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Cours Infirmiers - Droit - 2024-2025

Le document présente un cours de droit et déontologie pour les soins infirmiers, abordant des concepts fondamentaux tels que la définition et les caractéristiques des règles de droit, ainsi que les sources du droit au Maroc. Il distingue entre le droit objectif et subjectif, et explore les différentes branches du droit, notamment le droit public et le droit privé. Le cours est structuré autour de l'introduction au droit, du droit administratif, et des sources législatives, coutumières, jurisprudentielles et doctrinales.
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Cours Infirmiers - Droit - 2024-2025

Le document présente un cours de droit et déontologie pour les soins infirmiers, abordant des concepts fondamentaux tels que la définition et les caractéristiques des règles de droit, ainsi que les sources du droit au Maroc. Il distingue entre le droit objectif et subjectif, et explore les différentes branches du droit, notamment le droit public et le droit privé. Le cours est structuré autour de l'introduction au droit, du droit administratif, et des sources législatives, coutumières, jurisprudentielles et doctrinales.
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Module : Droit et Déontologie

Droit
Filière : Soins Infirmiers
Infirmier polyvalent
Pr Khalid Bouchmal
Professeur de droit Public
Université Med 5 Rabat
Schéma du cours
• A-Introduction au droit
• Eléments introductifs a l’ étude de droit
• B- Eléments de droit Administratif
• 1-Définition du droit administratif
• 2-Présentation de l’organisation administrative
• 3-Organisation de l’administration au Maroc
A- l’introduction à l’étude du droit
Le mot droit possède trois significations différentes :

Il signifie tout d’abord la science du droit, c’est à dire l’étude et la connaissance


approfondie des règles du droit qui régissent les rapports sociaux
• Le droit au sens objectif est l’ensemble des règles juridiques à caractère général et
impersonnel qui organisent les relations des hommes entre eux en fixant les limites
de leurs activités au sein de la société et qui sont sanctionnées par l’autorité
publique. Exemple : le droit interdit et punit, et oblige les citoyens (contribuables) à
payer les impôts.
• Ces règles découlent d’un droit qui se définit par son objet, c’est pourquoi il est
appelé droit objectif . cad l’ensemble des règles juridiques en vigueur applicable au
sein d’une société humaine donnée
• Le droit est, en premier lieu, un ensemble de règles destinées à organiser la vie en
société .Il faut définir ce qui est permis ou pas pour que la vie sociale soit possible.

• Le droit régit la vie des hommes. Les règles de droit sont destinées à régir les
rapports humains. Le droit régit naturellement les rapports économiques, les
rapports des individus avec l’Etat, les rapports des Etat entre eux

• Les droits subjectifs : signifient l’ensemble des prérogatives que possèdent les
individus. Il s’agit des droits de chacun, exemple : droit de propriété, Le droit, pris
dans son sens subjectif, désigne alors une prérogative accordée à telle ou telle
personne

• Comment peut-on donc définir la notion de « Droit » ?


• la notion de « Droit » peut-être défini comme un ensemble de règles de conduite
destinées à organiser la vie en société, et qui ont vocation à s'appliquer à toutes les
personnes qui forment le corps social

Ces règles qui sont formulées de manière générale et impersonnelle, concernent


chacun et ne désignent personne

en particulier Le mot « Droit » correspond, dans ce premier sens, à ce que les juristes
appellent le « Droit objectif ». The law.

Dans son second sens, le Droit désigne « les facultés, les pouvoirs et les prérogatives
individuelles que les personnes ont vocation à puiser dans le corps de règles qui
constitue le Droit objectif». On parle alors de « droits subjectifs ». Right.
A-1 : Les caractères de la règle de droit
• Avant de présenter ses caractéristiques, il faudrait d’abord définir qu’est ce qu’entend
par une règle de droit ?

• Une « règle de droit » est une règle de conduite sociale dont le respect est assuré
par l’autorité publique.

• La règle de droit a, donc, l’aspect d’un certain commandement; c’est pour cela
qu'elle est obligatoire, générale, permanente et coercitive ) ‫)إرغامية أو قسرية‬
A-1 -1- La règle de droit a un caractère obligatoire
• La règle de droit est obligatoire pour toutes les personnes à qui elle s’applique.
• La règle de droit est un commandement : elle a un caractère obligatoire. Si elle
était dépourvue de ce caractère, elle ne serait qu'un conseil laissé à la discrétion de
chacun et non un ordre.
• La règle de droit doit être respectée pour pouvoir jouer son rôle d'organisation de la
société. S'il n'y avait plus de règle obligatoire, ce serait le règne de l'anarchie
• la règle de droit permet, ordonne, défend, ou punit. Défendre et ordonner,
expriment clairement l’idée d’obligation.
• Exemple - Le contribuable a l’obligation de payer ses impôts aux échéances prévues.
• La règle de droit du fait qu’elle est contraignante, toute violation la concernant fait
l’objet de sanctions de la part des pouvoirs publics (elle ne reste pas à l’état de
conseil ou de vœux, tout individu doit se conformer à la légalité).
A-1-2- La règle de droit a un caractère général :
• Cela signifie qu’elle s’applique d’une même façon à tous les individus sans
exception, dans une société donnée. Elle est impersonnelle et ne tient pas
compte des particularismes individuels; c’est pour cela qu’on peut dire, qu’elle a
un caractère objectif.
• La règle de droit est rédigée en termes abstraits; cela veut dire qu’elle ne
s’applique pas à telle, ou telle personne nommément désignée; mais à toutes les
personnes sans distinction, ou bien à une catégorie de personnes déterminées.
• Ce caractère général de la règle de droit est théoriquement une garantie
contre toute discrimination personnelle, en vertu du principe d’égalité que
reconnaissent -normalement- les différentes constitutions des pays.
A- 1- 3 - La règle de droit a un caractère permanent:
• On dit que la règle de droit est permanente parce qu'elle a une application
constante pendant son existence. Elle a vocation à régir l'avenir, à durer un certain
temps. Cela ne signifie pas que la règle de droit soit éternelle : elle a un début et une
fin. Cependant pendant le temps où elle est en vigueur, elle a toujours vocation à
s'appliquer

• La permanence de la règle, est son applicabilité constante, durant toute son


existence. Cette règle s’appliquera chaque fois que les conditions qu’elle prévoit
sont remplies.
• En plus des caractères, obligatoire, général, et permanent, la règle de droit est
enfin coercitive.
A -1- 4 - La règle de droit a un caractère coercitif:
• Pour pouvoir remplir son but (assurer la sécurité dans la société), la règle de droit
doit être obligatoire, et être assortie de sanctions, exécutées par l’autorité
publique. On distingue diverses infractions en fonction de leur nature et leur gravité
par rapport à la règle de droit.
• On distingue, ainsi, des sanctions civiles, des sanctions administratives et des
sanctions pénales.
• Sanctions civiles, lorsque celles-ci ne concernent que les rapports des individus entre
eux (condamnation du responsable d’un accident au versement d’une somme
d’argent, pour indemniser la victime qui a subi des préjudices matériels,…);
• Sanctions administratives, lorsque l’infraction met en jeu les rapports des individus
avec l’administration (une plainte portée par un individu contre un fonctionnaire,…) ;
• Sanctions pénales, lorsque l’infraction met en jeu les rapports des individus avec
la société (condamnation d’un délinquant qui a commis une infraction lourde - vol,
agression corporelle,…- à une peine d’emprisonnement).
A-2 : Les sources du droit
A-2-1 : La législation
1- La constitution:
La Constitution est le texte juridique le plus important dans le système
juridique, le texte fondamental qui est au sommet de la hiérarchie des normes.
La Constitution organise essentiellement les institutions politiques et les
différents pouvoirs dans l’Etat et constitue ainsi le cadre de référence pour
l’ensemble des pouvoirs.
Avant le 14 décembre 1962, date de la première constitution marocaine; le Maroc
vivait sous le régime de la confusion des pouvoirs. Cela signifie que les lois et les
règlements étaient pris sous formes de dahirs.
Mais à partir de décembre 1962, la constitution est venue fixer la compétence du
pouvoir législatif et exécutif qui vont intervenir dans la création du droit
• les lois ordinaires allaient dorénavant émaner du pouvoir législatif et les règlements
seraient pris par l’autorité administrative, relevant du pouvoir exécutif.
• Vue l’importance de la constitution dans la hiérarchie des lois et eu égard à
l’importance des dispositions qu’elle contient, sa révision est soumise au
référendum. L’initiative de cette révision appartient au Roi ou aux deux tiers des
membres de la chambre des représentants ou de la chambre des Conseillers (Cf. aux
dispositions de la constitution).
• 2- Les Lois :
• Les lois sont des normes juridiques qui relèvent du pouvoir législatif. Elles sont
donc votées par le Parlement (Cf. aux dispositions de la constitution).

