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Le rapport de stage pratique présente une analyse de l'exportation hors hydrocarbure en Algérie, soulignant l'importance croissante de cette activité pour l'économie nationale. Il met en lumière les défis auxquels font face les entreprises, notamment les petites et moyennes entreprises, dans leur quête d'internationalisation et les mesures mises en place par l'État pour les soutenir. Le document se base sur une recherche théorique et une étude empirique réalisée au sein des douanes algériennes pour évaluer l'impact des réformes douanières sur le développement des exportations.

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Le rapport de stage pratique présente une analyse de l'exportation hors hydrocarbure en Algérie, soulignant l'importance croissante de cette activité pour l'économie nationale. Il met en lumière les défis auxquels font face les entreprises, notamment les petites et moyennes entreprises, dans leur quête d'internationalisation et les mesures mises en place par l'État pour les soutenir. Le document se base sur une recherche théorique et une étude empirique réalisée au sein des douanes algériennes pour évaluer l'impact des réformes douanières sur le développement des exportations.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOGRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTRE DE COMMERCE

DIRECTION GENERALE DES DOUANES

CENTRE NATIONALE DE FORMATION DES DOUANES


ECOLE DES DOUANES A ALGER

RAPPORT FIN DE STAGE PRATIQUE

FORMATION DE PROMOTION AU GRADE


officie de brigade

THEME

L’EXPORTATION HORS HYDROCARBURE EN ALGERIE

FORMATION STAGE PRATIQUE AU NIVEAU

DIRECTION REGIONAL DE BLIDA-INSPECTION DIVISIONNAIRE DES DOUANES BLIDA


DU 02/03/2025 AU 31/03/2025

Présenté par :ABNOUN REDOUANE

Promotion : 2024
Le plus grand merci s’adresse au bon Dieu, le
tout puissant de nous avoir accordé le
courage et la volonté pour accomplir ce
travail.
Nous tenons à adresser notre plus vif
remerciement à touts les profs et encadreurs
Pour nous avoir encadrés et conseillés tout
au long de notre étude.
Nous tenons également à présenter nos
remerciements avec une profonde
reconnaissance et gratitude à nos
remerciements à tout le personnel
de l’ecole des douanes a Alger, pour
nous avoir aider durant
la période de stage.
A toute personne qui nous aidé de prés ou loin
à la réalisation de ce modeste travail.
Dédicaces
Je dédie ce modeste travail à :
A mes très chers filles, qui m’ont encouragé et soutenu tout
au long de mon parcours d’études.

Touts mes amis et copains.


À toute la promotion de E D A (2024/2025).
LISTES DES ABREVIATION

éviation Signification
AGE Autorisations Globales à l’Exportation
AHB Aéroport HOUARI BOUMEDIENE
BAT Bureau des Affaires Techniques
BRQ Bulletin des Renseignements Quotidiens
CACI Chambre Algérienne du Commerce et d’Industrie
CAGEX Compagne Algérienne d’Assurance et de Garantie des Exportations
CID Chef d’Inspection Divisionnaire des Douanes
CNIS Centre National de l’Informatique et des Statistiques
CX Contentieux
DD Déclaration en Détail
DT Droits et Taxes
EAG Effectifs et Affaires Général
EPAL Entreprise Portuaire d’Alger
EPE Entreprise Publique Économique
FGAR Fond de Garantie des Crédits aux PME
FMI Fond monétaire international
FNRDA Fonds National de Régulation et Développement Agricole
FSPE Fonds Spécial pour la Promotion des Exportations
GZALE Grande Zone Arabe de Libre Échange
HH Hors Hydrocarbure
IBS Impôt sur les Bénéfices des Sociétés
IPB Inspection Principale des Brigades
IPS Inspection Principale aux Sections
IPCOOC Inspection Principale aux Contrôles des Operations Commerciales
LFC Loi de Finances Complémentaire
LTA Lettre de Transport Aérien
MADT Magasins et Aires de Dépôts Temporaires
ONACO Office National de Commercialisation
OMC Organisation Mondiale du Commerce
OEA Opérateur Économique Agrée
OSCIP Office pour l’orientation, le Suivi et la Coordination de l’Investissement Privé
PAS Programme d’Ajustement Structurel
PGE Programme Général d’Exportation
PIB Produit Intérieur Brut
PME Petites et Moyennes Entreprises
PROMEX Office de Promotion des Exportations
SAFEX Société Algérienne des Foires et Exposition
SGP Système Généralisé de Préférences commerciales
SIGAD Système Informatique de Gestion Automatisé des Douanes
TAP Taxe sur l’Activité Professionnelle
TPE Très Petite Entreprise
TVA Taxe sur la Valeur Ajoutée
Liste des tableaux:
N° Tableau Page
01 Répartition des INCOTERMS par Type de vente/ Mode de transport 29
02 Répartition des INCOTERMS par Groupe 29
03 Tableau des INCOTERMS 30
04 Les importations de l’Algérie par groupe de produits 57
05 Évolution des exportations de l’Algérie par groupe d’utilisation (2016-201 62
06 Les principaux clients de l’Algérie 66
07 Les principaux fournisseurs de l’Algérie 67
08 Opportunités, Menaces liée a l’entreprise 84
09 Accessibilité, Potentialité, Sécurité 85

Liste des figures :


N° Figure page
01 Stades du cycle de vie d’un produit 13
02 Fonctionnement de la remise documentaire 26
03 Fonctionnement du Crédit Documentaire 27-28
04 L’évolution des importations en Algérie (période 1990-2017) 56
05 Les importations Algérienne par groupe de produits (2016-2017) 58
06 L’évolution des exportations en Algérie (période 1990-2017) 59
07 L’évolution des exportations hors hydrocarbure en Algérie (2000-2017) 61
08 L’évolution des exportations Algérienne par nature (2000-2017) 63
09 Structure des exportations Algérienne par groupe d’utilisation (2016-2017 64
10 Structure des exportations Algérienne par groupe d’utilisation (2017) 64
11 L’évolution de la balance commerciale en Algérie (période 1990-2017) 64
12 Répartition des principaux clients de l’Algérie 67
13 Répartition des principaux fournisseurs de l’Algérie 68
14 L’organigramme de l’IDD a l’AHB Alger 72
15 La démarche d’exportation 91
16 Les étapes de la procédure d’embarquement 95
Sommaire :
Introduction générale.............................................................................................................01

Chapitre I : Les fondements théorique du commerce international..................................04


Introduction.............................................................................................................................04
Section 01 : Généralités sur le commerce international...........................................................04
Section 02 :L’internationalisation des entreprises...................................................................16
Section 03 : La logistique du commerce international.............................................................22
Conclusion...............................................................................................................................30

Chapitre II : Les exportations en Algérie.............................................................................31


Introduction.............................................................................................................................31
Section 01 : L’évolution des politiques commerciales en Algérie..........................................31
Section 02 : La présentation du commerce extérieur en Algérie.............................................55
Section 03 : Les objectifs et contraintes liées à l’exportation..................................................69
Conclusion...............................................................................................................................71

Chapitre III: La présentation d’une opération d’exportation hors hydrocarbure au


niveau de l’aéroport ‘’HOUARI BOUMEDIENE’’ Fret...................................................72
Introduction.............................................................................................................................72
Section 01 : Présentation de l’organisme d’accueil.................................................................72
Section 02 : La démarche méthodologique d’une opération d’exportation.............................79
Section 03 : Étude de cas d’une opération d’exportation hors hydrocarbure..........................92
Conclusion...............................................................................................................................95

Conclusion générale................................................................................................................96
INTRODUCTION GENERALE

INTRODUCTION GENERALE

L’activité d’exportation est devenue une exigence incontournable du monde


d’aujourd’hui soit pour l’État où pour l’entreprise, qui se caractérise par une évolution rapide
et multiforme du commerce mondial découlant de la réduction, voir d’élimination des
barrières à l’échange.
Ainsi, développer ses activités en dehors des frontières nationales est devenue, pour
plusieurs d’entre elles, une nécessité vitale. Pour l’État, l’activité d’exportation occupe une
place prioritaire dans la dynamisation des économies et le renforcement de leur position sur le
marché mondial. Et pour les entreprises, il faut préciser qu’une politique internationale n’est
plus uniquement un moyen d’augmenter leur chiffre d’affaires, mais aussi un impératif de
survie pour plusieurs d’entre elles.

Le commerce extérieur algérien est fortement dominé par l’exportation des produits
énergétiques (pétrole et gaz). Mais avant qu’il soit un pays pétrolier, l’Algérie avait été pour
plus d’un siècle un pays spécialisé dans la production et l’exportation des produits primaires
destinés principalement au marché métropolitain (France). A partir de 1956, l’année de
découvert des premières réserves pétrolières, l’Algérie se voit ouvrir une autre spécialisation,
la production et l’exportation des hydrocarbures, une caractéristique confirmée dès le premier
plan conçu par l’Algérie indépendante.

En effet, les hydrocarbures continuent à constituer la part la plus importante des


exportations globales, contribuant à plus de 98% des recettes des exportations. Cette
dépendance vis-à-vis des ressources pétrolières constitue un handicap majeur de l’économie
algérienne. C’est ce qui a été d’ailleurs montré, dès le milieu des années 1980 période pendant
laquelle l’économie algérienne s’est enfoncée dans une crise, due essentiellement à sa forte
vulnérabilité

L’investissement public est stoppé, la production nationale algérienne a connu un déclin


significatif en raison de la situation générale du pays, marquée par l’insécurité et le recours au
Plan d’Ajustement Structurel (PAS) avec toutes ses conséquences sur le plan économique et
social.

1
Face à ce crucial défi, l’Algérie cherche par ailleurs à opérer une transformation de son
économie pour sortir de la mono-exportation et de la dépendance vis-à-vis de la volatilité des
prix du pétrole brut.

Cependant, pour de nombreuses entreprises notamment les petites et moyennes


entreprises (PME), les frontières nationales constituent toujours un important obstacle à
l’expansion de leur activité, et elles restent donc largement, voire exclusivement tributaires de
leur marché domestique. Plus préoccupant encore, les entreprises nationales n’envisagent
toujours pas de s’internationaliser alors qu’elles sont déjà exposées à une forte concurrence
internationale, y compris au sein de leur propre marché intérieur. Mais pour remédier à cette
situation, l’État mis en place des organismes d’appui et de promotion des exportations, ainsi
que des mesures incitatives, pour faciliter aux entreprises l’accès aux marchés mondiaux.

Pour cela, l’objectif de notre travail de recherche consiste à essayer d’analyser le secteur
des exportations hors hydrocarbures en Algérie et plus exactement les facilitations mis en
place par l’État pour promouvoir cette catégorie d’exportation, notamment les services
douaniers. Ainsi d’essayer par cette étude d’apporter des éléments de réponse à la question
suivante :
 Quelles sont les contraintes et obstacles qui entravent le développement des
exportations hors hydrocarbures en Algérie ?

La réponse à la question principale posée ci-dessus nécessite de poser certaines


questions de développement, à savoir :

 Quelle sont les raisons qui poussent l’entreprise à exporter ?

 Les dispositifs mis en place par le gouvernement sont-ils suffisants ?

Pour tenter de répondre à la problématique posée, nous baserons notre réflexion sur les
hypothèses suivantes :

 H1 : Le risque et la complexité du marché international représente l’obstacle majeur


qui freine le développement des entreprises exportatrices.

2
 H2 : l’aide de l’État aux entreprises exportatrices hors hydrocarbures reste
insuffisante.

Dans l’élaboration de ce travail, et afin d’apporter des réponses concrètes au sujet


évoqués ci-dessus, on a articulé notre plan sur trois chapitres.

Dans les deux premiers, a l’aide d’une recherche bibliographique. Présentera le


commerce extérieur ainsi que ses différentes théories, l’internationalisation des entreprises et
les risques liés au commerce extérieur. Puis lier les résultats de cette recherche avec le cas de
l’Algérie, commençant par la présentation du commerce extérieur en Algérie, plus
précisément les exportations, pour montrer les éléments qui favorisent l’exportation en
Algérie et ceux qui l’entrave.

Le troisième chapitre concerne une étude empirique, basée sur des informations
recueillies au cours d’un stage pratique à l’inspection divisionnaire des douanes à l’aéroport
HOUARI BOUMEDIENE. Alger, Nous examinons dans ce chapitre comment
l’administration des douanes contribue à la promotion des exportations hors hydrocarbures en
Algérie.
L'importance du sujet réside dans la mesure sur laquelle les réformes douanières
peuvent promouvoir le secteur des exportations. Par une étude générale et détaillée de ses
effets et de l’ampleur de leur contribution et de leur capacité à soutenir l’économie nationale,
afin de diversifier la rente nationale hors hydrocarbures en tant que politique alternative à
long terme, le pétrole étant une ressource éphémère soumise aux fluctuations internationales
et l’épuisement.

3
Chapitre 01 : Les fondements théorique du commerce
international

Section1 : Présentation générale du commerce international


Dans cette section, nous allons présenter quelques définitions principales des notions et des
concepts fondamentaux du commerce international des entreprises.

1.1. Le commerce international :


Le commerce international est une source de prospérité pour les nations, il dépend en amont
de l’habilité productive elle-même déterminée sur le long terme par les capacités
d’organisation, le progrès technique et l’innovation, ainsi que la démographie. Le commerce
et avec la guerre et la diplomatie, l’un des trois principaux modes par lesquels les États entrent
en relation. Il est à la fois source de dialogue, de paix et de conflits. L'importance du
commerce international dans l'activité économique mondiale est un fait acquis. Non
seulement l'histoire des faits économiques indique à quel point, le développement a été fondé
sur le commerce international, mais tout au long de l'histoire, les relations internationales ont
pu être déterminantes dans les rapports économiques, sociaux et humains des états.
1.2. Quelques Définitions :
1.2.1. Le commerce extérieur :
Le commerce extérieur est l’échange des biens et services de tous les types entre les différents
pays. Les firmes commerciales des pays industriels vendent des machines et des équipements
aux pays en développement qui à leur tour vendent des matières premières aux firmes des
pays industriels. Les techniques modernes de transport et de commercialisation ont beaucoup
contribué à la croissance internationale. Les développements récents ont plus rapproché les
pays des uns des autres qu’ils ne l’ont jamais été dans le passé et ont beaucoup facilité la
conduite des échanges des informations économiques internationales.

1.2.2. Les exportations :


« Selon la comptabilité nationale : les exportations notées E comprennent la valeur des biens
neufs ou existants qui quittent définitivement le territoire économique, et les services rendus
par les agents résidants aux agent non résidants, et en dehors des services consommés par les
ménages non résidants sur le territoire économique »4.

4
Chapitre 01 : Les fondements théorique du commerce
international

1.2.3. Les importations :


« Selon la comptabilité nationale, les importations notées M comprennent la valeur des biens
neufs ou existants qui entrent définitivement sur le territoire économique, et la valeur des
services rendus par les unités non-résidents aux unités résidents en dehors des services
consommés à l’extérieur par les ménages résidents »5.
2.1. Les risque de l’internationalisation :
Nous distinguons plusieurs types de risques auxquels sont exposées des entreprises qui
s’internationalisent, notamment dans le cadre de leur stratégie d’exportation, ceux-ci peuvent
se manifester soit en amont de la stratégie d’exportation, soit au niveau de transaction
internationale.

