne qualité de service
offert à l’abonné. On s'attache dans un premier temps à donner les moyens de
rétablir cette qualité, si c'est nécessaire, puis les moyens pour la maintenir à un
niveau acceptable.

D'autre part, cette qualité doit être obtenue au moindre coût. Cela implique donc
une bonne utilisation de l'infrastructure existante. Il s'agit donc d'établir un juste
équilibre entre la qualité de service et le coût tout en favorisant l'aspect
écoulement de trafic qui a été parfois quelque peu51
négligé.
5.2. POUR LES AUTOCOMMUTATEURS
On distingue trois sortes de programmes de mesures :

• Un programme annuel : détermination de l'heure chargée de


l'autocommutateur

• Un programme mensuel : mesures au niveau des différents types


d'équipements

• Un programme trimestrielle : mesures au niveau des organes de


commande et de parole de l'autocommutateur

5.2.1.Détermination de l'heure chargée (mesures annuelles)


a) définition : c'est la période de 60 minutes consécutives commençant
à l'heure pleine ou à la demie, pendant laquelle le volume de trafic moyen
de l'autocommutateur, sur 5 jours consécutifs ouvrables,
52
est le plus élevé.
b) Processus : pendant 5 jours consécutifs, de 09H à 21H, le trafic écoulé, en
départ et en arrivée, par chaque type d'équipements d'abonnés (ordinaires,
fort trafic, distants, …) est mesuré pendant chaque heure pleine ou heure et
demie. On calcule ensuite, pour chacune de ces d'heures, le trafic total
écoulé par tous les types d'équipements. La détermination de l'heure chargée
est faite tous les ans en fin d'année trafic, pour la suivante. Elle doit être
effectuée avec rigueur car elle est la base de l 'ensemble des mesures pour
la gestion des autocommutateurs ainsi que des faisceaux.
N.B. : L'année trafic c'est la période de 12 mois consécutifs, du 1er juillet de
l'année n au 30 juin de l'année n+1, par exemple.
5.2.2. Mesures mensuelles
Tous les mois, pendant 5 jours ouvrables consécutifs (si possible, la première semaine
du mois car on connaît le nombre d’équipements utilisés au premier de chaque mois),
un relevé des trafics départ et arrivée des différents équipements d’abonnés est
effectué à l’heure chargée de l’autocommutateur. 53
Ces résultats permettront, après
traitement, la gestion de ces équipements.
5.2.3. Mesures trimestrielles
Elles concernent principalement des organes du réseau de commande
(enregistreurs, traducteurs, taxeurs,…). Elles sont faites durant 5 jours
ouvrables consécutifs du mois le plus représentatif (trafic le plus élevé)
du trimestre.
NB : La notion de "5 jours" a été jugée, à la suite d'études statistiques,
suffisamment représentative mais que par ailleurs, elle ne doit pas
comporter de journée exceptionnelle. Elle peut dans l'avenir, si une
nouvelle étude statistique la remet en cause, être modifiée.
5.2.4. Validations
Avant d'utiliser ces résultats, il est nécessaire de s'assurer qu'ils ne sont
pas entachés d'erreurs humaines (transcription) ou mécaniques (mauvais
fonctionnement des appareils de mesure, pannes intermittentes des
organes,…) 54
5.2.4.1.Validations journalières
Il faut, avant toute validation, connaître le nombre d'organes en service
le jour de la mesure.
a) Validation de la valeur maximale
Le nombre, en Erlang, exprimant le trafic maximum écoulé doit être
inférieur au nombre d'organes en service du groupe observé;
b) Validation du relevé de zéro
Toute valeur nulle devra être considérée comme suspecte.
c) Comparaison avec les journées précédentes
Tout écart important avec les relevés précédents doit être justifié (trafic
exceptionnel, faute dans l'autocommutateur, …)
5.2.4.2. Validation hebdomadaire
Elle permet d'apprécier la dispersion des mesures et consiste à vérifier
que la plus forte n'excède pas le double de 55 la plus faible.
5.2.4.3. validation sur les valeurs traitées
a) Taux de perte
Il a été défini par comptage (rapport du nombre d'échecs sur le nombre
total de prises). On peut également déterminer un taux de perte théorique
par les tables complémentaires d'Erlang. La validation consiste à s'assure
que le taux de perte mesuré n'excède pas le triple du taux de perte
théorique.
b) Comptage de prises
si on ne dispose que le nombre de prises, on peut considérer que le
rapport du trafic écoulé par le nombre de prises doit être sensiblement
constant dans le temps.
c) Ecarts
Tout écart brusque, entre deux mois consécutifs, sur les valeurs traitées,
sera considéré comme suspect. 56
NB. En cas d'invalidation, s’il s'agit d'une erreur de transcription ou de
calcul, la valeur peut être corrigée. S'il n'y a qu'une seule erreur invalidée,
on se contentera des 4 autres. Dans tous les autres cas, il est nécessaire
d'effectuer une nouvelle campagne de mesures.
5.2.5. Traitement des données
Le gestionnaire de trafic dispose tous les mois ou tous les 3 mois, selon le
type d'organe, de 5 valeurs brutes et par la suite, chaque année, de 60
mesures sur les étages d'abonnés et 20 sur les autres types d'organes de
l'autocommutateur.
Mais pour effectuer une saine gestion, corrective ou préventive, l'idéal est
de ne posséder qu'une seule valeur par type d’équipement, qui soit très
significative du trafic écoulé mensuellement ou annuellement. En
conséquence, il est nécessaire de déterminer dans l'ensemble des
mesures une Valeur Représentative Mensuelle (VRM) et une valeur
Représentative Annuelle (VRA). 57
a) Valeur Représentative Mensuelle (VRM )
Parmi plusieurs valeurs possibles, c'est la 2ème plus forte parmi les 5
mesurées pendant une semaine, qui a été choisie. Elle est considérée,
après de nombreuses études statistiques, comme la plus représentative
de la tendance actuelle.
b) Valeur Représentative Annuelle (VRA)
Chaque année, le responsable du trafic dispose de 12 VRM sur les
équipements d'abonnés et de 4 VRM sur les autres organes. La VRA est la
2e plus forte parmi ces 4 ou 12 valeurs. Dans ce dernier cas (2e/12) il y a
surestimation du trafic par rapport à la VRM (2e/5). Cela été jugé
nécessaire pour que les valeurs choisies soient réellement représentatives
sur plusieurs années, alors que le trafic évolue sans cesse.

