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Organisation judiciaire au Congo

Le droit congolais, en vigueur depuis l'indépendance en 1960, a évolué en intégrant des éléments du droit français et en développant un cadre juridique original, notamment en matière de droit foncier. L'organisation judiciaire du Congo est structurée autour de plusieurs niveaux de juridictions, incluant la Cour suprême, les Cours d'appel, et divers tribunaux spécialisés, tout en respectant le principe de séparation des pouvoirs. Les réformes judiciaires ont été mises en place pour renforcer l'indépendance du pouvoir judiciaire et garantir l'égalité des citoyens devant la loi.

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Organisation judiciaire au Congo

Le droit congolais, en vigueur depuis l'indépendance en 1960, a évolué en intégrant des éléments du droit français et en développant un cadre juridique original, notamment en matière de droit foncier. L'organisation judiciaire du Congo est structurée autour de plusieurs niveaux de juridictions, incluant la Cour suprême, les Cours d'appel, et divers tribunaux spécialisés, tout en respectant le principe de séparation des pouvoirs. Les réformes judiciaires ont été mises en place pour renforcer l'indépendance du pouvoir judiciaire et garantir l'égalité des citoyens devant la loi.

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CENTRE D’ENCADREMMENT ET DE SOUTIEN EN SCIENCES JURIDIQUES ET POLIQUES

SEMINAIRE SUR L’ORGANISATION JUDICIAIRE DU CONGO

INTRODUCTION

Le droit congolais est le droit appliqué en République du Congo depuis son accession à l'indépendance
le 15 aout 1960. Ce droit s'est construit depuis plusieurs années non seulement en conservant une
partie du droit français alors en vigueur à la date de l'indépendance, mais aussi par un effort constant
de construction originale d'un droit congolais, notamment en matière de droit foncier. Cette
construction ne s’est pas faite sans difficultés. En effet, les conflits politiques qui ont pendant
longtemps secoué le pays sont en partie à l’origine de l’affaiblissement de l’appareil judiciaire et des
difficultés de mise en œuvre des décisions rendues. En 1997, des réformes touchant à l’organisation de
la justice ont été entreprises. C’est dans ce cadre que fut adoptée la loi n°17-99 du 15 avril 1999 qui
complète et modifie certaines dispositions de la loi n°025-92 du 20 août 1992 et la loi n°30-94 du 18
octobre 1994 portant organisation et fonctionnement de la Cour suprême du Congo. La Constitution
consacre le principe de la séparation des pouvoirs en élevant la justice au rang de pouvoir
indépendant. Le principe du double degré de juridictions est appliqué.

Au Congo, le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif. Il statue
sur les litiges nés entre les citoyens ou entre les citoyens et l’Etat. Les juges ne sont soumis, dans
l’exercice de leurs fonctions, qu’à l’autorité de la loi.

Les citoyens Congolais sont égaux devant la loi et devant les Juridictions. Ils peuvent agir et se
défendre eux-mêmes verbalement ou sur mémoire devant toutes les juridictions à l'exception de la
Cour Suprême. La Justice est gratuite à toutes les instances. Toutefois, à la fin du procès, le jugement
met les frais à la charge des parties qui succombent solidairement ou à proportion de la gravité de leurs
condamnations respectives. La justice est rendue sur le territoire national au nom du peuple congolais.

Dans le cadre de ses attributions, le pouvoir judiciaire ne peut empiéter ni sur les attributions du
pouvoir exécutif, ni sur celles du pouvoir législatif. Le pouvoir exécutif ne peut ni statuer sur les
différends, ni entraver le cours de la justice ou s’opposer à l’exécution d’une décision de justice. Le
pouvoir législatif ne peut ni statuer sur les différends, ni entraver le cours de la justice ou s’opposer à
l’exécution d’une décision de justice. Toute loi dont le but est de fournir la solution à un procès en
cours est nulle et de nul effet.

Aux termes de l’article 166 de la constitution de 2015 « Il est institué un pouvoir judiciaire exercé par
la Cour suprême, les Cours d’appel et les autres juridictions nationales. La Cour suprême, les Cours
d’appel, les Tribunaux de grande instance, les Tribunaux administratifs, les Tribunaux du travail, les
Tribunaux de commerce, les Tribunaux d’instance ainsi que toutes autres juridictions nationales sont
créés par des lois organiques qui fixent leur ressort, leur composition, leur organisation et leur
fonctionnement ». Il convient cependant de souligner l'apport particulier du droit OHADA ainsi que
du droit communautaire issu de la CEMAC, ces deux derniers étant d'applicabilité directe en droit
interne congolais.

L’organisation de la justice au Congo est caractérisée par un ordre unique de juridiction qui comprend,
selon les textes en vigueur, du sommet à la base : la Cour constitutionnelle, la Haute Cour de justice, la
Cour suprême, la Cour des comptes et de discipline budgétaire, les Cours d’appel, les tribunaux de
grande instance, les tribunaux administratifs, les tribunaux de commerce, les tribunaux d’instance, les

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tribunaux de travail et les tribunaux militaire. Relativement aux textes en vigueur, la carte judiciaire du
Congo se présente comme

 Une Cour constitutionnelle

 Une Haute Cour de justice

 Une Cour suprême

 Une Cour des comptes et de discipline budgétaire

 Quatre Cours d’appel (Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Owando)

 Des Tribunaux de Grande Instance

 Des Tribunaux administratifs

 Des Tribunaux de commerce

 Des Tribunaux d’Instance

 Des Tribunaux de travail

 Des Tribunaux militaires.

A cette présentation, on peut ajouter les apports du dispositif judiciaire issu du Traité de l’Organisation
pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) qui a institué la Cour Commune de
Justice et d’Arbitrage (CCJJA) comme juridiction de cassation pour toutes les décisions rendues en
dernier ressort par les juridictions des Etats parties.

A la lumière de cette carte, nous allons présenter la cartographie des juridictions congolaises en les
présentant par degré de juridiction d’une part et aborder le personnel chargé d’animer la machine
judiciaire d’autre part.

P1 – LA CARTOGRAPHIE DE LA MACHINE JUDICIAIRE CONGOLAISE

Au Congo, on peut noter trois degrés de juridiction.

I - LES JURIDICTIONS DE 1ER DEGRE

A- LES TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS

Chaque Tribunal administratif comprend un Greffe. Le Ministère Public y est représenté par le
Procureur de la République et un substitut du Procureur de la République au moins. Les Tribunaux
Administratifs sont juges de Droit Commun en Première Instance en matière Administrative.