2.1.1. Le risque commercial : Il s’agit du risque lié au non-paiement par l’entreprise


importatrice de la somme due, qui peut s’expliquer par son incapacité financière à faire face à
ses engagements (situation d’insolvabilité) ou par sa volonté de ne pas honorer ses dettes
(comportement de mauvais payeur)22.
Le risque commercial se manifeste dès que les clauses du contrat ne sont pas respectées, qui
peut ainsi porter sur les éléments suivant :

- La qualité : Les marchandises doivent être soumises à une norme ou une appellation
d'origine précise sinon celles-ci peuvent être interprétées différemment ce qui causera des
déboires à l’importateur tant auprès de l'administration (douane, répression des fraudes, etc.)
que de sa clientèle23.
- La quantité : si la quantité est inférieure en nombre à la quantité commandée, il aura un
risque de rupture de contrat.

- Le délai d'expédition : chaque retard de livraison peut entrainer une mévente notamment
pour les produits saisonniers, ou l’impossibilité d’importer les marchandises si la date portée
sur la licence d’importation est échue.

2.1.2. Le risque politique :


Ce type de risque concerne l’ensemble des décisions et actions des États qui entravent le
déroulement des contrats [Link] se présente aussi dans le cas d’un conflit interne ou
externe, d’une guerre civile ou d’un mouvement populaire, et aux éventuelles restrictions
5
Chapitre 01 : Les fondements théorique du commerce
international
financières édictées par les autorités du pays de l’acheteur.
Le risque politique « Une instabilité politique et sociale intérieure, des tensions
internationales, un conflit armé bloque ou perturbe les opérations logistiques, douanières et
financières. Les autorités locales ou étrangères imposent un blocus économique pour les
marchandises et interdisent les transferts de devise vers l’étranger» 24, donc, il s’agit des
risques liés au changement de règlementation; douanière, fiscale, bancaire, commerciale et
celle du taux de change et les risques liés aux coûts de transaction économique internationale ;
ces coûts sontsouvent liés, coûts de recherche des partenaires étrangers, coûts de collecte
d’informations sur les marchés étrangers, coût de rédaction des contrats.

2.1.3. Risque de change :


Le risque de change est lié à la volatilité des devises sur le marché des changes ce risque
existe lorsque les entreprises effectuent des opérations commerciales avec l’étranger dans une
devise autre que la monnaie nationale.
Ce risque porte sur la dépréciation de la devise de paiement par rapport à la monnaie locale,
est supporté par l’exportateur et par l’importateur dans le cas d’appréciation de ces devises. Il
s’agit d’un risque de change sur rapatriement, il peut se produire à deux stades différents ;
entre l’offre et la signature du contrat, ou à partir de la signature, et la nature du contrat
jusqu’à l’achèvement des paiements comptant ou à crédit. Il existe différentes expositions au
risque de change.

2.1.4. Les risques de catastrophes naturelles :


Ce risque est lié à la survenance dans le pays de résidence de l'acheteur d'un cataclysme
naturel tel que le tremblement de terre, l'inondation, le raz de marée, le cyclone ou l'éruption
volcanique susceptible d'affecter directement l’activité de l’acheteur et sa solvabilité et de
l'empêcher de s'acquitter de sa dette.

2.1.5. Les risques liés au coût de la prospection de marchés extérieurs


La prospection des marchés étrangers est une étape importante dans la stratégie d’exportation
de l’entreprise, cependant cette démarche comporte plusieurs risques de prospection qui sont
liés aux éléments suivants25:
- L’évaluation du marché.

- La mise aux normes.

6
Chapitre 01 : Les fondements théorique du commerce
international

L’adaptation aux habitudes de consommation demande essentiellement des solutions


techniques.

- La recherche des premiers clients, la mise en place d’un réseau, l’établissement d’un
partenariat pour pénétrer un nouveau territoire demandant à l’entreprise de nombreuses
compétences.

2.1.6. Les risques liés au transport des marchandises


Les marchandises sont exposées à plusieurs risques lors son acheminement : détériorations,
pertes de poids résultant d’un accident ou événement de transport, d’un incendie (risque
courant), d’une grève, d’un vol, d’une émeute, une guerre (risque optionnels).

Section 03 : La logistique du commerce extérieur.


3.1. Les moyens de paiement
C’est l’instrument utilisé pour le règlement de l’expédition. Il existe plusieurs techniques de
règlement à l’international.

Le virement bancaire international est le transfert d'un compte à un autre, opéré par une
banque sur ordre de l'importateur (débiteur), au profit de l'exportateur (le créancier). L'ordre
peut être en monnaie nationale ou en devises étrangères.
 Avantages et inconvénients
Plusieurs avantages peuvent être énoncés au bénéfice du virement :
- la sécurité des transferts est assurée grâce à des procédures de contrôle très sophistiquées.
- le virement est rapide et ne coûte pas cher.
- Facilité d’utilisation.
- Le système fonctionne 24h sur 24.
En termes d’inconvénients, nous retiendrons que :
- Le virement international ne constitue pas une garantie de paiement, sauf s'il est effectué
avant l'expédition de la marchandise.
- L'ordre de virement est laissé à L'initiative de l'importateur.
- Il ne protège pas l'entreprise contre le risque de change dans le cas d'un virement en devises

7
Chapitre 01 : Les fondements théorique du commerce
international

3.2. Les incoterms


Les Incoterms (International Commercial Terms) sont des termes commerciaux,
publiés par la Chambre de commerce internationale à Paris depuis 1936 pour régir le partage
des frais et des risques entre un vendeur et un acheteur.
Ces termes définissent les responsabilités et les obligations d'un vendeur et d'un
acheteur dans le cadre des contrats commerciaux internationaux, notamment en regard de la
livraison de la marchandise (chargement, type de transport, assurances…) et des obligations
documentaires du vendeur. Les incoterms ont trois fonctions :
 Ils répartissent les frais de transport entre l’acheteur et le vendeur.
 Ils définissent le lieu de transfert des risques, c'est-à-dire qui du vendeur ou de
l'acheteur aura à supporter l'avarie en cas de mauvaise exécution du transport.
 Ils déterminent les obligations de livraison qui incombent, en terme de délai, au
vendeur (exemple : CIP Tunis, avec expédition au plus tard de France le…)
 La norme Incoterms 2000 définit 13 incoterms que l’on peut classer de 3 manières :
par mode, par type de vente ou par groupe.

Tableau N°01 : Répartition des INCOTERMS par type de vente/ Mode de transport
Mode de TransportV vente au départ vente a l’arrivé
Tout Mode WEXW D DDU
FFFCA DDP
F CPT
CICIP
Terrestre D DAF
Maritime F FAS D DES
FOB DEQ
F CFR
CI CIF

- Vente départ: La marchandise voyage, sur le transport international, aux risques et


périls de l'acheteur.
8
Chapitre 01 : Les fondements théorique du commerce
international
- Vente à l’arrivée: La marchandise voyage, sur le transport international, aux risques
et périls du vendeur.

Tableau N° 02: répartition des INCOTERMS par groupe


Group E (Départ) E EXW
Group F (Transport principal non payé) F FAC, FCA, FOB
Group C (Transport principal payé) C CRF, CIF, CPT, CIP
Group D (Delivrer) D DAF, DES, DEQ, DDU, DDP

Tableau N° 03: Tableau des INCOTERMS


EXW FAS FCA FOB CFR CPT CIF CIP DAT DAP DDP
Conditionnement & V V V V V V V V V V V
Emballage
Empotage A V V V V V V V V V V
chargement à l’usine
Pré-acheminement A V V V V V V V V V V
Dédouanement A V V V V V V V V V V
Export
Opérations A A A A/V V V V V V V V
d’embarquement
Transport principal A A A A V V V V V V V
Assurances A A A A A A V V V V V
débarquement A A A A A A A A V V V
Dédouanement A A A A A A A A A A V
Import
Post-acheminement A A A A A A A A A V V
Déchargement A A A A A A A A A A/V A/V

Conclusion

9
Chapitre 01 : Les fondements théorique du commerce
international
Au terme de ce chapitre, nous conclurons qu’un pays puisse exporter, il doit disposer
des meilleurs conditions dans la production de biens pour lesquels ils disposent de l’avantages
comparatif, il doit se spécialiser dans la production des biens qui demandent une main
d’oeuvre intense.
L’internationalisation représente souvent une forte opportunité de développement. Ce dernier
est justifié par des facteurs liés à l’entreprise d’avoir conquérir de nouvelles parts du marché,
d’accroitre sa notoriété, son influence, son chiffre d’affaire, de diversifier ses
approvisionnements et ses débouches.
Avant toute activité, les entreprises désirant de s’implanter à l’extérieur du marché local
doivent d’abord faire une analyse pour identifier et de déterminer les risques liés à
l’international.

10
10
Chapitre 02 Les exportations en Algérie

Chapitre II : Le Commerce extérieur en Algérie

Le commerce extérieur en Algérie se caractérise par une forte dépendance vis-à-vis des
prix du pétrole. Dans le cadre du développement des exportations algériennes notamment celles
des produits hors hydrocarbures, les autorités algériennes ont mené une série de mesures de
soutien et d’accompagnement des entreprises exportatrices, notamment suite à la période de crise
de 1986 et à la crise financière de 2008, qui a touché le développement des entreprises algériennes
en particulier et de l’économie algérienne en général. À cet effet, un ensemble d’actions a été
engagées par les autorités algériennes, et ayant pour objectif principal de libéraliser le commerce
extérieur. Dans ce chapitre, nous allons présenter le commerce extérieur de l’Algérie.

Section 01 : L’évolution des politiques commerciales en Algérie.

1.1. Le processus de libéralisation du commerce extérieur en Algérie

1.1.1. L’évolution du cadre juridique du commerce extérieur.


Nous tenterons ici d’examiner la nature et le contenu du cadre juridique du commerce
extérieur en Algérie. Pour les besoins de cette analyse, nous examinerons successivement: le
cadre réglementaire de 1963 à 1988, les tentatives de libéralisation entre 1988 et 1994, et la
libéralisation du commerce extérieur (après 1994).

[Link]. Période de (1963-1988) «Le monopole de l’État sur le commerce extérieur»


Pendant la période de la planification, les importations et les exportations de l’Algérie
sont passées sous le contrôle exclusif de l’État, et ce en vertu de la loi sur le monopole de
l’État sur le commerce extérieur promulguée en 1978. Cette loi stipule que toute transaction
de vente ou d’achat à l’étranger doit s’effectuer par l’intermédiaire de l’entreprise étatique
détenant le monopole sur les échanges extérieurs du produit en question 1. L’Algérie s’est
engagée depuis la fin des années 1980, à garantir un cadre institutionnel adéquat aux
exigences de l’économie de marché et le développement du secteur privé. De nombreuses lois
ont été promulguées en guise d’encourager l’implantation des entreprises en leur facilitant les
modalités de création, de procédures administratives.

31
 nationalisation de commerce à l’importation
Le fonctionnement réel du monopole de l’État sur les importations est lancé en 1978,
renforcé par la loi N°78/02 du 11 février, bouleverse l’organisation du commerce
extérieur, en nationalisant toutes les transactions sur achats et ventes. L’article premier de
cette loi confère le caractère exclusif du monopole du commerce extérieur aux organismes
étatiques seuls à pouvoir intervenir en matière d’échanges extérieurs. Cette loi met en
avant trois principes fondamentaux:7

La confirmation formelle du principe de l’intervention étatique « exclusive » au niveau du

B. Le régime du commerce d’exportation


Durant cette période, les exportations étaient gérées de la même façon que les
importations, par des organismes publics dotés d’un monopole, tels que l’office national de
commercialisation (ONACO). Le régime des exportations a évolué en deux périodes : La période «
porte ouverte », la période « monopole de l’État »8.

 Phase de porte ouverte (période 1974-1978)


Cette période est caractérisée par la liberté du commerce à l’exportation, soutenue par
l’ordonnance 74/11 du 30 janvier 1974, qui a suspendu l’exercice des monopoles à
l’exportation par les entreprises publiques. Cette liberté intéresse les produits nationaux et
réexportés après ouvrage. Par contre, la réexportation en l’état de produits importés, elle est
soumise à l’autorisation du ministère du commerce 9. Cependant, cette liberté à l’exportation
connaît quelques limitations concernant certains produits (comme les farines, les pâtes
alimentaires etc.) qui sont contingentés ou complètement interdit à l’exportation, et les
produits libérés susceptibles d’être exportés sur autorisation du ministère du commerce10.

 Phase de monopole de l’État (période 1978-1986)


En février 1978, le ministère des finances et de l’économie a imposé la loi 78/02 relative
au monopole d’État sur le commerce extérieur. D’après l’article «1» de cette loi « les
exportations de biens, fournitures, services de toutes natures sont du ressort exclusif de
l’État»11, ce qui, signifie que tout contrat avec une entreprise étrangère ne peut être conclu que
par l’État.
Cette législation relative à la mise en œuvre du monopole de l’État sur le commerce
extérieur, a été à l’origine de la formulation par le ministère du commerce, d’un programme
générale d’Exportation (PGE) et mise en place annuellement par le gouvernement.

16
321
Ce programme est géré soit des Autorisations Globales d’Exportation (AGE) qui intéressent
les entreprises publiques, soit des licences d’exportation, quand il s’agit des entreprises
privées.
Le monopole sur le commerce extérieur, dans l’expérience algérienne, se situe au
carrefour de trois objectifs à atteindre. Il est comme instrument de planification, de contrôle
des changes et un outil opérationnel. La crise du système productif algérien n’a fait que
révéler les lacunes de la stratégie adoptée par les pouvoirs publics algériens.
En effet, les résultats ont été fortement éloignés des espérances et l’économie algérienne
souffre d’énormes handicaps. Les relèvent de divers domaines, nous en citons les principales
comme suit:

Surcoût des investissements et faible utilisation des capacités de production.

Dépendance extérieur en termes de la maîtrise technologique.

Faible contribution de l’agriculture au PIB et dépendance alimentaire ;

Fardeau de la dette et poids de la contrainte extérieure ;

La crise du rapport salarial due à l’absence de procédures de régulation du travail.

[Link]. Période de (1988-1994) « Les tentatives de libéralisation du commerce


extérieur »
A partir de 1988, l’Algérie a tenté de libéraliser son commerce extérieur, à travers de
nombreuses réformes économiques ayant comme objectif l’assainissement de l’économie
nationale. Le premier texte dans ce contexte était la loi 88/01, sur l’autonomie des entreprises
publiques économique (EPE), qui a conduit à des changements significatifs, telle que la
suppression des AGI et le plan général d’importation. Trois autres textes on été mis en place:

16
331
La loi 88/29 qui apporte les premiers changements au régime du commerce extérieur

prévalent depuis 1978, conférant l’exercice du monopole de l’État à travers des concessions
accordées à des entreprises publiques, organismes publics ou groupement d’intérêt commun.

Au mois de septembre de la même année, le décret 88/167 affirme que le système des

« budgets devises annuels » est un instrument privilégié de régulation des échanges extérieurs
et remplace le système des AGI.

La loi 89-12 qui a été introduit en juillet 1989, apporte une nouvelle politique commerciale

appelée « la vérité des prix », qui ne fait plus de distinction entre l’importation et la
production locale, entre grossistes et détaillants (privé, public), entre distributeur et vendeur.
La démonopolisation du commerce extérieur est soutenue par la loi 90-10 relative à « la
monnaie et le crédit » fondée sur la liberté et l’égalité de traitement. Pour le développement,
toutes les entreprises algériennes qu’elles soient publiques ou privées bénéficient désormais
d’un même traitement. En effet, la Banque d’Algérie élabore un règlement relatif à l’agrément
et à l’installation des concessionnaires en Algérie.
Par la suite, cette mesure a été élargie dans le cadre du décret n ° 91/37 de 13 février 1991
relatif aux conditions d’autorisation de toute personne physique ou morale, inscrite au registre
du commerce algérien, à importer des biens pour les vendre à titre de grossiste.
Tous les produits interdits à importer notamment par les entreprises privées et sans
l’autorisation de ministère du commerce (les céréales, viandes…), peuvent être importés par
le biais de l’instruction du 21 avril 1991, relative aux conditions et règles de financement des
opérations d’importation.
La Banque d’Algérie exige une seule règle pour les opérateurs nationaux et pour les
opérateurs étrangers, qui est la domiciliation bancaire en Algérie.

