Extrait choisi
Module numéro 1 : les jours de collèges
Premier jour à l’école
À l’école, nous gagnions nos places; filles et garçons
Mêlés, réconciliés et, sitôt assis, nous étions toute oreille,
toute immobilité, si bien que le maître donnait ses leçons
dans un silence impressionnant. Et il eût fait beau voir que
nous eussions bougé. Notre maître était comme du vif-
argent : il ne demeurait pas en place ; il était ici, il était là, il
était partout à la fois ; et sa volubilité eût étourdi des élèves
moins attentifs que nous. Mais nous étions
extraordinairement attentifs et nous l’étions sans nous
forcer : pour tous, quelque jeunes que nous fussions,
l’étude était chose sérieuse, passionnante ; nous
n’apprenions rien qui ne fût étrange, inattendu et
comme venu d’une autre planète; et nous ne nous lassions ja
mais d’écouter. En eut-il été autrement, le silence n’eût
pas été moins absolu sous la férule d’un maître qui
semblait être partout à la fois et ne donnait à aucune
occasion de dissiper personne. Mais je l’ai dit : l’idée
de dissipation ne nous effleurait même pas ; c’est
aussi que nous cherchions à attirer le moins possible
l’attention du maître : nous vivions dans la crainte
perpétuelle d’être envoyés au tableau. Ce tableau noir
était notre cauchemar : son miroir sombre ne reflétait
que trop exactement notre savoir ; et ce savoir
souvent était mince et quand bien même il ne
l’était pas, il demeurait fragile ; un rien
l’effarouchait. Or, si nous voulions ne pas être
gratifiés d’une solide volée de coups de bâton, il
s’agissait, la craie à la main, de payer comptant. C’est que le
plus petit détail ici prenait de l’importance ; le fâcheux tableau
amplifiait tout
Un nouvel élève
Sa main qui continuait d'étreindre la mienne, comme s'il eût
voulu s'attacher à moi, trembla un peu.
Ce ton et ce frémissement me bouleversèrent. J'entrevis chez
cet être si différent des autres une détresse intime,
persistante, inguérissable
Il était petit et d’extérieur chétif sa figure que je vis quand il
parla était trop formée mais assez laide avec des pommettes
saillantes et un menton aigu le teint était pâle tirant sur le
jaune les yeux et les sourcils était noir les lèvres charnues d
un couleur fraîche ses gestes étaient très vifs captivant l
attention lorsque avec une mimique que l ont pouvait
s’empêcher de suivre
Les taquinements des gamins
Je sortis de la maison et suivis le trottoir d’un pas décidé,
faisant des vœux pour que la bande ne me malmène pas. Mais
quand j’arrivai à sa hauteur, quelqu’un s’écria : « Le voilà ! » Ils
s’amenèrent vers moi, alors je me mis à courir comme un fou
vers l’école. Ils me rattrapèrent et me jetèrent sur le pavé. Je
braillai, suppliai. Ils me remirent brutalement debout, me
donnèrent quelques claques et me renvoyèrent chez moi,
Module numéro deux : allons voir le spectacle
Description d’un cirque
Un grand chapiteau avait été érigé près du village au début de
l’été. Un cirque était de passage dans la région et repartirait
avec les premières feuilles rouges, selon la rumeur. Chloé,
jeune femme curieuse, mais sensible et timide, avait décidé
d’aller voir ce à quoi une troupe s’occupait quand les
spectateurs sont absents. Chaque matin, dès l’aube, elle
parcourait la longue distance entre sa petite maison à pignons
et la toile multicolore qui se dressait dans le ciel, se glissait
subtilement sous le chapiteau et s’asseyait derrière les
gradins, dans le noir, pour contempler l’action. Elle restait là,
sans bouger, jusqu’à la fin de l’après-midi. Chaque artiste,
chaque numéro en préparation était pour elle sujet
d’émerveillement. Les clowns ne donnaient pas leur place, si
rigolos, même quand la répétition se terminait. Et puis il y
avait le cracheur de feu, les trapézistes, la femme à barbe…
Mais parmi tous ces hurluberlus, son favori était le beau
dompteur de lions. Un garçon de son âge qui était autoritaire
et pourtant si doux avec ses bêtes.
