ECOLE CITOYENNE ET POLITIQUE DE YAOUNDE
COLLOQUE INTERNATIONAL
THEME :
LES NOUVEAUX ENJEUX DE LA PARTICIPATION
POLITIQUE DES FEMMES ET DES JEUNES EN AFRIQUE
Yaoundé, le 28 Février 2025
TERMES DE REFERENCES
B.P: 14260 Yaoundé Tel : 677766266 / 690161574 Mail : [email protected]
ONG Camerounaise arrêté N° 00000160/A/MINATD/SG/DAP/SDLP/SONG du 08 Novembre 2016
www.ecpy-cm.org
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I- Contexte et justification
L’avènement de la démocratie dès la fin de la décennie 80 et la déconstruction des systèmes
politiques qui s’en est suivie sur le continent africain a ouvert un âge d’or de la pratique politique en
Afrique. La conviction partagée et véhiculée devait alors être fondée sur l’argument que la fin des régimes
aux Etats-partis hypercentralisateurs et l’ouverture au système démocratique pluraliste garantissaient la
régularité et l’équité des processus politiques de même qu’ils protégeaient les droits politiques des
citoyens qu’exprimait fort opportunément le principe de la participation politique. Dans ce processus qui
ira grandissant, les femmes et les jeunes ont donné à la démocratie une coloration singulière en
amplifiant l’idée et les pratiques de la participation dans le jeu politique.
Avec la pratique résiliente et consolidante de la démocratie participative, la sociohistoire du
politique en Afrique a tenu la promesse des fleurs des transitions démocratiques. Les droits et libertés
fondamentaux ont progressé et les populations, dans la diversité de leurs ordres sociopolitiques et
anthropologiques, , singulièrement les jeunes et les femmes, prennent de plus en plus une part active
dans les processus politiques et de prise des décisions et particulièrement pendant les périodes
électorales. L’inclusion sociale, notamment la progression de l’influence des considérations liées au genre
en politique, a conséquemment contribué à une plus grande émancipation de la démocratie à la faveur de
la diversification et de l’épanouissement des pratiques de communication sociale.
Toutefois, le principe de la participation politique a subi la loi d’airain de la linéarité des
événements et semble être resté figé dans la représentation traditionnelle dont il a été habillé, soit
l’exigence d’ouverture de la jouissance du politique et de ses bienfaits en termes d’accès au processus
de délibération, de décision et de vote par l’ensemble intégré des membres du corps social. Il s’est
produit en conséquence une parallélisation des processus, la démocratie participative évoluant en
marginalité négociée avec les transformations des perceptions et des représentations autant de la
politique que de la démocratie elle-même. Spécifiquement, les jeunes et les femmes n’ont par exemple
pas suffisamment questionné, au-delà des acquis notamment en terme de quota, le sens de leur
marginalité.
En aménageant le terreau de cette manœuvre problématique, les systèmes démocratiques ont
manqué de la délicatesse historique qui aurait permis une autocensure du principe de la participation
politique dont il est apparu que sa perspective traditionnelle n’est plus suffisante pour saisir les enjeux de
la politique, notamment en contexte africain contemporain. En offrant aux acteurs politiques le principe de
la participation politique comme une valeur démocratique et un droit politique indéfectibles, la démocratie
ne s’est pas préoccupée d’elle-même et de ce que la participation et ses usages allaient en faire. Il est
notoire le dévalement pragmatique auquel la démocratie fait face sur le continent, la participation politique
étant de plus en plus perçue comme la voie royale vers le dépareillement de la démocratie dont les us et
les coutumes semblent ne pas être traduites dans les processus politiques. L’une des conséquences
étant le retour de la phallocratisation du champ politique, comme si la démocratie rusait avec elle-même.
Il est ainsi devenu impératif de repenser la participation politique de jeunes et des femmes à
l’aune des grands enjeux contemporains auxquels sont confrontée ces deux catégories dans le champ et
les dynamiques politiques en Afrique. Il s’agit notamment des enjeux relatifs au nouvel opium politique
que sont les réseaux sociaux, les crises sécuritaires, les coups d’Etat, le retour des chauvinismes, etc.,
autant de vecteurs qui exacerbent la crise actuelle de la démocratie et le crédit péjoratif dont elle semble
jouir désormais sur le continent africain. Les femmes et les jeunes restent des acteurs minoritaires dans
le domaine de la politique. Ils sont relégués à des tâches subalternes très souvent. Ce fait les rend
invisibles et absents des sphères de pouvoir et accentue leur vulnérabilité. C’est pour questionner la
pertinence du principe de la participation démocratique, notamment des jeunes et des femmes. face aux
défis contemporains à la démocratie en Afrique que l’Ecole Citoyenne et Politique de Yaoundé (ECPY),
avec l’appui de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), organise ce colloque international
sur le thème : Les nouveaux enjeux de la participation politique des femmes et des jeunes en Afrique.