• Nous examinons, dans ce qui suit, successivement la distinction entre les lois organiques et
les lois ordinaires; le domaine de la loi ordinaire et la procédure législative ordinaire.
• - Lois organiques:
• Les lois organiques sont des lois prévues par la Constitution et ont pour objet de
fixer les modalités d’application de certaines dispositions constitutionnelles qui
concernent essentiellement le fonctionnement de quelques institutions
conditionnelles.
• Il s’agit donc de matières particulièrement importantes visées expressément à titre
limitatif par la constitution (exemple: loi de finances, conseil économique et social,
conditions et formes d’exercice du droit de grève, le régime électoral,…).
• Lois ordinaires:
• Ces lois concernent l’ensemble de règles juridiques élaborées par le pouvoir législatif
et dans les domaines sont précisés par la constitution. Parmi les domaines
concernés, nous pouvons noter :
• Les droits individuels et collectifs énumérés au titre premier de la Constitution;
• Le statut général de la fonction publique ;
• 3-Les Règlements ou lois secondaires:

• Il s’agit des règles élaborées par le pouvoir exécutif. Cela concerne les décisions
administratives, réglementaires, prises soit dans le but d’exécuter les lois, soit dans
le but d’organiser et de gérer les services publics ou encore dans le but de protéger
l’ordre public, la sécurité et l’hygiène publique ; les premiers: sont dits règlements
exécutifs, les seconds: règlements d’organisation et les derniers: règlements de
police.

• Le pouvoir réglementaire appartient au Premier Ministre qui l’exerce notamment


par décret. Les actes réglementaires du Premier Ministre sont contresignés par les
Ministres chargés de leur exécution, et doivent être, au préalable, approuvés en
conseil des Ministres (Cf. aux dispositions de la Constitution).
A-2-2 : La coutume
• Qu’est ce qu’une coutume ?
• La coutume est une règle de droit non écrite qui découle d’une pratique
populaire ancienne de citoyens. A la différence des dispositions législatives ou
réglementaires,
• les règles coutumières ne sont pas élaborées par un corps constitué de l’Etat
comme le Parlement ou le Gouvernement. Elles procèdent directement et
spontanément des habitudes populaires : c’est le peuple lui-même qui créé ses
règles coutumières.
• En effet, il faut comprendre que seuls les actes qui se répètent constamment
donnent naissance au droit coutumier.
A-2-3 : La jurisprudence :
• Est l’ensemble des décisions rendues par les juridictions dans les litiges qui leur sont
soumis. Dans ce sens s’il Ya une loi, le juge applique la loi, s’il n’ya pas la loi pour
trancher le litige ou si elle doit être adaptés aux besoins actuels, le juge doit rendre
une décision.
• Si une telle décision, rendue par un juge est reprise par d’autres juges dans des
situations identiques, elle peut devenir une règle de droit.
• Mais, lorsqu’une juridiction change de point de vue dans une situation semblable,
on parle de revirement jurisprudence.

• Elle est constituée essentiellement par l’ensemble de décisions prises par les
juridictions Il s’agit surtout des décisions
rendues par les Cours d’Appel et la Cour Suprême et qui contribuent
réellement à compléter et à interpréter le droit. La jurisprudence joue
un rôle appréciable dans la mesure où les textes de loi ne peuvent
envisager et prévoir toutes les situations de fait, qui ne peuvent être
appréciées que par les juges.
• Ces différentes juridictions rendent des décisions appelées
jugements ou arrêts. Leurs décisions, qui dégagent des solutions à des
questions semblables pour des cas différents, finissent par constituer
des jurisprudences constantes. Celles de la Cour Suprême bénéficient
d’une certaine autorité, du fait de la position de cette juridiction au
sommet de la hiérarchie judiciaire.
A-2-4 : La doctrine :
• Elle est constituée par l’ensemble des opinions et commentaires que les

juristes (professeurs, acteurs de thèse…) sont amenés à formules, dans les


ouvrages qu’ils publient, sur des règles ou l’absence des règles dans certains
domaines. Ces critiques, ces idées, ces suggestions sont susceptibles de faire
évoluer le droit existant :en cela, la doctrine joue indirectement un rôle dans
la création du droit .

• La doctrine constitue l’ensemble des travaux de recherche, de réflexions et de


critiques fait par les juristes, les professeurs et les praticiens du droit.
Les opinions et les avis des juristes contribuent à la formation et au
développement du droit

• En effet , les ouvrages et les articles publiés dans les revues ont une valeur
scientifique indéniable et par les débats qu’ils suscitent peuvent influencer,
guider ou éclairer les juges et le législateur. En expliquant le droit à venir, la
doctrine contribue indirectement à l’évolution du droit

• Les professeurs, notaires, avocats, et conseillers interviennent dans


l’application de la règle de droit et contribuent ainsi à l’adaptation et à
l’interprétation de la règle de droit .
A-2-5 - Les traites ou conventions internationales :
• Au niveau marocain notre Constitution a prévu la primauté du traité sur la loi
interne, notre pays est montré attaché à la légalité internationale et à la primauté
de l’ordre juridique international sur l’ordre interne.
• Les accords conclus entre deux (traités bilatéraux) ou plusieurs (traités
multilatéraux) Etats ont pour objet l’élaboration d’une règle du droit international
public, ou du droit international privé.
• Comme la loi, le Traité est une source écrite du droit.
• La source du droit qui constitue le traité est véritablement d’origine internationale.
A-3:Les différentes branches du Droit
• Dans les sociétés humaines modernes, les règles du droit sont très
nombreuses et très variées. Dans la mesure où ces règles régissent des
rapports sociaux de plus en plus complexes, cette complexité croissante des
rapports sociaux a entraîné une multiplication des règles et des institutions
juridiques.

• Dans la même perspective, la complexité des rapports sociaux a entraîné une


spécialisation de plus en plus poussée dans l’étude de ces règles du droit.
Cette spécialisation a entraîné à son tour une division des règles du droit en
plusieurs catégories juridiques.
• Il convient de remarquer à ce propos que cette division présente un grand
intérêt sur le plan méthodologique, facilitant ainsi l’exposé et l’étude des
différentes règles juridiques (droit civil, droit pénal, droit commercial,
procédure civile, procédure pénale, droit administratif, droit financier,
droit constitutionnel) car sans cette division du droit l’analyse serait
impossible.

• Une distinction fondamentale constitue à ce sujet un cadre général, il


s’agit de la division entre le droit privé et le droit public, à l’intérieur de
laquelle d’autres divisions et subdivisions sont venues prendre place
• . Cette division du droit public et droit privé est universellement admise,
car c’est la plus ancienne et la plus importante

• Comme on peut le constater que le critère de distinction entre le droit


privé et le droit public réside essentiellement dans la présence ou l’absence
dans la relation juridique considérée, d’une personne morale de droit
public c’est à dire soit l’Etat soit une collectivité territoriale, comme par
exemple la région, la préfecture ou la commune soit une entreprise
publique ou un établissement public administratif.
A-3-1: Le Droit Privé et Ses Subdivisions :
• Le Droit privé et ses subdivisions .

• Quelles sont les disciplines relevant du Droit privé ?

• Le Droit civil et le Droit commercial constituent les principales matières du


Droit privé.

• Les Droits mixtes. La notion de Droit mixte, s’étend à toute branche du Droit
qui réalise une combinaison de règles relevant, pour les unes du Droit public,
et pour les autres du Droit privé Il s’agit essentiellement : du Droit pénal, du
Droit social, et du Droit international privé.
• Pendant longtemps c’était le droit civil qui constituait l’ossature du droit privé
interne, au point que le droit privé en entier se réduisait au droit civil, l’un
s’identifiant totalement de l’autre. Cependant, il convient d’observer que c’est sous la
pression des besoins sociaux nécessitant des règles juridiques particulières, que la
division du droit civil a commencé, en effet l’histoire du droit nous montre clairement
qu’à partir du droit civil

• des nouvelles branches du droit privé ce sont progressivement détachées du droit


civil, et ont finis par acquérir leur autonomie juridique. Le droit est qualifié « privé »
quand les règles juridiques qu’il contient ont pour objet de régir les relations sociales
entre les personnes physiques ou morales, et il convient de distinguer à ce propos le
droit privé interne et le droit privé international.
• Le droit privé interne :

• est parfois appelé droit national ou étatique, il est ainsi qualifié car c’est le
droit en vigueur dans un Etat déterminé (le droit interne marocain,
français,). Ce droit interne est totalement autonome car il a ses propres
sources internes (la loi et accessoirement la coutume) de même ce droit
interne possède son propre système de sanction (les tribunaux nationaux
qui édictent les sanctions nationales).
• Le droit international privé :

• Le droit interne, qu’il soit public ou privé, a pour objet de réglementer les rapports
sociaux qui se produisent à l’intérieur des frontières de cet Etat Mais il y a des
relations sociales internationales entre les personnes privées qui sont également
soumises à des règles juridiques spécifiques, ces règles juridiques constituent une
branche particulière du droit appelée droit international privé, ce droit régit
l’ensemble des rapports sociaux entre les particuliers lorsqu’il présente à caractère
international c’est à dire lorsque ses rapports s’établissent entre des personnes
privées ( physiques ou morales) de nationalités différentes (exemple : mariage d’un
marocain à une étrangère),
• de tels rapports sociaux (mariage ou vente) entraînent des conflits de loi, c’est à
dire de l’opposition entre deux lois également applicables à cette relation
internationale, la méthode des conflits de loi permet précisément de faire le choix
du droit interne ou du droit international touchant directement les intérêts des
particuliers,

• , c’est à dire des personnes privés physiques ou morales, jouissant de nationalités


différentes. Parmi les domaines d’application du droit international privé , il
convient de citer encore le problème de la nationalité et le problème de la
condition juridique des étrangers, c’est à dire le problème de savoir de quel droit
les étrangers peuvent jouir dans un pays qui n’est pas le leurs (l’accès à certaines
professions, accès à la propriété financière…).
A-3-2:Le Droit public et ses subdivisions :
• Quelles sont les différentes disciplines relevant du Droit public ?

