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L3 Cas Particuliers Des Bacteries Et Des Virus

Le document présente une leçon sur les bactéries et les virus, mettant en évidence leurs caractéristiques cellulaires distinctes. Les bactéries, en tant que procaryotes, possèdent des structures telles que le nucléoïde, la membrane plasmique, et des plasmides, tandis que les virus, parasites intracellulaires, nécessitent une cellule hôte pour se reproduire et sont classés selon leur morphologie. La leçon aborde également la composition et la structure des parois bactériennes ainsi que des virions.
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L3 Cas Particuliers Des Bacteries Et Des Virus

Le document présente une leçon sur les bactéries et les virus, mettant en évidence leurs caractéristiques cellulaires distinctes. Les bactéries, en tant que procaryotes, possèdent des structures telles que le nucléoïde, la membrane plasmique, et des plasmides, tandis que les virus, parasites intracellulaires, nécessitent une cellule hôte pour se reproduire et sont classés selon leur morphologie. La leçon aborde également la composition et la structure des parois bactériennes ainsi que des virions.
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Inspection d’Académie de Thiès/LCDG/Khombole/Cellule de SVT/Année Scolaire 2017-2018/M.

GUEYE

Leçon 3 : CAS PARTICULIERS DES BACTERIES ET DES VIRUS

Introduction

Les eucaryotes ont une organisation complexe et de nombreux organites. Le matériel génétique est enfermé dans
un noyau entouré d’une enveloppe nucléaire. Ils constituent un très large groupe d’organismes, uni ou
pluricellulaires. Cependant à coté de ces eucaryotes il existe un autre groupe, les procaryotes qui regroupent les
Bactéries et les virus. Quelle est la particularité cellulaire de ces deux organismes vivants ?

I. Les Bactéries

Les bactéries, en tant qu’organismes procaryotes, possèdent un niveau d’organisation bien plus simple que les
cellules eucaryotes. Elles ne présentent pas de noyau, ni d’organites tels les mitochondries ou le réticulum
endoplasmique. Elles sont toutefois caractérisées par de nombreuses structures, qui bien que n’étant pas
systématiquement retrouvées dans chaque genre, semblent être partagées par la plupart des bactéries.

Fig. 1 :………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
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A. Nucléoïde

Le nucléoïde est une région de forme irrégulière, non délimitée par une membrane, dans laquelle est concentré le
chromosome bactérien.

B. Membrane plasmique

La membrane plasmique des bactéries ressemble sur de nombreux points à celle des cellules eucaryotes : elle est
formée d’une double couche de phospholipides, avec des protéines membranaires et quelques chaînes
glucidiques localisées du côté externe. Toutefois, elle ne contient pas de cholestérol. Présente chez toutes les
bactéries, elle est le lieu de plusieurs réactions métaboliques et accomplit un rôle de contrôle des échanges entre
les milieux intérieur et extérieure permettant l’apport des nutriments et l’élimination des déchets ainsi que la
détection des signaux de l’environnement

C. Cytosol (hyaloplasme)

Le cytosol ou hyaloplasme est, chez les procaryotes, la phase liquide qui se trouve entre la membrane plasmique
et le nucléoïde. C’est le siège de la majorité des réactions chimiques du métabolisme. Il contient beaucoup d’eau,
ainsi que des ions et des protéines.

D. Ribosomes

Les ribosomes sont présents dans le cytoplasme. Ce sont des éléments complexes, formés de protéines et d’acide
ribonucléique (ARNr) et sont souvent groupés en amas qu’on appelle polyribosomes ou polysomes. Leur rôle est
de synthétiser les protéines en assurant la traduction de l’information génétique portée par l’ARN messager.

Il est a noté que les ribosomes procaryotes diffèrent de ceux des eucaryotes par leur morphologie et leur
composition chimique [7].

E. Plasmides

Les plasmides sont des fragments d’ADN double-brin (bicaténaire) distincts du nucléoïde, habituellement
circulaires qui peuvent exister indépendamment du chromosome de l’hôte et se répliquer de manière autonome.
Ils sont présents dans de nombreuses bactéries. Les plasmides comportent souvent des gènes conférant des
avantages sélectifs [8] :

Plasmides de résistance : les plasmides de résistance portent des gènes codant pour des enzymes capables
d’inactiver ou de modifier certains antibiotiques et confèrent donc une résistance aux antibiotiques chez les
bactéries qui les contiennent.