1. Compétence des Tribunaux Administratifs

Le Tribunal Administratif est, en matière Administrative, Juge de Droit Commun en premier ressort,
et au plan contentieux, il est au Cours des Instances dont il est saisi, compétent pour interpréter les
décisions des diverses autorités Administratives et apprécier leur régularité juridique, à la demande de
l'une des parties, sans pouvoir en prononcer l'annulation qui est de la compétence de la Cour Suprême.
A ce titre, le tribunal administratif connaît :

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 Toutes les actions tendant à faire déclarer débitrice les collectivités publiques
 Tous les litiges portant sur les avantages pécuniaires ou statutaires reconnus aux
fonctionnaires et Agents Publics des diverses administrations, notamment aux fins de
redresser les situations de carrières inadéquates et de prononcer le cas échéant, la réparation
qui leur est due pour le préjudice.
 Des actions intentées par les Administrations contre les particuliers, ou d'autres
administrations lorsqu'elles se rapportent à des relations relevant du droit public.

Le Tribunal Administratif statue toujours en premier ressort et à charge d'appel.

2. Organisation des Tribunaux administratifs

Le Tribunal administratif comprend des Magistrats du siège nommés par décret du Président de la
République sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature et des Magistrats du Ministère
public nommés dans les mêmes conditions. Trois Magistrats sont nommés l'un président du Tribunal
Administratif, l'autre Vice-Président et le troisième juge du siège.

Le Greffe du Tribunal Administratif comprend un Greffier en Chef et des Greffiers nommés par arrêté
du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, parmi les membres du corps des Greffiers. Le Greffe du
Tribunal Administratif est exercé sous l'autorité du Président et du Procureur de la République.

B- LES TRIBUNAUX DE COMMERCE

Chaque Tribunal de Commerce comprend un Greffe. Le Procureur de la République exerce devant le


Tribunal de Commerce les fonctions du Ministère Public. Il assure l'ordre et la sécurité à l'intérieur du
Tribunal de Commerce et dans ses abords immédiats. Il dispose du piquet de police affecté au
Tribunal et peut requérir la force publique.

1. La compétence des Tribunaux de commerce

D’après l’article 93, les Tribunaux de commerce sont juges de droit commun en première instance en
matière de commerce. Ils sont compétents pour connaître :

 des contestations relatives aux engagements et transactions entre négociants, marchands et


banquiers ;
 des contestations entre associés pour raison d'une société de commerce ;
 de celles relatives aux actes de commerce entre toutes les personnes. Toutefois, les parties
pourront, au moment où elles contractent, convenir de soumettre à des arbitres les
contestations, lorsqu'elles viendraient à se produire.
 Les faillites ce qui concerne les entreprises.

Dans les arrondissements où il n'y aura pas de tribunaux de commerce, les juges du tribunal civil
exerceront les fonctions et connaîtront des matières attribuées aux juges de commerce par la loi.
L'instruction, dans ce cas, aura lieu dans la même forme que devant les tribunaux de commerce, et les
jugements produiront les mêmes effets.

Le Tribunal de commerce est en matière de commerce, juge de droit commun en premier ressort, il est
au cours des instances dont il est saisi, compétent pour interpréter les décisions des diverses autorités
administratives et apprécier leur régularité juridique, à la demande de l'une des parties sans pouvoir en
prononcer l'annulation qui est de la compétence de la Cour Suprême.

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En matière commerciale, le tribunal de commerce est compétent pour juger toutes les demandes
principales, incidentes, reconventionnelles ou en compensation. Il connaît, en premier ressort et à
charge d'appel de toutes les actions commerciales dont le montant en capital est supérieur à 1.000.000
frs et 300.000 frs CFA en revenus, rente ou prix de bail.

Au cours des instances commerciales dont il est saisi, le tribunal de commerce est compétent pour
interpréter les décisions des diverses autorités administratives et apprécier leur régularité juridique,
lorsqu'elles sont invoquées à l'appui de la demande ou comme moyen de défense.

2. Organisation des Tribunaux de commerce

Le Tribunal de Commerce comprend un Magistrat du siège nommé par décret du Président de la


République sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature et des Magistrats du Ministère
Public nommés dans les mêmes conditions. Le Magistrat du siège en est le Président. Outre les
Magistrats, le Tribunal de Commerce comprend des assesseurs ayant voix délibérative au nombre de
deux. Ils sont choisis parmi les commerçants. Il est adjoint un suppléant à chaque assesseur.

Le Greffe du Tribunal de commerce comprend : un Greffier en Chef et des Greffiers nommés par
arrêté du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice. Le Greffier du Tribunal de Commerce exerce sous
l'autorité du Président et du Procureur de la République.

C- LES TRIBUNAUX DE TRAVAIL

Les Tribunaux de Travail peuvent être créés dans chaque Région, Commune, Arrondissement ou
District lorsque l'activité économique le justifie.

1. Les compétences du tribunal de travail

Le Tribunal de Travail est juge de droit commun en matière sociale. Il connaît des différends
individuels ou collectifs survenus à l'occasion du contrat de travail ou contrat d'apprentissage entre le
travailleur et son employeur, l'apprenti et son maître. Il statue sur les différends individuels relatifs aux
conventions collectives. Sa compétence s'étend aux contentieux du régime de la sécurité sociale, aux
différends individuels nés entre entrepreneurs du secteur privé ou étatique ainsi qu'aux actions
récursoires des entrepreneurs contre les sous-entrepreneurs lorsqu'en cas d'insolvabilité des sous-
entrepreneurs, la responsabilité des entrepreneurs est substituée à celle des sous-entrepreneurs pour le
versement des cotisations à la sécurité sociale.

2. Organisation du tribunal de travail

Le Tribunal de Travail est composé d'un Magistrat nommé par décret du Président de la République
sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature et de deux Assesseurs nommés conformément
aux textes en vigueur. Le Magistrat en est le Président.

Les Assesseurs sont choisis sur les listes établies par les organismes syndicaux les plus représentatifs
de chaque préfecture ou commune urbaine. Pour les travailleurs, ils établissent deux listes des
assesseurs ainsi constituées : D’abord la liste des Assesseurs travailleurs privés et des établissements
publics à caractère industriel et commercial, ensuite la liste des Assesseurs artisans ou travailleurs
agricoles et leurs suppléants et enfin la liste des Assesseurs employeurs de leurs suppléants constituée
par les organisations d'employeurs, des secteurs privés, mixtes et d'Etat. Chaque liste comprend deux
assesseurs et deux suppléants. Ces listes après avoir été adoptées par les organismes syndicaux

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d'employeurs ou d'employés sont transmises au Ministère de la Justice qui prend un arrêté de


nomination.

Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance dans le ressort duquel se trouve le
Tribunal du Travail occupe le siège du Ministère Public par lui-même ou ses Substituts.

Le Tribunal est assisté d'un Greffe, qui est dirigé par un Greffier en Chef nommé par arrêté du Garde
des Sceaux Ministre de la Justice.