• Les principales branches de cette discipline sont : le Droit constitutionnel,


le Droit administratif, les libertés publiques, le Droit fiscal, le Droit
international public ...)

• Le droit public comprend l’ensemble des règles juridiques qui, à l’intérieur


d’un Etat, assurent l’organisation et le fonctionnement de cet Etat ainsi
que les règles qui régissent les rapports entre cet Etat et de ses agents avec
les particuliers. Comme le droit privé, le droit public se subdivise à son tour
en droit public interne et droit international public
• Le droit public interne

contient l’ensemble des règles juridiques qui régissent les rapports d’ordre
publique, administratif et financier qui se réalisent à l’intérieur d’un Etat
donné, et qui mettent en relation les autorités politiques entre elles ainsi
que les autorités administratives dans leurs rapports avec des particuliers

, c’est à dire des personnes privées qu’elles soient physiques ou morales. Les
principales branches du droit public interne sont le droit constitutionnel, le
droit administratif et le droit financier.
• * Le droit constitutionnel

• est la branche du droit public interne qui régit le statut politique au sein d’un
Etat comme le président des Etats Unis, le président de la France…, il
détermine aussi les compétences ainsi que les règles qui régissent les
rapports entre les différentes autorités politiques suprêmes, par exemple le
rapport entre le président des Etats Unis et le congrès (le parlement
américain) ; les rapports entre le Roi, le gouvernement et le parlement
marocain …etc.
• * Le droit administratif

• est la branche du droit public interne qui contient les règles juridiques

qui régissent les rapports entre les autorités administratives d’un pays
et les citoyens de ce même pays, et elles réglementent aussi le statut,
les pouvoirs et les activités des différentes autorités administratives au
sein d’un pays.
• * Le droit financier

• est la branche du droit public interne qui contient l’ensemble des règles
qui régissent les finances publiques d’un Etat, c’est à dire les moyens par
lesquels l’Etat se procure les ressources nécessaires au fonctionnement
des différents services publiques, il contient également les règles qui
assurent les dépenses des ressources ainsi récoltés selon une répartition
établit par ce qu’on appelle la loi de finance.
• Le droit international public,

cette division du droit public tient compte en réalité de la division


géopolitique du monde en plusieurs Etats indépendants et souverains

. Les domaines d’application des règles du droit international public sont


nombreux et variés on peut citer comme exemple le droit international de
la paix , de la guerre, (il est appeler droit international humanitaire D.I.H
dont les règles sont précisées dans les célèbres conventions de Genève
1949), le droit du désarmement, le droit de la mer, et le droit du commerce
international ou le droit international économique
A -4 : Définitions des concepts juridiques :
• Le droit trouve ses sources dans plusieurs normes. La norme suprême

est la Constitution, il existe d’autres sources du droit comme les lois, les
règlements, les décrets, les coutumes, les traités internationaux,

• Selon leur manifestation, les sources du droit peuvent être directes ou

indirectes ; elles fonctionnent suivant une hiérarchie les régissant afin de


veiller sur la cohérence entre les normes et d’assurer l’intégrité des
règles.
Loi, Règlement, Décret, arrêté, circulaire , note de service

• Les lois :
• La loi est l’ensemble des indications et instructions établies par l’État. Comme
elle délimite les droits de chacun, ainsi que ses limites et ses devoirs, elle est
applicable et appliquée à tout le monde.
• Au Maroc , les lois sont votées par le parlement. Il existe plusieurs sortes de
lois : les lois ordinaires, étant votée selon la procédure de navette entre les 2
chambres de parlement , et visant la mise en place d’une politique
économique ou sociales ; les lois organiques, concernant les organisations et
le fonctionnement des pouvoirs publics, et visant à compléter ou appuyer les
dispositions de la Constitution ; et les lois constitutionnelles, visant à réviser la
Constitution en en complétant, abrogeant ou modifiant les dispositions.
• La loi : Qu’est ce qu’une loi ? La loi est une règle de droit obligatoire, générale
et impersonnelle
• De qui émane la loi ? Elle est en principe l’œuvre au pouvoir législatif : le
Parlement. A cet égard, la constitution dispose expressément que la loi est
votée par le parlement.
• Comment s’élabore une loi ? L’initiative d’une loi appartient soit au
gouvernement qui dépose un projet de loi, soit à un membre du Parlement
qui dépose une proposition de loi. Ces projets et propositions de loi sont
déposés sur le bureau de la chambre des représentants. pour être adopté
définitivement et devenir une loi, le texte doit être votée séance publique par
l’ensemble des parlementaires au Parlement : l’acceptation d’un projet ou
d’une proposition se fait sur la base des représentants présentés lors du vote.
• -Le règlement :
• Qu’est ce qu’un règlement ? C’est un texte pris par les autorités
administratives ( gouvernement) pour organiser le cadre juridique, dans le
respect des principes posés par la loi et par la Constitution.
• De quoi procède le règlement ? Il procède exclusivement du pouvoir
exécutif des autorités administratives. Il s’agit de dispositions variés et
d’importance inégale :
• - A un échelon intermédiaire : les décrets du chef de gouvernement . Ces
actes réglementaires sont parfois qualifiés par l’expression : décrets
gouvernementaux
• - A un échelon inférieur : on rencontre les arrêtés ministériels. Il s’agit des
textes réglementaires et décisions administratives pris par les ministres.
• Les règlements sont des actes législatifs n’émanant pas du Parlement. Par
contre, ils sont établis par le pouvoir exécutif. Ils ont pour but de fixer une
règle ou une instruction générale.
• Les règlements sont composés des normes suivantes : l’arrêté, la
règlementation, l’ordonnance et le décret. Par ailleurs, il existe deux sortes
de règlements : les règlements d’exécution des lois et les règlements
autonomes.
• Les règlements d’exécution des lois sont pris quand la loi demande
clairement un décret au Gouvernement. Néanmoins, pour pouvoir appuyer
une disposition législative, cela peut être fait sans cette demande.
• Les règlements autonomes, par contre, la prise des règlements autonomes
peut conférer au règlement ainsi voté une portée générale. Ceci laisse la
liberté au pouvoir exécutif de règlementer même en l’absence d’une loi.
• Les décrets :

• Les décrets sont des actes exécutoires. Ils sont émis par le pouvoir
exécutif exerçant le pouvoir réglementaire. S’ils formulent une règle de
droit, ils ont une portée générale. Par contre, s’ils portent sur une seule
personne, comme pour une nomination, ils ont une portée individuelle.
• Comme prévu par la loi, si le décret a été délibéré en conseil des
ministres, il est signé soit par le chef de gouvernement . Dans certains
cas, les ministres concernés contresignent le décret. Les décrets ne
sont pas couverts par la loi, car ils sont rattachés au domaine
réglementaire.
• On distingue deux types de décrets : les décrets autonomes, pour les
sujets étrangers au domaine de la loi ; les décrets d’application,
appuyant les modalités pour appliquer une loi ;
L’arrêté :
Un arrêté est un acte administratif à portée générale ou individuelle (spécifique
à une exploitation ou une zone géographique). Les arrêtés peuvent être pris par
les ministres (arrêtés ministériels ou interministériels), les gouverneurs (arrêtés
gouvernementaux) ou les présidents des communes (arrêtés communales ).
La circulaire :
une circulaire est un texte émanant d’un ministère et destiné à donner une
interprétation d’un texte de loi ou d’un règlement (décret, arrêté), afin que ce
texte soit appliqué de manière uniforme sur le territoire. Ce sont des
recommandations ; elles ne s’appliquent qu’aux agents du service public
(circulaires d’ordre intérieur). Dans certains cas, les circulaires introduisent de
nouvelles règles (circulaires réglementaires).
• La hiérarchie des normes :
• La hiérarchie des normes est un schéma établi pour classer les différentes
normes composant le système de droit marocain . Elle sert à garantir la
rigueur et la cohérence entre les normes.
• Le principe de ce schéma est qu’une norme doit impérativement respecter et
mettre en œuvre celle qui se trouve au dessus. Cela implique que si l’on est
confronté à un conflit de normes, la norme supérieure prévaut sur la norme
subordonnée.
• La hiérarchie des normes est organisée comme suit : en haut de la pyramide
se trouve la Constitution, aussi appelée Bloc Constitutionnel. Ensuite, le Bloc
Conventionnel, comprenant les différents traités et conventions, ainsi que le
droit communautaire. Ensuite, il y a les lois, aussi appelées Bloc de Légalité.
Suivi par les principes généraux du droit dont jurisprudence. Ensuite, les
règlements : décrets, arrêtés. Enfin, les actes administratifs, dont les
circulaires et les directives.
B- Eléments de droit Administratif
B-1:Définition du droit administratif
B-2:Présentation de l’organisation administrative