A. Les encouragements fiscaux


La loi de finance pour l’année 1986, a introduit une exonération fiscale relative à l’impôt
sur les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) sur la partie du chiffre d’affaire des
entreprises (publiques ou privées) réalisé à l’extérieur, et une autre sur le versement forfaitaire
assis sur la masse salariale, cette exemption couvre une période de 1 à 5 ans.

B. Les encouragements en matière de prix

34
341
Le décret 86.46 du 24 décembre 1986, relatif à « l’aide en matière de promotion des
exportations (AMPEX)» institue une subvention aux prix.
Il s’agit de soutien apporté non à l’exportateur, mais aux produits exportés, modulé et
différencié, selon la nature du bien (selon le contenu en valeur ajoutée locale du bien et son
taux d’intégration sur le marché extérieur).

C. Les encouragements en matière d’assurance


La Compagne Algérienne d’Assurance (SAA) a annoncé des garanties sur les exportations
couvrant (à l’exportation d’une franchise de 10 à 20% du coût de marchandise restant à la
charge de l’entreprise) les risques commerciaux, les risques non commerciaux (confiscations,
troubles publiques) et les risques inhérents à des catastrophes naturelles. Par contre, sont
exclus de l’assurance, les taux de change, les mesures de saisies judiciaires, les mesures
conjoncturelles de politique économique du pays du client.
A. Le régime à l’importation
Ce régime a connu un changement en 1994, lorsque la Banque d’Algérie a modifié les
conditions de financement des opérations d’importation, conférant aux banques agréées une
responsabilité dans l’exercice d’un contrôle adéquat à l’exécution d’une opération
d’importation.
L’importation des marchandises est désormais effectuée par tout agent économique
titulaire d’un registre de commerce ou par toute administration sur la base d’une domiciliation
bancaire préalable et obligatoire. Depuis l’institution n°55/94 du 06/09/1994, rendant
applicables, aux artisans, les dispositions de l’instruction n° 20/94 du 12 avril 1994, fixant les
conditions financières des opérations d’importations, la notion d’opérateur économique est
étendue aux artisans, ce qui leur permet d’exercer librement les opérations d’importations.
En règle générale, les opérations d’importations s’effectuent sans formalité administrative,
à l’exception d’une procédure de déclaration statistique préalable aux importations de produits
alimentaires stratégiques ou de première nécessité 16 (sucre, café, lait en poudre, semoule,
farine, blés dur et tendre, légume secs et concentré de tomate). Pour le règlement des
importations, l’opérateur, en concertation avec sa banque, a plusieurs possibilités ; régler au
comptant, financer l’importation par imputation sur une ligne de crédit multilatérale ou
gouvernementale existante, recourir à des crédits fournisseurs à l’exportation dont les
conditions sont conformes aux normes internationales, ou alors débiter un compte en devise.
B. Le régime à l’exportation

En dehors des exportations d’hydrocarbures et de produits miniers, le principe général


concernant les exportations, est la liberté assortie de certaines exceptions à caractère très
limité17. Depuis 1994, le producteur désirant exporter une partie de sa production, doit le
fairepar l’intermédiaire d’une domiciliation bancaire qui sert pour le passage à la frontière et
le règlement financier de l’opération d’exportation. Le règlement doit s’effectuer en devise
sur une banque domiciliataire agréée.
En cas de difficultés d’encaissement dans un délai de 120 jours à compter de la date
d’expédition de la marchandise, l’opérateur doit informer sa banque domiciliataire. L’année
1995, est marquée par un approfondissement de la libéralisation du commerce extérieur à
travers notamment :

L’accroissement et la simplification des procédures applicables au niveau de toute la

chaîne d’intervenants ou auxiliaires du commerce extérieur (banques, douanes, transports,


assurances) et l’allégement des procédures des opérations du commerce extérieur18.

L’encouragement des opérateurs économiques et de l’administration aux pratiques

optimales, en matière d’encadrement, de régulation du commerce extérieur, avec la possibilité


d’accès aux réseaux et systèmes de données informatisées dans le cadre de la promotion et de
l’information commerciale19.

La mise en place d’une instrumentation d’encadrement efficace et incitative pour un

développement et une diversification des exportations.


Et en 2001, une révision du tarif douanière algérien et son plafonnement à 5%, 15%, 30% ont
été introduits20.
L’ouverture de l’économie algérienne sur l’extérieur via les accords d’association avec
l’Union européenne, de libre échange avec d’autres pays et la future adhésion à l’OMC, ont
accentué la concurrence sur le marché national. Ceci a exigé une harmonisation du régime
juridique de la concurrence, qui a été mis en place par l’ordonnance 03/03 du 19 juillet 2003,
qui abroge l’ordonnance N° 95/06 du 25 janvier 199521.
Ce régime est inspiré de la législation européenne de la concurrence, et a pour objectif
la protection de la libre concurrence et la garantie de la transparence et la loyauté dans les
pratiques commerciales. Pour ce faire, il détermine des règles strictes de lutte contre les
pratiques déloyales des acteurs économiques à l’encontre d’autres, notamment les [Link]
exportations de l’Algérie des produits hors hydrocarbure ont connu leur niveau le plus élevé
au milieu des années 90, au moment où l’Algérie s’était engagée dans la libéralisation de
commerce extérieur, mais elles restent marginales ne représentant que 6,59% du total des
exportations en 1996, et 3,51% en 1998. Les exportations hors hydrocarbure ont continu à
diminuer, pour atteindre 1184 millions d’USD soit de 2,16% du total des exportations en
200627. Ce qui relève une dépendance quasi totale des hydrocarbures.

1.1.2. L’ouverture commerciale multilatérale et régionale de l’Algérie

L’adoption d’un système de l’économie de marché par l’Algérie au début des années
1990, et la libéralisation de son commerce extérieur qui a été la première étape de ce système
et qui a été mené à bien durant la mise en œuvre du plan d’ajustement structurel. L’Algérie
s’est donc trouvée prête à rejoindre, à la fin des années 1990, l’OMC et à concrétiser sa
participation au processus de Barcelone à travers la signature d’un accord d’association avec
l’Union Européenne.

[Link]. L’accession de l’Algérie à l’OMC28

L’Algérie a fait sa demande d’adhésion au GATT, le 03 juin 1987, avant la transition de


ce dernier vers l’OMC, mais la procédure n’a pas pu progresser en raison de la crise qu’a
connue l’Algérie durant les années 1990. La première réunion du groupe de travail a été tenue
en 1998, jusque là l’Algérie avait le statut d’observateur. Pour faire partie de l’OMC,
l’Algérie doit satisfaire un cahier des charges qui ne laisse rien au hasard : ouverture total du
marché, mise à niveau effective et de toute la réglementation juridique et administrative, et
soumettre l’économie à la loi des marchés.
Afin de rendre conforme le régime algérien avec les exigences de l’OMC, un projet de loi sur
le commerce extérieur a été adopté par le conseil des ministres le 07 juillet 2003.
La loi de finance complémentaire pour 2007, intervient pour favoriser et soutenir les
exportations (à détailler dans la deuxième section). En fin en 2012, les pouvoirs publics
algériens n’ont cessé d’étaler des actions et de préfigurer d’autres :

27
Ministère des finances et la direction générale des douanes, statistique du commerce extérieur de l’Algérie,
année 2007.
28
Mémoire « contribution des PME algériennes au commerce extérieur » Université [Link] BEJAIA promotion
juin 2013
Lutter contre l’économie informelle.

Signature d’accords bilatéraux avec une multitude de partenaires (Italie, France, Qatar).

Amélioration de son attractivité vis-à-vis des investissements étrangers (Renault …)

Annonce d’une réforme du code des marchés, etc.

L’accession de l’Algérie à l’OMC peut lui permettre de bénéficier des avantages que peut
tirer un pays en développement en institutionnalisant son ouverture, à savoir : participer à la
mise en œuvre d’un système international de régulation, mieux se défendre contre les
sanctions unilatérales des pays riches, affirmer son engagement dans un processus irréversible
de libéralisation et accroître la crédibilité des réformes. En contre partie, elle lui fera tous les
inconvénients d’une telle institutionnalisation, en particulier, la restriction de la marge de
manœuvre de l’État pour aider les opérateurs économiques nationaux à affronter la
concurrence internationale29.

[Link]. L’accord d’association avec l’Union Européenne

L’Union européenne est le premier partenaire économique et commercial de l’Algérie, en


absorbant plus de 60% des ventes d’hydrocarbure (90% des ventes de gaz) et en fournissant
de leur côté 60% des importations. Cela fait de l’Algérie le deuxième pays méditerranéen
après la Turquie pour l’intensité de ses relations commerciales avec l’Union. L’accord a été
signé en décembre 2001 et mis en vigueur en septembre 2005. Les principales dispositions
économiques de cet accord sont les suivant :

A. La zone de libre-échange

Au centre de l’accord, il est prévu la libéralisation progressive du commerce des biens et des
services, ainsi que celle des mouvements de capitaux. L’accord de libre échange prévoit la
mise en place sur 12 ans, au moyen de l’élimination progressif de tous les droits de douanes
pour les produits industriels.
29
Idem
30
Ministère du commerce Algérie, direction de la promotion des Exportations Convention France Maghreb,
Paris les 5 et 6 février 2008. [Link]
31
Rapport du FMI, N° 06/101, mars 2006. P.4.
32
Idem
Les produits industriels algériens entrent déjà dans la communauté à droits nuls, le
démantèlement du côté de l’Algérie s’effectuera sur la base de deux listes :

Une exemption de droits de douanes dès l’entrée en vigueur de l’accord pour la plupart des

biens intermédiaires et produis semi-finis de l’industrie chimique, de la métallurgie, du textile,


des matériaux de construction etc.

Un démantèlement linaire, mais accéléré sur un calendrier de cinq ans qui doit débuter

deux ans après la mise en vigueur de l’accorde.


Cela concerne en générale, les produits pharmaceutiques, pneumatiques, équipements
mécaniques, équipements électroniques et électriques, hors électroménager, matériel pour le
transport ferroviaire, etc.
Dans le secteur agricole et agro-alimentaire, l’objectif de l’accord est de permettre l’accès
préférences pour certain produits.

B. L’harmonisation du cadre de réglementaire33

Le deuxième élément de l’accord d’association concerne l’harmonisation de la réglementation


commerciale algérienne au moyen d’une suppression progressive de toutes les pratiques qui
faussent le commerce entre les partenaires, notamment les monopoles, les aides publiques ou
les privilèges accordés à des entreprises publiques. L’accord d’association avec l’union
européen prévoit l’harmonisation des normes « dans le transport, les télécommunications,
etc.) et des systèmes de régulation visant la comptabilité et les services financiers, les
statistiques et les douanes. Cet effort d’adaptation est indispensable pour restructurer
l’industrie algérienne et pour diversifier son économie en assurant un meilleur accès des
produits industriels et manufacturés de l’Algérie aux marchés mondiaux et de l’UE.

C. La coopération

Ce troisième élément a pour objet l’accroissement de la coopération économique, financière,


sociale et culturelle. Elle est stratégique parce qu’elle vise à appuyer les principales politiques
économiques qui doivent accompagner la mise en œuvre de l’accord .
[Link]. Grande zone arabe de libre-echange (gzale)

L’Algérie a signé des conventions avec la plupart des pays arabes dans le cadre du
developpement des echanges commerciaux entre les pays arabes,le conseil Economique et
social de la ligue des etats arabes,a decide en date du 22 Fevrier 1978,d’elaborer une
convention pour la facilitation des echanges commerciaux entre les pays arabes et qui a ete
adoptee a tunis. L,algerie a depose le dossier d’adhesion a la GZALE aupres du secretariat
general de la ligue arabe le 31 decembre 2008 et entree en vigueur le 01 janvier 2009.
[Link] .zone de libre -echange avec les pays africain(zlecaf)
convaincue de [Link] de la comlpementarite economique africaine, l’algerie a signe le
21mars 2018,a kigali (rwanda),l,accord prevoyant la creation de la zlecaf ainsi que les trois
protocoles d,accord relatifs au commerce des services et a engage formellement la procedure de
la ratification de l’accord zlecaf ,le 28.02.2020,la loi portant approbation de l’accord portant
creation de la zone de libre echange continentale africaine

interne et seules créateurs de richesse durable. La majorité des PME en Algérie sont donc
nées à partir de la fin des années 1980, et avant cette date, les PME n’ont joué qu’un rôle
mineur dans l’économie nationale.

1.2. La promotion des exportations hors hydrocarbures en Algérie.

Les tentatives d’adhésion à l’OMC et ses conditions, et l’accord d’association avec


l’Union européenne ont rendu nécessaire de promouvoir l’exportation hors hydrocarbure, en
vue de faire face à la concurrence qui découlera de ces ouvertures déclenchées au milieu des
années 90. Pour y parvenir, les pouvoirs publics ont intervenus par la mise en place des
politiques de soutien à l’exportation, en créant des organismes d’orientations, de soutien et de
suivi aux opérateurs engagés dans le commerce avec l’extérieur, mais aussi, en leur accordant
des avantages fiscaux et parafiscaux encourageants.

1.2.1. Les avantages fiscaux et parafiscaux

La législation fiscale algérienne accorde de nombreux avantages pour les opérations


d’exportations, portant la taxe sur l’activité professionnelle, sur la valeur ajoutée, ou sur le
bénéfice des sociétés.
[Link]. La taxe sur l’activité professionnelle (TAP)

Le montant des opérations de ventes, de transport ou de courtage portant sur des objets ou
marchandises destinés directement à l’exportation est exclu du chiffre d’affaires servant de
base à la taxe sur l’activité professionnelle, y compris toutes les opérations de processions
ainsi que les opérations de traitement pour la fabrication de produits pétroliers destinés
directement à l’exportation.

[Link]. L’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (ALGEX) :


Créée par le décret exécutif N° 04-174 du 12/06/2004, c’est un établissement public sous la
tutelle du ministère du commerce. Instituée pour remplacer l’Office de Promotion des
Exportations (PROMEX) qui est créé par le décret exécutif n°96-234 du 1er octobre 1996, et
dont les missions se limitaient à l’information commerciale et au conseil ainsi que le soutien à
43
apporter aux entreprises à tous les stades de leurs démarches internationales . Ainsi, dans le
44
cadre de la politique nationale de promotion du commerce extérieur, l'Agence est chargée :
- D'assurer la gestion des instruments de promotion des exportations hors hydrocarbures
-D'assurer une gestion dynamique du réseau national d'information commerciale;
- D'alimenter les entreprises algériennes en informations commerciales et économiques sur les
marchés extérieurs;
- De soutenir les efforts des entreprises algériennes sur les marchés extérieurs;
- De préparer, d'organiser et d'assister les entreprises algériennes dans les foires et
manifestations économiques à l'étranger;
- De faciliter aux entreprises algériennes l'accès aux marchés extérieurs;
-
- D'animer les missions de prospection et d'expansion commerciales;
- D'assister les opérateurs algériens dans la concrétisation des relations d'affaires avec leurs
partenaires étrangers;
La diffusion de l’information se fait à travers les différents moyens mis en place par l’Agence
pour répondre aux besoins des opérateurs. Le Guichet Dar El Moussadar crée en 200845 est
un espace approprié pour l’information commerciale, le conseil et l’orientation, ainsi que pour
les contacts entre les différents acteurs du processus de l’exportation. Au cours de l’année
2010, 219 opérateurs ont été reçus.
[Link]. La Compagnie Algérienne d’Assurance et de Garantie des exportations
(CAGEX) : L’article 4 de l’Ordonnance 96/06 du 10/01/1996 stipule que l’Assurance Crédit
à l’exportation est confiée à une société chargée d’assurer46 :
- Pour son propre compte et sous le contrôle de l’État, les risques commerciaux;
- Pour le compte de l’État et son contrôle, les risques politiques, les risques de non transfert et
les risques des catastrophes naturels.
La CAGEX propose aux exportateurs algériens trois formules de garanties : l’assurance
globale, l’assurance individuelle et l’assurance prospection, foires et expositions.