Le processus est presque le même pour le calcul des valeurs et rapports


représentatifs mensuels et annuels par équipement
58
(VRM/E, VRA/E, RRM,
RRA).
5.3. POUR LES FAISCEAUX
Les programmes de mesures sont analogues dans leur principe à ceux des
autocommutateurs mais ils sont plus simples dans leur exécution.

On distingue deux programmes :


 Un programme annuel : détermination de l'heure chargée propre de
chaque faisceau.
 Un programme mensuel de mesures au niveau des différents faisceaux

5.3.1. Programme annuel


a) But
Il consiste à déterminer l'heure chargée propre du faisceau, c'est-à-dire la
période de 60 minutes consécutives pendant laquelle le volume de
trafic moyen du faisceau sur 5 jours consécutifs est le plus élevé.
59
b) Procédure
Elle est identique à celle de la détermination de l'heure chargée de
l'autocommutateur. Les mesures montrent que les heures chargées des
faisceaux ne coïncident pas avec elles et à plus forte raison avec celle de
l'autocommutateur. Néanmoins, pour faciliter la saisie des informations et
leur cohérence, il a été convenu que ces mesures seront toutes
effectuées à l'heure chargée de l'autocommutateur. il reste alors, pour
que les résultats soient exploitables, si l'heure chargée du faisceau ne
correspond pas à l'heure chargée de la mesure, à déterminer un
coefficient Correctif Instantané KFI.

Total hebdomadaire du trafic du faisceau correspond à l'heure chargée


de celui-ci
KFI = --------------------------------------------------------------------------------------------------------
Total hebdomadaire du trafic du faisceau correspondant à l'heure
chargée de l'autocommutateur
60
Afin de s'affranchir des variations annuelles du coefficient KFI, on introduit le coefficient
correcteur KF, obtenu par le tissage suivant :

KFI + KF(année n-1)


KF (année n)= -----------------------------------
2
NB : Dans le cas d'une création récente de faisceau ou de modification importante
d'acheminement on prend KF = KFI.

Il suffira ensuite de multiplier la valeur mesurée à l'heure chargée de l'autocommutateur,


par ce coefficient KF, pour obtenir une valeur suffisamment proche de la réalité. Il faut
cependant remarquer que cette méthode suppose que les heures chargées des
faisceaux ne varieront pas dans le temps, ce qui n'est pas toujours le cas des faisceaux
où s'appliquent des phénomènes de saisonnalité.

Si KF > 2, il est recommandé d'effectuer


61
les mesures sur le faisceau à
sa propre heure chargée.

Vous aimerez peut-être aussi