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Ondes progressives : caractéristiques et types

Ce document traite de la propagation des signaux et des ondes progressives, en abordant les notions de signal, ses caractéristiques, et les différents types d'ondes (acoustiques, électromagnétiques, gravitationnelles). Il détaille également la célérité des ondes et leur caractérisation mathématique, ainsi que des exemples spécifiques comme les ondes acoustiques et les ondes sur une corde. Enfin, il mentionne des applications pratiques et des concepts avancés tels que les ondes gravitationnelles détectées en 2015.

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Ondes progressives : caractéristiques et types

Ce document traite de la propagation des signaux et des ondes progressives, en abordant les notions de signal, ses caractéristiques, et les différents types d'ondes (acoustiques, électromagnétiques, gravitationnelles). Il détaille également la célérité des ondes et leur caractérisation mathématique, ainsi que des exemples spécifiques comme les ondes acoustiques et les ondes sur une corde. Enfin, il mentionne des applications pratiques et des concepts avancés tels que les ondes gravitationnelles détectées en 2015.

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PCSI1 Lycée Michelet

PROPAGATION D’UN SIGNAL. ONDES PROGRESSIVES

Plan
I. Généralités sur les signaux 2
1. Notion de signal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
2. Caractéristiques d’un signal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2

II. Ondes progressives 2


1. Quelques rappels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
2. Célérité d’une onde progressive. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3. Caractérisation mathématique d’une onde progressive 1D . . . . . . . . . . . . 6
a) Analyse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
b) Expression en fonction du retard. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
c) autre interprétation (translation spatiale du signal) . . . . . . . . . . . 8
4. Bilan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

[Link] progressive sinusoïdale. 9


1. Expression générale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2. Double périodicité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3. Déphasage des vibrations entre deux points différents . . . . . . . . . . . . . . 11

[Link] remarques complémentaires 12


1. Énergie associée à une onde . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2. Onde plane progressive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
3. Onde sphérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4. Milieu dispersif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

V. Cas particulier des ondes acoustiques 14


1. Description de l’onde progressive sinusoïdale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2. Intensité d’une onde acoustique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
3. Notions d’acoustique musicale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

Introduction
L’étude des ondes a déjà été abordée en terminale. La première image qui apparaît quand
on parle d’onde, est celle de la déformation de la surface de l’eau après qu’on y a jeté un
caillou. Étymologiquement, onde désigne les vagues (de même en anglais avec le terme wave).
Ce sont bien sûr les premières "ondes" connues. Puis progressivement, la collection s’est
enrichie, avec les ondes acoustiques, les ondes électromagnétiques... jusqu’aux "ondes de ma-
tière" puisque en mécanique quantique on a montré expérimentalement que des électrons (et
d’autres "particules") pouvaient avoir un comportement ondulatoire. Enfin en septembre 2015
furent détectées les premières ondes gravitationnelles produites par la coalescence de deux trous
noirs. Ces ondes étaient prédites par la théorie de la relativité d’Einstein. Après vérification
des données, la nouvelle a été révélée au public en février 2016.

1
I. Généralités sur les signaux
1. Notion de signal
On appelle signal, toute grandeur physique dont la détermination permet d’accéder à une
information.
– mesure de température par un capteur
– signal acoustique : transmission directe (par l’air) ; transmission longue distance nécessitant
des conversions successives du signal conversion acoustique → électrique → électromagnétique
→ électrique → acoustique.
Entre l’émission et la réception : les ondes sont utilisées pour véhiculer le signal.

2. Caractéristiques d’un signal


Notions à connaître : signal périodique, valeur moyenne, valeur efficace, analyse spectrale.
(voir polycopié)

II. Ondes progressives


Les ondes permettent de véhiculer un signal physique.

1. Quelques rappels
• onde sur une corde
nature du signal : élongation de la corde
onde 1D ou monodimensionnelle : une seule direction de propagation.
onde transverse : la vibration (ici le déplacement de la corde) s’effectue perpendiculairement
à la direction de propagation.
• ondes à la surface de l’eau (visualisation : cuve à onde)
nature du signal : écart de hauteur par rapport à la position de repos
onde 2D ou bidimensionnelle : la propagation s’effectue sur une surface
onde transverse