[Link]. La Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI) :


La Chambre Algérienne de Commerce et d’Industrie a été instituée suite au décret 96-94 du
03 mars 1996. Elle a plusieurs missions47 :
- Fournir aux pouvoirs publics, sur leur demande ou de sa propre initiative, les avis, les
suggestions et les recommandations sur les questions et préoccupations intéressant
directement ou indirectement, au plan national, les secteurs du commerce, de l'industrie et des
services.
- Organiser la concertation entre ses adhérents et recueillir leur point de vue sur les textes que
lui soumettrait l'administration pour examen et avis.
- Effectuer la synthèse des avis, recommandations et propositions adoptés par les chambres de
commerce et d'industrie et de favoriser l'harmonisation de leurs programmes et de leurs
moyens.
- Assurer la représentation de ses chambres auprès des pouvoirs publics et de désigner des
représentants auprès des instances nationales de concertation et de consultation.
- Entreprendre toute action visant la promotion et le développement des différents secteurs de
l'économie nationale et leur expansion notamment en direction des marchés extérieurs.

[Link]. L’Association Nationale des Exportateurs Algériens (ANEXAL) : créée le 10 juin


2001, l’ANEXAL est une association régie par la loi N°90/31 du 24 décembre 1990 ainsi que
par ses statuts particuliers.
Les principales missions de cette organisation sont les suivantes :
- Rassembler et fédérer les exportateurs algériens ;
- Défendre leurs intérêts matériels et moraux ;
- Participer à la définition d’une stratégie de promotion des exportations ;
- Assister et sensibiliser les opérateurs économiques ;
- Promouvoir la recherche du partenariat à travers les réseaux d’informations
- Promouvoir l’échange d’expérience entre les adhérents.

[Link]. La Société Algérienne des Foires et Exportations (SAFEX) :


(Safex - SPA) est une entreprise publique issue de la transformation de l’objet social et de la
dénomination de l'Office National des Foires et Expositions (ONAFEX), créé en 1971.
Dans le cadre de ses missions statutaires, la SAFEX exerce ses activités dans les domaines suivants
:
- Organisation des foires, salons spécialisés et expositions, à caractère national, international,

local et régional.
- Organisation de la participation algérienne aux foires et expositions à l'étranger.

- Assistance aux opérateurs économiques en matière de commerce international, de

l'information sur la réglementation du commerce international, des opportunités d'affaires


avec l'étranger, de la mise en relation d'affaires, des procédures à l'exportation, de l'édition de
revues économiques et catalogues commerciaux, de l'organisation de rencontres
professionnelles, séminaires et conférences, gestion et exploitation des infrastructures et
structures du Palais des Expositions)

48
Tiré du site : [Link].

28
[Link]. Le programme OPTEMEXPORT49
Mise en place vers la fin 2007, le programme est un instrument d’aide et d’accompagnement
des PME dans les objectifs de conquête des marchés étrangers. Son rôle majeur est la
promotion des exportations hors hydrocarbures par le renforcement des capacités
exportatrices des PME.
Il est offert aux PME qui s’intéressent aux marchés étrangers des aides intéressantes portant,
notamment, sur la mise à leur disposition d’informations commerciales internationales fiables
et régulières, indispensables à la formation et à la professionnalisation des opérateurs. Cette
démarche devait permettre aux PME de déterminer le positionnement de l’Algérie dans le
commerce mondial, identifier les PME principaux clients de l’Algérie, les secteurs porteurs à
l’international ainsi que les marchés cibles, et d’observer et d’analyser la concurrence.
Le programme OPTEMEXPORT est renforcé par un sous-programme qui est lancé à partir de
2008 et qui s’étale jusqu’à fin 2009, il s’agit de Challenge OPTEMEXPORT qui se veut un
contrat personnalisé de partenariat à l’exportation entre OPTEMEXPORT et le chef
d’entreprise basé sur un pré-diagnostic export interne et sur l’évaluation des potentiels à
l’exportation. Le Chalenge OPTEMEXPORT s’intéresse principalement aux PME (publiques
et/ou privées) à fort potentiel exportateur ayant un objectif de développement à l’international.

1.2.2. Les mesures institutionnelles et douanières

[Link]. Les facilitations institutionnels à l’export


En plus de ce dispositif institutionnel, les pouvoirs publics algériens ont mis en œuvre
certaines mesures de facilitation à l’export50. En effet, le conseil de la monnaie et du crédit
s'est réuni en session ordinaire, le 19 octobre 2011, sous la présidence de Monsieur Mohamed
LAKSACI, gouverneur de la Banque d'Algérie et a examiné et édicté un règlement modifiant
et complétant le règlement n°07-01 du 3 février 2007 relatif aux règles applicables aux
transactions courantes avec l'étranger et aux comptes devises.
Ce règlement a ainsi abouti à la modification de l'article 61 du règlement n°07-01 relatif au
délai de rapatriement des recettes des exportations hors hydrocarbures qui était de 120 jours
passe à 180 jours.
En plus, deux instructions ont été promulguées par la Banque d'Algérie à savoir.
- Le taux passe de 10% à 20% de la part des recettes d'exportation hors hydrocarbures et

produits miniers ouvrant droit à l'inscription au compte devises de l'exportateur51 .


- L’allègement des procédures de remboursement de la TVA au profit des exportateurs.

- La généralisation du couloir vert au niveau des douanes au profit des exportateurs hors

hydrocarbures.
Concernant cette dernière mesure, le Directeur de la réglementation à la DGD, M. Bentahar
Kadour, lors d'une journée d'informations sur la loi de finances de 2012 a souligné à propos
du couloir appliqué sur les voies maritimes et aériennes, qu’il « permettra aux exportateurs
une économie de temps en leur épargnant le contrôle douanier en amont ».
Selon ce responsable, « un engouement des exportateurs qui veulent profiter de cette nouvelle
facilité a été déjà observé et un déclic des exportations commence à se manifester » 52.
Néanmoins, cinq mesures de facilitations ont été mises en œuvre par l’Entreprise Portuaire
d’Alger (EPAL) depuis le début de l’année 2003. Celles-ci portent sur :

L’affectation d’un magasin aménagé à recevoir en priorité les marchandises destinées à

l’exportation d’une superficie de 1000 m2 ;

l’affectation d’une terre de 1862 m2 à la zone centre pour la mise à quai des marchandises

destinées à l’exportation ;

Une franchise de 10 jours pour le paiement des frais d’entreposage et de magasinage avant

l’embarquement des marchandises d’origine algérienne destinées à l’exportation ;

Des dégrèvements modulés des frais de manutention et d’acconage pour les cargaisons à

exporter, selon la régularité et le volume des opérations ;

L’ouverture d’un bureau de liaison permanent de l’entreprise portuaire, disposant d’une

ligne téléphonique, au terminal à conteneurs (guichet unique) pour informer les opérateurs
et faciliter les expéditions des exportateurs.

51
Source : la Banque d'Algérie, In Revu d’Algex, n°10- 3èm e trimestre 2011, p. 14.
52
Article disponible sur :[Link]/fr/lnr/208866
[Link]. Les facilitations douanières à l’exportation
Les pouvoirs publics montrent toujours un intérêt de plus en plus important à
l’encouragement de l’exportation non seulement par des avantages fiscaux, mais aussi, par un
accompagnement des exportateurs pour la simplification des procédures dans les ports et
aéroports, aux frontières terrestres, que dans les circuits administratifs qui sont impliqués en
amant ou en aval, dans la gestion de processus d’exportation.
Les exportations sont particulièrement encouragées et facilitées, et bénéficient d’une
exonération des droits de douane, mais aussi, pour faire face aux préoccupations des
exportateurs, l’administration des douanes a procédé à l’allègement de certaines procédures
douanières telles que53 :
La dispense de caution dans le cadre de l’admission temporaire d’emballages vides destinés
aux marchandises à l’exportation et de marchandises pour perfectionnement actif
(transformation) destinées à l’exportation ;

La visite sur site et le dédouanement à domicile.

La vente en consignation ou « vente au mieux » est facilitée, en acceptant une déclaration

d’exportation incomplète et la possibilité de procéder après la vente des produits, à une


régulation par le dépôt d’une déclaration complémentaire reprenant les éléments non
communiqués lors de l’expédition.

L’exportation sans formalités d’échantillons gratuits, dont la valeur commerciales est fixée

à 30.000.00 DA ;

Le titre de passage en douanes (TPD) pour les exportations réalisées par route.

Le circuit vert, qui permet la validation de la déclaration d’exportation sans vérification

des marchandises.

Les magasins et aires de dépôt temporaires à l’exportation ou à la réexportation, qui

permettent aux exportateurs de placer leurs marchandises dans les locaux appropriés (Dans les
ports, aéroports, gare ferroviaire ou postes frontaliers terrestres) en attendant leur
embarquement à destination de l’étranger et de libérer les intéressés de leurs obligations
éventuelles envers l’administration des douanes.

53
Site web de l’agence nationale pour la promotion du commerce extérieur, [Link]
. Les exportations de marchandises vers les entrepôts étrangers (pour saisir d’éventuelles
opportunités de ventes à partir de l’étranger), qui permettent aux exportateurs de déposer, lors
de l’expédition, une déclaration d’exportation temporaire incomplète, à charge pour eux, de
procéder à sa régularisation après la vente par une déclaration complémentaire surtout en
matière de contrôle de changes.

Le carnet ATA (Admission Temporaire/Temporary Admission) qui constitue une

procédure simplifiée d’admission temporaire, notamment pour les échantillons et pour la


participation aux foires à l’étranger. Le carnet ATA qui est délivré exclusivement par la
chambre algérienne du commerce et d’industrie (CACI), est valable pendant un (01) an.
Encourager et drainer les surplus financiers générés par l’importation vers l’investissement

en proposant des mesures incitatives et en défiscaliser les surplus financiers réinvestis dans la
sphère productive,

Baliser les axes de développement de la PME pour orienter les investissement potentiels,

en concevant et en arrêtant une stratégie nationale en matière de développement économique,

Faire appel et mobiliser le génie algérien pour identifier les activités « niches », c’est-à

dire celles où les avantages comparatifs algériens sont indéniables.


Ainsi, après avoir présenté les diverses actions et mesures d’encouragement mises en place
par les pouvoirs publics en vue de promouvoir les capacités exportatrices des entreprises
algériennes, nous essayerons d’en apprécier les effets à travers la présentation de quelques
variables économiques.

Les exportations
2.1.1. L’évolution des exportations
A partir du graphe ci-dessous nous allons examiner l’évolution des exportations
algérienne au cours de la période (1990-2020) et voir l’influence des politiques commerciales
exercés ainsi que les tentatives d’ouverture commerciales.
Figure N° 06 : L’évolution des exportations algérienne (période 1990-2020)

l'evolution des exportation Algérienne


90000
80000
70000
60000
50000
40000
30000
20000
10000
0

Source : 6 Statistique du commerce extérieur de l’Algérie (Période : Année 2020)


Centre National de l’Informatique etdes Statistiques « CNIS »

Dès 1990, l’exportation algérienne s’est caractérisée par une évolution très importante
par rapport à des années précédentes, suit à des réformes mises en place par l’état pour
répondre à la nécessité d’adhérer à une économie de marché libre et ouverte dans le contexte
de la [Link] situation de l’Algérie commence à troublée dès 1992, du fait de la
crise sociale et sécuritaire, les exportations ont enregistré un reculent annuellement jusqu'à fin
1994.
A partir de 1999 les exportations ont enregistré une augmentation pour atteindre en
2000 la valeur 22.03 milliards de dollars, puis baissent en 2002 à 18.82 milliards de dollars et
reprennent à partir de 2003 pour atteindre la valeur 79.29 milliards de dollars en [Link]
hausse des exportations est du fait de l'augmentation des prix du pétrole, et la signature de
l’accord d’association avec l’Union Européenne en 2002, et qui est mis en application en
Septembre 2005.
Par la suite, les exportations l’Algériennes ont enregistré une baisse considérable,
passant de 79.30 Milliards USD en 2008 a seulement 45.19 Milliard USD en 2009 suite à la
crise financière internationale qui a engendré une chute brutale des prix du pétrole. Mais dès
2010 la situation s’est rafraichit, un accroissement de 11.86 Milliards USD, soit une
augmentation de 26.24 % en 2010, et continue pour atteindre la valeur de 73.48 milliards
USD en 2011.
Depuis 2013, la situation des exportations algériennes a connu une dégradation continue
jusqu’ à 2016 suit à l’abaissement des prix des hydrocarbures qui ont passées de 115 USD pour le
baril en 2014 a seulement 23 USD en 2016.
Quand aux exportations hors hydrocarbures, en a pu enregistrer des variations comme le
montre le graphe ci-dessous.
Figure N°07 : l’évolution des exportations hors hydrocarbures en Algérie

Valeur : (en Millions d’USD)

3000

2500

2000

1500

1000

500

0
990

Les Exportation Hors Hydrocarbures

Source : Réaliser par nous même a partir des données CNIs


La structure des exportations par groupe d’utilisation
Figure N°08: évolution des exportations Algérienne par nature
Valeur: (en millions d’USD)

90000

80000

70000

60000

50000
Hors Hydrocarbures
40000 Hydrocarbures

30000

20000

10000

0 --------------------------------------------------------------------------------------------------------
2000 -2005- 2010 -2015- 2020

Source: réaliser par nous même a partir des données CNIS

Le graph ci-dessus nous démontre a quel point le volume des exportations hors
hydrocarbures est insignifiant face a celui des hydrocarbures.
De ce fait, les variations marquées sur le graph N° n’ont aucune influence sur
l’économie nationale.
Autrement dit, malgré tout les tentatives d’ouvertures commerciales, les programmes
de promotions à l’exportation et les encouragements Étatiques, l’économie algérienne est
depuis 1971 fondé sur le prix du baril du pétrole brut et sa variation.

Pour la période allant de 1990 à 2020, la balance commerciale a enregistré des soldes
positifs, sauf pour les années 1994 et 1995, où elle a été déficitaire, ce déficit est dû la chute
du prix de pétrole qui a passé jusqu'à 15 dollars pour le baril.