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II- Objectifs du colloque
Le colloque international sur les Nouveaux enjeux de la participation politique des femmes et des
jeunes en Afrique a un objectif général qui se décline en des objectifs spécifiques.
II.1. Objectif général
L’objectif général du colloque est de mener une réflexion approfondie et de haut niveau autour
des nouveaux enjeux de la participation politique des femmes et des jeunes en Afrique au regard des
défis contemporains qui s’opposent à la démocratie et ses usages sur le continent africain.
II.2. Objectifs spécifiques
Le colloque a pour objectifs spécifiques de :
- Identifier et de dresser la cartographie des défis contemporains impliquant les femmes et les
jeunes dans la fabrique de la démocratie en Afrique ;
- Offrir à toutes les parties prenantes à l’action politique une plateforme pour discuter des liens,
enjeux et impacts qui mettent en dialogue les défis contemporains à la démocratie en Afrique
et le principe de la participation politique ;
- Mener une réflexion critique sur la visibilité des femmes et des jeunes ainsi que sur le
principe de la participation politique inclusive face aux défis contemporains à la démocratie
pour en suggérer les voies de refondation.
III- Résultats attendus
Au terme du colloque, les résultats attendus sont :
- L’identification et la cartographie des défis contemporains à la démocratie en Afrique, surtout
concernant la participation des jeunes et des femmes en politique ;
- La mise en place d’une plateforme pour discuter autour du rapport entre les défis
contemporains à la démocratie et le principe de la participation politique axée sur les femmes
et les jeunes ;
- La formulation d’une proposition de refondation du principe de la participation politique axée
sur la revalorisation de l’implication des jeunes et des femmes face aux enjeux suscités par
les défis contemporains à la démocratie en Afrique.
IV- Participants et facilitateurs
Les participants au colloque seront constitués de toutes les parties prenantes à l’activité politique
au Cameroun. Il s’agit notamment des leaders des partis politiques, des leaders des associations des
jeunes et des femmes, des représentants de média, des élus maires, députés et sénateurs, des
responsables du Ministère de l’Administration Territoriale et de l’agence de gestion des élections «
ELECTIONS CAMEROON (ELECAM) », des associations d’étudiants, des mouvements de promotion et
de protection des droits de l’Homme, ainsi que des représentants du corps diplomatique et des
organisations internationales et régionales présents au Cameroun. La priorité sera accordée aux
participants de sexe féminin, aux jeunes et aux couches sociales défavorisées.
Les facilitateurs du colloque seront des experts nationaux et internationaux universitaires et
praticiens expérimentés de l’activité politique, choisis en lien avec l’OIF. Un accent sera mis sur les
femmes et les jeunes.
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V- Date et lieu du colloque
Le colloque se tiendra le 28 février 2025, sur le campus de l’Institut des Relations internationales
du Cameroun (IRIC).
VI- Equipe scientifique
Directeur scientifique du colloque
Pr MBIDA ONAMBELE Max Zachée Saintclair, Chef de la Division de la Coopération et de la planification,
de la prospective et du développement du Conseil scientifique de l’Ecole Citoyenne et Politique de
Yaoundé (ECPY), Enseignant Permanent à l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC).
Comité scientifique
Pr Jean Emmanuel PONDI (ECPY/ICT University), Pr EBOGO Frank (ECPY/Université de Yaoundé 2), Pr
OLINGA Alain Didier (ECPY/IRIC), Pr ATANGANA MALONGUE Thérèse (ECPY/Université de Yaoundé
2), Pr WASSOUNI François (ECPY/Université de Maroua), Pr TANG ESSOMBA Augustin
(ECPY/Université de Yaoundé 1), Pr ONANA Janvier (Université de Ngaoundere), Pr NTUDA EBODE
Joseph Vincent (Université de Yaoundé 2), Pr ELONG François-Xavier (Université de Yaoundé 2/IRIC).
Secrétariat technique
Dr ASSEMBE NDI Alvine Henriette, Dr ZOBO Sandrine, Dr BELA NYEBE Simon Pierre, Dr MINKADA
Martine, M. YOUMBI YOUMBI Marius Carrel, Mme NGADJUI DJUITCHOKO Sylvie, Mme NGO MOUNE
Thérèse, M. MBONE OTELE Gérard, Mme ADA OSSONGO Béatrice, Mme AGOUME Hortense, M.
NDEME Michel, MS. DANJUMA Balkisu, M. AROUNA NGOUNGA TENA, Mme Anita, M. NYUICHO
Cédric.
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