• ondes acoustiques : se propagent dans les fluides (gaz, liquide) et dans les solides (métal,
béton).
nature du signal :
– Dans un fluide, l’onde acoustique se traduit par écart en pression par rapport à la valeur de
repos P0 . La pression de l’air s’écrit alors P = P0 + p avec p écart en pression. P0 ' 105 Pa
alors que p est de l’ordre 10−5 Pa à la limite du seuil d’audibilité, et de l’ordre de la dizaine
de Pa au seuil de douleur. On a donc toujours donc p  P0 . Les variations de pression sont
liées au déplacement des particules fluides.
–Dans un solide l’onde acoustique se traduit par des oscillations des atomes du réseau cris-
tallin. On modélise l’interaction entre deux atomes par une force élastique représentée par un
ressort.
Fréquences audibles : entre 20 Hz et 20 000 Hz
Vitesse de propagation : environ 340 m.s−1 dans l’air à la température ambiante, 1500 m.s−1
dans l’eau, entre 5600 m.s−1 et 5900 m.s−1 dans l’acier.

2
onde 3D ou tridimensionnelle : la propagation peut s’effectuer dans un volume.
onde longitudinale : la vibration se produit dans une direction parallèle à la direction de
propagation.
On peut visualiser la propagation d’une onde acoustique grâce au lien :
[Link]
Le déplacement des "particules" fluides s’effectue dans la direction de propagation de l’onde :
les ondes acoustiques sont bien des ondes longitudinales.
Remarque : pour des ondes de surface ou de volume, il se peut qu’une seule variable d’espace
intervienne quand l’onde se propage dans une direction donnée.
exemple 1 : onde de surface générée par une barre oscillante, les crêtes forment
des droites parallèles entre elles et perpendiculaires à la direction propagation.
exemple 2 : onde acoustique dans un tuyau cylindrique.
• ondes sismiques :
Elles peuvent être longitudinales (ondes P de même nature que les ondes acoustiques) ou
transverses (ondes S). Les ondes transverses ne peuvent se propager que dans des solides :
ainsi elles ne peuvent pas se propager dans le noyau de fer liquide). Ce sont des ondes 3D.
Les ondes P sont les plus rapides (' 6 km.s−1 ) et arrivent donc en premier avant les ondes S
(' 4 km.s−1 ) qui arrivent en second...
Il existe aussi des ondes sismiques 2D, ne se déplaçant qu’en surface : les ondes de Love, et
les ondes de Raileigh).
• ondes électromagnétiques :

− →

nature du signal : champ électromagnétique ( E , B ).
Contrairement aux ondes décrites précédemment, les ondes électromagnétiques peuvent se
propager dans le vide.
Vitesse de propagation dans vide : c = 299 792 458 m.s−1 . Propagation 3D, structure trans-
verse (voir TP sur la polarisation de la lumière).
Les ondes électromagnétiques couvrent un très large spectre de fréquence, dont la lumière
visible (λ ∈ [400 nm, 800 nm]) constitue une petite partie.

Spectre des ondes électromagnétiques

3
Image du fond cosmologique à 3K satellite Planck

• ondes gravitationnelles :
nature du signal : courbure de l’espace-temps (phénomène purement relativiste)

Simulation numérique d’une onde gravitationnelle créée par l’effondrement


gravitationnel d’une étoile

Détecteurs : VIRGO (en Italie) LIGO (Etats-Unis). Première détection historique d’une
onde gravitationnelle, produite par la coalescence de deux trous noirs, en décembre 2015

voir le site :
[Link]
On distinguera les ondes progressives mécaniques qui nécessitent un milieu matériel de pro-
pagation des ondes électromagnétiques qui peuvent se déplacer dans le vide.

4
2. Célérité d’une onde progressive.
Une onde mécanique progressive correspond au déplacement sans déformation
d’une perturbation d’un milieu sans qu’il y ait transport de matière. Elle permet
par contre un transfert d’énergie d’un endroit à un autre.

Une caractéristique essentielle d’une onde progressive est sa vitesse de propagation c (pour cé-
lérité). Elle dépend, pour un type d’onde donné, des caractéristiques du milieu de propagation.