Description d’une personne
Resté dans l’angle, derrière la porte, si bien qu’on l’apercevait
à peine, le nouveau était un gars de la campagne, d’une
quinzaine d’années environ, et plus haut de taille qu’aucun de
nous tous. Il avait les cheveux coupés droit sur le front,
comme un chantre de village, l’air raisonnable et fort
embarrassé. Quoiqu’il ne fût pas large des épaules, son habit-
veste de drap vert à boutons noirs devait le gêner aux
entournures et laissait voir, par la fente des parements, des
poignets rouges habitués à être nus. Ses jambes, en bas bleus,
sortaient d’un pantalon jaunâtre très tiré par les bretelles. Il
était chaussé de souliers forts, mal cirés, garnis de clous.
Le vent sifflait à travers les arbres, agitant leurs branches nues.
Le silence épais de la forêt était seulement rompu par le
murmure intermittent d'un ruisseau gelé. À l'orée du bois, une
statue de marbre se dressait solennellement. Ses mains
étaient croisées sur sa poitrine, ses doigts délicats figés dans
une position presque défensive. Ses yeux, autrefois d'un bleu
profond, semblaient maintenant pétrifiés, ses paupières
closes, comme si elle gardait un secret depuis des siècles. Mais
ce qui captivait le plus était son visage impassible : ses lèvres
pâles étaient fermées avec une rigueur qui défiait le temps, et
ses mèches de cheveux délicatement ciselées, éternellement
figées dans une boucle parfaite. Ses mains étaient froides
comme de glace et raides comme du bois, donnant à cette
figure une présence à la fois magnétique et effrayante, comme
si elle attendait patiemment le retour d'un passé oublié.
A côté d'Andréa avait pris place un homme à la mine sévère,
au maintien raide et pincé, tout a fait le genre de personne qui
paraît avoir avalé un manche à balai en guise de déjeuner. . Ce
triste sire tenait sur ses genoux une mallette de cuir aux coins
recouverts de Métal.
Description Dun animal
Un tigre Le grand tigre avançait lourdement, ses rayures
noires se fondant dans l’ombre des [Link] fourrure dorée
brillait sous la lumière de la lune .il avait des épaules massives
et une démarche fluide, presque silencieuse malgré sa taille
imposant. Ses yeux jaunes étincelaient de malice et de
cruauté, trahissant sa nature redoutable. Quand il grognait, sa
voix profonde et rugissante faisant trembler les autres
animaux de la jungle. Chaque muscle de son corps puissant
était prêt à bondir, à chasser, à tuer
Un python Ka, le python, mesurait prés de trente pieds de
long. Son corps énorme se lovait en anneaux massifs, chacun
large comme un tronc d’arbre, et ses écailles lisses et
brillantes semblaient scintiller a la lumière tamisée de la
jungle. Ses yeux, deux billes sombre et hypnotiques, qui
perçaient l âme de ceux qui avaient le malheur de lui croiser
Un éléphant hatti, l’éléphant, avançait majestueusement, à
travers la jungle, chaque pas résonnant comme un tambour
lointain. Ses défenses immenses, ivoire luisant sous le soleil
filtré par les feuillages étaient légèrement courbées et
portaient les marques de temps. Sa peau épaisse, grise et
ridée, semblait imperméable aux morsures des insectes et aux
griffures des branches. Les petites oreilles de hatti, malgré leur
taille par rapport a son énorme tète, bougeaient
constamment pour capter les moindres sons. Son regard sage
et profond reflétait une intelligence ancienne
Une mangouste raki – Tiksi était une mangouste agile et vive,
au pelage brun foncé strié de gris. Ses yeux vifs brillaient
intelligence et d’une détermination féroce. Son corps mince et
musclés déplaçait avec une grâce silencieuse à travers la
verdure dense de la maison du jardin. Sa queue longue et
touffue servait d’équilibre pendant qu’il chassait, prêt a bondir
a la moindre alerte. Ses petites pattes agiles étaient armées de
griffes acérées. Malgré sa petite taille raki-Tiksi était un
protecteur intrépide, dévoué a son maitre.