D- LES TRIBUNAUX MILITAIRES

L’article 135 de la loi dispose que « Il peut être créé un Tribunal Militaire dans une région militaire ou
une garnison. La loi de création fixe son siège et son ressort qui comprend une ou plusieurs régions
militaires, une ou plusieurs garnison ». La justice, dans les tribunaux militaires, est rendue par des
magistrats civils et militaires. Les magistrats militaires peuvent être élus à la Cour suprême dans les
mêmes conditions que les magistrats civils.

1. Compétences

Le tribunal militaire connaît des infractions militaires punies des peines correctionnelles et des
contraventions qui leur sont connexes. Il connaît aussi des infractions militaires punies des peines de
police commises dans l’étendue de son ressort.

Les tribunaux militaires sont compétents pour connaître :

 de tous les délits définis dans le Code de justice militaire ;


 des délits aux lois et coutumes de guerre commis sur le territoire congolais ;
 des infractions prévues aux articles 430 à 433 du code pénal relatifs aux infractions commises
par les fournisseurs à l’armée ;
 des délits de droit commun commis par les militaires dans l’exercice de leur service.
 Les infractions de droit commun commises par les militaires à l’occasion de l’exercice de
leurs fonctions sont de la compétence des tribunaux de droit commun ;
 les délits de droit commun commis par des militaires ou assimilés à l’intérieur d’un
établissement militaire.

En temps de guerre les tribunaux militaires demeurent seuls compétents pour connaître, en outre, de
toutes les infractions de droit commun. Pendant cette période le Tribunal Militaire est présidé par le
Magistrat Militaire le plus ancien. De même, lorsque l'état de siège ou l'état d'urgence est proclamé, les
tribunaux militaires connaîtront des infractions commises pendant cette période qui se rapportent aux
événements en cours ou qui leur sont connexes.

Le tribunal militaire quelle que soit sa formation statue toujours à charge d’appel. La Cour suprême
règle les conflits positifs ou négatifs de compétence.

B. Organisation

Le tribunal militaire comprend des magistrats nommés par décret du Président de la République sur
proposition du Conseil supérieur de la magistrature après avis du Ministre de la défense. Il est présidé
par un magistrat civil, assisté de deux magistrats militaires. Le Ministère public est assuré par un

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Procureur de la République et des substituts du Procureur de la République, tous magistrats militaires.


Il est assisté d’un greffe, dirigé par un greffier en chef militaire.

Le tribunal militaire comporte :

 une chambre correctionnelle compétente pour statuer sur les délits et contraventions connexes
qui relèvent de sa compétence matérielle. S’il résulte des débats que le fait comporte une
qualification légale autre que celle donnée par l’ordonnance de renvoi ou la citation directe, la
chambre correctionnelle requalifie et renvoie l’affaire devant la chambre compétente ;
 une chambre de police compétente pour statuer sur les contraventions ;
 une chambre correctionnelle pour mineurs compétente pour juger les élèves des écoles de
formation militaire ;
 un ou plusieurs cabinets d’instruction.

C’est le Procureur de la République qui dirige le Parquet du Tribunal militaire et occupe le Siège du
Ministère Public devant les formations juridictionnelles du Tribunal.

Toutefois, les tribunaux militaires n’étant pas encore opérationnels, l’article 160 précise que « Jusqu'à
la mise en place des Tribunaux Militaires, les Tribunaux de Grande Instance et les Tribunaux
d'Instance sont compétents pour connaître des infractions militaires ».

E- LES TRIBUNAUX D'INSTANCE

Chaque Tribunal d'Instance comprend un Greffe. Le Ministère Public y est représenté par un substitut
du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance.

1. Organisation du tribunal d’instance

Le Tribunal d'Instance comprend un Magistrat qui est un Président nommé par décret du Président de
la République sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature et un Magistrat du Parquet
nommé dans les mêmes conditions.

2. Compétence du tribunal d’instance

Le Tribunal d'Instance connaît, en matière civile en conciliation de toutes les actions et aux
contentieux de toutes les actions personnelles, mobilières ou immobilières en premier ressort et à
charge d'appel jusqu'à la valeur de 1.000.000 de francs CFA en capital et 300.000 Frs en revenus, rente
ou prix de bail.

Le Tribunal d'Instance connaît lorsque les causes de la saisie sont dans les limites de sa compétence :

 des contestations et matière de saisie - brandon ou de saisies exécution ;


 des demandes en déclaration affirmative, validité, nullité ou opposition ;
 des demandes en validité, nullité ou à main levée de saisies conservatoires, de saisies gageries,
de saisies arrêts sur salaire ou de saisies - revendications, saisie - brandon.

Lorsque plusieurs demandes procédant de causes différentes et non connexes, sont formées par la
même partie contre le même défendeur et réunies en même instance, la compétence du Tribunal et le
taux du ressort sont déterminés par la nature et la valeur de chaque demande prise isolement. Lorsque
les demandes réunies procèdent de la même cause ou sont connexes, la compétence et le taux du
ressort sont déterminés par la valeur totale des demandes.

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En matière pénale, le Tribunal d'Instance a des attributions correctionnelles limitées aux


contraventions et aux délits pour lesquels la peine encourue est égale ou inférieure à une année
d'emprisonnement.

En matière de divorce les conjoints peuvent saisir à leur choix le Tribunal d'Instance ou le Tribunal de
Grande Instance. En cas de désaccord, le choix du défendeur à la première action principale détermine
le Tribunal compétent.

F- LES TRIBUNAUX DE GRANDE INSTANCE

Les tribunaux de grande instance (TGI) constituent la juridiction de droit commun qui tranche les
litiges au civil. Chaque formation juridictionnelle du Tribunal de Grande Instance comprend un
Greffier.

1. Compétence des Tribunaux de Grande Instance

En matière Civile, le Tribunal de Grande Instance est compétent pour juger toutes les demandes
principales, incidentes, reconventionnelles ou en compensation. Il connaît, en premier ressort et à
charge d'appel, de toutes les actions civiles dont le montant en capital est supérieur à 1.000.000 de
francs (environ 1524 €) et 300.000 francs CFA (environ 452€) en revenus, rente ou prix de bail.

Au cours des Instances Civiles dont elle est saisie, la Chambre Civile est compétente pour interpréter
les décisions des diverses autorités administratives et apprécier leur régularité juridique, lorsqu'elles
sont invoquées à l'appui de la demande ou comme moyen de défense. Cette compétence ne lui est
toutefois reconnue qu'à défaut du Tribunal Administratif dans le ressort. Dans les ressorts où il existe
un Tribunal Administratif, la Chambre Civile doit surseoir à statuer.

En matière pénale, le TGI connaît des infractions punies de peines correctionnelles et des
contraventions qui leur sont connexes. Il a, au cours des instances dont il est saisi plénitude de
juridiction et peut interpréter les décisions des diverses autorités administratives et en apprécier la
régularité juridique, à la demande de l'une des parties.