Plasmides de virulence : les plasmides de virulence portent des gènes codant pour des toxines ou autres
substances dangereuses, rendant les bactéries plus pathogènes.

Plasmides métaboliques : les plasmides métaboliques portent des gènes d’enzymes qui métabolisent divers
substances telles que des sucres, des pesticides, etc.

Certains plasmides peuvent se transmettre d’une bactérie donneuse à une bactérie receveuse grâce à la
conjugaison bactérienne par l’intermédiaire de pili sexuels (section 1.3.5 page 7).

F. Mésosomes
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Les mésosomes sont des invaginations de la membrane plasmique qu’on trouve chez les bactéries Gram positives
le plus souvent, mais aussi chez les Gram négatives.

Chez les bactéries aérobies, il semble que les enzymes transporteurs d’électrons se trouvent préférentiellement
au niveau de ces mésosomes. L’existence des mésosomes est aujourd’hui discutée. De nombreux bactériologistes
pensent que ce sont des zones de la membrane plasmique plus fragiles qui donnent cette apparence après la
fixation des échantillons pour les observations en microscopie électronique, mais que dans la matière vivante, ces
structures n’existent pas [9] [10].

G. Inclusions cytoplasmiques

De nombreux granules de matière organique ou inorganique, que l’on appelle inclusions cytoplasmiques se
trouvent dans le cytoplasme des bactéries. Les inclusions organiques sont le plus souvent des réserves
énergétiques et contiennent du glycogène ou des lipides. Une inclusion organique remarquable, la vacuole
gazeuse, est présente chez de nombreuses cyanobactéries et leur permet de flotter à la surface. Les inclusions
inorganiques peuvent contenir du phosphate, et parfois du souffre que certaines bactéries emmagasinent
temporairement.

H. Capsule

La capsule est une structure extérieure, plus ou moins épaisse qui entoure la paroi de certaines bactéries. Sa
production n’est pas systématique dans une population bactérienne. Elle est influencée par les constituants du
milieu.

Composition chimique : la constitution de la capsule est le plus souvent polysaccharidique (polymère de


molécules de saccharose), parfois protéique ;

Rôle : la capsule protège la bactérie de la phagocytose et des agents physicochimiques (on dit que c’est un facteur
de virulence) tout en lui permettant d’adhérer plus facilement aux autres êtres vivants ;

Mise en évidence : non colorable par les techniques bactériologiques habituelles, elle peut être mise en évidence
au microscope optique par la réalisation d’une suspension bactérienne dans de l’encre de chine. On observe alors
la capsule sous forme d’un halo clair, on parle de coloration négative (l’échantillon biologique apparaît plus clair
que ce qui l’entoure).

I. Paroi bactérienne

La paroi bactérienne est une enveloppe rigide et résistante, présente chez toutes les bactéries à l’exception des
mycoplasmes. Elle constitue le squelette externe et est responsable de la forme de celle-ci. La bactérie étant très
riche en solutés, sa pression osmotique interne est très élevée. La paroi évite donc l’éclatement de la cellule

La composition de la paroi n’est pas la même d’un groupe de bactéries à l’autre. La coloration de GRAM met en
évidence deux types de parois :

Gram positif La paroi des cellules gram-positives est formée d’une seule couche homogène de peptidoglycane ou
muréine de 20 à 80 nm d’épaisseur qui se trouve à l’extérieur de la membrane plasmique.

Le peptidoglycane des Gram positif est traversé latéralement par de grandes chaînes polymériques qui le relient à
la membrane plasmique : les acides téichoïques. Comme la paroi de ces bactéries est plus épaisse, celles-ci sont
plus résistantes à la déshydratation, aux chocs physiques et aux antibiotiques.

Gram négatif La paroi des bactéries gram-négatives est fort complexe. Elle contient une couche de
peptidoglycane entourée d’une membrane externe épaisse de 10 à 20 nm. Il y a souvent un espace visible au
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microscope électronique entre la membrane plasmique et la membrane externe, cet espace s’appelle espace
périplasmique ou périplasme.

La membrane externe est en contact direct avec le milieu extérieur. Elle est essentiellement composée de
phospholipides organisés en bicouche (partie hydrophile à l’extérieur et partie lipophile à l’intérieur) mais
contient aussi de nombreuses protéines intrinsèques, essentiellement des protéines de transports nommées
porines. La membrane externe est reliée au peptidoglycane par la lipoprotéine de BRAUN.