Module numéro trois : voyage et découverte
Description d’un lieu
Sidi bous id Au-dessus de hautes falaises de terre rouge, se
détachait un promontoire sur lequel s’accrochait un village,
Sidi Bou Saïd, dont les maisons blanches auraient pu être
prises pour des moutons groupés au sommet de la colline. La
silhouette des coteaux s’abaissait pour se confondre presque
avec la ligne des eaux.
Une ile inconnue ne croyant pas mes yeux je regardais devant
moi ces terres inconnues formant une île assez vaste bien
boisée, irrégulièrement plantée d’arbre de haute futaie,
parmi lesquels les pins dominaient. Le rivage, faiblement
échancré, se dessinait comme une merveilleuse dentelure. La
mer, semblable à un miroir, s’étendait vers le sud, ou elle se
confondait avec l’horizon
Rivendell dans une cuvette du pays, délimitée par des pentes
abruptes de hauteurs montagneuse , s’ouvrait un vallon large
et verdoyant, a demi caché entre des masses de vieux chênes
et de hêtres , tantôt frissonnant dans une lueur argentée ,
tantôt sombre et silencieuse sous les étoiles
Macondo à cette époque-là macondo était un village d’une
vingtaine de maisons en pisé et en torchis, construites sur la
rive d’un fleuve de clarté brulantes qui se précipitaient par un
lit de pierres polies, blanches et énormes comme des œufs
préhistoriques. Le monde était si récent, que beaucoup de
choses n’avaient pas encore de nom et pour les mentionner
on devrait les montrer du doigt
Bedford en arrivant j étais presque étouffée par l’air embaumé
du fumet des huiles de baleines ; des mats de navires se
dressaient de tous cotés ; des amarres, des câbles, des
bannes, des chênes, et des cordages pendaient partout ; les
murmure des eaux secouées par la marée bourdonnait
doucement le long de rivage ; et il y avait une chanson
trainante, étrange et mélopée sur les rives du fleuve
Londres cette ville millénaire aux rues tortueuses et aux
bâtiments majestueuse, ou le passé et le présent se mêlent
dans un tableau vivant. Les rives de la tamise reflètent les
lueurs changeantes des siècles d’histoire des palais de la
monarchie aux quartiers animés de la vie moderne chaque rue
résonne de récits anciens et de nouveaux défis, témoins d’une
ville en perpétuelle évolution
Description d’un objet
La perle elle était parfaitement grosse comme un œuf de
mouette et aussi ronde que la lune ; elle brillait d’un lumière
argentée, d’un éclat doux et envoutent .dans son cœur, des
reflets dorés et rosés dansaient avec la lumière du soleil
comme si toute l’essence des mers et des créatures vivantes
s’y trouvait concentrée créant une iridescence qui semblait
magique .la surface était lisse et sans défaut comme polie par
des années de patience et de perfection
La lampe elle était en laiton, ternie par le temps mais encore
intact .des motifs complexes étaient gravés sur sa surface
représentant des fleurs et des arabesques entrelacées .en
l’observant par prés j’ai remarqué que la lampe était ornée de
pierres précieuse, incrustées dans le métal
Un coffre Le coffre du marin était restée dans la petite
chambre depuis le jour de son arrivée à l’auberge [...] Bien que
la serrure fût très dure, ma mère l’ouvrit et rejeta le couvercle
en arrière en un clin d’œil. Une forte odeur de goudron monta
de l’intérieur, mais nous ne vîmes rien sur le dessus qu’un
costume en très bon état, soigneusement brossé et plié. un
gobelet d’étain, un lingot d’argent, une vieille montre
espagnole, quelques petits bijoux sans grande valeur, deux
boussoles montées sur cuivre, et cinq ou six coquillages des
Antilles.
Description d’objet et de lieu
Un appartement Angéla est de retour à Paris après avoir passé
un mois de vacances aux Antilles. A l’entrée de son
appartement situé au troisième étage d’un immeuble de la
rue des martyrs, il y a une grande valise en toile bleue qu’elle
a jetée là, à moitié vide et d’où elle tire de temps en temps
quelques vêtements qu’elle range ensuite dans la garde-robe
de la chambre à coucher. Dans le salon, les tissus antillais dont
elle a recouvert les fauteuils et le canapé donnent à
l’appartement une touche ensoleillée et exotique [...].Au fond
du couloir, en face de la salle de bain, se trouve la cuisine.