Les Tribunaux de Grande Instance sont Juges de droit commun en première instance en matière civile
dans leur ressort. Ils sont également compétents en matière sociale, administrative et commerciale
dans les localités où ils n'existent pas de Tribunaux de Travail, de Tribunaux Administratifs et de
Tribunaux de Commerce.

En matière de divorce, les conjoints ont la latitude de saisir à leur choix le Tribunal d'Instance ou le
Tribunal de Grande Instance. En cas de désaccord le choix du défendeur à la première action
principale détermine le Tribunal compétent.

2. Organisation des Tribunaux de Grande Instance

Le tribunal de Grande Instance, outre les Juges d'Instruction comprend des Magistrats du Siège
nommés par décret du Président de la République sur proposition du Conseil supérieur de la
Magistrature et des Magistrats du Ministère Public nommés dans les mêmes conditions. Selon
l'importance des tribunaux, sont nommés parmi les Magistrats du siège :

 un Président ;
 des Vice-Présidents.

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Le Président du tribunal de Grande Instance est Président de la première chambre civile. Le Ministère
Public est représenté par le Procureur de la République assisté d'un Procureur Adjoint et d'un Substitut
du Procureur de la République au moins.

Le tribunal de grande instance comprend également la formation de cabinets d’instruction, juridiction


à juge unique qu’est le juge d’instruction qui instruit les affaires pénales. Le Juge d'instruction est
nommé par décret du Président de la République sur proposition du Conseil Supérieur de la
Magistrature. Il est assisté d'un Greffier.

Le Greffe du Tribunal de Grande Instance comprend un Greffier en Chef et des Greffiers nommés par
arrêté du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, parmi les membres du corps des Greffiers.

Le Procureur de la République dirige le Parquet du Tribunal de Grande Instance et occupe le siège du


Ministère Public devant les formations Juridictionnelles du Tribunal. Il assure l'ordre et la sécurité à
l'intérieur du Tribunal et dans ses abords immédiats. Il dispose du piquet de police affecté au Tribunal
et peut requérir la force publique. Il contrôle les pièces à conviction, vérifie leur état, fait établir les
procès-verbaux de remise des pièces à conviction aux domaines en vue de la vente aux enchères,
ordonne, le cas échéant, leur restitution ou destruction.

3. Les formations du Tribunal de Grande Instance

Aux termes des dispositions de l’article 72 de la loi n°19-99 du 15 aout 1999 modifiant et complétant
certaines dispositions de la loi n°22-92 du 20 aout 1992 portant organisation du pouvoir judiciaire en
République du Congo, « le Tribunal de Grande Instance comporte : une ou plusieurs chambres civiles
compétentes en matière civile, une ou plusieurs chambres correctionnelles compétente en matière
correctionnelle, un tribunal pour enfants et un ou plusieurs cabinets d’instruction ».

Selon l’article 691 du code de procédure pénale, « il existe au siège de chaque tribunal de grande
instance ou de chaque section de tribunal, un tribunal pour enfants et un juge des enfants ». Ce tribunal
est compétent pour connaitre des infractions qualifiées crimes ou délits, imputées aux mineurs de dix-
huit ans. Il connait les affaires dans lesquelles sont impliquées les mineurs et des majeurs. Il est aussi
compétent pour connaitre des cas ou la santé, la moralité ou l’éducation des mineurs sont en danger. Et
le juge peut à cet effet ordonner des mesures d’assistance éducative. Dans chaque cas, le Juge peut
ordonner une mesure d'assistance éducative à la requête du Gardien ou du tuteur, du mineur lui-même
ou du Ministère Public. Le Juge peut se saisir d'office à titre exceptionnel.

Le juge des enfants est nommé par décret du Président de la République sur proposition du Conseil
Supérieur de la Magistrature.

En somme, le tribunal de grande instance a des formations spécifiques en fonction de la matière : un


tribunal du travail, un tribunal pour enfants, un tribunal administratif, des chambres civiles et des
chambres correctionnelles. Les jugements rendus par cette juridiction sont susceptibles d’appel devant
la Cour d’appel.

II – LES JURIDICTIONS DE 2E DEGRE

A- LES COURS D'APPEL


Au Congo, il peut être créé une Cour d'Appel par Région ou Commune Autonome. Les Cours d’appel
constituent la juridiction de second degré qui juge les appels de juridiction de l’ordre civil, pénal,
commercial, social et administratif, sauf les arrêts des cours criminelles. Les Cours d’appel sont au
nombre de quatre au Congo-Brazzaville (Brazzaville, Pointe noire, Dolisie, Owando). Elles sont

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composées de différentes chambres en fonction de la matière concernée : une ou plusieurs chambres


civiles, une chambre correctionnelle, une chambre administrative, une chambre commerciale, une
chambre sociale, une chambre d’accusation et une cour criminelle.

1. La compétence des Cours d'appel


Les formations juridictionnelles des Cours d'Appel rendent des arrêts. Ces arrêts sont susceptibles de
pourvoi en cassation devant la Cour Suprême.

Les Cours d'Appel connaissent en dernier ressort des appels des jugements rendus en premier ressort
par les Tribunaux de Grande Instance, les Tribunaux d'Instance, les Tribunaux de Travail, les
Tribunaux Administratifs, les Tribunaux de Commerce, les Tribunaux Militaires et généralement des
jugements rendus en premier ressort seulement par toute juridiction de leur ressort pour laquelle
aucune juridiction spéciale d'appel n'est désignée par la loi.

En premier et dernier ressort, les cours d’appel connaissent : Des litiges relatifs à la désignation par
voie d'élection des assemblées, corps ou organisme, à l'exclusion des litiges relatifs aux élections des
collectivités territoriales, municipales, législatives et présidentielles ; Des litiges relatifs à l'assiette, au
taux de recouvrement des contributions directes, des taxes assimilées et des impositions de toutes
natures perçues en matière de contributions directes et notamment des demandes ou décharge ou
réduction formulées par les contribuables ainsi que des demandes en annulation des actes de saisies ou
de poursuites administratives et elles reçoivent les serments qui relèvent de leur compétence.

2. L’organisation des Cours d'appel


La Cour d'Appel composée de magistrats du 1er grade nommés par décret du Président de la
République sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature comprend : - un Président, un
Vice-Président et des Présidents de Chambres ; - des Conseillers à la Cour ; - le Ministère Public est
constitué par le Procureur Général près la Cour d'Appel. Il lui est adjoint un Avocat Général et des
Substituts Généraux.