B-3:Organisation de l’administration au Maroc:


- Administration centrale
-Administration locale )services déconcentrés)
-Collectivités locales: (- Régions- Province ou Préfecture -Commune )
-Services publics
B-1 : Définition du droit administratif
Le droit administratif est tout d’abord matière principale du droit public
interne, qui a pour objet essentiel l’organisation et le fonctionnement des
administrations, L’administration et donc soumise à un droit qui régit son
organisation et son activité et, par la même, ses rapports avec les administrés
qui sont sa raison d’être. C’est ainsi que l’administration, en raison de la
mission d’intérêt général dont elle est investie, dispose des prérogatives
particulières qui la placent en position de supériorité par rapports aux
administrés. Mais il ne faut croire que l’administration n’a que des privilèges,
• elle est aussi soumise à des obligations, à des procédures et au droit à
la légalité. On peut dire que le droit administratif est un ensemble des
règles juridiques différentes de celles du droit privé qui régissent les
relations de l’administration centrale ou locale avec les citoyens et
des diverses administrations entre elles et qui s’appliquent à
l’organisation, aux moyens d’action ainsi qu’aux contrôles qui pèse
sur l’administration. Le droit administratif est ainsi entendu comme
le droit de l’administration , c'est-à-dire l’Etat
• , les collectivités territoriales et les autres personnes publiques , cette
définition qui se base sur le critère organique a été critiquée pour la
simple raison que le droit administratif ne s’applique pas uniquement à
l’administration , ce critère organique a été remis en cause car d’un côté
les personnes publiques ont la volonté d’agir comme des personnes
privées selon les règles du droit privé

• Toute l’activité administrative n’est pas soumise au droit administratif,


• l’administration est donc parfois soumise au droit privé comme les
particuliers. L’exemple caractéristique est celui de services publics
industriel et commerciaux, comme : les services publics de distribution de
le l’eau et de l’électricité ou les services publics de transport urbain, D’un
autre côté des personnes privés ont agi pour le compte de personnes
publiques, voir même ont agi comme des personnes publiques
L’administration les charges des taches qui sont essentiellement des
tâches administratives. Le droit administratif ne s’applique pas
uniquement à l’administration.
• L’équation : droit administratif, droit de l’administration n’est plus de
mise. Tous les auteurs se retrouvent pour admettre que l’expression
administration est utilisée dans deux sens :

• Un sens organique, à ce titre l’administration est présenté comme un


groupe d’hommes en vue de réaliser une certaine œuvre , c'est-à-
dire l’ensemble du personnel, des agents, des organes qui exercent
une activité. A côté de ce sens organique, il existe un sens matériel
ou fonctionnel : il s’analyse en une mission donc une activité, celle
d’administrer
• . La racine du mot latin ad-ministrare, signifie servir, cela veut dire que
l’administration devrait être appelée d’abord à servir des objectifs qui lui
sont extérieurs et supérieurs. L’administration est « servante » des intérêts
publics définis par le pouvoir politique. Le terme administration est utilisé
aussi bien, pour les affaires privées, que pour les affaires publiques entre
elles. Au Maroc l’article 89 de la constitution énonce que « le gouvernement
exerce le pouvoir exécutif, sous l’autorité du chef du gouvernement, le
gouvernement met en œuvre son programme gouvernemental, assure
l’exécution des lois, dispose de l’administration et supervise les entreprises
et les établissements publics et en assure la tutelle ».
• Et selon l’article 90 le chef du gouvernement exerce le pouvoir
réglementaire. L’administration publique gère des activités d’intérêt
général, il s’agit des services publics par les quels l’administration
accordent aux administrés des prestations pour la satisfaction des besoins
d’intérêt général. Ce dernier se présente bien comme le dénominateur
commun de tous les services publics.

• L’activité de service public est d’intérêt général, la primauté de la


satisfaction de l’intérêt général devient la raison d’être même de la
création et de l’organisation de ces activités. L’administration publique se
distingue aussi de l’administration
• privée par les moyens dont elle dispose. Il s’agit des prérogatives de
puissance publique qui sont des privilèges qu’on ne peut pas retrouver dans
les rapports entre particuliers par exemple , le pouvoir d’éditer des actes
administratifs unilatéraux qui obligent les particuliers et qui sont
exécutoires par ils mêmes L’administration peut même exécuter par la
force ses propres décisions chose qui n’existe pas dans les rapports entre
les particuliers. L’organisme privé, placé sous l’empire du droit privé ne
dispose pas de telles prérogatives exorbitantes du droit commun et ne peut
prendre des mesures obligeant les particuliers.
• L’administration publique peut utiliser d’autres prérogatives comme
l’expropriation pour cause d’utilité publique, la réquisition.., etc. Elle
dispose aussi des prérogatives en matière des contrats administratifs qui
permettent à l’administration d’être dans une position prédominante
comme par exemple : le pouvoir de direction et de contrôle, le pouvoir de
sanction, le pouvoir de modification et le pouvoir de résiliation unilatéral.
Ces prérogatives appartiennent à l’administration même lorsqu’elles ne
sont pas expressément prévues par le contrat

• L’Etat exerce trois types d’activités : législative, juridictionnelle, et


gouvernementale,
• . les trois types d’activités sont des activités publiques et les trois sont aussi
gérées par des organes publics. L’activité législative s’exerce par le
parlement, l’activité juridictionnelle s’exerce par les juridictions et l’activité
gouvernementale s’exerce par l’administration en général.

• L’activité de l’administration se distingue des autres activités publiques. Il


nous faut connaitre les autorités et les procédés techniques qui donne
naissance aux diverses règles constituant le droit administratif. On doit dire
qu'elles constituent un 5 ensemble hiérarchisé. En partant de la plus élevée,
on peut les désigner comme la constitution, la loi, les règlements ou les
textes règlementaires et la jurisprudence.
B-2-Présentation de l’organisation administrative.
• En matière d’organisation administrative dans les Etats unitaires
comme le Maroc, on trouve deux principes opposés : la centralisation
ou la décentralisation.

• La centralisation est un mode d’organisation administrative qui se


caractérise par la négation de l’autorité locale, l’Etat est la seule entité
juridique dans un pays centralisé il n’existe qu’une seule personne
morale de droit public c’est l’Etat. La centralisation peut se présenter
sous deux aspects : la concentration ou la déconcentration.
Section 1 : La centralisation
a- La concentration administrative

La concentration administrative peut être définie comme le système


d’organisation de l’Etat ou tous les pouvoirs administratifs sont rassemblés
entre les mains des agents de l’Etat, qui gèrent non seulement les intérêts
généraux de la nation, mais aussi les affaires locales.

Toutes les décisions soit au niveau national ou local sont prises par le
pouvoir central (qui peuvent être des ministres) et exécutées par des agents
qui ne sont que des représentants des autorités centrales
b: La déconcentration
• A l’inverse, dans le cadre de la déconcentration certaines

compétences sont attribuées à des agents locaux de l’Etat. La


déconcentration n’est donc qu’une modalité de la centralisation,
puisque les autorités locales de l’Etat restent soumises au pouvoir
hiérarchique des autorités centrales auxquelles elles doivent rendre
compte. La déconcentration peut être considérée comme un moyen
de transfert d’importants pouvoirs de décisions à des agents locaux
de l’Etat répartis sur l’ensemble du territoire national et liés au
pouvoir central (appelé autorités déconcentrée)
• La déconcentration consiste à confier aux échelons territoriaux des
administrations civiles de l'Etat le pouvoir, les moyens et la capacité
d'initiative pour animer, coordonner et mettre en œuvre les politiques
publiques définies au niveau national , dans un objectif d'efficience, de
modernisation, de simplification, d'équité des territoires et de proximité
avec les usagers et les acteurs locaux .

• Elle constitue la règle générale de répartition des attributions et des


moyens entre les échelons centraux et territoriaux des administrations
civiles de l'Etat .Elle implique l'action coordonnée de l'ensemble des
services déconcentrés et des services territoriaux des établissements
publics de l'Etat.
• I. - Les administrations centrales assurent, au niveau national, un rôle
de conception, d'animation, d'appui des services déconcentrés,
d'orientation, d'évaluation et de contrôle .
• A cette fin, elles participent
à l'élaboration des projets de loi et de
décret et préparent et mettent en œuvre les décisions du
Gouvernement et de chacun des ministres, notamment dans les
domaines suivants :
• 1° La définition et le financement des politiques nationales, le contrôle
de leur application, l'évaluation de leurs effets ;
• 2° L'organisation générale des services de l'Etat et la fixation des règles
applicables en matière de gestion des personnels ;
• 3° La détermination des objectifs de l'action des services à compétence
nationale, des services déconcentrés et des organismes publics
rattachés à l'Etat, auxquels elles fixent des directives pluriannuelles ;
• 4° L'apport
des concours techniques qui sont nécessaires aux services
déconcentrés et l'évaluation des résultats obtenus .
• II. - Elles peuvent également se voir confier des missions
opérationnelles qui présentent un caractère national
• Les services à compétence nationale peuvent se voir confier des
fonctions de gestion, d'études techniques ou de formation, des
activités de production de biens ou de prestation de services ainsi que
toute autre mission opérationnelle qui présente un caractère national
et correspond aux attributions du ministre sous l'autorité duquel ils
sont placés.
• Sauf disposition législative contraire ou exception prévue par décret en
Conseil d'Etat, la circonscription régionale est l'échelon territorial :
• 1° De l'animation et de la coordination des politiques de l'Etat ;
• 2° De la mise en œuvre des politiques nationales en matière d'emploi,
d'innovation, de recherche, de culture, de statistiques publiques, de
développement économique et social, et d'aménagement durable du
territoire ;
• 3° De la coordination des actions de toute nature intéressant plusieurs
départements de la région ;
• 4° De la conduite d'actions de modernisation des services
déconcentrés dans les domaines de la simplification de leur activité
administrative et de l'amélioration de leurs relations avec les usagers ;
• 5° De la définition du cadre stratégique de la politique immobilière des
services déconcentrés de l'Etat .Elle constitue également un échelon
de programmation et de répartition des crédits de l'Etat ainsi que de
contractualisation des programmes pluriannuels entre l'Etat et les
collectivités locales.
Section 2 : La décentralisation.
• C’est un mode d’administration qui repose sur le transfert d’attributions de
l’Etat vers des institutions publiques disposant d’une autonomie juridique
et financière sous le contrôle de l’Etat. Il existe deux formes de
décentralisation.
§ I- Les formes de la décentralisation.