2.2. Les principaux partenaires de l’Algérie


A travers ses relations avec l’extérieur, l’Algérie acquiert de plus en plus de nouveaux
partenaires commerciales avec qui elle développe ses importations et diversifié ses
exportations.
2.2.1. Les principaux clients

Durant 2017, l’Italie a été notre principal client avec une part de 17,73% des ventes
algériennes suivi par l’Espagne 15,14% et la France 12,63%

Tableau N°06 les principaux clients de l’Algérie

Principaux clients Valeurs Structure

Italie 1074 17,73%


Espagne 917 15,14%
France 765 12,63%
USA 462 7,63%
Turquie 433 7,15%
Pays-Bas 409 6,75%
Brésil 310 5,12%
Canada 243 4,01%
Cuba 194 3,20%
Belgique 172 2,84%
Portugal 134 2,21%
Grande Bretagne 133 2,20%
Grèce 123 2,03%
Inde 108 1,78%
Indonésie 87 1,44%

Sources : [Link]
Figure N° 12: Répartition des principaux clients de l’Algérie

Indonisie
1%
Clients
Gréce Inde
Grande Bretagne
2%2%
2% Portugal Autre Italie
8% 18%
Belgique 2%
Cuba 3%
3%
Canada Espagne
4% 15%

France
Brésil Turquie USA 13%
5% 7% 8%
Pays-Bas
7%

Source: réalisé par nous même a partir des données du tableau N°06

2.2.2. Les principaux fournisseurs

La chine qui présente notre principal fournisseur en 2017 a expédié 20,21% de nos
importations d’une valeur de, suivie par la France 8,17% et l’Italie 6,88%.
Section 03 : Les objectifs et les contraintes liées à l’exportation.
3.1. Les objectifs d’exportation
3.1.1. Pour l’entreprise
Quelques objectifs du processus d’exportation d’un produit sont élaborés par l’entreprise
peuvent être regroupés dans les points suivants :

 L’augmentation du chiffre d’affaires.


En élargissant ses débouchés et en accroissant son nombre de marchés, les ventes de
l’entreprise augmentent et ceci entraîne nécessairement une augmentation de ses parts de
marché et de ses revenus.
 L’amélioration de la notoriété de l’entreprise.
En se lançant sur des marchés étrangers, l’entreprise exporte son nom, ses produits et son
savoir-faire, ce qui lui permettra de se faire connaître sur les places étrangères et acquérir une
notoriété internationale.

 L’exploitation des ressources.


 Lorsque les capacités de production de l’entreprise sont sous-exploitées sur le marché
local, l’exportation va permettre à l’entreprise d’élargir son marché afin qu’elle puisse
exploiter tous ses moyens et d’utiliser toutes les ressources dont elle dispose, afin
d’augmenter son volume de production et de satisfaire la demande étrangère et de
bénéficier ainsi des économies d’échelle.

 L’accroissement de la rentabilité.
Dans la mesure où les prix à l’export permettent de dégager des marges suffisantes, les
résultats bénéficiaires vont progresser.

 La dynamisation de l’entreprise.
L’exportation apporte une nouvelle dynamique à l’entreprise. En effet, avec l’exportation
l’activité de l’entreprise, sa structure, son organisation, ses idées, ses produits ainsi que sa
politique se voient modifiées. Tout çà pousse l’entreprise à progresser et sortir de ses
habitudes commerciales du marché local.

 Économies d´échelle et Meilleure répartition des risques


Si on dispose d´une base commerciale étendue, on peut produire à grande échelle, ce qui
nous permettra de maximiser les bénéfices.

3.1.2. Pour l’économie nationale.


Pour l’État, l’activité d’exportation va permettre la génération des devises, qui permet
d'améliorer la capacité d'importation et de financer les importations de biens intermédiaires et
d'équipements indispensables à la croissance ainsi qu'à l'amélioration de la technologie et de
la productivité.

3.2. Les contraintes liées à l’exportation hors hydrocarbure


Les difficultés et les principales contraintes structurelles auxquelles se trouvent
confrontées les entreprises algériennes, dans leur inspiration à se développer à l’international :
3.2.1. Sur le plan économique
3.2.2. Compte tenu de l’ouverture tardive de l’économie algérienne et des autres
préoccupations conjoncturelles qui ont marqué les années 80, nous avons pu observer
un délaissement des questions commerciales et économiques, qui est manifesté par62 :
L’insuffisance de la stratégie d’exportation hors hydrocarbure.

Le marché national qui est largement demandeur, ce qui oriente les opérateurs économiques

nationaux vers l’activité d’importation relativement moins risquée et plus profitable.

Manque d’expériences des exportateurs algériens qui peinent à adopter, les standards

internationaux en matière de calibrage, de transformation ou d’emballage les empêchent de


se positionner durablement sur les marchés extérieurs.

Insuffisance de l’offre nationale de produits à l’exportation (en quantité, et surtout en

qualité), la gamme des produits offerte à l’export se limite à quelques produits


agroalimentaires.

L’absence d’une mise à niveau technologique qui se traduit par des insuffisances en termes

de conformité, de présentation, d’emballage, d’innovation technique et technologique.

3.2.3. Les défaillances au niveau logistique

Coût élevé du transport international et défaillance des services logistiques proposés

(irrégularité des plannings d’acheminement, indisponibilité des lignes….)

La mauvaise prise en charge des produits destinés à l’exportation au niveau des ports

(insécurité, pratiques illicites, le manque de port répondant aux normes internationales …)

La défaillance de la chaine logistique et du circuit de commercialisation (absence

d’avions-cargos, lignes maritimes insuffisantes, absence d’infrastructures de


conditionnement au niveau des ports).

Conclusion
Malgré ces facilitations, les entreprises algériennes ne sont pas encore allées loin, et les
résultats attendus sont loin de celles planifiées. L’Algérie depuis l’indépendance a connu des
62
R. Abdenour et autre, « le défi de la qualité pour les entreprises nationale exportatrices », mémoire, INC,
2007, p.10.
Chapitre 02 Les exportations en Algérie

situations financières préoccupantes en raison de sa dépendance vis-à-vis des hydrocarbures,


mais elle n’a pas tiré les leçons, car en 2017 encore, les exportations de l’énergie représentent
plus de 94% du total des exportations Algérienne.
Une situation qui pourrait s’améliorer en mettant à la disposition des promoteurs des idées de
projets, des sites et des études de rentabilité, notamment dans les domaines à fort potentiel de
développement comme la pétrochimie, l’industrie du verre, le tourisme, l’agriculture…Etc.
Pour y parvenir, les pouvoirs publics doivent renforcer le rôle exportateur du secteur
industriel en augmentant la capacité de production et en créant de nouvelles opportunités
d’exportations.
Aussi, il serait opportun de promouvoir le secteur marketing en termes d’emballage,
ciblage afin de parvenir à la concurrence ...

72
Chapitre 03Etude d’une opération d’opération d’exportation au
niveau du Fret à l’aéroport « HOUARI BOUMEDIENE »

Chapitre III: Présentation d’une opération d’exportation hors hydrocarbure au niveau


du l’inspection divisionnaire ‘’BLIDA’’.

Afin de mieux maitriser notre thématique et de mettre en pratique les données


théoriques citées au cours des deux premiers chapitres, on a assisté à un ensemble de
transactions commerciales à l’inspection divisionnaire du blida, au cours d’un stage pratique
au niveau de l’Inspection Divisionnaire de Douane de ce dernier.
Ce chapitre est partagé en trois sections, dont la première consacré à la présentation de
l’IDD de blida, le rôle des principaux services, particulièrement les services qui interviennent
dans une opération d’exportation.
La deuxième section concerne les étapes méthodologiques d’une opération
d’exportation, à ce niveau on a énuméré les principales étapes pour réussir une opération
d’exportation hors hydrocarbures.
Dans la troisième section nous allons analyser les résultats tout en essayant de proposé
des solutions dans le but de la promotion des exportations Algériennes en dehors des
hydrocarbures.

Section 01 : La présentation de l’organisme d’accueil.

72
1.1. L’organigramme de l’IDD de l’AHB.
Figure N° 14: L’organigramme de l’IDD de l’AHB

CID

EAG SECRETARIAT BAT [Link]

IPCOC IPS RECETTE TPTP IPB

BRIGADE BRIGADE BRIGADE


SURVEILLANCE COMMERCIAL SCANNER

LA CAISSE DEPOT DE RECETTE


COMPTABILITE PRINCIPALE MARCHANDISES CX

CAISSE CREDIT CAISSE CAISSE ‘’CREDIT


ENGAGEMENT ‘’IMMEDIAT’’ ENLEVEMENT’’

73
Source: Service EAG a l’IDD de l’AHB

1.1.1. Le rôle du bureau EAG:

 Assiste le chef d'inspection divisionnaire (CID) en matière de la gestion du personnel et des


moyens ainsi que les mouvements périodique des personnels.

 Préparation d'un planning de congé des personnels de l'IDD.

 Suivre les congés de maladie et les ordres de mission.....etc.

74
 Assiste le CID en matière de la proposition des sanctions administrative, dégagé des
programmes pour les stagiaires.

 Assisté de CID en matière de demandes de mutation (interne externe) des personnels dans le
cadre de l'étude des demandes et prise de décision.

1.1.2. Le rôle du BAT :


On peut présenter le rôle du BAT comme suit :
 La recevabilité, l'étude des dossiers et des agréments des entrepôts publics et privés magasins
et aires de dépôts temporaire (MADT).
 La recevabilité et l'étude des opérateurs économiques agrées.
 Accompagne les IPCOC - IPS - IPB - IPTP- Receveur en matière de législation et
réglementation douanières.
 Assiste le CID dans l’élaboration des nouvelles réglementations et législations douanière et de
leurs diffusions.
.
1.1.3. Le rôle du service IPS:
En général c'est la prise en charge de la phase préalable au dédouanement
 La prise en charge du manifeste :
Le manifeste de changement appelé aussi cargaison est un document de transport sur lequel
apparait les renseignements commerciaux des marchandises tels que le nom de l’expéditeur et
du destinataire, les marques, les numéros, le nombre et la natures des colis. Selon le mode de
transport on peut distinguer plusieurs types de manifeste
 Le connaissement maritime (bill of lading) pour le transport maritime.
 La lettre de transport aérien (airway bill) pour le transport aérien.
 Le Duplicata de la Lettre de Voiture Internationale (DLVI) C’est le reçu d’expédition
d’une marchandise à l’étranger par voie ferrée.

 La lettre de transport routier : C’est le document de transport par route, il possède les
mêmes caractéristiques que la lettre de transport aérien et le duplicata de la lettre de
voiture internationale

 Accord et enregistrement des rectificatifs de manifeste :

75
En cas de constations d’une différence entre la déclaration et ce qui a été réellement
importé, suite a l’opération Reconnaissance et Dénombrement des Colis (ECOR) effectuée
par la brigade commerciale, le service IPS réclame un bulletin différentiel (excédent,
déficit…) avec justification de la compagnie de transport.
Un rectificatif est accordé sur demande par l’IPS auquel va se joindre un dossier qui dépend du
cas de l’infraction. En effet, l’accord du rectificatif est soumis au paiement d’une amende de
25 000.00 DA déterminée dans l’article 319 dans le Code de Douane.

 La gestion du « Système Informatique de Gestion Automatisé des Douanes » (SIGAD):


Ce système permet aux déclarants d’enregistrer leurs transactions sur support magnétique
et dégager la déclaration finale.
Ce système est lié directement au CNIS « le Centre National de l’Informatique et des
Statistique » ce qui permet par la suite de dégager des statistiques fiables sur la situation
économique du pays (balance commerciale, balance des paiements…)
De ce fait, les problèmes l'informatique rencontrés par les déclarants, en accédant au système sont
immédiatement signalés au service I P S qui y remédié soit par orientation ou par maintenance

1.1.4. Le rôle du service IPCOC


Ce service est chargé de:

 Cotation de la DD ;

Une fois que la DD est portée sur le SIGAD, elle est systématiquement confie a
l’inspecteur vérificateur chargé de sa vérification et liquidation.
Avant de remettre la DD à l’inspecteur chargé de sa verification, l’IPCOC effectue un
contrôle initial sur le dossier tenant compte de certains paramètres (la nature de la
marchandise, l’origine, la solvabilité de l’operateur économique, la crédibilité du
déclarant…etc) cette action a pour but d’orienter l’inspecteur vérificateur dans son control qui
consiste à :

 Consultation de circuit réservé a la DD.


Il s’agit d’une technique douanière qui consiste selon le degré de doute a orienté (sur
la marchandise et/ou l’operateur économique) vers trois (03) types de circuits les différents

76
DD.

- Le circuit orange: dans ce cas, l’inspecteur vérificateur est tenu à effectuer un control
documentaire pour classer les énonciations de la déclaration par apport aux documents
fournis, il pourra ensuite procéder a sa liquidation.

- Le circuit rouge : les marchandises dont la déclaration orientée vers le circuit rouge implique
nécessairement une intervention physique et un contrôle documentaire avant de procéder à sa
liquidation.

- Le circuit vert ou le circuit accéléré: c’est un avantage réservé aux Operateurs


Économiques Agrées, il permet la validation de la déclaration sans vérification des
marchandises. Délivré par la Chambre Algérienne de Commerce et d’Industrie CACI
uniquement aux opérateurs qui répond à un ensemble de critères (crédibilité, ancienneté…
etc).
NB. L’inspecteur vérificateur réserve le droit de procéder a n’importe quelle opération à la
vérification des marchandises orientée vers ce type de circuit.

 Le contrôle documentaire et/ou physique des marchandises.


Selon le circuit vers lequel est orienté la DD, l’inspecteur vérificateur est chargé
d’effectuer un contrôle documentaire et/ou un contrôle physique des marchandises.
En effet, le verso de la DD est réservé à la reconnaissance de l’agent de visite et de
l’inspecteur verificateur sur lequel doit rédiger les différentes contestations à propos de
(l’origine, la valeur…)
L’inspecteur vérificateur est tenu de vérifier et liquider une DD dans un délai
maximum de cinq jours, au-delà ce dernier doit présenter à l’IPCOC un compte rendu sur
lequel il justifie ce retard et explique les motifs.

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 Constatation des infractions.
Lors de la vérification de la DD, qu’elle soit documentaire ou physique, tout
irrégularité , incohérence ou non concordance des énonciations de la DD au document joint ou
à la marchandise, l’inspecteur vérificateur relève une infraction douanière et soumit le
déclarant à un CX.
Ensuite, sur un support magnétique dit CTX, il procède au chargement du contentieux
constaté. Chaque infraction est codée par un numéro d’affaire, c’est en introduisant ce numéro
qu’on aura le type de CX et le montant à payer.
Un procès verbal de constat ou de saisie sera par la suite établie par l’inspecteur vérificateur
sur le quel les faits (le type d’infraction, le montant de l’amande… etc) doivent être exposé
d’une façon claire.
Le dossier est ensuite transmis à la recette pour finalisation et recouvrement de la créance, et
la DD reprend son circuit et sera liquider à la base des modifications portées par l’inspecteur
vérificateur.

Nb. Lorsque la transaction contient une marchandise périssable, l’inspecteur


vérificateur procède à sa liquidation immédiate par un BEP (le Bon d’Enlèvement
Provisoire).
Il s’agit d’une déclaration simplifiées D48 sur laquelle figure les pièces manquantes
pour la DD, à charge pour le déclarant de procéder à sa complémentation dans un délai de
cinq jours. A défaut, un CX de 25.000,00 DA est libéré à son encontre.

 La liquidation des Droits et Taxes :


Une fois que la vérification et la déclaration est achevé, les Droits et Taxes seront
liquider et leur validation sur le système des Droits et Taxes sera exigible.
L’IPCOC peut aussi procéder à la dé-cotation de la DD conformément aux règles
réglementaires. Cette déclaration sera ensuite cotée à un autre inspecteur.
 Annulation de la DD.
Suite une demande motivée par le déclarant, l’IPCOC, conformément au circulaire
N°643 possède les Prérogatives d’annulation de la DD si elle répond aux conditions suivants.
 Le bon d’enlèvement n’a pas été accordé.
 La vérification des marchandises n’a donné lieu a aucun constat d’infraction.

 Rectification de la DD.
La rectification de la DD ne peut être accordée l’IPCOC après l’acquittement des
Droits et Taxes ainsi qu’une amende de 25.000,00 DA.