Angéla a mis la table, elle a étalé une nappe rose sur laquelle
elle a déposé des assiettes grises en porcelaine.
Une cuisine La porte que le voyageur inconnu avait ouverte
était celle d’une cuisine tamisée par des rideaux dorée; et la
lumière grise et crue, que deux fenêtres donnant sur la rue
éclairaient parfaitement avait presque, jouant sur le carrelage
brun et les murs blancs, une intensité paisible et gaie. Par
ailleurs, la cuisine n’avait aucun caractère particulier. Une
grande table recouverte d’une toile cirée orange en occupait
le centre, et contre les murs, il y avait un buffet, un fourneau à
charbon, un réfrigérateur, un évier...
Un métro Le train se mit tout d’un coup à glisser sur les rails.
Les poteaux de ciment qui soutiennent la verrière protégeant
les quais, défilèrent un par un et les enfants, penchés à la
portière, aperçurent leurs parents qui agitaient leur mouchoir.
Ceux-ci-s’éloignèrent petit à petit puis disparurent. La voie
contourna un pâté de maisons, les enfants revirent l’avenue
de la gare, d’autres maisons, des jardins puis ce fut la
campagne.
Module numéro quatre : les lectures inoubliables
La bibliothèque Tous les jeudis matin, jour sans classe, j’allais
avec un cabas à la bibliothèque municipale. Les livres étaient
vénérables pour la plupart, tous uniformément vêtus d’une
grosse reliure de toile noire. On avait droit à deux livres à
emporter par personne inscrite, alors j’avais inscrit papa et
maman, ça me faisait, comptez avec moi, six bouquins à
dévorer par semaine. Avec les illustrés que me passaient les
copains et les journaux que maman rapportait de chez ses
patronnes pour allumer le feu et garnir la poubelle, ça me
faisait de quoi tenir d’un jeudi à l’autre, mais bien juste.
L’amour des livres J’avais un instituteur, ça le rendait malade
de me voir lire pendant que les autres jouaient. Ça le mettait
dans tous ses états. Il s’approchait de moi, il venait par
derrière et il m’arrachait le livre des mains, disant Allez, va
jouer avec les autres, t’as bien le temps de lire plus Tard. Moi,
je pleurais, je trépignais, je réclamais mon livre, il fallait que ce
soit sa femme qui intervienne, elle était plus compréhensive,
elle lui disait mais rends-lui donc son livre, elle ne fait de mal à
personne, et moi je lui disais vous savez bien que je ne peux
pas lire chez moi, il y a trop de choses à faire, il n’y a qu’ici que
je suis tranquille.
Le non savoir Arrivé à un carrefour, Pierre hésitait, ne sachant
quelle route il devait prendre. Devant lui, un poteau se
dressait, indiquant le chemin, mais pour le lire il aurait fallu
connaître au moins l’alphabet et...Pierre ne savait ni a ni b.
Enfin, arriva une fermière qui, montée sur son âne, allait au
marché. Et Pierre prit la route suivie par la bête, honteux
d’être plus sot qu’un baudet.