• Il est usuel de distinguer deux formes de la décentralisation :

celle qui intéresse les collectivités territoriales et celle qui


s’applique aux établissements publics :
a : La décentralisation territoriale
• La décentralisation territoriale est une technique d’administration
qui permet à des collectivités locales de gérer leurs propres affaires
et qui sont instituées spécialement à cet effet. Enfin, on peut dire
que la décentralisation territoriale repose sur deux éléments très
importants : D’abord sur les collectivités territoriales telles les
régions, les préfectures, les provinces et les communs et sur des
organes propres élus par les membres de la collectivité ellemême.
b : La décentralisation technique
• . La décentralisation technique (ou par services ou spéciale ou
encore fonctionnelle) ne repose pas sur une sphère géographique
limitée comme la décentralisation territoriale mais elle repose sur
un service public déterminé, les pouvoir publics estime qu’il est utile
ou nécessaire de placer certains services dans une situation
d’autonomie de gestion , c’est pour individualiser la gestion de
certaines activités d’intérêt général qui sont confiées à des
organismes dotés de la personnalité morale comme les
établissements publics
2-1:Les établissements publics.
• L’établissement public qui n’a pas nécessairement une assise

géographique déterminée, gère une mission d’intérêt général, dans


un domaine détermine sous un contrôle de l’administration de
rattachement. L’établissement entant que personne morale, possède
ses propres organes de gestion que lui confère l’autonomie
administrative et il dispose aussi de l’autonomie financière,
• Ce là veut dire que les établissements publics disposent généralement

d’un conseil d’administration, d’un directeur et parfois d’un comité de


direction. En effet, la distinction entre les établissements publics
industriels et commerciaux et les établissements publics administratifs
(EPIC/EPA) a des conséquences importantes du point de vue du
régime applicable. Ils ne sont pas soumis aux mêmes règles du droit
B-3-L’organisation Administrative au Maroc
• L’administration d’État se compose d’une administration centrale
et d’une administration locale qui n’est que son prolongement
territorial. Cette administration locale se compose des
représentants de l’administration centrale au niveau local, il s’agit
des agents d’autorité et des services déconcentrés.
Section 1 -L’administration centrale

•. L’administration centrale se compose des organes centraux qui


constituent ce qu’on appelle le « pouvoir exécutif » et qui sont le
Roi et le gouvernement. Leurs compétences sont fixées
principalement par la constitution...
a- Le Roi
• Depuis les premières constitutions du Maroc, le Roi occupe un poste de
premier rang dans le système politique marocain. L’ensemble des
constitutions du royaume, parmi lesquelles celle du juillet 2011,
confirment d’une manière lucide et sans équivoque que le « Maroc est
une monarchie constitutionnelle, démocratique, parlementaire et
sociale ».
• Le Roi exerce ces attributions
par dahir en vertu des pouvoirs qui lui sont
expressément dévolus par la présente constitution. Ces dahirs sont
contresignés par le chef du gouvernement sauf un certain nombre
d’exceptions qui concernent des décisions qui, par leur nature, ne relève
que de lui, par exemple la nomination du chef de gouvernement ou des
ministres ou la nomination des magistrats
• A-Les prérogatives du Roi en En matière législative :
• ➢ le Roi promulgue les lois dans les trente jours qui suivent la transmission
au gouvernement de la loi définitivement adoptée (art.50).
• Le Roi peut demander une nouvelle lecture pour n’importe quel projet ou
proposition de loi
• le Roi adresse des messages au parlement et présente son discours devant
ses deux chambres à l’occasion de l’ouverture de chaque première session
de chaque année législative;
• ➢ Le Roi peut également prendre l’initiative de présenter des projets
de lois organiques. En tant que chef d’Etat
• B-Les prérogatives du Roi en matière du Pouvoir exécutif
• les prérogatives du Roi en matière du pouvoir exécutif se résument comme
suit :
• ➢ Le droit de nommer le chef du gouvernement et tous les membres du
gouvernement ainsi que de mettre fin aux fonctions du chef du
gouvernement ou d’un ou de plusieurs membres du gouvernement à sa
propre initiative ou après consultation du chef du gouvernement
➢ La présidence du conseil des ministres (art.48).

• ➢ La présidence du conseil supérieur de sécurité (art.54).

• ➢ La nomination aux emplois militaires et peut déléguer ce droit (art.53).

• La nomination au emplois supérieures civiles Art 49


• ➢ le Roi signe et ratifie les traités ;
• ➢ L’accréditation des ambassadeurs auprès des pays étrangères et des
organismes internationaux. Les ambassadeurs ou les représentants des
organismes internationaux sont accrédités auprès de Lui. (art. 55).
• C-Les prérogatives juridictionnelles du Roi
• Les prérogatives juridictionnelles du Roi sont les suivantes :
• ➢ La présidence du conseil supérieur du pouvoir judiciaire (art. 115).
• L’exercice exclusif du droit de grâce (art.58).
• ➢ La nomination des juges suite à leur proposition par le conseil supérieur du
pouvoir judicaire et l’approbation de cette nomination par dahir (art.57).
• D-Autres compétences exclusives pour le Roi sont à caractère religieux.

• ➢ Le Roi, Amir Al Mouminine, veille au respect de l'Islam. Il est le garant


du libre exercice des cultes. Il préside le Conseil supérieur des Oulémas,
chargé de l'étude des questions qu'il lui soumet.

• ➢ Le Roi exerce par dahirs les prérogatives religieuses inhérentes à


l'institution d'Imarat Al Mouminine qui Lui sont conférées de manière
exclusive par le présent article ».
• Aussi, le Roi intervient dans le domaine règlementaire soit directement

soit indirectement. Le dahir constitue le moyen direct pour prendre


des mesures à caractère administratif de portée générale. Ceci
concerne en particulier trois domaines : la défense nationale, les
affaires religieuses et les droits et libertés . D’autre part, le Roi
intervient indirectement en matière réglementaire / administrative.
b -Le Gouvernement
• La constitution marocaine du 29 juillet 2011 ouvre une nouvelle

architecture du pouvoir exécutif. Le titre IV avec ses huit articles (du 87


au 94) présentent les innovations relatives à l’institution
gouvernementale. Les principales innovations concernent le processus
de formation du gouvernement, les compétences gouvernementales et
le nouveau rapport entre le chef du gouvernement et les ministres. Le
Roi nomme le chef du gouvernement « au sein du parti politique arrivé
en tête des élections des membres de la chambre des représentants, et
au vu, de leurs résultats » (art 47).
-Le Chef du gouvernement :
• Il est le premier ministre et également le chef de l’Administration. Sa
première mission est l’exécution des lois en collaboration avec les autres
ministres et sous sa responsabilité.
• L’une des missions essentielles du chef du gouvernement concerne son
pouvoir de coordination des activités ministérielles pour assurer l’unité
d’action et l’harmonisation de la politique menée par les divers ministres
• Il peut adresser aux ministres des instructions à suivre dans un domaine
déterminé.
• Il exerce aussi un pouvoir d’arbitrage entre les ministres en cas de
désaccords
.
• Il préside un certain nombre d’organismes comme la présidence des

conseils d’administration des établissements publics nationaux ou


régionaux à l’exclusion des établissements publics communaux et les
universités.

• Le Roi avait délégué au chef du gouvernement ses attributions en


matière d’administration de la défense nationale depuis la
suppression du ministère de la défense nationale en 1972
-Les Ministres
• Ils ont une fonction politique et une fonction administrative.