 Définir les modalités de paiement

 La facture domiciliée:
Lorsque la valeur de la marchandise est supérieure à > 100.000,00 DA, le déclarant est
tenu de présenter une facture domiciliée par sa banque portant :
- Cachet rectangulaire avec le numéro de compte
- Cachet rond de la banque
- Griffe et signature du chef du service
 La facture non domiciliée :
Si le montant de la facture est inferieur à <100.000,00 Da et le transfert du fond se fait par
voie interbancaire, la domiciliation n’est plus exiger, il suffit d’une facture cachetée et signée
par le fournisseur (l’exportateur).

1.1.5. Le bureau CX:


Constituent des faits qualifiés d'infraction douanière toute missions ou action portant
violation aux dispositions du code des douanes. Il existe deux (02) infractions douanières
principales, dans la contrebande et I ‘importation ou I ‘exportation sans déclaration.
L'infraction douanière est définie comme étant « un acte ou une abstention contraire aux lois et
règlements douaniers ».
A cet effet les missions du bureau CX sont comme suis.
 La recevabilité et l'étude des dossiers CX ainsi que les demandes transaction
 Accompagne les (PCOC - IPS - IPB - IPTP-Receveur) aux contentieux douanier
 Assiste le CID à la diffusion des (notes- circulaires- ordonnances) relatifs aux CX.
Section 02 : La démarche méthodologique d’une opération d’exportation.
L’entreprise qui souhaite exporter à l’étranger, trouve des difficultés liées à la
complexité de l’environnement international. De ce fait, l’entreprise doit mettre en œuvre une
démarche d’exportation qui limite les risques et évite tous les obstacles ou désagrément
susceptibles de la bloquer. Tout produit destiné à l’exportation doit absolument provenir de
station de conditionnement ou d’unité de fabrication ou de transformation dûment agréées par
l’Établissement d’Autonome de Contrôle et de Coordination des exportations.
La démarche d’exportation est présentée en cinq grandes étapes qui sont les suivantes

2.1. Diagnostic export


A cette étape, il s’agit d’évaluer l’aptitude de l’entreprise à exporter. Une démarche
d’exportation peut devenir très coûteuse en temps et en argent si on ne s’assure pas d’avoir1 :
 Un produit ou un service concurrentiel à offrir.
 Des ressources financières adéquates.
 Une capacité de production suffisante.
 L’engagement de la direction.

Il est donc primordial, avant de faire un plan à l’exportation, de bien évaluer les forces
et les faiblesses de l’entreprise.
Cette étape est cruciale, car elle peut faire la différence entre la réussite et l’échec sur le
marché international. Le diagnostic s’exprime en deux dimensions :
A. Le diagnostic interne : il présente les forces et les faiblesses de l’entreprise et ses fonctions.
B. Le diagnostic externe : il s’agit des menaces et des opportunités liées aux différents
environnements des marchés cibles.
Le diagnostic interne et le diagnostic externe vont déterminer et évaluer les potentiels
stratégiques et opérationnels de l’entreprise face à des projets d’export. De même, ils vont
orienter l’action stratégique et commerciale2.

2.1.1. Diagnostic interne


Il représente une étape fondamentale lors du processus d’exportation. Il permet à
l’entreprise exportatrice de mettre le point sur ses avantages et ses objectifs et priorités
d’exportation en tant que gestionnaire. En réalisant un diagnostic export, l’exportateur
renforce son aptitude à réussir à l’international. Avant de se lancer dans son projet
d’exportation, il est primordial pour une entreprise d’évaluer sa capacité à exporter. Cet
exercice, appelé « le diagnostic export », permet d’évaluer les ressources internes3 (humaines,
financières et de production), l’avantage concurrentiel, ainsi que les objectifs et priorités de
l’entreprise4. L’analyse de ces différents facteurs détermine la capacité de l’entreprise à
exporter et ses chances de réussite sur un marché étranger. Cette partie résume en sept étapes
les points sur lesquels devrait s’appuyer une entreprise lors de réalisation de son diagnostic
export.

[Link]. L’entreprise
Une entreprise qui a démarré depuis quelques années possède certainement une solide
expérience dans le milieu des affaires et maîtrise mieux son environnement. Elle produit un
bien de qualité reconnu sur le marché local qui répond aux besoins des clients et génère des
flux financiers plus au moins stables. Les questions posées visent donc la croissance de son
chiffre d’affaires, le nombre d’employés dont elle dispose, sa capacité d’emprunt et de
production en cas où elle ferait face à une augmentation excessive de la demande pour son
produit ou son service.

[Link]. Les objectifs d’exportation


L’entreprise qui souhaite exporter doit être motivée et déterminée car l’exportation
requiert du temps et des efforts importants. Il faut être sûr de pouvoir rivaliser la concurrence
sur le marché cible. Après avoir examiné les motifs, il faut fixer ses objectifs. Ces derniers
doivent être clairs et réalistes et sont primordiaux pour l’entrée d’un produit ou service sur le
nouveau marché.

[Link]. Le produit
Il est très important de savoir si le produit de l’entreprise possède un avantage
concurrentiel lui permettant une différentiation par rapport aux autres. Que ca soit sur l’aspect
fondamental du produit ou son aspect extérieur, (l’emballage à titre d’exemple).
L’objectif est de s’interroger sur les caractéristiques du produit, de mettre le point sur ses
points forts et ses points faibles pour connaître les chances de réussite d’une éventuelle
exportation sur le marché cible.
[Link]. Les prix
L’établissement d’un prix stratégique est l’un des facteurs les plus importants du succès
financier d’un projet d’exportation. Pour établir un prix à l’exportation réaliste, tout en
assurant une marge bénéficiaire adéquate, il faut prendre en compte les coûts de production et
de livraison, la concurrence et la demande. Il faut également examiner les paramètres qui
caractérisent le marché cible ainsi que l’ensemble des coûts complémentaires occasionnés par
l’exportation, notamment :
- Études de marché et vérification de solvabilité.
- Consultants et transitaires.
- Taux de change.
- Frais d’acheminement de la marchandise à destination.
-Droit du quai et frais de port
- Tarifs d’affranchissement internationaux, frais de téléphone et de télégraphie.
- Commissions, formation et autre coût liés aux représentants à l’étranger.
- Coûts de conditionnement, de marquage et d’étiquetage.
Le prix fixé reflètera la valeur du produit, son état, sa qualité et son cycle de vie.

A. Stratégie de prix élevé : Cette stratégie peut être adoptée lorsque l’entreprise cherche
avant tout à défendre son image exclusive. Cette approche procure des profits marginaux
substantiels et acquiert une valeur distinctive face à la concurrence auprès du marché
visé. Cependant, elle peut attirer la concurrence sur ce marché.

B. Stratégie de bas prix : Plusieurs circonstances peuvent conduire une société à baisser
ces prix. La première est une capacité de production excédentaire. Dans ce cas,
l’entreprise cherche à effectuer des ventes supplémentaires. La seconde est une baisse de
la part de marché due à une intensification de la concurrence. Une telle stratégie peut
également être suivie lorsque l’on cherche à se débarrasser d’un surplus de marchandises.
Mais cette approche présente toutefois des dangers : risque de la dégradation d’image, la
clientèle peut douter de la qualité des produits et se tourner vers d’autres entreprises.
D’autre part, une baisse des prix non suivie d’effet de volume affaiblit considérablement
les moyens financiers.

[Link]. La communication
Pour bien s’assurer de la réussite de l’introduction d’une entreprise dans le marché
cible, il faut que l’entreprise accompagne toutes ses démarches d’une stratégie publicitaire. La
publicité devra être adaptée aux valeurs culturelles et aux pratiques commerciales du pays
visé pour augmenter ses chances de réussite.

[Link]. La distribution
Une bonne planification de la politique de distribution dans un marché cible permettra
sans doute au produit d’être livré à la clientèle cible à l’endroit convenu, à temps prévu et à un
coût acceptable. Ainsi, quelque soit le type de stratégie exportatrice, directe ou indirecte,
adopté par l’entreprise, une bonne stratégie d’entrée permet d’identifier le meilleur moyen de
distribution du produit sur le marché cible afin d’atteindre le maximum de consommateurs au
moindre coût.
Les questions dans ce cas porteront non seulement sur la politique de distribution,
mais aussi sur le moyen de transport. En effet, pour réussir sa stratégie, il faut choisir le bon
mode d’expédition toujours en comparant le coût, le temps et le lieu de livraison. En matière
de logistique, si l’entreprise n’était pas familier avec les formalités ou les exigences à
l’étranger, elle doit faire appel à un transitaire, un courtier en douane ou à un agent spécialisé
en logistique de transport, ce qui prendra toutes les dispositions nécessaire pour assurer la
livraison de la marchandise. Ces intermédiaires peuvent informer l’entreprise sur les tarifs,
des assurances et de toute autre formalité.
Après avoir sélectionné le mode de pénétration d’un marché étranger, l’entreprise exportatrice
doit choisir les canaux ou les circuits de distribution à l’intérieur de ce marché qui lui
permettront d’acheminer ses produits jusqu’au consommateur final.
La sélection des circuits de distribution locaux nécessite au préalable la réalisation d’une
étude de marché afin de familiariser avec la structure de distribution locale (nombre et taille
des points de vente, nature des opérations de gros et de détail,…). En effet, les entreprises ne
pourront généralement pas utiliser les mêmes réseaux de distribution d’un marché à l’autre, en
raison des différences qui les caractérisent en niveau des structures de distribution.

[Link]. L’expérience :
Si l’entreprise n’a jamais exporté, son expérience sur le marché local n’est pas à négliger.
Les questions établissent des liens entre l’expérience passée et le projet actuel : la
ressemblance des marchés, la longue, les pratiques commerciales. Alors, on cherche à savoir
si l’expérience passée de l’entreprise a été positive ou elle s’est terminée par un échec.

[Link]. La recherche et Développement :


Facteur incontournable de compétitivité, la Recherche et Développement et l’innovation,
permettent d’optimiser les performances et les résultats de l’entreprise afin d’améliorer son
savoir-faire.

2.1.2. Le diagnostique externe :


L’étude de marché est indispensable, elle permet de gagner du temps et de l’argent.
L’entreprise peut avoir recours à deux types de sources, directes et indirectes. Les sources
directes sont des sources humaines : spécialistes de l’export et client futurs de l’entreprise, les
sources indirectes comprennent les documents d’informations : journaux, autres études de
marché, livres, etc. ainsi que les sources internet. L’étude de marché ne doit pas seulement
comprendre des données types, telles que les informations sur le produit, son prix, son
emplacement. Elle doit prendre également en compte des données dites « internationales»
comme les coutumes du pays, les moyens de paiements (échange des devises, transactions
internationales) ou encore les partenariats locaux.

A ce stade, le responsable de l’accompagnement export doit identifier et sélectionner


le marché cible5. Il faut donc identifier les marchés et les pays potentiels pour d’éventuelles
exportations et sélectionner les plus prometteurs.
Une étude documentaire peut être utile car elle permettra un gain de temps et d’argent et
augmentera ainsi les chances de succès de l’entreprise désirant exporter. En effet, un bon
ciblage et une bonne segmentation de marché permettra d’élaborer une stratégie marketing
adaptée à ce segment et de concentrer les efforts de l’entreprise sur les clients qui seront plus
réceptif aux offres de l’entreprise. Le but de l’étude est aussi d’évaluer la demande potentielle
du marché ciblé et de pouvoir planifier sa stratégie ensuite.
Avant d’entamer une recherche sur les marchés potentiels, il est nécessaire de bien :
-Identifier et évaluer le produit que l’entreprise veut exporter ;
-Créer le profil du consommateur « type » de produit de l’entreprise.
En général, il est conseillé de concentrer ses efforts sur deux ou trois marchés potentiels de
plus.
Pour maximiser ses chances de réussite sur le marché cible, l’entreprise doit
sélectionnée les différentes opportunités et menaces liée à son environnement externe.

5
Marrakchi. A, Op, Cit, P. 13.
Tableau N°08: Opportunités et menaces liée à l’entreprise

critères recherche d’informations sur


Environnement économique -Les signes vitaux du pays, tels que le PIB,
le taux de chômage, le taux d’inflation, afin
d’identifier un éventuel impact sur l’achat
de produit de l’entreprise.
Environnement politique -Le système politique en place ;
-Le degré de stabilité de l’entreprise.
Règlementations en commerce international -Les accords commerciaux dont le pays est
signataires ;
-Les restrictions douanières, les barrières
non tarifaires, les licences d’importation,
les brevets.
Situation géographique -La proximité géographique ;
-Les centres d’activité économiques ;
-Le climat ;
-Les saisons et leur impact sur le calendrier
de production.
Transports et communications -L’accessibilités aux moyens de
transports/qualité de l’infrastructure de
pays ;
-Les ports d’entrée par voie maritime et
aéroportuaire.
Environnement socioculturel -Les langes ;
-La culture, afin de mesurer l’impact des
différences culturelles sur l’achat du
produit
de l’entreprise dans le nouveau pays.
Source : guide export, [Link]
Après le ciblage du marché potentiel, il est conseillé de faire une visite sur place pour
valider les informations requises dans les recherches documentaires et les études de marché
effectuées. La visite d’une foire commerciale par exemple constitue un moyen de validation
des informations et de prise de connaissance des produits et des concurrents du marché ciblé.
Parmi les méthodes les plus utilisées pour le choix du pays et marché en cible, « la matrice
choix pays cible »6. Cette matrice permet de sélectionner un ensemble de critères regroupés en
critères d’accessibilité, de potentialité et de sécurité

Tableau N°09 : accessibilités, potentialités, sécurités


ACCESSIBILITE POTENTIALITE SECURITE
Facteurs physiques Données économiques de Transactions
base
Facteurs économiques et Dimension marché de mon Investissements
politiques produit
Obstacles tarifaires/Non Concurrence sur mon marché
tarifaires
Facteurs socioculturels Type et mode de distribution
Source : Marrakchi. A, Op , Cit, P. 14.

2.2. Négociation d’un contrat a l’international :


Suite à une rencontre entre le fournisseur et l’importateur, ce dernier spécifie les produits
et les quantités qu’il souhaitait acheter. Le exportateur fait une offre de prix ainsi le choix de
l’incoterm qui revient à l’entreprise (la majorité des exportation algérienne s’effectuent a base
des incoterms de classe « C » qui sont des incoterms de vente au départ), procède au
dédouanement à l’export et paye également le fret jusqu’au port/aéroport convenu, le risque
de perte ou de dommage que peut subir la marchandise ainsi que toute augmentation des frais
sont transférés du vendeur à l’acheteur lors du passage des marchandises a bord du
Navire/Avion (a l’embarquement). En suite, ces deux parties négocient certaines conditions
relatives aux termes du contrat, à savoir le mode de paiement, le mode de transport, les délais
de livraison ainsi que la durée de validité du contrat.

6
Marrakchi. A, Op, Cit, p14.
Nb. Les salons d’exposition et les foires international sont des lieux opportuns pour
négocier un contrat de commerce international.

2.2.1. Techniques de paiement utilisé :


En majorité, les transactions effectuées par voie aérienne sont de faibles valeurs (entre
1.000,00 € et 4.000,00€) vue le volume limité de ces derniers.
De ce fait le moyen de paiement le plus fréquent dans ce types de transaction est bien le
virement international (SWIFT), tenant compte des risque qui présente.
Lorsqu’il s’agit des montants beaucoup plus important, les opérateurs exigent un
moyen de payement documentaire, tel que le crédit documentaire ou la lettre de crédit
irrévocable et confirmée conforme à la loi de finances 2009. Qui présente un minimum de
risque pour le fournisseur que pour le client.