Le Greffe de la Cour d'Appel comprend : Le Greffier en Chef et des Greffiers nommés par arrêté du
Garde des Sceaux, Ministre de la Justice parmi les membres du Corps des Greffiers. Le Greffe de la
Cour assure sous l'autorité et le contrôle des deux Chefs de Cour les missions suivantes : - tenir la
plume aux audiences, mentionner fidèlement, dans les registres appropriés, les déclarations des parties
et leur conseil, les demandes de donner acte et les données actes ; - noter tous les incidents d'audience ;
- rédiger les troubles d'audience et autres faits sous la dictée du Président ; - établir les minutes des
arrêts.

3. Les formations de la cour d’appel

La Cour d'Appel adopte les formations Juridictionnelles suivantes :

 Une ou plusieurs chambres Civiles compétentes pour connaître des appels en matière civile ;
 Une ou plusieurs chambres commerciales compétentes pour connaître des appels en matière
commerciale ;
 Une ou plusieurs chambres administratives compétentes pour connaître des appels en matière
administrative ;
 Une ou plusieurs chambres correctionnelles compétentes pour connaître des appels en matière
correctionnelle ou contraventionnelle des tribunaux correctionnels et des tribunaux militaires.
 Une ou plusieurs chambres sociales, compétentes pour connaître des appels en matière sociale.

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 La Cour Criminelle, compétente pour juger les crimes commis par les civils ou les militaires
dans le ressort de la Cour d'Appel ainsi que les délits et contraventions qui leur sont connexes.
Néanmoins lorsqu'il se révèle que les infractions principales reprochées aux accusés ne sont
pas des crimes, la Cour Criminelle a plénitude de juridiction pour juger les accusés renvoyés
devant elle. Elle ne se dessaisit pas au profit de la juridiction pénale normalement compétente.
 La chambre d’accusation est le second degré d’instruction des affaires pénales. Ainsi elle est
compétente pour juger les appels des ordonnances rendues par le juge d’instruction, elle est le
second degré d’instruction des affaires criminelles, un arrêt de la chambre d’accusation
renvoie devant la Cour criminelle.
Les formations de la Cour d'Appel, sauf la Cour Criminelle comprennent un Président et deux
Magistrats. La Cour Criminelle comprend trois Magistrats dont un Président et six Jurés. Lorsqu'elle
statue sur les infractions militaires, les jurés sont militaires et le Ministère Public est tenu par un
Magistrat Militaire, sous réserve du droit reconnu au Procureur Général de tenir lui-même le siège du
Ministère Public.

Le Président de la Cour d'Appel est le Président de la Chambre civile.

Le Procureur Général occupe le siège du Ministère Public devant toutes les formations
juridictionnelles de la Cour d'Appel.

Le Procureur Général près la Cour d'Appel est chargé de veiller à l'application de la loi dans toute
l'étendue du ressort de la Cour d'Appel et d'assurer l'exécution des décisions juridictionnelles. Il reçoit
des Procureurs de la République près les Tribunaux de Grande Instance et des Tribunaux d'Instance un
état mensuel des affaires de leur ressort au plus tard le 5 du mois suivant.

B- LA COUR DES COMPTES ET DE DISCIPLINE BUDGETAIRE

La Cour des comptes est la juridiction compétente en matière de gestion financière et comptable de
l’Etat, des collectivités locales et établissements publics. Elle est chargée de contrôler les comptes des
administrations et des entreprises et établissements publics.

Au Congo, la cour des comptes est représentée par la cour des comptes et de discipline budgétaire
(CCDB). L’article 189 de la constitution de 2015 dispose qu’« Il est institué une Cour des comptes et
de discipline budgétaire ». Elle siège à Brazzaville.

1. La compétence
La CCDB est la juridiction compétente en matière de gestion financière et comptable des deniers de
l'Etat, des collectivités locales, des établissements publics quel que soit leur caractère, des entreprises
d'Etat, des entreprises d'économie mixte, des organismes de prévoyance et de sécurité sociales, des
organismes subventionnés et généralement de tous les organismes personnalisés ou non que la loi a
soumis à sa juridiction et à son contrôle. Ses arrêts définitifs sont susceptibles de recours en cassation
devant la Cour Suprême ou de pourvoi en révision devant la Cour des Comptes elle-même.

En ce qui concerne les administrations publiques de l'Etat, et des collectivités locales, les
établissements publics et les entreprises d'Etat, la Cour des Comptes exerce aussi bien des attributions
juridictionnelles, de discipline budgétaire que de contrôle des administrations.

Sur le plan juridictionnel, elle juge les comptes des ordonnateurs et des comptables publics ainsi que
des personnes déclarées comptables de fait. Elle juge les comptes des comptables matières qui sont

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proposés à la garde, à la conservation et à la manutention des biens meubles et immeubles de l'Etat,


des collectivités locales, des établissements publics et des entreprises d'Etat ;

Sur le plan de discipline budgétaire, elle sanctionne les fautes de gestion commises à l'égard de la
législation et de la réglementation financière. Elle sanctionne les errements commis à l'égard de la
législation et de la réglementation en matière de passation des marchés et contrats. Elle sanctionne les
infractions à la morale administrative.

Au sens de l’article 9 de la loi, « La Cour des Comptes exerce les attributions de contrôle sur l'activité
des organismes d'économie mixte, des organismes de prévoyance et de sécurité sociales, des
organismes subventionnés et généralement tous les organismes personnalisés ou non que la loi a
soumis à son contrôle ». La Cour des Comptes établit un rapport annuel. Elle peut être consultée et
peut donner des avis. La Cour est habilitée à se faire communiquer périodiquement tous documents de
quelque nature que ce soit relatifs à la gestion des services, organismes et entreprises soumis à son
contrôle. Elle a pouvoir d'entendre tout Directeur ou Chef de Service ou tout gestionnaire de fond
publics, tout membre des institutions et corps de contrôle.

En ce qui concerne ses attributions de contrôle, la Cour des Comptes exerce son contrôle sur tous les
ordonnateurs des collectivités locales. Elle atteste, par déclaration de conformité, la concordance
générale des écritures des ordonnateurs et des comptables.

Elle contrôle les établissements publics à caractère industriel et commercial, des entreprises d'Etat
ainsi que les sociétés d'économie mixte dans lesquels l'Etat, les collectivités locales et les
établissements publics détiennent séparément ou conjointement plus de 30 % du capital sont contrôlés
par la Cour des Comptes.

Elle contrôle aussi les organismes de sécurité sociale. En effet les organismes de droit privé jouissant
de la personnalité civile et de l'autonomie financière, assurant en tout ou en partie la gestion d'un
régime légal de sécurité sociale, sont contrôlés par la Cour des Comptes. Le contrôle porte sur
l'ensemble des activités exercées par ces organismes envisagés sous leurs différents aspects ainsi que
sur les résultats obtenus.