• Par la fonction politique, ils participent


au travail du gouvernement et
exercent les compétences attribuées par la constitution.
• Tandis que la fonction administrative consiste à ce que le ministre est
chargé de diriger son département ministériel, il est placé à la tête d’un
ensemble de services, il exerce le pouvoir hiérarchique sur les agents
de son département comme les nominations dans ses services, le
pouvoir de promotion, des mutations pour raison de services, il a un
pouvoir disciplinaire et il gère également les crédits de son
département.
Section 2 -Les organes locaux de l’administration de
l’Etat

• Ces organes sont implantés sur l’ensemble du territoire national


représentant différents services de l’administration d’Etat pour
poursuivre l’action de l’administration décidée au niveau central
et l’exécution des décisions arrêtées au niveau central sur
l’ensemble du territoire national..
a- Les services déconcentrés ou (services extérieurs)
• Les services déconcentrés se sont les délégations ayant pour objectif

de représenter le ministère sur le plan local et poursuivre les actions


de la politique administrative centrale. Le problème qui se pose est
celui de la coordination ; autrement, quelle serait l’autorité qualifiée
de mener la coordination de l’activité des services extérieurs sur le
plan provincial ou préfectoral ?

• Les services déconcentrés est une manifestation de la


déconcentration administrative.
• Ils sont les délégations régionales préfectorales ou provinciales qui
sont chargées dans la limite de leur compétence territoriale de
représenter le ministère sur le plan local. La mission principale des
services extérieurs est d’exercer les actions des ministères qu’ils
représentent dans les diverses provinces et préfectures du royaume.

• La plupart des ministères ont des services extérieurs implantés en

règle générale dans chaque province ou préfecture. Concrètement,


ce sont les différentes « délégations » provinciales ou préfectorales
qui permettent la réalisation de la déconcentration administrative
. b-Les agents d’autorités
• Les agents d’autorité sont des représentants du pouvoir central investis

de compétence générale à l’intérieur de leurs circonscriptions. Ces


agents appartiennent à un corps de fonctionnaires doté d’un statut
particulier spécifique contenu dans le dahir n° 1-08-67 du 27 10 rejeb
1429 (31 juillet 2008) relatif au Corps des agents d'autorité selon lequel
on subdivise le corps des agents d’autorité en quatre catégories : L’agent
d’autorité a été défini comme « le représentant de l’Etat et du pouvoir
exécutif au niveau des différentes divisions territoriales administratives
du pays.
• Il dispose d’un pouvoir général d’intervention qui lui permet

d’accomplir ses tâches d’administration générale de contrôle


politique et de maintien de l’ordre public. « Les nominations aux
différents grades dans les cadres de gouverneurs, de pachas et de
caïds sont prononcées par dahir. Les propositions y afférentes sont
soumises à la Haute appréciation de Notre Majesté par le ministre
de l'intérieur. La nomination aux grades de khalifas de caïds est
déléguée au ministre de l'intérieur . »
section 3 : L’administration locale décentralisée :
les collectivités territoriales
• Les collectivités territoriales sont dotées de la personnalité juridique,

qui les distingue les unes des autres comme elle les distingue de l’Etat
et elles bénéficient d’un statut de décentralisation, c’est-à-dire
d’autonomie de gestion. C’est dans la constitution que se trouvent les
bases constitutionnelles de la décentralisation (constitution de 1962,
1972,1992, 1996, 2011) l’article 135 de l’actuelle constitution énonce
que les collectivités territoriales du Royaume sont les régions, les
préfectures, les provinces et les communes.
• Elles constituent des personnes morales de droit public, qui gèrent
démocratiquement leurs affaires .

• La nouvelle constitution marocaine a bien précisé dans ses articles 136 et 140
les principes de base de l’organisation territoriale, celle-ci repose sur les
principes de libre administration, de coopération et de solidarité et de
subsidiarité.

• -Le principe de libre administration : principe garanti par la constitution,


permet à la collectivité une gestion autonome de ses affaires conformément
au principe institutionnel selon lequel aucune collectivité ne peut exercer de
tutelle sur une autre, les collectivités territoriales disposent d’un espace de
liberté dans lequel elles peuvent agir avec des organes propres élus et des
moyens financiers adéquats pour que la gestion soit effective
• Le principe de coopération et de solidarité : Sa majesté le roi Mohamed 6
n’a cessé d’encourager ce mouvement de coopération, il a indiqué qu’il
conviendrait de développer les synergies entre les collectivités publiques
et la société civile, par la mise en œuvre d’une méthode participative
fondée sur des relations contractuelles entre collectivités publiques et
entre celles-ci et les associations représentatives de la société civile.

• -Le principe de subsidiarité. Le principe de subsidiarité est une règle


d’organisation des sociétés démocratiques et participatives. Ce principe
conduit naturellement à la précision des compétences de chaque
collectivité pour éviter au maximum les empiètements de pouvoir d’une
collectivité sur une autre.
a : La Région
• Les régions sont expressément citées au nombre des collectivités territoriales
visées par l’article 135 de la nouvelle constitution du 29 juillet 2011. Quant aux
missions des régions, la loi organique sur l’organisation régionale précise que
« En application des dispositions de l’article 143 de la constitution, la région
assure un rôle prééminent par rapport aux autres collectivités territoriales
dans l’élaboration, l’exécution et le suivi des programmes de développement
régional et des schémas régionaux d’aménagement du territoire, dans le
respect des compétences propres des autres collectivités territoriales».
• La gestion par la région de ses affaires repose sur le principe de libre
administration, en vertu duquel chaque région dispose, dans la limite de
ses compétences prévues dans le titre 2 de la présente loi organique, du
pouvoir de délibérer de manière démocratique et du pouvoir d’exécuter
ses délibérations et ses décisions, conformèrent aux dispositions de la
présente loi organique et des textes législatifs et réglementaires pris pour
son application.

• Pour pouvoir exercer convenablement leur mission, les régions disposent


comme les autres collectivités territoriales d’organes propres délibérants
(le conseil régional) et sont soumises au contrôle administratif de l’Etat.
-Le conseil régional.
• La région, collectivité territoriale dotée de la personnalité morale et de
l’autonomie administrative et financière gère démocratiquement, selon
l’article 135 de la constitution, leurs affaires grâce à un conseil élu dans les
conditions déterminées par la loi.
• A. Organisation et fonctionnement du conseil régional.
• a) L’organisation du conseil régional. Les affaires de la région sont gérées
par un conseil dont les membres sont élus au suffrage universel direct
conformément aux dispositions de la loi organique n° 59-11 relative à
l’élection des membres des conseils des collectivités territoriales ,pour un
mondat de six ans.
• Le conseil régional est élu pour six ans est constitué du bureau, de
commissions permanentes (Budgétaires et financière- Développement
économique, social, culturel et environnement- l’aménagement du
• b) Le fonctionnement du conseil régional.

• Le conseil régional se réunit obligatoirement trois fois par an, en session


ordinaire durant les mois de Mars, Juillet, Octobre, sur convocation de son
président comportant l’ordre du jour et envoyée au moins 7 jours avant la
session. La durée de chaque session ne peut excéder 15 jours consécutifs.
Cette durée peut toutefois être prorogée une seule fois par arrêté du
président du conseil sans que cette prorogation ne dépasse 15 jours
consécutifs.

• Le conseil se réunit en session extraordinaire de plein droit lorsqu’il reçoit


une demande à cet effet de la part du wali de la région. La séance est tenue
dans les dix jours à compter de la date de la présentation de la demande .
§ 1 -2Les compétences de la région
• La région est chargée, à l’intérieur de son ressort territorial, des

missions de promotion du développement intégré et durable à


travers son organisation, son coordination et son suivi, notamment,
par l’amélioration de l’attractivité de l’espace territorial de la région
et le renforcement de sa compétitivité économique, la bonne
utilisation des ressources naturelles, leur valorisation et leur
préservation et l’amélioration des capacités de gestion des
ressources humaines et leur formation.
• La région accomplit ses missions sous réserve des politiques et

stratégies générales et sectorielles de l’Etat dans ses domaines


.Telles qu’elles sont prévues par la loi organique relative à la
région, les compétences de celle-ci sont de trois catégories :

• la région exerce des compétences propres, des compétences

partagées avec l’Etat et des compétences qui lui sont transférées


par ce dernier.
• a- Les compétences propres

• La région exerce des compétences propres dans le domaine du


développement régional. Elle est chargée également de l’élaboration
et du suivi de l’exécution du programme de développement régional et
du schéma régional de l’aménagement du territoire.

• b- Les compétences partagées avec l’Etat.

• La région exerce les compétences partagées entre elle et l’Etat dans

des domaines variés concernant surtout le développement


économique, rural, social, environnemental, culturel et touristique .
c) Les compétences transférées par l’Etat.
La région exerce les compétences transférées à elle par l’Etat selon le principe
de subsidiarité concernant les domaines suivants :

• - Les équipements et les • L’enseignement.

infrastructures à dimension régional.


• - La culture.

• - L’industrie.
• - Le sport.

• - La santé.
• - L’énergie, l’eau et l’environnement.

• - Le commerce.
B : La Préfecture ou la Province
• . La préfecture ou la province est une collectivité territoriale dotée de la
personnalité morale et de l’autonomie financière. Elle a vu une modification
très importante par la loi organique 112-14 promulguée par dahir 1-15-84 du
7 juillet 2015 qui remplace la loi 79-00 du 3 octobre 2002 qui a abrogé à son
tour le Dahir du 12septembre 1963, relatif à l’organisation des préfectures
et provinces.