2.2.2. Choix du mode de distribution :


Il n’existe pas de mode de pénétration optimal, le choix d’un mode de distribution doit
permettre de pénétrer le marché choisi et toucher sa clientèle cible. L’exportateur devra
choisir entre les différents modes d’entrée qui s’offrent à lui compte tenu du :
- Type de marchandise (s’il s’agit d’un produit périssable…)
- Le volume, le poids.
- Le facteur temps…

2.2.3. Préparation de l’expédition :

Après avoir établi la facture (définitive domicilié ou pro-format), vient alors l’étape de
préparation de la commande du client, ainsi que les documents nécessaires pour la prochaine
étape qui est le passage en douane. Afin que la procédure se déroule dans les meilleures
conditions, des meilleurs délais, le souci est de satisfaire le client, de répondre à ses exigences
et de gagner sa confiance.
L’emballage à son tour représente une étape incontournable dans ce processus, il est
d’ailleurs soumis au control des autorités compétente telle que les administrations de douane,
bureau de l’inspection phytosanitaire…
2.2.4. Choix du transitaire :

C’est une étape facultative, l’exportateur peut réaliser l’expédition lui-même comme il
pourra faire sous-traiter les formalités douanières voire la logistique du transport, en
choisissant un transitaire agréé par la Douane et reconnu pour sa compétence et sa moralité.
Ainsi, le rôle du transitaire pourra couvrir toute la chaine logistique de transport,
depuis la prise en charge de la marchandise, la négociation avec le transporteur jusqu’à la
livraison selon l’incoterm prévu.

2.2.5. Le passage en douane :

L’exportateur doit présenter non seulement le titre d’exportation- engagement de change


ou licence d’exportation mais aussi la déclaration d’exportation appelée DD (Déclaration en
Détail des Marchandises) à imputer.
D’autres documents sont à fournir aux services douaniers :
 Le document de transport (LTA, connaissement maritime …)
 la facture définitive.
 le certificat d’origine, certificat EUR1 si la destination est un pays de l’Union
Européen.
 le certificat de colisage.
 Le certificat de phytosanitaire pour les produits végétaux.
 Le certificat vétérinaire pour les produits d’origine animal.

Après un contrôle sélectif de la marchandise, les services douaniers remettent à


l’exportateur ou déclarant, le Bon d’enlèvement. Il faut souligner à ce sujet que la Douane a
automatisé les procédures de passage en douane dans le cadre du système SIGAD (Système
d’Informatisation et de Gestion Automatisée des Douanes).
2.2.6. L’embarquement :
- Première étape (le Pesage) :
A l'entrée, l'exportateur ou son représentant procède éventuellement au pesage de la
marchandise déclarée à l'export sous le contrôle du service des douanes. Un bon de pesage
visé par le service des douanes est délivré à l'exportateur.

- Deuxième étape (Scanner) :


Toute marchandise destinée à l’exportation est soumise obligatoirement à l’examen
du scanner à l’exception de quelques produits sensibles tels que les animaux vivants et les
œufs à couver En cas de conformité : l’officier du scanner appose son visa sur le BAE (RAS)
et le remet à l’exportateur ou son représentant.
En cas de non conformité : l’officier du scanner constate l’anomalie sur le BAE et le
transmet au service de la brigade commerciale qui est tenue de prendre les mesures
nécessaires pour s’assurer de la conformité de la marchandise.

- Troisième étape (Accord d'embarquement)


L'exportateur ou son transitaire, doit présenter le dossier d’export au service
d'embarquement qui comprend les documents suivants:
1. Le BAE portant les visas et les mentions nécessaires.
2. Copie de la facture.
3. Copie de la déclaration d'exportation.
4. Le bon de mise à quai.
5. Le bon de pesage.
6. Tout autre document relatif aux réglementations particulaires s'il ya lieu
(contrôle technique, contrôle phytosanitaire...)
Après vérification du dossier, et en cas de conformité, le service émet son accord
"Accord pour l'embarquement"

- Quatrième étape (établissement du Manifeste d'export) :


À la fin des opérations d’embarquement, le consignataire de la compagnie de
transport procède à l’établissement de la liste définitive des unités de charges réellement
embarquées. Cette liste constitue le manifeste cargaison provisoire. Le manifeste de cargaison
provisoire sera transmis à la cellule d’embarquement joint d’un état différentiel par rapport à
la liste d’embarquement prévisionnelle transmise auparavant et ce pour approbation et
autorisation du départ. Une copie de ce manifeste cargaison provisoire sera adressé au
capitaine.

- Cinquième étape (Visa d’embarquement)


À l’issue du manifeste définitif, le service des douanes procède à la délivrance des
Visas d’embarquement des marchandises suite une demande écrite de la part de l’exportateur
ou son représentant.

Figure N°15 : La démarche d’exportation


Chapitre 03Etude d’une opération d’opération d’exportation au
niveau du Fret à l’aéroport « HOUARI BOUMEDIENE »
Facture
Domiciliation
commerciale
bancaire

Exportateur ou Bon de mis a


transitaire quai

Saisie DDM Dépôts de le DDM

Circuit rouge Circuit orange Circuit vert

Contrôle physique Contrôle documentaire Émission du BAE


Payement de
Droits et Taxes

Litige RAS

Règlement
du litige
Remise du manifeste
au capitaine

Envoie du Pesage

manifeste à la
Douane Scanner
DEPART

Accord d’embarquement
24
H

Paiement des frais STAM Dépôt du


manifeste définitif

Saisie du
Chargement
manifeste 91

chargement « Visa
Chapitre 03Etude d’une opération d’opération d’exportation au
niveau du Fret à l’aéroport « HOUARI BOUMEDIENE »
d’Embarquement »
Chapitre 03Etude d’une opération d’opération d’exportation au
niveau du Fret à l’aéroport « HOUARI BOUMEDIENE »

Source :[Link]/2018-04-04_MANUEL_EXPORT_MARS_2018.pdf

Une fois ces différentes étapes maîtrisées, au fil de la démarche de l’entreprise et de


ces expériences à l'export, elle prend de l'ampleur et elle découvre qu’elle a besoin d'affiner sa
stratégie export. Car, une fois le marché cible intégré, il faut y rester et se rendre
indispensable. Il faut soyez donc présents, flexibles, réactifs et travaillez son système de
gestion des relations clientèles afin d'adapter une stratégie export à long terme.

Section 03 : Le traitement des résultats de l’exercice.


Afin de consolider les connaissances théoriques présentées dans les chapitres
précédents, cette section est consacrée à l’illustration des étapes de la procédure suivie par
« SARL GREEN HIPPON EXPORT » lors dune expédition d’un lot de fruits, légumes et
alimentation général vers le Qatar par l’entreprise « SAHRA ECHARK TRADING ».

Suivant la même procédure mentionnée dans la section précédente, l’entreprise


« GREEN HIPPON EXPORT » exerce cette activité depuis 2008 et réalise des exportations
vers différentes régions et contribue au rapatriement de 300 000.00 DUS à 500 000.00 DUS
par an.
3.1. Le diagnostique Export.
Comme en l’a déjà vue, cette étape repose sur deux niveaux d’évaluation :

3.1.1. Le diagnostique interne: comme l’en à déjà signalé, l’entreprise « GREEN


HIPPON EXPORT » exerce l’activité d’exportation depuis 2008, soit 10 ans
d’expérience sur le marché international, ce qui lui à permis d’engranger une expérience
importante dans ce métier d’une part. D’autre part, la qualité des fruits et légumes
Algérienne et spécifiquement les dattes font de ces derniers une marchandise très
recherchée, vu que l’entreprise est spécialisée dans l’exportation des produits
alimentaires, elle prend donc l’initiative d’offrir un produit de meilleure qualité.

3.1.2. Le diagnostique externe :


Aujourd’hui, le monde est devenu très petit, une information circule tellement vite
qu’elle peut faire le tour du monde en espèce d’une journée grâce à l’internet. Une bonne

92
métrise de l’outil informatique à permis a l’entreprise « GREEN HIPPON EXPORT » non
seulement de présenter sa marque et acquérir une notoriété à l’international, mais aussi de
réalisé des études sur les marché étrangers et d’évaluer son aptitude à les pénétrer, d’une part.
D’autre part, l’omniprésence du responsable de l’entreprise sur ses marchés
consolide ses relations avec la clientèle et permet l'adaptions d’une stratégie export à long
terme.

3.2. Négociation d’un contrat a l’international.


Au cours de la première Foire Internationale de la Production de DOHA qu’a eu lieu
du 09 au 11 Septembre 2018 à DOHA –Qatar, ce qui constitue une excellente occasion pour
les entreprises algériennes pour faire connaitre leurs produits et leur savoir-faire et découvrir
les potentialités de placer les produits algériens à ce marché et explorer les possibilités de
développement des relations commerciales et de partenariat entre les opérateurs algériens et
leurs homologues qataris et étrangers.
Tenant compte du l’embargo imposé par les pays arabes à savoir : l’Arabie saoudite,
Égypte, Bahreïn et Abu Dhabi… sur le marcher Qatarien qui s’ouvre une forte demande sur
plusieurs produits et l’absence de la concurrence, une opportunité que les entreprise
Algérienne ont saisies.
Il convient aussi de noter que le Fonds Spécial pour la Promotion des Exportations
(FSPE) remboursera les frais de votre participation liés à la location des surfaces d’exposition
et d’acheminement des échantillons à hauteur de 50%.

3.2.1. Techniques de paiement utilisé.


Comme le montre la déclaration de douane et la facture original (voir annexes) le
paiement de cette transaction ce fait par virement international (SWIFT) sur un délai de 30
jours a compté de la date d’embarquement.
Cette technique de paiement présente un risque pour l’entreprise « SARL GREEN
HIPPON EXPORT » car une fois que la marchandise est expédiée, l’action de règlement
reseté a la volonté de « SAHRA ECHARK TRADING ».

3.2.2. Le moyen de transport utilisé.


Retournant toujours à la facture et le Certificat de phytosanitaire, il est clair que cette
expédition contient un lot de produits périssables, de ce fait le moyen du transport le plus
convenant est bien la voie aérienne, c’est pourquoi ils ont fait appelle à la compagnie aérienne
QATAR AIRWAYS.

3.3. Préparation de l’expédition.


Il s’agit d’un lot de 2 672 kg dont 1 200 kg de dattes, 400 kg de datte sécher, 250kg de
semoule de blé et autre produits alimentaires. Préparer et pré acheminer d’ANNABA à
l’aéroport « HOUARI BOUMEDIENE » à Alger a charge de l’exportateur vu que
l’INCOTERM choisit est bien FCA, ce qui fait que tout les frais avant l’embarquement sont a
charge de l’exportateur (Conditionnement & Emballage, Empotage chargement à l’usine, Pré-
acheminement et Dédouanement Export).

3.4. Le choix du transitaire.


C’est une étape optionnelle, l’exportateur peut réaliser l’expédition lui-même comme
il pourra faire sous-traiter les formalités douanières voire la logistique du transport, en
choisissant un transitaire agréé par la Douane et reconnu pour sa compétence et sa moralité.
Dans notre cas l’entreprise « GREEN HIPPON EXPORT » à fait recours de la
« SARL FLASH TRANSIT » qui s’ait occupé du passage en douane et la procédure
d’embarquement.

3.5. Le passage en douane.


À ce stade, le transitaire va porter déclaration sur le système « SIGAD » auquel doit
être prudent, car une petite erreur vas luis couter 25 000.00 DA d’amande.
Mais ce type de marchandise doit être expédiée le jour de son arrivé a l’aéroport, c’est
pourquoi l’administration de douane à adopté une procédure simplifiée pour des cas pareille,
il s’agit d’un (BEP) le Bon a Enlèvement Provisoire et la soumission au D48. Le transitaire
présente a l’inspecteur vérificateur: une facture pro format, le certificat d’origine, le certificat
de phytosanitaire et la LTA. Et s’engage a présenté la facture domicilier dans un délai
maximum de 5 jours comme convenu sur le D48 et procède à au portage de la déclaration
final puis le payement des Droits et Taxes et entame la prochaine étape.

3.6. L’embarquement.
C’est la dernière étape du processus, elle est a son tour composé de Quatre stations.
3.6.1. Le pesage :
Avec la présence d’un agent de douane la compagnie aérienne procède au pesage des
marchandises après emballage et dégage le manifeste.

3.6.2. Le scanner :
Cette action est faite par des agents de douane spécialisés et former pour ce genre
d’opération, pour se prémunir contre toute sorte de fraude ou de contrebande.

3.6.3. L’accord d’embarquement :


Une fois que les deux étapes précédentes sont achevées et approuvé, l’inspecteur
vérificateur liquide la marchandise et donne l’accord d’embarquement qui sera transmis
directement au commandons de bord.

3.6.4. Le chargement :
Et enfin, la compagnie aérienne peut procéder au chargement des marchandises à bord
du l’avion auquel vas être attribué un numéro dit « le gros et article », il s’agit d’un code
donné a la marchandise en fonction de la place occupé à bord et qui sert de son identification
rapide une fois arrivé à destination.
Conclusion :

L’étude de certains aspects de l’Algérie révèle l’existence de plusieurs atouts, naturels


et infrastructurels importants, permettant aux entreprises d’améliorer leur compétitivité.
Aussi, au cours de notre stage pratique, nous avons pu constater l’existence d’un tissu de PME
dynamiques et potentiellement exportatrices qui peuvent contribuer à la promotion et à la
diversification des exportations en Algérie. C’est pourquoi que les autorités Algérienne
doivent accordées plus d’importance à cette catégorie d’entreprises qui constituent la
principale source de croissance économique d’un pays.
CONCLUSION GENERALE

L’importance du commerce extérieur d’un pays se mesure par les performances


économiques enregistrées par ce dernier. En effet, les exportations permettent de mettre en
évidences les ressources et les capacités productives de l’entreprise, ce qui lui permet de se
retourner vers le marché extérieur et de se forger une place.
En Algérie, les indicateurs économiques du pays révèlent que l’économie algérienne est non
seulement dépendante des exportations des hydrocarbures, mais également tributaire des
importations des biens de consommation et d’équipements nécessaires à la consommation
nationale et au développement du Pays. Tout ceci induit à un handicap majeur à long terme
qui menace pour l’économie algérienne.
C’est dans ce contexte que l’État Algérien a pris quelques mesures visant à la création des
organismes et institutions chargés de la promotion des exportations tels que la CAGEX,
PROMEX, FSPE, ALGEX. S’ajoutent à ces mesures, les accords commerciaux qu’a signés
l’Algérie dans le but de promouvoir ses exportations et profiter des opportunités offertes par
l’ouverture. Parmi ces accords, on cite la signature des accords d’association avec l’Union
Européenne (UE), l’adhésion à la zone arabe de Libre échange (GZALE) et la mise en place
d’un système généralisé de préférences commerciales avec les USA(SGP).
Toute entreprise désirant s’internationaliser doit d’abord s’imposer sur le marché local et
couvrir la demande nationale, ensuite, cibler des marchés étrangers. La procédure
d’exportation peut être justifiée par plusieurs raisons. A ce propos F. David écrit : «
L’exportation n’est ni maléfique en soi ni bénéfique, mais nécessaire » [Link] constatation
s’appuie sur des raisons de principe. Il faut exporter à la fois pour ne pas mettre en danger un
des grands équilibres économiques et assurer ainsi la survie des entreprises.
Aujourd’hui, la réussite des entreprises à l’international dépend de la maîtrise du processus
d’exportation, en l’occurrence la maîtrise du diagnostic export, qui constitue l’élément de la
plate-forme d’une démarche d’exportation. A cela s’ajoute les bonnes méthodes de ciblage
des marchés étrangers, la logistique et le transport international de marchandise, les moyens
de paiements, etc. La maîtrise du processus d’exportation requiert également la maitrise
technologique et du savoir-faire afin de renforcer la capacité d’innovation constante des
entreprises, de produire de nouveaux produits.
Au cours de la recherche bibliographique et le stage effectué au sein de l’Inspection
Divisionnaire des Douanes a l’aéroport HOUARI BOUMEDIENE, Alger, et suite à un
entretien avec un déclarant en douane, puis une étude d’un cas relatif à notre thème qui nous a

1
F. David In, « Le mythe de l’exportation », Calmann-Lévy, 1971, p.67.
ALGEX : Nationale de Promotion du Commerce Extérieur.