Énormément de bactéries Gram négatif (par exemple la Salmonella) possèdent aussi un composé nommé
lipopolysaccharide ou LPS. Ce composé immunogène et pathogène s’active lors de la lyse de la bactérie.

J. Flagelles

Les flagelles sont des structures en forme de filaments longs (peuvent atteindre plusieurs fois celle de la bactérie)
et très fins, attachés sous la membrane plasmique, servant au déplacement de plusieurs sortes de bactéries. Ils
sont constitués d’une protéine contractile : la flagelline.

K. Pili

Les pili (singulier pilus) sont des évaginations de la membrane plasmique se situant à la surface de la paroi de
nombreuses bactéries. Ils sont fréquents chez les bactéries Gram négatif et rares chez les Gram positif. On les
distingue en deux catégories, de morphologie et de fonction distincte : les pili communs et les pili sexuels.

Les pili communs sont nombreux (de 100 à 200), courts et rigides. Ils sont constitués par la polymérisation d’une
protéine : la piline. Ils ont un rôle de fixation qui permet aux bactéries de s’attacher aux cellules eucaryotes. Cette
capacité à se fixer est fortement liée au pouvoir infectieux de certaines espèces bactériennes.

Les pili sexuels sont plus longs et moins nombreux (de 1 à 4). Ils permettent l’échange de matériel génétique
entre deux bactéries par le phénomène de conjugaison bactérienne.

II. Les Virus

Un virus (mot latin signifiant poison) est une entité biologique particulière, un agent infectieux touchant tous les
êtres vivants, caractérisé par son incapacité à se multiplier seul par division. Il a besoin pour cela d’utiliser une
cellule hôte, c’est pour cette raison que l’on dit qu’un virus est un parasite intracellulaire obligatoire. Certains
virus n’infectent qu’une seule catégorie de cellules sensibles, alors que d’autres attaquent des catégories variées.
La virologie est la science qui étudie les virus. Elle est étudiée par des virologues ou virologistes.
En dehors d’une cellule vivante, le virus existe sous la forme d’une particule virale appelée virion. Les virions sont
caractérisés par une taille extrêmement réduite (entre 15 et 300 nm) et ne sont, à quelques exceptions près,
observables qu’au microscope électronique.
1. Organisation des virions
A. Acide nucléique
Le génome viral est constitué d’une ou plusieurs molécules d’acide nucléique, qui peuvent être de l’ADN ou de
l’ARN – jamais les deux en même temps – à l’état simple-brin ou double-brin, circulaire ou linéaire. Le nombre de
gènes est quant à lui très variable : de quelques gènes à plus de 1 200.
B. Capside
La capside (du grec capsa, boîte) est une coque de nature protéique qui entoure et protège l’acide nucléique
viral, elle est constituée de sous-unités protéiques appelées capsomères.
Nucléocapside On désigne sous le terme de nucléocapside l’ensemble que constitue la capside protéique du
virus et le génome viral.
C. Enveloppe
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De nombreux virus sont entourés d’une enveloppe qui prend naissance au cours de la traversée des membranes
cellulaires de la cellule hôte. Sa constitution est complexe et présente un mélange d’éléments cellulaires et
d’éléments d’origine virale. On y trouve des protéines, des glucides et des lipides. Les virus possédant une
enveloppe sont appelés virus enveloppés, ceux n’en possédant pas sont les virus nus.
2. Morphologie des virions
La structure de la nucléocapside, souvent géométrique, permet de classer les virions en trois groupes principaux.
A. Virus à symétrie icosaédrique
La capside a la forme d’un icosaèdre (polyèdre régulier à 20 faces) Quelquefois on rencontre d’autres expressions
de même sens mais moins rigoureuses telles que celle de « symétrie sphérique » ou même celle de « symétrie
cubique », car c’est sous ces formes là que la capside apparaît lorsqu’on l’observe à un faible grossissement au
microscope électronique : Exemples : virus de l’hépatite A et B, herpès, fièvre jaune...
B. Virus à symétrie hélicoïdale
L’acide nucléique s’enroule en hélice au sein d’une capside en forme de cylindre creux, conférant une forme de
bâtonnet au virus : Exemples : virus de la mosaïque du tabac (VMT), virus de la grippe...
C. Virus à symétrie complexe
Certains virus sont à symétrie mixte tels de nombreux bactériophages (ou phages, il s’agit de virus n’infectant que
des bactéries) qui ont une tête icosaédrique et une queue à symétrie hélicoïdale : C’est le cas du Mimivirus, un
virus à ADN géant, plus gros que de nombreuses bactéries

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