Le non tranquille Au lieu de surveiller attentivement l’action
de tout le mécanisme, Julien lisait. Rien n’était plus
antipathique au vieux Sorel ; il eût peut-être pardonné à Julien
sa taille mince, peu propre aux travaux de force, et si
différente de celle de ses aînés; mais cette manie de lecture lui
était odieuse, il ne savait pas lire lui-même. Ce fut en vain qu’il
appela Julien deux ou trois fois. L’attention que le jeune
homme donnait à son livre, bien plus que le bruit de la scie,
l’empêcha d’entendre la terrible voix de son père. Enfin,
malgré son âge, celui-ci sauta lestement sur l’arbre soumis à
l’action de la scie, et de là sur la poutre transversale qui
soutenait le toit un coup violent fit voler dans le ruisseau le
livre que tenait Julien ; un second coup aussi violent, donné
sur la tête, en forme de calotte, lui fit perdre l’équilibre. Il
allait tomber à douze ou quinze pieds plus bas, au milieu des
leviers de la machine en action, qui l’eussent brisé, mais son
père le retient de la main gauche, comme il tombait :
Un bouquin en fouillant dans le grenier de la vieille maison
familiale, je suis tombée sur une armoire ancienne, oubliée
depuis des décennies. Les portes grinçaient en s’ouvrant,
révélant des étagères couvertes de poussière et remplies de
reliques du passé. Parmi les objets démodés et les souvenirs
jaunis, mon regard était attiré par ce livre poudreux dont je
cherchais il y a des jours. Je regardais sa couverture usée
fournis d’un cuire brun éraflés et orné de motifs presque
effacés. En le prenant délicatement une fine couche de
poussière s’envola et un titre écrit en lettre dorée m a surpris
Des sentiments
La colère Jean-Pierre, un élève réputé pour son calme
habituel, se tenait là, le visage crispé sous l’effet d’une colère
difficile à contenir. Il avait les yeux flamboyants, comme deux
braises ardentes prêtes à embraser tout ce qui les entourait.
Ses pupilles, habituellement d’un bleu apaisant, étaient
maintenant traversées de veines rougeâtres, et ses sourcils
étaient froncés de manière menaçante. Il serrait les dents, sa
mâchoire se contractant à chaque respiration, tandis que ses
poings se déplaçaient de façon nerveuse à ses côtés. L’air
autour de lui semblait se faire plus lourd, chargé d’une tension
palpable, comme si la colère de Jean-Pierre avait réussi à
éclipser les bruits de la vie scolaire habituelle.
La peur Je me tenais près de la porte de la salle de classe, ma
silhouette frêle figée dans une posture de désespoir. J’avais
les yeux écarquillés, comme deux grands puits d’angoisse,
perdus dans un regard fixe et effrayé. Mes pupilles dilatées
trahissaient une terreur intérieure, tandis que mes sourcils se
haussaient et se pinçaient dans une expression de panique.
Ma bouche était légèrement entrouverte, comme si j’essayais
de crier mais que le son restait coincé dans ma gorge.
Chaque bruit, même le plus insignifiant, semblait amplifier la
peur qui se répercutait dans mes oreilles. Mes mains
tremblaient, serrées en poings minuscules contre moi-même,
et mes épaules se haussaient à chaque souffle rapide que je
prenais. Les pas des élèves qui passaient à distance
résonnaient comme des coups de tonnerre, augmentant ma
sensation d’isolement et de vulnérabilité.
L’angoisse L’angoisse m’envahissait comme une vague
glaciale, chaque respiration devenant de plus en plus difficile.
Mes épaules se hissaient et se baissaient irrégulièrement,
comme si l’air lui-même était devenu trop épais pour être
inhalé. Chaque pas résonnait comme un écho lugubre dans le
couloir vide, chaque son semblait amplifié, déformé par la
distorsion de mon état mental
La joie la joie m’envahit comme une vague irrésistible. C’était
comme si un rayon de lumière dorée se déversait sur moi,
illuminant chaque recoin de mon être avec une chaleur
éclatante. Chaque cellule semblait vibrer au rythme de cette
révélation heureuse, et mon cœur battait avec une intensité
nouvelle, comme s’il célébrait chaque mot inscrit sur ce papier
tant attendu. Une légèreté indescriptible m’envahissait,
comme si tous les soucis et les incertitudes s’étaient dissipés
dans un tourbillon d’allégresse. Les couleurs du monde autour
de moi semblaient plus vives, chaque détail devenant une fête
vibrante de bonheur. Les rires et les sourires, échangés avec
mes proches, résonnaient comme une symphonie céleste, et
je me sentais en parfaite harmonie avec une joie pure et
bienveillante.
La fatigue Après une journée interminable, je sentais la fatigue
peser sur mes épaules comme une lourde chape. Chaque
mouvement semblait être un effort monumental, et mes
paupières, alourdies, luttaient pour rester ouvertes. La chaleur
de la soirée ne faisait qu'accentuer l'épuisement,
transformant chaque instant de repos en un précieux répit
dans ce marathon de lassitude.