2. Les infractions et des sanctions


Tout comptable qui n'a pas présenté son compte dans les délais prescrits par les lois et règlements peut
être condamné par la Cour à une amende dont le montant est fixé à 10.000 francs (environ 15€) au
maximum par mois de retard.

De même, tout comptable qui n'a pas répondu aux injonctions prononcées sur ses comptes dans le
délai prescrit peut être condamné par la Cour à une amende de 5.000 francs (environ 8€) au maximum
par injonction et par mois de retard, s'il ne fournit aucune excuse jugée pertinente par elle au sujet de
ce retard.

Dans le cas où une gestion fait l'objet des poursuites prévues par le Code Pénal, le Comptable de fait
peut être condamné, par la Cour à une amende calculée suivant l'importance et la durée du maniement
des deniers et dont le montant ne peut dépasser le total des sommes indûment maniées.

Tout fonctionnaire civil ou militaire, tout agent de l'Etat, tout membre de Cabinet de Ministre,
Secrétaire ou Sous-Secrétaire d'Etat et généralement tout membre du Gouvernement qui aura engagé
une dépense, sans avoir obtenu le visa du Directeur du Contrôle Financier dans les conditions
prescrites par la réglementation sur le contrôle financier de l'Etat ou qui malgré le refus de visa opposé
par le Directeur du Contrôle Financier à une proposition d'engagement et de dépense aura passé outre

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sans avoir obtenu l'avis conforme du Ministre des Finances ou qui engage des dépenses sans avoir reçu
à cet effet délégation de signature sera passible d'une amende dont le maximum pourra atteindre le
montant du traitement brut annuel qui lui était alloué à la date à laquelle le fait a été commis.

Tout agent de l'Etat, tout membre d'un Cabinet de Ministre, Secrétaire ou Sous-Secrétaire d'Etat et
généralement tout membre du Gouvernement, tout agent des collectivités locales, des établissements
publics, des établissements, sociétés ou organismes visés par la présente loi, et généralement de tout
organisme bénéficiant du concours financier de l'Etat ou dont les résultats d'exploitation intéresse le
Trésor Public par suite d'une disposition statutaire ou réglementaire prévoyant une participation aux
bénéfices et aux pertes qui, en dehors de cas prévus au précédent article, aura enfreint les règles
relatives à l'exécution des recettes et des dépenses des collectivités précitées ou la gestion des biens
leur appartenant, sera passible d'une amende dont le minimum ne pourra être inférieur à 60.000 francs
(environ 90€)et dont le maximum pourra atteindre le montant du traitement ou salaire brut annuel qui
lui était alloué à la date de l'infraction. Toutefois, lorsque les faits incriminés constituent une gestion
de fait, celle-ci demeure soumise aux dispositions prévues en pareil cas par la loi.

Tout fonctionnaire ou agent qui, dans l'exercice de ses fonctions aura procuré ou tenté de procurer à
ceux avec lesquels il contracte un bénéfice au moins double à dire d'experts du bénéfice normal, par
suite de défaut de publicité ou de concurrence ou par manque de diligence, sera passible d'une amende
dont le minimum atteindra le montant du traitement brut annuel qui lui était alloué à la date à laquelle
il a contracté.

Les auteurs des faits signalés ci-dessus ne sont passibles d'aucune sanction s'ils peuvent exciper d'un
ordre écrit, préalablement donné à la suite d'un rapport particulier à chaque affaire par leur supérieur
hiérarchique ou par leur Ministre dont la responsabilité se substituera dans ce cas à la leur.

Dans le cadre de son activité, elle peut requérir dans toutes les affaires soumises à son jugement ou à
son contrôle. Elle peut ordonner communication d'office.

3. Saisine de la CCDB
Ne peuvent saisir la cour des comptes par l'organe du Ministère Public que le Président de la
République, le Président de l'Assemblée Nationale, le Président du Sénat, le Premier Ministre, Chef du
Gouvernement, le Ministre des Finances, le Ministre de la Justice ainsi que les Ministres pour les faits
relevés à la charge des fonctionnaires et agents placés sous leur autorité.

4. L’organisation de la cour des comptes


La Cour des Comptes est composée d'un Président, d'un Vice-Président, de quatre Présidents de
Chambres et de Conseillers. Les Conseillers à la Cour des Comptes sont nommés par décret pris en
Conseil des Ministres sur proposition conjointe du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et du
Ministre des Finances pour les fonctionnaires et par décret du Président de la République sur
proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature, pour les Magistrats.

Le Ministère Public est constitué par le Procureur Général près la Cour des Comptes, un Avocat
Général et des Substituts Généraux, tous Magistrats.

Le Greffe de la Cour des Comptes comprend : un (1) Greffier en Chef et des Greffiers nommés par
arrêté du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice parmi les membres du Corps des Greffiers.

Le Procureur Général occupe le siège du Ministère Public devant toutes les formations
juridictionnelles de la Cour des Comptes. Il prend des réquisitions écrites et orales dans toutes les
affaires qu'il soumet au jugement de la Cour ou dans celles pour lesquelles la Cour a ordonné la

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communication d'office. Il suit devant la Cour l'instruction et le jugement des demandes à fin de
révision pour cause d'erreur, omissions double ou faux emplois. Toutes les fois qu'une prévention de
faux ou de concussion est relevée contre un comptable, le Procureur Général est entendu dans ses
réquisitions avant d'y être statué.

III – LES JURIDICTIONS DE 3E DEGRE

A- LA COUR SUPREME

La Cour suprême a son siège à Brazzaville. Son ressort est constitué par l’ensemble du territoire
national et son pouvoir de contrôle de l’interprétation des lois s’exerce sur toutes les juridictions
nationales, hors mis la Cour constitutionnelle.

1. Compétences

La Cour suprême est compétente pour connaître des pourvois formés contre les jugements rendus en
premier et dernier ressorts en toutes matières par toutes les juridictions et par les organismes
administratifs à caractère juridictionnel ainsi que des pourvois formés contre les arrêts des Cours
d’appel, pour incompétence, violation de la loi, de la coutume et des principes du droit. La Cour
suprême connaît aussi des recours contre les décisions ou les recommandations exécutoires des
conseils d'arbitrage ou des commissions de recommandation et contre les sentences arbitrales qui
sanctionnent le règlement des conflits soumis à des clauses compromissoires. La procédure devant la
Cour suprême doit être diligentée par un avocat à peine d’irrecevabilité.