Exemples :
q
- onde acoustique : on montre que pour un gaz parfait c = γRT M
où γ est une constante sans
dimension caractéristique du gaz (pour l’air γ = 1, 4), R est la constante des gaz parfaits
(R = 8, 31 J.K−1 .mol−1 associée à la loi des gaz parfaits P V = nRT ) et M est la masse
molaire du gaz (pour l’air M = 29 [Link]−1 ).
Vérifier que la formule est homogène et calculer c la vitesse de propagation du son dans l’air
à la température ambiante de 20◦ C :
r
1, 4 × 8, 32 × (273 + 20)
c= = 3, 4.102 m.s−1
29.10−3
On veillera à exprimer la température en kelvin et la masse en kilogramme.
En général, on on se place dans des conditions où c = 340 m.s−1 .
q
T
- onde sur une corde c = µ
où T représente la tension de la corde et µ la masse linéique de
la corde (masse par unité de longueur).
Vérifier que la formule est homogène et calculer c pour une corde de piano en acier de masse
volumique ρ = 7800 kg.m−3 , de diamètre D = 1, 2 mm, de tension T = 850 N.
On exprime d’abord la masse linéiques µ puis on calcule c :
2 4 × 850
µ = ρπ D4 , c = = 310 m.s−1
7800 × π(1, 2.10−3 )2

- onde électromagnétique dans le vide : c = √µ10 ε0 = 3, 00.108 m.s−1 .


avec µ0 la perméabilité magnétique du vide et ε0 la permittivité électrique du vide.
On a vu en début d’année, que la valeur de la vitesse de la lumière a été fixée à 299 792 458 m.s−1 .
La valeur c = 3, 00.108 m.s−1 est donc valable si on travaille avec trois chiffres significatifs.

Toutes ces expressions de c seront établies dans le cours de physique de seconde année.

5
3. Caractérisation mathématique d’une onde progressive 1D
a) Analyse
On considère la propagation d’une onde à la vitesse c le long de l’axe x dans le sens des
x croissants. On a deux approches possibles : soit on suit le signal au cours du temps (en
prenant des "photographies" successives), soit on place des capteurs en des points donnés et
on y enregistre le signal temporel.

On constate que pour décrire correctement le signal, nous devrons utiliser deux variables x et
t. On introduit donc la fonction à deux variables
s(x, t)
s(x0 , t) correspond à un enregistrement du signal en fonction du temps, en un point d’abs-
cisse x0 donné
s(x, t0 ) correspond à une "photographie" du signal, à un instant t0 donné.

6
b) Expression en fonction du retard.
Supposons connu le signal en x = 0 : s(0, t) = f (t).

On se place désormais au point M d’abscisse x > 0. Quel signal enregistrera-t-on en ce point ?


Pour se propager de 0 vers M le signal va mettre un temps ∆t tel que x = c∆t. ∆t = x/c
représente donc le retard du signal en M par rapport à celui en O.

Remarque : cette notion de retard lié à la vitesse finie de propagation de l’onde peut être
illustrée lors de l’observation des astres : lorsqu’on dit qu’alpha du Centaure est située à 4 AL
(Année Lumière) de la Terre, cela signifie qu’elle se situe à une distance parcourue en quatre
années par la lumière. Si cette étoile venait à exploser nous ne pourrions en être informés
que quatre années plus tard. À ce titre, le soleil est situé à environ 8 min lumière de la Terre...

Le signal reçu en M à l’instant t est le même que le signal émis en 0 à l’instant t − ∆t.
L’expression de ce signal sera donc
x  x
s(x, t) = s(0, t − ∆t) = s(0, t − ) = f t −
c c
Toute onde progressive se propageant à la vitesse c dans le sens des x croissants peut s’écrire
sous la forme :
 x
s(x, t) = f t −
c
Inversement, pour une onde se propageant dans le sens des x décroissants, on obtient, en
changeant c en −c une expression de la forme :
 x
s(x, t) = g t +
c

Exercice :

On enregistre le signal en x0 = −1 m : s(x0 , t).


On note c = 2 m.s−1 la vitesse de propagation
de l’onde dans le sens des x croissants.

1) Tracer s(x1 , t) pour x1 = 1 m

2) Tracer s(x, t0 ) pour t0 = 5 s

Réponses :
1) Tracé de s(x1 , t) :
Le signal arrivera en x = x1 avec un retard ∆t = ∆x/c = (x1 − x0 )/c = (1 − (−1))/2 = 1 s.
2) Tracé de s(x, t0 = 5s) :
À l’instant t0 : xA = x0 + c(t0 − tA ) = −1 + 2 × (5 − 0) = 9 m
xB = x0 + c(t0 − tB ) = −1 + 2 × (5 − 1) = 7 m
xC = x0 + c(t0 − tC ) = −1 + 2 × (5 − 3) = 3 m

7
Tracé de s(x1 , t)

Tracé de s(x, t0 = 5s) :

c) autre interprétation (translation spatiale du signal)


On considère un signal se propageant dans le sens des x croissants.
On a représenté ci-dessous le signal à deux instants différents t = 0 et t > 0.