• La préfecture ou la province gère ses propres affaires par l’intermédiaire


d’un organe délibérant (le conseil préfectoral ou provincial) et d’un organe
exécutif ( le président du conseil).
B1: Le Conseil Préfectoral ou Provincial
• L’étude du conseil préfectoral ou provincial nécessite qu’on examine son
organisation, son fonctionnement, ses compétences et ses attributions.
• A. Organisation et fonctionnement du conseil préfectoral ou provincial.
• La loi organique relative à la préfecture a consacré tout un titre (titre I) à
l’organisation et au fonctionnement des conseils des préfectures et des
provinces.
• A1) L’organisation du conseil préfectoral ou provincial.
• Les affaires de la préfecture ou de la province sont gérées par un conseil
dont les membres sont élus au collège électoral formé des membres des
conseils communaux relevant de la préfecture ou de la province,
au suffrage indirect selon le système de scrutin de liste à la représentation
proportionnelle suivant la règle du plus fort reste

• Le conseil préfectoral et provincial peut constituer des commissions


provisoires pour examiner des questions déterminées. Les travaux de
ces commissions prennent fin par le dépôt de leur rapport auprès du
président du conseil, celle-ci ne peuvent remplacer les commissions
permanentes.
• A2) Le fonctionnement du conseil préfectoral ou provincial.

• Le conseil préfectoral ou provincial se réunit obligatoirement trois fois


par an, en session ordinaire durant les mois de Janvier, Juin et septembre
Sur convocation de son président comportant l’ordre du jour et envoyée
au moins 7 jours avant la session. La durée de chaque session ne peut
excéder 15 jours consécutifs. Cette durée peut toutefois être prorogée
une seule fois par arrêté du président du conseil sans que cette
prorogation ne dépasse 15 jours consécutifs

• Des sessions extraordinaires du conseil préfectoral et provincial

peuvent avoir lieu, lorsque les circonstances l’exigent, sur convocation


de son président, soit à son initiative, ou à la demande du tiers au
moins des membres du conseil. Cette demande doit être accompagnée
des questions à soumettre au conseil pour délibération
B2 : Les compétences de la Préfecture ou la Province.
• La préfecture ou la province est chargée, à l’intérieur de son ressort
territorial, des missions de promotion du développement social
notamment en milieu rural de même que dans les espaces urbains. Ces
missions concernent également le renforcement de l’efficacité, de la
mutualisation et de la coopération entre les communes sises sur le
territoire de la préfecture ou province
• 1) Les compétences propres.
• La préfecture ou la province exerce des compétences propres dans les
domaines suivants :
• ✓ Le transport scolaire dans le milieu rural ;
• ✓ La réalisation et l’entretien des pistes rurales ;
• ✓ La mise en place et l’exécution de programmes pour réduire la pauvreté et la
précarité ; Le diagnostic des besoins en matière de santé, logement,
d’enseignement, de la prévention et d’hygiène ;
• ✓ Le diagnostic des besoins en matière de culture et de sport..
• ✓ Mettre en place un programme de développement de la préfecture ou la
province et œuvre à son suivi, son actualisation et son évaluation.
• ✓ Conclure des conventions avec les acteurs en dehors du royaume et recevoir
des financements dans le même cadre après l’accord des autorités publiques
• 2) Les compétences partagées avec l’Etat.
• La préfecture ou province exerce des compétences partagées entre elle et
l’Etat dans des domaines variés concernant surtout le développement
économique, rural, social, environnemental, culturel et touristique .
• ✓ La mise à niveau du monde rural dans les domaines de santé, de
formation, des infrastructures et des équipements
• ✓ Le développement des zones montagneuses et oasiennes
• ✓ La contribution à l’alimentation du monde rural en eau potable et en
électricité.
• ✓ Les programmes de désenclavement du milieu rural
• ✓ La contribution à la réalisation et à l’entretien des routes provinciales.
• ✓ La mise à niveau sociale dans les domaines de l’éducation, de la santé, du
social et du sport.
• Ces compétences partagées sont exercés par voie contractuelle, soit à
l’initiative de l’Etat ou sur demande de la préfecture ou province.
• 3) Les compétences transférées par l’Etat

• La préfecture ou la province exerce les compétences transférées à


elle par l’Etat, dans le domaine du développement social et à la
réalisation et l’entretien des petits et moyens ouvrages hydrauliques
notamment en milieu rural.

• Il faut souligner que tout transfert de compétences de l’Etat vers la

préfecture ou la province doit s’accompagner d’un transfert des


ressources nécessaires lui permettant l’exercice des dites
compétences.
B3 : Les attributions du conseil de la préfecture ou la province et de son
président

• La nouvelle loi relative à la préfecture ou la province consacre un titre III


aux attributions du conseil et de son président.
• a) Les attributions du conseil de la préfecture ou la province.

• Selon l’article 91, le conseil de la préfecture ou la province règle par ses


délibérations les affaires faisant partie des compétences de la préfecture
ou la province et exerce des attributions concernant : Le développement et
les services publics, Les finances, la fiscalité et patrimoine de la préfecture
ou la province, La coopération et partenariat
• b) Les attributions du président du conseil de la préfecture ou la
province.
• Les attributions du président du conseil de la préfecture ou la province ont
connu un élargissement et une précision grâce à la constitution et la loi
organique n° 112-14 relative aux préfectures et provinces, a cet accroissement
au profit des élus, les pouvoirs des agents d’autorité (le gouverneur) ont subi
une atténuation.
• ➢ Il préside le conseil et exécute les délibérations de celui-ci.
 ➢ il représente la préfecture ou la province en justice et dans tous les actes
de la vie civile et administrative.
• ➢ Il assure La gestion des services préfectoraux et provinciaux et de leur
personnel
B4 : Le contrôle administratif
• La loi limite ce contrôle à l’appréciation de la légalité des actes et a
transféré la compétence en la matière du gouverneur au tribunal
administratif, seul à même de procéder à l’annulation des actes
illégaux. Ce contrôle s’exerce à la fois sur les personnes et sur les
actes.
C : La commune
• L’article 135 de la constitution énonce que les collectivités territoriales du
Royaume sont les régions, les préfectures, les provinces et les communes.
La commune est donc l’un des niveaux de l’organisation territoriale du
Royaume.
• A l’heure actuelle les communes sont régies par la loi 113-14 promulguée
par le dahir N°1-15-85 du 7 juillet 2015.
• L’Article 141 de la constitution de 2011 , La loi organique de 2015 a bien
précisé l’organisation, les compétences, les ressources, les droits et les
obligations des élus.
• La commune comme les autres collectivités territoriales gère ses propres
affaires par l’intermédiaire d’un organe délibérant (conseil communal) et
d’un organe exécutif (le président du conseil) sous le contrôle administratif
du ministère de l’intérieur.
I : Le conseil communal
• L’étude du conseil communal nécessite qu’on examine son organisation, son
fonctionnement, ses compétences et ses attributions
• A. Organisation et fonctionnement du conseil de la commune
• La loi organique relative à la commune a consacré tout un titre (titre I) à
l’organisation et au fonctionnement des conseils communaux.
• a) L’organisation du conseil communal.
• Les affaires de la commune sont gérées par un conseil communal dont les
membres sont élus au suffrage universel direct pour une durée de six ans
dans les conditions prévues par la loi organique n°59-1 du 21 novembre 2011
modifiée par la loi organique n 34-15 du 2015.
• Le conseil communal, élu pour six ans, est constitué du bureau, de
commissions permanentes, d’un secrétaire du conseil et d’un secrétaire
adjoint. Ainsi que les groupes pour les conseils à régime d’arrondissement
• b) Le fonctionnement du conseil communal

• Le conseil communal se réunit obligatoirement trois fois par an, en session


ordinaire durant les mois de février, mai et octobre. Sur convocation de son
président comportant l’ordre du jour et envoyée au moins 7 jours avant la
session. La durée de chaque session ne peut excéder 15 jours consécutifs.
Cette durée peut toutefois être prorogée une seule fois par arrêté du
président du conseil sans que cette prorogation ne dépasse 7jours ouvrable
consécutifs.
• Des sessions extraordinaires du conseil communal peuvent avoir lieu, lorsque
les circonstances l’exigent, sur convocation de son président, soit à son
initiative, ou à la demande du tiers au moins des membres du conseil. Cette
demande doit être accompagnée des questions à soumettre au conseil pour
délibération
2. Les compétences de la commune

• La commune est chargée, à l’intérieur de son ressort territorial, des


services de proximité aux citoyens. A cet effet, la commune exerce des
compétences propres, des compétences partagées avec l’Etat et les
compétences qui lui sont transférées par ce dernier
• a) Les compétences propres

• Ces compétences précisées par les articles 78 à 86 portent sur les


domaines suivants:

• ➢ Le plan d’action de la commune :

• ➢ Les services et équipements publics communaux :

• ➢ L’urbanisme et l’aménagement des territoires.

• ➢ La coopération internationale
• b) Les compétences partagées avec l’Etat

• Ces compétences partagées concernent :

• ✓ Le développement de l’économie locale et la promotion de l’emploi ;

• ✓ La préservation des spécificités du patrimoine culturel local et son


développement ;
• c) Les compétences transférées par l’Etat

• Selon le principe constitutionnel de subsidiarité, l’Etat peut transférer aux


communes des domaines de compétences. Le transfert peut porter sur les
domaines suivants :

• ✓ La protection et la restauration des monuments historiques et du


patrimoine culturel et la préservation des sites naturels.