La Cour Suprême est, en outre, compétente pour connaître :

 des demandes en révision ;


 des règlements de juges pour trancher les conflits de compétence surgis entre les juridictions
correctionnelles ;
 des demandes de renvoi d'une juridiction à une autre en matière criminelle, correctionnelle ou
de police pour cause de suspicion légitime, de sûreté publique, d'interruption du cours de la
justice ou pour une bonne administration de la justice ;
 des demandes de prise à partie contre une juridiction ou contre un magistrat individuellement ;
- des contrariétés des décisions juridictionnelles rendues en dernier ressort, entre les mêmes
parties et sur les mêmes moyens par différentes juridictions ; - des crimes et délits commis par
un magistrat ;
 de l'instruction des procédures diligentées contre les magistrats justiciables de la Haute Cour
de justice ;
 des pourvois en cassation avec droit d'évocation contre les décisions rendues par les cours
criminelles. Hors mis le contrôle de l’activité juridictionnelle des cours et des tribunaux, la
Cour suprême donne des avis. Elle peut être consultée par le Président de la République, le
Gouvernement sur les projets de règlement, et les membres du bureau du Parlement sur toutes
les questions pour lesquelles son intervention est prévue par la Constitution ou la loi.

La Cour Suprême peut ainsi être consultée, sous réserve de trois conditions :

 il faut que les dispositions légales ou réglementaires, qui régissent la matière, n'y fassent pas
obstacle ;
 il faut que l'autorité investie du pouvoir de décider ne se considère pas liée par la proposition
ou l'avis formulé ;
 il faut que l'autorité, qui saisit la Cour Suprême, à l'exception du Président de la République,
du bureau du Parlement, soit compétente sur la question sur laquelle elle souhaite obtenir
l'avis de la Cour Suprême.

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2. Organisation

La Cour Suprême est composée d'un Premier Président, d'un Vice-Président, de cinq Présidents de
chambre et de seize juges. Le Ministère public est constitué par le Procureur Général près la Cour
Suprême. Il est assisté d'un Premier Avocat général et de cinq Avocats généraux.

Les membres de la Cour Suprême ne peuvent être poursuivis, arrêtés, détenus ou jugés, en matière
pénale, qu'avec l'autorisation du Bureau de la Cour Suprême. Le greffe de la Cour Suprême est dirigé
par un Greffier en chef qui assure le secrétariat des chambres et de l'assemblée générale consultative.
Il est choisi parmi les plus gradés des greffiers en chef des cours et tribunaux. Le Premier Président de
la Cour Suprême préside la Première Chambre civile, la Chambre mixte, les Chambres réunies,
l'assemblée générale consultative ainsi que toute autre formation de la Cour Suprême lorsqu'il le juge
utile. Le Premier Président de la Cour Suprême est suppléé par le Vice-Président et, à défaut, par le
Président de Chambre ayant le rang le plus élevé.

3. Les formations

Les différentes formations sont :

 Deux Chambres civiles


 Une Chambre pénale, elle juge aussi en premier et dernier ressorts les crimes et délits commis
par les magistrats. Elle a un droit d'évocation facultatif en matière criminelle.
 Une Chambre administrative et financière. Elle reçoit les recours formés contre les décisions
de la Cour des comptes et de discipline budgétaire
 Une Chambre sociale
 Une Chambre commerciale (Désormais CCJA).
 La Chambre mixte connaît les pourvois ayant donné lieu à des divergences d’interprétation
entre deux ou trois Chambres. Elle est saisie, par ordonnance du Premier Président de la Cour
Suprême, soit à son initiative, soit à celle des Présidents des Chambres intéressées.
 Les Chambres réunies comprennent les membres des Chambres civiles, de la Chambre
administrative et financière, de la Chambre pénale, de la Chambre commerciale et de la
Chambre sociale. Elles sont compétentes pour statuer sur le deuxième pourvoi en cassation
dans la même affaire, entre les mêmes parties. Les Chambres réunies sont saisies par un arrêt
de la Chambre à laquelle l'affaire est distribuée. Le Vice-Président préside la deuxième
Chambre civile. Les Présidents des Chambres président leurs chambres respectives. Ils sont
suppléés, en cas d'absence ou d'empêchement, par le plus ancien des magistrats de la
Chambre. A l'exception des Chambres réunies, chaque Chambre comprend un Président de
Chambre et deux magistrats. Le Procureur Général près la Cour Suprême occupe le siège du
Ministère public devant toutes les formations de la Cour Suprême. Il est secondé par le
premier Avocat général et des Avocats généraux qu'il affecte, individuellement, à une ou
plusieurs formations de la Cour Suprême. Il présente des réquisitions écrites sur chaque affaire
devant venir à l'audience. Il peut, s'il le juge utile, occuper le siège du Ministère public devant
toutes les juridictions nationales. Il a autorité sur tous les parquets du Congo qui peuvent être
requis par lui aux fins d'engager ou de faire engager des poursuites ou de saisir tel juge
d'instruction ou telle juridiction de jugement compétente. Il veille à l'application de la loi
pénale à travers le contrôle qu'il exerce :
o sur les enquêtes diligentées par la police ou la gendarmerie ;
o sur la régularité des arrestations, des gardes à vue, des incarcérations, des détentions et
le fonctionnement de l'administration pénitentiaire ;
o sur la mise en mouvement de l'action publique devant les juridictions pénales ;
o sur la participation active du Ministère public aux audiences civiles. Il peut prendre ou
faire prendre d'urgence des mesures provisoires indispensables au rétablissement de la
légalité. Ces mesures demeurent en vigueur jusqu'à la décision de la juridiction
compétente.

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B- LES AUTRES COURS

B1- COUR CONSTITUTIONNELLE

La Cour constitutionnelle du Congo est la haute juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle.

1. Compétence de la cour constitutionnelle

Elle est juge de la constitutionnalité des lois, des traités et accords internationaux. La Cour
constitutionnelle est l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et des activités des
pouvoirs publics. Elle veille à la régularité de l’élection du Président de la République, des opérations
et en proclame les résultats définitifs. Elle examine les réclamations et proclame les résultats définitifs
du scrutin. La Cour constitutionnelle est juge du contentieux des élections législatives et sénatoriales.
A ce titre, elle examine les recours relatifs à la contestation des candidatures et aux résultats de ces
élections. Le contentieux des autres élections relève des juridictions ordinaires.

2. Composition de la cour constitutionnelle

La Cour constitutionnelle est composée de neuf membres nommés pour un mandat de quatre ans
renouvelable deux fois. Depuis la Constitution du 25 octobre 2015, le Président de la République n’est
plus le seul à nommer les membres de la Cour constitutionnelle. En effet, désormais il nomme trois
membres de la Cour, tandis que les Présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale et la Cour
suprême en nomment deux chacun, soit neuf membres au total. La Cour suprême les choisi parmi ses
membres. Le Président de la Cour constitutionnelle est nommé par le Président de la République parmi
ses membres. Il a voix prépondérante en cas de partage égal des voix.

Il est à rappeler que les fonctions de membre de la Cour constitutionnelle sont incompatibles avec
celles de membre du Gouvernement, du Parlement ou de la Cour suprême. Les personnalités
condamnées pour forfaiture, haute trahison, parjure ou tout autre crime ne peuvent être membres de la
Cour constitutionnelle. Au moins six membres de la Cour constitutionnelle doivent jouir d’une grande
expérience dans le domaine du Droit.