On note s(x, 0) = f˜(x) le profil obtenu à t = 0. Au bout d’une durée t, ce profil s’est translaté
dans la direction des x croissants d’une distance c t.
On choisit un nouveau repère d’origine O0 tel que OO0 = ct. Puisque le profil se déplace sans
déformation, son expression dans R0 à l’instant t est la même que son expression dans R à
l’instant t = 0.

8
s(x, t) = f˜(x0 )
avec x0 = x − ct 1 . D’où

s(x, t) = f˜(x0 ) = f˜(x − ct) = s(x − ct, 0)


Le signal qui se trouve en x à l’instant t se trouvait en x − ct à l’instant t = 0. Toute onde
progressive se propageant à la vitesse c dans le sens des x croissants pourra donc s’écrire sous
la forme f˜(x − ct). (voir feuille de calcul SAGE [Link])
Inversement en changeant c en −c, une onde progressive se propageant dans le sens des x
décroissants s’écrira sous la forme g̃(x + ct)

4. Bilan
Les deux approches donnent des résultats équivalents ;
En effet f˜(x − ct) = f˜(−c(t − xc )) = f (t − xc ) : toute fonction de x − ct peut s’écrire comme
une fonction de t − xc .
De même g̃(x + ct) = g̃(c(t + xc )) = g(t + xc )
L’une privilégie la variable de temps, l’autre la variable d’espace.
Retenir :

Une onde progressive se propageant dans le sens des x croissants s’exprime sous deux
formes équivalentes :
 x
s(x, t) = f t − ou s(x, t) = f˜(x − ct)
c
Une onde progressive se propageant dans le sens des x décroissants s’exprime sous deux
formes équivalentes :
 x
s(x, t) = g t + ou s(x, t) = g̃(x + ct)
c

III. Onde progressive sinusoïdale.


1. Expression générale
L’expression générale d’un signal sinusoïdal en 0 sera de la forme :

s(0, t) = A cos(ωt + ϕ) avec ω = .
T
Pour une onde se propageant dans le sens des x croissants à la vitesse c on aura

x ω
s(x, t) = A cos(ω(t − ) + ϕ) = A cos(ωt − kx + ϕ) avec k =
c c

On remarque que k est homogène à l’inverse d’une longueur.

−−→ −−→ −−−→


1. (en effet OM = OO0 + O0 M , x = ct + x0 , x0 = x − ct)

9
2. Double périodicité
En x0 donné le signal présente une période temporelle T = 2π ω
.
À t0 donné, le signal présente une périodicité spatiale λ, appelée longueur d’onde, telle que

s(x + λ, t0 ) = s(x, t0 )
A cos(ωt0 − k(x + λ) + ϕ) = A cos(ct0 − kx + ϕ)
A cos(ωt0 − kx − kλ + ϕ) = A cos(ωt0 − kx + ϕ)

La fonction cosinus étant périodique de période 2π on en déduit : kλ = 2π


k= k est appelé pulsation spatiale
λ

ω
λ et T sont liés car k = . On en déduit
c
2π 1 2π
=
λ c T
c
d’où λ = cT = .
f

La longueur d’onde est égale à la distance parcourue par l’onde pendant la


durée T d’une période.
Pour le retrouver, il n’est pas nécessaire de faire de calcul. On peut le visualiser grâce à des
animations. Par exemple :
[Link]
html
L’expression de s(x, t) peut ainsi s’écrire sous la forme :
   
t x
s(x, t) = A cos(ωt − kx + ϕ) = A cos 2π − +ϕ
T λ
Retenir :

s(x, t) = A cos(ωt − kx + ϕ)
correspond à l’expression générale d’une onde progressive sinusoïdale, de pé-
riode T = 2π
ω
, de longueur d’onde λ = 2π
k
se propageant à la vitesse c = ωk dans
le sens des x croissants.

Remarque : les expressions suivantes


s(x, t) = A cos(kx − ωt + φ) (on peut vérifier que φ = −ϕ),
s(x, t) = A sin(ωt − kx + ψ) (on peut vérifier que ψ = ϕ + π2 ),
s(x, t) = A sin(kx − ωt + Ψ) (on peut vérifier que Ψ = −ϕ + π2 ) ,
peuvent également être utilisées pour décrire une onde progressive sinusoïdale de mêmes
caractéristiques.