97
été remis par ce dernier, nous avons apporté des éléments de réponses à l’ensemble des
questions posées tout au début de notre étude ainsi qu’à notre problématique, à savoir : Les
entreprises exportatrices hors hydrocarbures tentent de s’internationaliser afin de réduire cette
dépendance multiforme de l’Algérie vis-à-vis de l’étranger. Ces dernières doivent concentrer
leurs efforts sur la maîtrise des méthodes modernes de gestion, la connaissance des marchés
étrangers ainsi que le recours aux aides et accompagnements de l’État.
Le processus d’exportation est répartie en cinq étapes essentiels : le diagnostic export qui sert
a évalué tous les éléments interne et externe de l’entreprise pour déterminer les forces et les
faiblesses de l’entreprise ainsi ces opportunités et menaces ; les marchés cibles (qui lui
constitue le meilleur potentiel) ; une stratégie marketing propre au produit et au prix ;
l’expédition (les réseaux de distribution, les moyens de transports) et en fin les moyens de
financement.
Bibliographie :
Ouvrages :

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Nord-Américaine» les éditions de la chancelière ,2005.
 B. Martory J.Y CAPUL. Économie générale. Ed. Armand Collin. Paris 2005.
 BENISSAD. H. (1991) « La réforme économique en Algérie ou l’indicible ajustement
structurel », OPU. Alger.
 Charles .P, Kinderberger .P et Lender .H ‘’économie internationale’’, Economica Paris,
1981.
 Guillochon Bernard, Kawecki Annie, « économie internationale »,6éme Edition, Dunod,
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 [Link] et [Link] ; Dictionnaire d'économie et des sciences sociales, édition Hatier,
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 Jaime de Melo – Jean – Marie Grether, Commerce international « Théorie et application
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 Jean Pierre Bibeau. «Introduction à l’économie international».3eme édition. 1999.
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1989,
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 Monod. D, «Moyens et techniques de paiements internationaux », Ed. Eska, Paris, 2007.
 Legay. D, « Commerce international », Edition, Nathan, Paris, 2011.
 Pasco.C«Marketing international», Edition, Dunod, Paris.
 Rachid Boujemaa, cours de comptabilité nationale, édition OPU, Alger, 2003.

Thèses et mémoires :

 Alilou Farida et Allouti Rachida. « la politique commerciale de l’Algérie : cas du


partenariat Algérie-UE ».Mémoire de master en science commerciales, université
de Bejaia, promotion 2012-2013.
 Bendifallah Sarah, Bounouni Ouaili «l’apport de la politique de promotion du
commerce extérieur Algérien et l’avenir des exportations hors hydrocarbures » Mémoire
de master en science commerciales, université de Bejaia, promotion 2014-2015
 Berrached Amine. «Ouverture commerciale et croissance économique dans les pays
du sud et de l’est de la méditerranée ».Mémoire de magistère en science économique,
université d’Oran, année 2012-2013.

 CHELOUAH Nadir et BRADAI Amirouche « Essai d’analyse des déterminants des


exportations du secteur agroalimentaire en Algérie : Enquête auprès des entreprises de
wilaya Bejaia », mémoire de master en science commerciale, université
Abderrahmane mira Bejaia, promotion 2015-2016.

 Cherrou Kahina, «compétitivité dans le cadre de mondialisation : Etude comparative


de l’industrie automobile »mémoire de magistère en économie et finance
internationales, université mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, année 2013-2014.

 HAMADI.Y, SAAOUI.G « Les exportation hors hydrocarbures en Algérie »


UNIVERSITE ABDERRAHMANE MIRA DE BEJAIA, Promotion: 2016-2017.

 KACI.B. (2008) « Les impacts du commerce extérieur sur les performances de

l’économie algérienne depuis l’indépendance à nos jours ». Magister. FDSE. Bejaia.

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 Kaci Boualem, « les impacts du commerce extérieur sur les performances de l’économie
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Abderrahmane mira de Bejaia, Année 2007-2008.

 MERZOUK.S, HAMITI.Z « Contribution des PME Algériennes au commerce extérieur »


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 Redouane A, Développement des PME et promotions des exportations:


Quelles perspectives pour l'Algérie?, mémoire de magistère, 2009.

Articles et revues scientifiques:

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présentée à l’occasion dela tenue de la convention France Maghreb, Paris, les 5 et 6
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 Ministère du Commerce Algérie ; Direction de la Promotion des
Exportations. Convention France Maghreb, Paris les 5 et 6 février 2008.
 Mehdi A, l’ouverture commerciale de l’Algérie, cahier de recherche N°13/2011
 Ministère du commerce, Direction de la Promotion des Exportations, « recueil
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 L’ordonnance 74-12 du 30 janvier 1974.
 Publication de Ministre de l’agriculture et du développement rural, 2014.

Sites internet :
 [Link]
 [Link]
 [Link]
 [Link] le 02/12/2018 a 19:50
 [Link]
 [Link]
Tables des matières
Remerciements
Dédicaces
Liste des abréviations
Liste des tableaux
Liste des figures
Sommaire
INTRODUCTION GENERALE............................................................................................01
Chapitre I : Les fondements théoriques du commerce international.................................04
Section1 : Présentation générale du commerce international.............................................04
1.1. Le commerce international :...........................................................................................04
1.2. Quelques Définitions :......................................................................................................07
1.2.1. Le commerce extérieur :...............................................................................................07
1.2.2. Les exportations.............................................................................................................07
1.2.3. Les importations............................................................................................................07
1.2.4. La balance commerciale :.............................................................................................07
1.3. Les fondements théoriques du commerce international...............................................08
1.3.1. Les théories traditionnelles du commerce international :.........................................08
[Link]. La théorie mercantiliste.............................................................................................08
[Link]. La théorie d’avantage absolu d'Adam Smith :........................................................09
[Link]. La théorie des avantages comparatifs de David Ricardo.......................................10
[Link]. La théorie HOS...........................................................................................................10
1.3.2. Les nouvelles théories du commerce international.....................................................11
[Link]. La théorie de cycle de vie de Vernon........................................................................12
[Link]. La théorie stratégique du commerce international.................................................14
[Link]. La différenciation des produits.................................................................................14
[Link]. Rendement d’échelle croissant..................................................................................15
A. Les différents cas de rendement d’échelle croissant........................................................15
Section 02 : L’internationalisation des entreprises............................................................................16

2.1. Les raisons d’internationalisation :................................................................................16


2.1.1. Les Raisons stratégiques...............................................................................................16
[Link]. La répartition des risques entre plusieurs pays.......................................................16
[Link]. Procure des avantages concurrentiels :....................................................................17
2.1.2. Les raisons liées au marché..........................................................................................17
Tables des matières
[Link]. Facteurs liés au marché de base................................................................................17
[Link]. Facteurs liés aux marchés étrangers.........................................................................17
[Link]. Les facteurs commerciaux.........................................................................................17
A. L’étroitesse du marché national ou sa saturation............................................................18

B. La spécialisation de l’entreprise........................................................................................18
C. La régulation des ventes de l’entreprise...........................................................................18
D. Cycle de vie international du produit...............................................................................18
2.1.3. Les raisons industriels...................................................................................................18
[Link]. La recherche de l’économie d’échelle.......................................................................18

[Link]. L’abaissement des coûts de production....................................................................19


2.1.4. Les facteurs environnementaux :.................................................................................19
2.1.5. Les facteurs d’opportunités :.......................................................................................19
[Link]. Une demande spontanée.............................................................................................19
[Link]. Une production excédentaire.....................................................................................19
[Link]. La motivation du dirigeant........................................................................................20
2.2. Les risque de l’internationalisation.................................................................................20
2.2.1. Le risque commercial....................................................................................................20
2.2.2. Le risque politique.........................................................................................................21
2.2.3. Risque de change :.........................................................................................................21
2.2.4. Les risques de catastrophes naturelles :......................................................................22
2.2.5. Les risques liés au coût de la prospection de marchés extérieurs.............................22
2.2.6. Les risques liés au transport des marchandises..........................................................22
Section 03 : La logistique du commerce extérieur................................................................22
3.1. Les moyens de paiement..................................................................................................22
3.1.1. L’encaissement simple.......................................................................................23
[Link]. Le virement international..............................................................................23
[Link]...............................................................................................................Le chèque
...........................................................................................................................23
[Link]...............................................................................................La lettre de change
...........................................................................................................................23
[Link]. Le billet à ordre...............................................................................................25
3.1.2. La remise documentaire....................................................................................25
3.1.3. Le crédit documentaire.....................................................................................26
Tables des matières
3.2. Les incoterms....................................................................................................................28

Conclusion................................................................................................................................30
Chapitre II : Le Commerce extérieur en Algérie...................................................................31
Section 01 :L’évolution des politiques commerciales en Algérie................................................31
1.1. Le processus de libéralisation du commerce extérieur en Algérie...................................31
1.1.1. L’évolution du cadre juridique du commerce extérieur..............................................31
[Link]. Période de (1963-1988)«Le monopole de l’État sur le commerce extérieur............31
A. Le régime du commerce d’importation.............................................................................32
B. Le régime du commerce d’exportation..............................................................................34
[Link]. Période de(1988-1994) « Les tentatives de libéralisation du commerce extérieur
................................................................................................................................................................ 36
A. Les encouragements fiscaux.........................................................................................37
Les encouragements en matière de prix..........................................................................38
B. Les encouragements en matière d’assurance............................................................38
[Link]......................................Période après 1994 « La libéralisation du commerce extérieur
A. Le régime à l’importation............................................................................................39
B. Le régime à l’exportation............................................................................................39
1.1.2. L’ouverture commerciale multilatérale et régionale de l’Algérie...........................42
[Link]. L’accession de l’Algérie à l’OMC.......................................................................42
[Link]. L’accord d’association avec l’Union Européenne................................................43
A. La zone de libre-échange............................................................................................43
B. L’harmonisation du cadre de réglementaire.............................................................44
C. La coopération.............................................................................................................44
[Link]. Les accords bilatéraux avec les pays arabes............................................................45
[Link]. Le Système Généralise des Préférences commerciales (SGP) avec les USA.............45
1.2. La promotion des exportations hors hydrocarbures en Algérie......................................46
1.2.1. Les avantages fiscaux et parafiscaux.............................................................................46
[Link]. La taxe sur l’activité professionnelle (TAP................................................................46
Tables des matières
[Link]. La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les opérations de vente à l’exportation 47
[Link]. L’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS................................................................47
1.2.2. Les organismes de soutien aux exportations hors hydrocarbures...............................47

[Link]........................................................................................................................................Le
Fonds Spécial pour la Promotion des Exportations (FSPE) :.................................47
[Link]. Le fonds national de régulation et développement agricole (FNRDA......................48
[Link]........................................................................................................................................L’
[Link]. La Compagnie Algérienne d’Assurance et de Garantie des exportations
[Link]........................................................................................................................................La
[Link].....................................................................................................................................L’As
sociation Nationale des Exportateurs Algériens (ANEXAL)................................50
[Link]. La Société Algérienne des Foires et Exportations (SAFEX)....................................50
[Link]. Le programme OPTEMEXPORT..............................................................................51
1.2.3. Les mesures institutionnelles et douanières..................................................................51
[Link]. Les facilitations institutionnelles à l’export.............................................................51
[Link]. Les facilitations douanières à l’exportation...............................................................53
Section 02 : Présentation du commerce extérieur en Algérie....................................................55
2.1. Les importations...............................................................................................................55
2.1.1. L’évolution des importations.........................................................................................56
2.1.2. La structure des importations par le groupe de produit.................................................57
2.2. Les exportations..................................................................................................................... 59
2.2.2. La structure des exportations par groupe d’utilisation................................................62
2.3. Lastructure des échanges..................................................................................................65
2.3.1. La Balance commerciale................................................................................................65
2.4. Les principaux partenaires de l’Algérie...........................................................................66
2.4.1. Les principaux clients.........................................................................................66

2.4.2. Les principaux fournisseurs.............................................................................67

Section 03 : Les objectifs et les contraintes liées à l’exportation............................................69


3.1. Les objectifs d’exportation........................................................................................69
3.1.1. Pour l’entreprise.....................................................................................................69
3.1.2. Pour l’économie nationale......................................................................................70
3.2..............................................................................................................................................Les
Tables des matières
3.2.1. Sur le plan économique........................................................................................70

3.2.2. Les défaillances au niveau logistique........................................................................71

Conclusion................................................................................................................................71
Chapitre III: Présentation d’une opération d’exportation hors hydrocarbure au niveau
l’aéroport ‘’HOUARI BOUMEDIENE’’ Fret......................................................................72
Section 01 : La présentation de l’organisme d’accueil...........................................................72
1.1. L’organigramme de l’IDD de l’AHB................................................................................73
1.1.1. Le rôle du bureau EAG...............................................................................................74

1.1.2. Le rôle du BAT...................................................................................................74


1.1.3. Le rôle du service IPS................................................................................................74
1.1.4. Le rôle du service IPCOC..................................................................................75
1.1.5. Le bureau CX..........................................................................................................79
Section 02 : La démarche méthodologique d’une opération d’exportation..........................79
2.1. Diagnostic export................................................................................................................79
A. Le diagnostic externe...............................................................................................................80
2.1.1. Diagnostic interne...............................................................................................80
[Link]. L’entreprise...........................................................................................................80
[Link]. Les objectifs d’exportation...................................................................................80
[Link]. Le produit..............................................................................................................80
[Link]. Les prix..................................................................................................................80
A. Stratégie de prix élevé............................................................................................................82:
B. Stratégie de bas prix.......................................................................................................82:
[Link]. La communication..........................................................................................82
[Link]. La distribution.................................................................................................82
[Link]. L’expérience...............................................................................................................83.
[Link]. La recherche et Développement.....................................................................83
2.1.2. Le diagnostique externe.....................................................................................83

2.2. Négociation d’un contrat a l’international.......................................................................86


2.2.1. Techniques de paiement utilisé..........................................................................87
2.2.2. Choix du mode de distribution.........................................................................87
2.2.3. Préparation de l’expédition.............................................................................87
2.2.4. Choix du transitaire.........................................................................................88
2.2.5. Le passage en douane.......................................................................................88
2.2.6. L’embarquement.........................................................................................................89
Section 03 : Le traitement des résultats de l’exercice.............................................................92
Tables des matières
3.1. Le diagnostique Export................................................................................................92
3.1.1. Le diagnostiqueinterne.........................................................................92
3.1.2. Le diagnostique externe :..................................................................................93
3.2. Négociation d’un contrat a l’international.....................................................................93
3.2.1. Techniques de paiement utilisé........................................................................93
3.2.2. Le moyen de transport utilisé..........................................................................94
3.3. Préparation de l’expédition........................................................................................94
3.4. Le choix du transitaire................................................................................................94
3.5. Le passage en douane..................................................................................................94
3.6. L’embarquement........................................................................................................95
3.6.1. Le pesage :.............................................................................................................95
3.6.2. Le scanner.........................................................................................................95
3.6.3. L’accord d’embarquement..................................................................................95
3.6.4. Le chargement.......................................................................................................95
Conclusion................................................................................................................................96

Bibliographie

Annexes

Table des matières

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