3. La saisine de la cour constitutionnelle

La Cour constitutionnelle est saisie par le Président de la République, le Président de l’Assemblée


nationale, le Président du Sénat, le Premier ministre ou par un tiers des membres de chaque chambre
du Parlement. Elle est saisie, pour avis de conformité, avant la promulgation des lois organiques ou la
mise en application du règlement intérieur de chaque chambre du Parlement. Dans ce cas, la Cour
constitutionnelle statue dans le délai d’un (1) mois. Toutefois, à la demande expresse du requérant, ce
délai peut être ramené à dix (10) jours s’il y a urgence. La saisine de la Cour constitutionnelle suspend
le délai de promulgation de la loi ou de la mise en application du règlement intérieur.

De même, toute personne peut, soit directement, soit par la procédure de l’exception
d’inconstitutionnalité invoquée devant une juridiction dans une affaire qui le concerne, saisir la Cour
constitutionnelle sur la constitutionnalité des lois et des traités. En cas d’exception
d’inconstitutionnalité, la juridiction saisie sursoit à statuer et impartit au requérant un délai d’un (1)
mois à partir de la signification de sa décision pour saisir la Cour constitutionnelle.

Une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être ni promulguée, ni mise en application. Les
décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux

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pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives, juridictionnelles et aux particuliers. Les
décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours.

B2. LA HAUTE COUR DE JUSTICE

La Haute Cour de justice (HCJ) est compétente pour juger le Président de la République en cas de
manquement grave à ses devoirs. C’est ce qui ressort de l’article 95 de la constitution de 2015 « Le
Président de la République est justiciable devant la Haute Cour de justice. La responsabilité pénale du
Président de la République peut être engagée en cas de manquement grave à ses devoirs,
manifestement incompatible avec l’exercice de sa haute fonction. Dans ce cas, le Président de la
République est mis en accusation par le Parlement réuni en congrès statuant à la majorité des trois
quarts (3/4) de ses membres ».

Toutefois, à la fin de son mandat, ces faits ne pourront plus être poursuivis par la HCJ. En effet
l’article 96 de la même constitution pose le principe de l’impunité présidentielle à la fin de de son
mandat « Aucune poursuite pour des faits qualifiés crime ou délit ou pour manquement grave à ses
devoirs commis à l’occasion de l’exercice de sa fonction ne peut plus être exercée contre le Président
de la République après la cessation de ses fonctions. La violation des dispositions ci-dessus constitue
le crime de forfaiture ou de haute trahison conformément à la loi ».

Par contre, les membres de l’Assemblée nationale et du Sénat, le Premier ministre, les ministres, les
membres de la Cour suprême et les membres de la Cour constitutionnelle, sont justiciables devant la
Haute Cour de justice, pour les actes qualifiés crimes ou délits commis dans l’exercice de leurs
fonctions. Ils sont mis en accusation par le Parlement réuni en congrès statuant par un vote au scrutin
secret, à la majorité des deux tiers de ses membres. Leurs co-auteurs et complices sont également
justiciables devant la Haute Cour de justice, sans qu’il soit nécessaire que l’acte de mise en accusation
les concernant émane du Parlement.

La Haute Cour de justice est composée de députés et de sénateurs élus en nombre égal par leurs pairs,
et de membres issus de la Cour suprême également élus par leurs pairs. La représentation des
parlementaires au sein de la Haute Cour de justice doit refléter, autant que possible, la configuration
politique de chaque chambre du Parlement. La Haute Cour de justice est présidée par le Premier
Président de la Cour suprême. Le ministère public est représenté par le Procureur général près la Cour
suprême.

B3. COUR COMMUNE DE JUSTICE ET D’ARBITRAGE DE L’OHADA

Instituée en application du Traité OHADA, la Cour Commune de Justice et d'Arbitrage (CCJA) est
une juridiction supranationale basée à Abidjan en Côte d'Ivoire. Elle a été créée en 1993. La Cour
commune de Justice et d'Arbitrage de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des
affaires (OHADA) n'a pas pour seul objet d'administrer des arbitrages. Elle est juge de cassation, en
lieu et place des cours de cassation nationales, pour tout contentieux relatif au droit commercial
uniforme. Elle donne également des avis sur les projets de textes de lois, appelés « actes uniformes »
pour l'ensemble des pays de l'OHADA. Elle dispose d'un règlement d'arbitrage.
La CCJA est aussi un centre d'arbitrage. Avec ces trois fonctions consultatives, juridictionnelles et
arbitrales, elle est une institution utile dans le processus d'harmonisation du droit des affaires en
Afrique, qui devra sans doute se réformer pour permettre un traitement plus rapide des affaires.

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Également, en cas de décision judiciaire devenue possible à la suite d'une convention


d'arbitrage manifestement nulle ou inapplicable, la CCJA demeure l'unique instance compétente pour
recevoir un pourvoi en cassation contre ladite décision.
En matière d'arbitrage, elle organise et contrôle le bon déroulement des procédures d'arbitrage : elle
nomme ou confirme les arbitres, est informée du déroulement de l'instance et examine les projets de
sentence, auxquels elle ne peut proposer que des modifications de pure forme. Le règlement de
procédure de la Cour commune de Justice et d'Arbitrage a été adopté par le Conseil des Ministres de la
Justice et des Finances de l'OHADA en 1996. Ce règlement prévoit les règles d'organisation de la
Cour (élection et fonction du président, des juges et du greffe de la Cour, constitution des
Chambres,...), ainsi que les règles de procédure contentieuse et consultative.

La CCJA peut être directement saisie par une partie qui, après avoir soutenu en vain l'incompétence
d'une juridiction nationale statuant en cassation, estime que cette juridiction a méconnu la compétence
de la CCJA.
SCHEMA DE L’ORGANISATION JUDICIAIRE DE LA REPUBLIQUE DU CONGO

COUR CONSTITUTIONNELLE
Contrôle de constitutionnalité
HAUTE COUR DE JUSTICE
Crimes et délits liés aux hautes fonctions politiques
3e degré COUR SUPREME - Cassation
COUR COMMUNE DE JUSTICE ET D’ARBITRAGE
DE L’OHADA (Cassation en matière commerciale)
COURS D’APPEL (Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie,
Owando)
2e degré
COUR DES COMPTES ET DE DISCIPLINE
BUDGETAIRE

TRIBUNAUX MILITAIRES
TRIBUNAUX DE TRAVAIL
1er degré TRIBUNAUX D’INSTANCE
TRIBUNAUX DE GRANDE INSTANCE
TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS
TRIBUNAUX DE COMMERCE

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