10
3. Déphasage des vibrations entre deux points différents
On considère une onde progressive sinusoïdale se propageant dans le sens des x croissants à
la vitesse c. On choisit une origine des temps telle que le signal au point O s’écrive sous la
forme

s(0, t) = A cos(ωt).
On aura, en un point M d’abscisse x > 0
x 2π
s(x, t) = A cos(ω(t − )) = A cos(ωt − kx) = A cos(ωt − x)
c λ

Le signal s(x, t) est en retard de phase de λ
x par rapport à s(0, t).

Cas particuliers :
2π 2π
• x = nλ avec n ∈ N x= n
λ = n2 π
λ λ
s(x, t) = A cos(ωt − n2π) = A cos(ωt) = s(0, t)
Deux points distants d’un nombres entiers de longueurs d’ondes
vibrent en phase.
λ 2π 2π 1
• x = nλ + 2
avec n ∈ N x= (n + )λ = n2 π + π
λ λ 2
s(x, t) = A cos(ωt − n2π − π) = −A cos(ωt) = −s(0, t)
Deux points distants de nλ + λ2 vibrent en opposition de phase.
On a représenté sur la figure ci-dessous les signaux s(0, t) = s(λ, t), s(λ/4, t), s(λ/2, t).

– s(λ/4, t) est en quadrature de phase ( 2π λ


λ 4
= 2π
4
= π2 ) retard par rapport à s(0, t), le signal
est décalé vers la droite de T /4.
– s(λ/2, t) est en opposition de phase par rapport à s(0, t)

Lorsque deux points sont distants d’un nombre entier de longueur d’onde nλ,
ils vibrent en phase.
Lorsque deux points sont distants de λ2 +nλ, ils vibrent en opposition de phase.

11
IV. Quelques remarques complémentaires
1. Énergie associée à une onde
Quand on considère l’oscillateur harmonique, l’énergie potentielle élastique est proportionnelle
au carré de l’élongation du ressort, l’énergie cinétique est proportionnelle au carré de la vitesse.
En général, l’énergie transportée par l’onde est proportionnelle au carré de l’amplitude de
l’onde.

2. Onde plane progressive


Considérons une onde acoustique (donc 3D), mais se propageant dans une seule direction,
coïncidant avec l’axe Ox, dans le sens des x croissants.
La surpression associée aura pour expression

p(x, t) = p0 cos(ωt − kx + ϕ) = p0 cos(φ)


avec φ phase de l’onde. À t fixé, le lieu des points φ = cte correspond à des plans x = Cte.
Tous les points d’un même plan vibrent en phase. On parle alors d’onde plane progressive.

Soit O un point origine.


−−→
Soit M un point quelconque, défini par le vecteur position ~r = OM = x~ux + y~uy + z~uz .
−−→
On a x = OM .~ux = ~r.~ux
−−→
ainsi k x = k →

r .~ux = k~ux .→

r = ~k.→

r = ~[Link] avec ~k = k~ux = 2π ~u .
λ x

p(x, t) = p0 cos(ωt − ~k.~r + ϕ))

12
De manière générale l’expression d’une onde
plane se propageant dans la direction donnée
par le vecteur unitaire ~u sera de la forme :

−−→
p(x, t) = p0 cos(ωt−k(~[Link] )+ϕ) = p0 cos(ωt−~k.~r+ϕ)

avec ~k = k~u = 2π ~u .
λ
~k est appelé vecteur d’onde.

3. Onde sphérique
Interpréter le signal dont l’expression serait de la forme :

s(M, t) = s(r, t) = A(r) cos(ωt − kr + ϕ) = A(r) cos(Φ)


−−→
où r = kOM k désigne la distance entre un point origine O et le point M où l’onde est calculée.
Allure des surfaces Φ = cte ?
Interpréter la variation d’amplitude avec le rayon r.
Sachant que la surface d’une sphère de rayon r vaut 4πr2 et que l’énergie tranportée par
l’onde est proportionnelle au carré de l’amplitude de l’onde, quelle est l’expression possible
pour A(r) ?

4. Milieu dispersif
On a supposé jusqu’à présent que la célérité c de l’onde était constante.
Il arrive cependant que cette célérité dépende de la fréquence (ou de la longueur d’onde).
Par exemple, les ondes à la surface de l’eau : les grandes longueurs d’onde se propagent plus
vite. Si on jette une pierre dans l’eau et qu’on observe la déformation de la surface, les grandes
longueurs d’ondes sont à l’avant du front d’onde suivies par les longueurs d’ondes plus courtes.
Dans un milieu dispersif, un train d’onde ne se propagera plus sans déformation.