• ✓ La création et l’entretien des équipements hydrauliques

• Il faut souligner que tout transfert de compétences de l’Etat vers la


commune doit s’accompagner d’un transfert des ressources nécessaires lui
permettant l’exercice des dites compétences. Article 141 de la constitution
de 2011
3. Les Attributions du conseil de la commune et de
son président
• Le conseil de la commune règle par ces délibérations les affaires de la
commune et exerce les attributions que la loi lui confère le président est
l’organe exécutif de la commune
• a) Les attributions du conseil communal
• Les attributions du conseil communal résultent d’abord de l’article 92 de la
loi organique 113-14 qui dispose que le conseil communal exerce les attributions
qui lui sont conférées par les dispositions de la présente loi organique.
• Le conseil de la commune délibère sur :
• ➢ Les finances, la fiscalité et le patrimoine de la commune :
• ➢ les services et les équipements publics locaux :
• ➢ Le développement économique et social :
• ➢ L’urbanisme, la construction et l’aménagement du territoire :
• ➢ Les mesures sanitaires, l’hygiène et la protection de l’environnement :
• ➢ L’organisation de l’administration :
• ➢ La coopération et le partenariat :
• b) Les attributions du président conseil communal

• Le président du conseil communal est selon l’article 94 de la présente loi est


l’autorité exécutive de la commune.

• ➢ Il exécute les délibérations du conseil et ces décisions et prend toutes les


mesures nécessaires à cet effet :

• ➢ représente la commune en justice.

• ➢ Il gère les services communaux et de leur personnel

• ➢ Il exerce la police administrative communale


4-Le contrôle administratif
• Ce contrôle s’exerce à la fois sur les personne et sur les actes.
• Le contrôle sur les personnes s’exerce sur :
• ✓ les membres du conseil pris individuellement,
• ✓ le président et les vice-présidents du conseil,
• ✓ le conseil communal dans son ensemble.

• Sont nulles de plein droit, les délibérations et les arrêtés ne faisant pas
partie des attributions du conseil de la commune ou de son président. Le
tribunal administratif statue sur la demande de nullité après sa saisine, a
tout moment, par le gouverneur ou son intérimaire
. 5. Les groupements des collectivités territoriales
• Il convient de préciser que la loi 113-14 permet aux communes de constituer
avec une ou plusieurs régions ou avec une ou plusieurs préfectures ou
provinces, en vertu de conventions approuvées par les conseils des
collectivités territoriales concernées des groupements dotés de la personnalité
morale et d’autonomie financière, pour la réalisation d’une œuvre commune
ou pour la gestion d’un service d’intérêt général pour le groupement.

• La création d’un groupement des collectivités territoriales ou l’adhésion d’une


commune audit groupement est annoncée par arrêté de l’autorité
gouvernementale chargé de l’intérieur au vu des délibérations concordantes
des conseils des collectivités territoriales concernées
6 -Les communes soumises au régime d’arrondissement

• La nouvelle loi organique 113-14 a réservé le titre VI au système des


arrondissements selon l'article 216 les communes de (Casablanca, Rabat,
Tanger, Marrakech, Fès et Salé) sont soumises aux Règles applicables aux
communes sous réserve des dispositions propres aux communes divisées
en arrondissement. Des arrondissements dépourvus de la personnalité
morale, sont créés dans ces communes mais disposent d'une autonomie
administrative et financière
• A. Le conseil d’arrondissement

• L'étude du conseil d'arrondissement nécessite qu'on examine sa composition


son fonctionnement et des attributions

• 1. La composition du conseil d’arrondissement

• Le conseil d'arrondissement est composé de deux catégories de membre ; les


membres du conseil de la commune élus dans l'arrondissement et Les
conseillers d'arrondissement. Le nombre des conseillers d'arrondissement est
le double de celui des membres du conseil de la commune élus dans
l'arrondissement, sans toutefois le pouvoir d'être inférieur à 10 ni supérieur à
20
• 2. L’organisation Organisation et fonctionnement du conseil de
d’arrondissement.

• Le conseil d'arrondissement dispose comme le conseil communal d'un


bureau qui se compose d'un président et des vice-présidents plus de trois et
moins du 1/5 des membres du conseil d'arrondissement.

• Les conseils d'arrondissement sont de même autorisés à créer trois


commissions permanentes consacrées aux affaires financières et
économiques, aux affaires sociales et culturelles et la troisième aux affaires
d'urbanisme et d'environnement.

• Le conseil d'arrondissement se réunit obligatoirement sur convocation de


son président en 3 sessions ordinaires par an en mois de (Janvier, Juin,
Septembre).
• 3. Les attributions du conseil d’arrondissement
• Le conseil d’arrondissement exerce, pour le compte du conseil de la
commune et sous sa responsabilité et son contrôle, les attributions
suivantes :
• ✓ Il examine et vote le compte des dépenses sur dotations.
• ✓ Il décide de l’affectation des crédits qui lui sont attribué par le conseil
de la commune.
• ✓ Il examine et vote les propositions d’investissement qui sont soumises
au conseil de la commune.
• ✓ Il veille sur la gestion, la conservation et l’entretien des biens du
domaine public ou privé,
• ✓ il mène en accord et avec le soutien des conseils de la commune toute
action de nature à promouvoir le sport, la culture et les programmes
destinés à l’enfance, à la femme, aux handicapés ou aux personnes en
difficulté;

• ✓ Il participe à la mobilisation sociale, à l’encouragement des mouvements


associatifs.

• ✓ Il installe des équipements et se charge du programme d’aménagement


d’entretien et des modes de gestions des dites équipements lorsqu’ils sont
principalement destinés aux habitants de l’arrondissement (halles et
marchés, parcs, squares, jardin publics et espace verts)
• B Le Président du Conseil d’arrondissement

• Le président du conseil d’arrondissement exécute les délibérations du conseil


d’arrondissement et prend les mesures nécessaires à cet effet et assure le
contrôle de leur exécution.
• Le président du conseil d’arrondissement peut aussi prendre des mesures
individuelles de police administrative dans les domaines suivants :
• ✓ La réception des déclarations relatives à l’exercice des activités
commerciales et artisanales non réglementés ;
• ✓ La réception des déclarations relatives à l’ouverture des établissements
insalubres, incommodes ou dangereux classés conformément à la législation
endiguer en troisième catégorie
• Le président de l’arrondissement est chargé de la gestion de la carrière
professionnelle des ressources humaines en activité dans l’administration de
l’arrondissement
. C Le régime financier des conseils d’arrondissement
• Le législateur a doté les conseils d’arrondissements d’un régime financier
particulier qui regroupe à la fois l’autonomie financière fard conseil
d’arrondissement et en même temps d’éviter de porter atteinte à l’unité
budgétaire de la commune. Les arrondissements ne disposent pas d’un
budget propre autonome. Ils sont dépourvus, de la personnalité juridique.
Mais leurs recettes sont constituées d’une dotation globale a attribuée a
l’arrondissement pour l’exercice de ses attributions. La dotation globale
constitue une dépense obligatoire pour la commune.
• Le montant total de la dotation globale destinée aux arrondissements est
fixé par le conseil de la commune Le total des dotations globales au profit des
arrondissements de la commune ne doit pas être inférieur à 10% du budget
de la commune
• Les recettes et les dépenses de fonctionnement de chaque
arrondissement sont inscrites par leur montant total au budget de la
commune et détaillées dans document “le compte de Dépenses sur
dotations”.
• Les comptes de l’arrondissement sont annexes au budget de la commune.
Les propositions de dépenses d’investissement approuvées par les
conseils d’arrondissement sont examinées par le conseil communal qui
arrête par arrondissement le programme d’investissement et les projets
d’équipement
• Le conseil de la commune examine les propositions d’investissement
approuvées par les conseils d’arrondissements et arrête par
arrondissement le programme . d’investissement et les programmes
d’équipement
• Le président du conseil d’arrondissement et l’ordonnateur des recettes et
des dépenses du compte de dépenses sur dotations. En plus de ces
moyens financiers l’article 260 de la présente loi impose au conseil
communal de mettre à la disposition des conseils d’arrondissement des
biens meubles et immeubles nécessaires à l’exercice des ses attributions.
Ces biens meubles et immeubles demeurent propriété de la commune
qui conserve tous les droits et assure toutes les obligations attachées à la
propriété de ces biens. En ce qui concerne le personnel de
l’arrondissement, il est composé d’agent et de fonctionnaires de la
commune qui leur sont affectés par le conseil communal pour l’exercice
de ses attributions qui lui sont conférées par la Présente loi organique
• . Leur nombre et leur répartition par catégorie d’emplois sont
déterminés par le président de la commune en accord avec le
président du Conseil de l’arrondissement. En cas de désaccord c’est le
conseil de la commune qui décide, c’est le président du conseil
communal qui prend, à cet effet, les mesures individuelles
d’affectation des fonctionnaires de la commune au près du président
Du conseil d’arrondissement. Il est mis fin à l’affectation des agents
de la commune auprès de l’arrondissement dans les mêmes formes
après approbation du président du conseil de l’arrondissement

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