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Marc-Antoine Jullien : Éducateur et Politique

Marc-Antoine Jullien, né en 1775 à Paris, a joué un rôle actif durant la Révolution française et a été impliqué dans divers événements politiques jusqu'à sa mort en 1848. Il est surtout connu pour ses contributions à l'éducation, notamment en promouvant l'enseignement mutuel et en publiant plusieurs ouvrages sur la pédagogie et la philosophie des sciences. Jullien a également œuvré pour l'union entre la France et l'Angleterre, espérant une paix durable entre les deux nations.

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Marc-Antoine Jullien : Éducateur et Politique

Marc-Antoine Jullien, né en 1775 à Paris, a joué un rôle actif durant la Révolution française et a été impliqué dans divers événements politiques jusqu'à sa mort en 1848. Il est surtout connu pour ses contributions à l'éducation, notamment en promouvant l'enseignement mutuel et en publiant plusieurs ouvrages sur la pédagogie et la philosophie des sciences. Jullien a également œuvré pour l'union entre la France et l'Angleterre, espérant une paix durable entre les deux nations.

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Jullien (Marc-Antoine) 1775-1848

Associé national (1835-1848)

Né à Paris (Saint-Sulpice) le 10 mars 1775, fils de Marc-Antoine, bourgeois de Paris, et


Rosalie du Crollay. C’est un personnage dont l’existence a été d’une richesse prodigieuse, et
qui contraste avec le profil très lisse de beaucoup d’académiciens. Fils d’un père devenu plus
tard député de la Drôme à la Convention, il a été mêlé de près à tous les événements de la
Révolution. Entré dès 1790 au Club des Jacobins, il participe à une ambassade en Angleterre
en 1792, puis devient représentant en mission sous la Convention. Inquiété après la mort de
Robespierre, il se justifie, fonde le club du Panthéon et entre au Ministère de la Police, malgré
ses sympathies babouvistes. Journaliste, il multiplie les écrits politiques, comme il le fera
toute sa vie. À l’armée d’Italie, il rédige le Courrier de l’armée d’Italie, puis il suit Bonaparte
en Égypte, avant d’être rapatrié pour raison de santé. On le retrouve en 1799 à Naples avec le
général Championnet ; mais à nouveau suspect, il est déféré devant un tribunal militaire et
c’est le coup d’état du 18 brumaire qui le libère. Bonaparte l’utilise, comme intendant
militaire à Paris, puis en Italie, mais se méfie de lui, surtout après sa visite à Madame de Staël
en 1810 ; il est à nouveau incarcéré en 1813 et libéré lors de la première Restauration.
C’est lors d’un voyage en Italie qu’il a fait la rencontre décisive qui va orienter toute la
seconde partie de son existence. Il a rendu visite à Yverdon à Johann Heinrich Pestalozzi,
dont il adopte avec enthousiasme les théories sur l’éducation. Marc Antoine Jullien se
consacre dès lors aux questions d’enseignement et devient sous la Restauration un des
promoteurs de l’enseignement mutuel. Il publie en 1817 Esquisse et vues préliminaires sur
l’éducation comparée, puis en 1819 l’Esquisse d’un essai sur la philosophie des sciences,
contenant un nouveau projet d’une division générale des connaissances humaines. Il livre en
1835 une version tout à fait élaborée de sa pensée en publiant : Essai général d’éducation
physique, morale, intellectuelle, suivi d’un plan d’éducation pratique pour l’enfance,
l’adolescence et la jeunesse, ou recherches sur les principes d’une éducation perfectionnée.
Mais il est aussi très connu par son Essai sur l’emploi du temps ou méthode qui a pour objet
de bien régler sa vie (4e édition 1829), qui a été traduit dans presque toutes les langues de
l’Europe et qui fait partie des ouvrages recommandés pour les bibliothèques scolaires et les
distributions de prix.
Mais ce ne sont pas les ouvrages pédagogiques de Jullien, dont l’académie n’a reçu que
quelques fragments, qui l’ont incitée à le recruter comme associé correspondant le 3 décembre
1835. Il lui a fait parvenir sa Lettre à la nation anglaise sur l’union des peuples et la
civilisation comparée. Elle révèle une grande hauteur de vues et l’on comprend qu’elle ait
séduit son rapporteur à l’académie, Prosper Guerrier de Dumast. Après avoir rappelé
l’excellent accueil qu’il avait reçu en Angleterre en 1792, puis en 1822 lors d’un second
voyage, il dit avoir consacré douze années de sa vie à faire mieux connaître l’Angleterre à la
France et réciproquement. « D’anciennes haines, dites nationales, habilement exploitées au
profit de quelques ambitions égoïstes et criminelles, avaient divisé deux grands peuples faits
pour s’apprécier, pour s’estimer et pour s’éclairer mutuellement ». Il émet le vœu qu’une
longue et indestructible paix soit religieusement maintenue entre les deux nations qui peuvent,
par leur unité, consolider la tranquillité du monde, et par des travaux communs, sagement
dirigés, étendre encore les conquêtes de l’homme sur la nature et ajouter aux bienfaits de la
civilisation ». C’est en s’inspirant de Bacon qu’il a eu en 1819 l’idée de fonder la Revue
Encyclopédique, et c’est toujours en se plaçant sous son patronage qu’il souhaite fonder une
Revue cosmopolite, dont il ne dit nulle part si elle sera bilingue, pour associer des
contributions françaises et anglaises. L’initiative était sans doute prématurée et connut un
échec, car on ne trouve nulle part mention de cette revue. Marc Antoine Jullien est mort à
Paris le 4 avril 1848, après avoir fait parvenir à l’académie quelques-uns de ses nombreux
ouvrages : Exposé de la méthode de Pestalozzi (1842) ; Appel au bon sens national sur la
crise actuelle (1844), souvenirs en vers (1845), ainsi que des comptes rendus des congrès
scientifiques auxquels il a participé. Il avait été fait chevalier de la Légion d’honneur le 15
janvier 1805. [Jean-Claude Bonnefont]

Aimée Brune-Pagès (1803-1866)


Portrait de Marc-Antoine Jullien de Paris, 1832
Musée Carnavalet, Paris

Archives de l’Académie de Stanislas, procès-verbaux manuscrits, vol. 3 ; Archives nationales, LH//1389/70 ;


Michèle BENAITEAU, « Marc-Antoine Jullien de Paris (1789-1848). Une biographie politique. », Annales
historiques de la Révolution française, no 323 (1er mars 2001), p. 153-155 ; Marie-Claude DELIEUVIN, Marc-
Antoine Jullien, de Paris, 1775-1848. Théoriser et organiser l’Éducation, L’Harmattan, 2003 ; Mémoires de la
Société royale des sciences, lettres et arts de Nancy (1835), p. xxvi, (1848), p. vi ; Notice biographique sur
Marc-Antoine Jullien, de Paris, …, Paris, Sédillot, juin 1831.

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