13
V. Cas particulier des ondes acoustiques
Rappel : On peut visualiser la propagation d’une onde acoustique grâce au lien
[Link]

1. Description de l’onde progressive sinusoïdale.

Progagation d’une onde acoustique


(D’après Ondes et Physique moderne M. Séguin Ed de boeck)

Sur la figure ci-dessus, on a représenté une onde acoustique sinusoïdale à un instant donné
t = 0 ; P̃ correspond la surpression par rapport à la pression atmosphérique.

On rappelle que la surpression P̃ est très faible par rapport à la pression atmosphérique : la
pression totale s’écrit P = P0 + P̃ avec P0 ' 105 Pa et P̃ variant de 10−5 Pa à 10 Pa.

Fréquences audibles : entre 20 et 20000 Hz

2. Intensité d’une onde acoustique


Une onde transporte de l’énergie. Soit I l’intensité d’une onde acoustique.
Si on note S l’aire d’une surface Σ placée perpendiculairement à la direction de propagation
de l’onde

P = IS
représente l’énergie qui traverse cette surface par unité de temps. IS est donc homogène à
une puissance.
L’intensité I = PS est donc donnée en W.m−2 .
Pour un individu donné, la sensibilité de l’oreille dépend de la fréquence du son, le maximum
de sensibilité se situant entre 500 Hz et 5000 Hz. L’intensité I varie d’environ 10−12 W.m−2

14
au niveau du seuil d’audition à environ 1 W.m−2 au niveau du seuil de douleur. On choisit
alors une échelle logarithmique.
On définit L le niveau d’intensité sonore par

I
L = IdB = 10 log
I0

avec I0 intensité sonore de référence I0 = 10−12 W.m−2


I intensité de l’onde en W.m−2
L = IdB est mesurée en décibel (dB)
ainsi, lorsqu’on est au seuil d’audition I = I0 , L = 0 dB et lorsqu’on atteint la limite du seuil
1
de douleur L = 10 log 10−12 = 10 log 1012 = 10 × 12 = 120 dB.

À titre indicatif, le diagramme ci-dessous, appelé diagramme de Fletcher, rend compte de la


sensibilité d’une oreille standard en fonction de la fréquence. Les lignes correspondent à des
lignes d’égale sensation auditive.

Diagramme de Fletcher
On retrouve la zone de sensibilité maximale de l’oreille entre 500 et 5000 Hz. I0 = 10−12 W.m−2
correspond au seuil d’audition à 1000 Hz.

3. Notions d’acoustique musicale


La fréquence f = 1/T du signal produit correspond à la hauteur du son : aigu pour les
hautes fréquences, bas pour les basses fréquences.
Cependant deux instruments différents jouant la même note (donc même fréquence) produi-
ront des sons de timbre différent.
Un son d’une hauteur donnée (de fréquence f ) produit par un instrument est rarement pu-
rement sinusoïdal. Cependant, il peut s’écrire comme une somme d’ondes sinusoïdales. de
fréquence fn multiples de f (cf analyse de Fourier).

f : fréquence du fondamental
fn = n f : fréquence de l’harmonique de rang n.

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Ré4 d’une flûte à bec
Le timbre, caractéristique de l’instrument, dépend du spectre du signal (nombre d’harmo-
niques) mais aussi de leur évolution au cours du temps (attaque et extinction du son).

On peut étudier les facteurs influençant le timbre sur le lien :


[Link]
htm

Enfin, pour les musiciens, la gamme dite tempérée est constituée de 12 demi-tons.

Dans cette gamme, le rapport entre la fréquence d’une note donnée et celle de la note située
un demi-ton au dessus est constant :

fi+1 = αfi par exemple fdo] = αfdo


Or, pour passer d’une note donnée à celle située une octave au dessus (exemple : passage du
do3 au do4 ), la fréquence est doublée. Une octave correspondant à 12 demi-tons,

fi+12 = 2fi = α12 fi


1 1
on en déduit α = 2 12 , et fi+1 = 2 12 fi .

Exemples :
1
— Le do] étant à un demi-ton au dessus du do : fdo] = 2 12 fdo
7
— Le sol à 7 demi-tons au dessus du do (quinte juste) : fsol = 2 12 fdo

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